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[FIL INFO] Les dernières actualités qui comptent pour les entreprises

Par la rédaction, le 07 juillet 2020

Dernières annonces du gouvernement, dispositifs d'aide, mesures exceptionnelles... retrouvez dans ce fil spécial toutes les informations importantes pour les entreprises et employeurs pendant la crise liée à l'épidémie de coronavirus Covid-19, et pour accompagner la reprise.

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Retrouvez les informations pour gérer au mieux votre entreprise pendant la crise du coronavirus Covid-19. — Photo : JDE

7 juillet

📍 La relance, selon Bruno Le Maire

Lors de la passation de pouvoir à Bercy ce matin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, conforté à son poste, a posé les principes de cette relance qui figure désormais dans l'intitulé de ses fonctions. Elle « accordera toute son attention aux plus petits », a-t-il promis.

Gouvernement Castex : la déception de la tech française

L'exécutif n'aurait-il pas tiré l'une des principales leçons du confinement ? C'est la conviction de France Digitale, surpris de l'absence d'un(e) ministre au numérique dans le nouveau gouvernement Castex. "Un signal particulièrement inquiétant", déplore l'association des entreprises de la tech, alors que le timing aurait été idéal pour deux raisons : "La France vient de vivre le plus grand moment de transformation numérique de son Histoire" et "les derniers mois ont mis en exergue le terrifiant désarmement technologique de notre pays". A la sortie du conseil des ministres, le nouveau porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a assuré que « le numérique [restait] une très grande priorité pour le gouvernement et ça se poursuivra ».

L'U2P applaudit à la nomination de son président

L'Union des entreprises de proximité (U2P) salue avec "beaucoup d’intérêt et une satisfaction particulière" la nomination "historique" de son président Alain Griset comme ministre délégué aux PME, dans le nouveau gouvernement Castex. Pour l'organisation patronale, qui revendique représenter 2,8 millions d'entreprises, ce choix "montre que les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance des entreprises de proximité et des travailleurs indépendants pour la vitalité économique du pays, et de la nécessité de favoriser leur développement pour bâtir une reprise durable et lutter contre les fractures sociales et territoriales".

Les festivals, premier chantier de Roselyne Bachelot

Roselyne Bachelot a pris les rênes du ministère de la Culture dès hier soir. Elle a déjà promis des "états généraux des festivals", très fragilisés, après la cascade d'annulations et de reports provoqués par l'épidémie de coronavirus, comme à Cannes ou en Normandie.

Premier conseil des ministres pour le gouvernement Castex

Après la valse des passations de pouvoir, le gouvernement de Jean Castex s'est réuni à l'Elysée, dans l'après-midi, pour son premier conseil des ministres. Au coeur des discussions, selon le nouveau porte-parole Gabriel Attal : le fameux "nouveau chemin" voulu par Emmanuel Macron. Il s'articulera autour de quatre axes : « la reconstruction » économique (emploi, relance), sociale, environnementale, culturelle et territoriale ; « le patriotisme républicain » (école, police, justice...) ; l'Europe ; et « davantage de liberté et d'association », ce qui renvoie au « changement de méthode » voulu par l'exécutif. Il consistera à « associer plus largement les élus et les forces vives de notre pays », ainsi que les citoyens. Enfin, des secrétaires d'Etat seront prochainement nommés « sur des missions prioritaires ».

Reprise déséquilibrée des échanges

Les échanges internationaux sortent de leur léthargie, après avoir tourné au ralenti pendant deux mois. En mai, les exportations françaises ont progressé de 16,9 % en un mois (+4 Md€), les importations de 20,5 % (+5,9 Md€), selon les douanes. Malgré ce rebond, l'activité reste inférieure d'un quart à son niveau d'avant-crise et le déficit commercial se creuse, sous l'effet notamment "des livraisons historiquement basses" de l'aérospatiale et de la hausse des achats de masques. Il atteint désormais 7,05 milliards d'euros.

Le succès des reports de charges

Les reports de charges, au coeur du dispositif d'urgence du gouvernement aux premières heures de la crise, ont encore porté sur 4,3 milliards d'euros en mai. En trois mois, les sommes ainsi décalées dépassent les 19 milliards d'euros.

La France, pour le pire puis le meilleur

Regain de pessimisme à la Commission européenne. La récession pourrait être plus "profonde" que prévu en 2020 : elle est désormais estimée à -8,7 % dans la zone euro, soit une dégradation d'1 point par rapport à la précédente estimation de mai. En France, le recul du PIB aussi s'aggraverait pour atteindre -10,6 % (-2,4 points), ce qui correspond peu ou prou à l'évaluation actuelle du gouvernement et de la Banque de France. Ce serait la troisième pire performance de la zone euro. Mais en 2021, le pays signerait la plus forte croissance de toute l'Union européenne (+7,6 %, réévalué de 0,2 point).

6 juillet

📍 Gouvernement Castex : un ministre des PME et des chaises musicales

Le gouvernement du nouveau Premier ministre Jean Castex a été annoncé peu après 19h. Principale nouveauté pour les entreprises : la nomination d'un ministre des PME en la personne d'Alain Griset, président de l'U2P. Il est rattaché à Bruno Le Maire, laissé aux commandes d'un ministère de l'Economie, élargi aux Finances et à la Relance. Sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher passe ministre déléguée à l'Industrie.
Le ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion revient à Elisabeth Borne, qui laisse la Transition écologique à la nouvelle entrante et députée de la Somme Barbara Pompili. Un ministère de la Mer est créé et sera dirigé par Annick Girardin (ex-Outre Mer). L'Agriculture et l'Alimentation revient à Julien Denormandie (ex-Ville et Logement), le Logement à Emmanuelle Wargon (ex-secrétaire d'Etat à la Transition écologique). Un poste de ministre délégué au Commerce extérieur et à l'attractivité est confié à Franck Riester (ex-Culture).
Attributions maintenues en revanche pour Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur, Recherche et Innovation) et Jean-Baptiste Djebbari (Transports). Parmi les nouvelles entrantes : la députée des Yvelines Nadia Hai (Ville) et la présidente du Haut-Rhin Brigitte Klinkert (Insertion).

La reprise d'entreprise en crise

Entre janvier et mai 2020, le nombre de cessions-acquisitions de PME, valorisées entre 1 et 50 millions d’euros, a baissé de 45 % en un an, selon un décompte d’In Extenso et Epsilon Research. Aucune région n'échappe à cette tendance. Un vrai coup d'arrêt, après une année 2019 exceptionnelle.

Commerce : l'accalmie de mai

Le commerce de détail s'est ressaisi en mai : le volume des ventes a bondi de 25,6 % sur un mois en France, soit le deuxième taux de croissance le plus élevé de la zone euro, selon Eurostat. Insuffisant toutefois pour gommer l'effet du coronavirus. Sur un an, l'évolution reste négative : -12 % par rapport à mai 2019 (-4,2 % au niveau européen).

Confiance sans vacances pour les chefs d'entreprise

Près de la moitié des chefs d'entreprise envisagent de faire une croix sur une partie ou la totalité de leurs vacances d'été, selon un sondage OpinionWay pour la Fondation MMA des entrepreneurs du futur. Si la trésorerie et le carnet de commandes restent leurs préoccupations principales du moment, les dirigeants interrogés affichent une franche combativité et une relative confiance pour la suite.

L'argent européen arrive

Une nouvelle source de financement à la disposition des PME et ETI. La Banque européenne d'investissement (BEI) accorde 600 millions d'euros (dont 350 M€ réellement nouveaux) aux Crédit mutuel et CIC, afin qu'ils puissent "prêter plus de 1,2 milliard d'euros" aux entreprises fragilisées par la crise du coronavirus. Le groupe Crédit mutuel Alliance fédérale devient ainsi le premier, en France, à obtenir ces fonds, promis dès avril, au titre du vaste plan d'urgence européen de 540 milliards d'euros. "Les banques bénéficiant des lignes de liquidité de la BEI s’engagent à répercuter [ses] conditions attractives à leurs clients", rappelle l'institution dans un communiqué.

Maintien de la jauge à 5 000

L'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes est maintenue en France. Le Conseil d'Etat a estimé que la mesure "[restait] justifiée" par le contexte sanitaire.

La commande publique, bouée de sauvetage

Les maires appelés à la rescousse des entreprises. Le président de la CPME François Asselin demande aux collectivités locales d'accélérer l'attribution de leurs marchés et au gouvernement d'assouplir davantage les règles de la commande publique. La semaine dernière, c'est le Médiateur des entreprises qui lançait déjà un appel similaire à tous les donneurs d'ordres.

4 juillet

📍 Le nouveau Premier ministre à l'usine

Pour sa première visite officielle, le nouveau Premier ministre Jean Castex s'est rendu dans une usine du groupe industriel X-Fab, fabricant de semi-conducteurs, en Essonne. Une entreprise « symbolique de la situation actuelle », car affectée par la crise du coronavirus, « et des objectifs qui sont les nôtres » en matière d'industrie et d'emploi, s'est justifié le nouveau locataire de Matignon, avant de poursuivre sur sa future stratégie économique : « L’objectif de l’Etat, dans le cadre du plan de relance, est de voir comment ne pas simplement agir sur le court terme pour éviter les licenciements, mais aussi (...) comment on peut assurer les fondements d’une relocalisation et d’un maintien durable des emploi industriels et exposés à la concurrence dans notre pays. »

3 juillet

📍 Jean Castex, nouveau Premier ministre

Jean Castex, haut-fonctionnaire et jusqu'ici maire Les Républicains de Prades (Pyrénées-Orientales), succède à Edouard Philippe à Matignon. Délégué interministériel chargé de coordonner la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024, l'homme, âgé de 55 ans, avait mis entre parenthèses cette mission au printemps, pour rédiger le plan de déconfinement du gouvernement en vue du 11 mai. Auparavant, il était passé par les ministères de la Santé et du Travail au côté de Xavier Bertrand, puis l'Elysée sous Nicolas Sarkozy.
Au cours de la passation de pouvoir, Jean Castex a évoqué la nécessité d' « adapter les priorités et les méthodes » au nouveau contexte du coronavirus. « Il nous faudra plus que jamais réunir la Nation pour lutter contre cette crise qui s'installe, dans la continuité des réformes de fond [lancées par son prédécesseur], pour faire en sorte que nous en sortions plus forts et plus solidaires. » Ce matin, vers 9h30, l'Elysée avait annoncé la démission du gouvernement d'Edouard Philippe.

Emmanuel Macron montre le "chemin"

Le futur gouvernement devra incarner le « nouveau chemin », voulu par le président de la République après l'épidémie de coronavirus. Et justement, Emmanuel Macron en a posé les jalons, dans une interview à la presse quotidienne régionale. Jeunesse, environnement, réindustrialisation, réforme des retraites... le chef de l'Etat fait le point sur ce qui devraient être les priorités de l'exécutif dans les mois à venir.

Aérien : un millier de postes envolés chez Hop!

Air France a présenté aux représentants du personnel les détails de son plan de suppressions de postes. Au total, 7 580 emplois sont menacés - 6 560 dans la compagnie principale (plus de la moitié seront toutefois couverts par des départs naturels) et 1 022 dans la compagnie régionale Hop!, soit 40 % de ses effectifs.
⏩ Plus d'info dans Plus de 1 000 postes supprimés chez la compagnie régionale Hop!

Automobile : l'usine Smart à vendre

L'allemand Daimler annonce son intention de vendre son usine d'Hambach, en Moselle (1 600 salariés), site emblématique de la marque Smart. Le groupe assure vouloir "sécuriser l'avenir du site" et maintenir la production des modèles actuels sur place... alors que la prochaine génération électrique sera, elle, produite en Chine.
⏩ Plus d'info dans Touché par la crise, Daimler veut se débarrasser de son usine d’Hambach

Le SOS de l'habillement en détresse

Lettre ouverte, courrier à Bercy, communiqué de presse... Les commerces de l'habillement multiplient les appels à l'aide depuis quelques jours. Confrontés à une reprise d'activité poussive, ils "exhortent" le gouvernement à les soutenir jusqu'à la fin de l'année.

Un guide contre l'épidémie d'arnaques

Les arnaques ont proliféré dans le sillage du coronavirus. Les autorités appellent donc les entreprises à la vigilance et publient un "guide de prévention" pour les aider à ne pas tomber dans les pièges des fraudeurs.

"Prime Macron" : une mesure de pouvoir d'achat, vraiment ?

Quel bilan pour la "prime Macron", issue de la crise des Gilets jaunes, avant d'être reconduite et modifiée pendant celle du coronavirus ? D'après l'Insee, cette mesure, qui devait apporter un supplément de pouvoir d'achat, s'est parfois substituée, en réalité, à des revalorisations salariales.

2 juillet

📍 Airbus entre dans le détail de sa restructuration

Comment se répartissent les 5 000 suppressions d'emplois prévues par Airbus en France ? Les deux tiers sont situées à Toulouse, le reste essentiellement sur les sites de Nantes et Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Le tout sans compter le dégraissage programmé dans les filiales Stelia Aerospace et ATR.
⏩ Plus d'info dans Après le choc du plan social, coup d'envoi de trois mois de négociations chez Airbus et Plan social d'Airbus en Loire-Atlantique : « Le Covid a bon dos »
Par ailleurs, le patron d'Airbus souffle le chaud et le froid sur la possibilité de revoir à la baisse ce projet. Guillaume Faury estime ainsi, dans Ouest France, « pouvoir conserver autour de 1 000 postes supplémentaires » grâce au nouveau chômage partiel de longue durée, et « près de 500 (...) grâce au développement de l’avion du futur », prévu dans le plan de soutien à l'aéronautique. Pour en faire davantage, il demande au gouvernement des « mesures d'âge » pour ses salariés proches de la retraite. Mais Guillaume Faury n'exclut pas non plus d'accroître l'ampleur de cette restructuration, en cas de deuxième vague épidémique. En attendant, les 5 000 suppressions à l'ordre du jour viseront « deux tiers de cols blancs (ingénieurs) et un tiers de cols-bleus ».

Automobile : 27 projets de recherche sélectionnés

L'Etat a dévoilé la liste des 27 projets de R&D de la filière automobile qu'il est prêt à soutenir dès cette année à hauteur de 150 millions d'euros. Au-delà des constructeurs français et des grands équipementiers, comme Valeo, Faurecia ou Michelin, les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes tirent leur épingle du jeu.

Coup d'arrêt dans la construction de logements

Le bâtiment plombé par le confinement. L'épidémie de coronavirus a fait dérailler le nombre de permis de construire (-8,8 % sur un an) et de mises en chantier (-10,2 %) de logements enregistrés de juin 2019 à mai 2020, selon les statistiques du gouvernement. Plus précisément, sur les mois de mars, avril et mai, ces deux indicateurs chutent de 45,8 % chacun par rapport aux trois mois précédents.

Coup d'envoi des avances remboursables de l'Etat

Les PME peuvent désormais demander à l'Etat des avances remboursables ou des prêts à taux bonifiés. Annoncées mi-avril, ces nouvelles facilités de trésorerie viennent d'être octroyées, pour la première fois, à des entreprises de l'Aisne, annonce Bercy. Le ministère de l'Economie rappelle toutefois que ce mécanisme reste exceptionnel et "discrétionnaire" : il vise les sociétés de 50 à 250 salariés, avec "de réelles perspectives de redressement" et un positionnement stratégique au niveau économique et local. Les candidats sont invités à se faire connaître auprès des Comités départementaux d’examen des problèmes de financement des entreprises (Codefi).

Stockage de masques dans les entreprises

Les entreprises devront bientôt se constituer un stock de masques équivalent à dix semaines d'utilisation par leurs salariés. Cette consigne, en cours de formalisation par le gouvernement, a été dévoilée par la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher devant le Sénat. Elle a précisé par la suite qu'il s'agirait d'une « recommandation », de manière à faire face à une éventuelle résurgence de l'épidémie à partir de la rentrée de septembre.

La culture amputée

Secteur où la reprise d'activité est parmi les plus laborieuses, la culture pourrait perdre un quart de son chiffre d'affaires annuel en 2020, selon une évaluation du ministère. Soit un manque à gagner de 22,3 milliards d'euros. Le spectacle vivant serait, de loi, l'activité la plus touchée, avec un CA en baisse de 72 %.

1er juillet

📍 L'automobile redémarre bien, en apparence

Verre à moitié plein ou à moitié vide ? En juin, les immatriculations de voitures neuves passent au vert pour la première fois de l'année, en progression de 1,2 % sur un an, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Mais en 2020, le mois comptait deux jours ouvrés de plus. Une fois corrigées de cet effet, les ventes s'affichent donc en repli de 8,4 %. Au premier semestre, la chute reste vertigineuse, -39,1 %.

Air France, Airbus : le gouvernement fait ses comptes

Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a confirmé, sur BFMTV, le nombre de suppressions de postes envisagé par Air France d'ici à 2020, soit près de 7 600 emplois en moins. Pas un mot, en revanche, sur l'avenir des installations d'Air France à Lille et Morlaix, mais il  reconnaît que, « avec la contraction du réseau domestique de 40 %, il y aura trop de sites de maintenance » sur le sol national.
A propos d'Airbus et sur les 5 000 emplois français menacés par le plan de restructuration de l'avionneur européen, Jean-Baptiste Djebbari estime que 2 000 pourraient être maintenus, par le biais du nouveau régime d'activité partielle de longue durée (cf. ci-dessous) et des investissements dans l'avion du futur, prévus dans le plan de soutien sectoriel de l'Etat.
⏩ Plus d'info dans Airbus sous pression pour réduire son plan de restructuration

Le chômage partiel longue durée arrive en pleine tempête

C'est parti pour l'activité partielle de longue durée (APLD). Le nouveau dispositif, censé préserver l'emploi dans les entreprises victimes d'une baisse durable d'activité, entre en vigueur ce 1er juillet. Au moment même où Air France et Airbus, les deux fleurons français de l'aérien, secteur visé par cette mesure, officialisent la suppression de milliers de postes.

Commerce : les enseignes spécialisées tremblent

La fédération du commerce spécialisé Procos s’attend à une baisse d’activité de 15 à 25 % en 2020 et va jusqu'à évoquer "un risque sérieux d’effondrement". Pour l'éviter, elle avance douze propositions, pour aller plus loin que le plan commerce, présenté par le gouvernement en début de semaine - lui se concentrait surtout sur les TPE-PME et indépendants du secteur.

Le bilan et l'appel du Médiateur des entreprises

Le Médiateur des entreprises appelle les donneurs d'ordres publics et privés à lancer "le plus tôt possible leurs appels d’offres et leurs commandes, sans attendre la rentrée", de manière à redonner de l'activité aux TPE-PME. Ce service de Bercy dresse également le bilan de ses trois derniers mois d'activité. Le résultat ? Une avalanche de dossiers à traiter, dominés par les retards de paiement et les pratiques déloyales.

La reprise d'activité, ou le regain des difficultés

Un mois et demi après la sortie du confinement, la trésorerie reste la priorité absolue des chefs d'entreprise. Ils sont 55 % à reconnaître s'être principalement concentrés sur ce sujet dans le cadre de la reprise de leur activité, selon un sondage BVA pour Réseau Entreprendre. Où l'on apprend également qu'une large majorité considère le déconfinement comme une période plus difficile encore que la période de restrictions qui l'a précédé.

Les dégâts du confinement

L'ampleur de la catastrophe économique provoquée par le confinement se dévoile un peu plus, à la lumière de trois nouveaux indicateurs de l'Insee. En avril, la baisse du chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière a ainsi atteint -22,9 % en un mois (et -36,1 % par rapport à février), celle du volume des ventes dans le commerce -20,1 % (et -34,6 %) et la production dans les services -12,6 % (et -23,9 %).

Les portes de l'Europe entrouvertes

L'Union européenne rouvre ses frontières, à partir d'aujourd'hui, aux voyageurs de quinze pays hors de l'espace Schengen, à savoir ceux en provenance de : l'Algérie, Australie, Canada, Corée du Sud, Géorgie, Japon, Maroc, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Thaïlande, Tunisie et Uruguay, de même que la Chine, sous réserve de réciprocité. Cette première liste sera révisée toutes les deux semaines. Chaque membre de l'UE est toutefois libre de la respecter, ou non.

30 juin

📍 Air France et Airbus à l'heure des suppressions de postes

La compagnie aérienne Air France compte supprimer plus de 6 500 postes d'ici à 2022, selon France Info, sur la base de sources syndicales. Plus d'un millier d'emplois disparaîtraient également au sein de sa filiale Hop!, tandis que deux sites de maintenance régionaux, à Lille (Nord) et Morlaix (Côtes-d'Armor), seraient menacés de fermeture. Les détails de ce plan doivent être exposés le 3 juillet.
De son côté, le constructeur Airbus a annoncé, dans la soirée, la suppression de 15 000 postes, dont près 5 000 en France et autant en Allemagne. Une première réunion avec les partenaires sociaux, jeudi, doit permettre de préciser l’impact de cette restructuration en France, alors que l'avionneur s'attend à un effondrement de sa production et ses livraisons de 40 % en 2020-2021.

Aéronautique (bis) : appel aux investissements

Comme il l'a fait dans l'automobile, le ministère de l'Economie lance un appel à manifestation d'intérêt à l'attention des entreprises de l'aéronautique. Objectif : identifier les projets d'investissement de la filière, afin de les soutenir, à terme, dans le cadre du fonds de 300 millions d'euros annoncé dans le cadre du plan de soutien au secteur.

Bâtiment : année rouge, relance verte

La Fédération française du bâtiment anticipe une chute d'activité de près de 18 % en 2020. Pour redresser la barre, elle plaide pour un "plan bâtiment vert".
⏩ Plus d'info dans Le bâtiment demande un plan d’aide à 5 milliards d’euros

Commerce : un plan à trois piliers

Le gouvernement a présenté un ensemble de mesures en faveur des commerçants, artisans et, plus largement, des indépendants. Il insiste sur trois piliers : soutien continu à la trésorerie, accompagnement de la transition numérique et revitalisation des centres-villes.

La consommation a redémarré en mai

Les consommateurs au rendez-vous du déconfinement. En mai, leurs dépenses se sont affichées en forte hausse (+36,6 % sur un mois), selon l'Insee. Mais elles restent inférieures de 7,2 % à leur niveau de février, soit avant la crise sanitaire. Particulièrement affectée, la consommation de biens durables (notamment les transports), l'habillement-textile et l'énergie. En revanche, l'alimentaire reste au-dessus de son niveau du début d'année pour le troisième mois consécutif.

Covid-19 comme maladie professionnelle : les règles se précisent

Le gouvernement confirme, et précise, sa doctrine en matière de reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle, que ce soit sur le public visé comme sur le financement de cette prise en charge.

Chômage partiel : soupçons de fraude en cascade

Les entreprises rattrapées par l'administration. Un mois et demi après avoir annoncé un vaste "plan de contrôle" sur le recours au chômage partiel, la ministre du Travail Muriel Pénicaud dresse un premier bilan dans le magazine Challenges : sur 3 000 dossiers clos, 1 sur 5 a dû faire l'objet de régularisations ("en faveur ou en défaveur de l'entreprise") et 28 % sont sous le coup d'"investigations plus poussées" en raison de "suspicions de fraudes". Quatre procédures pénales ont même déjà été ouvertes.

29 juin

📍 Macron écarte la taxe "verte" sur les dividendes

Une semaine après la publication des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, le président Emmanuel Macron a annoncé qu'il ne retiendrait pas la taxe de 4 % sur les entreprises qui versent plus de 10 millions d'euros de dividendes par an ainsi que la réduction à 110 km/h de la vitesse maximale sur autoroutes. Par ailleurs, l'État injectera 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans pour la "conversion écologique de l'économie".

