D'une façon générale, quel regard portez-vous sur votre parcours de président ?
On peut toujours dire que j'aurais pu mieux faire, bien sûr. Mais globalement, je suis plutôt satisfait, même si tous les chantiers n'ont pas encore abouti.
Votre plus grande victoire ?
Avoir insufflé un véritable esprit d'entreprise à cet établissement public. Plus de cent collaborateurs ont été formés à une démarche marketing globale.
Est-ce que le rôle de la CCI a évolué sous l'ère Mounier ?
L'ère Mounier ? Pourquoi pas... Sérieusement, je crois qu'aujourd'hui la CCI de Saint-Étienne/ Montbrison est un véritable acteur de l'économie locale grâce au travail de fond que j'ai mené avec mon équipe.
Vous parliez de chantiers, on pense évidemment à l'ESC Saint-Étienne dont la CCI avait la charge...
Oui, c'est un exemple parfait de ce que j'ai essayé d'apporter. L'école de commerce était en souffrance. Plutôt que d'être obtus et de m'acharner, j'ai préféré faire venir un grand opérateur, en l'occurrence, l'EM Lyon.Concrètement, la mise en oeuvre n'est pas si simple sur le terrain mais ça devrait se décanter...
Toujours dans la formation, le chemin pris par le CFA des Mouliniers, c'est un succès ?
Ça a été un dossier très difficile mais je suis allé au bout de mes responsabilités. J'ai passé des moments particulièrement éprouvants, avec l'enquête de la Cour des Comptes par exemple, mais je n'ai pas voulu lâcher prise. J'ai mis en place une réforme très profonde qui va peut-être amener le positionnement d'un nouvel acteur puisque nous attendons la réponse des Apprentis d'Auteuil. Ils considèrent qu'il reste peut-être encore la question du social à régler.Je ne ferai pas de commentaire à ce sujet. C'est déjà allé beaucoup trop loin, stop !
Ce sera votre dernier mandat, vous l'avez annoncé depuis longtemps déjà. Quelles sont vos priorités avant de raccrocher ?
J'aimerais terminer correctement trois dossiers : le passage de relais de l'ESC, du CFA et celui de l'aéroport.
Est-ce qu'un rapprochement, à défaut d'une fusion, avec la chambre roannaise est également dans votre viseur ?
Évidemment. Mais là encore, c'est très compliqué. Et le mot est faible. Lorsque je vois que la CCI de Roanne nous a interdit d'utiliser le terme d'Ecobiz Loire pour notre plateforme et que nous avons donc été obligés de l'appeler Ecobiz Loire Sud, je me dis qu'il y a encore du chemin...
Et la politique alors ? Vous aviez annoncé que vous partiriez sur une liste d'union de la droite pour les municipales. L'union est là, vous partez ?
Si on me le demande, j'y réfléchirai...
À mi-mandat, le président de la CCI de Saint-Étienne/Montbrison, André Mounier, fait le point sur les différents chantiers qu'il a engagés.