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Immobilier

Midi 2i renforce son offre pour les investisseurs en région

Par Philippe Kallenbrunn, le 30 novembre 2022

La société toulousaine de gestion immobilière Midi 2i poursuit sa croissance en 2022 et déploie un plan stratégique basé sur l’amélioration de sa visibilité, sa démarche RSE et son système d’information, qui doit lui permettre de conquérir de nouveaux clients.

Jean-Luc Barthet préside Midi 2i depuis mai 2021.
Jean-Luc Barthet préside Midi 2i depuis mai 2021. — Photo : Alexandre Ollier

La société toulousaine de gestion immobilière Midi 2i (30 collaborateurs, CA 2021 : 10 M€, résultat net 2021 : 1,50 M€), filiale de la Caisse d’Épargne de Midi-Pyrénées (groupe BPCE), va enregistrer une croissance de l’ordre de 20 % en 2022. “En dépit du contexte macroéconomique, notre objectif est d’accroître de 10 % notre chiffre d’affaires et notre résultat lors des trois prochaines années, confie son président Jean-Luc Barthet. Nous devrions atteindre 12 millions d’euros cette année.” Midi 2i donne vie à des fonds d’investissement à destination de clients institutionnels. “Nous avons créé deux nouvelles foncières cette année, indique-t-il. Une pour la Banque Populaire Nord, l’autre pour la Banque Populaire Sud. Nous discutons déjà avec deux clients du groupe pour en développer deux autres en 2023.” La société détient un parc de 450 000 m2 : 50 % de bureaux installés dans des agglomérations françaises, 40 % de commerces situés à la périphérie des villes, et quelques produits à la marge (hôtellerie, logements). “Nous investissons en région sur des tailles unitaires moyennes d’actifs de l’ordre de 10 à 15 millions d’euros”, précise le dirigeant.

SCPI labellisée ISR

En 2019, Midi 2i a élargi son offre au grand public en créant sa première société civile de placement immobilier (SCPI), Aedificis, qui investit dans des métropoles régionales (immeubles de bureaux, de commerces et de logistique). Labellisée ISR en décembre 2021, elle est aujourd’hui largement distribuée au sein du réseau Caisse d’Épargne. “Dès le 1er avril 2023, elle le sera aussi par le biais de contrats d’assurance vie auprès de Natixis Assurances, annonce-t-il. L’objectif est d’atteindre une capitalisation de 100 millions d’euros (35 M€ début 2021) fin 2023.” Nommé à la présidence de l’entreprise en mai 2021, une dizaine d’années après l’avoir rejointe, Jean-Luc Barthet a dessiné un plan stratégique à la lumière d’un audit réalisé à sa demande par un cabinet externe. Objectifs : développer Midi 2i avec un mode managérial collaboratif et affirmer son positionnement auprès du groupe BPCE. Ce dernier possède aussi, via sa filiale Natixis, AEW Europe, une autre société de gestion immobilière au rayonnement paneuropéen.

Premier rapport extra-financier en 2023

Midi 2i veut aujourd’hui accompagner sa croissance autour de trois grands axes stratégiques, à commencer par sa visibilité. “Nous sommes déjà très visibles auprès des promoteurs et des brokers qui nous offrent des opportunités d’investissement, explique Jean-Luc Barthet. Nous investissons 200 millions d’euros chaque année. Mais nous devons structurer nos offres et mieux communiquer afin de devenir encore plus visibles des clients investisseurs, notamment pour attirer ceux qui n’appartiennent pas au groupe BPCE.” Parmi les 6 recrutements opérés cette année, Midi 2i a d’ailleurs embauché un directeur du marketing et de la communication externe. La société prévoit aussi de renforcer ses équipes par un minimum de deux recrutements chaque année, dont un responsable RSE, deuxième axe stratégique, dès 2023. Midi 2i sortira à ce propos son premier rapport extra-financier début 2023. “Nous voulons améliorer notre parc (500 locataires, 150 immeubles, 1,5 milliard d’actifs en France), même si 80 % de nos actifs ont moins de 5 ans, éclaire Jean-Luc Barthet. Nous les avons déjà répertoriés sur la plateforme Operat de l’Ademe. Nous mettons aussi en place des plans d’actions de travaux. En parallèle, nous vendons certains de nos actifs qui n’entrent plus dans la stratégie que nous construisons pour demain. Nous avons l’ambition de céder entre 70 et 100 millions d’euros par an.” Troisième pilier : le développement d’un système d’information performant, afin de structurer et de maîtriser l’ensemble de ses données. “Nos clients, demain, exigeront des communications de plus en plus proactives et de plus en plus précises, conclut le dirigeant. Cet investissement représente globalement 25 % de notre résultat.”

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