Toulouse

Technologies

WeMet prépare une levée de fonds pour se développer à l'international

Par Philippe Kallenbrunn, le 17 septembre 2021

La jeune entreprise toulousaine WeMet passe la vitesse supérieure à bord de son triporteur dans lequel elle fabriquera des cartes de visite connectées en temps réel lors des salons et des événements. Elle ambitionne aussi d’ouvrir des bureaux à l’étranger.

L’Atelier de WeMet, le triporteur à bord duquel seront créées les cartes de visite connectées.
L’Atelier de WeMet, le triporteur à bord duquel seront créées les cartes de visite connectées. — Photo : DR

La WeCard développée par la société WeMet (5 salariés, 200 000 € de CA en 7 mois) va refaire parler d’elle, dès sa première véritable année d’activité. Créée en février 2020, juste avant la crise du coronavirus, cette entreprise toulousaine s’apprête en effet à muscler son offre de cartes de visite connectées en testant un triporteur, baptisé L’Atelier, à l’intérieur duquel seront fabriqués ses produits, à la demande et en temps réel. “Nos délais de fabrication sont déjà extrêmement courts puisqu’une WeCard commandée le lundi et entièrement assemblée dans nos locaux à Toulouse est livrée dès le vendredi, rappelle Samuel Dassa, le cofondateur de WeMet. Là, tout en conservant ce côté artisanal qui nous correspond, nous allons pouvoir faire des cartes de visite connectées à la minute. Nous avons installé toutes les machines nécessaires à l’intérieur du triporteur.”

Carte de visite connectée

Ce dernier va désormais naviguer entre les salons professionnels et les rendez-vous événementiels de la région, à commencer par la Convention de la CPME 31 au Château de Preissac le 28 septembre. La construction de ce triporteur a nécessité un investissement de 40 000 euros. WeMet va se donner le temps de tester le chiffre d’affaires engendré par ce prototype avant de s’équiper d’autres engins susceptibles de démultiplier ce nouveau service.

La technologie développée par WeMet encode les coordonnées d’une carte de visite dans une puce. Elle garantit une utilisation très simple. Il suffit en effet d’approcher une WeCard, utilisable 100 000 fois, d’un smartphone pour que toutes les informations qu’elle contient soient instantanément transférées dans la liste des contacts. Compatible avec 95 % des smartphones en circulation, elle contient un QR code au dos qui lui assure d’être reconnue par les appareils les plus anciens. Trois modèles sont commercialisés (blanc, noir ou en bois) et la fourchette de prix oscille entre 30 et 50 euros. “Elle est aussi personnalisable, précise Samuel Dassa. On peut y faire figurer le logo de son entreprise par exemple.”

Une trentaine d’embauches en 2022

WeMet, désormais incubée au Village by CA de Toulouse après avoir décollé à La Mêlée, projette aussi de lancer les grandes manœuvres de son expansion en Europe et aux États-Unis à partir du mois de janvier. “L’idée est d’avoir un bureau dans chaque pays que nous ciblerons, dévoile Samuel Dassa, afin de pouvoir maintenir la rapidité de nos capacités de production qui nous différencie de la concurrence.” Pour mener à bien ce nouveau projet, WeMet prépare une levée de fonds, “entre 1,5 et 4 millions d’euros”, indique son président. Elle va en outre recruter trois personnes d’ici la fin de l’année et prévoit une trentaine d’embauches en 2022.

L’Atelier de WeMet, le triporteur à bord duquel seront créées les cartes de visite connectées.
L’Atelier de WeMet, le triporteur à bord duquel seront créées les cartes de visite connectées. — Photo : DR

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail