Rouen

Services

Romain Brifault : Sur-mesure pour les femmes handicapées

Par la rédaction, le 07 novembre 2014

Couture Jeune styliste rouennais de 21 ans, Romain Brifault innove dans le domaine de la couture sur-mesure en créant des robes pour femmes en fauteuils roulants.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Une mémoire sensorielle à la place d'une mémoire conceptuelle « c'est comme voir la vie à l'envers », estime Romain Brifault, atteint du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme. Une faiblesse dont il a su faire une force pour développer sa personnalité artistique et devenir créateur de mode, notamment pour les femmes handicapées moteur. Cette aventure, il la mène entouré de sa famille, avec son frère Alexandre, étudiant en première année d'école de commerce, son grand-père Jacques Brifault, ancien président de la filière logistique normande ou encore sa mère Florence. Le styliste de 21 ans, a suivi un Bac pro métiers de la mode au cours duquel un styliste de Gérard Darel le convainc de persévérer : « Pour moi, c'est un truc de magie totale. Mais, je ne veux pas aller à Paris où je pourrais me perdre parmi tous les autres créateurs. Rouen doit me permettre de faire ma patte ».






L'activité

Romain Brifault crée des vêtements de luxe sur-mesure pour soirées et cocktails. Il développe parallèlement des modèles pour les femmes en fauteuil roulant grâce à une technique innovante et brevetée auprès de l'INPI. Sans dévoiler sa technique, Romain Brifault explique : « Une articulation est réalisée entre la personne, le fauteuil et la robe. Ce système permet à la personne de reculer avec sa robe, même avec une traîne ». Hébergé chez Seinari incubation (agence régionale d'innovation) depuis octobre 2013, Romain Brifault a créé deux structures distinctes. La SAS Romain Brifault, destinée à porter les capitaux nécessaires au développement économique de l'activité de styliste et en parallèle, l'association « Romain création » a vu le jour pour faciliter l'accès des personnes handicapées en fauteuil roulant aux modèles de luxe.




Les perspectives

Le marché régional est le premier visé par le couturier : « Il y a un marché car pour l'instant les femmes doivent aller à Paris pour réaliser leurs robes ». L'international doit venir dans un second temps, fort d'un partenariat avec l'INSA : « Nous sommes dans une phase d'innovation pour faciliter la prise des mesures à distance ».



Sébastien Colle



Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail