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[FIL INFO] Les dernières actualités qui comptent pour les entreprises

Par la rédaction, le 07 mai 2021

Dernières annonces du gouvernement, dispositifs d'aide, mesures exceptionnelles, conjoncture économique... retrouvez dans ce fil spécial toutes les informations importantes pour les entreprises et employeurs pendant la crise liée à l'épidémie de coronavirus Covid-19, et pour accompagner la reprise.

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Retrouvez les informations pour gérer au mieux votre entreprise pendant la crise du coronavirus Covid-19. — Photo : JDE

7 mai

📍 Aides d'urgence : une rallonge à 7,2 milliards

L'Etat à court d'argent pour payer les aides d'urgence. Le ministère de l'Economie veut remettre 7,2 milliards d'euros au pot, selon une information des Echos. Il s'agirait de financer en priorité le fonds de solidarité (6,7 Md€) et, dans une moindre mesure, l'activité partielle (0,5 Md€), censés perdurer encore pour quelques mois. Hier, le ministre des Comptes publics avait confirmé, mais sans le chiffrer, ce besoin pressant de trésorerie. En attendant une future loi de finances rectificative à l'été, il sera comblé par un « un redéploiement temporaire » des crédits initialement prévus pour « le fonds qui permet la prise de participation de l'Etat au capital d'entreprises stratégiques », a précisé Olivier Dussopt.

L'emploi salarié se relance

Ca pour une surprise, c'est une bonne surprise ! Le secteur privé est parvenu à créer des emplois salariés au premier trimestre. Y compris dans l'industrie. Malgré la troisième vague épidémique et le durcissement des restrictions sanitaires.

L'emploi cadre se déchire

Ne parlez plus d'emploi cadre au singulier. La reprise des embauches, attendue en 2021, risque de multiplier les lignes de fracture sur leur marché du travail, prévient l'Apec. Sa dernière étude montre qu'entre régions, secteurs ou classes d'âge, les perspectives peuvent varier du tout au tout.
A lire : L’emploi cadre repartira de l’avant en ordre dispersé en 2021

L'activité économique au ralenti

L'emploi résiste, donc, avec des hauts et des bas. Mais comment va l'économie en général, à la sortie de son troisième confinement ? Elle fait aller, répond l'Insee dans son dernier point de conjoncture. Le dernier musellement en date de l'activité a, certes, retardé la reprise, sans s'avérer aussi néfaste que les précédents... sauf pour les secteurs déjà les plus éprouvés par la crise du coronavirus.

Début d'année laborieux pour le commerce extérieur

Changement de dynamique aussi dans le commerce extérieur. Les exportations patinent, les importations repartent. Et le résultat est inévitable : le déficit commercial s'est creusé au premier trimestre, pour la première fois depuis le printemps 2020, indiquent les douanes. La rechute à l'export de l'automobile et de l'aéronautique n'a pas vraiment aidé.

Déconfinement : les jauges dans le sport un peu moins floues

La culture n'est pas la seule à savoir à quelles jauges elle va être mangée pendant le déconfinement. Hier soir, la ministre des Sports a également donné quelques précisions à l'Assemblée nationale. A partir du 19 mai, les enceintes sportives pourront bien recevoir jusqu'à 800 personnes en intérieur et 1 000 en extérieur, "dans le cadre de jauges proportionnelles" au site. Après le 9 juin, ce sera jusqu'à 5 000 spectateurs, avec passe sanitaire obligatoire. Ces limites pourraient être plus souples, si des organisateurs demandent une dérogation... ou plus strictes, dans le cas des évènements sportifs ou de loisirs "de masse". Enfin, l'accès aux salles de sport, autorisé le 9 juin, ne sera pas conditionné au port d'un masque spécifique, comme ceux conçus par certains fabricants (Decathlon ou Boldoduc, par exemple).

Agroalimentaire : Ynsect prend son envol

C'est une ferme agricole d'un nouveau genre. Verticale, on y élève des insectes. Pour nourrir des animaux aujourd'hui, et peut-être des humains demain. L'entreprise Ynsect a inauguré, hier, sa troisième usine du genre, la plus grande à ce jour, du côté d'Amiens.
A lire : Ynsect inaugure Ynfarm, la plus grande ferme d'insectes au monde

6 mai

📍 Déconfinement : le calendrier s'affine...

On en connaissait le cadre et les 4 étapes. Le déconfinement dans le détail commence à arriver. Les dates de réouverture des parcs de loisirs, casinos et stations thermales sont désormais fixées. Laissées de côté, les discothèques, elles, exigent de rouvrir le 30 juin. Une exigence qu'elles iront porter jusque devant le Conseil d'Etat.

... les jauges se précisent

Au-delà des dates de réouverture, le déconfinement, ce sont aussi des règles sanitaires. Depuis aujourd'hui, les lieux et événements culturels y voient un peu plus clair sur le sujet des jauges qui leur seront appliquées. Un peu seulement, car les préfets auront la main, dans certains cas, pour fixer des limites en fonction du contexte local.

Le rebond de l'investissement se profile

Sur l'investissement, les entreprises tiennent bon. Elles prévoient toujours de les augmenter de 10 % cette année, selon l'Insee, ce qui vient valider leurs anticipations du début d'année. Ces dépenses pourraient même s'envoler de 27 % dans le domaine des biens d'équipements et de 12 % dans l'agroalimentaire. En revanche, l'institut relève que "les industriels prévoient de conserver plus longtemps que d’habitude leurs équipements actuels". La part d’entreprises déclarant ainsi des déclassements d’équipements a atteint son plus bas niveau historique en 2020 (64 %, soit 10 points sous sa moyenne 1991-2020).

Brexit : la pêche, pomme de discorde

Regain de tension autour de la pêche post-Brexit. Après une première action du côté de Boulogne-sur-Mer (voir actualité du 23 avril), une cinquantaine de bateaux français se sont rassemblés au large du port de Saint-Hélier, la capitale de Jersey. C'est vers cette île anglo-normande qu'a dérivé, ces derniers jours, le bras de fer en cours entre Paris et Londres, sur les licences de pêche, octroyées au compte-gouttes par le Royaume-Uni. Aujourd'hui, chacun des deux pays a même envoyé deux bâtiments militaires sur la zone de la manifestation. Mardi, à l'Assemblée nationale, la ministre de la Mer Annick Girardin avait menacé de prendre des « mesures de rétorsion » contre Jersey.

5 mai

📍 Les embauches au beau fixe

Les entreprises ne renoncent pas à leurs projets d'embauches. En 2021, elles prévoient 2,7 millions de recrutements, selon un baromètre annuel de Pôle emploi. C'est d'ores et déjà plus qu'en 2019, mais la situation apparaît très contrastée, en fonction des secteurs et des régions. L'an dernier, la crise du coronavirus a tout de même porté un coup aux intentions des employeurs : 4 sur 10 ont annulé ou réduit leurs embauches. Dans l'hôtellerie-restauration, ce sont même 69 % des établissements qui ont dû se résoudre à l'une de ces deux options.

Les contrats de professionnalisation au plus mal

Si l'apprentissage a connu une année record en 2020, les contrats de professionnalisation aussi. Mais dans l'autre sens. Il s'en est signé 112 742 l'an dernier, soit un effondrement de 48,4 % par rapport à 2019, selon la Dares (ministère du Travail). La dégringolade s'est accélérée avec le début de la crise sanitaire, en mars, mais cette tendance à la baisse avait démarré dès septembre 2019, souligne l'étude.

Coup de fouet à la vaccination au travail

Un changement d'échelle. C'est ce que promet la ministre du Travail Elisabeth Borne au sujet de la vaccination en milieu professionnel. Les médecins du travail vont recevoir 100 000 doses supplémentaires d'Astra Zeneca ce mois-ci, en plus de pouvoir disposer, pour certains, de produits Pfizer ou Moderna. "Un circuit plus direct et simplifié" d'approvisionnement sera également mis en place. Ces ajustements deux jours après un appel commun du Medef et de la CFDT, lancé lundi, à "très fortement accélérer" la vaccination par les services de santé au travail, ouverte depuis fin février mais jugée insuffisante, avec 520 000 piqûres réalisées... soit à peine 0,3 % des injections effectuées en France jusqu'à présent.

Déconfinement : jusqu'ici tout va bien

Dans 14 jours, la libération. La prochaine échéance du déconfinement est bien partie pour être tenue : « si nous maintenons nos efforts, le 19 mai sera bien [la date d']une réouverture nationale des terrasses, des commerces, des lieux de culture et de sport », a confirmé le porte-parole du gouvernement, à la sortie du Conseil des ministres. Gabriel Attal a ainsi fait état d'« une amélioration nette de la situation » épidémique, tout en appelant à maintenir les précautions sanitaires d'usage.

Compte à rebours en plastique

Les jours des emballages plastiques à usage unique sont comptés. Le gouvernement vient de fixer, pour la période 2021-2025, des objectifs de réduction et de recyclage de ces contenants devenus indésirables. Avec, en ligne de mire, la fin annoncée de leur mise sur le marché en 2040.

L'électrique, ce n'est pas toujours fantastique

La mobilité électrique n'est pas forcément la clé de la réussite. La preuve : Alstom prévoit de se débarrasser d'Aptis, sa filiale alsacienne spécialisée dans la fabrication de bus propres.

Les puces font caler Stellantis

Petit composant, grandes conséquences. La pénurie mondiale de puces électroniques a empêché Stellantis (issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler) de sortir 190 000 véhicules de ses usines entre janvier et mars. C'est l'équivalent de 11 % de la production qui était prévue sur cette période. "Un impact supérieur [est] attendu" au deuxième trimestre, prévient le groupe automobile. En France, les sites de Rennes et Sochaux notamment ont dû ralentir, voire arrêter, leur activité à plusieurs reprises depuis le début de l'année.

4 mai

📍 Top départ pour l'aide à l'industrie 4.0

La course à la subvention est lancée. La version 2021 de l'aide aux PME et ETI industrielles prêtes à s'équiper en technologies 4.0 est désormais ouverte. Et mieux vaut ne pas traîner pour mettre la main sur ces 175 millions d'euros : la précédente version avait cartonné, le nouveau calendrier est serré et les premiers arrivés seront favorisés.

L'indemnisation des stocks dans les starting-blocks

Il faudra être un peu plus patient, du côté des commerçants. L'aide visant à indemniser leurs "surstocks" ne leur sera distribuée que le 25 mai, a annoncé Bercy.

Procédures collectives : une dangereuse ignorance

Non, le redressement ou la liquidation ne constituent pas l'unique porte de sortie des sociétés en difficulté. Et pourtant, les patrons méconnaissent encore trop souvent les alternatives à ces procédures collectives, comme le confirme un sondage OpinionWay pour l’institut Thomas More. L'étude déplore, au passage, une certaine méfiance des chefs d'entreprise envers leurs interlocuteurs (banques, administrateurs judiciaires, créanciers), lorsque la situation se tend.

Amazon, le bienvenu à Metz

Et de huit. Amazon ouvrira, cet été, à Metz, son huitième "centre de distribution" en France. Le géant américain de l'e-commerce met en avant un chiffre clé concernant son projet mosellan : 1 000, soit le nombre de CDI recrutés sous trois ans. De quoi ravir les élus locaux.
A lire : Amazon officialise la création de 1 000 emplois sur son futur site près de Metz

Automobile : avril pas facile

Apparemment, tout va bien. En avril, les ventes de voitures neuves ont plus que sextupler en un an (+568,8 %), selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Mais, comme en mars (voir actualité du 3 avril), la comparaison est faussée par le confinement dur d'avril 2020. Par rapport au même mois de 2019, le marché affiche, au contraire, une lourde chute de 25,4 %.

Les fonderies à la dérive

Rien ne va plus dans les fonderies françaises. Après avoir présenté un plan spécifique de 50 millions d'euros, l'Etat remet la main au porte-monnaie. Il vient d'accorder un prêt direct de 10 millions d'euros au groupe Alvance Aluminium Downstream pour ses trois sites français, récemment placés en redressement judiciaire (860 salariés environ répartis entre la Vienne et l'Indre). L'ouverture de cette procédure est une nouvelle conséquence de la fragilisation subite de la maison-mère GFG, à la suite de la faillite de la société de financement britannique Greensill. Pour ne rien arranger, ces difficultés particulières interviennent sur fond de crise structurelle du secteur. Plusieurs usines sont actuellement menacées, dont la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan, ou FVM, en Meurthe-et-Moselle.
A lire : Les salariés de FVM assignent l'actionnaire en justice

L'Egypte fan du Rafale

Contrat en or pour Dassault. En pleine crise du coronavirus, le groupe français a décroché une nouvelle commande de Rafale en provenance de l'Egypte : 30 avions de chasse vont s'ajouter aux 24 que le pays avait achetés en 2015. Selon le média Disclose, le contrat s'élèverait à 3,95 milliards d'euros. Il "devrait générer au total l’équivalent de 7 000 emplois en France pendant trois ans", affirme simplement le ministère des Armées, du côté de Paris. Les entreprises MBDA et Safran ont également conclu la vente d'"équipements associés", indique Paris, sans plus de précision.
A lire : L'Égypte commande 30 Rafale à Dassault Aviation

3 mai

📍 Dernière ligne droite pour le Fonds de solidarité

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dévoilé sur RTL une énième version du Fonds de solidarité, cette aide qui permet de maintenir à flot des centaines de milliers d’entreprises impactées par le Covid. Bonne nouvelle pour les hôtels, restaurants, cafés, entreprises du sport, de la culture et de l’événementiel :  l’aide ne sera pas débranchée brutalement. Elle sera même plus avantageuse dans un premier temps, avant de diminuer jusqu’en août avec le retour espéré à la normale. A cette date, elle pourrait disparaître. Sauf si les entreprises sont encore impactées par les conséquences de l’épidémie, a assuré Bruno Le Maire.
A lire : Dernière ligne droite pour le fonds de solidarité ?

Jusqu’à 8 jours de congés payés imposés ? 

L’employeur pourra-t-il bientôt imposer huit jours de congés à ses salariés ? C’est ce que prévoit le gouvernement dans son projet de loi relatif à la sortie de crise sanitaire. Depuis mars 2020, une entreprise peut déjà imposer six jours de congés à ses salariés. A condition qu’un accord d’entreprise ou de branche encadre cet assouplissement du droit du travail que le gouvernement compte renforcer et prolonger jusqu’au 31 octobre. Pour rappel, l’employeur peut aussi imposer 10 jours de RTT et ce, sans accord d’entreprise ou de branche. 

Le gouvernement se met au vélo cargo

Fini les camionnettes, place aux vélos. En visite à Marseille, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a présenté des mesures en faveur de la livraison à vélo. Le plan prévoit de financer les livraisons par vélo cargo, via le dispositif expérimental ColisActiv, l’élargissement de la prime à la conversion aux vélos électriques ainsi que le renforcement du bonus pour les vélos cargos. Ce plan devrait aussi s’appuyer sur une disposition, beaucoup plus coercitive, du projet de loi Climat & Résilience : l’instauration de « zones à faibles émissions » sur l’ensemble des agglomérations de plus de 150 000 habitants, qui vont limiter les véhicules les plus polluants.

Les cures thermales se déconfinent 

Les 113 établissements thermaux de France vont pouvoir de nouveau accueillir des curistes à compter du 19 mai, indique le Conseil national des établissements thermaux qui a convenu d’une jauge de 50% avec le gouvernement. Employant 10 000 salariés, le secteur a perdu les deux tiers de sa fréquentation en 2020. 

Levée de fonds XXL pour Carbios 

Carbios lance une souscription en Bourse qui doit lui permettre de lever au moins 105 millions d’euros. Cette levée de fonds doit permettre à cette entreprise de Clermont-Ferrand de construire une usine de recyclage des polymères plastiques et textile.
A lire : Carbios lève 105 millions d'euros

30 avril

📍 Croissance molle, mais croissance quand même...

Ni rebond, ni récession. Au premier trimestre, la croissance française est repartie sur un petit rythme. Le confinement, évité en février et partiel en mars, a permis, semble-t-il, de limiter les dégâts. Ce que semble confirmer la contre-performance enregistrée, au même moment, par la zone euro : son PIB a encaissé une deuxième baisse trimestrielle consécutive en ce début d'année (-0,6 %, après -0,7 %), selon Eurostat.

... malgré une consommation à la peine

Moteur traditionnel de la croissance, la consommation des ménages est restée en berne en mars. Leurs achats de biens ont reculté d'1,1 % en un mois, indique l'Insee, dans une autre publication. Principales victimes de ce coup de mou, les dépenses dans l'habillement-textile (-11,5 %) et  dans l'équipement du logement (-6 %), affectées par le décalage des soldes, mais, surtout, la fermeture des commerces dans 16, puis 19, départements, avant le troisième confinement national.

