Le groupe de transport Blondel, basé à Morcourt (Aisne), poursuit sa transformation. Celui-ci emploie près de 3 000 salariés, compte 1 800 moteurs et vise un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros cette année. Le groupe familial vient de créer un poste de responsable excellence opérationnelle et innovation au sein de sa Business Unit Industrie, confié à Luc Dumontet, 44 ans, collaborateur du groupe depuis 2018.
Cette nomination s’inscrit dans la nouvelle feuille de route du groupe picard, qui vise à accélérer l’intégration de solutions innovantes dans un contexte marqué par la réindustrialisation et les impératifs de décarbonation. "L’enjeu est de co-innover avec nos partenaires, d’industrialiser les bonnes pratiques et de les diffuser à l’ensemble du groupe", explique le nouveau responsable.
Un profil issu de l’industrie
Ingénieur diplômé de l’Institut des Sciences et Techniques Agroalimentaires, Luc Dumontet a d’abord exercé une dizaine d’années dans l’agroalimentaire, notamment comme responsable de production chez H. Mounier. Il rejoint le groupe Blondel en 2018 comme chef de projet amélioration continue sur le site aérologistique de Rochefort, où il pilote la création du hub logistique et le déploiement de solutions robotiques et de flux tirés en partenariat avec Airbus Atlantic.
Une démarche d’amélioration continue
Concrètement, Luc Dumontet sera chargé de piloter la démarche d’amélioration continue et de développer des projets collaboratifs d’optimisation des process, en lien avec les 950 collaborateurs de la BU Industrie et ses grands comptes tels qu’Airbus, Dassault Aviation, Owens Illinois, General Electric ou encore Enedis. Parmi les solutions à l’étude ou en cours de déploiement figurent la robotique, le monitoring intelligent, l’IA prédictive, ou encore des dispositifs de sécurité connectée.
Un rôle tourné vers l’écosystème
Au-delà de la dimension technologique, la mission confiée à Luc Dumontet inclut la mise en réseau de l’écosystème d’innovation. Deux initiatives symbolisent cette orientation : un partenariat avec l’entreprise parisienne Services Botics, qui conçoit des robots, et la création d’un laboratoire de co-innovation avec l’école d’ingénieurs Elisa Aerospace. "Notre objectif est de faire dialoguer la réalité terrain et la recherche académique pour faire émerger des idées neuves", souligne-t-il.