Baisse des impôts de production : le Meti relance le débat

Avant la crise, la baisse des impôts de production, sept fois plus élevés en France qu’en Allemagne, devait être au cœur du Pacte productif, qui n’a pas vu le jour pour cause de coronavirus. Le Meti remet le débat sur la table. Cette association rassemblant des ETI défend un plan de relance de l’économie s’articulant autour d’une mesure phare : une baisse de 30 milliards d’euros des taxes de production.

Les entreprises continuent d'emprunter

La dynamique du financement bancaire ne faiblit pas, avec plus de 28,4 milliards d’euros de crédits supplémentaires (de trésorerie et d'investissement) par rapport à avril, soit près de 90 milliards sur les trois derniers mois, selon la Banque de France. Entre le 1er mars et le 30 mai, la hausse de l’encours de la dette brute des sociétés non‑financières atteint 136 milliards.

Deux patrons sur trois pensent que le pire est à venir

Seulement 13% des dirigeants d’entreprise estiment que le pire est passé. Les deux tiers des patrons pensent au contraire que la situation économique de la France va encore se dégrader. C’est ce qui ressort de l’Observatoire Social de l’Entreprise mené par l’Ipsos et le réseau d'écoles d'ingénieurs Cesi, après avoir questionné 400 dirigeants et 1 000 salariés. Ces derniers sont encore plus pessimistes que leur employeur et estiment, pour 74% d’entre eux, que la situation va s’empirer. En revanche, les salariés s’attendent à une reprise rapide (5 mois), quand les dirigeants n’anticipent pas de rebond avant 16 mois.

Airbus va réduire la voilure

Airbus annonce une nouvelle baisse de ses cadences de production. Dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, le PDG d’Airbus Guillaume Faury indique que le constructeur aéronautique va réduire de 40% sa production en 2020 et 2021.

26 juin

📍 Sanofi supprime un millier de postes

Le groupe pharmaceutique Sanofi a confirmé le 26 juin un plan de départs volontaires touchant 1 700 emplois en Europe sur trois ans, dont un millier en France dans les fonctions support, commerciales et de recherche.

Les PME rhonalpines, reines des dépôts de brevets

La deeptech grenobloise spécialiste des LED Aledia rafle la première place du classement des PME les plus déposantes de brevets en 2019 au niveau national avec 20 dépôts de brevets, devant le lyonnais Supergrid Institute, le normand Sysnav, le lyonnais Adocia, le rennais Fondation B-Com ou encore l'IHU de Marseille. Le groupe automobile PSA est devenu en 2019 le plus important déposant français de brevets devant Valeo, Safran, le CEA et Renault.

Une baisse des défaillances spectaculaire mais artificielle

Le coronavirus a fait baisser le nombre de défaillances en France, redressements et liquidations judiciaires chutant de 22% en année glissante, selon les chiffres arrêtés fin mai par Ellisphere. Reste que cette spectaculaire baisse est artificielle : les tribunaux de commerce ont suspendu leurs audiences durant le confinement et les entreprises ont pu bénéficier d’aides exceptionnelles.  

Les sombres perspectives de l’industrie française

Les chiffres font froid dans dos. Entre 187 000 et 463 000 emplois pourraient disparaître, en France sous deux ans, dans l’industrie manufacturière, un secteur qui pèse 2,1 millions d’emplois. C’est ce que soutient PWC dans une étude réalisée à la demande de l’UIMM.

25 juin

📍 Chômage : une baisse, deux bémols

Le déconfinement a stoppé l'hémorragie... en apparence. En mai, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité aucune (la catégorie A) a reculé de 3,3 %, après deux mois consécutifs de forte hausse (+7,1 % et +22,6 %), selon la Dares (ministère du Travail). C'est tout simplement "la baisse mensuelle la plus forte observée" depuis la création de cet indicateur, en 1996. Deux bémols toutefois : le nombre total de ces chômeurs (4,425 millions de personnes) "demeure à un niveau élevé" et ce recul traduit en réalité un "passage en activité réduite", reflété par le bond des catégories B et C correspondantes (+14,2 %).

Le fret ferroviaire à la relance

Les acteurs du fret ferroviaire, réunis sous la bannière de l'Alliance 4F, ont un plan pour "doubler la part des marchandises transportées par le rail en France d’ici 2030". Ils proposent trente actions et comptent sur le soutien massif de l'Etat et l'Europe, à hauteur de 2,5 milliards d'euros d'ici à 2024, puis 11,7 milliards entre 2025 et 2030 (dont 10,5 Md€ en investissement dans les infrastructures). Les entreprises elles-mêmes envisagent un effort d'1,2 milliard. Mais toutes leurs propositions n'ont pas été chiffrées.

L'activité partielle fait sa mue

Le chômage partiel va connaître plusieurs évolutions dans les prochains mois. Dès le 1er juillet, le nouveau dispositif longue durée sera opérationnelle, a promis le ministère du Travail. Et à partir du 1er octobre, les conditions actuelles du régime classique seront dégradées, sauf pour certains secteurs parmi les plus durement affectés par la crise.

Haro sur le travail détaché

Le gouvernement entend serrer la vis sur le travail détaché. Parmi les pistes évoquées à la sortie de la réunion avec les partenaires sociaux, hier, à l'Elysée, figurent le renforcement des contrôles, la limitation de cette pratique notamment en cas d'utilisation en parallèle du chômage partiel, ou encore l'application du principe "à travail égal, coût égal", de manière à ce que les charges sociales d'un salarié détaché soient les mêmes que celles d'un français.

Fonds de solidarité : exonérations après le 21 mai

Les sommes perçues au titre du fonds de solidarité seront exonérées d'impôts sur les sociétés et sur le revenu, ainsi que de charges sociales, à partir du 21 mai. La mesure avait été inscrite dans la deuxième loi de finances rectificative, en avril, mais était soumise à l'approbation de la Commission européenne.

Risque de crédit sur les sociétés françaises jusqu'en 2021

D'un point de vue financier, les entreprises de l'Hexagone vont rester dans l'oeil du cyclone jusqu'en 2021, d'après Moody's. "[Leur] qualité de crédit (...) continuera de se dégrader au cours des 18 prochains mois malgré la sortie du confinement", avertit par communiqué l'agence de notation. Raisons invoquées : une dette accrue, la baisse de la demande et des pressions sur les prix. Ce qui devrait surtout affecter le secteur des services, de la vente non-alimentaire et de l'automobile. Fin mai, 49 % des sociétés françaises évaluées par Moody's étaient sous la menace d'une baisse de leur notation.

Les gagnants et les perdants de la grande distribution

Elles ont continué à tourner pendant tout le confinement. Pour autant, les enseignes de la grande distribution n'ont pas toutes tiré leur épingle du jeu. A la sortie de cette période exceptionnelle, les cartes semblent même avoir été rebattues.
⏩ Plus d'info dans Supermarchés et drive, grands gagnants du confinement

Le Covid-19, maladie professionnelle

Le Covid-19 pourrait être considéré comme maladie professionnelle pour certains salariés. Sans aller jusqu'à la reconnaissance automatique promise aux soignants, le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski a assuré, au Sénat, que l'indemnisation des travailleurs exposés au coronavirus serait en effet « facilitée ». Un « comité national » sera instauré pour traiter leur demande de manière « homogène et rapide ».

24 juin

📍 Le nouveau protocole sanitaire est paru

Le protocole sanitaire allégé est paru et entre en vigueur dès aujourd'hui. La règle d'or devient le respect d'un mètre de distance entre deux personnes. Le port du masque est obligatoire quand cette consigne ne peut être appliquée. Le "télétravail n'est plus la norme" mais reste "une solution à privilégier", surtout pour les personnes à risque. Chaque entreprise devra bel et bien désigner un "référent Covid". Enfin, cette version 2 du protocole remplace les fiches métiers du ministère qui régissaient jusque-là l'organisation du travail par secteur.
⏩ Plus d'info dans Déconfinement : des règles sanitaires (un peu) allégées pour les entreprises

La France d'un extrême à l'autre, pour le FMI

Le FMI révise ses prévisions à la baisse pour 2020. La récession mondiale pourrait finalement atteindre -4,9 %, au lieu des -3 % envisagés en avril. La France enregistrerait une chute de son PIB parmi les plus violentes de la planète (-12,5 %, en baisse de 5,3 points par rapport à la précédente estimation). Pas de quoi impressionner Bercy, qui maintient sa propre prévision de -11 %. Bonne nouvelle, en revanche, le rebond de la croissance dans l'Hexagone serait parmi les plus solides de 2021 (+7,3 %).

Assurance : les pertes d'exploitation rarement couvertes

Après analyse de 220 contrats en provenance de 21 compagnies, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution conclut que plus de 93 % des assurés ne peuvent pas prétendre à une indemnisation au titre des pertes d'exploitation enregistrées pendant l'épidémie de Covid-19. Mais le régulateur relève aussi que certaines garanties entretiennent le flou.

Chômage partiel et plans sociaux toujours en hausse

Les demandes d'autorisation préalable de chômage partiel battent toujours des records, selon le dernier décompte réalisé par la Dares. Au 22 juin, elles couvraient 13,6 millions de salariés (+2,2 % en deux semaines). La direction statistique du ministère du Travail continue d'alerter, par ailleurs, sur la forte progression des suppressions de postes envisagées dans le cadre des plans de sauvegarde de l'emploi.

Les embauches reprennent

Déconfinement rime avec recrutement. En mai, les embauches de plus d’un mois (hors intérim) ont bondi de 75,9 %, d'après l'Acoss. Et même +91,7 % pour les seuls CDD. Pas de quoi effacer le passage à vide du confinement pour autant : sur un an, leur nombre a été divisé par deux. Et ce, même si la caisse nationale des Urssaf a révisé (un peu) à la hausse ses chiffres de mars (-24,9 %) et avril (-64,2 %).

Le climat des affaires s'éclaircit

Après avoir touché le fond en mars-avril, le climat des affaires rebondit depuis mais et signe même une hausse mensuelle historique en juin, selon l'Insee.

Une aide d'urgence très à cheval

Le gouvernement n'a pas oublié les centres équestres et poney-clubs. Il vient de mettre en place l'aide qui leur avait été promise, il y a deux mois, en compensation de leur fermeture pendant le confinement. Les demandes sont à déposer en ligne jusqu'au 24 juillet.

Le Sénat pour une relance verte, avec moins de charges

Après avoir présenté 17 propositions pour aider les PME, le Sénat en dégaine 170 pour "remettre l'économie française sur les rails". Il plaide ainsi en faveur d'une "relance verte, décentralisée et européenne". Son plan comporte tout un volet sur la compétitivité des entreprises par l'allègement de leurs charges (report automatique pour les petites structures, annulation pour les secteurs les plus touchés par la crise, suppression de la C3S) et le renforcement de leurs fonds propres (prêts participatifs, PGE de long terme, etc.).
Autres thèmes développés par les sénateurs : soutien à la recherche et l'investissement ; diversification des chaînes d'approvisionnement et relocalisation ; "décarbonation de l'économie" (notamment par la rénovation énergétique) ; aide à la transformation numérique des entreprises ; relance de la consommation dans le tourisme, la restauration et le bâtiment ; ou encore instauration, au niveau européen, de taxes carbone et sur les géants du numérique.

23 juin

📍 Le protocole sanitaire bientôt révisé

Vers un allègement du protocole sanitaire dans les entreprises. Le ministère du Travail consulte les partenaires sociaux sur des mesures un peu moins contraignantes. La règle des 4 mètres carrés par salarié, en particulier, deviendrait facultative. Cette version allégée pourrait être publiée dès demain.

Le droit du travail encore amendé

Dans une loi promulguée la semaine dernière, l'Etat a de nouveau adapté à la crise économique les règles du droit du travail, en particulier sur le renouvellement des CDD, le prêt de main-d'oeuvre et, surtout, l'activité partielle.
⏩ Plus d'info dans Chômage partiel et droit du travail à nouveau assouplis pour tenir compte de la crise du coronavirus

Le piège de l'endettement

La Banque de France s'inquiète du risque que fait courir sur l'économie la forte progression de l'endettement des entreprises depuis le début de la crise.

Automobile (1) : 200 M€ de subventions cherchent preneurs

Dans la lignée de son plan de soutien sectoriel, l'Etat lance un appel à manifestation d’intérêt pour identifier des projets de modernisation industrielle dans la filière automobile. Les entreprises retenues pourront se partager 200 millions d'euros de financement public.

Automobile (2) : le spectre d'une année noire

Le marché automobile européen pourrait reculer de 25 % en 2020, soit 3,2 millions de véhicules neufs écoulés en moins par rapport à l'an passé, selon une nouvelle prévision de l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Dans ces conditions, le volume des ventes retomberait à son plus bas niveau depuis 2013. La précédente estimation, publiée en janvier, anticipait un recul limité à 2 %. Et, jusqu'à présent, de janvier à mai 2020, la dégringolade atteint -41,5 %.

L'habillement ne profite pas du déconfinement

Le déconfinement n'a pas sauvé les ventes de l'habillement en mai. Elles ont plongé de 20,9 % en un an, d'après les enseignes du secteur membres de l'Alliance du Commerce, et ce malgré l'explosion des achats en ligne (+97,8 %). Depuis le début de l'année, ces magasins enregistrent un tiers d'activité en moins. L'organisation professionnelle presse donc le gouvernement de revoir les règles sanitaires avant le 10 juillet, en particulier "la jauge d'une personne pour 4 m² de surface résiduelle et le placement à l'isolement des produits durant 24 heures".

Les transporteurs routiers crient à l'injustice fiscale

Trois fédérations du transport routier et de la logistique (FNTR, OTRE et Union TLF) dénoncent l'"inégalité de traitement incompréhensible", dont leur secteur serait victime. En cause : la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non-routier décalée au 1er juillet 2021, au bénéficie du BTP principalement. S'ils saluent la mesure, ils regrettent que le gouvernement "leur refuse obstinément le report au 1er janvier 2022" d'une autre mesure qui les pénalise eux, à savoir la diminution du remboursement de TICPE de 2 centimes par litre, introduite cette année.

Le commerce international limite la casse

Le commerce mondial a reculé de 3 % sur un an au premier trimestre et de 18,5 % au deuxième, selon l'OMC. "Ces baisses sont d'une ampleur sans précédent, mais elles auraient pu être bien pires", affirme l'organisation internationale. Elle estime, par conséquent, que son scénario pessimiste (effondrement de 32 %), présenté en avril, est désormais "moins probable".

22 juin

📍 Déconfinement, acte III

La France entre dans le troisième temps de son déconfinement ce lundi. Les cinémas, salles de jeux et centres de vacances sont autorisés à rouvrir, dans le respect des règles sanitaires. Les sports collectifs peuvent reprendre, pas ceux de combat. Les discothèques, foires et salon restent interdits jusqu'à septembre au moins, les stades et hippodromes jusqu'au 11 juillet (limités à 5 000 personnes, passée cette date). Cet acte III avait été quelque peu anticipé, la semaine dernière, par Emmanuel Macron, avec notamment la réouverture totale des cafés et restaurants dans toute la France métropolitaine.

Nokia fait le vide

Le groupe Nokia veut se séparer d'un quart de ses effectifs français. Soit 1 233 postes supprimés, tous au sein de sa filiale Alcatel-Lucent International, à Lannion (Côtes-d'Armor) et Nozay (Essonne).
⏩ Plus d'info dans Nokia accélère sa transformation en supprimant plus de 1 200 postes en France

Habillement (1) : au tour de Celio

La liste des entreprises de l'habillement en difficulté s'allonge : le groupe Celio a demandé l'ouverture d'une procédure de sauvegarde pour la maison-mère et pour sa branche française. Il invoque une perte de chiffre d'affaires de près de 100 millions d'euros de mars à mai, en raison de la "fermeture brutale" de ses magasins à travers le monde, pour cause de confinement.

Habillement (2) : Naf Naf et Orchestra Prémaman repris

Deux autres enseignes en redressement judiciaire ont été reprises en fin de semaine dernière : Naf Naf par son fournisseur franco-turc Sy Corporate France (au détriment du breton Beaumanoir) ; Orchestra Prémaman par... son propre dirigeant fondateur Pierre Mestre.

Aérien : fin annoncée des dessertes locales

Pas question qu'Air France soit seule à faire une croix sur les liaisons intérieures. L'abandon des rotations aériennes sur les trajets pour lesquels existe une alternative en train de moins de 2h30, était une condition imposée par le gouvernement au sauvetage de la compagnie. Ce sera également une obligation pour tous ses concurrents, a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, sur RTL. Cette décision sera prise en concertation avec les Régions et entérinée par un "arrêté pour des raisons environnementales (...) de manière à ce qu'il n'y ait pas, effectivement, [des] effets de distorsion de concurrence".

Le statut de cadre officiellement défini

L'accord national interprofessionnel du 28 février 2020 sur l'encadrement, ratifié par les huit partenaires sociaux, apporte une nouvelle définition du salarié cadre en entreprise. Elle se base sur trois axes : le niveau de qualification, le degré d’autonomie dans le travail et le niveau des responsabilités sociales, économiques et/ou sociétales.

Managers, réinventez-vous !

La période du confinement et la reprise d'activité bousculent l'organisation des entreprises. Et si c'était le moment rêvé pour changer de pratiques managériales ? Bpifrance Le Lab invite les dirigeants à sauter le pas et publie un guide gratuit pour les accompagner dans cette démarche.

20 juin

Airbus prépare le terrain

Dans une lettre adressée à ses salariés, et révélée par La Tribune, le patron d'Airbus Guillaume Faury prépare les esprits à "des décisions amères (...) malheureusement nécessaires pour protéger l'avenir de notre entreprise et de notre écosystème". Et de rappeler que "plus d'un tiers de notre activité d'aviation commerciale, et nos coûts continuent de dépasser largement nos revenus. Ce n'est pas tenable."

19 juin

📍 La commande publique s'adapte à la crise

Le gouvernement a assoupli les règles de la commande publique pour tenir compte de la crise du coronavirus. L'esprit de ces dérogations consiste à ne pas exclure des marchés les entreprises déjà mises en difficulté par la situation sanitaire.

Maintien de la niche fiscale sur le gazole non-routier...

Un sursis pour les professionnels du BTP, principaux consommateurs de gazole non-routier (GNR) : l'avantage fiscal appliqué à ce carburant sera supprimé le 1er juillet 2021, au lieu de disparaître progressivement dès le 1er juillet 2020 et jusqu'au 1er janvier 2022, comme c'était initialement prévu. Un amendement au troisième projet de budget rectificatif est prévu en ce sens, assure la Fédération des travaux publics.

... et création d'une nouvelle pour l'audiovisuel

Le gouvernement ajoute également un crédit d’impôt "Création" à son troisième projet de loi de finances rectificative. Cette niche fiscale vise à encourager "les investissements des médias dans les programmes et la création audiovisuels en 2020", précise Matignon.

Une nouvelle ARME pour l'emploi

Les entreprises vont pouvoir s'appuyer sur un nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée. La loi créant l'ARME (ou "activité réduite pour le maintien en emploi") est parue le 18 juin au Journal officiel. Elle ouvre la possibilité à une entreprise de réduire les heures de travail de son personnel, lesquelles seront indemnisées, en échange d'engagements "notamment" sur l'emploi. L'activation de l'ARME est conditionnée à un accord collectif et une validation de l'administration.

Explosion attendue des suppressions de postes...

L'année 2020 pourrait voir disparaître 900 000 emplois et affluer 630 000 chômeurs supplémentaires par rapport à fin 2019, prévient l'Unédic dans ses dernières prévisions financières.

... et des défaillances d'entreprises

Les défaillances d'entreprises pourraient progresser de 80 % cette année en France, selon des projections de l'OFCE. Ce qui conduirait à la perte de 250 000 emplois. L'Observatoire des conjonctures économiques note toutefois que "les PME et les ETI sont plus solides" que les TPE et grandes entreprises. Et affirme que sans chômage partiel, la situation aurait été encore pire.

Proposition de contrats aidés pour l'emploi des jeunes

Créer 100 000 "emplois boost" pour faire travailler des jeunes qualifiés "sur des projets socialement et écologiquement utiles". C'est la proposition de l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes). Ces contrats seraient ouverts en priorité dans les entreprises de l'ESS, ou dans des sociétés classiques, en contrepartie d'engagements sur la localisation de  l’emploi et d'une mesure d’impact de ses activités. Le financement, dégressif sur trois ans, proviendrait d'un fonds d'amorçage abondé par l'Etat, l'Unédic et les Régions.

Télétravail : les DRH disent oui

85 % des responsables des ressources humaines jugent souhaitable la mise en place "pérenne" du télétravail dans leur entreprise, selon un sondage de l'ANDRH et le BCG. Mais pas question pour autant de sous-estimer les dangers et les défis de ce mode d'organisation à distance.

18 juin

📍 Pharmaceutique : la recette du gouvernement pour relocaliser

Des intentions, en attendant les actions. Le gouvernement a détaillé comment il entendait faire gagner la France en indépendance dans le domaine pharmaceutique, deux jours après une prise de parole présidentielle sur le sujet.
⏩ Plus d'info dans L'industrie pharmaceutique, premier champ de bataille de la relocalisation industrielle

Davantage d’export mais avec moins de visibilité

Bonne nouvelle pour les exportateurs. Deux entreprises tricolores sur trois déclarent, fin mai, continuer à exporter, selon le baromètre de Team France Export. C’est dix points de mieux que le mois précédent. Toutefois, si les problèmes logistiques tendent à se résorber, le manque de visibilité sur l’avenir des marchés augmente et touche désormais plus d’une entreprise sur trois.

Une récession (un peu) moins grave

La situation économique est peut-être moins pire que prévu. L'Insee annonce désormais une récession de 17 % au deuxième trimestre, au lieu de 20 % initialement envisagée. Si la reprise est jugée "très nette depuis la mi-mai", l'activité continue néanmoins à tourner au ralenti.
⏩ Plus d'info dans Coronavirus : avec le déconfinement, l'économie française repart de l'avant

S'évaluer pour préparer la reprise

Bpifrance propose deux outils d'autodiagnostic pour aider les entreprises dans leur reprise post-confinement. Du côté de Bercy, la Direction générale des entreprises propose un "auto-évaluateur de la réassurance sanitaire" pour les professionnels du tourisme.

Aides aux PME : le Sénat veut jouer les prolongations 

Le Sénat demande au gouvernement de prolonger, pour les PME les plus touchées par la crise, le fonds de solidarité et le chômage partiel jusqu'à la fin de l’année. Venant de formuler 17 propositions pour soutenir les PME, les parlementaires défendent aussi une baisse du taux de TVA pour les entreprises les plus fragiles. La création de prêts participatifs et d’obligations convertibles, pilotés par les Régions et La Banque des Territoires, pourrait par ailleurs renforcer les fonds propres des PME dont le niveau d'endettement va augmenter. Enfin, les sénateurs veulent encourager la numérisation des entreprises avec la création d’un crédit d’impôt spécifique.

Fin des règles sanitaires : la CPME insiste

La CPME ne veut plus des règles sanitaires en entreprise. Au moment où l'Education nationale assouplit celles en vigueur dans les écoles, l'organisation patronale réclame l'"abandon", avant le 10 juillet, du protocole général et des fiches métiers du ministère du Travail, qui s'imposent aujourd'hui aux employeurs. "Les mesures à mettre en œuvre représentent des coûts importants qui minent la productivité et freinent la reprise d’activité", insiste la Confédération.

17 juin

📍 La reprise d'activité est lancée...

"En mai, l’activité [a repris] fortement dans les entreprises", constate la Dares (ministère du Travail). Celles qui étaient totalement à l'arrêt ne représentaient plus que 5 % des salariés à la fin du mois (-7 points par rapport à avril), et celles fortement ralenties 27 % (-18 points). Problème n°1 : le manque de débouchés pèse de plus en plus sur le redémarrage des entreprises.

