Assurance : Le lyonnais Apicil s'offre Skandia

Assurance : Le lyonnais Apicil s'offre Skandia

Grâce à ce mouvement de croissance externe, l’assureur lyonnais entend profiter du positionnement stratégique de Skandia sur les unités de compte.

« Le monde change et il change rapidement. De fait, le rachat des activités de Skandia en France et au Luxembourg s’avère une réelle opportunité pour Apicil et un moyen d’atteindre plus rapidement nos objectifs business », affirme Renaud Célié, directeur adjoint du groupe Apicil. En effet, l’assureur lyonnais avait déjà l’ambition d’axer davantage ses activités sur les unités de compte. L’opération de croissance externe qui vient d’être validée par les autorités de tutelle va lui permettre de réaliser cet ajustement de positionnement sans délai.
Skandia va accompagner la dynamique de croissance régulière et raisonnée amorcée par le groupe Apicil en matière d’épargne patrimoniale ces dernières années. A titre d'exemple, les encours ont été multipliés par 4 en 5 ans et devraient atteindre 5 milliards et demi en 2015. De plus, toujours 2015, le CA de la branche assurance à la personne est estimé à un peu plus d’1.4 Mds €.

Le bon profil
Très vite, l’attention s’est portée sur Skandia qui compte une soixantaine de collaborateurs en France et une dizaine au Luxembourg. Avec un encours en épargne patrimoniale de 3,5 milliards à fin 2014, Skandia présentait toutes les qualités recherchées par Apicil d’autant que les portefeuilles des deux entités s’avèrent fortement complémentaires.

« Skandia est très présents sur le haut de gamme et dispose de la clientèle, des réseaux (CGPI notamment), des produits et des équipes dotés de savoir-faire particuliers en adéquation avec ce segment », détaille Renaud Célié.
En termes d’organisation, Apicil souhaite que les synergies fonctionnent entre Skandia et Apicil. Le back-office sera impacté. Le groupe envisage par exemple de repenser la chaîne des passages d’ordres à l’actif. « Nous devons rapprocher nos outils et processus », commente Renaud Célié.
Si bien sûr, la recherche d’optimisation va s’opérer progressivement, sur le plan de l’épargne, les lignes de développement d’Apicil et Skandia vont être conservées dans le respect de leurs périmètres respectifs. La capacité d’innovation de Skandia et ses atouts sur le volet animation des ventes seront ainsi largement exploités.
En revanche, certains pôles devront rapidement être renforcés chez Skandia en particulier ceux en rapport avec la conformité et la « compliance ».
La marque Skandia devrait perdurer pendant environ 2 ans avant de disparaitre.
L’opération de croissance externe a été rendue possible par la solvabilité du groupe Apicil. « Nous préférions investir dans nos métiers plutôt que de placer en obligation d’état », conclut Renaud Célié.