Le groupe Bolloré a déposé le 1er décembre dernier un dossier auprès du Ministère de l’Economie pour devenir opérateur d’un réseau national d’infrastructure de recharges pour véhicules électriques. Bolloré prévoit 16.000 points de charge sur tout le territoire français, soit un tous les 40 kilomètres. Un investissement de 150 millions d’euros pris en charge par le groupe. « Les bornes seront produites dans son usine de Besançon. L’ensemble des opérations sera regroupé sur le site Bluesolutions de Vaucresson (Hauts-de-Seine) et permettra l’emploi de plus de 100 personnes », indique le groupe Bolloré.
16.000 bornes installées en 4 ans
L’ambition du groupe est de promouvoir la mobilité électrique en complément des infrastructures déjà installées par Bolloré avec l’auto-partage à Paris, Lyon et Bordeaux (Autolib’, Bluely et Bluecub). Ce plan consiste à déployer les 16.000 bornes tactiles et connectées en 4 ans. L’entreprise prévoit de consulter les communes au sujet des lieux d’implantation. La puissance de charge envisagée est dite « semi-accélérée » (7,4 kW), permettant la recharge d’une batterie vide entre 3 et 4 heures (selon le type de véhicule). « Contrairement aux bornes « rapides », ce choix de charge s’inscrit dans le respect de la transition énergétique, évitant de déstabiliser le réseau électrique par des appels de puissances trop brutaux et prolongeant la durée de vie des batteries des véhicules », explique l’entreprise.
Le ministère de l’Economie doit se prononcer d’ici fin janvier sur ce projet. S’il est reconnu de dimension nationale, il devrait être exempté de redevance d'occupation du domaine public.