Conférence sociale : La CGT dans le collimateur

Par La rédaction web, le 19 octobre 2015

François Hollande a ouvert ce lundi 19 octobre au matin la 4ème conférence sociale du quinquennat. Un événement boycotté par la CGT. Mettant « les présents, comme les absents », devant leurs responsabilités, le chef de l'Etat a évoqué un risque de disparition du « modèle social français ».
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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Une semaine après les incidents chez Air France, François Hollande a ouvert, ce lundi 19 octobre au matin, la 4ème conférence sociale du quinquennat. Un événement boycotté par la CGT. Sans le nommer, le président de la République a mis en garde le syndicat présidé par Philippe Martinez : « Il est commode de ne jamais s'engager à signer le moindre accord en espérant que d'autres le feront à leur place. »  

Mettant « les présents, comme les absents », devant leurs responsabilités, il a évoqué un risque de disparition du « modèle social français » et l'alternative entre la réforme et la rupture. Il a toutefois voulu défendre le modèle syndical français : « Je n'accepterai pas, parce que des violences inexcusables ont été commises à Air France, que l'on puisse s'en prendre au syndicalisme. » Jean-Claude Mailly, le président de FO qui n'a pas signé l'accord sur les retraites complémentaires, a pour sa part réagit en accusant l'Etat de suivre « une ligne de libéralisme économique qui s'accompagne d'autoritarisme social ».

Préoccupée par la situation des 5 millions de chômeurs, Laurent Berger (CFDT) s'est aussi dit « très préoccupé » par le « climat ambiant » où « l'outrance est la condition pour se faire entendre. Cette conférence sociale,« si elle n’est pas l’alpha et l’oméga du dialogue social, et si elle n’évite pas les jeux de postures, est une occasion que la CFDT refuse de négliger : une occasion de se parler en face, sans nier les désaccords, puis de s’engager sur une feuille de route partagée », a t-il ajouté. Du côté patronal, le président du Medef, Pierre Gattaz, a loué l'existence d'un vrai dialogue social en France. Jean-Claude Mailly(FO) a réagi : « Le dialogue social, c'est entre le Medef et le gouvernement ».

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