Quelques mois après avoir repris, en mars, 100 % du capital de Rivalis-Henrri (Rivagroup) à l’issue d’un management buy-out, les fondateurs de Rivalis-Henrri, Lionel et Damien Valdan poursuivent leur nouvelle séquence stratégique. Le groupe qui accompagne l’évolution des TPE est basé à Logelheim, dans le Haut-Rhin. Il vient de faire sa première acquisition externe avec le rachat de Iabako, une jeune pousse alors incubée à Station F.
Bouclé début 2026, le rachat des parts du fonds Ardian a marqué la fin d’un cycle d’investissement et le retour à une indépendance complète pour le groupe. Rivalis-Henrri, qui vise 13 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026, compte 55 salariés, fédère 800 conseillers indépendants et revendique 228 000 entreprises utilisatrices via son logiciel de gestion Henrri, pour 710 000 comptes ouverts historiquement.
À travers ses outils, le groupe fait transiter près de 21 milliards d’euros de flux financiers par an, une masse critique qu’il entend désormais mieux exploiter, notamment sur les sujets d’intelligence artificielle.
Une première acquisition technologique
Dans cette continuité, Rivalis-Henrri a signé sa première opération de croissance externe avec le rachat de Iabako, une jeune pousse incubée à Station F et réalisant environ 300 000 euros de chiffre d’affaires.
Spécialisée dans les outils de gestion pour le commerce, Iabako développe des fonctionnalités autour des flux retail, de la gestion de stocks et de l’automatisation logistique. Une brique complémentaire pour Henrri, qui permet au groupe d’élargir son socle technologique.
"Nous n’avions jamais racheté d’entreprise. Nous avons toujours construit nos activités de zéro", rappelle Damien Valdan. "Mais sur ce type d’opération, il faut un regard extérieur, précise encore un des cofondateurs.
Deux opérations pilotées par la Boutique PME
Pour piloter ces deux opérations, Rivalis-Henrri s’est appuyé sur la Boutique PME, société parisienne créée début 2025 par Antoine Seiller. Spécialisée dans l’accompagnement des entreprises de moins de 15 millions d’euros de chiffre d’affaires, la structure affiche déjà 500 000 euros de revenus, six salariés, une centaine d’experts indépendants et 60 mandats signés en un an.
Son positionnement cible un segment encore peu structuré du marché de la transmission, à l’heure où les départs à la retraite des dirigeants multiplient les besoins d’accompagnement.