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[FIL INFO] Les dernières actualités qui comptent pour les entreprises

Par la rédaction, le 27 janvier 2022

Dernières annonces du gouvernement, dispositifs d'aide, mesures exceptionnelles, conjoncture économique... retrouvez dans ce fil spécial toutes les informations importantes pour les entreprises et employeurs pendant la crise liée à l'épidémie de coronavirus Covid-19, et pour accompagner la reprise.

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Retrouvez les informations pour gérer au mieux votre entreprise pendant la crise du coronavirus Covid-19. — Photo : JDE

27 janvier

📍 Le bâtiment en forme, les patrons en stress

En économie, "quand le bâtiment va, tout va", a-t-on pour habitude de dire. Mais les patrons du BTP, eux, comment vont-ils ? Eh bien, pas fort justement, à en croire la Capeb. Si l'activité du secteur paraît complètement remise de la crise du Covid-19, les chefs d'entreprise abordent 2022 en position de faiblesse, s'alarme l'organisation patronale. En cause : un contexte d'incertitudes exacerbées, entre pénuries de matériaux, envolée des coûts et contraintes du coronavirus.
A lire : Le bâtiment a retrouvé la forme en 2021, mais les patrons y perdent la santé

Télétravail : les entreprises se sont ressaisies

Changement de ton pour la ministre du Travail. Après un coup de pression il y a 15 jours, Elisabeth Borne estime, aujourd'hui, avoir été entendue par les employeurs sur le distanciel obligatoire. La semaine passée, 65 % des Français qui pouvaient télétravailler étaient effectivement hors des murs de leur entreprise, selon le dernier sondage hebdomadaire, commandé par son administration. Soit « une augmentation de 5 à 6 points » par rapport à début janvier, s'est réjouie la ministre sur CNews. Ce qui signifie aussi, a contrario, qu'un tiers a superbement ignoré la consigne gouvernementale. Qu'importe : cette contrainte prendra bel et bien fin mercredi prochain, a-t-elle confirmé.

La question des salaires descend dans la rue

Jour de grève interprofessionnelle pour le pouvoir d'achat. Environ 170 manifestations étaient organisées un peu partout en France aujourd'hui, à l'initiative de plusieurs syndicats (CGT, FO, Solidaires... mais pas la CFDT). Principal mot d'ordre : obtenir "l’augmentation immédiate de tous les salaires", sur fond de hausse galopante des prix et du coût de la vie. "Trop souvent encore, les négociations sont au point mort ou les propositions des employeurs loin du compte", expliquaient ces organisations, dans leur appel à la mobilisation, lancé en décembre.
A (re)lire : Pourquoi la pression monte sur les entreprises pour augmenter les salaires en 2022

Présidentielle 2022 : le triptyque du Medef

Le Medef entre en campagne. L'organisation patronale a présenté, cette semaine, ses propositions aux candidats à l'élection présidentielle. Un programme articulé autour de trois priorités : pouvoir d'achat, transition écologique et protection sociale. Sans oublier de militer aussi pour de nouvelles baisses de la fiscalité.
A lire : Entre baisse d'impôts et nouveau pacte Dutreil, le Medef se lance dans la campagne

Automobile : Renault affiche ses ambitions

L'union sacrée pour accélérer dans le virage de l'électrique. L'alliance formée par Renault, Nissan et Mitsubishi va consacrer 23 milliards d'euros sur cinq ans à leur transition vers cette énergie. Ils en avaient déjà investi 10 milliards jusqu'à présent. L'objectif est de produire "35 nouveaux modèles de véhicules électriques d’ici à 2030". Parmi eux, la remplaçante de la Nissan Micra, qui sera fabriquée au sein du pôle ElectriCity, dans les Hauts-de-France. La feuille de route, présentée aujourd'hui, entend également doter les trois constructeurs "d'une capacité de production totale de batteries de 220 GWh à travers le monde" d'ici la fin de la décennie.

Télécoms : Sigfox se déconnecte

La French Tech, ce ne sont pas que des histoires de licornes et de levées de fonds mirobolantes. Les accidents arrivent aussi pour ces start-up : pourtant pensionnaire du FT120, le club des 120 pépites françaises les plus prometteuses, le toulousain Sigfox vient d'être placé en redressement judiciaire.

 26 janvier

📍 Le reflux du chômage se généralise

Le chômage continue de battre en retraite. Au quatrième trimestre, la France (hors Mayotte) comptait 3,33 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité, en baisse de 5,9 % en trois mois (et de 12,6 % en un an), selon la Dares (ministère du Travail). Un niveau aussi faible n'avait plus été atteint depuis l'été 2012 ! Pour une fois, même les catégories B et C semblent profiter de cette conjoncture favorable : le nombre de ces chômeurs en activité réduite parvient ainsi à se stabiliser à 2,3 millions de personnes (-0,15 % sur le trimestre). Pour autant, c'est toujours nettement plus qu'avant la pandémie de Covid-19 (+5,7 % par rapport à fin 2019).

Les oubliés des aides d'urgence (1) : les commerces en panne

L'Etat vole-t-il trop et/ou toujours au secours des mêmes secteurs ? Depuis plusieurs semaines, les mesures d'urgences contre le Covid-19 refont leur apparition et la liste des bénéficiaires tournent souvent autour des mêmes activités, au goût de certains. Après le transport des voyageurs, c'est ainsi au tour du SDI de hausser le ton, au nom des commerces de proximité : "Un grand nombre rencontre des difficultés similaires" aux bars, restaurants et acteurs de l’évènementiel, note le Syndicat des indépendants et TPE, mais ils "restent à ce stade invisibles, sans soutien, sans protection, oubliés". "Il n’existe aucune raison pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes conséquences", en conclut l'organisation. Elle plaide donc pour la réactivation de l'aide aux surstocks, alors que les soldes d'hiver peinent à attirer les foules. Ainsi, 79 % des 572 professionnels, interrogés par le SDI du 17 au 24 janvier, disent, en effet, enregistrer un chiffre d'affaires inférieur à celui de la même période de 2021.

Les oubliés des aides d'urgence (2) : le cas Pulsion Design

Il doit être « plus intéressant d'aller travailler plutôt que de ne pas [le faire] et de vivre des allocations », disait le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce lundi. Un principe qu'a suivi au pied de la lettre le patron des Ateliers Pulsion Design (Maine-et-Loire) : au début de la crise du coronavirus, il a préféré produire des masques sanitaires, plutôt que d'attendre, les bras croisés, les aides de l'Etat. Exclue du fonds de solidarité pour ne pas avoir perdu assez d'argent, son entreprise d'événementiel est désormais menacée.
A lire : Le témoignage de Vincent Bernard, l'oublié du "quoi qu'il en coûte"

Transport routier cherche rentabilité désespérément

Les entreprises du transport routier rient jaune. Au quatrième trimestre 2021, et pour la première fois depuis le début de la crise du Covid-19, elles ont retrouvé un niveau d'activité satisfaisant, selon la FNTR, leur fédération... sauf que cette reprise intervient au moment même où leurs coûts de production explosent. Une inflation "insupportable" qui s'ajoute à une accumulation d'obstacles divers et variés sur le chemin de leur rentabilité.
A (re)lire : Comment les transporteurs routiers de Lorraine font face à l'explosion des coûts de production

Agroalimentaire : Herta muscle ses usines en région

Le groupe Herta Foods ne manque pas d'appétit. Il va porter ses efforts d'investissement à plus de 100 millions d'euros sur ses sites de production situés dans le Pas-de-Calais et le Bas-Rhin.
A lire : Herta accélère ses investissements dans les Hauts-de-France et en Alsace

Spatial : les start-up décrochent les étoiles de l'UE

La Commission européenne veut mettre les start-up spatiales en orbite. Un fonds d'investissement "d'au moins 1 milliard d'euros" vient d'être lancé par Bruxelles pour les aider à changer d'échelle, et leur éviter ainsi d'avoir à se tourner vers des fonds étrangers. Cet outil, baptisé Cassini, sera complété par une offre de prêts dédiée, mise en place par la Banque européenne d'investissement.

Aérien : la reprise plombée par Omicron

Le secteur aérien reste englué dans les turbulences. En 2021, les aéroports du Vieux Continent ont vu leur trafic fléchir encore de 59 % par rapport à 2019, selon ACI Europe. Soit 1,4 milliard de passagers en moins, qui s'ajoutent aux 1,72 milliard déjà perdus en 2020. L'organisation, qui représente 500 plates-formes, s'attend désormais à un premier trimestre "décevant", après avoir déjà souffert, en décembre, de l'irruption du variant Omicron et des restrictions de déplacements, réintroduites à cette occasion. Une politique que fustigent également les compagnies aériennes. Même si elles ont relativement peu souffert du nouveau variant en fin d'année, leur bilan 2021 reste peu reluisant : la demande a baissé de 58,4 % (après -65,8 % en 2020), selon l'association internationale Iata. Seule bonne nouvelle : le fret s'envole (+7,7 % du côté d'ACI Europe, par rapport à 2019, et +6,9 % pour Iata).

Les conflits au travail coûtent (très) cher aux entreprises

Deux salariés français sur trois se disent affectés par des conflits au travail. Ces différends entre collègues ou entre les employés et leur hiérarchie font perdre un temps fou aux entreprises tricolores : 3 heures par semaine et par personne, a récemment calculé le premier Observatoire du coût des conflits au travail. L’équivalent de 20 jours par an. Pour un coût total estimé à 152 milliards d’euros par an !
A lire : Les conflits au travail font perdre trois heures par semaine aux salariés

A Bercy, le bal des nominations

Le plan France 2030 a désormais un visage : Bruno Bonnell sera chargé de le piloter, en tant que nouveau secrétaire général à l'investissement. Le député et entrepreneur croisera peut-être, dans les couloirs du ministère de l'Economie, un certain Pierre Pelouzet. Lui a été reconduit pour trois ans en tant que Médiateur des entreprises, poste qu'il occupe depuis 2016.

25 janvier

📍 Inflation (1) : et maintenant, le barème kilométrique

La flambée des prix du carburant contraint le gouvernement à (re)jouer les pompiers. Après l'"indemnité inflation", imaginée en octobre, Jean Castex sort, cette fois, de sa boîte à outils le relèvement du barème kilométrique. Il sera augmenté de 10 %, dès cette semaine, a annoncé le Premier ministre à l'Assemblée nationale. Cette mesure « cible précisément ceux qui roulent dans le cadre de leur activité professionnelle », a-t-il justifié, puisqu'elle « leur permet de déduire leurs frais de véhicule de leur impôt sur le revenu ou de leur bénéfice imposable ». Pour en bénéficier, il faudra toutefois attendre la campagne de déclarations des revenus 2021. Le chef du gouvernement espère, par ailleurs, un effet d'entraînement sur les indemnités kilométriques versées par les entreprises à leurs salariés : « Cette revalorisation a vocation a servir de référence et donc, potentiellement, à se répercuter » sur ces défraiements, a souhaité Jean Castex.

Inflation (2) : la proposition alternative du Medef

Augmenter le barème kilométrique ? Bof, a répondu, dès ce matin, le président du Medef. Interrogé sur France 2 à propos de ce qui n'était encore qu'une piste de réflexion, Geoffroy Roux de Bézieux disait déjà préférer une solution au « plus près des entreprises ». En l'occurrence, il plaide pour transformer en "indemnité essence", et à la demande du salarié, le versement mobilités, dont s'acquittent certaines entreprises pour financer les transports en commun. Une telle manoeuvre permettrait à chaque travailleur concerné de récupérer 300 euros par an, selon ses calculs.

Levées de fonds : un record et des questions

Les levées de fonds totalement vaccinées contre le Covid-19. Malgré la pandémie, elles ont atteint un sommet en France, l'an dernier - 11 milliards d'euros, selon le baromètre d’In Extenso Innovation Croissance et de l’Essec. Mais derrière ce résultat exceptionnel se cachent aussi des réalités parfois moins glorieuses.
A (re)lire : Le record 2021 des levées de fonds masque les déséquilibres persistants de l'écosystème français

Du neuf (avec du vieux) pour le financement de l'innovation

Et de neuf ! Les start-up et PME innovantes peuvent à nouveau postuler au concours i-Nov, neuvième du nom. Cet appel à candidatures vise à financer des projets d'innovation et de R&D tournés vers le numérique, la santé et l'environnement.

CCI France : un Toulousain aux manettes

La présidence de CCI France reste ancrée dans le Sud-Ouest. La tête de pont du réseau des chambres de commerce et d'industrie vient de se doter d'un nouveau patron, en la personne d'Alain Di Crescenzo. Le Toulousain remplace le Bordelais Pierre Goguet, en poste depuis 2017.

La croissance mondiale plus fébrile que prévu

L'année 2022 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices, à en croire le FMI. Echaudée par le variant Omicron et l'inflation persistante, l'institution internationale revoit à la baisse toutes ses prévisions de croissance. Elle devrait finalement être de +4,4 %, en 2022, au niveau mondial (soit 0,5 point de moins qu'espéré il y a trois mois). La zone euro ferait moins bien (+3,9 %), la France serait encore un ton en dessous (+3,5 %). Dans les deux cas, ces chiffres sont 0,4 point inférieurs à ceux parus en octobre. Par ailleurs, le FMI admet, que la flambée actuelle des prix "devrait persister plus longtemps" qu'annoncé. A tel point qu'elle ne s'aventure même plus à fixer une date de retour au calme pour l'inflation.

24 janvier

📍 Jour inaugural pour le passe vaccinal...

Entrée interdite aux personnes non-immunisées contre le Covid-19. Le passe vaccinal entre en vigueur à partir d'aujourd'hui, et pour une durée inconnue. La loi est parue hier au Journal officiel, en même temps que son décret d'application. Lequel introduit quelques exceptions à ce QR code renforcé. Le texte entérine également le calendrier de levée des restrictions, présenté la semaine dernière. Il y ajoute une mesure : l'extension du port du masque aux enfants de plus de 6 ans (contre 11 ans auparavant) dans les salles de spectacles, de cinéma ou de réunions.
A (re)lire : Définitivement validée, la loi sur le passe vaccinal met (aussi) la pression sur les entreprises (actualisé)

... grand absent du nouveau protocole sanitaire

Pour une fois, ça n'aura pas traîné. Le protocole sanitaire en entreprise a été modifié fissa, dès vendredi, pour intégrer la fin du télétravail obligatoire, annoncée, la veille, par le Premier ministre Jean Castex. Un effort d'anticipation bienvenu... sauf qu'à vouloir aller trop vite, le ministère du Travail en a oublié l'essentiel : le passe vaccinal, et les nouvelles contraintes imposées aux entreprises par la loi, sont complètement absents de son document de référence. Voilà qui fait un peu tache, le jour de l'entrée en vigueur de l'amende contre les employeurs qui ne respecteraient pas ledit protocole...

Emploi : l'horizon se dégage pour les cadres

Bonne année, bonne santé en vue pour l'emploi cadre en 2022. Selon l'Apec, les embauches pourraient exploser dans les douze prochains mois. Même si la conjoncture ne manque pas de défis.
A (re)lire : Vers une année record en matière de recrutement de cadres

Salaires : la pression se maintient sur les branches

La balle est dans le camp des branches professionnelles pour augmenter les salaires. C'est en tout cas l'avis de Bruno Le Maire et Laurent Berger. Le premier a jugé, ce matin, sur France Info, que « l'Etat [avait] fait sa part du chemin » durant le quinquennat, notamment « pour qu'il soit plus intéressant d'aller travailler plutôt que de ne pas [le faire] et de vivre des allocations ». « Maintenant, des négociations de branche doivent s'ouvrir », a insisté le ministre de l'Economie, prenant en exemple l'hôtellerie-restauration. De son côté, le secrétaire général de la CFDT a plaidé, sur France Inter, pour « obliger chaque branche à augmenter leurs minima, dans les trois mois qui suivent une revalorisation du Smic, pour qu'ils soient au moins au niveau de [celui-ci]». Ce qui ne serait pas le cas dans 63 % des cas, aujourd'hui. Au passage, Laurent Berger n'a pas épargné : « La répartition de la richesse produite (...) est injuste dans nombre d'entre elles », a jugé le responsable syndical.
A (re)lire : Pourquoi la pression monte sur les entreprises pour augmenter les salaires en 2022

Tensions d'approvisionnement : Bercy ressort la carte du comité de crise

Les appels à la solidarité n'y suffisaient plus. Face aux problèmes persistants d'approvisionnement, Bercy envoie à la rescousse le comité de crise sur les délais de paiement. Cette instance, apparue lors du premier confinement de mars 2020, voit ses attributions s'élargir aux problématiques d'accès aux matières premières et composants industriels. A ce titre, il sera chargé de "détecter les comportements anormaux d’acteurs économiques structurants, privés ou publics", de jouer les intermédiaires dans les "situations critiques" identifiées et de valoriser les bonnes pratiques. Rebaptisé pour l'occasion "comité d’action sur les approvisionnements et les conditions de paiement", cet organe reste animé par le Médiateur des entreprises et celui du crédit. Il s'ajoute à un comité similaire, monté l'été dernier, pour la seule filière du BTP.

Le (recyclage du) plastique reste fantastique

L'Etat en remet une couche sur le recyclage du plastique. Déjà soutenue par la relance, la filière sera également subventionnée au titre du plan d'investissement France 2030. Au total, 300 millions d'euros seront mobilisés, notamment pour développer les capacités de production nationales, à partir de différentes technologies.

Les prix du carburant s'enflamment encore

Toujours plus haut. Les prix du carburant ont encore battu leurs records historiques, et ce pour la troisième semaine consécutive. Au 21 janvier, le litre de gazole non-routier coûtait, en moyenne sur la semaine, 1,1503 euros, soit une poussée de 3,1 % en une semaine et 10,4 % en un mois, selon les relevés du ministère de la Transition écologique. La flambée est moins un peu moins forte, mais tout aussi constante, pour le gazole (1,654 €, soit quasiment +14 centimes en quatre semaines !), le sans plomb 95 (1,7249 €) et le SP98 (1,7854 €).

21 janvier

📍 Feu vert au passe vaccinal

Le passe sanitaire deviendra bel et bien vaccinal à compter de lundi. Le Conseil constitutionnel a globalement validé la loi qui instaure cette évolution. Seule mesure censurée : la présentation d'un passe sanitaire à l'entrée des réunions politiques. S'y ajoutent deux réserves, dont une sur le contrôle d'identité des clients à l'entrée des lieux recevant du public.
A lire : Définitivement validée, la loi sur le passe vaccinal met (aussi) la pression sur les entreprises

Les restrictions sanitaires maintenues jusqu'en février...

Un durcissement avant un assouplissement en deux temps. Le Premier ministre Jean Castex a présenté, hier, un nouveau calendrier d'échéances pour les mesures contre le Covid-19. Trois dates à retenir : le 24 janvier, pour l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le passe vaccinal, puis les 2 et 16 février, pour la levée des autres contraintes anti-coronavirus.
A lire : Les restrictions sanitaires prendront fin en février pour les entreprises

... les aides d'urgence aussi

Le soutien aux entreprises reste calé sur les contraintes anti-coronavirus. « Je maintiendrai toutes les aides sectorielles, tant que les mesures sanitaires seront maintenues », a confirmé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce matin, sur Public Sénat. Sans dire toutefois si ce débranchement commencerait dès l'étape intermédiaire de levée des restrictions, prévue pour le 2 février. Seule certitude, « jusqu'au 16 février, les boîtes de nuit (...) continueront de bénéficier de l'intégralité des aides - les coûts fixes, l'activité partielle, les mesures qui ont été annoncées sur la masse salariale », sans oublier le réaménagement des prêts garantis par l'Etat.

Emploi : les géants de l'industrie recrutent à tour de bras

Les groupes industriels français abordent 2022 avec enthousiasme. Preuve de cette confiance, leurs promesses d'embauches en masse. Alstom prévoit ainsi de recruter 7 500 personnes, cette année, à travers le monde, dont « près de 1 000 » en France, croit savoir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, interrogé sur Public Sénat. Le groupe ferroviaire enchaîne les contrats depuis plusieurs mois, au point de revendiquer aujourd'hui "un carnet de commandes de 77,8 milliards d’euros". Plus surprenant, au vu des difficultés de l'aéronautique depuis le début de la crise du coronavirus, Airbus a annoncé, pour sa part, mercredi, envisager 6 000 embauches en 2022.

20 janvier

📍 Le calendrier de l'après-vague arrive

Et maintenant, on fait quoi ? A trois jours de l'expiration des contraintes sanitaires annoncées pendant les Fêtes, le gouvernement dévoilera la suite du programme, ce soir, à 19h. Pour cette première conférence de presse de l'année dédiée au Covid-19, le chef du gouvernement Jean Castex et son ministre de la Santé Olivier Véran « présenteront un calendrier précis et détaillé de levée progressive des dernières mesures dans notre pays », a promis Gabriel Attal, à la mi-journée. Il sera question notamment du télétravail obligatoire (prolongé de 2 semaines, selon les premières indications), de l'avenir des jauges dans l'événementiel, la culture et le sport, de la réouverture des discothèques, ou encore du passe vaccinal (sa date d'entrée en vigueur, mais aussi les « conditions dans lesquelles il pourrait être retiré », a précisé le porte-parole du gouvernement).

Les start-up à la rescousse de la réindustrialisation

La réindustrialisation passera aussi par les start-up. Dans la nouvelle course aux usines qui s'engage, le gouvernement a décidé de mettre les moyens pour convaincre les jeunes pousses de produire (et plus seulement innover) en France. Il lance, aujourd'hui, un appel à projets de 550 millions d'euros sur cette thématique - première pierre d'une stratégie nationale plus large, en faveur des "start-up industrielles et deep tech", inscrite dans le cadre du plan d'investissement France 2030.
A lire : Les start-up obtiennent 2,3 milliards d'euros pour créer des usines dans l'Hexagone

Aides d'urgence : le transport de voyageurs crie à l'injustice

D'un côté, l'Etat arrête les frais du "quoi qu'il en coûte". De l'autre, certains secteurs continuent à engranger les aides. Entre les deux, il y a Thierry Schidler, et tous ces confrères et consoeurs voyagistes, laissés au bord de la route, selon lui. C'est en tout cas ce que dénonce ce représentant des transporteurs de Moselle, dans une lettre ouverte aux élus nationaux et locaux. Une prise de parole qui sonne comme un avertissement : « Des dépôts de bilans sont à prévoir », prévient-il, dans une interview à l'édition de Lorraine du Journal des Entreprises.
A lire : Pour Thierry Schidler, « le secteur du transport par autocars est abandonné par les pouvoirs publics »

L'assouplissement des PGE ouvert à l'ESS

Le rééchelonnement des prêts garantis par l'Etat concerne tout le monde, économie sociale et solidaire incluse. Entreprises de l'ESS et associations employeuses pourront bel et bien solliciter un aménagement de leur PGE selon les modalités présentées hier, a tenu à préciser Bercy, ce matin, par un communiqué de presse dédié.

Financement : les entreprises mieux notées

Adaptée hier, affinée aujourd'hui. La cotation des entreprises par la Banque de France n'en finit plus d'évoluer. Après avoir cherché à prendre en compte l'impact de la crise du coronavirus dans ses évaluations, l'institution modifie encore, cette année, cet outil d'analyse. Objectif : coller au plus près de la réalité financière des sociétés.
A lire : Ce que change la nouvelle cotation de la Banque de France pour les entreprises

Les embauches toujours au beau fixe

L'emploi n'est pas redescendu de son petit nuage. Après un été euphorique, les embauches ont poursuivi leur croissance fin 2021, en dépit du contexte sanitaire. Mieux, le nombre de recrutements (toutes durées de contrat confondues, mais hors intérim) est revenu à son niveau d'avant-crise, porté par un nouveau record de CDD longs et de CDI au quatrième trimestre.

L'optimisme vacillant des patrons

La cinquième vague épidémique a mis un coup au moral des chefs d'entreprise. En janvier, le climat des affaires, calculé par l'Insee, subit sa deuxième baisse consécutive (-2,4 points) et retombe à son plus bas niveau depuis le dernier déconfinement de mai 2021. Dans tous les secteurs, l'indicateur perd 2 points, à une exception près : l'industrie (+2, voir ci-après).

Les usines sous extrême tension

Les industriels restent confiants, certes, mais la période a rarement été aussi compliquée pour eux, du fait d'un niveau inédit de contraintes à gérer. Ainsi, en janvier, 61 % déclarent à l'Insee subir des difficultés de recrutement (+4 points en trois mois) - ils n'ont jamais été aussi nombreux depuis le début de cette statistique en 1991. En parallèle, les usines sont jugées "à la limite de leurs moyens de production courants" par 45 % des patrons - une proportion record, là encore, jamais atteinte depuis les origines de cette donnée en... 1976 ! Pic exceptionnel aussi sur l'évolution attendue des prix de vente : leur hausse est estimée à +1,7 % sur les trois prochains mois. Bonne nouvelle quand même, les tensions d'approvisionnement se relâchent (35 % en rencontrent, -10 points en un trimestre), tout comme les difficultés liées à l'offre (40 %, -9 points, première baisse depuis octobre 2020).

19 janvier

📍 L'aménagement des PGE, de la théorie à la pratique

Les nouvelles conditions de remboursement des PGE officiellement avalisées. Deux semaines après avoir été annoncées, ces mesures font l'objet d'un accord, signé aujourd'hui, entre le gouvernement et les banques notamment. Le texte place la Médiation du crédit au coeur du dispositif, mais attention : les heureux élus risquent d'être très peu nombreux.
A lire : Pourquoi l'assouplissement des prêts garantis par l'État ne concernera qu'une poignée d'entreprises

Et une aide de plus pour le tourisme

Les aides d'urgence rebranchées les unes après les autres dans le secteur du tourisme. Aide au paiement et dispense de cotisations sociales vont faire leur retour pour les entreprises de moins de 250 salariés de l'hébergement-restauration, de l'événementiel et les agences de voyages. La première mesure, fixée à 20 % de la masse salariale brute, concernera les structures « affectées par les mesures » sanitaires et qui subissent une baisse d'au moins « 30 % de leur chiffre d'affaires sur les mois de décembre et janvier », a annoncé le Premier ministre Jean Castex, hier soir. S'y ajouteront, pour celles dont la perte dépasse 65 %, des exonérations de charges patronales. Ce troisième round d'aides pour le tourisme, après leur réactivation en décembre et un premier élargissement à la rentrée de janvier, tombe plutôt bien : depuis plusieurs jours, les restaurateurs ne cachaient pas leur agacement contre le contrôle d'identité des clients, voulu par le gouvernement dans la future loi sur le passe vaccinal.

Commerce : l'habillement broie du noir

Les magasins d'habillement ne sont décidément plus à la mode, en ces temps de coronavirus. En 2021, les 50 enseignes, suivies par l'Alliance du commerce, ont vu leurs chiffres d'affaires rester bloqués sous leur niveau d'avant-crise (-16 % par rapport à 2019, après -26 % en 2020). La faute à un premier semestre marqué par les fermetures administratives et le confinement d'avril. Ventes par Internet incluses, la chute est à peine plus réduite (-11 %). Et l'année 2022 ne démarre pas sous les meilleurs auspices : l'activité était en repli de 29 % sur les cinq premiers jours des soldes, affirme l'organisation. Une contre-performance attribuée à la cinquième vague épidémique. En conséquence, l'Alliance du commerce réclame une prise en charge intégrale du chômage partiel et un report du remboursement des PGE, ouverts à toutes les entreprises.

Au nom de la dette, stop au "quoi qu'il en coûte" !

Des aides, encore des aides, toujours des aides... Maintenant, ça suffit ! Le gouverneur de la Banque de France aimerait passer à autre chose, car « le "quoi qu'il en coûte" n'est plus justifié », a tranché François Villeroy de Galhau, sur France Info. « La croissance tient bon, a-t-il expliqué, (...) elle n'est pas affectée par [le variant] Omicron, à part dans quelques secteurs ». Rassuré pour les entreprises, rassurant sur l'inflation (baisse attendue sous les 2 % « d'ici la fin de l'année »), son regard se tourne désormais vers les comptes publics : « La situation de la dette doit nous inquiéter (...), [son] niveau à 115 % [du PIB] est trop élevé », estime le gouverneur.

Les prix de l'énergie sous surveillance

Comme le lait sur le feu. Bercy assurer surveiller de près les prix du carburant. Après les records de la semaine dernière, Bruno Le Maire s'est dit prêt, sur BFMTV, à « voir s'il y a des mesures complémentaires qui sont nécessaires » pour contenir cette inflation. « Je ne ferme aucune porte », à de nouvelles mesures de soutien, a ajouté le ministre de l'Economie, même s'il reste réticent à une baisse de la TVA sur l'essence. Et rappelle aussi que « 15 milliards d'euros [ont été] déjà dépensés, engagés pour protéger les Français sur le gaz, l'électricité et l'essence ».

18 janvier

📍 Les défaillances d'entreprise au creux de la vague

Du jamais-vu en 35 ans. Après la Banque de France, c'est au tour d'Altares de tirer le bilan 2021 de la sinistralité des entreprises. Le constat est le même (les procédures collectives sont au plus bas), mais la conclusion diverge quelque peu. Là où l'institution financière ne voyait arriver aucune vague de faillites à l'horizon, le cabinet d'études s'inquiète, lui, d'une "remontée notable" des dossiers en toute fin d'année. Un rebond qui s'avère même spectaculaire dans certaines régions.
A lire : Vers une hausse des procédures collectives en 2022 ?

Les prix de l'essence au sommet de la flambée

Les prix du carburant remettent de l'huile sur le feu de l'inflation. Les records historiques, établis dans la première semaine de janvier, n'auront en effet pas tenu longtemps : ils ont déjà tous été battus, selon les derniers relevés du ministère de la Transition écologique. En date de vendredi, le GNR était ainsi passé à 1,1154 euro le litre, en moyenne, sur la semaine ; le gazole à 1,6214 € ; le sans plomb 95 à 1,7069 € et le SP98 à 1,7674 €. Soit des hausses de 2 à 3 centimes en une semaine. Et ce n'est peut-être pas fini : ce matin, les cours du pétrole ont atteint leur plus haut depuis 2014 sur les marchés.

Le tourisme accro aux aides publiques

"Laissez-nous travailler"... mais sans nous laisser tomber. C'est en quelque sorte le voeu formulé par la Confédération des acteurs du tourisme pour 2022. Les 14 organisations professionnelles, réunies sous cette bannière, réclament de nouvelles aides à l'Etat. Et elles ne sont pas les seules à faire entendre leurs voix. L'hôtellerie et la restauration reviennent aussi à la charge. Ce soir, elles ont d'ailleurs obtenu gain de cause avec l'obtention d'une nouvelle aide au paiement des cotisations et des exonérations de charges.

Emploi : le VTE vert revalorisé

Dans la famille des aides à l'embauche, je demande le VTE vert. Vous ne voyez pas de quoi il s'agit ? Et pourtant, ce "volontariat territorial en entreprise", version écolo, ne manque pas d'intérêt pour les PME et ETI. Il leur permet d'engager un jeune apprenti ou diplômé, sur des missions à impact environnemental... et à moindre frais : la prime remise à l'entreprise vient même d'être portée à 12 000 euros (au lieu de 8 000). Explications et témoignage avec le patron d'AP Composites, heureux employeur d'une VTE vert depuis plusieurs mois.
A lire : Comment le VTE vert peut aider les PME et ETI à lancer (vraiment) leur transition écologique

Passe vaccinal : l'attente se prolonge

Finalement, le passe vaccinal ne devrait pas voir le jour cette semaine non plus. Le Conseil constitutionnel ne se prononcera que vendredi sur la loi qui l'institue. Adopté dimanche, le texte a été, depuis, contesté par un groupe de députés, mais aussi par un autre de sénateurs. A l'origine, le gouvernement espérait une entrée en vigueur dès le 15 janvier, mais la longueur des débats parlementaires, plus laborieux qu'espéré, avait déjà compromis cet objectif. Outre la transformation du passe sanitaire en vaccinal, la loi autorise le contrôle d'identité des clients par les établissements soumis au QR code, ainsi qu'une amende administrative pour non-respect du protocole sanitaire en entreprise.

Automobile : le marché européen vire dans le rouge aussi

Les chiffres se suivent et se ressemblent pour le marché automobile. Comme en France, après un millésime 2020 catastrophique, les ventes européennes ont réussi à tomber encore plus bas en 2021 : 9,7 millions de véhicules particuliers ont été écoulés, en baisse de 2,4 % en un an et de 25,5 % par rapport à 2019, selon l'Association des constructeurs européens. Et record battu du plus faible volume relevé par l'organisation, depuis sa création il y a trente ans. Au total, ce sont ainsi plus de 3 millions de voitures qui sont immatriculées en moins à chaque année de pandémie. Mais, pour 2021, l'ACEA attribue le choc à la pénurie de semi-conducteurs, qui a paralysé de nombreuses usines en cours d'année. Les groupes tricolores n'ont pas échappé au marasme ambiant, Renault (-10,2 % en un an, et même -16,3 % pour la seule marque au losange), bien plus que Stellantis (-2,1 %).

17 janvier

📍 Les entreprises étrangères sortent le chéquier

C'est le chiffre du jour : plus de 4 milliards d'euros. Voilà ce que promettent d'investir en France 21 entreprises étrangères, dans le cadre de l'événement annuel "Choose France", chapeauté par l'Elysée. Parmi les enveloppes les plus importantes, celles des américains Eastman et Pfizer, ou encore de l'allemand BASF. Autant de belles promesses, parfois déjà connues, floues ou étalées dans le temps, mais qui permettent à l'exécutif de mettre en avant l'attractivité de la France... toujours utile à trois mois d'une élection présidentielle.

Le club des licornes accueille un nouvel entrant

Pendant ce temps-là, les start-up françaises continuent, elles, d'affoler les compteurs. Moins d'une semaine après la folle journée du 11 janvier (4 levées de fonds pour un montant cumulé d'1 Md€), c'est au tour du lillois Exotec de boucler un tour de table XXL, quasiment 4 fois plus important que le dernier, en 2020. L'entreprise de robotique devient ainsi la 25e "licorne" française (sa valorisation dépassant le milliard de dollars), et la première dans le secteur industrielle.
A lire : Exotec lève 335 millions de dollars et s'impose parmi les licornes françaises
Cette nouvelle n'aura pas échappé, là encore, à Emmanuel Macron. Il l'a largement commentée dans une vidéo sur Twitter. Et pour cause : en 2019, le président de la République avait fixé, à l'écosystème national, cet objectif de compter au moins 25 licornes d'ici à... 2025.

Automobile : le groupe Renault s'enfonce

Le bout du tunnel est encore loin pour Renault. Après une année noire en 2020 (-21,3 %), les ventes mondiales du groupe automobile français se sont encore enfoncées l'an dernier : elles finissent sous la barre des 2,7 millions de voitures, soit -4,5 % en un an, et -28,5 % par rapport à 2019 (véhicules utilitaires et particuliers confondus). A la crise de la demande, provoquée par les confinements il y a deux ans, s'est ajoutée, en 2021, la paralysie de l'offre et des usines, due aux pénuries de composants électroniques.

Retard à l'allumage pour la loi sur le passe vaccinal...

Un dernier obstacle à franchir pour la loi sur le passe vaccinal. Définitivement adoptée par le Parlement, hier, elle va encore devoir être examinée par le Conseil constitutionnel, saisi par un groupe de députés. A l'origine, le gouvernement espérait une application du texte dès le 15 janvier.

... son application déjà contestée dans la restauration

La loi sur le passe vaccinal ? Les restaurateurs ne l'appliqueront pas à la lettre. Ils s'opposent en effet à la nouvelle exigence des autorités de contrôler l'identité des clients, en cas de doute sur le QR code qui leur est présenté. Plus précisément, ils devront demander un "document officiel" avec photographie, afin d'en vérifier la "concordance" avec le nom figurant sur le passe. La mesure « ne sera pas appliquée », a décrété Jean Terlon, sur France Info. Parmi ses arguments : l'absence d'obligation formelle, la crainte de « discussions stériles, voire des conflits » à l'entrée des établissements, ou encore le manque de temps et de formation du personnel. « La fraude sur les passes, c'est le problème de l'Etat (...) Il ne faut pas reporter sur les professionnels le fait que ce [document] soit falsifiable », balaye le vice-président de la branche restauration de l'Umih.

14 janvier

📍 L'Etat débranche les prix de l'électricité

Le "bouclier tarifaire" va finir par coûter cher. Décidé à contenir la hausse des tarifs réglementés de l'électricité sous les 4 % cette année, le gouvernement se retrouve pris au piège de sa promesse. C'est qu'entretemps, les cours ont continué à grimper. L'exécutif a donc dû revoir sa copie, quitte à faire des choix qu'il excluait encore il y a trois mois. Résultat des courses : pour alléger la facture des ménages et des entreprises, il va alourdir la note pour l'Etat et le groupe EDF.
A lire : Comment l'État compte faire baisser la facture d'électricité des entreprises en 2022

Le plein d'énergie de l'inflation

Le taux d'inflation a bel et bien signé son retour en force en 2021. Les prix à la consommation ont progressé, en moyenne, sur l'année, d'1,6 %, selon l'Insee. C'est 1,1 point de plus qu'en 2020, et un plus haut depuis le dernier pic de 2018. Cette hausse provient, en particulier, de l'énergie (+10,5 %, et même +13,5 % pour les produits pétroliers), mais aussi des services (+1,2 %, avec une poussée à +3,8 % pour les transports et +2,9 % pour les communications) et des produits manufacturés (+0,3 %). A noter qu'en décembre, l'inflation, sur un an, était plus élevée que cette moyenne 2021, puisqu'elle atteignait +2,8 %, a confirmé l'institut statistique, dans une publication séparée.

La fièvre entrepreneuriale de la France

Moins de mortalité, plus de naissances. La démographie des entreprises n'en finit plus de surprendre. Non seulement les défaillances sont tombées au plus bas l'an dernier, mais, en plus, les créations ont atteint leur plus haut niveau historique, assure l'Insee : près d'un million de structures ont vu le jour en 2021.

Protocole sanitaire : l'amende revue à la baisse

La note sera (un peu) moins salée. Les employeurs qui ne respecteraient pas le protocole sanitaire devront, finalement, s'acquitter d'une sanction administrative de 500 euros maximum par salarié, au lieu des 1 000 € initialement prévus, a annoncé la ministre du Travail, ce matin, sur France 2. Le plafond maximal (50 000 € par société), lui, est maintenu. Cette mesure sera réintroduite dans le projet de loi sur le passe vaccinal, après en avoir été supprimée par le Sénat. Elisabeth Borne justifie cette baisse par une volonté de « rassurer les petites entreprises ».

Pharmaceutique : les entreprises tirent les leçons de la crise

Les entreprises du médicament veulent pousser leur avantage. Dans le sillage de la crise du coronavirus et en vue de l'élection présidentielle, leur syndicat professionnel, le Leem, entend bien se faire entendre. Et livre d'ores et déjà ses prescriptions pour remettre en forme l'industrie pharmaceutique française.
A lire : Ce qu'attendent les entreprises du médicament du futur président de la République

13 janvier

📍 La vague des arrêts maladie est bien là

Une épidémie d'absentéisme. Redoutée depuis l'apparition du variant Omicron ultra-contagieux, l'envolée des arrêts de travail est dorénavant confirmée dans les chiffres. Sur les cinq dernières semaines de 2021, l'Assurance maladie en a compté 1 million de plus qu'à la même époque en 2020, selon son directeur général Thomas Fatôme, cité par Libération. Sur les 3,4 millions d'arrêts recensés au total (un niveau proche de celui atteint lors du premier confinement), la moitié est attribuée au Covid-19. Pis, « la tendance se confirme en ce début d’année », alors même que les règles d'isolement ont été assouplies depuis. Jusqu'à présent, le gouvernement et plusieurs organisations professionnelles ont assuré que ces absences en série n'entraînaient quasiment aucune perturbation de l'activité économique.

Restrictions assouplies sur les voyages transmanche

Le gouvernement relâche un peu la bride sur les déplacements entre la France et le Royaume-Uni. A partir de demain, les voyageurs vaccinés seront dispensés de plusieurs des obligations instauréées en décembre (motifs impérieux, quarantaine obligatoire et enregistrement préalable sur une plate-forme numérique). Ceux qui ne sont pas immunisés y restent, en revanche, soumis : leur trajet doit notamment être dûment justifié, dans un sens comme dans l'autre.

L'an 2 de la catastrophe aérienne

Le secteur aérien peine toujours autant à redécoller. En 2021, les avions ont encore accueilli 2 fois moins de personnes qu'en 2019, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), après en avoir déjà perdu 60 % en 2020. Résultat, pour les compagnies : un trou, dans leur chiffre d'affaires, de 324 milliards de dollars (282,6 Md€), qui s'ajoute aux 372 milliards (324,5 Md€) volatilisés l'année précédente. En 2022, cette perte devrait encore osciller entre 186 et 217 milliards (162 à 189 Md€), en raison d'une contraction persistante de la demande, en repli d'un quart à un tiers de son niveau d'avant-crise.

Cybersécurité : la riposte s'organise

Face aux attaques informatiques, vous ne serez bientôt plus seuls. L'Anssi, l'agence nationale de la cybersécurité, est en train de constituer un réseau de "centres régionaux", capables d'épauler les organisations victimes de ces opérations. Pour le moment, sept collectivités ont répondu présent.

Agroalimentaire : coup de pouce aux projets durables

Du beurre dans les épinards pour les projets dédiés à la nourriture durable. La Banque des Territoires lance la deuxième vague de son appel à manifestation d'intérêt en faveur de la "transition alimentaire", doté de 23 millions d'euros. Clôture des candidatures le 25 mars. Les neuf premiers lauréats viennent d'être désignés (dont 3 dans le Grand Est et 2 en Occitanie). A la clé pour eux, un soutien en ingénierie et une enveloppe d'au moins 200 000 euros en fonds propres ou quasi-fonds propres.

Emploi (1) : le casse-tête des recrutements

Avec la reprise économique, elles sont revenues hanter les entreprises. Les difficultés de recrutement concernaient encore 52 % d'entre elles en décembre, selon la Banque de France, dans sa dernière note de conjoncture. Ces tensions ne sont pas nouvelles dans l'Hexagone, mais sont-elles pour autant une fatalité ? Nous avons voulu en avoir le coeur net.
A lire : Difficultés de recrutement des entreprises : comment s'en sortir ?

Emploi (2) : une pénurie peut en cacher une autre

Une double pénurie synonyme de double peine pour les employeurs vendéens. Dans un département qui flirte avec le plein-emploi, non seulement ils manquent de bras pour leurs entreprises. Mais, en plus, quand ils en trouvent, il manque de toits pour les loger. De quoi rendre les recrutements encore plus complexes qu'ils ne le sont déjà, d'autant que la parade n'est pas simple à trouver, comme le montre l'enquête de notre rédaction de Loire-Atlantique - Vendée.
A lire : Face à la pénurie de logements, les chefs d'entreprise vendéens passent à l'action

Ode à l'"autonomie stratégique" de l'Europe

Paris fixe le cap de la présidence française de l'UE en matière économique. Sa priorité sera de développer l'« autonomie stratégique » des Vingt-Sept, a assuré Bruno Le Maire, à l'ouverture d'une conférence européenne sur l'industrie. L'occasion pour lui de fustiger les délocalisations et cette idée, « désormais dépassée », « révoltante » et « à jeter aux oubliettes », que « tout ce qui peut se produire moins cher doit se produire ailleurs. Nous avons compris que la souveraineté avait un prix et qu’il était bon de le payer », a assuré le ministre de l'Economie. Il entend à présent faire avancer l'Europe sur trois chantiers : renforcement des mesures de protection (contre les investissements étrangers «de prédation» et pour la réciprocité dans l'accès aux marchés publics) ; taxe carbone aux frontières ; et "projets importants d’intérêt européen commun" (les PIIEC). Paris espère faire aboutir 4 de ces programmes d'investissement, à savoir ceux sur l'hydrogène (3 Md€ promis par la France), les semi-conducteurs (1,5 Md€), le cloud (300 M€) et la santé (1,5 Md€). Ils s'ajouteraient aux deux existants, sur la nanoélectronique et les batteries électriques. Ce dernier doit soutenir 70 projets européens, à hauteur de 60 Md€ (dont 1,1 Md€ français), selon Bruno Le Maire.

12 janvier

📍 Télétravail : le gouvernement montre les dents

Le ministère du Travail pique une colère contre les employeurs. Sur la foi d'un sondage réalisé la semaine dernière, il accuse les entreprises de ne pas avoir intensifié le passage au distanciel de leurs salariés, comme le leur impose pourtant le nouveau protocole sanitaire. De quoi justifier la création d'une amende, selon l'entourage d'Elisabeth Borne. Voire de ressusciter feu le passe sanitaire au travail ?

L'économie résiste mais s'inquiète

Pour l'instant, l'activité économique tient le choc épidémique. C'est la conclusion que tire en tout cas la Banque de France, dans son dernier point de conjoncture. Un constat général, ponctué quand même de bémols, car l'incertitude s'envole, les services rechutent et les tensions persistent.

Défaillances : le trou d'air continue

On s'attendait à une vague de faillites. On assiste à une traversée du désert. En 2021, la Banque de France a recensé 27 285 défaillances d'entreprises, encore moins qu'en 2020 (-12,7 %) et très loin de 2019, avant la crise du coronavirus (-46,6 %) ! Plus surprenant encore, c'est dans l'hébergement-restauration, l'un des secteurs les plus touchés par les restrictions sanitaires, que le repli est le plus marqué (-38 % sur un an, -61,7 % sur deux). A l'inverse, deux secteurs ont souffert en 2021 : l'agriculture et la pêche (+6 % par rapport à 2020), ainsi que les activités immobilières (+5,3 %). Enfin, toujours au rang des perdants de la crise, les ETI et grandes entreprises ont moins bien résisté à la pandémie : le nombre de leurs défaillances progresse de 12,5 % sur deux ans.

Sport : les aides d'urgence, sans plus

Pas de régime de faveur pour le sport. Comme il l'avait fait avec la culture, vendredi, le gouvernement a reçu les représentants du secteur hier. Sauf que, pour eux, les ministres n'avaient aucune annonce à faire sur une quelconque aide spécifique. Les entreprises concernées sont simplement invitées à utiliser les dispositifs déjà annoncés (chômage partiel, coûts fixes, ainsi que prêts garantis par l'Etat). La réflexion se poursuit toutefois sur d'éventuelles exonérations de cotisations sociales et sur "la réactivation d’un dispositif d’avoirs".

Soldes moroses dans le commerce

C'est parti pour les soldes d'hiver 2022 ! La saison des promotions durera quatre semaines, jusqu'au 8 février, dans la plupart des départements. Une période traditionnellement de forte affluence, ternie, cette année, encore par le contexte sanitaire, auquel s'ajoute le poids des charges sur fond d'inflation. Résultat, selon une enquête de la Fédération nationale de l'habillement auprès de 900 de ses adhérents, 8 commerçants indépendants sur 10 s'inquiètent pour leur pérennité de leur activité en 2022.

Jeudi noir en vue dans les écoles... et les entreprises ?

Les problématiques de garde d'enfants risquent, demain et plus que jamais, de s'inviter en entreprise. Un mouvement de grève contre le protocole sanitaire dans les écoles, lancé par les syndicats d'enseignants, s'annonce très suivi (plus de la moitié des écoles primaires fermées, prédit le SNUipp-FSU). Et ce n'est pas tout : la FCPE, organisation de parents, appelle également, en solidarité, à ne pas envoyer les enfants en classe.

Santé : les ambitions de Virbac

Carros, future capitale mondiale de la santé animale ? Le groupe Virbac veut en tout faire de son usine, située dans cette ville des Alpes-Maritimes, une vitrine internationale pour les produits vétérinaires.
A lire : Virbac veut transformer son site de Carros en un "centre mondial d'excellence"

Se relever d'une attaque informatique, toute une aventure

C'est l'autre épidémie qui frappe les entreprises : les attaques informatiques. Rien qu'en 2020, l'Anssi, agence nationale de cybersécurité, affirmait, par exemple, avoir traité 3,5 fois plus d'affaires de rançongiciel en un an. Si certains piratages défraient parfois la chronique, ils effraient aussi souvent leurs victimes, rares à vouloir prendre la parole après coup. Ce qui rend d'autant plus précieux le témoignage de David Ducourneau, le PDG de Sports Aventure, ciblé l'été dernier.
A lire : Comment Sports Aventure a rebondi après un piratage informatique

11 janvier

📍 Levées de fonds : la journée qui valait 1 milliard

Début d'année en fanfare pour les start-up. Après le gestionnaire de paye et de RH Payfit (254 millions d'euros amassés, il y a cinq jours), la fintech Qonto a bouclé une levée de fonds de 486 M€ aujourd'hui. De quoi revendiquer le titre de "scale-up française avec la plus importante valorisation" (4,4 milliards d'euros)... mais c'était sans compter sur BackMarket : le spécialiste des produits reconditionnés a annoncé, quelques heures plus tard, atteindre 5,1 milliards, à la faveur d'une nouvelle collecte de 450 millions d'euros ! Plus modeste, le rochelais Sellsy, éditeur de logiciels CRM, a bouclé un tour de table de 55 M€. Enfin, le groupe Oryx (derrière la marque Proprietes-privees.com) vient, lui, de signer l'une des levées les plus importantes de l'écosystème nantais.
A lire : Le réseau de mandataires immobiliers Proprietes-privees.com boucle une levée de fonds de 100 millions d'euros

Inflation : les carburants s'enflamment

Les compteurs s'affolent aussi à la pompe - et comme jamais dans l'histoire récente. Tous les records sont tombés la semaine dernière, selon les relevés effectués par le ministère de la Transition écologique. Au palmarès du 7 janvier, le prix au litre a ainsi atteint un sommet pour le GNR (1,0834 euro sur la semaine), le gazole (1,5883 €, du jamais-vu depuis 1985, date la plus ancienne de ces statistiques), le sans plomb 95 (1,6823 €, +1,5 centime par rapport au précédent pic d'avril 2012) et le SP98 (1,7451 €). Tous ces chiffres sont supérieurs à ceux de l'automne dernier. La flambée des carburants avait alors poussé le gouvernement à créer une "indemnité inflation", laquelle commence à peine à être versée depuis fin décembre.

Début d'année à hauts risques pour le commerce...

Les restrictions sanitaires commencent à faire des victimes collatérales. Premier exemple avec les chaînes de magasins. Restées ouvertes en fin d'année dernière, contrairement à 2020, elles disent à présent souffrir du télétravail obligatoire. Il a vidé les magasins, selon l'organisation professionnelle Procos. De quoi compliquer un peu plus le redressement de l'activité du commerce, d'autant qu'il est resté mitigé, en 2021, et pourrait être menacé, en 2022, par la hausse programmée des loyers.

... et double peine pour l'hébergement-restauration

Deuxième illustration de ces activités, laissées ouvertes, mais quand même freinées par les mesures sanitaires : l'hôtellerie-restauration. Quatre organisations professionnelles ont rendu publiques deux enquêtes, visant à mettre en lumière l'impact négatif des annonces gouvernementales sur leur activité. L'occasion pour elles, en amont d'un nouveau rendez-vous, ce matin, à Bercy, de réitérer leur appel à un renforcement des aides d'urgence, pourtant écarté, hier, par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Le dernier budget du quinquennat en pratique

A l'époque de sa présentation, elle était pleine de trous. Désormais dûment adoptée par le Parlement et promulguée in extremis avant la nouvelle année, la loi de finances 2022 intègre bel et bien le plan d'investissement France 2030, réévalué, au passage, à 34 milliards d'euros. Mais elle prévoit aussi une ribambelle de mesures plus modestes à destination des entreprises. Ca valait bien un petit récapitulatif !
A lire : Ce que change la loi de finances 2022 pour les entreprises

La croissance mondiale sous la menace

L'économie menace de s'enrhumer en 2022. Le PIB de la planète devrait s'accroître de 4,1 % cette année, selon la Banque mondiale, soit 0,2 point de moins qu'espéré en juin dernier. La zone euro parviendrait à faire à peine mieux (+4,2 %), là encore un chiffre revu à la baisse de 0,2 point, après une année 2021 toutefois plus solide que prévu (+5,2 %, +1 point). Mais pour 2022, l'institution ne cache pas ses inquiétudes, et incertitudes, entre "propagation de variants de la Covid-19", "goulets d’étranglement persistants dans les chaînes d’approvisionnement et pressions inflationnistes", endettement et inégalités.

10 janvier

📍 Aides d'urgence : de la patience avant toute chose...

Les patrons de l'hôtellerie-restauration et de l'événementiel priés de patienter avant de se plaindre. Le ministre de l'Economie ne s'est pas montré pressé de répondre à leur récente alerte sur le ralentissement de leur activité, dû aux dernières restrictions : « Je suis comptable de l'argent des Français, donc j'apporte les protections nécessaires (...) mais ma responsabilité est de le faire sur la base de chiffres précis, pour distribuer l'argent à ceux qui en ont réellement besoin », a tranché Bruno Le Maire, ce matin, sur LCI. Il renvoie donc à la fin du mois de janvier pour juger sur pièces de la situation économique de ces professionnels. Mais le ministre reconnaît aussi se tenir prêt à « déclencher, le moment venu », un dispositif d'exonérations de charges.

... et des rustines en attendant

Officiellement, il n'est donc pas question de rouvrir le robinet des aides trop vite. Dans les faits, pourtant, plusieurs mécanismes nouveaux sont apparus récemment au Journal officiel. Des dispositifs appelés, pour l'un, à colmater les brèches du "quoi qu'il en coûte", pour l'autre, à pallier son débranchement au moment où les restrictions sanitaires font leur retour.

Omicron : jusqu'ici tout va bien ?

La désorganisation ? Quelle désorganisation ? Pour l'instant, personne ne semble entrevoir les fameuses perturbations de la vie économique, redoutées, fin décembre, par le Conseil scientifique sur le Covid-19, du fait de l'extrême contagiosité du variant Omicron. « Il n'y a pas de risque de paralysie », a balayé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce matin, sur LCI, même s'il reconnaît « des difficultés dans un certain nombre de secteurs », dont la restauration. Même tonalité pour son collègue de l'Agriculture. « Pas d’inquiétude à avoir : notre chaîne alimentaire tient », a assuré Julien Denormandie, sur Twitter, à l'issue d'une réunion avec tous ses acteurs. Ce soir, sur BFM Business, il reconnaît toutefois un « absentéisme supérieur à ce qu'il était il y a quelques mois ». Malgré tout, les organisations professionnelles, comme la Fédération du commerce et de la distribution ou celle des transporteurs routiers, ont affiché la même sérénité que le ministre et que le Medef, jeudi. Situation plus compliquée, en revanche, à la SNCF, où 10 % des TGV et 20 % des Intercités vont être supprimés, à partir d'aujourd'hui.

Une semaine pour faire adopter le passe vaccinal

Deuxième étape pour le projet de loi sur le passe vaccinal. Le texte arrive aujourd'hui au Sénat. Malgré le retard pris, la semaine dernière, à l'Assemblée nationale, le gouvernement vise toujours une mise en oeuvre de ses mesures dès samedi ou, « au plus tard, dans les premiers jours de la semaine du 17 janvier », a nuancé son porte-parole, Gabriel Attal, hier, sur BFMTV. Avec ce passe, l'accès des bars, restaurants, enceintes sportives, lieux culturels, etc. sera limité aux seules personnes vaccinées contre le Covid-19.

Pharmaceutique : 16 pionniers sur les biothérapies

Ils sont en pole position pour profiter de la nouvelle politique de soutien aux biomédicaments. Seize projets innovants vont bénéficier d'un premier appui de l'Etat, dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt lancé, l'an dernier. Cet AMI a servi justement à préparer la stratégie nationale à 800 millions d'euros sur les biothérapies, dévoilée vendredi. Près de la moitié des lauréats sont en Ile-de-France, mais l'Auvergne Rhône-Alpes en compte tout de même trois (dont un porté par la biotech Maat Pharma, l'autre par le groupe BioMérieux), les Pays de la Loire et l'Occitanie deux chacun.

Industrie : le phénix de Luxfer

L'usine Luxfer, à l'arrêt depuis 2019, va-t-elle renaître de ses cendres dans le Puy-de-Dôme ? Tout près de là, un nouveau projet industriel, porté par le landais Europlasma, avec le soutien de l'Etat et la Région, vient en tout cas de voir le jour. De quoi rallumer l'espoir de pouvoir préserver les compétences des 136 ex-salariés Luxfer, derniers à avoir produit des bouteilles de gaz haute pression sur le sol européen (hors Royaume-Uni). Un contenant précieux, en période de crise sanitaire, pour stocker l'oxygène utilisé dans les hôpitaux.
A lire : Europlasma reprend l'activité stratégique de Luxfer

7 janvier

📍 Pharmaceutique : la France veut jouer les premiers rôles

Une ordonnance à 800 millions d'euros pour remettre sur pied l'innovation pharmaceutique, dans le domaine des biothérapies. Si le montant de l'enveloppe était connue depuis juin, le gouvernement n'en a livré le contenu précis qu'aujourd'hui. Objectif affiché : "faire de la France un leader mondial" en matière de biomédicaments.
A lire : Comment l'État compte remettre l'industrie pharmaceutique dans la course aux biothérapies

Culture : des aides d'urgence réactivées

Coucou, les revoiloù ! Plusieurs dispositifs propres au secteur culturel vont être rouverts, du fait de la cinquième vague de Covid-19, a annoncé hier soir le gouvernement. Il en va ainsi de l'"accès dérogatoire" au chômage partiel pour les intermittents du spectacle et leurs employeurs. Déclenché pour la troisième fois depuis le début de la crise sanitaire, ce mécanisme permet d'indemniser les contrats prévus ou promis sur la période du 27 décembre au 31 janvier, en cas de représentations annulées. Des aides sectorielles pour le cinéma, la musique et le théâtre vont également être remises au goût du jour, respectivement par le CNC, le CNM et l'ASTP. Enfin, les entreprises culturelles peuvent bénéficier des mesures plus générales annoncées ces derniers jours, sur l'aide aux coûts fixes, l'activité partielle et l'aménagement des prêts garantis par l'Etat.

Quand les ZFE étouffent la logistique urbaine

Les ZFE, nouveau cauchemar des acteurs du transport ? Sous cet acronyme un peu barbare se cachent les "zones à faibles émissions", périmètres où la circulation est strictement encadrée et limitée aux véhicules les moins polluants. Ces ZFE existent aujourd'hui dans 11 agglomérations françaises. Strasbourg est l'une d'entre elles. Et cette innovation environnementale ne va pas sans causer quelques soucis aux entreprises locales. Notre rédaction alsacienne vous explique pourquoi.
A lire : La Zone à faibles émissions de Strasbourg inquiète industriels et transporteurs

La production industrielle à la peine

L'industrie fait le yoyo. Après son rebond d'octobre, la production y est encore repartie à la baisse, que ce soit dans l'ensemble du secteur (-0,4 %) ou dans sa partie manufacturière (-0,6 %), indique l'Insee. Fait notable, l'automobile a nettement accéléré (+10,5 %), au contraire des autres matériels de transport, qui ont lourdement rechuté (-13,1 %). Par rapport à l'avant-crise du coronavirus, l'industrie stagne à 95 % de son niveau de février 2020. Seules quatre activités font mieux qu'à l'époque : les équipements électriques (+3,5 %), l'agroalimentaire (+2,2 %), le textile-habillement (+1,2 %) et les énergies (+0,7 %).

Le déficit commercial à la dérive

Catastrophe en vue pour le solde commercial de la France en 2021. En novembre, le déficit a battu des records historiques, selon les douanes, et ce, quelle que soit la période considérée. Il atteint ainsi -9,7 milliards d'euros sur le mois, -9 Md€ sur un trimestre et -77,6 Md€ sur un an. En cause un pic encore jamais vu des importations (53,7 Md€, +5,3 % en un mois), dopées "en très grande partie par la hausse des prix des matières premières, notamment énergétiques, et des produits industriels". Mais cette envolée est aussi aggravée par une situation "inhabituelle" : l'achat d'électricité à l'étranger, faute de production nationale suffisante, au moment même où les tarifs s'envolaient... Comme souvent l'an dernier, les exportations, elles, ont progressé moins vite (44 Md€, +1,6 %), même si elles retrouvent désormais un niveau similaire à ceux de 2019.

L'inflation européenne au sommet

Toujours plus haut. En décembre, l'inflation de la zone euro a atteint 5 % sur un an, selon une première estimation d'Eurostat. Une première en un quart de siècle, c'est-à-dire, en fait, depuis que cet indicateur existe ! Le précédent record datait seulement de novembre. Dans le détail, la flambée des prix de l'énergie se calme un peu (+26 %, en baisse d'1,5 point en un mois), quand ceux de l'alimentation s'excitent nettement (+3,2 %, +1 point). La France enregistre toutefois le 4e taux le plus faible des 19 pays recensés (3,4 %, plus élevé que le chiffre de l'Insee, en raison d'un mode de calcul différent).

6 janvier

📍 L'Etat veut plus d'ETI

Le gouvernement reprend son bâton de pèlerin au sujet des ETI. Pour faire grandir ces entreprises de taille intermédiaire et faire grossir leurs rangs, il vient de réactiver son plan "ETI nation". Une stratégie lancée en janvier 2020, juste avant que la pandémie de Covid-19 ne vienne bousculer l'agenda de l'exécutif et rebattre les cartes de sa politique économique.
A lire : Le gouvernement poursuit sa stratégie d'"ETI Nation"

Triple menace sur les TPE-PME en 2022

Les TPE-PME ne sont pas encore tout à fait tirées d'affaire. Malgré une activité plus solide que prévu et une trésorerie plutôt rassurante, l'horizon du retour à la normale ne cesse de s'éloigner pour elles, selon une enquête semestrielle de Bpifrance Le Lab. C'est que de nouveaux défis ont surgi, ces derniers mois, comme autant d'obstacles sur la route de leur redressement. L'étude en identifie trois en particulier. A commencer par les difficultés d'approvisionnement.

L'industrie aérospatiale parée à redécoller

Pour l'aéronautique en revanche, la crise du coronavirus appartient au passé. C'est en tout cas le discours résolument optimiste porté par le Gifas aujourd'hui. Les 410 entreprises du Groupement des industriels de l'aérospatiale envisagent de réembaucher 10 000 à 15 000 personnes en 2022, après en avoir perdu quasiment autant sur les 18 premiers mois de la pandémie de Covid-19. De l'histoire ancienne, assure Guillaume Faury. Le président du Gifas et PDG d'Airbus s'attend dorénavant à vivre une « année de conquête ». L'enjeu désormais, pour cette filière très éprouvée par la crise : « réussir les montées en cadences » et accélérer sur sur ses nouveaux programmes industriels, autour de l'avion bas carbone notamment.

L'hôtellerie-restauration asphyxiée par les restrictions

Changement d'ambiance et soupe à la grimace dans l'hébergement-restauration. Si le gouvernement met un point d'honneur à ne pas refermer ces établissements à cause du Covid-19, l'accumulation des restrictions sanitaires n'en finit pas de peser sur leur activité. Selon le GNI, 8 sur 10 subissent une baisse d'au moins 30 % de leur chiffre d'affaires depuis lundi ! La situation serait pire encore dans les hôtels et chez les traiteurs (perte d'activité supérieure à 80 % pour les trois quarts d'entre eux). Pour Didier Chenet, le président de cette organisation patronale, interrogé sur RTL, cette situation est due, pêle-mêle, à l'interdiction de consommer debout, aux jauges dans l'événementiel et au télétravail obligatoire, qui prive les restaurants de leur clientèle professionnelle. Sans oublier les annulations en cascade, depuis décembre, du fait de l'interdiction des moments festifs et conviviaux en entreprise ou dans les collectivités.

Loisirs : les protocoles sanitaires s'adaptent

Remise à jour générale pour les protocoles sanitaires sectoriels. Après celui des hôtels, bars et restaurants, le gouvernement vient de publier ceux des parcs de loisirs et des fêtes foraines. L'occasion de revenir sur l'application des nouvelles jauges : elles doivent bien s'apprécier bien "au niveau des équipements", et non du site dans son ensemble.

RH : les entreprises tiennent bon face à la vague Omicron

Pas de perturbations en vue dans les entreprises. Le patron du Medef a minimisé l'alerte, lancée avant les Fêtes par le Conseil scientifique sur le Covid-19, à propos des risques que ferait courir le nouveau variant Omicron, plus contagieux, sur l'organisation socio-économique du pays. « Pour le moment, il n'y a pas d'augmentation massive de l'absentéisme, donc il n'y pas de désorganisation », a jugé Geoffroy Roux de Bézieux, sur France Inter. Il reconnaît toutefois « quelques frémissements dans les transports ». En début de semaine, le ministre Jean-Baptiste Djebbari avait évoqué 7 à 15 % d'absences dans le secteur. Ce risque de vacance des postes, dû à la maladie, aux quarantaines ou à la garde d'enfants, est surveillé de près par le gouvernement. Une réunion de suivi s'est tenue, ce matin, à Matignon, sur le sujet, la deuxième en trois jours.

Logement : toujours plus d'argent pour la rénovation

Les chantiers de rénovation thermique devraient continuer à se multiplier pour les entreprises du bâtiment. Déjà choyés par le plan de relance, ces travaux vont profiter, en sus, de l'enveloppe débloquée aujourd'hui par la Banque européenne d'investissement. La BEI injecte 1 milliard d'euros pour financer la rénovation de 70 000 logements sociaux en France. Cette somme sera distribuée par la Banque des territoires, sous forme de prêts à taux fixe à tous les opérateurs du parc "sans distinction".

5 janvier

📍 Etat d'urgence sanitaire et question de vocabulaire

Pas de nouvelles restrictions anti-coronavirus en France... sauf pour l'Outre-mer. A l'issue du premier Conseil de défense de l'année dédié au Covid-19, le gouvernement a décidé de décréter à nouveau l'état d'urgence sanitaire dans 5 territoires supplémentaires (Guadeloupe, Guyane, Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthelemy). Ils rejoignent ainsi La Réunion et la Martinique, où ce régime d'exception avait été réinstauré, pour l'une, le 28 décembre, et prolongé, pour l'autre, au-delà du 31. Partout ailleurs, « le danger est encore loin d'être écarté », a prévenu le porte-parole du gouvernement. Et Gabriel Attal a enrichi son lexique de nouvelles images pour décrire la situation sanitaire : il a évoqué les « niveaux stratosphériques » atteints par l'épidémie dans certaines régions (Ile-de-France et Corse) et la « hausse supersonique des contaminations ». Pour autant, une règle va être assouplie : de nouveaux "motifs impérieux", notamment d'ordre professionnel, vont être ajoutés à la liste de ceux exigés aux voyageurs en provenance du Royaume-Uni. Mais Gabriel Attal a surtout dû s'expliquer sur les mots peu amènes d'Emmanuel Macron dans Le Parisien : « Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder (sic) », a lancé le chef de l'Etat, interviewé par des lecteurs du quotidien.

La confiance exubérante des ménages et des investisseurs

Il en va du moral des Français, comme des cours de Bourse en ce moment. Malgré la crise épidémique en cours, ils se portent comme des charmes. En décembre, la confiance des ménages a rebondit de 2 points, selon l'Insee, pour revenir quasiment au même niveau qu'en septembre... à une époque où il n'était question ni de cinquième vague, ni de variant Omicron. De son côté, le CAC40 enchaîne les records depuis lundi, avec, aujourd'hui encore, un nouveau pic historique en séance (7 384 points), comme à la clôture (7 376).

PGE : la sérénité tranquille des banques

Pas de panique, tout va bien se passer. C'est, en somme, le message de Nicolas Théry, le président de la Fédération bancaire française, au sujet des PGE. Pour lui, le remboursement des prêts garantis par l'Etat ne devrait pas causer de souci dans 8 entreprises sur 10. A l'heure actuelle, seules « 3 à 4 % d'entre elles, soit 25 000 à 30 000 sociétés, ont, compte tenu des circonstances, des difficultés particulières », a-t-il estimé, hier soir, sur France Info, à la suite des annonces du ministère de l'Economie sur la possibilité d'aménager le calendrier du dispositif. Secteurs les plus à même de recourir à ces facilités, selon lui : l'événementiel, le tourisme, les voyages scolaires ou les salles de sport. Et pour relativiser encore un peu plus les craintes de défaillances, Nicolas Théry rappelle que « l'échéancier du PGE, c'est un peu plus d'un jour et demi de chiffre d'affaires par mois à partir d'avril prochain, donc au maximum trois mois de CA », sur toute la durée de l'emprunt.

Le chômage partiel en pause

Reflux suspendu pour l'activité partielle. En novembre, soit au moment où la cinquième vague épidémique de Covid-19 commençait à se lever, le recours à ce dispositif est resté plutôt stable, d'après la Dares (ministère du Travail). Le nombre d'heures indemnisées pourrait même repartir à la hausse, selon ces premières estimations.

Défense : les exportations en plein boom

L'industrie française de l'armement peut se frotter les mains. Elle vient de signer une année 2021 historique, avec 28 milliards d'euros d'exportations françaises, selon un décompte de La Tribune. Soit un bond vertigineux de 471 % en un an et 1,6 fois plus que le précédent pic, réalisé en 2015 (16,9 Md€). Ce chiffre est le résultat, entre autres, des nombreuses ventes enregistrées par Dassault Aviation pour son Rafale l'année dernière, dont une commande XXL des Emirats arabes unis, après l'Egypte, ou encore par Airbus Helicopters, auprès de l'Arabie saoudite et l'Espagne. De quoi faire (un peu) oublier le revers monumental subi par Naval Group en septembre, après la rupture par l'Australie du "contrat du siècle".

Technologies : retrouvailles en comité restreint à Las Vegas

Le Consumer Electronic Show (CES) envers et contre tout. Malgré le contexte pandémique, la grand-messe de l'électronique et de la tech ouvre ses portes au public à partir d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi, à Las Vegas (Etats-Unis). Une édition raccourcie et hybride, après la version 100 % numérique de 2020. Seuls 2 200 exposants sont attendus sur place, deux fois moins qu'il y a deux ans. Côté français, la délégation devait être constituée de plus de 140 entreprises, selon Business France (dont 30 d'Auvergne Rhône-Alpes, 19 de la Région Sud, mais aussi 7 lorrains et 2 alsaciens). Mais certaines ont fait défection, en raison du contexte sanitaire, à commencer par le groupe La Poste. Il n'est pas le seul : plusieurs géants ont préféré annuler leur voyage, à l'image de Google, Amazon, Microsoft, Intel ou encore Panasonic.
A lire : Zoom sur 10 pépites d'Auvergne Rhône-Alpes parties s'exposer à Las Vegas

4 janvier

📍 Prêts garantis par l'Etat : Bercy lâche du lest

Une fois de plus, le Covid-19 a fait céder l'exécutif. Totalement exclu jusqu'ici, l'allongement de la durée de remboursement des PGE et la prolongation du différé d'amortissement deviendront réalité dans les prochaines semaines. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est résolu, aujourd'hui, à exaucer ce voeu du patronat. Mais que les entreprises qui ont contracté un prêt garanti par l'Etat ne se réjouissent pas trop vite : ce double geste devrait se limiter à une infime minorité d'entre elles.
A lire : Les prêts garantis par l'État pourront être remboursés plus tard ou sur une plus longue période

Télétravail : l'esprit plutôt que la lettre

Dans cette crise sanitaire, la vérité d'un jour n'est décidément pas celle du lendemain. Deuxième exemple avec le télétravail. On pensait que l'obligation de passer au distanciel s'appliquait à tous "les postes qui le permettent", selon la formule consacrée dans le dernier protocole sanitaire. On avait mal compris. Sur France Info, ce matin, Elisabeth Borne a livré sa propre interprétation de la règle : « Je dirai à l'inspection du travail de faire preuve de pragmatisme [dans ses contrôles] et d'entendre que, dans certaines entreprises, des salariés [fassent] moins (de 3 jours par semaine, NDLR) et d'autres plus. L'objectif, à la fin, c'est de faire baisser la présence sur site », a expliqué la ministre du Travail. Cette logique de calcul d'une moyenne sur l'ensemble de l'effectif, évoquée pendant les Fêtes, avait pourtant été abandonnée dans le protocole publié le 30 décembre.

Et un protocole de plus à digérer

Vous aimez les protocoles sanitaires ? Ca tombe bien : celui des hôtels, bars, restaurants et services de traiteurs vient, lui aussi, de faire peau neuve. Cette nouvelle version intègre notamment l'interdiction de la consommation debout dans ces établissements.

L'inflation sur un plateau haut...

En forte hausse depuis juillet, les prix à la consommation marquent enfin le pas. En décembre, ils progressent, certes, de 0,2 % sur un mois. Mais, sur un an, ils se stabilisent à +2,8 %, au même niveau qu'en novembre, selon une première estimation de l'Insee. Dans le détail, l'inflation reste vive dans l'énergie, même si elle tend à se calmer (+18,6 %, en baisse de 3 points par rapport au mois précédent). Elle progresse, en revanche, dans l'alimentation (+1,4 %, soit un gain de 0,9 point) et les produits manufacturés (+1,2 %, en augmentation de 0,4 point).

... les salaires dans son sillage ?

L'envolée actuelle des prix peut-elle se répercuter sur les salaires ? En ce début d'année, marqué par une nouvelle hausse du Smic (la deuxième en trois mois), la pression risque en tout cas de monter sur les entreprises, pour qu'elles adaptent les rémunérations à l'inflation.
A lire : Pourquoi les entreprises pourraient être contraintes d'augmenter les salaires en 2022

L'automobile n'avance plus

Le marché automobile français reste coincé dans l'ornière du Covid-19. Pour la deuxième année consécutive, les ventes de voitures neuves ont perdu un quart de leur volume par rapport à l'avant-crise, selon les derniers chiffres de la filière. Et décembre n'aura pas permis de redresser la barre, avec un recul des immatriculations de 15,1 % sur un an, mais -21,1 % par rapport à 2019.

Industrie : Caddie dans une course contre la montre

Cette fois, les jours de Caddie sont officiellement comptés. Après la cessation de paiement, c'est le redressement judiciaire de l'industriel alsacien qui a été prononcé aujourd'hui. Le tribunal de commerce donne moins de deux mois à l'entreprise pour se trouver un repreneur.
A lire : Le fabricant de chariots Caddie placé en redressement judiciaire

3 janvier 2022

📍 Nouvelle année, nouvelles règles : le télétravail obligatoire...

On prend la même pandémie, et on recommence... mais avec de nouvelles règles. Dès aujourd'hui entrent en vigueur les mesures anti-coronavirus, annoncées en plein milieu des Fêtes par le gouvernement. Les entreprises sont ainsi censées suivre, dès à présent, le protocole sanitaire actualisé, publié jeudi. Il transforme notamment en obligation ce qui n'était jusqu'ici qu'une recommandation : le passage au télétravail, à raison de 3 ou 4 jours par semaine. Mesure applicable au moins jusqu'au 23 janvier. Comme en décembre, l'inspection du travail sera mobilisée pour vérifier le respect de la consigne, avec un objectif maintenu de 5 000 contrôles par mois dans les entreprises. Et gare aux réfractaires : le futur projet de loi sur le passe vaccinal, examiné à partir d'aujourd'hui au Parlement, prévoit de frapper les entreprises au porte-monnaie, si elles se soustraient à cette mesure, entre autres.
A lire : Les employeurs bientôt sanctionnés pour non-respect du protocole sanitaire

... les contraintes démultipliées dans les ERP...

Les restrictions sanitaires version 2022 ne s'arrêtent pas au télétravail. Des contraintes particulières visent aussi les établissements recevant du public (ERP), et ce jusqu'au 23 janvier inclus. Premières concernées, les discothèques : leur date de réouverture est repoussée du 7 au 24 janvier. Sur les trois prochaines semaines, la danse reste également bannie dans les bars et restaurants. Ces derniers ne sont, par ailleurs, autorisés à recevoir leurs clients qu'en places assises. Même exigence dans les enceintes sportives, salles de spectacles ou de réunions, chapiteaux, établissements de plein air, etc. Eux se voient imposer, en sus, des jauges, fixées à 2 000 personnes (en intérieur) ou 5 000 (en extérieur). La vente et la consommation de boissons ou d'aliments dans ces lieux, comme dans les transports publics, est également prohibée (sauf dans les espaces clairement dédiés à une activité de restauration). Les parcs zoologiques et d'attractions ne sont concernés par ces limitations que pour leurs spectacles ou projections, quand le public est "non-circulant", précise encore le décret du 1er janvier qui reprend toutes les annonces, formulées le 27 décembre, par le Premier ministre Jean Castex.

... et une doctrine sanitaire adaptée à Omicron

Des règles sanitaires, vous en voulez encore ? Face à la contagiosité élevée du variant Omicron, le gouvernement a complété ses annonces du 27 décembre par d'autres modifications de sa doctrine de lutte contre l'épidémie. Le masque devient ainsi obligatoire dès l'âge de 6 ans (au lieu de 11) dans les lieux publics (transports, salles de sport, marchés couverts, restaurants hors repas, etc.). Mise à jour également des conditions de quarantaine, dévoilée hier et applicable dès aujourd'hui. Ainsi, les malades du Covid-19 complètement vaccinés doivent désormais s'isoler 7 jours (voire 5, sous conditions). Une durée étendue à 10 jours (voire 7) pour les autres personnes. Quant aux cas contact, la quarantaine disparaît, s'ils sont immunisés. Sinon, elle passe à 7 jours. Ces derniers ajustements sont justifiés moins pour des raisons médicales qu'économiques : l'explosion des contaminations au Covid-19 risque de provoquer une "désorganisation de la société", avait mis en garde le Conseil scientifique dédié à l'épidémie, le 23 décembre dernier.

Nouvelle année, anciennes aides

C'est désormais une habitude : qui dit restrictions, dit compensations. A l'issue d'une réunion avec les secteurs fragilisés par la cinquième vague épidémique, le ministère de l'Economie a annoncé, aujourd'hui, une nouvelle adaptation de ses aides d'urgence aux entreprises. Il s'agit, pour l'essentiel, d'élargir celles qui avaient été rouvertes, en décembre, aux discothèques et à quelques activités ciblées, dont l'événementiel et le tourisme.
A lire : Les aides aux entreprises les plus touchées par le Covid-19 vont être renforcées

Pendant ce temps-là, la  Bourse reste de marbre

Les restrictions sanitaires pleuvent, le variant Omicron pullule mais la Bourse s'en moque. Pour sa première journée de l'année, le CAC40 a signé un double record historique, l'un en séance (au-dessus des 7 245 points), l'autre à la clôture (7 217).

Industrie : Caddie déraille

Le Covid-19 va-t-il avoir raison du fabricant de chariots Caddie ? Déjà fragile, l'entreprise alsacienne vient en tout cas de se déclarer en cessation de paiement.

22 décembre

📍 Le télétravail sur le retour

Le télétravail revient sur le devant de la scène. Après sa tentative, pour l'instant infructueuse, de généraliser le passe sanitaire en entreprise, le gouvernement revient à la charge sur le distanciel. Pour l'instant, toujours pas d'obligation, mais une recommandation poussée d'un cran.
A lire : Le gouvernement préconise désormais 3 à 4 jours de télétravail par semaine

Passe sanitaire : incertitudes sur sa généralisation...

Sorti par la petite porte, il pourrait revenir par la fenêtre. Hier soir, le gouvernement a indiqué que le passe sanitaire obligatoire en entreprise ne figurerait pas dans son projet de loi. Oui, mais la patate chaude est en fait renvoyée aux députés et sénateurs. C'est ce qu'a confirmé le ministre de la Santé, ce matin, sur BFMTV, dans une formule pour le moins alambiquée : « Si la majorité des parlementaires, quelle qu'elle soit, décidait, dans sa grande sagesse, qu'il fallait étendre le passe au travail, et si on considérait que c'est conforme au droit, dans ce cas là, je pense qu'on pourrait être amené à l'accompagner », a louvoyé Olivier Véran, pour éviter de dire clairement que le gouvernement soutiendrait une telle initiative. De quoi refroidir quelque peu les entreprises. Hier, la porte-parole du Medef Dominique Carlac'h, sur la même chaîne, se disait « soulagée » de l'apparent abandon de la mesure et ravie que le patronat ait « été entendu ». Son bonheur aura été de courte durée.
A lire : Il n'y aura pas de passe sanitaire en entreprise dans le projet de loi du gouvernement

... fermeté sur les contrôles dans les lieux publics

A défaut d'étendre le passe sanitaire dans les entreprises, il faut mieux l'appliquer dans les établissements où il existe déjà. C'est l'autre cheval de bataille du moment pour le gouvernement. Les préfets ont été appelés à frapper fort dès à présent. Et, demain, les patrons concernés pourraient être contraints de faire ce qu'ils avaient refusé l'été dernier : vérifier l'identité de leurs clients.

Les discothèques encore vaincues

Encore raté. Seules entreprises fermées du fait de l'épidémie, les discothèques resteront rideau baissé jusqu'à l'année prochaine : leur recours devant le Conseil d'Etat a été rejeté aujourd'hui, au nom des impératifs sanitaires du moment. A l'origine de la procédure, le SNDLL, leur syndicat national, fustige une "dramaturgie bien commode" autour de l'aggravation de la situation épidémique et "la malhonnêteté intellectuelle qui nous a condamnés, en ignorant les autres coupables" de la propagation du coronavirus. En théorie, les boîtes de nuit doivent rouvrir le 7 janvier.

Inflation : l'industrie assommée...

Les records tombent encore. En novembre, les prix de production dans l'industrie ont continué à s'emballer (+3 % en un mois, 7e hausse consécutive), après +2,8 % en octobre (chiffre revu à la hausse de 0,2 point), selon l'Insee. Sur un an, ils bondissent de 16,3 %. Il s'agit des "plus fortes augmentations enregistrées dans les données disponibles depuis janvier 1995", insiste à nouveau l'institut statistique. En cause, les prix de l'énergie, entre autres, qui continuent de peser lourd dans la balance.

... la construction étranglée

L'industrie n'est pas la seule à souffrir de la flambée des prix. Au troisième trimestre, la construction a encaissé, pour sa part, une augmentation de ses coûts de production de 2,3 % en trois mois (+4,2 % en un an), signale l'Insee, dans une autre publication. Une flambée attribuée, en premier lieu aux prix "des matériaux, notamment des produits sidérurgiques, et de l’énergie".

Emploi : déprime des CDD, euphorie des CDI

Coup d'arrêt dans les recrutements. En novembre, les déclarations d'embauche de plus d'un mois (hors intérim) ont baissé de 3,4 % par rapport à octobre, d'après l'Urssaf. Ce repli provient uniquement des CDD longs, en fort recul (-7,5 %), tandis que les CDI (+0,8 %) établissent un nouveau record en 20 ans (415 734 embauches) ! A noter, par ailleurs, que la performance historique du mois d'octobre, tous contrats confondus, a été revue à la hausse de 0,7 point, soit une progression d'1,5 % et un total de 841 280 déclarations enregistrées.

Santé : Sanofi à l'offensive contre le cancer

Il n'y a pas que les groupes nantais qui font main basse sur des entreprises américaines. Après les industriels Armor et, la semaine dernière, Lacroix, c'est au tour de Sanofi de faire ses emplettes outre-Atlantique, avec l'acquisition d'Amunix Pharmaceuticals, une biotech engagée dans la lutte contre le cancer.

21 décembre

📍 Non au passe sanitaire, oui au télétravail

Le ballon d'essai s'est dégonflé aussi vite qu'il est apparu. Le passe sanitaire en entreprise ne devrait pas être retenu par le gouvernement, a indiqué son porte-parole Gabriel Attal, ce soir. L'exécutif en est venu à la conclusion qu'il n'y avait pas de « consensus » sur cette mesure et sur sa « faisabilité opérationnelle », que ce soit chez les partenaires sociaux ou les parlementaires. La discussion reste toutefois ouverte et est laissée entre les mains de l'Assemblée nationale et du Sénat. En revanche, le renforcement du télétravail, lui, ne fait plus de doute, car il est « nettement » partagé par l'ensemble des personnes interrogées par le gouvernement depuis deux jours.
A (re)lire : Le passe sanitaire en entreprise apporte plus de questions que de réponses

Le tempo s'accélère sur les restrictions sanitaires

En attendant d'en savoir plus sur le passe sanitaire au travail, on y voit déjà plus clair sur le calendrier. Le projet de loi sur la création d'un passe vaccinal sera présenté dès ce lundi (plutôt que le 5 janvier), lors d'un conseil des ministres extraordinaire. L'objectif est de le faire adopter au Parlement dans la première quinzaine de janvier, a expliqué le porte-parole du gouvernement. Face au variant Omicron notamment, « il n'y a pas une seconde à perdre, (...) les prévisions sont inquiétantes, nous entrons dans une zone de turbulences, mais nous avons les armes pour nous battre », a assuré Gabriel Attal... Le matin même, sur France 2, il admettait toutefois qu'« évidemment, on pourra aller au-delà » des mesures déjà annoncées, en cas de « reprise très forte » de l'épidémie.

Les aides d'urgence confirmées, sans plus

Service minimum sur les aides d'urgence. Le ministère de l'Economie a confirmé, ce matin, les deux outils remis à la disposition des entreprises ralenties par la cinquième vague de Covid-19 en décembre. Aucune réelle surprise, si ce n'est des conditions légèrement moins favorables que celles accordées aux discothèques, fermées depuis le 10 décembre.

La commande publique reste accessible aux PME innovantes

L'expérience a été jugée concluante. Les règles provisoires, testées depuis 2018, pour les achats publics de solutions dites innovantes (systèmes d'information, logiciels, équipements de pointe, etc.), sont définitivement adoptées. Elles permettent d'éviter d'en passer par les procédures habituelles d'appels d'offres (publicité et mise en concurrence) pour toute commande inférieure à 100 000 euros HT (ou 80 000 € HT pour des lots de fournitures ou de services), précise un récent décret. Le relèvement de ce plafond, autrefois fixé à 25 000 euros, a permis aux PME de décrocher 80 % des marchés concernés, fait valoir le ministère de l'Economie.

Santé : Boiron se replie sur les tests Covid

Le rebond de l'épidémie redonne du grain à moudre au groupe Boiron. Mis en difficulté par le déremboursement de l'homéopathie depuis 2019, le groupe, basé à Messimy (Rhône), a repris, depuis la semaine dernière, une activité qu'elle avait délaissée l'été dernier : le conditionnement des autotests de son partenaire breton NG Biotech.
A lire : Boiron accélère la mise sur le marché de ses autotests antigéniques avant les fêtes

Recyclage : Carbios carbure aussi aux fonds européens

De l'argent frais pour recycler le plastique. L'auvergnat Carbios vient d'obtenir un financement de la Banque européenne d'investissement pour développer sa technologie de déconstruction et réutilisation des déchets en PET (polymère répandu dans les bouteilles et autres emballages). De quoi bien finir l'année, après avoir déjà bouclé une augmentation de capital de plus de 100 millions d'euros, en mai dernier.

France Sésame, ouvre-toi !

Une nouvelle plate-forme pour ouvrir les portes de l'Hexagone. En cette période de restrictions aux frontières pour cause de pandémie, France Sésame promet de fluidifier l'entrée sur le territoire des marchandises soumises à contrôle vétérinaire ou (phyto)sanitaire. Le service est opérationnel depuis quelques semaines.
A lire : Comment France Sésame entend faciliter les démarches administratives des importateurs

20 décembre

📍 Et maintenant, le passe sanitaire obligatoire en entreprise

Surprise ! Les entreprises redoutaient un retour éventuel du télétravail obligatoire, elles pourraient se retrouver avec la généralisation du passe sanitaire au travail. L'idée, occultée par Jean Castex lors de sa conférence de presse de vendredi soir, a fait son apparition au cours du week-end. Elle était au coeur d'une réunion, ce matin, entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux. L'occasion aussi d'évoquer un probable renforcement à venir du télétravail, plus que jamais d'actualité.
A lire : Le passe sanitaire en entreprise apporte plus de questions que de réponses

Tourisme : la montagne retient son souffle

Nouvelle alerte aux annulations en cascade. Après les traiteurs, l'événementiel et la restauration, l'avalanche touche, cette fois, les stations de ski, privées de la clientèle britannique, du fait des nouvelles conditions d'entrée en France en provenance du Royaume-Uni, s'alarme le sénateur de Haute-Savoie Cyril Pellevat. Il a d'ores et déjà appelé au rétablissement des aides "sur le même modèle que ce qui avait été mis en place l'année passée", après la fermeture des remontées mécaniques. Sans aller jusque là, pour l'instant, le dirigeant du tour-opérateur Travelski admet être « sous le choc » : il a dû mettre à l'arrêt ses trains entre Londres et la Savoie. Mais il espère encore pouvoir reprendre son activité en janvier.
A lire : « Travelski n'est pas encore dans un schéma de catastrophe industrielle »

Des nuages à l'horizon de 2022

Pas de panique, l'économie française va tenir bon ! C'est en tout cas la conviction de la Banque de France. Ses dernières projections macroéconomiques sont à peine ébranlées par la cinquième vague de Covid-19 et le variant Omicron. La croissance devrait ainsi être à peine plus faible que prévu en 2022... mais les incertitudes restent nombreuses, reconnaît l'institution. Et les difficultés d'approvisionnement, comme le rebond de la pandémie, menancent toujours.

Aéronautique : du mouvement chez les sous-traitants

Il y a de la fusion dans l'air. Les groupes Mecachrome et WeAre, spécialisés dans la fourniture de pièces pour l'aéronautique et l'automobile, ont décidé de s'unir pour ne former plus qu'une seule entité.

