2,5 millions d’euros. La somme que souhaitent lever les dirigeants d’Atout Ménage (8 salariés ; chiffre d'affaires : 12 millions d’euros), est ambitieuse mais elle permettra au réseau de services à la personne de relancer son déploiement sur l’Hexagone.
Créé en 2005 par Laurent Dauplait, le réseau compte aujourd’hui vingt franchises, qui ont vu le jour entre 2008 et 2012. « Nous souhaitons ouvrir une quinzaine de nouvelles agences en 2017 et passer le cap des 100 unités d’ici à cinq ans», explique Laurent Dauplait, fondateur d’Atout Ménage, qui a misé sur la franchise pour développer son concept. « La tête de réseau a pour vocation de faire la facturation, de régler les sinistres qui peuvent survenir. Le franchisé, ainsi déchargé de ces soucis, n’a plus qu’à développer commercialement son affaire. »
Les villes de plus de 100 000 habitants
En ramenant au siège l’ensemble des tâches administratives, Atout Ménage a ainsi ramené le point mort de chaque franchisé de 14 à six mois. « Nous avons un plan très rigoureux et le recrutement de nouveaux membres du réseau est très encadré. Le ticket d’entrée est très bas. À 20 000 euros. Le franchisé peut commencer seul et peut même se positionner dans un centre d’affaires dans un premier temps.» Laurent Dauplait vise en priorité les villes de plus de 100 000 habitants avec une catégorie CSP + importante. «Il existe 200 zones où nous pourrions être implantés en France. Actuellement, nous ne sommes présents que dans 40 d’entre elles. Les services à la personne sont en pleine croissance. Nous sommes sur un métier lié à l’humain. Nos clients ne payent pas simplement une prestation, ils vont établir une vraie relation avec l’aide ménagère », poursuit-il.
Le concept d’Atout ménage repose en effet sur une approche originale. Les aides ménagères du réseau ne sont en effet pas salariées d’Atout Ménage mais des clients chez lesquels elles interviennent. « Elles sont ainsi multi-employeurs. Le client est l’employeur, mais nous gérons les plannings et les relations entre les deux. Mais nous ne voulons pas précariser l’emploi. Nous avons ainsi décidé de rémunérer les aides ménagères afin de les fidéliser et de les responsabiliser. En septembre, nous allons mettre en place un système d’intéressement. Le client doit se rendre compte qu’il contribue au bien-être. Et le salarié doit pouvoir dire qu’il est heureux de son activité. »