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Trois clusters du yachting unissent leurs forces en Méditerranée de l’Ouest

Par Hélène Lascols, le 31 janvier 2024

Être plus forts ensemble est la philosophie des trois clusters, français, italien et espagnol, dédiés au yachting. Le Riviera Yachting Network, Navigo et Balearic Marine Cluster ont officialisé leur souhait de travailler ensemble pour donner encore plus de force au pôle de la Méditerranée occidentale, considéré comme un leader mondial pour la navigation et la réparation de yachts.

Laurent Falaize, président de Riviera Yachting Network, Sophie Rodrigues manager de Professional Yachting Association, Fabien Arnoux, directeur de Riviera Yachting Network, Gilles Boidevezi Préfet Maritime de la Méditerranée, Nathalie Mercier Perrin, présidente du Cluster Maritime Français, Christophe Madrolle, Conseiller régional Région Sud, Katia Balducci, présidente du cluster Navigo, Pedro Suasi, directeur de Balearic Marine Cluster et Pedro Angelini, directeur de Navigo.
Laurent Falaize, président de Riviera Yachting Network, Sophie Rodrigues manager de Professional Yachting Association, Fabien Arnoux, directeur de Riviera Yachting Network, Gilles Boidevezi Préfet Maritime de la Méditerranée, Nathalie Mercier Perrin, présidente du Cluster Maritime Français, Christophe Madrolle, Conseiller régional Région Sud, Katia Balducci, présidente du cluster Navigo, Pedro Suasi, directeur de Balearic Marine Cluster et Pedro Angelini, directeur de Navigo. — Photo : Hélène Lascols

Alors que la flotte mondiale de yachts continue de grandir, les acteurs du yachting de la Méditerranée de l’Ouest, représentés par les clusters Riviera Yachting Network (France), Navigo (Italie) et Balearic Marine Cluster (Espagne) viennent de signer un protocole d’accord. Pour Laurent Falaize, président du RYN, "le jour est important et marque le début d’une aventure collective en faveur de l’attractivité du triangle d’or du yachting professionnel. Il y a un an, Renaud Muselier, président de la Région Sud, appelait de ses vœux des collaborations transversales en Méditerranée, nous y sommes !"

Préserver sa place de leader

"La moitié de la flotte mondiale des yachts sillonne la Grande Bleue, trois quarts des opérations de refit (travaux importants qui peuvent modifier la structure du navire, NDLR) sont captées par nos trois pays, dans des proportions à peu près équivalentes. Tout l’enjeu est de préserver la place qui est la nôtre en tenant compte des nouvelles normes et exigences environnementales", ajoute Laurent Falaize. En effet, sur cette rive de la Méditerranée, le poids économique des activités du yachting en termes de retombées directes et indirectes y est de plusieurs milliards d’euros et de dizaines de milliers d’emplois. Rien que pour la Région Paca, la filière du yachting représente plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et plus de 10 000 emplois. L’industrie régionale est principalement orientée vers la maintenance et le "refit" (travaux importants qui peuvent modifier la structure du navire) à l’ouest de la région (La Ciotat, La Seyne-sur-Mer, Marseille), avec une activité commerciale et touristique concentrée à l’est du territoire (Hyères, Saint-Tropez, Cannes, Nice).

"L’industrie du yachting offre du travail à beaucoup de personnes, apporte de nombreuses ressources au territoire. Il est donc important de la faire vivre, de la développer dans le respect de l’environnement. Puis, en termes de normes, de cohérence des politiques publiques, c’est toujours plus facile lorsqu’on avance à plusieurs pays", a souligné le Préfet maritime de la Méditerranée, le VAE Gilles Boidevezi.

Décrocher des fonds européens

Ainsi réunis les trois clusters comptabilisent 450 entreprises et acteurs du yachting professionnel. Ils pourraient prochainement être rejoints par le Cluster Yachting Monaco, selon Laurent Falaize.

Ensemble, ils veulent travailler sur la promotion collective de la Méditerranée de l’ouest, la formation, l’harmonisation des réglementations européennes, la création de guides d’accueil des équipages. Ils veulent mutualiser leurs données, notamment concernant les flux et faciliter les relations d’affaires entre les entreprises membres des différents clusters à travers des événements existants voire à imaginer. Enfin, et surtout, ils veulent mener des projets européens communs. Et pour cela, le cluster italien Navigo constitue un partenaire de choix car il mène depuis longtemps une stratégie en ce sens. "Les fonds européens offrent de nombreuses opportunités pour développer la formation et l’innovation, ou permettre une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux. Nous allons définir des intérêts communs aux trois clusters et je pense que notre poids économique devrait retenir l’attention de l’Union européenne", explique Alberto D’Alessandro, responsable des relations avec l’Europe chez Navigo. Un des premiers projets pourrait être la création d’un label de qualité des destinations et des services associés pour les yachts.

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