A51, la sempiternelle

A51, la sempiternelle

Elle est de retour, au même titre que les champignons à l'automne, la neige en hiver, ou les bouchons à Grenoble... Dans le jargon journalistique, on appelle ça un marronnier! L'A51 a été remise sur le tapis par André Vallini, président du Conseil général. Dans une lettre adressée aux entrepreneurs isérois le mois dernier, il dit vouloir relancer l'achèvement de cette autoroute qui doit relier Grenoble à Marseille via Gap, Sisteron et Aix-en-Provence. Pour qui n'est pas du coin et jette un oeil sur le dossier, l'affaire est presque ubuesque. Il manque moins de 100km pour relier Grenoble à Gap, pour enfin terminer cette autoroute qui pour l'instant s'arrête dans les champs, ou presque, alors que sa construction a débuté... en 1953! Tout est bon pour ne pas compléter ce tronçon, de la protection de l'environnement au coût de la construction. Mais voilà, la crise économique pourrait avoir un effet inattendu: pour soutenir l'activité du BTP, les politiques pourraient forcer cet achèvement. Les représentants patronaux s'enthousiasment et parlent de création d'emplois, de désenclavement, de croissance économique. Mais tout ceci reste bien sûr au conditionnel, tant les débats de ce genre sont sans fin en Isère. Cela ne vous rappelle rien? Allez, un petit effort. Si je vous dis rocade nord, tunnel, Bastille... @email

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