Accompagnement

Quand Orange accompagne les entrepreneuses dans le Grand Ouest

Par Thibault Dumas, le 11 octobre 2022

Orange accompagne cette année 20 entrepreneuses de l’Ouest. L’entreprise de télécommunications s’appuie sur un programme d’accompagnement lancé en 2018 pour favoriser le développement de l’entrepreneuriat féminin.

Salomé Arenas, fondatrice de Loumé.
Salomé Arenas, fondatrice de Loumé. — Photo : Thibault Dumas

C’est dans un contexte de (trop) lente émergence de l’entrepreneuriat féminin que l’entreprise de télécommunications Orange a lancé, en 2018, le programme national "Femmes entrepreneuses". Les dernières données des tribunaux de commerce sont en effet sans appel. Parmi les créateurs d’entreprise, on compte seulement 32 % de femmes en 2021. Fort de ce constat, le géant des télécommunications accompagne 100 créations d’entreprises portées par des femmes chaque année en France, avec un important contingent de 20 projets dans le Grand Ouest (Normandie, Bretagne et Pays de la Loire).

La sélection se fait sur des projets émergents qui n’ont pas encore atteint le stade de la levée de fonds. "Nous scrutons surtout l’itinéraire de la personne, pas forcément l’idée, la faisabilité ou le business plan. Il s’agit de créer une communauté solidaire pour lutter contre le syndrome de l’imposteur et la solitude de l’entrepreneuse", explique Céline Doublet, pilote du programme depuis quatre ans dans le Grand Ouest.

Cette année, 65 candidatures y ont été reçues, pour 20 sélectionnées. Sans critère d’âge – elles ont de 27 à 55 ans depuis 2018 – ou de secteur d’activité.

Jeune créatrice ou reconversion professionnelle

Illustration avec la benjamine Salomé Arenas, qui déploie cette année Loumé, sa gamme de "bijoux en plastique recyclé, léger, waterproof et fabriqués en France "dans les friperies et boutiques de Loire-Atlantique et surtout en ligne. De son côté, Anne Mahé, expert-comptable à l’origine, a ouvert dans le centre-ville de Nantes une boutique de 110 m² de mode de seconde main haut de gamme à l’automne 2021. "Jeanne & Colette fonctionne sur le système du dépôt-vente sur rendez-vous. Les gens viennent déposer leurs pièces et signent un contrat pour deux mois d’exposition", explique la néo-entrepreneuse de 40 ans qui va embaucher sous peu son premier salarié.

Anne Mahé, fondatrice de Jeanne & Colette.
Anne Mahé, fondatrice de Jeanne & Colette. - Photo : Thibault Dumas

"Nous essayons d’avoir des profils complémentaires, avec des reconversions professionnelles par exemple, mais aussi des projets entrepreneuriaux variés, pointe Céline Doublet. La majorité d’entre eux sont tout de même centrés sur la responsabilité sociétale des entreprises. Nous avons peu de choses high-tech et ultra-innovantes".

Accompagnement sans soutien financier

La particularité du programme d’Orange est qu’il n’implique pas de soutien financier. Le groupe met avant tout à disposition ses ressources internes. Par exemple un hébergement temporaire dans un de ses bureaux ou un accompagnement humain, mené par des mentors-salariés, un directeur marketing ou financier. Le groupe peut aussi mettre aider les entrepreneuses à tester leurs offres de services ou leurs produits en magasin ou sur internet.

Depuis 2018, une centaine d’entreprises de l’Ouest ont été accompagnées, comme Irys Photographie, qui aide les entreprises à créer leur propre banque d’images aux quatre coins de la France, AB 1882 qui renoue avec une filière du parfum nantaise ou Althenas qui propose du conseil sur les données numériques dans la santé.

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