Lors de sa visite, lundi 28 avril dernier, sur le campus havrais de l’École Nationale Supérieure Maritime du Havre (ENSM) qui abrite également l’École du service public de la mer (ESPSPMER), Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche a souligné la volonté présidentielle annoncée en 2021 lors des Assises de l’économie de la mer à Nice, de doubler les effectifs d’officiers de marine formés dans les différents campus de l’ENSM en France (Le Havre, Saint-Malo, Nantes, Marseille et bientôt Bastia à la rentrée prochaine). "En 2020, nous formions 220 élèves. Aujourd’hui, ce sont environ 340 élèves et nous visons presque le double, soit 430 d’ici 2027".
Une flotte stratégique pour la France
La souveraineté maritime de la France passe aussi par la constitution d’une flotte stratégique. "Nous voulons aussi travailler sur la capacité à réunir l’ensemble de nos marins (y compris civils) quand nos intérêts stratégiques seront en jeu". Outre une conférence nationale des acteurs de la mer prévue en mai "qui permettra de cristalliser les prochaines étapes de cette flotte stratégique", l’instauration d’une Journée des marins, le 25 juin prochain, "vise à entretenir cette culture commune entre marins civils et militaires".
Concernant la suppression de l’exonération des charges patronales pesant sur certains armateurs battant pavillon français, la ministre rappelle que différentes mesures du Fontenoy maritime, initié en 2020, avaient permis d’augmenter la flotte française de 60 %. "Je porterai pour le prochain projet de Loi de finances une rectification, parce que c’est une mesure utile à l’économie française, importante pour la souveraineté maritime française et dont le coût est, en réalité, très modeste".