Les déçus du déconfinement

Le calendrier du déconfinement d'Emmanuel Macron ne fait pas que des heureux. La réouverture des commerces au 19 mai notamment n'est pas du goût des principaux concernés. Douze fédérations "regrettent" une reprise jugée tardive et réclament des aides en conséquence. Du côté des discothèques, c'est carrément la douche froide, faute de perspectives. Pour les restaurants, c'est le soulagement qui semble dominer... mais les défis restent nombreux, après plus de six mois d'interruption, nuance le président de l'Umih du Rhône.
A lire, l'interview de Thierry Fontaine : « Nous espérons vivre nos Trente Glorieuses à partir du 19 mai »

Les reports de charges sociales continuent

Déconfinement ou pas, les reports de charges sociales restent de rigueur en mai. Les Urssaf reconduisent, pour un mois de plus, les règles mises en place depuis le début de l'année.

Le calendrier économique d'Emmanuel Macron

Réouvrir l'économie, et après ? Dans son interview à la presse quotidienne régionale, le président de la République dessine quelques perspectives pour la suite. A court terme, avec le débranchement des aides aux entreprises. Mais aussi à moyen terme, avec un "deuxième temps de la relance"... et à dix ans, avec la reconstruction de l'industrie française.
A lire : Emmanuel Macron présente un calendrier de réouverture de l'économie en 4 étapes

Leçons de transition pour les patrons

La transition écologique, on en parle beaucoup, mais comment la faire vraiment ? Pour Bpifrance, une partie de la réponse réside dans la formation. La banque publique lance un programme gratuit, à destination des chefs d'entreprise, pour les sensibiliser à ces enjeux et, surtout, les inciter à passer à l'action.

E-commerce : Snowleader tout schuss

Il n'y a pas que les GAFA qui profitent du boom de l'e-commerce. Le haut-savoyard Snowleader, positionné sur l'équipement sportif, tire aussi son épingle du jeu, malgré une année 2020 en dents de scie et la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski.
A lire, l'interview de son PDG Thomas Rouault : « Nous dépasserons 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 »

29 avril

📍 Le calendrier du déconfinement est arrivé

3 et 19 mai, 9 et 30 juin. Retenez bien ces dates : ce seront les 4 moments-clés du déconfinement qui s'annonce, selon le calendrier dévoilé par Emmanuel Macron à la presse quotidienne régionale. Une réouverture de l'économie progressive, mais aussi conditionnelle.
A lire : Emmanuel Macron présente un calendrier de réouverture de l'économie en 4 étapes

La révolution annoncée du chômage partiel

Cette fois sera-t-elle la bonne ? Le débranchement progressif du chômage partiel devrait débuter dès le mois de juin, selon deux décrets publiés aujourd'hui. Longtemps repoussée, la hausse du reste à charge pour l'employeur s'appliquera même aux secteurs protégés du tourisme. Ils en étaient exemptés depuis le début de la crise sanitaire.

La crise coûte toujours autant

Le redressement des finances publiques ne sera pas pour 2021. Le déficit de la France devrait finalement atteindre 9 % cette année, a indiqué Olivier Dussopt, sur Radio J. C'est 0,5 point de plus que la prévision inscrite dans la loi de finances, et un trou quasiment aussi grand qu'en 2020 (9,2 % à l'époque). « En dehors du plan de relance, nous estimons que le coût de la crise, à la fois pour les dépenses de nature médicale (...) et les aides dites d'urgence (fonds de solidarité, exonérations, activité partielle), se situera entre 55 et 60 milliards d'euros d'intervention pour l'année 2021 », a précisé le ministre délégué aux Comptes publics. A lui seul, le soutien aux entreprises représente plus de 80 % de cette enveloppe.

Manitou, Würth : fièvre d'investissement dans l'industrie

Le secteur de l'outillage s'équipe pour l'avenir. Le spécialiste des engins de manutention Manitou vient de présenter un vaste plan d'investissement à cinq ans dans le Grand Ouest.
A lire : Manitou annonce 80 millions d'euros d'investissement sur cinq ans
Il y a quelques semaines, c'est la filiale française du groupe allemand Würth qui annonçait un projet à 60 millions d'euros en Alsace, le plus important de son histoire.
A lire : Würth France investit 60 millions d'euros pour renforcer sa logistique

Des moyens pour les makers

Après le made in France, le make in France ? La Banque des Territoires a décidé d'investir 950 000 euros dans le réseau Make Ici. Aujourd'hui réparties sur quatre sites (à Montreuil, Marseille, Nantes et Le Puy-en-Velay), ces manufactures numériques collaboratives (autrement appelées makerspaces) entendent essaimer en France, avec dix ouvertures supplémentaires prévues d'ici 2024, dont Paris, Tours, Wasquehal (Nord) et Lormes (Nièvre) avant la fin d'année prochaine. Ces espaces proposent outils numériques et formations continues au service de l'industrie et l'artisanat.

28 avril

📍 Déconfinement : Emmanuel Macron s’exprimera vendredi 

Pour les entreprises de la restauration, de l’événementiel ou encore de la culture, il va falloir encore patienter quelques jours pour savoir sur quel pied danser. Le président de la République présentera, vendredi, sa stratégie de sortie de crise, a indiqué Jean Castex. Le Premier ministre a assuré que celle-ci sera « progressive » et « phasée ». Cette sortie de crise sera encadrée par un projet de loi qui sera déposé demain au Parlement. Le texte remplacera l’état d’urgence sanitaire par une période transitoire du 2 juin au 31 octobre, au cours de laquelle le gouvernement pourra prendre de nouvelles mesures, si la situation épidémique le justifie.

Le retour de la prime Macron 

Le gouvernement dévoile les modalités de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dite prime Macron, que peut verser l’employeur à ses salariés pour 2021. Comme l’an passé, les employeurs peuvent accorder une prime défiscalisée de 1 000 euros aux salariés gagnant moins de 3 Smic. Ce montant peut être porté à 2 000 euros pour les salariés dits de deuxième ligne. Ces gratifications pourront être distribuées "jusqu'à début 2022", avec rétroactivité "pour les primes versées à partir du dépôt du projet de loi qui intégrera ces mesures à l’été", indique le ministère du Travail.

Le bilan de santé paradoxal des patrons 

Et vous, comment ça va ? C'est la question posée aux patrons de TPE-PME dans la dernière enquête de Malakoff Humanis. Leur réponse est positive... en apparence seulement. La santé de ces dirigeants d'entreprise a trinqué pendant la crise du Covid-19, sans toutefois trop ébranler leur confiance en l'avenir.

Moins de réussite pour la Médiation du crédit

Baisse de rythme à la Médiation du crédit. Les dossiers reçus au premier trimestre par ce service de la Banque de France sont au plus bas depuis le début de la crise du coronavirus. Le taux de succès aussi.

Brexit : un vote et des tensions

Le divorce est consommé. Le Parlement européen a formellement validé, hier soir, l'accord de commerce et de coopération conclu, fin décembre, avec Londres. Appliqué provisoirement depuis le 1er janvier, le texte régit les relations entre les 28 pays de l'UE et le Royaume-Uni, qui n'en fait plus partie. Sans toutefois régler toutes les questions ouvertes par le Brexit. Et notamment sur la pêche. Après la mobilisation des professionnels du Pas-de-Calais, la France va débloquer une aide de 100 millions d'euros. Et menace les Britanniques « de mesures de rétorsion dans d'autres secteurs », s'ils ne respectent pas leurs engagements dans ce domaine, a prévenu le secrétaire d'Etat Clément Beaune, hier, sur BFM Business.

Véhicules autonomes : EasyMile lève 55 millions d’euros

L’entreprise toulousaine EasyMile, qui fournit des logiciels pour véhicules autonomes, vient de boucler un tour de table de 55 millions d’euros. L’opération doit permettre à cette PME de 250 salariés d’accélérer ses ventes, aussi bien en France qu’à l’étranger. 
A lire : EasyMile lève 55 millions d'euros

27 avril

📍 Le plan de relance à la sauce européenne

Une impression de déjà-vu. Aujourd'hui, Bercy a présenté son "plan national de relance et de résilience". Il a pourtant été lancé il y a huit mois... mais il s'agissait, aujourd'hui, d'une version de 727 pages (!), formatée pour être officiellement déposée à la Commission européenne demain. L'enjeu : obtenir de Bruxelles un financement de 41 milliards d'euros (sur les 100 Md€ de ce plan), alors même que Paris dit en avoir déjà dépensé 30 Md€ depuis septembre, dont 9 Md€ en 2020. Pour convaincre l'UE, le gouvernement met en avant ses efforts sur les transitions écologique et numérique. Mais aussi ses réformes, dont celles de l'assurance-chômage "dès 2021" (voir actualité du 2 mars) et des retraites, présentée comme "nécessaire". A ce sujet, "le dialogue social devra être repris (...) dès que l'amélioration de la situation sanitaire et économique le permettra", écrit l'exécutif.

Le chômage en baisse... vraiment ?

C'est l'arbre qui cache une forêt de chômeurs. Au premier trimestre en France (hors Mayotte), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi, sans aucune activité (catégorie A), a baissé de 0,4 % en trois mois, selon la Dares (ministère du Travail). C'est le troisième recul trimestriel consécutif. Mais... certaines régions souffrent plus (+1,1 % en Auvergne Rhône-Alpes) que d'autres (-1,5 % en Pays de la Loire). Pis, au niveau national et sur un an, le chômage bondit de 6,3 %. Sans oublier que la population des demandeurs d'emploi qui ont un peu travaillé (catégories B et C) a continué, elle, à progresser en ce début d'année 2021, et ce quelle que soit la période de référence choisie (+0,8 % sur trois mois, +2,1 % sur un an).

Réveil du chômage partiel, assoupissement de l'APLD

L'activité partielle, elle, reprend sa marche en avant. Les salariés touchés, et encore plus les heures chômées, devraient progresser en mars, selon les premières estimations de la Dares, encore elle. En revanche, le régime de longue durée (APLD) peine toujours à prendre le relais. Interrogées par la direction statistique du ministère du Travail, les entreprises ne se montrent pas convaincues par le dispositif : 46 % pensent ne plus avoir besoin de chômage partiel, sous quelque forme que ce soit, dans les mois à venir, quand 12 % expliquent leur désintérêt par la complexité de la démarche.

Frémissement du télétravail en mars...

L'intensification du télétravail a tardé dans les entreprises. En mars, 27 % des salariés ont passé au moins une journée en distanciel (+1 point seulement par rapport à février), toujours selon la Dares. Et ce, malgré le rappel à l'ordre du gouvernement au cours du mois. A noter toutefois que les employés eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à vouloir revenir à leur poste : dans 45 % des cas, la présence sur site proviendrait, entre autres, d'une demande du salarié. Ce motif a progressé de 4 points en un mois.

... assouplissement en mai ?

La sortie du télétravail reste floue, au moins autant que le calendrier du déconfinement. Au lendemain d'une réunion avec les partenaires sociaux sur le sujet, la ministre du Travail est restée évasive sur ses plans. "Quand la situation sanitaire le permettra, le retour au bureau se fera de manière progressive, étape par étape", écrit Elisabeth Borne, sur Twitter. Cet assouplissement pourrait débuter au moment de l'ouverture des terrasses, prévue à la mi-mai. Selon Capital, qui cite des sources syndicales, cette première phase consisterait à réautoriser le présentiel 1 à 2 jours par semaine. En attendant, la règle, « c'est encore 100 % de télétravail, quand c'est possible », a martelé la ministre sur BFMTV, ce matin.

Le rebond inégalitaire des levées de fonds

Les levées de fonds poursuivent sur leur lancée. Au premier trimestre, comme en 2021, les opérations ont été moins nombreuses, mais les montants atteints plus élevés, selon In Extenso Innovation Croissance et l’ESSEC Business School. L'étude s'inquiète toutefois d'évolutions inquiétantes vers un capital-risque à deux vitesses.

Spatial : Unseenlabs veut aller plus haut

Ces Bretons visent les étoiles. La start-up Unseenlabs, basée à Rennes, vient de boucler sa deuxième levée de fonds pour envoyer encore plus de ses nano-satellites dans l'espace.
A lire : Unseenlabs lève 20 millions d'euros pour poursuivre sa conquête de l'espace

26 avril

📍 Les prêts participatifs arrivent (enfin)

Ils se sont fait attendre, mais ils arrivent. Enfin, mais en partie seulement : 12,2 milliards d'euros de prêts participatifs seront disponibles la semaine prochaine... sur les 20 milliards, qui avaient été promis, initialement, pour le premier trimestre. Pour expliquer ce retard, le ministère, avec les fédérations de la banque et de l'assurance, impliqués dans ce dispositif, parlent d'un mécanisme "hors normes", qu'il a fallu inventer. Sur Europe 1, le patron de Bercy Bruno Le Maire s'est félicité en tout cas de cette injection d'« argent frais », au profit des entreprises de « secteurs prêts à redémarrer (...), qui vont pouvoir réinvestir et réembaucher ».

Automobile : les fonderies inquiètent (beaucoup)

Les fonderies automobiles menacées d'extinction ? Le gouvernement prend acte en tout cas de leurs difficultés "structurelles" et annonce un "plan d'actions spécifique", pour les aider à amortir le choc. En parallèle, l'Etat confirme son appui au reste de la filièrepar de nouvelles mesures. Et revendique, en moins d'un an, avoir notamment financé 303 entreprises, à hauteur de 278 millions d'euros, par le biais de son fonds de modernisation dédié. Soit 793 millions d'euros d'investissement soutenus et près de 10 000 emplois "confortés".

Première étape d'un nouveau déconfinement...

C'est reparti pour un tour. Après le déconfinement avorté de décembre, place à celui de mai, avec quelques jours d'avance. Crèches, écoles maternelles et primaires rouvrent le bal, et leurs portes, ce matin, après deux semaines de vacances. Pour les parents, le chômage partiel pour garde d'enfant reste néanmoins possible, sous conditions.

... qui en comptera plusieurs d'ici à l'été

Le voile se lève sur les prochaines étapes du déconfinement. En déplacement en Seine-et-Marne, le président de la République s'est laissé aller à quelques confidences. Après l'ouverture des terrasses et lieux de culture (avec des « jauges réduites ») toujours envisagée à la mi-mai, « il y aura une étape, je pense, autour de début juin, et puis une autre mi- ou fin juin ». Mais l'approche territorialisée semble désormais s'imposer, au moins dans un cas précis : « Je pense qu'on ne peut pas rouvrir les restaurants, disons fin-mai ou courant juin, dans des départements où [le virus] circule encore beaucoup, a indiqué Emmanuel Macron. Mais dans d'autres, où ça a beaucoup baissé, je pense qu'il faudra les ouvrir. »
Au-delà des déclarations, les préparatifs continuent : les partenaires sociaux et le gouvernement se sont penchés, aujourd'hui, sur le télétravail, afin d'envisager un assouplissement progressif des règles en vigueur.

Tourisme : vers un retour des Américains

Un premier pas vers le retour des voyageurs américains en Europe ? « Les 27 États membres [de l'UE] accepteront, sans condition, tous ceux qui sont vaccinés avec des vaccins approuvés par l'EMA » (l'Agence européenne des médicaments), a indiqué, au New York Times, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Sans toutefois donner la date de ce feu vert.

23 avril

📍 Bientôt une assistance à entreprise en danger

L'Etat au chevet des "entreprises saines". Bercy planche actuellement sur un nouveau plan d'accompagnement, a confirmé le ministre de l'Economie. Bruno Le Maire en avait déjà évoqué l'idée le 14 avril (voir à cette date, ci-dessous). Cette fois, il a précisé les trois étages de ce dispositif. Son ambition : sauver de la faillite des PME et ETI en bonne santé avant la crise du coronavirus, mais aujourd'hui malades des dettes contractées depuis.

PGE : qui fait quoi ?

Les entreprises prêtes à rembourser un peu plus vite leur PGE. Elles sont finalement 68 % à envisager de l'amortir le plus tard possible, soit en 2026. C'est 6 points de moins qu'il y a trois semaines, selon un bilan actualisé de la Fédération bancaire française, établi à partir de 459 000 réponses, reçues au 16 avril. L'année de différé supplémentaire, introduite mi-janvier, séduit encore 53 % des souscripteurs (-2 points). Mais 14 % pensent désormais se débarrasser de leur prêt garanti par l'Etat dès cette année (+2 points). Le dispositif vient d'être prolongé par le gouvernement jusqu'à la fin de l'année.
A lire : Rembourser ou reporter son prêt garanti par l'État ?

Déconfinement : le télétravail aussi

Les salariés seront déconfinés à la mi-mai. En vue de cette échéance, « on aura aussi à faire bouger les règles sur le télétravail », a indiqué Elisabeth Borne sur LCI. Cette évolution sera au centre d'une nouvelle réunion, lundi, avec les partenaires sociaux. La ministre du Travail veut notamment « redonner la main aux entreprises et aux salariés sur l'organisation de ce télétravail ». Un assouplissement qui intervient au moment même où les entreprises commençaient à adopter le distanciel dans des proportions similaires au deuxième confinement, selon le dernier sondage Harris Interactive commandé par le gouvernement. La semaine dernière, 44 % de salariés étaient en poste à domicile, au moins partiellement, contre 45 % début novembre.

Les télécontrôles de la Répression des fraudes

La Répression des fraudes aussi s'est mise au numérique en 2020. Mais ses contrôles accrus sur les sites web n'ont pas permis de limiter la chute des amendes prononcées. Et pourtant, les fraudes et abus en ligne sont nombreux, reconnaît la DGCCRF. Sanctions en berne, comportements déviants : c'est déjà ce qui ressortait du bilan 2020 de son action contre les retards de paiement interentreprises, dévoilé en février.

Après le Brexit, la pêche en eaux troubles

Vent de colère sur les côtes du Pas-de-Calais. La nuit dernière, les pêcheurs étaient à la manoeuvre à Boulogne-sur-Mer, pour dénoncer les conséquences du Brexit sur leur activité, et notamment la délivrance au compte-gouttes de licences par le Royaume-Uni. Soutenue par des élus locaux, leur action coup de poing est remontée aux oreilles du gouvernement : la ministre de la Mer Annick Girardin et le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune ont rappelé, par communiqué, "la nécessité d'une action ferme et déterminée de la Commission européenne pour assurer la pleine application de l'accord", conclu en décembre, entre Bruxelles et Londres. "L'urgence commande une accélération des efforts collectifs", concluent-ils.
A lire : A Boulogne-sur-Mer, la filière pêche subit les conséquences du Brexit

A Toulouse, la santé prend le relais

Bonne nouvelle pour l'économie toulousaine. Eprouvée par la crise de l'aéronautique, la Ville rose va accueillir la future usine européenne de la biotech Evotec. Montant de l'investissement : 150 millions d'euros.
A lire : L'allemand Evotec va installer une usine de produits biologiques à Toulouse

22 avril

📍 Le déconfinement de mai confirmé du bout des lèvres

A quoi ressembleront les prochaines semaines ? Ce soir, Jean Castex a confirmé, encore une fois, le calendrier annoncé le 31 mars par Emmanuel Macron. Les restrictions de déplacement en journée seront ainsi bel et bien levées le 3 mai. Pas le couvre-feu. D'ici là, crèches, maternelles et primaires rouvriront dès ce lundi, les collèges et lycées le 3 mai - mais en demi-jauge pour les seconds, tout comme pour les 4e et 3e de 15 départements très touchés par le virus (dont ceux d'Ile-de-France, le Nord, le Rhône ou les Bouches-du-Rhône).
Ensuite ? "Un nouveau train de réouvertures, autour de la mi-mai" sera envisagé... mais "sous réserve de l'évolution de la situation sanitaire". Ce déconfinement "pourrait commencer par les commerces, certaines activités culturelles et sportives, et les terrasses". Mais, nuance aussitôt Jean Castex, "cette liste n'est pas définitivement fixée, elle sera assortie de conditions particulières, le cas échéant territorialisées, qui évolueront au fil des étapes", prévues pour s'étaler jusqu'à l'été.
Autre confirmation, plus concrète : le renforcement des contrôles aux frontières, pour les voyageurs en provenance du Brésil, Argentine, Chili, Afrique du Sud et Inde, à partir de samedi.

Le début de la fin des aides aux entreprises

Le compte-à-rebours est (à peu près) lancé pour les aides d'urgence aux entreprises. Fonds de solidarité, activité partielle, prêts garantis par l'Etat... tous ces dispositifs-clés de la lutte contre la crise du coronavirus vont progressivement disparaître, ont annoncé aujourd'hui les ministres de l'Economie et du Travail. Ils ont expliqué comment ils comptaient faire pour les débrancher. Sans jamais vraiment dire quand.
A lire : Comment l'Etat compte faire évoluer ses aides d'urgence aux entreprises

Le coup de pression du commerce

A quand la fin des fermetures administratives ? C'est précisément la seule question qui préoccupe les commerçants. Dans une tribune commune, 12 fédérations et 150 patrons exigent du gouvernement leur réouverture "impérative" pour le 10 mai, au plus tard. Et réclament le versement rapide et effectif de "compensations" pour "empêcher un séisme économique et social".

Moral inégal dans l'économie

L'industrie qui rit, les services qui se contrarient. Après l'embellie de mars (voir actualité du 25 mars), le climat des affaires, mesuré par l'Insee, s'assombrit quelque peu en avril (-2 points en un mois). Le pessimisme gagne surtout le tertiaire, en première ligne du troisième confinement (-5 points pour le commerce de détail, -3 pour les autres services). A l'inverse, dans les usines, le moral des chefs d'entreprise atteint un sommet (indice à 104, +5 points). Mais ils sont aussi "bien plus nombreux qu'au début de l'année à éprouver des difficultés d’offre les empêchant d'accroître leur production comme ils le souhaiteraient", prévient l'Institut.

Airbus fait sa mue

Airbus redistribue ses cartes en interne. L'avionneur européen annonce la création de deux sociétés, issues du regroupement de plusieurs de ses sites français et allemands.
A lire : Airbus se réorganise et crée deux sociétés dans le domaine des aérostructures

21 avril

📍 Les embauches reparties

Ca s'en va et ça s'en revient. L'emploi continue de fluctuer au gré des restrictions sanitaires. Au premier trimestre, c'est-à-dire entre deux confinements, les déclarations d'embauches sont reparties de l'avant, selon la Caisse nationale des Urssaf. L'emploi semble même revenu à la normale dans certains secteurs et plusieurs régions.

Des primes rabougries

La "prime Macron" fait un flop. "A ce stade", 716 millions d'euros ont été versés à l'issue du quatrième trimestre 2020, d'après la Caisse nationale des Urssaf. C'est 3 fois moins que la somme distribuée en 2019 sur une période plus courte, et alors même que le montant communiqué aujourd'hui inclut, en plus, la "prime Covid" remise aux soignants. Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé la reconduction, pour 2021, de ce dispositif défiscalisé et exonéré de charges sociales.

Le chômage partiel universel

Le chômage partiel "déformé" par l'épidémie de coronavirus. On le pressentait déjà, une étude de la Dares (ministère du Travail) le confirme. La crise du Covid-19 a non seulement fait exploser le nombre de bénéficiaires (de 38 000 salariés par mois en moyenne, entre 2015 et 2019, à plus de 3 millions en 2020). Mais elle a aussi changé leur profil. Auparavant plébiscitée par l'industrie, l'activité partielle est désormais dominée (à plus de de 80 % fin 2020) par les services marchands, en raison notamment de l'arrêt, puis "la reprise plus lente et plus tardive" de l'hébergement-restauration, entre autres. Dans le même temps, ce régime a gagné des classes d'âge (les moins de 25 ans) et des catégories sociales (les cadres) où il était jusqu'alors très peu répandu. Résultat, il est désormais "plus représentatif" de la démographie des salariés français.

Vaccination : l'appel aux employeurs

Bon de sortie pour une piqûre. Après le Medef (voir actualité du 12 avril), c'est au tour du ministère du Travail de lancer un appel aux employeurs, pour qu'ils "[facilitent] l’accès à la vaccination aux salariés prioritaires sur [leur] temps de travail". La liste complète des métiers concernés a été publiée hier soir par le gouvernement.

Déconfinement : le calendrier tient toujours

Le gouvernement maintient le cap, sans dévoiler son jeu. Les échéances de déconfinement, fixées par Emmanuel Macron, le 31 mars, servent toujours de « base de travail » et ont « vocation à s'appliquer », a martelé Gabriel Attal, à la sortie du Conseil des ministres. La réouverture de « certaines terrasses, certains lieux de culture », mais aussi d'une partie des commerces, précise le porte-parole, reste programmée pour « la mi-mai ». Pas plus de détails. Une conférence de presse se tiendra demain, mais elle portera surtout sur la rentrée scolaire, les examens des étudiants, les contrôles aux frontières (voir ci-dessous) et la campagne de vaccination.

Petite éclaircie pour les entreprises de proximité

L'espoir renaît (un peu). Certaines entreprises de proximité ont renoué avec la croissance au premier trimestre, selon l'U2P. Mais l'embellie ne concerne pas l'hébergement-restauration. Et malgré une petite percée d'optimisme, les artisans, commerçants et professions libérales restent prudents pour la suite.

