Loïk Viaouët,
secrétaire général de l'Union des industrieset métiers de la métallurgieRhône-Alpes
Vous avez publié les résultats de votre baromètre sur l'activité dans la métallurgie au premier trimestre 2011. Pourquoi cette enquête?
Nous avons lancé la première édition fin 2008 pour savoir comment les entreprises réagissaient à la crise. C'était pour nous un moyen d'entrer en contact avec les patrons en difficulté et de leur proposer notre aide. L'enquête nous permet également de repérer les besoins en recrutements et d'adapter notre offre de formations. Basée sur 600 réponses en moyenne chaque trimestre, elle donne un bon aperçu de la santé de la branche aux niveaux départemental et régional.
Votre dernière étude confirme-t-elle la reprise?
Entre2008 et2011, les courbes se sont en effet inversées. Début 2009, 70% des entreprises sondées notaient une baisse de leur activité, elles sont aujourd'hui seulement 12% à le faire, tandis que 37% indiquent une hausse. 58% annoncent leur intention d'investir dans les douze prochains mois. Enfin, pour la première fois depuis le début de notre enquête, le nombre de celles qui envisagent des embauches dépasse le nombre de celles qui disent les avoir gelées. Au total, près de 3.500 recrutements pourraient avoir lieu d'ici à la fin de l'année au niveau régional.
Les indicateurs sont encourageants, mais voyez-vous des points d'inquiétude?
Oui, plusieurs éléments peuvent influer sur l'activité: la consommation atone, en particulier dans l'automobile, la hausse du prix des matières premières et l'euro fort qui pèse sur les exportations. Nous percevons aussi des tensions sur le marché de l'emploi dans certains métiers. À nous aussi de travailler à améliorer l'image de la métallurgie auprès des jeunes.
- TROIS QUESTIONS À