... mais pas pour tout le monde

Problème n°2 : tous les secteurs ne sont pas égaux face à la reprise. Malgré les appels répétés de l'exécutif à « faire repartir l'économie », trois catégories d'entreprises restent entravées dans leur redémarrage. Pour elles, l'activité est impossible, ralentie ou démunie.
⏩ Plus d'info dans Reprise : ces entreprises qui ne voient toujours rien venir
Un exemple : les discothèques, paralysées par les nouvelles règles sanitaires.
⏩ Plus d'info dans Toujours fermées, les discothèques pourraient perdre 9 000 emplois

« Décrue manifeste » du chômage partiel ?

En matière d'activité partielle, « la décrue est vraiment manifeste », a déclaré Muriel Pénicaud sur Radio Classique. Vraiment ? 7,8 millions de Français auraient ainsi été en chômage partiel au cours du mois de mai. Mais il ne s'agit là que d'une extrapolation. Par ailleurs, le coût du dispositif avoisinerait les 17 milliards d'euros en trois mois, selon la ministre. Le dernier projet de budget rectificatif a prévu d'en dépenser 31 milliards.

Air France veut s'alléger, TUI aussi

Vers une hécatombe pour l'emploi dans le secteur des voyages. Air France travaillerait sur un plan de départs volontaires d'au moins 8 000 postes, selon plusieurs médias. La compagnie aérienne annoncera publiquement ses intentions au début du mois de juillet.
Chez TUI France, la direction a abattu ses cartes aujourd'hui : la filiale du voyagiste allemand va supprimer près des deux tiers de ses effectifs, soit 583 postes. Ce chiffre inclut la vente ou le franchisage de ses agences.

Automobile : rebond limité en mai

En mai, les immatriculations de voitures neuves en Europe se sont redressées sur un mois (+114 %), mais restent loin de leur niveau pré-coronavirus (-52,3 % par rapport à mai 2019), d'après l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). La France fait un peu moins pire sur son marché national (-50,3 % sur un an), mais les groupes tricolores souffrent toujours autant (-56,4 % pour PSA, -52,5 % pour le groupe Renault).

Construction : effondrement confirmé en avril

L'hémorragie se poursuit dans la construction française : en avril, la production y a chuté d'un tiers sur un mois, mais de 60,6 % sur un an (contre -28,4 % dans la zone euro), soit le pire résultat national recensé jusqu'à présent par Eurostat. Les données du premier trimestre ont par ailleurs été révisées à la baisse (-17,1 % en France, -4,1 % en zone euro). Sur le Vieux Continent, jamais la construction n'était tombée aussi bas depuis le début des mesures il y a 25 ans.

16 juin

📍 Pharmaceutique : l'Etat s'engage

En visite dans l'usine Sanofi de Marcy-l'Etoile (Rhône), Emmanuel Macron prend deux engagements pour rétablir l'autonomie du pays en matière de santé : un investissement de 200 millions d'euros « pour financer des infrastructures de production, comme de recherche et développement » sur les traitements et les vaccins ; le lancement, jeudi, d'une « initiative de relocalisation » pour, « par exemple, pleinement reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol en France ». De son côté, le groupe Sanofi annonce un investissement de 610 millions d'euros en France.
⏩ Plus d'info dans Sanofi investit 610 millions d'euros pour créer un pôle vaccins dans le Rhône

Transports : Renault Trucks s'allège

Le fabricant de camions Renault Trucks, propriété du suédois Volvo, va supprimer 463 postes en France, « sur la base du volontariat », précisent les syndicats. Seuls les sites d'Auvergne-Rhône-Alpes sont a priori concernés. Au niveau mondial, ce ne sont pas moins de 4 100 emplois qui vont être détruits, en raison de la crise du coronavirus.
⏩ Plus d'info dans Renault Trucks prévoit de supprimer 463 postes à Lyon

La viticulture, amère et fâchée

La viticulture ne cache pas sa "déception voire [son] ressentiment". L'Association générale de la production viticole (AGPV) estime que la filière est "quasiment exclue" des exonérations des cotisations et contributions sociales patronales, prévues dans le troisième projet de loi de finances rectificative. Elle réclame une annulation générale de la moitié des charges pour toutes les entreprises viti- et vinicoles, et même de leur intégralité pour celles qui ont perdu 60 % de leur CA pendant le confinement.

La CPME persiste sur les loyers

Mécontente de la charte présentée par le gouvernement le 3 juin, la CPME rallie 24 fédérations professionnelles (dont l'Umih, pour la restauration et l'hôtellerie) à sa proposition sur les loyers. Présentée à l'origine dans son plan de relance, l'idée consiste à "utiliser le dépôt de garantie pour payer les loyers dus au titre de la période de confinement ou de fermeture administrative". En l'absence d'accord entre le bailleur et son locataire, ces montants seraient pris en charge par un "fonds spécial abondé, notamment, par les assureurs".

Protection sanitaire : le satisfecit des salariés à leurs employeurs

Les employeurs ont plutôt réussi à relever le défi sanitaire, selon une enquête de l'Anact. Le réseau a interrogé 834 salariés qui ont continué à venir sur leur lieu de travail au plus fort de la crise. 8 sur 10 ont jugé suffisantes les mesures prises par leur entreprise pour leur sécurité. Mais des points noirs persistent.

15 juin

📍 Déconfinement : statu quo dans les entreprises...

Le déconfinement s'accélère, mais le statu quo demeure en entreprise, précise le ministre de l'Economie. Au lendemain de l'allocution présidentielle, Bruno Le Maire explique, sur France Info, que le « le télétravail reste souhaitable » en l'état actuel de l'épidémie. Le protocole sanitaire reste, lui aussi, en vigueur, même si le gouvernement sera ouvert à la discussion pour adapter éventuellement certains points. Quant au « travailler davantage » prononcé la veille par Emmanuel Macron, il fallait comprendre « travailler tous », a assuré le ministre.

... et pour le chômage partiel

Les règles d'indemnisation de l'activité partielle ne changeront pas le 1er juillet, a fait savoir le ministère du Travail à plusieurs médias. Il n'y aura ni baisse de la prise en charge de l'Etat pour les employeurs, ni diminution de la rémunération pour les salariés. La mise au point fait suite à un cafouillage de Bercy, vendredi, sur le sujet.

Fin de l'attestation de déplacement en Ile-de-France

L'attestation employeur, requise depuis le 11 mai pour prendre les transports en commun d'Ile-de-France aux heures de pointe, ne sera plus requise à partir de demain, a annoncé la préfecture de Région.

Médiation du crédit : 3 chances sur 5 d'aboutir

La Médiation du crédit tire le bilan de ces deux derniers mois. Elle revendique notamment un taux de réussite de près de 60 % dans ses interventions entre les entreprises et leurs banques. Un chiffre provisoire, puisqu'elle n'a pas fini d'éplucher les 6 402 dossiers éligibles reçus en avril et mai... C'est six fois le volume traité sur toute l'année 2019 !

Du mieux dans les caisses

La trésorerie des ETI et grandes entreprises s'est améliorée de manière inattendue en mai, d'après la dernière enquête de l’AFTE et Rexecode. Mais les projets d'investissement et les délais de paiement apparaissent de plus en plus comme des variables d'ajustement.

L'industrie repart 25 ans en arrière

En avril, la production industrielle en Europe "est tombée à des niveaux vus pour la dernière fois au milieu des années 1990", affirme Eurostat. En zone euro, la baisse, entamée en mars, s'est amplifiée, pour atteindre -17,1 % sur un mois et -28 % sur un an. La correction est encore plus violente en France : -20,3 % par rapport à mars 2020, mais -34,9 % par rapport à avril 2019.

14 juin

📍 Relance : Emmanuel Macron a un plan

Dans sa quatrième allocution depuis le début de la crise sanitaire, le président de la République a décidé d'accélérer le déconfinement et jeter les bases de la relance. « Il faut pleinement faire repartir l'économie », a insisté Emmanuel Macron. L'Ile-de-France passe en zone verte dès demain, l'école redevient obligatoire le 22 juin (jusqu'au collège). Pour la suite, le chef de l'Etat veut « un vrai pacte productif », autour de l'écologie (rénovation thermique, transports, industries vertes), la solidarité et la souveraineté (technologique, numérique, industrielle et agricole). A ce propos, « il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres », a prévenu Emmanuel Macron, avant de promettre des précisions en juillet.

12 juin

📍 Les assureurs prêts à couvrir le risque pandémique

Les assurances proposent un nouveau dispositif pour protéger les entreprises des "catastrophes exceptionnelles", telles qu'une pandémie, et indemniser leurs pertes d'exploitation. Vivement critiquées pour leur gestion de la crise du coronavirus, les compagnies avaient promis au gouvernement d'imaginer une couverture contre les catastrophes sanitaires. C'est désormais chose faite, alors que le Sénat était déjà allé de sa proposition le 2 juin.

Embrouille autour du chômage partiel

Baissera, baissera pas ? La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher s'est emmêlée les pinceaux sur BFMTV ce matin. Interrogée sur l'évolution du chômage partiel le 1er juillet, elle a reconnu que les entreprises « paieront un petit peu plus, de l'ordre de 10 % » et que les salariés toucheront moins que les 84 % actuels de leur rémunération. Depuis, Bercy est revenu sur ses propos et assure qu'elle parlait de l'évolution du système introduite le 1er juin. La diminution de la prise en charge publique de l'activité partielle est un sujet de crispations, depuis quelques jours, entre gouvernement et partenaires sociaux.

PGE : les régions du sud en profitent

Le prêt garanti par l'Etat bénéficie surtout aux régions de la moitié sud du pays (hors Ile-de-France), selon le dernier pointage de Bercy arrêté au 5 juin. Les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes ont ainsi obtenu 10,5 milliards d'euros (11 % du total), devant celles de Région Sud (8,6 %, en progression par rapport au premier relevé du genre), Nouvelle-Aquitaine et Occitanie (à plus de 7 % chacun). En queue de classement, le Centre-Val de Loire (2,1 Md€, soit 2,2 %) et la Corse (près de 700 M€, 0,7 %).

Les créations d'entreprise retrouvent des couleurs

Après deux mois catastrophiques, les créations d'entreprises sont reparties de l'avant en mai, d'après l'Insee, avec une hausse de 60 % par rapport au trou d'air d'avril.

Les entrepreneurs hésitent

L'entrepreneuriat pendant la crise justement, il plie mais ne rompt pas, confirme un sondage Harris Interactive pour la Fondation Entreprendre réalisé du 29 mai au 2 juin : 39 % des porteurs de projet envisagent ainsi de reporter la création de leur entreprise et 13 % de l'abandonner. Mais ils sont 48 % à vouloir "redoubler d’efforts pour lancer leur activité comme prévu". Une motivation de 10 points inférieurs chez les personnes déjà à leur compte qui, eux, doivent défendre leur affaire.

Les start-up et grands groupes temporisent

Le coronavirus jette un froid sur l'open innovation. Start-up (à 56 %), comme grands groupes (à 53 %), reconnaissent que la crise a mis en pause leur collaboration, selon un baromètre annuel, réalisé pendant le confinement par Le Village by CA et Capgemini. Mais quand les grands groupes ont eu tendance à se replier sur eux-mêmes (29 % se sont recentrés sur leur cœur de métier), les start-up ont tout de même réussi, dans 12 % des cas, à identifier "des opportunités de développement et une augmentation de la valeur de leurs solutions".

11 juin

📍 Un demi-million d'emplois détruits

Dès le premier trimestre 2020, la France a enregistré 502 400 destructions nettes d'emplois par rapport à la fin d'année 2019 (-2 %), selon l'Insee. L'intérim s'écroule : -40,4 % (et même -60,5 % dans la construction).
Une tendance confirmée du côté de l'Acoss à travers un autre indicateur : sur la même période, la masse salariale s'est repliée de 2,9 %, selon la caisse nationale des Urssaf. Au seul mois de mars, la chute est de 10,1 % en un mois, conséquence directe du recours massif au chômage partiel et aux arrêts maladie.

Engagements a minima pour le BTP

Pas de plan de soutien sectoriel pour le BTP. Le gouvernement renvoie les entreprises du secteur vers les mesures générales inscrites dans son projet de budget rectificatif. Et se contente d'encourager les maîtres d'ouvrage publics à prendre en charge une partie des surcoûts sanitaires.

Assurance-crédit : fragile effort

Comme le laissait entendre le projet de loi de finances rectificative présenté hier, le gouvernement s'est mis d'accord avec les assureurs-crédit sur un nouveau dispositif ("Cap Relais"), en vue d'"une réassurance publique temporaire de l’ensemble [de leurs] encours". En contrepartie de cette garantie pouvant se monter jusqu'à 75 %, les compagnies se sont engagées "à maintenir [leurs] couvertures d’assurance-crédit dans les prochains mois", assure Bercy. Trois limites toutefois à ce mécanisme : il est soumis à l'approbation de la Commission européenne, à l'adoption du budget rectificatif... et à un plafond de 2 milliards d'euros.

La manne des tickets-restaurants

Selon le gouvernement, les Français ont accumulé 1,5 milliard d'euros en tickets-restaurants pendant le confinement. L'assouplissement de leurs conditions d'utilisation, prévu dans le plan tourisme, entrera en vigueur demain et sera valable jusqu'à la fin de l'année. L'objectif est de canaliser cette manne vers les restaurateurs, chez qui ces titres seront acceptés les dimanches et jours fériés et leur plafond sera doublé (à 38 euros).

Les salariés aidés à payer leurs loyers

Action Logement propose un coup de pouce aux salariés gagnant moins de 1,5 fois le Smic, pour payer leur loyer ou leur prêt immobilier. Cette aide de 150 euros par mois vise ceux qui ont subi une baisse de revenu d'au moins 15 % à cause du chômage partiel, ou des "surcoûts de loyer" en raison d'une "double résidence pour motif professionnel", ou une hausse "significative" de leurs dépenses. La demande peut être faite au service social de leur entreprise ou sur le site Action Logement.

Le télétravail n'est pas sans risque

Le télétravail, les salariés le réclament. Pourtant, mal géré, ce mode d'organisation peut aboutir à une dégradation du travail lui-même, prévient le cabinet Empreinte Humaine, dans son troisième baromètre sur la santé psychologique des salariés au temps du Covid-19. Autre enseignement de cette étude, réalisée fin mai : le déconfinement a généré des tensions dans les entreprises pour 41 % des 2 000 répondants.

La reprise, selon l'OFCE

A quoi peut ressembler la reprise ? Le directeur général de l’OFCE Xavier Timbeau tente d'apporter une réponse à la question économique que tout le monde se pose depuis un mois, et le lancement du déconfinement.
⏩ Plus d'info dans l'interview de Xavier Timbeau (OFCE) : « La question est de savoir si l’économie va redémarrer vite ou pas »

10 juin

📍 Un troisième budget pour 25 milliards de plus

Bercy a présenté, en conseil des ministres, son troisième projet de loi de finances rectificative en quatre mois. Des 111 milliards d'euros prévus en avril, l'effort de l'Etat en faveur de l'économie passe à 136 milliards. Est ainsi confirmé le soutien public à plusieurs secteurs en difficulté, tel que prévu dans les plans tourisme, automobile, aéronautique, et des mesures pour la tech ou encore la culture. Les TPE-PME bénéficiaires d'exonérations de charges sociales sont (enfin) clairement identifiées.
⏩ Plus d'info dans L'État gonfle de 25 milliards d'euros son soutien à l'économie, en attendant la relance

Récession : la France sur le podium

Après les prévisions de Coface et de la Banque de France, c'est au tour de l'OCDE de réévaluer l'impact économique du coronavirus en 2020. L'organisation prédit, au mieux, une récession de -11,4 % dans l'Hexagone, deuxième pire performance mondiale derrière le Royaume-Uni (-11,5 %). Le PIB de la zone euro s'effriterait, lui, de 9,1 %.

Saignée dans l'emploi attendue

800 000 postes supprimés dans les prochains mois, soit 2,8 % de l'emploi total en France. C'est l'estimation donnée par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

La constance du chômage partiel, le réveil des PSE

Au 8 juin, quelque 1,386 million de demandes de chômage partiel ont été déposées pour 13,3 millions de salariés, d'après le ministère du Travail. Soit une nouvelle hausse hebdomadaire de 1,5 % pour ces deux indicateurs. Plus inquiétant, les suppressions de postes envisagées dans le cadre des plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) commencent à se multiplier.

Reflux relatif des contentieux

Un peu moins de contentieux à gérer dans les entreprises. La Médiation du crédit est d'abord moins sollicitée avec, en moyenne, 803 dossiers éligibles par semaine recensés en mai, contre 925 en avril. C'est toutefois beaucoup plus qu'en 2019 (moins de 20 saisines hebdomadaires) et le montant des crédits disputés est en légère hausse sur un mois (174,1 M€, +3;6 %).
Pour sa part, le comité de crise sur les délais de paiement note une "diminution des comportements anormaux", mais la relativise aussi, car elle serait surtout due à la chute générale de l'activité pendant le confinement.

Assurance-crédit : l'alerte des courtiers

Le syndicat du courtage Planète CSCA dessine un scénario catastrophe pour le reste de l’année dans le domaine de l'assurance-crédit, sur la base de ce constat : "Les résiliations et réductions enregistrées (...) à fin juillet sont évaluées entre 20 et 30 %".

9 juin

📍 8 milliards d'euros supplémentaires pour l'aéronautique

Troisième secteur aidé par l'Etat (après le tourisme et l'automobile), l'aéronautique va bénéficier d'un plan d'aide de 15 milliards d'euros. Mais cette somme inclut les 7 milliards déjà octroyés à Air France fin avril. Parmi les nouveautés du jour, deux fonds d'investissement sont prévus, ainsi qu'un soutien financier à la R&D et une accélération des commandes militaires. En contrepartie, les entreprises sont invitées à préserver l'emploi autant que possible.
Plus d'info dans Coronavirus : 15 milliards d'euros pour faire redécoller la filière aéronautique

Un si long chemin vers la normale

L'économie française a parcouru la moitié du chemin, mais le plus dur reste à faire. Début juin, la perte d'activité liée au coronavirus était encore de -17 %, mais en nette amélioration (+10 points sur un mois, +15 par rapport à avril), d'après la Banque de France. Las, le retour à la normale n'est pas prévu avant mi-2022 et la récession pourrait dépasser les -10 % en 2020.

La paralysie de l'export

Les exportations françaises se sont contractées d'un tiers en un mois, pour s'établir à 23,7 milliards d'euros en avril, selon les douanes. Autrement dit, le pays n'avait jamais aussi peu vendu à l'étranger depuis... le dernier millénaire et l'été 1999. Les importations ont, elles, baissé d'un quart (28,7 Md€ au total). Sans surprise, ces résultats en berne sont attribués "aux mesures de confinement mises en place en France et dans le monde".

La frilosité des employeurs

Les intentions d'embauche au troisième trimestre s'effondrent, selon un baromètre du groupe Manpower. La part d'employeurs français anticipant une baisse de leurs effectifs dépasse désormais de 11 points ceux prévoyant de recruter. Soit un retournement spectaculaire de 22 points en un trimestre de cet indicateur. L'enquête a été réalisée mi-avril, en plein confinement.

Edition : coups de pouce pour le livre

Librairies et maisons d'éditions vont recevoir des aides supplémentaires de l'Etat, à hauteur de 82 millions d'euros.

Horticulture : indemnisation de 25 millions d'euros

Les entreprises horticoles pourront prétendre à une indemnisation exceptionnelle. Après avoir dû continuer à payer salariés et charges pour simplement détruire leur production pendant le confinement (à l'image de Barrault dans le Maine-et-Loire), elles vont bénéficier d'une mesure de compensation de 25 millions d'euros au total, a fait savoir le ministère de l'Agriculture.

Textile : deux missions sur les masques et la relocalisation

L'Etat promet son aide aux fabricants de masques alternatifs. Incités à se lancer sur ce nouveau créneau, au plus fort de la crise sanitaire, certains se sont retrouvés, depuis, avec des stocks d'invendus sur les bras. Le gouvernement a donc demandé au président de l'Union des industries textiles Yves Dubief et au patron du Slip français Guillaume Gibault de leur trouver des débouchés, en France ou à l'étranger, et "d’accompagner la filière dans l’ajustement de ses capacités de production au besoin collectif en masques".
Plus d'info dans Les masques, déjà un lointain eldorado pour l'industrie textile ?
Une seconde mission est confiée à Guillaume de Seynes, président du comité de filière Mode et luxe, pour étudier la relocalisation d'activités textile en France, dans une logique de développement durable.

8 juin

📍 Récession, faillites : de mal en pis

L'assureur-crédit Coface révise ses prévisions économiques pour 2020. Et anticipe un bond des défaillances d'entreprises et un recul du PIB plus forts que prévu pour la France.
De son côté, la Banque mondiale annonce "la plus forte récession planétaire depuis la Seconde Guerre mondiale" (-5,2 % au global, mais -9,1 % dans la zone euro).

Kolmi-Hopen ne connaît pas la crise

Si les nuages s'accumulent sur l'économie française, l'horizon est parfaitement dégagé pour Kolmi-Hopen. C'est une information Le Journal des Entreprises : le fabricant de masques chirurgicaux va s'étendre près d'Angers, après avoir déjà doublé ses effectifs en moins de six mois.
Plus d'info dans Kolmi-Hopen ouvre une nouvelle usine de masques près d'Angers

Aéronautique : demain, le plan de soutien

Le gouvernement présentera demain matin son troisième plan de soutien sectoriel, consacré à l'aéronautique. Plusieurs milliards d'euros sont attendus. Une bulle d'oxygène attendue avec impatience dans de nombreuses régions, à commencer par Toulouse et l'Occitanie, bien sûr, mais aussi les Hauts-de-France et la région nantaise.

Fraude au chômage partiel : dernier avertissement

Les entreprises qui ont abusé du chômage partiel ont une dernière chance de se racheter, a prévenu la ministre du Travail : « Vous pouvez encore dire que c'était une erreur, que vous vous êtes trompés, mais dans quelques semaines, les sanctions vont tomber », a lancé Muriel Pénicaud sur France Info. Et pour cause : « plus de 50 000 contrôles d'ici à la fin de l'été » sont prévus.

Aucun PGE converti en fonds propres

Les montants empruntés au titre du prêt garanti par l'Etat (PGE) ne seront jamais convertis en fonds propres ou quasi-fonds propres. Le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq a rejeté, sur BFM Business, cette idée « romantique », portée par le Medef et la CPME : « Un prêt est fait pour être remboursé. »
Le PGE a permis d'orienter 85 milliards d'euros vers plus de 493 000 entreprises, selon Bpifrance (93 milliards d'euros, d'après Bercy, en incluant les sommes octroyées aux grands groupes).

Règles sanitaires en entreprise : à quand la fin ?

La CPME demande au gouvernement d'arrêter une "date de retour à la normale" dans les entreprises, afin de leur donner "de la visibilité". L'organisation patronale déplore que la reprise d'activité soit entravée par le coût des équipements de protection, les contraintes liées au protocole sanitaire et le chômage partiel pour garde d'enfants.
A lire aussi : Les propositions de la CPME pour la relance

L'industrie s'affiche

La communauté French Fab propose, sur son site web, une vitrine présentant les solutions développées par les industriels français pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Les entreprises peuvent soit contacter les fabricants représentés, soit soumettre leurs propres produits. Le site promet alors de les promouvoir auprès de différentes administrations, en plus de les afficher en ligne.

Travaux publics : reprise sans retour à la normale

La crise du coronavirus devrait coûter aux entreprises de travaux publics un cinquième de leur chiffre d'affaires 2020, selon une enquête de la FNTP, leur fédération nationale.

5 juin

📍 250 millions d'euros pour verdir les TPE-PME...

Le gouvernement promet 250 millions d'euros "pour accélérer la transition écologique des TPE et PME". La quasi-totalité de cette enveloppe (240 M€) sera distribuée sous forme de prêts par Bpifrance, en partenariat avec l'Ademe. De jeunes diplômés pourront également être recrutés sous le statut de volontaire territorial en entreprise (VTE), pour gérer spécifiquement des projets environnementaux.
Plus d'info dans Relance : comment l'État espère pousser les TPE-PME à la transition écologique

... +1 milliard d'euros pour les start-up...

Bercy débloque 1 milliard d'euros supplémentaires pour protéger la tech française des conséquences de la crise et des appétits étrangers. Le plus gros de cette somme (jusqu'à 500 M€ d'ici à 2021) est destiné à un nouveau fonds, baptisé "French Tech Souveraineté". Il permettra de renforcer les fonds propres des entreprises (PME et ETI incluses), développant des "technologies d'avenir dont le risque associé à l'investissement est fort".

... et un demi-milliard pour la recherche

L'Etat est prêt à mettre 550 millions d'euros pour soutenir la recherche industrielle et technologique. Une enveloppe de 100 millions va être débloquée au profit des projets de R&D structurants pour la compétitivité (PSPC). Le reste ira aux IRT (instituts de recherche technologique) et ITE (instituts pour la transition énergétique), des structures de collaboration public-privé présentes un peu partout sur le territoire.

Triple aménagement de la fiscalité locale

Autre bonne nouvelle du jour pour les entreprises : Bercy assouplit leur fiscalité locale, avec trois mesures portant sur la cotisation foncière (CFE) et la contribution économique territoriale (CET). Deux de ces aménagements sont toutefois réservés aux secteurs du tourisme, de l'hébergement-restauration et de l'événementiel.

Conseils d'avocats pour la reprise

Déjà mobilisé pour les entreprises pendant le confinement, le Conseil national des barreaux réitère pour la reprise d'activité avec deux initiatives : un autodiagnostic express en ligne pour "évaluer l'efficacité et la conformité des mesures sanitaires (...) mises en place" et un vademecum du déconfinement abordé sous l'angle juridique... parfait complément au guide de la reprise du Journal des Entreprises donc !

4 juin

📍 Prime à l'embauche des apprentis

La journée était placée sous le signe de l'emploi. Pendant plus de trois heures, les partenaires sociaux ont été reçus à l'Elysée pour trouver des moyens de limiter l'envolée du chômage (son taux s'est établi à 8,7 % en avril, selon Eurostat, avec +15,7 % de demandeurs d'emploi en un mois) et maintenir le niveau de l'apprentissage. A ce sujet, la ministre du Travail Muriel Pénicaud annonce une prime pour toute embauche d'un alternant, entre le 1er juillet et le 28 février 2021.
Avant cette prise de parole gouvernementale, Yves Hinnekint, président de l'association Walt, militait, lui, pour un « engagement collectif » de toutes les parties prenantes (entreprises incluses), afin de maintenir le niveau des recrutements en alternance cette année.
Plus d'info dans l'interview d'Yves Hinnekint : « Pour sauver l'apprentissage, les aides financières ne suffiront pas »

Emploi : les 6 travaux de Muriel Pénicaud

A la sortie de la réunion à l'Elysée avec les partenaires sociaux, la ministre du Travail a également présenté ses prochains chantiers. Concernant le deuxième volet de la réforme de l'assurance chômage, elle va en réévaluer les dispositions à l'aune de la crise et elle tranchera sur leur maintien ou non avant l'été. Leur entrée en vigueur controversée avait déjà été décalée d'avril à septembre, au vu du contexte.
Dans les deux semaines à venir, Muriel Pénicaud va aussi plancher avec les partenaires sociaux sur l'emploi des jeunes et la formation professionnelle. Egalement sur son bureau : la création d'un nouveau « dispositif spécifique d'activité partielle », censé aider les entreprises à ajuster leurs capacités de production, tout en maintenant leurs effectifs ; la « régulation du travail détaché » ; et une réflexion sur les relations entre donneurs d'ordres et sous-traitants.

L'intérim dévisse

L'intérim aussi a souffert du confinement. En avril, le nombre d'heures des missions de travail temporaire a plongé de 61 % en avril (après un record de -70 % entre les 15 et 20 mars), selon l'organisation professionnelle du secteur Prism'emploi. Soit l'équivalent de 475 000 équivalents temps plein perdus. La chute est supérieure à 80 % dans le BTP. Les premières estimations pour mai laissent entrevoir une activité encore réduite de moitié.

40 milliards d'euros pour les secteurs en difficulté

Le troisième budget rectificatif de l'Etat, présenté le 10 juin, comportera 40 milliards d'euros d'aides pour les secteurs en difficulté, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. La somme intègre les mesures pour le tourisme et l'automobile (déjà annoncées) et celles pour l'aéronautique et les start-up (à venir), mais aussi (fait nouveau) pour le commerce, les artisans et les indépendants. Ce troisième projet de loi de finances rectificative en quatre mois traduira également les engagements pris par le gouvernement sur l'apprentissage et par l'Europe sur le financement des entreprises.

Relance : la CPME propose et s'impatiente

La CPME dégaine ses propositions pour la relance - 109 au total. L'organisation patronale souhaite notamment des mesures exceptionnelles, jusqu'à la fin de l'année, en matière de fiscalité et de chômage partiel pour les entreprises les plus affectées par la crise. Et appelle le gouvernement à présenter son plan de relance avant l'été, plutôt qu'en septembre. Un point de vue d'ailleurs partagé par le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux sur Twitter.
Plus d'info dans Coronavirus : ce que contiennent les propositions de la CPME pour la relance

Commerce (1) : charte rejetée, plan réclamé

Quinze fédérations du commerce (dont Procos, Fédération de la franchise, Alliance du commerce, etc.) réclament au gouvernement un plan de soutien sectoriel pour leur secteur, à la manière de ceux pour le tourisme et l'automobile. D'autant que les magasins subiraient une baisse de trafic de 30 % à 50 % depuis leur réouverture post-confinement. Quant aux loyers, "le problème reste entier", dénoncent ces organisations, après la parution d'une charte censée encadrer les discussions entre bailleurs et entreprises. Les règles édictées sont jugées à la fois "limitées, non contraignantes, déséquilibrées et excluantes".

Commerce (2) : ventes plombées

Le commerce de détail en France est celui qui a subi le plus fort recul de ses ventes, en volume, de toute l'Union européenne, au mois d'avril : -31,1 % par rapport à l'an dernier (après -13,5 % en mars), selon Eurostat. La chute moyenne constatée à travers l'UE est de 18 %.

Des entrepreneurs optimistes, malgré tout

Le confinement n'a visiblement pas éteint l'enthousiasme des entrepreneurs : 60 % de ceux accompagnés par Initiative France se montraient optimistes début mai, même si la crise a mis leur trésorerie à rude épreuve.

3 juin

📍 Nouvelle barre symbolique pour le chômage partiel

Trois semaines après le début du déconfinement, le chômage partiel continue sa progression. Au 1er juin, ce sont 13,1 millions de salariés qui étaient visés par une demande (+1,5 % en une semaine), selon le bilan hebdomadaire de la Dares (ministère du Travail).

Charte sur la renégociation des loyers

C'était une promesse d'Emmanuel Macron, formulée dès le 16 mars : la « suspension » des loyers est désormais encadrée par une charte. Fruit de la médiation assurée par la présidente de l'Observatoire des délais de paiement Jeanne-Marie Prost, le document pose un certain nombre de principes aux négociations entre bailleurs et entreprises (principalement les commerces, bars, restaurants, etc. fermés par les autorités). Il précise notamment les conditions de report et d'annulation.

Un geste pour les créateurs d'entreprise

Elles sont nées quelques semaines avant que le coronavirus ne frappe la France de plein fouet : les entreprises créées après le 1er février pourront bientôt prétendre au fonds de solidarité. Information du Figaro, après que le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué, hier, à l'Assemblée nationale, préparé un texte pour que ces nouvelles structures « ne soient pas pénalisées par la crise sanitaire ».

Double peine pour les TPE-PME

La crise du Covid-19 pénalise doublement les TPE-PME : elles sont 76 % à anticiper une baisse de leur chiffre d'affaires 2020 et 48 % à avoir déjà subi une hausse de leurs délais de paiement en mars-avril, selon une enquête Yougov pour Sellsy et GoCardless, réalisée du 5 au 13 mai auprès de 200 personnes.

2 juin

📍 Report des charges : en juin, ça se complique

Après avoir assoupli les règles pour l'impôt sur les sociétés et la CVAE, Bercy les durcit pour les reports de charges sociales de juin. Les entreprises doivent désormais justifier leur demande.

Mesures renforcées pour le tourisme

Au premier jour de la phase 2 du déconfinement, le ministre de l'Economie annonce, sur Twitter, de nouvelles mesures dérogatoires pour les entreprises de l'hébergement-restauration, l'événementiel, le sport et la culture. A commencer par le prolongement du chômage partiel jusqu'à la fin de l'année (au lieu de fin septembre). Même durée de validité pour le fonds de solidarité, avec un accès simplifié à l'aide complémentaire de 10 000 euros, qui ne sera plus conditionnée au refus préalable d'un prêt garanti par l'Etat.

Cafés-restaurants et cures thermales à l'heure de la réouverture

Quelque 240 000 cafés et restaurants sont autorisés à rouvrir dans toute la France depuis aujourd'hui, selon le ministère de l'Economie - à condition de respecter de nouvelles règles sanitaires. S'y ajoutent les 60 000 d'Ile-de-France, dont l'activité reste circonscrite aux terrasses.
Les cures thermales, elles, ne seront en mesure d'accueillir à nouveau le public qu'à partir de la mi-juin, a fait savoir le CNETh, leur syndicat professionnel.

Coup de pouce au commerce, soutien aux start-up

Les soldes d'été seront décalés de trois semaines : ils débuteront le 15 juillet, au lieu du 24 juin, pour une durée d'un mois. Annonce du ministre de l'Economie ce matin, pour compenser les effets du confinement.
Pour les start-up, Bruno Le Maire a encore signalé, sur RTL, qu'un plan de soutien sectoriel aux entreprises technologiques était en préparation, « pour qu'elles ne soient pas rachetées les unes après les autres par les géants du digital ».

Assurances : le Sénat relance le débat

Le Sénat ajoute son grain de sel au débat sur l'indemnisation des commerces fermés par les autorités pour cause d'épidémie. La chambre haute a adopté aujourd'hui une proposition de loi de trois élus Les Républicains, visant à "instaurer une couverture obligatoire des entreprises par les assurances pour les pertes générées par une menace ou une crise sanitaire grave". Le dispositif (financé par une "cotisation additionnelle") dédommagerait (après franchise) les charges fixes d'exploitation, dès lors qu'une baisse de CA supérieure à 50 % est constatée. Un fonds de précaution, alimenté par les compagnies, serait également mobilisable. Pas sûr que le texte soit validé à l'Assemblée nationale, alors que le gouvernement a déjà lancé, de son côté, une réflexion sur une future couverture contre les pandémies.

Renault : un PGE et des questions

Après une longue attente, Renault a enfin obtenu le feu vert du ministère de l'Economie pour son prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros. En contrepartie, le groupe s'est engagé à préserver « l'emploi et les capacités industrielles au-delà de 2023 » sur son site de Maubeuge (Nord), selon les termes de Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale. Comment ? L'hypothèse d'un transfert d'activité vers l'usine voisine de Douai reste sur la table, mais fera l'objet de discussions entre partenaires sociaux et élus, à partir de la semaine prochaine.
En parallèle, une petite phrase du PDG de Renault sème à nouveau le doute, cette fois sur l'avenir de la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan : « [Elle] n'a pas vocation à rester dans le groupe Renault », a déclaré le président du constructeur automobile, le 31 mai, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Les entreprises massivement endettées

La dette des entreprises a bondi de plus de 90 milliards d'euros en deux mois, selon la Banque de France. Le recours massif aux crédits bancaires et, pendant le confinement, aux marchés de capitaux a fait exploser les compteurs.

Récession et chômage plus élevés

Le gouvernement revoit ses prévisions. Il table désormais sur un recul du PIB de 11 % en 2020, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. La précédente estimation gouvernementale était de -8 %, une hypothèse jugée "peu réaliste" par l'Insee la semaine dernière. Son homologue du Travail Muriel Pénicaud s'attend, elle, à un taux de chômage supérieur à 10 % dans les prochains mois (contre 7,8 % à la fin du premier trimestre).

1er juin

Fonds de solidarité

Les demandes d'aide au titre du fonds de solidarité pour le mois de mai sont ouvertes. Pour bénéficier de cette enveloppe de 1 500 euros maximum, il faut toujours avoir subi une perte de chiffre d’affaires de plus de 50 % en mai 2020, par rapport à mai 2019 ou par rapport à la moyenne mensuelle de CA réalisée en 2019.

31 mai

Transports : presque un retour à la normale en juin

A partir de la mi-juin, l'offre SNCF retrouvera son niveau d'avant-crise, a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, sur BFMTV. Autre précision pour les trajets aux heures de pointe en Ile-de-France : ils restent soumis à présentation d'une attestation employeur « au moins jusqu'au 22 juin ».

Les autocars entrent dans le plan tourisme

Après le cri d'alarme, le ouf de soulagement : les entreprises du transport routier de voyageurs seront couvertes par les mesures du plan tourisme du gouvernement. Leur fédération, la FNTV, assure en avoir reçu l'assurance par le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Djebbari en fin de semaine dernière.

29 mai

📍 Renault : 4 600 postes supprimés en France

Le groupe Renault a dévoilé un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans. Le constructeur automobile prévoit de s'alléger de 9,5 % de ses effectifs en France, soit 4 600 postes. Sept usines françaises sont concernées par ce projet, dont quatre hors Ile-de-France : Maubeuge et Douai (Nord), Caudan (Morbihan) et Dieppe (Seine-Maritime).
Plus d'info dans Comment Renault veut faire des économies en réorganisant ses usines françaises

Récession : le record de Mai-68 tient toujours

Moins fort qu'annoncé, mais historique quand même : le recul du PIB français au premier trimestre 2020 a été révisé par l'Insee à -5,3 % (contre -5,8 % précédemment). Autrement dit, le record de Mai-68 est égalé, et non battu.
Ce ne pourrait être que partie remise, d'après de nouveaux indicateurs publiés aujourd'hui. A l'image de la consommation des ménages en avril, amputée de 20,2 % en un mois, mais d'un tiers comparé à février (avant le confinement). Par ailleurs, en mars, le chiffre d'affaires de l'industrie a plongé de 13 %, le volume des ventes dans le commerce de 18,4 %.

Le e-commerce n'a pas résisté

Certes, au premier trimestre 2020, le chiffre d'affaires du e-commerce a progressé de 1,8 % en un an, selon la Fevad, pour atteindre 25,3 milliards d’euros. Mais il s'agit de "la plus faible hausse jamais observée depuis la création du baromètre", note la Fédération. Sur le seul mois de mars, le CA du secteur a ainsi reculé de 10,1 %.

Fiscalité : des règles assouplies

Bercy propose aux entreprises une palette de possibilités pour le paiement de leurs acomptes d'impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE). L'échéance du 15 juin est notamment reportée au 30 juin, en ligne avec la nouvelle date de dépôt des liasses fiscales. Les sommes versées peuvent également être modulées dans des conditions et avec des marges d'erreur assouplies.

Surcoût sanitaire dans les TPE-PME

Neuf TPE-PME sur dix ont repris leur activité après le 11 mai, d'après un sondage de la CPME auprès de 3 045 dirigeants. Ce qui s'est traduit, dans la moitié d'entre elles seulement, par un retour de tous les salariés à leur poste de travail. Du personnel qu'il faut désormais protéger par la fourniture d'équipements sanitaires (98 % l'ont fait), la réorganisation des espaces (51 %) ou du temps de travail (39 %). Avec un coût pour l'entreprise, estimé à 100 € par mois et par salarié. 

Une rallonge pour la viticulture

Le gouvernement rallonge la sauce pour la viticulture, avec 30 millions d'euros accordés, pour permettre au secteur de gérer ses surplus : 15 millions iront à "une mesure d'aide au stockage privé", 5 millions supplémentaire pour la "distillation de crise" (déjà dotée de 140 M€ à la mi-mai) et 10 millions pour les distilleries elles-mêmes.

15 milliards pour les entreprises stratégiques

La Commission européenne envisage de mettre en place un nouveau fonds doté de 15 milliards d'euros pour prendre des participations dans des entreprises stratégiques ou de leur proposer des prêts. Le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton cite des secteurs comme la santé, l'espace, la défense, le numérique ou les technologies "vertes".

28 mai

📍 "Phase 2" du déconfinement : l'étau se desserre sur le tourisme

Le gouvernement a présenté les mesures qui entreront en vigueur à partir du 2 juin, date de lancement de la phase 2 du déconfinement. Concrètement, les déplacements de plus de 100 kilomètres seront à nouveau autorisés. Bars, cafés et restaurants (mais pas les discothèques ni les salles de jeux) pourront rouvrir dans le respect des consignes sanitaires. En Ile-de-France, seules les terrasses seront autorisées. En zone verte, les hébergements touristiques, théâtres, salles de spectacles, parcs de loisirs (dans la limite de 5 000 personnes) pourront accueillir du public dès le 2 juin. Les cinémas attendront le 22 juin. Le télétravail reste recommandé dans les entreprises. Les personnes à la santé fragile pourront continuer à être indemnisées au titre du chômage partiel, si elles ne peuvent travailler à distance.
Plus d'info dans Déconfinement élargi : le secteur touristique peut enfin souffler

Envolée du chômage en avril

Les chiffres du chômage, tels que mesurés par le ministère du Travail, s'affolent : le nombre de personnes n'ayant eu aucune activité en avril a bondi de 22,6 % (après +7,1 % en mars). Soit 4,57 millions de chômeurs (+843 000). "Il s’agit à la fois de la hausse mensuelle la plus forte et du niveau le plus haut observés depuis le début de la série en 1996". Les Pays de la Loire enregistrent la plus forte progression de métropole (+32,6 %). Sur trois mois, l'envolée est de 30,3 % au niveau national.

Les investisseurs étrangers revoient leurs plans

La crise du coronavirus bouscule les investisseurs étrangers. Selon le baromètre de l'attractivité 2020 d'EY, la France avait pris la première place européenne fin 2019, en nombre de projets annoncés (1 197 au total, +17 % en un an). Mais avec la crise, un quart de ces investissements pourraient être "reportés ou fortement modifiés", 10 % carrément annulés, selon un sondage réalisé par le cabinet fin avril. Pour 2020, les deux tiers des dirigeants interrogés prévoient de revoir leurs plans à la baisse.
Plus d'info dans Investissements étrangers : la France devient le pays le plus attractif d'Europe

Budget rectificatif : jamais 2 sans 3

Et de trois : Bercy prépare un troisième projet de loi de finances rectificative pour adapter le budget de la Nation à la crise du coronavirus. Il sera présenté en conseil des ministres le 10 juin. Il prévoira des mesures pour le bâtiment, l'apprentissage et l'emploi des jeunes, ou encore l'édition, a précisé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France 2, en plus d'intégrer les plans de soutien déjà annoncés au tourisme et à l'automobile et celui à venir pour l'aérien.

Les pistes du Medef pour la relance

La relance vue par le Medef. Soutien à la consommation des ménages et à la trésorerie des entreprises, coup de pouce fiscal au recrutement des jeunes diplômés, dispositif d'activité partielle de longue durée dans l'industrie et palette de mesures pour la transition écologique : au nom du pragmatisme, le président de l'organisation patronale Geoffroy Roux de Bézieux n'est pas prêt à renoncer pour tout de suite à de nouvelles injections "intelligentes" d'argent public dans les entreprises.
Plus d'info dans Coups de fouet, fonds publics et taxe verte : ce que propose le Medef pour relancer l'économie après le coronavirus

Appel à la "renaissance industrielle"

La certification Origine France Garantie lance un manifeste et une pétition en faveur de la réindustrialisation. Son président Yves Jégo y demande la tenue d'un "Grenelle" dédié et lance le débat, avec sept propositions pour développer le made in France.

27 mai

📍 Le vertige de la récession

Le PIB français pourrait s'effondrer de 20 % au deuxième trimestre 2020, selon l'Insee. Dans son dernier point de conjoncture, l'institut note que, si l'économie repart "prudemment mais nettement" depuis le 11 mai, date de sortie progressive du confinement, "les raisons sont nombreuses pour [qu'elle] ne revienne pas à la normale avant de longs mois".

Le pic du chômage partiel

Une décrue ? Quelle décrue ? Quinze jours après le déconfinement, le chômage partiel continue de battre des records, selon la Dares (ministère du Travail).

Vrai-faux retour à la normale pour le recrutement

Le recrutement n'est plus comme avant. Dans la semaine du 18 au 24 mai, les offres d'emploi, mises en ligne sur la quinzaine de sites que suit la Dares (ministère du Travail), ont retrouvé, en volume, leur niveau d'avant-crise. Mais "il ne s’agit pas totalement d’un retour à la normale" : la part des CDI recule (-14 points par rapport à la semaine qui a précédé le confinement) et, dans certains secteurs, les métiers les plus qualifiés sont beaucoup moins recherchés.

750 milliards d'euros pour la relance en Europe

La Commission européenne a présenté un plan de relance de 750 milliards d'euros. Baptisé "Next Generation EU", il est en partie inspiré de la proposition franco-allemande du 18 mai. Une part de ces fonds seraient des prêts aux Etats, mais l'essentiel prendrait la forme d'aides directes aux pays les plus touchés par l'épidémie. A condition toutefois qu'ils soumettent à Bruxelles un plan d'investissement et de réformes conformes aux priorités de l'Europe sur les transitions écologique et numérique notamment.
La France pourrait prétendre à près de 40 Md€. Plus de 60 Md€ seraient orientés vers les entreprises de l'UE ("soutien à la solvabilité" et investissement, avec un effet de levier espéré de 450 Md€). S'ajoute à ce mécanisme inédit un renforcement du cadre budgétaire pluriannuel 2021-2027 (porté à 1 100 Md€). Le tout reste néanmoins soumis à l'approbation du Conseil et du Parlement européens.

Tourisme : les comptes ne sont pas bons

Le secteur du tourisme fait face à une "hémorragie", selon le cabinet Protourisme. Il a évalué les pertes de chiffre d'affaires pour l'ensemble de la filière, depuis la mi-mars, à 32 milliards d'euros (dont la moitié supportée par la restauration et l'hébergement). "Les réservations pour juillet-août accusent un retard en moyenne de 28 %", s'inquiète encore Protourisme.

Les hôtels-restaurants haussent le ton

Rouvrira, rouvrira pas ? Le Premier ministre Edouard Philippe dira demain si les bars et restaurants pourront reprendre du service dans les départements "verts" à partir du 2 juin. En attendant, les organisations professionnelles font front commun pour réclamer des mesures d'aide supplémentaires. Sans quoi près d'un tiers des entreprises ne passeront pas l'année, d'après elles.

L'habillement file un mauvais coton

Après l'ameublement (Alinéa, Conforama), l'habillement. Plusieurs entreprises de ce secteur commencent à vaciller sous l'effet de la crise du coronavirus, à l'image de Camaïeu en redressement judiciaire, tout comme Naf Naf. Le même sort pourrait être réservé à La Halle, déjà placé en procédure de sauvegarde le 21 avril.

Un régime d'activité partielle durable à l'étude

Lors de la présentation du plan de soutien à l'automobile, Emmanuel Macron a annoncé le lancement, la semaine prochaine, de discussions avec les partenaires sociaux, en vue d'aboutir à des accords de « préservation des emplois et des compétences ». En parallèle, le gouvernement a déposé un amendement au Sénat pour mettre en place "un dispositif alternatif à l’activité partielle permettant d’accompagner les entreprises connaissant une baisse durable d’activité, en contrepartie d’engagements notamment en matière de maintien dans l’emploi".

26 mai

📍 Moins de 3 milliards pour l'industrie auto

Emmanuel Macron en personne a annoncé un plan d'aide à la filière automobile, en marge de sa visite dans une usine Valeo, à Etaples, dans le Pas-de-Calais. S'il prétend débloquer un peu plus de 8 milliards d'euros, l'enveloppe se limite, en réalité, à 1,3 milliard pour soutenir la demande et à peine 1 milliard pour moderniser ou sauver les entreprises. Le reste est, pour l'essentiel, constitué du prêt garanti par l'Etat de 5 milliards que Renault cherche à obtenir... mais que l'exécutif continue à lui refuser.

Le Journal des Entreprises lance le Guide de la reprise du travail

Pour aider les dirigeants d’entreprise à relancer leurs activités le plus sereinement possible, Le Journal des Entreprises lance le Guide de la reprise du travail. Retrouvez dans ce guide à télécharger gratuitement tous les conseils pour adapter votre entreprise aux nouvelles conditions de travail.

Chômage partiel maintenu pour la garde d'enfants

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé, à l'Assemblée nationale, que les parents des enfants qui ne peuvent pas retourner à l’école, pourront continuer à bénéficier du chômage partiel après le 1er juin. Les modalités du dispositif seront dévoilées ce jeudi.

"Réarmement technologique" de la France

L'association France Digitale présente un "plan de redirection de l'économie" pour accélérer la transition numérique. Ses auteurs ont formulé 15 propositions, à la lumière de l'expérience du confinement, désigné à la fois comme un "grand bond en avant digital" et un révélateur du "terrifiant désarmement technologique de notre pays".

Assurance : 500 millions d'euros pour les PME-ETI

Epinglé le 22 mai par le tribunal de commerce de Paris sur l'indemnisation des pertes d'exploitation d'un restaurateur, l'assureur Axa réplique sur un autre terrain. Son directeur général Thomas Buberl a indiqué, sur RTL, qu'il allait mettre « 500 millions d'euros supplémentaires » dans les PME et ETI françaises, sous forme d'« investissement dans [leurs] fonds propres ». Une enveloppe présentée comme s'ajoutant à l'engagement, déjà annoncé, des assurances à hauteur d'1,5 milliard d'euros.

Un long retour à la normale

Les entreprises anticipent un retour à la normale étalé sur toute l'année. Selon une enquête de la Dares, celles qui prévoient un rétablissement de leur activité dans trois mois sont un peu moins nombreuses que celles qui redoutent une remise sur pied plus longue.

25 mai

📍 L'Etat ne remboursera plus 100 % du chômage partiel

C'était prévu, c'est désormais officiel : le remboursement intégral du chômage partiel par l'Etat et l'Unédic prendra fin à compter du 1er juin. Le coût pour les employeurs après cette date est désormais connu : il restera à leur charge 15 % de l'indemnité versée aux salariés.

20 % du PIB pour les entreprises

L'Etat s'est engagé à hauteur de 450 milliards d'euros pour sauver l'économie française du coronavirus, depuis le début de la crise, selon Bruno Le Maire, sur RMC. Soit 1/5e de la richesse nationale. A la mi-avril, Bercy avait gonflé son plan d'aide de l'économie à 111 milliards d'euros. Il a, depuis, été décliné en mesures sectorielles (le tourisme la semaine dernière, l'automobile demain). Mais l'estimation du ministre de l'Economie intègre aussi les plus de 300 milliards d'euros de garantie apportée aux banques pour leurs prêts aux entreprises, somme qui ne sera réellement décaissée qu'en cas de défaillance effective des emprunteurs.

Renault : le gouvernement prêt à des fermetures d'usines

Changement de doctrine du gouvernement dans le dossier Renault ? Alors que quatre usines françaises seraient menacées par le plan d'économies à venir chez le constructeur automobile, le ministre de l'Economie a indiqué que « nous serons attentifs à chaque emploi, mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d'adapter son outil de production ».

Tiers-lieux en danger

80 % des tiers-lieux (espaces de coworking, fablabs, etc.) affirment se sentir "mis en danger, à court ou moyen terme", en raison de la crise du coronavirus, selon une enquête de leur association nationale France Tiers-Lieux

Redémarrage confirmé en mai

L'économie française repart de l'avant, selon le cabinet IHS Markit. A 30,5, son indice PMI de mai s'affiche légèrement au-dessus de son niveau de mars (+1,6 point), mais dépasse largement celui d'avril (+19,4 points). Cet indicateur est construit à partir d’enquêtes mensuelles auprès de directeurs d’achat.

Protéger le corps et l'esprit

L'U2P lance deux plates-formes pour les petites entreprises : l'une pour l'achat d'équipements de protection, l'autre pour l'écoute psychologique des dirigeants.

Journée du rebond

Préparer l'après dès maintenant : c'est l'objectif que s'est fixé l'événement "24h pour rebondir" avec son édition "spéciale Covid-19", organisée en ligne le 29 mai. Au programme, sept visioconférences ouvertes sur inscription pour parler, entre autres, du prêt garanti par l'Etat ou des solutions mobilisables par les entreprises en difficulté.

24 mai

Etalement de charges sur 36 mois

Le paiement des charges reportées depuis mars pourra être étalé sur une période longue, allant jusqu'à 36 mois maximum. Au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a également indiqué que les exonérations accordées aux petites entreprises fermées par arrêté et aux TPE-PME du tourisme bénéficieraient à « près de 500 000 entreprises » et représenteraient un manque à gagner de 3 milliards d'euros pour l'Etat.

22 mai

Pertes d'exploitation : Axa condamné à payer

Le restaurateur parisien Stéphane Manigold a obtenu en référé, devant le tribunal de commerce de la capitale, l'indemnisation, par son assureur Axa, des pertes d'exploitation de l'un de ses établissements. La compagnie va faire appel, considérant que son client n'a pas fait l'objet d'une "fermeture administrative" à proprement parler.

20 mai

📍 Chômage partiel : toujours plus haut

Le gouvernement a beau répété que sa "décrue" est imminente, le recours au chômage partiel continue d'augmenter : une semaine après le déconfinement, 1,03 million d'entreprises avaient déposé des demandes pour 12,7 millions de salariés, selon la Dares (ministère du Travail).
Est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? A court terme, non, répond une étude de Standard & Poor's : l'activité partielle, qui toucherait 27 % de la population active en Europe, expliquerait la hausse modérée du chômage sur le Vieux Continent, comparée aux Etats-Unis, et pourrait "permettre un redressement économique plus rapide". Mais si les Etats retiraient trop vite leur soutien, les destructions d'emploi pourraient repartir. S'ils maintenaient leur aide trop longtemps, le coût et l'efficacité du dispositif pourraient en pâtir.

Embauches : toujours plus bas

Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) s'est effondré en avril et frôle les -65 %, après avoir déjà baissé d'un quart en mars (chiffre révisé à la hausse). Sur un an, la dégringolade est vertigineuse : -73 %, selon l'Acoss, la caisse nationale des Urssaf.

Propositions pour l'apprentissage

L'avenir de l'apprentissage à l'heure de la crise du coronavirus inquiète. Le Medef propose donc un "plan de soutien", avec une mesure forte : une "aide unique de 10 000 euros pour toutes les entreprises qui recrutent un apprenti avant le 31 décembre 2020" ou signent un contrat de professionnalisation de deux ans. La semaine dernière, la Fédération de la formation professionnelle avait déjà plaidé pour un dispositif similaire jusqu'à fin 2021, mais sans en fixer de montant.

Accompagnement gratuit à la reprise pour les PME

"Objectif reprise" : c'est le nom d'un nouveau dispositif proposé par le ministère du Travail aux entreprises de moins de 250 salariés pour les "sécuriser" dans leur organisation post-confinement. Ce service prévoit trois niveaux d’intervention, du simple état des lieux à un accompagnement plus poussé.

Renault : un prêt et quatre fermetures ?

Au moment où le groupe Renault s'apprête à finaliser son prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros, Le Canard enchaîné affirme que le constructeur prévoirait de fermer quatre usines françaises de plus de 3 600 salariés : deux en Ile-de-France (Flins, Choisy-le-Roi), ainsi que celles de Dieppe (Seine-Maritime), lieu d'assemblage de l'Alpine A110, et de Caudan (Morbihan). Au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a promis qu'il serait « extrêmement attaché, intransigeant même, à la préservation des sites France ».

Un secrétaire d'Etat à la santé des salariés

Un membre du gouvernement dédié à la protection sanitaire des salariés. Laurent Pietraszewski devient secrétaire d’Etat "chargé de la protection de la santé des salariés contre l’épidémie de Covid-19". Déjà aux manettes de la réforme des retraites (actuellement suspendue), il doit désormais "[préparer] et [mettre] en œuvre les mesures de prévention et de suivi relatives à la protection de la santé des salariés", selon l'annonce de sa nomination dans le Journal officiel.

19 mai

📍 Commande publique massive de masques français

L'Etat annonce avoir commandé plus d’un milliard de masques sanitaires made in France. Livrés d'ici à décembre, ils proviendront des quatre fabricants historiques (Kolmi-Hopen, Paul Boyé, Valmy, Macopharma) et de quatre nouveaux entrants (Brocéliande, Savoy, BB Distrib, Bio Serenity).

Masques : La Poste s'ouvre à toutes les PME

Les PME de 50 à 249 salariés peuvent désormais passer commande sur la plate-forme d'achats de masques alternatifs gérée par La Poste. Ce service était jusqu'à présent réservé aux plus petites entreprises. Sur les 10 millions de protections promis au lancement, seuls 1,5 million ont trouvé preneur depuis le 2 mai.

Le marché auto au point mort

En avril, les immatriculations de voitures neuves en Europe ont plongé de 76,3 % sur un an et ont été divisées par deux sur un mois, selon l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). La France est en première ligne : le marché national dégringole de 88,8 %, les constructeurs tricolores calent (-81,2 % pour PSA, -79 % pour le groupe Renault).

Les chantiers à l'arrêt

Le secteur français de la construction est celui d'Europe à avoir le plus souffert des conséquences de l'épidémie de coronavirus en mars. Selon Eurostat, la production a plongé de 40,2 % sur un mois (-41,2 % sur un an), contre une chute moyenne de 14,1 % (-15,4 %) dans la zone euro. Même tendance sur le premier trimestre, avec une baisse estimée, en France, à 14,7 % par rapport à début 2019, contre -3,4 % au niveau européen.

Dirigeants au bord de la crise de nerfs

Un tiers des chefs d'entreprise présentaient un risque de burn-out pendant le confinement, selon une enquête de l'observatoire Amarok et l'Université de Montpellier. Ses auteurs appellent les dirigeants à se faire aider pendant la crise, que ce soit par les structures habituelles (CCI, CMA, organisations patronales ou professionnelles, experts-comptables...) ou spécialisées (Apesa, Credir, SOS Entrepreneur, Amarok...).

Plus de 3 milliards d'euros pour les TPE

Le fonds de solidarité a franchi la barre des 3 milliards d'euros distribués à plus de 2,3 millions de TPE et indépendants. Une enveloppe dirigée à 17 % vers le secteur du commerce. Hors Ile-de-France, les régions de la moitié sud du pays profitent le plus de cette aide. Avec 417 millions d'euros, les entreprises d'Auvergne Rhône-Alpes ont ainsi capté 4,5 fois plus que le Centre-Val de Loire.

18 mai

📍 La reprise d'activité à J+7

Une semaine après le déconfinement, l'économie redémarre « doucement », a estimé Bruno Le Maire. Il s'est félicité notamment de l'accélération dans le bâtiment (28 % de chantiers à l'arrêt, -17 points depuis le début du mois) et les travaux publics (17 %, -63 points). Sur France Info, le patron de Bercy a confirmé qu'il présenterait un plan d'aide pour l'automobile (d'ici deux semaines) et un autre pour l'aéronautique (avant le 1er juillet).

Grandes entreprises sous tension

Alors que la crise menace les grandes enseignes de l'ameublement (Alinéa en redressement judiciaire, Conforama en sursis, après l'impasse de sa demande de prêt garanti par l'Etat), une enquête mensuelle de l'AFTE et Rexecode indique qu'un tiers des grandes entreprises et ETI admettent des "difficultés de liquidités ardues". Pour y faire face, elles sont 70 % à sacrifier leurs investissements. Mais d'autres jouent aussi sur les délais de paiement.

Les cas de conscience des élus du personnel

Le confinement a mis les élus du personnel à rude épreuve, selon une enquête du cabinet Technologia auprès de 2 620 d'entre eux. S'ils approuvent globalement les mesures mises en place dans leurs entreprises, ils déplorent bien souvent des dérives, notamment sur le recours au chômage partiel, au télétravail ou à l'imposition des congés.

Proposition franco-allemande pour la relance

Dans une déclaration commune, Emmanuel Macron et Angela Merkel proposent de consacrer "500 milliards d'euros en dépenses budgétaires de l'Union européenne pour les secteurs et régions les plus touchés". Le président français appelle également à faire de "l'Europe de la santé (...) notre priorité".

Mesures de rattrapage pour le transport de voyageurs

Les entreprises de cars touristiques sont intégrées au plan d'aide pour le tourisme. L'annonce, tardive, leur permettra notamment de bénéficier des quatre mois d'exonérations de cotisations sociales (de mars à juin), comme le demandait la fédération nationale. Autre mesure, déjà valable pour le transport de marchandises mais étendue à celui des personnes : le remboursement anticipé de la TICPE sur un rythme trimestriel (et non plus semestriel). Il s'applique de manière rétroactive aux consommations de gazole réalisées depuis le 1er janvier 2020, précise Bercy.

La course aux crédits

En mars, les crédits mobilisés par les entreprises ont atteint 1 084,4 milliards d'euros, en croissance de 6,6 % sur un an, selon la Banque de France. Sur un mois, le niveau des encours bondit dans les grandes entreprises (+10,3 %) et les ETI (+5 %), beaucoup plus que dans les PME (+0,45 %).

15 mai

📍 Subvention pour l'équipement sanitaire

A partir du 18 mai, entreprises de moins de 50 salariés et indépendants pourront demander à l'Assurance maladie une subvention "Prévention Covid". D'un montant maximal de 5 000 euros, elle permet de financer les équipements de protection nécessaires à la lutte contre le coronavirus en milieu professionnel.

L'importation de masques en pratique

Les douanes françaises ont publié un guide pratique pour faciliter l'importation de masques. Face à la multiplication des achats à l'étranger, l'administration entend ainsi accompagner les entreprises novices sur les formalités douanières.

Patrons, ne restez pas seuls !

C'est le cri du coeur lancé par William Nahum, président des Centres d’information sur la prévention des difficultés des entreprises (CIP). De fait, si le confinement a pu être rude pour les chefs d'entreprise, les défis de la reprise d'activité ne manquent pas. C'est pourquoi de nombreux acteurs leur tendent la main, à l'image des experts-comptables ou de l'association 60 000 Rebonds et son programme original de coaching.

Les administrateurs judiciaires raccrochent

Pendant le confinement, l'aide est aussi venu des administrateurs et mandataires judiciaires : quelque 3 000 entreprises ont appelé leur numéro vert, entre le 23 mars et le 7 mai. Au centre des préoccupations, l'indemnisation du chômage partiel a cédé la place, avec le temps, aux enjeux de trésorerie et de financement (plus de la moitié des questions posées). Les interrogations sur les procédures collectives ont aussi augmenté au fil des semaines, mais leur volume est resté "assez modeste" (5,5 % du total).

Panne des créations d'entreprise

Les créations d'entreprise ont plongé d'un tiers en avril (après un quart en mars), selon l'Insee. Sans surprise, l'hébergement-restauration est le secteur le plus touché par ce violent coup d'arrêt.

Pas de baisse de TVA

Pas touche à la TVA ! Fidèle à cette ligne, tenue depuis le début de la crise du coronavirus, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a expliqué, sur BFMTV, que la baisse de cette taxe « [coûterait] très cher et [ne serait] pas forcément ce qu'il y a de plus efficace pour relancer l'économie et pour soutenir les secteurs les plus touchés ». La mesure était notamment réclamée dans l'hôtellerie-restauration.

14 mai

📍 Plan tourisme : 18 milliards d'euros pour sauver la filière

Le gouvernement a présenté 21 mesures pour soutenir les acteurs du tourisme, dont les hôtels et restaurants. Ce plan consiste à affiner les annonces faites fin avril (sur le fonds de solidarité, le chômage partiel...), soutenir la demande et confirmer le plan d'investissement éventé cette semaine. Vivement critiqués depuis le début de la crise, les assureurs sont mis à contribution à hauteur d'1,05 milliard d'euros, dont 900 millions en indemnisation.

Les impayés plus nombreux

"Une forte dégradation du comportement de paiement à compter du confinement", constatée par une étude de KPMG, à partir des données de la plate-forme Sidetrade. Les entreprises ont en fait hésité entre deux attitudes : la part des factures réglées dans les temps et celles enregistrant plus de 11 jours de retard ont, chacune, augmenté de 4 points. Ce qui n'a pas empêché, au 11 avril, une envolée de 87 % des impayés par rapport au début d'année. Le flux des factures réglées chaque semaine a également ralenti de 13 % en moyenne.

PGE : un succès qui ne se dément pas

Au 7 mai, quelque 66,5 milliards d'euros ont été accordés par les banques au titre du prêt garanti par l'Etat (PGE), en hausse de 19,6 % en une semaine. Selon le bilan hebdomadaire du gouvernement, ces fonds ont bénéficié à 386 658 structures (+12,5 %) depuis le lancement du PGE le 25 mars. Le taux de refus des dossiers remonte à 2,5 % (+0,1 point).

L'évolution du chômage partiel fait débat

Le Medef s'oppose au gouvernement sur l'activité partielle. Son président Geoffroy Roux de Bézieux plaide pour un maintien en l'état du dispositif « au moins jusqu'à l'été ». Le ministère du Travail a prévu de le faire évoluer à partir du 1er juin, en révisant à la baisse la prise en charge de l'État. « Cela vient trop tôt », a déploré le patron des patrons sur BFM Business.

Chômage en baisse, grâce au confinement

Le confinement a contribué à faire baisser le taux de chômage du premier trimestre 2020. Selon l'Insee, il s'établissait à 7,8 % à la fin mars (-0,3 point en un trimestre). Les restrictions imposées à la mi-mars ont toutefois fait bondir le sous-emploi et plonger le nombre d'heures de travail hebdomadaires.

13 mai

📍 Les PME s'inquiètent de l'après-confinement

82 % des dirigeants de TPE et PME, interrogés fin avril, anticipent une dégradation de leur trésorerie au cours des trois prochains mois, selon le dernier baromètre de Bpifrance et Rexecode. C'est que, plus que l'impact immédiat du confinement, qu'ils disent pouvoir surmonter, les chefs d'entreprise semblent surtout redouter la suite de l'année, et une panne de la demande.

Chômage partiel : l'Etat va sévir

Alors que le recours au chômage partiel commence à plafonner (voir ci-après), le gouvernement annonce un "plan de contrôle" des entreprises. Les Direccte seront chargées de procéder à ces vérifications. Le ministère du Travail rappelle que toute fraude constatée est passible de sanctions pénales et administratives.

Plus d'1 million d'entreprises en activité partielle

Les entreprises sont désormais plus d'1 million à avoir demandé à passer en activité partielle entre le 1er mars et le 11 mai. 12,4 millions de salariés sont concernés, selon le décompte hebdomadaire du ministère du Travail. Soit une hausse de 2,5 % en une semaine - l'évolution la plus faible enregistrée en sept semaines.

Décrochage de l'industrie européenne

En mars, la production industrielle de la zone euro a décroché de 11,3 % en un mois (-12,9 % sur un an), d'après Eurostat. La France enregistre l'une des chutes les plus brutales : -16,4 % par rapport à février, quasiment autant (-16,8 %) comparé à mars 2019.

PGE : 1 milliard d'euros pour CMA CGM

Le géant du transport maritime français CMA CGM, dont le siège se situe à Marseille, a obtenu un prêt garanti par l'Etat (PGE) de 1,05 milliard d'euros, selon un arrêté publié au Journal Officiel. Le prêt a été consenti par un pool bancaire constitué de BNP Paribas, HSBC France et Société Générale. Avant CMA CGM, seuls Air France et Renault avaient obtenu des PGE supérieur au milliard d'euros.

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12 mai

📍 Etat d'urgence et responsabilité de l'employeur

L'état d'urgence sanitaire est officiellement prolongé jusqu'au 10 juillet inclus. Publiée avec 24 heures de retard, la loi de prorogation aménage notamment la responsabilité pénale de l'entreprise, en cas de contamination d'un salarié dans ce contexte. Elle sera dorénavant évaluée "en tenant compte des compétences, du pouvoir et des moyens dont disposait l'auteur des faits (...), ainsi que de la nature de ses missions ou de ses fonctions", ainsi que le précise le nouvel article L.3136.2 du code de la santé publique.

Nouvelle attestation de déplacement

Fini l'attestation dérogatoire, place à la "déclaration de déplacement". Ce nouveau document est obligatoire pour toute sortie hors de son département et à plus de 100 kilomètres de son domicile. Les trajets professionnels sont concernés.

BTP : délais gravés dans le marbre

La reprise des délais légaux en matière d'urbanisme (instruction, préemption et recours) a été définitivement arrêtée, par ordonnance, à la date du 24 mai. Leur suspension était, jusqu'alors, liée à la fin de l'état d'urgence sanitaire, mais la prorogation de celui-ci au 10 juillet risquait de retarder d'autant la reprise des chantiers dans le BTP.

Aide exceptionnelle pour les dirigeants salariés

Le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco officialise une aide exceptionnelle d'un montant de 1 500 euros maximum pour ses cotisants en difficulté, qu'ils soient simples salariés ou dirigeants assimilés salariés.

Les PME, oubliées des dégrèvements ?

Pourquoi restreindre les annulations de charges aux seules TPE fermées par l'administration, comme annoncé par le gouvernement la semaine dernière ? C'est la question posée par la CPME. Elle demande à ce que les PME en bénéficient aussi, tout comme les "secteurs connexes", victimes collatérales de ces suspensions d'activité.

Viticulture : double coup de pouce

Les annulations de charges sociales concerneront aussi les entreprises de la viticulture, mais seulement les TPE-PME "les plus en difficulté", indique le ministère de l'Agriculture, dans un communiqué très sommaire. Autre mesure pour la filière : 140 millions d'euros pour la "distillation de crise", laquelle permettra de produire de l'éthanol à partir des invendus de vin.

Déferlement à la Médiation du crédit

En un mois, la Médiation du crédit a accepté 4 128 dossiers d'entreprises en délicatesse avec leurs banques. Quatre fois plus que sur toute l'année 2019 !

Soupçon de reprise d'activité

Début mai, la perte d'activité économique, estimée par la Banque de France, s'établissait à -27 %, en amélioration de 5 points en un mois, d'après François Villeroy de Galhau, le gouverneur de l'institution. « Ces deux mois [de confinement] nous ont coûté, sur la croissance annuelle, près de 6 % de perte, déjà », a-t-il déploré sur France Inter.

11 mai

📍 Déconfinement, jour 1

La sortie du confinement débute officiellement ce lundi, partout en France. Le début de la fin de huit semaines de restrictions variées. Si 400 000 entreprises peuvent rouvrir à partir d’aujourd’hui, selon une estimation gouvernementale, d’autres sont contraintes de rester fermées, notamment dans le secteur du tourisme, de l’événementiel, de la culture et du sport.
Comment les entreprises ont-elles préparé cette échéance ? Zoom sur les préparatifs de quatre d’entre elles en Ille-et-Vilaine, les actions des industriels de Région Sud ou la mobilisation des réseaux en Haute-Garonne.

