Angers
Angers : DGM Industries, la jeune pousse qui monte
Angers

Angers : DGM Industries, la jeune pousse qui monte

Le concepteur de machines industrielles, né fin 2013, affiche une belle croissance. Ses dirigeants tablent sur un triplement du chiffre d’affaires en 2015 et de nouveaux recrutements sont annoncés. Un déménagement est déjà envisagé.

Créée fin 2013 par trois associés - Hervé Delhommeau, gérant de société, Christophe Garde, ex directeur commercial et Gaël Mazoyer, ex directeur de site industriel - DGM Industries, installée à Saint-Sylvain-d’Anjou, conçoit, assemble et commercialise des machines à destination des industriels de la menuiserie (90% de son activité). La société qui emploie déjà 14 personnes termine son premier exercice à 2,5 millions d'euros de chiffre d’affaires. Et table sur un CA de 9 millions d'euros à fin 2015.


Une gamme de machines en propre
«Ça a très bien démarré, reconnaît Christophe Garde, responsable commercial et gestion de DGM. Notre connaissance du secteur et des réseaux - à eux trois, les associés revendiquent plus de 50 années d’expérience dans la menuiserie industrielle - a permis qu’on nous fasse confiance dès le départ. Même si le co-dirigeant avoue que «la période de recherche des partenaires bancaires a été longue et complexe. Nous demandons un acompte à nos clients lors de la commande. Et les clients veulent une garantie bancaire qui, au départ, a été compliquée à obtenir…»

Distributeur exclusif de deux fabricants allemands de machines haut de gamme destinées à la menuiserie industrielle, DGM Industries a également développé sa propre gamme d’équipements. «Nous avons conçu une machine de pose de charnières de fenêtres en automatique. Ce type d’équipement existe mais nous nous démarquons avec une machine plus souple, plus rapide sur les opérations de changement de matériau.» 8 mois auront été nécessaires pour concevoir cette ficheuse d’ouvrants dont le prix de vente avoisine les 100.000 euros. Sa fabrication est sous-traitée auprès d’entreprises régionales, le concepteur se chargeant de l’assemblage et du câblage réseaux.

Pour l’instant, DGM fait les 3/4 de son chiffre sur le négoce et 1/4 sur sa production. «À terme, nous souhaitons arriver à 50/50, annonce Christophe garde. Notre bureau d’études travaille sur deux nouvelles machines pour fin 2015, deux innovations pour lesquelles nous déposerons certainement des brevets.»


La PME déjà à l’étroit dans ses locaux
L’entreprise, qui a recruté 11 personnes depuis sa création et prévoit 5 ou 6 embauches d’ici à la fin de l’année, se trouve déjà à l’étroit dans ses locaux de Saint-Sylvain. De quoi envisager un déménagement à l’horizon mi-2016. «Notre objectif est de rester en Anjou, assure Christophe Garde, Versaillais d’origine. Le choix de nous implanter ici n’est pas un hasard. Plus de 60% de nos clients sont en régions Pays de la Loire et Bretagne. Être installé en Anjou nous permet d’être proches d’eux et réactifs.»

Pour l’heure, les associés ambitionnent de tripler leur chiffre d’affaires en 2015. «Nous avons une facturation assurée de 8 millions d'euros sur cette année, mais nous démarrons, alors nous avons fait un budget prudent...», conclut Christophe Garde.

Angers