Investissement

F.Monteiro: «Ce projet va nous permettre de pérenniser le site»

Par la rédaction, le 07 mai 2010

Le Journal des Entreprises
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Avant le rachat de Picard par Pasquier, l'usine fabriquait des biscottes sous la marque Auga. Pourquoi en avoir arrêté la fabrication? Cela faisait partie de la nécessaire réorganisation du site?


L'usine fabriquait à l'origine deux types de produits: les pains grillés que l'on appelle aussi les pains suédois et des biscottes. Au total, le site comptait trois lignes de production. En mai2009, nous avons arrêté la ligne de biscottes, qui était vieillissante. D'autres sites du groupe étaient beaucoup mieux équipés que nous pour cela. Nous avons donc abandonné la biscotte pour nous spécialiser dans les pains grillés. Nous avons d'ailleurs récupéré les volumes du site de Pont de Cé. Aujourd'hui, nous produisons 5.500 tonnes de pains suédois par an. Ce qui représente un chiffre d'affaires de 19M€ pour une centaine de salariés.




Dans le cadre de la structuration du site, vous avez investi en 2009 dans la création d'une petite cellule R & D. Andrézieux a pour vocation de développer de nouveaux produits pour l'ensemble du groupe?


Nous avons effectivement débloqué une enveloppe de 100.000€ pour créer une équipe R & D de 2 personnes. L'objectif est de travailler au développement de nouveaux produits. Il faut savoir que sur chaque activité - brioche, biscotte, pâtisserie - la volonté du groupe est d'avoir un site leader en matière de R & D. Le site d'Andrézieux-Bouthéon a été choisi pour être le site leader sur l'activité biscotte.
Quels sont vos axes de recherche?
Nous travaillons sur deux axes: la recherche appliquée et le développement de nouveaux produits. La recherche appliquée, c'est tout ce qui touche aux nouvelles matières premières, à la croustillance des produits où encore à la santé et la nutrition, qui sont des créneaux porteurs. Quand au développement de nouveaux produits, nous travaillons sur de nombreuses pistes, mais cela ne veut pas forcément dire qu'il y en a une qui va voir le jour. Ce n'est pas parce qu'un produit nous plaît, qu'il va forcément plaire à la grande distribution.
Il n'y aura donc pas de nouveau produit Pasquier en 2010 sur l'activité biscotte?
Si, nous allons sortir un nouveau produit en juin, mais il n'a pas été développé par le site d'Andrézieux. Il s'agit d'un croûton enrobé de chocolat destiné aux enfants.
3M€ vont être injectés dans la modernisation de l'usine. Quelles sont les retombées attendues? Des gains de productivité?
Oui et non! L'automatisation de notre distribution de matières premières ne va pas faire tourner nos lignes de production plus vite. Nos lignes sont programmées pour une certaine cadence. Augmenter cette cadence aurait un impact sur la qualité de nos produits. Et puis, la production actuelle est suffisante pour répondre aux besoins du marché. Le seul gain de productivité que l'on aura, c'est l'été. La climatisation de la fabrication nous permettra d'avoir une meilleure homogénéité dans la température de notre pâte. Ce qui nous permettra de réduire nos pertes.
Quel est donc l'intérêt d'un tel investissement?
Ce projet va surtout nous permettre de pérenniser le site. Le local qui accueillera dans un premier temps 6 silos a la capacité d'accueillir jusqu'à 10 silos. Cela laisse des perspectives intéressantes.
La mise en place d'une nouvelle ligne de production par exemple?
C'est une possibilité. Aujourd'hui, il n'y a rien de défini, mais on sait très bien à terme qu'il y aura des choses qui vont se développer au sein du groupe.


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