Grande déprime dans tout le secteur aérien

Autre secteur, autre ambiance. L'aérien broie du noir. Après les industriels de l'aéronautique française, les aéroports européens voient, à leur tour, l'horizon de la reprise s'éloigner. Le retour à la normale n'est plus prévue avant 2025, selon ACI Europe, représentant plus de 500 plates-formes du continent. Et pour cause : au premier trimestre, le trafic passagers s'est encore écroulé de 81,7 % par rapport à la même période de 2019. Les prévisions pour 2021 sont désormais abaissées de 12 points (à -64 %). La perte de chiffre d'affaires est estimée à 29 milliards d'euros - quasiment autant qu'en 2020. Même son de cloche du côté des compagnies aériennes : leurs pertes cumulées pourraient s'élever à 47,7 milliards de dollars (près de 40 Md€), selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).

Les voyageurs d'Inde sous surveillance

Le filtrage aux frontières s'étend à un nouveau pays. Les voyageurs en provenance d'Inde devront se plier à des règles sanitaires renforcées à leur arrivée en France, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Les détails seront donnés « prochainement », mais il devrait s'agir des mêmes mesures applicables, à partir de samedi, aux personnes venant du Brésil, du Chili, de l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Guyane (isolement obligatoire de 10 jours, dépistage récent exigé - voir actualité du 19 avril).

20 avril

📍 Le fonds de solidarité toujours plus large...

Le fonds de solidarité n'en finit pas de se réinventer. Un an après sa création, ce dispositif-phare de la crise du coronavirus intègre de nouveaux bénéficiaires pour mars 2021, ainsi qu'un niveau d'aide supplémentaire pour les entreprises fermées sur une partie du mois seulement. Les demandes ont ouvert aujourd'hui. Celles pour février clôtureront dans dix jours.

... et les tentatives de fraude toujours plus grandes

Qui dit élargissement du fonds de solidarité, dit renforcement des contrôles de l'administration. Ce raidissement a donné lieu à un ralentissement généralisé du système depuis le début de l'année. A raison, à en croire deux chiffres publiés aujourd'hui. Le ministère des Finances assure avoir identifié pour 64 millions d'euros de versements indus entre les mois d'avril 2020 et 2021, au cours de 43 500 contrôles a posteriori. Plus impressionnant encore, les vérifications en amont des demandes auraient permis d'éviter la distribution abusive de 5,9 milliards d'euros, selon le fisc, cité par le Comité de suivi et d'évaluation des mesures d'urgence aux entreprises.

Les aides aux entreprises à côté de la plaque ?

A qui profitent vraiment les aides d'urgence contre la crise du coronavirus ? Un premier bilan, centré sur la période de mars à septembre 2020, apporte un éclairage sur les bénéficiaires des 163 milliards d'euros distribués à l'époque. Parmi eux, des entreprises en difficulté, certes... mais aussi quelques profiteurs.

Vaccination : 400 000 travailleurs prioritaires

La liste des professions à vacciner en priorité s'élargit. En plus des forces de l'ordre, personnel de l'enseignement et de la petite enfance, une vingtaine de métiers a été identifiée par le ministère du Travail et les partenaires sociaux, pour être immunisées contre le Covid-19 d'ici au 9 mai. Au total, 400 000 personnes de plus de 55 ans sont visées, qu'il s'agisse de salariés, d'intérimaires, d'indépendants ou de patrons.

Une relance en bois

Le bois dans tous ses états. L'Etat lance une nouvelle initiative en faveur de cette ressource naturelle, cette fois comme matériau de construction. Objectif de cet appel à manifestation d'intérêt : faire pousser la filière française et valoriser les forêts du pays. Un enjeu en passe de devenir stratégique : le bois est devenu une denrée rare, par les temps qui courent, et les prix s'affolent, comme le montre notre rédaction d'Auvergne Rhône-Alpes dans sa dernière enquête.
A lire : La région Auvergne-Rhône-Alpes en première ligne des tensions sur le prix du bois

19 avril

📍 Fonds de solidarité : J-1 pour mars

Encore une ouverture tardive... Le fonds de solidarité de mars sera accessible à partir de demain, 20 avril, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur Twitter. Pour rappel, quand le formulaire de janvier n'était arrivé que le 24 février, le même avait convenu que c'était « trop tard » pour des entreprises dans le besoin. Le fonds de solidarité a encore accordé 2,7 milliards d'euros à 492 000 entreprises, au titre du mois de février, selon Bercy.

Financement (1) : les marchés en soutien

Il n'y a pas que le PGE dans la vie. Au-delà des prêts garantis par l'Etat, les entreprises sont allées massivement chercher des fonds sur les marchés financiers en 2020 - 165 milliards d'euros précisément, en hausse de 31,1 %, selon un observatoire spécialisé. Les introductions en Bourse, elles, se sont effondrées.

Financement (2) : la dette privée en recul

Autre source de financement pour les entreprises, les fonds de dette privée. La crise ne les a pas épargnés : ils ont mobilisé 7,5 milliards d'euros (-12,2 % en un an) dans 171 opérations (-22,6 %) en France, l'an dernier, selon un bilan de France Invest et Deloitte. Une contraction en valeur et en volume plus forte que celle subie par les fonds d'investissement. En revanche, les sommes dédiées aux transmissions ont explosé (+31 %, soit près de 4,6 Md€), loin devant le refinancement (1,4 Md€, -43,6 %). Par ailleurs, les démarches de croissance interne (0,85 Md€, +28,5 %) ont pris le pas sur les opérations externes (0,64 Md€, -65,7 %).

Vaccination : à qui le tour ?

La vaccination par métiers est lancée. Mais quelles professions vacciner en premier ? La question sera au coeur d'une réunion, demain, entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Mais sans attendre, la ministre du Travail Elisabeth Borne a indiqué, dès ce matin, sur France Inter, vouloir cibler les travailleurs dits de la deuxième ligne. Et de citer, parmi eux, « par exemple, les éboueurs ou les conducteurs de bus », comme cibles prioritaires. Ce week-end déjà, les professionnels de la petite enfance et de l'enseignement, ainsi que les forces de l'ordre, ont ouvert le bal. Ne sont toutefois concernées, dans tous les cas et pour l'instant, que les personnes âgées de plus de 55 ans.

Tourisme : les campings en reconquête

Bien malin qui peut dire à quoi ressemblera la saison 2021 dans le tourisme. Et pourtant, malgré les incertitudes, l'été se prépare dès maintenant. Exemple dans les campings de Bretagne, où les professionnels tentent de mettre toutes les chances de leur côté pour éviter de revivre une année 2020 bis.
A lire : Comment les campings bretons font face aux défis du Covid-19

Coup de canif à l'attractivité

L'attractivité de la France en a pris un coup. La crise du coronavirus a mis à mal l'image du pays à l'étranger, selon une enquête annuelle menée auprès des Conseillers du commerce extérieur. Mais certaines mesures du plan de relance pourraient aider à redorer le blason tricolore dans les prochains mois.

Tour de vis aux frontières

L'étau se resserre sur les voyages internationaux. L'interdiction des déplacements du Brésil vers la France, censée être levée aujourd'hui, est finalement prolongée jusqu'à samedi, minuit ("à l'exception de ceux nécessaires au transport de marchandises", précise le décret). Suivront, à partir du 24 avril, des mesures renforcées pour les personnes en provenance de ce pays, mais aussi d'Argentine, du Chili et d'Afrique du Sud. La Guyane sera également concernée. Il est notamment prévu une « obligation de [s']isoler » pendant 10 jours, prise par un « arrêté préfectoral nominatif » et contrôlée par les forces de l'ordre, a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur Europe 1, ce matin. Le non-respect de cette quarantaine pourra être sanctionné d'une amende de 1 500 euros maximum. Un test PCR négatif au Covid-19 de moins de 36h sera également exigé. Il pourra être de moins de 72h, à condition d'être "accompagné d’un test antigénique négatif de moins de 24h", précise Matignon.

16 avril

📍 Déconfinement : le cap est maintenu

Pour l'instant, on ne change rien. Au lendemain d'une réunion de travail à l'Elysée sur le déconfinement, l'exécutif mise toujours sur le calendrier présenté fin mars. A savoir : réouverture des crèches et écoles le 26 avril, puis des collèges et lycées le 3 mai (mais peut-être en demi-groupes, a nuancé le porte-parole du gouvernement sur France Info), avant une reprise d'activité pour « certaines terrasses, certains lieux de culture » autour de « la mi-mai », a poursuivi Gabriel Attal. Cette dernière échéance donnerait le coup d'envoi à une réouverture progressive de l'économie par cycle de trois semaines, selon des indiscrétions de la presse. Une lueur d'espoir aussitôt tempérée par Jean Castex : « La troisième vague est loin d'être terminée », a prévenu le Premier ministre, dans l'après-midi.

