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Danisco investit 18 millions d’euros dans son usine poitevine de ferments lactiques

Par Romain Béteille, le 02 février 2024

L’usine Danisco de Dangé-Saint-Romain (Vienne) a investi plus de 18 millions d’euros dans de nouveaux équipements industriels. Ce producteur de ferments lactiques, essentiellement concentré sur le marché français, se lance dans les produits au lait végétal, conforté par une demande croissante de ses clients.

L’usine Danisco de Dangé-Saint-Romain (Vienne) regroupe 200 personnes sur les 500 que compte l’industriel Danisco France.
L’usine Danisco de Dangé-Saint-Romain (Vienne) regroupe 200 personnes sur les 500 que compte l’industriel Danisco France. — Photo : Danisco

Danisco (500 salariés, 322 millions d’euros de CA en 2022), fabricant industriel de ferments lactiques, a inauguré en décembre 2023 deux importants investissements sur son site de Dangé-Saint-Romain (Vienne), regroupant environ 200 salariés dont 60 dédiés à la production.

De nouveaux équipements

Le premier regroupe toute son activité R & D dans un nouveau centre de 3800 m2 et a coûté 12,6 millions d’euros (avec des subventions de 1,4 M€ de la région et 200 000 €du Grand Châtellerault). Le second est une nouvelle unité de conditionnement de 700 m2 (pour 6,2 M€ dont 900 000 € de subvention de France Relance) où il fabrique pour l’heure des produits dédiés aux laits végétaux (avoine, coco, soja…).

L’usine, née en 1964 des mains d’un ingénieur chimiste sous le nom de Lacto-Labo, fait partie de la division Danisco France, propriété du géant américain des arômes et des saveurs International Flavours and Fragrances ou IFF (Plus de 24 000 salariés, 12 milliards d’euros de CA).

Elle produit essentiellement des ferments lactiques pour les industriels du lait (Yoplait, Danone, Lactalis…) ou des distributeurs, plus précisément pour les fromages de spécialités, conditionnés sous forme liquide ou en poudre lyophilisée. Une autre partie de sa production est dédiée aux marchés des salaisons (industrie charcutière).

Répondre aux consommateurs

"L’ancien centre de R & D était obsolète et divisé en deux sites, aujourd’hui regroupés en un seul sur deux étages. Nous bénéficions désormais d’outils modernes avec de nouveaux équipements pour sélectionner des souches et développer les ferments que demanderont les futurs consommateurs à l’échelle mondiale", détaille Olivier Le Lièvre, directeur du site poitevin. "Nous étions en concurrence avec d’autres sites et il a fallu se battre pour maintenir l’activité localement", confirme le porte-parole.

Danisco a investi 6,2 millions d’euros dans une nouvelle unité de conditionnement à Dangé-Saint-Romain (Vienne)
Danisco a investi 6,2 millions d’euros dans une nouvelle unité de conditionnement à Dangé-Saint-Romain (Vienne) - Photo : Danisco

L’unité de conditionnement automatique, elle, est une "salle blanche, démontable et nettoyable, pour sécuriser les aliments. Elle est notamment dotée de robots d’ensachage et de trieurs de métaux, le tout dans un environnement "quasi pharmaceutique".

Diversification végétale

Le fief viennois de Danisco, où l’on fabrique des produits "de haute couture à forte valeur ajoutée", reste le plus gros centre de recherche de l’activité "cultures" du groupe. "L’usine comprend un éventail complet d’activités, de la sélection des micro-organismes à la logistique et l’expédition des produits finis", poursuit Olivier Le Lièvre.

Le lait végétal est l’un des axes de diversification de Danisco. "Nous avons commencé à produire de petites séries sur des lignes semi-automatiques. Le business s’est développé fortement et il devenait difficile pour nous de tout faire manuellement. Le marché reste tendance, même si son développement est moins fort qu’avant la crise sanitaire. La demande client est là, en cohérence avec des enjeux environnementaux", détaille le responsable.

Ciblant essentiellement le marché français, le site expédie aussi dans 190 pays à l’export et entend bien dédier ses nouveaux équipements au "développement de nouveaux produits", en restant à l’écoute du marché. Il poursuit ses recherches sur de "nouveaux ferments probiotiques ou des produits avec une meilleure empreinte environnementale", termine Olivier Le Lièvre.

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