Alsace : Air France propose le train de Strasbourg à Paris

Alsace : Air France propose le train de Strasbourg à Paris

A partir d’avril 2013, une voiture première classe sera mise à disposition des voyageurs d’Air France dans le TGV reliant Strasbourg à l’aéroport de Roissy à raison de quatre fréquences quotidiennes. Le ferroviaire prend ainsi le relais de l’ancienne ligne aérienne Strasbourg-Paris Charles de Gaulle (CDG), qu’Air France a supprimé cet été.




« La raison est économique, rappelle Thierry de Bailleul, directeur régional Est d’Air France. Avec 10 millions d'euros de pertes annuelles et 100.000 passagers en moins depuis l’arrivée du TGV, en 2007, la ligne Strasbourg-Paris CDG était la plus déficitaire du réseau domestique. Pour les trajets inférieurs à 2h45 en train, nous constatons que l’aérien n’est plus compétitif ».



Le directeur régional affirme que ce repositionnement stratégique « n’aura pas d’impact sur les emplois directs Air France » et sur l’aéroport d’Entzheim lui-même. « Nous avons anticipé la fermeture de la ligne Strasbourg-CDG en ouvrant ces derniers mois de nouvelles lignes à partir de l’aéroport strasbourgeois et en augmentant les capacités sur certaines destinations », indique Thierry de Bailleul.



Déjà éprouvée depuis dix ans par Air France sur la ligne Bruxelles-Paris CDG, cette solution bimodale sera réservée aux voyageurs Air France en correspondance pour des destinations moyen et long courrier. Les voyageurs n’auront qu’une réservation à effectuer et un billet unique à retirer. L’enregistrement se fera dès la gare de Strasbourg au sein d’un terminal d’accueil Air France.



Le projet, qui n’est pas encore finalisé, est de louer à la SNCF un local avec accès au quai de gare au 3 boulevard de Metz. Une équipe de manutention aidera à charger les bagages étiquetés. A l’aéroport de CDG, les voyageurs auront accès à une zone d’enregistrement des bagages dédiée, moins encombrée et accessible jusqu’à trente minutes avant le départ. Air France démarre cette nouvelle liaison avec une offre de 100.000 places correspondant à l’ancienne offre aérienne.
« La rentabilité de la liaison va être clairement améliorée », assure Thierry de Bailleul qui préfère taire le montant de l’investissement et les objectifs chiffrés de cette nouvelle organisation.