17 décembre

📍 Dernière ronde de restrictions avant Noël ?

Jusqu'où repousser encore le curseur des mesures sanitaires ? Un nouveau conseil de défense dédié au Covid-19 s'est réuni cet après-midi. Il devait plancher sur trois sujets : la campagne de vaccination, les restrictions aux frontières (voir ci-dessous pour le Royaume-Uni) et des « recommandations » pour les Fêtes. Le télétravail figurait également à l'ordre du jour. Le 6 décembre, le gouvernement avait appelé les entreprises à passer de leur propre gré à 2 ou 3 jours de distanciel par semaine, sous peine de se voir imposer une telle mesure. Le Premier ministre Jean Castex devrait prendre la parole sur tous ces sujets à 19h30.

Discothèques : le report de charges validé, la réouverture incertaine

En théorie, les discothèques doivent rouvrir le 7 janvier. En pratique, rien n'est moins sûr. Le nouveau ministre aux PME Jean-Baptiste Lemoyne l'a reconnu, ce matin, sur France Info : « Il faudra regarder ce que sera la situation sanitaire au début du mois de janvier, pour voir si les conditions sont réunies » pour cette reprise d'activité. En attendant, une certitude : les boîtes de nuit peuvent déjà bénéficier du report de leurs charges sociales, a confirmé l'Urssaf. Fait nouveau, des exonérations sont également envisagées pour la période de novembre-décembre. Les secteurs pénalisés par la cinquième vague de Covid-19, eux, auront juste droit à de la "bienveillance".
A lire : En Région Sud, les entreprises de l'événementiel s'inquiètent pour leur survie

L'"indemnité inflation" en pratique

C'est le casse-tête administratif du moment dans les services RH des entreprises : l'indemnité inflation. Les employeurs sont chargés de verser, au nom (et à la place) de l'Etat, ce chèque de 100 euros à certains salariés. Ces étrennes devaient arriver avec la paye de décembre. Finalement, l'échéance a été discrètement repoussée. Ce qui n'enlève rien à la complexité de l'exercice.
A lire : Ce que doivent faire les entreprises pour verser l'indemnité inflation

Fiscalité : l'exception reste la règle pour les transfrontaliers

Toujours pas de retour à la norme habituelle pour les travailleurs (trans)frontaliers. Les règles exceptionnelles qui encadrent leur régime d'imposition, telles qu'adoptées l'an dernier, pendant la crise du Covid-19, resteront en vigueur trois mois de plus, a annoncé le gouvernement. Soit jusqu'au 31 mars, avec prorogation possible jusqu'au 30 juin, en cas de poursuite de l'épidémie. Ces accords, passés avec l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg et la Suisse, portent principalement sur la possibilité de considérer le temps passé en télétravail à son domicile français, comme des jours effectués dans le pays voisin.

Coup de frein sur les voyages avec le Royaume-Uni

Pas besoin d'attendre le conseil de défense du jour, si vous avez prévu de voyager entre la France et le Royaume-Uni. Les règles ont déjà été durcies par un décret, publié ce matin au Journal officiel. Les déplacements doivent désormais répondre à un motif impérieux, sauf exceptions. En outre, les personnes de plus de 12 ans en provenance d'outre-Manche, vaccinées ou non, doivent présenter un test négatif au Covid-19 de moins de 24 heures et s'enregistrer sur une plate-forme numérique avant de venir. Ces restrictions sont justifiées par la propagation rapide du variant Omicron dans le pays, par ailleurs classé en zone "rouge" (forte circulation du virus).

Automobile : 2021 aussi pire que 2020

Le marché automobile européen en route vers une deuxième année catastrophique. En novembre, les ventes ont enchaîné sur un cinquième mois consécutif de baisse (-20,5 % en un an, -30 % par rapport à 2019), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Avec 713 346 voitures écoulées, c'est la pire performance, sur novembre, en 28 ans. Côté français, Stellantis (-23,5 %) a plus souffert que Renault (-12,9 %). Surtout, au global et sur les onze premiers mois de l'année, les immatriculations dans l'UE repassent sous leur niveau de 2020 (-0,04 %), pourtant lourdement affecté par la pandémie de Covid-19. La pénurie de semi-conducteurs reste, pour 2021, la principale raison avancée pour ce nouveau dérapage.

Hydrogène : les industriels montent en taxi

Décidément, l'hydrogène catalyse les rapprochements d'entreprise. Dernier exemple en date : deux acteurs rhône-alpins de la filière (HRS et McPhy) ont décidé d'investir dans Hype, une compagnie de taxis parisienne Hype.
A lire : HRS et McPhy mettent 20 millions d'euros dans les taxis à hydrogène Hype

Electronique : Lacroix et la bannière (étoilée)

Quand les industriels nantais croquent leurs rivaux américains. Après Armor en octobre, c'est au tour du groupe Lacroix de mettre la main sur Firstronic, une entreprise du Michigan, spécialisée dans les services de fabrication électronique.
A lire : Le groupe Lacroix se renforce aux États-Unis avec l'acquisition de Firstronic

16 décembre

📍 L'Etat aux petits soins pour l'automobile

C'est ce qui s'appelle ménager le suspense. Le gouvernement a levé le voile sur une nouvelle partie de son plan d'investissement France 2030. On savait que l'industrie des transports devait recevoir 4 milliards d'euros. On a donc appris, aujourd'hui, que les sous-traitants automobiles se partageraient 10 % de ce montant. Et ce n'est pas fini : les aides devraient continuer à affluer pour la filière... mais, chut ! Bercy n'en dira pas un mot de plus pour l'instant.
A lire : L'État réserve 400 millions d'euros aux sous-traitants automobiles

Le Smic dans la roue de l'inflation

Après l'exceptionnelle, la traditionnelle. La revalorisation du Smic au 1er janvier a été confirmée par la ministre du Travail Elisabeth Borne, ce matin, sur CNews. Il s'agira de la deuxième hausse en trois mois, après celle du 1er octobre, elle, imprévue mais imposée par la montée des prix en cours d'année.

Le spectre du télétravail imposé revient

La "recommandation" se fera-t-elle obligation ? La ministre du Travail a réuni les partenaires sociaux, cet après-midi, pour un point sur la situation épidémique en général, le télétravail en particulier. Le sujet sera également à l'ordre du jour du conseil de défense sanitaire, programmé demain. Il s'agit de s'assurer que les entreprises ont bien renforcé le distanciel, comme demandé la semaine dernière. La décision d'en passer éventuellement par la contrainte se fera sur la base des échanges avec patronat et syndicats, des contrôles de l'inspection du travail et même de « remontées » en provenance des préfets, a expliqué Elisabeth Borne, toujours sur CNews.
A lire, autour du même sujet : Pour Marseille Architecture Partenaire, « le télétravail a entraîné une redéfinition des espaces de bureaux »

Coup de froid sur le moral des patrons

La cinquième vague épidémique a refroidi les dirigeants d'entreprise. En décembre, le climat des affaires, mesuré par l'Insee entre le 26 novembre et le 13 décembre, a chuté de plus de 3 points en un mois. Après avoir frôlé un record en novembre, il retombe, cette fois, à son niveau le plus bas depuis mai et la sortie du troisième confinement. L'inquiétude a surtout gagné les services (-6 points), alors que l'optimisme fait de la résistance dans le commerce (-1) et l'industrie (+1). La confiance atteint, en revanche, des sommets chez les chefs d'entreprise du bâtiment (+2).

"Indemnité inflation" : les indépendants, premiers servis

Les étrennes arrivent. Le chèque de 100 euros, signé du gouvernement pour contrer la hausse des prix, doit arriver sur les comptes des travailleurs indépendants concernés dès aujourd'hui, a annoncé l'Urssaf. Les autoentrepreneurs et salariés de particuliers seront servis, eux, dans quelques jours. Enfin, les employeurs doivent s'activer pour ajouter cette indemnité inflation aux fiches de paie de décembre... même si l'administration confirme leur accorder un délai supplémentaire, si besoin.

15 décembre

📍 2022, une année économique "normale" ?

Autant se le dire tout de suite : l'économie ne sera pas complètement tirée d'affaire en 2022. Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee a tenté d'y voir un peu plus clair sur les perspectives économiques du premier semestre qui s'en vient. Et le panorama est moins rose qu'il n'y paraît. Après une croissance 2021 au sommet (+6,7 % attendus, soit quasiment 0,5 point de plus qu'annoncé précédemment), l'activité et l'emploi seront, certes, bien au rendez-vous. Mais pas partout. Ni dans les mêmes conditions qu'"avant". Entre épidémie, inflation et pénuries, les défis (et les incertitudes) ne devraient pas manquer (encore) l'an prochain.
A lire : A quoi s'attendre pour l'économie française en 2022 ?

Nouveau rendez-vous sur les mesures sanitaires

Plus une semaine ne passe sans son lot de nouvelles mesures contre le Covid-19. Le gouvernement se réunira d'ici dimanche « pour étudier la situation et prendre les décisions qui s'imposent » face à la montée de la cinquième vague épidémique, a prévenu le porte-parole Gabriel Attal. Ce tour de vis supplémentaire s'articulera autour de trois axes : énième accélération de la campagne de vaccination et de rappel ; durcissement additionnel des contraintes aux frontières, en particulier avec les pays les plus touchés par le variant Omicron ; et formulation de recommandations « claires » et « nécessaires », afin de « passer les Fêtes le plus convenablement possible ». Le retour au distanciel sera-t-il à l'ordre du jour ? Le ministère du Travail réunit en tout cas, demain, les partenaires sociaux sur la situation sanitaire. Or, cette semaine, il  devait justement vérifier si les entreprises s'étaient remises volontairement au télétravail, comme il le leur avait été demandé le 6 décembre.

Passe sanitaire : jamais deux (doses) sans trois

Changement des règles pour le passe sanitaire. A partir d'aujourd'hui, le QR code des plus de 65 ans sera désactivé, s'ils n'ont pas reçu leur dose de rappel vaccinal contre le Covid-19 dans les sept mois après la précédente injection (délai légèrement raccourci depuis l'annonce de la mesure, le 9 novembre). La règle a été validée in extremis par le Conseil d'Etat. Selon France Info, 400 000 personnes risquent ainsi d'être hors des clous aujourd'hui, faute d'avoir reçu leur dose complémentaire dans les temps. Pour mémoire,cette mesure s'appliquera à tous les adultes à partir du 15 janvier.

Les boîtes de nuit à l'attaque

Pas question de fermer en silence. Le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs a décidé de contester devant le Conseil d'Etat la fermeture pour un mois des boîtes de nuit. Une décision jugée, tout à la fois, discriminante, injuste, incohérente et scandaleuse. Ce recours a été déposé avant la confirmation, hier soir, des aides publiques accordées à ces établissements, en contrepartie de leur interdiction d'exercer. "Nous n’avons strictement rien à nous reprocher, clame l'organisation professionnelle dans un communiqué, après avoir pointé du doigt "les bars, restaurants à ambiance musicale, associations sportives et culturelles [qui] organisent sans contrôle drastique une multitude de soirées dansantes sans aucune difficulté".

La réforme de l'assurance chômage confortée

Cette fois, ça devrait passer. Le Conseil d'Etat a rendu sa première décision sur le fond de la réforme de l'assurance chômage, selon l'Unsa, l'un des syndicats mobilisés contre le texte. Une décision favorable au projet gouvernemental, et, en l'occurrence, à la nouvelle manière de calculer les droits des demandeurs d'emploi. A l'issue d'un parcours chaotique, cette réforme est pleinement entrée en vigueur au 1er décembre, malgré les recours déposés. Le Conseil d'Etat aura d'ailleurs encore à se prononcer une seconde fois à son sujet.

La frénésie des créations d'entreprise

Record (déjà) battu. Après une année 2020 historique, le millésime 2021 des créations d'entreprise s'annonce encore meilleur. Et pour cause : l'Insee en a d'ores et déjà recensé (beaucoup) plus en onze mois que sur les douze de l'an passé.

14 décembre

📍 Les aides aux discothèques confirmées, les autres en attente

Cette fois, c'est officiel. Après une semaine de consultations, le ministère de l'Economie a définitivement arrêté le contenu de sa boîte à outils pour venir en aide aux discothèques, fermées depuis vendredi et pour un mois. Pour les secteurs ralentis par la cinquième vague de Covid-19, en revanche, le gouvernement n'a pas encore tranché.

"Indemnité inflation" : ça grogne dans les TPE

L'"indemnité inflation" ne fait pas que des heureux. Ce chèque de 100 euros, offert par le gouvernement mais versé par les employeurs, attise la colère du Syndicat des indépendants et des TPE (SDI). Les chefs d'entreprise se voient contraints de "[prendre] en charge les détails administratifs et leurs conséquences financières (...) d’une prime destinée à leurs salariés, décidée par les pouvoirs publics, alors qu’ils se trouvent eux-mêmes dans des difficultés non traitées", déplore l'organisation patronale dans un communiqué.

Automobile : les usines Renault y voient plus clair

Renault prêt à passer à la vitesse supérieure sur le made in France. Dans la foulée d'un accord salarial conclu avec les syndicats, le groupe automobile s'est engagé à localiser la production de 9 nouveaux modèles dans ses usines tricolores. Avec même la création nette de 800 postes sur trois ans. Une bonne nouvelle, au moment même où cette industrie traverse une passe très difficile. D'autant plus que le constructeur est attendu au tournant par les pouvoirs publics dans sa gestion de la crise dans les fonderies, où Renault joue les premiers rôles.
A lire : Renault s'engage à produire en France 9 nouveaux modèles et 700 000 véhicules par an

Agroalimentaire : l'appel à la "vérité" des industriels

Elles veulent de la transparence sur les étiquettes. Douze marques viennent de s'associer pour réclamer une refonte de l'affichage sur les produits alimentaires. Le nom de leur initiative : "En vérité".

France 2030 : retard à l'allumage pour l'usine 4.0

L'industrie du futur peut bien attendre un mois de plus. L'appel à manifestation d'intérêt à destination des offreurs de solutions 4.0 est prolongé jusqu'au 14 janvier inclus. Ouverte dans le cadre du plan d'investissement France 2030, cette procédure devait initialement se clore vendredi. Le gouvernement souhaite finalement laisser un peu plus de temps aux candidats pour se faire connaître.

Masques : les rappels à l'ordre de l'Anses

Les masques FFP2 contenant du graphène restent déconseillés. En France, la distribution de ces produits est suspendue depuis le printemps, à la suite d'une alerte lancée au Canada. Après enquête, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme, aujourd'hui, qu'il convient de "privilégier" les masques fabriqués sans ce matériau à base de carbone... même si elle reconnaît qu'il lui "est impossible d’évaluer le risque pour la santé (...), en raison du manque d’information sur le graphène utilisé par les fabricants et sur [sa] toxicité, en particulier à long terme". Dans un second avis sur les masques chirurgicaux traditionnels et les substances chimiques qu'ils contiennent, l'Anses conclut à l'absence de risques, dans la mesure où les seuils sanitaires sont respectés. Mais, faute d'avoir pu clairement identifier l'origine de ces "contaminations", elle adresse plusieurs recommandations aux "fabricants et metteurs sur le marché", et  leur "rappelle [leur] responsabilité (...) en matière de maîtrise de la composition des masques chirurgicaux".

13 décembre

📍 Un "plan d'accompagnement" contre les difficultés d'approvisionnement

L'Etat remet son costume de pompier, pour tenter d'éteindre les effets du Covid-19 sur l'économie. Déjà mobilisé face au rebond de l'épidémie (voir ci-après), il s'est attaqué aujourd'hui à un sinistre d'une tout autre nature : les tensions d'approvisionnement qui frappent et freinent l'industrie et le BTP. Pour soulager ces entreprises, il dégaine un nouveau prêt et recycle plusieurs dipositifs anti-crise, désormais bien connus.
A lire : L'Etat revient au chevet de l'industrie et du BTP

Le retour du chômage partiel à 100 %

Le gouvernement muscle (un peu) son jeu face à la cinquième vague de Covid-19. Prochainement rétablie, la prise en charge intégrale du chômage partiel sera ouverte à davantage d'entreprises, a indiqué le ministre de l'Economie. Manière de répondre aux appels à l'aide lancés, depuis plus d'une semaine, par les acteurs de l'événementiel et de l'hôtellerie-restaurantion, en proie à des annulations en cascade. Bruno Le Maire est également revenu sur les aides aux discothèques, fermées depuis vendredi matin, et leur promet de la réactivité dans le déblocage de leurs indemnisations.

Top départ à l'"indemnité inflation"

La course contre la montre est lancée pour les employeurs. Ils sont chargés de verser, à la fin du mois et aux salariés éligibles, la nouvelle "indemnité inflation", promise par l'Etat le 21 octobre. Sauf que le décret d'application, qui en précise les règles, n'a, lui, été publiée qu'hier au Journal officiel.

Les salaires victimes de l'inflation...

Voilà de quoi conforter ceux qui militent pour une hausse des rémunérations. Au troisième trimestre, le salaire mensuel de base des salariés, calculé par la Dares (ministère du Travail), s'est affiché en hausse d'1,5 % sur un an... mais, du fait de l'inflation, il diminue en fait de 0,6 % en euros constants ! Cette contraction, une première depuis trois ans, touche, dans les mêmes proportions, tous les secteurs (industrie, services et construction) et toutes les catégories socioprofessionnelles (ouvriers, employés, professions intermédiaires et cadres).

... les TPE exposées à la hausse du Smic

A qui profite le Smic ? La revalorisation du salaire minimum au 1er janvier dernier a bénéficié à 2,04 millions de travailleurs du secteur privé en France (hors Mayotte), selon la Dares (ministère du Travail). Autrement dit, ce sont 12 % des salariés français qui ont vu leur rémunération progresser, à la suite de cette augmentation de 10 centimes du Smic horaire brut (passé à 10,25 euros à l'époque - la dernière hausse, datée du 1er octobre, n'est pas prise en compte dans cette étude). Cette proportion est plus importante dans les plus petites entreprises (24,1 % des salariés de TPE concernés). Elle atteint des sommets dans l'hôtellerie, restauration et tourisme (36 %). La Dares relève, par ailleurs, qu'en un an, "davantage de branches (...) présentent un premier niveau de grille inférieur au Smic en vigueur". Une situation imputée à la crise du Covid-19, qui "a limité les négociations" salariales.

La chimie à l'heure du bio

La chimie poussée à passer au vert. Dans le cadre de son programme d'investissements d'avenir, l'Etat a présenté une nouvelle "stratégie nationale", consacrée, cette fois, aux "biotechnologies industrielles et produits biosourcés". Rien de totalement nouveau cependant : la moitié de l'enveloppe associée (420 millions d'euros au total) avait déjà été annoncée, cet été, à travers un appel à projets en faveur des carburants durables pour les avions. Et certains n'ont pas attendu pour s'engouffrer sur ces marchés. Preuve en est, le girondin Berkem, spécialiste de la chimie du végétal, vient de boucler son introduction en Bourse... 28 ans après avoir pris ce virage des produits biosourcés.
A lire : Berkem augmente son capital de près de 44 millions d'euros en entrant en Bourse

Agriculture : les exploitations en voie de disparition

Des fermes moins nombreuses, mais plus grandes. C'est le paysage de l'agriculture française en 2020, tel qu'il ressort du dernier recensement officiel, réalisé tous les dix ans.

Brexit : dernière ligne droite pour la pêche ?

L'ultimatum a expiré, mais les discussions continuent. L'Union européenne et la France avaient donné aux Britanniques jusqu'à vendredi pour octroyer les dernières licences de pêche post-Brexit, réclamées par les marins tricolores. Bilan : « il nous en reste quelques dizaines à obtenir, de l'ordre de 60 », a estimé Clément Beaune, sur CNews, ce matin. D'après le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Londres a désormais accédé à 93 % des demandes françaises, contre 60 % il y a un mois. Pour celles encore en suspens, la solution « peut être le dialogue sur certaines ou le contentieux juridique sur d'autres ». Une réunion avec les pêcheurs et les élus locaux est prévue mercredi, pour, précisément, « définir la derniere étape de cette stratégie ».

10 décembre

📍 L'hémorragie s'étend à l'hôtellerie-restauration...

Les voyants virent au rouge les uns après les autres. Après les traiteurs, après l'événementiel (voir ci-après), c'est au tour de l'hébergement-restauration de tirer la sonnette d'alarme, face à une cascade d'annulations provoquée par la cinquième vague de Covid-19. Dans ces conditions "cauchemardesques", le GNI-HCR, qui représente les indépendants du secteur, prône une solution : réactiver les aides d'urgence.

... l'événementiel se désespère...

Pendant ce temps-là, le cauchemar continue pour l'événementiel, également mis en difficulté par cette cinquième vague épidémique. Vaccins et passe sanitaire n'y auront rien changé : les TPE-PME du secteur ont tout simplement l'impression de « revivre mars 2020 », se désole Cédric Angelone, à la tête du SAE, l'une des organisations patronales du secteur. Lui aussi s'inquiète des pertes d'activité qui s'accumulent sur décembre et janvier. Au point de faire déjà, tout simplement, une croix sur la saison hivernale 2021-2022.
A lire : Pour Cédric Angelone, « l'événementiel ne retravaillera pas avant mars 2022 »

... et les discothèques baissent le rideau

En attendant, dans les boîtes de nuit, la fête est finie. Après seulement cinq mois d'activité en 2021, les 1 200 discothèques du pays doivent déjà refermer leurs portes depuis ce matin, 6h, pour cause de cinquième vague de Covid-19. Réouverture prévue, en principe, le 7 janvier. Dans l'intervalle, bars et restaurants ont également interdiction de proposer des activités de danse dans leur enceinte.

Le rebond en demi-teinte du bâtiment

Le bâtiment voit le bout du tunnel... mais pas pour tout de suite. L'activité devrait poursuivre son redressement en 2022, estime la FFB, la fédération du secteur, sans toutefois revenir à son niveau d'avant-crise. Pas de quoi enrayer toutefois la dynamique de l'emploi dans les entreprises.

Santé : Fareva s'investit en Ardèche

Il paraîtrait que la relocalisation industrielle tient la forme en France. Nouvelle démonstration aujourd'hui, avec la création, par l'entreprise pharmaceutique Fareva, de trois lignes de production en Ardèche. Montant de l'investissement : 52 millions d'euros.

Artisanat : Joël Fourny confirmé à la tête de CMA France

Les chambres de métiers et de l’artisanat renouvellent leur confiance à Joël Fourny. Déjà confirmé, en octobre, à la tête de la branche régionale des Pays de la Loire, le dirigeant de l'entreprise SIMM, basée en Loire-Atlantique, a été réélu, cette semaine, président du réseau national CMA France. Il en avait pris les commandes après le décès brutal de Bernard Stalter en avril 2020. Joël Fourny s'est entouré, pour ce mandat de cinq ans, de trois vice-présidents : Laurent Rigaud (CMA Hauts-de-France), Joseph Calvi (Occitanie et Ariège) et Fabienne Munoz (Ardèche).

9 décembre

📍 Raidissement par surprise du protocole sanitaire

Le protocole sanitaire fait déjà peau neuve. Actualisé il y a seulement dix jours, le document a été remodelé et une nouvelle version mise en ligne hier. Comme prévu, elle intègre la nouvelle "recommandation" gouvernementale sur le télétravail. Mais, plus surprenant, elle adapte aussi d'autres dispositions, quitte à durcir nettement le ton sur certaines.
A lire : Déjà remanié, le protocole sanitaire resserre plus que prévu la vis dans les entreprises

Difficultés d'approvisionnement : une aide en préparation

Elles sont censées être temporaires, disait hier la Banque de France. Mais les pénuries n'en inquiètent pas moins le gouvernement. Il réunira, lundi, l'ensemble des filières industrielles pour faire le point, a annoncé Agnès Pannier-Runacher, sur CNews, ce matin. Il y sera notamment question de créer une toute nouvelle aide pour soulager les acteurs du secteur secondaire : « Forcément, [ils sont] obligés de faire des stocks, pour pouvoir gérer ces problèmes d'approvisionnement, et [ils font] des stocks de matières qui coûtent plus cher à cause de l'inflation, a justifié la ministre de l'Industrie. C'est cet élément-là que nous allons financer pour les entreprises. »

Les industriels de la mer font cap sur l'innovation

Le soutien à l'innovation dans le domaine maritime reprend la mer. Relance d'un appel à manifestation d'intérêt, création d'une structure pour les projets de petite taille... la filière et le gouvernement se sont engagés, hier, à poursuivre la modernisation de l'industrie nautique et des énergies marines. En parallèle, le secteur a promis à l'Etat d'en faire davantage en matière de transformation numérique des entreprises (PME en tête), de décarbonation des usages comme des procédés, et même de développement de l'hydrogène issu des énergies marines renouvelables.

Les groupements d'employeurs dorlotés par l'Etat

Un coup de pouce pour les groupements d’employeurs. Le gouvernement lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour soutenir le développement de ces structures, chargées de mettre à disposition de plusieurs entreprises des salariés à temps partagé. Il en existe 800 en France, généralement sous forme associative. L’Etat propose donc, sous conditions, une aide pouvant se monter à 60 000 euros pour les acteurs qui cherchent à créer un tel groupement ou pour les entités existantes en phase de développement. Les demandes devront être effectuées avant le 17 janvier, sur le site web des Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités. Ces DREETS mettront en ligne, dans quelques jours, les formulaires pour répondre à cet AMI.
A lire : Comment le groupement d'employeurs permet à Onet Santé de trouver des employés

Le Covid n’a pas grippé l’envie d’entreprendre des Français

L’envie d’entreprendre gagne un Français sur trois. C’est autant qu’avant le déclenchement de la crise sanitaire, assure Bpifrance, à la lumière d'un sondage mené par l’Ifop, auprès de 5 500 personnes. L’enquête prend aussi bien en compte celles qui sont là la tête d’une société que celles qui aspirent à devenir entrepreneur. Au sein de la population française, les moins de 30 ans se disent les plus concernés par l’entrepreneuriat. Un jeune sur deux affirme ainsi avoir l’envie de créer ou de reprendre une entreprise.

Jean-Baptiste Lemoyne au chevet des PME

C'est officiel. L'interlocuteur des PME au gouvernement s'appelle désormais Jean-Baptiste Lemoyne. Jusqu'ici secrétaire d'Etat au Tourisme, il est promu ministre délégué et cumulera ses anciennes attributions avec le portefeuille des Petites et moyennes entreprises, ainsi que le confirme un décret paru ce matin au Journal officiel. Il remplace ainsi le démissionnaire Alain Griset, condamné hier par la justice. Jean-Baptiste Lemoyne s'était déjà mobilisé sur l'aide aux stations de ski l'an dernier et, plus récemment, sur le plan tourisme du gouvernement. Il devrait, à présent, reprendre le dossier brûlant du soutien aux discothèques, fermées demain, et à l'événementiel, affaibli depuis dix jours, à cause de la cinquième vague de Covid-19.

8 décembre

📍 La croissance est sauvée (pour l'instant)

La croissance française à peine émoussée par la cinquième vague de Covid-19. Elle devrait atteindre 6,7 % en 2021, selon le gouverneur de la Banque de France. C'est un tout petit peu moins qu'espéré il y a encore un mois. Et pour cause : l'activité économique a fait du surplace en novembre, tandis que les difficultés d'approvisionnement et de recrutement se sont maintenues à un niveau élevé. Interrogé sur RTL, François Villeroy de Galhau ne s'est, en revanche, montré inquiet ni face au retour en force du Covid-19, ni devant l'inflation (elle devrait « descendre sous 2 % d'ici la fin 2022 »), ni même sur la situation financière des entreprises : « [Elle] nous paraît plus robuste, y compris dans les PME, qu'on pouvait le craindre. On parlait d'un tsunami de faillites, il n'y en aura pas ! », a estimé le gouverneur.

Les PME changent de ministre

Les PME n'ont plus de ministre. Nommé en juillet 2020, Alain Griset a présenté sa démission aujourd'hui, dans la foulée de sa condamnation par le tribunal correctionnel de Paris. L'ancien président de l'U2P a écopé d'une peine de 6 mois de prison et 3 ans d’inéligibilité, les deux avec sursis. Il est ainsi reconnu coupable de n'avoir pas déclaré à l'administration l'intégralité de son patrimoine et de ses intérêts dans plusieurs sociétés, au moment de sa désignation à Bercy. Son départ risque, par ricochets, de ne pas faire les affaires des discothèques, à la veille de leur fermeture : Alain Griset était leur principal interlocuteur au gouvernement, depuis qu'il était en poste. Depuis quelques jours, il faisait aussi l'interface entre le gouvernement et les professionnels de l'événementiel, dans la recherche de solutions pour atténuer l'impact de la cinquième vague de Covid-19. L'Elysée a toutefois indiqué, dans la soirée, que le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne serait promu ministre et cumulerait son portefeuille actuel à celui des PME, laissé vacant par Alain Griset.

Le fonds de solidarité existe encore (mais pas pour tous)

Ressusciter le fonds de solidarité, pour indemniser les entreprises, justement victimes de la cinquième vague épidémique ? Pour l'instant, à Bercy, c'est niet, et ce, malgré la demande insistante de l'événementiel, également relayées par les représentants de l'hôtellerie-restauration (GNC, GNI, Umih et Snrtc). Et pourtant, le dispositif est toujours en vie ! La preuve avec ces deux décrets : le premier fixe les règles pour octobre, le second crée même une "aide complémentaire" pour ceux qui ont touché le premier palier à 1 500 euros entre juillet et octobre. Sauf que, dans les faits, les conditions d'attribution ne s'appliquent, à chaque fois, qu'aux entreprises d'Outre-mer, soumises, durant cette période, à des fermetures administratives et des mesures de confinement.

Alors on (ne) danse... plus en 2021

Interdiction de se déhancher dans les bars et restaurants jusqu'à l'année prochaine. "Les activités de danse" seront prohibées dans ces établissements, indique le dernier décret sanitaire en date, paru au Journal officiel aujourd'hui. Il entérine également la fermeture des discothèques, annoncée lundi soir. Dans les deux cas, ces mesures s'appliqueront à partir de vendredi matin, à 6h, et jusqu'au jeudi 6 janvier inclus.

Télétravail : la CGT relance le débat

On pensait que l'encadrement du télétravail était un dossier clos, du côté des partenaires sociaux. La CGT le remet sur le tapis. Un an après la validation du nouvel accord national interprofessionnel (ANI) sur le sujet, « rien n'a été réglé », a estimé Philippe Martinez, ce matin, sur France 2. Le texte, non-signé par son organisation, ne contient que « des recommandations, et donc dans chaque entreprise, le patronat fait ce qu'il veut », a regretté le secrétaire général du syndicat. Il appelle donc à en passer par la loi pour fixer « des consignes qui permettent à tout le monde d'avoir un minimum de garanties ». Et d'évoquer notamment un besoin de clarification sur la fourniture et le défraiement du matériel de bureau, des liaisons Internet et des repas.

Relance (1) : les obligations, mode d'emploi

Les obligations subordonnées du plan de relance, comment ça marche ? Lancés à la mi-novembre, ces instruments de quasi-fonds propres doivent permettre aux PME et ETI de « renforcer leur capacité d’investissement », selon les termes du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, au moment de leur présentation. S'ils partagent le même objectif que les prêts participatifs de la relance, ils s'en distinguent toutefois quelque peu par leur mode de fonctionnement.
A lire : Les obligations relance mises sur les rails pour financer les entreprises

Relance (2) : la première promo des "manufactures de proximité"

L'Etat met le pied à l'étrier de 20 "manufactures de proximité". Egalement appelés "tiers-lieux productifs", ces ateliers, dédiés aux entrepreneurs, artisans et TPE, sont les premiers lauréats d'un appel à projets de 30 millions d'euros toujours en cours. Au sein de cette promotion inaugurale, "une dizaine de filières sont représentées (bois, métal, textile, fabrication numérique, métiers d’art, agroalimentaire, céramique, parfumerie)", fait valoir le gouvernement. Neuf de ces manufactures seront situées en territoire rural. Au niveau régional, l'Auvergne Rhône-Alpes en comptera 4, l'Occitanie et la Bourgogne-Franche-Comté 3 chacun. Les Pays de la Loire et la Corse aucune.

L'intérim reste à la traîne

Le rebond de l'intérim un peu plus fort que prévu cet été. Au troisième trimestre, il a progressé d'1,6 % en trois mois (soit 0,2 point de plus qu'annoncé initialement), selon la Dares (ministère du Travail). Ce sixième trimestre consécutif de hausse reste insuffisant pour effacer l'effondrement subi au début de la pandémie de Covid-19 : 6 600 emplois restent perdus par rapport à l'avant-crise (-0,8 %). Dans le détail, les effectifs intérimaires se sont toutefois bel et bien reconstitués dans les services (+4,6 %), mais ils en sont très loin dans l'industrie (-4,8 %) et la construction (-5,8 %). A noter, en parallèle, que l'Insee a confirmé, pour sa part, le bel été de l'emploi salarié privé (+95 200 postes en trois mois).

7 décembre

📍 Télétravail : l'étau se resserre sur les entreprises

Simplement "recommandé", mais fortement conseillé. La pression autour du télétravail en entreprise est montée d'un cran, hier soir, avec l'appel du chef du gouvernement Jean Castex à en faire plus, pour enrayer la cinquième vague de Covid-19. Sa ministre du Travail est à nouveau montée au créneau, ce matin. Elisabeth Borne est même allée plus loin : elle promet à présent une nette intensification des contrôles de l'inspection du travail autour des règles sanitaires, distanciel inclus.
A lire : Télétravail, protocole sanitaire... les entreprises vont être davantage contrôlées en décembre

Discothèques, événementiel : des aides d'urgence à l'étude

Dernières à rouvrir, premières à refermer. Les discothèques sont les principales victimes économiques des dernières annonces sanitaires du Premier ministre Jean Castex, hier soir. Mais les acteurs de l'événementiel ne sont guère mieux lotis : officiellement autorisés à continuer leur activité, il devient, dans les faits, très difficile pour eux de l'exercer, puisque les autorités demandent, dans le même temps, de limiter au maximum les moments festifs et conviviaux. Dans les deux cas, le gouvernement s'est montré prêt, aujourd'hui, à ressortir au moins deux aides d'urgence de sa trousse de secours spéciale Covid-19. Rien de définitif toutefois : les discussions avec les représentants de ces secteurs n'ont fait que commencer ce midi. Et plusieurs d'entre eux ont d'ores et déjà fait part de leur déception.

Le réveil des relocalisations

La relocalisation serait-elle en train de passer des paroles aux actes ? Les projets de rapatriement de productions sur le sol français ont en tout cas décollé en 2021, selon un recensement de Trendeo. Un signe de plus que l'industrie nationale est en train de relever la tête, assure le cabinet d'études. Mais gare au triomphalisme : ces premiers succès restent d'autant plus fragiles que les fleurons du secteur abordent la nouvelle bataille de la réindustrialisation en position de faiblesse.
A lire : Les relocalisations ont pris leur envol en 2021

Logistique : Shopopop trace sa route

L'économie collaborative fait les affaires de Shopopop. Le service de livraison entre particuliers vient de boucler sa deuxième levée de fonds en moins de deux ans, mais pour un montant 5 fois supérieur. De quoi donner à l'entreprises les moyens d'exporter son concept.
A lire : Shopopop lève 20 millions d'euros pour renforcer son maillage logistique en Europe

Le déficit commercial en plein dérapage

Des résultats historiques pour les échanges extérieurs de la France... mais dans le mauvais sens du terme. Relativement stable depuis août, le déficit commercial du pays s'est accéléré en octobre, pour s'établir à -7,5 milliards d'euros, selon les douanes. Pis, en moyenne lissée sur trois mois, il bat son record de l'été 2020. Bien que revenues à leur niveau moyen de 2019, les exportations (+2,6 % en un mois, soit +1,1 Md€) peinent, en fait, à suivre le rythme de croissance des importations (+3,5 %, +1,7 Md€), lesquelles franchissent la barre des 50 Md€ mensuels pour la première fois depuis au moins cinq ans. Ces évolutions en valeur sont toutefois faussées "en grande partie par la hausse des prix des matières premières, notamment  énergétiques, et des produits industriels", relativise l'administration. Ainsi, en volume, les échanges "progressent peu depuis le début de l’année".

6 décembre

📍 Durcir ou ne pas durcir, telle est la question

Quelles (nouvelles) mesures contre la cinquième vague de Covid-19 ? La question était (encore) au centre d'un conseil de défense sanitaire, organisé, à la mi-journée, à l'Elysée. La réponse ne sera pas connue avant 19h, ce soir - rendez-vous fixé par Matignon, pour une conférence de presse de Jean Castex et son ministre de la Santé Olivier Véran. Selon plusieurs médias, les restrictions concerneraient avant tout les écoles. Pour rappel, la précédente salve d'annonces ne date que du 25 novembre, il y a douze jours donc. Mais, depuis, l'épidémie n'a fait que se propager, en plus d'accueillir un nouveau variant "préoccupant", Omicron.

Les nouvelles formes de l'absentéisme au travail

Les arrêts maladie, ce n'est plus ce que c'était. Depuis l'épidémie de Covid-19, leur physionimie a complètement changé, selon le baromètre annuel de l'Ifop sur l'absentéisme en entreprise, réalisé pour Malakoff Humanis. L'édition 2021 vient ainsi confirmer les premières tendances, relevées l'an dernier. Et, fait nouveau, souligne un bond des interruptions de travail dans les TPE-PME.

France 2030 : 1,5 milliard d'euros pour relancer le spatial

Le volet spatial du plan France 2030 officiellement mis en orbite. En visite sur le site d'ArianeGroup de Vernon (Eure), le ministre de l'Economie Bruno Le Maire en a dévoilé les principaux axes. Au programme : 1,5 milliard d'euros pour "rattraper le retard sur certains segments de marchés clés, comme les lanceurs réutilisables ou les constellations [de satellites, NDLR], et investir dans les nouveaux usages (...), notamment la surveillance de l'espace, les services en orbite ou encore la valorisation des données spatiales". Bercy promet, en outre, que les deux tiers de l'enveloppe seront réservés à des "acteurs émergents" du secteur.
A lire : Bruno Le Maire sécurise le site ArianeGroup de Vernon et annonce un mini-lanceur réutilisable

Les start-up régionales sur le devant de la scène

Trop parigote, la startup nation ? Pas faux, admet Bercy. Le ministère de l'Economie organise, aujourd'hui, son premier "French Tech Rise" - comprendre une après-midi de rencontres (à Paris, évidemment) entre 82 jeunes pousses, toutes venues des régions et d'Outre-mer, et une centaine d'investisseurs en capital-risque. Une initiative que le gouvernement justifie par ce chiffre : "81 % des montants levés à l’échelle nationale restent concentrés en Ile-de-France".
A (re)lire : Faut-il être à Paris pour faire grandir sa start-up ?

Assurance-crédit : un sursis pour les exportateurs

Le soutien de l'Etat à l'assurance-crédit se réduit comme peau de chagrin. Sur les trois aides mises en places en 2020, face à la crise du Covid-19, seul le dispositif de garanties publiques à l'international, Cap Francexport, sera maintenu l'an prochain, a annoncé le ministère de l'Economie.

Les gagnants du voyage présidentiel en Arabie saoudite

La moisson de contrats français au Moyen-Orient ne s'est pas arrêtée aux Emirats arabes unis. En marge de la visite d'Emmanuel Macron en Arabie saoudite, Airbus Helicopters a enregistré une seconde commande de 26 appareils (civils cette fois), pour la société nationale de transports The Helicopter Company (montant non-divulgué). Safran et CFM International (sa coentreprise formée avec l'américain GE) ont obtenu 12,5 milliards de dollars (11 Md€) pour deux contrats de fourniture et maintenance de moteurs d'avion pour les compagnies aériennes Saudi Arabian Airlines et Flynas. De son côté, Veolia a décroché, entre autres, la gestion des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Riyad (82,6 M€) et le traitement des déchets du géant pétrolier Saudi Aramco (montant non-communiqué). Le groupe saoudien a également conclu un partenariat avec la PME Gaussin (basée en Haute-Saône), dans le domaine des véhicules à hydrogène.

3 décembre

📍 Défense : de l'EAU au moulin du Rafale et du Caracal

C'est Noël avant l'heure pour l'industrie de la défense. Elle a conclu trois contrats, aujourd'hui, avec les Emirats arabes unis. Les deux premiers portent sur l'achat de 80 avions de chasse Rafale F4, et leurs équipements associés, auprès de Dassault Aviation et MBDA. Qualifiée d'"historique" par le ministère des Armées comme le groupe d'aéronautique, cette commande record est "une très bonne nouvelle", notamment pour les 400 entreprises impliquées dans la construction de l'appareil, s'est félicité Eric Trappier : "Ce sont des milliers d’emplois qui sont assurés dans la prochaine décennie pour notre secteur", a affirmé le PDG de Dassault Aviation.
A lire : Dassault vend 80 Rafale aux Emirats arabes unis et conforte le plan de charge de l'usine de Mérignac
Troisième vente du jour : 12 hélicoptères H225M Caracal partiront aux Emirats, après avoir été "entièrement produits et assemblés en France, sur le site industriel d’Airbus Helicopters de Marignane", promet le gouvernement. Ce triple coup gagnant, au montant exact non-précisé, permet de sauver la fin d'année, marquée jusqu'ici par la rupture du "contrat du siècle" passé avec la démocratie australienne.
A lire : Airbus inaugure un centre d'assemblage unique en France et en Europe à Marignane

Jackpot émirati dans le civil aussi

Décidément, la visite d'Emmanuel Macron aux Emirats arabes unis aujourd'hui vaut (très) cher. A l'issue du déplacement présidentiel, les fonds souverains Mubadala et ADQ ont accepté d'investir, directement ou indirectement, 10 milliards d'euros dans les entreprises françaises, l'un sur dix ans (pour 5,4 Md€), l'autre sur cinq (4,6 Md€). Le tout arrosera "des secteurs stratégiques comme l’énergie, l’espace, l’agroalimentaire, la santé et la logistique", détaille le ministère français de l'Economie. S'y ajoutent 6 milliards d'euros de contrats et d'accords commerciaux civils, cette fois, au bénéfice de quatre groupes tricolores : Engie, EDF, TotalEnergies et TechnipEnergies.

Logistique : les transporteurs tapent du poing sur la table

Le variant Omicron va-t-il porter le coup de grâce aux chaînes d'approvisionnement mondiales ? L'avertissement de quatre organisations internationales, représentant les transports aérien, routier et maritime, se veut en tout cas on ne peut plus clair. Elles fustigent, dans un communiqué commun, le renforcement des restrictions aux frontières depuis une semaine (et à partir de demain pour la France) : "Les réaction impulsives [des gouvernements] mettent les travailleurs du secteur et la chaîne logistique mondiale face à un risque accru d'effondrement", écrivent l'Iata, l'ICS, l'IRU et l'ITF. Elles exigent des dirigeants de la planète de cesser "leur approche précipitée et fragmentée sur les règles de voyages" et de se coordonner davantage, pour "alléger la pression". Autres revendications : libre circulation et vaccination prioritaire pour leur personnel.

Evenementiel : le cauchemar de 2020 se répète

Les signaux d'alerte sont de plus en plus nombreux à clignoter sur le tableau de bord de l'économie. Dans la foulée des traiteurs, le Syndicat des activités événementielles, soutenu par la CPME, appelle au rétablissement "d'urgence" des aides de l'Etat contre la crise du coronavirus. Et pour cause : confrontées à des annulations en cascade, les entreprises du secteur affirment avoir l'impression "de revivre mars 2020" et les premières heures de la pandémie de Covid-19.

Commerce : l'habillement fait grise mine

La déprime guette aussi dans les magasins d'habillement. Le mois de novembre s'y est révélé bien décevant, avec un recul de 2 % des ventes, par rapport à la même période de 2019, dans les 50 enseignes suivies par l'Alliance du Commerce. Pis, leur chiffre d'affaires a même plongé de 9,5 % pendant la semaine de promotion du Black Friday, pourtant censée porter le secteur. L'organisation professionnelle y voit la conséquence "de la crise sanitaire et des difficultés d'approvisionnement". Elles ont obligé les boutiques à "mieux maîtriser leurs stocks" et, partant, les ont empêchées de proposer des offres suffisamment attractives.

Industrie : la production repart de l'avant

L'activité dans les usines sur courant alternatif. Après son coup de mou de septembre, la production de l'industrie a pris un coup de fouet en octobre (+0,9 % en un mois pour l'ensemble du secteur, comme pour ses branches manufacturières), selon l'Insee. Une fois n'est pas coutume, la bonne surprise vient quand même des transports (+8,8 %), portés par l'aéronautique et le spatial. Insuffisant toutefois pour gommer les cicatrices de la pandémie de Covid-19, toujours béantes (-23,7 % par rapport à février 2020). Au global, la production française reste, elle, bloquée à environ 95 % de son niveau d'avant-crise.

Télécoms : la connexion à la 5G se renforce

L'Etat assure le service après vente de la 5G. Trois actions successives sont venues confirmer, cette semaine, son soutien plein et entier à cette technologie. Avec d'abord la parution d'une étude prospective : elle assure que ce marché va plus que décupler en sept ans, pour culminer jusqu'à près de 28 milliards d'euros en 2027. En attendant, le soutien à l'innovation se poursuit : l'appel à projets en cours en faveur des solutions souveraines a désigné 5 nouveaux lauréats, bénéficiaires de 24 millions d'euros. Le gouvernement laboure aussi le terrain des compétences et mise sur les salariés de la fibre optique pour se reconvertir dans la 5G. A ce titre, un accord d'1,2 M€ jusqu'en 2024, a été conclu avec la filière des infrastructures numériques, afin de former et accompagner dans cette transition les 13 000 entreprises concernées et leurs 140 000 collaborateurs.

2 décembre

📍 L'appel au calme du Medef

Surtout, pas de panique ! En ces temps agités de cinquième vague épidémique et de nouveau variant du coronavirus, Geoffroy Roux de Bézieux appelle au calme et au « sang-froid » dans les colonnes du Journal des Entreprises. Dans un contexte également marqué par les tensions de recrutement et d'approvisionnement, le président du Medef préfère, lui, voir le verre à moitié plein.
A lire : Pour Geoffroy Roux de Bézieux, « les fondamentaux des entreprises restent globalement bons »

La soupe à la grimace des traiteurs

Pendant ce temps-là, les traiteurs, eux, sont les premières victimes collatérales de la cinquième vague de Covid-19. Un réseau national affirme que ses 37 adhérents ont subi, en une semaine, "l’annulation de plus de 430 réceptions (...), soit une perte de chiffre d'affaires de près de 6,9 millions d'euros". L'association des Traiteurs de France réclame, en conséquence, "une aide immédiate au gouvernement", avec le retour "au plus vite" des mesures d'urgence, débranchées à la fin de l'été. Dépités par les rétractations "difficilement compréhensibles" de leurs clients (des entreprises notamment), ces professionnels s'inquiètent déjà de "perspectives alarmantes pour cette fin d’année et le premier trimestre 2022" et préviennent : "Nous ne pourrons pas supporter un nouvel arrêt de nos activités".

L'image des entreprises s'améliore

Qu'il paraît loin le temps où l'entreprise était vue comme l'arène de la lutte des classes ! Désormais, elle apparaît plutôt comme un moteur des changements de société, à en croire une enquête de l'Ifop pour le Medef, auprès du grand public. Au point de parfois damer le pion à l'Etat sur certaines thématiques.
A lire : Les Français plébiscitent les entreprises comme acteurs de changement

Le handicap au travail se banalise

L'embauche de personnes handicapées fait son chemin dans les entreprises. Les employeurs semblent de plus en plus convaincus par les avantages d'accueillir ces salariés dans leur entreprise, selon un baromètre de l'Ifop pour l'Agefiph. Mais les freins à cette inclusion restent puissants.
A lire aussi : Comment le cofondateur d'Inokufu a surmonté son handicap pour devenir entrepreneur

Nucléaire : une charte, en attendant une stratégie

Première pierre très symbolique pour le chantier de la relance du nucléaire en France. Cinq grands donneurs d'ordre du secteur (EDF, Framatome, Orano, le CEA et l'Andra) ont signé une charte d'engagements, pour améliorer leurs relations avec leurs fournisseurs. Manière de "préparer, dans les meilleures conditions, le lancement de la construction de nouveaux réacteurs en France", a commenté la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. "Dans ce contexte, il est toujours aussi essentiel que l’ensemble de la filière (...) soit mobilisé sur des enjeux communs, en particulier d’excellence opérationnelle", insiste le communiqué de presse de Bercy. Allusion, sans doute, à la débâcle de l'EPR de Flamanville, dont le démarrage, prévu pour 2023, a déjà pris plus de dix ans de retard et le coût initial dérapé de plusieurs milliards d'euros.

Aérospatiale : retour sur le trou d'air de 2020

L'année 2020, période de fortes turbulences pour la filière de l'aérospatiale. La crise du Covid-19 a fait perdre au secteur environ 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires en un an et près de 23 300 emplois salariés, d'après l'Insee. Mais les entreprises sont aussi restées loyales, solidaires et innovantes dans la tempête, note l'étude.

Relance : des innovations vertes envoyées à l'export

Quand la relance soutient la décarbonation sans frontières. Dix-neuf entreprises ont obtenu 8,8 millions d'euros de l'Etat pour déployer à l'étranger leurs solutions écologiques à des besoins essentiels. Les deux tiers des projets portent ainsi sur l'accès à l'eau potable ou l'énergie, l'assainissement, ou la gestion des déchets. Dans la moitié des cas, ces innovations seront mises en place dans un pays d'Afrique ou du Moyen-Orient. Les entreprises soutenues sont, elles, majoritairement basées en Ile-de-France (11 lauréats), devant la Région Sud (3) et l'Occitanie (2, dont le toulousain Tesalys).

1er décembre

📍 Coup d'envoi des Assises du commerce

Il y a un an, ils sortaient à peine du deuxième confinement. A partir d'aujourd'hui, les commerçants se retrouvent au ministère de l'Economie pour des "assises", promises par Emmanuel Macron en septembre. L'idée est de « faire dialoguer tout le monde » (grande distribution et magasins de centre-ville, acteurs traditionnels et géants numériques), afin de « projeter le secteur dans le XXIe siècle », dixit le patron de Bercy, Bruno Le Maire. Quatre thématiques seront au coeur des débats : le maintien du commerce dans les territoires ; l'adaptation au numérique et l'impact des nouveaux modes de consommation ; l'« équité de traitement » et la compétitivité des entreprises ; le maintien de l'emploi et la formation. Ces Assises, d'une durée de trois semaines, s'appuieront également sur les 1 500 propositions issues d'une consultation publique, menée ces dernières semaines. Un bilan de tous ces échanges est attendu début 2022... même si le ministre reconnaît que « toutes les décisions nécessaires [ne pourront être prises] avant la présidentielle ».

Nouveau départ pour la réforme de l'assurance chômage

La réforme de l'assurance chômage définitivement remise sur orbite. Les deux dernières mesures, encore suspendues du fait de la crise du Covid-19, sont entrées en vigueur aujourd'hui. La fin d'un long feuilleton, qui aura duré plus de 18 mois... à moins que le Conseil d'Etat ne décide d'en ouvrir un nouveau chapitre : la juridiction doit encore se prononcer sur le texte, à la suite, notamment, d'une nouvelle saisine des syndicats, en octobre.

Le Smic dans le sillage de l'inflation

Déjà revalorisé en octobre, le salaire minimum va encore s'adapter à l'augmentation des prix. Au 1er janvier, « la hausse du Smic devrait être supérieure [à] 0,6 % », a reconnu la ministre du Travail, hier soir, sur BFM Business. Autrement dit, le gouvernement ira au-delà des recommandations, formulées lundi par le groupe d'experts chargé du calcul. Il ne s'agit pas d'un coup de pouce politique, mais bien de la prise en compte d'une réalité économique, celle de l'inflation, « un peu plus importante que ce qui a été prévu ». Cela étant, a insisté Elisabeth Borne, « depuis le début du quinquennat, on est très attentif au pouvoir d'achat (...) mais aussi à ne pas alourdir le coût du travail ». Il faudra en tout cas trouver un équilibre entre les deux à la mi-décembre, après consultation des partenaires sociaux.

Automobile : la comparaison qui fait mal

L'automobile est en train de finir l'année en roue libre. Le marché français a réussi l'exploit de signer un mois de novembre 2021 pire que celui de l'an dernier, pourtant entaché d'un deuxième confinement ! Avec à peine 122 000 véhicules écoulés, les ventes ont ainsi baissé de 3,2 % en un an (et -29,4 % par rapport à la même période de 2019), selon la Plateforme automobile. La faute est, encore une fois, imputée à la pénurie de semi-conducteurs dans les usines. Le cumul des immatriculations enregistrées depuis janvier reste toutefois positif comparé à 2020 (+2,5 %), mais largement sous son niveau d'avant-crise (-25 %, soit un demi-million de voitures en moins).

Quand la mort s'invite en entreprise

C'est un tabou dans la vie d'une entreprise. Comment se remettre du décès de l'un des dirigeants ? C'est l'épreuve qu'a traversée Aurélie Gouriten cet été, avec la disparition subite de son père, Michel, fondateur du cabinet d’expertise-comptable Sofico et figure de la profession en Bretagne. Elle a accepté de revenir sur cette période, forcément délicate, pour l'édition Finistère du Journal des Entreprises.
A lire : « Mon père a appliqué ses propres conseils en transmission »

Omicron change la donne aux frontières françaises...

La France rebat les cartes de ses règles sanitaires aux frontières. En provenance d'Union européenne ou du reste du monde, vaccinés ou pas, les voyageurs vont devoir se plier à ces conditions d'entrée plus strictes dès les prochains jours. Symbole de ce tour de vis, la classification des pays, instituée en juin, s'enrichit d'une quatrième catégorie "rouge écarlate", pour regrouper les territoires "les plus à risque, notamment [du fait de] la présence du variant Omicron", a expliqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Ils seront soumis aux restrictions les plus sévères. Parmi eux, les 7 pays d'Afrique australe interdits d'accès à l'Hexagone depuis vendredi et jusqu'à samedi "à zéro heure", en vertu d'un décret publié aujourd'hui.

... et pour la reprise économique mondiale

La reprise arrive à bout de souffle. Diagnostic de l'OCDE, qui prévoit une croissance mondiale de 5,6 % cette année (révisée à la baisse de 0,1 point depuis septembre) et 4,5 % en 2022. Si elle se montrait récemment optimiste pour la France, ce n'est pas le cas pour la zone euro : son PIB devrait progresser de 5,2 % en 2021 (-0,1 point), puis 4,3 % (-0,3). Surtout, l'organisation s'alarme des "déséquilibres" de l'économie internationale, nés de la pandémie de Covid-19, et de "l'incapacité à déployer rapidement et efficacement des campagnes vaccinales partout dans le monde". D'où son avertissement sur le "risque, suscité par l’apparition du variant Omicron ces derniers jours, (...) d’une aggravation de la situation sanitaire, qui pourrait entraîner de nouvelles restrictions susceptibles de mettre la reprise en péril".

30 novembre

📍 Inflation : les prix au sommet...

L'inflation poursuit sa fuite en avant. En novembre, les prix à la consommation ont encore progressé de 0,4 % en un mois, selon une première estimation de l'Insee. La hausse atteint désormais +2,8 % sur un an (soit 0,2 point supplémentaire par rapport à octobre), ce qui, en l'état, placerait l'inflation 2021 à son taux le plus élevé depuis 2008. Et encore, la France s'en sort plutôt bien. Elle affiche le troisième taux le plus faible de la zone euro (ex aequo avec la Finlande), à 3,4 %, selon Eurostat (chiffre plus élevé que l'Insee, car la méthode de calcul diffère). Sur l'ensemble de ces 19 pays européens, l'inflation signe son record historique, à 4,9 % (0,8 point au-dessus de son précédent pic de juillet 2008).

... l'industrie en première ligne...

Les usines sont loin d'être épargnées par la flambée inflationniste. En octobre cette fois, les prix de production dans l'industrie ont progressé de 2,6 % sur un mois et 14 % sur un an, signale l'Insee, dans une publication séparée. Soit "[les] plus fortes augmentations enregistrées dans les données disponibles depuis janvier 1995", imputées principalement à l'envolée des tarifs de l'énergie et des produits manufacturés. Pic historique aussi pour les prix d’importation des produits industriels : +3,3 % depuis septembre, +20,7 % depuis octobre 2020 - autrement dit, des bonds "inédits" depuis janvier 2005, "en raison principalement des hausses persistantes de prix de matières premières (gaz, pétrole, acier, bois…)".

... les services au diapason

Des records en matière d'inflation, vous en voulez encore ? En voici un dernier pour la route : au troisième trimestre, les prix de production des services ont pris +1,7 % en trois mois, selon l'Insee. Et selon la formule consacrée du jour, il s'agit, là aussi, de l'augmentation "la plus forte enregistrée dans les données disponibles depuis le premier trimestre 2006". La croissance est particulièrement forte dans les "services exportés" (+5,9 %), tirés vers le haut par le "transport maritime et côtier de fret" (+27,6 %), "sous l’effet d’une hausse soutenue et persistante de la demande face à des capacités limitées, et dans une moindre mesure de l'augmentation des prix du pétrole".

Le chômage partiel au plus bas...

La tendance ne s'est finalement pas inversée. Après sa légère hausse de septembre, l'activité partielle est repartie en marche arrière au cours du mois d'octobre, selon la Dares (ministère du Travail). Le dispositif n'avait jamais concerné aussi peu de salariés depuis le début de la crise du Covid-19. Un secteur fait toutefois exception : l'industrie des transports.

... le télétravail moins intensif

Autre thermomètre de la situation des entreprises face à la pandémie de Covid-19 : le télétravail. En octobre, à l'aube de la cinquième vague épidémique, 20 % des salariés ont encore été au moins une journée dans cette situation (-1 point par rapport à septembre), toujours selon la Dares. Si cette proportion est stable depuis août, en revanche, l'intensité du distanciel chute bel et bien : ils ne sont plus que 6 % à le pratiquer à temps plein (-2 points), contre 26 % un jour par semaine (+2) et 57 % de deux à quatre jours (-1). Enfin, les entreprises qui continuent d'imposer du télétravail, au nom du protocole sanitaire, "ne représentent plus que 8 % de salariés fin octobre" (-2 points). Depuis septembre, et encore dans la dernière version du texte parue hier, l'organisation à distance est laissée à la libre appréciation des employeurs.
A (re)lire : Ce que contient le nouveau protocole sanitaire contre la cinquième vague de Covid-19 [actualisé]

Egalité salariale : le bonnet d'âne aux PME

Les PME pointées du doigt par l'index de l'égalité professionnelle. Selon le bilan 2020 de cet outil d'évaluation de la parité salariale, les entreprises les plus petites sont aussi, en moyenne, les moins bonnes élèves sur (quasiment) tous les tableaux... Mais le dispositif n'est pas non plus exempt de tout reproche, car pas forcément le plus adapté aux petites structures.

Nucléaire : l'exécutif entretient le suspense

Un soutien à l'atome réaffirmé, mais guère plus de détails sur le fond. Pour « réindustrialiser et décarboner » la France, « il faut un nombre significatif de réacteurs nucléaires », a convenu le ministre de l'Economie, en ouverture du salon World Nuclear Exhibition, en région parisienne. Le nombre de centrales et le calendrier de construction seront précisés, à une date ultérieure, par le président de la République. En attendant, Bruno Le Maire a décliné les lignes annexes de cette stratégie, à savoir remettre le pays « aux meilleurs standards mondiaux, en termes de formation, de qualifications et de savoir-faire » et « faire monter en première ligne de nouveaux acteurs (startup ou PME), [pour] mettre un peu de compétition dans un secteur qui en a besoin ». Le ministre a également affiché « notre détermination totale » à faire inscrire le nucléaire comme une énergie décarbonée dans la taxonomie européenne : « C'est une ligne rouge absolue de la position française, en matière énergétique. »

Transition écologique : le BTP et l'industrie appelés à se réinventer

Pour le gouvernement, le nucléaire doit aider la France à atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050. Mais l'atome ne suffira pas, prévient d'ores et déjà l'Ademe. Comme RTE avant elle, l'agence a livré ses scénarios pour réussir cette transition écologique. Au nombre de 4, ils s'appuient, à des degrés divers, sur la frugalité et l'innovation, les puits de carbone naturels et technologiques, et, toujours, une forte dose d'énergies renouvelables. L'étude prospective veut également ouvrir le débat sur la réduction de la demande en énergie (par la sobriété et l'efficacité), considérée comme un "facteur clé" pour parvenir au but. Et appelle à réinterroger l'économie du bâtiment (rationalisation ou renouvellement de l'habitat ?) et le modèle industriel (qualité ou quantité ?).

29 novembre

📍 Les employeurs appelés à renforcer leur arsenal anti-Covid

Cette fois, il est bel et bien arrivé. Le protocole sanitaire en entreprise, spécial 5e vague, a été publié dans l'après-midi par le ministère du Travail. Les employeurs y sont incités, dès les premières lignes, à organiser "la mise en place ou le renforcement" de mesures contre le Covid-19, en raison du rebond épidémique actuel.
A (re)lire : Ce que contient le nouveau protocole sanitaire contre la cinquième vague de Covid-19 [actualisé]

L'Etat se veut rassurant face à la fièvre épidémique

Pas de panique face à la cinquième vague épidémique et au nouveau variant Omicron (voir ci-dessous). « Je n’ai pas d’inquiétudes pour la croissance française », a répété Bruno Le Maire, ce matin, sur France 2. Le ministre de l'Economie se dit plutôt préoccupé par les difficultés d'approvisionnement et de recrutement, ainsi que la poussée de l'inflation. Pour autant, devant le retour de la menace sanitaire, « nous devons tout faire pour éviter [des] mesures » de confinement, comme il y a un an. Le cas échéant, « nous serons toujours là, en toutes circonstances, pour protéger les salariés et entreprises », a promis le patron de Bercy.

Investissements étrangers : l'Etat garde l'oeil ouvert

L'heure est à la vigilance, et pas seulement dans le domaine sanitaire. Le ministère de l'Economie va maintenir, l'an prochain, le renforcement de sa procédure de contrôle préalable sur certains investissements étrangers en France. Ce dispositif, également connu sous l'acronyme IEF, s'appliquera, par ailleurs, aux technologies en lien avec les énergies renouvelables.

Hébergement : l'épidémie a encore gâché l'été

Les saisons estivales se suivent et se ressembleraient-elles, au temps du Covid-19, pour les hébergements touristiques ? Leur fréquentation, entre mai et août, est restée loin de son niveau d'avant-crise, selon l'Insee. Mais si l'été 2021 ne semble pas aussi catastrophique que le précédent, les tendances apparues l'an dernier se sont largement confirmées. De quoi fragiliser encore plus les établissements et régions qui avaient déjà souffert en 2020.

Santé : nouvelle ronde de perfusion à la relocalisation

Deuxième tournée d'aides publiques pour les industriels de la santé. Et celle-ci est un peu plus généreuse que prévu : 25 entreprises vont se partager près de 366 millions d'euros (au lieu des 300 M€ prévus à l'origine), afin de développer leurs capacités de production en France. La moitié de ces lauréats sont en lien avec la fabrication des vaccins contre le Covid-19 (comme Sartorius). Au niveau géographique, l'Auvergne-Rhône-Alpes en compte le plus grand nombre (8), devant l'Occitanie (4). Au total, cette action spécifique du plan de relance aura financé 42 projets, à hauteur de 520 millions d'euros environ.

Variant Omicron : mesures ciblées aux portes de la France...

La France reste fermée aux personnes en provenance de sept pays d'Afrique australe (Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Mozambique, Namibie et Zimbabwe). Imposée depuis vendredi en raison de l'apparition d'un nouveau variant, baptisé Omicron, cette interdiction d'entrée dans l'Hexagone a été prolongée par décret jusqu'à mercredi, "à zéro heure". Un « protocole sanitaire extrêmement renforcé » sera mis en place avant toute réouverture des arrivées, a prévenu le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, ce matin, sur France Inter. Ces sept Etats africains passent également, à partir d'aujourd'hui, sur liste rouge, synonyme, de toute façon, de contraintes maximales pour les voyageurs.
Qu'en est-il à l'intérieur de l'UE ? « On aura une circulation européenne que j'espère préservée au maximum, a affirmé Clément Beaune. En tout cas, on ne sera pas dans une situation de fermeture complète des frontières. » Des restrictions supplémentaires ne sont toutefois pas à exclure, comme le raccourcissement du délai de validité des tests à présenter (mesure déjà appliquée pour les personnes non-vaccinées en provenance de certais pays d'Europe).

... et épidémie de fermetures de frontières à travers la planète

Gare aux mauvaises surprises, si vous devez partir à l'étranger : l'irruption du variant Omicron change considérablement la donne en matière de règles sanitaires. Plusieurs pays interdisent, à des degrés divers, les arrivées de l'étranger (Maroc, Israël et Japon, notamment). D'autres, comme le Royaume-Uni, durcissent les critères d'entrée sur leur territoire. Et ce, au plus grand désespoir, entre autres, de l'Association internationale du transport aérien (Iata). Elle en appelle à tirer les leçons de ces deux dernières années pour trouver une "réponse coordonnée et appuyée sur des données (...) : les restrictions de voyages ne sont pas une solution de long terme pour contrôler les variants du Covid", insistait pourtant, dès vendredi, ce représentant des compagnies aériennes.

26 novembre

📍 Le protocole sanitaire nouveau va arriver...

Le protocole sanitaire en entreprise ne résistera pas à la cinquième vague du Covid-19. Une version réactualisée est bel et bien annoncée, et attendue pour lundi. Son contenu a été en grande partie rendue publique par la ministre du Travail Elisabeth Borne, ce matin. Au programme : tour de vis sur les moments de convivialité et nouvelles règles en matière d'aération. Mais les employeurs sont aussi appelés à en faire plus sur le port du masque et le passage en télétravail.
A lire : Ce que contient le nouveau protocole sanitaire contre la cinquième vague de Covid-19

... la problématique de la garde d'enfant revient

C'est l'un des casse-tête de cette pandémie de Covid-19 : que faire quand son enfant ne peut aller à l'école à cause du coronavirus ? Première hypothèse : c'est lui qui est malade. Les parents, même vaccinés, sont considérés cas contact et l'un des deux peut prétendre à un arrêt de travail dérogatoire sur le site de l'Assurance maladie. Avec une nuance, apportée par Elisabeth Borne, ce matin, sur France Info : auparavant, « vous devez voir avec votre employeur si vous pouvez télétravailler, en gardant un enfant ». Seconde situation : les écoliers sont de retour à la maison, parce que leur classe a fermé pour cause de Covid-19. Faute de distanciel, c'est alors le chômage partiel qui s'applique, sous conditions, pour les salariés (mais toujours l'arrêt de travail dérogatoire pour les indépendants). Ce cas de figure devrait toutefois disparaître à partir de la semaine prochaine, en raison du nouveau protocole scolaire. Il exclut en effet les fermetures automatiques au premier élève contaminé, en maternelle et en primaire.

Le ski sous la menace du passe

Pour vous, ça ne change peut-être rien, mais pour eux, ça veut dire beaucoup. Le taux d'incidence national du Covid-19 est repassé au-dessus des 200 cas pour 100 000 habitants (à 212,9), selon les données communiquées hier soir par Santé publique France. Dans les stations de ski, cette barre symbolique est synonyme de passe sanitaire obligatoire à l'entrée des remontées mécaniques, en vertu du protocole sanitaire validé en début de semaine. Le QR code pourrait également faire un retour en force dans les grands centres commerciaux, également soumis à cette mesure, dès lors que l'incidence (locale, cette fois) dépasse durablement les 200.

Alerte générale au nouveau variant...

Les voyageurs en provenance du sud de l'Afrique ne sont plus les bienvenus. Au nom du "principe de précaution maximale", la France ferme ses frontières immédiatement, et pour 48 heures au moins, à 7 pays : Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Mozambique, Namibie et Zimbabwe. Une mesure similaire a d'ores et déjà été prise par plusieurs pays européens. En cause : la découverte d'un variant "particulièrement préoccupant" (le B1.1.259, finalement rebaptisé Omicron) dans la région. Les arrivées dans l'Hexagone sont donc suspendues, les départs doivent être reportés. Enfin, "les personnes ayant voyagé au cours des 14 derniers jours dans l’un de ces pays sont invitées à se signaler aux autorités et à réaliser dans les meilleurs délais un test de dépistage RT-PCR", insiste un communiqué de Matignon.

... et durcissement à venir des contrôles aux frontières

Nouveau variant ou pas, les règles de voyage à l'étranger doivent de toute façon évoluer. Annonce, hier soir, sur TF1, du ministre de la Santé Olivier Véran... qui, décidément, n'avait pas tout dit lors de sa conférence de presse, donnée quelques heures plus tôt. L'idée est de renforcer les contrôles sur les personnes non-vaccinées en provenance de l'étranger, ainsi que sur les voyageurs de retour d'un pays classé rouge ou orange (indicateur de forte circulation du coronavirus). Les détails seront apportés par un décret d'ici la fin de la semaine. En revanche, dès ce matin, au Journal officiel étaient publiées de nouvelles conditions d'entrée dans les territoires d'Outre-mer (modification des délais de validité pour les tests de dépistage, notamment).

Inudstrie : l'usine 4.0 en pratique

Se convertir à l'usine du futur, c'est bien. Savoir à quoi ça sert, c'est mieux. Après avoir aidé à la structuration de la filière et à l'équipement des entreprises, le gouvernement a décidé d'ouvrir un nouveau chapitre de son soutien à ce secteur. A travers une triple initiative annoncée aujourd'hui, il entend à présent oeuvrer à l'appropriation et l'adoption des solutions 4.0 par les industriels et les salariés.

ESS : la renaissance des PTCE

Un coup de pouce en plus pour les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE). Pour favoriser la création de ces projets collectifs et solidaires, qui fédèrent, entre autres, entreprises classiques et de l'ESS, l'Etat va apporter 100 000 euros sur deux ans à 15 d'entre eux, répartis dans dix régions de métropole et deux territoires d'Outre-mer. Ces PTCE font partie des 107 sélectionnés cet été pour être accompagnés dans leurs premiers pas. La relance de ce programme, institué en 2014, avait bénéficié de 2,5 millions d’euros cette année. L'enveloppe sera reconduite l'an prochain, a promis Olivia Grégoire, la secrétaire d'Etat à l'Economie sociale, solidaire et responsable.

25 novembre

📍 La bataille contre la 5e vague est lancée

C'est l'heure de la riposte contre la cinquième vague de Covid-19. Comme annoncé hier, le ministre de la Santé a présenté, ce midi, ses armes pour endiguer la progression du coronavirus et "sauver les Fêtes". Il n'y aura « ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture de commerces, ni limitation des déplacements », a tenu à rassurer, d'emblée, Olivier Véran. De fait, le gouvernement entend surtout renforcer l'arsenal existant, y compris en entreprise, et accélérer le rappel vaccinal, ouvert, dès samedi, à tous les adultes.

Chômage : une baisse toujours aussi ambiguë

L'évolution à deux vitesses du chômage se confirme, encore une fois. En octobre, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité, en France (hors Mayotte), a enregistré sa sixième baisse mensuelle consécutive, avec un net repli de 3,2 %, selon la Dares (ministère du Travail). Ils sont désormais 3,37 millions dans cette situation, pour la première fois sous son niveau d'avant-crise de février 2020, et même au plus bas depuis... neuf ans. Sauf qu'en parallèle, les inscriptions à Pôle Emploi de personnes avec une activité réduite, elles, rebondissent (+0,9 %). Et signent leur deuxième mois le plus élevé depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Le e-commerce inarrêtable

Les ventes en ligne n'en finissent plus de grandir. Entre juillet et septembre, le chiffre d'affaires des sites a progressé de 15 % en un an, d'après la Fevad, la fédération du secteur. Nouveau record historique pour un troisième trimestre.

Jeux vidéo : la grosse prise de Plug In Digital

Ca valait le coup d'attendre. Le distributeur de jeux vidéo Plug In Digital vient de boucler une levée de fonds de 70 millions d'euros... plus de 46 fois la somme que le montpelliérain avait récoltée jusqu'ici, en neuf années d'existence !
A lire : Plug In Digital lève 70 millions d'euros pour booster son pôle édition

Masques français : chronique d'un échec annoncé ?

Après la pénurie, le trop-plein et le ras-le-bol. Mobilisés en urgence pour produire des masques sanitaires au printemps 2020, plusieurs industriels français engagés dans l'aventure se retrouvent le bec dans l'eau, un an et demi plus tard. Entretemps, les commandes se sont asséchées et le made in China s'est renforcé. Fin de l'histoire ? C'est ce que nous avons voulu savoir dans cette enquête auprès des acteurs de la filière.
A lire : Pourquoi les fabricants de masques français sont au bord de l'asphyxie

Brexit : les pêcheurs haussent le ton

Les pêcheurs français passent à l'action. Ils bloqueront, demain, au fil de la journée, les ports de Saint-Malo, Calais et Ouistreham, ainsi que l'accès au tunnel sous la Manche. Avec ces actions, prévues pour durer quelques heures, le comité national des pêches entend remettre la pression sur le gouvernement, toujours empêtré dans ses discussions avec le Royaume-Uni, au sujet des licences post-Brexit. Au début du mois, Paris avait menacé les Britanniques de représailles, mais elles n'ont jamais vu le jour, du fait de la reprise du dialogue entre les deux parties.

24 novembre

📍 Restrictions sanitaires : le gouvernement s'active, mais temporise...

La concertation avant la communication. Le gouvernement se donne jusqu'à demain, à la mi-journée, pour dégainer de nouvelles mesures contre la cinquième vague de Covid-19. D'ici là, les ministres vont consulter élus, parlementaires et partenaires sociaux sur les mesures envisagées. Seule certitude, elles s'articuleront autour de trois axes, a indiqué le porte-parole Gabriel Attal. Avec un objectif prioritaire : "sauver les Fêtes de fin d'année" - autrement dit, éviter à la France un quatrième confinement.

... sans s'inquiéter pour l'économie française...

La cinquième vague de Covid-19 peut-elle balayer les espoirs de croissance forte en 2021 ? Non, a répondu Bruno Le Maire, ce matin, sur France Info : ce rebond épidémique « ne menace pas la reprise [économique]. Elle est là, elle est solide, elle repose sur des fondamentaux qui sont sains (...) et nous avons appris, de vague en vague, à mieux gérer les contraintes sanitaires », a expliqué le ministre de l'Economie. Il reconnaît toutefois que les restaurants, bars, hôtels, et les indépendants en général, pourraient être affectés. L'occasion pour lui de renouveler son appel à la vaccination et au respect des gestes barrières.

... d'ailleurs, les patrons gardent le sourire

Le vent mauvais de la cinquième vague épidémique n'a pas (encore ?) douché le moral des chefs d'entreprise. Au contraire, en novembre, le climat des affaires, mesuré par l'Insee entre le 28 octobre et le 19 novembre, progresse d'1 point en un mois. Il égalise ainsi son record des mois de juin 2007 et 2021. La confiance s'accroît en particulier dans l'industrie (+2 points), notamment grâce à l'amélioration des "commandes de l'étranger", mais aussi dans le commerce, qu'il soit de détail (+2 points) ou de gros (+5 points, mais par rapport à septembre). A noter que le "climat de l'emploi" (soldes d'opinion sur les effectifs passés et à venir des entreprises) atteint, lui, son plus haut niveau en plus de dix ans (à ce sujet, voir ci-après).

Embauche (1) : records encore battus en octobre

Les recrutements continuent leur percée. En octobre, les embauches de plus d'un mois (hors intérim), en France (hors Mayotte), ont battu leur précédent record de juin, pour s'établir à 837 061 (+0,8 % par rapport à septembre), selon la Caisse nationale de l'Urssaf. Cette croissance est portée uniquement par les CDI (+2,9 %), qui atteignent, eux aussi, un volume jamais vu depuis au moins l'an 2000, avec 410 869 déclarations préalables à l'embauche sous ce contrat. Les CDD longs, en revanche, sont en repli (-1,2 %), après leur pic de septembre. Au niveau sectoriel, l'industrie traverse une mauvaise passe, avec un recul des recrutements d'1,1 %, après déjà -0,9 % le mois d'avant.
Sur le même sujet : Embauche-un-Vieux.com connecte entreprises et seniors

Embauche (2) : mieux vaut s'appeler Martin que Mohamed

Les recruteurs pris en flagrant délit de discrimination. Ils ont la fâcheuse tendance de (beaucoup) moins rappeler les candidats d'origine supposée maghrébine. C'est en tout cas ce que montre de manière éclatante un test en conditions réelles de la Dares (ministère du Travail).
A lire : La discrimination à l'embauche des candidats d'origine maghrébine se confirme

L'inflation des chèques cadeaux

Il avait beau être "exceptionnel", il fait quand même son retour. Le relèvement du plafond des chèques cadeaux, appliqué en 2020, est reconduit en 2021, a annoncé le ministère de l'Economie. Ce coup de pouce sera toutefois un peu moins généreux qu'il y a un an.

Cybersécurité : des projets locaux pour développer l'offre nationale

La filière française de la cybersécurité compte désormais six nouveaux terrains de jeu. Pour répondre aux besoins spécifiques de protection des collectivités, établissements de santé et ports maritimes, six d'entre eux ont été retenus, en vue d'accueillir des démonstrateurs en leur sein. Il s'agit de deux hôpitaux (Caen et Nancy), deux groupements de coopération sanitaire (dont e-santé Bretagne, basé à Saint-Brieuc), ainsi que l'ensemble portuaire Haropa (Paris-Rouen-Le Havre) et la Région Bretagne. Un futur appel à projets permettra de choisir les entreprises autorisées à expérimenter et valider leurs solutions dans l'un de ces lieux, un éventuel déploiement à l'échelle nationale.

Transports : Alstom trouve un repreneur en Alsace

Changement de propriétaire en vue pour l'usine Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin). Le site alsacien passera, l'an prochain, sous pavillon espagnol. Cette vente était une condition, imposée par l'Union européenne, à la validation du récent rachat du canadien Bombardier par le groupe français.

Relance : ce qui attend les entreprises en 2022

Le plan de relance dans les clous. Jusqu’à présent, 60 des 100 milliards d’euros prévus ont été engagés, selon un nouveau bilan du ministère de l’Economie. L’objectif de mobiliser 70 % des fonds à la fin de l’année devrait donc être atteint. Ce qui veut dire aussi que 30 milliards d’euros resteront à prendre en 2022, date d’échéance programmée de cette relance. Une somme rondelette, quoiqu’un peu trompeuse, qui devrait encore largement bénéficier aux entreprises. Elle s'ajoute aux moyens également mis à leur disposition par la Caisse des dépôts depuis septembre 2020.

23 novembre

📍 Resserrage de vis sur le passe sanitaire

Sus au relâchement face à la cinquième vague de Covid-19 ! En plus du rappel à l'ordre d'hier sur le protocole sanitaire en entreprise, le gouvernement lance la remobilisation des établissements concernées autour du contrôle du passe sanitaire. Avec, dans la balance, la menace de fermetures administratives ciblées... ou généralisées.

Refus unanime du télétravail imposé

Le retour du télétravail obligatoire pour contrer la cinquième vague épidémique ? Non merci, répondent en choeur les dirigeants d'entreprise. « Ce serait une erreur », a même estimé, ce matin, le président du Medef sur BFMTV. Geoffroy Roux de Bézieux plaide pour « laisser le dialogue social de proximité se faire », mais invite quand même les employeurs « à un effort supplémentaire » dans le contexte épidémique actuel. Même tonalité du côté de l'Association nationale des DRH : "Un retour à une forme d'obligation et de généralisation perturberait l’organisation même des entreprises et du travail", note-t-elle dans un communiqué. Avant d'appeler au "respect de l’ensemble des règles d’hygiène et de distanciation physique, dont le port du masque". Une position que partage, pour le moment, le gouvernement.

Le remboursement des PGE, pomme de discorde

Dialogue de sourds à Strasbourg. La question de la durée de remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE) s'est invitée, aujourd'hui, au 69e congrès de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). A son arrivée sur place, le ministre de l'Economie a réitéré sa promesse de « ne laisser tomber personne » et d'apporter des réponses au cas par cas pour les entreprises fragilisées. Bruno Le Maire y ajoute une nouvelle proposition, à savoir « des rencontres trimestrielles, avec l'ensemble de la filière hôtellerie-restauration (...) pour nous assurer que chaque établissement, qui a une difficulté, ait bien trouvé une solution ». Pas sûr que l'Umih s'en satisfasse : ce week-end encore, son président Roland Héguy a réclamé "un étalement et des aides" pour faire face aux échéances des PGE, car "on ne peut pas [les] rembourser en quatre ans".

Plan tourisme : les entreprises se méfient

On a connu réaction plus enthousiaste. La Confédération des acteurs du tourisme (CAT), regroupant quatorze organisations professionnelles, accueillent avec "prudence" le plan "Destination France", présenté samedi dernier par le gouvernement. Leurs réserves portent aussi bien sur les objectifs fixés que sur les montants promis (1,9 milliard d'euros).

Industrie : multiples coups de pouce aux écoles de production

Le réseau des écoles de production prend du poil de la bête. Le gouvernement va débloquer 7,5 millions d’euros pour soutenir, l'an prochain, le fonctionnement de ces établissements techniques privés. Leur particularité : ils forment des élèves à partir de commandes réelles d'entreprises. En parallèle, 14 sites vont bénéficier d'un financement supplémentaire pour leurs investissements, de la part de l'Etat ( sous forme de subventions du fonds de modernisation des territoires d'industrie) et de la Banque des territoires (prêts subordonnés). Et 20 projets, dont 15 axés sur la métallurgie, vont obtenir une "aide en ingénierie" pour préparer leur ouverture prochaine. Sur les 34 écoles ainsi accompagnées, les Hauts-de-France en comptent 6, devant les Pays de la Loire (5) et la Bourgogne-Franche-Comté (4).

La fièvre des salaires dans le numérique

Les salaires dans les métiers du digital se sont envolés de plus de 10 % en un an, révèle le cabinet de recrutement Avarati. A l’origine de ce phénomène, appelé à perdurer en 2022, la multiplication des projets de digitalisation des entreprises, qui se heurte à une pénurie de ressources humaines. Un effet ciseau que l’on retrouve dans d’autres secteurs, comme l’hôtellerie-restauration, le transport routier ou les métiers du nettoyage. Autrement dit, entre les difficultés de recrutement et le rebond de l’inflation, la question de la hausse des rémunérations semble bien s'imposer comme un nouveau défi pour les entreprises.
A lire : Dans les métiers du numérique, les salaires s'envolent

Assurance : Leocare affole les compteurs

La Bretagne tient son nouveau champion de la levée de fonds ! L'assureur rennais Leocare vient de collecter 110 millions de dollars (près de 98 M€). De quoi nourrir son (très) ambitieux plan de développement sur la France, comme à l'international.
A lire : Leocare lève 110 millions de dollars et part à la conquête de l'Europe

Présidentielle 2022 : ce que veulent les patrons

Les années passent, les préoccupations restent. Selon une enquête OpinionWay pour LegalStart, les dirigeants de petites entreprises attendent beaucoup du prochain locataire de l'Elysée sur les sujets de fiscalité. Et pour répondre à leurs attentes, ils placent d'ores et déjà un quatuor de candidats en tête de leurs intentions de vote.

22 novembre

📍 Le protocole sanitaire rappelé aux entreprises...

Pas de durcissement, mais un avertissement contre le relâchement. La ministre du Travail a tenu à rappeler les entreprises au respect du protocole sanitaire en vigueur, à l'occasion d'une visite dans les locaux de L'Oréal à Clichy, en région parisienne. « Il faut se remobiliser, a lancé Elisabeth Borne. Il est important que chacun ait en tête que ce n'est pas la vaccination ou les gestes barrière, mais les deux. » Et d'insister notamment sur le port du masque dans les espaces communs, l'usage du gel hydroalcoolique et la distanciation physique... mais pas le télétravail. Le retour à un nombre de jours obligatoires en distanciel n'est pas exclu « par principe », mais pas envisagé non plus dans l'immédiat.

... et validé à la montagne

Les stations de ski aussi vont devoir se mettre au diapason du protocole sanitaire. Dévoilé il y a deux semaines, le leur a été définitivement entériné par le gouvernement, a confirmé Domaines skiables de France (DSF) aujourd'hui. Pas de changement, mais quelques précisions. Au programme : gestes barrières partout ; port du masque obligatoire pour les plus de 11 ans, dans les remontées mécaniques et les files d'attente (dérogations possibles dans les téléskis et tapis roulants, dispense totale pendant la glisse) ; passe sanitaire dès 12 ans, si et seulement si le taux d'incidence national du Covid-19 dépasse les 200 cas pour 100 000 habitants. Dans ce cas, le gouvernement s'est engagé à ce que "l'annonce officielle [soit] faite au plus tard le mardi pour le samedi suivant", assure DSF.

Le tourisme à l'heure des investissements...

Le soutien de l'Etat aux entreprises du tourisme change de nature. Après les mesures d'urgence*, le gouvernement met l'accent sur les aides à l'investissement, avec une nouvelle enveloppe de près de 2 milliards d'euros pour la filière. Objectif de ce plan "Destination France" : élever le niveau et la qualité de l'offre nationale, pour maintenir la place du pays comme première destination mondiale et accroître le niveau de dépenses des visiteurs.

... l'événementiel et le voyage toujours convalescents

*Bon, d'accord, en vrai, les aides d'urgence au tourisme ne sont pas tout à fait terminées... Le plan "Destination France" prévoit aussi de nouveaux dispositifs pour deux activités sinistrées par le Covid-19 : l'événementiel professionnel et les agences de voyages.

En 2022 aussi, la French Tech aura 120 incroyables talents

French Tech 120, saison 3. Le programment d'accompagnement dédié aux entreprises innovantes les plus prometteuses du pays cherche les 120 pépites qui constitueront sa promotion 2022. Petite particularité pour cette troisième campagne de recrutement : les critères de sélection s'adaptent (un peu) à la crise du Covid-19.

L'industrie sous le feu des projecteurs

"Inventer un avenir durable" : c'est le thème retenu pour la 10e Semaine de l'industrie, qui s'ouvre aujourd'hui. Jusqu'à dimanche, près de 3 200 événements sont organisés dans toute la France, de la Nouvelle-Aquitaine aux Vosges, en passant par la Sarthe. Objectif : sensibiliser le grand public, en général, les jeunes, en particulier, au rôle du secteur secondaire dans les transition écologique et numérique. L'occasion, peut-être, de susciter des vocations, alors que plus de 70 000 offres d'emploi sont à pourvoir dans les usines, d'après le ministère de l'Economie. A noter qu'en raison de l'épidémie de Covid-19, certaines activités se déroulent aussi en ligne. C'est le cas notamment pour la troisième édition de l'Usine Extraordinaire.
A lire : Avec l'Usine Extraordinaire, l'industrie veut s'ouvrir au grand public

Les Dirigeant.e.s Demain en heure supp'

Et on remet le son ! Notre festival audio Dirigeant.e.s Demain joue les prolongations et reste ouvert une semaine supplémentaire. Jusqu'à vendredi, 100 chefs d'entreprise et experts de l'économie partagent, en podcast, leurs expériences et conseils pour sortir de la crise et bâtir l'entreprise de demain. Plus d'information sur le site dédié à l'événement : www.dirigeantsdemain.com.

19 novembre

📍 Le chômage bloqué à son niveau d'avant-crise

Le taux de chômage a atteint un plancher. Il est reparti légèrement à la hausse au troisième trimestre pour se stabiliser à son niveau d'avant-crise, d'après l'Insee. Une (mauvaise) surprise, vu les records d'embauche et la vigueur de la reprise, constatés tout l'été. Mais derrière ce faux plat se cachent (quand même) quelques bonnes nouvelles.

Changement de paradigme dans les TPE-PME

Sens dessus dessous. En un an, le monde des TPE-PME a complètement changé, leurs préoccupations aussi. C'est ce qui ressort du dernier baromètre trimestriel de Bpifrance Le Lab et Rexecode. Fini les craintes sur la demande et les conséquences du confinement. En cette fin d'année 2021, les dirigeants s'inquiètent plutôt pour leur recrutement et les problèmes d'approvisionnement.

Le confinement, c'est non, la troisième dose, peut-être

La porte du confinement, même partiel, reste fermée. Face à la cinquième vague épidémique, le président de la République écarte toute restriction ciblée sur les personnes non-vaccinées. Une mesure appliquée ailleurs en Europe, mais « pas nécessaire » en France, dans la mesure où existe déjà le passe sanitaire, explique Emmanuel Macron dans La Voix du Nord. Un passe qui pourrait bien être conditionné à l'injection d'une troisième dose pour tous, et pas seulement aux plus âgés et aux plus fragiles. Sur ce point, le chef de l'Etat attend toutefois l'avis des scientifiques sur l'efficacité de ce rappel généralisé, avant de prendre sa décision.

Relance (1) : la décarbonation de l'industrie au ralenti...

Le plan de relance continue son bonhomme de chemin. Première démonstration avec le soutien à la transition écologique de l'industrie. Il s'élargit à 42 nouveaux projets (dont 41 rendus publics aujourd'hui) : 28 d'entre eux obtiendront 133 millions d'euros, au titre de l'efficacité énergétique et la décarbonation des procédés ; les 14 autres investiront dans la chaleur biomasse, avec un appui de l'Etat de 143 millions d'euros (dont 34 M€ d'aide au fonctionnement, sous réserve d'accord de la Commission européenne). Les Hauts-de-France et la Nouvelle-Aquitaine comptent 8 lauréats chacun, le Grand Est 7. Au total, depuis septembre 2020, 141 projets ont été accompagnés financièrement. Mais, globalement, les entreprises ne se sont pas bousculées sur ces thématiques : seuls 390 dossiers ont été enregistrés, 5 fois moins que pour les fonds de modernisation de l'automobile et l'aéronautique (voir ci-après).

Relance (2) : la modernisation de l'automobile et l'aéronautique en accéléré

Dans la collection des subventions à l'industrie, les transports aussi sont (res)servis. Quelque 98 projets supplémentaires vont être soutenus, dans le cadre de la relance. Du côté de l'aéronautique d'abord, 45 lauréats vont se partager 28 millions d'euros d'aide à l'investissement. Un tiers sont situés en Occitanie ou en Ile-de-France. Dans l'automobile ensuite, ils sont 53 à avoir obtenu 49 M€. Parmi eux, 17 entreprises d'Auvergne Rhône-Alpes et 10 des Hauts-de-France. Depuis l'annonce de la dernière vague, en juillet, un projet additionnel s'est également ajouté au décompte officiel,  sans plus de précision. L'Etat assure ainsi en avoir financé 788 au total, à hauteur de 654 M€, depuis septembre 2020. Bilan provisoire, puisque l'instruction des dossiers reçus depuis juin se poursuit.

Relance (3) : quand l'Etat joue contre son camp

Il ne faut pas croire, mais les aides du plan de relance ne font pas que des heureux. Demandez plutôt à Saint-Gobain PAM ce qu'elle en pense. L'entreprise de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) a découvert que l'Etat avait accordé une subvention à un concurrent indien, pour qu'il ouvre une usine en France. Une décision qui fait quasiment l'unanimité contre elle en Lorraine.
A lire : Colère de Saint-Gobain PAM autour des subventions accordées par l’État à Electrosteel à Arles

Aides aux entreprises : le robinet reste ouvert

Des aides publiques, vous en voulez quand même encore ? Ca tombe bien, c'est reparti pour un tour ! Les Etats membres de l'UE pourront continuer à délivrer des aides aux entreprises, au nom de la lutte contre le Covid-19, jusqu'au 30 juin 2022. La Commission européenne vient en effet de prolonger de six mois l'assouplissement exceptionnel de ses règles, en vigueur depuis mars 2020. Egalement rallongée, la période durant laquelle les outils remboursables (prêts, avances...) peuvent être convertis en subventions directes : elle expirera finalement au 30 juin 2023. Ces mesures s'accompagnent d'un relèvement des plafonds (2,3 M€ par entreprise, et 12 M€ pour l'indemnisation des coûts fixes, au lieu d'1,8 et 10 M€). Enfin, deux armes nouvelles s'ajoutent à cet arsenal : des incitations à l'investissement des entreprises, en particulier dans les transitions écologique et numérique (jusqu'à fin 2022) ; et des garanties publiques pour aider PME et start-up à obtenir financements privés et fonds propres (jusqu'à fin 2023).

Pêche post-Brexit : opération déminage au gouvernement

C'est ce qui s'appelle faire des vagues en pleine tempête sur les licences de pêche post-Brexit. Après avoir menacé de représailles les Britanniques au début du mois, puis repris les négociations avec eux, la ministre de la Mer n'a pas caché son pessimisme sur les chances d'aboutir, hier, lors des Assises de la filière, organisées en Bretagne. Au point qu'Annick Girardin a évoqué les « plans de sortie de flotte », autrement dit les indemnisations prévues pour les bateaux et marins qui cesseraient leur activité. L'Etat envisage d'y consacrer "au moins 40 millions d'euros". Les professionnels y ont vu le signe d'un renoncement face à l'intransigeance du Royaume-Uni. Faux, a répondu, sur France Inter, la ministre, ce matin. Elle a expliqué avoir voulu anticiper, « mais ça ne veut pas dire qu'on capitule ». Sur BFMTV, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a résumé la position française par ces mots : « Le dialogue autant que possible, la fermeté autant que nécessaire. » En déplacement dans le Nord, le président de la République a, lui, promis qu'« avant Noël, la France [aurait] pris une position ». En attendant, Emmanuel Macron demande à la Commission européenne de s'activer dans ce dossier. Paris demande toujours 169 licences, après en avoir obtenu 961.

La Bourse poursuit sur sa dynamique

Un plus haut en séance, mais pas à la clôture. La Bourse de Paris a signé, aujourd'hui, un nouveau pic historique en cours de journée (7 183 points), avant de fléchir en fin de journée (7 112 au final). Le record à la fermeture reste donc celui établi mercredi, à 7 156 points.

18 novembre

📍 Les bons et mauvais points de la France

Ca se confirme : la croissance pourrait bien dépasser toutes les attentes en 2021. Après le FMI et la Banque de France, c'est au tour de l'OCDE de revoir à la hausse ses prévisions. Le PIB tricolore devrait augmenter de 6,8 % cette année (0,5 point de plus qu'espéré il y a seulement deux mois) et de 4,2 % en 2022 (+0,2 point), d'après l'organisation internationale. Le taux de chômage passerait, lui, de 7,8 à 7,6 % et l'inflation resterait sous les 2 % sur la période. Au passage, le secrétaire général de l'OCDE Mathias Cormann a félicité le gouvernement pour le « soutien public impressionnant et très efficace » pendant la crise du Covid-19, mais aussi pour l'extension du passe sanitaire, comme pour ses plans de relance et d'investissement. Mais il a aussi identifié plusieurs points d'amélioration indispensables, si le pays veut profiter à plein de la reprise post-coronavirus.

Aides sectorielles : le nouveau triptyque de Bercy

Le gouvernement justement n'a pas dit son dernier mot en matière de soutien aux entreprises. Devant la Commission des affaires économiques du Sénat, Bruno Le Maire a promis d'aider trois secteurs en particulier. L'automobile va faire l'objet d'un nouveau plan sectoriel « dans les prochaines semaines ». Il sera centré sur les équipementiers, dont les fonderies, déjà aidées au printemps. Ce nouvel effort se justifie par l'envolée des coûts, mais aussi une « transition technologique » vers l'électrique « beaucoup plus rapide que prévu », a justifié le ministre de l'Economie. Egalement ciblée, l'électronique : « Il faut que nous augmentions rapidement les capacités de production de semi-conducteurs en France », ce qui implique « de faire venir un certain nombre d'acteurs étrangers » et de mettre « des investissements substantiels dans la recherche ». Enfin, dans un autre registre, l'événementiel (dont les traiteurs et organisateurs de fêtes privées) bénéficiera de « réponses spécifiques » à ses difficultés, liées à la persistance de l'épidémie.
A ce sujet : En Bretagne, la filière événementielle cherche un nouveau souffle

Les PGE, épée de Damoclès des TPE-PME ?

Rembourseront, rembourseront pas ? Les TPE-PME bénéficiaires de prêts garantis par l'Etat (PGE) commencent à s'inquiéter de leur capacité à honorer leur dette, à en croire le baromètre trimestriel de Bpifrance Le Lab et Rexecode. Interrogées fin octobre, elles sont 8 % à craindre de ne pouvoir faire face à leurs échéances, en hausse de 3 points en trois mois. Elles sont aussi de plus en plus nombreuses à avoir consommé la quasi-totalité des sommes empruntées (34 %, +6 points), autant que celles qui n'y ont quasiment pas touché (35 %, -2 points). Pas de quoi inquiéter le ministre de l'Economie. Au Sénat, Bruno Le Maire a cité, lui, la Banque de France pour estimer que moins de 3 % des entreprises seraient mises en difficulté par leur PGE. D'où son refus d'accorder un nouveau différé d'amortissement. Il invite plutôt les dirigeants en position délicate à se tourner vers les "conseillers départementaux de sortie de crise".

Et les plus petites entreprises dans tout ça ?

N'oubliez pas les TPE ! C'est le cri d'alarme lancé par le Syndicat des indépendants (SDI), dans une lettre ouverte au ministre de l'Economie. Son secrétaire général Marc Sanchez estime que la reprise actuelle ne profite pas aux plus petites entreprises. Pis, elles "meurent à bas bruit". Il en veut pour preuve les "170 000 cessations volontaires d'activité enregistrées de janvier à août 2021, niveau deux fois plus élevé que sur la même période de 2019", d'après lui - des abandons qui échappent aux statistiques des défaillances d'entreprises, généralement mises en avant. Dans ces conditions, le SDI réclame "un soutien plus affirmé et direct" en faveur des entrepreneurs individuels et patrons de TPE en difficulté, ainsi qu'un "plan Marshall" pour "garantir" la pérennité et la croissance de tous.

Cybersécurité : la filière bretonne aura son campus

La Bretagne ne restera pas en rade sur la cybersécurité. Les acteurs locaux de la filière pourront bientôt se retrouver au sein d'un "Campus Cyber" régional. Le projet s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale du gouvernement en faveur du secteur et de l'ouverture prochaine d'un site national à Paris-La Défense.
A lire : Un Campus Cyber en Bretagne, pour quoi faire ?

Le marché automobile de mal en pis

En attendant un nouveau plan d'aide français (voir ci-dessus), l'automobile continue de s'enfoncer inexorablement dans la crise. En octobre, les ventes dans l'UE ont plongé de 30,3 % en un an (et de 35,7 % par rapport à 2019), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Avec 665 001 véhicules écoulés, le marché encaisse, à la fois, son pire mois d'octobre en 30 ans et sa quatrième baisse consécutive en 2021, la plus forte de l'année. Une situation attribuée principalement à la pénurie de semi-conducteurs, qui met les usines au pas. Les groupes français n'échappent pas au marasme : Stellantis chute de 33 %, le groupe Renault de -31,7 % (mais la marque au Losange, à elle seule, s'effondre de 36 %).

17 novembre

📍 Contre la 5e vague, le télétravail en embuscade

Par petites touches, le gouvernement change de ton au sujet de l'épidémie de Covid-19. D'abord sur le constat : « La cinquième vague est là », estime désormais le porte-parole Gabriel Attal. Ensuite sur les moyens de contrecarrer ce rebond, l'exécutif évolue aussi, en douceur. Certes, le reconfinement n'est pas à l'ordre du jour, car ce serait, « dans les conditions actuelles, (...) disproportionné », selon le ministre de la Santé. Le distanciel obligatoire, en revanche, « fait partie des mesures que nous pourrions mobiliser le cas échéant »,  glisse Olivier Véran, dans le journal 20 Minutes, mais « nous n’y sommes pas encore aujourd’hui », nuance-t-il. Une prudence que semble déplorer le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy : « On pourrait optimiser l'utilisation du télétravail (...) pour faire face à la cinquième vague », a-t-il indiqué sur France Inter. Dans l'immédiat, le gouvernement s'en tient au cap fixé par le président de la République il y a une semaine, autour de la vaccination, troisième dose incluse, du passe sanitaire, des gestes barrières, et des contrôles renforcés de leur bonne application.

Le Covid-19, électrochoc salutaire ?

Et si la crise du Covid-19 n'en était pas une justement ? Sans nier l'ampleur inédite du choc subi par l'économie française depuis l'irruption du coronavirus dans le pays, une étude souligne le rebond tout aussi exceptionnel qui a suivi. A tel point que la croissance moyenne du PIB devrait être plus fort avant qu'après la pandémie, selon l’Institut des politiques publiques (IPP) et le Cepremap. Une surperformance qu'ils attribuent notamment à l'Etat et son fameux "quoi qu'il en coûte".

Le plan d'investissement plus généreux que prévu

Le projet de budget 2022 a bien changé, depuis sa présentation, le 22 septembre. Adopté hier soir en première lecture par l'Assemblée nationale, le texte intègre désormais (entre autres) le plan d'investissement France 2030. Or, à la faveur d'un amendement gouvernemental, son enveloppe a été portée à 34 milliards d'euros, au lieu des 30 milliards initialement annoncés par le président de la République. Un dixième de cette somme (3,5 Md€, plus précisément) sera débloquée dès 2022, dont 700 millions d'euros d'"interventions [de l'Etat] en fonds propres". Mais le Sénat a encore son mot à dire sur ce sujet, comme sur les autres : le projet de loi de finances arrive devant la chambre haute dès aujourd'hui.

Le rebond des créations d'entreprise

Les créations d'entreprise retrouvent des couleurs. Après un été en retrait, elles sont nettement reparties à la hausse, selon l'Insee. Cette reprise touche quasiment tous les secteurs... sauf celui qui portait, jusqu'à peu, la dynamique de l'entrepreneuriat en France.

Le record des levées de fonds

Jusqu'où iront les levées de fonds ? Au bout de neuf mois, les montants collectés par les entreprises dépassent déjà le montant record atteint sur toute l'année 2020, selon un décompte d'In Extenso Innovation Croissance et l’ESSEC Business School. Mais l'étude s'inquiète de plus en plus d'un marché du capital-risque "à deux vitesses". Au niveau national, ses chiffres soulignent aussi le déséquilibre persistant entre les entreprises d'Ile-de-France, qui captent l'immense majorité de l'argent, et les autres, qui doivent se contenter des miettes.
A lire : Faut-il être à Paris pour faire grandir sa start-up ?

Défense : les sous-traitants de Naval Group naviguent à vue

Pour eux aussi, la fin du "contrat du siècle" pourrait coûter cher. Deux mois après la spectaculaire annulation par les Australiens de leur commande de sous-marins à Naval Group, les sous-traitants de l'entreprise française sont encore sonnés, et toujours dans le flou. Notre rédaction de Normandie est allée à leur rencontre pour tenter de mesurer l'onde de choc de cette décision géopolitique sur le tissu industriel local.
A lire : Les sous-traitants de Naval Group touchés mais pas coulés

16 novembre

📍 Financement : les obligations de la relance arrivent

Le plan de relance accouche enfin de ses obligations subordonnées. Promise il y a un an, cette solution de financement vise à apporter jusqu'à 1,7 milliard d'euros aux PME et ETI éligibles, ont annoncé le ministère de l'Economie et la Fédération française de l'assurance, tous les deux à la manoeuvre sur ce dossier. Dans le même temps, Bercy a confirmé l'évolution des PPR, les prêts participatifs lancés au printemps, sans grand succès jusqu'à présent.
A (re)lire : 6 questions pour comprendre ces outils de quasi-fonds propres, réservés aux PME et ETI

L'hydrogène, pour quelques milliards de plus

L'Etat n'en finit plus d'aligner les zéros pour l'hydrogène. Emmanuel Macron avait déjà annoncé qu'il réserverait une part de son plan d'investissement France 2030 à cette technologie. Le président de la République a dévoilé, aujourd'hui, le montant de ce nouvel effort public, à l'occasion d'une visite à l'usine Genvia de Béziers (Hérault).

Danone passe du lait à l'avoine dans le Gers

Elle ne boira bientôt plus du petit lait. L'usine Danone de Villacomtal-sur-Arros (Gers) va délaisser la production de yaourts pour se convertir aux boissons végétales. Pour ce faire, le géant de l'agroalimentaire prévoit un investissement massif... mais aussi une réduction d'effectifs.
A lire : Danone va investir 43 millions d'euros dans son site gersois

Pas de confinement... pour le moment

Après avoir tiré l'alarme, le gouvernement calme le jeu. Un peu. Bien qu'« en état d'alerte » face au rebond du Covid-19, « il n'y a absolument aucun confinement qui est prévu aujourd'hui, ni de près ni de loin », a assuré le porte-parole, sur France Inter, ce matin. Mais, tient à préciser Gabriel Attal, face à cette pandémie, « il ne faut jamais rien exclure par principe »... Même position concernant une éventuelle transformation du passe sanitaire en passe vaccinal : l'hypothèse n'est ni écartée ni discutée « à ce stade ». En revanche, « il y aurait une logique » à conditionner la validité du QR code à l'injection d'une troisième dose pour toutes les classes d'âge concernées par ce rappel. Cette mesure doit s'appliquer le 15 décembre, mais uniquement pour les plus de 65 ans.

Le télétravail fait son trou

Le Covid-19 a-t-il vraiment changé la vie dans les entreprises ? Pour en avoir le coeur net, la CCI de Nantes Saint-Nazaire a interrogé les employeurs de Loire-Atlantique sur leur organisation du travail, un an et demi après le premier confinement. Conclusion : le télétravail a bel et bien fait son nid dans le département. Mais le présentiel est loin d'avoir dit son dernier mot.
A lire : Comment le Covid a modifié l'organisation du travail en Loire-Atlantique

Le mécénat de compétences pour les nuls

Le moment n'est pas forcément le mieux choisi, en ces temps de pénurie de main-d'oeuvre. Mais, après tout, il n'est jamais trop tôt, ni trop tard, pour aider : le gouvernement propose donc aux entreprises de se lancer dans le mécénat de compétences. Et publie un guide pratique pour populariser ce don en nature (avec avantage fiscal), encore bien souvent confidentiel et méconnu.

L'été brillant de la zone euro

L'économie européenne garde la forme. Au troisième trimestre, la zone euro a enregistré une croissance de 2,2 %, quasiment autant qu'au printemps (+2,1 %), selon Eurostat. Avec ses +3 % cet été, la France signe la deuxième meilleure performance de la région, juste derrière l'Autriche (+3,3 %).

15 novembre

📍 PGE : les remboursements exigés en 2022

Il va falloir rendre l'argent. Le différé de remboursement des prêts garantis par l'Etat ne sera pas prolongé, a prévenu le ministre de l'Economie cet après-midi. En revanche, Bruno Le Maire fait une promesse aux entreprises endettées : aucune d'entre elles « n’aura de difficultés de trésorerie liées à un remboursement de PGE ».

Le passe sanitaire reste en vigueur...

Il devait s'arrêter aujourd'hui. Il n'en sera finalement rien : le passe sanitaire reste bel et bien valable en France... et pourra même être exigé jusqu'au 31 juillet 2022. Conséquence d'une loi âprement discutée au Parlement et désormais publiée au Journal officiel. Elle repousse encore la date de fin du régime de sortie de crise sanitaire, en vigueur depuis le 2 juin et censé, lui aussi, arriver à échéance aujourd'hui (après, déjà, une première prorogation). Le texte donne notamment au gouvernement la possibilité de recourir à toute une batterie de mesures (dont des fermetures administratives) jusqu'à l'été prochain, au nom de la lutte contre le Covid-19. Toutes les contraintes ne sont pas pour autant maintenues avec la même fermeté : le personnel non-médical des crèches, et autres établissements liés à la parentalité et la protection de l'enfance, est ainsi dispensé de l'obligation vaccinale, pourtant appliquée depuis... deux mois.

... mais les jauges disparaissent...

Le Covid-19 repart, les jauges s'en vont. Depuis hier, et sur tout le territoire, les discothèques, bars et restaurants dansants, de même que les salles et stades où se tiennent des concerts debout, peuvent recevoir le public sans limitation, selon un décret. Le texte généralise ainsi l'assouplissement partiel, introduit le 4 octobre et appliqué dans 40 départements depuis une semaine.

... alors que l'ombre de l'épidémie plane encore

La levée des jauges ne signe pas la fin de l'épidémie. Bien au contraire. Le gouvernement a multiplié, ces derniers jours, les avertissements sur la dégradation de la situation sanitaire en France. « Il faut tout faire pour éviter un nouveau confinement », a prévenu le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, hier sur BFMTV. Comme lui, et au même micro, sa collègue du Travail a insisté sur la nécessité de « se [remobiliser] sur le triptyque qui nous protège desormais : la vaccination, le passe sanitaire et les gestes barrières », dont le port du masque en entreprise. Pour autant, le retour au télétravail obligatoire « n'est pas d'actualité aujourd'hui », a indiqué Elisabeth Borne.

"Nouvelles turbulences" à l'horizon...

La croissance plus solide en 2021, plus fragile en 2022. Le PIB de la zone euro devrait progresser de 5 % cette année, selon la Commission européenne (soit 0,2 point de plus que dans ses prévisions de juillet), puis de 4,3 % la suivante (-0,2 point). La France devrait faire encore plus fort dans un premier temps, avec +6,5 % (+0,5 point, 4e meilleure performance de la région), avant de rentrer dans le rang en 2022 (+3,8 %, -0,4 point). Pour autant, Bruxelles met en garde contre de "nouvelles turbulences" pour l'économie européenne : "goulets d'étranglement" du côté de l'offre, "perturbations dans les chaînes d'approvisionnement mondiales", hausse "à un rythme débridé" des prix de l'énergie (même si l'inflation globale en zone euro ne devrait pas dépasser 2,4 % en 2021)... sans oublier le rebond des contaminations au Covid-19 et le risque de nouvelles restrictions sanitaires qui l'accompagne.

... et nouvelle échéance pour les difficultés d'approvisionnement

Les entreprises vont devoir s'y habituer : les difficultés d'accès aux matériaux et matières premières devraient persister encore en 2022. Oui, mais jusqu'à quand ? C'est là toute la question. Pour le commissaire européen au Marché intérieur, « le pic est plutôt derrière nous, mais pour revenir à la normale il faudra encore plusieurs trimestres », ce qui présume d'un retour à la normale à l'été prochain, a estimé Thierry Breton, lors de l'émission politique commune de Radio France et Le Monde, hier. Quelques heures plus tard, le ministre français de l'Economie se montrait, lui, moins optimiste : « Je ne vois pas d'amélioration avant la fin de l'année 2022. Au mieux », a lancé Bruno Le Maire sur BFMTV. Et de souligner que ces tensions d'approvisionnement étaient « d'ailleurs le seul obstacle à une croissance encore plus forte et dynamique » dans l'Hexagone.

Dirigeant.e.s Demain, c'est dès aujourd'hui

A vos casques, prêt ? C'est parti ! Le festival audio Dirigeant.e.s Demain vous ouvre ses podcasts à partir d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi. Organisé par Le Journal des Entreprises, cet événement explore, à travers la parole d'une centaine de dirigeants, et dirigeantes, les voies du rebond post-coronavirus. Comment gérer, manager, innover et développer son activité, dans un contexte mouvant de crise pandémique et un environnement en pleine mutation ? Que signifie, tout simplement, être un chef d'entreprise en ce début de XXIe siècle ? Toute la semaine, découvrez les témoignages en podcast de nos 100 témoins, tous dirigeants de PME et ETI en région. Rendez-vous dès maintenant sur www.dirigeantsdemain.com.

10 novembre

📍 Moins de subventions, plus de financement pour les entreprises

Pas touche aux outils de financement issus de la crise du Covid-19 ! Si l'Etat a successivement mis fin à ses aides directes ces derniers mois, il veut bien continuer à soutenir les entreprises dans la durée, mais par d'autres voies - en l'occurrence par des facilités de prêts, adossées à des garanties publiques. Après les PGE, c'est donc au tour des instruments de quasi-fonds propres, prévus par le plan de relance (prêts participatifs et obligations subordonnées), de voir leur date d'échéance repoussée.

Calme plat sur le front des défaillances

Elle ne voit toujours rien venir. La Banque de France n'aperçoit "aucun signe d'une reprise des défaillances ou d'une vague de faillites" à court terme. C'est même plutôt tout l'inverse qui se produit : en octobre, les procédures collectives étaient encore en baisse de 53,5 % sur deux ans. Mieux, leur nombre cumulé sur les douze derniers mois (26 907) est descendu au plus bas depuis au moins 30 ans. Ce chiffre est en baisse de 22,1 % sur un an, et de 48,1 % par rapport à la même période de 2018-2019. Une exception quand même : les grandes entreprises et ETI (+4 % comparé à l'avant-crise du coronavirus). Cette situation favorable n'empêche pas les réseaux économiques de se préparer à un éventuel raz-de-marée, à plus ou moins brève échéance, comme nous l'explique notre rédaction de Bordeaux.
A lire : En Gironde, les professionnels en ordre de marche face au mur des défaillances

Le passe sanitaire plus contrôlé...

Passe sanitaire et gestes barrières bien partis pour durer. Dans son allocution, hier soir, le président de la République Emmanuel Macron a prévenu qu'il allait suspendre « tous les assouplissements un moment envisagés », de manière à contrer le rebond actuel de l'épidémie de Covid-19. La bonne application du passe sanitaire, à l'entrée des établissements et transports concernés par la mesure, va ainsi être davantage vérifiée. Les forces de l'ordre vont doubler leurs opérations, pour les porter au même niveau qu'en septembre, quand 50 000 personnes et 8 000 établissements avaient été contrôlés, a précisé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur Europe 1.

... et encore renforcé

Plus contrôlé, le passe sanitaire sera aussi bel et bien prolongé au-delà du 15 novembre. L'annonce en a été faite de manière indirecte par Emmanuel Macron : il a en effet prévu que, à partir du 15 décembre, le QR code des plus de 65 ans soit désactivé, s'ils n'ont pas reçu leur troisième dose, plus de six mois après la deuxième. Ce délai a été explicité, ce matin, par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur France Info : si vous êtes dans la catégorie d'âge concernée et que « vous avez réalisé votre deuxième dose il y a six mois, vous avez cinq semaines pour réaliser votre rappel », sous peine de perdre votre QR code. Pour mémoire, le gouvernement a obtenu, hier, le feu vert du Conseil constitutionnel pour utiliser le passe sanitaire, entre autres armes anti-coronavirus, jusqu'au 31 juillet prochain. Cette mesure « nous a permis d’éviter le retour d’une vague épidémique forte, comme celle que l’on voit dans certains pays européens, donc c’est efficace », a tranché, pour sa part, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur France Inter.

Les chômeurs menacés

Après la carotte, le retour du bâton pour les chômeurs. Le président de la République a prévenu, hier, lors de son allocution : ceux « qui ne démontreront pas une recherche active [d'emploi] verront leurs allocations suspendues ». Là encore, la parole présidentielle a été complétée, ce matin, par ses ministres. En l'occurrence, celle du Travail sur RTL : « Dans les six prochains mois, [les conseillers Pôle Emploi] vont faire 250 000 contrôles, donc une augmentation de 25 % [par rapport au niveau atteint en 2019], spécifiquement sur les secteurs en tension », afin d'aider « toutes ces entreprises qui n'arrivent pas à recruter », a expliqué Elisabeth Borne. Comme c'est déjà le cas, les éventuelles sanctions seront « graduées », de la suspension des aides à la radiation pure et dure. Une politique jugée « naturelle » et « bien normale, alors qu'on accompagne les demandeurs d'emploi comme on ne l'a jamais fait », a assuré la ministre.

Le nucléaire relancé

Au rang des annonces économiques, hier soir, le chef de l'Etat a donné un indice de plus sur sa préférence en matière de transition énergétique. En une phrase sibylline, il a annoncé, « pour la première fois depuis des décennies, relancer la construction de réacteurs nucléaires dans notre pays et continuer de développer les énergies renouvelables ». Cette double orientation doit permettre à la France de « garantir [son] indépendance énergétique, [son] approvisionnement électrique (...) et [l'atteinte de] nos objectifs, en particulier la neutralité carbone en 2050 ». L'appui à l'atome figurait déjà en bonne place dans le plan d'investissement France 2030, mais pour un horizon plus lointain et sur des technologies en devenir.

La réforme des retraites enterrée

Le premier confinement l'avait interrompue. La cinquième vague l'enterre définitivement, au moins pour ce quinquennat : la réforme des retraites ne sera pas réactivée avant les élections de 2022, a confirmé Emmanuel Macron, hier soir. Le président de la République a toutefois répété les principes qu'il continue de défendre sur ce sujet, notamment le report de l'âge légal de départ à la retraite, la suppression des régimes spéciaux, ou encore l'harmonisation entre le privé et le public.

L'emploi des personnes handicapées en panne

Ca ne fonctionne plus. L'obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) ne suffit pas à faire décoller l'intégration directe de ces personnes dans les entreprises de plus de 20 salariés qui y sont soumises. Les indicateurs, suivis par la Dares à ce sujet, ne bougent plus depuis quatre ans.

La Bourse temporise, après une semaine de records

Aucun record battu à la Bourse de Paris aujourd'hui. C'est une première depuis huit jours. Lundi, le CAC40 avait encore atteint son plus haut niveau en clôture (7 047 points, contre 7 045 ce soir) et hier son pic historique en séance (7 079 points).

9 novembre

📍 Vers de nouvelles mesures sanitaires... ?

Quelle riposte face à la résurgence du Covid-19 ? Le président de la République s'exprimera ce soir, à 20h, sur la situation épidémique et économique du pays. Lors de sa dernière allocution, le 12 juillet, Emmanuel Macron avait annoncé l'élargissement du passe sanitaire et la vaccination obligatoire de certains salariés, ce afin de pousser à l'immunisation de la population. Avec un certain succès : hier, 51,4 millions de personnes avaient reçu au moins une injection, dont 30 % depuis la prise de parole estivale du chef de l'Etat. Cette fois, il pourrait insister davantage sur la troisième dose. Et revenir aussi sur les réformes de la rentrée, à quelques mois de l'élection présidentielle. D'autant que le plan d'investissement et le soutien à la formation avaient été annoncés, eux aussi, le 12 juillet dernier.

... oui, répond déjà le Conseil constitutionnel

Voilà de quoi conforter Emmanuel Macron avant sa prise de parole devant les Français. Le Conseil constitutionnel a validé, cet après-midi, la possibilité, pour le gouvernement de recourir aux restrictions anti-coronavirus (passe sanitaire, couvre-feu, mesures de confinement, etc.) jusqu'au 31 juillet. L'institution juge notamment que l'appréciation du risque de circulation du Covid-19 sur cette période "n'est pas, en l'état des connaissances, manifestement inadéquate". Et ajoute que les mesures envisagées assurent "une conciliation équilibrée entre l'objectif (...) de protection de la santé et le respect des droits et libertés". En revanche, d'autres dispositions de la nouvelle loi de lutte contre le Covid-19 ont été censurées, notamment la possibilité de modifier par ordonnances le Code du travail et les règles du chômage partiel jusqu'à l'été prochain.

Le retour à la normale, c'était déjà hier

On l'attendait depuis plus d'un an. Le fameux "retour à la normale" de l'économie française est finalement arrivé par surprise, et plus tôt qu'espéré. D'après la Banque de France, le PIB tricolore était revenu à 100 % de son niveau d'avant-crise dès le mois d'août. Une bonne nouvelle qui en cache toutefois une moins réjouissante : l'industrie en général, et l'automobile en particulier, n'arrivent pas à se relever.

La croissance forte, c'est pour aujourd'hui

Et si la croissance française flirtait avec les 7 % en 2021 ? En tout cas, elle pourrait s'établir à +6,75 %, à en croire, à la fois, la Banque de France, dans la foulée de sa dernière note de conjoncture, mais aussi le Fonds monétaire international, à l'issue d'une récente mission dans l'Hexagone. Le FMI révise ainsi largement (de 0,45 point) sa précédente prévision, publiée il y a seulement un mois. Cette vigoureuse reprise française s'expliquerait, pêle-mêle, par le soutien massif de l'Etat, les "taux élevés de vaccination", ou encore le "fort rebond de la consommation" et les "importants investissements menés par le secteur privé". La croissance devrait toutefois ralentir, à 3,7 % en 2022 (revue à la baisse de 0,2 point). Le taux de chômage est attendu, lui, à 7,8 % cette année, l’inflation à "environ 2 %", avant de décélérer (+1,7 % en 2022).

Le redressement de l'export, ce n'est pas pour demain

Avec l'industrie, c'est l'autre bémol à cette avalanche de bonnes nouvelles sur le front économique : le déficit commercial de la France dérape complètement. Au troisième trimestre, il a atteint un niveau jamais vu depuis une décennie, selon les Douanes. La faute, en grande partie, à l'envolée généralisée des prix sur les marchés mondiaux.

Pendant ce temps-là, le bâtiment garde le sourire

Les artisans du bâtiment passent entre les gouttes. Malgré les difficultés d'approvisionnement et les prix de l'énergie, ils ont enregistré une nouvelle et solide croissance de leur activité au troisième trimestre, assure la Capeb. Un dynamisme attribué au plan de relance et au surplus d'épargne des ménages.

Elections consulaires 2021 : c'est maintenant ou jamais

Dernier jour de vote pour les dirigeants d'entreprise. Ils ont jusqu'à ce soir, minuit, pour désigner leurs représentants au sein des 122 chambres de commerce et d'industrie (CCI) françaises. Le scrutin avait ouvert le 27 octobre dernier.

La transition écologique par le porte-monnaie

Vous ne vous sentez pas concerné par la transition écologique ? Vous risquez pourtant de ne pas avoir le choix à l'avenir. Les sources de financement externes de votre activité pourraient en effet en dépendre : les banques, comme les fonds d'investissement, intègrent peu à peu des critères environnementaux dans leur analyse des dossiers de sociétés en quête d'argent. Simple vernis vert sans conséquence ou réel moyen de sélection (et de pression) en faveur de la transformation de l'économie ? En pleine Cop26 en Ecosse, notre rédaction d'Occitanie a voulu en avoir le coeur net et vérifier ce que change déjà (ou pas), pour les entreprises de la région, cette nouvelle fibre écolo du secteur financier.
A lire : En Occitanie, la finance verte impulse la transition climatique

8 novembre

📍 Des PGE jusqu'en 2022

Jamais deux sans trois. Les prêts garantis par l'Etat perdureront encore six mois de plus, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire au Figaro. Dispositif phare de la crise du Covid-19, les PGE devaient, à l'origine, disparaître fin 2020. A peine la moitié de l'enveloppe prévue au lancement (300 Md€) a été mobilisée pour l'heure. Ceci dit, l'enjeu, en 2022, sera moins la distribution de ces prêts que leur remboursement. Et pour cause : au printemps prochain, le différé d'amortissement de deux ans prendra fin. De quoi susciter de nombreuses inquiétudes sur la capacité des entreprises à encaisser cette nouvelle charge financière.
A lire : L'économie repart en Région Sud, mais le remboursement des PGE va compliquer la donne

Le retour en force des jauges

Retour en arrière toute. A partir d'aujourd'hui, les jauges sont rétablies pour les établissements recevant du public dans 40 départements supplémentaires, dont le Nord, l'Oise, l'Isère, le Var, mais aussi l'Alsace, la Bretagne (sauf le Finistère) et les Pays de la Loire (sauf la Mayenne, où la mesure est, au contraire, levée). Dans ces territoires, les concerts debout, les discothèques, bars ou restaurants dansants, doivent donc repasser à 75 % de leur capacité d'accueil. Au total, 61 départements sont désormais soumis à cette restriction sanitaire.

Ski : feu vert pour les remontées mécaniques

Un protocole sanitaire sur-mesure pour les stations de ski. Annoncé ce week-end par le Premier ministre Jean Castex, il entrera en vigueur cette semaine, avec une confirmation très attendue : les remontées mécaniques vont bel et bien rouvrir cet hiver, contrairement à la saison dernière. Le port du masque sera toutefois obligatoire, dans les files d'attente comme dans les appareils. Pas de passe sanitaire, en revanche, sauf si le taux d'incidence national du Covid-19 dépasse les 200 cas pour 100 000 habitants. Une barre nettement supérieure au "seuil d'alerte" de 50 pour 100 000, sur lequel se fonde habituellement le gouvernement. C'est sur cette base, par exemple, que se décide l'assouplissement (ou le rétablissement) des jauges et des masques à l'école. Peu importe, pour les professionnels (Domaines skiables de France et syndicat des moniteurs), comme pour les élus des communes de montagne : dans un communiqué commun, ils ont "salué unanimement" le redémarrage des remontées sans QR code à l'entrée.

Bis repetita sur l'intelligence artificielle

Le gouvernement double la mise en matière d'IA. Il a présenté, aujourd'hui, l'acte II de sa stratégie nationale dédiée à l'intelligence artificielle. Au programme, plus d'1,5 milliard d'euros d'ici à 2025, soit autant que ce qui avait été promis sur la période 2018-2022. Cette somme doit servir deux grandes ambitions : positionner à la pointe de cette technologie les compétences des salariés et l'innovation des entreprises.

Travail détaché : lancement de contrôles d'un nouveau genre

Des inspecteurs du travail bulgares, espagnols et italiens en action dans l'Hexagone. En septembre et octobre, une dizaine d'agents sont intervenus, au côté de leurs homologues français, dans 67 entreprises recourant au travail détaché, a fait savoir le ministère du Travail. Menés sous l'égide de la nouvelle Autorité européenne du travail (AET), ces contrôles, les premiers du genre, ont visé le chantier du tunnel Lyon-Turin, en Savoie, ainsi que des exploitations viticoles, en Champagne, et maraîchères, en Pays de Loire. Ils ont permis de mettre au jour "du prêt illicite de main-d’œuvre, l’emploi d’étrangers sans-titre, des rémunérations inférieures aux minimums légaux ou des conditions de logement indignes". Autant d'infractions qui "[donneront] lieu à des suites", sans plus de précision.

A la reconquête de l'Ouest

Opération portes rouvertes aux Etats-Unis. Depuis aujourd'hui, le pays autorise à nouveau, mais sous conditions, les entrées sur son territoire de ressortissants français, entre autres. Pour les arrivées par avion, les voyageurs de plus de 18 ans doivent notamment attester de leur vaccination complète au Covid-19 et présenter, en plus, un test négatif de moins de 3 jours. Quelques exceptions à cette règle générale s'appliquent toutefois. Cet assouplissement met fin à plus de 18 mois de fermeture des frontières américaines.

5 novembre

📍 Coronavirus : l'heure est à la "vigilance"...

Les restrictions sanitaires n'ont pas dit leur dernier mot... l'épidémie de Covid-19 non plus. A l'issue d'une âpre bataille entre députés et sénateurs, le Parlement a définitivement adopté l'extension, jusqu'au 31 juillet, de l'arsenal anti-coronavirus (dont le passe sanitaire) voulu par le gouvernement. Ce projet de loi, dit de "vigilance", va toutefois être contesté devant le Conseil constitutionnel. Dans le même temps, l'exécutif n'a pas caché son inquiétude, tout au long de la journée, sur la circulation actuelle du coronavirus. En déplacement à Montpellier, le Premier ministre a ainsi parlé « incontestablement » de « reprise épidémique (...) légère mais réelle ». « L'heure n'est pas venue de baisser la garde », a prévenu Jean Castex. De son côté, le président de la République Emmanuel Macron s'exprimera « très prochainement » (a priori mardi) sur la situation sanitaire et économique, a fait savoir le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

... et, plus que jamais, à la fin des aides d'urgence

Reprise de l'épidémie oui, prolongation des mesures d'urgence non. Le ministère de l'Economie a signifié, cet après-midi, aux secteurs concernés la fin du dispositif de prise en charge des coûts fixes, seulement un mois après l'arrêt du fonds de solidarité qu'il était censé remplacer.

Agroalimentaire : l'Etat sème des millions

L'agriculture et l'industrie alimentaire sont servies. Dans sa course frénétique aux investissements d'avenir, le gouvernement vient d'ajouter deux "stratégies d'accélération" à sa collection, l'une en faveur de la transition agroécologique, l'autre centrée sur l'alimentation "saine et durable". Les deux représentent un investissement de l'Etat de 877 millions d'euros.

Le rebond de l'emploi salarié

Les statisticiens n'en finissent plus de confirmer l'embellie de l'été. Cette fois, c'est l'Insee qui sort son bilan de l'emploi salarié dans le secteur privé au troisième trimestre. Conclusion : les créations sont encore en hausse, au point de dépasser la barre du demi-million de postes supplémentaires depuis le début de l'année 2021. Pour autant, l'industrie et l'intérim restent encore un ton en dessous.

La stabilité du chômage partiel

Le recul de l'activité partielle fait une pause. Après quatre mois de baisse consécutive, il pourrait repartir légèrement à la hausse en septembre, selon une première estimation de la Dares (ministère du Travail). La faute notamment à l'industrie (encore elle), massivement revenue vers ce dispositif à la rentrée.

La rechute de l'industrie

Nouveau coup d'arrêt dans les usines. Après trois mois de hausse, la production a reculé en septembre, dans l'industrie manufacturière (-1,4 %) comme dans l'ensemble du secteur secondaire (-1,3 %), d'après l'Insee. Le retour à la normale s'éloigne donc à nouveau, avec un repli, respectivement, de 5,9 % et 5,2 % par rapport à février 2020. Pis, les branches déjà les plus en retard sont celles qui subissent les reculs parmi les plus marqués en septembre. A commencer par les transports, avec une rechute de 8,4 %, et même -14,6 % dans l'automobile, plombée par les pénuries de composants électroniques. La cokéfaction-raffinage (-2,3 %) et la métallurgie (-2,6 %) s'enfoncent également à nouveau.

La Bourse au-dessus des 7 000 points

Semaine folle à la Bourse de Paris. Le CAC40 a encore battu, aujourd'hui, ses records en séance (7 063 points) et à la clôture (7 040 points, performance historique pour le quatrième soir de suite).

4 novembre

📍 Les restrictions sanitaires repointent le bout du nez

Jauges, le retour. La capacité d'accueil des discothèques, bars ou restaurants dansants, et autres concerts debout, repassera à 75 % dans 40 départements, à partir de lundi, selon un décret publié ce matin. Conséquence de la reprise épidémique en cours depuis quelques semaines. Les quatre coins de la France sont concernés, de la Bretagne (sauf le Finistère) à l'Alsace, du Nord et de l'Oise à l'Ain, l'Isère et le Var. Petite particularité en Pays de la Loire : toute la région bascule sous ce régime, sauf la Mayenne, qui fait le chemin inverse. La jauge y sera rétablie à 100 % dans tous les établissements recevant du public, comme c'est déjà le cas dans 39 autres départements français.

Transition énergétique : la mise au vert en bleu-blanc-rouge

La transition énergétique érigée en levier de réindustrialisation. Les entreprises du secteur se sont dotées d'un nouveau contrat de filière, avec l'objectif de développer des solutions bas carbone plus compétitives d'ici à 2023. L'occasion pour l'Etat de pousser en faveur de leur production sur le sol français. Pour ce faire, il va soutenir, à hauteur de 515 millions d'euros, le déploiement à grande échelle d'innovations autour de plusieurs énergies renouvelables vues comme stratégiques pour l'avenir.

Emploi : la grande fuite du déconfinement

L'épidémie de Covid-19 n'en finit plus de dérégler le marché du travail. Gelés au printemps 2020, les mouvements de personnel ont repris de plus belle un an plus tard. Avec une nouvelle particularité : l'explosion des ruptures de contrat, à commencer par les démissions.

Commerce : fragile retour à l'équilibre dans l'habillement

Les magasins d'habillement en petite forme. En octobre, leur chiffre d'affaires a tout juste dépassé son niveau d'avant-crise (+0,8 % par rapport au même mois de 2019), indique le panel de 50 enseignes suivi par l'Alliance du Commerce. La fédération professionnelle y voit déjà "la fin du rattrapage" post-confinements. Et pourtant, depuis le début de l'année, les ventes restent en net repli (-18,8 % comparé à deux ans auparavant). Et, comme en septembre, s'inquiète de voir cette reprise s'enrayer du fait de l'envolée actuelle des coûts, en particulier ceux du fret maritime et des matières premières.

La Bourse encore au sommet

Les jours se suivent et l'euphorie se prolonge à la Bourse de Paris. Le CAC40 a, de nouveau, pulvérisé les deux records déjà battus la veille : il a atteint aujourd'hui un pic de 6 993 points en séance, pour finalement clôturer tout juste en dessous des 6 988.

Les difficultés du fret se répandent à tous les modes...

Le transport de marchandises a du plomb dans l'aile. Sur mer, sur route ou par les airs, le même constat s'impose désormais : la demande s'envole, mais l'offre peine à suivre et les prix augmentent, montrent deux études dédiées, l'une, à l'aérien, l'autre, au routier.
A lire : Fluviale, ferroviaire... les nouvelles voies vertes de la logistique

... mais ouvrent aussi des perspectives aux acteurs français

Le grippage généralisé des chaînes logistiques n'empêche pas les compagnies françaises de s'ouvrir de nouveaux horizons. Exemple le plus spectaculaire : l'armateur marseillais CMA CGM vient de poser le pied à Los Angeles (Etats-Unis), avec l'acquisition d'un terminal portuaire majeur. Plus près de nos côtes, la compagnie bretonne Brittany Ferries renforce, elle, ses relations avec l'Irlande.

3 novembre

📍 Les femmes privées de salaire

Depuis 9h22, aujourd'hui, les femmes travaillent gratis. Façon de parler : cette date traduit, en termes calendaires, l'écart de rémunération constaté, en France, entre les hommes et leurs collègues féminines (soit une différence de 16,5 % en 2019, selon Eurostat). En 2020, ce cap symbolique avait mis un peu plus de temps (31 heures environ) à être franchi. A l'origine de ces calculs, la newsletter Les Glorieuses en profite pour lancer une pétition en faveur de 3 mesures correctives : conditionner les aides publiques aux entreprises à leur respect de l'égalité salariale ; revaloriser les payes des professions "à prédominance féminine" ; rémunérer "de manière équivalente" les congés maternité et paternité, ce qui reviendrait à les aligner sur la même durée.

L'avenir radieux de l'énergie solaire

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Ce principe, le gouvernement compte bien l'appliquer à l'énergie solaire. Pour tripler la puissance installée en photovoltaïque d'ici à 2028, le ministère de la Transition écologique a présenté ses dix axes de travail. L'accent sera mis, en particulier, sur les installations de taille réduite, soutenues à la fois par des aides financières et des mesures de simplification. Cette promesse d'accélération sur le solaire s'inscrit dans la lignée de l'étude, récemment publiée par RTE, sur les moyens d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Un objectif impossible à réaliser sans les énergies renouvelables, d'après le gestionnaire du réseau électrique français.

Plan d'investissement : l'industrie du futur en pole position

La France de 2030 et l'usine du futur, même combat. Pour le gouvernement en tout cas, il n'y a pas de temps à perdre : ces deux sujets se jouent dès maintenant. Preuve en est, le déclenchement hâtif d'un appel à manifestation d'intérêt dédié aux solutions et technologies de l'industrie 4.0, intégré au nouveau plan d'investissement de l'Etat pour 2030. Un plan que les députés n'ont même pas encore commencé à examiner, dans le cadre de leurs travaux sur le projet de loi de finances 2022.

La montagne cherche des travailleurs...

Les stations de ski en mal de saisonniers. Les embauches dans les magasins, bars et restaurants y seraient en recul de 40 % par rapport à la même période d'une année "normale", selon le président de l'Association des maires des stations de montagne, interrogé sur France Info. Jean-Luc Boch met ce « retard à l'allumage » sur le compte de la pandémie de Covid-19. Après une saison quasi-blanche en 2020-2021 due à la fermeture des remontées mécaniques, les travailleurs « se recentrent peut-être vers un emploi plus simple, plus stable », estime l'élu.

... et le thermalisme des clients

Problématique quelque peu différente dans les stations thermales, cette fois. En 2021, leur fréquentation n'est pas revenue à son niveau d'avant-crise, loin de là : avec moins de 300 000 curistes, elle a quasiment fondu de moitié par rapport à 2019 (580 000 personnes à l'époque), selon un premier décompte du Conseil national de ces établissements. Son président n'entrevoit pas de retour à la normale avant 2023. D'ici là, la perte de chiffre d'affaires devrait s'établir à -40 % cette année, après -63 % l'an dernier.

Records battus à la Bourse

L'économie va bien. La Bourse encore mieux. Le CAC40 vient de battre un double record en moins de 24 heures. Cet après-midi, en cours de séance, l'indice parisien a atteint les 6 955 points, soit 11 de plus que son pic historique du 4 septembre 2000. La journée s'est finalement achevée sur un niveau jamais vu à la clôture (6 950 points, +23 par rapport à la précédente meilleure performance établie... hier soir).

Chimie : Elkem Silicones gonfle ses investissements

Quand l'environnement pousse à l'investissement. Démonstration avec Elkem Silicones. L'entreprise va injecter 36 millions d'euros sur son site de Péage-de-Roussillon (Isère). Une dépense justifiée, certes, par la hausse de la demande, mais aussi par un mouvement de "déglobalisation" et une pression croissante sur les enjeux écologiques.
A lire : Elkem Silicones investit 36 millions d'euros pour augmenter sa compétitivité

2 novembre

📍 Le "contrat d'engagement", nouvelle arme pour l'emploi des jeunes

Un nouvel outil dans la palette des aides à l'emploi. L'exécutif a présenté, aujourd'hui, le "contrat d'engagement jeune", mesure promise par le président de la République Emmanuel Macron le 12 juillet. Ce dispositif vise les personnes de moins de 26 ans, identifiées comme "durablement sans emploi, ni formation". A partir du 1er mars, elles pourront bénéficier, pendant 6 à 12, voire 18 mois, d'un "programme intensif d'accompagnement de 15 à 20 heures par semaine minimum". Le tout sera assorti d'une allocation mensuelle plafonnée à 500 euros. Objectif : atteindre 400 000 jeunes aidés l'an prochain, pour un montant total de 2,6 milliards d'euros (2,05 Md€ issus du plan jeunes et 550 M€ spécifiquement débloqués pour cette mesure). Et les entreprises auront un rôle à jouer : comme il l'a fait dans son plan sur les compétences, le gouvernement souhaite développer les immersions en milieu professionnel et appelle donc les employeurs à proposer des opportunités d'emploi, stage ou apprentissage à ce public en difficulté.

Informatique : la France veut prendre la tête dans les nuages

Comment se faire une place au soleil sur le marché de l'informatique en nuage ? C'est toute la question à laquelle l'Etat a tenté de répondre aujourd'hui, avec la présentation de sa stratégie industrielle en faveur d'un cloud souverain. Sur un secteur dominé par Amazon, Google & Cie, le gouvernement prévoit d'investir 667 millions d'euros pour aider les acteurs français à se (re)mettre en selle et à jouer les premiers rôles, d'ici à 2025, dans cette course à l'innovation.

Inflation : les industriels aussi auront droit à leur chèque

Face à la flambée des cours de l'énergie, l'Etat continue à ouvrir les vannes pour circonscrire l'incendie. Après "l'indemnité inflation" pour les ménages, quelque 150 millions d'euros vont être débloqués au bénéfice de 400 à 450 entreprises les plus énergivores du pays, a annoncé la ministre déléguée à l'Industrie, sur CNews. Cette aide doit « leur [permettre] de rester compétitives sur le plan européen », a justifié Agnès Pannier-Runacher. Elle prendra la forme d'une « compensation [supplémentaire] sur la taxe carbone », de manière à prendre en compte dès maintenant la récente hausse des prix de ce même carbone, alors que le mécanisme actuel se base sur son cours de l'année précédente. Cette solution pécuniaire ne faisait pourtant pas partie des trois pistes exposées par Bercy, il y a deux semaines, pour répondre aux difficultés des industriels gourmands en électricité.

Le marché automobile toujours dans l'ornière

Les ventes de voitures neuves continuent de filer droit dans le mur. En France, elles ont enregistré leur cinquième mois consécutif de baisse sur octobre (-30,7 % en un an, -37,3 % par rapport à 2019), pour un total de 118 521 immatriculations, selon la Plateforme automobile (PFA). Déjà affaiblie par la crise du coronavirus, la filière est désormais empêtrée dans une pénurie de composants électroniques. Cette crise bride actuellement de nombreux sites de production et ralentit conséquemment les ventes.

Semaine de tractations transmanche sur les licences de pêche

Finalement, Paris retient ses coups pour quelques jours de plus. Dans le dossier des licences de pêche post-Brexit refusées aux marins français, le gouvernement a décidé de suspendre ses mesures de représailles contre le Royaume-Uni. Censées s'appliquer à partir d'aujourd'hui, elles n'entreront pas en vigueur avant jeudi, date d'une réunion, programmée à Paris, avec les Britanniques, a expliqué le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Clément Beaune souhaite également profiter de ce sursis pour examiner les "nouvelles réponses" de Londres aux propositions françaises sur les droits de pêche. En cas d'échec, l'Hexagone menace d'interdire le débarquement des produits de la mer britanniques dans ses ports, et de renforcer ses contrôles sur les bateaux de Sa Majesté, comme sur les camions qui traversent la Manche.

Accord de paix transatlantique sur l'acier et l'aluminium

Les Etats-Unis et l'Union européenne enterrent une nouvelle hache de guerre. Washington renoncera à imposer, au 1er janvier, ses surtaxes douanières de 25 % sur l'acier et 10 % sur l'aluminium en provenance du Vieux Continent. Ces droits supplémentaires avaient été instaurés par l'administration Trump en 2018. L'exemption, annoncée samedi, n'est toutefois pas totale : elle s'applique à un quota de marchandises, calculé en fonction des volumes d'importations passés et détaillé dans une note de l'administration américaine. En échange, l'UE lèvera ses propres mesures de représailles prises à l'encontre de certains produits made in USA. Les deux partenaires promettent également de travailler à un "accord global" sur les enjeux de surproduction et de décarbonation de l'acier et l'aluminium. Cette trêve suit celle, actée en juin, dans un autre dossier brûlant des relations transatlantiques, le conflit Airbus-Boeing.

29 octobre

📍 La croissance au beau fixe

L'économie française est restée im-per-tur-ba-ble. Au troisième trimestre, malgré la quatrième vague épidémique et l'instauration du passe sanitaire, elle a enregistré un pic de croissance plus fort qu'attendu : +3 %, d'après l'Insee, soit sa deuxième meilleure performance depuis le début de la pandémie de Covid-19. Ce résultat est aussi la 2e plus forte progression enregistrée par un Etat de la zone euro - laquelle a vu son PIB augmenter, en moyenne, de 2,2 %, selon Eurostat.

Le logement neuf à l'équilibre

Retour à la normale aussi du côté du logement neuf. Le nombre de permis de construire enregistrés au cours des douze derniers mois (octobre 2020 à septembre 2021) a dépassé d'1,3 % son niveau d'avant-crise (mars 2019 à février 2020), selon le ministère de la Transition écologique. Sur la même période, les mises en chantier reviennent, elles, à l'équilibre (-0,1 %). Le troisième trimestre s'est ainsi conclu sur une nouvelle progression des logements autorisés (+1,3 % en trois mois), comme des chantiers commencés (+1,6 %).

L'inflation en plein boom

C'est un peu le revers de la médaille à la vive reprise de l'économie... et une hausse beaucoup moins réjouissante que celle du PIB. En octobre, les prix à la consommation ont augmenté de 0,4 % en un mois, ce qui porte leur progression à +2,6 % sur un an (soit 0,4 point de plus qu'en septembre), selon l'Insee. Et encore, ce n'est rien par rapport à la situation de la zone euro : l'inflation y atteint +4,1 % (précédent record de juillet 2008 égalé), explique Eurostat, avec une flambée confirmée des prix de l'énergie (23,5 % sur un an, c'est 5,9 points de plus pris en un seul mois). La France figure toutefois dans les pays les moins touchés, avec un taux de 3,2 % (chiffre plus élevé que l'Insee, car la méthode de calcul diffère, pour des raisons d'harmonisation statistique entre pays européens).

Relance : les TPE-PME n'ont pas fini d'être servies

Les TPE-PME peuvent encore piocher dans la relance. Il reste environ 16 milliards d'euros à leur disposition, affirme le ministère de l'Economie. A ceci près que, outre son calcul un peu discutable, cette somme renvoie aussi à des dispositifs jusqu'ici boudés par les entreprises. A l'inverse, certaines des aides parmi les plus populaires, notamment sur la transformation numérique, ont, elles, bel et bien pris fin.

Du coaching pour les PME de l'aéronautique

Une escadrille de consultants envoyée à la rescousse des PME de l'aéronautique. C'est la dernière initiative lancée par la filière industrielle et le ministère de l'Economie, pour aider 150 entreprises du secteur à sortir des turbulences du Covid-19, grâce à un programme d'accompagnement ciblé et personnalisé.

L'hydrogène, accélérateur de rapprochements

Pas un jour, ou presque, ne se sera écoulé, cette semaine, sans une nouvelle initiative autour de l'hydrogène. Les CCI ont décidé de s'y mettre, avec le lancement d'une "communauté" en ligne dédiée à cette technologie. De leur côté, les sociétés françaises ne restent pas les bras croisés. Dans le Grand Est, quatre industriels ont également décidé de jouer la carte du collectif au niveau transfrontalier, avec trois groupes allemands et un luxembourgeois. Le nantais Lhyfe vient, lui, de faire alliance avec l'américain Plug Power. L'aixois Hysilabs vient d'obtenir, pour sa part, l'appui de l'Union européenne pour développer sa solution de transport de l'hydrogène.
A lire : Comment Hysilabs s'appuie sur l'Europe pour tracer sa route dans l'hydrogène

28 octobre

📍 Assurance chômage : la réforme va de l'avant

Tous les voyants sont au vert pour la réforme de l'assurance chômage. Deux mesures étaient suspendues à l'amélioration de la conjoncture économique : l'allongement de la durée de travail nécessaire à l'ouverture des droits (6 mois, au lieu de 4) et le durcissement de la dégressivité des allocations pour les salaires mensuels supérieurs à 4 500 euros brut (à partir du 7e mois, au lieu du 9e). Avec la baisse continue du chômage et le boom impromptu des embauches, plus rien ne s'oppose désormais à l'entrée en vigueur de ces deux dispositions, a estimé la ministre du Travail Elisabeth Borne, ce matin, sur France Inter. Elles seront donc appliquées au 1er décembre. Pour rappel, la réforme comporte également un nouveau mode de calcul des allocations, vivement contesté par les syndicats mais réintroduit depuis le 1er octobre, ainsi qu'un bonus-malus sur les contrats courts pour certains secteurs.

Formation : le succès fou du CPF

Le compte personnel de formation (CPF) aurait-il enfin trouvé sa voie ? En 2020, 2,8 % de la population active y a eu recours, selon la Dares (ministère du Travail). Quasiment deux fois plus que le niveau moyen atteint sur la période 2016-2019. Et, pour une fois, l'épidémie de Covid-19 n'a (presque) rien à voir avec cette ruée sur les formations.

La culture cherche son public

Les lieux de culture ne font plus recette. Cet été, 39 % des Français qui les fréquentaient régulièrement, avant l'irruption du Covid-19, n'y sont pas retournés depuis le 21 juillet et l'instauration du passe sanitaire, selon un sondage Harris interactive pour le gouvernement, réalisé du 31 août au 3 septembre. Ce taux dépasse même les 70 % chez les amateurs de théâtre, concert, cirque et festival ! Pis, la désaffection du public pourrait s'installer dans la durée : 36 % des habitués des cinémas prévoient de moins s'y rendre d'ici la fin d'année, même prudence chez les amateurs de musique envers les salles de concerts. Parmi les principaux freins à la fréquentation, l'obligation de présenter un passe sanitaire ne figure toutefois qu'en 4e position (citée à 20 %), loin derrière la crainte d'attraper ou transmettre le coronavirus (52 %). Une fois la pandémie passée, 11 % des 3 025 personnes interrogées pensent qu'elles limiteront encore leur passage dans des lieux de culture, toujours par inquiétude sanitaire (fin de la distanciation physique, mentionnée à 30 %), mais aussi par accoutumance au numérique (26 %) ou pour des raisons financières (25 %).

Automobile : les puces font dérailler Stellantis aussi

Stellantis souffre encore plus que Renault de la pénurie de composants électroniques. Le groupe, issu de la fusion PSA-Fiat Chrysler, a sorti de ses usines 600 000 véhicules de moins qu'espéré, rien que sur le troisième trimestre, "en raison de commandes de semi-conducteurs non honorées". Autrement dit, 30 % de la production prévue n'a pu voir le jour. Preuve de la dégradation de la situation, la perte enregistrée entre janvier et mars était plus de 3 fois inférieure. Enfin, en comparaison, le groupe Renault annonçait, la semaine dernière, un déficit de 500 000 voitures... mais sur l'ensemble de l'année 2021.

Brexit : premier coup de semonce français

Finalement, la France n'aura pas attendu mardi pour montrer les muscles, dans son bras de fer avec Londres sur les licences de pêche. Deux navires anglais ont été sanctionnées, dès hier, en baie de Seine, a indiqué le ministère de la Mer. L'un, dérouté vers Le Havre, y est toujours retenu, car accusé d'avoir jeté ses filets dans les eaux françaises sans y être dûment autorisé. "Cette opération s’inscrit dans le cadre du durcissement des contrôles dans la Manche, assume le gouvernement, dans le contexte des discussions" sur les droits de pêche post-Brexit. Ces représailles étaient pourtant censées débutées le 2 novembre, avait indiqué, hier, le porte-parole Gabriel Attal.

27 octobre

📍 Emploi (1) : moins de chômeurs, plus de permittents

Le chômage continue de fondre comme neige au soleil. En apparence au moins. Au troisième trimestre, en France (hors Mayotte), le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) a reculé de 5,5 % en trois mois, pour repasser sous son niveau de la fin 2019, d'après la Dares (ministère du Travail). Avec 3,54 millions de personnes touchées, c'est même un plus bas depuis l'été 2013. Mais, car il y a un mais, dans le même temps, les chômeurs en activité réduite (catégories B et C) connaissent l'évolution inverse... en pire. En hausse de 4,2 % entre juin et septembre, leur contingent (2,32 millions de travailleurs) n'a jamais été aussi important que sur la décennie qui vient de s'écouler.

Emploi (2) : les cadres plus sereins

Pendant ce temps-là, l'emploi cadre repart de l'avant. Les entreprises ont davantage embauché cet été et la fin d'année s'annonce encore prometteuse, selon l'Apec. Un bémol quand même : les TPE semblent encore à la traîne sur ce type de recrutement, et toujours sur la défensive sur leurs perspectives d'activité à court terme.

Inflation : l'industrie en première ligne

Coup de chaud sur les prix de production dans le secteur secondaire. En septembre, ils ont encore progressé d'1,6 % en un mois, d'après l'Insee, cinquième hausse consécutive depuis avril. Sur un an, l'augmentation atteint désormais +10,8 %. Sans surprise, cette envolée est attribuée en grande partie à la flambée des cours du gaz, de l'électricité et des matières premières (acier, aluminium...). Elle pèse particulièrement sur le secteur de la cokéfaction et le raffinage (+83,1 % en un an), les "autres produits industriels" (chimie, métallurgie, +9,5 %) et l'énergie (+21,9 % sur le seul marché français). Même tendance pour les prix d’importation des produits industriels (+2,8 % par rapport à août, +17 % comparé à septembre 2020).

Relocalisation : l'automobile veut jouer le jeu...

Retour au bercail pour les constructeurs automobiles français ? Le groupe Stellantis (ex-PSA) a affiché, hier, de nouvelles ambitions pour ses usines françaises. Celle de Trémery-Metz (Moselle) est appelé à devenir sa vitrine sur la motorisation électrique, celle de Rennes (Ille-et-Vilaine) va être pérennisée à grand renfort d'investissement (152 M€). Il y a deux semaines, c'est Renault qui montrait des velléités semblables, avec une volonté affichée de produire 9 modèles dans l'Hexagone, soit "plus de 700 000 véhicules à forte valeur ajoutée par an" étiquetés made in France.
A lire : Stellantis propulse son pôle de Trémery-Metz dans une nouvelle dimension électrique et annonce la production d'un nouveau véhicule à l'usine de Rennes

... mais pose ses conditions à l'Etat

Relocaliser, c'est bien, mais pas à n'importe quelles conditions. La Plateforme automobile (PFA), qui représente la filière, a posé les siennes au gouvernement, dans sa "feuille de route" pour 2030. Elle réclame 5,25 milliards d'euros d'aides à l'investissement - soit 30 % des 17,5 Md€ que les entreprises s'attendent à devoir engager dans les technologies d'avenir sur les 5 prochaines années. Et ce n'est pas tout : PFA voudrait aussi une nouvelle baisse des impôts de production et de charges ; une prolongation jusqu'en 2023 des fonds de soutien à l'innovation et à la modernisation des usines ; un accompagnement "plus massif" que celui actuellement prévu pour la reconversion des salariés ; des "apports en (quasi-)fonds propres", etc. En contrepartie, la filière estime pouvoir générer 35 600 emplois et 7,5 Md€ de valeur ajoutée d'ici à 2025, à travers des projets dans l'électrique, l'hydrogène, l'économie circulaire ou les services. En réponse, Bruno Le Maire a promis aux acteurs de l'automobile, réunis hier à Paris, de « [continuer] à tout faire pour améliorer votre compétitivité et notre attractivité ». Mais le ministre de l'Economie les a enjoints, en échange, à la relocalisation de leurs chaînes de valeur, à « une plus grande solidarité entre donneurs d'ordres et sous-traitants », mais aussi à la « responsabilité collective » dans l'aide aux salariés fragilisés par les transitions en cours.
A lire : Pendant ce temps-là, les difficultés de l'automobile obligent ArcelorMittal Florange à se mettre partiellement à l'arrêt

Des débouchés pour la 5G

Mais à quoi diable sert la 5G ? Fervent soutien à l'émergence d'une offre de "solutions souveraines" autour de cette technologie, l'Etat leur cherche aussi des débouchés. Il vient d'en retenir trois, à qui il va apporter 6,1 millions d'euros, dans le cadre de son appel à projets sur les "usages citoyens". L'un, en Haute-Garonne, porte sur la régulation du trafic routier en fonction de la qualité de l'air ; l'autre, en Ille-et-Vilaine, sur la gestion des réseaux d'eau et des fuites ; le dernier, en Maine-et-Loire, pour expérimenter la 5G dans l'agriculture. Les applications à l'industrie font, elles, l'objet d'un soutien à part (16 projets soutenus à hauteur de 57 M€), complété par le lancement, il y a une semaine, d'une mission pour "identifier les freins au déploiement" et "accélérer l'appropriation" de ces réseaux télécoms de 5e génération dans les usines.

Brexit : veillée d'armes sur les licences de pêche

Cette fois, Paris est prêt à dégainer. Fâché par le refus de Londres d'accorder des licences de pêche à tous les marins français qui en avaient fait la demande, l'Etat s'est résolu à passer des paroles aux actes. A compter de mardi, les premières mesures de rétorsion seront prises, a prévenu le porte-parole du gouvernement. Elles seront de deux ordres et s'étaleront dans le temps : 1) renforcement des contrôles sur les marchandises importées du Royaume-Uni, avec des vérifications « systématiques » dans les ports de la Manche, jusqu'à des interdictions à « [débarquer] des produits de la mer dans nos ports » ; 2) « des mesures énergétiques, qui ont trait à la fourniture d'électricité pour les îles anglo-normandes ». Le tout sera détaillé dans les prochains jours. Après des mois passés à menacer le Royaume-Uni en vain, « notre patience atteint ses limites », a tonné Gabriel Attal.

26 octobre

📍 Santé au travail : un bilan 2020 faussement positif

L'épidémie de Covid-19 a eu raison des accidents du travail et des maladies professionnelles. Leur nombre a fortement reculé en 2020, d'après un décompte de la branche Risques professionnels de l’Assurance maladie. Pas de quoi se réjouir pour autant, car ce repli, lié aux confinement, pourrait aussi trahir un renoncement aux soins. Et ce n'est pas là le seul effet pervers du coronavirus, mis au jour dans ce bilan annuel, décidément pas comme les autres.

Relocalisation : c'est reparti pour un tour...

On avait presque fini par l'oublier. En attendant le plan d'investissement, celui de la relance continue à produire ses effets. Bercy a annoncé soutenir 58 projets supplémentaires, au titre de la relocalisation des secteurs stratégiques. Ils se partageront 98 millions d'euros d'aides. Comme souvent, l'Auvergne Rhône-Alpes cumule le plus de dossiers sélectionnés (15), devant les Hauts-de-France (10). Au total, depuis septembre 2020, l'Etat revendique avoir investi 729 millions d'euros dans 407 projets pour 44 700 emplois "créés ou confortés". La liste, raccourcie de 2 noms depuis juillet (un projet annulé et une aide retirée à cause d'un doublon), devrait s'allonger une dernière fois en fin d'année. Il reste en effet 121 millions d'euros à distribuer, dans le cadre de cet appel à projets clôturé début septembre.

... et l'Etat n'a pas dit son dernier mot

La relocalisation ne passe pas que par les appels à projets. En clôture d'un colloque organisé aujourd'hui à Bercy sur le sujet, le ministre de l'Economie s'est montré prêt à « aller plus loin » sur la baisse des impôts de production (-9,8 Md€ de 2021) et à ne « pas fermer la porte » à une diminution des coûts de production et du travail. Quitte à réétudier le plafonnement de l'allègement des charges sociales, fixé à à 1,6 Smic aujourd'hui. Outre ces aspects de compétitivité, Bruno Le Maire a posé trois autres conditions au succès de la relocalisation et au retour d'un « imaginaire industriel français » : la formation (y compris par des visites d'usines organisées dès l'école ou au collège), l'innovation (via le plan d'investissement) et la coopération européenne.

Elections consulaires 2021 : le scrutin ouvre ce soir

2021, année électorale. En tout cas pour les dirigeants d'entreprise. A partir de ce soir, minuit, s'ouvrent les élections consulaires. Autrement dit, le renouvellement des 4 000 élus à la tête des chambres de commerce et d'industrie françaises (CCI). Un scrutin qui promet d'être disputé, voire agité, dans certains départements. Surtout, il intervient à l'issue d'un mandat éprouvant pour les CCI, contraintes par l'Etat à se réinventer.
A (re)lire : Affaiblies, les CCI revoient leur modèle économique

Les aéroports européens toujours dans l'impasse

Les aéroports européens ne voient toujours pas le bout du tunnel. Au premier semestre, leur chiffre d'affaires a reculé de 65 % par rapport à 2019, selon ACI Europe, qui représente plus de 500 sites sur le continent. Soit un repli plus marqué qu'à la même période en 2020 (-52 %). Pis, à mi-octobre, la fréquentation cumulée depuis le début d'année était toujours en berne (-62 %, comparé à son niveau d'avant-crise). Elle ne devrait d'ailleurs pas se rétablir avant... 2025. Résultat, la dette des aéroports aurait déjà bondi de 200 %, assure l'association. Et de déplorer, pêle-mêle, leur éviction du plan de relance de l'UE et la fin des aides d'urgence, les restrictions sanitaires non-coordonnées entre Etats, les exigences de transition écologique ou encore les pressions exercées par les compagnies aériennes sur les charges financières et créneaux horaires.

25 octobre

📍 France 2030 : 800 millions d'euros pour robotiser l'industrie

Après le cadre général, les mesures sectorielles. Le président de la République a commencé, aujourd'hui, à décliner les mesures de son plan d'investissement à 30 milliards d'euros, présenté il y a deux semaines. L'annonce du jour portait sur « la robotisation et la numérisation de l'industrie » : l'Etat consacrera 800 millions d'euros à cette « bataille essentielle », a annoncé Emmanuel Macron, en déplacement à l'usine Siléane (Saint-Etienne). Le locataire de l'Elysée devrait continuer, dans les prochaines semaines, à déflorer sa stratégie "France 2030", à l'occasion d'autres visites d'entreprise. Manière aussi d'occuper le terrain, en vue d'une échéance beaucoup plus immédiate celle-là, l'élection présidentielle de 2022.

France 2050 : le mix énergétique en question

Quel cocktail d'énergies pour atteindre la neutralité carbone en 2050 ? RTE, le gestionnaire du réseau d'électricité français, a présenté aujourd'hui ses 6 recettes pour y parvenir, avec, pour chacun, un subtil dosage entre renouvelables et nucléaire. Le tout est saupoudré de quelques ingrédients un peu plus étonnants (la réindustrialisation), voire carrément piquants (la sobriété).

Les patrons stressés par la reprise

L'épidémie de Covid-19 met décidément les nerfs des uns et des autres à rude épreuve dans les entreprises. Si les salariés en ressortent épuisés, les patrons, eux, se montrent de plus en plus stressés, d'après une enquête OpinionWay pour la Fondation MMA des entrepreneurs. Il faut dire qu'ils ont vécu la crise comme une période d'incertitudes, plus que d'opportunités. Et le chemin de la reprise s'avère d'ores et déjà parsemé de nouvelles embûches.

Emploi inclusif : appel renouvelé aux bonnes volontés

Les entreprises appelées à se mobiliser pour l'insertion professionnelle et l'inclusion sociale. Afin de les inspirer et de valoriser leurs efforts, le gouvernement vient de lancer une plate-forme dédiée à ces sujets. Conçue comme une "porte d’entrée unique pour tous les employeurs et les collaborateurs", elle répertorie les actions possibles en faveur des jeunes, personnes handicapées, habitants des quartiers prioritaires, ou même prestataires responsables. Le site s'inscrit dans l'initiative "Les entreprises s'engagent", lancée en 2018 par le président de la République. Depuis, elles sont 20 300 à se revendiquer de cette démarche, mais le gouvernement vise les 30 000 avant la fin de l'année.

Amazon ne prendra pas racine en Loire-Atlantique

Les entrepôts géants d'Amazon ne font plus rêver les élus. La communauté de communes de Grand-Lieu (Loire-Atlantique) a décidé de fermer la porte au nez du géant américain. Il était pourtant censé installer une plate-forme logistique de 185 000 m² et un millier d'emplois.
A lire : Le projet de centre logistique géant d'Amazon en Loire-Atlantique est annulé

22 octobre

📍 Vers la création d'un demi-million d'emplois en 2021

L'explosion récente des embauches n'a pas échappé à l'Unédic. L'organisme prévoit désormais la création nette de 498 000 emplois à la fin de l'année (4 fois plus qu'annoncé en juin !), mais de "seulement" 119 000 autres en 2022-2023 (2 fois moins). Pour autant, les comptes de l'assurance chômage devraient rester déficitaires en 2021 (-10 Md€), mais repasser au vert dès 2022 (+1,5 Md€). Ce redressement résulte de la fin des mesures d'urgence (dont le chômage partiel), l'amélioration de la conjoncture économique et la réforme du régime, remise en route le 1er octobre (voir ci-après).

Le feu repasse au vert pour la réforme de l'assurance chômage

Cette fois pourrait être la bonne. La réactivation de la réforme de l'assurance chômage, depuis le 1er octobre, a reçu l'aval du Conseil d'Etat, saisi en référé par les syndicats. La juridiction avait suspendu, fin juin, le nouveau mode de calcul des allocations, au motif que la conjoncture économique était encore trop défavorable. Cette raison ne tient plus aujourd'hui, car "la situation du marché de l’emploi et de l’activité économique s’est sensiblement améliorée" et les chômeurs "bénéficient de mesures d’accompagnement prolongées". Pour autant, le Conseil d'Etat n'a pas dit son dernier mot : il doit encore se prononcer sur le fond de la réforme. Un verdict attendu "dans les prochaines semaines".

"Indemnité inflation" : les entreprises mises à contribution

Ni chèque carburant, ni baisse de taxes. Contre la flambée générale des prix, et pas seulement à la pompe, le Premier ministre a annoncé, hier soir, sur TF1, une "indemnité inflation" de 100 euros versée aux Français gagnant moins de 2 000 € net par mois (qu'ils soient automobilistes ou non). Cette prime sera versée aux salariés par le biais des employeurs « qu'évidemment nous compenserons », a précisé Jean Castex. Elle apparaîtra sur les fiches de paie de la fin décembre et sera défiscalisée (« pas d'impôt sur le revenu, pas de charges non plus », a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce matin, sur France 2). Certaines entreprises en profitent pour aller plus loin : le groupe Carrefour, par exemple, doublera le montant de cette aide. Parmi les autres bénéficiaires : les indépendants (via l'Urssaf), fonctionnaires, étudiants, apprentis et retraités. Hier soir, le chef du gouvernement estimait que 3,8 millions de personnes recevraient ce coup de pouce « exceptionnel », dans une situation qui l'est tout autant, s'est-il justifié, d'ici à février.

"Bouclier tarifaire" : les fournisseurs de gaz sous pression plus longtemps

Autre annonce du Premier ministre hier soir : le blocage temporaire des tarifs réglementés du gaz, annoncé le 30 septembre, courra finalement sur toute l'année 2022, et non plus jusqu'à avril. Ce changement de calendrier s'explique par l'évolution des prévisions des « experts » : « [Ils] nous indiquaient qu'à partir d'avril, les prix du gaz commenceraient leur décrue. Aujourd'hui, les mêmes (...) nous disent que, vraisemblablement, elle sera plus lente », a reconnu Jean Castex. Cette prolongation risque de ne pas faire les affaires des fournisseurs, déjà fragilisés par la première mouture de cette mesure.

Les transports en route vers le futur...

Le gouvernement n'occupe pas seulement le terrain du pouvoir d'achat en ce moment. Il multiplie aussi les initiatives tous azimuts sur le front des investissements d'avenir. Il a présenté, hier, sa "stratégie d'accélération" sur les mobilités, moins d'une semaine après celle sur la santé numérique. A la clé : 570 millions d'euros en faveur de la numérisation et la décarbonation des transports, ainsi que la modernisation des infrastructures. Ces annonces suivent une ribambelle d'autres initiatives en faveur de l'innovation, autour des télécoms, des batteries électriques et de la logistique (voir ci-dessous). Sans oublier le plan d'investissement pour préparer la "France de 2030".

... la logistique dans le sillage

De la théorie à la pratique. Dans le cadre de la nouvelle stratégie sur les mobilités, l'Ademe vient d'ouvrir un appel à projets de 90 millions d'euros dédié à l'automatisation et au verdissement de la logistique en France. L'annonce en a été faite au cours du 2e comité interministériel consacré à la filière. Elle s'accompagne de deux autres actions. La première de simplification : avant la fin de l'année, l'Etat lancera, à Marseille, Dunkerque et Le Havre, France Sésame, un "point de contact unique numérique", censé faciliter les formalités administratives aux frontières, pour les produits sanitaires et phytosanitaires. Seconde action de lisibilité : le gouvernement a dressé une carte de 49 "territoires de logistique". Comprendre des terrains propices à l'installation de nouvelles activités. Rien de réellement nouveau cependant, puisque ces lieux font partie des sites "clé en main" déjà identifiés par le gouvernement ou de ceux soutenus par le "fonds friche".

Automobile (1) : les aides à l'achat font de la résistance

Vous reprendriez bien une dernière aide pour la route ? Comme indiqué hier, le plafond actuel du bonus écologique (6 000 euros) sera bien maintenu après le 1er janvier. Son abaissement sera, plus précisément, repoussé au 1er juillet, a indiqué la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili , sur France Info. Ce décalage concernera aussi la prime à la conversion, laissée à 5 000 euros pour six mois de plus.

Automobile (2) : Renault est rongé par les puces

L'impact de la pénurie de composants en général, et de semi-conducteurs en particulier, commence sérieusement à se voir. Le groupe Renault estime désormais qu'environ un demi-million de véhicules ne sortiront pas de ses chaînes de production cette année, à cause de ces tensions d'approvisionnement. Dans ce contexte "fortement perturbé par la crise des semi-conducteurs et des arrêts de production", le français a enregistré une baisse de ses ventes mondiales, au troisième trimestre, de 22,3 % en un an (et -29,7 % par rapport à la même période de 2019).

Statu quo pour le protocole sanitaire en entreprise

La fin du masque sur le lieu de travail n'est pas pour demain. Sollicitée sur le sujet par Le Parisien, la ministre du Travail estime que « les conditions ne sont pas encore réunies, car l'épidémie n'est pas derrière nous ». Pour autant, pas question, « à ce stade », d'imposer le passe sanitaire à tous les travailleurs : une telle obligation n'est « pas [anodine]. Cela représente une contrainte forte, bien plus que de le demander pour aller au restaurant ou au cinéma », explique Elisabeth Borne. Plusieurs fois remanié au cours de l'été, le protocole sanitaire en entreprise n'a plus bougé depuis début septembre et l'évolution des règles sur les salariés vulnérables.

21 octobre

📍 Moral d'acier des patrons, difficultés d'enfer dans l'industrie

Les patrons retrouvent un moral d'acier. Le climat des affaires, mesuré par l'Insee, a regagné 2 points en octobre. Autrement dit, le coup de mou de cet été, en lien avec la quatrième vague de Covid-19, est déjà oublié. Mieux, l'indicateur s'élève à un niveau record, atteint seulement 2 fois en 15 ans (en juin 2021 et 2007) ! La déprime affichée il y a un an paraît bien loin : l'écart avec octobre 2020 est de 23 points !! Cette confiance exubérante, affichée par les chefs d'entreprise interrogés entre le 27 septembre et le 18 octobre, tient surtout au redressement dans les services (+4 points). Stable, l'industrie, elle, se débat avec des difficultés comme jamais elle n'en avait encore affrontées, signale l'institut, dans une publication séparée.

Hausse des prix et difficultés d'approvisionnement parties pour durer

Il en va de la hausse des prix comme des restrictions sanitaires : d'abord présentées comme "transitoires", elles finissent bien souvent par s'installer dans la durée. C'était le sujet de notre newsletter Whatsapp dès mardi. C'est désormais confirmé par Bercy : « Il va falloir que nous vivions avec une inflation plus élevée pendant plusieurs mois, voire plusieurs années », a reconnu le ministre de l'Economie, ce matin. Une sombre prévision qui s'accompagne d'une autre, lancée hier soir sur BFMTV : « Les tensions d'approvisionnement risquent de durer tout au long de 2022. C'est d'ailleurs le seul obstacle à une croissance encore plus forte et dynamique », a affirmé Bruno Le Maire.

Retards de paiement : 3 pistes contre les abus

Les études sur les délais de paiement se suivent, mais ne se ressemblent pas toujours... Deux enquêtes, publiées successivement entre hier et aujourd'hui, ont tenté de savoir comment les retards, en hausse en 2020, avaient évolué cette année. Si leurs conclusions sur l'ampleur du phénomène divergent un peu, l'Ifop et Arc, d'une part, Sidetrade et KPMG, d'autre part, s'entendent sur un point : le risque d'une crise profonde des délais de paiement n'est pas encore derrière nous. En guise de réponse, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire suggère trois solutions possibles pour éviter toute fuite en avant.
A lire : Les tensions sur les délais de paiement poussent le gouvernement à reprendre l'initiative

Automobile : la baisse du bonus écologique repoussée

Un sursis de plus pour le bonus à l'achat de véhicules moins polluants. Ce coup de pouce de l'Etat, remis au goût du jour par le plan de soutien à l'automobile l'an dernier, devait subir un second coup de rabot au 1er janvier, après celui du 1er juillet dernier. Il n'en sera finalement rien, a annoncé Bruno Le Maire, hier soir, toujours sur BFMTV. Le plafond actuel, fixé 6 000 euros pour les particuliers, restera en vigueur l'an prochain. La durée de cette prolongation n'a pas été précisée. On ignore également si le gouvernement fera le même geste pour les véhicules utilitaires des professionnels. Dans leur cas, la prime avait été revalorisée, elle, dès la fin juillet.

Prix des carburants : fin du suspense ce soir

Quelle réponse à la hausse des prix à la pompe ? Après plusieurs jours de réflexion, le Premier ministre Jean Castex exposera ses solutions ce soir, dans le journal télévisé de TF1.

Energie : soutien renouvelé de l'Etat à l'atome

La filière nucléaire irradiée pour de bon par le plan de relance. C'est dans ce cadre que l'Etat a annoncé aujourd'hui la création d'un fonds d'investissement de 100 millions d'euros, au bénéfice des PME et ETI du secteur. L'enveloppe s'ajoute aux subventions distribuées en soutien aux investissements et aux compétences : près de 70 millions d'euros viennent ainsi d'être attribués à 61 projets, portés pour moitié par des structures d'Ile-de-France et d'Auvergne Rhône-Alpes. Ils s'ajoutent aux 33 précédents lauréats publiquement annoncés en avril et en juillet, auxquels 1 autre s'est depuis greffé, selon le décompte publié aujourd'hui par Bercy.

20 octobre

📍 Emploi : été record pour les embauches

L'euphorie du déconfinement n'est jamais retombée. Au troisième trimestre, les recrutements ont quasiment retrouvé leur niveau d'avant-crise, à la faveur d'un spectaculaire redressement des CDD courts, indique la Caisse nationale de l'Urssaf. Les embauches en contrats longs ne sont pas en reste : dans certains secteurs, elles ont même atteint des niveaux encore jamais vus depuis le début du siècle !

Epidémie de burn-out chez les salariés

Moins déprimés, mais plus lessivés. La santé psychologique des salariés continue à pâtir des conséquences de l'épidémie de Covid-19, selon le 8e baromètre consacré à ce sujet par le cabinet Empreinte Humaine. Si la détresse reflue avec le recul du télétravail, les burn-out, eux, sont en plein boom.

Passe sanitaire : pas d'allègement avant le 15 novembre

Le passe sanitaire est bel et bien parti pour durer. Au moment où les parlementaires examinent son maintien jusqu'au 31 juillet, le porte-parole du gouvernement s'est montré très explicite sur l'avenir de la mesure à court terme : « Je ne vois pas, aujourd'hui, comment une adaptation du passe pourrait intervenir au 15 novembre », date actuelle de son expiration. Pour le justifier, Gabriel Attal met en avant les « prémices d'un léger rebond » du Covid-19 en France. Et admet ne pas pouvoir donner d'échéance pour l'allégement de cette contrainte, «  parce que cette épidémie continue à surprendre le monde entier et à avoir une cinétique que nous ne maîtrisons pas ».

Non, le quoi qu'il en coûte n'est pas mort

C'est un peu le vade-mecum des aides de la sortie de crise pour les patrons. Le ministère de l'Economie a publié, aujourd'hui, une page de synthèse des dispositifs encore disponibles, en octobre, pour les entreprises fragilisées par l'épidémie de Covid-19. Y figurent une quinzaine d'outils au total, du financement jusqu'à l'accompagnement.
A lire : Le président du tribunal de commerce de Bordeaux appelle l'Etat à « financer les mesures de prévention, plutôt que de distribuer des subventions »

Transition écologique : la boîte à outils s'enrichit encore

Et un étage de plus dans l'accompagnement des entreprises vers la transition écologique. Bpifrance et l'Ademe proposent désormais un accélérateur dédié à la décarbonation des PME et ETI. Ce programme de deux ans s'adresse aux industriels qui ont déjà effectué un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il s'agit alors d'approfondir leur démarche "en revisitant leur business à l’aune des enjeux climatiques". La première promotion compte 15 entreprises, dont le normand Papeco, le vendéen Soriba ou le lyonnais Addev Materials. Cette nouvelle initiative vient s'ajouter au nouvel outil, lancé la semaine dernière, pour aider les PME-ETI à se lancer, à partir de la réalisation d'un bilan carbone.

L'inflation au plus haut depuis 2008 dans la zone euro

La fièvre inflationniste s'empare de toute l'Europe. En septembre, la hausse des prix s'est élevée à 3,4 % dans la zone euro (+0,4 point en un mois), au plus haut depuis 13 ans, selon Eurostat. La France est le 5e pays le moins touché (sur 19), malgré un taux de 2,7 %.
En parallèle, l'Insee a relevé, dans une autre publication, que les prix des matières premières importées par l'Hexagone s'étaient plutôt détendus le mois dernier (-1,6 % en un mois, hors énergie), mais restaient à un niveau élevé. En revanche, le pétrole, lui, avait repris sa marche en avant (+5,2 %).

19 octobre

📍 Prix de l'énergie : des rustines pour l'industrie

Du sûr et du moins sûr. Le ministère de la Transition écologique a présenté les trois actions qu'il entend engager pour répondre à la flambée des prix du gaz et de l'électricité dans l'industrie. Seule l'une d'elles paraît toutefois acquise, les autres devront l'objet de réflexions plus poussées. Ces mesures ont été présentées aux représentants des secteurs les plus gourmands en énergie (chimie, métallurgie, agroalimentaire...). L'occasion pour le gouvernement de relativiser un peu l'impact de l'envolée des cours sur l'activité des usines. Moins alarmistes que l'Uniden, par exemple, le ministère dit ne « pas avoir identifié de situations problématiques » de type arrêt de production (sauf « cas extrêmement ponctuels »), mais plutôt des usines qui calent leur cadence « au jour le jour, en fonction de la situation des prix », quand d'autres prolongent volontairement leurs opérations de maintenance.

Commerce : la prise en charge des loyers bientôt parachevée

L'accouchement aura été long et difficile - c'est le moins que l'on puisse dire. Le dispositif de prise en charge des loyers, pour les chaînes de magasins partiellement fermés en début d'année, verra bel et bien le jour, a confirmé le ministère de l'Economie aujourd'hui. Mais les commerces concernés devront encore se montrer patients : l'aide n'ouvrira qu'en novembre. Soit près de 9 mois entre le moment où elle leur a été promise et le jour où elle leur sera accessible.

Passe sanitaire : stop ou encore ?

L'avenir du passe sanitaire élargi se joue désormais devant le Parlement. Les députés ont commencé aujourd'hui l'examen du projet de loi visant à maintenir cette mesure, et d'autres contraintes anti-coronavirus, jusqu'à l'été prochain. La durée même de cette prolongation potentielle devrait agiter les débats, au même titre que les modalités d'application du passe. Certains, y compris dans la majorité, souhaitent en effet abandonner la logique nationale, pour n'imposer ce document que dans les territoires où le Covid-19 circule le plus.

Batteries électriques : l'Etat recharge ses aides

Un appel à projets, en attendant une stratégie nationale. Dans sa quête et reconquête de souveraineté industrielle, l'Etat est à la recherche de "solutions et technologies innovantes" dans le domaine des batteries électriques. L'objectif est clair (soutenir l'émergence d'une filière nationale), les moyens engagés beaucoup moins. Dans l'immédiat, l'enveloppe globale dédiée à cette démarche n'est pas connue. Elle sera sans doute communiquée plus tard : le gouvernement peaufine encore sa "stratégie d'accélération", feuille de route qui englobera toutes ses initiatives pour positionner la France à l'avant-plan de ce marché.

Transformation numérique : les TPE-PME se laissent convaincre

La crise du coronavirus a sonné leur réveil. Les TPE-PME sont de plus en plus convaincues des bienfaits du numérique pour leur activité, selon un baromètre de France Num. Mais cette prise de conscience ne se traduit pas toujours en actions concrètes. Les patrons se montrent même particulièrement frileux, lorsqu'il s'agit de passer à la vente en ligne.

Santé : les robots de Quantum Surgical à l'assaut de la planète

La lutte contre le cancer passe aussi par les robots. C'est en tout cas la conviction de Quantum Surgical, et des investisseurs qui l'accompagnent : l'entreprise montpelliéraine vient de collecter 40 millions d'euros auprès d'eux, pour commercialiser, dès l'an prochain, son innovation médicale.
A lire : Quantum Surgical lève 40 millions d'euros pour déployer son robot médical

18 octobre

📍 Santé  : 650 millions d'euros pour l'innovation numérique

Brique par brique, le gouvernement construit sa "France de 2030". Il a présenté, cet après-midi, sa "stratégie d'accélération en santé numérique", dotée de 650 millions d'euros. L'objectif affiché est de faire de la France un "leader mondial" dans ce domaine. En soi, rien de nouveau toutefois : cette enveloppe avait été annoncée, et son contenu esquissé, dès la fin juin, dans le cadre du programme "Innovation santé 2030" (7,5 milliards d'euros). Lequel a été lui-même intégré, la semaine dernière, dans le plan d'investissement "France 2030" (30 milliards d'euros).

Les trois quarts du pays libérés des jauges

Troisième lundi consécutif d'allègement des jauges pour les établissements recevant du public. Dans 12 nouveaux départements (dont l'Ain, la Drôme, l'Hérault, le Var, la Moselle et le Haut-Rhin), les discothèques, bars et restaurants dansants et concerts debout, peuvent ouvrir à 100 % de leur capacité d'accueil, en vertu d'un décret paru jeudi. C'était déjà le cas dans 68 autres territoires. En revanche, la Lozère fait le chemin inverse et repasse à une jauge de 75 %, en raison de la reprise locale de l'épidémie.

Prix du gaz : les fournisseurs aussi doivent être aidés

Feu vert au gel des tarifs réglementés du gaz du 1er novembre au 30 juin 2022. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a validé cette proposition du gouvernement, du fait "d’une situation de crise exceptionnelle, jamais vue" en Europe. Elle vise à éviter une répercussion directe de l'envolée des cours sur la facture des consommateurs. Les fournisseurs d'énergie seront ensuite autorisés à rattraper leur manque à gagner sur les douze mois suivants. Sauf que, dans son avis, la CRE redoute les conséquences de la mesure sur ces entreprises, en particulier "une perte de recettes d’une ampleur considérable pendant 5 mois", jusqu'en mars. Pour en limiter les effets, elle préconise donc "une baisse temporaire de la fiscalité sur le gaz (...) dès le 1er janvier" (option a priori retenue par le gouvernement), mais aussi un "dispositif complémentaire d’aide" pour les fournisseurs "en grave difficulté financière du fait du gel tarifaire".

Prix de l'essence : le chèque ou la prime

Il y a le feu aussi sur le front des carburants. Sur ce sujet, le gouvernement cherche encore la bonne formule. Plusieurs ministres, dont celui de l'Economie Bruno Le Maire, ont toutefois indiqué, ce matin, que l'exécutif s'orientait vers un bon d'achat direct aux automobilistes, sur le modèle du "chèque énergie". De son côté, Force ouvrière veut, lui, passer par la prime de transport, versée par certains employeurs à leurs salariés. Le syndicat appelle à généraliser ce dispositif et à en augmenter, au passage, le plafond. Pour ce faire, il demande l'ouverture de négociations au niveau national interprofessionnel.

Un marché des bureaux à plusieurs vitesses

En matière d'immobilier de bureaux, toutes les regions ne sont plus logées à la même enseigne. L'heure était, certes, à la reprise des transactions au premier semestre, selon BNP Paribas Real Estate. Mais elles ont évolué dans des sens et à des rythmes très différents selon les villes. Plus inquiétant, le marché du neuf pourrait payer, sur la durée, les conséquences de l'épidémie de Covid-19.
A lire : Dans l'immobilier de bureaux, Nantes, Marseille et l'Est sont en forme, Lille et le Sud-Ouest dépriment

15 octobre

📍 Fonds de solidarité : une page se tourne

Les demandes pour le fonds de solidarité de septembre sont ouvertes. Signe des temps, c'est sans doute la dernière fois que vous lirez cette information ici : l'aide de septembre est censée marquer la fin de ce dispositif emblématique de la crise du Covid-19.

La vaccination obligatoire le devient pleinement...

Pas de changement de calendrier, malgré l'accalmie de l'épidémie. Comme prévu depuis plusieurs semaines, deux nouvelles contraintes sanitaires entrent en vigueur coup sur coup. La première : la vaccination obligatoire de certains travailleurs (personnel d'Ehpad, d'établissements de santé et de soin, transport sanitaire, aides à domicile...) s'appliquera pleinement et sans exception à partir de demain. S'ils ne sont pas complètement immunisés (ou, à défaut, ne peuvent justifier d'une guérison récente du Covid-19 ou d'une contre-indication à la vaccination), alors leur contrat de travail devra être suspendu. Il n'y a donc plus de clémence, comme c'était le cas depuis le 15 septembre, pour les personnes qui n'ont pas reçu toutes les doses requises dans leur "schéma vaccinal".

... et les tests au Covid-19 sont rendus payants

Seconde évolution dans la stratégie anti-coronavirus : depuis aujourd'hui, les tests de dépistage RT-PCR et antigéniques ne sont plus remboursés par l'Assurance maladie aux personnes majeures non-vaccinées (hors cas contact, campagne de dépistage collectif ou prescription médicale). Pour obtenir un passe sanitaire, requis dans certains cas par l'employeur, elles devront donc s'acquitter de 22,02 à 45,11 euros (en fonction du type et du lieu de dépistage). A noter également que les autotests sous supervision d'un professionnel de santé ne permettent plus d'obtenir le fameux passe.

Tourisme : les stations de ski dans les starting blocks

Après une saison blanche en 2020-2021, les remontées mécaniques vont bel et bien reprendre du service. En l'état actuel, elles rouvriront sans restrictions liées au Covid-19, a confirmé le secrétaire d'Etat au Tourisme, en déplacement à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Le passe sanitaire ne sera pas même requis - au moins au début, car Jean-Baptiste Lemoyne n'exclut pas son instauration au cours de l'hiver, en cas de rebond épidémique.

Télécoms : à la recherche de solutions "souveraines"

L'Etat offre une nouvelle tournée à la 5G et aux réseaux télécoms du futur. Après un appel à manifestation d'intérêt en début d'année, il enfonce le clou avec, cette fois, un appel à projets en bonne et due forme. Objectif : financer l'innovation dans ces technologies et contribuer à l'émergence de solutions françaises.

Informatique : mission accomplie pour OVHCloud

La semaine s'achève sur une bonne note pour OVHCloud. Après une panne de ses services mercredi, l'hébergeur nordiste est entré en Bourse aujourd'hui, avec un certain succès.

Automobile : un été en tête-à-queue

Eté désastreux pour le marché automobile européen. En septembre, les ventes ont plongé pour le troisième mois consécutif, avec seulement 718 598 véhicules vendus (-23,1 % en un an, -20,7 % en deux), d'après l'Association des constructeurs européens (ACEA). Il s'agit du volume le plus faible jamais atteint sur un mois de septembre depuis 1995 ! Une catastrophe attribuée à la pénurie de semi-conducteurs, qui a paralysé la production de voitures neuves. Au cumul des trois trimestres passés, la situation reste positive (+6,6 % sur un an), sans que le groupe Renault n'en profite (-6,5 %), au contraire de Stellantis (+8,3 %). Des chiffres toutefois à relativiser : par rapport à 2019, le marché européen dans sa globalité s'est contracté de 24 % entre janvier et septembre. Soit près de 2,4 millions de véhicules écoulés en moins.

L'envolée des prix de l'énergie plus forte que prévu

La marée monte. En septembre, l'inflation a été un peu plus élevée que ne l'avait initialement annoncée l'Insee. Elle s'élève à +2,2 % sur un an (soit 0,1 point de plus qu'il y a deux semaines). La faute aux prix de l'énergie, en hausse de 14,9 % (+0,5 point), avec même un pic à +38,8 % pour le gaz naturel et de ville, +19,6 % pour les produits pétroliers, et "seulement" +2,2 % pour l'électricité. Les services tirent aussi l'inflation française vers le haut (+1,4 %), notamment du fait des transports (+7,4 %).

Les créations d'entreprise baissent d'un ton

L'essor des créations d'entreprise se calme un peu. Stables en août, les immatriculations ont clairement fléchi en septembre, selon l'Insee. Au point de repasser sous la barre des 80 000 pour la première fois depuis juin 2020.

14 octobre

📍 Un coup de fouet à 250 millions d'euros pour les équipements sportifs

Emmanuel Macron est décidément sur tous les terrains cette semaine... y compris ceux de sport. Deux jours après avoir dessiné des perspectives pour la tech et l'industrie à l'horizon 2030, le président de la République a parlé dojos et city stades aujourd'hui. L'Etat va en effet injecter 250 millions d'euros sur trois ans pour faire pousser 5 000 équipements sportifs supplémentaires sur le territoire.

Transition écologique : les PME-ETI guidées dans leur décarbonation

Les entreprises sont de plus en plus incitées à faire leur transition écologique. Certes, mais par où commencer ? Par le bilan carbone, répond aujourd'hui Bpifrance. La banque publique lance un programme d'accompagnement pour aider les PME et petites ETI à mesurer leur empreinte environnementale, avec le concours d'un bureau d'études. Mais le dispositif ne s'arrête pas là : il entend amener les dirigeants au passage à l'action. Comment ? On vous explique tout avec le témoignage de l'un des premiers bénéficiaires de ce "Diag Décarbon'Action".
A lire : Comment Bpifrance veut aider les PME et ETI à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

Prix de l'énergie : les marchés sous surveillance

Gare aux profiteurs, la CRE ouvre l'oeil. Face à la flambée des prix, la Commission française de régulation de l'énergie (CRE) annonce "[renforcer] ses contrôles sur les marchés de gros [du gaz et de l'électricité], en concentrant ses moyens humains et techniques sur la surveillance des transactions et le comportement des acteurs". Et promet qu'"elle ouvrira systématiquement des enquêtes, en cas de suspicions d’abus de marché". En parallèle, le gouvernement prépare « une action de court terme », mais centrée sur les ménages, a indiqué le président de la République. La France agit également sur le plan diplomatique vis-à-vis des pays exportateurs, a ajouté Emmanuel Macron, et ce « pour essayer de contraindre ces prix ».

Levée des jauges : 12 entrants, 1 sortant

Nouvelle tournée d'assouplissement pour les établissements recevant du public. A partir de lundi, les discothèques, bars et restaurants dansants et autres concerts debout, de douze départements supplémentaires (dont l'Ain, la Drôme, l'Hérault, le Var, la Moselle et le Haut-Rhin) pourront ouvrir à 100 % de leur capacité d'accueil, indique un décret paru au Journal officiel. En revanche, la Lozère est le premier territoire à revenir en arrière, puisqu'elle devra repasser à une jauge de 75 %.

Tests Covid : c'est aux salariés de payer

L'employeur n'a pas à payer le dépistage au Covid-19 de ses salariés. Précision apportée par la ministre du Travail, ce matin, sur Europe 1, à la veille de la fin du remboursement systématique des tests RT-PCR et antigéniques. En principe, à partir de demain, les salariés non-vaccinés des activités soumises au passe sanitaire élargi devront débourser entre 22,02 et 45,11 euros pour obtenir le précieux sésame et être autorisés à travailler. Mais dans les faits, assure Elisabeth Borne, sur la foi de ses échanges avec les branches professionnelles, « il n'y a pas de salariés qui se font tester tous les trois jours : [ils] sont vaccinés. Nous n'avons donc aucune remontée d'inquiétudes dans ces secteurs. »

Un retour "à la normale", sans retour au calme

Le retour de l'activité économique à son niveau d'avant-crise est quasiment acté. Après l'Insee, c'est au tour de la Banque de France de le confirmer cette semaine... sauf que ce rétablissement ne profite pas à tous les secteurs, notamment dans l'industrie. Et s'accompagne de difficultés d'approvisionnement et de recrutement de plus en plus aiguës.

L'edtech française veut jouer dans la cour des grands

Dans la famille des secteurs de l'économie renouvelés par le numérique, elle n'est sans doute pas la plus connue. Mais l'edtech, c'est-à-dire la tech appliquée à l'éducation, est en pleine structuration. La Banque des Territoires vient d'ouvrir "Passerelles", un accélérateur dédié au déploiement à grande échelle de solutions conçues par ces start-up. Et, en Auvergne Rhône-Alpes, les acteurs lyonnais du marché ont décidé de se regrouper en association.
A lire : Les entreprises lyonnaises de l'edtech se fédèrent pour gagner en visibilité

13 octobre

📍 Des restrictions sanitaires jusqu'au 31 juillet ?

L'épidémie de Covid-19 a beau s'être calmée, le gouvernement n'est pas prêt à abandonner les contraintes anti-coronavirus. Grâce à un projet de loi, présenté en conseil des ministres ce matin, il entend garder la possibilité de réactiver des restrictions, couvre-feu et confinement inclus, jusqu'au 31 juillet 2022. Dans ces conditions, le passe sanitaire serait, lui, reconduit au-delà du 15 novembre. Dans l'immédiat, il reste bien en place : « Nous espérons que, si la situation [épidémique] reste dans une dynamique d'amélioration, nous pourrons l'adapter dans les prochaines semaines, voire même le suspendre complètement », a simplement indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce midi.

Plan d'investissement : un gain de 45 milliards d'euros espéré...

Après la présentation en grandes pompes, le service après-vente. Le plan d'investissement à 30 milliards, dévoilé hier par Emmanuel Macron, devrait générer « 45 milliards d'euros de richesse supplémentaire pour l'économie française d'ici 2030 », a calculé le ministre de l'Economie, dans les colonnes du Parisien. S'y ajouteront la création de « dizaines de milliers d'emplois ». Sauf que, reconnaît Bruno Le Maire, « ce sont les Français qui décideront » de l'avenir de cette stratégie, à l'occasion de l'élection présidentielle, en avril prochain. Et ce d'autant plus que, d'ici là, le gouvernement ne compte mobiliser que 3 à 4 milliards, sur les 30 promis.

... le patronat reconnaissant, mais prudent

Sur le papier, il fait l'unanimité au sein des organisations patronales. Le plan d'investissement France 2030 "favorise l’innovation et la compétition", s'est réjoui le Medef. Il en salue "l’ambition et la perspective", ainsi que le ciblage. Mais exige une "gouvernance claire", une "exécution agile" et un développement des usages autour des technologies soutenues par l'Etat, afin de leur assurer des débouchés. La CPME, elle, applaudit "des objectifs louables" de "réindustrialisation" et d'"indépendance productive". Mais appelle à ne pas oublier les PME-PMI... ni les réformes structurelles du pays, afin d'éviter une envolée de la dette publique. La Confédération exige notamment "un nouvel équilibre entre le temps de travail et l’allongement de la durée de vie".

Le capital-investissement ne connaît (vraiment) pas la crise

A peine ralenties par la crise du coronavirus et déjà en pleine forme. Les sociétés de capital-investissement ont signé un premier semestre exceptionnel, marqué par un montant record d'investissement dans les entreprises françaises, selon le baromètre de France Invest et Grant Thornton.

Prix de l'énergie : Bruxelles livre ses recettes

Priorité aux ménages vulnérables et aux petites entreprises. Face à la flambée des prix de l'énergie, prévue pour durer jusqu'à avril au moins, la Commission européenne a présenté une "panoplie de mesures" à la disposition des Etats membres de l'UE. Au programme : reports temporaires des factures ; aides ciblées pour les entreprises et l'industrie, à condition de respecter les objectifs de la transition écologique ; soutien au développement de contrats d'achat de long terme d'électricité issue de la filière renouvelable et accès facilité des PME à ces accords. Les baisses de taxes sont réservées, en revanche, aux ménages. A moyen terme, "la transition vers une énergie propre constitue la meilleure assurance contre les chocs futurs". Bruxelles plaide donc pour "renforcer les investissements dans les énergies renouvelables, les rénovations et l'efficacité énergétique" et développer des solutions innovantes de stockage (batteries, hydrogène).

12 octobre

📍 Jour J pour le plan d'investissement

Trois mois qu'il était annoncé. Le plan d'investissement "France 2030" a été dévoilé ce matin par le président de la République Emmanuel Macron. Au programme : 30 milliards d'euros (dont 3 à 4 Md€ dès 2022) et 10 objectifs pour (re)construire l'industrie française de demain et l'indépendance économique du pays. Au côté des chantiers prioritaires (comme le nucléaire, la santé ou les transports), le président de la République promet de lever 5 obstacles à la croissance, dont les difficultés d'approvisionnement et le financement du passage en production des innovations.
A lire : Emmanuel Macron mise 30 milliards d'euros sur une dizaine de secteurs

Défaillances d'entreprise : un frémissement à peine perceptible

Les défaillances d'entreprise restent au plus bas. Au troisième trimestre, la France a enregistré deux fois moins de procédures collectives qu'à la même période en 2019, avant la crise du Covid-19, selon Altares. Soit 5 311 procédures collectives ouvertes (-20,8 % en un an). Mais sous cet apparent calme plat, les petites PME, certaines activités et plusieurs départements subissent déjà quelques remous. Pour autant, et comme Euler Hermes avant lui, le cabinet d'études ne s'attend pas à une remontée des liquidations et redressements judiciaires avant 2022.

Le nouveau visage des CCI

A vos agendas : dans deux semaines débuteront les élections consulaires 2021. Une campagne au cours de laquelle les chambres de commerce et d'industrie se présenteront sous un jour nouveau. Et pour cause : ces dernières années, sous la pression de la loi Pacte et des baisses de dotations, les CCI ont dû se réinventer, le plus souvent à marche forcée. Avec des résultats parfois mitigés.
A lire : Affaiblies, les CCI revoient leur modèle économique

Croissance forte confirmée pour la France en 2021

Petite voix discordante dans le récent concert d'optimisme des prévisions économiques : le FMI a (légèrement) revu à la baisse la croissance mondiale attendue en 2021, désormais estimée à 5,9 % (-0,1 point par rapport à juillet). La France n'est pas concernée, bien au contraire : la hausse de son PIB est (largement) réévaluée, à 6,3 % (+0,5 point). Idem pour la zone euro (5 %, +0,4 point).

11 octobre

📍 En attendant le plan d'investissement, le projet de budget amendé

La croissance à plus de 6 %, le gouvernement y croit. Le projet de budget 2022 va être corrigé pour intégrer une augmentation du PIB de 6,25 % cette année, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à l'occasion de la présentation du projet de loi de finances à l'Assemblée nationale. Il reprend ainsi à son compte la prévision de l'Insee. Pour l'inflation, en revanche, le gouvernement table toujours sur une hausse d'1,5 % en 2021 et 2022. Enfin, à la veille de la présentation du plan d'investissement "France 2030" par Emmanuel Macron, le patron de Bercy a reprécisé les principaux secteurs qui vont être ciblés : nucléaire, hydrogène, biotechs, espace, mais aussi aéronautique, luxe, médicament et agroalimentaire.

Deuxième vague de levée des jauges

Les établissements recevant du public sont désormais libérés des jauges dans les deux tiers du pays. A partir d'aujourd'hui, les capacités d'accueil des discothèques, bars dansants et concerts debout notamment ne sont plus restreintes dans 21 départements supplémentaires, comme prévu par un décret publié jeudi dernier. C'était déjà le cas dans 47 autres depuis une semaine. Sont désormais concernés, entre autres, la Gironde, la Haute-Garonne, l'Ille-et-Vilaine, le Nord ou encore le Bas-Rhin.

La peur des inégalités au travail se relâche

La sortie de la crise du coronavirus fait baisser les craintes de discriminations. Elles n'ont jamais été aussi faibles en dix ans, et depuis que le Medef les évalue, dans le cadre de son baromètre "sur la perception de l'égalité des chances en entreprise". Pour autant, et même moins prégnantes, les préoccupations des salariés interrogés restent les mêmes.

Services aux entreprises : Swile entre au club des licornes

La France compte une licorne de plus depuis aujourd'hui. A la faveur d'une levée de fonds de 175 millions d'euros, le montpelliérain Swile intègre en effet le cercle très fermé des start-up françaises valorisées à plus d'1 milliard de dollars.
A lire : Le spécialiste des avantages salariaux Swile lève 175 millions d'euros

Industrie : les groupes étrangers à l'offensive

Si les jeunes pousses du numérique affolent les compteurs avec leurs levées de fonds, c'est avec leur plan d'investissement que les industriels étrangers se sont distingués aujourd'hui. L'italien Lucart va injecter 80 millions d'euros dans son usine de Laval-sur-Vologne (Vosges). Le japonais Daiichi Sankyo, lui, promet 20 millions à son site d'Altkirch (Haut-Rhin), afin d'en démultiplier les capacités de production.

9 octobre

Fiscalité internationale : la réforme aura bien lieu

Cette fois, plus rien ne devrait s'y opposer. La refonte de la fiscalité internationale a été approuvée par 136 pays (sur 140) et sera mise en place en 2023, a annoncé, vendredi soir, l'OCDE. Elle se traduira par un taux minimal d'impôt sur les sociétés de 15 % pour les multinationales (soit un surplus attendu de recettes fiscales annuelles de quasiment 130 Md€) et une redistribution partielle de leurs bénéfices aux Etats où elles réalisent leurs profits (de quoi assujettir à l'impôt 108 Md€ supplémentaires). Cette réforme pourrait rapporter 6,8 milliards d'euros à la France, selon une estimation du Conseil d'analyse économique. Mais Paris devra abandonner, en contrepartie, sa taxe sur les services numériques, créée en 2019.

8 octobre

📍 Prix de l'énergie : les industriels pris à la gorge

Après le coup de semonce, l'appel à l'aide. L'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden) supplie les autorités de prendre, de toute urgence, des mesures temporaires fortes pour freiner l'envolée actuelle des prix de l'énergie. Certaines usines auraient même déjà décidé de lever le pied, voire de suspendre leur activité, pour arrêter les frais. Le message a (presque) été entendu par le gouvernement : il donne rendez-vous aux entreprises les plus énergivores le 19 octobre. Dans 11 jours donc.

Masques : et maintenant, on fait quoi ?

L'avenir des producteurs français de masques chirurgicaux n'inquiète pas que les principaux concernés... Les députés aussi s'en soucient : ils viennent d'exiger du gouvernement une "stratégie globale" pour maintenir cette filière, ressuscitée dans l'urgence au printemps 2020.

Acquisitions : les PME et ETI incitées à racheter leurs concurrents

C'est le moment de faire ses emplettes. Convaincu que la sortie de crise est propice aux acquisitions, Bpifrance lance un programme d'accompagnement exprès. Son nom, comme son ambition, sont sans équivoque : "Les Conquérants" veut aider les PME et petites ETI, novices de la croissance externe, à mener à bien leur premier projet.
A lire : Bpifrance lance un nouvel accélérateur sur la croissance externe 

Emmanuel Macron a deux messages pour vous

Recruter et investir. En clôture du salon Bpifrance Inno Génération (BIG), Emmanuel Macron a lancé cette double injonction aux entreprises, hier soir : d'abord, recruter des jeunes, une forme d'« engagement économique et social », en cette période de crise du Covid-19 ; ensuite, « saisissez-vous des instruments [du plan de relance] (...) pour, sur notre territoire comme à l'international, foncer, foncer, foncer ! » D'autant qu'arrive bientôt son successeur, le plan d'investissement, qui sera présenté mardi. Le président de la République n'en a pas dit plus sur son contenu, mais a promis, sur la méthode, un « changement culturel » : l'Etat devra « investir beaucoup plus vite, des tickets parfois beaucoup plus importants et faire confiance davantage à des acteurs nouveaux », notamment les start-up industrielles. Lesquelles devraient donc bénéficier de financements accrus.

Emploi : des chômeurs payés pour se former

L'heure des primes a sonné pour les demandeurs d'emploi de longue durée. En plus de l'aide, déjà annoncée, sur les contrats de professionnalisation, le ministère du Travail promet, à présent, un chèque de 1 000 euros à tous ceux qui suivront une formation en entreprise, avec promesse d'embauche. Cette somme sera versée en deux fois, au début et à la fin de leur parcours. Une manière de « les inciter à aller vers [les] métiers qui recrutent, et aussi lever des freins financiers » à la formation, a justifié Elisabeth Borne sur BFM Business.

Assurance chômage : nouveau round de contestations

C'est reparti pour un tour. Depuis hier, les syndicats déposent les uns après les autres de nouveaux recours au Conseil d'Etat contre la réforme de l'assurance chômage. Suspendue en juillet, sans avoir été jugée sur le fond depuis, la partie la plus contestée du texte (l'évolution du mode de calcul du salaire journalier de référence) a été réactivée au 1er octobre par le gouvernement. Dans un communiqué commun, la CGT, FSU et Solidaires dénoncent aujourd'hui un "coup de force" et réitèrent leur appel à "l'abrogation" de la réforme.

Santé : Boehringer Ingelheim enfonce le clou

L'allemand Boehringer Ingelheim voit toujours plus grand pour son site de Jonage (Rhône). Après y avoir déjà investi 200 millions d'euros en 2019, il en ajoute 100 millions aujourd'hui pour adapter sa nouvelle usine... avant même qu'elle ait commencé à fonctionner !
A lire : Boehringer Ingelheim engage 100 millions d'euros supplémentaires à Lyon

7 octobre

📍 L'emploi et l'investissement, moteurs de la reprise

La machine économique est bel et bien repartie. La preuve : l'investissement et, encore plus, l'emploi sont d'ores et déjà rétablis et devraient largement effacer, en 2021, les dégâts provoqués, en 2020, par l'épidémie de Covid-19, selon l'Insee. Pour autant, l'institut ne revoit pas sa prévision de croissance à la hausse, car plusieurs incertitudes pèsent encore sur cette fin d'année.

Allègement des restrictions : c'est oui pour les jauges...

Levée des jauges, épisode 2. A partir de lundi prochain, les établissements recevant du public pourront abandonner la limitation à 75 % de leur capacité d'accueil dans 21 départements supplémentaires (dont 19 en France métropolitaine, parmi lesquels la Gironde, la Haute-Garonne, l'Ille-et-Vilaine, le Nord ou encore le Bas-Rhin), indique un décret paru aujourd'hui au Journal officiel. C'était déjà le cas, depuis cette semaine, dans 47 autres territoires. Les principales régions exclues de cet allègement sont l'Ile-de-France, le pourtour méditerranéen (sauf Pyrénées-Orientales et Haute-Corse) et une partie de la vallée du Rhône.

... mais toujours non pour le passe

Le passe sanitaire fait de la résistance. Le gouvernement n'envisage pas d'assouplir la mesure avant le 15 novembre, a indiqué son porte-parole. D'autant que l'on « ne ressent pas d'attente particulièrement forte [des Français] autour d'une urgence » à arrêter cette mesure, a jugé Gabriel Attal. Sur le fond, cette décision s'appuie sur les recommandations du Conseil scientifique dédié au Covid-19. Lequel « appelle à une certaine prudence », à l'orée de la période hivernale, a priori favorable à la diffusion du coronavirus. Rendu public quelques heures plus tard, l'avis de cet organe consultatif  préconise toutefois une levée du passe avant le 31 décembre, en fonction du "niveau de vaccination, de l'impact du refroidissement climatique et de l'évolution des gestes barrières". L'abandon devrait se faire au niveau national (plutôt que territoire par territoire), quitte à être limité à certains lieux jugés moins à risque (comme les terrasses de restaurants, les lieux culturels hors concerts, les centres commerciaux ou les trains).

Relance : coup d'envoi des "manufactures de proximité"

En matière de relocalisation aussi, "small is beautiful" pour le gouvernement. Il cherche à soutenir la création de 100 ateliers de production, à travers tout le territoire, d'ici l'année prochaine. Pour identifier ces futures "manufactures de proximité", un appel à manifestation d'intérêt, doté de 30 millions d'euros, vient d'être lancé.

Coup d'accélérateur pour les transports collectifs

L'Etat passe à la vitesse supérieure pour soutenir les transports en commun, hors Ile-de-France. Il a prévu de distribuer 900 millions d'euros de subventions à 95 projets de tramway et de bus en site propre (soit, respectivement, +168 et +852 kilomètres de lignes), ainsi que 64 pôles d'échanges multimodaux. Cette enveloppe, doublée par rapport à ce qui était prévu initialement, devrait déclencher 9,9 milliards d’euros d'investissement au total d'ici fin 2025, a estimé le Premier ministre Jean Castex, à l'origine de ces annonces. Parmi les bénéficiaires : les agglomérations de Toulon (détentrice d'une aide maximale de 40 M€), Nice ou encore Nancy. La métropole de Marseille n'est pas concernée, en raison du traitement spécifique que lui réserve l'exécutif.

Plan d'investissement : fin du suspense mardi

Qui aura les faveurs de l'Etat pour les dix prochaines années ? Réponse mardi : le président de la République présentera, ce jour-là, son plan d'investissement, baptisé France 2030, a confirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. D'abord prévue à la rentrée, l'annonce de cette stratégie avait été finalement décalée pour permettre à Bercy de consulter les partenaires sociaux et organisations professionnelles. Complément de la relance, ce plan doit consacrer plusieurs dizaines de milliards d'euros à des « secteurs stratégiques, pourvoyeurs de croissance et d'emploi » sur la prochaine décennie, comme l'hydrogène, le nucléaire, la santé ou l'intelligence artificielle.

E-commerce : La Redoute redouble d'efforts sur la déco

Plus rien n'arrête La Redoute. En pleine renaissance grâce au numérique, l'ancien spécialiste de la vente à distance sur catalogue papier va ouvrir un troisième entrepôt logistique dans sa région natale des Hauts-de-France. Une installation dédiée à un marché désormais très porteur, celui de la décoration maison.
A lire : En croissance, La Redoute se dote d'un nouvel entrepôt logistique dans le Nord

L'export retrouve quelques couleurs

Timide accalmie sur le front des échanges extérieurs. En août, les exportations françaises sont reparties de l'avant (+3,7 % en un mois, équivalant à +1,5 Md€), selon les douanes. Insuffisant toutefois pour rattraper leur niveau d'avant-crise : elles restent 2 % en-dessous. Les importations, elles, progressent toujours (+2,3 % soit +1,1 Md€), au point de dépasser leur valeur moyenne de 2019. Mais ce rétablissement est attribué, principalement, "à la hausse des prix à l’importation des matières premières et des produits industriels". Pour autant, le déficit commercial mensuel recule sensiblement (-6,7 Md€, après un pic, en juillet, revu à -7,1 Md€). Une bonne nouvelle quand même : au deuxième trimestre, Bercy dénombrait 135 600 entreprises exportatrices, 7 800 de plus qu'un an auparavant (+6,1 %).

6 octobre

📍 Vers une remontée, sans rattrapage, des défaillances en 2022

Les entreprises françaises peuvent dormir tranquille : la vague de faillites, si souvent annoncée, n'est pas près de les emporter. Selon Euler Hermes, le nombre de procédures collectives devrait encore chuter cette année, avant de rebondir fortement en 2022... sans pour autant dépasser (ni même approcher) leur niveau d'avant-crise.

Flambée des prix dans le BTP : appel à la solidarité, faute de mieux

Si les entreprises du BTP espéraient un geste fort du gouvernement, c'est raté. Au moment où la flambée des prix de l'énergie s'ajoute à celle des cours de matières premières apparue au printemps, le ministère de l'Economie a réitéré, aujourd'hui, son appel à la solidarité (et à la dénonciation) au sein de la filière, et sa promesse de gel des pénalités de retard de la part des acheteurs étatiques.

L'éolien a le vent dans les voiles

La filière éolienne a bien tourné en 2020. Mais pas assez à son goût : à l'occasion de son bilan annuel, France Energie éolienne a déploré les contraintes réglementaires et retards administratifs qui entravent le développement des projets. Avec le risque, si le rythme des installations n'augmente pas, de ne jamais parvenir à l'objectif de production fixé par l'Etat pour 2028.

Sombre été pour les ventes auto

Le marché automobile français n'y arrive plus. En septembre, les ventes de voitures neuves ont enchaîné sur un quatrième mois consécutif de baisse (-20,5 % sur un an, soit 133 835 immatriculations enregistrées au total), selon la Plateforme automobile. L'effondrement est de la même ampleur, comparativement à l'avant-crise (-22,8 % par rapport à septembre 2019).

Le flop du "congé de proche aidant"

C'est un nouveau droit qui n'a pas trouvé son public. En un an, l’"allocation journalière du proche aidant" n'a été demandée que par 15 900 personnes en un an, selon les Caf en charge de sa distribution. Autrement dit, une goutte d'eau par rapport au public potentiellement concerné par ce congé payé d'un nouveau genre : on estime en effet que 8 à 11 millions de Français assistent quotidiennement un membre de leur entourage en situation de handicap ou de perte d'autonomie.

Le destin opposé des fabricants de masques bretons

Relocaliser la production de masques en France, est-ce vraiment viable ? Fin septembre, dans les Côtes-d'Armor, la bien nommée Coop des Masques, étranglée par ses stocks, tirait la sonnette d'alarme et déplorait le retour en force de la concurrence asiatique. Son de cloche totalement différent chez le voisin finistérien Diwall. Lui a décidé de continuer à investir ce filon, bien aidé par un positionnement différenciant et original.
A lire : Une deuxième machine pour les masques bretons Diwall

5 octobre

📍 Inflation : l'emballement se confirme, les craintes se répandent

Jusqu'où ira l'inflation ? Selon l'OCDE, les prix à la consommation de la zone euro ont bondi, en août, de 3 % sur un an. Une franche accélération par rapport à juillet (+2,2 % alors). Même tendance, mais à un niveau encore plus élevé, du côté de l'énergie, avec une envolée de 15,4 %. Un sommet jamais atteint depuis juillet 2008. Face à cet emballement des prix, l'inquiétude commence, elle aussi, à prendre de l'ampleur. En France, après l'industrie et le bâtiment, c'est au tour des magasins de s'alarmer. L'Alliance du Commerce demande ainsi à l'Etat un gel temporaire des loyers, de manière à alléger les charges des entreprises confrontées à un "risque d'explosion des coûts de production et d'exploitation".

L'industrie a doucement remonté la pente cet été

La production des usines françaises poursuit son redressement au ralenti. En août, et pour le troisième mois consécutif, elle a progressé dans l'industrie manufacturière (+1,1 % par rapport à juillet), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+1 %), selon l'Insee. A rebours de ces moyennes, l'agroalimentaire s'affiche toutefois en repli d'1,6 %. Idem pour les transports, avec une situation cependant très contrastée entre l'automobile (+9,7 %) et les autres matériels (-8,2 %).

Hôtellerie : les investisseurs aussi ont déserté

2020 n'aura pas seulement été une année noire pour la fréquentation des hôtels français. L'investissement s'est également effondré, sous l'effet du Covid-19, selon l'étude annuelle de KPMG dédiée au secteur. Le montant des transactions a reculé de 60 % en un an, pour atteindre 0,9 milliard d'euros (dont 48 % dans des établissements en région). Et pourtant, comme c'était déjà le cas en termes de chiffre d'affaires, la France a fait un peu mieux que la moyenne européenne (-65 %) et apparaît comme l'un des marchés parmi "les moins impactés par la baisse des valeurs de ses actifs hôteliers".

Le revers de la médaille des prêts garantis par l'Etat

Et si les PGE se refermaient comme un piège sur les entreprises ? Véritable bulle d'oxygène au plus fort de la crise du Covid-19, les prêts garantis par l'Etat ont surtout profité à des TPE-PME déjà en difficulté financière avant la pandémie, indique le Conseil d'analyse économique dans une récente étude. Problème : jusqu'à un quart d'entre elles seraient incapables d'en rembourser une partie à l'heure actuelle. Un constat plus alarmiste que celui dressé par Bpifrance Le Lab et Rexecode : seuls 5 % des dirigeants de TPE-PME, interrogés début septembre, estimaient ne pas pouvoir rembourser leur PGE à terme (-3 points depuis février). La majorité envisageait un amortissement sur plusieurs années, après 2021 (option retenue par 62 % des répondants, +2 points).

Industrie : Armor prend l'accent américain

Le nantais Armor n'en finit plus de tisser sa toile sur la planète. Dernier coup d'éclat de l'ETI spécialiste de l'impression industrielle : elle vient d'absorber l'un de ses principaux rivaux l'américain Iimak. Une opération inédite dans l'histoire centenaire de cette entreprise.
A lire : L'ETI nantaise Armor rachète son concurrent américain Iimak

Fiscalité internationale : ça se complique

La réforme de la fiscalité internationale entre dans le dur. Les contours précis de ce projet, approuvé, sur le principe, par le G7, puis le G20, au début de l'été, vont faire l'objet de négociations multilatérales tout au long du mois d'octobre. Des échanges serrés, de l'aveu même du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, car ces discussions techniques « cachent de véritables difficultés politiques », car « des modèles économiques sont en jeu ». Ainsi, les Etats ne s'entendent pas sur la part de la future taxe sur les bénéfices des grandes multinationales, qui devrait revenir aux pays où elles réalisent leurs profits (20, 25 ou 30 % ?). Mais c'est surtout le seuil minimal d'impôt sur les sociétés qui agite les débats, moins sur le taux lui-même (ce pourrait être 15 %) que sur son assiette (faut-il déduire la masse salariale et les actifs corporels ?) et sur les entreprises éligibles (qui des groupes peu internationalisés des pays émergents, comme la Chine ?). Bref, le grand soir de la fiscalité internationale n'est pas encore pour demain. L'objectif reste, pour le moment, de voir ces règles fonctionner à partir de 2023.

4 octobre

📍 Levée des jauges dans la moitié du pays

Les établissements recevant du public désormais autorisés à accueillir la foule des grands jours. Dans 47 départements où le virus circule peu, la capacité d'accueil maximale, jusqu'ici fixée à 75 %, est levée pour les concerts debout dans les stades, les discothèques et bars-restaurants dansants notamment. Cette limitation reste toutefois en vigueur dans les 49 autres départements de la métropole, situés principalement sur le pourtour méditerranéen et pyrénéen, les frontières de l'Est (sauf Aisne, Ardennes, Meurthe-et-Moselle et Meuse), l'Ile-de-France, mais aussi le Rhône, la Gironde, ou encore l'Ille-et-Vilaine et la Mayenne.

Les salariés veulent moins de masque et plus de passe

Les travailleurs aimeraient pouvoir mettre à bas leur masque. Ils sont une large majorité à vouloir respirer plus librement en entreprise, selon un sondage réalisé par Ipsos-Sopra Steria pour le journal Le Parisien. Pas question pour autant d'abandonner toutes les contraintes sanitaires. En la matière, le passe élargi et la vaccination obligatoire apparaissent désormais comme des alternatives acceptables. L'enquête montre également que les efforts des employeurs dans la crise du Covid-19 a largement convaincu leur personnel.

Le successeur du fonds de solidarité prend forme

A quoi ressemblera l'aide sur les coûts fixes, censée remplacer le fonds de solidarité depuis le 1er octobre ? Si aucun texte officiel n'a encore détaillé le fonctionnement de ce dispositif, apparu le 31 mars dernier, le gouvernement a tout de même levé le voile sur les futures conditions applicables. Et, visiblement, les jours de cet outil sont, eux aussi, et d'ores et déjà comptés.

Fonds propres : l'épargne des Français en soutien

Il n'y a pas que l'argent public qui alimente les entreprises. Les investisseurs privés et les particuliers épargnants ont investi, à travers les "fonds Relance" lancés fin 2020, plus de 16 milliards d’euros dans des sociétés tricolores, affirme le ministère de l'Economie. Il s'agit, à 52 %, de PME et d'ETI. Avec 201 fonds désormais labellisés, Bercy estime que, désormais, chaque Français peut "identifier un placement qui lui [permette] de participer à la relance". L'enjeu est de taille : le surplus d'épargne accumulé par les ménages, depuis le début de l'épidémie de Covid-19, devrait s'élever à 170 milliards d’euros d'ici la fin de l'année, selon la dernière évaluation de la Banque de France.

Reprise solide, mais inégale, du commerce mondial

Le commerce mondial aussi profite d'une reprise économique plus vigoureuse que prévu. Déjà supérieurs en volume à leur pic d'avant-crise, les échanges de marchandises devraient finalement bondir de 10,8 % cette année, selon l'OMC (+2,8 points par rapport à sa précédente prévision de mars), et de 4,7 % en 2022 (+0,7 point). Même révision à la hausse pour la croissance mondiale (estimée à 5,3 % en 2021, puis 4,1 %) et européenne (4,3 %, puis 4 %). La crise du Covid-19 est toutefois loin d'être terminée. Parmi les menaces qui pèsent sur l'économie planétaire : "des pics d'inflation, un allongement des délais portuaires, des tarifs de transport plus élevés, et une pénurie longue des semi‑conducteurs", mais aussi "la pandémie elle‑même". L'Organisation mondiale du commerce s'inquiète, en particulier, de "l'accès inéquitable aux vaccins" et de la protection inégale des pays.

Rebond modéré et laborieux du tourisme international

Bilan beaucoup plus mitigé, du côté de l'Organisation mondiale du tourisme cette fois. Elle a compté 54 millions de voyageurs internationaux en juillet, en hausse de 58 % sur un an... mais deux tiers de moins qu'à la même époque en 2019 ! Sur les sept premiers mois de l'année, l'hécatombe est encore plus prononcée (-80 % en deux ans, -77 % pour l'Europe). L'OMT explique cette reprise au ralenti par un "manque de cohérence des règles et dispositions réglementaires, et des disparités au niveau des taux de vaccination". Le retour à la normale pourrait ne pas intervenir avant 2023 au plus tôt.

Pertes abyssales et continues pour les compagnies aériennes

Comme en écho aux chiffres précédents sur le tourisme international, les compagnies aériennes, elles aussi, ont (re)fait leurs comptes. Et ils sont catastrophiques, et même pires que redouté : leurs pertes cumulées sont attendues à 201,1 milliards de dollars (173 Md€) sur la période 2020-2022 (dont 44,6 Md€ pour cette année, 10 Md€ l'an prochain), selon l'Association internationale du transport aérien (Iata). Elle réclame, par conséquent, des mesures de soutien aux pouvoirs publics, à commencer, là encore, par l'harmonisation et la simplification des restrictions de voyages.

1er octobre

📍 Le Smic augmente

Le salaire minimum interprofessionel de croissance augmente de 34,89 euros brut ce 1er octobre. Il passe, pour une personne à temps plein, à 1 589,47 euros brut.

Allocation-chômage : les nouvelles règles de calcul entrent en vigueur

Les nouvelles modalités relatives au calcul du salaire journalier de référence, de la durée d'indemnisation et des différés d'indemnisation du régime d'assurance chômage entrent en vigueur ce 1er octobre. Les nouvelles règles de calcul de l'allocation-chômage avaient été suspendues en juillet par le Conseil d'Etat. Selon l'Unédic, les 1,15 million d'allocataires qui seront concernés la première année d'application subiront une baisse de leur allocation mensuelle de 17 % en moyenne.

Les entreprises familiales, plus performantes ?

Les entreprises, essentiellement des PME familiales à l’origine, qui ont ouvert la majorité de leur capital à des fonds entre 2009 et 2019 ont réalisé des performances supérieures à leurs concurrentes. C’est ce que révèle une étude réalisée par France Invest et le cabinet de conseil en stratégie Inuo Strategic Impact.
A lire : "Les entreprises familiales ayant ouvert leur capital à des fonds sont plus performantes"

Nouveau sursis pour les transfrontaliers

L'exception reste la règle jusqu'à la fin de l'année pour les travailleurs (trans)frontaliers en distanciel. Ils pourront continuer à bénéficier jusqu'au 31 décembre des règles d'imposition spécialement mises en place pendant la pandémie de Covid-19. Elles leur permettent de faire passer leur activité à domicile en "jours travaillés dans l’Etat où  [elles] exercent habituellement", rappelle le ministère de l'Economie. Ce principe devait expirer aujourd'hui, mais les cinq pays concernés (Allemagne, Belgique, Italie, Suisse et Luxembourg) ont accepté de le reconduire pour trois mois supplémentaires.

Les dirigeants d'entreprise peuvent (aussi) se former

La formation professionnelle est une obligation pour les salariés, pas pour les chefs d’entreprise. Alors comment ces derniers se forment-ils ? Peu adeptes de la formation continue classique, ils préfèrent se tourner vers des réseaux de pairs, les CCI ou encore des accélérateurs qui ont développé des offres spécifiques à leur attention.
A lire : Comment les dirigeants d'entreprise se forment-ils ?

Lactalis s'offre la marque Leerdammer

Le géant du lait Lactalis, basé en Mayenne, vient d'annoncer la finalisation du rachat de la marque néerlandaise Leerdammer, leader européen du fromage en tranches, au groupe francilien Bel.
A lire : Lactalis rachète la marque Leerdammer au groupe Bel

30 septembre

📍 La France doit être le leader mondial de l’hydrogène vert 

Pas un leader mondial parmi d’autres, mais bien le leader mondial : en pleine crise du coût de l’énergie, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire nourrit de grandes ambitions pour créer en France une nouvelle filière industrielle autour de l’hydrogène vert. « Dans les mois qui viennent, on doit voir des usines qui sortent de terre », exhorte le ministre de l’Economie. Pour donner corps à cette ambition énergétique,  « nous aurons le site de McPhy à Belfort, le projet Air Liquide en Normandie », a-t-il poursuivi.  Le ministre a oublié de citer la jeune pousse nantaise Lhyfe. Hasard du calendrier, celle-ci inaugurait le même jour en Vendée une usine de production d’hydrogène vert, fabriqué grâce des éoliennes.
A lire : Pour Bruno Le Maire, la France doit être le leader mondial de l'hydrogène vert
A lire : Lhyfe donne vie à son usine d'hydrogène vert en Vendée et lève 50 millions d'euros

L’inflation tirée par la hausse des prix de l’énergie

L’explosion des prix de l’énergie (+14,4% en un an) nourrit l’inflation. Selon une estimation provisoire de l’Insee, celle-ci serait de 2,1% entre septembre 2020 et septembre 2021. Les prix de produits manufacturés (+0,4%), de l’alimentation (+1%) ou du tabac (+4,8%) augmentent eux aussi, mais sans commune mesure avec la hausse des prix de l’énergie.

Les TPE-PME menacées de faillite ne sont pas celles que l'on pensait

L'Etat aurait-il trop aidé le tourisme et l'hôtellerie-restauration ? En août, les TPE-PME de ces secteurs, très exposés à la crise du Covid-19, affichaient en tout cas une santé financière plus solide qu'avant l'épidémie, selon une étude du Conseil d’analyse économique, un organe rattaché au gouvernement. Résultat, ce sont des secteurs moins soutenus qui sont désormais davantage menacés par l'arrêt des aides et les défaillances qui pourraient suivre.

Covid : l'Europe siffle la fin de l'encadrement des aides d'État aux entreprises

Un projet de la Commission européenne entend fixer au 30 juin 2022 la fin de l'encadrement temporaire des aides d'État adopté le 19 mars 2020 pour permettre aux Etats membres de soutenir leurs économies frappées par la crise sanitaire. Le projet prévoit néanmoins d'autoriser les Etats membres à prendre des mesures de soutien à l'investissement "en vue d'une reprise durable" ainsi que des mesures de soutien à la solvabilité "visant à attirer des fonds et des investissements privés" dans les petites et moyennes entreprises au-delà de cette échéance du 30 juin 2022.

100 millions d’euros pour élever des insectes

La biotech toulousaine Agronutris construit sa première usine dans les Ardennes, s’apprête déjà à en bâtir une seconde, et ambitionne de devenir l’un des leaders mondiaux de l’industrie de la nutrition durable. Pour cela, elle vient de lever 100 millions d’euros.
A lire : Agronutris lève 100 millions d'euros pour industrialiser sa production de protéines à base d'insectes

29 septembre

📍 Le passe sanitaire bien parti pour durer

Vous avez aimé le passe sanitaire élargi ? Vous allez adorer ce qui suit : le gouvernement veut "aintenir, pendant plusieurs mois encore, jusqu'à l'été, la possibilité d'y recourir", a indiqué son porte-parole Gabriel Attal. L'idée est de « se donner la possibilité de reprendre des mesures [sanitaires], s'il y a une reprise épidémique » d'ici là. D'autant, fait-il valoir, que le Parlement, dont l'avis est indispensable pour reconduire cette contrainte, s'arrêtera début 2022, en raison des élections présidentielle et législatives. Reste une question : qu'adviendra-t-il après le 15 novembre, date actuelle de l'expiration du passe ? Continuera-t-il à s'appliquer ou sera-t-il suspendu, pour être gardé sous le coude au cas où ? Sur ce point, Gabriel Attal n'a rien dit.

Le déclin inexorable du chômage partiel

Cette fois, ça sent vraiment la fin. Les demandes d'activité partielle ont fortement reculé cet été, d'après le bilan mensuel de la Dares. Le reflux est tel que le ministère du Travail s'attend à indemniser moins d'un demi-million de salariés en août.

Restauration : spectaculaire hémorragie de l'emploi...

Une pénurie de main-d'oeuvre plus grave que prévu. Sur les douze premiers mois de la crise du coronavirus, l'hébergement-restauration a perdu 237 000 salariés, selon la Dares (ministère du Travail). C'est 2 fois plus que le nombre avancé par les organisations professionnelles elles-même, en mai dernier. Mais ce trou béant dans les effectifs n'est pas la seule explication aux difficultés de recrutement, rencontrées par le secteur depuis le déconfinement.

... et "main tendue" de l'assureur Axa

C'est l'autre combat des restaurateurs dans cette crise du Covid-19 : obtenir l'indemnisation des pertes provoquées par leurs fermetures administratives pendant les confinements. Attaqué en justice à ce sujet, l'assureur Axa proposait un règlement à l'amiable jusqu'au 30 septembre. Cette échéance vient d'être repoussée au 15 novembre, dans les "mêmes conditions financières". De quoi "laisser plus de temps aux clients qui le souhaitent d’engager ou de finaliser les démarches nécessaires", explique la compagnie. Qui souligne, au passage, qu'elle "n'a pas vocation à couvrir les pertes d’exploitation consécutives aux mesures généralisées prises par le gouvernement" dans sa lutte contre le coronavirus.

Chimie : Afyren prépare l'après-pétrole en Bourse

De nouvelles ressources pour le spécialiste de la chimie verte Afyren. Pour concrétiser ses différents projets industriels, l'entreprise de Clermont-Ferrand a décroché 66,5 millions d'euros en Bourse. Un montant toutefois un peu inférieur ce qu'elle escomptait.
A lire : Afyren lève 66,5 millions d'euros pour son introduction en Bourse

28 septembre

📍 Soulagement sur les délais de paiement...

C'est un coup d'arrêt évident, mais le pire a été évité. L'Observatoire des délais de paiement ne cache pas son soulagement. Malgré l'épidémie de coronavirus, les retards des entreprises pour régler leurs factures, "inévitables" vu le contexte, sont finalement restés "limités". Pour autant, le ministère de l'Economie déplore un retour à la normale encore "trop lent". Et tire, au passage, les oreilles des grandes entreprises, ouvertement pointées du doigt par ce rapport.

... mais regain d'inquiétudes sur les prix de l'énergie

Gare aux ricochets. La montée continue des tarifs réglementés du gaz (encore +12,6 % au 1er octobre) devrait faire grimper les prix de l'électricité à partir de janvier. La mise en garde provient du ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Cette répercussion mécanique s'expliquerait par le fonctionnement même du marché unique de l'énergie au niveau européen, qui lie les cours de l'un et l'autre. « C'est économiquement absurde et, d'un point de vue écologique, totalement contradictoire », a-t-il fustigé sur CNews, dans la mesure où, au nom de la transition écologique, l'Etat pousse, par exemple, les industriels à électrifier leurs process de production. Bruno Le Maire va donc demander à l'Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro) de « transformer en profondeur » ces règles. D'autant que la flambée du gaz « durera encore probablement quelques mois ». Pas de quoi rassurer les industriels, déjà mobilisés sur le sujet.

Les ventes en ligne s'envolent

En pleine forme ! Le e-commerce a enregistré une hausse spectaculaire de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, selon un bilan dressé par la Fevad, la fédération du secteur. A la solide croissance des ventes, du côté des produits, s'est ajouté le redémarrage tonitruant des services, bien moins impactés par le troisième confinement que par le premier de l'an dernier.

Les cessions d'entreprises patinent

La crise du coronavirus n'y aura rien changé : les cessions de fonds de commerce ont continué à ralentir en 2020, et leurs prix à augmenter, selon une étude d'Altares. Une double tendance structurelle qui inquiète le cabinet d'analyse écononomique.

De nouvelles briques pour doper le logement neuf

Le chantier n'avance pas assez vite. Pour relancer la construction de logements neufs, jugée insuffisante, surtout dans les zones déjà sous tension, le Premier ministre Jean Castex a annoncé plusieurs mesures, lors d'un discours à Bordeaux, devant le Congrès HLM. Les communes seront notamment aidées financièrement à bâtir plus, par le biais d'avantages fiscaux (pour les logements sociaux et intermédiaires) ou à travers une aide forfaitaire (pour les logements collectifs, sur les territoires en manque de place). Cette dernière sera dotée de 175 millions d'euros, issus du plan de relance. L'Etat promet également "la mise en place d’un inventaire en temps réel des parcelles cessibles", et donc disponibles à la construction.

Brexit : l'Europe met la main à la poche

Un fonds de 5,47 milliards d'euros pour faire passer la pilule du Brexit. L'enveloppe a été validée aujourd'hui par le Conseil européen. Parmi les trois principaux Etats bénéficiaires, la France recevra 735 millions d'euros. Cette somme doit servir à "couvrir des coûts supplémentaires, compenser des pertes ou pallier d'autres effets économiques et sociaux" liés à la sortie du Royaume-Uni hors de l'UE. A ce titre, une partie de cet argent sera spécifiquement orientée vers le secteur de la pêche.

Défense : Naval Group accoste en Grèce

Petit lot de consolation pour Naval Group. Après avoir perdu son fameux "contrat du siècle" avec l'Australie, l'entreprise vient de décrocher la construction de trois frégates pour le compte de la Grèce.

27 septembre

📍 Emploi : 1,4 milliard d'euros contre les pénuries de main-d’œuvre

Après le plan de relance et avant le plan d'investissement, voici venu le temps du "plan de réduction des tensions de recrutement". Le gouvernement a dégainé, aujourd'hui, une feuille de route à 1,4 milliard d'euros, pour maintenir les compétences des salariés et orienter les chômeurs vers les entreprises en manque de main-d'oeuvre. Ces nouvelles actions s'inscrivent dans la continuité de deux autres chantiers, a tenu à rappeler le Premier ministre Jean Castex : la réactivation de la réforme de l'assurance chômage avant la fin de l'année, ainsi que les discussions actuelles, avec les branches professionnelles, sur l'attractivité des métiers.

Pendant ce temps-là, le chômage reflue en apparence...

Le chômage continue à jouer aux vases communicants. En août, la France (hors Mayotte) comptait 3,54 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité, selon la Dares (ministère du Travail). Un chiffre en baisse pour le quatrième mois consécutif (-1,4 % en un mois), et au plus bas depuis le début de la crise sanitaire (mais toujours en augmentation d'1,7 % par rapport à février 2020). Situation complètement inverse pour les chômeurs en activité réduite : en hausse continue depuis mai, ils n'ont jamais été aussi nombreux dans le pays (2,33 millions de personnes, +0,3 % en un mois).

... et la bataille du recrutement bat son plein

En attendant le renfort promis par l'Etat, les entreprises sont d'ores et déjà sur le pied de guerre pour embaucher. L'objectif est simple : pourvoir le plus rapidement possible les postes libres, pour ne pas compromettre ses chances de développement. Exemple en Auvergne Rhône-Alpes, avec trois dirigeants d'horizons très différents (le numérique, l'industrie et le bâtiment), mais unis par la même problématique de l'emploi.
A lire : « Recruter, c'est la guerre » : la galère des employeurs pour trouver des candidats
Autre région, même casse-tête. En Pays de la Loire, France Naissain a donc décidé d'innover pour trouver ses perles rares. L'entreprise vendéenne s'est lancée dans le recrutement par simulation depuis l'an dernier. Une méthode jugée bénéfique, même si elle ne suffit pas, à elle seule, à combler tous les postes vacants.
A lire : En Vendée, France Naissain se passe  du CV pour recruter

Restauration : l'Etat renonce aux pourboires

C'est décidément le thème de la journée : les difficultés de recrutement. Pour y répondre, le gouvernement presse, entre autres, les professionnels de la restauration à améliorer l'attractivité de leurs métiers, notamment par une revalorisation des salaires. L'Etat a décidé de faire sa part avec ce coup de pouce symbolique : les pourboires, versés par carte bancaire, seront bientôt défiscalisés, a annoncé Emmanuel Macron, en visite au Sirha de Lyon. Autrement dit, ils seront « sans charge pour les employeurs et sans impôt pour les salariés », a insisté le président de la République. De quoi, selon lui, donner aux patrons un argument financier supplémentaire pour attirer les candidats.

Retour au travail pour les salariés vulnérables

L'heure de la rentrée a sonné pour les travailleurs à risque face au Covid-19. Jusqu'à présent, ils pouvaient bénéficier du chômage partiel, afin de limiter leur exposition au coronavirus. Mais depuis aujourd'hui, de nouvelles règles, plus restrictives, s'imposent et devraient limiter, de fait, le recours à cette mesure de prévention.

Coup d'envoi du "fonds de transition" pour les ETI

Il se sera fait attendre. Près de quatre mois après sa présentation, le "fonds de transition" de 3 milliards d'euros pour les grandes entreprises viables, mais fragilisés par le Covid-19, est désormais opérationnel.

Les restrictions sanitaires restent en place

Pas de nouvel allègement en vue pour les contraintes anti-coronavirus, bien au contraire. Dans une interview aux Echos, le Premier ministre juge qu'il est encore « trop tôt pour lever les gestes barrières ou le passe sanitaire ». Et de rappeler, d'ailleurs, que ce dernier s'imposera aux plus jeunes (de 12 à 17 ans) à partir de jeudi. Autre précision de Jean Castex : les tests de dépistage au Covid-19 ne seront plus remboursés après le 15 octobre, sauf pour les mineurs ou pour des raisons de santé. Dans ce dernier cas, les personnes vaccinées seront dispensées de prescription médicale. Pour rappel, le seul assouplissement concédé par le gouvernement, jusqu'à présent, porte sur les jauges dans les établissements recevant du public.

Un festival de podcasts pour réfléchir à l'entreprise de demain

Diriger une entreprise après le Covid-19, ça veut dire quoi ? Comment manager, développer, innover, et tout simplement être, après cette crise sanitaire et économique qui a ébranlé le monde ? Pour le savoir, soyez à l'écoute de notre premier festival sonore, "Dirigeant.e.s demain", organisé du 15 au 19 novembre !
A lire : "Dirigeant.e.s demain" par Le Journal des Entreprises, un festival podcast pour mieux décider

24 septembre

📍 Les gagnants du projet de financement de la Sécu

Après le projet de budget de l'Etat, place à celui de la Sécurité sociale. Présenté aujourd'hui, le texte met en musique plusieurs dispositions annoncées ces derniers mois. Au programme : des facilités pour l'innovation pharmaceutique, des investissements dans le numérique, ou encore de nombreuses mesures fiscales au bénéfice des indépendants et des services à la personne.

Projet de budget : la critique ambivalente du Medef

Le Medef fait la leçon au gouvernement. L'organisation patronale s'inquiète, chiffres à l'appui, de "l’accoutumance, voire l’addiction à la dépense publique que reflète [le] projet de loi de finances" 2022, présenté mercredi. "La France ne peut pas vivre durablement au-dessus de ses moyens", poursuit-elle, sous peine de perdre en "crédibilité" et en "marges de manœuvre pour faire face à un nouveau coup dur". Pour autant, pas question d'en appeler à la "rigueur". Car, dans le même temps, le patronat se félicite aussi de la baisse de l'impôt sur les sociétés, comme du futur plan d’investissement, "capable de renforcer notre autonomie stratégique".

Plan de relance : le coup de bonneteau du gouvernement

Le "redéploiement" du plan de relance enfin révélé. Depuis quelques semaines, le gouvernement rallonge plusieurs de ses aides (primes à l'apprentissage, territoires d'industrie et usines du futur, agroéquipements, transports collectifs...). Et ce, sans jamais remettre au pot des 100 milliards d'euros initialement prévus. Pour maintenir cette enveloppe intacte, il faut donc bien rogner sur d'autres dispositifs. On en connaît désormais au moins cinq, cités dans le projet de loi de finances 2022. Seront ainsi dégarnis, officiellement parce qu'ils sont sous-utilisés : les garanties de l'Etat sur l'export, ainsi que sur les prêts participatifs ; les primes à la conversion et bonus écologiques pour l'automobile ; les prêts inscrits dans le Plan climat de Bpifrance.

Industrie : la carte des sites prêts à l'emploi s'étend

Industriels ou logisticiens, ces terrains n'attendent que vous ! Le gouvernement a dévoilé une nouvelle liste de 49 sites "clés en main". Autrement dit, des lieux où il est censé être simple et rapide de s'implanter, grâce à l'anticipation de diverses procédures administratives. Au total, la France en compte désormais 127.
A lire : Où sont situés ces 49 nouveaux sites qui doivent faciliter les implantations industrielles en France ?

La transition écologique en pratique

Parler de transition écologique, c'est bien. La faire, ce serait mieux. Oui, mais par où commencer ? Face aux difficultés d'appréhender ce vaste sujet, Bpifrance Le Lab propose aux PME et ETI trois outils pour leur mettre le pied à l'étrier. L'occasion de leur rappeler aussi que cet effort de "transformation" représente autant un enjeu pour leur pérennité dans le temps, qu'un gisement d'opportunités à plus court terme.

Corruption : la CCI de Nice répond aux accusations

« Serein », et même « satisfait ». Pointée du doigt dans un rapport de l'Agence française anticorruption (AFA), révélé par Mediapart, la CCI Nice Côte d'Azur répond, par la voix de son président, aux questions de notre rédaction de la Région Sud. L'occasion, pour Jean-Pierre Savarino, de se féliciter que les recommandations de l'AFA aient permis à sa chambre de commerce et d'industrie de devenir « l’une des rares en France à être en conformité avec la loi Sapin II » sur la transparence de la vie économique.
A lire : « Il n'y a aucun vice caché à la CCI Nice Côte d'Azur »

Spatial : ArianeGroup en zone de turbulences

Le fabricant des fusées Ariane va devoir s'alléger. L'entreprise aérospatiale prévoit de supprimer jusqu'à 600 postes l'an prochain. Dans le viseur : le site normand de Vernon.

23 septembre

📍 Numérique : les start-up enjambent la crise...

Finalement, plus de peur que de mal. Les jeunes pousses françaises du numérique ont traversé la crise du Covid-19 comme si de rien n'était, à en croire le 10e baromètre France Digitale-EY dédié à leurs performances économiques et sociales. Bien loin des inquiétudes affichées il y a un an.

... trois licornes passent au galop...

Folle semaine pour les start-up françaises. En quelques jours, trois d'entre elles ont attiré plus d'1 milliard d'euros : 580 millions pour le créateur de vignettes de foot virtuelles Sorare (somme encore jamais atteinte par une jeune pousse française), 473 millions pour Mirakl (concepteur de places de marché en ligne) et 178 millions pour Vestiaire collective (e-commerce). Les trois sont considérées comme des "licornes", car valorisées à plus d'1 Md€ chacune. Pour mémoire, les levées de fonds, en France, au premier semestre 2021, avait atteint des sommets : plus de 5 milliards d'euros... seulement 5 fois plus que ce que ces trois entreprises ont réussi à collecter, à elles seules, ces derniers jours. De quoi ravir le secrétaire d'Etat à la Transition numérique : « On peut se fixer l'objectif que, d'ici à 2025, on voit la première entreprise issue de la French Tech rentrer dans le CAC 40 », a estimé, hier soir, Cédric O.

... et un portail s'ouvre pour les projets en devenir

Les start-up françaises ont le vent en poupe, mais pas question de se reposer sur ces lauriers pour les pouvoirs publics. Hasard du calendrier, Bpifrance et 23 acteurs de l'innovation (CNRS, CEA, réseau des SATT...) lancent aujourd'hui un portail d'information, lesdeeptech.fr, pour accélérer l'éclosion des jeunes pousses de demain. Le site propose des ressources variées pour aider chercheurs et entrepreneurs à créer leur société et ainsi lancer eux-mêmes leurs innovations sur les marchés. Parmi les services disponibles : mise en relation avec des investisseurs, recrutement d’associés fondateurs et, à terme, programmes de formation. Cette initiative doit aider Bpifrance à atteindre son objectif de 500 créations annuelles de start-up dites "deeptech" d'ici à 2030 (contre 200 recensées en 2020).

Lacroix, Seb : les groupes français aussi font tourner les millions

Il n'y a pas que les start-up qui affolent les compteurs cette semaine. L'ETI nantaise Lacroix Group vient de décrocher plus de 44 millions d'euros, à la suite d'une augmentation de capital, lancée cet été. C'est toutefois un peu moins qu'espéré à l'origine.
A lire : Le groupe Lacroix lève 44,3 millions d'euros pour financer son plan stratégique 2025
Dans un tout autre exercice, le groupe d'électroménager Seb sort, lui, son chéquier pour rallonger la sauce de ses investissements. Cette enveloppe additionnelle de 90 millions d'euros va profiter au siège du groupe, dans le Rhône, mais aussi à une nouvelle implantation dans le Pas-de-Calais.
A lire : Le groupe Seb annonce un total de 150 millions d'euros d'investissement en France pour 2021

L'automobile freinée par un festival de pénuries

Changement d'ambiance : le manque de puces électroniques commence à sérieusement piquer l'industrie automobile mondiale. Elle devrait enregistrer 210 milliards de dollars (178 Md€) de manque à gagner en 2021, en raison du ralentissement généralisé de la production. Ce sont en effet 7,7 millions de véhicules qui ne sortiraient pas des chaînes cette année. Quasiment deux fois plus qu'attendu en mai. C'est que, prévient l'étude, les semi-conducteurs ne sont pas le seul problème du secteur actuellement. Et de citer les pénuries de résine, d'acier et de main-d'oeuvre.

Les patrons restent confiants, malgré quelques déceptions

La rentrée redonne un peu le sourire aux chefs d'entreprise. Le climat des affaires, mesuré par l'Insee, est en hausse d'1 point en septembre, après en avoir perdu 4 sur juillet-août. La confiance affichée par les patrons, interrogés du 27 août au 20 septembre, reste bien supérieure à ce qu'elle était avant-crise. Pour autant, elle décroche dans plusieurs secteurs : l'industrie (-4 points) et le commerce, qu'il soit de détail (-3) ou de gros (-3 aussi, mais sur deux mois). Ces reculs s'expliquent par la déception sur le niveau passé de production (pour la première) et de ventes (pour les seconds).

Les cadres ont (presque tous) sauvé leurs salaires

Les cadres ont échappé au pire. En 2020, leur rémunération s'est globalement stabilisée, malgré la crise du Covid-19 et les confinements, selon un baromètre de l'Apec. Mais tout le monde n'a pas forcément réussi à passer entre les gouttes : l'association s'inquiète, en particulier, pour les jeunes et les femmes. Eux pourraient payer sur le long terme, tout au long de leur carrière, les conséquences de cette année pas comme les autres.

Nouvel allègement prudent des mesures sanitaires aux frontières

Un peu moins de rouge sur la carte du monde. La France allège ses mesures anti-coronavuris pour les déplacements dans sept pays (Argentine, Bangladesh, Indonésie, Népal, Mozambique, Namibie, République démocratique du Congo), ainsi que la Guyane. Tous ces territoires passent en catégorie orange, soit le niveau intermédiaire de restrictions sanitaires appliquées aux frontières.

22 septembre

📍 Les jauges bientôt levées, pas le passe sanitaire

La « décrue épidémique » a beau « se confirmer jour après jour », le gouvernement n'entend pas lâcher la bride sur les contraintes sanitaires. Il n'a concédé qu'un seul assouplissement pour les entreprises, à l'issue du Conseil de défense du jour : un allègement conditionnel des jauges encore en vigueur. Quant au passe sanitaire, il est maintenu tel quel. La réflexion sur son abandon là où le coronavirus circule moins est même renvoyée à une date ultérieure non-précisée.

Budget 2022 : place à l'investissement

Tourner la page du Covid-19 et ouvrir le chapitre du monde d'après. Ce sera le double objectif du projet de loi de finances 2022, présenté aujourd'hui par le gouvernement. Le texte acte « une forme de normalisation » des finances publiques, mais sans austérité ni rigueur, a promis Olivier Dussopt, ce matin, sur France 2. Fini donc le "quoi qu'il en coûte". Et pour cause : après avoir englouti de dizaines de milliards d'euros lors des deux derniers exercices, le fonds de solidarité et l'activité partielle doivent s'effacer dans les prochaines semaines. Pour autant, l'exécutif compte bien maintenir ses injections de liquidités dans l'économie : outre le plan en faveur des indépendants, ce budget 2022 va intégrer une partie de la stratégie d'investissement, promise cet été. Problème : son chiffrage exact (20 à 30 Md€) n'est pas connu, son contenu précis non plus, l'un et l'autre devant être annoncés en octobre par Emmanuel Macron. Même mystère autour du soutien renforcé à l'emploi, la jeunesse et la formation, récemment annoncé.

Relance : 10 milliards d'euros cherchent preneurs

A chacun son bilan de la relance. Après le gouvernement et l'Ademe, c'est au tour de la Caisse des dépôts de faire les comptes : en dix mois, elle revendique avoir débloqué 40 % de l'enveloppe constituée pour aider l'économie à rebondir après la crise du coronavirus. Et compte en faire autant d'ici fin 2022, au profit, entre autres, de la transition écologique, mais aussi du tourisme, du commerce et de l'industrie.

Epatante envolée des embauches en août

Pas de pause estivale pour l'emploi, ou presque. Après un coup d'arrêt en juillet (-7 % sur un mois), les déclarations d'embauche de plus d'un mois (hors intérim) ont bondi de 6,4 % en août, d'après la Caisse nationale de l'Urssaf. Résultat, elles s'approchent tout près des records historiques de juin, avec 400 500 CDI et 422 000 CDD longs signés. Cette surperformance pourrait toutefois être liée à "un effet calendaire" : "des entreprises [ont] pu avancer au lundi 30 août des embauches habituellement opérées début septembre", explique l'étude. Il n'empêche, la dynamique est manifeste, autant sur un an (+10,9 %), que par rapport à l'avant-coronavirus (+11,9 % depuis février 2020).

Energie : souffle collectif autour de l'éolien marin

Il n'y a pas que l'hydrogène qui favorise les rapprochements d'entreprises françaises en ce moment. Dans l'éolien marin, cinq réseaux de TPE, PME et ETI s'unissent pour tenter de faire décoller la filière industrielle nationale, avec l'aide des grands donneurs d'ordres du secteur.

Tourisme : Salaün reprend ses esprits

Toujours debout, mais pas tout à fait rétabli. Après une année 2020 « quasi-blanche » et une crise « très violente », le patron du voyagiste breton Salaün le reconnaît : son entreprise est encore convalescente. Mais la pandémie lui a aussi servi de leçon, a expliqué Michel Salaün à notre rédaction du Finistère.
A lire : « La crise nous a permis de nous remettre en question »

21 septembre

📍 Une rentrée sous de bons auspices dans les TPE-PME

Trois voyants verts et un point noir. La situation des TPE-PME apparaît plutôt rassurante, si l'on en croit le panorama dressé par Bpifrance Le Lab et Rexecode. Dans leur dernier baromètre trimestriel, les dirigeants d'entreprise n'ont jamais paru aussi sereins quant à la situation de leur trésorerie et leur accès au crédit. Même l'investissement retrouve des niveaux élevés. Mais, car il y a un "mais", une ombre plane sur ce tableau idyllique (bien plus positif en tout cas que celui présenté récemment par la CPME) : les difficultés de recrutement font, bel et bien, leur retour en force.

Un printemps encore éprouvant dans les hôtels

Situation verrouillée dans les hôtels français. Au deuxième trimestre, tous les indicateurs du secteur étaient encore au rouge, selon l'Insee. Pour autant, l'institut relativise et note un redressement naissant, à la faveur du déconfinement, autour du mois de juin.

La reprise économique de la France décevante pour les uns...

Peut mieux faire. La vigueur de la reprise économique en France ne soulève pas l'enthousiasme chez Euler Hermes. Bien au contraire : l'assureur-crédit juge que le pays n'a pas vraiment brillé cet été. Résultat, il affiche des prévisions de croissance pour 2021 et 2022 bien plus mesurées que celles du gouvernement, de la Banque de France ou de l'Insee.

... détonnante pour les autres !

Son de cloche quelque peu différent du côté de l'OCDE. Dans une actualisation de ses prévisions économiques, également livrée aujourd'hui, l'organisation internationale anticipe bel et bien une croissance forte pour la France cette année (+6,3 %, revue à la hausse d'un demi-point en trois mois), puis 4 % en 2022 (chiffre inchangé).
Sur le diagnostic de l'économie internationale, en revanche, l'OCDE est, cette fois, sur la même longueur d'ondes qu'Euler Hermes. La reprise est encore jugée "trop inégale", même si le PIB mondial a désormais dépassé son niveau d'avant-crise. Les deux analyses déplorent également "les tensions dans les chaînes d’approvisionnement" et les hausses de coûts dans le transport maritime et les matières premières. Pour autant, en Europe au moins, l'inflation devrait être temporaire et s'atténuer en 2022.

Alliances tous azimuts autour de l'hydrogène

Les industriels français jouent la carte des alliances pour déployer l'hydrogène dans les transports. Deux alliances ont été annoncées coup sur coup aujourd'hui. Dans le ferroviaire, Alstom et Plastic Omnium font cause commune pour développer des "solutions de stockage d’hydrogène embarquées, à la fois innovantes et compétitives". Première mise sur le marché promise "dès 2022 pour des trains régionaux, en France et en Italie". Du côté de l'aérien, Airbus et Air Liquide, déjà associés à ADP (voir actualité du 21 juin 2021), se rapprochent de Vinci Airports. Cette fois, il s'agit d'équiper l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry en installations hydrogène pour les véhicules terrestres du site et, à terme, les avions du futur.

Masques : le made in France ne fait plus vendre

Les masques français auraient-ils du plomb dans l'aile ? La coopérative lancée en Bretagne, dans la foulée du premier confinement, pour produire ces protections sanitaires, est aujourd'hui étranglée par ses stocks. Les acheteurs ont disparu et la société court le risque d'en faire de même, s'alarme son dirigeant. La nouvelle fait un peu tache : quelques heures avant cet appel à l'aide, la filière textile avait justement lancé une plate-forme, inspirée par cette expérience de mobilisation, au printemps 2020, autour des masques made in France.
A lire : En difficulté, la Coop des Masques lance un appel pour écouler son stock

20 septembre

📍 Passe sanitaire : les signaux contradictoires du gouvernement

Stop ou encore ? Sans doute un peu des deux. Le gouvernement souffle le chaud et le froid, au sujet des mesures anti-coronavirus en général, et du passe sanitaire en particulier. La question de leur adaptation « en fonction de la circulation du virus » sera examinée « prochainement »,  et « probablement mercredi », a indiqué le porte-parole Gabriel Attal, hier, sur BFMTV. Le ministre de la Santé Olivier Véran avait également évoqué cette piste d'allègements localisés des contraintes, dans le journal Le Parisien. Mais pas question d'abandonner complètement les restrictions pour autant. La preuve : un projet de loi, en cours de préparation, sera présenté à la mi-octobre, assure France Info ce matin, pour prolonger le passe sanitaire au-delà de sa date d'expiration actuelle, pour le moment fixée au 15 novembre.

RSE : pourquoi les TPE-PME sont à la traîne

Les TPE-PME trop timorées dans leurs actions RSE ? Deux enquêtes mettent en tout cas en lumière leurs difficultés à structurer une véritable politique de responsabilité sociétale. En cause : le manque de moyens dédiés à ce sujet... mais aussi l'absence d'incitations légales à en faire plus.

Entretiens professionnels : le compte à rebours est lancé

Plus que 10 jours pour rattraper un an et demi de retard. Les employeurs ont jusqu'au 30 septembre pour réaliser les entretiens professionnels de leur personnel, reportés pendant la crise du coronavirus. Passé ce délai de clémence, les entreprises de plus de 50 salariés, qui ne se seraient toujours pas pliées à leurs obligations en la matière, s'exposeront aux sanctions habituelles.

Le télétravail, nouvel allié des délocalisations ?

Et si la crise du coronavirus favorisait une nouvelle vague de délocalisations ? Alors que l'épidémie a déclenché un regain d'intérêt pour la réindustrialisation, le télétravail pourrait provoquer un mouvement inverse de délocalisation dans les services, selon une étude récente de Coface. Un risque pour l'emploi... mais aussi une opportunité, source potentielle d'économies pour les entreprises, à en croire l'assureur-crédit.
A lire : « Avec la généralisation du télétravail, les délocalisations virtuelles arrivent »

La filière textile cherche à tirer son épingle du jeu

Tisser de nouveaux liens au sein de la filière textile. Après une mobilisation exceptionnelle pour fabriquer des masques au printemps 2020, plus de 220 entreprises du secteur ont cherché à garder le fil de cette collaboration au-delà de la crise sanitaire. Réunies dans l'association Façon de faire, elles concrétisent aujourd'hui cette volonté avec le lancement d'une plate-forme de mise en relation entre donneurs d'ordres et fournisseurs français. Avec l'espoir de redonner de l'allant à un secteur du textile et de l'habillement toujours fragilisé par la conjoncture.
A lire : La manufacture de tricotage la Sedem souffre toujours des conséquences de la crise du Covid

Innovation : la France aux portes du top 10 mondial

L'Hexagone se replace. La France pointe à la 11e place de l'Indice de l'innovation 2021, dressé par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Soit une position gagnée par rapport à 2020 (et 5 en deux ans). Pour autant, le pays est devancé par sept Etats européens (dont la Suisse et la Suède, en tête du classement, mais aussi le Royaume-Uni, 4e, et l'Allemagne, 10e). La France brille, en fait, surtout par sa créativité (actifs immatériels, secteur culturel, activité numérique), mais pêche par son environnement général. Ses principales faiblesses sont, en particulier, l'insuffisante "sophistication" de son tissu économique (écosystèmes de l'innovation, compétences et efforts d'investissement des entreprises, etc.), mais aussi le le rôle mitigé des institutions (cadre politique, règlementaire et économique). Ce qui n'a pas empêché le gouvernement de se réjouir de ce palmarès, vu comme un succès de la politique menée sous le quinquennat d'Emmanuel Macron.

17 septembre

📍 Fonds de solidarité : la dernière tournée

En principe, ça sent la fin pour le fonds de solidarité. Cette semaine, les demandes pour août ont été ouvertes, les règles pour septembre publiées. Ensuite, en théorie, cette aide emblématique de la crise du Covid-19 disparaîtra. Oui, mais en théorie seulement, car sa date d'expiration a été repoussée jusqu'à la fin de l'année, au cas où.
A lire : Le fonds de solidarité d'août et septembre réservent quelques dernières surprises

La rénovation énergétique voit double

C'est une autre aide de l'Etat au succès fou. Dédié à la rénovation énergétique des logements, MaPrimeRénov a épuisé, en une seule année, l'enveloppe de 2 milliards d'euros prévue, dans le plan de relance, pour en durer deux. Pas de problème : le gouvernement va remettre 2 autres milliards dans le dispositif pour le maintenir l'année prochaine, a assuré le Premier ministre Jean Castex. L'exécutif s'attend désormais à ce que MaPrimeRénov' atteigne les 800 000 bénéficiaires en 2021. De quoi continuer à soutenir l'activité du bâtiment dans l'ancien.

La formation des chômeurs bientôt déléguée aux entreprises

La pénurie de main-d'oeuvre résolue par les chômeurs de longue durée ? C'est le pari que s'apprête à prendre le gouvernement. Dans une interview au Parisien, Elisabeth Borne explique vouloir « financer les entreprises qui formeront, pendant plusieurs mois, [ces] demandeurs d'emploi ». L'idée, insiste la ministre du Travail, est de « développer la mise en situation (...), en donnant des moyens aux employeurs qui le souhaitent, pour qu'ils [les] forment au plus près de leurs besoins ». L'accent sera également mis sur les contrats de professionnalisation. Ces actions s'inscrivent dans le cadre du "plan d'investissement dans les compétences", promis à la rentrée par le Premier ministre.

Les entrepreneurs en vacances

Petit coup de mou pour les créations d'entreprises cet été. Elles ont marqué le pas en juillet-août, selon l'Insee. Une pause estivale toute relative, car leur nombre reste proche des sommets atteints en 2020.

Les entreprises à mission en croissance

Les sociétés à mission continuent à faire leur trou. La France en comptait 206 à la fin du deuxième trimestre, quasiment 5 fois plus qu'il y a un an, selon un observatoire réalisé par leur Communauté et Mines ParisTech. Les entreprises qui se sont dotées d'une raison d'être sont, à 70 %, des TPE-PME de moins de 50 salariés. L'Ile-de-France concentre plus de la moitié des pionniers de ce statut créé par la loi Pacte, loin devant l'Auvergne Rhône-Alpes (11 %), les Pays de la Loire et la Nouvelle Aquitaine (7 % chacun).

La crise du Covid-19, terreau du burn-out

La crise du coronavirus a laissé des traces sur la santé des travailleurs. Des traces résumées en trois lettres par Jean-Denis Budin : "L-E-S", pour "lassitude, épuisement, solitude". Le président du Credir, association dédiée à la prévention du burn-out, a décrypté cet acronyme pour notre rédaction d'Alsace. Et ouvre quelques pistes pour y échapper.
A lire : « L'épuisement professionnel est multifactoriel »

16 septembre

📍 Le plan du gouvernement pour les indépendants

Les indépendants tiennent enfin leur plan de soutien. Mélange de mesures fiscales et sociales, structurelles et conjoncturelles, ce paquet d'actions a été présenté par le président de la République Emmanuel Macron en personne, lors des Rencontres de l'U2P, à Paris. Objectif de ce programme, censé se concrétiser tout au long de l'année prochaine : « donner du courage » à ces quelque 3 millions de professionnels, afin qu'ils continuent « à investir et embaucher, à animer nos territoires et à transmettre ». Mission visiblement accomplie. L'Union des entreprises de proximité (U2P) salue "une étape historique" et des "mesures ambitieuses". Le Syndicat des indépendants (SDI) apporte un "satisfecit global" à "un dispositif aux bases solides".

Double promesse de souplesse sur les PGE

La bulle d'oxygène ne doit pas devenir un sac de plomb. Après avoir sauvé les entreprises de la crise de trésorerie, les prêts garantis par l'Etat (PGE) ne doivent pas pénaliser leur redressement, a averti Emmanuel Macron, en marge de la présentation du plan pour les indépendants. En vue de l'expiration, à partir de mars 2022, du différé d'amortissement de deux ans, le président de la République a donc promis de la souplesse dans le dispositif. Sans aller pour autant jusqu'à remettre en cause les modalités actuelles du PGE.
A lire : Le remboursement des PGE ne doit pas pénaliser les entreprises, prévient Emmanuel Macron

Le futur niveau du Smic officialisé

Les prix augmentent, le Smic s'ajuste. Comme prévu (voir actualité d'hier), le salaire minimum brut augmentera de 23 centimes de l'heure à partir du 1er octobre, a confirmé le ministère du Travail hier soir. Ce qui le portera à 10,48 euros, soit, pour un temps plein, 1 589,47 euros mensuels (+34,89 €). Cette revalorisation automatique de 2,2 %, imposée par la loi, est calquée sur la hausse des prix hors tabac, constatée par l'Insee entre novembre et août, chez les 20 % de ménages les plus modestes.

Défense : Naval Group perd le "contrat du siècle"

Touché, coulé. Le français Naval Group a perdu, cette nuit, son contrat historique avec l'Australie. Approuvé en 2016, formellement signé trois ans plus tard, il portait sur la livraison de 12 sous-marins conventionnels, en partie conçus à Cherbourg et Nantes, pour un montant initial de plus de 30 milliards d'euros et une durée de 50 ans. Mais le Premier ministre Scott Morrison a annoncé, cette nuit, leur préférer des engins américains à propulsion nucléaire, dans le cadre d'un partenariat stratégique incluant le Royaume-Uni. Naval Group a sobrement fait part de sa "grande déception". Thales, également impliqué, "prend acte de la décision" australienne. Le ministre français des Affaires étrangères, lui, a été plus virulent : « C'est vraiment (...) un coup dans le dos » (sic), a lancé, sur France Info, Jean-Yves Le Drian. Au-delà d'une relation de « confiance trahie » avec l'Australie, il dénonce le comportement des Etats-Unis et leur « décision unilatérale, brutale, imprévisible » de torpiller le contrat franco-australien.
A lire : L'Australie annule son contrat avec Naval Group, les sites de Cherbourg et Nantes concernés

Le marché automobile reste englué dans la crise

Violent coup de frein sur les ventes automobiles en Europe, cet été. Sur un an, elles s'affichent en repli de 23,2 % en juillet et de 19,1 % en août, selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Les français sont directement touchés par ce ralentissement, avec, par exemple, -39,5 % pour le groupe Renault en juillet et -29,7 % pour Stellantis le mois suivant. Ce double recul estival n'empêche pas le marché de rester en croissance de 11,2 % depuis le début de l'année... mais la comparaison est faussée par un millésime 2020 très faible, du fait de la crise du coronavirus. Par rapport à 2019, les immatriculations se sont, en réalité, effondrées de 35 % sur les huit premiers mois de 2021.

15 septembre

📍 Obligation vaccinale : l'heure du choix

La piqûre ou la porte. A partir d'aujourd'hui, l'obligation vaccinale, imposée à certaines catégories de salariés, commence à produire ses effets. Un travailleur sans certificat valable (attestant soit d'une immunisation contre le Covid-19, soit d'une contre-indication à la vaccination, soit d'une guérison récente de la maladie) n'est plus autorisé à exercer son métier à partir d'aujourd'hui. Une seule exception est tolérée jusqu'au 15 octobre : si la personne a déjà reçu une première dose, elle peut poursuivre son activité, mais devra présenter un test négatif au coronavirus jusqu'à ce qu'elle soit complètement protégée. Second pilier, avec le passe sanitaire élargi, de la nouvelle stratégie sanitaire de l'exécutif, présentée le 12 juillet par Emmanuel Macron, cette contrainte concerne, entre autres : le personnel des Ehpad, établissements de santé et de soin (hors intervenants ponctuels) ; le transport sanitaire ; les prestataires de services et distributeurs de matériels dédiés à l'autonomie des malades ; ou encore les aides à domicile intervenant chez des personnes handicapées ou âgées.

Inflation (1) : tout augmente, même le Smic

C'est un indicateur qu'on avait perdu l'habitude de surveiller. L'inflation a encore pris de l'ampleur en août : d'après l'Insee, l'indice des prix à la consommation s'affiche en hausse d'1,9 % sur un an (contre +1,2 % en juillet). Toutes les catégories de produits et services, suivies par l'institut, sont en augmentation (sauf ceux de la santé). La palme revient à l'énergie (+12,7 % - voir actualité suivante). Ce gonflement généralisé des prix va avoir une nouvelle conséquence très concrète : au 1er octobre, le Smic devra être augmenté. Cette revalorisation automatique est imposée par la loi, au-delà d'un certain seuil d'inflation. Son montant exact sera officialisé en fin de journée.

Inflation (2) : les prix de l'énergie fragilisent l'industrie

Il n'y a pas que les cours des matières premières qui s'envolent en ce moment. Ceux de l'énergie aussi, comme vient de le confirmer l'Insee (voir actualité précédente). De quoi donner des sueurs froides à l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden). Elle s'est inquiétée, ces derniers jours, de la "flambée" des prix de l’électricité sur le marché de gros pour l'an prochain. Selon ses calculs, elle pourrait se traduire par un surcoût, pour ses membres, d'environ "1 milliard d’euros pour 2022 et une augmentation d’un tiers de leur facture". Et d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur les "impacts majeurs" de cette situation sur leur compétitivité et, au-delà, sur la décarbonation des usines : "Aucune industrie ne pourra engager sa transition [énergétique] dans de telles conditions", prévient l'Uniden.

La réindustrialisation, une usine après l'autre

Pas facile de financer le passage à l'échelle industrielle des projets innovants. Bpifrance a pu en faire l'expérience depuis 2015, à travers son fonds SPI. Alors qu'elle en aura bientôt consommé toute l'enveloppe, la banque publique a dressé le bilan de ce programme censé aidé à bâtir des usines en France. Un bilan plutôt maigre, malgré les 550 millions d'euros mobilisés en six ans. Mais l'essentiel était ailleurs, assure l'opérateur de l'Etat.

