L’économie tricolore fait de la résistance. La croissance pourrait atteindre +0,25 % au deuxième trimestre, selon la Banque de France. Une prévision légèrement meilleure qu’il y a un mois. C’est qu’en dépit des incertitudes et de l’inflation, l’activité s’est améliorée en mai, aussi bien dans les services marchands, libérés du Covid-19, que, surprise, dans l’industrie. Le taux d’utilisation des capacités de production progresse dans la plupart des secteurs, à commencer par l’automobile (69 % seulement, mais +6 points en un mois). Un rebond à relier au desserrement des difficultés d’approvisionnement : si 61 % des usines en souffrent encore (-4 points), l’amélioration est spectaculaire dans l’habillement-textile (-20 points), le bois-papier (-15) et même l’aéronautique (-9). Ce qui pourrait s’expliquer par un "surstockage de matières premières, les mois précédents". Résultat, la pression sur les prix s’est relâchée : les patrons du bâtiment sont 58 % à avoir augmenté les leurs, contre 42 % dans l’industrie, soit -7 points en un mois dans les deux cas. En revanche, le recrutement reste problématique pour 55 % des 8 500 entreprises interrogées (+3 points). Au plus haut depuis un an.
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Plus dynamique que prévu, l’économie française profite d’une relative détente des difficultés d’approvisionnement en mai 2022
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