Haut-Rhin

Industrie

Meyer-Sansboeuf a créé son service de R&D grâce à l'Union européenne

Par Lucie Dupin, le 15 mai 2019

La corderie alsacienne Meyer-Sansboeuf a participé à un programme européen pour lancer une nouvelle fibre issue de déchets de végétaux. L'expérience a permis à la PME de structurer sa recherche et développement. 

La corderie Meyer-Sansboeuf a participé au programme européen Ecolastane aux côtés de Tchèques, de Grecs, d'Espagnols
La corderie Meyer-Sansboeuf a participé au programme européen Ecolastane aux côtés de Tchèques, de Grecs, d'Espagnols — Photo : © Meyer-Sansboeuf

Entre 2013 et 2016, le fabricant de cordes Meyer-Sansboeuf (40 personnes, 4,5 M€ de CA), basé à Guebwiller, dans le Haut-Rhin, a participé à un programme européen dans le cadre d’un appel à projets lancé par la Commission européenne. « Un laboratoire espagnol de recherche fondamentale souhaitait monter un dossier. Pour cela, il fallait intégrer des partenaires de différents pays européens. Notre PME, accompagnée dans ce projet par le pôle de compétitivité Techtera à Lyon, a intégré le programme aux côtés d’acteurs tchèques et grecs notamment », se souvient Benoît Basier, président de la corderie Meyer-Sansboeuf.

Le programme européen a structuré Meyer-Sansboeuf

Financé à hauteur de 2,13 M€ par la Commission européenne, sur un budget total de 2,87 M€, le programme avait pour but de développer une fibre permettant de réaliser des cordes et ficelles en polyester biosourcé, c’est-à-dire issues de déchets de végétaux. Des brevets ont été déposés, mais le produit n’est pas allé jusqu’à l’industrialisation. Pour autant, l'expérience s'avère très enrichissante pour la PME alsacienne.

« Nous avons collaboré en anglais avec des doctorants, ce qui a été un très bon exercice. Nous avons aussi travaillé sur des procédés de transmission de savoir. Par ailleurs, l’énorme intérêt a été de nous faire passer à un stade de recherche et développement organisé. Nous avons ainsi mis en place un service de R&D, dont nous ne disposions pas auparavant », détaille Benoît Basier.

« Suivre un programme européen nous a obligés à rendre des comptes et remettre en question notre organisation. »

« Aujourd’hui, nous sommes ainsi prêts à répondre à des appels d’offres sur des produits innovants avec de grands groupes, poursuit le dirigeant de Meyer-Sansboeuf. Les grosses entreprises sont demandeuses de PME qui ont des méthodes dans la R&D et l’expérience d’appels d’offres à grande échelle. En effet, suivre un programme européen nous oblige à rendre des comptes et remettre en question notre organisation. C’est une vraie force, car en participant à ce programme, nous avons placé l’innovation et le besoin des clients au centre de l’activité. Nous sommes ainsi passés d’un fabricant de ficelles à un concepteur de solutions textiles pour le tirage, le levage et le liage. »

La corderie Meyer-Sansboeuf a participé au programme européen Ecolastane aux côtés de Tchèques, de Grecs, d'Espagnols
La corderie Meyer-Sansboeuf a participé au programme européen Ecolastane aux côtés de Tchèques, de Grecs, d'Espagnols — Photo : © Meyer-Sansboeuf

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.