Vendée

Agroalimentaire

Fleury Michon investit 120 millions d'euros sur cinq ans

Par Cyril Raineau, le 11 mai 2021

Engagé dans une démarche de réduction de son empreinte environnementale et de baisse des additifs dans ses recettes, le mastodonte vendéen de l’agroalimentaire Fleury Michon investit 120 millions d’euros sur cinq ans. Un premier programme est lauréat du plan de relance.

Pour réduire l’utilisation du plastique, Fleury Michon a recours à des barquettes en bois.
Pour réduire l’utilisation du plastique, Fleury Michon a recours à des barquettes en bois. — Photo : Fleury Michon

Lorsque Fleury Michon investit, les sommes en jeux sont à la hauteur du poids de l’ETI familiale vendéenne. "Nous allons engager 120 millions d’euros sur les cinq prochaines années", a dévoilé Grégoire Gonnord, le 10 mai, depuis le site de plats cuisinés de l’entreprise à Mouilleron-Saint-Germain. Au minimum une centaine d’emplois seront induits par ses projets.

S’il n’est pas revenu précisément sur ce que recouvreront les investissements, préférant jouer la discrétion sur certains points, le président du conseil d’administration en a dévoilé les grandes lignes. "Nous devons concilier la performance économique avec la responsabilité sociétale. La question que nous nous posons est : à quoi sert-on ?". Et d’apporter dans la foulée la réponse : "Aider les gens à manger mieux chaque jour."

La chasse au plastique dans les emballages

L’ETI aux 735,4 millions d’euros de chiffre d’affaires et 3 800 salariés vend chaque année près de 375 millions de produits. Grégoire Gonnord a souligné que Fleury Michon, qui dispose de dix sites de production, cherche à développer des recettes "saines, avec le moins d’additifs possibles" tout en faisant montre de transparence. "80 % de nos produits sont classés en Nutriscore A ou B", fait-il savoir. Institué en France pour la première fois en 2017, ce système d’information consiste en un étiquetage posé sur l’emballage du produit, destiné à faciliter la compréhension des informations nutritionnelles. Une lettre et une couleur sont attribuées au produit en fonction de sa qualité et la DGCCRF est chargée des contrôles.

Surtout, Fleury Michon mène "un grand combat : celui de limiter notre empreinte environnementale". Une volonté qui se traduit essentiellement dans la réduction du recours au plastique pour les emballages au profit notamment du verre et du bois. "Depuis dix ans, nous avons réduit de 6 000 tonnes nos emballages", souligne Grégoire Gonnord. 10 millions d’euros ont déjà été investis pour lancer en 2019 un process pour le conditionnement de plats cuisinés dans des barquettes en bois. Ce packaging recyclable a entraîné l’économie de 70 tonnes de plastique en 2020. Souhaitant accélérer sur cette thématique, une part importante de l’investissement sur ces cinq prochaines années sera consacrée à changer le parc des machines d’emballage.

Lauréat du plan de relance

Dans le cadre des projets programmés sur cinq ans, un premier plan d’investissement à hauteur de 5,3 millions d’euros est lancé, conjuguant R & D et modernisation de l’outil de production. Il se décline en trois axes : accélérer sur les emballages éco-responsables, étendre la gamme des recettes naturelles et innover sur les process. Dans cette optique, plus de 3 millions d’euros sont consacrés à optimiser la supply chain, 1 million à moderniser la chaîne de fabrication notamment avec la digitalisation des marmites. Ce plan a séduit les pouvoirs publics puisque Fleury Michon est lauréat du plan de relance et reçoit à ce titre un soutien financier de l’État de 1,63 million d’euros.

En amont de la visite du site de plats cuisinés de Fleury-Michon à Mouilleron-Saint-Germain lundi 10 mai, le préfet de Vendée Benoît Brocart est revenu sur l’action de l’État auprès des entreprises vendéennes durant cette crise. 260 millions d’euros ont été consacrés à la prise en charge du chômage partiel, 145 millions attribués dans le cadre du fonds de solidarité, le montant total des PGE s’élève à 1, 2 milliards d’euros et 34 entreprises sont lauréates du plan de relance.

Pour réduire l’utilisation du plastique, Fleury Michon a recours à des barquettes en bois.
Pour réduire l’utilisation du plastique, Fleury Michon a recours à des barquettes en bois. — Photo : Fleury Michon

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