Chômage partiel : la garde d'enfant reprécisée

Le chômage partiel pour garde d'enfant est-il ouvert aux télétravailleurs ? Après avoir lui-même entretenu la confusion, le gouvernement répond oui... à quelques détails près. Une mise au point qui risque de ne pas suffire à décrisper salariés et employeurs sur ce sujet potentiellement inflammable.
A lire : Le chômage partiel pour garde d'enfant remis à plat

Les élections syndicales TPE font pschitt

Encore une bien mauvaise édition pour les élections syndicales dans les TPE. La participation est tombée encore plus bas que lors du précédent scrutin, selon les résultats officiels publiés aujourd'hui.

Le Covid-19, accélérateur d'entreprises

La fièvre des créations d'entreprise ne se dément pas. En douze mois de crise du coronavirus, leur nombre a bondi de 12,8 %, selon l'Insee. Et même si elles reculent légèrement en mars, elles se maintiennent à un niveau historique depuis l'été dernier.

Le faux redémarrage de l'auto

A première vue, la performance est exceptionnelle : au premier trimestre, les immatriculations de voitures neuves en Europe sont allées de l'avant (+3,2 % en un an), grâce à l'envolée des ventes en mars (+87,3 %), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Mais les confinements du printemps 2020 avaient plombé les résultats à l'époque et faussent la comparaison aujourd'hui. Par rapport à 2019, l'évolution est en effet tout autre, avec une baisse de 23,2 % (et -16 % pour mars).

Le vrai trou d'air de l'aéro

C'est peu dire que l'aéronautique a souffert de la crise du coronavirus en 2020. Les industriels du secteur, réunis au sein du Gifas, ont fait les comptes. Sans surprise, ils ne sont pas bons. Et l'horizon n'est pas près de s'éclaircir à court terme, prévient l'organisation.

Nouvelle ruche pour L'Abeille

L'Abeille voit grand. Le producteur de boissons projette d'ouvrir une usine flambant neuve à Mazières-en-Mauges (Maine-et-Loire) d'ici 2023. Un investissement XXL, annonciateur aussi de nouvelles activités.
A lire : L'Abeille investit 140 millions d'euros et se diversifie dans le lait

15 avril

📍 Chômage partiel : du nouveau pour le reste à charge zéro

Ca devient une habitude. Les règles actuelles du chômage partiel seront reconduites en mai. Un prolongement au mois le mois qui s'accompagne, cette fois, d'un changement de périmètre du reste à charge zéro pour l'employeur : un nouveau cas de figure fait son apparition, un autre disparaît... tout juste après avoir été annoncé.

Nucléaire : les compétences au coeur du réacteur

L'Etat appuie sur le bouton de la relance du nucléaire. A l'occasion de la signature d'un avenant au contrat de filière, Bercy et les industriels ont présenté de nouvelles mesures pour enclencher le rebond du secteur. Principale priorité : reconstituer les compétences, pour répondre aux besoins urgents de main-d'oeuvre et de savoir-faire dans plusieurs métiers critiques.

Industrie : l'usine 4.0 en effervescence...

De nouvelles briques pour l'usine du futur. Réactivation de la subvention aux technologies 4.0, lancement d'une plate-forme d'échanges et création d'une filière industrielle à part entière : les initiatives se multiplient pour soutenir la demande intérieure et structurer l'offre nationale.

... la biomasse au compte-gouttes

La biomasse se fait une petite place dans les usines françaises. L'Etat va financer 21 nouveaux projets d'équipements en chaleur bas carbone, à hauteur de 165 millions d'euros (dont 99 M€ sous forme d'aide au fonctionnement sur 15 ans), dans le cadre du plan de relance. Ces lauréats sont situés, pour moitié, dans le Grand Est et les Hauts-de-France. Ils s'ajoutent à une première liste de 17 entreprises, dévoilée il y a un mois (voir actualité du 11 mars). D'autres devraient suivre : récemment réactivé, l'appel à projets reste ouvert jusqu'au 14 octobre.

Santé : comment réanimer l'innovation française ?

La France n'a pas de vaccins, mais elle a des idées... pour corriger le tir à l'avenir. Dernier exemple en date : le "plan healthtech", présenté par le Boston Consulting Group et plusieurs acteurs de l'innovation, dont France Biotech et Bpifrance. Au coeur de leurs préoccupations : le manque d'articulation entre autorités sanitaires et entreprises innovantes, mais aussi un défaut de compétences spécialisées au sein des start-up.
A lire : Les pistes pour remettre les industries de santé françaises sur pied

Déconfinement : des protocoles sanitaires à l'étude

Quelle réouverture pour l'économie ? A mi-parcours du troisième confinement, réunion au sommet, ce soir, à 18h, à l'Elysée, au sujet des "protocoles de réouverture progressive". Il s'agit d'étudier les modalités de la reprise pour les activités fermées depuis mi-mars (cas des magasins qui ne sont pas "de première nécessité"), fin janvier (centres commerciaux), voire l'an dernier (restaurants, lieux culturels, salles de sport, discothèques...). Les travaux menés avec les professionnels, depuis plusieurs semaines, seront notamment présentés au président de la République. Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron avait laissé entendre que le déconfinement de l'économie débuterait à partir de la mi-mai.

14 avril

📍 Le réveil des défaillances d'entreprise ?

Apparent calme plat dans les tribunaux de commerce. Au premier trimestre, les défaillances d'entreprise sont restées exceptionnellement faibles, selon un bilan du cabinet Altares. Mais certains indicateurs commencent à repartir à la hausse et certains secteurs enregistrent déjà une recrudescence de leur sinistralité.

Le confinement rappuie là où ça fait mal

Cette fois, l'économie n'y échappera pas : stable depuis décembre, la perte de PIB, provoquée par les restrictions sanitaires, devrait repartir à la hausse en avril, selon la Banque de France. Et ce sont les activités déjà fragilisées qui devraient encore le plus en pâtir. Pour autant, la croissance restera supérieure à 5 % en 2021, espère encore le gouverneur de l'institution... à condition que « les restrictions supplémentaires actuelles ne durent pas au-delà du mois de mai », a précisé François Villeroy de Galhau, hier, à France Culture.

Réouverture : le grand flou, toujours

A l'annonce du troisième confinement, Emmanuel Macron l'avait promis : à la mi-mai s'enclencherait la réouverture progressive des activités fermées. Une perspective que son ministre de l'Economie tempère aujourd'hui : le 15 mai « fait partie des hypothèses », a nuancé Bruno Le Maire, sur BFMTV, car tout dépendra de la circulation du virus. Demain, une réunion de travail se tiendra à l'Elysée sur le sujet. Il y sera (quand même) question de ce calendrier, mais aussi des protocoles sanitaires et de leur adaptation à chaque type d'établissements.

La redevance TV provisoirement débranchée

Un délai et un rabais. La redevance audiovisuelle s'ajuste doublement à la crise du coronavirus. Un geste toutefois réservé aux entreprises du tourisme et aux salles de sport.

Vers des allègements de dette par le dialogue

Ne pas laisser les entreprises au pied du mur de la dette. C'est également l'un des chantiers en cours à Bercy. Bruno Le Maire a ainsi expliqué, toujours sur BFMTV, plancher sur « un dispositif de concertation et de conciliation » capable de « proposer une solution sur-mesure » aux sociétés étranglées par leurs charges. L'idée serait de réunir, en amont, les parties prenantes pour « étudier tous ensemble sa situation et voir s'il faut étaler sa dette, voire l'annuler en partie ».

Matières premières : ça va coincer jusqu’à la fin de l’année

Manque de semi-conducteurs dans les usines automobiles, envolée des prix de l’acier ou tension sur les emballages dans l’agroalimentaire... les difficultés d’approvisionnement, dont souffre une partie de l’industrie française, devraient durer jusqu’à la fin de l’année, d'après Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie. Sont touchés en particulier : l’automobile, l’agroalimentaire, l’électronique, la métallurgie, la chimie et le bâtiment. Face à l’allongement des délais de livraison et la hausse des prix, la ministre appelle donc les acheteurs publics et de la distribution à tenir compte de cette situation dans leurs relations avec leurs fournisseurs. Des aménagements du plan de relance pourraient également être envisagés, afin d'améliorer, à moyen terme, la dépendance de l’industrie française vis-à-vis de l’étranger.

