L'automne a été chargé pour la société toulousaine Bleu Jour, bien connue pour son Kubb, un ordinateur miniaturisé assemblé dans ses locaux à la pépinière de Montaudran, dont 2500 exemplaires ont été vendus en 2016 et dont le design a été récompensé fin novembre par le prix Janus.
Clavier à longue autonomie
Depuis octobre dernier, Bleu Jour commercialise ses propres claviers bluetooth, une version MAC (avec pavé numérique) et une version PC. Son plus : une batterie très performante qui garantit un an d'autonomie (sur la base d'une utilisation dans un environnement professionnel). « Cela n'existe pas sur le marché », assure le gérant Jean-Christophe Agobert. Autre atout : la possibilité d'y connecter quatre périphèriques en bluetooth. Plus de 800 claviers ont été vendus depuis fin octobre, à un prix oscillant entre 95 € et 135 €, auprès de clients en France mais aussi en Allemagne, Espagne et Angleterre avec des versions adaptées à chaque langue. En parallèle, un second mini-ordinateur vient de sortir, pour des applications plus industrielles. Baptisé Octo, cet ordinateur est conçu et assemblé dans les locaux de Bleu Jour, la fabrication est réalisée par des partenaires dans le Sud-Ouest - sauf la partie électronique qui vient d'Asie mais qui pourrait être bientôt rapatriée en France. Son intérêt : de la taille d'un demi Kubb, l'Octo est capable de se fixer au dos d'un écran ou embarqué dans une plateforme. Pratique pour gagner de la place, pour les commerces, les milieux extrêmes (hôpitaux, sites poussiéreux) où son absence de ventilation peut être appréciée. «Nous ciblons l'informatique embarquée, les comptoirs de magasins », précise le gérant, qui compte déjà le Toulousain FittingBox parmi ses clients. Ce mini-PC coûte entre 300 et 1000 €.
Levée de fonds en cours
Avec de nouveaux produits dans les cartons, dont une version deux du Kubb 100 % silencieux (sans ventilateur), Bleu Jour cherche aujourd'hui activement des fonds, « pour passer à la vitesse supérieure ». La société attend une réponse de deux investisseurs, au Canada et aux Etats-Unis. Montant de sa levée de fonds : entre 1 et 2 millions d'euros. Les investisseurs français, eux, sont aux abonnés absents...