ACB : Une passerelle à Paris pour les Bretons de Bretagne
# Réseaux d'accompagnement

ACB : Une passerelle à Paris pour les Bretons de Bretagne





Aider les Bretons résidants en Bretagne à ?réseauter? sur Paris et inversement, c'est le but de l'association des cadres bretons créée en 1962 dans le sillage du Célib. Un réseau dynamique qui s'implante de plus en plus en province pour se rapprocher des Bretons de Bretagne. Entretien avec son président Yann Le Guelaff.


À qui s'adresse l'ACB?

L'ACB s'adresse à tous ceux qui aiment la Bretagne et s'intéressent à son développement économique. Les adhérents sont des entreprises petites ou grandes, associations ou particuliers, bretons de souche ou de coeur. C'est un réseau qui met en avant les valeurs identitaires bretonnes, notamment en terme d'hospitalité, et non fermé sur lui-même comme certains réseaux communautaires. L'ACB, c'est 603 adhérents dont 70% de Parisiens ou de région parisienne et 30% de Bretons installés en Bretagne en majorité dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine. C'est en Finistère que l'on a compté les membres les plus actifs du réseau. Même si on constate un dynamisme très actif des Côtes d'Armor ou d'Ille-et-Vilaine.


Qu'est ce qui explique selon vous cette surreprésentation du Finistère?

À mon avis, plus on est éloignés, plus on a besoin de faire porter sa voix dans un réseau tel que l'ACB.


À quoi sert l'association?

Son but est à la fois de permettre aux membres d'échanger des cartes professionnelles, de discuter entre Bretons et d'oeuvrer au rayonnement économique de la Bretagne. Aux dirigeants bretons, on offre aussi des facilités, comme la possibilité de payer 50% moins chers des chambres d'hôtels sur Paris.


Pouvez-vous citer quelques membres actuels?

Jean-Yves Le Drian président de la Région Bretagne, François Pinault président de PPR, Bertrand Méheut patron de Canal+, François Goulard maire de Vannes, Yves Thibault de Silguy, Patrick Le Lay... Les hauts fonctionnaires de l'administration des Finances sont également bien représentés. Le secrétaire général du ministère des Finances, par exemple, est membre de l'ACB. Dans nos rangs, on compte aussi le président de la CGPME du Finistère Lucien Traon ou Patrick Caré de l'UPIB. Tous adhèrent pour le plaisir de se retrouver entre Bretons.


Votre action est parallèle à celle des institutions, dites-vous...

Oui. On facilite l'intégration dans les réseaux grâce à nos contacts. Savez-vous, par exemple, que la directrice de la chambre de commerce franco-britannique, qui préside l'association des CCI franco-internationales appartient à l'ACB? Avez-vous entendu parler des contacts que nous avons avec l'ambassade d'Irlande? Savez-vous que c'est grâce à l'un de nos membres Jean-Claude Breton, ex-dirigeant de Total India installé en Finistère, que le Sel de Guérande a pu s'exporter en Inde?


Le risque pour L'ACB, n'est-il pas d'être perçu comme une association très parisienne?

Oui, c'est un peu le danger. Avec la nouvelle équipe en place depuis deux ans, on essaie de montrer par des actions que l'ACB n'est pas uniquement une association de Parisiens. Nous avons développé des antennes locales dans les Côtes d'Armor, en Finistère et en Ille-et-Vilaine en lien avec des chefs d'entreprises, des réseaux ou des agences de développement économiques. En 2010, on aimerait faire de même en Loire-Atlantique et dans le Morbihan. Et pourquoi pas plus tard, ailleurs, notamment à Marseille où on trouve une grande colonie de Bretons. L'association a connu des hauts et des bas. Mais elle a toujours beaucoup compté dans le paysage des associations bretonnes et de cadres régionaux de Paris. Aujourd'hui, elle est de loin la plus organisée des structures identitaires.




Adhésion: 75 € @email.

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