Bordeaux : Un mois vu par Benjamin Rosoor

Bordeaux : Un mois vu par Benjamin Rosoor

Benjamin Rosoor dirige WebReport et Transmitio, deux entreprises du secteur numérique. Diplômé de l'IUT de journalisme de Bordeaux et ancien journaliste à RMC, il nous livre sa vision de l'actualité.

Les 132 millions d'euros d'impayés de l'ex- région Poitou-Charentes
« Cette information m'a particulièrement énervée. Je ne sais pas si Alain Rousset le savait avant, si c'est une manoeuvre politique et de toute façon, je m'en moque. Ces impayés, c'est juste insupportable. Comment une collectivité locale qui a la volonté d'aider au développement économique peut-elle payer en retard ! »

Le projet de loi numérique
« Je trouve qu'Axelle Lemaire a particulièrement bien mené ce projet de loi. J'ai apprécié sa méthode : mise en place d'une plateforme numérique sur laquelle le projet était disponible et accessible à tous. Tout le monde a pu le commenter et ses équipes ont tenu compte des commentaires. C'est très moderne et en plus, elle a su résister aux vieilles organisations et aux lobbies. Personnellement je suis d'autant plus satisfait que l'article 32 introduit et encadre juridiquement la notion de "mort numérique" ce qui concerne directement mon entreprise Transmitio. »

Le projet de réaménagement du parc Lescure
« Je ne comprends paspourquoi la mairie veut absolument y faire des logements et des commerces. En plus sous prétexte qu'elle n'a pas d'argent pour le faire, elle le donne aux marchands du temple (Ndlr : Vinci). Dans l'optique d'une ville millionnaire, dans 30 ans, on pourrait être bien content de pouvoir respirer là-bas. Je suis pour qu'on le laisse comme ça. Prenons l'exemple de Brooklyn, où les docks ont été réhabilités en espaces verts dédiés au sport, c'est très bien. »

L'utilité du Ceser
« Contrairement à plein de gens, et je peux comprendre que certains s'interrogent, je pense que le Ceser sert à quelque chose J'y suis élu en tant que représentant du CJD Aquitaine, et même si c'est une institution consensuelle, elle a une réelle utilité pour donner des avis sur les politiques publiques. Le problème c'est justement que parfois ces avis sont peut-être trop consensuels. Il y a un vrai risque de disparition si on ne s'en sert pas comme il faut et il y a urgence à bien s'en servir ! »