Décidément, les banques sont toujours au coeur de la tourmente! La crise de 2008, datée symboliquement de la chute le 15septembre de Lehman Brothers, avait frappé dès l'automne les entreprises, sapant d'abord les plus fragiles avant de contraindre les autres à un sérieux tour de vis. Les banques, disait-on alors, ne se faisaient plus confiance entre elles, et, éprouvant des difficultés à se refinancer sur les marchés, faisaient payer la note aux entreprises, fustigeaient ces dernières. Puis, après deux années de vaches maigres, le premier semestre 2011 laissait entrevoir la reprise tant annoncée. Mais tout cela, c'était avant l'été, avant l'explosion de la crise des dettes souveraines. Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, les premiers signaux d'alarme sont aujourd'hui tirés par des PME qui subissent -ou anticipent- la frilosité de partenaires bancaires qui se défendent dans le même temps d'avoir changé le cap à l'annonce de la tempête. Dans la région, qu'il émane du Comité régional des banques, d'Oséo ou de la Banque de France, le message reste le même: «nous continuons à jouer notre rôle de rouage de l'économie», assurent les banquiers à l'unisson. Les statistiques sur les encours de crédits -en progression- leur donneraient raison. Au moins sur le 1er semestre...
Guillaume Ducable @email
- LE BILLET