L’association BGE Anjou Maine devient BGE Pays de la Loire. Le réseau d’aide à la création et au développement d’entreprises intervenait jusqu’ici en Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe. Il est désormais présent en Loire-Atlantique, avec l’ouverture d’un bureau à Nantes il y a un an. Un poste vient d’être créé pour couvrir les besoins en Vendée et autour de Cholet (Maine-et-Loire).
Un vide laissé depuis 2022
Historiquement, deux BGE coexistaient en Pays de la Loire : la BGE Anjou Maine, créée à Angers en 1985, qui couvrait le Maine-et-Loire, la Mayenne et la Sarthe depuis une fusion en 2021 ; et la BGE Atlantique Vendée qui a cessé son activité en 2022. Cette structure employait alors 35 salariés.
Plus de 460 entreprises créées par an
Lors des deux derniers exercices, BGE Maine Anjou a conseillé et accompagné plus de 2 200 chefs d’entreprise à l’année, et par son appui, plus de 460 nouvelles entreprises ont été immatriculées chaque année. Il s’agit en majorité de TPE.
Rester accessible à tous
L’association aide à activer les différents modes de financement pour que ses services soient "accessibles à tous". Grâce par exemple au Pass Entreprendre Pays de la Loire, une nouveauté en 2025 ou à Bpifrance ou encore au Compte Personnel de Formation des salariés.
Confronter l’idée à la faisabilité
Les conseillers des BGE aident à mieux définir une idée, de la pré-création jusqu’au lancement de l’activité. Certaines personnes suivies peuvent également revenir pour être soutenues dans une phase de développement et de créations d’emplois salariés.
"Les porteurs de projet confrontent leur motivation au marché, structurent leurs projets en identifiant les besoins commerciaux, juridiques et comptables. Nous les aidons aussi à déterminer ce qui peut convaincre des financeurs ou des partenaires d’intégrer leurs projets", décrit François Boisson, directeur de l’association régionale.
Mener un projet participe à se former
Certains dossiers n’aboutissent jamais. "Il n’a jamais été aussi facile de créer une entreprise. Mais certains projets ne sont pas viables. Nous estimons cependant que travailler un projet personnel est toujours positif, quelle qu’en soit l’issue. Cela permet de monter en compétences autour des différents critères de création d’entreprise, de communication sur un produit, de gestion, etc.", appuie le directeur.
Une demande croissante
L’association prévoit un accroissement de son activité dès 2025, lié à sa nouvelle présence en Loire-Atlantique et en Vendée. "Nous sommes actuellement 36 salariés, dont deux tiers de conseillers, et nous devrions bientôt être quarante", indique François Boisson.
Des conventions sont signées avec la Région, des Départements, le Bus de l’entrepreneuriat de Bpifrance. Toutes ces missions s’intègrent dans les objectifs de la loi Travail sur le plein-emploi. "En tant qu’association, nous ne faisons pas de bénéfices, et nous dépendons beaucoup des finances publiques", souligne le directeur.
Le budget de la BGE Maine Anjou en 2024 était de 1,9 million d’euros. "Le futur budget n’aura sans doute rien à voir", du fait de la régionalisation de la BGE, prévoit François Boisson.
Un réseau de proximité
Le réseau dispose de quatre agences en Maine-et-Loire, à Trélazé (siège), Angers, Saumur et Cholet, auxquelles s’ajoutent Beaupréau et Segré pour des présences ponctuelles. En Mayenne, les locaux sont situés à Laval et des permanences se tiennent à Mayenne et Château-Gontier, et en Sarthe au Mans, avec des permanences proposées sur rendez-vous à La Flèche et La Ferté-Bernard. Il y a désormais Nantes. Auxquels vont s’ajouter les nouveaux ou futurs bureaux et permanences en Loire-Atlantique et Vendée.