Fraudes, cyberattaques : les entreprises se relâchent

Des pirates moins actifs, mais plus efficaces ? Les entreprises disent avoir subi moins de tentatives de fraude cette année, d'après le baromètre annuel d'Euler Hermes et l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG). Mais les attaques réussies sont toujours aussi nombreuses... et de plus en plus coûteuses. Problème : les sociétés françaises semblent s'être un peu relâché dans leurs efforts de prévention des risques.

Energie : Entech en quête de carburant à la Bourse

Entech Smart Energies fait le grand saut. Positionnée sur la production et le stockage d’énergies renouvelables, l'entreprise bretonne lève des fonds en Bourse jusqu'à la fin du mois. But de la manoeuvre : décrocher une vingtaine de millions d'euros.
A lire : Le quimpérois Entech fait son entrée en Bourse

14 septembre

📍 Horizon dégagé pour l'économie française...

Plus vite, plus haut, plus fort. En 2021, l'économie française a fait sienne la maxime des Jeux olympiques, selon les dernières projections de la Banque de France. Le rebond post-épidémique s'avère en effet plus rapide qu'anticipé, et les dégâts sur le marché du travail, comme sur les marges des entreprises, bien plus limités qu'annoncé. Résultat, la croissance devrait s'envoler cette année... mais pas s'emballer pour autant : pour 2022 et 2023, l'institution a, au contraire, revu à la baisse ses prévisions.

... mais nuages persistants sur l'automobile et la restauration...

Certes, l'économie française voit son horizon se dégager à moyen terme. Mais quel est le climat actuel dans les entreprises ? Pour le savoir, il faut se pencher sur une autre publication de la Banque de France. Dans son dernier point de conjoncture mensuel, elle estime que, après avoir fait une pause en août, l'activité se rétablira à 99,5 % en septembre. Pourtant, à rebours de cette normalisation, deux secteurs inquiètent : l'automobile et la restauration.

... et l'intérim toujours dans le brouillard

Autre bémol, du côté de l'emploi, cette fois : le redressement de l'intérim patine toujours. Selon Prism'emploi, l'organisation professionnelle du secteur, le travail temporaire s'affichait toujours en baisse de 4,3 % en juillet, par rapport au même mois de 2019. C'est autant qu'en juin et 1 point de plus qu'en mai, lorsque l'écart à la situation d'avant-crise était à son point le plus bas de l'année. Sur les sept premiers mois de 2021, la baisse est encore plus prononcée (-6,3 % sur deux ans). Principales régions touchées sur la période : l'Ile-de-France (-14,4 %) et la Bourgogne-Franche-Comté (-9,1 %). A l'inverse, Nouvelle-Aquitaine et Région Sud ont quasiment reconstitué leurs effectifs intérimaires (-0,7 % chacun).

Plan d'investissement : l'automobile dans la boucle

L'industrie automobile n'en finit décidément pas d'inquiéter. Elle ne sera pas oubliée dans le futur plan d'investissement du gouvernement, a assuré le Premier ministre, hier, à l'association des Régions de France. Un "programme pluriannuel de reconversion de la filière" sera notamment intégré à cette stratégie, en cours d'élaboration à Bercy (voir ci-après sur les consultations du jour). Jean Castex a, par ailleurs, promis aux élus régionaux une revalorisation de l'enveloppe dévolue par l'Etat à la formation professionnelle... sans toutefois préciser dans quelle proportion.
A lire, au sujet de l'automobile : Comment la PME One-Too se prépare au déclin de la voiture thermique

Electronique : la relocalisation, une bataille perdue d'avance ?

Surtout, garder la tête froide. Face à la pénurie actuelle de semi-conducteurs et autres composants électroniques, la France ne doit pas se lancer dans une course effrénée à la (re)localisation - elle pourrait être plus coûteuse que bénéfique, avertit Mathilde Aubry, professeur en économie industrielle à l’EM Normandie. Pour sortir par la haut de cette situation, elle préconise plutôt de cibler des productions de niche et de développer la coopération à l'échelle européenne.
A lire : « Sur les composants électroniques, l'Europe ne peut pas devenir autosuffisante »
Le message sera-t-il entendu au sommet de l'Etat ? Les représentants de la filière électronique sont en tout cas reçus à Bercy, en fin de journée, dans le cadre de la préparation du futur plan d'investissement du gouvernement.

Maritime : aide inattendue pour Brittany Ferries

Entre marins, c'est bien connu, on se serre les coudes. Entre compagnies maritimes aussi, visiblement. Le groupe marseillais CMA CGM a décidé de voler (ou, plutôt, naviguer) au secours du breton Brittany Ferries. Montant de la bouée de sauvetage : 25 millions d'euros.

Agroalimentaire : régime drastique chez Mars Wrigley

La bulle a éclaté. Face à l'effondrement des ventes de chewing-ums, le groupe Mars Wrigley va supprimer 280 postes dans son usine de Biesheim (Haut-Rhin). Soit près de 80 % des effectifs actuels.

Le passe sanitaire conforté dans les centres commerciaux

Nouvel échec dans la bataille contre le passe sanitaire dans les centres commerciaux. Le Conseil d'Etat a validé la mesure dans les Alpes-Maritimes. Saisie par des particuliers, la juridiction administrative a estimé "que cette obligation [poursuivait] un objectif de santé publique", d'autant plus dans un département où la circulation du coronavirus était, encore récemment, très active. Par ailleurs, la mesure ne remet pas en cause l'accès aux biens et services de première nécessité, car ceux-ci restent disponibles dans d'autres magasins, situés "à une distance raisonnable" des centres commerciaux soumis au passe.

13 septembre

📍 Le chômage partiel pour salariés vulnérables bientôt restreint

Quand il n'y en a plus, il y en a encore. Quoi donc ? Des changements dans le protocole sanitaire en entreprise, bien sûr ! A peine dix jours après les derniers ajustements sur le télétravail et le passe sanitaire, le gouvernement a réactualisé son document de référence en fin de semaine dernière. Cette cinquième version en quatre mois acte l'entrée en vigueur de nouvelles règles pour les salariés à risque face au Covid-19. Leur placement en chômage partiel sera un peu plus compliqué à partir du 27 septembre.
A lire : Salariés vulnérables, parents d'enfants malades... les règles de gestion du personnel à risque face au Covid-19 évoluent

Une rallonge pour le recyclage dans l'industrie...

Des ronds en plus pour faire tourner l'économie circulaire. Le gouvernement va consacrer 370 millions d'euros à l'innovation en faveur "de la recyclabilité, du recyclage et de la réincorporation" des matériaux. Cinq sont ciblés en particulier par la "stratégie nationale", présentée aujourd'hui par l'exécutif.

... une autre pour le fret ferroviaire

Le rail aussi a eu droit à sa "stratégie nationale" aujourd'hui... et à l'enveloppe supplémentaire qui, apparemment, va avec. Le transport de marchandises par voie ferrée a obtenu la pérennisation, jusqu’en 2024, d'une aide annuelle de 170 millions d'euros, "pour soutenir l’exploitation des services de fret ferroviaire et de transport combiné". Cette somme sera dévolue aux opérateurs. En parallèle, le gouvernement a présenté un train de 72 mesures pour rendre le rail plus attractif et compétitif. Objectif ultime : parvenir au "doublement de la part modale du fret ferroviaire d’ici 2030".

Plan d'investissement : coup d'envoi des consultations

Quel est le point commun entre des dirigeants syndicaux, des économistes et un commissaire européen ? Réponse : ils avaient tous rendez-vous aujourd'hui à Bercy, pour parler plan d'investissement. Bruno Le Maire a lancé, ce lundi, les consultations autour de cette rallonge à la relance, censée financer les technologies et secteurs porteurs de demain. Le ministre de l'Economie a reçu, entre autres, Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) et Thierry Breton (en charge du Marché intérieur à Bruxelles). Annoncé la semaine dernière par le chef du gouvernement, ce cycle d'échanges n'était, à l'origine, pas à l'ordre du jour : le plan devait être annoncé par l'exécutif à la rentrée, sur proposition de Bruno Le Maire (voir actualité du 31 juillet). Il sera finalement présenté d'ici à la mi-octobre.

La tuile pour Valneva

Son contrat avec le Royaume-Uni avait ouvert un vif débat sur le manque de soutien de l'Europe envers ses biotechs. Aujourd'hui, l'objet de la polémique n'est plus : l'accord passé entre Valneva et le gouvernement britannique, concernant son candidat-vaccin contre le Covid-19, est tombé à l'eau.
A lire : Le gouvernement britannique résilie son contrat avec le nantais Valneva

Le pactole pour Treefrog Therapeutics

C'est l'autre biotech du jour, mais elle ne défraie pas la chronique pour les mêmes raisons. Le girondin Treefrog Therapeutics vient de boucler sa deuxième levée de fonds en deux ans, pour un montant 10 fois plus élevé. De quoi porter jusqu'aux Etats-Unis les ambitions de ce spécialiste de la thérapie cellulaire.
A lire : Treefrog Therapeutics lève 64 millions d'euros et séduit un géant américain

10 septembre

📍 Relance : une bulle d'air pour les transports collectifs

Le Premier ministre n'en finit plus d'assurer le SAV du plan de relance. Après les industriels à Lyon (voir actualité du 6 septembre), c'était au tour des maires de grandes villes, à Nantes, d'écouter, aujourd'hui, l'exercice de bilan et perspectives de Jean Castex. Et le chef du gouvernement n'est pas venu les mains vides : il a annoncé une rallonge de 400 millions d'euros pour les projets de transport en commun des collectivités locales, situées hors Ile-de-France. Soit un quasi-doublement de l'enveloppe initialement annoncée en décembre (450 M€).
A lire : A Nantes, Jean Castex « assume de ne pas avoir laissé tomber l'économie »

Le flop de l'aide sur les coûts fixes...

Non, toutes les aides de l'Etat ne font pas florès. Exemple n°1 : le dispositif sur les coûts fixes. Appelé à prendre le relais du fonds de solidarité en octobre, il "reste, à ce stade, très peu demandé par les entreprises", relève la Cour des compte, dans le rapport, publié hier, sur le soutien à l'économie. Au total, 143 millions d'euros avaient été débloqués au 30 juin, soit trois mois après le lancement de ce mécanisme, largement remanié par la suite. A titre de comparaison, les auteurs rapprochent ce résultat de celui de deux autres outils, également créés au premier semestre 2021 : l'indemnisation des remontées mécaniques (628 M€ déboursés) et celle des commerçants pour leurs surstocks (200 M€).

... et des prêts participatifs de la relance

Exemple n°2 : les prêts participatifs de la relance (PPR) non plus ne suscitent pas l'engouement. La Banque populaire reconnaît une distribution « très limitée » de ces produits, lancés en mai. Pas de chiffres, mais plusieurs explications : vigueur de la reprise, profusion des solutions de financement sur le marché et concurrence des prêts garantis par l'Etat - qui plus est depuis leur maintien jusqu'à la fin de l'année. « Il y a eu une injection de trésorerie tellement forte avec les PGE que, forcément, les besoins en sortie de crise ne sont pas immédiats, a expliqué à la presse Olivier Cervera, directeur entreprises à la Banque Populaire. Ce produit trouvera certainement sa cible, quand les dirigeants reviendront sur un temps d'investissement un peu plus long. » Il ne faudrait pas qu'ils tardent trop : ces PPR ne seront plus proposés après juin 2022.
A (re)lire : 6 questions pour comprendre les PPR, réservés aux PME et ETI

Le mur de la dette bancaire sous contrôle

Endettement maîtrisé dans les entreprises. Au deuxième trimestre, la Banque de France a constaté, "pour la première fois, un léger repli" de leur dette brute (-3 Md€), du fait de "remboursements de titres de créance (...) supérieurs aux nouvelles émissions". Autre signe rassurant, leur encours de dette nette (soit la différence entre dette brute et trésorerie) s'affichait, en juillet, à 997 milliards d'euros - presque au même niveau qu'en décembre 2019 (994 Md€). Néanmois, ce résultat "masque des évolutions par secteur d’activité et par taille plus contrastées", indique l'institution, sans pour autant entrer dans le détail.

La production industrielle à la traîne

Le "retour à la normale" ? Les usines françaises ne le voient toujours pas venir. En juillet, la production a, certes, augmenté, pour le deuxième mois consécutif, dans l'industrie manufacturière (+0,6 % en un mois), comme dans l’ensemble du secteur secondaire (+0,3 %), selon l'Insee. Mais par rapport à l'avant-crise (février 2020), le retard à combler reste grand, avec des baisses respectives de -5,5 % et -4,8 %. La production dans les transports, en particulier, est toujours amputée d'un quart. Seules quatre branches semblent rétablies : les équipements électriques (+4,5 %), l'agroalimentaire (+2,6 %), le textile-habillement (+0,6 %) et les "autres industries manufacturières", comme la réparation-installation (+0,6 % aussi).

Implantation à l'étranger : les PME et ETI prudentes, et fidèles

La crise du coronavirus n'a pas bouleversé les plans des start-up, PME et ETI, en matière de stratégie internationale. Ces dirigeants ont (à une courte majorité) maintenu leurs projets d'implantation. Et sont restés fidèles (à la quasi-unanimité) à la liste des pays qu'ils ciblaient avant la pandémie, selon un baromètre Banque populaire - Pramex de l'implantation à l'étranger de ces entreprises. Sur le fond, leur stratégie n'a guère évolué non plus. Et pourtant, les prochains mois pourraient ouvrir des perspectives très attrayantes.

Restrictions sur les voyages avec les Etats-Unis

Le feu passe à l'orange pour les déplacements vers et depuis les Etats-Unis et Israël. Ces deux pays basculeront dans la catégorie intermédiaire des restrictions sanitaires appliquées aux frontières françaises. La mesure entrera en vigueur à partir de dimanche, à minuit, indique un arrêté paru au Journal officiel. Concrètement, les personnes non-vaccinées devront justifier leur voyage par un motif impérieux. Dans le sens des arrivées, elles devront présenter un test négatif à l'embarquement et s'isoler 7 jours d'elles-mêmes. A noter que le sultanat d'Oman passe, lui, du rouge à l'orange dès à présent.

9 septembre

📍 Triple initiative pour la cybersécurité made in France

L'Etat prêt à armer les entreprises de la cybersécurité. Pas moins de trois appels à projets, dotés de 250 millions d'euros, sont lancés aujourd'hui, dans la lignée de la nouvelle stratégie d'accélération du secteur. Le premier porte sur "le développement de technologies innovantes et critiques en cybersécurité". Le second vise à "la mutualisation de données (...), afin de développer la connaissance des menaces". Le troisième s'inscrit dans le cadre de la création d'un Campus Cyber, à La Défense.
A lire : Lancement du premier appel à projets innovants pour le Campus Cyber

Relance : la transition écologique à petits pas

Qui va piano va sano. Doté de 2,2 milliards d'euros par le plan de relance, l'Ademe en a distribué à peine plus d'1/8e en un an. La bonne nouvelle, c'est que les entreprises, principales bénéficiaires de ces fonds, peuvent donc encore prétendre à près de 2 milliards d'euros. Une manne destinée à les aider dans le financement de leurs efforts environnementaux (efficacité énergétique, chaleur biomasse, recyclage des plastiques, hydrogène vert, etc.).

Aides d'urgence : les profiteurs dans le collimateur

Les entreprises vont-elles devoir rendre l'argent du "quoiqu'il en coûte" ? La Cour des comptes demande en tout cas à l'Etat d'intensifier ses contrôles, pour lutter contre la fraude... mais aussi de sortir sa calculette, pour évaluer les cas de surindemnisation. Quitte à réclamer un remboursement, si les aides versées dépassent les pertes effectivement enregistrées pendant la crise du coronavirus.

Le mystère des déclarations de revenus disparues

C'est un peu le bug de l'an 2021 pour le fisc. Près d'un million de contribuables, essentiellement des indépendants (artisans, commerçants et agriculteurs), ont été victimes d'un problème informatique au printemps, a révélé la radio RMC. Leur déclaration de revenus n'a pas été prise en compte par Bercy. Sont concernées celles déposées par des tiers, comme les experts-comptables, qui ne passent pas directement par le site impots.gouv.fr. Les Finances publiques promettent de régulariser la situation à partir de début octobre.

Les salariés à bout de souffle

Attention, fragiles. Les signaux d'alerte se multiplient sur la santé des salariés. Leurs arrêts de travail s'envolent et leur forme psychologique se dégrade, selon deux études menées par Malakoff Humanis. Une situation provoquée par la crise du Covid-19, mais exacerbée aussi, au travail, par certaines situations professionnelles néfastes, avertissent les auteurs.

Les contraintes sanitaires, jusqu'à quand ?

Mystère... Le ministre de la Santé s'est refusé à fixé une date d'expiration : « Il y a beaucoup de pays qui [les] lèvent, à un moment donné, et les remettent très rapidement derrière. Je souhaite qu'on soit stabilisé dans la durée, avec des mesures qui fonctionnent », a expliqué Olivier Véran, ce matin, sur France 2. Il était interrogé sur un hypothétique maintien du masque et du passe sanitaire jusqu'à Noël. « La pression sanitaire commence à baisser, mais ce n'est pas le moment de relâcher nos efforts : on ne peut pas encore mesurer les effets éventuels [de la rentrée scolaire] sur l'épidémie », s'est-il justifié.

Ces entreprises qui font pédaler leurs salariés

Avec la crise sanitaire, le vélo s'offre une seconde jeunesse depuis l'an dernier. Une tendance qui s'invite aussi dans les entreprises. Exemples avec deux sociétés des Hauts-de-France, qui ont décidé de mettre le pied de leurs salariés à l'étrier. Elles ont expliqué comment, et pourquoi, à notre rédaction locale.
A lire : Pourquoi DLPK et Ozange plébiscitent le vélo pour la santé de leurs salariés

8 septembre

📍 L'économie plus forte que l'épidémie

Même pas mal ! La quatrième vague épidémique de l'été n'a quasiment pas freiné la reprise économique de la France, selon l'Insee. Mieux, l'activité a poursuivi son rattrapage ! Résultat, la croissance pourrait être encore plus forte que prévu en 2021 - en dépit des variants du virus, du passe sanitaire, des tensions sur les matières premières et des difficultés de recrutement.

L'emploi en pleine santé

On continue avec les bonnes nouvelles ? L'emploi salarié s'est redressé plus fortement que prévu au deuxième trimestre, toujours selon l'Insee. Et pourtant, cette envolée des créations de postes est moins élevée que le rebond de l'activité sur la période, relève l'institut dans sa note de conjoncture. L'explication en est simple : pour accompagner leur reprise, les entreprises n'ont pas forcément eu besoin d'embaucher, mais simplement de rappeler leurs salariés en chômage partiel. Ce retour au travail transparaît dans le nombre d'heures rémunérées en France (revenu, en juin, à 1 % du niveau atteint le même mois de 2019) et dans la masse salariale soumise à cotisations sociales (située à 0,1 % sous son volume de la fin 2019, d'après l'Urssaf).

L'export en plein marasme

Dans cette avalanche d'indicateurs conjoncturels, le chiffre rabat-joie du jour provient des douanes et concerne le déficit commercial de la France. Lui ne se résorbe pas : en juillet, il s'est élevé à -7 milliards d'euros, à son plus haut niveau de l'année. Et pour cause : les exportations ont reculé (-1,9 % en un mois, soit -0,8 Md€) et restent à 96 % de leur niveau moyen de 2019. A l'inverse, les achats à l'étranger sont stables, mais déjà de retour à leur valeur d'avant-crise. Un retour à la normale à "relativiser", insiste Bercy, car, attribué en partie "à la hausse des prix à l’importation des matières premières et des produits industriels, observée depuis le début de l’année".

L'agenda économique du gouvernement se précise

« La reprise est là, et elle est incontestablement forte. » Le Premier ministre n'a pas manqué de saluer les bons chiffres de l'économie, aujourd'hui, à l'issue du séminaire de rentrée de son gouvernement. Jean Castex a toutefois veillé à faire profil bas et appelé à la « vigilance » - « l'épidémie n'est pas encore derrière nous ». Contenir le Covid-19 sera justement l'une des deux priorités affichées par l'exécutif d'ici à la fin de l'année. L'autre consistera à « amplifier la reprise » de l'activité. L'occasion, pour Jean Castex, de préciser les initiatives à venir sur l'emploi, l'innovation, mais aussi les travailleurs indépendants.

Passe sanitaire : jour de relâche pour les centres commerciaux

Les centres commerciaux auront-ils la peau du passe sanitaire ? Une étape est en tout cas franchie, aujourd'hui, dans l'abandon de cette mesure controversée : comme promis lundi, la présentation du fameux QR code est désormais levée dans les départements où le coronavirus circule moins. Elle reste en vigueur, en revanche, pour 64 sites de plus de 20 000 m², basés essentiellement dans le sud de la France, mais aussi le Rhône et la Seine-Saint-Denis.

Pharmaceutique : Provepharm Life Solutions affûte ses armes

Par les temps qui courent, la santé est un secteur porteur. Et ce n'est pas le marseillais Provepharm Life Solutions qui dira le contraire : le laboratoire vient de signer une levée de fonds XXL. De quoi l'aider dans sa quête de croissance externe.
A lire : Provepharm Life Solutions lève 120 millions d'euros

Cybersécurité : Alstom et Airbus font cause commune

Contre les cyberattaques, l'union ferait-elle la force ? C'est en tout cas le pari d'Alstom et Airbus Cybersecurity. Les deux groupes français ont décidé de s'allier dans le ferroviaire. Leur "accord de coopération" doit leur permettre d'améliorer la sécurisation des systèmes d'information utilisés dans le transport sur rail.

7 septembre

📍 Les entreprises retrouvent le sourire

Dans les entreprises, ce n'est pas l'heure de la rentrée, mais bel et bien celle de la reprise qui a sonné - et depuis longtemps. Plusieurs organisations, représentant différents pans de l'économie, viennent de publier leur bilan du premier semestre. Un bulletin de notes excellent dans le cas des ETI : les montants investis et les emplois créés s'envolent respectivement de 42 % et 27 % par rapport à 2019, selon le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti). Retour à la normale plus mesuré, mais retour à la normale quand même pour les artisans du bâtiment, d'après la Capeb... même si la Confédération redoute l'impact des tensions sur l'accès aux matières premières. Du côté des indépendants et entreprises de proximité, le rétablissement est à portée de main, signalait l'U2P, la semaine passée (activité en baisse de seulement 2,5 % sur deux ans). Mais, cette fois, ce sont les difficultés de recrutement qui inquiètent ces professionnels de l'hébergement-restauration, du commerce et de l'artisanat. Bref, l'économie va mieux, mais elle n'est pas tirée d'affaire. De quoi conforter les patrons de PME dans leur extrême prudence pour la fin d'année.

Le printemps florissant de l'économie européenne

Confirmation de ce qui précède : en France, mais aussi en Europe, la reprise économique a été plus forte que prévu au deuxième trimestre. Le PIB de la zone euro a progressé de 2,2 % en trois mois, selon les données révisées d'Eurostat. Soit 0,2 point de plus qu'annoncé initialement - il y a une semaine, l'Insee avait publié une correction similaire pour la France. Ce rebond est dû en grande partie à la consommation des ménages. Il demeure insuffisant toutefois pour compenser les pertes liées à la crise du Covid-19 : l'activité reste ainsi à 2,5 % sous son niveau du quatrième trimestre 2019.

Le plébiscite paradoxal du télétravail

L'approbation est franche et massive, mais les griefs tout aussi nombreux. Les salariés votent à l'unanimité en faveur d'un maintien partiel du télétravail après la crise du Covid-19, selon une enquête du syndicat Ugict-CGT. Et pourtant, dans le même temps, ils admettent que ce mode d'organisation leur pose une foultitude de soucis, tant personnels que professionnels, sur leur santé aussi bien que sur leur travail. La faute aux patrons, à en croire les auteurs de l'étude. Ils les accusent de vouloir augmenter leurs "profits sur le dos des salariés", en maintenant le "télétravail en mode dégradé", plus d'un an après le premier confinement.

Le plan montagne sonne creux

Le plan de soutien à l'économie de la montagne va-t-il accoucher d'une souris ? Trois mois après sa présentation, « nous attendons toujours [qu'il] se mette en place », tonne le président de Domaines Skiables de France (DSF), dans une interview à Tour Mag. Alexandre Maulin dénonce le « vide » de la partie consacrée à l'immobilier de loisirs et « le grand flou » du volet dédié aux investissements. « Nous espérions que cela se déclenche vite et être en mesure d'aider rapidement nos fournisseurs que sont les entreprises des vallées (...) Si nous [les] perdons, alors la crise sera systémique et se propagera sur le long terme. », prévient-il. Le patron exige également de connaître « les conditions pour garantir une ouverture » des stations de ski l'hiver prochain, après la dernière saison blanche.

Viticulture : vers un effondrement de la production

Morne plaine dans les vignobles français. La production de vin devrait chuter de 29 % en un an, pour atteindre 33,3 millions d'hectolitres, selon une estimation du ministère de l'Agriculture. La faute au gel du printemps et à l'humidité estivale, porteuse de maladies dans les vignes.

Financement de l'innovation : la pompe est amorcée

Il n'y a pas que le plan de relance qui fête son anniversaire en ce moment (voir actualité des 3 et 6 septembre). Le Fonds national d'amorçage (FNA) vient de souffler, lui, ses 10 bougies. L'occasion pour Bpifrance de dresser le bilan de ce programme destiné à soutenir les start-up en gestation. Sur une enveloppe d'1,1 milliard d'euros, 755 millions ont été mobilisés pour financer près de 600 jeunes pousses, dont 55 % basées en régions. Avec, à la clé, des réussites : participation au lancement des "licornes" Mirakl, Alan, Jellysmack et Shift Technology, ou encore cessions à des industriels dans une cinquantaine de cas, dont ceux d'Exagan ou Symbio). Mais aussi des échecs, avec 110 sorties considérées comme négatives, dont 40 % de liquidations. En 2020, les 490 entreprises restantes représentaient, en cumulé, 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 174 millions d'euros de dépenses en R&D, 1 600 brevets déposés et 12 000 salariés.

6 septembre

📍 Passe sanitaire : l'étau se desserre sur les centres commerciaux

Une (petite) brèche est ouverte. Le gouvernement a décidé de lever partiellement l'obligation de passe sanitaire à l'entrée des grands centres commerciaux. Un abandon justifié par le recul de l'épidémie sur le territoire métropolitain. Mais que les autres activités soumises à cette contrainte ne se réjouissent pas trop vite : malgré l'amélioration de la situation sanitaire, l'exécutif n'évoque aucun assouplissement similaire pour elles. Au contraire, le passe, « c'est très bon pour l'économie (...), car il protège les consommateurs » et donc l'activité, s'est réjoui le patron de Bercy Bruno Le Maire sur BFMTV.

Relance : une double rallonge, un premier bilan et... un train

La relance se réajuste. Le gouvernement a décidé de regonfler deux mesures de son plan à 100 milliards d'euros, en l'occurrence la prime à l'embauche d'apprentis et le fonds de soutien aux usines en région. Annonce faite par le Premier ministre, en déplacement au salon Global industrie de Lyon.
L'occasion pour Jean Castex de tirer le bilan d'une année de relance. Dans le secteur secondaire, tous dispositifs confondus, l'exécutif revendique ainsi 2,9 milliards d'euros d'aides accordées à 8 885 bénéficiaires (des TPE-PME à 86 %), pour 11,7 milliards d'euros d'investissements soutenus et 231 000 emplois "créés ou confortés". De manière générale, sur les 100 milliards d'euros du plan, 47 Md€ ont été effectivement mobilisés, depuis un an. L'objectif reste bien de porter ce chiffre à 70 Md€ à la fin de l'année. Enfin, le gouvernement met sur les rails un "train de la relance" - au sens propre : ce convoi ferroviaire s'arrêtera dans 12 villes de France, tout au long du mois de septembre, pour assurer le service après vente de sa politique.

Agenda social : les trois priorités du gouvernement

Après l'écoute, le cap. A Lyon, Jean Castex est également revenu sur ses consultations avec les partenaires sociaux, réalisées en fin de semaine dernière (voir actualité du 1er septembre). Le chef du gouvernement a fixé trois priorités. La première porte sur « l'attractivité des métiers, les conditions de travail et les salaires » dans un certain nombre de branches « consensuellement identifiées », sans toutefois qu'il ne précise lesquelles. Deuxième objectif : l'entrée en vigueur complète de la réforme de l'assurance chômage, jusqu'ici suspendue, et « la sortie progressive des dispositifs d'activité partielle ». Enfin, un « nouveau plan d'actions » sur les compétences sera présenté « très prochainement ». Il mettra l'accent sur les jeunes, les chômeurs de longue durée et les seniors, mais aussi sur l'adaptation des salariés aux mutations de l'emploi. Sur ce dernier point, Jean Castex entendra « privilégier les formations en entreprise ».

L'industrie du futur à la française prépare son avenir

L'heure était aussi aux bonnes résolutions, du côté des professionnels de l'industrie du futur. Cette toute nouvelle filière s'est dotée aujourd'hui de son premier "contrat stratégique". Il s'articule autour de quatre axes : la visibilité de l'offre nationale (notamment à travers une plate-forme mise en ligne au printemps) ; le développement de "projets structurants avec les filières utilisatrices" ; le soutien à l'innovation ; et le renforcement de la compétitivité (entre autres, par le biais d'un programme d'accélération des PME). Créée en avril, cette filière des solutions industrielles 4.0 représente, en France, 500 000 emplois, 36 milliards d'euros de valeur ajoutée et 32 000 entreprises, spécialisées dans les équipements intelligents et la numérisation des usines.

Pas de répit pour les PME...

Les PME n'en ont pas fini avec la crise du coronavirus. Malgré l'optimisme du gouvernement et la fin confirmée des aides d'urgence, un tiers des petites et moyennes entreprises s'attendent à subir encore une dégradation de leur situation au second semestre, selon un sondage réalisé par la CPME. C'est que les "freins à la reprise" se renforcent, tant sur le front de l'accès aux matières premières que sur celui des recrutements.

... ni pour la crise des composants électroniques

Faute de puces, on ronge son frein. Illustration la plus criante des difficultés actuelles sur les matières premières, la pénurie de semi-conducteurs continue à faire dérailler les usines françaises, notamment dans l'automobile, comme chez Stellantis, à Sochaux, Mulhouse et Rennes. Dans ces conditions, les dirigeants d'entreprise sont contraints de gérer la rareté au plus juste, sous peine de bloquer leur production. Mais certains n'hésitent plus à contourner le problème, et revoient carrément la conception même de leurs produits.
A lire : Comment les entreprises s'organisent dans l'urgence face au manque de composants électroniques

3 septembre

📍 Un an de relance à 50 milliards d'euros pour la France

Le plan de relance souffle sa première bougie. Sur les 100 milliards d'euros annoncés il y a un an jour pour jour, l'Etat en a déjà injecté « à peu près » la moitié dans l'économie, selon la ministre déléguée à l'Industrie, interrogée par Sud Radio. Agnès Pannier-Runacher assure que cette barre des 50 milliards d'euros était l'objectif à atteindre d'ici la fin d'année, alors même que Bercy affirmait jusqu'à présent viser les 70 milliards. Le plan de relance doit durer jusqu'en 2022. Il sera prochainement complété par une stratégie d'investissements publics de 20 à 30 milliards d'euros supplémentaires.
Quant à la fin des aides d'urgence, elle s'impose d'elle-même, à en croire la ministre : « Les demandes de soutien, au mois de juillet, sont 10 fois inférieures à celles d'il y a un an », a-t-elle assuré, du fait d'un nombre plus réduit, cet été, d'activités fermées pour cause de coronavirus.

Nouvelle bouée de sauvetage à 1,5 milliard pour Marseille

Redresser la deuxième ville du pays pour la guérir de ses maux endémiques. Le chantier n'a rien à voir avec l'épidémie de Covid-19. Et il n'a rien de nouveau non plus, tant les difficultés de Marseille sont connus. Cette semaine, Emmanuel Macron a donc décidé de remettre l'ouvrage sur le métier. Après une visite de trois jours dans la Cité phocéenne, le président de la République a présenté un plan d'1,5 milliard d'euros. Emploi, transport, écologie, et même cinéma : notre rédaction de la Région Sud fait le point sur ces annonces.
A lire : Ce que contient le plan "Marseille en grand" d'Emmanuel Macron

Des pistes pour financer les projets industriels des start-up

La "réindustrialisation" serait-elle en train de détrôner la "relocalisation" dans l'ordre des priorités de l'Etat ? Outre le plaidoyer de Bpifrance, paru hier, sur le sujet, un rapport de Bercy, sorti cette semaine, s'interroge sur cette même question, mais à l'échelle des start-up. Les auteurs avancent ainsi 13 pistes pour s'assurer qu'à l'avenir, les jeunes pousses du secteur secondaire implantent leurs usines sur le sol français. Principal défi à relever : le financement de leurs projets... auquel les autres entreprises pourraient être invitées à participer.

Tech : le projet pharaonique d'Aledia en Isère

Un demi-milliard d'euros pour faire sortir de terre une "vallée des écrans". Cette "display valley", c'est le nom du projet fou mené par Aledia pour développer et imposer sa technologie innovante d'affichage par microLED. Censé émerger à Champagnier, près de Grenoble, d'ici à 2025, le site vise aussi à faire émerger, dans son sillage, tout un écosystème autour de l'électronique.
A lire : Avec la "Display Valley", Aledia veut investir 500 millions d'euros d'ici 2025

Passe sanitaire : contrôles au ralenti dans les TGV

La vérification systématique du passe sanitaire n'est décidément pas pour tout le monde. Si elle s'impose à toutes les entreprises sous peine de sanctions, elle s'avère de plus en plus limitée dans les TGV : les contrôles ne visent plus que 20 % de ces trains, a reconnu le ministre délégué aux Transports, sur RMC (contre 25 %, lors du lancement du passe dans les transports, le 9 août). Proportion que Jean-Baptiste Djebbari juge toutefois suffisante pour être « efficace ».

Les créations d'entreprise à l'heure du coronavirus

L'épidémie de Covid-19 a rebattu les cartes de l'entrepreneuriat. La croissance exceptionnelle des créations d'entreprise, l'an dernier, n'a pas profité à tous les secteurs. Déprimées dans les loisirs et les transports, elles se sont montrées florissantes dans la vente à distance (commerce en ligne et livraison à domicile).

2 septembre

📍 Défaillances : les PME devraient y échapper

La vague de faillites tant redoutée serait-elle en train de faire pschitt ? Pour Euler Hermes en tout cas, le risque de défaillances des PME françaises à moyen terme est plus faible qu'avant la pandémie de Covid-19 ! Un miracle attribué aux aides massives de l'Etat. Mais il est encore trop tôt pour vraiment crier victoire : plusieurs secteurs comptent un nombre dangereusement élevé d'entreprises fragiles, prévient l'assureur-crédit.

Levées de fonds : les start-up voient double

Vers l'infini et au-delà. Les levées de fonds ont battu des records au premier semestre 2021. Les jeunes pousses françaises ont quasiment collecté deux fois plus d'argent qu'il y a un an auprès du capital-risque. Mieux : les investisseurs leur ont accordé plus de fonds en six mois que sur toute l'année 2019 ! Une performance exceptionnelle ? Pas vraiment, quand on la compare à celle de nos voisins européens...

Les TPE ont surfé sur le chèque numérique

L'heure des comptes pour le "chèque numérique". Imaginé après le reconfinement de novembre et limité à 500 euros, ce coup de pouce à l'adoption de solutions digitales a bénéficié à plus de 112 000 entreprises, selon un bilan de Bercy. Il s'agit principalement de très petites structures (78 % comptent moins de 2 salariés), issus de l'hébergement-restauration (à 35 %), des services à la personne (à 17 %) et du commerce (16 %). Ils ont surtout utilisé cette aide pour financer leur création de site web (à 38 %) et de la publicité en ligne (31 %).

Passe sanitaire : haro sur son application dans les centres commerciaux...

Et deux voix de plus contre le passe sanitaire dans les centres commerciaux. Le président du Medef, reçu à Matignon dans l'après-midi, prévoit de demander au gouvernement l'abandon de la mesure sur ces lieux de vente, car elle pose « un énorme problème », a-t-il insisté, sur BFMTV. Geoffroy Roux de Bézieux déplore des baisses de chiffre d'affaires de -30 % à -40 % dans les sites concernés, et -15 % dans les autres, victimes collatérales de règles jugées illisibles. Des chiffres en ligne avec ceux relevés par l'Alliance du Commerce dans les magasins d'habillement situés en centre commercial.

... et débat en vue sur son éventuelle prolongation

En théorie, le passe sanitaire doit être abandonné le 15 novembre, date d'expiration inscrite dans la loi. Mais le patron du Medef espère que la mesure sera enterrée avant, et même « dès que possible (...). En tout cas, il ne faut pas [la] prolonger » au-delà, a supplié Geoffroy Roux de Bézieux sur BFMTV. Las, quelques heures plus tard, Emmanuel Macron a douché ses espoirs. Il faut « se laisser cette possibilité, pour les territoires qui sont les plus touchés » par l'épidémie, de maintenir le passe après la mi-novembre, a indiqué le président de la République.

Exonération des heures supplémentaires, le retour ?

Pendant ce temps-là, la CPME veut ressusciter le "travailler plus pour gagner plus". Egalement attendu à Matignon en fin de journée, le président de l'organisation patronale va réclamer la "[réactivation] de la suppression des charges patronales sur les heures supplémentaires". A l'heure actuelle ne s'applique qu'une "déduction forfaitaire", réservée aux structures de moins de 20 salariés. Sur BFM Business, François Asselin a même semblé aller plus loin et plaider pour une exonération des cotisations salariales aussi. « C'est du pouvoir d'achat donné [aux travailleurs], avec de l'activité en face (...) et cela produit de la richesse », a-t-il expliqué. Dans le même temps, la CPME tient à rappeller au gouvernement que "l’augmentation des salaires doit rester de la responsabilité de chaque entreprise, dans le cadre des négociations menées par les branches professionnelles".

Surtout, ne relocalisez pas... réindustrialisez !

La relocalisation ne suffira pas à sauver les usines françaises. Il faut d'abord, et avant tout, ré-in-dus-tri-a-li-ser ! C'est le credo porté par Bpifrance, dans un ouvrage publié aujourd'hui. Pour inciter les patrons à s'engager sur cette voie, la banque publique y distille conseils et illustrations, à partir du témoignage de 13 entreprises, mobilisées sur ces enjeux de compétitivité.
A lire : Pourquoi les entreprises détiennent les clés de la réindustrialisation de la France

1er septembre

📍 Télétravail : les employeurs libérés, délivrés

Les entreprises retrouvent un peu de leur autonomie, en matière d'organisation du travail. Le protocole sanitaire, tout juste réactualisé, leur laisse les coudées franches sur le distanciel... mais maintient toutes les autres contraintes en vigueur. Y compris le port du masque, à peine assoupli dans cette nouvelle version.
A lire : Télétravail, masque... le protocole sanitaire en entreprise lâche un peu la bride aux employeurs

Chômage partiel : le tourisme débranché

Retour à l'ordinaire pour les entreprises des secteurs protégés du tourisme (dits S1 et S1bis). Elles retombent, à partir d'aujourd'hui, dans le régime classique de l'activité partielle, avec un reste à charge fixé à 40 % (contre 25 % en août). L'Etat maintient toutefois sa couverture intégrale à celles d'entre elles qui subissent de très fortes baisses de chiffre d'affaires (-80 % au moins), ou à tout autre société visée par une fermeture administrative pour cause de Covid-19. Dans les deux cas, ce remboursement à 100 % devrait perdurer jusqu'au 31 octobre, selon le calendrier présenté par le gouvernement avant l'été.

Export : les chèques restent de sortie

L'Etat en remet une couche sur le soutien à l'export. Pour inciter les entreprises à se lancer, il prolonge et élargit ses deux "chèques relance" dédiés. L'un sert à financer des prestations de développement à l'étranger, l'autre à alléger le coût du recrutement de volontaires internationaux.

Agenda social : Matignon à l'écoute

Cette semaine, la rentrée ne sera pas uniquement scolaire, mais aussi sociale. Les responsables des principales organisations syndicales et patronales vont défiler un à un dans le bureau du Premier ministre Jean Castex à partir de cet après-midi, et jusqu'à vendredi. L'U2P, le Medef et la CPME y sont attendus demain, après la CFDT, FO et la CFE-CGC aujourd'hui. L'ordre du jour reste assez large, si ce n'est flou. Il s'agit de faire le point sur tous les dossiers du moment - passe sanitaire et vaccination contre le Covid-19, mais aussi réformes de l'assurance chômage et des retraites, ou encore futur plan d'investissement et difficultés actuelles de recrutement.

Automobile : les ventes en tête-à-queue

Le marché auto ne voit plus le bout du tunnel. En août, il ne s'est écoulé que 88 066 voitures particulières, en baisse de 15 % en un an, selon la Plateforme automobile (PFA), représentant de la filière. Cette contre-performance est encore plus dramatique comparée à 2019, avec un effondrement des ventes de 31,8 %. Quasiment autant que la chute déjà observée en juillet (-32,8 %).

31 août

📍 Passe sanitaire : les patrons en désaccord avec Bruno Le Maire

Bruno Le Maire le martèle, le pass sanitaire n’a pas eu d’impact sur l’économie du pays (sauf pour les centres commerciaux, reconnaît le ministre de l’Economie). Pour ce faire, le ministre s’appuie sur des chiffres qu’il qualifie d’« objectifs », à savoir les données des cartes bleues, qui permettent de mesurer ce qu’ont payé les consommateurs dans les restaurants, parcs d’attractions et autres établissements soumis à l’obligation du pass sanitaire. Sauf que les chefs d’entreprise sont beaucoup moins affirmatifs que le ministre de l’Economie. Sur le millier qu’a interrogé la CPME, 55% des dirigeants d’entreprise soutiennent mordicus que le pass sanitaire a généré une baisse d’activité ou de fréquentation. Mais l’impact du pass ne se limite pas au seul business, assure le syndicat patronal. Agressivité, tensions au sein des équipes, avec sa direction ou avec des clients : 53% des chefs d’entreprises avouent avoir rencontré des difficultés relationnelles avec leurs salariés et/ou leurs clients depuis la mise ne place du pass.

Pass sanitaire : la fronde des centres commerciaux 

Un vent de fronde souffle dans les commerces. Confrontés à une baisse de leur fréquentation et confortés par des décisions de justice qui se suivent en cascades, les centres commerciaux demandent au gouvernement de suspendre l’obligation du pass sanitaire à l’entrée de leurs commerces.
A lire : Les centres commerciaux ne veulent plus de pass sanitaire

Pass sanitaire : les forces de l’ordre ont verbalisé plus de 1 300 personnes

Les forces de l’ordre ont procédé à 179 000 contrôles depuis la mise en place du pass sanitaire, révèle France Info. Plus de 1 300 d’entre eux ont débouché sur une verbalisation. La non-présentation d’un pass sanitaire entraîne une amende de 135 euros pour les consommateurs et usagers pris la main dans le sac ; pour les récidivistes, son montant peut s’élever jusqu’à 3 750 euros. Les professionnels ne contrôlant pas le pass à l’entrée de leur établissement s’exposent eux aussi à des sanctions, allant de la mise en demeure, jusqu’à la fermeture temporaire de l’établissement et à 45 000 euros d’amende. 

Une croissance de start-up pour les exportations de vin

Loin des débats sur le pass sanitaire, poussons un cocorico de soulagement pour le vin tricolore. Les exportations de vins et de spiritueux français retrouvent en effet des couleurs. Au premier semestre 2021, elles ont bondi de 43% en valeur par rapport à l’an passé et s’établissent à 7,25 milliards d’euros, indique la Fédération des exportateurs de vins & de spiritueux de France. Les ventes ont progressé de 54% aux Etats-Unis, premier marché tricolore à l’export, suite à la levée temporaire des sanctions douanières américaines dans le conflit opposant Boeing à Airbus. Les autres principaux marchés affichent eux aussi de très fortes croissances, à l’instar de la Chine (+103%), du Royaume-Uni (+31%) et de l’Allemagne (+19%). Du coup, les exportations de vins sont supérieures, de 8% en valeur, au niveau qui était le leur avant la crise sanitaire. Pour autant, la Fédération des exportateurs reste prudente sur les capacités de la filière à maintenir cette dynamique. D’une part, le gel du printemps va pénaliser cette année la récolte ; d’autre part, le conflit aéronautique entre l’Europe et les Etats-Unis, qui a par le passé tant fait trinquer les vins français, n’est toujours pas résolu.

La construction de logements repart

Le bâtiment se remet en marche. Depuis un an, d’août 2020 à juillet 2021, 445 000 logements ont été autorisés à la construction, soit près de 11% de plus que sur les 12 mois précédents, indique une étude du ministère de la Transition écologique. Dans le même temps, 386 000 logements ont été mis en chantier, un chiffre en croissance de 8%.

Investissement XXL de Gémo

L'enseigne de chaussures et de vêtements Gémo (4 000 salariés, 840 M€ de CA 2019) va investir 100 millions d'euros dans les deux ans, avec la rénovation de ses entrepôts, la modernisation d'environ 50 magasins par an et le renforcement de sa digitalisation. L'enseigne, qui compte 400 magasins en France, ambitionne d'atteindre un milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici deux à trois ans et veut se renforcer hors de l'hexagone, dans les Dom-Tom, en Europe et en Afrique. 

Comment Michelin veut rendre son usine d'Epinal-Golbey plus compétitive

Engagé dans un plan qui doit lui permettre de réaliser jusqu’à un quart de son activité hors du pneu, le groupe Michelin décline sa stratégie jusque dans l’usine vosgienne d’Epinal-Golbey avec 16 millions d’euros investis. Et engage une vaste concertation des salariés pour remettre à plat le fonctionnement du site.
A lire :  Michelin remet à plat le fonctionnement de son usine d'Epinal-Golbey

30 août

📍 Ciao, le Fonds de solidarité

Le gouvernement ferme un peu plus les vannes des aides aux entreprises. Il vient d’annoncer la fin du Fonds de solidarité le 30 septembre prochain, une des principales aides d’urgence instaurées pour faire face aux effets du Covid. En mai, pas moins de 500 000 entreprises en avaient bénéficié. Par ailleurs, comme prévu, l’Etat sera moins généreux à partir du 1er septembre pour ce qui est du financement du chômage partiel, qui retrouvera, à quelques exceptions près, le fonctionnement qui était le sien avant la crise. Pour autant, les entreprises les plus impactées par le Covid continueront d’être soutenues. Le fonds de Solidarité sera ainsi remplacé en octobre par le dispositif des « coûts fixes ». 
A lire : Allant disparaître fin septembre, le Fonds de solidarité sera remplacé par un autre dispositif

Le Covid a généré au moins 80 milliards d’euros d’aides aux entreprises

Le ministre de l’Economie chiffre à 80 milliards d’euros les aides directes d’urgence octroyées par l’Etat aux entreprises depuis le déclenchement de la pandémie.  Le Fonds de solidarité et l’aide au chômage partiel pèsent chacun 35 milliards d’euros, les exonérations de charges 10 milliards. A cela s’ajoutent les 160 milliards d’euros des différents prêts (dont les PGE), les 100 milliards d’euros du plan de relance (70 milliards devraient être distribués d’ici à la fin de l’année), en attendant les 20 à 30 milliards du futur plan d’investissement annoncé en juillet par Emmanuel Macron.   

Télétravail : nouveau protocole sanitaire attendu ce mardi 

Les entreprises reprennent la main sur le nombre de jours télétravaillés. C’est ce que vient d’annoncer la ministre du Travail Elisabeth Borne. Depuis le début du mois de juin, le protocole sanitaire demandait à l’employeur de fixer un nombre minimal de jours de télétravail par semaine et le ministère du Travail recommandait, sans l’imposer, deux jours de télétravail par semaine. Tout cela disparait désormais. Une nouvelle version du protocole sanitaire en entreprise est attendue ce mardi 31 septembre.
A lire : Elisabeth Borne redonne la main aux entreprises

Pass sanitaire pour les salariés : pas de sanction cette semaine

Pour 1,8 million de salariés des restaurants, des cinémas et d’autres sites recevant du public, il a fallu montrer son pass sanitaire avant de commencer sa journée de travail ce lundi 30 août. Comme ce fut le cas pour l’instauration du pass pour les consommateurs et le public, les entreprises seront contrôlées mais aucune d’entre elles ne sera sanctionnées durant la première semaine, a assuré la ministre du Travail.

Un pass sanitaire sans impact économique

L’instauration du pass sanitaire n’a pas été préjudiciable aux entreprises, assure Bruno Le Maire, s’appuyant sur les chiffres des cartes bleues. Les dépenses des consommateurs dans les bars et restaurants auraient ainsi progressé de 5% la semaine suivant la mise en place du pass et de 8% la semaine d’après, par rapport aux mêmes semaines de 2019. Dans les parcs d’attractions et les zoos, le ministre de l’Economie assure que les dépenses ont régressé de 1% la première semaine, puis décollé de 17% la deuxième. Un seul secteur subirait véritablement les effets du pass sanitaire : les grands centres commerciaux, victimes d’une « baisse de la fréquentation significative », selon Bruno Le Maire, sans fournir davantage de chiffres.

Télétravail et chômage partiel : la règle des 3%

La décrue continue pour deux phénomènes qui ont atteint des sommets avec le Covid que sont le télétravail et le chômage partiel. Seuls 3 % des salariés ont travaillé 100 % à distance en juillet, indique le ministère du Travail. Ils étaient encore 10% dans cette situation en avril. Le chômage partiel poursuit également sa baisse. Coïncidence des chiffres : également 3% des salariés ont fait l’objet d’une mesure de chômage partiel en juillet. Soit 600 000 personnes contre 1,4 million en juin. Une fois sur deux, l’indisponibilité des salariés est liée au fait qu’ils sont considérés comme vulnérables ou qu’ils sont en situation de garde d’enfants. 

L’entreprise à suivre : Charier repart de l’avant

Après une année 2020 morose marquée par cinq mois d’arrêt des chantiers, le groupe nantais de TP Charier repart de l’avant. Depuis le début de l’année 2021, il a réalisé trois opérations de croissance externe.
A lire : Charier réalise trois croissances externes pour se diversifier

27 août

📍 Pass sanitaire : 1,8 million de salariés vont devoir montrer patte blanche 

La vie de beaucoup de chefs d’entreprise va se complexifier à partir de ce lundi 30 août avec l’obligation du pass sanitaire pour les salariés. Sont concernés 1,8 million de personnes qui travaillent dans les restaurants, les salles de spectacles, les foires et salons, les parcs de loisirs ou dans certains grands centres commerciaux. Les salariés de ces établissements ne travaillant pas dans des espaces accessibles au public ou qui travaillent en dehors des horaires d’ouverture du public sont dispensés de pass sanitaire. Entre la gestion des personnels réfractaires au pass et la recherche dans l’urgence de remplaçants, les chefs d’entreprise se préparent à vivre un vrai casse-tête la semaine prochaine
A lire :  Pass sanitaire obligatoire : ce que prévoit la nouvelle loi pour les entreprises

Pass sanitaire : « Le stopper ou le généraliser » pour le patron de Leclerc 

Le pass sanitaire partout ou nulle part. Michel-Edouard Leclerc, le président des centres Leclerc, estime que « s’il n’a pas vocation a être généralisé, je demande la fin du pass sanitaire dans les grands centres commerciaux ». Le pass est aujourd’hui obligatoire à l’entrée des centres commerciaux de plus de 20 000 m², dans les zones les plus touchées par la pandémie. 

Les artisans ont le moral

Activité au beau fixe pour les 1,7 million d’entreprises artisanales françaises. 74% des artisans disent avoir une bonne opinion de leur activité sur les six derniers mois. Et 77% d’entre eux estiment que leur activité sera stable ou même s’améliorera dans les six prochains mois, révèle une enquête de la Chambre de métiers. 

Nouvelle formalité pour la déclaration du statut du conjoint du chef d’entreprise

À partir du 1er septembre 2021, la déclaration du statut du conjoint du chef d’entreprise intègre une nouvelle formalité. Une attestation sur l’honneur signée est désormais exigée du conjoint ou du partenaire pacsé travaillant dans l’entreprise.
A lire : Statut du conjoint du chef d'entreprise : ce qui change en septembre

L'initiative : En Mayenne, le groupe Douillet crée son centre de formation

Distributeur de machines agricoles, le groupe Douillet, une PME de 175 salariés, ouvre sur son site historique du Horps, en Mayenne, un centre de formation pour ses salariés et clients. Un outil visant à mettre en commun l’ensemble des savoirs de l’entreprise.
A lire :  Le groupe Douillet lance son académie de formation

26 août

📍 Recrutement : les 10 villes qui attirent les cadres parisiens

Et si, pour régler des problèmes de recrutement de plus en plus prégnants, les entreprises régionales se tournaient vers Paris ?  Les cadres ne se plaisent plus dans la capitale et le confinement n’a fait qu’aggraver cette tendance. Selon une étude de Cadremploi réalisée auprès de plus de 2 000 franciliens, huit cadres sur dix souhaitent quitter l’Ile-de-France. Une vie trop stressante, trop onéreuse et des temps de transports nourrissent des envies d’ailleurs. La majorité d’entre eux souhaitent conserver une vie urbaine : 30% désirent vivre dans une métropole, 22% dans une ville moyenne. Seuls 13% d’entre eux aspirent à la campagne. 

Au hit-parade des villes dans lesquelles ces cadres souhaitent s’installer :  Bordeaux, plébiscité par 49% des cadres, devant Nantes (41%), Lyon et Marseille (30%). Suivent Montpellier et Toulouse (26%), Rennes (25%), Nice (23%), Tours (18%) et Lille (14%). Reste qu’entre l’envie de partir et la réalité, le fossé est parfois grand. Seuls un tiers des cadres recherchent des postes afin de quitter la capitale. 

Fort rebond attendu pour l’investissement industriel 

L’investissement industriel devrait repartir. Les chefs d’entreprise interrogés par l’Insee estiment qu’il augmentera de 10% en valeur cette année. De quoi compenser le recul de 9% enregistré l’an passé. L’embellie concerne presque tous les secteurs, à commencer par la fabrication de biens d’équipement (+28% attendus). Les investissements devraient également s’accroître dans l’agroalimentaire, le textile, la chimie ou encore la métallurgie. Seul un secteur reste à la peine, l’automobile, dont les investissements devraient continuer à reculer, de 14% cette année.

Le bâtiment fait le plein de commandes, mais pas de main d’œuvre

Les carnets de commandes dans le bâtiment sont bien garnis. Ils assurent 8,7 mois de travail aux entreprises, assure l’Insee. Un chiffre bien au-dessus de ce que connaît en moyenne le secteur depuis 2005 (5,8 mois). Avec un taux d’utilisation des capacités de production de 92%, le secteur tourne à plein régime, mais est confronté à une double problématique. Il est, d’une part, pénalisé par la pénurie de matériaux, qui complexifie son approvisionnement et génère des hausses de prix. D’autre part, il est freiné par le manque de bras : un quart des chefs d’entreprise du bâtiment assure ne pas réussir à augmenter leur production faute de main d’œuvre. 

Le climat des affaires se tasse mais reste supérieur à son niveau d’avant crise 

En août, le climat des affaires, un indicateur de l’Insee calculé à partir des opinions qu’ont les chefs d’entreprise de leur activité, affiche un léger recul. Il n’est plus que de 110, soit trois points de moins qu’en juillet. Toutefois, l’indicateur, qui s’est effondré lors du premier confinement (47 en avril 2020) est supérieur à son niveau d’avant crise (106 en février 2020) et à sa moyenne depuis 15 ans (100).

Le pass sanitaire dans l’entreprise n’est pas d’actualité

Interrogé sur RTL, le Premier ministre Jean Castex a assuré que l’extension du pass sanitaire à l'ensemble des entreprises « n’est pas d’actualité ». A partir du 30 août, seuls certains lieux accueillant du public, comme les restaurants ou les commerces de plus de 20 000 m², devront s’assurer que leurs salariés présentent un pass valide.

Cacolac mise sur le vin en canette

L’emblématique marque de boissons au lait cacaoté Cacolac résiste bien à la crise. Après une année 2020 en croissance, l’entreprise girondine investit dans de nouveaux moyens de production pour développer une activité de vin en canette.
A lire : Cacolac construit une nouvelle usine pour se diversifier dans le vin en canette

25 août 

📍 Geoffroy de Roux de Bézieux ne veut plus de l’argent de l’Etat

« Nous ne sommes pas devenus entrepreneurs pour vivre des aides de l’Etat ». En ouverture de La Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient jusqu’au 26 août à Paris, Geoffroy de Roux de Bézieux appelle à la fin du quoi qu’il en coûte, ces aides massives aux entreprises mises en place peu après le déclenchement de la crise sanitaire. « Il est temps que l’Etat retrouve sa juste place et que le poids des dépenses publiques revienne dans la moyenne européenne », a déclaré le patron du Medef, précisant qu’il faudra que le gouvernement continue d’aider « de manière pointilliste » les secteurs encore affectés par la pandémie, comme l’hôtellerie-restauration, le commerce ou les activités culturelles. 

Bruno Le Maire sur la même longueur d’onde

Le message de Geoffroy de Roux de Bézieux a été entendu 5 sur 5 par Bruno Le Maire, présent à la REF : « Maintenant que l’économie française redémarre, que nous avons des perspectives de croissance à 6%, le quoi qu’il en coûte, c’est fini, nous sommes passés au sur mesure », assure le ministre de l'Economie. 

Des aides, quand il n’y en a plus, il y en a encore !

Le quoi qu’il en coûte est peut-être de l'histoire ancienne, l’Etat est loin de stopper les aides aux entreprises. D’une part, il va continuer à aider les secteurs les plus impactés par la crise sanitaire. Les discussions démarrent la semaine prochaine à ce sujet avec les secteurs concernés. D’autre part, les entreprises pourront encore se partager 30 des 100 milliards d’euros du plan de relance en 2022. A cela s’ajoutera un nouveau dispositif, le plan d’investissement, que le gouvernement présentera dans les prochaines semaines. Hydrogène vert, IA, biotechnologies, calcul quantique : « L’objectif de ce plan, c’est d’amorcer l’investissement dans des filières qui ne sont pas rentables immédiatement, dans lesquelles l’entrepreneur privé ne pourra pas investir seul et où le soutien de l’Etat est indispensable », explique Bruno Le Maire. 
A lire : Plan d'investissement : Bruno Le Maire temporise

Nouveaux marchés en perspectives pour les équipementiers automobiles

A partir du 1er janvier 2023, une partie du marché des pièces détachées automobiles sera ouvert à la concurrence. Venant d’être promulguée, la loi Climat ouvre de nouvelles opportunités aux équipementiers automobiles, en assouplissant la législation régissant les droits des dessins et modèles ainsi que le droit d’auteur. 
A lire : Le marché des pièces détachés automobiles s'ouvre

Le chômage continue de baisser

Bonne nouvelle sur le front de l’emploi : le nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A continue de baisser en France. En juillet, il régresse de 1,6% par rapport à juin, selon les chiffres du ministère du Travail. Sur un an, le chômage recule de plus de 11%.

Tourisme : la saison est « sauvée »

Malgré le variant Delta, la saison touristique a été sauvée. C’est ce qu’affirme Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat au tourisme. « On a sauvé la saison dans un contexte compliqué, grâce aux mesures de freinage et au pass sanitaire. Les Français ont répondu à l’appel de l’été », affirme-t-il sur Twitter, sans toutefois étayer ses déclarations par des données chiffrées. 
 

24 août

📍 Le commerce mondial bat des records...  

Le commerce de marchandises des pays du G20 atteint des sommets.  Les exportations et importations de marchandises ont respectivement augmenté de 4,1% et 6,4% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. Du coup, la valeur des échanges n’a jamais été aussi élevée, affirme l’OCDE, à l’origine de ces chiffres. Parmi les pays les plus riches de la planète, de fortes disparités existent toutefois. Si les exportations russes ou brésiliennes bondissent d’environ 30%, l’évolution est moins marquée dans les pays de l’Union européenne en général, et en France en particulier. Dans l’Hexagone, la hausse des importations se limite à 2,9%, celle des exportations à 1,3%. Mais il convient d’apporter deux bémols à ces chiffres. Le premier, c’est que la croissance du commerce de marchandises, si elle reste forte, tend à s’essouffler par rapport au premier semestre de l’année qui affichait des hausses supérieures à 8%, tant pour les importations que les exportations. Second bémol, cette hausse, exprimée en valeur, s’explique en grande partie par l’augmentation du prix des matières premières, notamment des semi-conducteurs. 

... l’absentéisme en France aussi ! 

Un salarié sur trois au moins une fois en arrêt maladie ou victime d'un accident de travail l’an passé. A cause du premier confinement, l’absentéisme affiche en 2020 une croissance record de 20 % en France. Entre les désorganisations provoquées par les absences, les recrutements et l’intégration des remplaçants, le phénomène se répercute immédiatement sur les comptes des entreprises : un taux d’absentéisme de 1% coûte entre 1 et 2% de la masse salariale. En France, le taux d’absentéisme se monte à 5,04%... 
A lire : Record d'absentéisme des salariés français 

Titres-restaurant : le gouvernement va finalement jouer les prolongations

Mis en place pour aider les restaurateurs à faire face à la crise sanitaire, la « version Covid » des titres-restaurant devait prendre fin le 1er septembre. Elle devrait finalement être prolongée, révèle Capital. "Le plafond des tickets restaurant sera maintenu à 38 euros jusqu’à fin février 2022", confirme Elisabeth Borne, la ministre du Travail, sur Twitter. Les détenteurs de ces titres pourront aussi continuer à les utiliser les week-ends et le jours fériés. 

Promulguée, la loi Climat va « verdir » l’achat public

La loi Climat a été promulguée ce mardi 24 août. Au menu, pas moins de 300 articles censés « ancrer durablement l’écologie dans notre modèle de développement », selon l’expression de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Pour les entreprises, une foultitude de mesures nouvelles à prendre en compte, comme la fermeture des lignes aériennes lorsqu’il existe une alternative en train de moins de 2h30, les premiers affichages environnementaux sur les publicités de voitures et d’électroménager, l’interdiction de la publicité sur les énergies fossiles ou la disparition des chauffages sur les terrasses. Mais aussi un changement majeur des règles du jeu de la commande publique. D’ici à cinq ans, quasiment tous les marchés publics français émis par l’État et les collectivités, devront intégrer une clause écologique, qui entrera en ligne de compte dans l’attribution du marché, au même titre que le prix et la qualité de l’offre. 
A lire : la loi Climat va bouleverser l'achat public

Comment les clubs de football ont perdu 2,5 milliards d’euros 

L’absence de spectateurs dans les stades de football aurait coûté 2,5 milliards d’euros aux clubs des cinq principaux championnats européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France). C’est ce qu’estime une enquête du cabinet KPMG, relayée par France Info. Billetterie, sponsoring, merchandising, restauration : la décision de jouer la plupart des matchs à huis clos a privé les clubs des recettes habituellement générées les jours de matchs. Le manque à gagner est estimé à 500 millions d’euros pour la fin de saison 2020 et à 2 milliards d’euros pour la saison 2020 – 2021. Le championnat allemand, qui affiche le plus de spectateurs par match, a été le plus impacté, mais les clubs français souffrent également et doivent en conséquence s’adapter.
A lire : A cause du Covid, l'ASSE, l'OL et Clermont Foot affinent leur business model

23 août

📍 Pass sanitaire : la guerre des chiffres commence

Dans quelle mesure le pass sanitaire entrave la relance française ? Pour Bruno Le Maire, il n’a aucun effet sur l’activité économique. L’économie française « se porte bien » et pourrait même retrouver son niveau d’avant crise dès la fin de l’année. L'activité est tirée par la consommation des Français, qui a augmenté de 15% sur la première quinzaine d’août. « La consommation dans les restaurants a augmenté de 5% entre le 9 et le 15 août (c’est-à-dire après la mise en place du pass sanitaire dans les restaurants, NDLR) », a indiqué le ministre de l’Economie, ce lundi 23 août, sur France 2. Du côté du SDI, le syndicat des indépendants et des TPE, ces chiffres risquent de faire tousser. La semaine passée, une enquête du syndicat patronal assurait que 87 % des restaurateurs constataient une baisse de fréquentation et de chiffre d’affaires suite à la mise en place du pass sanitaire. Pour les professionnels impactés, dans 73% des cas, la baisse représentait au moins 40% de chiffre d’affaires. De quoi justifier, pour Marc Sanchez, le secrétaire général du SDI, le maintien du Fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année. Gouvernement et représentants patronaux auront l’occasion de croiser leurs chiffres et d’évoquer l'avenir des aides financières la semaine prochaine.
A lire : SDI : "Il faut maintenir le Fonds de solidarité jusqu'à la fin de l'année" 

Télétravail : trois scénarios possibles pour la rentrée

La montée du variant Delta va-t-elle impacter l’organisation des entreprises ? Cette question sera abordée lors d’une réunion entre le gouvernement et les partenaires sociaux, fin août ou début septembre, révèle Le Parisien. Trois scénarios sont possibles : l’allégement du protocole sanitaire ; le prolongement du protocole actuel et des recommandations gouvernementales de deux jours de télétravail hebdomadaires ; le durcissement du protocole dans le but de renvoyer le maximum de travailleurs à la maison. 

Compensation des coûts fixes : l’aide est prolongée 

En attendant un éventuel prolongement des aides de l'Etat à la rentrée, un décret du 16 août (n° 2021-1086) modifie le dispositif de l’aide sur les coûts fixes instaurée en mars dernier. L’aide qui devait s’arrêter en juin perdurera jusqu’à la fin du mois d’août. Cette aide permet de compenser les coûts fixes des entreprises fortement impactées par la crise sanitaire, c’est-à-dire accusant une perte minimale de 50% du chiffre d’affaires.

Retour à la normale pour les titres restaurant 

Plus que huit jours pour profiter de la version « Covid » des titres restaurant, mise en place par le gouvernement pour soutenir les restaurateurs. A partir du 1er septembre, la situation d’avant crise redevient la norme. Le plafond sera de nouveau fixé à 19 euros par jour (contre 38 euros actuellement) et il ne sera plus possible d’utiliser les titres-restaurant le week-end ou durant un jour férié.
 

19 août

📍 87% des restaurateurs accusent des pertes de chiffre d’affaires à cause du pass sanitaire 

Un premier bilan économiquement catastrophique pour les entreprises. 87% des restaurateurs assurent que la mise en place du pass sanitaire a entraîné une baisse de leur chiffre d’affaires. C’est ce que révèle un sondage réalisé par le SDI (syndicat des indépendants et des TPE) entre le 13 et le 16 août auprès de 262 restaurateurs français. Pour les entreprises accusant des baisses de fréquentation, l’impact économique est souvent dramatique : 73% des restaurateurs estiment avoir perdu plus de 40% de chiffre d’affaires, 27% d’entre eux estimant la baisse entre 20 et 40%. Secrétaire national du SDI, Marc Sanchez réclame un allègement des contraintes avec la suppression du pass sanitaire en terrasse, une réévaluation des aides financières aux entreprises ainsi que des mesures de protection pour l’employeur dans la gestion du pass vis-à-vis de son personnel. 

Pass sanitaire : Bruno Le Maire reste ferme mais promet des aides

En visite à Bayonne, le ministre de l’Economie prévient : Bercy coupera les aides financières aux entreprises qui ne respectent pas les règles du jeu du pass sanitaire. Bruno Le Maire a aussi assuré que les secteurs qui perdent du chiffre d’affaires à cause du pass sanitaire seront aidés. Un rendez-vous est prévu avec les représentants des secteurs concernés le 30 août. 
 

18 août

📍 Record historique du nombre d’emplois vacants en France

Alors que le chômage touche 8% de la population active, il n’y a jamais eu autant d’emploi vacants en France. La Dares, un service du ministère de l’Economie, en recense 264 400 au deuxième trimestre. Un nombre en croissance de 21% par rapport au premier trimestre 2021. La hausse concerne avant tout les activités de services (+31%), devant l’industrie (+15%) et la construction (+12%).  La moitié des postes à pourvoir correspond à des emplois inoccupés, un quart à des emplois nouvellement créés et le dernier quart à des emplois encore occupés sur le point de se libérer. A noter que le nombre d’emplois vacants est en réalité bien supérieur aux 264 400 recensés par la Dares, puisque l’enquête ne prend en compte que la situation des entreprises de 10 salariés et plus. 

Fonds de solidarité : le formulaire pour juillet est disponible

Le formulaire du Fonds de solidarité pour le mois de juillet est en ligne et accessible sur le site des Finances publiques. Entreprises et indépendants ont jusqu’au 30 septembre pour effectuer leur demande d’aide financière, même si cette dernière s'avère moins généreuse qu’elle a pu l’être par le passé. 
A lire : L'accès au fonds de solidarité de juin et juillet plus restreint qu'annoncé

17 août

📍 La croissance française plus faible que celle de la zone euro

La France moins dynamique que ses voisins. Au deuxième trimestre, la croissance du pays s’est montée à 0,9% par rapport au trimestre précédent, selon une estimation d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. C’est près de deux fois moins que dans la zone euro, qui affiche 2% de croissance. En Europe, le Portugal est le pays le plus performant au deuxième trimestre, avec 4,9% de croissance, devant l’Autriche (+4,3%), la Lettonie (+3,7%), l’Espagne (+2,8%) et l’Italie (+2,7%).

13 août

📍 Le chômage continue de baisser en France

Au deuxième trimestre, le taux de chômage s’établit à 8% de la population active en France, en baisse de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Cela correspond à 16 000 chômeurs de moins, indique l’Insee. Après avoir dépassé la barre des 9% en 2020, le chômage continue de baisser, sans pourtant atteindre le niveau qui était le sien avant le déclenchement de la crise sanitaire (7,2% au deuxième trimestre 2020). 
 

11 août

Le passe sanitaire exigé dans les grands centres commerciaux de certains départements

Dès lors que, dans un département, le taux d'incidence dépasse les 200 pour 100 000 habitants, le passe sanitaire sera demandé à l'entrée des magasins et centres commerciaux de plus de 20 000 m². C'est ce qu'a annoncé ce mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal  à l'issue du conseil des ministres. Les départements situés dans le Sud du pays sont les plus concernés par cette mesure.

9 août

📍 Le passe sanitaire élargi, c'est parti

Le passe sanitaire , nouveau sésame de la vie sociale. Depuis ce matin, le document est obligatoire à l'entrée de tous les bars, restaurants, cinémas, musées, foires, salons, transports de longue distance et certains centres commerciaux. Les ultimes détails de cette mesure ont été publiés hier au Journal officiel.
A lire : Le passe sanitaire élargi entre en vigueur, après d'ultimes ajustements

L'aide sur les coûts fixes, ce n'est pas fini

Il n'en finit plus de se démultiplier. Après s'être déjà décliné en trois versions, le dispositif de compensation des loyers et coûts fixes des entreprises accueille deux nouvelles variantes cet été - l'une à destination des repreneurs et gérants de fonds de commerce ; l'autre au profit des entreprises créées depuis le 1er janvier 2019.
A lire : L'aide au paiement des loyers s'étend (encore) à de nouvelles entreprises

La reprise de l'économie plus forte que le rebond de l'épidémie

Il n'y a pas que l'emploi qui s'est rétabli du Covid-19 cet été. L'activité économique aussi était tout proche du retour à la normale en juillet, selon la Banque de France. Un redressement surtout porté par la reprise dans l'hébergement-restauration, délivré des contraintes anti-coronavirus... en attendant le passe sanitaire élargi.

6 août

📍 Passe sanitaire : la loi est là...

Pas de temps à perdre. Au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel, la loi sur le passe sanitaire élargi a d'ores et déjà été promulguée et publiée au Journal officiel. Cette parution ouvre la voie à une entrée en vigueur de la mesure dès lundi, comme voulu par le gouvernement. Son porte-parole Gabriel Attal a toutefois rappelé, aujourd'hui, que les entreprises, chargées de contrôler leurs clients, disposeront bien d'une semaine de « rodage » pour la mise en place de ces opérations de vérification. Même si la loi prévoit explicitement que tout manquement, constaté à partir de maintenant, tombera sous le coup de la nouvelle procédure de sanction.
A lire : Ce que prévoit la nouvelle loi pour les entreprises soumises au passe sanitaire

... les entreprises s'interrogent...

Avec l'entrée en vigueur imminente du passe sanitaire élargi, la pression monte d'un cran chez les professionnels concernés. Les restaurateurs ne cachent pas leurs inquiétudes, les centres commerciaux leur étonnement et le patronat ses incertitudes face à cette nouvelle contrainte anti-coronavirus.

... et l'exécutif fait profil bas

Pas de commentaire officiel, mais une réflexion philosophique. Quelques heures après la validation du passe sanitaire élargi par le Conseil constitutionnel, le président de la République Emmanuel Macron a publié, sur le réseau social TikTok, une vidéo, dans laquelle il justifie la mesure en ces termes : « En société, parce que nous dépendons les uns des autres, la liberté ne se conjuge pas au singulier. Notre liberté n'existe, ne tient, que si l'on protège les autres et on respecte [la leur] ». Du côté de Matignon, Jean Castex s'est contenté, par communiqué, de constater la décision favorable des Sages et de "[prendre] acte" de la censure de l'isolement obligatoire pour les malades du Covid-19. Pas un mot, en revanche, sur le rejet du licenciement pour les CDD et intérimaires réticents au passe sanitaire.

Le rétablissement (incomplet) de l'emploi salarié

Comme si de rien n'était. Au deuxième trimestre, et malgré le confinement d'avril, l'emploi salarié dans le privé s'est complètement rétabli de la crise du coronavirus, selon l'Insee... du moins en apparence. Dans le détail, l'industrie, les services marchands et l'intérim restent affaiblis par l'épidémie.

Export : verre à moitié vide, ou à moitié plein ?

Les échanges extérieurs de la France restent contaminés par la pandémie. Au deuxième trimestre, comme au premier, le déficit commercial s'est nettement creusé, selon les douanes. Parmi les facteurs évoqués : l'envolée des prix des matières premières et les conséquences de la crise sanitaire, qui dopent les importations, mais aussi la pénurie de composants électroniques qui freine les ventes automobiles.
Dans une publication séparée, le gouvernement s'est toutefois félicité du "redressement" en cours des échanges, sur l'ensemble du premier semestre, cette fois. Et de faire valoir que les exportations sont, par exemple, revenues au-dessus de leur niveau d'avant-crise dans le matériel militaire (+34,3 % en deux ans), la pharmacie (+6,6 %), l'agroalimentaire (+5,1 %) ou la chimie (+4,4 %). Autre bonne nouvelle mise en avant : dans les échanges de services, la France améliore son excédent commercial (+2,3 milliards d'euros, par rapport à la deuxième moitié de 2020), malgré le grippage persistant du tourisme international.

5 août

📍 Feu vert pour le passe sanitaire

Circulez, il n'y a rien à voir, ou presque. Le Conseil constitutionnel a validé, pour l'essentiel, l'extension du passe sanitaire. Seule disposition censurée : la rupture anticipée du contrat de travail pour les salariés en CDD ou intérim qui ne présenteraient pas le document à leur employeur. Pour le reste, plus rien ne s'oppose désormais à l'entrée en vigueur du passe, à partir de lundi, dans les bars, restaurants et lieux de loisirs de toute taille. A noter, par ailleurs, que la vaccination obligatoire pour le personnel des établissements de santé et certaines aides à domicile est, elle, approuvée sans réserve.
A lire : Le passe sanitaire élargi globalement validé, à l'exception des licenciements

2 août

📍 "Quoi qu'il en coûte", le retour

L'été devait être la saison du débranchement des aides d'urgence. La reprise épidémique en a décidé autrement. Afin d'aider l'économie des territoires d'Outre-mer, où confinement (Martinique et Réunion) et couvre-feu (Guadeloupe notamment) ont été réinstaurés, Bercy va élargir, en fonction des restrictions en place, l'accès au fonds de solidarité, ainsi qu'aux exonérations et à l'aide au paiement des charges sociales. Exemple d'assouplissement : partout où un confinement de plus de 8 jours s'appliquera en août, les entreprises de moins de 50 salariés enregistrant une baisse de chiffre d'affaires supérieure à 20 % (au lieu de 50 %) pourront demander l'aide de base du fonds (1 500 euros maximum).

30 juillet

📍 Les effets dopants du déconfinement

Le déconfinement, ça marche à tous les coups ! D'après l'Insee, la croissance française s'est élevé de 0,9 % sur le seul deuxième trimestre, pourtant marqué par un mois d'avril sous restrictions sanitaires. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a salué, sur France Inter, « une performance exceptionnelle », qui conforte la prévision du gouvernement pour cette année, fixée à +6 %. Performance à relativiser tout de même. Elle est l'une des plus faibles de la zone euro, qui a enregistré, en moyenne, un gain de 2 % (après un début d'année laborieux, à -0,3 %). Surtout, fin juin, le PIB français était revenu au même point qu'à l'été 2020, quand, déjà, la sortie du premier confinement avait boosté l'activité de manière spectaculaire. Mais, comme à l'époque, il reste inférieur de plus de 3 % par rapport à son niveau de fin 2019, soit avant l'irruption de l'épidémie de coronavirus.

Et maintenant, le plan d'investissement

C'est la troisième couche que l'on n'attendait pas. Après les aides d'urgence du printemps 2020 et le plan de relance de septembre dernier, Bercy planche sur la stratégie d'investissement, annoncée par Emmanuel Macron le 12 juillet. Bruno Le Maire devait faire, aujourd'hui, ses propositions au chef de l'Etat. Objectif : « créer de nouvelles chaînes de valeur en France », afin de « retrouver [notre] pleine indépendance technologique et souveraineté industrielle », expliquait, hier, le ministre de l'Economie. Parmi les filières officiellement ciblées, peu de surprises : les semi-conducteurs, les batteries électriques, l'hydrogène, les technologies de la santé... des domaines déjà ciblés soit par la relance, soit par le PIA4. De combien sera la rallonge ? BFMTV évoquait récemment un effort de 20 à 30 milliards d'euros. L'Elysée tranchera en août, a simplement indiqué Bruno Le Maire, pour une présentation de ce nouveau programme à la rentrée.

Une bulle d'oxygène pour le cinéma

Une rallonge pour le cinéma. Le CNC a décidé en urgence, hier, de débloquer 90 millions d'euros d'aides supplémentaires pour le secteur, dont 59,3 M€ pour compenser les pertes de recettes des salles. Un soutien de dernière minute, officiellement justifié par les restrictions subies jusqu'en mai, et non par les conséquences du passe sanitaire, imposé depuis le 21 juillet. Et pourtant, Bruno Le Maire l'a reconnu « volontiers », ce matin, sur France Inter : cette contrainte « a eu un impact » sur le cinéma. Mais le ministre de l'Economie renvoie les professionnels à son rendez-vous du 30 août pour faire les comptes, et prendre, éventuellement, de nouvelles mesures.

Les nouvelles batailles du rail

Le train du futur sera léger et numérisé. Ce sont en tout cas les deux axes d'innovation que l'Etat entend soutenir dans le domaine ferroviaire, et dans le cadre de son 4e programme d'investissements d'avenir (PIA4). La recherche de projets à financer vient de commencer, avec le lancement d'un appel à manifestation d’intérêt dédié.

La galère persistante de l'aérien

A peine une lumière au bout du tunnel aérien. Malgré une perte nette d'1,4 milliard d'euros au deuxième trimestre (autant qu'au premier), Air France affirme percevoir "depuis juin, les premiers signes de la reprise", malgré des incertitudes persistantes. L'Association internationale du transport aérien (Iata) se montre, elle, beaucoup moins optimiste. En juin, la demande était encore en baisse de 60,1 % par rapport à 2019 - à peine mieux qu'en mai (-62,9 %). "Ceci n'est pas une reprise, c'est une crise qui se poursuit, provoquée par l'inaction des gouvernements", a fustigé le directeur général Willie Walsh. Pour lui, "à chaque jour qui passe, l'espoir de voir une reprise significative du trafic international cet été s'évanouit".

Les entreprises ne trouvent pas le bon profil

Comment les entreprises expliquent-elles leurs difficultés de recrutement, désormais présentées comme l'un des principaux freins à la croissance ? Le problème vient d'abord de la pénurie de candidats formés aux métiers recherchés, motif cité, fin juin, dans les deux tiers des cas, d'après une enquête de la Dares (ministère du Travail). Loin derrière viennent les exigences accrues des postulants en matière de conditions de travail (33,8 %) ou de salaire (29,8 %), à égalité avec la prolongation exceptionnelle des droits pour les chômeurs, qui découragerait la reprise du travail. Mais certains employeurs ont aussi été pris de court par les conséquences de la crise sanitaire : près d'1 sur 10 a dû faire face au départ imprévu de salarié placé en chômage partiel. Pour pallier ces difficultés, les entreprises se résolvent majoritairement à revoir leurs critères d'embauche sur le profil ciblé (expérience, qualification...).
A lire : La pénurie de main-d'œuvre freine la reprise de Vauconsant

La crise fatale aux ruptures conventionnelles

Avec la crise du coronavirus, les ruptures conventionnelles ont moins la cote. En 2020, et malgré un pic historique en juillet, le nombre de dossiers homologués (427 000 au total) a ainsi chuté de 3,6 % sur un an, d'après la Dares (ministère du Travail) - une première depuis 2013. Cà et là, quelques exceptions à ce repli généralisé persistent, comme en Nouvelle Aquitaine (+4,1 %), chez les plus de 50 ans (+3,2 %) ou les cadres (+2,3 %). Au niveau sectoriel, l'étude note, par ailleurs, un lien entre le niveau d'activité et le recours à cette procédure : plus le premier recule, moins la seconde est utilisée. A noter que le recul des ruptures conventionnelles s'est poursuivi début 2021, comme l'a souligné la Dares il y a deux jours.

29 juillet

📍 Le déclin du chômage partiel et du télétravail intégral

Un parfum de retour à la normale flottait dans les entreprises en juin. Avec le déconfinement, le chômage partiel n'avait jamais été aussi peu demandé par les entreprises depuis le début de la crise sanitaire, selon la Dares (ministère du Travail). Le télétravail intégral, lui, a été divisé par deux. Et la menace des plans sociaux continuait de s'éloigner pour une part toujours croissante d'entreprises. Mais ça, c'était avant : ces données s'appuient pour l'essentiel sur une enquête bouclée le 14 juillet, alors que la reprise épidémique commençait à peine à faire parler d'elle.

Le logement neuf sur la bonne voie

Le logement neuf retrouve un rythme de croisière. Au deuxième trimestre, les permis de construire ont progressé d'1,6 % en trois mois (et +1,2 % comparativement à la même période de 2019), selon le ministère de la Transition écologique. Coup de mou, en revanche, pour les mises en chantier (-2,7 % par rapport au début de l'année), mais elles s'affichent, elles aussi, au-dessus de leur niveau d'il y a deux ans (+1,5 %). Autre signe de cette reprise, jusqu'ici assez longue à se dessiner : entre avril et juin, le nombre de logements, autorisés et commencés, "a été très proche (-0,2 %) de la moyenne des douze mois précédant le premier confinement (mars 2019 à février 2020)".

Le financement des PME innovantes entre dans sa huitième vague

C'est reparti pour un tour. Le concours d'innovation i-Nov lance son huitième appel à candidatures. L'objectif reste le même (soutenir les start-up et PME innovantes), mais les thématiques évoluent et se renouvellent.

La relance irradie (un peu) le nucléaire

Nouvelle salve de subventions pour le nucléaire. L'Etat accorde 6,8 millions d'euros à 13 nouveaux projets, portés par 17 entreprises (dont 5 d'Auvergne Rhône-Alpes et 4 d'Ile-de-France), dans le cadre du plan de relance. L'appel à projets reste ouvert jusqu'au 7 septembre - et il y a encore de quoi faire : après l'annonce des premiers lauréats, mi-avril, seul un tiers des 120 millions d'euros dédiés au soutien des investissements de la filière a été consommé jusqu'à présent.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Environnement : l'appel de l'Etat à la bonne volonté du e-commerce

En attendant la nouvelle loi Climat, le gouvernement mise sur la bonne foi. Il vient de lancer deux "chartes d'engagements" à destination des entreprises du e-commerce et de la logistique. Ces documents compilent chacun une dizaine d'actions que les signataires promettent d'accomplir en faveur de l'environnement. En échange, l'Etat promet de clarifier et fluidifier ses procédures pour favoriser l'installation d'entrepôts en France.

28 juillet

📍 Passe sanitaire élargi : coup d'envoi le 9 août...

Cette fois, on connaît la date. Le gouvernement vise une entrée en vigueur de la loi sur l'extension du passe sanitaire pour le lundi 9 août, a indiqué son porte-parole Gabriel Attal, soit quatre jours après la décision très attendue du Conseil constitutionnel sur le texte. S'ensuivra, pour les établissements nouvellement concernés par cette obligation, une « période de rodage d'une semaine », c'est-à-dire « un temps d'adaptation de tolérance, de pédagogie, d'accompagnement ». Et jusqu'à quand sera maintenue la mesure ? En théorie, jusqu'au 15 novembre, à moins d'en repasser par le Parlement pour la prolonger. Mais « dès lors que nous n'aurons plus besoin du passe sanitaire pour lutter contre l'épidémie, nous ne l'utiliserons plus », a assuré Gabriel Attal.

... sans contrôles automatiques dans les transports...

Si les établissements recevant du public concernés doivent a priori vérifier le passe sanitaire en toutes circonstances, ce ne sera pas le cas dans les transports. Les contrôles seront aléatoires et, à tout le moins dans les trains, ils ne se feront « pas de façon totalement étanche et systématique », a admis le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, sur BFMTV.

... mais avec un rendez-vous fin août pour faire les comptes

L'Etat promet de ne pas lâcher les entreprises soumises au passe sanitaire. Face à l'appel à l'aide de plusieurs secteurs (cinémas et parcs de loisirs en tête), le gouvernement donne rendez-vous le 30 août aux professionnels concernés (culture, tourisme, restauration...). Ce jour-là, a expliqué le ministre de l'Economie, sur RTL, « nous verrons avec eux quelles sont les pertes de chiffre d'affaires [par rapport à 2019, NDLR] et nous prendrons les mesures nécessaires pour les aider. Il n'est pas question d'abandonner qui que ce soit dans cette crise », a promis Bruno Le Maire.
En attendant, le dialogue n'est pas rompu. Ce matin, les acteurs de la culture ont été reçus pour un point d'étape, une semaine après l'application du passe dans les établissements de plus de 50 personnes. Cet après-midi, c'était au tour des représentants de l'événementiel professionnel d'être entendus par Bercy.

Aéronautique : la quête du carburant propre est lancée

Bientôt des carburants "durables" made in France dans les avions ? L'Etat prend les paris et met 200 millions d'euros sur la table. Son objectif : accélérer l'innovation dans ce domaine et jeter les bases d'une nouvelle filière industrielle.

Relance : l'industrie boude la décarbonation

Pendant ce temps-là, la décarbonation de l'industrie, elle, peine toujours à convaincre. Dans le cadre du plan de relance, l'Etat a retenu 29 projets supplémentaires de transition écologique : 15 seront soutenus à hauteur de 28 millions d'euros, au titre du volet dédié à l'efficacité énergétique (dont 3 l'avaient déjà été en 2020), 14 autres (portés par seulement 9  entreprises différentes) recevront, pour leur passage à la chaleur biomasse, quelque 67 millions d'euros (dont 52 M€ d'aide au fonctionnement... sous réserve de validation de ce dispositif par l'UE !). Plus du tiers de ces lauréats sont basés dans le Grand Est. Ces appels à projets restent ouverts jusqu'au 14 octobre. Depuis septembre, ils n'ont toutefois reçu que 242 candidatures. C'est 4,5 fois moins que celui sur la relocalisation et 7,5  fois moins que les fonds de modernisation de l'automobile et l'aéronautique.

Le marché du travail en sous-régime... sauf les licenciements

Plus d'embauches, mais aussi plus de licenciements et de démissions. Le marché du travail affiche une dynamique pour le moins paradoxale, au cours du premier trimestre 2021, montrent les derniers chiffres de la Dares (ministère du Travail). Paradoxale mais toujours très perturbée par la pandémie de Covid-19. Preuve en est : contrairement aux recrutements, les licenciements pour raison économique ont retrouvé, et même dépassé, leur niveau d'avant-crise depuis longtemps.

La reprise épidémique ne nuit pas (encore) à l'économique

Pour l'instant, ça tient. Le FMI maintient sa prévision de croissance pour la France à 5,8 % en 2021. La zone euro ferait moins bien (4,6 %), mais mieux qu'annoncé en avril (+0,2 point). Au niveau mondial, pas de changement : le PIB est toujours attendu en progression de 6 % cette année, mais l'institution met en garde contre une reprise à deux vitesses entre pays développés et émergents.

27 juillet

📍 Passe sanitaire : clarification du gouvernement sur le licenciement...

Le gouvernement n'a pas dit son dernier mot sur le licenciement pour défaut de présentation d'un passe sanitaire. La procédure a, certes, disparu de la loi adoptée ce week-end. Mais, a prévenu Elisabeth Borne, sur BFMTV, « il ne faut pas laisser croire aux salariés qu'il ne peut pas y avoir de licenciement. » Simplement, explique la ministre du Travail, ce sont les règles ordinaires du Code du travail qui s'appliqueront, là où le gouvernement prévoyait, à l'origine, un délai de deux mois avant toute rupture du contrat de travail. Ceci étant, « si [l'épidémie] doit se prolonger, il faudra que l'on revienne vers le Parlement pour bien encadrer cette procédure ». Ces précisions devraient rassurer la CPME : son président s'était inquiété, hier, de ne plus pouvoir se séparer d'un salarié refusant le passe sanitaire (voir actualité du 26 juillet).

... détresse dans la culture et les loisirs...

Ils ont essuyé les plâtres et ils sont en train de prendre la poussière. Les parcs de loisirs, salles de cinéma et autres lieux de culture, soumis au passe sanitaire depuis mercredi, déchantent sérieusement. Face à l'effondrement de la fréquentation, plusieurs représentants de ces secteurs réclament à l'Etat des aides d'urgence pour sauver encore ce qui peut l'être.

... et double validation du Conseil d'Etat

En attendant, le Conseil d'Etat n'a toujours rien trouvé à redire au passe. Dans deux décisions distinctes, rendues public hier soir, il a validé l'extension de cet outil aux lieux de culture et de loisirs de plus de 50 personnes, en vigueur depuis mercredi dernier. Principale raison invoquée : les "circonstances exceptionnelles liées à la reprise de l’épidémie" de Covid-19, qui justifiaient la mise en place rapide de cette nouvelle action. Le juge administratif note également que le décret contesté sera bientôt périmé, car remplacé par la loi adoptée dimanche soir au Parlement. Au début du mois (voir actualité du 8 juillet), le Conseil d'Etat avait pourtant donné son aval au passe, notamment parce qu'il n'était pas imposé pour les "activités du quotidien".

Avalanche de restrictions sanitaires locales

Face à la reprise de l'épidémie de Covid-19, chaque département y va désormais de ses propres mesures sanitaires. Rien qu'aujourd'hui, la Haute-Corse a renforcé et étendu à tout son territoire le dispositif mis en place, à la mi-juillet, sur une partie de son littoral (voir actualité du 16 juillet), tandis que le Bas-Rhin, l'Hérault ou encore la Gironde (à partir de demain) ont décidé, entre autres, de rétablir partiellement le port du masque obligatoire.

Filet de sécurité renforcé pour les indépendants

Il n'y a pas que des contraintes et des obligations dans la loi sur le passe sanitaire étendu. Il y a aussi quelques droits. Le texte introduit, en particulier, un double aménagement des règles sur la protection sociale des indépendants. Objectif : limiter l'impact de la crise du coronavirus sur leur niveau d'indemnisation en cas d'arrêt de travail.

Les entreprises incitées à rouler vert

Nouveau changement de règles pour le bonus écologique et la prime à la conversion. Revues à la baisse le 1er juillet, ces aides à l'achat de véhicules propres viennent d'être finalement revalorisées pour les camionnettes et les vélos. Un coup de pouce qui s'adresse en grande partie aux professionnels.

Les vases communicants du chômage

Le vrai-faux reflux du chômage se poursuit. Entre avril et juin, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi sans travail (3,75 millions de personnes, dites de catégorie A) a, certes, reculé d'1,3 % en trois mois (-14,8 % en un an), en France (hors Mayotte). Soit la quatrième baisse trimestrielle consécutive, constatée par la Dares (ministère du Travail). Sauf qu'en parallèle, la tendance est exactement inverse pour les demandeurs d'emploi en activité réduite : ces catégories B et C sont en hausse d'1 % par rapport au début d'année... et même de 30,4 % sur un an, à leur plus haut niveau depuis le printemps 2019.

26 juillet

📍 Ca passe pour le passe...

L'extension du passe sanitaire franchit l'obstacle parlementaire. L'Assemblée nationale et le Sénat sont tombés d'accord, hier soir, sur un texte commun. Il doit, à présent, être soumis au Conseil constitutionnel, avant d'être promulgué et d'entrer en vigueur. Principale évolution pour les entreprises : le licenciement de salariés pour défaut de présentation du passe a disparu (sauf pour les CDD). Cette procédure avait suscité la colère des syndicats et l'inquiétude du patronat.
A lire : Ce que prévoit la nouvelle loi pour les entreprises soumises au passe sanitaire

... mais ça tracasse la CPME

Alors, soulagé, les patrons de ne pas avoir à licencier des salariés pour défaut de passe sanitaire ? Eh bien, pas vraiment... La solution retenue par le Parlement laisse perplexe le président de la CPME. « Je ne sais pas trop comment tout cela peut se gérer concrètement », a lâché François Asselin sur France Info. Il craint, pêle-mêle, « un vide organisationnel » pour l'employeur qui doit remplacer les travailleurs suspendus, le risque d'un « débat stérile » entre les deux parties... bref  « une sorte de no man's land » sans sécurité ni économique ni juridique, pour l'un comme pour l'autre. Le dirigeant de la CPME en vient même à regretter de ne plus pouvoir recourir au licenciement dans ce cas ! Ou alors, s'interroge-t-il, « sur quel motif pourrait-[on] appuyer cette procédure ? Nous ne le savons pas. »

La vaccination sur le temps de travail facilitée

Pour avoir son passe sanitaire, encore faut-il pouvoir accéder à la vaccination. Pour ce faire, la loi votée hier introduit, au bénéfice des salariés et des stagiaires, une "autorisation d'absence" spécifique, sans diminution de salaire ni de droits. Ils peuvent l'utiliser pour leurs propres rendez-vous, mais aussi, pour accompagner aux leurs, un mineur (ou un majeur protégé) dont ils ont la charge.

Relance : une rallonge pour le bois

La filière bois va profiter un peu plus du plan de relance. Après plusieurs initiatives en sa faveur, le gouvernement a annoncé, ce week-end, lui octroyer 100 millions d'euros en plus d'ici à 2022. Des "assises" sur l'avenir de la forêt et du bois français seront, par ailleurs, organisées en septembre.

Automobile, aéronautique : le soutien continue

Nouvelle vague de subventions aussi pour les deux industries les plus affectées par la crise du coronavirus. L'Etat va soutenir quelque 101 projets supplémentaires dans le cadre du plan de relance. Soit 46 dans l'automobile (pour 33 M€) et 55 autres dans l'aéronautique (pour 39 M€). Principales régions représentées : l'Auvergne Rhône-Alpes (27 lauréats au total) et l'Occitanie (14). Attention, pour les entreprises encore intéressées, le temps presse : l'édition 2021 de cet appel à projets se termine le 7 septembre.
⏩ Postuler sur le site de Bpifrance.

23 juillet

📍 Reprise sans conviction dans les TPE-PME

Un léger sursaut, plutôt qu'un vrai rebond. Les petites et moyennes entreprises affichent un optimisme prudent et des espoirs limités pour 2021, selon l'enquête de conjoncture semestrielle que Bpifrance Le Lab leur consacre. Moins de la moitié d'entre elles s'attendent ainsi à un retour à la normale d'ici la fin de l'année. Une proportion bien plus faible que dans les ETI.

La "sortie de crise" s'organise malgré tout

L'Etat met en place son assistance à entreprises en danger. A mi-chemin entre les plans d'urgence et de relance, il s'agit, cette fois, d'épauler des sociétés viables, mais mises en difficulté par la crise du coronavirus. La stratégie, présentée le 1er juin, commence à se concrétiser autour d'un numéro de téléphone unique (le 0806 000 245) et de "conseillers départementaux à la sortie de crise", pour orienter les dirigeants vers des dispositifs adaptés à leur situation. A l'automne, les services de l'Etat dresseront, par ailleurs, une liste d'entreprises identifiées comme fragiles. Elles seront contactées une par une et se verront proposer "un soutien adapté, dans un cadre strictement confidentiel et sur la base du volontariat".

Passe sanitaire : les précisions du gouvernement...

Les informations continuent de tomber au compte-gouttes sur l'application du passe sanitaire dans les entreprises... Nouveaux détails de la ministre du Travail, aujourd'hui, dans Ouest France : l'employeur « devra contrôler la validité [du] passe [de ses salariés] chaque jour, sauf pour ceux qui lui fourniront, sur la base du volontariat, une attestation de vaccination », a indiqué Elisabeth Borne. La police pourra s'assurer, dans un second temps, que cette procédure quotidienne est bien respectée.
Autre précision : parmi les alternatives au licenciement pour les réfractaires, figurera également le télétravail. De manière générale, explique la ministre, « on laisse la possibilité à l’employeur d’aménager l’organisation du travail du salarié concerné ». Une souplesse inscrite dans le projet de loi en cours d'examen au Parlement. Il n'est arrivé qu'aujourd'hui au Sénat. Avec 24 heures de retard, après d'âpres discussions à l'Assemblée nationale.

... le rétropédalage de l'administration...

Finalement, accueillir volontairement moins de clients pour éviter d'avoir à leur demander le passe sanitaire, ce n'est pas triché (voir actualité d'hier), c'est toléré. La Direction générale de la Santé est revenue, hier soir, sur son interprétation stricte de cette contrainte imposée aux lieux de culture et de loisirs de plus de 50 personnes depuis mercredi. "S’ils mettent en vente moins de 50 places et prévoient donc d’accueillir moins de 50 spectateurs, alors le passe sanitaire ne s’applique pas", a indiqué l'administration au Parisien. En revanche, si aucune jauge n'est fixée en amont et que moins de 50 clients se présentent finalement, il faudra bien leur demander leur document. Pour être tout à fait complet, voici précisément ce que dit le Journal officiel sur le sujet : "Le seuil de 50 personnes (...) est déterminé en fonction du nombre de personnes dont l'accueil est prévu [par les entreprises] (...), en fonction des règles qui leur sont applicables et des limitations prévues par le présent décret".

... le holà des partenaires sociaux...

Le passe sanitaire étendu n'en finit décidément plus d'agiter les esprits. Vous en voulez une autre démonstration ? En début de semaine, le patronat s'était mobilisé contre les lourdes sanctions un temps envisagées contre les entreprises (elles ont été assouplies depuis). Cette fois, les partenaires sociaux, du Medef à la CGT, montent au créneau contre la procédure de licenciement, prévue envers les salariés dépourvus de leur document.

... et les 4 réserves du Medef

« Tout est préférable à un confinement. » Le patron du Medef apporte son soutien, dans Le Parisien, au projet de loi qui imposera le passe sanitaire à la plupart des lieux recevant du public à partir du mois d'août. Mais Geoffroy Roux de Bézieux formule quatre voeux : dispenser les centres commerciaux de cette contrainte ; rallonger d'un mois, jusqu'au 30 septembre, le délai accordé aux salariés pour se mettre en règle ; faire payer à l'Etat les indemnités des futurs licenciements pour défaut de passe sanitaire ; prévoir une clause suspensive dans les nouveaux contrats de travail, de manière à donner du temps à une recrue non-immunisée pour se faire vacciner, et ainsi éviter une paralysie des recrutements, en pleine pénurie de main-d'oeuvre.
Le président du Medef appelle, par ailleurs, à l'arrêt du "quoi qu'il en coûte". Mais demande un accompagnement spécifique pour les 30 000 entreprises « qui auront des difficultés à rembourser leur prêt [garanti par l'Etat] à partir du 1er avril 2022 ».

L'aide aux commerces multi-services affinée

Il n'y a pas que le passe sanitaire qui fait l'objet de précisions et corrections tardives. La nouvelle aide pour les commerces multi-services aussi. Annoncée il y a une semaine (voir actualité du 15 juillet), mais entrée en vigueur hier, elle sera réservée aux entreprises créées avant le 31 décembre dernier et situées en zone rurale ("dans une commune peu dense ou très peu dense", dixit le décret). Pour y avoir accès, elles doivent avoir subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 10 % au premier semestre 2021. La mesure vise les commerces alimentaires, supérettes, bars-tabac, boulangeries et fermes agricoles avec une activité de restauration.

22 juillet

📍 La crise de trésorerie guette les entreprises françaises

Elles sont passées entre les gouttes en 2020. Elles pourraient boire la tasse en 2021. D'après Euler Hermes, les entreprises sont plus que jamais sous la menace d'une crise de trésorerie... quand bien même elles ont réussi à déjouer ce risque l'an dernier. Sauf que, cette fois, l'assureur-crédit en est certain : les sociétés françaises sont parmi "les plus vulnérables" de la zone euro en la matière.

Les patrons gardent le moral

Le climat des affaires reste au beau fixe en juillet. Cet indicateur, calculé par l'Insee, perd 1 point en un mois, mais il en compte quasiment 18 de plus qu'en avril ! Interrogés du 28 juin au au 19 juillet, les chefs d'entreprise de l'industrie sont particulièrement optimistes : ils n'ont jamais été aussi nombreux à anticiper une évolution positive à court terme de la demande depuis 2000... mais ils n'ont aussi jamais connu autant de "difficultés d'offre" que depuis cette même année ! Des difficultés qui  se doublent de problèmes de recrutement croissants, désormais ressentis par 44 % des industriels interrogés (+5 points en trois mois).

Le passe patine, le masque revient

La course contre la montre (et le coronavirus) se poursuit, mais pas vraiment comme le gouvernement l'aurait espéré. L'Assemblée nationale n'a toujours pas fini d'examiner le projet de loi (et son millier d'amendements) sur l'obligation vaccinale et le passe sanitaire. Le texte était censé arriver dès aujourd'hui au Sénat.
Pendant ce temps-là, les restrictions localisées, elles, fleurissent partout sur le territoire. Dans les Landes, qui ne sont jamais allées au bout de leur déconfinement, les mesures censées s'éteindre hier (voir actualité du 8 juillet) ont été prolongées jusqu'au 4 août, selon la presse locale. Dans le Var, le port du masque est rétabli dans les lieux publics de 58 communes du littoral. C'est déjà le cas (liste non-exhaustive) dans la majeure partie de l'Hérault, depuis aujourd'hui, et dans 46 communes de Charente-Maritime, depuis mardi et jusqu'à la fin août. Enfin, depuis cette semaine, les Pyrénées-Orientales ont emboîté le pas à la Haute-Corse, et ordonné la fermeture des bars et restaurants à 23h jusqu'au 2 août (voir actualité du 16 juillet).

Passe sanitaire : réduire sa jauge, c'est triché

Abaisser sa jauge pour éviter d'appliquer le passe sanitaire est interdit. Et passible de sanctions. La mise au point de la Direction générale de la Santé (DGS) ne va pas faire les affaires des lieux de culture et de loisirs, soumis à cette contrainte depuis hier. Certains, comme les cinémas Le Méliès, à Saint-Etienne, avaient décidé de limiter volontairement le nombre de clients reçus à 49, afin de ne pas avoir à filtrer les entrées en fonction du passe sanitaire. Mais "la jauge de 50 personnes, retenue [dans le décret], est déterminée en fonction de la capacité d’accueil de l'établissement, et non en fonction de l’occupation réelle des lieux", a rappelé la DGS à BFMTV et France Info.

Cybersécurité : une alerte aux piratages pour les TPE-PME

Mobilisation générale pour protéger les petites entreprises des cyberattaques. Un nouveau dispositif d'alerte les préviendra désormais de la survenue d'incidents majeurs, susceptibles de compromettre leur sécurité. Initiative conjointe de l'Etat, du patronat et du réseau des CCI et CMA, dans un contexte où les piratages frappent et mobilisent les entreprises de toutes tailles, partout en France, de la Bretagne à la Région Sud, en passant par les Pays de la Loire.

Brittany Ferries prépare l'avenir

Malgré la tempête, Brittany Ferries maintient le cap. La compagnie maritime bretonne a prévu de se doter de deux bateaux neufs, pour renouveler sa flotte. Deux navires made in China.
A lire : Brittany Ferries investit 220 millions d'euros dans deux nouveaux navires hybrides

21 juillet

📍 Le printemps des embauches

Un immense appel d'air sur le marché du travail. Déconfinement aidant, les recrutements ont explosé au deuxième trimestre, selon la Caisse nationale de l'Urssaf. Bonne nouvelle : ce boom profite aux contrats longs. A tel point que la France n'avait jamais connu autant d'embauches de plus d'un mois sur un seul trimestre.

Passe sanitaire : nouveaux éclaircissements pour les entreprises...

A chaque jour, ses clarifications sur le passe sanitaire obligatoire. Le Premier ministre Jean Castex a apporté sa pierre à l'édifice, ce midi, sur TF1. Au coeur de son intervention : la responsabilité des entreprises dans le contrôle du précieux document, ainsi que la durée de la période de rodage, qui leur avait été promise lundi soir.
Par ailleurs, le chef du gouvernement a confirmé qu'une personne vaccinée, en contact avec un malade du Covid-19, n'aurait plus besoin de s'isoler par précaution, si elle a été testée négative. Enfin, et malgré les nouvelles mesures envisagées, Jean Castex s'est refusé à écarter l'hypothèse d'un futur confinement, même partiel.

... levée de boucliers au sujet des licenciements...

A peine l'incendie éteint d'un côté, qu'une nouvelle étincelle enflamme les patrons. Si le gouvernement a voulu apaiser les entreprises sur la question du contrôle du passe des clients, il n'aura pas tardé à être réattaqué, cette fois au sujet du licenciement des employés récalcitrants. C'est la ministre du Travail Elisabeth Borne qui a mis le feu aux poudres : hier soir, sur BFMTV, elle a présenté une palette d'options à disposition des employeurs, pour leur éviter d'en arriver à des sanctions disciplinaires. Mais, en dernier recours, un licenciement, avec versement d'indemnités, pourra être prononcé. "Inacceptable", qui plus est dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, dénoncent aujourd'hui les organisations professionnelles de la restauration. Elles exigent "un motif qui libère l’entreprise de coûts" et une "charge de la preuve, en cas de contentieux prud’homal, [sur le] seul salarié".

... et premier jour d'application à grande échelle

Le passe sanitaire étendu à l'épreuve du terrain. Dès aujourd'hui, ce document est imposé à l'entrée des lieux de culture et de loisirs, d'une capacité d'accueil supérieure à 50 personnes. Il ne s'agit toutefois que d'une première étape à l'élargissement annoncé de ce dispositif contre le Covid-19. La suivante (application aux bars, restaurants, centres commerciaux...) nécessite l'adoption d'une loi. Elle arrive justement aujourd'hui devant l'Assemblée nationale.

Pas d'exemption de port du masque en entreprise

Vaccinés ou pas, en poste dans un lieu soumis à passe sanitaire ou non, les salariés n'y couperont pas : « Le port du masque reste obligatoire en entreprise », a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, hier soir, sur BFMTV. La règle ne sera donc pas la même que pour les clients, autorisés, eux, à retirer leur protection, dès lors qu'ils sont dans un endroit soumis au fameux passe.

Les entreprises encore gâtées par le budget rectificatif

Qui a dit que la politique du "quoi qu'il en coûte" était finie ? Certainement pas le Parlement. Publié hier au Journal officiel, le budget rectificatif 2021, fourmille encore de mesures en faveur des entreprises. Dont certaines ajoutées par les députés et les sénateurs, par exemple, sur la "prime Macron" ou le gazole non-routier.

20 juillet

📍 Passe et vaccination obligatoires : l'exécutif abat ses cartes...

Le gouvernement revoit (un peu) sa copie sur le passe sanitaire. Le projet de loi, présenté hier soir, prévoit plusieurs ajustements par rapport aux annonces préliminaires d'Emmanuel Macron, une semaine plus tôt. Ces modifications bénéficient principalement aux entreprises, chargées de contrôler le respect, par leurs clients et employés, de cette nouvelle obligation.
A lire : Sur le passe sanitaire, le gouvernement fait plusieurs concessions aux entreprises

... mais peine à convaincre les entreprises

Les clarifications du gouvernement n'y auront pas suffi. Les entreprises concernées par le passe sanitaire obligatoire restent pantoises :
- La CPME, rassurée sur l'échelle des sanctions, qui l'inquiétait tant, relaie désormais l'inquiétude des dirigeants sur "la conduite à adopter face aux refus [de présentation du passe] et [les] éventuels conflits que cela ne manquera pas de générer, tant avec leurs clients que leurs salariés". L'organisation patronale attend aussi de "connaître rapidement les mesures de compensation financière" envisagées par l'Etat.
- Pour les centres commerciaux, le « flou » demeure. Avec l'ajout d'un critère local encore mal défini, « le gouvernement vient rajouter des incertitudes. (...) L'Etat se rend compte maintenant que [ses] mesures ne sont pas applicables... », a commenté le délégué général de leur Conseil national (le CNCC) dans Le Parisien. Et la CPME d'enfoncer le clou : "La plupart de ces professionnels en zone rurale sont donc aujourd’hui dans l’incapacité de savoir s’ils sont ou non concernés".
- Pour les restaurants, l'UMIH continue de réclamer, dans Le Monde, une exemption de passe pour les terrasses, une dispense de contrôle d'identité et un délai supplémentaire pour l'application aux salariés.
A noter, par ailleurs, que sept syndicats de pompiers rejettent l'obligation vaccinale qui leur sera bientôt faite. Une mesure dénoncée comme une "atteinte aux libertés individuelles".

Et pourtant, le passe sanitaire, c'est déjà demain

Sans attendre le vote du projet de loi présenté hier soir, le passe sanitaire sera étendu, dès demain, à de nouveaux établissements. Un simple décret, publié aujourd'hui au Journal officiel, en donne les détails. Le texte ne se contente pas d'allonger la liste des activités visées. Pour celles qui étaient déjà concernées, il abaisse aussi le seuil à partir duquel la mesure s'appliquera.

Durée du PGE : le retour de l'arlésienne

C'est une revendication ancienne, mais toujours d'actualité : l'allongement de la durée du prêt garanti par l'Etat (PGE). « Je pense qu'on peut regarder positivement comment aller au moins jusqu'à six ans » de remboursement (en plus des deux années de différé d'amortissement déjà accordées), a prudemment déclaré le ministre délégué aux PME Alain Griset, ce matin, sur RMC.

Les patrons baissent les bras

Mais où est donc passé la vague de faillites tant redoutée ? A ce mystère persistant de la crise du coronavirus, le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce a peut-être trouvé une partie de la réponse : les chefs d'entreprise en difficulté n'attendent plus la cessation de paiement, ils jettent l'éponge avant. Un renoncement volontaire de plus en plus fréquent, mais aussi, parfois, opportuniste, suspecte cette étude.

La pandémie dérègle la balance commerciale française

La crise du coronavirus déséquilibre sérieusement la balance des paiements de la France. Le déficit des transactions courantes a atteint 43,7 milliards d'euros en 2020 - 6 fois plus qu'un an auparavant et à son plus haut niveau depuis 1982, selon le rapport annuel de la Banque de France. C'est que la pandémie a notamment fait augmenter le déficit tricolore dans les échanges de biens (+13,3 Md€, attribué en grande partie aux difficultés de l'aéronautique) et diminuer l'excédent dans les services (-7,6 Md€, plombé par le recul du tourisme international). Autre conséquence du Covid-19 : la Chine est devenue "le premier déficit commercial bilatéral de la France, devant l’Allemagne" (-27,2 Md€, contre -19,3 Md€).

19 juillet

📍 Semaine décisive pour imposer vaccination et passe sanitaire

Tambour battant. Sept jours à peine après leur annonce, les nouvelles mesures contre le Covid-19 (obligation vaccinale, passe sanitaire étendu) doivent être adoptées par le Parlement d'ici à la fin de la semaine. Première étape aujourd'hui : la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, à 18h30. Mais les choses sérieuses commenceront mercredi. Ce jour-là, le passe sanitaire sera requis pour l'accès des adultes aux lieux de culture et de loisirs de plus de 50 personnes. Et le projet de loi sera examiné par l'Assemblée nationale. C'est également mercredi que le Premier ministre Jean Castex a choisi de prendre la parole sur TF1, lors d'une interview pour le journal de 13h.

Passe sanitaire (1) : précisions sur les activités visées

Le gouvernement lève peu à peu le voile sur son projet de loi sur l'extension du passe sanitaire. Pour les centres commerciaux, il ne concernerait ainsi que ceux dépassant les 20 000 m², a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 18 juillet, au Journal du dimanche. Selon son estimation, ce plancher obligerait la moitié des sites français à appliquer la mesure, soit 30 000 commerces touchés au total.
Par ailleurs, et en attendant la nouvelle loi, l'obligation de passe sanitaire a été levée pour les mineurs, et ce, partout où elle s'appliquait depuis le 9 juin (rassemblements, lieux de loisirs et de culture de plus de 1 000 personnes, comme les parcs d'attraction, stades, salles de concert, lieux de danse, etc.).

Passe sanitaire (2) : inquiétudes sur l'impact économique

Quel sera l'impact économique du passe sanitaire sur les activités concernées ? Dans l'hôtellerie-restauration, « on considère que ça va baisser nos chiffres d'affaires de 30 à 50 %, suivant les régions », a affirmé le président du GNI-HCR d'Ile-de-France, sur BFM Business, ce matin. Réponse indirecte apportée par Bercy dès hier : le passe est un moindre mal. « C'est la reprise de la pandémie, et le retour du confinement, qui pourraient menacer le chiffre d’affaires » des entreprises visées par cette nouvelle obligation, a déclaré le ministre de l'Economie au JDD.

Passe sanitaire (3) : questions sur les sanctions des entreprises

Sujet plus sensible encore, les sanctions encourues par les entreprises qui ne contrôleraient pas les passes sanitaires. Deux organisations patronales (CPME et U2P) s'y sont fermement opposées aujourd'hui. Or, après avoir brandi la menace de lourdes punitions, le gouvernement semble vouloir calmer le jeu. L'amende maximale de 45 000 euros prévue dans le projet de loi, « ça me semble excessif », a convenu Bruno Le Maire lui-même, ce matin, sur France 2. Hier, dans le JDD, le ministre de l'Economie plaidait toutefois pour des mesures « dissuasives » : « Il serait injuste que ceux qui respectent les règles (...) soient pénalisés par ceux qui ne [le feraient pas] », déclarait-il. Avant de rappeler une autre sanction possible, encore jamais évoquée dans ce cas : exclure les réfractaires du fonds de solidarité.

Le fonds de solidarité de juin est ouvert

Elle est enfin arrivée. L'aide du fonds de solidarité au titre de juin peut être demandée en ligne depuis ce matin, a confirmé Bercy. La procédure restera ouverte jusqu'au 31 août. Mais gare aux déconvenues ! Les règles ont changé, avec la mise en place (annoncée) d'une logique dégressive et (plus surprenante) d'un accès restrictif au dispositif.
A lire : L'accès au fonds de solidarité de juin et juillet plus restreint qu'annoncé

Les touristes vaccinés du monde entier sont les bienvenus

La France ouvre la porte aux voyageurs vaccinés de tout pays. Quelle que soit la situation épidémique de leur lieu de départ, ils peuvent désormais rentrer dans l'Hexagone sans contrainte sanitaire, indique un décret publié ce week-end. Pour le reste, le texte durcit les conditions d'entrée en provenance de six pays d'Europe et impose des motifs impérieux pour plusieurs territoires ultra-marins. A noter, par ailleurs, que la liste des pays rouges, déconseillés aux voyages, s'élargit, avec l'ajout officiel de Cuba, l'Indonésie, le Mozambique et la Tunisie. Seul Bahreïn en sort.

16 juillet

📍 Le robinet du fonds de solidarité se referme

On savait qu'il serait dégressif. On le découvre aussi restrictif. Le fonds de solidarité de juin sera accessible à partir de lundi, mais il ne sera pas aussi ouvert que d'habitude : le gouvernement lui a donné un coup de vis plus important que ce qui avait été annoncé initialement. Et il lui a aussi donné une date d'expiration : le 16 août.
A lire : L'accès au fonds de solidarité de juin et juillet plus restreint qu'annoncé

Vaccination : sanctions en trois temps contre les salariés

Petit à petit, le brouillard se lève. Le ministère du Travail a détaillé, aujourd'hui, aux partenaires sociaux la procédure de sanction, en trois temps, prévue contre les salariés réfractaires à l'obligation de vaccination ou de passe sanitaire. Sans oublier de souligner, avant d'en arriver là, "l'importance de privilégier la pédagogie et l'accompagnement". Ces mesures, annoncées par le président de la République lundi dernier, seront compilées dans un projet de loi, qui sera officiellement présenté lundi prochain en Conseil des ministres.

Retour localisé aux restrictions sanitaires

En attendant le passe sanitaire, les restrictions refont leur apparition. Plusieurs départements reprennent des mesures contre le Covid-19. Dans les Pyrénées-Orientales, par exemple, c'est le port du masque en extérieur qui sera rétabli à partir de demain et jusqu'au 2 août. Plus spectaculaire encore, la Haute-Corse. Dans plusieurs communes entre Calvi et Saint-Florent, les fêtes dans des lieux publics sont désormais limitées à 50 personnes, tandis que les bars, restaurants et établissements de plage sont soumis à une jauge de 50 %, des tablées de 6 maximum et une fermeture obligatoire à 23h. En parallèle, la préfecture a fustigé, aujourd'hui, "des cas de fraude" au passe sanitaire, à l'entrée de "certains établissements de nuit, rendus possibles notamment par des contrôles inexistants ou insuffisants". Les forces de l'ordre vont donc intensifier leurs inspections. Un avant-goût, peut-être, de la future extension de cet outil de lutte contre le Covid-19 à de nouvelles activités.

La consolidation des créations d'entreprise

Un coup de mou et ça repart. Après un passage à vide en mai, les créations d'entreprise ont retrouvé de l'allant en juin, d'après l'Insee. L'hébergement-restauration, en particulier, retrouve des couleurs.

L'automobile a encore du chemin à faire

Encore un gros trou à combler pour le marché automobile. Au premier semestre, il s'est vendu 5,36 millions de voitures neuves dans l'UE, selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Un chiffre en progression de 25,2 % en un an... mais toujours en recul de 22,4 % par rapport à 2019 (soit 1,55 million de véhicules écoulés en moins). Du côté des constructeurs tricolores, le groupe Renault redresse bien plus doucement la tête (+7,7 % en un an), que Stellantis (+31 %). Mais ce dernier, issu de la fusion entre Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler, dépasse à peine le nombre d'immatriculations que le français PSA réalisait à lui tout seul en 2019.

15 juillet

📍 Passe sanitaire (1) : les sanctions seront lourdes

Les contours de la future obligation de passe sanitaire dans les établissements recevant du public se précisent. Si le projet de loi qui l'instaure sera adopté en Conseil des ministres lundi, la première version du texte a déjà fuité dans les médias. Elle prévoit de lourdes sanctions pour les employeurs et salariés qui refuseraient de se soumettre à cette nouvelle formalité. La vaccination sur les heures de travail sera, par ailleurs, facilitée. Parallèlement à cette offensive sur la vaccination, le gouvernement entend imposer l'isolement des personnes positives au Covid-19, pendant 10 jours et sous contrôle des forces de l'ordre. La mesure n'était, jusqu'ici, appliquée qu'à certains voyageurs en provenance de l'étranger.

Passe sanitaire (2) : le commerce exige aides et délais

L'obligation de présentation du passe sanitaire dans les lieux publics ne rassure pas les commerçants. Après la restauration (voir actualité du 13 juillet), dix fédérations professionnelles (dont celles de l'habillement, de la franchise, ou encore l'Union Sport et Cycle, Procoss et l'Alliance du Commerce) demandent au gouvernement d'en retarder l'application au 30 août pour les clients adultes (revendication également portée par la CPME) et au 15 septembre pour les mineurs (afin de ne pas compromettre la rentrée scolaire), comme pour les salariés. Les signataires réclament également des "mesures de soutien (...) pour indemniser les pertes subies par les entreprises, ainsi que les surcoûts d’exploitation engendrés par les mesures de contrôle". Pour rappel, les centres commerciaux font partie des établissements pour lesquels un passe sanitaire devrait être exigé à l'entrée en août, comme l'a annoncé Emmanuel Macron lundi.

Passe sanitaire (3) : la culture fait grise mine

Ils vont essuyer les plâtres dès le 21 juillet. Les professionnels de la culture (comme ceux des lieux de loisirs) seront soumis, dès mercredi prochain, et sans attendre le vote d'une nouvelle loi, au passe sanitaire obligatoire pour leurs clients (mesure valable, dans un premier temps, aux seuls établissements dont la capacité d'accueil dépasse les 50 personnes). L'annonce a eu l'effet d'un coup de massue pour Grégory Cometti, directeur du théâtre Le Capitole, à Avignon.
A lire : L'extension du passe sanitaire  est « une bombe atomique pour la culture »

Coup de pouce aux oubliés du "quoi qu'il en coûte"

L'Etat comble un trou dans sa raquette d'aides aux entreprises. Un guichet spécial, dédié aux commerces multi-services exclus du fonds de solidarité, vient d'être mis en place. A la clé : jusqu'à 8 000 euros d'indemnisation.

Fonds de solidarité : encore un peu de patience

Du retard à l'allumage. La procédure pour demander le fonds de solidarité de juin n'ouvrira que lundi, a indiqué le ministère de l'Economie. A cette occasion, le dispositif intègrera les nouvelles conditions, annoncées début mai - première étape au débranchement de cette aide d'urgence emblématique de la crise du Covid-19.

Les difficultés de recrutement plus dangereuses que le Covid-19

Même pas peur ! Pour la Banque de France, et contrairement au ministre de l'Economie (voir actualité du 29 juin), le variant Delta n'est pas la principale menace à la croissance en 2021. Le frein le plus important à la reprise est beaucoup plus classique, et bien connu : ce sont les difficultés de recrutement des entreprises. Une position que le gouverneur François Villeroy de Galhau a défendu, la semaine dernière, dans sa traditionnelle lettre annuelle au président de la République. Dans ce rapport, il plaide également pour mettre fin aux aides d'urgence "d'ici la fin de cette année", afin de privilégier le déploiement du plan de relance. "La clé, écrit-il, est notre capacité à cibler les besoins les plus pertinents pour préparer l'avenir" (transitions numérique et écologique, compétences). Une logique d'investissement qui doit rester temporaire, "et exclure toute nouvelle dépense pérenne".

Le déficit public (un peu) moins grand que prévu

Le déficit public déjà revu et corrigé. Réévalué à la hausse (à 9,4 % du PIB - voir actualité du 31 mai) dans le projet de budget rectificatif en cours d'adoption au Parlement, il sera finalement "légèrement inférieur à 9 % en 2021", a indiqué Bercy. Conséquence d'une prévision de croissance plus forte que prévu (6 %, au lieu de 5).

Transition écologique : l'UE inquiète l'automobile et l'aérien

Un pacte vert, beaucoup de mécontents. Au lendemain de la présentation par la Commission européenne de ses propositions pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, les industriels grincent des dents. « Dans le pire des cas », en France, elles pourraient mettre en danger 150 000 emplois dans l'automobile (deux tiers dans l'industrie, un tiers dans les services), à en croire François Roudier, le porte-parole de PFA, la plate-forme qui regroupe constructeurs et sous-traitants, sur France Info. De son côté, l'Association internationale du transport aérien (Iata) fustige une politique "contreproductive", car surtout fondée sur des taxes, qui "détruira des emplois" et "siphonnent l'argent" dont le secteur a besoin pour investir.

13 juillet

📍 La bataille de la vaccination est lancée...

Pas de restrictions pour tous, mais le maximum de contraintes pour certains. Le président de la République Emmanuel Macron a donc dévoilé, hier soir, sa stratégie pour accélérer la vaccination des Français et ainsi endiguer la progression du variant Delta. Au programme : extension du passe sanitaire et injections obligatoires. Deux mesures qui posent beaucoup de questions pour les entreprises et leurs salariés, en termes d'activité, d'applicabilité et de responsabilité.
A lire : Passe sanitaire, vaccination... ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron sur le Covid-19
A noter que le régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire sera prolongé jusqu'au 31 décembre (au lieu du 30 septembre), a admis le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à la mi-journée. Ce dispositif, entré en vigueur le 2 juin (voir actualité à cette date), permet aux autorités d'imposer, justement, l'usage du passe sanitaire et de prendre, éventuellement, de nouvelles restrictions contre le Covid-19.

... le plan d'attaque en entreprise se précise...

Après la théorie, place à la pratique. La ministre du Travail Elisabeth Borne a apporté quelques précisions utiles, sur LCI, concernant les mesures de lutte contre le Covid-19, annoncées par le président de la République hier soir : les conséquences d'un refus de la future obligation vaccinale seront graduées, mais bien réelles, pour les professionnels concernés ; l'extension du passe sanitaire à certains salariés débutera en août, charge à l'employeur de s'assurer alors du respect de cette disposition. Mais, a promis le porte-parole du gouvernement un peu plus tard, les autorités feront « preuve de souplesse », dans un premier temps. Des « modalités d'application » spécifiques pour les travailleurs sont ainsi en cours de discussions au niveau du ministère de la Santé.

... le passe sanitaire cristallise les débats

Malgré ces quelques éclaircissements, l'extension du passe sanitaire n'en finit pas de susciter des questions, et des inquiétudes :
- La CPME appelle les autorités à mettre en place d'"indispensables mesures d’accompagnement financier", en raison de l'impact de cette contrainte sur la clientèle, mais aussi à fournir "clairement la marche à suivre face à ceux, et en particulier les salariés, qui refuseraient de se soumettre à ces nouvelles règles".
- Les représentants de la restauration, Umih en tête, réclament, eux, un report de la mesure jusqu'en septembre, selon le journal Le Parisien, ainsi qu'une dispense pour les terrasses et le rétablissement du fonds de solidarité, tel qu'il s'appliquait au printemps (à la place de la dégressivité introduite en juin).
Autant de sujets que le gouvernement tente de désamorcer dès à présent : les représentants de l'hôtellerie-restauration, la grande distribution, les salles de sport et les lieux de loisirs sont reçus à Bercy, tout au long de l'après-midi. Mais, sur le calendrier, le porte-parole du gouvernement a déjà évacué le sujet : « L'épidémie, sa reprise et le variant Delta n'attendront pas le mois de septembre. »

L'agenda des réformes est fixé

Autre grand thème de l'allocution présidentielle d'hier soir : la poursuite des réponses conjoncturelles à la crise et des réformes structurelles du pays. A ce sujet, la refonte de l'assurance chômage, repoussée et suspendue à plusieurs reprises depuis un an et demi, sera « pleinement mise en oeuvre dès le 1er octobre », assure le chef de l'Etat. La réflexion sur le système des retraites sera réactivée à la rentrée (sachant qu'« il nous faudra travailler plus longtemps et partir à la retraite plus tard »), mais aucun projet en tant que tel ne sera lancé « tant que l'épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée ».
Pour septembre, Emmanuel Macron promet, en revanche un plan d'investissement pour « bâtir la France de 2030 », autour du « numérique, l'industrie verte, les biotechnologies ou l'agriculture » (voir ci-après) ; un « plan massif de formation et de requalification des chômeurs de longue durée » ; la présentation d'un « revenu d'engagement pour les jeunes (...) sans emploi ou formation ».

Un plan d'investissement au nom de l'indépendance

En quoi consistera ce plan d'investissement annoncé à la rentrée ? Le ministre de l'Economie a apporté quelques précisions ce matin. Il s'agira de mettre de l'argent « à la fois dans les compétences humaines et dans le capital, les nouvelles technologies, les innovations de rupture, qui nous permettront de rester une grande nation économique au XXIe siècle ». Bruno Le Maire fera ses propositions au chef de l'Etat à la fin du mois. Mais il donne d'ores et déjà un exemple d'activité à développer : les semi-conducteurs. « Est-ce qu'on dépend de la Chine et de Taiwan [pour ces produits], auquel cas, quand il n'y en a plus, nos usines sont à l'arrêt en France, ou est-ce que l'on réinvestit pour avoir de l'indépendance » en la matière ?, s'est-il interrogé sur France Info.

La croissance sera plus forte mais reste fragile

Finalement, le gouvernement cède à l'optimisme ambiant sur les chiffres de la croissance. Elle devrait être de 6 % en 2021 (au lieu des 5 % anticipés jusqu'ici), mais à une condition, a prévenu Bruno Le Maire, ce matin, toujours sur France Info : que « chacun [fasse] preuve de sens des responsabilités en matière de vaccination. » Pour le ministre de l'Economie, « la reprise est plus forte que prévu », mais l'activité est entravée par « un problème massif de recrutement dans certains secteurs et d'approvisionnement en matières premières ». Sur ce sujet des pénuries et autres envolées des prix, Bercy organisera « un deuxième échange, plus approfondi, dans les jours qui viennent », avec les professionnels concernés. Le premier rendez-vous, à la mi-juin, s'était conclu par un appel à la solidarité de toutes les parties prenantes et la mise en place d'un comité de crise.
A lire : Pour l'UIMM Alsace, la pénurie de matières premières est un frein fort à la reprise

L'UE valide définitivement la relance française

Cette fois, c'est la bonne. Le plan de relance français a reçu l'approbation du Conseil des ministres des Finances de l'UE, ultime étape à la validation définitive de ce programme de dépenses, déjà accepté par la Commission européenne (voir actualité du 23 juin). La décision du jour va permettre à la France de recevoir, sous deux mois, un premier chèque de Bruxelles, à hauteur de 5,1 milliards d'euros (soit près de 13 % de l'enveloppe prévue), se réjouit Bercy.
Un bémol quand même : l'Union européenne comptait instaurer une taxe sur le numérique pour financer son soutien de 750 Md€ à la relance... mais elle a annoncé, hier, la "mise en pause" de ce projet, très mal vu par les Etats-Unis. Bruxelles a justifié cette suspension par son souci de faire aboutir la réforme de la fiscalité internationale actuellement en cours d'élaboration (voir actualité du 10 juillet).

La Tunisie passe au rouge

Dernière annonce du jour dans la lutte contre le Covid-19 : la Tunisie passe dans la liste des pays rouges. C'est-à-dire ceux pour lesquels des contraintes sanitaires maximales s'appliquent aux voyageurs. Selon plusieurs médias, Cuba, l'Indonésie et le Mozambique devraient connaître le même sort - information que le porte-parole du gouvernement n'a toutefois pas confirmée.

12 juillet

📍 Vers de nouvelles mesures sanitaires ?

Faire progresser la vaccination contre le Covid-19 pour faire reculer les contaminations au variant Delta. Ce devrait être le principal objectif des nouvelles mesures qu'Emmanuel Macron annoncera ce soir. Le chef de l'Etat prendra la parole à 20h, après avoir tranché sur les différentes options envisagées (obligation vaccinale, extension du passe sanitaire, etc.), lors d'un comité de défense spéciale, organisé ce matin.

Transition écologique : l'automobile en quête de 17,5 milliards d'euros

Après un plan de soutien sectoriel en 2020, un plan de transition écologique en 2021, pour la filière automobile ? C'est en tout cas la requête qu'ont portée ses représentants, ce matin, à l'Elysée. Ils y ont retrouvé le président de la République, pour une réunion destinée à élaborer "une vision stratégique commune à l'horizon 2030". La Plateforme automobile (PFA) évalue à 17,5 milliards d'euros le montant des investissements à réaliser, d'ici à 2025, pour que l'industrie française réussisse sa conversion à des technologies moins polluantes (batteries électriques, hydrogène). Et de demander à l'Etat de soutenir cet effort à hauteur de 30 % (soit plus de 5 Md€), mais aussi d'aider les entreprises à améliorer leur compétitivité et leur robotisation. L'exécutif devrait livrer ses réponses à la fin de l'été, lors de la présentation d'un programme d'investissement en faveur de l'automobile.

Le secteur numérique prêt à un rebond rapide...

Les entreprises du numérique ne devraient pas tarder à se remettre sur pied. Elles aussi éprouvées par la crise du coronavirus, leur croissance, en 2021, devrait être plus forte que le recul d'activité subi l'an dernier, selon leur syndicat professionnel Numeum. Autre nouvelle rassurante : l'emploi dans le secteur a fait mieux que résister, même si certaines régions n'ont pu éviter des pertes de postes.

... le conseil y croit aussi

Constat quasi-similaire dans l'univers du conseil. Après un millésime 2020 laborieux en termes d'activité (-7,2 % en un an), mais aussi d'effectifs (-1 %), le rebond s'annonce solide pour 2021, selon Syntec Conseil. L'organisation professionnelle anticipe une progression du chiffre d'affaires de 11 % (sur l'année) et de l'emploi de 5 % (sur le seul premier semestre). Là encore, avec des exceptions : les métiers des études, par exemple, ne devraient pas renouer avec leur niveau d'avant-crise en 2021.

10 % des patrons de PME-ETI en petite forme

Les dirigeants de PME et ETI tiennent le coup. Une majorité s'estime en bonne, voir excellente, santé physique (54 %) et psychologique (58 %), selon un sondage réalisé du 10 au 16 juin, auprès de 503 d'entre eux. Pour autant, d'après les résultats communiqués par Bpifrance Le Lab, un peu plus de 10 % reconnaissent aussi être en piètre forme, après plus d'un an de crise du coronavirus. Or, les deux éléments qui plombent le plus le moral des patrons seraient "le niveau d’activité (lorsqu’il est bas) et les relations avec les fournisseurs"... lesquelles se retrouvent actuellement mises à rude épreuve, du fait des difficultés d'accès aux matières premières, s'inquiète l'étude.

Les entreprises adeptes du secret des comptes

C'est l'un des paradoxes du moment. Pour éviter les faillites en cascade, les pouvoirs publics veulent détecter les difficultés le plus en amont possible et mobilisent, pour ce faire, les professionnels du chiffre. Sauf que, dans le même temps, la récente loi Pacte a offert aux entreprises de nouvelles possibilités pour garder ses comptes secrets. Une prime à l'opacité dangereuse en pleine crise économique, alertent plusieurs acteurs.
A lire : Les entreprises préfèrent l'opacité à la transparence, en matière de dépôt et certification des comptes

10 juillet

Fiscalité internationale : le G20 a donné son accord

Un pas de plus vers la refonte de la fiscalité internationale. Déjà validée par le G7, la réforme a été officiellement soutenue, samedi, par les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G20, réunis à Venise, en Italie. Ses participants ont demandé au groupe de travail de l'OCDE, en charge du dossier, de le finaliser et de présenter un "plan détaillé pour [sa] mise en oeuvre" d'ici à leur prochaine réunion, en octobre. Ce projet prévoit deux mesures : un taux minimal pour l'impôt sur les sociétés et une taxation locale sur les bénéfices des grandes multinationales (voir actualité du 5 juin). « Il n'y a plus de retour en arrière possible », s'est réjoui le ministre français de l'Economie. Bruno Le Maire espère une entrée en vigueur du dispositif « d'ici 2023 ».

9 juillet

📍 Les discothèques rouvrent leurs portes, sous la menace

C'est le grand soir pour les boîtes de nuit. Fermées dès les premières heures du premier confinement, dans la nuit du 14 au 15 mars 2020, elles sont autorisées, pour la première fois en 16 mois, à reprendre du service ce soir, selon un protocole sanitaire strict. Seuls 30 % des établissements pourront le respecter, et donc rouvrir, a estimé le ministre de la Santé, ce matin, sur France Inter. Et ces précurseurs seront scrutés de près : « Il y aura des contrôles, et des sanctions, le cas échéant », notamment sur l'obligation de présentation d'un passe sanitaire à l'entrée. « On sera très vigilant et s'il fallait revenir en arrière, parce que les choses se passaient mal, nous prendrions nos responsabilités », a déjà prévenu Olivier Véran.

Le passe sanitaire déjà étendu

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Déjà imposé à titre exceptionnel aux discothèques, le passe sanitaire est requis, dès à présent, à l'entrée de certains bars et restaurants, selon un décret publié aujourd'hui même au Journal officiel. Cet outil de lutte contre le Covid-19 était pourtant censé, lors de son entrée en vigueur, ne s'appliquer qu'aux grands rassemblements publics et aux voyages. Fin avril, Emmanuel Macron assurait même qu'il « ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours, comme les restaurants, théâtres et cinémas »... C'est tout l'inverse qui pourrait se produire : l'extension à ces activités fait précisément partie des mesures à l'étude pour endiguer la progression du variant Delta. L'exécutif devrait trancher cette question sous peu : une allocution présidentielle est annoncée pour lundi, à 20h.

Le retour à la normale à portée de main

En attendant, le souffle du déconfinement a donné des ailes à l'économie. En juin, elle s'est rétablie à 98 %, selon la Banque de France. Un sommet qui n'avait plus été atteint depuis septembre, à la veille de la deuxième vague de Covid-19. Sans surprise, ce sont les services qui profitent le plus des différentes phases d'allègement des restrictions sanitaires, entrées en vigueur le mois dernier.

Des renforts sur la transition numérique des TPE-PME

Les TPE-PME vont avoir un peu plus de choix. L'offre d'accompagnement à la transition numérique France Num va intégrer 21 prestataires supplémentaires. Jusqu'à présent seuls 9 groupes d'opérateurs avait été sélectionnés (voir actualité du 30 mars). Leur mission : aider les entreprises les plus petites à se saisir de solutions digitales pour répondre à leurs besoins opérationnels.

Ferroviaire : la main tendue aux PME du secteur

La filière du rail veut la jouer collectif. De petits groupes associant grands donneurs d'ordres et PME sous-traitantes vont être constitués au niveau régional, partout en France, afin d'aider les secondes à améliorer leurs performances industrielles et économiques. Expérimentée depuis 2019 en Hauts-de-France, cette initiative sera subventionnée par l'Etat à hauteur de 729 000 euros, a annoncé la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. Baptisé CARE (pour "Compétitivité Accompagnement Rail Emploi"), ce programme commencera son déploiement en Auvergne-Rhône-Alpes en septembre. Objectif : accompagner 108 entreprises en trois ans.

Relocalisation : et 42 qui font 351

L'effort de l'Etat pour la relocalisation industrielle ne faiblit pas. Finalement prolongé jusqu'au 7 septembre, l'appel à projets dédié aux secteurs stratégiques a livré une deuxième salve de lauréats, au titre de l'année 2021 (pour la première, voir actualité du 11 mai). Ces 42 projets recevront 99 millions d'euros d'aides publiques, sur un montant cumulé d'investissements évalué à 323 M€. Comme souvent, l'Auvergne Rhône-Alpes totalise le plus grand nombre de dossiers retenus (9, dont ceux de Carbone Savoie et Skyepharma), devant les Hauts-de-France (7, dont deux signés du groupe sucrier Tereos) et l'Occitanie (5, dont Microphyt, Cellulopack et MedinCell). Au total, le gouvernement revendique 351 projets soutenus depuis septembre 2020 et 637 M€ de subventions distribuées.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Décarbonation : le projet d'EDF à Cordemais au placard

Pas facile d'imaginer la vie sans charbon. EDF en fait l'amère expérience à Cordemais. Après cinq ans de travaux, le groupe a décidé d'arrêter son projet Ecocombust, censé apporter une alternative à cette énergie fossile, en même temps qu'un avenir à cette centrale thermique de Loire-Atlantique. Elle est l'une des quatre dernières en France à fonctionner encore au charbon, matière première que le gouvernement aurait voulu bannir dès l'an prochain.
A lire : EDF abandonne le projet de reconversion vertueuse de la centrale de Cordemais

8 juillet

📍 Le rebond des défaillances a commencé

Ce n'est pas encore une vague, mais un premier remou. Au deuxième trimestre, et pour la première fois en plus de deux ans, les défaillances d'entreprise sont reparties de l'avant (+14,2 %), d'après le décompte du cabinet Altares. Mais ce chiffre cache des situations très contrastées : toutes les sociétés, les secteurs et les régions ne sont pas concernés par ce rebond.

Les avances remboursables reconduites pour six mois

Face à ce sursaut des défaillances d'entreprise, faut-il craindre la fin programmée des aides d'urgence au cours de l'été ? Pas forcément, car, dans le même temps, l'Etat maintient son effort de financement, à travers des dispositifs moins connus. C'est le cas du mécanisme d'avances remboursables et de prêts bonifiés, mis en place au printemps 2020. Censé disparaître au 30 juin, il a été prolongé de six mois par décret, soit jusqu'au 31 décembre. Cette aide est réservée aux PME et ETI viables, mais mises en difficulté par la crise du Covid-19.
A lire : Le plan du gouvernement pour éviter les défaillances d'entreprises en cascade

Plan jeunes : l'apprentissage explose, les embauches résistent

Le gouvernement satisfait du bilan de son plan pour l'emploi des jeunes. Le ministère du Travail assure avoir soutenu plus de 2 millions de personnes, depuis son lancement il y a un an. Dans le détail, 520 000 primes à l'embauche ont été demandées, ce qui aurait « permis de maintenir le niveau des recrutements », avec 1,8 million de jeunes de moins de 26 ans engagés entre août et mai. Le succès est plus évident, du côté de l'apprentissage, avec 545 000 aides sollicitées et un record de 525 600 contrats signés (30 000 de plus qu'initialement annoncé - voir actualité du 5 février). Résultat plus mitigé, en revanche, pour le coup de pouce aux emplois francs, avec à peine plus de 4 300 bénéficiaires. Enfin, 350 000 personnes ont pu suivre une formation dans le cadre de ce plan. Mais seul un quart s'est orienté vers les secteurs stratégiques du plan de relance (écologie, numérique, santé, industrie).

Déconfinement pianissimo dans les Landes

Les Landes restent à moitié déconfinés pour deux semaines de plus. En raison d'une situation sanitaire "stable", mais avec une circulation du variant Delta qui "s'intensifie", la préfecture a décidé de maintenir plusieurs restrictions. Est ainsi maintenue jusqu'au 21 juillet inclus, l'interdiction des festivals de plein air, des spectacles debout et en lieux clos, comme des rassemblements de plus de 20 personnes. La jauge maximale reste fixée à 5 000 personnes en place assise dans les établissements recevant du public. En raison d'un rebond épidémique local, les Landes n'avaient pas connu la dernière étape du déconfinement, le 30 juin dernier.

Du rififi sur l'audience patronale

L'audience patronale fait grincer des dents. Après la publication des résultats 2021 hier soir, l'U2P et le Medef ont dénoncé un mode de calcul contraire à l'esprit de la loi. La première menace même d'aller en justice.

La transition écologique par les pairs

Parler de la transition écologique, c'est bien. La faire, c'est mieux... encore faut-il savoir par où commencer. Parmi les initiatives pour accompagner les entreprises intéressées, il y a les actions publiques (cours en ligne de Bpifrance, futurs autodiagnostics des CCI et CMA...), mais aussi des démarches privées, comme celle proposée par Mission Change, une association créée par des dirigeants d'entreprise pour leurs pairs.
A lire : Comment Mission Change aide les entreprises à décarboner leurs activités

7 juillet

📍 Audience patronale : et les vainqueurs sont...

A première vue, tout le monde a gagné. Medef, CPME et U2P ont chacun amélioré leurs scores d'audience patronale d'il y a quatre ans, selon les résultats 2021, publiés par la Direction générale du Travail. Dans le détail, la Confédération des PME affiche toutefois la dynamique la plus forte, même si le Mouvement des entreprises de France garde la main en nombre de salariés représentés. De son côté, l'Union des entreprises de proximité fait part, ce soir, de ses "sérieux doutes sur la validité des résultats" et "n’écarte pas la possibilité de contester les résultats devant la justice".

Le retour à la normale se rapproche en Europe...

Toujours plus haut. La Commission européenne a encore nettement revu à la hausse ses prévisions de croissance. Elle pourrait atteindre finalement 4,8 % cette année dans la zone euro, un chiffre réévalué de 0,5 point pour la deuxième fois consécutive (voir actualité du 12 mai). En 2022, elle ralentirait à peine (+4,5 %, +0,1 point). Résultat, le retour à la normale arriverait avec un trimestre d'avance, dès la fin de cette année. Côté français, l'embellie est un peu plus mesurée, avec une augmentation attendue du PIB de 6 % en 2021 (+0,3 point, 3e meilleure performance de la zone euro), puis 4,2 % (prévision inchangée).

... les ETI françaises y croient déjà

Les ETI aussi sont prêtes à tourner la page de la crise du coronavirus. Elles sont 6 sur 10 à anticiper un retour à la normale de leur activité dès cette année, selon une enquête de Bpifrance Le Lab. Un optimisme qui se retrouve à tous les étages de ces entreprises de taille intermédiaire, bien déterminées désormais à maintenir leurs projets d'investissement et de recrutement.

Et pourtant, le Covid-19 revient...

Le ciel économique se dégage à peine que déjà reviennent les nuages du coronavirus. « L'épidémie gagne à nouveau du terrain », a mis en garde le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce midi, évoquant même un « retournement de tendance », dû au variant Delta (également dit indien). La situation se dégrade particulièrement en Région Sud, Ile-de-France et Bretagne, tandis que Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France restent à l'abri de cette reprise. De nouvelles mesures sanitaires pourraient être prises lundi, à l'issue des consultations menées toute cette semaine. Parmi les pistes évoquées : « vaccination obligatoire pour certaines professions très exposées à des personnes fragiles », extension du passe sanitaire ou renforcement des quarantaines.

... et les charges sociales menacent

La note est salée. Les reports de charges sociales, réalisés en l'an dernier, s'élèvent à 28,1 milliards d'euros, indique la Caisse nationale des Urssaf dans son rapport d'activité 2020. Soit 16,3 milliards d'euros, au bénéfice de plus d'1,8 million de travailleurs indépendants, et 11,8 milliards, accordés à 840 900 entreprises. Autant d'argent que ces professionnels devront payer un jour ou l'autre. De quoi accréditer l'inquiétude, exprimée en début de semaine, par la mission d'information du Sénat dédiée aux effets des confinements : "La part prise par les reports de charges dans notre pays fait craindre une crise majeure de solvabilité à court terme".

Export au ralenti, déficit au sommet

Coup de mou pour les échanges extérieurs de la France. En mai, les exportations ont ralenti (-2,9 % en un mois, soit 1,2 Md€ de ventes en moins), plus fortement que les importations (-1,5 %, équivalant à -0,7 Md€), selon les douanes. Résultat, le déficit commercial continue de se creuser pour atteindre -6,8 milliards d'euros. Pourtant, les entreprises françaises sont bien reparties à l'international : Bercy a compté, à la fin du premier trimestre, 131 900 exportateurs actifs au cours des douze mois précédents, soit 2 100 de plus qu'un an auparavant (+1,6 %).

Démarche allégée pour accidents bénins

Une formalité de moins en matière d'accidents du travail. L'employeur peut désormais enregistrer les événements bénins, affectant ses salariés, dans un registre dédié, sans avoir besoin d'en passer par une déclaration ou une autorisation préalable de l'Assurance maladie.
A lire : Le registre des accidents du travail bénins simplifié

6 juillet

📍 Quatre ans pour ancrer la 5G dans les entreprises

Mobilisation générale autour de la 5G. Le ministère de l'Economie a présenté aujourd'hui sa "stratégie d'accélération", pour faire entrer cette technologie dans les entreprises françaises. Au programme : 1,7 milliard d'euros d'investissement d'ici 2025, dont 733 millions en provenance de l'Etat. Avec un paradoxe : la ministre déléguée à l'Industrie a appelé toutes les filières potentiellement intéressées par la 5G à « s'impliquer dans les expérimentations », car la clé de son développement résidera moins dans le déploiement des infrastructures, que dans l'identification de « cas d'usage », a expliqué Agnès Pannier-Runacher. Problème : le volet "demande" du plan gouvernemental est doté d'une enveloppe plutôt modeste de 105 millions d'euros.

Le début de la fin des reports de charges sociales

5G ou pas, la déconnexion des aides aux entreprises, elle, se poursuit. Cette fois, ce sont les Urssaf qui ont annoncé la fin progressive des reports de charges sociales, à partir du mois prochain. Entreprises classiques, travailleurs indépendants et autoentrepreneurs ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Ce calendrier vient en tout cas confirmer le débranchement des principales mesures d'urgence au cours de l'été, tel que l'avait annoncé le gouvernement en mai.

Feu vert au passe sanitaire

Le passe sanitaire franchit l'obstacle du Conseil d'Etat. La juridiction a validé aujourd'hui cet outil central du déconfinement, véritable sésame pour les voyages internationaux, les grands rassemblements publics et les discothèques. Saisie sur la question de la protection des données personnelles sensibles. Mais le juge des référés a répondu que ce document "ne [portait] pas une atteinte grave et illégale" à ce droit, ni au respect de la vie privée. En revanche, ce document, qui atteste de la vaccination, la guérison ou un dépistage négatif au Covid-19, "répond à un motif d'intérêt public". D'autant plus qu'il n'est pas exigé pour les "activités du quotidien", note l'institution.

Sommet social sans décision à l'Elysée

Deux sujets polémiques abordés, mais aucun décision officielle annoncée. Un sommet social a réuni, ce matin, à l'Elysée, syndicats et patronat autour d'Emmanuel Macron. Il s'agissait de faire le point sur la situation économique, après plus d'un an de crise épidémique, mais aussi de réfléchir aux "grands défis" à venir (environnement, inégalités, démographie...). Dans les faits, la vaccination obligatoire des soignants et la refonte du système des retraites ont agité les débats. Le président de la République devrait trancher dans les prochains jours. Mais il aura fort à faire sur le dernier point : les partenaires sociaux se sont montrés globalement contre le retour d'une réforme avant l'élection présidentielle d'avril 2022. Même le Medef, favorable à un recul de l'âge légal de départ après 62 ans, s'est interrogé sur le « timing » d'une telle mesure, au moment même où se profile le spectre d'une quatrième vague de Covid-19.

Matières premières : la pénurie coupe le bois dans son élan

Avec l'épidémie de Covid-19, c'est l'autre mal qui frappe l'économie française et menace la relance : la pénurie de matières premières et, avec elle, l'envolée des prix. Symbole de ces difficultés conjoncturelles, la filière bois. Notre rédaction de Bordeaux est partie à la rencontre de ses entreprises, afin de mesurer l'ampleur des dégâts.
A lire : En Nouvelle-Aquitaine, le prix du bois met la filière sous tension

5 juillet

📍 Le dialogue social résiste au Covid-19

Le fil du dialogue social n'est pas rompu. Mais il s'est quand même un peu distendu avec la crise du coronavirus. En 2020, les accords d'entreprise et de branche ont ainsi été moins nombreux que l'année précédente, selon un bilan dressé par le ministère du Travail. Surtout, l'épidémie est venue bousculer l'agenda habituel des sujets de négociation entre directions et salariés.

Coup de pouce vert aux artisans, commerçants et indépendants

Personne n'échappera à la transition écologique ! Pour aider les artisans et commerçants à passer à l'action, les réseaux des CCI et des CMA vont leur proposer des "diagnostics" gratuits, sur le modèle de ce qui avait été fait cet hiver autour des enjeux de numérisation. Quelque 15 millions d'euros seront mobilisés pour financer cet accompagnement spécial.

L'hôtellerie s'enfonce dans la crise

Les hôtels français résonnent désespérément vides. Leur fréquentation était encore amputée des deux tiers au premier trimestre 2021, par rapport à la même période en 2018-2019, explique l'Insee. Une saignée aggravée, cet hiver, par la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski, mesure qui a fortement pénalisé les établissements d'Auvergne Rhône-Alpes.

L'industrie se remet à patiner

Le déconfinement ne profite pas aux usines françaises. En mai, la production a reculé de 0,5 % sur un mois dans l'industrie manufacturière, et de 0,3 % dans l'ensemble du secteur secondaire, selon l'Insee. Déjà mal en point, les transports rechutent lourdement (-5,4 %), "en lien avec les pénuries sur certains intrants dans l'automobile". Plus globalement, ces difficultés d'accès aux matières premières contribuent à l'envolée des prix de production de l'industrie (+6,6 % en un an), après leur forte baisse de 2020.

Le marché auto tourne toujours au ralenti

Du côté de la demande aussi, l'automobile est à la peine. En juin, les ventes de véhicules neufs ont dérapé de 14,7 % en un an (et -13,6 % par rapport à 2019), selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Sur l'ensemble du premier semestre, le constat est un peu plus mitigé : les immatriculations ont rebondi de 28,9 % comparativement à 2020, mais elles restent à plus de 20 % de leur niveau de 2019.

L'ex-usine française de Bridgestone se recycle

Un pas de plus vers la réindustrialisation du site Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais). Le nordiste Mobivia et le ligérien Black Star comptent implanter une unité de recyclage de pneumatiques à la place de l'usine japonaise, fermée au mois de mai.
A lire : Quel projet pour Mobivia et Black Star sur l'ex-site Bridgestone de Béthune  ?

2 juillet 

📍 Le télétravail va-t-il favoriser les délocalisations ?

Alors que le discours ambiant vante les mérites des relocalisations, une étude de la Coface évoque les risques d’une nouvelle vague de délocalisations, virtuelles cette fois, liée à la généralisation du télétravail. Ayant vu leur endettement augmenter suite à la crise sanitaire, les entreprises occidentales pourraient être tentées de faire appel à une main d’œuvre low-cost en télétravail. « De plus en plus de travail de bureau sera effectué depuis les pays en développement, puis exporté de manière immatérielle vers des pays plus riches », assurent les économistes de Coface qui estiment que 160 millions d’emplois seraient délocalisables dans les pays occidentaux. En face, Brésil, Inde, Chine et les autres économies à bas coût seraient en mesure d’apporter 330 millions de télétravailleurs. Aux Etats-Unis, un tiers des grandes entreprises se disent prêtes à embaucher des travailleurs à distance basés à l’étranger, une proportion qui ne s’élevait qu’à 12% avant la pandémie. En France, aucune enquête n’a été faite à ce sujet. Mais les économistes de la Coface estiment que 35 à 40% des emplois peuvent être réalisés en télétravail.  

Il est possible de quitter son travail pour aller se faire vacciner

S'inquiétant d'une reprise épidémique cet été, le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé que les Français peuvent s’absenter de leur lieu travail pour aller se faire vacciner contre le Covid et ce, sans impact financier, rapporte Le Figaro. Au 30 juin, 33,9 millions de Français ont reçu au moins une dose de vaccin, 21 millions les deux doses. 

Quels sont les métiers des 2,7 millions de travailleurs immigrés ? 

Ils travaillent dans des métiers difficiles, très souvent en tension. Pesant un emploi sur dix en France, les 2,7 millions de travailleurs immigrés occupent une fois sur deux des emplois peu qualifiés, révèle une étude de la Dares (ministère du Travail).  Seuls trois sur dix sont des employés ou ouvriers qualifiés et uniquement un sur dix est cadre, indépendant ou de profession intermédiaire. Au hit-parade des métiers occupés par des immigrés : employés de maison (38% des employés de maison sont immigrés), agents de sécurité et de gardiennage (28%) et ouvriers du BTP (27%).

Horizon Europe : 95 milliards d’euros à aller chercher pour les entreprises voulant innover

95 milliards d’euros, un budget en augmentation de 30% par rapport au programme précédant. Voilà les deux raisons qui doivent pousser les entreprises à s’intéresser à Horizon Europe, le nouveau programme de l’Union Européenne pour la recherche et l’innovation. Certes, la compétition promet d’être rude avec moins d’un projet sur dix retenu. Mais les formalités administratives ont été simplifiées et une partie du programme est taillé surmesure pour les PME. 
A lire : Comment les PME peuvent aller chercher les milliards d'euros du programme Horizon Europe

Microphyt construit la première bioraffinerie industrielle de microalgues

Producteur d’ingrédients naturels tirés des microalgues, l’héraultais Microphyt va lancer le chantier de la première bioraffinerie industrielle de ce marché. Le projet, soutenu par un partenariat public-privé européen, va recevoir 15 millions d’euros de subventions.
A lire : Microphyt va bâtir la première bioraffinerie industrielle de microalgues

Hoffmann Green bétonne ses capacités de production

La PME Hoffmann Green vient de poser en Vendée la première pierre de son usine produisant un ciment de nouvelle génération présentant une empreinte carbone cinq fois moindre que celle du ciment traditionnel. Ayant levé il y a deux ans 75 millions d’euros en Bourse, Hoffmann Green compte produire 550 000 tonnes de ciment décarboné par an en 2024, ce qui passera par la construction d’une nouvelle usine en région parisienne. 
A lire : Le cimentier Hoffmann Green investit 22 millions dans une usine verticale

1er juillet

La réforme de l'assurance chômage quand même

En partie suspendue, mais pas complètement arrêtée. Certes, la refonte du calcul des droits des demandeurs d'emploi a été récemment, et provisoirement, stoppée par le Conseil d'Etat - un décret, publié hier, prolonge les règles actuelles jusqu'au 30 septembre. Pour autant, le reste de la réforme de l'assurance chômage entre bel et bien en vigueur aujourd'hui, a confirmé la ministre du Travail dans une interview au Parisien. S'appliquent désormais, entre autres, la dégressivité des allocations, à partir du 9e mois d'indemnisation dans un premier temps, pour les salaires mensuels supérieurs à 4 500 euros bruts. Mais aussi le bonus-malus sur les contrats courts. A ce sujet, Elisabeth Borne précise que les entreprises concernées (21 000 dans l'immédiat) seront informées par les Urssaf et pourront évaluer leur sitation grâce à un simulateur, d'ici à la mi-juillet. « On va proposer un plan de résorption de ces contrats courts au profit de CDI », promet la ministre.
A lire : Le bonus-malus sur les contrats courts fait son retour

L'aide sur les coûts fixes fait peau neuve

Autre nouveauté de ce 1er juillet : la version "saisonnière" de l'aide au paiement des coûts fixes est désormais ouverte. Cette nouvelle formule fait partie d'une refonte plus globale du dispositif, mis en place le 31 mars dernier, pour aider les entreprises à faire face à leurs loyers au cours du premier semestre 2021.
A lire : L'aide au paiement des loyers s'adapte pour intégrer davantage d'entreprises

Les business angels bien remis du Covid

Sur cette première partie de l’année, les business angels tricolores sont en forme. Ces investisseurs ont déjà investi sur les six premiers mois de l’année presque autant que durant toute l’année 2020, révèle une étude de France Angels, la fédération professionnelle qui réunit 12 500 business angels en France. Au premier semestre 2021, ils ont ainsi injecté 16 millions d’euros au capital de 62 jeunes entreprises. 

Economie sociale et solidaire : un mois de plus pour aller chercher 12 millions d’euros

Le fonds d’urgence lancé en janvier par le gouvernement pour soutenir les structures de l’économie sociale et solidaire est prolongé d’un mois supplémentaire. Devant se terminer fin juin, le dispositif s’arrêtera finalement le 31 juillet. Il faut dire que sur les 30 millions d’euros alloués par le gouvernement, seuls 12 ont été distribués. Plus de 3 000 structures de l’économie sociale et solidaire frappées par la crise en ont bénéficié.  Elles peuvent toucher de 5 000 euros (pour celles qui emploient 1 à 3 salariés) à 8 000 euros (pour celles qui comptent 4 à 10 salariés). Instruites par le réseau France Active, les demandes sont à effectuer en ligne.
A lire : L'État crée un fonds d'urgence pour l'économie sociale et solidaire

A la croissance pétillante du limonadier mosellan Lorina…

S’affirmant comme la marque numéro un des limonades en France, l’entreprise mosellane Lorina multiplie les projets pour renforcer une croissance à deux chiffres. Nouveaux formats, nouveaux produits et nouvelles distributions : la PME de 100 salariés voit de plus en plus grand.
A lire : Le limonadier mosellan Lorina en quête de nouvelles bulles de croissance

… répond le bon départ du pastis finistérien

Lancé en pleine crise sanitaire, le pastis finistérien Ty Jaune a su trouver son public malgré la fermeture des bars et des restaurants avec 24 000 bouteilles écoulées en moins d’un an. La créatrice Sylvaine Le Meur compte désormais capitaliser sur ce bon départ.
A lire : Le pastis finistérien Ty Jaune de Kermeur Industrie démarre fort

50 associés de PwC créent un cabinet de conseils ciblant TPE et PME

Cinquante associés du cabinet de conseil aux dirigeants de TPE et de PME "PwC pour les Entrepreneurs" s'affranchissent de PwC et prennent leur indépendance. Rebaptisée PKF Arsilon, la structure de 800 salariés compte 25 bureaux en France.

30 juin

📍 Le deal du gouvernement pour aider les restaurateurs à recruter

Le recours à l’insertion pour aider à la relance. Voilà le deal proposé par le gouvernement au secteur de la restauration, dont la reprise de l’activité est freinée par le manque de bras. Le ministre délégué chargé des PME Alain Griset lance un nouveau dispositif : jusqu’à la fin du mois de septembre, les structures d'insertion qui mettront des salariés à disposition des restaurateurs bénéficieront d'une aide de l'Etat.

La France se déconfine encore un peu plus 

Ce 30 juin marque la troisième et - on l'espère - ultime étape du déconfinement. Ce qui veut dire que les bars et restaurants peuvent de nouveau fonctionner sans restriction, ni jauge. Il en va de même pour les commerces, marchés couverts ou en extérieur, cinémas, salons et salles de spectacles qui peuvent recevoir autant de clients que leur capacité le permet. Des restrictions perdurent pour les concerts ainsi que pour les discothèques. Ces dernières ne sont autorisées à rouvrir que le 9 juillet. 

La consommation des ménages en forte hausse

Après avoir chuté de près de 9% en avril, la consommation des ménages bondit de 10% en mai. Avec la réouverture des commerces, les achats de vêtements s’envolent de façon spectaculaire (+149 % en un mois), tout comme les biens d’équipement du logement (+24%). La fin des restrictions de déplacement impacte aussi positivement les dépenses énergétiques, tandis que l’alimentaire reste stable. 

RH : Le congé paternité s'allonge en juillet

A partir de ce 1er juillet, le congé paternité s’étend. Le second parent pourra s’arrêter 28 jours après la naissance de l’enfant. Deux fois plus qu’aujourd’hui.
A lire : Tout comprendre sur l’extension du congé paternité
A lire : Ces dirigeants qui ont anticipé la loi

La commande publique dévisse de 18 % à cause du Covid

Les achats publics ont chuté de 18 % l'an passé en France. Mais toutes les régions n’ont pas été affectées de la même manière. Selon les chiffres de l’Assemblée des Communautés de France, la baisse a été plus mesurée sur la façade atlantique et en Île-de-France. Elle s’est limitée à 13 % en région parisienne, à 14 % en Nouvelle-Aquitaine et à 16% en Bretagne. A contrario, en Occitanie (-23 %) et en Auvergne Rhône-Alpes (-22 %), la chute est brutale. La bonne nouvelle, c'est que la commande publique repart cette année.
A lire : Fort rebond de la commande publique en 2021

Le bois breton planche sur son avenir

La filière bois bretonne tente de s’en sortir sur un marché en forte tension. À court terme, les industriels cherchent à diversifier leurs approvisionnements. À long terme, la filière est consciente des besoins en renouvellement de la ressource en reboisant et en investissant dans de nouvelles usines.
A lire : Notre enquête sur l'avenir de la filière bois bretonne

29 juin

📍 L'étonnant retour à l'ordinaire du taux de chômage

L'emploi fait de la résistance. Le taux de chômage, jusqu'ici très volatil, a fini par se stabiliser au premier trimestre, selon l'Insee. Tant et si bien qu'il reste à son niveau d'avant-crise. Un résultat étonnant, vu le contexte, même si cette tendance à la stagnation ressortait déjà des données mensuelles de la Dares (voir actualité d'hier). La prudence reste toutefois de rigueur : cette relative bonne tenue du marché du travail dissimule en effet plusieurs points noirs.

Les ménages aussi font le plein de confiance...

Le déconfinement ne booste pas que les patrons. Après le climat des affaires, en redressement spectaculaire (voir actualité du 24 juin), c'est la confiance des ménages qui se rétablit nettement, selon l'Insee. En hausse de 4 points en juin (après +3 en mai), elle n'avait plus été aussi élevée depuis mars 2020 et le début de la crise sanitaire. Les craintes liées au chômage restent majoritaires mais s'estompent (solde d'opinion en baisse de 19 points en un mois), les envies d'achats importants reviennent (+10 points, au plus haut depuis février 2018).

... mais la menace épidémique plane toujours

L'économie reste sous la menace du Covid-19. Avertissement signé de Bruno Le Maire, ce matin, sur CNews : « Le variant Delta [ou indien, NDLR] est le seul vrai risque pour la croissance (...) le seul obstacle sur le chemin du retour (...) à la normale totale au début de l'année 2022 », a martelé le patron de Bercy, qui appelle donc les Français à se faire vacciner. En attendant, et en raison de cette menace sanitaire persistante, le gouvernement reste sur sa prévision de croissance de 5 %, même si plusieurs institutions anticipent d'ores et déjà davantage pour la France.

Automobile : Renault entraîne Verkor dans son sillage

Renault donne des ailes au grenoblois Verkor. Dans le cadre de sa transition vers le véhicule électrique, le groupe français a décidé de miser sur cette (très) jeune entreprise, aux grandes ambitions.
A lire : Le groupe Renault entre au capital de la jeune pousse grenobloise Verkor

Industrie : Lauralu joue l'Europe

L'industriel ariégeois Lauralu met le cap au Nord. Déjà présent en Finlande, le fabricant de structures démontables de grandes dimensions vient de mettre la main sur l'un de ses concurrents dans ce pays. De quoi développer encore un peu plus son ancrage européen et sa gamme de produits.
A lire : Le spécialiste des structures métallo-textiles Lauralu change de dimension

La réforme de la fiscalité internationale vaut cher

C'est une innovation fiscale qui pourrait rapporter gros. La création d'un impôt minimum sur les sociétés au niveau mondial permettrait à la France de récupérer 5,9 milliards d'euros à court terme (si le taux est fixé à 15 %), voire 8,2 milliards (en cas de taux à 21 %), selon le Conseil d'analyse économique, un organisme rattaché au gouvernement. A plus long terme, les gains oscilleraient entre 2 et 3 milliards d'euros. L'essentiel de ces nouvelles recettes fiscales proviendraient toutefois d'entreprises françaises. L'impact de l'autre volet de cette réforme internationale (à savoir l'imposition partielle des grandes multinationales, en fonction du pays où elles réalisent leurs bénéfices) est jugé plus modeste : la France y gagnerait 900 millions d'euros - un chiffre jugé "optimiste", car le dispositif envisagé serait plus simple à contourner. Ces deux mesures seront à l'ordre du jour du prochain G20 Finances, organisé les 9 et 10 juillet.

28 juin

📍 Choose France : des promesses à 3,5 milliards d'euros

A l'occasion de la 4e édition du Sommet "Choose France", qui réunit des patrons de groupes étrangers prêts à investir en France, le gouvernement a annoncé vingt-deux grands projets d'investissements pour un total de 3,5 milliards d'euros et plus de 7 000 créations d'emplois attendues. Notamment ceux du chinois Envision dans le Nord (voir ci-dessous), du groupe pharmaceutique allemand Merck en Gironde, du groupe américain Mars en Alsace ou encore de Tetra Pak en Loire-Atlantique.
A lire : Merck va investir 175 millions d'euros sur ses sites français d'ici 2024

Deuxième usine de batteries électriques pour les Hauts-de-France

Et de deux. Les Hauts-de-France vont accueillir une seconde usine de batteries électriques pour l'industrie automobile. Après le projet européen ACC à Douvrin (Pas-de-Calais) porté par les groupes français Stellantis et TotalEnergies, c'est le chinois Envision qui va s'implanter sur le site de l'usine Renault de Douai (Nord) et y investir 2 milliards d'euros.
A lire : Batteries électriques : l'industriel chinois Envision investit 2 milliards d'euros à Douai

Régionales : les sortants rempilent

On prend les mêmes et on recommence. Dans un scrutin marqué par un record d'abstention (encore deux tiers d'absents au second tour), les électeurs ont reconduit l'ensemble des présidents de Région en France métropolitaine. Y compris en Provence-Alpes-Côte d'Azur, où le sortant Renaud Muselier (LR), deuxième du premier tour, a finalement devancé Thierry Mariani (RN).
A lire : Les élections régionales couronnent les sortants, les résultats région par région

Le recul hésitant du chômage

Le chômage continue à jouer au yoyo. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité en France (hors Mayotte) est reparti à la baisse en mai (-3,5 % en un mois), selon la Dares (ministère du Travail). Depuis décembre, ce chiffre ne cesse toutefois d'alterner augmentations et diminutions, toujours autour de la barre des 3,8 millions de personnes. Dynamique similaire, mais à la hausse, cette fois, du côté des chômeurs en activité réduite (+4,4 %).

Export : la compétitivité française en question

La France a réglé ses problèmes de compétitivité en matière de coûts de production depuis 2008. Et pourtant, les exportations ne se sont pas redressées dans l'intervalle. C'est que le souci vient désormais d'ailleurs, explique la Banque de France dans une récente étude.

25 juin

📍 Dette publique : record historique en France

La dette publique française bat un nouveau record. A la fin du premier trimestre, elle pèse 118% du PIB, estime l’Insee, soit 2 739 milliards d’euros. Cette augmentation est liée en partie aux mesures de soutien mises en place par le gouvernement pour faire face à l’épidémie et au financement du plan de relance. Mais l'Insee indique aussi que près de la moitié de cet endettement alimente la trésorerie des administrations publiques. Le traité de Maastricht de 1992, qui voulait interdire un endettement public supérieur à 60 % du PIB, n’est donc plus qu’un lointain souvenir. Cela fait près de vingt ans que la France ne tient plus cet engagement.

Tout roule pour les ETI ! 

Tous les indicateurs sont au vert pour les entreprises de taille intermédiaire. 97 % des dirigeants d’ETI se disent confiants quant à leurs perspectives à six mois, indique une enquête réalisée par la Banque Palatine et l’association Meti auprès de 1 000 patrons d’ETI tricolores. Les trésoreries s’améliorent, l’endettement s’est stabilité, les délais de paiement restent stables et 89 % des ETI n’ont pas connu une dégradation de leur cotation Banque de France. Ces améliorations se traduisent par un changement de tendance pour le remboursement des PGE. Plus de quatre ETI sur dix décident désormais de le rembourser intégralement. C’est deux fois plus qu’en mars. 

Un nouveau fonds de 500 millions d’euros pour les pépites des territoires

Axa et la société de gestion NextStage AM viennent de lancer un fonds doté de 500 millions d’euros ciblant les PME et les ETI françaises. Baptisé "Pépites et territoires", le fonds s’adresse aux entreprises à fort potentiel de croissance, notamment celles positionnées sur l’innovation environnementale, la santé et le digital. Au moins la moitié du fonds sera investit en province, au capital « des champions cachés des territoires », dixit la ministre délégué Agnès Pannier-Runacher, présente au lancement de ce fonds labelisé France Relance. Axa compte investir 150 millions d’euros d’ici à la fin de l’année à travers ce programme d'investissement de long terme. 

Les indépendants réclament le maintien du Fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année

Alors que les aides d’urgence aux entreprises diminuent fortement avec le déconfinement, le syndicat Indépendants.co demande au gouvernement de maintenir le Fonds de solidarité en l’état jusqu’à la fin de l’année et de façon plus allégée jusqu’à l’été 2022. C’est la principale mesure du plan de relance que cette association réunissant des travailleurs indépendants vient de remettre au gouvernement. Selon Indépendants.co, 83 % des travailleurs indépendants estiment que le retour à la normale de leur activité ne se fera qu’en 2022.

Le crédit interentreprises toujours soutenu par l'État

Le gouvernement annonce que plusieurs dispositifs d’assurance-crédit, qui couvre les entreprises contre le risque de défaillance des clients auxquels elles accordent des délais de paiement, sont prorogés jusqu'au 31 décembre 2021 : les produits domestiques CAP et CAP+ ainsi que les produits pour l'export Cap Francexport et Cap Francexport+. En revanche, le programme de réassurance publique de portefeuille CAP Relai prendra fin au 30 juin.

Le sport en entreprise est légalisé

Le sport en entreprise n’est plus considéré comme un avantage en nature, soumis à cotisations. Un récent décret exonère les activités proposées par l’entreprise de cotisations et de contributions sociales. Sous certaines conditions.
A lire : Le sport en entreprise exonéré de cotisations 

Recrutement informatique : des salaires en hausse et une concurrence désormais internationale

Des salaires en hausse et des développeurs de plus en plus sollicités. Le Covid n’a pas freiné le recrutement des ingénieurs informatique dans l’Ouest selon le baromètre du cabinet Externatic. Avec la généralisation du télétravail, la concurrence n’est plus locale, elle devient internationale.
A lire : Dans l'Ouest, le Covid et le télétravail accentuent les tensions sur le recrutement en informatique

L’appétit d’ogre de Soprema 

Soprema veut aller chercher deux milliards d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires d’ici à 2025. Affichant aujourd’hui trois milliards d’euros de chiffre d’affaires, le groupe strasbourgeois spécialisé dans l’étanchéité et l’isolation des bâtiments compte poursuivre sa stratégie de croissance externe, notamment à l’étranger, et multiplie les investissements productifs. Aussi bien en Alsace, qu’en Lorraine ou dans le Gard. 
A lire : Soprema : le PDG Pierre-Etienne Bindschedler veut atteindre les cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025

24 juin

📍 Déconfinement : les entreprises euphoriques

Le déconfinement surexcite les patrons. Le climat des affaires, mesuré par l'Insee, a poursuivi sa folle envolée en juin. Il a encore progressé de 5 points, après avoir déjà gagné 12 points en mai (voir actualité du 26 mai). Autrement dit, le moral des chefs d'entreprise est à son plus haut niveau depuis l'été 2007. L'euphorie est manifeste dans le commerce (+8 points) et les services (+6), boostés par un optimisme croissant, et rarement observé : la part des dirigeants de ces deux secteurs, anticipant une amélioration de l'activité dans les trois prochains mois, explose (solde d'opinion positif multiplié, respectivement, par 3,5 et par 2 en un seul mois). A tel point que cet indicateur signe un record historique dans le commerce, et jamais vu depuis septembre 2000 dans le tertiaire !

Fort recul du chômage partiel 

Avec le déconfinement, le chômage partiel recule fortement.  2,3 millions de salariés - soit 13% des salariés du privé - ont été placés en activité partielle au mois de mai, révèle la Dares, un service du ministère du Travail. C’est 23% de moins qu’en avril.

Investir dans l'économie attire

Mission accomplie pour Bpifrance Entreprises 1. Destiné à orienter l'épargne des Français vers 1 500 sociétés, ce fonds de capital-investissement est parvenu, avec trois mois d'avance sur son calendrier, à lever "quasiment 95 millions d’euros, soit le niveau maximum prévu", se félicite la banque publique à l'origine de cette initiative.

Dernier délai pour la déclaration OETH

Deuxième chance pour les retardataires. Les entreprises de plus de 20 salariés ont encore quelques jours pour déposer leur déclaration annuelle d'emploi des travailleurs handicapés. Un délai supplémentaire accordé par les Urssaf, qui avaient elles-mêmes pris du retard dans la procédure, en début d'année, du fait de la crise du coronavirus.

Le carton des jeux de société

Non, le numérique n'est pas le seul et unique gagnant de la crise du Covid-19. La preuve : les jeux de société aussi ont remporté la mise en 2020, avec une croissance exceptionnelle de leur chiffre d'affaires de 26 % en un an, selon le cabinet d'études NPD. Notre rédaction de Lorraine est partie à la rencontre des acteurs régionaux de la filière, pour comprendre comment ils s'adaptent à cette nouvelle donne et préparent la prochaine manche.
A lire : Comment les PME lorraines tirent leur épingle des jeux de société

23 juin

📍 Plan de relance : Bruxelles a dit oui

Validé ! Ce soir, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, en visite dans l'Hexagone, a officiellement approuvé le "plan de relance et de résilience" français. Une bénédiction qui vaut son pesant d'euros : cet accord ouvre la voie au déblocage de 39,4 milliards d'euros (sur les 41 Md€ demandés par Paris), pour financer le programme d'investissement tricolore 2020-2022 de 100 milliards, présenté il y a... 10 mois et dont une partie a déjà été distribuée. La Commission européenne salue notamment l'effort de la France sur les transitions écologique (46 % des 39,4 Md€ y seront consacrés, selon ses calculs) et numérique (21 % de l'enveloppe). Pas un mot, en revanche, sur la réforme de l'assurance chômage, suspendue hier par le Conseil d'Etat. Le projet fait pourtant partie des engagements pris par le gouvernement pour obtenir l'argent de l'UE (voir actualité du 27 avril). Or, à l'époque, l'exécutif avait promis de le réaliser "dès 2021".

La réforme de l'assurance chômage reprogrammée

Mais, justement, cette réforme de l'assurance chômage n'a pas dit son dernier mot. « On va chercher le meilleur chemin pour une mise en oeuvre rapide », avant la fin de l'année, a promis la ministre du Travail, dès hier soir, sur RTL. Elisabeth Borne se félicite notamment que le Conseil d'Etat n'ai pas remis en cause le principe du projet, ni retenu les principaux arguments juridiques des syndicats. En attendant, le gouvernement va tirer les conséquences de cette décision : « Nous allons, en urgence, prendre un nouveau décret pour prolonger les règles actuelles » de calcul des allocations chômage.

Le déconfinement fait exploser les embauches

L'emploi redémarre en trombe. En mai, les embauches de plus d'un mois (hors intérim) ont rebondi de 36,9 % par rapport à avril, selon l'Urssaf Caisse nationale (ex-Acoss), pour atteindre un sommet de 785 000 recrutements mensuels, jamais atteint depuis au moins 2008. Ce boom efface la forte contraction du mois précédent (-8,3 %), mais reste à prendre avec des pincettes : il profite, certes, du déconfinement, mais aussi d'effets de calendrier favorables. Il s'inscrit néanmoins dans une dynamique globalement positive : au premier trimestre, les effectifs salariés du privé sont ainsi repartis de l'avant (+0,5 % en trois mois).

Automobile : la casse reprend

Les usines automobiles françaises, elles, sont en souffrance. Coup sur coup, deux entreprises du secteur viennent de subir une sévère désillusion. Dans le Jura, MBF Aluminium va fermer ses portes, et ses quelque 270 salariés perdre leur emploi, du fait de la liquidation de cette fonderie, sous-traitante de Renault et Stellantis (ex-PSA). Dans le Bas-Rhin et le Loiret, c'est l'équipementier Schaeffler qui dégraisse, par le biais d'une rupture conventionnelle collective - la deuxième en un an.
A lire : L'équipementier automobile Schaeffler France envisagerait 239 départs volontaires

Industrie : Norske Skog met le paquet dans les Vosges

Le groupe Norske Skog se dirige vers le marché de l'emballage, et il n'y va pas de main morte. Le norvégien a validé un projet d'investissement de 250 millions d'euros dans son usine de Golbey (Vosges). Objectif : convertir une partie du site de la production de papier journal à celle de carton recyclé.
A lire : Feu vert pour l'investissement de 250 millions d'euros de Norske Skog dans les Vosges

Fiscalité : un sursis pour les travailleurs transfrontaliers

Les transfrontaliers peuvent télétravailler tranquilles. La France et ses pays voisins (Allemagne, Belgique, Italie, Suisse et Luxembourg) ont reconduit, jusqu'au 30 septembre, les "accords amiables" concernant leur imposition, a indiqué Bercy dans un communiqué. Ces textes, conclus l'an dernier pendant la pandémie de Covid-19, assurent les personnes concernées de continuer à bénéficier des "régimes [fiscaux] frontaliers" habituels, "même si elles sont conduites à demeurer chez elles pendant la crise sanitaire".

Le variant Delta en embuscade dans deux départements

« L'embellie se confirme au niveau national ». Mais il y a un mais, dans le bilan du Covid-19, dressé ce midi par le porte-parole du gouvernement. Le variant Delta (précédemment dénommé "variant indien") circule fortement dans les Landes, « le seul département où l'on observe une hausse de l'épidémie », a signalé Gabriel Attal. Cette mutation du coronavirus est également très présente, quoique dans une moindre mesure, dans le Bas-Rhin. Elle se propage aussi à l'international. C'est pourquoi la liste des pays classés rouges (soit le niveau de contraintes sanitaires maximales pour s'y rendre ou en venir) s'allonge encore : la Russie, la Namibie et les Seychelles vont y faire leur entrée.

Transition écologique : un MOOC pour créer le déclic

Retour en classe pour les entreprises. Deux organisations, soutenues, entre autres, par le Medef et l'Ademe, ont lancé un cours en ligne gratuit pour former dirigeants et salariés aux enjeux environnementaux. Son nom : "Comprendre la crise écologique pour réinventer l'entreprise".

22 juin

📍 Nouveau coup de boutoir à la réforme de l'assurance chômage

La gifle. Encore une. Repoussée plusieurs fois pour cause de crise sanitaire, la réforme de l'assurance chômage, censée s'appliquer partiellement au 1er juillet (voir actualité du 2 mars), vient de subir les foudres du Conseil d'Etat - pour la deuxième fois en sept mois (voir information du 27 novembre). C'est à nouveau le calcul des droits des chômeurs, et de leur salaire journalier de référence, qui est visé, et suspendu. Le reste de la réforme (dont la dégressivité des allocations pour les hauts revenus et le bonus-malus sur les contrats courts) n'est pas remis en cause... pour l'instant, car l'instruction du dossier se poursuit. Le Conseil d'Etat avait été saisi, il y a un mois, par de nombreux syndicats, vivement opposés au projet du gouvernement (voir au 21 mai).

Les emplois vacants au sommet

Avec la reprise de l'activité revient pourtant le problème des recrutements. Au premier trimestre, les entreprises de plus de 10 salariés comptaient 214 888 emplois vacants (+10 % en trois mois), au plus haut depuis fin 2019, d'après la Dares (ministère du Travail). L'augmentation est encore plus forte dans les services marchands (+13 %) et la construction (+11 %). Ces emplois libres sont principalement des postes inoccupés (à 46 %) ou nouvellement créés (à 30 %).

Les cadres trop accros au boulot

Crise sanitaire ou pas, la "charge mentale professionnelle" des cadres ne se dément pas. Mais selon une enquête consacrée au sujet, les mères de famille sont les premières à ressentir cette immixtion lancinante du travail dans leur vie personnelle. Autre enseignement de ce baromètre : ces derniers mois, le distanciel a aussi joué un rôle perturbateur, quoique ambigu... entre pénibilité pour les uns et plaisir (charnel) pour les autres...

Matières premières : le bâtiment enfonce le clou

Jusqu'ici tout allait bien. Sur les quatre premiers mois de l'année, le bâtiment a redressé la barre, selon la FFB, la fédération du secteur. Mais les difficultés d'accès et l'envolée des prix des matières premières risque à présent de compromettre la relance. L'organisation patronale demande donc au gouvernement d'en faire plus pour éviter aux entreprises un nouveau coup d'arrêt.

Hydrogène : McPhy étend son emprise

La pépite française de l'hydrogène commence à rayonner en France. Le drômois McPhy a choisi Grenoble pour implanter une nouvelle usine. Le mois dernier, il avait déjà ciblé Belfort pour un autre de ses projets industriels.

E-commerce : Spartoo marche sur la Bourse

Spartoo part trouver chaussure à son pied en Bourse. Le groupe de vente en ligne, spécialisé dans la chaussure, s'est lancé, hier, sur les marchés financiers. Avec plusieurs idées en tête pour continuer à développer cette entreprise, créée par trois étudiants, il y a 15 ans.
A lire : Spartoo lance sa cotation sur Euronext Growth

21 juin

📍 Discothèques, concerts : bientôt le retour de la bamboche...

La fin d'une si longue attente. Après quasiment 16 mois de fermeture complète, les discothèques pourront accueillir les fêtards à partir du 9 juillet, a annoncé le ministre délégué aux PME Alain Griset. Ce feu vert est toutefois conditionné à un protocole sanitaire spécifique. Il s'accompagne d'un dilemme pour les établissements, entre rester fermés, en conservant leurs aides actuelles, ou tenter de rouvrir, en acceptant un soutien dégressif de l'Etat... Autre annonce du jour : la définition d'une nouvelle jauge a été définie pour les concerts et festivals debout.

... d'autant que le couvre-feu est enterré

Attestations de déplacement dérogatoire au placard, retour à la liberté de circulation ! Depuis hier soir, le couvre-feu ne s'applique plus en France métropolitaine. Il avait été introduit progressivement il y a huit mois, puis maintenu à la sortie du reconfinement de novembre.

Management : la crise du Covid-19, une bouffée d'air frais ?

Non, tout n'est pas à jeter dans les 15 mois de crise qui viennent de s'écouler. A en croire l'Observatoire du management, et aussi étonnant que ses conclusions puissent paraître, l'épidémie a même eu des effets bénéfiques sur le monde de l'entreprise.

Un "chèque bureau" pour le télétravail d'après-crise ?

Admettons que la crise du coronavirus ait pu avoir de bons côtés pour les entreprises. Comment faire, dès lors, pour les pérenniser, une fois l'épidémie derrière nous ? La fondation Travailler autrement a sa petite idée sur le sujet du distanciel. Soutenue par une trentaine de personnalités économiques, syndicales et politiques, elle propose de créer un "chèque bureau" pour financer un télétravail qui ne se déroulerait ni dans l'entreprise ni au domicile du salarié.

Aérien : union sacrée autour de l'hydrogène

Ils unissent leurs forces pour préparer l'arrivée de l'avion à zéro émission de carbone. Les groupes Airbus, Air Liquide et ADP ont signé aujourd'hui un protocole d’accord, afin d'imaginer les adaptations nécessaires, dans les aéroports, pour accueillir ces futurs appareils. Il s'agit notamment de régler "la problématique de [leur] approvisionnement en hydrogène liquide". Cette alliance se donne donc pour principal objectif de réaliser des "études d'ingénierie en vue de créer ces infrastructures".

Régionales : les absents devancent les sortants

Un triste record historique. Le premier tour des élections régionales et départementales a été marqué par le taux de participation le plus faible à une élection de la Ve République : seul 1 électeur sur 3 s'est déplacé aux urnes hier. Autre enseignement : la plupart des exécutifs régionaux sortants ont viré en tête. C'est le cas en Auvergne Rhône-Alpes (43,79 % pour la liste de Laurent Wauquiez), Hauts-de-France (41,39 % pour Xavier Bertrand), Occitanie (39,57 % pour Carole Delga), Normandie (36,86 % pour Hervé Morin), Ile-de-France (35,94 % pour Valérie Pécresse), Pays de la Loire (34,29 % pour Christelle Morançais), Grand Est (31,15 % pour Jean Rottner), Corse (29,19  % pour Gilles Simeoni), Nouvelle-Aquitaine (28,84 % pour Alain Rousset), Bourgogne-Franche-Comté (26,52 % pour Marie-Guite Dufay), Centre-Val de Loire (24,81 % pour François Bonneau) et Bretagne (20,95 % pour Loïg Chesnais-Girard). Une exception : la Région Sud, où la liste de Thierry Mariani (RN) devance celle du président de Région Renaud Muselier (36,38 % contre 31,91 %). Le deuxième tour de ces élections se tiendra dimanche prochain.

18 juin

📍 Emploi : le retour spectaculaire de l'optimisme

L'Unédic retourne sa veste. Elle anticipe désormais la création de 126 000 emplois cette année (et 236 000 en 2022-2023). Soit un renversement de tendance spectaculaire, puisqu'elle s'attendait, il y a encore quatre mois, à la destruction de 230 000 postes en 2021 (voir actualité du 25 février) ! A court terme, le déficit de l'assurance chômage devrait toutefois se creuser encore plus que prévu (de 2 Md€), pour atteindre -12 milliards d'euros en 2021, avant de se résorber beaucoup plus vite ensuite (-2,4 Md€ en 2022, au lieu de -6,4, et -0,5 Md€ en 2023)... à condition toutefois que la réforme du régime, décriée par les syndicats, soit bel et bien (re)mise en route le 1er juillet.

Automobile : 50 millions d'euros pour dépanner les salariés

L'aide à la reconversion des salariés de l'automobile passe à la vitesse supérieure. Annoncé en avril, ce fonds de 50 millions d'euros a été officiellement validé, aujourd'hui, par l'Etat, les groupes Renault et Stellantis, ainsi que les représentants de la filière.

Pas d'arrêt pour les arrêts de travail anti-Covid

L'épidémie de coronavirus régresse, mais son héritage demeure. Ainsi, après le maintien, certes partiel, des aides aux entreprises, des restrictions sanitaires et des dérogations au droit du travail, c'est au tour des arrêts maladie spécial Covid-19 de se voir reconduits. A l'issue d'un vide juridique de 16 jours, un décret vient en effet réactiver ces outils de lutte contre l'épidémie, dont certains avaient été critiqués, dans le passé, par le patronat.

Le 30 juin, votre DIF s'autodétruira...

La fin du mois approche et, avec elle, plusieurs échéances importantes. C'est en effet au 30 juin que les salariés perdront leurs heures de droit individuel à la formation (DIF), s'ils ne pensent pas à les transférer sur leur compte personnel, le CPF. Pour mémoire, côté employeur, le 30 juin correspond aussi à la dernière limite pour organiser les entretiens professionnels obligatoires reportés pendant la crise du Covid-19.

La Fête de la musique sera un peu plus festive

Et un (petit) assouplissement de plus. Lundi, pour la Fête de la musique, les bars et restaurants seront autorisés à organisés des « mini-concerts », a annoncé la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, sur France Info, hier soir. La veille, pourtant,, le chef du gouvernement Jean Castex avait écarté tout allègement du protocole sanitaire pour ce premier rendez-vous de l'été, exception faite de la fin du couvre-feu, programmée dimanche.

De la téléphonie à la banque, le drôle de pari d'Afone

C'est ce qui s'appelle "pivoter". A Angers (Maine-et-Loire), l'entreprise Afone a décidé d'abandonner ses activités d'opérateur télécoms, pour se muer en fintech européenne !
A lire : Après la vente de ses activités télécoms à SFR, Afone va construire une banque en ligne

17 juin

📍 Discothèques : la porte s'entrouvre, les professionnels se déchirent

Enfin des perspectives pour les boîtes de nuit ! « En juillet, les discothèques sont amenées à rouvrir, avec évidemment des conditions spécifiques » de protection contre le Covid-19, a indiqué le ministre de la Santé, ce matin, sur BFMTV. Parmi les règles évoquées : « passe sanitaire exceptionnel » et aération obligatoire des salles. Les détails de cette reprise d'activité seront dévoilés lundi, a rappelé Olivier Véran. L'heure n'est toutefois pas vraiment au soulagement dans les rangs des professionnels, contraints à la fermeture, sans discontinuer, depuis mars 2020. Le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL) redoute ainsi une "ouverture en mode dégradé et très contraint". Et accuse ses "camarades hôteliers" de l'Umih et du GNI d'avoir joué les "pompiers pyromanes irresponsables", en suggérant au gouvernement "des mesures inapplicables dans "la vraie vie" d’un exploitant" d'établissement.

Le déconfinement libérateur

La bride est lâchée. Le déconfinement, entamé en mai, n'a pas tardé à produire ses effets libérateurs sur l'activité économique, souligne le dernier point de conjoncture de la Banque de France. La perte de PIB se résorbe à nouveau, car une écrasante majorité de secteurs est repartie de l'avant. Parmi les grands gagnants : l'automobile et les services aux personnes.

La simplification bat en retraite

La crise du Covid-19 complique les velléités de simplification du gouvernement. Dernier exemple en date : la réforme du recouvrement des cotisations de retraite complémentaire est repoussée d'un an.

Biotech : la récolte prometteuse d'Antofénol

La pépite bretonne a tapé dans l'oeil de Bruxelles. La jeune pousse des technologies végétales Antofénol a levé plus de 6 millions d'euros le mois dernier. Parmi les investisseurs : l'Union européenne. De bon augure pour l'entreprise, tout près de commercialiser sa première innovation.
A lire : Antofénol accueille l'Europe à son capital

Textile : Dickson Constant file déjà

Dickson Constant n'aura pas traîné. Il n'aura fallu que six mois à cette entreprise textile pour passer des paroles aux actes et faire tourner les premières machines de sa nouvelle usine du Nord. La concrétisation d'un investissement de 40 millions d'euros, dans une période où les défis ne manque pas, entre pénurie de matières premières, explosion de la demande et difficultés de recrutement.
A lire : Dickson Constant démarre la production sur son site d'Hordain

Les aéroports européens ont le vertige

Les aéroports tirent le signal d'alarme. La reprise du trafic s'annonce si lente que leurs recettes ne couvriront pas leurs dépenses d'investissement et en capital "avant 2032 au moins", assure ACI Europe, qui représente 500 sites dans 55 pays. Après avoir perdu 12 milliards d'euros et avoir contracté 20 milliards de dettes supplémentaires l'an dernier, les aéroports mettent en garde contre l'imminence d'une "grave crise de l'investissement", néfaste à la connectivité aérienne du continent, ainsi qu'aux efforts de décarbonation et numérisation du secteur. Pour l'éviter, l'organisation appelle l'Union européenne à revoir "en urgence" ses règles sur les aides d'Etat et les charges aéroportuaires.

Tourisme : le feu est vert pour les Nord-Américains

La France ouvre un peu plus grand ses frontières. Les Etats-Unis et le Canada rejoignent la liste des "pays verts", selon un arrêté publié au Journal officiel. Autrement dit, leurs ressortissants échapperont à quasiment tout contrôle sanitaire à l'entrée sur le territoire national. A l'inverse, l'Afghanistan, le Paraguay et les Maldives basculent en rouge (contraintes maximales). La Turquie, elle, passe en orange.

16 juin

📍 Le déconfinement prend de la vitesse

Retour anticipé à « une forme de vie normale ». C'est par ces mots que le chef du gouvernement a annoncé, à la sortie du conseil des ministres et à la surprise générale, deux assouplissements majeurs des règles sanitaires, valables dès cette semaine. Cette accélération du calendrier du déconfinement se justifie, pour Jean Castex, par l'amélioration, « plus vite que nous l'avions espérée » de la situation épidémique.

Nouvelle passe d'armes entre les commerçants et Amazon

Un air de déjà-vu. Après la polémique sur le Black Friday, en plein confinement de novembre, une nouvelle initiative de l'américain Amazon suscite la colère des commerçants. Et leur déception envers le gouvernement. Le géant du e-commerce a programmé une opération promotionnelle, une semaine avant le début des soldes, programmé le 30 juin. Huit fédérations professionnelles (dont la Confédération des commerçants de France, Vitrines de France ou la Fédération de l'habillement) déplorent une "tactique", visant notamment à "perturber la reprise économique du commerce physique". Et de dénoncer l'"aveu d'impuissance du gouvernement", à qui elles ont demandé, en vain, d'intervenir pour obtenir le report de cette campagne.

Les créations d'entreprise s'essoufflent

La vague des créations d'entreprise est un peu retombée en mai, selon l'Insee. Mais ce recul mensuel reste modéré, par rapport à l'ampleur de la dynamique depuis un an.

Entretiens professionnels : plus que 2 semaines pour se rattraper

Le temps presse pour les entretiens professionnels. Les rendez-vous reportés pendant l'épidémie de coronavirus doivent être impérativement réalisés avant le 30 juin. Certaines entreprises ont toutefois obtenu récemment un sursis, qui leur évite, pour trois mois supplémentaires, les sanctions normalement applicables en cas de manquements à ces obligations.

Report de factures : moins de 2 mois pour en profiter

Compte à rebours toujours : avec le déconfinement, certaines aides aux entreprises ne vont pas tarder à s'éteindre. Y compris celles qui, annoncées de longue date, ont mis du temps à arriver. C'est le cas du dispositif de report des factures d'eau et d'énergie. Seulement mis en place à la fin avril, ce mécanisme doit s'arrêter le 1er août, voire avant, dans certains cas.
A lire : Comment obtenir le report de ses factures d'eau, de gaz et d'électricité pour votre entreprise

Travail illégal : en 2020, l'Urssaf a levé le pied

Du répit pour les fraudeurs. En 2020, l'Urssaf reconnaît avoir mené moins d'actions contre le travail au noir, du fait de l'épidémie de Covid-19. Le montant des redressements effectués à ce titre, comme ceux menés dans le cadre des abus au travail détaché, s'en ressent.

Brittany Ferries veut prendre son envol (au sens propre)

Bientôt des navettes volantes sur la Manche  ? C'est en tout cas le nouveau pari de Brittany Ferries. La compagnie maritime du Finistère vient de conclure un partenariat avec l'américain Regent, à l'origine de drôles d'engins, à mi-chemin entre l'avion et le bateau.
A lire : Brittany Ferries veut exploiter des ferries volants

15 juin

📍 Conflit Airbus-Boeing : les surtaxes enterrées pour 5 ans

Ce n'est pas encore la paix, mais ça y ressemble furieusement. Dans leur conflit autour des aides publiques à Airbus et Boeing, l'Union européenne et les Etats-Unis ont décidé de renouveler la suspension de leurs surtaxes respectives pour une durée beaucoup plus longue que les quatre mois de trêve, sur lesquels ils s'étaient accordés en mars. De quoi donner le temps aux deux partenaires de résoudre définitivement ce dossier qui empoisonne leurs relations commerciales depuis près de 17 ans.

Matières premières : l'Etat et le BTP se mobilisent

So-so-so, so-li-da-ri-té ! C'est la réponse du gouvernement aux tensions actuelles sur les matières premières. A l'issue d'une réunion réservée uniquement aux acteurs du BTP, le ministère de l'Economie a avancé trois mesures pour tenter de soulager la filière, face aux pressions en cours sur les prix et les disponibilités des matériaux. D'autres initiatives pourraient suivre dans les prochaines semaines. Le sujet est majeur : l'approvisionnement problématique en matières premières est l'un des deux principaux obstacles à la reprise économique, selon Bruno Le Maire - le second étant les difficultés de recrutement.

Fiscalité : jour d'échéance pour les CFE et CVAE

Dernier jour pour payer vos acomptes de CFE et de CVAE. Dans le premier cas, les entreprises ont la possibilité exceptionnelle, cette année, de diminuer largement le montant dû au fisc - conséquence de la baisse des impôts de production. Dans le deuxième cas, cette même réforme joue aussi sur les sommes à verser, mais, cette fois, de manière automatique : par défaut, les taux applicables en matière de cotisation sur la valeur ajoutée ont en effet déjà été réduits de moitié, dans le service en ligne de l'administration.

Aide sur les stocks : les commerçants doivent réclamer leur dû

Vous êtes commerçants et n'avez toujours pas reçu l'aide promise sur les stocks ? L'administration fiscale attend de vos nouvelles pour réparer cet éventuel oubli.

Fonds de solidarité : c'est toujours un succès

Le fonds de solidarité continue d'attirer les foules. Ouverte depuis jeudi dernier, l'aide au titre du mois de mai a déjà été versée à 118 000 demandeurs, pour un montant de 418,5 millions d'euros, indique Bercy. En avril, mois de confinement, ce sont 3,1 milliards d'euros qui ont déjà été distribués à 575  000 bénéficiaires. Et ce n'est pas fini : les dossiers d'indemnisation sur ce mois peuvent être déposés jusqu'au 30 juin.

Télétravail : je t'aime, moi non plus

Loin des yeux, loin du coeur. Avec la banalisation du télétravail, les employeurs ont eu tendance à relâcher l'accompagnement de leurs salariés en distanciel. C'est l'un des enseignements de la deuxième consultation de l'Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) menée sur le sujet. Autre leçon de cette enquête : les salariés reconnaissent de plus en plus les risques psychosociaux attachés au télétravail. Et pourtant, ils en redemandent !

Naval : Neoline fait le choix de la proximité

L'armateur nantais Neoline ne sera pas allé chercher très loin. En quête d'un chantier naval pour construire son premier navire, l'entreprise avait lancé un appel d'offres international. Elle a fini retenu une solution régionale, celle proposée par Neopolia.
A lire : Neoline choisit Neopolia pour la construction de son premier cargo à voile

14 juin

📍 Matières premières : la pression monte

Au tour de la CPME de hausser le ton face aux difficultés d'accès aux matières premières. Après la Fédération française du bâtiment (voir actualité du 11 juin), et à la veille d'une réunion au ministère de l'Economie consacré à ce sujet de plus en plus brûlant, l'organisation patronale avance ses propositions pour sortir les entreprises du double "piège" de l'envolée des prix et de la multiplication des pénalités de retard, provoquée par les pénuries.

La croissance reprend le chemin des 6 %

Avec le déconfinement reviennent les espoirs de croissance forte. La Banque de France a revu à la hausse sa prévision pour cette année : le PIB pourrait finalement progresser de 5,75 %. Lors de sa précédente évaluation, en plein troisième confinement, l'institution s'était prudemment contentée d'annoncer plus de 5 % en 2021 (voir actualité du 14 avril). Le gouvernement avait, lui, misé sur +6 % dans sa loi de finances, avant d'abaisser d'un point cette ambition face à la résurgence de l'épidémie (voir le 7 avril).

L'impact limité de la fin des aides

Le débranchement des aides aux entreprises sera indolore, ou presque. C'est en tout cas ce qu'assure la Banque de France (encore elle). Pour elle, une minorité de sociétés devrait être fragilisée par l'arrêt, au cours de l'été, des mesures d'urgence anti-coronavirus. Et encore, l'institution estime-t-elle que, parmi elles, seules celles viables économiquement devraient "faire l’objet d’un suivi attentif".

Les exonérations à leur tour prolongées

En attendant la fin, voilà encore une aide aux entreprises qui s'éternise. Comme le fonds de solidarité et le chômage partiel avant lui, le dispositif d'exonérations de charges sociales, créé dans le cadre de la crise du Covid-19, est maintenu pour deux mois supplémentaires.

OVH sur un petit nuage

Le groupe nordiste OVHcloud saute le pas. L'hébergeur et fournisseur de solutions à distance a confirmé vouloir se lancer en Bourse. De quoi donner un coup de fouet à cette pépite française, positionnée sur un marché ultra-porteur.
A lire : OVHcloud s'apprête à entrer en Bourse, pour accélérer sa croissance

Agroalimentaire : Sill persiste et signe

La vie d'une entreprise n'est jamais un long fleuve tranquille. Demandez à Sill : le groupe breton a enfin commencé à exploiter son nouveau site de Landivisiau (Finistère), plus de sept ans après le lancement officiel du projet. Dans l'intervalle, il a dû affronter un long parcours d'obstacles, entre recours, incendie et coronavirus. Désormais prêt à accélérer sur le lait en poudre, Sill aborde dorénavant l'avenir avec des ambitions renforcées et renouvelées.
A lire : Malgré les écueils, Sill Entreprises a toujours bon appétit

La France roule pour Le Caire

Les gros contrats se suivent à grande vitesse pour Alstom. Le groupe français a obtenu le marché du renouvellement de la ligne 1 du métro du Caire, en Egypte (fourniture de 55 rames, financée par un prêt du Trésor français de 800 millions d'euros). Annonce faite par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, en visite dans le pays ce week-end. Bercy affirme que cette production permettra de "conforter" 400 emplois à Valenciennes (Nord) et au Creusot (Saône-et-Loire). La semaine dernière déjà, Alstom avait été retenu par le Mexique sur un projet ferroviaire national, pour près d'1 milliard d'euros.

11 juin

📍 Pénurie de matières premières : le bâtiment à l'arrêt ?

En congrès à Lyon, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) tire la sonnette s’alarme. A cause de la pénurie de matières premières, 30% des entreprises du bâtiment pourraient arrêter leurs chantiers cet été, ce qui pourrait générer des mesures de chômage partiel pour 48 000 salariés en France. Estimant que cette pénurie est une conséquence directe de la crise sanitaire, le président de la FFB Olivier Salleron demande que l’Etat prenne à sa charge la totalité du montant du chômage partiel auquel des entreprises du bâtiment. Le patron de l’organisation professionnelle va pouvoir s’entretenir de ce sujet avec le gouvernement ce 15 juin, avec la tenue de la première réunion de travail consacrée aux problèmes d’approvisionnement dans le monde du bâtiment. 

La France parmi les meilleurs élèves de la classe en 2021

On s’attend à un Bac avec mention. Au niveau de la croissance, la France devrait être dans le top européen en 2021. « Pour cette année, nous aurons en France plus de croissance et un peu moins d’inflation que la moyenne européenne », a assuré au micro de Radio Classique François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, qui publiera lundi soir ses prévisions de croissance pour l’économie française. Les prévisions des organismes internationaux tablent généralement sur 4 à 5 % de croissance cette année en zone euro. 

78 % des exportateurs tricolores comptent faire mieux cette année

Covid oblige, l’année 2020 n’a pas été terrible pour les exportateurs français, qui devraient se rattraper cette année. 78 % des entreprises françaises comptent ainsi augmenter leur chiffre d’affaires à l’export en 2021, selon une récente enquête d’Euler Hermes.  Les secteurs les plus optimismes sont les biens d’équipement, l’agriculture, l’énergie et le bâtiment.
A lire : Les exportateurs français plutôt optimistes pour 2021

Pas de ticket restaurant à 15 euros 

Les tickets restaurants ne passeront pas à 15 euros, rapporte Le Figaro. Si l’employeur est en théorie libre de décider de la valeur faciale des titres restaurants accordés aux salariés, dans les faits, leur montant dépend très souvent de l’exonération des cotisations de Sécurité sociale de la contribution patronale, qui est aujourd’hui de 5,55 euros. Lors du débat sur le projet de loi de finances rectificative, plusieurs députés, notamment LR, proposaient de porter le plafond de l’exonération à 7,50 euros. Avec la part payée par le salarié, la valeur maximale d’un titre-restaurant aurait pu se monter à 15 euros, cela afin de soutenir le secteur de la restauration. La majorité a refusé ces amendements, estimant que la part payée par le salarié allait mécaniquement augmenter.

Boa Concept serpente jusqu’en Bourse

Le fabricant de convoyeurs et de solutions logistiques Boa Concept vient d’annoncer son introduction en Bourse sur le marché Euronext Growth à Paris. Ayant son siège social à Saint-Etienne, la PME de 50 salariés compte lever plus de 5 millions d’euros.
A lire : Boa Concept espère lever au moins 5,5 millions d'euros en Bourse

Phildar se tricote un nouvel avenir

Né en septembre 2020 de la reprise de la PME nordiste Phildar SAS par ses deux dirigeants, le groupe PP Yarns déploie une stratégie de retournement pour renouer dès cette année avec la croissance. Au programme : un recentrage sur l'activité tricot et une nette accélération sur les volets numérique et RSE.
A lire : Devenue PP Yarns, Phildar renoue avec la croissance

10 juin

📍 L'industrie française retrouve son rythme

La production industrielle française a stagné en avril (-0,1 % par rapport à mars) mais reste de 5,5 % plus basse qu'avant la crise du Covid, rapporte l'Insee. Le recul de la production manufacturière est un peu plus marqué (-0,3 % sur le mois et -6,6 % par rapport à février 2020).

Les créations d'emplois au beau fixe au premier trimestre

L'Insee a actualisé sa précédente estimation et recense 88 800 créations nettes d'emplois salariés dans le secteur privé français au premier trimestre 2021. Une augmentation de 0,5 % par rapport au trimestre précédent. 

Pour le plastique, le Covid c'est pas fantastique

Indicateur de l'impact de la crise du Covid-19 sur l'économie mondiale, la production annuelle mondiale de plastique a reculé de 0,3 % en 2020, selon PlasticsEurope, l'association européenne des producteurs de plastique. En France, ce chiffre est plus marquant encore, avec une baisse de production de 11 % en 2020 (-5,1 % à l'échelle européenne).

Axa fait un geste envers ses clients restaurateurs

L'assureur français Axa annonce une enveloppe de 300 millions d'euros à destination de 15 000 de ses clients restaurateurs accusant de fortes pertes liées à la crise du Covid. Un geste vu par beaucoup d'observateurs comme une tentative d'apaisement suite aux milliers de procédures ouvertes en justice par des restaurateurs clients de l'assureur afin de réclamer des indemnisations.

Tour de passe-passe comptable pour aider les entreprises

Actuellement en lecture à l'Assemblée, le projet de loi de finances rectificative devrait, par un tour de passe-passe comptable appelé carry-back, apporter une nouvelle aide aux entreprises. Le gouvernement veut en effet assouplir un dispositif existant, le report de déficit.
A lire : Report de déficits assoupli pour aider les entreprises à se relancer

9 juin

📍 Déconfinement : nouvelle vague de réouvertures...

Et de trois. La France est entrée aujourd'hui dans sa troisième étape de déconfinement. Un cap majeur, puisqu'il s'accompagne d'une nouvelle série de réouvertures des activités fermées pour cause d'épidémie et/ou d'un élargissement des jauges jusqu'ici en vigueur. Le couvre-feu, lui, passe à 23h. D'où la publication d'une nouvelle attestation de déplacement dérogatoire (le justificatif pour les trajets professionnels, lui, reste inchangé). Les mesures de prévention s'enrichissent également d'un nouvel outil : le passe sanitaire, appelé à filtrer l'accès aux rassemblements de plus de 1 000 personnes, ainsi qu'à réguler les entrées et sorties du territoire, dont les conditions ont été par ailleurs amendées.

... et abandon du télétravail à 100 %

Autre grande nouveauté du jour : l'évolution du protocole sanitaire et des règles de vie en entreprise (dont les repas et autres moments conviviaux). Le texte met notamment fin à l'obligation du télétravail intégral. Un sujet que chaque employeur doit régler à son niveau, par le dialogue social. D'où l'émergence de solutions très variables en fonction des entreprises.
A lire : SFI Multimédia (Loire) opte pour 2 jours en entreprise par semaine, quand Patrimoine Store (Gironde) repasse déjà au tout-présentiel
A l'avenir, la ministre du Travail a enjoint « toutes les entreprises à négocier (...) des accords sur le télétravail », dans la lignée du dernier accord national interprofessionnel consacré au sujet. Selon Elisabeth Borne, 1 000 accords ont vu le jour l'an dernier, 500 depuis le début de l'année.

Télétravail (bis) : l'été sera hybride, la rentrée présentielle

Et maintenant, on fait quoi ? Avec la fin du télétravail intégral obligatoire, les employeurs hésitent... et temporisent : selon une enquête de l'ANDRH, la rentrée de septembre pourrait sonner le véritable retour du site à 100 % des salariés.

Brevets : quelles sont les PME et ETI qui innovent le plus ?

Le calme avant la tempête ? L'Inpi a publié son bilan des dépôts de brevet sur la période d'avant-crise 2018-2019. Un palmarès dominé par l'Ile-de-France et les grandes entreprises, mais où plusieurs PME et ETI d'Auvergne Rhône-Alpes se distinguent aussi.

La croissance moins pire que prévu et meilleure qu'annoncé

Avec les beaux jours, les espoirs de croissance forte reviennent. La Banque mondiale a révisé sa prévision pour cette année : elle mise désormais sur un envol de 5,6 % au niveau mondial (en hausse d'1,6 point par rapport à sa première évaluation de l'année ; voir actualité du 6 janvier). Ce "rebond post-récession [serait] d’une ampleur sans précédent en 80 ans". La zone euro signerait, pour sa part, une croissance de 4,2 % (+0,6 point). En attendant, son PIB a bel et bien reculé au premier trimestre, mais moins que prévu : -0,3 % (au lieu de -0,6 %), a indiqué Eurostat.

Les bureaux ont du cœur

Faire des bureaux d'entreprise, des chambres pour la nuit. C'est le pari original, et solidaire, de plusieurs chefs d'entreprise nantais. Ils ont décidé de proposer un espace, dans leurs locaux, à des personnes en difficulté. Une initiative résumée dans le nom de leur association, désormais présente en Sarthe : Les Bureaux du Cœur.
A lire l'interview de Pierre-Yves Loaëc, son vice-président : « Des milliers d'entreprises pourraient héberger des personnes en situation de précarité »

8 juin

📍 Déconfinement : l'acte III aura bien lieu demain

Nouvelle veillée d'armes dans les entreprises. Demain, s'ouvrira bel et bien la troisième étape du déconfinement, ainsi que le confirme un décret paru au Journal officiel. Cette phase de réouverture concerne principalement les salles de sport, parcs de loisirs, acteurs de l'événementiel, mais aussi bars et restaurants, autorisés à recevoir leurs clients en intérieur... mais pas les discothèques. En visite dans la Drôme aujourd'hui, le président de la République Emmanuel Macron leur a simplement donné « rendez-vous le 21 juin », sans plus de précision.
A lire, notre dossier spécial : Fin du 100% télétravail, reprise de l'événementiel... le 9 juin, la France fait un pas de plus vers le retour à la normale
Le décret publié ce matin parachève, par ailleurs, la création du passe sanitaire, exigible dès demain pour les rassemblements de plus de 1 000 personnes et, au 1er juillet, pour les déplacements en Europe.
A lire : Quels sont les usages professionnels du passe sanitaire ?

Quinze mois de crise, ça use énormément

La solitude du chef d'entreprise n'a jamais aussi bien porté son nom. Avec l'épidémie du coronavirus, ses incertitudes et ses aléas, les dirigeants naviguent à vue et se retrouvent, trop souvent, encore plus isolée qu'avant, la faute au tout-distanciel. Comment vivent-ils cette période temporaire qui dure et bouscule leurs plans ? A la veille d'une nouvelle phase de déconfinement, notre rédaction de Bordeaux est allée prendre le pouls des entrepreneurs de la région, afin de dresser leur bilan de santé, professionnel et personnel, après plus d'un an de crise.
A lire : Quand la crise du Covid ébranle les dirigeants de Nouvelle-Aquitaine

Fiscalité : pensez à baisser votre CFE !

La baisse des impôts de production fait déjà sentir ses effets. En raison de cette réforme, inscrite dans le plan de relance, l'administration fiscale autorise les entreprises industrielles à diminuer leur acompte de cotisation foncière (CFE), dû au 15 juin.

Emploi : des départements en perdition...

Le constat est connu : la crise du coronavirus n'a pas frappé tous les départements de la même manière. L'exemple le plus emblématique était, jusqu'ici, Toulouse, plombée par l'industrie aéronautique. Mais une étude autour des conséquences sur l'emploi, après un an de crise, renouvelle l'analyse et met en lumière le lourd tribut payé par les territoires de montagne, mais aussi les grandes métropoles.

... mais un été radieux en perspective

Le déconfinement 2021 meilleur que celui de 2020, pour l'emploi ? C'est ce que laisse entendre une enquête de Manpower, réalisée du 7 au 27 avril, auprès de 867 entreprises. La part des employeurs prévoyant une hausse de leurs effectifs au troisième trimestre est supérieure de 9 points à ceux qui anticipent une réduction de leur personnel. Le retournement est spectaculaire par rapport à l'an dernier, quand ce solde était inverse (-11 points ; voir actualité du 9 juin 2020). Revers de la médaille, les diffcultés de recrutement concernent à présent 88 % des répondants (+34 points, comparativement à 2019).

Export : printemps morose en cours

La reprise économique mondiale ne fait pas les affaires du commerce extérieur français. En avril, les importations ont repris avec plus de vigueur (+1,7 %, soit +0,8 Md€) que les exportations (+1,5 %, équivalant à +0,6 Md€), selon les douanes. A tel point que les premières ont retrouvé à 98 % leur niveau moyen d'avant-crise, contre 94 % pour les secondes. Résultat, le déficit a continué de se creuser pour atteindre -6,2 milliards d'euros. Sur douze mois, il bat même un record à 70 milliards d'euros.

7 juin

📍 Investissements étrangers : la France en tête, mais...

Cocorico ! En 2020, et pour la deuxième année consécutive, la France a conservé la première place des destinations européennes préférées des investissements directs étrangers, selon le baromètre annuel d'EY. Mais l'Hexagone a aussi subi l'une des baisses les plus fortes du continent.
A lire : La France reste un pays attractif mais les projets d'investissement sont en baisse
Au niveau régional, seules trois territoires ont résisté à la chute : les Pays de la Loire (+10 %), le Grand Est et la Normandie (+7 % chacun). A l'inverse, l'Occitanie (-31 %), la Région Sud et le Centre-Val de Loire (-34 % dans les deux cas) ont perdu pied. L'Auvergne Rhône-Alpes conservent sa deuxième place, derrière l'Ile-de-France.
A lire : Auvergne Rhône-Alpes a perdu 15 % de projets d'investissements étrangers en 2020

Tech : les fonds d'investissement priés d'en faire plus

Toujours plus haut. Bercy veut 30 milliards d'euros de financement pour les entreprises technologiques françaises d'ici à fin 2022, dans le cadre de l'"initiative Tibi". A travers cette mobilisation, lancée en janvier 2020, les investisseurs institutionnels s'étaient engagés à débloquer 6 Md€ pour la tech, avec l'objectif, à l'origine, d'atteindre les 20 Md€, par effet de levier. A mi-parcours, 18 Md€ ont déjà été mobilisés (la moitié dans le non-coté) par les 49 fonds désormais agréés, selon un premier bilan du ministère de l'Economie. Pour aller au-delà, le dispositif va s'appuyer sur 11 nouveaux partenaires (des banques d'investissement principalement) pour obtenir plus d'argent en provenance de l'étranger (via les fonds souverains, fonds de pension, compagnies d'assurance et family offices).

Une rallonge pour le bois

Pendant que les vannes s'ouvrent pour la tech, le réservoir finit de se remplir pour la filière bois et ameublement. Le "fonds Bois 3" de Bpifrance avoisinera finalement les 80 millions d'euros, au lieu des 70 M€ initialement escomptés. Cet apport supplémentaire est notamment dû à l'implication du groupe Eiffage dans ce dispositif, appelé à financer une quinzaine de PME et d’ETI.

Emploi : vers un accompagnement territorialisé

Le recentrage du soutien de l'Etat à l'économie se poursuit. Après avoir ciblé les entreprises en difficulté la semaine dernière, le gouvernement veut aller au chevet des territoires mis en délicatesse par la crise du Covid-19. Cet après-midi, le ministère du Travail a présenté aux partenaires sociaux 4 pistes de travail : 1) améliorer l'accessibilité du dispositif Transitions collectives ; 2) utiliser l'expérience des plates-formes territoriales, mises en place dans ce cadre, pour faciliter le reclassement et la reconversion de salariés licenciés ; 3) développer la "prestation de conseil en ressources humaines pour les TPE-PME", trop peu connue ; 4) créer un fonds national d'aide aux territoires. Patronat et syndicats ont jusqu'à la fin de la semaine pour faire part de leurs propositions et avis.

Epargne : la solidarité paye

Des milliards comme s'il en pleuvait. Avec les confinements successifs, l'épargne des Français a explosé. De quoi entraîner, dans la foulée, les produits solidaires. Ils ont signé une nouvelle année record, selon le baromètre 2020 de Finansol, et ainsi offert de nouvelles ressources aux projets sociaux et environnementaux.

5 juin

📍 Fiscalité : vers un nouvel ordre mondial ?

Et un premier obstacle de passé. Le principe d'un seuil minimal d'impôt sur les sociétés au niveau mondial a été approuvé, ce week-end, par les ministres des Finances du G7. Il sera "d'au moins 15 %", indique le communiqué final, mais « nous allons nous battre pour [qu'il] soit le plus élevé possible », a réagi le Français Bruno Le Maire. Cette mesure doit se substituer aux taxes nationales sur les géants du numérique, introduites par plusieurs pays, dont l'Hexagone. S'y ajouterait une seconde disposition : l'imposition, dans le pays où ils sont réalisés, d'"au moins 20 % des bénéfices dépassant une marge de 10%, pour les entreprises multinationales les plus grandes et les plus rentables". Ces deux innovations fiscales doivent à présent être examinées par le G20 Finances en juillet.

4 juin

📍 Feu vert pâle au retour des touristes étrangers

La troisième étape du déconfinement se dévoile chaque jour un peu plus. Après le protocole sanitaire en entreprise, la France a présenté, aujourd'hui, les règles applicables à ses frontières, à partir du 9 juin. Elles devraient faciliter le retour dans l'Hexagone des voyageurs européens. Les autres resteront soumis à des contraintes plus ou moins fortes, en fonction de leur statut vaccinal et de leur pays d'origine.

Emploi : les stigmates du confinement d'avril

La version allégée du confinement n°3 pèse lourd sur l'emploi. Le chômage partiel est reparti à la hausse en avril, montrent les derniers chiffres de la Dares (ministère du Travail). Pis, les plans sociaux et autres licenciements économiques ont fait des ravages.

Les attestations employeur périmés ne sont vraiment plus bonnes

Les TPE vont devoir se mettre à la page. Pôle Emploi refuse désormais les attestations employeur anciennes versions, encore utilisées par certaines petites entreprises.

Brexit : vers un premier accord annuel sur la pêche

Un peu de visibilité pour les marins européens. L'UE et le Royaume-Uni viennent seulement de s'entendre, cette semaine, sur les droits de pêche 2021 pour 75 stocks de poissons cogérés, "et pour certains stocks d'eau profonde" jusqu'en 2022, a annoncé la Commission européenne. Cet accord sur les quotas doit encore être formellement entériné par Bruxelles pour être valable. Depuis l'entrée en vigueur du Brexit, la pêche est un sujet régulier de discorde entre Londres et l'Europe.

Guingamp va voir la vie en rose (saumon)

Il y aura bientôt du saumon made in Côtes-d'Armor dans vos assiettes. Le norvégien Smart Salmon prévoit d'implanter, près de Guingamp, son premier site français d'élevage et de transformation de poissons.
A lire : Le norvégien Smart Salmon va implanter une ferme XXL de saumons dans les Côtes-d'Armor

Le fonds lyonnais qui voulait sauver le monde

Il ne faudra pas compter que sur l'Etat, et son plan de relance, pour financer la transition écologique. La société civile aussi veut prendre sa part - et elle lève déjà des fonds. Le projet Time for the Planet, né sous l'impulsion d'entrepreneurs lyonnais, a rassemblé, jusqu'à présent, 20 000 investisseurs, dont 2 000 entreprises. Leur objectif : développer 100 innovations en faveur de l'environnement.
A lire : Time for the Planet veut un milliard d'euros pour lutter contre le réchauffement climatique

Le capitalisme en voie de disparition ?

Le capitalisme ultralibéral est mort, vive le capitalisme ordolibéral ! Dans son dernier livre, Patrick Artus prône une réforme en profondeur du sytème économique actuel, jugé inégalitaire et inefficace. A sa place, ce responsable de la banque Natixis défend la mise en place de politiques publiques incitatives pour les entreprises, ainsi que le rétablissement d'une concurrence forte.
A lire, l'interview de Patrick Artus : « Le capitalisme est devenu inefficace »

3 juin

📍 La vie en entreprise se déconfine...

Tout vient à point à qui sait attendre. Le nouveau protocole sanitaire en entreprise a été publié hier soir, soit une semaine avant son entrée en vigueur, le 9 juin. Un petit miracle, tant ce document de référence pour l'organisation du travail au temps du Covid-19 a souvent été communiqué aux employeurs la veille pour le lendemain ! Sur le fond, les assouplissements sur le télétravail, les réunions et les repas en entreprise, tiennent plus de l'évolution que de la révolution.
A lire : Ce qui change dans les entreprises à partir du 9 juin 2021

... la fin du télétravail s'anticipe

Mesure phare du nouveau protocole sanitaire, la fin du télétravail à 100 %. Simple formalité, réalisable du jour au lendemain ? Banal retour sur site, "comme au bon vieux temps" ? Non, deux fois non, insiste le gouvernement. Il enjoint les employeurs à organiser progressivement le retour de ces salariés, parfois absents de l'entreprise pendant plus d'un an. Pour les y aider, l'Agence pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) dégaine une "fiche-conseil" dédiée. Elle s'ajoute à celle, publiée à la mi-mai, sur la reprise dans les entreprises fermées pendant la crise du coronavirus.

Tourisme : un "plan de reconquête" en préparation

L'Etat n'oublie pas le tourisme. Parmi les premiers à bénéficier d'un programme d'aide spécifique l'an dernier, le secteur aura bientôt droit à « un plan de reconquête et de réinvention [de son] modèle » sur cinq ans. Promesse d'Emmanuel Macron, hier soir, à l'issue d'une rencontre avec des professionnels dans le Lot. D'après les confidences du président de la République, cette initiative visera à développer les compétences, la valorisation du patrimoine (naturel et architectural), les infrastructures (hébergement, transports, pistes cyclables) et la transformation numérique de la filière.

Déconfinement : l'hôtellerie-restauration reste sur sa faim

En attendant de se réinventer, les acteurs du tourisme cherchent surtout à survivre. Et c'est loin d'être gagné pour les hôtels, bars, restaurants et traiteurs, prévient Catherine Quérard. La vice-présidente du Groupement national des indépendants (GNI) était justement présente à la réunion organisée par Emmanuel Macron dans le Lot, hier soir.
A lire, son interview  : « Pour les bars et restaurants, le potentiel clients est revenu, mais il manque du personnel »

Plans sociaux : la flambée des destructions d'emploi

Cette année, les entreprises envisagent 33 900 ruptures de contrats de travail, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). C’est trois fois plus qu’en 2020. La bonne nouvelle, selon le ministère du Travail à l’origine de ces chiffres, c’est que la situation s’améliore nettement depuis le début mai.

Bonus-malus sur les contrats courts : ça se joue maintenant

A partir du 1er juillet, le dispositif permettant de calculer les bonus-malus sur les contrats courts va se mettre en place. Il n’impactera les cotisations sociales des entreprises concernées par cette mesure qu’en septembre 2022. Mais pour éviter d’être pénalisées, les entreprises peuvent d’ores et déjà commencer à réfléchir à leurs modes de recrutement et de gestion des effectifs. Parmi les leviers à leur disposition : les heures supplémentaires, les CDI à temps partiel ou les groupements d’employeur. 
A lire : Comment éviter le malus sur les contrats courts

Tech : AMA à l'assaut de la Bourse

Le rennais AMA prêt à entrer dans une nouvelle dimension. Spécialiste de la réalité assistée appliquée au B2B, l'entreprise va se lancer en Bourse. Avec l'ambition de quintupler son chiffre d'affaires en deux ans.
A lire : AMA prépare son introduction en Bourse

2 juin

📍 Fin de l'état d'urgence sanitaire, mais pas des restrictions...

La France tourne la page de l'état d'urgence sanitaire. Il a pris officiellement fin la nuit dernière, en vertu de la loi sur la sortie de crise, publiée hier au Journal officiel. Le retour complet à la normale n'est toutefois pas pour aujourd'hui : comme il y a un an, le texte prévoit un régime transitoire, jusqu'au 30 septembre. Durant ces quatre mois, le gouvernement et/ou les préfets seront libres d'imposer de nouvelles restrictions, au nom de la lutte contre le coronavirus (interdictions ou limitations des déplacements et des rassemblements, fermetures administratives...). A cette batterie habituelle de mesures s'ajoute désormais le passe sanitaire. Ce document atteste d'un dépistage négatif, une guérison ou une vaccination contre le Covid-19. Il pourra être demandé pour l'accès "à certains lieux, établissements ou événements impliquant de grands rassemblements de personnes pour des activités de loisirs ou des foires ou salons professionnels". A noter que le couvre-feu est, lui, maintenu jusqu'au 30 juin, dans les conditions présentées par Emmanuel Macron le 29 avril. Mais il pourra être levé plus tôt dans les départements où le virus circule moins.

... ni des dérogations au droit du travail

Les exceptions au Code du travail, elles, survivent à l'état d'urgence sanitaire. La même loi sur la sortie de crise, précédemment citée, maintient, jusqu'au 30 septembre, plusieurs mesures dérogatoires, prises en 2020, au plus fort de l'épidémie de Covid-19. Cette flexibilité, accordée pour trois mois supplémentaires, concerne aussi bien les renouvellements de CDD et dates des congés payés que l'organisation des instances représentatives du personnel - entre autres.

Aides aux entreprises : la perfusion continue

Bientôt débranchées, mais toujours aussi gourmandes. Les mesures d'urgence contre la crise du Covid-19 bénéficient d'une nouvelle enveloppe de 15,5 milliards dans le projet de loi de finances rectificatif, présenté aujourd'hui par le gouvernement. Quasiment autant que le budget initial, dédié à ces dispositifs en décembre (20 Md€), et deux fois plus que l'avance validée à la mi-mai (7,2 Md€ ; voir actualité du 7 mai). Mais Bercy assure que l'heure est à la « transition » vers la sortie de crise et met aussi sur la table de nouvelles mesures pour aider les entreprises à passer le mur de la dette.

Frisson épidémique dans le Sud Ouest

Gare à l'euphorie du déconfinement ! A la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement s'est félicité d'une situation épidémique sous contrôle « au niveau national ». Mais des « signaux d'alerte se font jour dans certains territoires », a aussitôt mis en garde Gabriel Attal. Et de citer les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, le Lot-et-Garonne, la Gironde et les deux Charentes, comme théâtres de « hausses parfois sensibles de la circulation du virus ».

Le super-port d'Haropa largue les amarres

Ils avaient la Seine en point commun. Les ports de Paris, Rouen et Le Havre partagent désormais aussi le même destin. Leur fusion au sein d'un même établissement public, baptisé Haropa, est officiellement entrée en vigueur hier. Objectif du nouvel ensemble : relancer l'attractivité de cet "axe Seine" et de ses plates-formes normandes, en perte de vitesse depuis de nombreuses années.

1er juin

📍 Le plan du gouvernement pour éviter les faillites

Mobilisation générale pour les entreprises fragilisées par le Covid-19. Le gouvernement a dévoilé un "plan d'action" pour les "[accompagner] en sortie de crise". L'objectif est double : détecter leurs difficultés le plus tôt possible et les orienter vers des solutions adaptées à leur situation. Pour y parvenir, plusieurs initiatives originales sont annoncées, et soutenues par une vingtaine d'organisations (dont Urssaf, Banque de France, CCI, mais aussi les représentants des experts-comptables, commissaires aux comptes, avocats, banquiers, administrateurs judiciaires...). Au programme : création d'un numéro unique d'information sur les aides l'Etat (le 0806 000 245) ; installation de "comités départementaux de sortie de crise" regroupant tous les partenaires ; ou encore, mise en place de procédures provisoires nouvelles pour aider les plus petites entreprises (mandat ad hoc et traitement dits "de sortie de crise").
A lire : Le plan du gouvernement pour éviter les défaillances d'entreprises en cascade

Chômage partiel : l'Etat met le holà

Cette fois, ça sent vraiment la fin pour le chômage partiel version Covid-19. Le reste à charge augmente dès aujourd'hui pour toutes les entreprises, à l'exception des secteurs protégés du tourisme et des activités toujours fermées. Mais pour eux aussi, le compte à rebours est enclenché : deux décrets parus récemment prévoient une extinction du soutien renforcé de l'Etat d'ici le 31 octobre au plus tard.

Fonds de solidarité : statu quo pour mai

Le débranchement du fonds de solidarité aussi est imminent. Le gouvernement a d'ores et déjà prévenu qu'il réduirait la voilure au mois de juin. Mais, en attendant, ce sont les règles applicables aux pertes de mai qui ont été récemment publiées au Journal officiel. Bonne nouvelle : ce sont quasiment les mêmes que celles en vigueur pendant le confinement d'avril (à deux nuances près).

L'automobile en sous-régime

Le marché de l'automobile ne remonte toujours pas la pente. En mai, les ventes de voitures neuves ont, certes, bondi de 46,4 % sur un an, selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Mais, à cette époque, le pays sortait d'un premier confinement particulièrement strict. Résultat, la comparaison avec mai 2019 est bien moins flatteuse (-27,3 %).

Cybersécurité : la défense s'organise dans les PME

C'est l'autre épidémie qui ronge l'économie depuis plus d'un an. Les attaques informatiques se sont multipliées depuis 14 mois, à la faveur du tout-télétravail et des confinements successifs. Une vague cybercriminelle qui n'a pas épargné la Région Sud. Notre rédaction locale a mené l'enquête pour savoir comment les entreprises s'adaptaient à cette nouvelle donne.
A lire : Comment les entreprises de la Région Sud font face au risque cyber

31 mai

📍 Le déficit public se creuse

Mauvaise nouvelle pour les finances publiques : le déficit public français va de nouveau se creuser en 2021 pour atteindre 220 milliards d'euros, soit 9,4 % du produit intérieur brut (PIB), a indiqué le ministre de l'Économie Bruno Le Maire ce 31 mai. Ce déficit "est lié à trois choses: la première c'est que nous reportons un certain nombre de dépenses de 2020 sur 2021 (...), (ensuite) parce que nous continuons à aider un certain nombre de secteurs et d'entreprises, même si progressivement nous allons supprimer ces aides, et en troisième lieu parce qu'il y a une partie du plan de relance qui est décaissé", a justifié Bruno Le Maire sur France 2.

Le chômage partiel s'est accentué en avril

Corollaire du reconfinement et de la fermeture des établissements scolaires, le nombre de salariés français en activité partielle a augmenté de 13 % en avril par rapport au mois de mars, indique le ministère du Travail, soit 2,7 millions de salariés au total. Le coût pour l’État et l’Unédic s'élèverait à 2 milliards d’euros.

Déconfinement rime avec consommation

Entre le 19 mai (date de réouverture des commerces non-essentiels) et le 23 mai, les montants payés par carte bancaire ou via mobile dans les magasins ont grimpé de 20 %, en moyenne, par rapport à la même époque en 2019, selon les informations du groupement des cartes bancaires publiées par Le Figaro. Les magasins d'articles de sport, d'horlogerie et de bijouterie, de jouets, jeux et loisirs ainsi que l'habillement ont connu les plus fortes hausses de chiffre d'affaires.

Télétravail : l'accord national interprofessionnel étendu

L’accord national interprofessionnel pour la mise en œuvre du télétravail, conclu le 26 novembre 2020, a été étendu. Cette extension comporte une réserve sur la prise en charge des frais professionnels dans le cadre du télétravail.
Explications : Télétravail : l'accord national interprofessionnel est étendu

Electrosteel Europe rapatrie en Europe des productions indiennes

Spécialisée dans la vente de canalisations pour les réseaux d’eau et d’assainissement, Electrosteel Europe va créer un site de production dans les Bouches-du-Rhône. Permettant de raccourcir ses délais de livraison et de réduire son impact environnemental, cette usine devrait générer 200 emplois.
A lire : Electrosteel Europe va créer 200 emplois en France pour fabriquer des tuyaux jusqu'alors produits en Inde

28 mai

📍 Finalement, le PIB recule au premier trimestre

Une croissance beaucoup moins forte que prévue. Au premier trimestre 2021, la croissance française est toujours en recul, avec un produit intérieur brut en retrait de 0,1 % selon l’Insee. L’institut national de la statistique tablait pourtant sur 0,4 % de croissance pour ce début d’année. Mais l’activité dans la construction s’est finalement révélée être moins dynamique qu’attendue. Espérons que les estimations réalisées par la Banque de France, l’OCDE et la Commission Européenne, qui tablent toutes sur plus de 5 % de croissance en France en 2021, ne se basent pas, elles non plus, sur des extrapolations trop optimistes. 

Le plan de relance européen sur les rails

Les 27 pays membres de l’Union européenne ont enfin tous ratifié le plan de relance européen. L’Europe va pouvoir emprunter de l’argent sur les marchés financiers et flécher 672 milliards d’euros aux pays membres sous forme de prêts et de subventions. La France devrait bénéficier d’environ 40 milliards d’euros.

Tu as de beaux yeux, tu sais ?

Oui, mais de quelle(s) couleur(s) ?  Car cela peut changer ! La start-up brestoise Cylensee a mis au point des lentilles de contact connectées capables de changer de couleur grâce à une télécommande ou une application sur smartphone. Attendue pour 2022, cette innovation ouvre aussi la voie à de nombreuses utilisations dans la santé, la défense ou encore l’industrie.
A lire : Avec ses lentilles connectées, Cylensee préfigure la vision du futur

Transport du futur : les capsules d’Urbanloop qualifiées pour les JO de Paris

Urbanloop, la capsule de transport futuriste développée par des écoles d’ingénieurs de Nancy, pourrait être utilisée lors des JO de 2024 à Paris pour relier le stade nautique au RER. Pour l’heure, ce moyen de transport sur rail fonctionnant grâce à un moteur électriques synchrone à aimant vient de remporter le record du monde de la plus faible consommation énergétique au kilomètre pour un véhicule autonome sur rail. Porté par une SAS, le projet doit maintenant passer au stade du développement industriel.
A lire : Avec les Jeux Olympiques de Paris 2024, les capsules d'Urbanloop veulent s'offrir une vitrine

Tour de table XXL pour Agicap 

Editant un logiciel de gestion en temps réel et de prévision de trésorerie pour les PME, la fintech lyonnaise Agicap vient de boucler une levée de fonds de plus de 82 millions d'euros. Un tour de table qui doit lui permettre d’accélérer son développement à l’international.
A lire : La fintech lyonnaise Agicap lève plus de 80 millions d'euros

NG Biotech : la Bretagne, ça vous gagne plus que l’Asie

La crise sanitaire a fait passer ses effectifs de 30 à 120 salariés. Première entreprise française à avoir lancé un test sérologique de détection du Covid-19, l’entreprise de biotechnologies rennaise NG Biotech a le vent en poupe. Elle relocalise aujourd’hui en Bretagne les moules et les pièces plastiques utilisés pour la fabrication des tests qui étaient jusqu’alors fabriqués en Inde et en Chine.
A lire : NG Biotech augmente sa capacité de production et relocalise sa fabrication de pièces plastiques

27 mai

📍 Fin du télétravail obligatoire : le compte à rebours a commencé

Le télétravail intégral va prendre fin le 9 juin prochain. Le gouvernement plaide pour un retour au travail progressif, avec trois jours par semaine au bureau par exemple, conseille la ministre du travail Elisabeth Borne. Ce sera aux entreprises d’en décider à travers un temps de dialogue entre employeur et salariés. Les discussions et les conditions de ce pas supplémentaire vers un retour à la normale seront encadrées par un nouveau protocole sanitaire que le gouvernement doit publier la semaine prochaine. 
A lire :  Comment le gouvernement compte encadrer la fin du télétravail à 100 % à partir du 9 juin

La crise est presque finie, les aides aussi

 « La crise est en train de passer dernière nous », assure Bruno Le Maire au micro de France Inter. Pour le ministre de l’Economie, la seule réserve demeure la montée en puissance de la vaccination. Pour le reste, malgré les problèmes d’approvisionnement et de recrutement, les indicateurs sont au vert. Cette année, la croissance française est estimée entre 5% (par le gouvernement) et 5,7 % (par la Commission européenne). Corolaire de cette sortie de crise, la fin programmée des aides d’urgence aux entreprises, qui vont progressivement s’éteindre durant l’été. Le gouvernement fera un « point définitif » sur ce sujet à la fin du mois d’août pour décider de maintenir ou non des dispositifs de soutien pour des entreprises encore impactées par les effets de la crise sanitaire.
A lire :  La fin des aides est programmée pour cet été

Castex veut sortir la montagne du tout-ski

Si le Fonds de solidarité ou les aides versées pour le chômage partiel sont appelés à se tarir, les professionnels de la montagne vont bénéficier d’une enveloppe de 640 millions d’euros. En visite en Savoie, le Premier ministre Jean Castex a en effet dévoilé son plan montagne, qui vise à créer un modèle économique sortant du tout-ski. Le plan va soutenir les initiatives visant à diversifier l’offre et la clientèle, à accélérer la transition écologique et la rénovation immobilière des montagnes françaises.
A lire : Avenir Montagnes octroie 650 millions d’euros aux acteurs de la montagne

Les soldes décalées au 30 juin

Sur un sujet qui divise les commerçants, le gouvernement vient de décider de repousser d’une semaine le début des soldes d’été. Celles-ci démarreront le 30 juin prochain, au lieu du 23.

Vers un rebond des exportations françaises en 2021

Selon la société d’assurance-crédit Euler Hermes, les exportations françaises de biens et services repartiront de l'avant en 2021 (+8 %) et 2022 (+5,7 %) après une chute de 16,6 % en 2020. Des débouchés à l’export émanant principalement de l’Europe (Allemagne, Belgique, Espagne), mais aussi des États-Unis et de la Chine. Les secteurs équipements de transport, agroalimentaire et pharmaceutique sont plus directement concernés par cette demande.

Une plateforme pour valoriser les engagements ESG des entreprises

Le gouvernement vient de lancer la plateforme Impact, qui recense les entreprises françaises engagées dans une transition vers des modèles plus responsables. Anticipant une prochaine réglementation européenne en la matière, la plateforme permet aux entreprises volontaires de toutes tailles (une centaine à ce jour dont Armor-Lux, Mutyne, Cdiscount, Ipsen, Malongo) de publier les indicateurs opérationnels de leur démarche de performance environnementale, sociale et de bonne gouvernance (critères ESG).

La tendance business : faire du neuf avec du vieux

Aujourd'hui, le consommateur n'hésite plus à acheter des produits qui ont déjà servi. Vertueux sur le plan environnemental et économique, ce marché de la seconde main gagne de plus en plus les entreprises.
A lire : Pourquoi la tendance de la seconde main séduit les entreprises des Pays de la Loire

26 mai

Cyber risque : PME et ETI quasiment pas assurées

Seules 0,0026 % des PME et 8 % des ETI auraient souscrit une police d’assurance pour se protéger des cyberattaques. C’est ce que révèle une étude de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae). A contrario 87 % des grandes entreprises françaises se sont assurées face au risque cyber. Mais mal, car leur niveau de couverture est très inférieur à leur niveau d’exposition, assure l’Amrae. Les cyberattaques ont ainsi coûté 220 millions d’euros à Saint-Gobain en 2017, 70 millions d’euros à Eurofins en 2019 et 50 millions d’euros à Sopra Steria l’an passé. La mauvaise nouvelle, c’est qu’avec la généralisation du télétravail, les attaques sont en hausse. Et cela coûte de plus en plus cher aux assureurs. L’an passé, ils ont capté 87 millions d’euros de primes d’assurance, mais ont dû verser 217 millions d’euros d’indemnisation aux entreprises. Conséquence, ils proposent aux entreprises des polices avec moins de garanties, mais des tarifs plus élevés. 

La CFDT conserve son titre  

La Confédération française démocratique du travail (CFDT) demeure le premier syndicat du secteur privé. En rassemblant 26,8 % des suffrages, l’organisation dirigée par Laurent Berger devance de nouveau la CGT, dont les scores continuent de s’effriter (23 %). Suivent FO (15,2 %), la CFE-CGC (11,9 %) et la CFTC (9,5 %). Ces chiffres dévoilés par le ministère du Travail sont issus d’une compilation des élections professionnels depuis 2017.

Le climat des affaires au beau fixe en mai

L'indicateur du climat des affaires, qui permet de sentir mois par mois l'état d'esprit des chefs d'entreprise français, s’est fortement amélioré en mai, indique l'Insee. Il gagne 12 points et se situe même à un niveau supérieur à celui d’avant-crise du Covid. "En lien avec l’allègement progressif des restrictions sanitaires en France (réouverture des magasins et des bars-restaurants le 19 mai, NDLR), ce mouvement suggère une forte progression de l’activité économique, sans pour autant à ce stade que le niveau d’activité global soit revenu à son niveau d’avant crise", analyse l'institut.

50 millions d'euros débloqués pour développer le tourisme "durable"

Dans le cadre du plan France Relance, le ministère de l'Économie met en place un fonds doté de 50 millions d'euros pour soutenir financièrement des opérateurs du tourisme (TPE, PME et associations situées en zone rurale) dans leur démarche de transition vers un tourisme durable. Dans le détail : 10 millions d'euros pour soutenir la transition durable d’activités de restauration, 38 millions d'euros pour l’adaptation au changement climatique des activités d’hébergements touristiques, et 2 millions d'euros pour un appel à projets (ouvert jusqu'au 14 juin) visant à accompagner des acteurs de la filière du tourisme dans la conception de leur offre de services de "slow tourisme".

Fiscalité internationale : une "opportunité historique" pour la France et l'Allemagne

La France et l'Allemagne comptent convaincre la semaine prochaine les autres pays du G7 sur la nécessité de mettre en place une fiscalité internationale des entreprises. Il s’agit d’une « opportunité historique », a affirmé le ministre de l’économie Bruno Le Maire lors d’une conférence de presse en présence de son homologue allemand Olaf Scholz. Relancé avec l’élection du président américain Joe Biden, qui veut taxer les bénéfices des multinationales d’au moins 15%, ce projet de fiscalité internationale destiné à éviter l’évasion fiscale et le dumping entre les pays, est remis en cause par l’Irlande.

Le carnet de rappel fait son retour le 9 juin

A partir du 9 juin, les gérants d'établissements accueillant du public en intérieur auront l'obligation de faire remplir un carnet de rappel à leurs clients. En plus du carnet de rappel papier en vigueur l’année dernière (avec le nom et le numéro de téléphone des clients), un carnet de rappel numérique a été mis en place par le gouvernement, matérialisé par un QR Code disponible dans l’application TousAntiCovid que le client scannera avec son smartphone. Les établissements concernés sont les restaurants, les bars, les salles de sport, les salles de concert, les piscines et les lieux de thermalisme ou thalassothérapie.

Amazon se prépare à créer son plus grand centre de distribution français à Metz

Amazon se prépare à  créer 1 000 emplois près de Metz. Allant ouvrir à la fin de l'été, le huitième centre de distribution français du groupe américain sera le plus grand du pays. Pourtant, l'ouverture de ce site nourrit nombre de critiques et d'inquiétutudes.
A lire : "La demande des clients justifie notre installation à Metz"

25 mai

📍 Habillement, maroquinerie, sport : une aide pour les invendus des magasins fermés

Le ministre des PME Alain Griset a confirmé le 25 mai le versement d'une aide spécifique pour les commerces des secteurs de l'habillement, la maroquinerie, des articles de sport et des chaussures qui ont accumulé les invendus. Elle se monte à 80 % du montant perçu par ces entreprises en novembre 2020 au titre du fonds de solidarité. Elle concerne les entreprises de moins de 50 salariés et de moins d'1 million d'euros de chiffre d'affaires, sera automatiquement versée par la Direction générale des Finances publiques et pourra atteindre 8 000 euros selon les cas.

Les extraits KBis ne seront plus obligatoires

Deux décrets publiés le 22 mai actent la suppression de l'obligation imposée aux entreprises de fournir un extrait d'immatriculation (dit KBis) au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers pour 55 procédures administratives diverses. Le numéro Siren permettra à l'administration de recueillir directement les données relatives à l'entreprise qui l'intéressent. La mesure, concrétisation de la simplification des démarches administratives introduite dans la loi Pacte de 2019, entrera en vigueur le 23 novembre 2021.

Cliniques privées : Vivalto Santé change de dimension

Le groupe de cliniques privées d’origine rennaise Vivalto Santé (41 cliniques, 9 400 collaborateurs, 2 500 praticiens) va faire l’acquisition de neuf nouveaux établissements cette année. Il atteindra alors le milliard d’euros de chiffre d’affaires. Un cap symbolique pour le PDG et fondateur Daniel Caille, qui s’apprête à passer la main.
A lire : Vivalto Santé à un tournant de son histoire

21 mai

📍 L'activité du secteur privé dopée en mai

À la faveur de la levée du confinement, l’activité du secteur privé a été dopée au mois de mai en France, selon l’enquête d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice d’activité globale s’est redressé à 57 points, après 51,6 en avril, soit le deuxième mois de croissance consécutif et le plus haut niveau atteint depuis juillet 2020. Cette amélioration, plus nette que prévu par les analystes, devrait débloquer la demande et favoriser le rebond de l’économie, selon l’institut.

Réforme de l'assurance chômage : les syndicats saisissent le Conseil d'État

Les syndicats Unsa, CFDT, CGT (avec Solidaires et la FSU), Force Ouvrière et CFE-CGC annoncent avoir déposé le 21 mai des recours contre la réforme de l’assurance chômage devant le Conseil d’État. L’objectif des représentants de salariés est d’obtenir l’annulation du décret qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, avec en ligne de mire l’abandon par le gouvernement du nouveau mode de calcul du Salaire journalier de référence, la base de l’allocation-chômage. Le Conseil d’État a un mois pour se prononcer sur les demandes de suspension en référé du décret.

Haro sur les fontaines à eau

C'est un sujet qui peut prêter à sourire mais qui a son importance en période de pandémie. Après quelques remous entre le gouvernement et les industriels, le Conseil d'État s'est prononcé : il déconseille le recours aux fontaines à eau sur les lieux de travail durant la crise sanitaire.
A lire : Covid-19 : le Conseil d'État déconseille l'utilisation des fontaines à eau en entreprise

Quand le prêt-à-porter parie sur le "made in France"

Le groupement d’intérêt économique FashionCube, créé à Roubaix par la famille Mulliez pour regrouper ses marques de prêt-à-porter Bizzbee, Grain de Malice, Jules, Pimkie, Orsay et RougeGorge Lingerie, va implanter une usine de confection de jeans à Neuville-en-Ferrain (Nord). Ce projet vise à transformer le modèle économique de ces marques, en misant sur le circuit court.
A lire : FashionCube : "Nous voulons produire nos vêtements à proximité des lieux de consommation"

Une messagerie instantanée française pour contrer WhatsApp et Messenger

L’équipe de la société rennaise Dolmen a créé une application de messagerie instantanée avec pour ambition de se poser en alternative aux géants WhatsApp, Signal et autres Messenger. La start-up, qui fait déjà travailler six collaborateurs à temps plein, propose un service vertueux, écoresponsable et sécurisé.
A lire : Dolmen lance Treebal, une messagerie instantanée qui protège les données et la planète

20 mai

📍 Tension sur les matières premières : mise en place d’une médiation

Le ministère de l’Economie va mettre en place une médiation pour tenter de résoudre à l’amiable les conflits liés aux tensions sur les matières premières pour le secteur du bâtiment et des travaux publics. Objectif : identifier les comportements abusifs et tenter de sécuriser les approvisionnements ainsi que l’activité des entreprises.  Neuf entreprises françaises sur dix du BTP sont impactées par ces tensions sur les matières premières, selon une enquête que vient de publier la CPME. Bois, acier ou encore composants électroniques viennent à manquer ou sont soumis à de fortes hausses de prix. A l’origine de cette pénurie : la vigueur de la reprise économique mondiale, avec une demande en matières premières qui surclasse une offre déstabilisée par la crise sanitaire.  

Face à cela, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire demande aux acheteurs publics de l’Etat de ne pas enfoncer davantage les entreprises ne parvenant pas à honorer leurs contrats, en fermant les yeux sur les pénalités de retard. Une mesure de bon sens, mais pas d’engagement ferme de l’Etat toutefois, les demandes allant être examinées « au cas par cas ». Des reports de délais pourront également être accordés « quand cela est possible ». Il faut croire que la répétition est la base de la pédagogie. Car il y a plus d’un mois, le 14 avril, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, avait fait exactement le même appel à la bienveillance.  

Les entreprises adaptées en prison ! 

Le gouvernement veut rendre possible l’implantation d’entreprises adaptées dans les établissements pénitentiaires. Cela doit permettre aux détenus en situation de handicap de mieux préparer leur sortie de prison, en s’inscrivant dans un projet professionnel. Il faudra attendre encore un peu avoir de voir fleurir des entreprises adaptées dans les près de 200 prisons françaises. L’heure est encore à l’expérimentation, les dix premières entreprises adaptées en milieu carcéral devant voir le jour d’ici à la fin de l’année. 

Un guide pour tenter de parer les cyberattaques 

Piratage de compte, hameçonnage, usurpation d’identité : savez-vous comment les pirates informatiques opèrent et comment il est possible de protéger votre entreprise ? Alors que les attaques informatiques prolifèrent avec la généralisation du télétravail, Bprifrance et Cybermalveillance.gouv.fr publient un guide gratuit à destination des TPE et PME pour les aider à se prémunir des cyberattaques. Le guide est accessible en ligne.

Made in France : McPhy compte créer 400 emplois à Belfort

La PME drômoise McPhy envisage de créer en 2024 une usine à Belfort pour fabriquer des électrolyseurs, des équipements qui permettent de produire de l’hydrogène vert. 
A lire : McPhy présélectionne Belfort pour installer sa future usine d'électrolyseurs

Réindustrialisation : Atos ne Bull pas 

Le géant informatique français Atos (11 000 salariés) envisage d’investir 50 millions d’euros près d’Angers, pour reconvertir un ancien site de Bull en une usine fabriquant des serveurs informatiques et des supercalculateurs. Des machines qui ne procrastinent pas : elles sont capables d’effectuer des centaines de millions de milliards d’opérations à la seconde. 
A lire : La création d'une usine d'Atos à Angers sera décidée fin 2021

19 mai

📍 Le patron du Medef ne croit pas à un « mur des faillites »…

Geoffroy Roux de Bézieux ne s’attend pas à une avalanche de faillites d’entreprises cette année. Au micro de France Info, le patron du Medef s’est dit « pas trop inquiet » quant à la santé financière des entreprises françaises.  D’une part, parce qu’il croit à une « forte demande des consommateurs » suite au déconfinement. D’autre part, parce que les enquêtes du Medef montrent que seules 5% des entreprises estiment qu’elles auront du mal à rembourser leur prêt garanti par l’Etat. Un chiffre qui reste constant depuis l’automne dernier. 

… mais les dirigeants d’entreprises demeurent inquiets 

Tous les patrons ne partagent pas le (relatif) optimisme de Geoffroy Roux de Bézieux. 53% des dirigeants de TPE et PME interrogés par la CPME se disent au contraire inquiets sur la pérennité de leur entreprise. Ce qui les tracasse ? La hausse des prix des matières premières qui pénalise 59% des entreprises, proportion qui monte à 93% dans l’industrie et le BTP. Les difficultés d’approvisionnement commencent aussi à s’avérer problématiques pour près d’une entreprise sur trois. Enfin, un patron sur trois fait part d’une hausse de l’endettement de son entreprise au premier trimestre. Du coup, quatre sur dix estiment qu’un renforcement de la trésorerie est nécessaire pour bien amorcer la reprise. 

Les valorisations des PME au top du top 

Le bon moment pour vendre. Donc forcément pas le plus opportun pour acheter. Le prix d’acquisition des PME non cotée en Europe atteint des sommets. Selon le baromètre réalisé par Argos Wityu et Epsilon Research, il se monte à 11,3 fois l’Ebitda au premier trimestre 2021. Il s’agit du plus haut niveau observé depuis la création de ce baromètre, en 2006.
A lire : Valorisations record pour les PME

150 millions d’euros supplémentaires pour la culture

Les entreprises du secteur de la culture vont pouvoir bénéficier de 150 millions d’euros supplémentaires, a indiqué la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. Une enveloppe qui s’ajoute aux dispositifs d’aides existants. Les professionnels du cinéma  bénéficieront de 80 millions d’euros supplémentaires, le spectacle vivant musical de 38 millions, le théâtre de 30 millions d’euros.

Kolmi-Hopen, au bal masqué

Alors que les Français retrouvent de la joie de vivre avec la réouverture des terrasses des bars et restaurants, Kolmi-Hopen sabre une nouvelle fois le champagne. Cette entreprise basée près d’Angers n’en finit plus de se développer grâce à l’épidémie de coronavirus. Rien d’anormal à cela, la filiale du groupe canadien Medicom fabrique des masques médicaux. Elle en est même le premier fabricant français, ce qui lui a valu la visite d’Emmanuel Macron himself au début de la crise sanitaire. Face au boom de la demande, Kolmi-Hopen a construit l’an passé une nouvelle usine près d’Angers, puis installé un autre site de production en Angleterre. Aujourd’hui, elle projette de construire une troisième usine, pour fabriquer des gants médicaux cette fois, dans les anciens locaux de l’ancienne papeterie Arjowiggins. Une bouffée d’oxygène pour la petite commune de Bessé-sur-Braye, dans le Sud Sarthe, que la fermeture de la papeterie risquait de transformer en village fantôme. Car Kolmi-Hopen va recruter pour son usine à la campagne entre 150 et 300 personnes. Emploi, réindustrialisation et revitalisation rurale : finalement, le Covid n’a pas que des aspects négatifs.
A lire : Kolmi-Hopen va installer une usine sur l'ancien site Arjowiggins

18 mai 

📍 Plus que quelques heures à attendre...

On y est presque. Plus que quelques heures pour que des pans entiers de l’économie française retrouvent (un peu) de liberté. A partir de ce mercredi, les terrasses des cafés, bars et des restaurants vont pouvoir de nouveau accueillir des clients et ce, jusqu’à 21 heures, le couvre-feu étant repoussé de deux heures. A condition de respecter des protocoles sanitaires instaurant des jauges, un maximum de six personnes par table et l’interdiction de consommer debout. Et à condition d’avoir la main d’œuvre suffisante. Car un tiers des entreprises du secteur envisagent d’avoir des difficultés de recrutement à la réouverture, a indiqué l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) à nos confrères du Figaro. Les commerces « non essentiels », fermés depuis le début du printemps, peuvent eux aussi à nouveau rouvrir, avec un maximum d’un client pour huit mètres carrés. Lieux de spectacles et cinémas sont eux aussi autorisés à rouvrir leurs portes. 
 A lire : Le détail du calendrier et des conditions de réouverture de l'économie

Bonne dynamique des créations d’entreprises 

En avril, les créations d’entreprises sont en croissance de 1,8% en France, indique l’Insee. Cette dynamique est davantage portée par la création d’entreprises classiques (30 000 créations en avril, +3,8% sur un mois) que par les micro-entreprises (56 000, +0,8%). Secteurs les plus dynamiques : la communication (+11 %), l’industrie manufacturière (+ 10 %) et le soutien aux entreprises (+9 %).

Mieux vaut un camping dans le Massif central qu’un hôtel 4 étoiles à Paris

L’hôtellerie parisienne a été beaucoup plus impactée par les effets de la crise sanitaire que le reste du pays. C’est ce que révèle une étude de l’Insee. Les raisons ? Les hôtels parisiens ont été pénalisés par la chute du tourisme d’affaires, par l’effondrement de la clientèle étrangère et par le changement d’habitudes des touristes français suite au premier confinement. Les hébergements marchands situés près de la mer, à la campagne ou dans les zones montagneuses ont moins souffert en 2020.
A lire :  Hôtellerie : la province s'en sort mieux que Paris

Données personnelles : la Cnil montre les dents

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a sanctionné 14 entreprises l’an passé, presque deux fois plus qu’en 2019. L’autorité administrative qui veille à la protection des données des Français a infligé à 11 d’entre elles pour 138 millions d’euros d’amendes (dont 100 M€ à Google et 35 M€ à Amazon, mais aussi 250 000 euros à Spartoo). Généralement, la Cnil reproche une sécurisation insuffisante des données et l’absence d’information et de consentement des internautes quant à l’utilisation des cookies. Si le nombre de plaintes reçues (près de 14 000) reste stable sur an, il est en augmentation de 62% depuis la mise en place du règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018. 

Entre Caddie et le bâtiment breton, un même combat  

Le point commun entre le fabricant de chariots alsacien Caddie et le monde du bâtiment en Bretagne ? La hausse des prix des matières premières. Caddie est pénalisée par les fortes augmentation de l’acier – qui a flambé de 70% depuis l’automne dernier - et du plastique. L’approvisionnement des entreprises du bâtiment est lui impacté pour le bois, l’acier, le cuivre, le fer ou encore le zinc.
A lire : Le bâtiment tourne à plein régime mais manque de matériaux
A lire :  Caddie touché par la hausse des matières premières

17 mai

📍 En 2021, la plus forte croissance de ses 50 dernières années ?

La France devrait connaître en 2021 « l’une des plus fortes croissances depuis 50 ans », a affirmé sur LCI le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Si les prévisions de la Commission Européenne se confirment, la croissance française devrait être en 2021 la deuxième plus élevée depuis 1971. Le PIB tricolore devrait s’accroître de 5,7% cette année, après la dégringolade de 7% de 2020. Depuis 50 ans, le pays n’a fait qu’une fois mieux, c’était en 1973 (+6,3%). C’était à la fin des 30 glorieuses, avant un terrible choc pétrolier et des années de croissance molle. Espérons que l’histoire ne se répète pas.

Hôtellerie-restauration : 100 000 salariés pourraient manquer à l’appel

Autorisés par le gouvernement à rouvrir leurs terrasses à partir de ce mercredi 19 mai, bars et restaurants vont-ils réussir leur retour à la normale ? Le manque de bras va venir freiner la reprise de ce secteur, s’inquiètent UMIH, GNC, SRNTC et GNI. Selon une étude de ces quatre organisations professionnelles citée par Les Echos, 100 000 des 650 000 salariés de l’hôtellerie-restauration auraient disparu des radars durant le dernier confinement. Après six mois d’inactivité et une perte de rémunération liée au chômage partiel, nombre d’entre eux seraient aller voir ailleurs.  Reviendront-ils en même temps que les clients de ces établissements ?

Aïe, le travail, ce n’est pas forcément la santé !

Une personne qui travaille 55 heures ou plus par semaine accroît de 35% les risques d’AVC et de 17% le risque de mourir d’une maladie cardiaque par rapport à une personne aux 35 ou aux 40 heures hebdomadaires. C’est ce que révèle l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Organisation Internationale du Travail, dans une étude compilant les données de 1,6 million de travailleurs. Pour le chef d’entreprise, il va falloir redoubler de vigilance sur l’état de santé de ses troupes – il en est le responsable aux yeux de la loi – mais aussi sur son investissement personnel. Car la durée moyenne de travail d’un chef d’entreprise en France est de 54 heures par semaine, selon une étude d’Harmonie Mutuelle datant de 2017.

La BEI soutient les ETI

La Banque européenne d’investissement (BEI) va garantir des prêts visant à renforcer les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Ces prêts, garantis à 75% par la banque européenne, seront distribués par Bpifrance.  D’un montant compris entre 100 000 € et 50 millions d’euros, ces avances de trésorerie seront d’une durée maximale de deux ans. Un accord entre Bpifrance et la BEI va permettre de débloquer une enveloppe d’un milliard d’euros.

Un label pour soutenir le cloud made in France

Pour tenter de briser l’hégémonie des Gafa, le gouvernement vient de dévoiler sa « stratégie nationale pour le cloud ». Celle-ci s’appuie notamment sur la mise en place d’un label défendant les couleurs du cloud tricolore.

JDE Peet's, c'est fort de café

Le géant néerlandais du café JDE Peet's annonce un investissement de 110 millions d'euros dans la Loire, pour accroître sa production de capsules de café aluminium.
A lire : JDE Peet's : "Nous augmentons nos capacités de production de 60 %"

12 mai

📍 Déconfinement : revoilà les protocoles sanitaires...

A chaque jour son lot de révélations sur les modalités pratiques du déconfinement. Après avoir annoncé les jauges hier, le gouvernement commence à publier des protocoles sanitaires entiers aujourd'hui. C'est le cas, en particulier, pour celui du commerce ou des bars et restaurants.

... et les exceptions aux règles

A peine annoncées, déjà amendées. Le gouvernement revient aussi sur les règles du déconfinement édictées ces derniers jours, afin d'y ajouter des dérogations. Ainsi, entre le 19 mai et le 8 juin, les restaurants pourront ignorer la jauge à 50 % applicable aux terrasses, si la leur est trop « petite » - c'est-à-dire qu'elle ne peut contenir plus de « 7, 8 ou 10 tables », a expliqué, ce matin, le ministre délégué aux PME Alain Griset. Dans ce cas, l'établissement pourra se contenter d'installer « des séparations physiques entre ses tables, comme un plexiglas ou des plantes (sic), de façon à permettre une protection ». Cet assouplissement vise en fait les "terrasses en longueur" ou les éphémères, installées sur la voie publique, a précisé Bercy, par la suite.
A lire : Le détail du calendrier et des conditions de réouverture de l'économie

Retour à la normale pour l'inspection du travail

L'inspection du travail n'a pas fait de miracle. Elle aussi, en 2020, a dû réduire son activité, sous l'effet de la crise du Covid-19. Et ce, alors même qu'elle a souvent été appelée à la rescousse par le gouvernement pour imposer le respect des protocoles sanitaires et du télétravail... Mais si ses contrôles ont chuté l'an dernier, ils devraient retrouver un niveau normal en 2021, prévient la Direction générale du Travail.

Moins de moyens pour les entreprises stratégiques

C'est ce qui s'appelle déshabiller Pierre pour habiller Paul. Afin de remettre 7,2 milliards d'euros au pot des aides d'urgence (voir actualité du 7 mai), le gouvernement va piocher dans le fonds réservé aux prises de participation de l'Etat au capital de sociétés stratégiques. Lequel ne comptera plus que 3,9 milliards d'euros dans ses caisses, après cette opération. « Suffisant », a jugé, hier soir, , à l'Assemblée nationale, le ministre délégué aux Comptes publics : « Le maintien de l'activité à un meilleur niveau que ce que nous imaginions, et leur résistance plus forte, conduisent nos entreprises à être moins exposées [aux prédations] », s'est justifié Olivier Dussopt.

Le rééquilibrage de la croissance française

Retour à l'optimisme pour l'UE. La croissance de la zone euro pourrait finalement atteindre 4,3 % cette année, et 4,4 % la suivante, selon la Commission européenne. Ces prévisions ont été nettement revues à la hausse en trois mois (+0,5 et +0,6 point, respectivement - voir actualité du 11 février). Pour la France, les chiffres sont moins réévalués que rééquilibrés : la progression plus forte du PIB pour 2021 (à 5,7 %, soit +0,2 point) est ainsi compensée par la révision à la baisse de la croissance attendue en 2022 (4,2 %, -0,2 point). En revanche, le taux de chômage, lui, devrait s'envoler d'1,1 point en un an dans l'Hexagone, pour atteindre 9,1 % en 2021.

Le coup d'arrêt du troisième confinement

La croissance française aurait-elle pu être plus solide encore sans le confinement d'avril ? Sans doute, si l'on en croit le dernier point de conjoncture de la Banque de France. Même moins violent qu'attendu et plus léger que celui de novembre, ce troisième verrouillage de l'économie a mis un coup d'arrêt à de nombreux secteurs, y compris certains, dans l'industrie, qui semblaient jusqu'ici à l'abir de la crise du Covid-19.

Aéronautique : 2020, l'année où l'emploi a basculé...

La descente aux enfers. L'emploi dans le secteur aérospatial ne s'est jamais relevé du premier confinement, alors même qu'il avait plutôt résisté aux premiers mois de la crise sanitaire, montre une étude de la Dares (ministère du Travail). En octobre, le volume d'emploi avait ainsi reculé de 6,5 % sur un an dans l'aéronautique (contre -2,7 % dans toute l'industrie), quand, entre 2007 et 2019, il augmentait d'1,7 % par an en moyenne. Autre signe évident de cette fragilisation : en 2020, 29 plans sociaux ont été lancés dans le secteur, soit environ 6 000 emplois menacés - il n'y en avait eu aucun l'année précédente.