Plus d'1 milliard d'euros pour le tourisme

Un "plan d'investissement en fonds propres" supérieur à 1 milliard d'euros est en préparation pour les entreprises et infrastructures du tourisme, selon le "Plan de préparation de la sortie du confinement" de Jean Castex, rendu public aujourd'hui. Cette bulle d'oxygène s'ajoute aux mesures déjà annoncées pour le secteur. Un prêt garanti spécifique aux industries culturelles et créatives devrait également voir le jour.

Trajet domicile-travail : appel aux employeurs

Les entreprises peuvent, dès à présent, proposer à leurs salariés un "forfait mobilités durables". Il s'agit de prendre en charge leurs frais de déplacement domicile-travail, dès lors qu'ils recourent à un mode de transport doux. La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne « appelle tous les employeurs à le mettre en place massivement et rapidement ».

Les TPE-PME face aux attentes de leurs salariés

Après le confinement, employeurs et salariés ne semblent pas sur la même longueur d'ondes. Salaires, télétravail et congés payés sont les trois sujets de mésentente flagrante dans les entreprises de moins de 250 salariés, d'après un sondage Harris Interactive, relayé par Le Parisien.

Renault Sandouville rate le virage du déconfinement

Après les centres de distribution d'Amazon, au tour de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime) de faire les frais de la nouvelle organisation sanitaire du travail. Rouvert depuis le 28 avril, le site restera fermé aujourd'hui : le tribunal judiciaire du Havre, saisi par la CGT, a estimé que santé et sécurité du personnel n'y étaient pas assurés. Au grand dam des autres syndicats, de la direction et même de Bercy.

Automobile : la relocalisation comme contrepartie

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a présenté, sur BFM Business, ses « trois grandes orientations » pour un soutien à l'industrie automobile : « accélérer la transition écologique (...), gagner en compétitivité (...), relocaliser certaines productions ». Ce dernier point est même présenté comme une « contrepartie » au soutien à venir de l'Etat.

L'après, selon CCI France

Et maintenant, on fait quoi pour les entreprises ? Le président de CCI France Pierre Goguet fait le point sur la reprise d'activité et les évolutions à venir des aides publiques. Il annonce, au passage, que les assureurs vont consacrer 750 millions d’euros à l’indemnisation des pertes d'exploitation des hôtels, cafés et restaurants. Pierre Goguet partage, enfin, sa conviction qu'un "monde d'après" est possible. Et même nécessaire.

9 mai

"Guide" officiel du télétravail en déconfinement

Une foire aux questions, plus qu'un guide pratique : le ministère du Travail a mis en ligne le document, promis il y a deux jours, sur le télétravail en période de déconfinement.

7 mai

📍 Le déconfinement confirmé au 11 mai

Le Premier ministre Edouard Philippe confirme « la levée progressive du confinement » à partir du 11 mai et sur « l'ensemble du territoire métropolitain ». Mais l'Ile-de-France sera soumise à des règles plus strictes. Au niveau économique, Bruno Le Maire a estimé que « 400 000 entreprises [allaient] rouvrir » le 11 mai. Sa collègue du Travail Muriel Pénicaud appelle les entreprises à la « responsabilité » pour aider l'État dans sa lutte contre l'épidémie.

Etat des lieux de la situation sanitaire de la France le 7 mai 2020.
Etat des lieux de la situation sanitaire de la France le 7 mai 2020. - Photo : Ministère des Solidarités et de la Santé

BTP : l'État prêt à supporter les surcoûts sanitaires

Qui pour payer les surcoûts liés aux règles sanitaires sur les chantiers ? Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire se dit prêt à « envisager que les maîtres d'ouvrage publics participent à [leur] prise en charge ». Dans une interview au site spécialisé Batiactu.com, il appelle également chaque partie à « une négociation de bonne foi sur l'équilibre contractuel », afin d'aboutir à « une juste répartition » des coûts entre elles.

Chute des échanges commerciaux

Le coronavirus à fortement perturbé les échanges de la France dès le premier trimestre 2020. Les exportations ont chuté de 7,3 %, les importations de 6,2 %, selon les douanes. Le déficit commercial se creuse de 500 millions d'euros, perte due au plongeon de l'aéronautique (-3,1 milliards d'euros).

Panne sèche du tourisme mondial

Les arrivées de touristes internationaux ont reculé de 22 % au premier trimestre 2020 (-19 % en Europe), mais de 57 % sur le seul mois de mars, selon l'OMT. L'Organisation mondiale du tourisme anticipe un écroulement de 58 % à 78 % sur l'ensemble de l'année. Entre janvier et mars, 80 milliards de dollars (74 Md€) de recettes auraient déjà été perdues.

Le frémissement inégal de l'activité

Dans son point de conjoncture hebdomadaire, l'Insee entr'aperçoit un soupçon de reprise : son évaluation de la perte d'activité liée à l'épidémie s'améliore de 2 points par rapport au 23 avril, pour s'établir à... -33 %. Une "légère" amélioration attribuée notamment à la construction (-75 %, +4 points) et l’industrie (-38 %, +1 point). L'institut a également tenté d'identifier les régions "structurellement plus exposées que la moyenne".

Une saignée pour l'emploi

Il s'est détruit 453 800 emplois salariés dans le privé au premier trimestre 2020, selon une première estimation de l'Insee (-2,3 % par rapport à fin 2019, -1,4 % sur un an). L'intérim s'effondre : -37 % en un trimestre (-291 800 emplois), plus forte baisse depuis la création de cet indicateur en 1990. Ces chiffres ne prennent pas en compte les 3,6 millions de personnes en chômage partiel et 1,3 million en arrêt maladie à la fin du mois de mars.

6 mai

📍 Faudra-t-il travailler plus après le 11 mai ?

L’Institut Montaigne relance le débat sur le temps de travail. Le think tank libéral assure que la France doit soutenir l’activité des entreprises, perturbée par les nouvelles conditions de travail imposées par l'épidémie de coronavirus. Comment ? Par une augmentation temporaire de la durée du travail, obtenue en jouant sur trois leviers différents.

Comportements abusifs entre entreprises

Le comité de crise sur les délais de paiement "condamne fermement" une série de "pratiques anormales", constatées dans les relations entre clients et fournisseurs. Il promet d'intervenir contre ces agissements. Et alerte aussi sur une dégradation des couvertures d’assurance-crédit.

Chômage partiel : un record et des ajustements

A cinq jours du possible déconfinement, le dispositif d'activité partielle concerne 12,1 millions de salariés et 998 000 entreprises, selon la ministre du Travail sur Europe 1. Muriel Pénicaud a précisé, par ailleurs, que, si l'État prévoit bien de réduire sa prise en charge du chômage partiel en juin, le « taux plein » restera en vigueur pour les entreprises fermées par l'administration à cause de l'épidémie. Autre modification annoncée aux sénateurs : les périodes de chômage partiel devraient bientôt compter pour l'acquisition de droits à la retraite.

Premières mesures pour la culture

En grande partie contrainte à rester en veille après le 11 mai, la culture va bénéficier d'aides spécifiques. Le président de la République Emmanuel Macron avance notamment l'idée d'un « fonds d’indemnisation temporaire » pour les séries et films arrêtés par l'épidémie, ainsi qu'un « grand programme de commandes publiques ».

Assurance pertes d’exploitation : la réponse de Bruno Le Maire

« Les risques qui n’étaient pas couverts contractuellement ne peuvent pas être indemnisés. » Pas question pour Bruno Le Maire d’accéder à la demande des restaurateurs qui, dans une pétition, demandaient à ce que les assureurs indemnisent les pertes d’exploitation des professionnels de la restauration. Les sociétés d’assurance préparent toutefois de nouvelles propositions pour aider le secteur du tourisme. Elles seront présentées le 14 mai.

En 2020, la France pire que la zone euro

La Commission européenne voit rouge pour 2020 : elle anticipe une chute du PIB de la zone euro de 7,7 % (-8,2 % en France) et un bond du taux de chômage à 9,6 % (+2,1 points par rapport à 2019), mais à 10,1 % dans l'Hexagone (+1,6 point).

5 mai

📍 Exonérations pour les TPE fermées

Annulations de charges sociales en vue pour les TPE (entreprises de moins de 10 salariés) visées par une fermeture administrative pendant le confinement. Seront concernées les cotisations de mars, avril et mai. Mesure annoncée par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Les exonérations prévues jusqu'ici avaient été limitées aux secteurs de l'hôtellerie-restauration et la culture.

Guide du déconfinement par les patrons, pour les patrons

Après le très officiel "protocole sanitaire" du ministère du Travail, voici le guide pratique du déconfinement en entreprise, signé de l'Afnor, du Medef de Paris et d'Ile-de-France. Intitulé Pandémie : Les clés de la reprise. Bonnes pratiques & management des risques pour l’entrepreneur et ses collaborateurs, le document aborde, de manière concrète, le retour au travail, sous l'angle du chef d'entreprise et au-delà des seules considérations sanitaires.

Le télétravail, expérience douce-amère

L'expérience du télétravail, imposé par le confinement, n'est pas vécu de la même façon par tous les salariés : 48 % s’estiment moins efficaces, quand 33 % disent l’être plus, selon une enquête de l'Anact. Mais 88 % souhaiteraient continuer après la crise.

Front commun de la restauration dans les transports

Après les professionnels de l'événementiel, la crise du coronavirus soude ceux dit du "catering". Le parisien Servair, le toulousain Newrest et la filiale française de l'allemand LSG ont décidé de se regrouper au sein de l'Alliance des métiers de la restauration aérienne et ferroviaire (Amraf). Ils veulent défendre les intérêts de leurs activités, employant 12 200 personnes en France, quasiment à l'arrêt en raison de l'épidémie.

4 mai

📍 Un guide sanitaire pour la reprise du travail

En vue du 11 mai, le ministère du Travail publie "un protocole national de déconfinement" à destination des employeurs. Ce document compile un ensemble de "règles universelles" à mettre en place pour garantir la sécurité et la santé des salariés, et ainsi pouvoir relancer l'activité.

Report des charges sociales de mai

Après les échéances fiscales, au tour des charges sociales de mai d'être repoussées. Est toutefois exclue du report la contribution sociale de solidarités des sociétés (C3S), due le 15 mai. Au total, depuis le 15 mars, ce sont déjà 17 milliards d'euros de cotisations et contributions qui ont été ainsi décalés, indique le ministère des Finances.

Fonds de solidarité : dates d'échéance et nouveaux bénéficiaires

Le fonds de solidarité sera maintenu jusqu'au 31 mai, mais prolongé en juin pour les secteurs contraints de rester fermés ou de facto à l'arrêt (hébergement-restauration, événementiel, culture...). Annonce du ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur France Inter. Par ailleurs, l'aide complémentaire de 5 000 euros, distribuée par les Régions, va s'ouvrir, aux indépendants et entrepreneurs sans salarié, visés par une fermeture administrative.

Le numérique aussi souffre

Selon un baromètre du Syntec numérique, 8 chefs d'entreprise du secteur sur 10 prévoient une baisse d'un quart de leur chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2020. Malgré la digitalisation accélérée des activités sous l'effet du confinement, les ESN, éditeurs de logiciels et sociétés de conseil pâtissent à la fois de "la suspension ou l’annulation de projets démarrés" avant l'épidémie (2 sur 5 sont remis en cause) et d'une chute attendue des contrats d'ici à juin.

Fatigue psychologique

Le confinement met les nerfs des salariés à vif : 47 % seraient en situation de détresse psychologique, selon une étude OpinionWay pour Empreinte Humaine. Et 62 % ressentent de la fatigue liée à cette situation d'enfermement.

1er mai

Fonds de solidarité d'avril

Depuis aujourd'hui, TPE et indépendants peuvent demander au fisc l'aide de 1 500 euros au titre du Fonds de solidarité pour le mois d'avril. Un nouveau critère d'éligibilité (baisse de moitié du CA en avril 2020 par rapport à la moyenne mensuelle 2019) doit permettre d'élargir le nombre de bénéficiaires par rapport à mars.

30 avril

📍 La France en récession

Cette fois, c'est officiel : avec un plongeon du PIB de 5,8 % au premier trimestre 2020 (et après -0,1 % fin 2019), la France est officiellement entrée en récession. C'est la plus forte chute trimestrielle depuis 1949. Dans la zone euro, le recul de 3,8 % est également historique.

Pertes d'exploitation : offensive judiciaire

Nouveau caillou dans la chaussure des assureurs. Des avocats appellent les entreprises à les rejoindre pour mener une action en justice contre plusieurs compagnies. Objectif : obtenir de leur part l’indemnisation des pertes d'exploitation qu’elles refusent à leurs clients.

Des masques pour les petites entreprises

Dix millions de masques alternatifs lavables seront vendus aux TPE-PME à travers une nouvelle plateforme en ligne confiée par le ministère de l'Economie au groupe La Poste. Elle ouvrira le 2 mai pour les entreprises de 10 à 49 salariés, le 4 mai pour celles de moins de 10 salariés.

L'habillement mis à nu par la crise

La Fédération nationale de l'habillement craint une baisse du chiffre d'affaires annuel de 40 % pour les 30 000 entreprises du secteur. Elle demande au gouvernement un aménagement spécifique des dispositifs existants (chômage partiel, fonds de solidarité, prêt garanti par l'État), ainsi qu'un éventail d'exonérations fiscales et sociales jusqu'à la fin de l'année.

PGE : plus de 50 milliards d'euros

Ce matin et en cinq semaines, les banques ont distribué plus de 50 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE) à plus de 322 000 entreprises, selon un nouveau décompte du ministère de l'Economie. Au 24 avril, le taux de refus s'établissait, quant à lui, à 2,4 %, d'après la Fédération bancaire française.

L'épargne-retraite pour passer la crise

Les indépendants pourront piocher dans l'épargne-retraite placée sur leurs "contrats Madelin". Ce déblocage sera autorisé pour leur permettre de « compléter leurs revenus, face à une circonstance exceptionnelle », a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale.

29 avril

📍 Chômage partiel : changement en vue pour juin

Nouveau pic pour le chômage partiel : désormais, plus d'un million d'établissements ont déposé une demande pour 11,3 millions de salariés, selon le bilan hebdomadaire du ministère du Travail. Le dispositif, maintenu en mai, devrait évoluer en juin, avec un possible partage du fardeau financier entre l'État et les entreprises.

Salariés et garde d'enfant

On savait déjà que l'arrêt maladie pour garde d'enfant allait se transformer en chômage partiel le 1er mai. Précision apportée, ce matin, par la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur France Inter : en mai, les salariés pourront rester en activité partielle s'ils choisissent de ne pas mettre leur progéniture à l'école. Mais en juin, ils devront présenter une attestation de l'établissement scolaire pour justifier de l'impossibilité d'y envoyer leurs enfants et continuer ainsi à bénéficier du chômage partiel.

Recours massif aux crédits bancaires

En mars 2020, les entreprises ont multiplié les crédits (+34,2 milliards d’euros en un mois) et dépôts bancaires (+ 40,6 milliards), selon la Banque de France. Un comportement qui traduit, parmi d'autres, les précautions prises par les acteurs économiques en proie à une crise inédite de trésorerie.

Investissements étrangers : la biotech protégée

Bercy veut renforcer son contrôle sur les investissements étrangers en France. A ce titre, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a dit, sur LCI, envisager deux évolutions du dispositif IEF (déjà renforcé en début d'année) : faire entrer les entreprises de biotechnologies dans les secteurs protégés et déclencher le droit de regard de l'administration sur les prises de participation extra-européennes supérieures à 10 % (au lieu de 25 %) au cours de cette année.

Où trouver des masques ?

Le masque sera obligatoire en entreprise, quand la distanciation sociale ne pourra pas être respectée. Mais où s'en procurer ? Les TPE-PME pourront se tourner vers la plate-forme e-commerce de La Poste, annoncée pour le 30 avril par le Premier ministre Édouard Philippe hier : elle leur sera intégralement réservée. Ce nouveau service devrait venir renforcer l'offre professionnelle déjà proposée par Cdiscount depuis le 20 avril. Par ailleurs, à partir du 4 mai, la grande distribution alimentaire rejoindra les pharmacies comme revendeurs de masques, a annoncé Bercy ce matin. Les buralistes sont aussi sur les rangs.

Fonds de solidarité : le million de bénéficiaires franchi

L'État a versé 1,35 milliard d’euros à plus d'un million de bénéficiaires depuis le 1er avril, au titre du premier volet du fonds de solidarité (limité à une aide de 1 500 euros maximum). Un "tableau de bord" officiel du dispositif permet désormais de suivre les statistiques du dispositif.

Les entreprises survivent, pour l'instant

Les défaillances d'entreprises ont chuté d'un tiers au premier trimestre 2020 et ont été divisées par quatre sur la première quinzaine d'avril. Mais gare aux apparences, prévient le cabinet Altares à l'origine de ce décompte.

28 avril

📍 Le déconfinement des entreprises, selon Édouard Philippe

Le Premier ministre Édouard Philippe a présenté aux députés, pendant une heure, « l'architecture générale » de sa « stratégie nationale de déconfinement ». Au programme, une levée par étapes, par département et par secteur d'activité des restrictions en vigueur. La première phase se déroulera du 11 mai au 2 juin. Sur cette période, les entreprises devront poursuivre le télétravail ou revoir leur organisation pour y intégrer les règles sanitaires.

Afflux de dossiers à la Médiation du crédit

La Médiation du crédit a accepté 2 520 dossier entre les 6 et 24 avril, en France métropolitaine. Soit 2,5 fois plus qu'à la même période l'an dernier. Les différends entre banques et entreprises portent sur quelque 437 millions d'euros de demandes de crédit.

Masques : appel à manifestation d'intérêt

Les fabricants de matériaux filtrants entrant dans la composition des masques de protection à usage médical (chirurgicaux, FFP1, FFP2 ou FFP3) sont sollicités par l'Etat à l'occasion d'un appel à manifestation d’intérêt ouvert jusqu'à fin juin. Des subventions pouvant aller jusqu’à 30 % du montant des investissements pourront notamment être accordées aux projets industriels retenus.

Arrêt maladie transformé en chômage partiel

A partir du 1er mai, les salariés en arrêt maladie pour garde d'enfant ou profil médical à risque basculeront en chômage partiel. Ils seront, à ce titre, indemnisés par leur employeur.

Exonération des heures supplémentaires

Relèvement de plafond pour la défiscalisation des heures supplémentaires et complémentaires : toutes celles réalisées entre le 16 mars 2020 et le dernier jour de l’état d’urgence sanitaire sont exonérées de l'impôt sur le revenu jusqu'à un maximum de 7 500 euros (contre 5 000 euros en temps normal).

L'État prêtera aux petites entreprises

Les TPE et PME les plus modestes pourront bénéficier de "prêts participatifs" octroyés directement par l'État. Cette solution, ajoutée par les parlementaires à la deuxième loi de finances rectificative, est présentée comme une alternative au prêt garanti par la puissance publique (PGE). A ce sujet, les refus de prêt d'un montant inférieur à 50 000 euros devront désormais être notifiés par écrit.

27 avril

📍 Chômage en hausse historique

Le nombre de chômeurs de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé au cours du mois) est reparti à la hausse avec une augmentation de 7,1 % au mois de mars, selon les derniers chiffres de Pôle Emploi.

Masques alternatifs : 240 fabricants français

240 entreprises françaises ont fait valider 390 prototypes de masques alternatifs, selon la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher. Pas sûr toutefois que ce soit suffisant pour faire face aux besoins de la population au moment du déconfinement... Plusieurs sites dédiés se proposent d'accompagner les industriels et artisans intéressés par cette démarche, notamment celui de l'Afnor, de la filière Mode et luxe ou de la Direction générale des entreprises.

Cellule d'écoute pour les dirigeants

Chefs d'entreprise, ne restez pas seuls face à vos difficultés. Un numéro vert pour l'écoute et le soutien psychologique des dirigeants vient d'être mis en place : le 0 805 65 50 50 est ouvert 7 jours sur 7, de 8 heures à 20 heures. Une initiative de l’association APESA (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë) avec le ministère de l'Économie.

Exporter malgré tout

Malgré la crise mondiale du coronavirus, 55 % des entreprises exportatrices françaises maintiennent leur activité à l'international, d'après une étude de la Team France Export. Mais les obstacles sont nombreux.

Fonds de solidarité : plus d'1 milliard d'euros distribué

Le fonds de solidarité a dépassé la barre du milliard d'euros distribué, indique Bercy ce matin. Depuis le 1er avril, ce sont près de 800 000 TPE et indépendants qui ont bénéficié de cette enveloppe d'un montant maximal de 1 500 euros. Pour obtenir une aide complémentaire de 2 000 à 10 000 euros, les entreprises sont invitées à se rendre sur le site web de leur région.

Loi de finances rectificative n°2 promulguée

La deuxième loi de finances rectificative est parue au Journal officiel du 26 avril. Elle crée de nouvelles aides pour les entreprises les plus fragilisées par la crise et renforce les dispositifs existants. Le coût du chômage partiel a même été encore revu à la hausse (25,8 milliards d'euros, contre 24 milliards prévus dans le projet soumis au Parlement).

24 avril

📍 Soutien renforcé pour les secteurs d'activité "non-essentiels"

Prolongation de l'activité partielle, aménagement du fonds de solidarité, nouveaux reports et exonérations : le gouvernement a annoncé une vague de mesures ciblées en soutien aux acteurs de l'hébergement-restauration, le tourisme, l'événementiel, la culture et le sport. Mais leur date de réouverture ne sera pas annoncée avant... fin mai.

PGE : à qui prêtent les banques ?

En trois semaines, 162 000 entreprises ont obtenu plus de 24 milliards d’euros de prêts garantis par l'État (PGE). Mais qui a profité de cette bulle de trésorerie ? Une compilation statistique du ministère de l'Économie lève le voile sur les bénéficiaires du PGE. Dans la soirée, Bruno Le Maire a révélé, sur TF1, qu'Air France (pour 4 Md€) et Renault (en discussion pour 5 Md€) allaient bénéficier d'un prêt garanti à 90 %

L'État vole au secours d'Air France

La compagnie aérienne Air France ne va pas seulement décrocher 4 milliards d'euros de prêt garanti. Elle va également obtenir 3 milliards de plus par le biais du Compte d’affectation spéciale de l'État (CAS). Elle devient ainsi la première entreprise à bénéficier de cet outil de financement public, dédié au sauvetage des fleurons stratégiques de la France menacés par la crise du coronavirus. C'est à ce titre que les moyens du CAS venaient d'être renforcés par la deuxième loi de finances rectificative.

Les masques font rouvrir des magasins

Lancé dans une course aux masques en vue du déconfinement, le gouvernement autorise par décret la réouverture des commerces de détail spécialisés dans la vente de tissus, textiles et articles de couture. L'idée, simple et assumée, est de "donner les moyens à chaque Français qui le souhaite de confectionner des masques".

Des masques made in France par millions

La montée en puissance des masques alternatifs, justement, se poursuit chez les industriels : plus de 10 millions d'unités ont été fabriquées la semaine dernière, d'après la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher dans Les Échos. Importations incluses, elle s'attend à un rythme hebdomadaire de 25 millions avant la fin du mois. Quant aux masques sanitaires (chirurgicaux ou FFP2), la production française devrait passer à 20 millions par semaine, avec un objectif de 50 millions à l'automne. Cinq entreprises vont se lancer sur ce marché (Celluloses de Broceliande, Savoy, BB Distribe, Bio Serenity et Chargeurs).

