Il n’est pas homme à planifier les choses, Frédéric Vaucamps. Le désormais célèbre pâtissier lillois, à l’origine du succès du merveilleux - une meringue recouverte de crème fouettée - est un entrepreneur d’opportunités.
Bientôt 30 adresses
À la tête de 25 boutiques, qu’il gère lui-même ou avec des associés, le nordiste a su conquérir les terres belges, suisses, anglaises et américaines, avec une boutique ouverte à New York en janvier 2015. D’ici à la fin de l’année 2017, Frédéric Vaucamps vise un total de 30 boutiques : une nouvelle adresse en Belgique, une troisième à Londres d’ici à mars, Berlin en janvier, celle de Lyon est déjà ouverte et Bordeaux suivra dans les mois à venir. En marge de ce développement géographique, le dirigeant s’est doté d’une nouvelle activité support. Il a créé, à Bailleul, l’entreprise de logistique Un monde merveilleux. D’un investissement de 1,2 million d’euros, l’entrepôt de stockage de 1000 m² permet le maintien de quatre emplois. « C’est une centrale d’achats qui gère produits frais et cartonnage. Depuis le 1er octobre, nous sommes maîtres de bout en bout de la production », explique le pâtissier dirigeant Frédéric Vaucamps avant d’ajouter : « Il nous manque toujours des m² dans les locaux de nos boutiques implantées dans les centres-villes. Nous sommes sur des implantations de 100 m² avec des réserves de 30 m² où l’on stocke le packaging. Avec cet entrepôt à Bailleul, nous allons pouvoir nous concentrer sur des cellules plus petites pour l’accueil clients uniquement. Ça sera une économie sur le loyer. Nos responsables de magasin et les associés passent commande le soir pour être livrés le lendemain ».
S’il est pragmatique, Frédéric Vaucamps dit ne pas avoir de programme de développement. « Je fonctionne par affinités, coups de cœur et opportunités. Je ne cours pas après les ouvertures de boutiques. Elles s’expliquent généralement par des rencontres. On m’a proposé des fortunes pour aller plus vite, ça ne m’intéresse pas. Je veux continuer à m’amuser dans ce que je fais », dira-t-il. Avec un effectif de 70 personnes sur l’ensemble des boutiques lilloises, pour un chiffre d’affaires de 4 millions d'euros en 2016 et un objectif à 5 millions d'euros l’an prochain, il travaille avec des associés sur les autres boutiques Aux Merveilleux, où il reste majoritaire. « Je veux rester maître de mon produit, à la manière d’un artisan.» En recherche de toujours plus de proximité et au regard de ce qui se fait dans ses boutiques à l’étranger, Frédéric Vaucamps va donner une nouvelle ambiance aux prochaines adresses : un esprit salon de thé avec une dizaine de places assises minimum dans chacun des lieux.