Angers

e-commerce

Coronavirus : Wishibam lance une plateforme de vente en ligne pour les commerçants d'Angers

Par Olivier Hamard, le 31 mars 2020

La start-up Wishibam va mettre en ligne dans les prochains jours une plateforme d’e-commerce à l’échelle de la ville d’Angers. Elle devrait ouvrir avec la mise en ligne des produits d’une centaine de commerçants locaux.

Charlotte Journo-Baur, fondatrice et gérante de la start-up parisienne Wishibam
Charlotte Journo-Baur, fondatrice et gérante de Wishibam, espère rapidement installer une équipe d'une dizaine de personnes à Angers. — Photo : Wishibam

Depuis la mise en place du confinement et la fermeture de la plupart des commerces, la jeune société Wishibam travaille à la mise en ligne d’une plateforme de vente en ligne à l’échelle de la ville d’Angers. La technologie développée par la start-up va permettre l’ouverture d’un site d’e-commerce regroupant les offres d’une centaine de commerçants.

Une première à l’échelle d’une ville

Pour développer ce projet, la start-up travaille avec l’association des Vitrines d’Angers, qui regroupe environ 200 professionnels du commerce et des services, la CCI de Maine-et-Loire, et la coopérative Angers French Tech, avec le soutien de la Ville. « L’objectif est d’offrir la possibilité aux commerçants locaux de continuer de vendre leurs produits en stock pendant cette période où leur magasin est fermé et où ils n’ont aucune rentrée, via une plateforme commune, explique Charlotte Journo-Baur, fondatrice de Wishibam. Nous prenons les frais à notre charge pendant le confinement car nous considérons que notre travail est actuellement d’utilité publique. »

À Villefontaine, en Isère, la solution de Wishibam a été mise en place en 2018 lors de l’ouverture d’un centre commercial. Mais le système n’a pas encore été testé à l’échelle d’une ville de la taille d’Angers, qui compte 150 000 habitants. Le projet était dans les cartons depuis l’installation d’un bureau de la start-up parisienne dans les locaux d’Angers French Tech, et les mesures de confinement en ont accéléré le développement. « Il nous faut suffisamment de commerçants inscrits, ouverts ou non actuellement, pour créer une véritable marketplace », précise Charlotte Journo-Baur. Notre technologie permet de récupérer les données et de reconstituer les informations concernant les produits à partir du système de caisse des commerçants. Nous constituons un fichier de leur stock disponible. Notre système permet d’homogénéiser l’intégralité des magasins ouverts ou non, quelle que soit leur taille. ».

Concurrencer les géants du commerce en ligne

La plateforme de Wishibam sera aux couleurs de la ville. Les commerçants inscrits seront avertis des commandes, les prépareront dans leur magasin et percevront alors la somme correspondant au montant de l’achat. Un point de collecte, pour l’instant prévu dans les locaux de l’association des Vitrines d’Angers, centralisera les colis et en assurera la livraison, l’objectif étant en cette période de propagation du virus de minimiser les risques de contagion.

Depuis la semaine dernière, Wishibam compte parmi les entreprises sélectionnées par le secrétariat d’État au Numérique pour soutenir les commerces physiques pendant cette période de crise. « Nous enregistrons beaucoup de marques d’intérêt en ce moment, assure Charlotte Journo-Baur. Des projets similaires à celui d’Angers avancent dans d’autres villes telles que Nice, Nantes, Antibes, Saumur et dans de grands centres commerciaux emblématiques en France. Notre solution prend encore plus son sens en cette période et les professionnels voient les limites de la non-présence sur le commerce en ligne. »

La start-up ne s’en cache pas : il s’agit aussi pour elle que les commerçants se passent, avec sa plateforme, des services des géants du commerce en ligne. Pour cela, Wishibam mise sur la proximité, la zone de chalandise locale, la personnalisation et des tarifs attrayants : outre la gratuité exceptionnelle pendant les trois premiers mois du lancement à Angers, le pourcentage prélevé auprès des commerçants est bien inférieur à celui pratiqué par les mastodontes internationaux.

Vers une dizaine de collaborateurs à Angers

À Angers, la plateforme devrait être opérationnelle aux alentours du 12 avril et Wishibam espère bien y rassembler au départ les offres d’au moins une centaine de commerçants locaux, franchisés ou indépendants. Pour l’instant, la start-up basée à Paris, compte 25 salariés et dispose d’un bureau à Angers avec une personne. Pour sa fondatrice, l’objectif est rapidement de monter à une équipe d’une dizaine de collaborateurs afin de disposer d’un fort ancrage dans la cité du Roi René.

Charlotte Journo-Baur, fondatrice et gérante de la start-up parisienne Wishibam
Charlotte Journo-Baur, fondatrice et gérante de Wishibam, espère rapidement installer une équipe d'une dizaine de personnes à Angers. — Photo : Wishibam

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail