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Le groupe Mentor va lancer 100 centres spécialisés dans le détatouage et l’épilation laser en 2024

Par Jean-François Michel, le 04 janvier 2024

Sur l’année 2024, le groupe nancéien Mentor va investir 20 millions d’euros pour ouvrir 100 plateaux sous l’enseigne CtrlZ, consacrés au détatouage et à l’épilation par lasers médicaux. L’ambition est de s’imposer sur des marchés en forte croissance.

Jules Dupoirieux est le directeur opérationnel des centres CtrlZ.
Jules Dupoirieux est le directeur opérationnel des centres CtrlZ. — Photo : Guillaume VOS

Connu pour ses activités dans la finance, la communication, l’immobilier, la food-tech, le recrutement, ou encore l’incubation d’entreprises, le groupe nancéien Mentor relève un nouveau défi : s’imposer sur les marchés du détatouage et de l’épilation par lasers médicaux.

"Nous entendons poursuivre notre croissance par le biais d’une stratégie de diversification de nos activités. C’est pourquoi, le déploiement de notre branche médicale nous est apparu comme une évidence et un nouveau challenge à relever", souligne Benoît Michaux, le président du groupe Mentor, qui emploie 2 500 salariés et pèse 273 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Au cœur de cette stratégie, figure le déploiement, au cours de l’année 2024, d’un total de 100 centre consacrés à deux activités, le détatouage et l’épilation par lasers médicaux, sous enseigne CtrlZ. Soit un investissement de 20 millions d’euros et la création de 200 emplois.

"25 % des personnes tatouées regrettent "

En croisant les chiffres de la Société française de dermatologie et du Syndicat national des artistes tatoueurs, entre 10 et 20 % de la population française serait tatouée. "D’après les éléments que nous avons pu rassembler, c’est plus que cela", estime Jules Dupoirieux, directeur opérationnel des centres CtrlZ, qui souligne que "25 % de ces tatoués regrettent d’être passés au tatouage". Partout dans le monde, la tendance est identique. Et les études menées par les cabinets spécialisés montrent que la croissance du "Tatto Removal Market" va atteindre les 10 % jusqu’en 2030, pour un secteur d’activité qui pèserait alors 12 milliards de dollars.

"Pour se faire retirer un tatouage, beaucoup de personnes s’adressent à quiconque voudra bien leur donner une information. Mais nous préconisons toujours de s’adresser à un dermatologue, un spécialiste de la peau qui pourra prescrire des séances de détatouage par laser, parce que c’est actuellement le standard pour enlever les tatouages", précise Julien Dupoirieux.

Les futurs plateaux techniques médicaux de CtrlZ seront équipés de lasers Nd-Yag et Alexandrite pour l’épilation. "Et pour le détatouage, nous sommes équipés de laser Q-Switched, la Rolls-Royce des lasers", se félicite le directeur opérationnel des centres CtrlZ. Dans le cas d’une épilation, le principe consiste à brûler les cellules responsables de la repousse du poil. Pour le détatouage, "c’est un effet photomécanique", explique Jules Dupoirieux. "Le laser va apporter tellement d’énergie dans le pigment du tatouage, que le pigment va se fragmenter en plein de petites molécules. Ensuite, c’est le corps humain qui va éliminer naturellement ces résidus", détaille-t-il.

Si le directeur opérationnel des centres CtrlZ préfère rester discret sur les objectifs fixés en termes de chiffre d’affaires, il précise que le développement du réseau des centres CtrlZ va aussi suivre l’internationalisation du groupe de Benoît Michaux."Toute une stratégie à l’international se met en place, avec des développeurs d’affaires qui lancent des études de marché. Le processus est donc en cours pour travailler à l’échelle de l’Europe, voire plus loin", annonce Jules Dupoirieux.

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