Bretagne

Industrie

Armor-Lux et E-Mage-In 3D lancent une combinaison connectée qui détecte les troubles musculo-squelettiques

Par Isabelle Jaffré, le 08 juillet 2019

E-Mage-In 3D et Armor-Lux s’associent pour commercialiser une combinaison connectée capable de détecter les troubles musculo-squelettiques sur les ouvriers sur les lignes de production.

Jean-Guy Le Floc(h et David Pliquet ( à droite) et l'équipe d'Armox-Lux avec la valise contenant la combinaison et les équipements associés.
Jean-Guy Le Floc’h et David Pliquet (à droite) et l'équipe d'Armox-Lux avec la valise contenant la combinaison et les équipements associés. — Photo : © Isabelle Jaffré

L’usine 4.0, il y a ceux qui l’adoptent et ceux qui la font. Basée à Crozon, dans le Finistère, la start-up E-Mage-In 3D (12 salariés, 650 000 € de CA) a mis au point une combinaison munie de capteurs qui permet de détecter les troubles musculo-squelettiques (TMS) chez les ouvriers grâce à une modélisation 3D de leurs mouvements. L’histoire a démarré avec l’équipementier automobile Cooper Standard, qui souhaitait améliorer sa productivité. « On a pris le problème à l’envers : l’impact des TMS, c’est 4 % du PIB mondial, à cause des arrêts de travail. On peut y remédier en identifiant les gestes à éviter », explique David Pliquet, le fondateur d’E-Mage-In 3D. La combinaison peut intéresser tous les secteurs de l’industrie, mais aussi des services comme la logistique. « Les clients sont autonomes pour réaliser la modélisation et analyser les données. On assure l’accompagnement. Tout l’équipement tient dans une valise que l’on envoie. La location coûte 1 200 € la journée ou 4 000 € la semaine. »

Pour pouvoir fabriquer cette combinaison connectée auprès des industriels, la start-up spécialisée en informatique et modélisation 3D s’est associée à un industriel du textile. « On a fait plusieurs salons spécialisés, on a eu des contacts avec des Norvégiens et puis, on a eu un déclic. On avait celui qu’il nous fallait beaucoup plus près : Armor Lux », explique-t-il. « On cherchait justement ce qui se faisait dans les textiles connectés. On est allé jusqu’à San Francisco voir les nouveaux produits. On n’a pas trouvé grand-chose. Au final, notre première expérience dans le domaine va se faire avec une entreprise de Crozon », sourit Jean-Guy Le Floc’h, le président de l’entreprise quimpéroise (600 salariés, 95 M€ de CA). Armor Lux étend ainsi sa gamme de vêtements professionnels, qui pèse 40 M€ de CA. Pour développer ce secteur, une cellule Armor Tech, dont la combinaison connectée est le premier projet, a été créée début 2019.

Les deux sociétés vont créer une structure commune pour commercialiser la combinaison, en s’associant sans doute avec une troisième entreprise, bretonne elle aussi, capable de fabriquer les capteurs.

Jean-Guy Le Floc(h et David Pliquet ( à droite) et l'équipe d'Armox-Lux avec la valise contenant la combinaison et les équipements associés.
Jean-Guy Le Floc’h et David Pliquet (à droite) et l'équipe d'Armox-Lux avec la valise contenant la combinaison et les équipements associés. — Photo : © Isabelle Jaffré

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