Auray : Sietar&Vti investit dans une machine unique de découpe de tube

Auray : Sietar&Vti investit dans une machine unique de découpe de tube

Précision, intégrité physique et géométrique du matériau, gain de temps : ce sont certains des avantages de la cellule robotisée de découpe jet d'eau 3D conçue pour les besoins propres de la société alréenne Sietar&Vti. Une machine qui permet de travailler tubes et gaines jusqu'à 1.200 m de diamètre et 25 mm d'épaisseur.

C'est dans une machine unique en France que Sietar&Vti (CA 2014 : 4,9 M€ ; 39 salariés en CDI), entreprise de tuyauterie et chaudronnerie industrielle basée à Pluneret, vient d'investir à hauteur de 650.000€. Une cellule robotisée de découpe jet d'eau 3D de tubes et gaines, développée en collaboration avec le concepteur vendéen Axiome. Cette machine doit permettre à Sietar&Vti de réaliser des découpes sur tubes et gaines jusqu'à 1.200 mm de diamètre et 25 mm d'épaisseur. L'investissement comprend également l'extension de 415 m² des ateliers de la société, nécessaire pour pouvoir accueillir cette cellule robotisée.

Aciers, inox, aluminium, PVC...

« Les solutions existantes en France sont limitées à des tubes de diamètre maximal de 273 mm et, pour la plupart, procèdent selon la technique du plasma. Le problème du plasma, c'est qu'il ne fonctionne que sur du métal et par chauffe, ce qui peut changer les caractéristiques métallurgiques de la pièce travaillée. La découpe jet d'eau se fait à froid et conserve l'intégrité physique et géométrique du matériau. Elle permet de travailler les aciers mais aussi l'inox, l'aluminium, le PVC, le PHD... », explique Jacques Boixel, P-dg de Sietar&Vti. Enfin, elle offre un réel gain de temps : moins de deux heures de découpe d'une pièce qui en demande près de 20 heures à la main.

De nouveaux marchés visés

Opérationnelle depuis mi-décembre, cette cellule robotisée a été conçue pour les besoins propre de la société alréenne. En 40 ans d'existence, Sietar&Vti, spécialisée dans la technologie des fluides, a plus particulièrement accompagné l'industrialisation des entreprises laitières du grand-ouest. Ces dernières représentent encore ses principaux clients (65% de l'activité). Des commandes sont par exemple en cours pour l'usine de fabrication de lait en poudre de Synutra à Carhaix ou pour le groupe Lactalis (Mayenne). « Cette machine doit pouvoir nous ouvrir de nouveaux marchés, comme ceux de la navale, du nucléaire, des énergies marines renouvelables... », souhaite Jacques Boixel.