
Premier voyage réussi pour l’UE 29- Medef. L’organisation patronale du Finistère a emmené 45 dirigeants d’entreprises à Dublin pour deux jours les 11 et 12 octobre. L’occasion de parler Brexit, bien entendu. Le sujet est omniprésent dans la capitale irlandaise, que ce soit dans les locaux de Google Europe, de l’entreprise familiale Ecocem, chez l’ambassadeur de France et, bien sûr, chez le patronat irlandais (l'Ibec, qui représentent 70 000 entreprises). Les interrogations sur le sujet sont encore nombreuses. « Nous avons fait une étude auprès de nos membres. Les inquiétudes des patrons irlandais portent principalement sur les questions de barrières douanières avec le Royaume-Uni (80 % de l’export irlandais), les divergences réglementaires et le taux de change », expose le directeur des affaires européennes et internationales de l’Ibec, Dr Pat Ivory.

Il a également été question des opportunités liées au Brexit pour les entreprises bretonnes. « Il va y en avoir, c’est certain, dans les biens de consommation par exemple », estime Pierre Mongrué, chef du service économique de l’ambassade. De quoi venir chercher, aussi, un taux d’imposition à 12,5 % pour les sociétés. Avec quelques bémols cependant : l’Irlande vit actuellement une grave crise du logement avec une envolée des loyers. Les infrastructures ont également eu du mal à suivre la forte croissance de l’ex-tigre celtique, qui s’élève encore, en 2018, à +7,5 % du PIB !
La délégation finistérienne a aussi visité Ecocem. Cette entreprise familiale (150 salariés, 90 M€ de CA) fabrique du ciment écologique à partir d’un sous-produit sidérurgique (le laitier de haut-fourneau). Conor O’Riain, directeur Europe, a pu expliquer les différences de méthode de travail entre l’Irlande et la France puisque l’entreprise irlandaise possède deux sites, à Fos-sur-Mer et à Dunkerque.