Hors de question de laisser le gouvernement actuel enterrer l'A45 et les années de travail des édiles stéphanois successifs sur le sujet. Alors que les études techniques sont bouclées et le financement validé depuis des mois voire des années, alors que le dossier de l'A45 n'attendait plus que la signature du contrat de concession, alors que le vent semble avoir subitement tourné depuis l'arrivée de Nicolas Hulot au Ministère de la transition écologique, Gaël Perdriau s'accroche et veut encore y croire, « quels que soient les obstacles ».
"Aucune alternative possible"
Il sera reçu ce mardi matin par le Premier ministre Edouard Philippe, mais Gaël Perdriau a déjà exprimé par communiqué son point de vue : "L'État a donné son accord pour contribuer au financement de cette autoroute. Il ne manque plus que la signature du gouvernement pour que le chantier que nous attendons depuis trop longtemps puisse démarrer. Le choix est simple et clair, sans aucune autre alternative ou recours possible. Il s'agit désormais d'une décision uniquement politique : soit le gouvernement décide d'enterrer définitivement l'A45, au nom d'une logique comptable de court terme qui m'échappe et sans aucune vision d'avenir, faisant fi de la continuité républicaine, du développement de tout un territoire et de la vie quotidienne de dizaines de milliers d'usagers circulant entre les deux plus grandes villes de la deuxième région de France. Soit le premier ministre prend ses responsabilités en homme d'État, privilégiant l'intérêt général et le devenir de tout un bassin de vie, en demandant à son gouvernement de signer le contrat permettant de démarrer les travaux."