Comité de suivi

Plus d'un mois après avoir déclenché une vague d'aides pour les entreprises, le gouvernement instaure un "comité de suivi et d’évaluation des mesures économiques d'urgence". Composé de 14 personnes, il sera présidé par Benoît Coeuré, en provenance de la Banque des règlements internationaux (BRI). Son rapport final est attendu "au plus tard" le 22 mars 2021.

23 avril

📍 Avril pire que mars pour les entreprises

Les indicateurs de conjoncture plongent les uns après les autres en avril, sous l'effet du confinement. Climat des affaires, taux d'utilisation des capacités de production, perspectives d'activité dans le bâtiment... toutes ces statistiques de l'Insee atteignent leur plus bas niveau historique. Même cause, même conséquence pour l'indice PMI d'IHS Markit, sur l'activité globale en France : il tombe encore plus bas qu'au mois de mars, à 11,2 (-17,7 points).

L'Insee ne voit pas le bout du tunnel

L'institut statistique a également publié son point hebdomadaire sur la situation économique. Conclusion : "La situation a très peu évolué depuis le début du confinement", malgré "un très léger regain d'activité" dans l'industrie et le bâtiment. Aussi l'Insee maintient-elle son estimation initiale d'une activité économique en baisse de 35 %... mais amputée de moitié dans le seul secteur marchand (loyers exclus du calcul).

Aérien : 89 milliards de dollars volatilisés

Avec une demande attendue en chute libre (-55 % par rapport à 2019) et un trafic déjà divisé par dix, les compagnies aériennes européennes pourraient voir s'envoler 89 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2020 (82,4 Md€), selon la dernière estimation de l'Association internationale du transport aérien (Iata). Sur la France, la perte se monte à 14,3 Md$ (13,2 Md€).

Le jeu trouble des assurances

Le Crédit mutuel a créé la surprise, hier, avec sa prime exceptionnelle pour couvrir les pertes d'exploitation. Le Crédit agricole lui a emboîté le pas. Décryptage de cette stratégie qui interpelle, alors que les assurances refusaient, jusqu'ici, en bloc tout arrangement sur le sujet.

La lettre du Medef qui fait polémique

En pleine crise économique du coronavirus, faut-il suspendre les nouvelles lois environnementales ? C'est en substance ce que le Medef a demandé au ministère de la Transition écologique dans un courrier du 3 avril, révélé aujourd'hui par Le Journal du Dimanche. Un moratoire justifié par l'indisponibilité des entreprises et la priorité donnée au maintien ou à la reprise de l'activité, dans les circonstances nouvelles de l'épidémie.

Commerce : une médiatrice pour les loyers

On connait désormais le nom de la "médiatrice des loyers" : Jeanne-Marie Prost aura pour mission de faciliter les négociations entre bailleurs professionnels et commerçants (hors TPE, déjà bénéficiaires de l'annulation de trois mensualités) et de veiller au respect d'un code de bonne conduite. Ses propositions en vue d'un compromis sur les loyers sont attendues d'ici à quelques semaines. Jeanne-Marie Prost est conseillère maître à la Cour des comptes et présidente de l'Observatoire des délais de paiement.

Reprise d'activité... pour l'inspection du travail

Avec la relance annoncée de l'activité après le 11 mai sous condition de sécurité sanitaire, l'inspection du travail va reprendre du service. Le ministère prévoit d'augmenter "les interventions sur site" et de mener des "opérations ciblées dans les commerces de détail alimentaires et les établissements accueillant du public ou sur les chantiers". Et de préciser que 42 mises en demeure ont déjà été envoyées et "plusieurs procédures de référés (...) engagées devant les tribunaux" à l'encontre d'employeurs ne respectant pas leurs obligations en matière de prévention et protection des salariés.

22 avril

📍 La moitié des salariés en chômage partiel

1,05 million de dossiers déposés, 10,2 millions de personnes concernées... les derniers chiffres du chômage partiel, fournis par la Dares, donnent le vertige. Plus de neuf salariés sur dix seraient même touchés dans les seuls secteurs de l'hôtellerie-restauration et du BTP, selon Muriel Pénicaud. Sur BFMBusiness, la ministre du Travail a rappelé aux entreprises de penser à déposer leur demande de paiement pour être remboursées par l'État.

Autorisation du chômage partiel individualisé

En plus d'être populaire, le chômage partiel va être encore assoupli. Une nouvelle ordonnance, présentée en conseil des ministres, autorise notamment l'employeur à appliquer des horaires travaillés et chômés différents à ses salariés.

Embauches en berne

Au premier trimestre 2020, les déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) ont baissé de 5,8 % sur un an, selon l'Acoss. Après avoir enregistré une chute "historique" au mois de mars.

Les entreprises de proximité sinistrées

Dernière quinzaine de mars meurtrière pour les artisans, commerçants et libéraux. Selon une étude de l’institut Xerfi I+C pour l'U2P, leur organisation patronale, 58 % des 6 200 entreprises sondées affirment avoir perdu plus de 70 % de leur chiffre d'affaires sur cette période. Quant à la situation personnelle des dirigeants, la moitié sont confinés chez eux, un tiers ont une activité normale ou partielle et 17 % travaillent plus que d'habitude.

Prime pour les entreprises assurées au Crédit mutuel

Le groupe Crédit mutuel et le CIC, sa filiale, ont décidé d'aller plus loin que leurs confrères assureurs. Ils vont verser, début mai, une "prime de relance mutualiste forfaitaire et immédiate" à leurs clients bénéficiaires d'un contrat multirisque professionnel avec perte d'exploitation. Montant moyen estimé : 7 000 euros.

Assurance pandémie en réflexion

Le groupe de travail "sur le développement d’une couverture assurantielle des évènements exceptionnels", de type pandémie, est officiellement lancé, fait savoir le ministère de l'Économie. Propositions attendues d’ici à début juin, avant "une concertation plus large" au cours de l'été. Les entreprises seront représentées par le Medef, la CPME et l'Amrae (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise). Cette réflexion était promise depuis le 23 mars.

Evénementiel : les entreprises se regroupent

A la faveur de la crise, un "Syndicat des activités événementielles" vient de voir le jour à Marseille. 142 entreprises l'ont déjà rejoint. Ses fondateurs espèrent fédérer les acteurs de la filière au-delà de la Région Sud.

PGE : les chiffres optimistes de Bpifrance

Bpifrance plus optimiste que Bercy sur les chiffres du prêt garanti par l'État. Son directeur général Nicolas Dufourcq a affirmé, sur RTL, que 251 000 entreprises en avaient bénéficié, pour près de 40 milliards d'euros distribués au soir du 21 avril. Bruno Le Maire en comptait, hier, 174 000 pour 24 milliards d'euros. Le taux de refus oscillerait « entre 2 et 3 %, d'après les informations des réseaux bancaires », a ajouté Nicolas Dufourcq (contre 4 à 5 %, selon le ministre de l'Économie, le 17 avril).

21 avril

📍 Les règles sanitaires, cauchemar des entreprises

Selon une étude du ministère du Travail, la principale difficulté à laquelle font face les entreprises depuis le début de la crise sanitaire est... la gestion des questions sanitaires. Elle est quasiment citée deux fois plus que les problèmes d'ordre financier. La mise en place de gestes barrières est pourtant la condition impérative posée à la reprise d'activité par le gouvernement. Dans ce domaine, pourquoi ne pas prendre exemple sur l'industrie agroalimentaire ? Elle a au moins 7 leçons à nous donner en matière de sécurité sanitaire.

L'industrie à l'heure de la reprise

Les usines françaises se remettent en marche. Le travail reprend aujourd'hui sur le site nordiste de Toyota. Valeo vient de signer un accord avec les syndicats sur des "mesures de sécurité renforcée". Le groupe PSA a défini un protocole riche d'une centaine de mesures. Avant eux, le normand CPM Industries s'était déjà frotté à la mise en place de règles sanitaires dans son usine.

Déconfinement : reprise scolaire sur 3 semaines

Le retour en classe des enfants pourrait être étalé sur trois semaines, à partir du 11 mai, d'après le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Mais même une fois leur rentrée effectuée, les élèves pourraient, dans certains cas, être amenés à rester encore chez eux.

PGE : 174 000 bénéficiaires

« Les banques ont accordé 24 milliards d'euros de prêts à 174 000 entreprises », s'est félicité le ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur Twitter. Il assure que « l'immense majorité des demandes ont été acceptées ».

Fonds de solidarité élargi par décret

Les entreprises éligibles au fonds de solidarité pour les TPE peuvent déposer leur demande d'aide, au titre du mois d'avril, jusqu'au 31 mai 2020. Les conditions d'accès à ce dispositif ont été aménagées par décret. Les changements avaient été annoncés lors de la présentation du deuxième projet de loi de finances rectificative.

Vers des annulations de charges par secteur

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin confirme, sur France Inter, vouloir aller plus loin que de simples reports de charges pour les entreprises. D'autres secteurs que ceux déjà mentionnés pourraient ainsi bénéficier de dégrèvements.

Les priorités du Medef

Dans une interview au Journal des Entreprises, le président délégué du Medef Patrick Martin distribue les bons et mauvais points de la gestion de crise économique. Et plaide pour des annulations de charges sectorielles et une extension de la garantie publique en vigueur sur l'assurance-crédit.

Les entreprises du tourisme, grandes perdantes

L'Observatoire de l'économie du tourisme rassemble, dans une note de conjoncture, les premières estimations de l'impact du coronavirus sur le secteur, issues de plusieurs sources. Bilan provisoire, à début avril : l'épidémie pourrait amputer d'un quart le PIB touristique de la France (soit autour de 45 milliards d'euros, selon Atout France) et de 40 % le chiffre d'affaires 2020 des professionnels (baromètre Roland Berger).

20 avril

📍 44 milliards d'euros envolés pour les entreprises

Les entreprises vont perdre gros pendant le confinement, selon une évaluation de l'OFCE. Ces huit semaines, du 17 mars au 10 mai, pourraient déboucher sur un manque à gagner de 44 milliards d'euros de revenus. L'Observatoire plaide donc pour des annulations ciblées de charges.

Des masques pour les TPE-PME chez Cdiscount

Une nouvelle voie d'approvisionnement en masques pour les TPE-PME. Le bordelais Cdiscount ouvre aujourd'hui un espace de vente en ligne réservé aux professionnels, avec la bénédiction du gouvernement : https://www.cdiscount.com/masques. Elle s'adresse en priorité aux entreprises qui ne bénéficieraient pas des commandes groupées passées à l'étranger par les grands donneurs d'ordre. Les livraisons se feront dans les enseignes du groupe Casino, maison-mère de Cdiscount.

Chômage partiel maintenu après le 11 mai

« Le 11 mai, on ne ferme pas le chômage partiel. » Sur RTL, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a promis d'accompagner la reprise progressive de l'activité dans les entreprises par la dégressivité de la prise en charge des indemnisations par l'État. Un employeur pourra remettre une partie du personnel au travail, sans perdre le bénéfice du dispositif sur la frange restée inactive. Selon Muriel Pénicaud, 785 000 entreprises, pour 9,6 millions de salariés, ont sollicité le chômage partiel jusqu'à présent.

Des outils pour 5 millions de télétravailleurs

Cinq millions de salariés du privé sont en télétravail, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Et ils pourraient le rester au-delà du 11 mai, à en croire le Premier ministre Édouard Philippe. Pour se préparer au mieux à cette prolongation obligée, notre sélection d'outils numériques pour la communication, la gestion de projet et le travail à distance.

Transport routier : double coup de pouce fiscal

Un geste pour les transporteurs routiers. Le gouvernement aménage deux taxes (TICPE et TSVR) pour leur rendre temporairement 390 millions d’euros de trésorerie.

Accord sur les loyers des TPE

Après plusieurs jours de tensions, un accord a finalement été trouvé sur la question de la suspension des loyers. Quatre fédérations de bailleurs (la FSIF, l’AFG, l’ASPIM, le CNCC), celle des assureurs (la FFA) et la Caisse des dépôts et consignations ont accepté le principe, poussé par Bercy, d'annulation de trois mensualités pour les TPE fermées par arrêté à la mi-mars. Les autres entreprises doivent discuter avec leur propriétaire pour d'éventuels aménagements au cas par cas. Enfin, « un code de bonne conduite des relations entre les propriétaires et les locataires commerciaux » sera rédigé. Un médiateur nommé par Bercy veillera à son application.

19 avril

📍 Après le 11 mai, télétravail ou règles sanitaires dans les entreprises

L'organisation du travail restera perturbée par l'épidémie de coronavirus, même après le 11 mai et le début programmé du déconfinement. En conférence de presse, le Premier ministre Édouard Philippe a souhaité que le « télétravail se poursuive dans toute la mesure du possible » après cette date. Dans les autres cas, il faudra obligatoirement adopter gestes barrières et distanciation sociale.

Montée en puissance des masques made in France

L'État compte plus que jamais sur les industriels français pour la production des masques dits alternatifs. Ils pourraient en fabriquer, selon le ministre de la Santé Olivier Véran, 17 millions par semaine d'ici au 11 mai (contre 4 millions début avril). A la date prévue de sortie du confinement, tous les Français qui le souhaitent devront pouvoir se procurer ces masques grand public. D'autant plus que le gouvernement estime « probable » de rendre leur port obligatoire dans certains cas, notamment dans les transports publics. Mais la question de la distribution de ces produits reste « l'un des sujets compliqués du plan de déconfinement », a reconnu Édouard Philippe.

De nouveaux sommets pour les aides aux entreprises

Le Premier ministre Édouard Philippe a fait le point sur les dispositifs d'aide aux entreprises mis en place depuis le début de la crise. L'activité partielle concerne plus de 700 000 entreprises (soit « presque une sur deux ») et 9 millions de salariés. Le fonds de solidarité enregistre plus d'1 million de demandes. Les prêts garantis par l'État ont bénéficié à 130 000 entreprises pour un montant de 18 milliards d'euros accordé.

17 avril

📍 Nouveaux reports pour les échéances fiscales

Le ministère des Finances révise le calendrier fiscal des entreprises : la plupart des obligations du mois de mai (paiements ou déclarations) sont repoussées avec, pour nouvelle échéance, le 30 juin.

Les PME retiennent leur souffle

La crise du coronavirus fait craindre la faillite à 55 % des dirigeants d'entreprise. Résultat d'un sondage de la CPME auprès de 3 416 d'entre eux. Plus d'un tiers affirme ne détenir suffisamment de trésorerie que pour couvrir un mois d'exploitation.

Le transport routier de voyageurs en souffrance

Face à la mise à l'arrêt de l'activité, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) lance un "cri d’alarme" au gouvernement. Et réclame des mesures fortes pour sauver les TPE-PME du secteur, comme la prolongation du chômage partiel « jusqu’au début de la saison touristique 2021 ».

PGE : 95 % des demandes sont acceptées

Le taux de refus des demandes de prêts garantis par l'État (PGE) est « de l'ordre de 4 à 5 % », a révélé le ministre de l'Économie devant l'Assemblée nationale. Aux entreprises qui n'auraient pas décroché de PGE, ni trouvé d'alternative auprès de la Médiation du crédit, Bruno Le Maire propose de se tourner vers l'État et son Fonds de développement économique et social (FDES), un outil que le nouveau projet de loi de finances rectificative, examiné depuis aujourd'hui par les députés, prévoit de doter d'1 milliard d'euros.

Jusqu'à 50 euros sans contact

A compter du 11 mai, il sera possible de payer jusqu'à 50 euros par carte bancaire sans contact. Ce relèvement du plafond de 30 euros jusque-là en vigueur doit « [contribuer] au renforcement de la sécurité sanitaire dans le commerce de détail et facilitera ainsi une reprise rapide de l’activité dans ce secteur », justifie le ministère de l'Économie.

Bercy dans la bataille des loyers

Les grandes sociétés foncières, nouvelles cibles de Bercy. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire leur demande d'annuler, « au moins pour trois mois », les loyers des TPE fermées par arrêté pour cause de crise sanitaire.

Automobile : la France durement touchée

En mars, les ventes de voitures particulières ont plongé de 55,1 % en un an sur le Vieux Continent, selon l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). La France souffre encore plus, au vu des chiffres des groupes PSA (-68,1 %) et Renault (-64,7 %), mais aussi de la situation du marché national (-72,2 %).

16 avril

📍 Nouveaux engagements des assureurs pour plus de 3 milliards d'euros

Sous pression pour leur présumé manque de solidarité, les assurances ont fini par céder : elles prennent trois nouveaux engagements pour les entreprises, après ceux du 23 mars. Deux pour redonner de la trésorerie aux entreprises en pleine crise (pour 1,55 milliard d'euros) et un pour relancer l'activité après le confinement (1,5 milliard d'euros).

Délais légaux réaménagés pour le BTP

Les délais applicables en matière d'urbanisme, tant pour les procédures d’instruction et de préemption, que les recours et les pénalités, sont désormais suspendus et raccourcis. Le gouvernement est revenu en effet sur des dispositions du 25 mars, qui risquaient de ralentir la reprise dans le bâtiment et l'immobilier.

Le paiement interentreprises déraille

Malgré les appels à la solidarité et l'exemplarité, les incidents de paiement ont fini par exploser : la semaine du 30 mars, ils « ont triplé par rapport à la même période en 2019 pour atteindre un montant d’environ 270 millions d’euros », s'alarme le comité de crise institué pour intervenir sur les retards de paiement des grandes entreprises. Mais ces dernières, avec les ETI, disent aussi subir un allongement des délais de la part de leurs clients, selon une enquête de l'AFTE et Rexecode.

Respirateurs artificiels : le nouveau défi industriel français  

Alors que se pose la question des relocalisations de productions stratégiques en France, Air Liquide et sa centaine de partenaires industriels sont en train de montrer le chemin. Pour livrer aux hôpitaux  10 000 respirateurs artificiels en 50 jours, toutes ces entreprises sont en train de multiplier, parfois par plus de 50, leurs productions.

Sécurité sanitaire : la justice amène Amazon à fermer des entrepôts

En réponse à une décision de justice très critique sur sa gestion de la crise du coronavirus, Amazon a fermé ses six centres de distribution français pour cinq jours jusqu'au 20 avril inclus. Le 14, le tribunal judiciaire de Nanterre avait ordonné au géant du e-commerce américain de restreindre son activité à la vente de produits essentiels, le temps d'évaluer les risques sanitaires et de garantir la sécurité des salariés. Sans quoi Amazon s'exposait à 1 million d'euros d'amende par jour et par infraction constatée. « Perplexe », l'entreprise a fait appel.

Un quart de créations d'entreprise en moins

En mars, le nombre de créations d'entreprise a plongé de 25,5 % en un mois, d'après l'Insee.

PGE : 1,2 milliard d'euros vers le tourisme

Selon le secrétaire d'État Jean-Baptiste Lemoyne, 14 000 entreprises touristiques ont obtenu 1,2 milliard d'euros par le biais du prêt garanti par l'État (PGE) au 15 avril. Une goutte d'eau, comparée aux « 10 à 15 milliards d'euros de recettes » qui sont perdues chaque mois par les professionnels. Un comité interministériel du tourisme se réunira « courant mai » pour avancer sur le plan de relance sectorielle, promis par Emmanuel Macron.

15 avril

📍 Plan d'aide : ce sera finalement 111 milliards d'euros

De 45 milliards d'euros en mars, il avait été réévalué à 100 milliards la semaine dernière. Le plan d'urgence économique renforcé du gouvernement, présenté en conseil des ministres, sera finalement de 111,5 milliards d'euros. Il prévoit, en particulier, d'ouvrir de nouvelles sources de financement aux grandes entreprises, ETI et PME les plus fragiles.

Chômage partiel : 8,7 millions de salariés concernés

Selon le dernier bilan hebdomadaire du ministère du Travail, 864 000 établissements ont demandé à mettre en activité partielle 8,7 millions de salariés, entre le 1er mars et le 14 avril.

Annulation de charges dans la restauration et l’hôtellerie

Le ministre des Comptes publics a annoncé sur Europe 1 travailler à l'annulation des charges dans les secteurs de la restauration, l’hôtellerie, et les arts et spectacles. Cela devrait représenter 750 millions d’euros au total.

Avances remboursables pour les PME

Nouveau dispositif pour apporter des liquidités aux entreprises : l'État va proposer 500 millions d'euros d'avances remboursables aux PME. La mesure vise toutes celles « qui ne trouvent pas de moyens de financement mais ont besoin de trésorerie pour redémarrer » leur activité, a expliqué le ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur RTL.

Les RH n'en peuvent plus

Sursollicités, épuisés, isolés... les professionnels des ressources humaines, interrogés par les éditions Tissot, se disent éprouvés par la gestion de crise du coronavirus.

900 000 bénéficiaires du fonds de solidarité

L'aide de 1 500 euros du fonds de solidarité a déjà été remise à 900 000 TPE et indépendants, selon Bercy. A partir d'aujourd'hui, ils pourront également prétendre à 2 000 euros supplémentaires en cas de difficultés extrêmes et sur instruction de leur dossier au niveau régional. Cette enveloppe complémentaire devrait être bientôt portée à 5 000 euros.

14 avril

📍 Nouvelles aides à venir

Des aides supplémentaires sont en cours de préparation, annonce Bruno Le Maire dans une interview à BFMTV. Parmi les nouveautés à venir : des mesures spécifiques pour le secteur du tourisme, avec de possibles annulations de charges sociales et fiscales, des aides pour les entreprises en difficulté et une refonte du fonds de solidarité.

Une enveloppe pour les indépendants

Artisans et commerçants bénéficieront d'une aide financière spécifique plafonnée à 1 250 euros. Elle leur sera versée automatiquement par les Urssaf.

150 000 entreprises ont obtenu un prêt garanti par l'Etat

Quelque 150 000 entreprises ont déjà décroché un prêt garanti par l'Etat, a indiqué le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq sur BFM Business. Pour un montant total de 22 milliards d'euros.

Une aide d’un milliard d’euros pour les plus démunis

Emmanuel Macron a annoncé lundi 13 avril que l’Etat allait verser une aide exceptionnelle aux foyers les plus modestes. Selon Les Echos, le montant de cette aide devrait approcher le milliard d’euros.  Pour chaque foyer concerné, cela devrait se traduire par quelques centaines d’euros supplémentaires, avec des montants proches de ceux de la prime de Noël versée aux demandeurs d'emploi en fin de droits ou aux allocataires du RSA, poursuit le quotidien.

Geoffroy Roux de Bézieux clôt le débat 

Après avoir provoqué un tollé ce week-end, en demandant la suppression de jours de congés payés et de jours fériés pour faciliter la reprise économique, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux est revenu sur sa position dans un tweet. « Le sujet du temps de travail ne pouvait être discuté que dans le cadre du dialogue social. Les syndicats ont dit "non" donc le débat est clos », a-t-il indiqué.

Croissance : -8 % en France , -3 % dans le monde

Le week-end pascal, et la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai, auront eu raison de la dernière prévision de croissance de Bercy. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire estime que le PIB pourrait finalement reculer de 8 % cette année. Un peu moins pessimiste pour la France, le FMI table sur une contraction de 3 % de l’économie mondiale en 2020.

13 avril

📍 Confinement prolongé jusqu'au 11 mai 

Emmanuel Macron prolonge le confinement jusqu'au lundi 11 mai. A cette date les écoles pourraient rouvrir. Les professionnels du tourisme vont bénéficier d'aides spécifiques.

10 avril

📍 Ce que prévoit le plan d'aide français à 100 milliards

Bercy ne se contente pas de rallonger l'enveloppe de son plan d'aide aux entreprises, passée de 45 à 100 milliards d'euros. Il se prépare aussi à secourir les PME, ETI et groupes en danger, avec le renforcement de deux mécanismes d'aide directe.

