Alpine sur la pédale de frein pour l’Endurance, mais reste dans la course en Formule 1
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Alpine sur la pédale de frein pour l’Endurance, mais reste dans la course en Formule 1

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Philippe Krief, PDG d’Alpine, annonce que la marque normande se retire du championnat d’Endurance à l’issue de la saison 2026 afin d’assurer sa pérennité. Les activités du centre de Viry-Châtillon (Essonne), sont redimensionnées à la baisse, inquiétant les 500 salariés pour leurs emplois.

Philippe Krief, devant une A290, a annoncé que la marque automobile allait se retirer du championnat d’Endurance à la fin de la saison 2026 — Photo : DR

Alpine appuie sur la pédale de frein pour son programme Endurance. Dans un communiqué daté du 12 février 2026, la marque au "A fléché" estime, pour assurer sa pérennité, devoir prendre plusieurs mesures dont la fin de son engagement dans le Championnat du Monde d’Endurance FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) à l’issue de la saison 2026, pour concentrer ses efforts sur le Championnat du Monde FIA de Formule 1. Née à Dieppe (Seine-Maritime) où elle possède toujours une usine, la marque, filiale de Renault depuis 1975, emploie 2 000 salariés, qui évoluent dans la course et dans la construction automobile.

Le marché de l’électrique plus lent que prévu

"Nous avons dû prendre des décisions difficiles pour protéger les ambitions à long terme d’Alpine. D’un côté, l’industrie automobile - et en particulier le marché des véhicules électriques — connaît une croissance plus lente que prévu. De l’autre côté, pour réussir sur le long terme, nous devons poursuivre nos investissements dans la gamme de produits et la marque Alpine. En conséquence, nous devons prendre des mesures décisives et claires afin de créer une marque avec un avenir durable", déclare Philippe Krief, PDG d’Alpine. En effet, se concentrer sur la seule compétition de Formule 1 semble, selon le PDG d’Alpine, le levier susceptible "d’accroître la notoriété de la marque conformément à nos ambitions en matière de croissance produit et marché".

Les ambitions du centre de Viry-Châtillon revues à la baisse

Le même communiqué annonce que le centre de Viry-Châtillon (Essonne), désormais dénommé "Alpine Tech", "poursuivra sa transformation en mettant l’accent sur l’innovation au service de Renault Group et de la marque Alpine". Or, cette appellation "Alpine Tech" signifie que le projet initial - annoncé par la direction de Renault en septembre 2024 - de faire du centre de Viry-Châtillon un centre d’ingénierie d’excellence "Hypertech Alpine" n’est plus d’actualité. Il devait travailler à la fois aux projets de la future Supercar Alpine prévue pour 2028, au développement d’un moteur hydrogène, au développement des batteries de demain et au programme sportif de l’Endurance.

L’avenir de 500 salariés en jeu

En outre, la marque précise que, depuis janvier 2026, Alpine cherche également à nouer des partenariats afin de proposer des prestations pour des entreprises externes. D"Hypertech", le centre de Viry-Châtillon est en passe de devenir presque un simple bureau d’études. Et, manifestement, l’entreprise chercher à rassurer les 500 salariés quant à la pérennité de leurs emplois, déclarant que "la priorité du groupe et de la marque reste ses employés. La marque cherchera à préserver les talents et expertises, en accompagnant les collaborateurs dans leur développement et leurs perspectives de carrière. Un plan de protection de l’emploi soutiendra les employés tout au long du processus, avec des options incluant un autre poste au sein du groupe, l’accès à un programme de formation dédié, un plan de départ volontaire ou de départ à la retraite anticipée".

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