Sarthe

Agroalimentaire

LDC investit en Mayenne dans la valorisation de ses déchets de volailles

Par Cédric Menuet, le 27 octobre 2020

Le groupe sarthois LDC réceptionnera en 2021 sa nouvelle usine de Vaiges, en Mayenne. Un site dédié à la valorisation des coproduits de volailles issus de ses abattoirs qui nécessite un investissement de 50 millions d'euros, porté conjointement avec l'un de ses clients.

A Vaiges, en Mayenne, LDC construit une usine dédiée à la valorisation des coproduits de volailles issus de ses abattoirs.
A Vaiges, en Mayenne, LDC construit une usine dédiée à la valorisation des coproduits de volailles issus de ses abattoirs. — Photo : LDC

Au printemps 2021, LDC (4,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 23 000 collaborateurs en Europe) lancera l’activité de sa nouvelle filiale Poultry Feed Company (PFC), dédiée à la valorisation de coproduits de volailles issus de différents sites de production du groupe. Le groupe sarthois a retenu la commune de Vaiges, en Mayenne, à une trentaine de kilomètres de son fief de Sablé-sur-Sarthe, pour y construire cette nouvelle usine. Il y produira des farines et graisses destinées à l’alimentation animale et l’aquaculture. Une nouvelle activité pour LDC, qui jusqu’à présent n’avait aucun débouché autre que l’équarrissage pour ses déchets de volailles. « Si l’on veut bien vivre de notre métier, il faut vendre tous les produits. Sur un poulet, nous commercialisons les cuisses et les filets. Nous avons même trouvé un débouché pour la consommation des ailes. Or, cela ne représente que 60 % du poulet. Ce projet va nous permettre de valoriser les 40 % restants », explique Denis Lambert.

Un co-investissement de 50 millions d’euros

Les plumes, pattes, têtes, viscères et sang seront traités à hauteur de 180 000 tonnes annuelles à Vaiges, pour en tirer 60 000 tonnes de produit fini. Dans cette aventure, le volailler sarthois s’est associé avec un futur client, le chilien Terramar, spécialiste de l’aquaculture. En recherche d’une source d’approvisionnement en nourriture pour poisson, il porte la moitié de l’investissement sur l’usine mayennaise qui se monte au total à 50 millions d’euros. « Il voulait s’installer en France pour la qualité de la matière première issue de la filière avicole française, qui utilise les antibiotiques uniquement pour soigner les volailles et non pas pour les faire grossir comme cela se pratique aux États-Unis ou au Brésil », précise le PDG de LDC.

30 emplois à la clé

En investissant dans cette nouvelle activité, LDC fait figure de pionnier. En effet, si les acteurs français de l’agroalimentaire ont déjà investi dans les outils de valorisation des déchets de production issus des importants marchés bovin et porcin, ce n’est pas le cas pour la volaille. Au contraire des concurrents européens de LDC, qui se sont déjà dotés d’outils industriels dédiés. Avec la fin de l’externalisation du traitement de ses coproduits de volailles, le sarthois va également réduire ses transports de matière à hauteur de 200 000 kilomètres chaque année. « Vaiges est l’emplacement idéal, reprend le PDG. Le site est à l’épicentre de nos abattoirs de l’Ouest, c’est le point où l’on économise le plus de kilomètres. » Un projet également générateur d’emplois. Le démarrage de cette nouvelle activité va permettre la création d’une trentaine de postes sur place. Les recrutements sont lancés.

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