Près de 550 milliards d'euros au niveau européen

Un plan de 540 milliards d'euros « immédiatement disponibles », selon Bruno Le Maire. C'est l'enveloppe sur laquelle se sont finalement entendus les ministres des Finances de l'Union européenne. Elle se compose de 240 Md€ au titre du mécanisme européen de stabilité, 200 Md€ de prêts aux entreprises par le biais de la Banque européenne d'investissement et 100 Md€ pour le financement du chômage partiel.

Assurance-crédit : soutien public

Les assureurs commercialiseront à partir du 15 avril des assurances-crédit prenant en compte la dégradation de la situation financière des entreprises et garanties par l'Etat. 

Plus de 90% des cafés, hôtels et restaurants fermés

Une enquête de l'UMIH révèle que la quasi totalité des cafés, hôtels et restaurants ont baissé leur rideau. Très peu de restaurateurs font de la vente à emporter ou en livraison.  

9 avril 

📍 Bercy voit double pour les entreprises

Le plan d'aide aux entreprises multiplié par deux : de 45 milliards d'euros à la mi-mars, il passera à 100 milliards, annoncent les ministres de Bercy, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, dans Les Echos. Un nouveau projet de loi de finances rectificative (le deuxième en un mois) sera présenté le 15 avril en conseil des ministres. Il sera bâti sur l'hypothèse d'un recul du PIB de 6 % en 2020.

Les TPE, premières victimes

Les entreprises les plus petites et celles qui étaient fragiles avant la crise sont les principales victimes du coronavirus, selon Infolegale. La société a analysé les défaillances prononcées entre le 1er et le 3 avril.

Les experts-comptables ne raccrochent pas

Au contraire, ils restent sur la brèche : leur dispositif d'aide "Appelle un expert" (site web et numéro vert) est prolongé pour une durée indéterminée. Il devait s'arrêter au 1er avril.

TVA déductible

Bercy annonce un coup de pouce fiscal sur la TVA pour les entreprises qui donnent du matériel sanitaire à des établissements de santé, à l'État ou à une collectivité locale.

Crise économique au-delà du confinement

Quel sera l'impact du coronavirus sur l'économie ? L'Insee a confirmé ses premières estimations du 26 mars, mais prévient : la fin du confinement ne sera pas le début de la reprise.

Chômage partiel : remboursement express ?

Les entreprises sont remboursées par l'État des salaires versés à leurs salariés en chômage partiel dans un délai de « 7 à 10 jours après [leur] demande » et dès lors qu'elles ont fourni tous les éléments à l'administration, a assuré Muriel Pénicaud sur BFMTV.

8 avril

📍 Vers une récession historique en France

A peine plus de deux semaines de confinement ont suffi à ravager l'économie au premier trimestre, estime la Banque de France. Elle a calculé que le PIB pourrait avoir reculé de 6 % entre janvier et mars.

Confinement prolongé

Le confinement parti pour durer. L'Élysée a annoncé, dans la soirée, sa prolongation au-delà de l'échéance du 15 avril. Sans toutefois préciser de nouvelle date. Le président Emmanuel Macron s'exprimera le 13 avril au soir.

La condition des dégrèvements

Les annulations pures et simples de charges seront possibles, au cas par cas, après le confinement. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a fixé une seule condition pour en bénéficier.

"Quoiqu'il en coûte" toujours de rigueur

Le coût croissant des aides accordées aux entreprises ne remet pas en cause la doctrine gouvernementale : « Nous maintiendrons [ces dispositifs] le temps que durera cette crise sanitaire et économique », a promis le patron de Bercy Bruno Le Maire, à la sortie du conseil des ministres. L'envolée du chômage partiel (6,3 millions de salariés concernés) pourrait coûter à l'État 19,6 milliards d’euros sur trois mois, selon sa collègue au Travail Muriel Pénicaud.

Le commerce mondial en chute libre 

Pour l'Organisation mondiale du commerce, les échanges internationaux pourraient reculer de 13 % à 32 % cette année.

Des millions d'heures de travail perdues

L'Organisation internationale du travail aussi y est allé de ses estimations. L'OIT anticipe une baisse du nombre d'heures de travail de 7,8 % en Europe au deuxième trimestre.

Attestations de déplacement international

Des attestations de déplacement dérogatoire propres aux trajets internationaux ou vers l'Outre-mer. Depuis minuit, ce 8 avril, tout voyageur souhaitant entrer en France doit se munir de ce nouveau document, à présenter à l'embarquement et aux contrôles d'arrivée. Trois cas de figure différents, auxquels correspondent trois attestations spécifiques, ont été identifiés : les déplacement de métropole vers l'Outre-mer, de l'étranger vers la métropole et de l'étranger vers l'Outre-mer.

7 avril

📍 Le nerf de la guerre

Sans surprise, la trésorerie est le sujet de préoccupation dominant des entreprises en ce moment. Confirmation avec les administrateurs et mandataires judiciaires : ils ont dressé le palmarès des questions posées au numéro vert qu'ils ont lancé le 23 mars.

Masques made in France

La mobilisation des entreprises françaises sur les masques commence à se voir. Elles sont 76 à avoir fait valider 146 modèles dits alternatifs. Et entre le 30 mars et le 5 avril, elles en auraient déjà produit 3,9 millions d'unités, d'après un décompte de la Direction générale des entreprises (DGE).

Et maintenant les surblouses

Déjà mobilisées sur la fabrication de masques, les entreprises françaises sont à présent appelées à produire un modèle simplifié de surblouses d'hôpital, pour équiper le personnel soignant qui en manque cruellement.

Un report des charges très suivi

Un tiers des PME de plus de 50 salariés ont reporté le paiement de leurs charges fiscales et sociales, annonce le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin sur Twitter.

6 avril 

📍 Récession XXL et surmortalité d'entreprises

Après l'Insee, l'assureur-crédit Coface s'est essayé à quelques prévisions économiques pour 2020. En France, récession et défaillances d'entreprises pourraient atteindre des niveaux rarement vus.

20 milliards de prêts demandés

Selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, 100 000 entreprises ont sollicité leur banque pour obtenir un prêt garanti par l'État, pour un montant global de 20 milliards d'euros ; 5 millions de salariés sont au chômage partiel  ; et 450 000 petites entreprises ont demandé à bénéficier du fonds de solidarité mis en place par le gouvernement.

Brutal coup d'arrêt dans les services

Les indices PMI de mars 2020, publiés par IHS Markit, trahissent la violence de la crise provoquée par le coronavirus dans les services, mais aussi dans le BTP et l'industrie.

4 avril

📍 Reports de charges en avril aussi

Mis en place à l'origine pour les échéances de mars, le report de charges fiscales et sociales est prolongé pour le mois d'avril.

3 avril

📍 Le guide du BTP publié

L’organisme de prévention du BTP a publié le très attendu guide de préconisations de sécurité sanitaire façonné pour assurer la reprise des activités de construction. Une vingtaine de pages de mesures et conseils à appliquer qui pourront aiguiller les entreprises du secteur mais qui risquent également de tendre les relations contractuelles entre les acteurs.

Fiscalité : des dégrèvements pour qui ?

Après celle du 5 avril, l'échéance sociale du 15 avril est à son tour reportée. La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher l'a révélé lors d'une séance de questions-réponses en ligne. L'occasion aussi d'indiquer comment bénéficier d'un dégrèvement fiscal : il faut « faire état de sa situation de trésorerie » auprès de son service fiscal habituel, « en produisant des éléments factuels sur les charges et la perte de chiffre d'affaires auxquelles vous devez faire face, ainsi que la nature de votre travail ».

Site d'emploi pour secteurs prioritaires

Vous travaillez dans la santé, l’agriculture, l’agroalimentaire, les transports, la logistique, l’énergie, les télécoms ou l’aide à domicile ? Le nouveau site Mobilisation Emploi est fait pour répondre à vos besoins de main- d’œuvre en cette période pandémique.

Gare aux virus

Avec la généralisation massive et précipitée du télétravail, les pirates informatiques se frottent les mains. Jérôme Notin, directeur général de cybermalveillance.gouv.fr, livre quelques conseils aux entreprises pour s'épargner des cyberattaques.

Du temps pour les apprentis

La durée des contrats d'apprentissage peut être exceptionnellement prolongée. Cette possibilité a été ouverte dans une nouvelle ordonnance. Elle révise aussi les délais applicables au nouvel entretien professionnel sexennal.

Nationalisations temporaires

Bruno Le Maire assure que des nationalisations de fleurons industriels durement touchés par la crise sont possibles. Mais que celles-ci ne pourront être que limitées dans le temps.

2 avril

📍 PGE : les engagements des banques

Le gouvernement rappelle les banques à leurs engagements dans le cadre du prêt garanti par l'État. Tout en glissant aux entreprises que l'octroi du PGE n'est pas automatique...

L'envolée du chômage partiel

Le nombre de dossiers d'activité partielle a triplé en une semaine (+1 milliard d'heures chômées demandées). Le ministère du Travail assure avoir reconfiguré son site pour mieux encaisser cet afflux inédit.

Difficultés en série dans l'agroalimentaire

Selon un sondage de l'Ania, les entreprises agroalimentaires sont surtout ralenties par des problèmes de logistique et de transport actuellement... mais pas seulement. Des difficultés, liées au contexte sanitaire, qui pourraient plomber leur chiffre d'affaires.

Start-up agiles

Et les start-up dans tout ça ? Certaines font preuve d'agilité et d'inventivité pour répondre aux défis de l'épidémie. Découvrez-les dans notre dossier consacré à ces start-up régionales qui s'adaptent à la crise.

1er avril

📍 Comité de crise sur les délais de paiement

Le comité de crise sur les délais de paiement est prêt à recevoir les signalements des TPE-PME. Le mode de recours a été précisé, alors que la crise a fait exploser les demandes d'intervention des Médiateurs des entreprises et du crédit : ils ont reçu, en deux semaines, l'équivalent de trois mois de saisines.

La violente chute du climat des affaires

Premier indicateur conjoncturel publié par l'Insee depuis le début de la crise, le climat des affaires a plongé de 10 points en mars. C'est sa plus forte chute mensuelle en quarante ans.

Aménager la responsabilité du chef d'entreprise

Président de la CPME, François Asselin appelle le gouvernement à aménager la notion de responsabilité civile et pénale de l'employeur : sans faute intentionnelle, un employeur ne doit pas pouvoir faire l'objet de poursuites pénales par un salarié touché par le coronavirus.

Fonds de solidarité plébiscité

En 24 heures, le site impots.gouv.fr avait déjà reçu plus de 204 000 demandes de TPE et indépendants souhaitant bénéficier de l'aide de 1 500 euros qui leur est réservée au titre du fonds de solidarité, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin sur Twitter.

31 mars  

Chômage partiel plébiscité

Au 31 mars au soir, le dispositif d'activité partielle du gouvernement représentait 337 000 entreprises et 3,6 millions de salariés, selon la ministre du Travail.

Aides à l'export aménagées

Le gouvernement n'oublie pas les entreprises exportatrices dans son plan anti-crise économique : Bercy a présenté trois mesures pour les aider à conserver leurs parts de marché à l'international.

Exonération de charges

Le gouvernement a décidé d’exonérer de charges sociales et patronales les sommes versées au-delà des 84 % pour les entreprises qui souhaitent maintenir intégralement la rémunération de leurs salariés au chômage partiel (2,2 millions de salariés au 27 mars).

Mesures de l'Ademe

Pour aider les entreprises, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie annonce qu'elle réglera en avance 20% du montant des aides reçues par les entreprises et paiera 20% du montant de ses achats dès la commande.

"Prime Macron" à 2 000 euros

Pour inciter les entreprises à récompenser les salariés qui viennent travailler, Bercy retouche encore la prime défiscalisée et désocialisée, mise en place au moment des "Gilets jaunes", et y apporte quatre changements.

La ruée vers les banques

Premier bilan des prêts garantis de l’État, moins d'une semaine après leur mise en place. Selon Bruno Le Maire, 21 000 entreprises ont déjà fait une demande de prêt pour un montant total de 3,8 milliards d'euros.

Fonds de solidarité étendu (bis)

Bercy plus généreux que prévu : le seuil de 70 % de perte de chiffre d'affaires, qui conditionnait jusque-là le déblocage d'une aide de 1 500 euros, est abaissé à 50 % dès le mois de mars (disposition applicable à partir du 3 avril). Notre sujet "Vers une extension du fonds de solidarité en avril" a été modifié en conséquence.

30 mars   

Conseils aux start-up

Comment décrocher un plan garanti par l'État quand on est une start-up ? Comment se faire rembourser ses crédits d'impôt recherche ou innovation ? Le secrétaire d'État au Numérique Cédric O a détaillé son plan de 4 milliards d'euros et livré de nombreux conseils pratiques, lors d'un échange organisé par France Digitale.

Fraude à l'activité partielle

Le ministère du Travail a précisé les sanctions encourues par les entreprises tentées par la fraude à l'activité partielle. La mise en chômage partiel des salariés n’est par exemple pas compatible avec le télétravail.

Fonds de solidarité étendu

Le fonds de solidarité pour les TPE, indépendants et autoentrepreneurs, va être prolongé et aménagé en avril. Les conditions d'éligibilité et le montant de l'aide complémentaire seront plus généreux, a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

29 mars 

Chômage partiel de masse

Selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, 220 000 entreprises et 2,2 millions de salariés sont en chômage partiel. Une ordonnance, publiée la veille, élargit le dispositif aux apprentis, temps partiel et employés à domicile, entre autres.

28 mars

Masques : la filière textile en renfort

Pour répondre à la pénurie, le gouvernement autorise les entreprises françaises du textile et du papier à sortir leurs propres masques. « 24 producteurs nationaux ont qualifié des modèles » dits alternatifs, a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe en conférence de presse. En parallèle, l'Afnor propose un référentiel pour les fabricants débutants sur ce produit.

27 mars

Bercy répond aux entreprises

Après deux semaines d'annonces tous azimuts, le ministère de l'Économie ouvre un site d'information à destination des entreprises : https://info-entreprises-covid19.economie.gouv.fr Cette "base de connaissances" promet "des réponses simples, concrètes et immédiatement opérationnelles" mises à jour quotidiennement.

15 jours de plus de confinement

Alors que la vague épidémique gagne du terrain en France, le gouvernement prolonge de 15 jours la période de confinement

Chômage partiel : procédures assouplies

Annoncée à la mi-mars, l'évolution du dispositif d'activité partielle se concrétise dans un décret entré en vigueur le 26 mars. Indemnisation des heures chômées depuis le 1er mars, intégration des salariés au forfait, assouplissement des procédures... A retrouver dans notre article mis à jour "Comment mettre en place le chômage partiel dans l'entreprise".

40 000 logements

Pour éviter que le marché du bâtiment ne s'enraye complètement, l'Etat, via CDC Habitat va lancer un appel à projets auprès des promoteurs immobiliers, portant sur la construction de 40 000 logements en France. Leur construction doit démarrer sous un an.

Report de charges sociales du 5 avril

L'Urssaf détaille les modalités du report de paiement des cotisations sociales du 5 avril, pour les entreprises de plus de 50 salariés, les indépendants et les professions libérales.

26 mars

Croissance en berne

L’activité économique française ne tourne qu'à 35 %, selon l’Insee. Si le confinement dure un mois, la France pourrait perdre trois points de PIB.

Ordonnances

Les 25 premières ordonnances prévues par la loi du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19 ont été publiées au Journal officiel. Elles prévoient une multitude de règles dérogatoires au droit commun, notamment en termes de doit du travail. Les entreprises sont concernées au premier chef.

Plateforme dédiée aux fabricants et vendeurs de gel hydroalcoolique

Une plateforme réservée aux professionnels a été lancée pour mettre en relation les fabricants et les clients de gels hydroalcooliques. Soutenue par le gouvernement, elle aura à terme vocation à proposer également la vente en ligne d’autres produits de santé (masques, gants, respirateurs, etc.).

25 mars

Congés payés et RTT imposés, chômage partiel étendu

Dans le cadre d'ordonnances présentées par le gouvernement, les employeurs vont pouvoir imposer une semaine de congés payés (sous réserve d'un accord collectif) ainsi que des RTT à leurs salariés. Quant au dispositif d'activité partielle, il est étendu à de nouvelles catégories de travailleurs et l'administration dispose de 48 heures pour répondre aux demandes des entreprises.

Plan d'urgence pour les start-up

Le gouvernement annonce le 25 mars un plan de 4 milliards d’euros pour soutenir la trésorerie des start-up françaises.

Experts-comptables et avocats mobilisés

L’Ordre des experts-comptables et le Conseil national des barreaux mettent en place des numéros d'appel et sites web dédiés pour venir en aide gratuitement aux entreprises.

24 mars

Entrée en vigueur de la garantie publique des prêts bancaires

Toute entreprise peut demander à sa banque de bénéficier du nouveau "prêt garanti par l'Etat" (montant jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires 2019 ou deux années de masse salariale). Pour les TPE, PME et ETI, la garantie de l’État couvrira 90 % de la somme.

Prime d'intéressement

Toutes les entreprises de moins de 250 salariés peuvent désormais verser une prime d'intéressement à leurs salariés, sans avoir mis en place préalablement un accord d’intéressement.

23 mars

Le geste des assurances envers les entreprises

La Fédération Française de l'Assurance annonce « différer le paiement des loyers pour les PME et les TPE » contraintes à la fermeture et confirme la conservation en garantie des contrats des entreprises en difficulté en cas de retard de paiement à la suite de la pandémie.

Haro sur les retards de paiement

Le gouvernement met en place un comité de crise chargé de régler les problèmes de délais de paiement.

Pénurie de masque : les PME mobilisées en région

Sans attendre le gouvernement, des entreprises de toute la France ont pris l'initiative de produire des masques pour répondre à la pénurie de cet équipement de protection indispensable. Découvrez-les dans notre dossier consacré à cette mobilisation du tissu économique local.

21 mars

Accord sur le report des loyers pour les entreprises

Bercy annonce avoir obtenu un accord partiel des principales fédérations de bailleurs en faveur des TPE-PME contraintes à la fermeture pour suspendre les loyers et proposer des échéanciers de remboursement sans pénalités.

Accord entre le gouvernement et le BTP pour une poursuite des chantiers

Après de vifs échanges interposés, un accord est signé entre les fédérations professionnelles du secteur du bâtiment et des travaux publics (FFB, FNTP, Capeb) et le gouvernement fixant des principes permettant de renforcer la continuité de l'activité du secteur et la poursuite des chantiers.

Le "justificatif de déplacement" pour les salariés évolue

L’employeur peut désormais spécifier une durée de validité du "justificatif de déplacement" réservé aux salariés qui ne peuvent pas télétravailler, plutôt que de la renouveler tous les jours.

19 mars

Poursuite d'activité dans les entreprises

Alors qu'il avait annoncé un confinement général le 16 mars, le président de la République Emmanuel Macron demande aux entreprises de « poursuivre leur activité lorsque cela est possible » et en appelle à leur « responsabilité "civique" ».

18 mars

Délais de paiement de l'État

L'État s'engage sur ses délais de paiement aux entreprises ainsi que sur le remboursement de la TVA et du CICE.

Le « pont aérien de cash » de Bpifrance

Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, détaille le dispositif de prêts mis en place par la banque publique d’investissement pour venir en aide aux entreprises.

17 mars

Fonds national de solidarité

Les Régions annoncent mobiliser 250 millions d’euros pour abonder au fonds national de solidarité de l’Etat. Il doit permettre de soutenir financièrement les petites entreprises.

L’employeur doit fournir un justificatif de déplacement

Durant la période de confinement, les salariés qui ne peuvent pas être mis en télétravail, doivent disposer d’une attestation de l’employeur.

Le site du Journal des Entreprises en accès libre

Tous en télétravail, les 37 journalistes de la rédaction du Journal des Entreprises restent plus que jamais mobilisés. Pour aider au mieux les entreprises à surmonter la crise du coronavirus, le site web du Journal des Entreprises est désormais proposé en accès libre.

45 milliards pour aider les entreprises

Alors que Bercy estime que la crise générera un recul de 1 % du PIB, le gouvernement annonce un plan d’aide de 45 milliards d’euros. Au programme : renforcement du dispositif de chômage partiel, possibilité de reporter ses charges et mise en place d’un fonds de solidarité pour les TPE.

16 mars

Confinement et zéro faillite

Demandant aux Français de rester à la maison durant au moins quinze jours, Emmanuel Macron promet qu’« aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite » à cause de la crise du coronavirus.

Les promesses des banques

A travers leur fédération, la FBF, les banques françaises assurent qu’elles donneront de l’oxygène aux entreprises asphyxiées par la crise du coronavirus. De son côté, dans une interview au Journal des Entreprises, le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq détaille le renforcement du dispositif d’aide de la banque publique.

Le télétravail comme règle impérative

Tous les salariés qui le peuvent doivent désormais être mis en télétravail, déclare le gouvernement.

La réforme de l’assurance chômage repoussée

A cause de la crise du coronavirus, le gouvernement reporte en septembre l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage, prévue au 1er avril.

14 mars

Fermeture des commerces non essentiels

Le Premier ministre annonce la fermeture des bars, cafés, restaurants, cinémas et de tous les établissements recevant du public « non indispensables à la vie de la nation ».  Commerces alimentaires, pharmacies, banques, stations-services et distributeurs de presse restent ouverts.

13 mars

Chômage partiel et report des charges

Chômage partiel, report des charges sociales et fiscales et arrêts de travail pour les salariés contraints de garder leurs enfants pour cause d’écoles fermées : le gouvernement détaille les mesures annoncée la veille par Emmanuel Macron.

12 mars

Appel à la généralisation du télétravail

Emmanuel Macron appelle les entreprises et leurs salariés à privilégier le télétravail et annonce des mesures pour favoriser la garde des enfants suite à la fermeture des écoles.

6 mars

6 000 salariés en chômage partiel

Selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, 400 entreprises, essentiellement des secteurs du tourisme et de la restauration, ont déposé une demande de chômage partiel. 6 000 salariés seraient impactés.

3 mars

Soutien aux trésoreries

Bercy porte de 40 à 70% la garantie des prêts de trésorerie des PME par Bpifrance et annonce un rétablissement de la médiation du crédit pour les PME qui ont besoin de renégocier leurs contrats et leurs crédits.

Premiers appels au télétravail

Alors que 77 % des entreprises n’ont rien entrepris pour éviter la propagation du coronavirus sur le lieu de travail, des premières voix, à l’instar du service de santé au travail en Ille-et-Vilaine, appellent les entreprises à mettre en place le travail à distance.

28 février

Recommandations sanitaires

Alors que les premiers cas de coronavirus apparaissent en France, l’Etat déconseille aux entreprises de se rendre dans les pays les plus sinistrés et publie ses premières recommandations sanitaires à destination des entreprises et des salariés.

24 février

Des aides pour les entreprises impactées en Chine

Recours au chômage partiel, dérogations au nombre limite d’heures supplémentaires, appel à la solidarité économique : Bercy prend des premières mesures pour accompagner les entreprises françaises qui souffrent de l’épidémie de coronavirus qui ravage la Chine.

20 février

Crainte d'un ralentissement économique mondial

L'irruption du Covid-19 en Chine et la mise à l'arrêt du pays inquiètent. De fait, les entreprises françaises ne sont pas à l'abri des conséquences économiques de l'épidémie, même restreinte à l'Asie.

Tout au long du mois de février

Premières difficultés dans les entreprises françaises

L'épidémie de coronavirus explose en Chine. Les entreprises françaises présentes sur place, comme Airbus, Socomore, Wirquin ou Gys, témoignent de leurs difficultés, tandis que les difficultés d'approvisionnement commencent à en pénaliser d'autres sur le sol français, à l'image d'Etigo.

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