Activité partielle.Dispositif assoupli

Activité partielle.Dispositif assoupli

Les PME faisant face à creux prolongé de leur activité bénéficient désormais d'un financement renforcé du dispositif d'activité partielle de longue durée.

Le 6février dernier, les partenaires sociaux sont parvenus à un accord sur l'activité partielle de longue durée (APLD). Le projet vise à assouplir les conditions d'accès au dispositif et d'en améliorer le financement. L'APLD peut être mis en oeuvre dans toutes les entreprises, quels que soient leur effectif et leur secteur professionnel, afin de mieux indemniser les salariés subissant une réduction d'activité en-dessous de la durée légale de travail pendant une longue période.




Conditions de mise en oeuvre

Elle est subordonnée à la conclusion par l'employeur d'une convention d'activité partielle de longue durée. Cette convention est aujourd'hui conclue pour une durée de trois mois renouvelable dans la limite de 12 mois. Le projet d'accord prévoit, à titre expérimental jusqu'au 30septembre 2012, la possibilité de conclure des conventions d'une durée de deux mois seulement.




Indemnisation

Aujourd'hui, le salarié subissant une APLD perçoit une indemnité horaire au moins égale à 75% de sa rémunération horaire brute. En contrepartie, l'entreprise se fait rembourser par l'administration l'allocation spécifique de chômage partiel. Elle est financée par l'État et fixée à 3,84€ dans les entreprises jusqu'à 250salariés et 3,33€ dans les entreprises de plus de 250salariés. En plus de cette allocation spécifique, l'employeur se fait rembourser l'allocation complémentaire d'APLD financée par l'État à hauteur de 1,90€ jusqu'à la 50e heure puis par l'Unedic à hauteur de 3,90€ à partir de la 51e heure. Par heure de chômage partiel, l'employeur peut donc se faire rembourser les allocations suivantes: - jusqu'à 250 salariés: 3,84€+1,90€ =5,74€ les 50 premières heures; 3,84€+3,90€=7,74€les suivantes. - plus de 250 salariés: 3,33€+1,90€=5,23€ les 50 premières heures; 3,33€+3,90€=7,23€ les suivantes. Le projet d'accord prévoit un renforcement de la participation au financement de l'APLD. Ainsi, l'Unedic prendrait en charge l'allocation d'APLD à hauteur de 2,90€ (au lieu de 3,90€) dès la première heure (et non plus à compter de la 51e heure). Quant à l'allocation spécifique financée par l'État, elle serait augmentée d'un euro et portée de 3,84€ à 4,84€ dans les entreprises jusqu'à 250 salariés et à 4,33€ dans les entreprises de plus de 250 salariés. L'allocation de chômage partiel serait ainsi couverte dans les entreprises respectivement à hauteur de 7,74€ (4,84€+2,90€) et 7,23€ (4,33€+2,90€) dès la première heure de chômage partiel. L'indemnisation des salariés resterait néanmoinsfixée à 75% du salaire brut. Les contreparties exigées dans le cadre des conventions d'APLD seraient également maintenues: l'employeur serait toujours tenu de conserver l'emploi pour une période égale au double de la durée de la convention d'APLD.