C
omment comptez-vous contribuer au développement des entreprises bordelaises ? Nous croyons en l'avenir de Bordeaux, comme dans celui de la France, avenir économique, industriel, commercial... Bordeaux a un gros potentiel de développement en répondant à la demande croissante dans le tourisme de haut niveau, dans les secteurs de pointe de l'agroalimentaire, de l'industrie liée aux nouvelles technologies, dans la recherche et dans la formation. Nous jugerons toute décision municipale dans ce domaine en fonction de son impact économique. Nous voulons faciliter la vie des entrepreneurs, en allégeant rapidement la fiscalité sur les entreprises, en supprimant les taxes archaïques : sur les enseignes, les terrasses, en ayant une attitude bienveillante pour les demandes et démarches des entrepreneurs : permis de construire, autorisations. En prenant en compte l'impact économique des travaux, aménagements ; en arrêtant de chasser l'activité économique de Bordeaux au profit de la périphérie... Pour attirer les créateurs, les chercheurs et universitaires de haut niveau, une cellule spéciale des services de la mairie sera utilisée. Notre objectif : garder nos diplômés à Bordeaux, attirer des talents, pousser à la création de liens entre nos universités et le monde des entreprises, apporter aux jeunes, et aux professionnels des formations qui répondent aux besoins.
Que proposez-vous pour améliorer les déplacements dans la ville ?
La situation des transports à Bordeaux est dramatique. Bordeaux a vu son activité péricliter, la fréquentation s'est effondrée et beaucoup d'entreprises ont quitté la ville. La rocade est saturée, conséquence du report de la circulation automobile du centre-ville. Preuve de l'échec : la part des transports en commun n'a pas augmenté, malgré les énormes investissements. Les lignes de tram n'ont pas été tracées en fonction des besoins économiques : pas de ligne directe entre la gare et l'aéroport, entre la gare et le campus, entre la gare et les grands centres d'emploi. Des erreurs stratégiques qu'il est difficile aujourd'hui de rectifier, les rails sont en place. Nous adapterons les transports aux besoins du développement économique de Bordeaux, au moins cher, et en n'obérant pas l'avenir. Nous arrêterons la politique du tout tram, en repensant l'utilisation des bus (améliorer les lianes, les horaires, la tarification), en utilisant les techniques modernes (bus électriques, gestion en fonction des besoins instantanés, lignes en site propre...). Les voitures propres seront aussi privilégiées. Nous arrêterons la politique de réduction du stationnement. Régler la question du bouclage des boulevards depuis le pont Chaban-Delmas jusqu'au futur pont Jean-Jacques Bosc et l'engorgement de la rocade sont aussi des priorités. Nous généraliserons la mise à 2x3 voies pour la rocade.
Comment allez-vous développer l'attractivité de Bordeaux pour attirer les entreprises ?
Pour développer l'attractivité de Bordeaux, nous voulons nous appuyer sur la notoriété extraordinaire de notre ville, une grande et belle " marque ". Nous continuerons à faire connaître Bordeaux dans le monde avec les moyens modernes de communication et en développant l'événementiel autour des points forts de la ville. Pas de prestige, de l'efficace. Nous renforcerons les actions de jumelage de Bordeaux avec les villes du monde en liaison avec les universités et les entreprises. Il est aussi nécessaire de compléter la politique de mise en valeur de la beauté de Bordeaux, en particulier en veillant aux abords de la ville. Une modération fiscale propre à attirer les entreprises sera mise en place. Nous réglerons la question des ordures ménagères qui font de Bordeaux une ville sale. Juppé et Feltesse sont co-responsables de cette situation lamentable. Nous travaillerons à la sécurité des habitants en particulier aux abords de la gare, cours de la Marne, quai de Paludate... de façon à ce que la première impression des voyageurs arrivant à Bordeaux par TGV soit meilleure. L'attractivité suppose de ne pas repousser les candidats à l'installation à Bordeaux par une fiscalité abusive sur les familles comme c'est le cas aujourd'hui
Jacques Colombier Le candidat FN mise sur la modération fiscale, la suppression de taxes pour attirer les entreprises