Immobilier

Le lillois Aventim dévoile son "parc environnemental" Ecosph’air à Mérignac

Par Jean Berthelot de La Glétais, le 04 octobre 2022

S’étendant sur 46 000 m 2, le parc "écologique et économique" construit par Aventim à Mérignac affiche une volonté de cumuler bien-être des salariés, performance et respect de l’environnement.

Le promoteur lillois Aventim a présenté son projet "Ecosph’air" qui s’étendra sur 46 000 m2 à Mérignac.
Le promoteur lillois Aventim a présenté son projet "Ecosph’air" qui s’étendra sur 46 000 m2 à Mérignac. — Photo : Caumes - Aventim

C’est un site stratégique, situé à Mérignac, à quelques encablures de Thalès, Ariane Group ou Dassault. Porté par le promoteur lillois Aventim, le parc Ecosph’air est en train de voir le jour, et s’étendra à terme sur 46 000 m2. Le groupe (CA non communiqué, 70 salariés) n’a pas souhaité dévoiler le montant consenti pour s’offrir ce terrain, acheté à des propriétaires privés. Les prochains bureaux seront livrés en mars 2023. "Ecosph’air est à la fois un parc économique et environnemental", assure Axel Motte, directeur régional délégué d’Aventim. "C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons souhaité l’implanter à Mérignac, une ville qui, pour nous, a le même souci de développer l’économie tout en favorisant la transition environnementale".

Panneaux solaires et récupération des eaux de pluie

Le promoteur et aménageur assure porter concrètement certaines mesures et ne pas se contenter d’effets d’annonces, voire de greenwashing. "Nous allons créer un corridor écologique, planter un maximum d’arbres, mais aussi conserver les anciens. La pleine terre représentera ainsi 40 % de la surface du projet".

Concernant la consommation énergétique des bâtiments, Aventim mise sur les panneaux solaires et assure qu’il optera pour une solution d’éclairage autonome et économe, capable d’adapter notamment l’intensité à la luminosité extérieure. Une gestion aérienne des eaux de pluie - comprendre un ouvrage permettant de les recueillir et de les traiter - est également prévue dans le projet.

Réduire l’usage de la voiture

Et qui dit projet "écologique" dit réflexion approfondie autour de la mobilité de ses usagers et de la connexion du site. "Il est accessible via le bus à haut niveau de services (BHNS) de Bordeaux Métropole, le tram et la piste cyclable", reprend Axel Motte. Il proposera aussi des parkings au silo, donc aériens (144 places) ou en sous-sols (121 places), réduisant l’empreinte au sol. Places de stationnement pour les vélos, trottinettes électriques à la location ou encore autopartage sont aussi prévues, dans une zone où, selon les responsables d’Ecosph’air, 90 % des salariés viennent en voiture et seuls.

Le programme est divisé en deux entités distinctes : Arko d’une part, avec 6 bâtiments en structure de bois tissus des forêts française, et qui s’étendra sur 9 600 m2. C’est cette partie dont la première tranche sera livrée en 2023. Et Cedrus d’autre part, 4 bâtiments modulables et divisibles sur 6 500 m2 qui est déjà très partiellement livré et occupé : Mobil’ethic, spécialiste de l’écomobilité, et Panorama Antennas, qui fabrique des antennes de communication radio, y sont déjà implantées.

Cedrus comprendra également des services et des commerces, dont un restaurant et une crèche.

La foncière immobilière parisienne Inea, spécialisée dans le "green building", avait fait l’acquisition, en septembre dernier, de trois de ces immeubles de bureaux en structure bois, s’offrant ainsi 9 400 m2 de surface locative au sein de l’opération d’intérêt métropolitain Bordeaux Aéroparc.

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