Le laboratoire Claripharm, basé à Saint-Alban dans les Côtes-d’Armor, a été placé en redressement judiciaire le 28 août dernier par le tribunal de commerce de Saint-Brieuc. Spécialisé dans la santé intime des femmes (serviettes hygiéniques, culottes et coupes menstruelles, produits d’hygiène intime…), il est notamment ralenti dans son développement par le contexte politique incertain depuis les élections législatives et l’attente d’un nouveau gouvernement. "Cela a considérablement retardé la promulgation des décrets instaurant le remboursement des protections périodiques réutilisables en pharmacie pour les jeunes femmes de moins de 26 ans et pour les femmes en situation précaire. Le remboursement aurait dû être effectif au 1er septembre et concerne 6,7 millions de femmes en France, explique Clarisse Le Court, fondatrice et PDG de Claripharm (9 salariés, CA : n.c.). La conséquence, c’est que ce marché très prometteur est aujourd’hui bloqué." Le laboratoire a donc fait le choix de se placer sous une mesure de protection. "C’est une décision de gestion qui nous permet d’attendre la promulgation des décrets de remboursement et les marchés importants qui vont les accompagner", espère la dirigeante. En attendant, Claripharm poursuit son développement sur l’installation des distributeurs de protections menstruelles dans les établissements scolaires et les entreprises.
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