Aix-en-Provence : HIghco renoue avec la croissance

Aix-en-Provence : HIghco renoue avec la croissance

Le groupe de communication HighCo, basé à Aix-en-Provence, a renoué au cours du dernier semestre 2015 avec la croissance grâce à la mutation, engagée voici cinq ans, vers le digital, qui représente aujourd’hui 40% de l’activité de l’entreprise.

« Il y a cinq ans, nous réalisions 15% de notre chiffre d’affaires dans le digital. Aujourd’hui, les nouvelles technologies représentent 40% de notre activité. Notre objectif étant d’atteindre les 50% d’ici à 2017», confie Didier Chabassieu, président du directoire de HighCo, fondée en 1990 par Frédéric Chevalier.

Le dirigeant rappelle en préambule la vocation de l’entreprise : «Notre travail est avant tout d’influencer le comportement de l’acheteur en envoyant la bonne offre, au bon moment, au bon endroit», explique-t-il.

HighCo travaille ainsi sur le "drive to store", ou comment amener un consommateur à se rendre dans une boutique, physique ou virtuelle afin d’acheter.

«Avant, nous utilisions des prospectus, des chéquiers avec coupons de réduction, aujourd’hui, nous nous positionnons sur les solutions liées au mobile». En terme de Push SMS, HighCo se positionne comme le troisième acteur mondial avec un volume de près d’un million de push par jour. L’entreprise intervient également pour inciter à l’achat dans les magasins. «Il y a aujourd’hui un enjeu important lié aux sites de Drive. «C’est un nouveau marché qui est apparu voilà maintenant seulement trois ans mais qui représente tout de même 5% du marché alimentaire, soit 5 mds d’euros de chiffre d’affaires. C’est un important levier de croissance. Nous travaillons avec 80% des enseignes de distribution».

Enfin, troisième marché sur lequel Highco se positionne : la data promotionnelle, qui représente 40% de l’activité du groupe. «Nous passons progressivement d’une société qui faisait de la communication papier et mass market à une structure qui propose des solutions digitales et ciblées. Jusqu’à présent, les solutions digitales étaient utilisées en masse. La prochaine révolution dans nos métiers, c’est le ciblage. Les taux d’audience des médias traditionnelles (TV, presse écrite, affichage...) s’effondrent et les marques ne savent plus comment toucher les consommateurs. En trois ans, tout s’est accéléré avec le développement des réseaux sociaux. Les gens ne passent plus le même temps à leurs achats, et ne les font plus de la même façon qu’avant. La croissance du big data va donner encore plus de force au digital, de même que le développement du paiement via le portable. Tout l’enjeu de notre métier est d’accompagner nos clients dans cette évolution».

La clientèle d’Highco se répartit de façon équilibrée entre les opérateurs de la distribution alimentaire et les marques présentes dans la distribution alimentaire.

«Notre force réside notamment dans le fait que nous travaillons avec cette clientèle depuis plus de vingt ans. Nous avons acquis les compétences dans le digital et nous avons déjà les clients. Depuis trois ans, il se crée un grand nombre de start-up sur nos métiers. Presque une par semaine, avec, à chaque fois, des savoir-faire spécifiques. En 2015, pour les 25 ans de l’entreprise, nous avons ainsi lancé un concours à start-up sur le retail. Nous avons reçu 82 dossiers. Au sein d’Highco nous avons toujours incubé des start-up, depuis le début de l’entreprise». Rue du commerce, digitick... ont en effet ainsi été accompagné par l’entreprise.

«Durant les cinq dernières années, nous sommes parvenus à ne perdre aucun de nos clients, malgré la baisse d’activité globale du secteur, et à continuer à investir dans l’innovation. C’est notre ADN. Et aujourd’hui, nous récoltons les fruits de cette stratégie. Nous sommes prêts...»

Au-delà de l’Hexagone, Highco est également présente dans quatre pays, dont la Belgique (où elle réalise 30% de son chiffre d’affaires) et la Grande-Bretagne.

«Nous n’avons toutefois pas vocation à aller au-delà. Dans les pays de l’Est, la grande distribution a pas mal souffert notamment».

Highco compte près de 800 salariés. «Pour l’instant, sur le ciblage nous n’avons que quatre personnes, mais d’ici à trois ans, nous devrons être une cinquantaine à posséder les compétences liés à ce segment de notre activité», conclut le dirigeant.