Deux valeurs arrivent au coude à coude pour les jeunes lorsqu’on les interroge sur le rôle principal d’une entreprise. Ils sont 45 % à répondre que l’entreprise doit servir avant tout à créer de l’emploi et à embaucher des gens, et 43 % à considérer qu’elle doit d’abord être utile pour la société. L’importance accordée à l’utilité pour la société est en progression depuis deux ans (+ 5 points), tandis que l’attente d’une entreprise d’abord créatrice d’emplois recule (-6 points).
Un désir grandissant de mobilité et d’évolution professionnelle
37 % des répondants souhaitent exercer le même métier toute leur vie, soit 6 points de moins qu’en 2022. Ce taux est à peine plus élevé que ceux qui préfèrent changer régulièrement de métier (35 % – le taux atteint 45 % en agglomération parisienne). Un peu plus d’un quart ne sait cependant pas répondre à cette question, un chiffre en hausse de 4 points. Ce désir de mobilité et d’évolution se retrouve également dans leurs perspectives au sein même de l’entreprise. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir apprendre et suivre des formations pendant toute leur vie professionnelle (65 %, un taux en hausse de 6 points par rapport à 2022). Ils sont d’ailleurs 28 % à vouloir créer leur propre entreprise, une part qui a tendance à grimper depuis deux ans (28 % ; + 5 points).
Les entreprises françaises font toujours autant rêver les jeunes
Les résultats montrent une tendance accrue à la mobilité, mais les jeunes plébiscitent toujours les structures locales. Plus de la moitié des jeunes préfèrent rejoindre une entreprise française ou locale, plutôt qu’étrangère. Ils sont un peu plus d’un tiers à aspirer intégrer une entreprise française, et 28 % une structure locale, enracinée dans son territoire.
12 % des jeunes seulement attirés par le CAC 40
Une tendance stable depuis trois ans, tout comme le faible attrait pour les grandes entreprises, qui stagne à 12 % pour celles du CAC 40 et 10 % pour les sociétés étrangères. Des chiffres à relier sans doute aux désirs d’autonomie et de responsabilisation des salariés. À la question de savoir ce qu’il manque en priorité aux entreprises aujourd’hui, 29 % des jeunes citent en premiers lieux le manque de place pour la parole et la participation des salariés et presque autant (27 %), un management basé sur la confiance et l’autonomie.