Maine-et-Loire

Industrie

Rairies Montrieux investit pour gagner en productivité et envisage la succession

Par Olivier Hamard, le 22 octobre 2021

Spécialiste des produits en terre depuis 1910, Rairies Montrieux va investir 1,6 million d’euros en 2022 pour moderniser son outil. La PME des Rairies, en Maine-et-Loire, a aussi entrepris une démarche pour envisager la succession à la tête de l’entreprise d’ici cinq ans.

Rémy Montrieux (à droite), le président de l’entreprise familiale Rairies Montrieux, a fait entrer cette année Paul-Vincent Diquéro à la direction générale pour envisager la succession dans cinq ans.
Rémy Montrieux (à droite), le président de l’entreprise familiale Rairies Montrieux, a fait entrer cette année Paul-Vincent Diquéro à la direction générale pour envisager la succession dans cinq ans. — Photo : Olivier Hamard

Les feux sont au vert pour Rairies Montrieux, qui devrait approcher les 11 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021, contre 8,2 millions d’euros en 2020 et 9 millions en 2019. Porté par la bonne tenue du secteur du bâtiment, le spécialiste des produits en terre cuite installé aux Rairies (Maine-et-Loire), qui réalise 90 % de son activité dans la brique de parement, va investir 1,6 million d’euros l’an prochain pour améliorer son outil, avec le soutien de France Relance à hauteur de 40 %.

Nouveaux produits

"Début 2022, nous aurons un nouveau bâtiment avec un nouveau four, précise Paul-Vincent Diquéro, directeur général de Rairies Montrieux, et, en août, une ligne de séparation et d’emballage qui va multiplier par deux la vitesse de production et nous permettre de gagner en productivité. Nous allons pouvoir faire de nouveaux produits, comme des plaquettes de parement en grès émaillé et attaquer ainsi le marché allemand. Plus de volumes et des produits nouveaux vont nous permettre de segmenter encore mieux les activités et nous allons gagner en taux de perte."

Arrivé en mars 2021, Paul-Vincent Diquéro souhaite accélérer la part export de la PME, déjà présente en Suisse, en Belgique et au Royaume-Uni. Un réseau dédié continue de se construire et un premier contrat a déjà été signé avec l’Australie, portant sur 100 000 euros. "Si nous pouvons exporter là-bas, nous pouvons le faire partout, confie Paul-Vincent Diquéro. L’objectif n’est pas d’exporter des briques mais des produits à valeur ajoutée, comme des plaquettes de parement émaillées."

Projet de transmission en cours

La PME d’environ 80 personnes (dont 60 sur son site historique des Rairies), qui possède un showroom à Paris, a totalement revu son catalogue. L’Île-de-France représente 40 % de son chiffre d’affaires. "Nous y avons de beaux projets avec le Grand Paris, ajoute Rémy Montrieux, le président de l’entreprise familiale. Sur nos territoires actuels, nous sommes au maximum de ce que l’on pourra faire en termes de parts de marché. Il faut augmenter la surface géographique et les produits, ce que nous faisons de plus en plus."

Les architectes d’intérieur qui sont de plus en plus prescripteurs, l‘export, le marché du Grand Paris et des régions comme le Nord, où l’entreprise est encore peu présente, sont autant de relais de croissance pour la PME.

En parallèle, du haut de ses 110 ans d'existence, Rairies Montrieux a entamé une véritable mutation. À 68 ans et après cinquante années dans l’entreprise familiale, Rémy Montrieux envisage de passer la main. Il a constitué cette année autour de lui un comité de direction, avec Paul-Vincent Diquéro et trois autres cadres qui sont entrés dans l’actionnariat. "J’ai la volonté de transmettre depuis treize ans déjà, mais cela n’est jamais allé jusqu’au bout, confie-t-il. C’est, je pense, le meilleur système que l’on pouvait envisager. Le projet est en cours d’écriture, et nous travaillons au quotidien pour aller le plus loin possible, même si la passation qui s'étalera sur cinq années parait encore loin."

Rémy Montrieux (à droite), le président de l’entreprise familiale Rairies Montrieux, a fait entrer cette année Paul-Vincent Diquéro à la direction générale pour envisager la succession dans cinq ans.
Rémy Montrieux (à droite), le président de l’entreprise familiale Rairies Montrieux, a fait entrer cette année Paul-Vincent Diquéro à la direction générale pour envisager la succession dans cinq ans. — Photo : Olivier Hamard

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