Les JO de Paris 2024 sont à peine finis que d’autres se profilent à l’horizon. Dans six ans et sous réserve que le prochain gouvernement donne son feu vert définitif, la France accueillera de nouvelles Olympiades du 1er au 17 février. Cela se déroulera, cette fois, un peu loin de la Tour Eiffel dans les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, la Savoie et la Haute-Savoie, au sein des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Budget limité
Comme il l’a fait pour les jeux olympiques de Paris, le cabinet d’étude, de recherche et de conseil Asterès a cherché à mesurer l’impact économique de ces jeux olympiques et paralympiques d’hiver. Ces Jeux, en les pondérant par le nombre d’athlètes, devraient offrir un premier avantage estime Asterès en étant "les moins coûteux depuis Calgary en 1988" avec un budget de 3 milliards d’euros. Loin, très loin, des plus de 35 milliards d’euros par exemple dépensés pour les JO de Sotchi en 2014 ou des quelque 10 milliards à Pékin 2022.
Les JO pourraient créer 48 000 emplois
Selon l’analyse du cabinet, ces JO d’hiver 2030 permettraient la création de 3,6 milliards d’euros de valeur ajoutée en France, "soit environ 0,15 % du PIB" et 0,02 % de croissance chaque année de 2024 à 2030. L’État récolterait 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et sociales tandis que l’événement créerait 48 000 emplois.
Qui en profiterait ?
"Les quatre départements directement concernés capteraient près de la moitié de l’impact économique total", estime cette étude. Et ce, dans l’hypothèse où les 3 milliards d’euros de dépense d’organisation et d’infrastructure seraient réglés à parts égales entre eux. Tous n’en tireraient cependant pas les mêmes bénéfices en fonction de leur taille et leur spécialisation économique : la Haute-Savoie pourrait compter sur 410 millions d’euros de valeur ajoutée devant la Savoie (400 millions), les Alpes-Maritimes (400) et les Hautes-Alpes (380).
Mais, pour l’heure, beaucoup d’inconnues demeurent sur ces Jeux. Aucun comité d’organisation n’a encore été constitué. Une chose est certaine a rapporté Le Parisien, il y a quelques jours, l’État assurera la moitié du financement public, les deux régions (Auvergne-Rhône-Alpes et Paca) le reste.