Hauts-de-France

Santé

Imabiotech accélère son développement aux Etats-Unis

Par Elodie Soury-Lavergne, le 30 janvier 2018

Imabiotech vient d'ouvrir un deuxième laboratoire à Boston, après celui de Lille. A partir de celui-ci, la PME veut accélérer son développement aux Etats-Unis, où elle réalise déjà 50 % de son activité.

David Bonnel est le vice-président de la société lilloise Imabiotech, qui envisage de lever 5 millions de dollars en 2018, pour recruter. — Photo : Elodie Soury-Lavergne, le Journal des entreprises

Cela fait déjà deux ans qu’Imabiotech dispose d’un bureau commercial aux Etats-Unis. Basée à Eurasanté, dans les locaux du groupe Genfit, la PME spécialisée dans l’évaluation de molécules réalise déjà 50 % de son activité outre-Atlantique. Il était temps pour elle de franchir un pas supplémentaire : c’est chose faite depuis cet été, avec l’ouverture d’un deuxième laboratoire à Boston, en plus de celui de Lille. « L’idée est d’avoir à Boston une plateforme miroir », explique David Bonnel, vice-président d’Imabiotech.

Ce laboratoire américain a été inauguré mi-octobre et l’investissement consenti est confidentiel. Il s’étend sur 750 m² contre 380 m² à Lille : « Tout est plus grand aux Etats-Unis », sourit le vice-président. Ce laboratoire emploie 7 salariés pour son démarrage, quand le site de Lille en compte actuellement une trentaine. En 2017, Imabiotech dépassera les 2 M€ de chiffre d’affaires selon David Bonnel, tout en étant rentable.


Un important potentiel de croissance aux Etats-Unis

Avec cette ouverture, Imabiotech entend donner un coup d’accélérateur aux Etats-Unis. « Imabiotech est née en 2010 à Lille et le marché américain a répondu très tôt, sans effort commercial », souligne David Bonnel. Il ajoute : « Nous avons une grosse marge de progression là-bas : nous travaillons déjà avec 75 % des industries pharmaceutiques qui sont dans le top 20 mondial mais très peu avec les petites et moyennes entreprises américaines ». Si la jeune société séduit autant, c’est qu’elle propose une technologie innovante, l’imagerie par spectrométrie de masse, pour évaluer à la fois l’efficacité et la toxicité de molécules entrant dans la fabrication de futurs médicaments.

Imabiotech intervient en phase pré-clinique comme en phase clinique. « Notre technologie permet de connaître plus rapidement que les autres où se trouve une molécule dans l’organisme après avoir été administrée, combien de temps elle y reste et quel effet elle a », explique David Bonnel. Cette technologie, qui fait l’objet de 47 brevets, a permis à la jeune société de réaliser 340 % de croissance de son chiffre d’affaires ces 4 dernières années. Imabiotech compte actuellement 200 clients en Europe, aux Etats-Unis et en Asie (1 à 2 % de l’activité). Et pour garder une longueur d’avance, la PME continue de consacrer 40 % de ses investissements à la R&D, contre 70 % au démarrage.


Une levée de fonds de 5 M€ prévue en 2018

David Bonnel vise les 10 M$ d’ici 5 ans, dont 50 % réalisés aux Etats-Unis et 50 % en Europe. « Nous voulons développer ce nouveau site américain tout en consolidant l’Europe à partir de Lille », note le vice-président. Pour atteindre cet objectif, Imabiotech va devoir recruter massivement à Boston comme à Lille, à la fois des commerciaux et des scientifiques, pour atteindre les 50 salariés d’ici 5 ans. Le vice-président annonce déjà :

« Nous allons réaliser en 2018 une levée de fonds de 5 M$, pour financer ces recrutements »

Une opération ouverte aux fonds comme aux investisseurs privés. Enfin, ses locaux lillois étant devenus trop étroits, Imabiotech est à la recherche de 800 à 1 000 m², de préférence sur le site Eurasanté.

David Bonnel est le vice-président de la société lilloise Imabiotech, qui envisage de lever 5 millions de dollars en 2018, pour recruter. — Photo : Elodie Soury-Lavergne, le Journal des entreprises

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