... et Newrest s'est modernisée

La crise de l'aéronautique, Newrest l'a prise de plein fouet en 2020. Mais cette année noire a aussi, parfois, eu du bon, pour l'entreprise toulousaine, spécialiste de la restauration dans les avions.
A lire : Face à la crise de l'aérien, le leader du catering Newrest adapte son plan de vol

11 mai

📍 Déconfinement : et maintenant, ça se précise*

Le gouvernement n'en finit plus de dévoiler son jeu sur le déconfinement. Il a abattu, aujourd'hui, deux nouvelles cartes. D'une part, Matignon a officialisé les futures jauges applicables à chacune des étapes de réouverture, prévues d'ici au 30 juin.
A lire : Jean Castex détaille le calendrier de réouverture de l'économie
D'autre part, Bercy a détaillé le calendrier et les taux d'indemnisation des trois dispositifs, appelés à accompagner la reprise d'activité des entreprises sur cette période.
A lire : Fonds de solidarité, crédit de cotisation et chômage partiel maintenus, mais réduits cet été

* (sauf pour les discothèques)

Pendant ce temps-là, les discothèques, elles, restent sur la touche. A défaut d'une échéance ferme et définitive, elles devront se contenter d'une « date prévisionnelle d'ouverture », qui leur sera donnée « le 15 juin, au plus tard », a indiqué le ministre déléguée aux PME, hier soir, sur BFM Business. En attendant, elles seront pleinement intégrées au dispositif de prise en charge des coûts fixes (censé s'arrêter le 30 juin), a promis Alain Griset. Et elles devraient obtenir, enfin, une réunion avec le ministère de la Santé, afin de travailler sur un protocole sanitaire adapté. Réunion qu'elles réclamaient à corps et à cri depuis plusieurs mois.

L'industrie en petite forme

La production industrielle joue toujours au yoyo. En mars, elle est (légèrement) repartie de l'avant dans le domaine manufacturier (+0,4 % en un mois), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+0,8 %), selon l'Insee. Le rebond est à peine plus solide sur l'ensemble du premier trimestre (+1,7 % sur un an, dans les deux cas), alors qu'à la même période, en 2020, le premier confinement avait nettement ralenti la cadence dans les usines. Ce qui n'empêche pas certaines activités de faire encore moins bien que l'an dernier, à l'image de l'industrie des transports, hors automobile, en chute de 20,9 %.

Relocalisation 2021 : 36 lauréats et des surprises

La relocalisation, acte II. Après avoir financé 273 projets l'an dernier, l'Etat a dévoilé le nom des 36 premiers lauréats de l'édition 2021 de son appel à projets dédiés aux secteurs industriels stratégiques. Les entreprises sélectionnées se partageront 77 millions d'euros de subventions et devraient en investir, au total, 310 millions sur le territoire. Comme souvent, l'Auvergne Rhône-Alpes est la région la plus représentée (9 projets, dont celui de Carbogen Amcis). L'électronique (avec Sirea et Matra, par exemple) et la santé représentent les deux tiers de cette promotion. Laquelle réserve aussi quelques surprises, à l'image de Nokia, de nouveau soutenu malgré son récent plan social, ou de l'avionneur Airbus retenu, lui, pour construire... des respirateurs artificiels pour les hôpitaux !
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance (clôture le 1er juin).

Biotech : Valneva et Xenothera engrangent

La crise du coronavirus donne des ailes aux biotech nantaises. En quête d'un vaccin et déjà soutenu par le Royaume-Uni, Valneva séduit de nouveaux investisseurs, avec près de 90 millions d'euros levés en Bourse, du côté des Etats-Unis. Mobilisé sur le traitement du Covid-19, Xenothera a réussi à conclure, pour sa part, un contrat avec le gouvernement français, cette fois.

Fleury Michon met l'environnement à son menu

Fleury Michon ne manque pas d'appétit. Le géant vendéen de l'agroalimentaire prévoit d'investir massivement sur le prochain quinquennat. Avec l'aide du plan de relance et l'environnement en ligne de mire.
A lire : Fleury Michon investit 120 millions d'euros sur ces cinq prochaines années

10 mai

📍 Déconfinement : ça se confirme

Le 19 mai aura bien lieu. Le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé, sur LCI, la réouverture à cette date des terrasses de bars et restaurants, et ce dans toute la France, du fait de l'amélioration de la situation sanitaire. L'échéance du 19 mai doit concerner également les commerces, les lieux culturels et sportifs.

Aides aux entreprises : ça se confirme (bis)

Qui dit déconfinement de l'économie, dit aussi débranchement des aides publiques. Pour l'activité partielle, le gouvernement a précisé le calendrier et les taux envisagés pour la hausse du reste à charge des employeurs. Pour le fonds de solidarité, tout juste ouvert au titre du mois d'avril, le maintien du dispositif jusqu'en août inclus est, lui, confirmé.

Le crédit de cotisation prolongé

Il n'y a pas que le chômage partiel et le fonds de solidarité qui devraient survivre au déconfinement de mai. L'aide au paiement des charges sociales aussi. « Nous maintiendrons une prise en charge [des cotisations salariales], à un taux qui n'est pas encore décidé, sur les mois de juin, juillet et août, pour inciter les restaurateurs, les hôteliers, le monde de la culture et du sport, à embaucher », a expliqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur France Info. Créé il y a un an, ce crédit de cotisation se monte actuellement à 20 %.

L'assouplissement du télétravail en pratique

Et le télétravail dans tout ça ? Un "assouplissement" est prévu pour le 9 juin. La ministre du Travail a précisé, en fin de semaine dernière, ce que cela signifiait concrètement : « La direction et les représentants de salariés pourront définir, dans le dialogue social, au sein de chaque entreprise, un nombre minimum de jours de télétravail », a indiqué Elisabeth Borne, à l'Assemblée nationale.

Les marchés publics pour les nuls

La commande publique est faite pour vous ! C'est en quelque sorte le message relayé par un guide pratique, publié par le ministère de l'Economie. Il synthétise toutes les évolutions récentes des règles en la matière, pour tenter de convaincre les entreprises de s'appuyer le plus possible sur ces marchés, dans le cadre de la relance.

Distribution : FIB étoffe sa collection de marques

Jusqu'où s'arrêtera-t-il ? La Financière Immobilière Bordelaise (FIB) collectionne les acquisitions de marques depuis quelques temps - de La Grande Récré à Camaïeu, en attendant Gap et Go Sport. Objectif avoué : réveiller ces belles endormies, explique l'un des dirigeants à la manoeuvre.
A lire, l'interview de Samuel Alimi : « Nous voulons doubler la taille de Gap en France en deux ans »

Douze pays sous surveillance sanitaire

Contrôle resserré pour les voyageurs en provenance de sept pays d'Asie et du Moyen-Orient. Depuis ce week-end, les personnes arrivant du Bangladesh, Népal, Sri Lanka, Emirats arabes unis, Qatar, Pakistan, mais aussi de Turquie, devront se soumettre à un dépistage renforcé et un isolement de 10 jours à leur entrée sur le territoire français. Soit les mêmes mesures que celles en vigueur depuis fin avril pour l’Inde, le Brésil, l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud (voir actualité du 21 avril).

7 mai

📍 Aides d'urgence : une rallonge à 7,2 milliards

L'Etat à court d'argent pour payer les aides d'urgence. Le ministère de l'Economie veut remettre 7,2 milliards d'euros au pot, selon une information des Echos. Il s'agirait de financer en priorité le fonds de solidarité (6,7 Md€) et, dans une moindre mesure, l'activité partielle (0,5 Md€), censés perdurer encore pour quelques mois. Hier, le ministre des Comptes publics avait confirmé, mais sans le chiffrer, ce besoin pressant de trésorerie. En attendant une future loi de finances rectificative à l'été, il sera comblé par un « un redéploiement temporaire » des crédits initialement prévus pour « le fonds qui permet la prise de participation de l'Etat au capital d'entreprises stratégiques », a précisé Olivier Dussopt.

L'emploi salarié se relance

Ca pour une surprise, c'est une bonne surprise ! Le secteur privé est parvenu à créer des emplois salariés au premier trimestre. Y compris dans l'industrie. Malgré la troisième vague épidémique et le durcissement des restrictions sanitaires.

L'emploi cadre se déchire

Ne parlez plus d'emploi cadre au singulier. La reprise des embauches, attendue en 2021, risque de multiplier les lignes de fracture sur leur marché du travail, prévient l'Apec. Sa dernière étude montre qu'entre régions, secteurs ou classes d'âge, les perspectives peuvent varier du tout au tout.
A lire : L’emploi cadre repartira de l’avant en ordre dispersé en 2021

L'activité économique au ralenti

L'emploi résiste, donc, avec des hauts et des bas. Mais comment va l'économie en général, à la sortie de son troisième confinement ? Elle fait aller, répond l'Insee dans son dernier point de conjoncture. Le dernier musellement en date de l'activité a, certes, retardé la reprise, sans s'avérer aussi néfaste que les précédents... sauf pour les secteurs déjà les plus éprouvés par la crise du coronavirus.

Début d'année laborieux pour le commerce extérieur

Changement de dynamique aussi dans le commerce extérieur. Les exportations patinent, les importations repartent. Et le résultat est inévitable : le déficit commercial s'est creusé au premier trimestre, pour la première fois depuis le printemps 2020, indiquent les douanes. La rechute à l'export de l'automobile et de l'aéronautique n'a pas vraiment aidé.

Déconfinement : les jauges dans le sport un peu moins floues

La culture n'est pas la seule à savoir à quelles jauges elle va être mangée pendant le déconfinement. Hier soir, la ministre des Sports a également donné quelques précisions à l'Assemblée nationale. A partir du 19 mai, les enceintes sportives pourront bien recevoir jusqu'à 800 personnes en intérieur et 1 000 en extérieur, "dans le cadre de jauges proportionnelles" au site. Après le 9 juin, ce sera jusqu'à 5 000 spectateurs, avec passe sanitaire obligatoire. Ces limites pourraient être plus souples, si des organisateurs demandent une dérogation... ou plus strictes, dans le cas des évènements sportifs ou de loisirs "de masse". Enfin, l'accès aux salles de sport, autorisé le 9 juin, ne sera pas conditionné au port d'un masque spécifique, comme ceux conçus par certains fabricants (Decathlon ou Boldoduc, par exemple).

Agroalimentaire : Ynsect prend son envol

C'est une ferme agricole d'un nouveau genre. Verticale, on y élève des insectes. Pour nourrir des animaux aujourd'hui, et peut-être des humains demain. L'entreprise Ynsect a inauguré, hier, sa troisième usine du genre, la plus grande à ce jour, du côté d'Amiens.
A lire : Ynsect inaugure Ynfarm, la plus grande ferme d'insectes au monde

6 mai

📍 Déconfinement : le calendrier s'affine...

On en connaissait le cadre et les 4 étapes. Le déconfinement dans le détail commence à arriver. Les dates de réouverture des parcs de loisirs, casinos et stations thermales sont désormais fixées. Laissées de côté, les discothèques, elles, exigent de rouvrir le 30 juin. Une exigence qu'elles iront porter jusque devant le Conseil d'Etat.

... les jauges se précisent

Au-delà des dates de réouverture, le déconfinement, ce sont aussi des règles sanitaires. Depuis aujourd'hui, les lieux et événements culturels y voient un peu plus clair sur le sujet des jauges qui leur seront appliquées. Un peu seulement, car les préfets auront la main, dans certains cas, pour fixer des limites en fonction du contexte local.

Le rebond de l'investissement se profile

Sur l'investissement, les entreprises tiennent bon. Elles prévoient toujours de les augmenter de 10 % cette année, selon l'Insee, ce qui vient valider leurs anticipations du début d'année. Ces dépenses pourraient même s'envoler de 27 % dans le domaine des biens d'équipements et de 12 % dans l'agroalimentaire. En revanche, l'institut relève que "les industriels prévoient de conserver plus longtemps que d’habitude leurs équipements actuels". La part d’entreprises déclarant ainsi des déclassements d’équipements a atteint son plus bas niveau historique en 2020 (64 %, soit 10 points sous sa moyenne 1991-2020).

Brexit : la pêche, pomme de discorde

Regain de tension autour de la pêche post-Brexit. Après une première action du côté de Boulogne-sur-Mer (voir actualité du 23 avril), une cinquantaine de bateaux français se sont rassemblés au large du port de Saint-Hélier, la capitale de Jersey. C'est vers cette île anglo-normande qu'a dérivé, ces derniers jours, le bras de fer en cours entre Paris et Londres, sur les licences de pêche, octroyées au compte-gouttes par le Royaume-Uni. Aujourd'hui, chacun des deux pays a même envoyé deux bâtiments militaires sur la zone de la manifestation. Mardi, à l'Assemblée nationale, la ministre de la Mer Annick Girardin avait menacé de prendre des « mesures de rétorsion » contre Jersey.

5 mai

📍 Les embauches au beau fixe

Les entreprises ne renoncent pas à leurs projets d'embauches. En 2021, elles prévoient 2,7 millions de recrutements, selon un baromètre annuel de Pôle emploi. C'est d'ores et déjà plus qu'en 2019, mais la situation apparaît très contrastée, en fonction des secteurs et des régions. L'an dernier, la crise du coronavirus a tout de même porté un coup aux intentions des employeurs : 4 sur 10 ont annulé ou réduit leurs embauches. Dans l'hôtellerie-restauration, ce sont même 69 % des établissements qui ont dû se résoudre à l'une de ces deux options.

Les contrats de professionnalisation au plus mal

Si l'apprentissage a connu une année record en 2020, les contrats de professionnalisation aussi. Mais dans l'autre sens. Il s'en est signé 112 742 l'an dernier, soit un effondrement de 48,4 % par rapport à 2019, selon la Dares (ministère du Travail). La dégringolade s'est accélérée avec le début de la crise sanitaire, en mars, mais cette tendance à la baisse avait démarré dès septembre 2019, souligne l'étude.

Coup de fouet à la vaccination au travail

Un changement d'échelle. C'est ce que promet la ministre du Travail Elisabeth Borne au sujet de la vaccination en milieu professionnel. Les médecins du travail vont recevoir 100 000 doses supplémentaires d'Astra Zeneca ce mois-ci, en plus de pouvoir disposer, pour certains, de produits Pfizer ou Moderna. "Un circuit plus direct et simplifié" d'approvisionnement sera également mis en place. Ces ajustements deux jours après un appel commun du Medef et de la CFDT, lancé lundi, à "très fortement accélérer" la vaccination par les services de santé au travail, ouverte depuis fin février mais jugée insuffisante, avec 520 000 piqûres réalisées... soit à peine 0,3 % des injections effectuées en France jusqu'à présent.

Déconfinement : jusqu'ici tout va bien

Dans 14 jours, la libération. La prochaine échéance du déconfinement est bien partie pour être tenue : « si nous maintenons nos efforts, le 19 mai sera bien [la date d']une réouverture nationale des terrasses, des commerces, des lieux de culture et de sport », a confirmé le porte-parole du gouvernement, à la sortie du Conseil des ministres. Gabriel Attal a ainsi fait état d'« une amélioration nette de la situation » épidémique, tout en appelant à maintenir les précautions sanitaires d'usage.

Compte à rebours en plastique

Les jours des emballages plastiques à usage unique sont comptés. Le gouvernement vient de fixer, pour la période 2021-2025, des objectifs de réduction et de recyclage de ces contenants devenus indésirables. Avec, en ligne de mire, la fin annoncée de leur mise sur le marché en 2040.

L'électrique, ce n'est pas toujours fantastique

La mobilité électrique n'est pas forcément la clé de la réussite. La preuve : Alstom prévoit de se débarrasser d'Aptis, sa filiale alsacienne spécialisée dans la fabrication de bus propres.

Les puces font caler Stellantis

Petit composant, grandes conséquences. La pénurie mondiale de puces électroniques a empêché Stellantis (issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler) de sortir 190 000 véhicules de ses usines entre janvier et mars. C'est l'équivalent de 11 % de la production qui était prévue sur cette période. "Un impact supérieur [est] attendu" au deuxième trimestre, prévient le groupe automobile. En France, les sites de Rennes et Sochaux notamment ont dû ralentir, voire arrêter, leur activité à plusieurs reprises depuis le début de l'année.

4 mai

📍 Top départ pour l'aide à l'industrie 4.0

La course à la subvention est lancée. La version 2021 de l'aide aux PME et ETI industrielles prêtes à s'équiper en technologies 4.0 est désormais ouverte. Et mieux vaut ne pas traîner pour mettre la main sur ces 175 millions d'euros : la précédente version avait cartonné, le nouveau calendrier est serré et les premiers arrivés seront favorisés.

L'indemnisation des stocks dans les starting-blocks

Il faudra être un peu plus patient, du côté des commerçants. L'aide visant à indemniser leurs "surstocks" ne leur sera distribuée que le 25 mai, a annoncé Bercy.

Procédures collectives : une dangereuse ignorance

Non, le redressement ou la liquidation ne constituent pas l'unique porte de sortie des sociétés en difficulté. Et pourtant, les patrons méconnaissent encore trop souvent les alternatives à ces procédures collectives, comme le confirme un sondage OpinionWay pour l’institut Thomas More. L'étude déplore, au passage, une certaine méfiance des chefs d'entreprise envers leurs interlocuteurs (banques, administrateurs judiciaires, créanciers), lorsque la situation se tend.

Amazon, le bienvenu à Metz

Et de huit. Amazon ouvrira, cet été, à Metz, son huitième "centre de distribution" en France. Le géant américain de l'e-commerce met en avant un chiffre clé concernant son projet mosellan : 1 000, soit le nombre de CDI recrutés sous trois ans. De quoi ravir les élus locaux.
A lire : Amazon officialise la création de 1 000 emplois sur son futur site près de Metz

Automobile : avril pas facile

Apparemment, tout va bien. En avril, les ventes de voitures neuves ont plus que sextupler en un an (+568,8 %), selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Mais, comme en mars (voir actualité du 3 avril), la comparaison est faussée par le confinement dur d'avril 2020. Par rapport au même mois de 2019, le marché affiche, au contraire, une lourde chute de 25,4 %.

Les fonderies à la dérive

Rien ne va plus dans les fonderies françaises. Après avoir présenté un plan spécifique de 50 millions d'euros, l'Etat remet la main au porte-monnaie. Il vient d'accorder un prêt direct de 10 millions d'euros au groupe Alvance Aluminium Downstream pour ses trois sites français, récemment placés en redressement judiciaire (860 salariés environ répartis entre la Vienne et l'Indre). L'ouverture de cette procédure est une nouvelle conséquence de la fragilisation subite de la maison-mère GFG, à la suite de la faillite de la société de financement britannique Greensill. Pour ne rien arranger, ces difficultés particulières interviennent sur fond de crise structurelle du secteur. Plusieurs usines sont actuellement menacées, dont la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan, ou FVM, en Meurthe-et-Moselle.
A lire : Les salariés de FVM assignent l'actionnaire en justice

L'Egypte fan du Rafale

Contrat en or pour Dassault. En pleine crise du coronavirus, le groupe français a décroché une nouvelle commande de Rafale en provenance de l'Egypte : 30 avions de chasse vont s'ajouter aux 24 que le pays avait achetés en 2015. Selon le média Disclose, le contrat s'élèverait à 3,95 milliards d'euros. Il "devrait générer au total l’équivalent de 7 000 emplois en France pendant trois ans", affirme simplement le ministère des Armées, du côté de Paris. Les entreprises MBDA et Safran ont également conclu la vente d'"équipements associés", indique Paris, sans plus de précision.
A lire : L'Égypte commande 30 Rafale à Dassault Aviation

3 mai

📍 Dernière ligne droite pour le Fonds de solidarité

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dévoilé sur RTL une énième version du Fonds de solidarité, cette aide qui permet de maintenir à flot des centaines de milliers d’entreprises impactées par le Covid. Bonne nouvelle pour les hôtels, restaurants, cafés, entreprises du sport, de la culture et de l’événementiel :  l’aide ne sera pas débranchée brutalement. Elle sera même plus avantageuse dans un premier temps, avant de diminuer jusqu’en août avec le retour espéré à la normale. A cette date, elle pourrait disparaître. Sauf si les entreprises sont encore impactées par les conséquences de l’épidémie, a assuré Bruno Le Maire.
A lire : Dernière ligne droite pour le fonds de solidarité ?

Jusqu’à 8 jours de congés payés imposés ? 

L’employeur pourra-t-il bientôt imposer huit jours de congés à ses salariés ? C’est ce que prévoit le gouvernement dans son projet de loi relatif à la sortie de crise sanitaire. Depuis mars 2020, une entreprise peut déjà imposer six jours de congés à ses salariés. A condition qu’un accord d’entreprise ou de branche encadre cet assouplissement du droit du travail que le gouvernement compte renforcer et prolonger jusqu’au 31 octobre. Pour rappel, l’employeur peut aussi imposer 10 jours de RTT et ce, sans accord d’entreprise ou de branche. 

Le gouvernement se met au vélo cargo

Fini les camionnettes, place aux vélos. En visite à Marseille, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a présenté des mesures en faveur de la livraison à vélo. Le plan prévoit de financer les livraisons par vélo cargo, via le dispositif expérimental ColisActiv, l’élargissement de la prime à la conversion aux vélos électriques ainsi que le renforcement du bonus pour les vélos cargos. Ce plan devrait aussi s’appuyer sur une disposition, beaucoup plus coercitive, du projet de loi Climat & Résilience : l’instauration de « zones à faibles émissions » sur l’ensemble des agglomérations de plus de 150 000 habitants, qui vont limiter les véhicules les plus polluants.

Les cures thermales se déconfinent 

Les 113 établissements thermaux de France vont pouvoir de nouveau accueillir des curistes à compter du 19 mai, indique le Conseil national des établissements thermaux qui a convenu d’une jauge de 50% avec le gouvernement. Employant 10 000 salariés, le secteur a perdu les deux tiers de sa fréquentation en 2020. 

Levée de fonds XXL pour Carbios 

Carbios lance une souscription en Bourse qui doit lui permettre de lever au moins 105 millions d’euros. Cette levée de fonds doit permettre à cette entreprise de Clermont-Ferrand de construire une usine de recyclage des polymères plastiques et textile.
A lire : Carbios lève 105 millions d'euros

30 avril

📍 Croissance molle, mais croissance quand même...

Ni rebond, ni récession. Au premier trimestre, la croissance française est repartie sur un petit rythme. Le confinement, évité en février et partiel en mars, a permis, semble-t-il, de limiter les dégâts. Ce que semble confirmer la contre-performance enregistrée, au même moment, par la zone euro : son PIB a encaissé une deuxième baisse trimestrielle consécutive en ce début d'année (-0,6 %, après -0,7 %), selon Eurostat.

... malgré une consommation à la peine

Moteur traditionnel de la croissance, la consommation des ménages est restée en berne en mars. Leurs achats de biens ont reculté d'1,1 % en un mois, indique l'Insee, dans une autre publication. Principales victimes de ce coup de mou, les dépenses dans l'habillement-textile (-11,5 %) et  dans l'équipement du logement (-6 %), affectées par le décalage des soldes, mais, surtout, la fermeture des commerces dans 16, puis 19, départements, avant le troisième confinement national.

Les déçus du déconfinement

Le calendrier du déconfinement d'Emmanuel Macron ne fait pas que des heureux. La réouverture des commerces au 19 mai notamment n'est pas du goût des principaux concernés. Douze fédérations "regrettent" une reprise jugée tardive et réclament des aides en conséquence. Du côté des discothèques, c'est carrément la douche froide, faute de perspectives. Pour les restaurants, c'est le soulagement qui semble dominer... mais les défis restent nombreux, après plus de six mois d'interruption, nuance le président de l'Umih du Rhône.
A lire, l'interview de Thierry Fontaine : « Nous espérons vivre nos Trente Glorieuses à partir du 19 mai »

Les reports de charges sociales continuent

Déconfinement ou pas, les reports de charges sociales restent de rigueur en mai. Les Urssaf reconduisent, pour un mois de plus, les règles mises en place depuis le début de l'année.

Le calendrier économique d'Emmanuel Macron

Réouvrir l'économie, et après ? Dans son interview à la presse quotidienne régionale, le président de la République dessine quelques perspectives pour la suite. A court terme, avec le débranchement des aides aux entreprises. Mais aussi à moyen terme, avec un "deuxième temps de la relance"... et à dix ans, avec la reconstruction de l'industrie française.
A lire : Emmanuel Macron présente un calendrier de réouverture de l'économie en 4 étapes

Leçons de transition pour les patrons

La transition écologique, on en parle beaucoup, mais comment la faire vraiment ? Pour Bpifrance, une partie de la réponse réside dans la formation. La banque publique lance un programme gratuit, à destination des chefs d'entreprise, pour les sensibiliser à ces enjeux et, surtout, les inciter à passer à l'action.

E-commerce : Snowleader tout schuss

Il n'y a pas que les GAFA qui profitent du boom de l'e-commerce. Le haut-savoyard Snowleader, positionné sur l'équipement sportif, tire aussi son épingle du jeu, malgré une année 2020 en dents de scie et la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski.
A lire, l'interview de son PDG Thomas Rouault : « Nous dépasserons 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 »

29 avril

📍 Le calendrier du déconfinement est arrivé

3 et 19 mai, 9 et 30 juin. Retenez bien ces dates : ce seront les 4 moments-clés du déconfinement qui s'annonce, selon le calendrier dévoilé par Emmanuel Macron à la presse quotidienne régionale. Une réouverture de l'économie progressive, mais aussi conditionnelle.
A lire : Emmanuel Macron présente un calendrier de réouverture de l'économie en 4 étapes

La révolution annoncée du chômage partiel

Cette fois sera-t-elle la bonne ? Le débranchement progressif du chômage partiel devrait débuter dès le mois de juin, selon deux décrets publiés aujourd'hui. Longtemps repoussée, la hausse du reste à charge pour l'employeur s'appliquera même aux secteurs protégés du tourisme. Ils en étaient exemptés depuis le début de la crise sanitaire.

La crise coûte toujours autant

Le redressement des finances publiques ne sera pas pour 2021. Le déficit de la France devrait finalement atteindre 9 % cette année, a indiqué Olivier Dussopt, sur Radio J. C'est 0,5 point de plus que la prévision inscrite dans la loi de finances, et un trou quasiment aussi grand qu'en 2020 (9,2 % à l'époque). « En dehors du plan de relance, nous estimons que le coût de la crise, à la fois pour les dépenses de nature médicale (...) et les aides dites d'urgence (fonds de solidarité, exonérations, activité partielle), se situera entre 55 et 60 milliards d'euros d'intervention pour l'année 2021 », a précisé le ministre délégué aux Comptes publics. A lui seul, le soutien aux entreprises représente plus de 80 % de cette enveloppe.

Manitou, Würth : fièvre d'investissement dans l'industrie

Le secteur de l'outillage s'équipe pour l'avenir. Le spécialiste des engins de manutention Manitou vient de présenter un vaste plan d'investissement à cinq ans dans le Grand Ouest.
A lire : Manitou annonce 80 millions d'euros d'investissement sur cinq ans
Il y a quelques semaines, c'est la filiale française du groupe allemand Würth qui annonçait un projet à 60 millions d'euros en Alsace, le plus important de son histoire.
A lire : Würth France investit 60 millions d'euros pour renforcer sa logistique

Des moyens pour les makers

Après le made in France, le make in France ? La Banque des Territoires a décidé d'investir 950 000 euros dans le réseau Make Ici. Aujourd'hui réparties sur quatre sites (à Montreuil, Marseille, Nantes et Le Puy-en-Velay), ces manufactures numériques collaboratives (autrement appelées makerspaces) entendent essaimer en France, avec dix ouvertures supplémentaires prévues d'ici 2024, dont Paris, Tours, Wasquehal (Nord) et Lormes (Nièvre) avant la fin d'année prochaine. Ces espaces proposent outils numériques et formations continues au service de l'industrie et l'artisanat.

28 avril

📍 Déconfinement : Emmanuel Macron s’exprimera vendredi 

Pour les entreprises de la restauration, de l’événementiel ou encore de la culture, il va falloir encore patienter quelques jours pour savoir sur quel pied danser. Le président de la République présentera, vendredi, sa stratégie de sortie de crise, a indiqué Jean Castex. Le Premier ministre a assuré que celle-ci sera « progressive » et « phasée ». Cette sortie de crise sera encadrée par un projet de loi qui sera déposé demain au Parlement. Le texte remplacera l’état d’urgence sanitaire par une période transitoire du 2 juin au 31 octobre, au cours de laquelle le gouvernement pourra prendre de nouvelles mesures, si la situation épidémique le justifie.

Le retour de la prime Macron 

Le gouvernement dévoile les modalités de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dite prime Macron, que peut verser l’employeur à ses salariés pour 2021. Comme l’an passé, les employeurs peuvent accorder une prime défiscalisée de 1 000 euros aux salariés gagnant moins de 3 Smic. Ce montant peut être porté à 2 000 euros pour les salariés dits de deuxième ligne. Ces gratifications pourront être distribuées "jusqu'à début 2022", avec rétroactivité "pour les primes versées à partir du dépôt du projet de loi qui intégrera ces mesures à l’été", indique le ministère du Travail.

Le bilan de santé paradoxal des patrons 

Et vous, comment ça va ? C'est la question posée aux patrons de TPE-PME dans la dernière enquête de Malakoff Humanis. Leur réponse est positive... en apparence seulement. La santé de ces dirigeants d'entreprise a trinqué pendant la crise du Covid-19, sans toutefois trop ébranler leur confiance en l'avenir.

Moins de réussite pour la Médiation du crédit

Baisse de rythme à la Médiation du crédit. Les dossiers reçus au premier trimestre par ce service de la Banque de France sont au plus bas depuis le début de la crise du coronavirus. Le taux de succès aussi.

Brexit : un vote et des tensions

Le divorce est consommé. Le Parlement européen a formellement validé, hier soir, l'accord de commerce et de coopération conclu, fin décembre, avec Londres. Appliqué provisoirement depuis le 1er janvier, le texte régit les relations entre les 28 pays de l'UE et le Royaume-Uni, qui n'en fait plus partie. Sans toutefois régler toutes les questions ouvertes par le Brexit. Et notamment sur la pêche. Après la mobilisation des professionnels du Pas-de-Calais, la France va débloquer une aide de 100 millions d'euros. Et menace les Britanniques « de mesures de rétorsion dans d'autres secteurs », s'ils ne respectent pas leurs engagements dans ce domaine, a prévenu le secrétaire d'Etat Clément Beaune, hier, sur BFM Business.

Véhicules autonomes : EasyMile lève 55 millions d’euros

L’entreprise toulousaine EasyMile, qui fournit des logiciels pour véhicules autonomes, vient de boucler un tour de table de 55 millions d’euros. L’opération doit permettre à cette PME de 250 salariés d’accélérer ses ventes, aussi bien en France qu’à l’étranger. 
A lire : EasyMile lève 55 millions d'euros

27 avril

📍 Le plan de relance à la sauce européenne

Une impression de déjà-vu. Aujourd'hui, Bercy a présenté son "plan national de relance et de résilience". Il a pourtant été lancé il y a huit mois... mais il s'agissait, aujourd'hui, d'une version de 727 pages (!), formatée pour être officiellement déposée à la Commission européenne demain. L'enjeu : obtenir de Bruxelles un financement de 41 milliards d'euros (sur les 100 Md€ de ce plan), alors même que Paris dit en avoir déjà dépensé 30 Md€ depuis septembre, dont 9 Md€ en 2020. Pour convaincre l'UE, le gouvernement met en avant ses efforts sur les transitions écologique et numérique. Mais aussi ses réformes, dont celles de l'assurance-chômage "dès 2021" (voir actualité du 2 mars) et des retraites, présentée comme "nécessaire". A ce sujet, "le dialogue social devra être repris (...) dès que l'amélioration de la situation sanitaire et économique le permettra", écrit l'exécutif.

Le chômage en baisse... vraiment ?

C'est l'arbre qui cache une forêt de chômeurs. Au premier trimestre en France (hors Mayotte), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi, sans aucune activité (catégorie A), a baissé de 0,4 % en trois mois, selon la Dares (ministère du Travail). C'est le troisième recul trimestriel consécutif. Mais... certaines régions souffrent plus (+1,1 % en Auvergne Rhône-Alpes) que d'autres (-1,5 % en Pays de la Loire). Pis, au niveau national et sur un an, le chômage bondit de 6,3 %. Sans oublier que la population des demandeurs d'emploi qui ont un peu travaillé (catégories B et C) a continué, elle, à progresser en ce début d'année 2021, et ce quelle que soit la période de référence choisie (+0,8 % sur trois mois, +2,1 % sur un an).

Réveil du chômage partiel, assoupissement de l'APLD

L'activité partielle, elle, reprend sa marche en avant. Les salariés touchés, et encore plus les heures chômées, devraient progresser en mars, selon les premières estimations de la Dares, encore elle. En revanche, le régime de longue durée (APLD) peine toujours à prendre le relais. Interrogées par la direction statistique du ministère du Travail, les entreprises ne se montrent pas convaincues par le dispositif : 46 % pensent ne plus avoir besoin de chômage partiel, sous quelque forme que ce soit, dans les mois à venir, quand 12 % expliquent leur désintérêt par la complexité de la démarche.

Frémissement du télétravail en mars...

L'intensification du télétravail a tardé dans les entreprises. En mars, 27 % des salariés ont passé au moins une journée en distanciel (+1 point seulement par rapport à février), toujours selon la Dares. Et ce, malgré le rappel à l'ordre du gouvernement au cours du mois. A noter toutefois que les employés eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à vouloir revenir à leur poste : dans 45 % des cas, la présence sur site proviendrait, entre autres, d'une demande du salarié. Ce motif a progressé de 4 points en un mois.

... assouplissement en mai ?

La sortie du télétravail reste floue, au moins autant que le calendrier du déconfinement. Au lendemain d'une réunion avec les partenaires sociaux sur le sujet, la ministre du Travail est restée évasive sur ses plans. "Quand la situation sanitaire le permettra, le retour au bureau se fera de manière progressive, étape par étape", écrit Elisabeth Borne, sur Twitter. Cet assouplissement pourrait débuter au moment de l'ouverture des terrasses, prévue à la mi-mai. Selon Capital, qui cite des sources syndicales, cette première phase consisterait à réautoriser le présentiel 1 à 2 jours par semaine. En attendant, la règle, « c'est encore 100 % de télétravail, quand c'est possible », a martelé la ministre sur BFMTV, ce matin.

Le rebond inégalitaire des levées de fonds

Les levées de fonds poursuivent sur leur lancée. Au premier trimestre, comme en 2021, les opérations ont été moins nombreuses, mais les montants atteints plus élevés, selon In Extenso Innovation Croissance et l’ESSEC Business School. L'étude s'inquiète toutefois d'évolutions inquiétantes vers un capital-risque à deux vitesses.

Spatial : Unseenlabs veut aller plus haut

Ces Bretons visent les étoiles. La start-up Unseenlabs, basée à Rennes, vient de boucler sa deuxième levée de fonds pour envoyer encore plus de ses nano-satellites dans l'espace.
A lire : Unseenlabs lève 20 millions d'euros pour poursuivre sa conquête de l'espace

26 avril

📍 Les prêts participatifs arrivent (enfin)

Ils se sont fait attendre, mais ils arrivent. Enfin, mais en partie seulement : 12,2 milliards d'euros de prêts participatifs seront disponibles la semaine prochaine... sur les 20 milliards, qui avaient été promis, initialement, pour le premier trimestre. Pour expliquer ce retard, le ministère, avec les fédérations de la banque et de l'assurance, impliqués dans ce dispositif, parlent d'un mécanisme "hors normes", qu'il a fallu inventer. Sur Europe 1, le patron de Bercy Bruno Le Maire s'est félicité en tout cas de cette injection d'« argent frais », au profit des entreprises de « secteurs prêts à redémarrer (...), qui vont pouvoir réinvestir et réembaucher ».

Automobile : les fonderies inquiètent (beaucoup)

Les fonderies automobiles menacées d'extinction ? Le gouvernement prend acte en tout cas de leurs difficultés "structurelles" et annonce un "plan d'actions spécifique", pour les aider à amortir le choc. En parallèle, l'Etat confirme son appui au reste de la filièrepar de nouvelles mesures. Et revendique, en moins d'un an, avoir notamment financé 303 entreprises, à hauteur de 278 millions d'euros, par le biais de son fonds de modernisation dédié. Soit 793 millions d'euros d'investissement soutenus et près de 10 000 emplois "confortés".

Première étape d'un nouveau déconfinement...

C'est reparti pour un tour. Après le déconfinement avorté de décembre, place à celui de mai, avec quelques jours d'avance. Crèches, écoles maternelles et primaires rouvrent le bal, et leurs portes, ce matin, après deux semaines de vacances. Pour les parents, le chômage partiel pour garde d'enfant reste néanmoins possible, sous conditions.

... qui en comptera plusieurs d'ici à l'été

Le voile se lève sur les prochaines étapes du déconfinement. En déplacement en Seine-et-Marne, le président de la République s'est laissé aller à quelques confidences. Après l'ouverture des terrasses et lieux de culture (avec des « jauges réduites ») toujours envisagée à la mi-mai, « il y aura une étape, je pense, autour de début juin, et puis une autre mi- ou fin juin ». Mais l'approche territorialisée semble désormais s'imposer, au moins dans un cas précis : « Je pense qu'on ne peut pas rouvrir les restaurants, disons fin-mai ou courant juin, dans des départements où [le virus] circule encore beaucoup, a indiqué Emmanuel Macron. Mais dans d'autres, où ça a beaucoup baissé, je pense qu'il faudra les ouvrir. »
Au-delà des déclarations, les préparatifs continuent : les partenaires sociaux et le gouvernement se sont penchés, aujourd'hui, sur le télétravail, afin d'envisager un assouplissement progressif des règles en vigueur.

Tourisme : vers un retour des Américains

Un premier pas vers le retour des voyageurs américains en Europe ? « Les 27 États membres [de l'UE] accepteront, sans condition, tous ceux qui sont vaccinés avec des vaccins approuvés par l'EMA » (l'Agence européenne des médicaments), a indiqué, au New York Times, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Sans toutefois donner la date de ce feu vert.

23 avril

📍 Bientôt une assistance à entreprise en danger

L'Etat au chevet des "entreprises saines". Bercy planche actuellement sur un nouveau plan d'accompagnement, a confirmé le ministre de l'Economie. Bruno Le Maire en avait déjà évoqué l'idée le 14 avril (voir à cette date, ci-dessous). Cette fois, il a précisé les trois étages de ce dispositif. Son ambition : sauver de la faillite des PME et ETI en bonne santé avant la crise du coronavirus, mais aujourd'hui malades des dettes contractées depuis.

PGE : qui fait quoi ?

Les entreprises prêtes à rembourser un peu plus vite leur PGE. Elles sont finalement 68 % à envisager de l'amortir le plus tard possible, soit en 2026. C'est 6 points de moins qu'il y a trois semaines, selon un bilan actualisé de la Fédération bancaire française, établi à partir de 459 000 réponses, reçues au 16 avril. L'année de différé supplémentaire, introduite mi-janvier, séduit encore 53 % des souscripteurs (-2 points). Mais 14 % pensent désormais se débarrasser de leur prêt garanti par l'Etat dès cette année (+2 points). Le dispositif vient d'être prolongé par le gouvernement jusqu'à la fin de l'année.
A lire : Rembourser ou reporter son prêt garanti par l'État ?

Déconfinement : le télétravail aussi

Les salariés seront déconfinés à la mi-mai. En vue de cette échéance, « on aura aussi à faire bouger les règles sur le télétravail », a indiqué Elisabeth Borne sur LCI. Cette évolution sera au centre d'une nouvelle réunion, lundi, avec les partenaires sociaux. La ministre du Travail veut notamment « redonner la main aux entreprises et aux salariés sur l'organisation de ce télétravail ». Un assouplissement qui intervient au moment même où les entreprises commençaient à adopter le distanciel dans des proportions similaires au deuxième confinement, selon le dernier sondage Harris Interactive commandé par le gouvernement. La semaine dernière, 44 % de salariés étaient en poste à domicile, au moins partiellement, contre 45 % début novembre.

Les télécontrôles de la Répression des fraudes

La Répression des fraudes aussi s'est mise au numérique en 2020. Mais ses contrôles accrus sur les sites web n'ont pas permis de limiter la chute des amendes prononcées. Et pourtant, les fraudes et abus en ligne sont nombreux, reconnaît la DGCCRF. Sanctions en berne, comportements déviants : c'est déjà ce qui ressortait du bilan 2020 de son action contre les retards de paiement interentreprises, dévoilé en février.

Après le Brexit, la pêche en eaux troubles

Vent de colère sur les côtes du Pas-de-Calais. La nuit dernière, les pêcheurs étaient à la manoeuvre à Boulogne-sur-Mer, pour dénoncer les conséquences du Brexit sur leur activité, et notamment la délivrance au compte-gouttes de licences par le Royaume-Uni. Soutenue par des élus locaux, leur action coup de poing est remontée aux oreilles du gouvernement : la ministre de la Mer Annick Girardin et le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune ont rappelé, par communiqué, "la nécessité d'une action ferme et déterminée de la Commission européenne pour assurer la pleine application de l'accord", conclu en décembre, entre Bruxelles et Londres. "L'urgence commande une accélération des efforts collectifs", concluent-ils.
A lire : A Boulogne-sur-Mer, la filière pêche subit les conséquences du Brexit

A Toulouse, la santé prend le relais

Bonne nouvelle pour l'économie toulousaine. Eprouvée par la crise de l'aéronautique, la Ville rose va accueillir la future usine européenne de la biotech Evotec. Montant de l'investissement : 150 millions d'euros.
A lire : L'allemand Evotec va installer une usine de produits biologiques à Toulouse

22 avril

📍 Le déconfinement de mai confirmé du bout des lèvres

A quoi ressembleront les prochaines semaines ? Ce soir, Jean Castex a confirmé, encore une fois, le calendrier annoncé le 31 mars par Emmanuel Macron. Les restrictions de déplacement en journée seront ainsi bel et bien levées le 3 mai. Pas le couvre-feu. D'ici là, crèches, maternelles et primaires rouvriront dès ce lundi, les collèges et lycées le 3 mai - mais en demi-jauge pour les seconds, tout comme pour les 4e et 3e de 15 départements très touchés par le virus (dont ceux d'Ile-de-France, le Nord, le Rhône ou les Bouches-du-Rhône).
Ensuite ? "Un nouveau train de réouvertures, autour de la mi-mai" sera envisagé... mais "sous réserve de l'évolution de la situation sanitaire". Ce déconfinement "pourrait commencer par les commerces, certaines activités culturelles et sportives, et les terrasses". Mais, nuance aussitôt Jean Castex, "cette liste n'est pas définitivement fixée, elle sera assortie de conditions particulières, le cas échéant territorialisées, qui évolueront au fil des étapes", prévues pour s'étaler jusqu'à l'été.
Autre confirmation, plus concrète : le renforcement des contrôles aux frontières, pour les voyageurs en provenance du Brésil, Argentine, Chili, Afrique du Sud et Inde, à partir de samedi.

Le début de la fin des aides aux entreprises

Le compte-à-rebours est (à peu près) lancé pour les aides d'urgence aux entreprises. Fonds de solidarité, activité partielle, prêts garantis par l'Etat... tous ces dispositifs-clés de la lutte contre la crise du coronavirus vont progressivement disparaître, ont annoncé aujourd'hui les ministres de l'Economie et du Travail. Ils ont expliqué comment ils comptaient faire pour les débrancher. Sans jamais vraiment dire quand.
A lire : Comment l'Etat compte faire évoluer ses aides d'urgence aux entreprises

Le coup de pression du commerce

A quand la fin des fermetures administratives ? C'est précisément la seule question qui préoccupe les commerçants. Dans une tribune commune, 12 fédérations et 150 patrons exigent du gouvernement leur réouverture "impérative" pour le 10 mai, au plus tard. Et réclament le versement rapide et effectif de "compensations" pour "empêcher un séisme économique et social".

Moral inégal dans l'économie

L'industrie qui rit, les services qui se contrarient. Après l'embellie de mars (voir actualité du 25 mars), le climat des affaires, mesuré par l'Insee, s'assombrit quelque peu en avril (-2 points en un mois). Le pessimisme gagne surtout le tertiaire, en première ligne du troisième confinement (-5 points pour le commerce de détail, -3 pour les autres services). A l'inverse, dans les usines, le moral des chefs d'entreprise atteint un sommet (indice à 104, +5 points). Mais ils sont aussi "bien plus nombreux qu'au début de l'année à éprouver des difficultés d’offre les empêchant d'accroître leur production comme ils le souhaiteraient", prévient l'Institut.

Airbus fait sa mue

Airbus redistribue ses cartes en interne. L'avionneur européen annonce la création de deux sociétés, issues du regroupement de plusieurs de ses sites français et allemands.
A lire : Airbus se réorganise et crée deux sociétés dans le domaine des aérostructures

21 avril

📍 Les embauches reparties

Ca s'en va et ça s'en revient. L'emploi continue de fluctuer au gré des restrictions sanitaires. Au premier trimestre, c'est-à-dire entre deux confinements, les déclarations d'embauches sont reparties de l'avant, selon la Caisse nationale des Urssaf. L'emploi semble même revenu à la normale dans certains secteurs et plusieurs régions.

Des primes rabougries

La "prime Macron" fait un flop. "A ce stade", 716 millions d'euros ont été versés à l'issue du quatrième trimestre 2020, d'après la Caisse nationale des Urssaf. C'est 3 fois moins que la somme distribuée en 2019 sur une période plus courte, et alors même que le montant communiqué aujourd'hui inclut, en plus, la "prime Covid" remise aux soignants. Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé la reconduction, pour 2021, de ce dispositif défiscalisé et exonéré de charges sociales.

Le chômage partiel universel

Le chômage partiel "déformé" par l'épidémie de coronavirus. On le pressentait déjà, une étude de la Dares (ministère du Travail) le confirme. La crise du Covid-19 a non seulement fait exploser le nombre de bénéficiaires (de 38 000 salariés par mois en moyenne, entre 2015 et 2019, à plus de 3 millions en 2020). Mais elle a aussi changé leur profil. Auparavant plébiscitée par l'industrie, l'activité partielle est désormais dominée (à plus de de 80 % fin 2020) par les services marchands, en raison notamment de l'arrêt, puis "la reprise plus lente et plus tardive" de l'hébergement-restauration, entre autres. Dans le même temps, ce régime a gagné des classes d'âge (les moins de 25 ans) et des catégories sociales (les cadres) où il était jusqu'alors très peu répandu. Résultat, il est désormais "plus représentatif" de la démographie des salariés français.

Vaccination : l'appel aux employeurs

Bon de sortie pour une piqûre. Après le Medef (voir actualité du 12 avril), c'est au tour du ministère du Travail de lancer un appel aux employeurs, pour qu'ils "[facilitent] l’accès à la vaccination aux salariés prioritaires sur [leur] temps de travail". La liste complète des métiers concernés a été publiée hier soir par le gouvernement.

Déconfinement : le calendrier tient toujours

Le gouvernement maintient le cap, sans dévoiler son jeu. Les échéances de déconfinement, fixées par Emmanuel Macron, le 31 mars, servent toujours de « base de travail » et ont « vocation à s'appliquer », a martelé Gabriel Attal, à la sortie du Conseil des ministres. La réouverture de « certaines terrasses, certains lieux de culture », mais aussi d'une partie des commerces, précise le porte-parole, reste programmée pour « la mi-mai ». Pas plus de détails. Une conférence de presse se tiendra demain, mais elle portera surtout sur la rentrée scolaire, les examens des étudiants, les contrôles aux frontières (voir ci-dessous) et la campagne de vaccination.

Petite éclaircie pour les entreprises de proximité

L'espoir renaît (un peu). Certaines entreprises de proximité ont renoué avec la croissance au premier trimestre, selon l'U2P. Mais l'embellie ne concerne pas l'hébergement-restauration. Et malgré une petite percée d'optimisme, les artisans, commerçants et professions libérales restent prudents pour la suite.

Grande déprime dans tout le secteur aérien

Autre secteur, autre ambiance. L'aérien broie du noir. Après les industriels de l'aéronautique française, les aéroports européens voient, à leur tour, l'horizon de la reprise s'éloigner. Le retour à la normale n'est plus prévue avant 2025, selon ACI Europe, représentant plus de 500 plates-formes du continent. Et pour cause : au premier trimestre, le trafic passagers s'est encore écroulé de 81,7 % par rapport à la même période de 2019. Les prévisions pour 2021 sont désormais abaissées de 12 points (à -64 %). La perte de chiffre d'affaires est estimée à 29 milliards d'euros - quasiment autant qu'en 2020. Même son de cloche du côté des compagnies aériennes : leurs pertes cumulées pourraient s'élever à 47,7 milliards de dollars (près de 40 Md€), selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).

Les voyageurs d'Inde sous surveillance

Le filtrage aux frontières s'étend à un nouveau pays. Les voyageurs en provenance d'Inde devront se plier à des règles sanitaires renforcées à leur arrivée en France, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Les détails seront donnés « prochainement », mais il devrait s'agir des mêmes mesures applicables, à partir de samedi, aux personnes venant du Brésil, du Chili, de l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Guyane (isolement obligatoire de 10 jours, dépistage récent exigé - voir actualité du 19 avril).

20 avril

📍 Le fonds de solidarité toujours plus large...

Le fonds de solidarité n'en finit pas de se réinventer. Un an après sa création, ce dispositif-phare de la crise du coronavirus intègre de nouveaux bénéficiaires pour mars 2021, ainsi qu'un niveau d'aide supplémentaire pour les entreprises fermées sur une partie du mois seulement. Les demandes ont ouvert aujourd'hui. Celles pour février clôtureront dans dix jours.

... et les tentatives de fraude toujours plus grandes

Qui dit élargissement du fonds de solidarité, dit renforcement des contrôles de l'administration. Ce raidissement a donné lieu à un ralentissement généralisé du système depuis le début de l'année. A raison, à en croire deux chiffres publiés aujourd'hui. Le ministère des Finances assure avoir identifié pour 64 millions d'euros de versements indus entre les mois d'avril 2020 et 2021, au cours de 43 500 contrôles a posteriori. Plus impressionnant encore, les vérifications en amont des demandes auraient permis d'éviter la distribution abusive de 5,9 milliards d'euros, selon le fisc, cité par le Comité de suivi et d'évaluation des mesures d'urgence aux entreprises.

Les aides aux entreprises à côté de la plaque ?

A qui profitent vraiment les aides d'urgence contre la crise du coronavirus ? Un premier bilan, centré sur la période de mars à septembre 2020, apporte un éclairage sur les bénéficiaires des 163 milliards d'euros distribués à l'époque. Parmi eux, des entreprises en difficulté, certes... mais aussi quelques profiteurs.

Vaccination : 400 000 travailleurs prioritaires

La liste des professions à vacciner en priorité s'élargit. En plus des forces de l'ordre, personnel de l'enseignement et de la petite enfance, une vingtaine de métiers a été identifiée par le ministère du Travail et les partenaires sociaux, pour être immunisées contre le Covid-19 d'ici au 9 mai. Au total, 400 000 personnes de plus de 55 ans sont visées, qu'il s'agisse de salariés, d'intérimaires, d'indépendants ou de patrons.

Une relance en bois

Le bois dans tous ses états. L'Etat lance une nouvelle initiative en faveur de cette ressource naturelle, cette fois comme matériau de construction. Objectif de cet appel à manifestation d'intérêt : faire pousser la filière française et valoriser les forêts du pays. Un enjeu en passe de devenir stratégique : le bois est devenu une denrée rare, par les temps qui courent, et les prix s'affolent, comme le montre notre rédaction d'Auvergne Rhône-Alpes dans sa dernière enquête.
A lire : La région Auvergne-Rhône-Alpes en première ligne des tensions sur le prix du bois

19 avril

📍 Fonds de solidarité : J-1 pour mars

Encore une ouverture tardive... Le fonds de solidarité de mars sera accessible à partir de demain, 20 avril, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur Twitter. Pour rappel, quand le formulaire de janvier n'était arrivé que le 24 février, le même avait convenu que c'était « trop tard » pour des entreprises dans le besoin. Le fonds de solidarité a encore accordé 2,7 milliards d'euros à 492 000 entreprises, au titre du mois de février, selon Bercy.

Financement (1) : les marchés en soutien

Il n'y a pas que le PGE dans la vie. Au-delà des prêts garantis par l'Etat, les entreprises sont allées massivement chercher des fonds sur les marchés financiers en 2020 - 165 milliards d'euros précisément, en hausse de 31,1 %, selon un observatoire spécialisé. Les introductions en Bourse, elles, se sont effondrées.

Financement (2) : la dette privée en recul

Autre source de financement pour les entreprises, les fonds de dette privée. La crise ne les a pas épargnés : ils ont mobilisé 7,5 milliards d'euros (-12,2 % en un an) dans 171 opérations (-22,6 %) en France, l'an dernier, selon un bilan de France Invest et Deloitte. Une contraction en valeur et en volume plus forte que celle subie par les fonds d'investissement. En revanche, les sommes dédiées aux transmissions ont explosé (+31 %, soit près de 4,6 Md€), loin devant le refinancement (1,4 Md€, -43,6 %). Par ailleurs, les démarches de croissance interne (0,85 Md€, +28,5 %) ont pris le pas sur les opérations externes (0,64 Md€, -65,7 %).

Vaccination : à qui le tour ?

La vaccination par métiers est lancée. Mais quelles professions vacciner en premier ? La question sera au coeur d'une réunion, demain, entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Mais sans attendre, la ministre du Travail Elisabeth Borne a indiqué, dès ce matin, sur France Inter, vouloir cibler les travailleurs dits de la deuxième ligne. Et de citer, parmi eux, « par exemple, les éboueurs ou les conducteurs de bus », comme cibles prioritaires. Ce week-end déjà, les professionnels de la petite enfance et de l'enseignement, ainsi que les forces de l'ordre, ont ouvert le bal. Ne sont toutefois concernées, dans tous les cas et pour l'instant, que les personnes âgées de plus de 55 ans.

Tourisme : les campings en reconquête

Bien malin qui peut dire à quoi ressemblera la saison 2021 dans le tourisme. Et pourtant, malgré les incertitudes, l'été se prépare dès maintenant. Exemple dans les campings de Bretagne, où les professionnels tentent de mettre toutes les chances de leur côté pour éviter de revivre une année 2020 bis.
A lire : Comment les campings bretons font face aux défis du Covid-19

Coup de canif à l'attractivité

L'attractivité de la France en a pris un coup. La crise du coronavirus a mis à mal l'image du pays à l'étranger, selon une enquête annuelle menée auprès des Conseillers du commerce extérieur. Mais certaines mesures du plan de relance pourraient aider à redorer le blason tricolore dans les prochains mois.

Tour de vis aux frontières

L'étau se resserre sur les voyages internationaux. L'interdiction des déplacements du Brésil vers la France, censée être levée aujourd'hui, est finalement prolongée jusqu'à samedi, minuit ("à l'exception de ceux nécessaires au transport de marchandises", précise le décret). Suivront, à partir du 24 avril, des mesures renforcées pour les personnes en provenance de ce pays, mais aussi d'Argentine, du Chili et d'Afrique du Sud. La Guyane sera également concernée. Il est notamment prévu une « obligation de [s']isoler » pendant 10 jours, prise par un « arrêté préfectoral nominatif » et contrôlée par les forces de l'ordre, a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur Europe 1, ce matin. Le non-respect de cette quarantaine pourra être sanctionné d'une amende de 1 500 euros maximum. Un test PCR négatif au Covid-19 de moins de 36h sera également exigé. Il pourra être de moins de 72h, à condition d'être "accompagné d’un test antigénique négatif de moins de 24h", précise Matignon.

16 avril

📍 Déconfinement : le cap est maintenu

Pour l'instant, on ne change rien. Au lendemain d'une réunion de travail à l'Elysée sur le déconfinement, l'exécutif mise toujours sur le calendrier présenté fin mars. A savoir : réouverture des crèches et écoles le 26 avril, puis des collèges et lycées le 3 mai (mais peut-être en demi-groupes, a nuancé le porte-parole du gouvernement sur France Info), avant une reprise d'activité pour « certaines terrasses, certains lieux de culture » autour de « la mi-mai », a poursuivi Gabriel Attal. Cette dernière échéance donnerait le coup d'envoi à une réouverture progressive de l'économie par cycle de trois semaines, selon des indiscrétions de la presse. Une lueur d'espoir aussitôt tempérée par Jean Castex : « La troisième vague est loin d'être terminée », a prévenu le Premier ministre, dans l'après-midi.

Chômage partiel : la garde d'enfant reprécisée

Le chômage partiel pour garde d'enfant est-il ouvert aux télétravailleurs ? Après avoir lui-même entretenu la confusion, le gouvernement répond oui... à quelques détails près. Une mise au point qui risque de ne pas suffire à décrisper salariés et employeurs sur ce sujet potentiellement inflammable.
A lire : Le chômage partiel pour garde d'enfant remis à plat

Les élections syndicales TPE font pschitt

Encore une bien mauvaise édition pour les élections syndicales dans les TPE. La participation est tombée encore plus bas que lors du précédent scrutin, selon les résultats officiels publiés aujourd'hui.

Le Covid-19, accélérateur d'entreprises

La fièvre des créations d'entreprise ne se dément pas. En douze mois de crise du coronavirus, leur nombre a bondi de 12,8 %, selon l'Insee. Et même si elles reculent légèrement en mars, elles se maintiennent à un niveau historique depuis l'été dernier.

Le faux redémarrage de l'auto

A première vue, la performance est exceptionnelle : au premier trimestre, les immatriculations de voitures neuves en Europe sont allées de l'avant (+3,2 % en un an), grâce à l'envolée des ventes en mars (+87,3 %), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Mais les confinements du printemps 2020 avaient plombé les résultats à l'époque et faussent la comparaison aujourd'hui. Par rapport à 2019, l'évolution est en effet tout autre, avec une baisse de 23,2 % (et -16 % pour mars).

Le vrai trou d'air de l'aéro

C'est peu dire que l'aéronautique a souffert de la crise du coronavirus en 2020. Les industriels du secteur, réunis au sein du Gifas, ont fait les comptes. Sans surprise, ils ne sont pas bons. Et l'horizon n'est pas près de s'éclaircir à court terme, prévient l'organisation.

Nouvelle ruche pour L'Abeille

L'Abeille voit grand. Le producteur de boissons projette d'ouvrir une usine flambant neuve à Mazières-en-Mauges (Maine-et-Loire) d'ici 2023. Un investissement XXL, annonciateur aussi de nouvelles activités.
A lire : L'Abeille investit 140 millions d'euros et se diversifie dans le lait

15 avril

📍 Chômage partiel : du nouveau pour le reste à charge zéro

Ca devient une habitude. Les règles actuelles du chômage partiel seront reconduites en mai. Un prolongement au mois le mois qui s'accompagne, cette fois, d'un changement de périmètre du reste à charge zéro pour l'employeur : un nouveau cas de figure fait son apparition, un autre disparaît... tout juste après avoir été annoncé.

Nucléaire : les compétences au coeur du réacteur

L'Etat appuie sur le bouton de la relance du nucléaire. A l'occasion de la signature d'un avenant au contrat de filière, Bercy et les industriels ont présenté de nouvelles mesures pour enclencher le rebond du secteur. Principale priorité : reconstituer les compétences, pour répondre aux besoins urgents de main-d'oeuvre et de savoir-faire dans plusieurs métiers critiques.

Industrie : l'usine 4.0 en effervescence...

De nouvelles briques pour l'usine du futur. Réactivation de la subvention aux technologies 4.0, lancement d'une plate-forme d'échanges et création d'une filière industrielle à part entière : les initiatives se multiplient pour soutenir la demande intérieure et structurer l'offre nationale.

... la biomasse au compte-gouttes

La biomasse se fait une petite place dans les usines françaises. L'Etat va financer 21 nouveaux projets d'équipements en chaleur bas carbone, à hauteur de 165 millions d'euros (dont 99 M€ sous forme d'aide au fonctionnement sur 15 ans), dans le cadre du plan de relance. Ces lauréats sont situés, pour moitié, dans le Grand Est et les Hauts-de-France. Ils s'ajoutent à une première liste de 17 entreprises, dévoilée il y a un mois (voir actualité du 11 mars). D'autres devraient suivre : récemment réactivé, l'appel à projets reste ouvert jusqu'au 14 octobre.

Santé : comment réanimer l'innovation française ?

La France n'a pas de vaccins, mais elle a des idées... pour corriger le tir à l'avenir. Dernier exemple en date : le "plan healthtech", présenté par le Boston Consulting Group et plusieurs acteurs de l'innovation, dont France Biotech et Bpifrance. Au coeur de leurs préoccupations : le manque d'articulation entre autorités sanitaires et entreprises innovantes, mais aussi un défaut de compétences spécialisées au sein des start-up.
A lire : Les pistes pour remettre les industries de santé françaises sur pied

Déconfinement : des protocoles sanitaires à l'étude

Quelle réouverture pour l'économie ? A mi-parcours du troisième confinement, réunion au sommet, ce soir, à 18h, à l'Elysée, au sujet des "protocoles de réouverture progressive". Il s'agit d'étudier les modalités de la reprise pour les activités fermées depuis mi-mars (cas des magasins qui ne sont pas "de première nécessité"), fin janvier (centres commerciaux), voire l'an dernier (restaurants, lieux culturels, salles de sport, discothèques...). Les travaux menés avec les professionnels, depuis plusieurs semaines, seront notamment présentés au président de la République. Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron avait laissé entendre que le déconfinement de l'économie débuterait à partir de la mi-mai.

14 avril

📍 Le réveil des défaillances d'entreprise ?

Apparent calme plat dans les tribunaux de commerce. Au premier trimestre, les défaillances d'entreprise sont restées exceptionnellement faibles, selon un bilan du cabinet Altares. Mais certains indicateurs commencent à repartir à la hausse et certains secteurs enregistrent déjà une recrudescence de leur sinistralité.

Le confinement rappuie là où ça fait mal

Cette fois, l'économie n'y échappera pas : stable depuis décembre, la perte de PIB, provoquée par les restrictions sanitaires, devrait repartir à la hausse en avril, selon la Banque de France. Et ce sont les activités déjà fragilisées qui devraient encore le plus en pâtir. Pour autant, la croissance restera supérieure à 5 % en 2021, espère encore le gouverneur de l'institution... à condition que « les restrictions supplémentaires actuelles ne durent pas au-delà du mois de mai », a précisé François Villeroy de Galhau, hier, à France Culture.

Réouverture : le grand flou, toujours

A l'annonce du troisième confinement, Emmanuel Macron l'avait promis : à la mi-mai s'enclencherait la réouverture progressive des activités fermées. Une perspective que son ministre de l'Economie tempère aujourd'hui : le 15 mai « fait partie des hypothèses », a nuancé Bruno Le Maire, sur BFMTV, car tout dépendra de la circulation du virus. Demain, une réunion de travail se tiendra à l'Elysée sur le sujet. Il y sera (quand même) question de ce calendrier, mais aussi des protocoles sanitaires et de leur adaptation à chaque type d'établissements.

La redevance TV provisoirement débranchée

Un délai et un rabais. La redevance audiovisuelle s'ajuste doublement à la crise du coronavirus. Un geste toutefois réservé aux entreprises du tourisme et aux salles de sport.

Vers des allègements de dette par le dialogue

Ne pas laisser les entreprises au pied du mur de la dette. C'est également l'un des chantiers en cours à Bercy. Bruno Le Maire a ainsi expliqué, toujours sur BFMTV, plancher sur « un dispositif de concertation et de conciliation » capable de « proposer une solution sur-mesure » aux sociétés étranglées par leurs charges. L'idée serait de réunir, en amont, les parties prenantes pour « étudier tous ensemble sa situation et voir s'il faut étaler sa dette, voire l'annuler en partie ».

Matières premières : ça va coincer jusqu’à la fin de l’année

Manque de semi-conducteurs dans les usines automobiles, envolée des prix de l’acier ou tension sur les emballages dans l’agroalimentaire... les difficultés d’approvisionnement, dont souffre une partie de l’industrie française, devraient durer jusqu’à la fin de l’année, d'après Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie. Sont touchés en particulier : l’automobile, l’agroalimentaire, l’électronique, la métallurgie, la chimie et le bâtiment. Face à l’allongement des délais de livraison et la hausse des prix, la ministre appelle donc les acheteurs publics et de la distribution à tenir compte de cette situation dans leurs relations avec leurs fournisseurs. Des aménagements du plan de relance pourraient également être envisagés, afin d'améliorer, à moyen terme, la dépendance de l’industrie française vis-à-vis de l’étranger.

Relocalisation : fin de l'acte I

L'exercice 2020 de la relocalisation industrielle est bouclée. Le gouvernement a présenté 113 nouveaux lauréats, soutenus à hauteur de 136 millions d'euros, au titre des dossiers déposés l'an dernier. L'Auvergne Rhône-Alpes arrive de nouveau en tête des régions comptant le plus d'entreprises soutenues (19). Au total, cette saison 1 aura financé 273 projets d'investissement industriel. Et ce n'est pas fini, puisque les candidatures restent ouvertes.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

L'Etat reste à la barre des chantiers navals de Saint-Nazaire

Bercy lui a dit "non merci". Disposé à reprendre les Chantiers de l'Atlantique, le dirigeant sarthois Jean-Claude Bourrelier a reçu une fin de non-recevoir de la part du ministère de l'Economie. Dernier épisode d'un feuilleton qui n'en finit plus.
A lire : L'État refuse l'offre de reprise de Jean-Claude Bourrelier

Cybersécurité : le transport maritime ciblé

Les pirates ne sont plus seulement une menace en mer pour les compagnies de transport. Les groupes marseillais Bourbon et Gazocéan sont chacun en proie à une cyberattaque depuis plusieurs jours. Une situation qui tend à se répéter dans le secteur.
A lire : Les compagnies Bourbon et Gazocéan victimes de cyberattaques

13 avril

📍 Le chômage partiel, saison printemps-été

Bis repetita. Le chômage partiel sera ouvert aux saisonniers pendant tout le printemps, a annoncé le ministère du Travail. La mesure avait déjà été mise en place cet hiver, pour le personnel des stations de ski. Résultat, entre décembre et février, "28 000 personnes étaient en contrat saisonnier chaque mois", dont 56 % en activité partielle, selon le gouvernement. Et dans les remontées mécaniques, pourtant fermées, près de 85 % des saisonniers étaient à leur poste.

Dérogations à la carte

Et si vous aviez le pouvoir de changer la loi ? C'est ce que le gouvernement propose aux entreprises, avec un nouvel appel à projets dans le cadre de son dispositif "France Expérimentation". Objectif : recenser les innovations bloquées par des dipositions législatives, en vue de leur accorder prochainement des dérogations.

La relocalisation, miracle ou mirage ?

La relocalisation sera-t-elle une Arlésienne ? Erigé en mantra de la relance post-coronavirus, le retour des usines en France est plus facile à décréter qu'à concrétiser, met en garde l'économiste François Perret. Mais il reconnaît aussi que la conjoncture n'a jamais été aussi favorable à la renaissance d'une industrie nationale.
A lire, l'interview de François Perret : « Il n'y aura pas de grand soir des relocalisations en France »

Le Brésil tenu à l'écart

Les ponts sont coupés avec le Brésil. La France suspend « jusqu'à nouvel ordre » ses vols avec ce pays d'Amérique du Sud, a annoncé le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale. Une mesure spectaculaire pour éviter l'importation des variants du coronavirus actuellement actifs dans cette partie du globe.

12 avril

📍 Accord entre Suez et Veolia pour créer un géant mondial de l'environnement

Après des mois d’affrontements, les conseils d’administration de Veolia et de Suez enterrent la hache de guerre. Ils viennent de signer un accord portant sur les modalités de rachat d’une grande partie de Suez (90 000 salariés) par Veolia (179 000 salariés). Cette opération doit donner naissance à un géant mondial de la « transformation écologique ». Présent dans les métiers de la gestion de l’eau, des déchets, de l’énergie, de la dépollution ou encore du traitement de l’air, le nouvel ensemble va faire passer le chiffre d’affaires de Veolia de 26 milliards d’euros en 2020 à 37 milliards d’euros. S’articulant autour d’activités de gestion de l’eau et des déchets en France et à l’étranger, la partie de Suez non reprise sera contrôlée par un actionnariat majoritairement français. Elle devrait peser aux alentours de 6 milliards d’euros (contre les 17 milliards réalisés en 2020 par le groupe). Un accord définitif entérinant le rapprochement entre les deux groupes doit être arrêté avant le 14 mai prochain.

Le "chèque numérique" rallongé

Une deuxième chance de se digitaliser à moindres frais pour les TPE. La durée de validité du "chèque numérique" est étendue de trois mois, annonce le ministère de l'Economie. La liste des bénéficiaires de cette aide, née après le deuxième confinement, pourrait également être prochainement élargie.

Appels à la vaccination des salariés

Laisser ses salariés aller se faire vacciner sur leur temps de travail ? « Oui, bien sûr », répond le président du Medef, dès lors que les personnes concernées sont volontaires pour se faire immuniser. Interrogé sur France Inter ce matin, alors que la vaccination s'ouvre aujourd'hui aux plus de 55 ans, Geoffroy Roux de Bézieux a souligné que les entreprises ont « des salariés [de cet âge], notamment exposés au public. Evidemment, ils doivent être prioritaires dans cette nouvelle étape. » Plus largement, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a plaidé, lui, sur BFM Business, pour élargir, « le plus rapidement possible », la campagne à « tous ceux et toutes celles qui sont en présentiel » et « exposés, du fait de leur travail, au virus », mais, encore une fois, sous réserve de volontariat.

L'hydrogène fait son trou

L'hydrogène commence à essaimer en région. L'Ademe a présélectionné 7 "écosystèmes territoriaux", à l'issue de la première vague de son appel à projets dédié au soutien de démarches locales en faveur de cette technologie. La Normandie (avec Rouen et Dieppe) et les Pays de la Loire (avec Saint-Nazaire) comptent deux lauréats, dont l'un (VHyGO), porté par l'entreprise Lhyfe, s'étend en fait sur les deux régions, ainsi que la Bretagne. D'autres projets devraient suivre : 32 dossiers sont en phase d'instruction et les candidatures restent ouvertes jusqu'au 14 septembre.

9 avril

📍 Le véhicule du futur français a sa "République"

La mobilité de demain se joue dès aujourd'hui. Et ils l'ont bien compris : cinq groupes français, et non des moindres, ont décidé de faire alliance, au sein de la "Software République". Leur objectif : développer ensemble des solutions technologiques autour du véhicule propre et intelligent.

Le vélo, petite reine des ventes

Le vélo a atteint des sommets en 2020. Le marché du cycle a franchi la barre des 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 25 % en un an, selon l'Union Sport et cycle. Une croissance insolente dopée par le volume de ventes (près de 2,7 millions de vélos écoulés, +1,7 %), mais surtout par une nette montée en gamme (augmentation du prix moyen de 25 %).

Le train à hydrogène sur les rails

"Le début d’une véritable révolution dans la mobilité ferroviaire". Alstom n'y va pas par quatre chemins, après la commande de 14 trains (dont deux optionnels) par les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie. Et pour cause : ces TER rouleront à la fois à l'électricité et à l'hydrogène. Le contrat, de près de 190 millions d'euros, mobilisera six usines françaises du groupe, celles d'Ornans (Doubs), Le Creusot (Saône-et-Loire), Tarbes (Hautes-Pyrénées), Villeurbanne (Rhône), Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et Reichshoffen (Bas-Rhin). Une bouffée d'oxygène pour ce site alsacien, dont l'avenir au sein d'Alstom est compromis.
A lire : Le site d'Alstom Reichshoffen va produire les premiers trains à hydrogène pour la France

L'industrie reste déboussolée par la crise

La production industrielle joue au yoyo. En hausse au mois de janvier (voir actualité du 10 mars), elle est repartie à la baisse en février : -4,6 % pour les activités manufacturières, -4,7 % pour l'ensemble du secteur. Sur un an, soit par rapport à leur niveau d'avant-crise, les premières restent en retrait de 7,1 %, le second accuse un retard de 6,6 %. La situation est encore pire dans les transports (hors automobile), amputés d'un tiers de leur production. Seuls trois domaines sont en croissance, malgré l'épidémie : la pharmacie (+9,5 %), les équipements électriques (+5,3 %) et les industries extractives (+3,6 %).

L'agriculture tremble pour ses récoltes

Alerte générale dans les campagnes. Après la crise sanitaire, le confinement et la fermeture des restaurants, après les surtaxes américaines sur le vin, l'agriculture française risque de payer cher la vague de gel qui s'est abattue sur le pays ces derniers jours. Vignes, fruits, betteraves sucrières, colzas... de nombreuses productions sont menacées. Sur BFMTV, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a promis de déclencher «dès maintenant» le régime de calamité agricole, de recourir aux «dispositifs fiscaux habituels pour alléger les trésoreries» et de «mobiliser» assureurs et banquiers.

Haro sur les entrepôts du e-commerce

Les commerçants ne veulent pas être les seuls à supporter le poids des contraintes environnementales. En marge du débat parlementaire sur le projet de loi Climat et résilience, trois organisations du secteur exigent l'interdiction des implantations d'entrepôts du e-commerce sur des terres naturelles. Une mesure de justice, selon elles, également défendues par plusieurs députés.
A lire : Les commerçants veulent interdire les entrepôts logistiques des plates-formes numériques

L'insertion par l'entrepreneuriat

L'idée n'est pas nouvelle, mais elle va être remise au goût du jour. Le ministère du Travail veut mobiliser 65 millions d'euros en deux ans, pour aider 40 000 personnes éloignées de l'emploi à créer ou reprendre une 'entreprise. Cette enveloppe se divise en deux : 40 M€ pour financer leur accompagnement par des structures spécialisées, complétés par 25 M€ sous forme de prime directe de 3 000 euros pour les jeunes entrepreneurs. Mais, pour l'instant, le gouvernement recherche surtout des opérateurs pour gérer ce double dispositif. Un appel à projets est en cours jusqu'au 30 avril, à 23h.

8 avril

📍 L'impôt sur les revenus 2020, sous le signe du Covid-19

C'est parti pour la campagne de déclaration de l'impôt sur les revenus 2020 ! Un exercice rendu un peu plus compliqué par la crise du coronavirus. Aux habituelles innovations de l'administration s'ajoutent en effet, cette année, plusieurs aménagements de règles, conséquence des mesures prises depuis le printemps dernier, pour lutter contre l'impact économique et sociale de l'épidémie.

Fermetures : les « tricheurs » privés de fonds de solidarité

Beaucoup de redites et un avertissement. En marge du lancement des déclarations d'impôt sur les revenus, le ministre de l'Economie a répété que les aides aux entreprises seraient prolongées « tant que nous serons obligés, pour des raisons sanitaires, de maintenir des règles de restrictions ». Et lorsqu'il faudra les arrêter, ce sera « de manière progressive ». Mais, en attendant, « nous serons intraitables avec ceux qui trichent (...). Tous ceux qui ne respectent pas les règles sanitaires se verront (...) privés du soutien du fonds de solidarité », a prévenu Bruno Le Maire. Dans son viseur : les commerces, bars et restaurants.

Des cessions-acquisitions à plusieurs vitesses

La crise du coronavirus rebat les cartes de la cession-acquisition de PME en France. Si les transactions ont mieux résisté qu'attendu au niveau national, le marché s'est brutalement retourné dans certaines régions ou, au contraire, étonnamment maintenu dans d'autres. Pas de quoi remettre en cause pour autant l'hégémonie de l'Ile-de-France et l'Auvergne Rhône-Alpes.

La 5G confortée

Le gouvernement enfonce le clou sur la 5G. Il vient d'élargir aux "usages citoyens" de cette technologie son appel à projets en faveur de la (re)localisation industrielle. Jusqu'à présent, le volet industriel de cette démarche n'avait permis de distinguer que 9 lauréats (voir actualités du 27 janvier et du 4 mars).

L'élan du commerce extérieur retombe...

Le vent commence à tourner. En février, le déficit commercial de la France s'est creusé pour le troisième mois consécutif. A 5,2 milliards d'euros, il s'est élevé à un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis septembre, selon les douanes. Ce mauvais chiffre est la conséquence d'une baisse des exportations (-3 %, soit -1,2 Md€) plus forte que celle des importations (-0,5 % à peine, équivalant à -0,2 Md€). Les unes comme les autres sont désormais 7 % sous leur moyenne de 2019.
A noter que l'impact négatif du Brexit sur les échanges transmanche s'estompe au fil des mois. A la fin du premier trimestre, les ventes françaises au Royaume-Uni étaient ainsi revenus à 87 % de leur niveau mensuel moyen du semestre précédent, et les achats aux Britanniques à 93 %.

... mais les entreprises restent mobilisées

Les entreprises françaises n'ont pas renoncé aux marchés étrangers. En dépit de la pandémie et du ralentissement général des échanges, le nombre d'exportateurs s'est maintenu en 2020, relèvent les douanes, dans leur bilan annuel, également paru aujourd'hui. Mais cette stabilité étonnante masque, en réalité, une évolution dans le profil des acteurs engagés à l'international.

Electronique : Lacroix voit double

Le groupe Lacroix à la croisée des transitions. Positionné sur des marchés stratégiques pour le monde post-coronavirus (électronique, intelligence artificielle, environnement), le nantais affiche des ambitions très élevées, dans son nouveau plan stratégique à cinq ans.
A lire : Comment le groupe Lacroix compte doubler son chiffre d'affaires en moins de cinq ans

7 avril

📍 Une reprise plus tardive et moins forte...

Les espoirs de croissance forte en 2021 s'amenuisent. Aux prises avec un troisième confinement national, Bercy s'est finalement résolu à réviser à la baisse sa prévision. Le PIB devrait finalement progresser de 5 % cette année (au lieu de 6), a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur Bloomberg TV. L'assureur crédit Euler Hermes mise, lui, sur un chiffre intermédiaire. Le FMI se montre encore plus optimiste, malgré la conjoncture (5,8 %). Mais, dans les deux cas, les économistes soulignent que l'Europe tout entière est bien partie pour être à la traîne de la reprise économique mondiale.

... des défaillances plus nombreuses et inexorables

Longtemps annoncée en 2020, elle n'est jamais venue. Mais il ne faut pas se réjouir trop vite : la vague tant redoutée de faillites, provoquée par la crise du coronavirus, est inéluctable, assure le cabinet Asterès. Il explique, dans un rapport, pourquoi les défaillances d'entreprise devraient exploser cette année. Et avance une solution pour amortir le choc... et sauver les sociétés les plus viables.

Les indépendants démunis

La crise du Covid-19 laisse un trou béant dans la caisse des travailleurs indépendants. En 2020, leur rémunération nette a fondu de 21,6 % en un an, soit plus de 3 500 euros perdus, selon une enquête Odoxa, pour l'association Union-Indépendants. Rien d'étonnant : l'épidémie de coronavirus a perturbé l'activité de 84 % des 2 119 professionnels interrogés du 29 janvier au 24 février. Dans les deux tiers des cas, ils ont été victimes d'annulations de missions ou de contrats. Et pourtant, 1 indépendant sur 5 affirme ne pas avoir sollicité les aides de l'Etat (fonds de solidarité, PGE), considérant ne pas y être éligible.

Les débuts timides des Transitions collectives

Les "Transitions collectives" à l'épreuve du feu. Cinq mois après sa création, ce nouveau dispositif public de lutte contre le chômage a été mis en place aujourd'hui, et pour la première fois, par les entreprises Derichebourg et Korian. Des salariés de la première sont invités à se former au métier d'aide-soignant, en vue d'être embauchés par la seconde. Pour l'instant, seules 24 personnes se sont montrées intéressées. Mais la directrice générale du groupe Korian, Sophie Boissard, a indiqué, sur BFM Business, vouloir recruter, en 2021, jusqu'à 200 salariés, par le biais de ce mécanisme.

Cure de jouvence au CHU de Bordeaux

Le Ségur de la santé aussi commence à produire ses effets. L'hôpital de Bordeaux a dévoilé un plan de 800 millions d'euros sur dix ans, pour se rénover et se moderniser. Un tiers de la somme proviendra de l'Etat.
A lire : Le CHU de Bordeaux investit 800 millions d'euros pour faire peau neuve

Grande première pour Zéro Gâchis

Le nantais Zéro Gâchis change de nom, et surtout de stratégie. Rebaptisée Smartway, l'entreprise, spécialisée dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, a décidé d'ouvrir son capital pour la première fois, dans l'espoir de franchir un nouveau cap.
A lire : Zéro Gâchis lève 10 millions d'euros pour accélérer à l'international

6 avril

📍 Le confinement national n°3 est lancé

Cette fois, nous y sommes. Le troisième confinement entre pleinement en vigueur aujourd'hui, avec le début d'une semaine d'école à la maison et la fin de la tolérance pascale sur les trajets de plus de 10 kilomètres. Pour l'occasion, l'attestation de déplacement dérogatoire fait peau neuve. Son équivalent pour les motifs professionnels, lui, n'a pas évolué.

Le PGE par précaution

Rembourser vite ou reporter loin son PGE ? Entre les deux, les entreprises n'hésitent pas : elles préfèrent conserver le plus longtemps possible leur prêt garanti par l'Etat, montre un premier bilan de la Fédération bancaire française. Et ce, même si l'argent emprunté dort toujours sur leurs comptes.

L'emploi en souffrance

Après un an de crise du Covid-19, la France compte plus de plans sociaux et moins de chômage partiel. Les postes menacés par des plans de sauvegarde de l'emploi, entre le 1er janvier et le 21 mars, sont déjà 3 fois plus nombreux qu'il y a un an, selon la Dares (ministère du Travail). Dans le même temps, les demandes d'activité partielle se sont stabilisées : 5,7 millions de salariés étaient concernés par une demande en janvier, comme en février - c'est 2 fois moins qu'en mars 2020.

Vaccins : 250 millions de doses made in France

La France sur le pied de guerre pour produire des vaccins. « Près de 250 millions de doses sortiront de nos lignes de production d'ici à la fin de l'année », a assuré la ministre déléguée à l'Industrie devant l'Assemblée nationale. Cet effort, porté par cinq sites industriels, va se concrétiser dans les prochaines semaines, avait détaillé, un peu plus tôt, Agnès Pannier-Runacher, sur LCI. A partir de demain, Delpharm (Eure-et-Loir) lancera la mise en flacons du produit Pfizer-BioNTech. Sous deux semaines, Recipharm (Indre-et-Loire) produira le Moderna. Deux usines Fareva, dont l'une dans l'Eure, s'occuperont du Curevac (sous réserve qu'il obtienne son autorisation de mise sur le marché). Enfin, Sanofi prendra en main le Janssen, à Marcy-l'Etoile (Rhône), « du côté de juillet », donc un peu plus tôt qu'initialement annoncé par le groupe.

L'Etat donne de l'air à Air France

L'Etat vole (encore) au secours d'Air France. Il va pouvoir injecter jusqu'à 4 milliards d'euros dans la compagnie aérienne, dont 3 milliards par la conversion en obligations d'une partie des prêts qu'il lui avait octroyés au printemps 2020 (voir actualité du 24 avril). La France pourra, par ailleurs, doubler sa participation au capital du groupe, pour la porter jusqu'à 29,9 % (contre 14,3 % aujourd'hui). Ce plan de sauvetage a été validé par la Commission européenne, mais assorti de nombreuses conditions (dividendes interdits, rémunération des dirigeants encadrés, cession de créneaux à l'aéroport d'Orly, etc.).

Le boom en trompe-l'oeil de l'automobile

Une croissance exceptionnelle pour les ventes automobiles en mars. Elles ont été multipliées par 3 en un an, selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Sauf que la comparaison est biaisée, puisque le confinement dur de mars 2020 avait provoqué un effondrement des immatriculations. Par rapport à 2019, le marché affiche ainsi un résultat bien plus mitigé, avec une baisse mensuelle de 2,9 %.

Fin de scrutin dans les TPE

Dernier jour de vote dans les TPE. Les salariés de ces entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les employés à domicile, avaient jusqu'à ce soir, 18h, pour se choisir des représentants, dans le cadre des élections syndicales ouvertes depuis le 22 mars.

2 avril

📍 Marchés publics : six nouveaux CCAG entrent en vigueur

Toutes les entreprises qui répondent à des appels d'offres publics sont concernées : six nouveaux cahiers des clauses administratives générales (CCAG) sont entrés en vigueur le 1er avril ("Fournitures courantes et services", "Marchés industriels", "Techniques de l’information et de la communication", "Prestations intellectuelles", "Travaux" et le tout nouveau "Maitrise d’œuvre"). Leur révision a pour objectif d'en faire "des outils au service de l’efficacité de la commande publique par l’introduction de davantage de contradictoire dans les relations contractuelles, un meilleur accès des PME aux marchés (et) une plus grande prise en compte des préoccupations sociales et environnementales", décrit Bercy.

Des ponts entre les PME industrielles et les start-up

Pour favoriser la collaboration entre l’industrie et la tech, Bpifrance a lancé une plateforme baptisée Tech in Fab, un portail d’information et de mise en relation entre les start-up et les PME et ETI industrielles. La banque publique a également signé un partenariat avec la fédération professionnelle France Industrie pour favoriser les ponts entre les grands groupes industriels et les start-up deeptech, dont les produits ou services sont développées sur la base d’innovations de rupture.

Tourisme : 26 milliards d'euros d'aides depuis un an

Le soutien public aux acteurs français du tourisme atteint 26 milliards d'euros depuis le début de la crise du Covid-19, a annoncé Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État chargé du Tourisme, sur BFMTV le 1er avril. Cette somme englobe 11 milliards de prêts garantis par l'État, 6 milliards d'euros de fonds de solidarité et 6 milliards d'euros d'activité partielle.

Les assistantes maternelles peuvent travailler

Après 24 heures de tergiversations, le gouvernement a finalement décidé, aujourd'hui, d'autoriser les assistantes maternelles à travailler pendant les trois prochaines semaines. Le 1er avril, les services du Premier ministre avaient d'abord décrété l'interdiction de travailler, pour s'aligner sur la fermeture des écoles et des crèches, avant de faire machine arrière et d'annoncer que la question n'était pas tranchée.

1er avril

📍 Confinement n°3 : les nuances de Jean Castex...

Les discours se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Au lendemain de l'allocution du président de la République, Jean Castex a présenté aux députés les contours du troisième confinement. Le Premier ministre a apporté deux nuances par rapport à hier. Les restrictions entreront en vigueur dimanche (et non samedi), ce qui décale d'autant leur date d'échéance (désormais fixée au 3 mai). Quant au télétravail, l'objectif reste de le « [systématiser] 4 jours par semaine minimum, pour tous les emplois, public et privés, où cela est possible ». Ce qui correspond peu ou prou à la règle déjà censée s'appliquer depuis janvier et encore répétée le 18 mars.

... et le prix du "quoiqu'il en coûte"

La facture s'alourdit. La généralisation des mesures de confinement, annoncée hier par Emmanuel Macron, devrait coûter 11 milliards d'euros à l'Etat en aides d'urgence (fonds de solidarité, activité partielle et exonérations de charges), selon une première estimation de Bercy. Soit 3,8 milliards de plus qu'à la mi-mars, quand 16 départements étaient concernés par ces restrictions. En première ligne des fermetures administratives, les commerces : ils sont 150 000 désormais à devoir fermer (contre 90 000 jusqu'à présent).

Fermeture des écoles : et maintenant, on fait comment ?

Grande décision, grandes conséquences. Annoncée hier, la fermeture des écoles pour environ un mois, à partir du 5 avril, va irrémédiablement perturber la vie des parents... et l'organisation des entreprises. Les employeurs ne sont pas sans solution, le ministère du Travail les a d'ailleurs clarifiées en fin de journée. Pas sûr toutefois qu'elles ne conviennent à tout le monde.
A lire : Les 4 solutions à disposition des employeurs pour faire face à la fermeture des écoles

Toujours plus de charges fiscales étalées

Un geste de plus pour desserrer l'étreinte de la dette. Bercy étend le périmètre des plans de règlement proposés aux entreprises qui ont reporté le paiement de leurs impôts. Ce sont désormais les échéances fiscales de toute l'année 2020 qui pourront être payées sur une durée maximale de trois ans.

Le statu quo étonnant de l'activité partielle

Le communiqué a de quoi surprendre, au vu des annonces d'Emmanuel Macron. Le ministère du Travail maintient son calendrier sur le durcissement des règles du chômage partiel. Comme annoncé il y a trois semaines, il est donc toujours prévu que le reste à charge pour les employeurs passe à 15 ou 40 %, à partir du 1er mai... alors même que la fin des restrictions est annoncée pour le 3. Seules les entreprises visées par des fermetures administratives garderaient, jusqu'au 30 juin, un taux d'indemnisation majoré, selon un décret publié hier, mais pas les secteurs protégés du tourisme (les S1 et S1bis) ! En attendant, pour avril, le statu quo est confirmé, de même que l'élargissement de la prise en charge intégrale aux entreprises ouvertes les plus touchées.

Nouvelle recette pour les cookies

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31 mars

📍 Confinement n°3 pour tous

Quel confinement, après le confinement ? Le président de la République a tenu, ce soir, à 20h, sa première allocution radiotélévisée de l'année. Moins de deux semaines après avoir adopté une stratégie de verrouillage partiel et localisé du pays, l'exécutif étend ces mesures à l'ensemble du pays. Une généralisation que le Premier ministre sera chargé de présenter, demain, devant le Parlement.
A lire : Ce qui change pour les entreprises après les annonces d'Emmanuel Macron

Création d'une indemnisation pour les magasins

Le gouvernement ajoute une nouvelle corde à son arc d'aides aux entreprises. La flèche, décochée hier soir par le ministre délégué aux PME Alain Griset, vise certains commerces, étranglés par l'accumulation de stocks depuis l'automne dernier. La soluti