Relocalisation : fin de l'acte I

L'exercice 2020 de la relocalisation industrielle est bouclée. Le gouvernement a présenté 113 nouveaux lauréats, soutenus à hauteur de 136 millions d'euros, au titre des dossiers déposés l'an dernier. L'Auvergne Rhône-Alpes arrive de nouveau en tête des régions comptant le plus d'entreprises soutenues (19). Au total, cette saison 1 aura financé 273 projets d'investissement industriel. Et ce n'est pas fini, puisque les candidatures restent ouvertes.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

L'Etat reste à la barre des chantiers navals de Saint-Nazaire

Bercy lui a dit "non merci". Disposé à reprendre les Chantiers de l'Atlantique, le dirigeant sarthois Jean-Claude Bourrelier a reçu une fin de non-recevoir de la part du ministère de l'Economie. Dernier épisode d'un feuilleton qui n'en finit plus.
A lire : L'État refuse l'offre de reprise de Jean-Claude Bourrelier

Cybersécurité : le transport maritime ciblé

Les pirates ne sont plus seulement une menace en mer pour les compagnies de transport. Les groupes marseillais Bourbon et Gazocéan sont chacun en proie à une cyberattaque depuis plusieurs jours. Une situation qui tend à se répéter dans le secteur.
A lire : Les compagnies Bourbon et Gazocéan victimes de cyberattaques

13 avril

📍 Le chômage partiel, saison printemps-été

Bis repetita. Le chômage partiel sera ouvert aux saisonniers pendant tout le printemps, a annoncé le ministère du Travail. La mesure avait déjà été mise en place cet hiver, pour le personnel des stations de ski. Résultat, entre décembre et février, "28 000 personnes étaient en contrat saisonnier chaque mois", dont 56 % en activité partielle, selon le gouvernement. Et dans les remontées mécaniques, pourtant fermées, près de 85 % des saisonniers étaient à leur poste.

Dérogations à la carte

Et si vous aviez le pouvoir de changer la loi ? C'est ce que le gouvernement propose aux entreprises, avec un nouvel appel à projets dans le cadre de son dispositif "France Expérimentation". Objectif : recenser les innovations bloquées par des dipositions législatives, en vue de leur accorder prochainement des dérogations.

La relocalisation, miracle ou mirage ?

La relocalisation sera-t-elle une Arlésienne ? Erigé en mantra de la relance post-coronavirus, le retour des usines en France est plus facile à décréter qu'à concrétiser, met en garde l'économiste François Perret. Mais il reconnaît aussi que la conjoncture n'a jamais été aussi favorable à la renaissance d'une industrie nationale.
A lire, l'interview de François Perret : « Il n'y aura pas de grand soir des relocalisations en France »

Le Brésil tenu à l'écart

Les ponts sont coupés avec le Brésil. La France suspend « jusqu'à nouvel ordre » ses vols avec ce pays d'Amérique du Sud, a annoncé le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale. Une mesure spectaculaire pour éviter l'importation des variants du coronavirus actuellement actifs dans cette partie du globe.

12 avril

📍 Accord entre Suez et Veolia pour créer un géant mondial de l'environnement

Après des mois d’affrontements, les conseils d’administration de Veolia et de Suez enterrent la hache de guerre. Ils viennent de signer un accord portant sur les modalités de rachat d’une grande partie de Suez (90 000 salariés) par Veolia (179 000 salariés). Cette opération doit donner naissance à un géant mondial de la « transformation écologique ». Présent dans les métiers de la gestion de l’eau, des déchets, de l’énergie, de la dépollution ou encore du traitement de l’air, le nouvel ensemble va faire passer le chiffre d’affaires de Veolia de 26 milliards d’euros en 2020 à 37 milliards d’euros. S’articulant autour d’activités de gestion de l’eau et des déchets en France et à l’étranger, la partie de Suez non reprise sera contrôlée par un actionnariat majoritairement français. Elle devrait peser aux alentours de 6 milliards d’euros (contre les 17 milliards réalisés en 2020 par le groupe). Un accord définitif entérinant le rapprochement entre les deux groupes doit être arrêté avant le 14 mai prochain.

Le "chèque numérique" rallongé

Une deuxième chance de se digitaliser à moindres frais pour les TPE. La durée de validité du "chèque numérique" est étendue de trois mois, annonce le ministère de l'Economie. La liste des bénéficiaires de cette aide, née après le deuxième confinement, pourrait également être prochainement élargie.

Appels à la vaccination des salariés

Laisser ses salariés aller se faire vacciner sur leur temps de travail ? « Oui, bien sûr », répond le président du Medef, dès lors que les personnes concernées sont volontaires pour se faire immuniser. Interrogé sur France Inter ce matin, alors que la vaccination s'ouvre aujourd'hui aux plus de 55 ans, Geoffroy Roux de Bézieux a souligné que les entreprises ont « des salariés [de cet âge], notamment exposés au public. Evidemment, ils doivent être prioritaires dans cette nouvelle étape. » Plus largement, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a plaidé, lui, sur BFM Business, pour élargir, « le plus rapidement possible », la campagne à « tous ceux et toutes celles qui sont en présentiel » et « exposés, du fait de leur travail, au virus », mais, encore une fois, sous réserve de volontariat.

L'hydrogène fait son trou

L'hydrogène commence à essaimer en région. L'Ademe a présélectionné 7 "écosystèmes territoriaux", à l'issue de la première vague de son appel à projets dédié au soutien de démarches locales en faveur de cette technologie. La Normandie (avec Rouen et Dieppe) et les Pays de la Loire (avec Saint-Nazaire) comptent deux lauréats, dont l'un (VHyGO), porté par l'entreprise Lhyfe, s'étend en fait sur les deux régions, ainsi que la Bretagne. D'autres projets devraient suivre : 32 dossiers sont en phase d'instruction et les candidatures restent ouvertes jusqu'au 14 septembre.

9 avril

📍 Le véhicule du futur français a sa "République"

La mobilité de demain se joue dès aujourd'hui. Et ils l'ont bien compris : cinq groupes français, et non des moindres, ont décidé de faire alliance, au sein de la "Software République". Leur objectif : développer ensemble des solutions technologiques autour du véhicule propre et intelligent.

Le vélo, petite reine des ventes

Le vélo a atteint des sommets en 2020. Le marché du cycle a franchi la barre des 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 25 % en un an, selon l'Union Sport et cycle. Une croissance insolente dopée par le volume de ventes (près de 2,7 millions de vélos écoulés, +1,7 %), mais surtout par une nette montée en gamme (augmentation du prix moyen de 25 %).

Le train à hydrogène sur les rails

"Le début d’une véritable révolution dans la mobilité ferroviaire". Alstom n'y va pas par quatre chemins, après la commande de 14 trains (dont deux optionnels) par les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie. Et pour cause : ces TER rouleront à la fois à l'électricité et à l'hydrogène. Le contrat, de près de 190 millions d'euros, mobilisera six usines françaises du groupe, celles d'Ornans (Doubs), Le Creusot (Saône-et-Loire), Tarbes (Hautes-Pyrénées), Villeurbanne (Rhône), Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et Reichshoffen (Bas-Rhin). Une bouffée d'oxygène pour ce site alsacien, dont l'avenir au sein d'Alstom est compromis.
A lire : Le site d'Alstom Reichshoffen va produire les premiers trains à hydrogène pour la France

L'industrie reste déboussolée par la crise

La production industrielle joue au yoyo. En hausse au mois de janvier (voir actualité du 10 mars), elle est repartie à la baisse en février : -4,6 % pour les activités manufacturières, -4,7 % pour l'ensemble du secteur. Sur un an, soit par rapport à leur niveau d'avant-crise, les premières restent en retrait de 7,1 %, le second accuse un retard de 6,6 %. La situation est encore pire dans les transports (hors automobile), amputés d'un tiers de leur production. Seuls trois domaines sont en croissance, malgré l'épidémie : la pharmacie (+9,5 %), les équipements électriques (+5,3 %) et les industries extractives (+3,6 %).

L'agriculture tremble pour ses récoltes

Alerte générale dans les campagnes. Après la crise sanitaire, le confinement et la fermeture des restaurants, après les surtaxes américaines sur le vin, l'agriculture française risque de payer cher la vague de gel qui s'est abattue sur le pays ces derniers jours. Vignes, fruits, betteraves sucrières, colzas... de nombreuses productions sont menacées. Sur BFMTV, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a promis de déclencher «dès maintenant» le régime de calamité agricole, de recourir aux «dispositifs fiscaux habituels pour alléger les trésoreries» et de «mobiliser» assureurs et banquiers.

Haro sur les entrepôts du e-commerce

Les commerçants ne veulent pas être les seuls à supporter le poids des contraintes environnementales. En marge du débat parlementaire sur le projet de loi Climat et résilience, trois organisations du secteur exigent l'interdiction des implantations d'entrepôts du e-commerce sur des terres naturelles. Une mesure de justice, selon elles, également défendues par plusieurs députés.
A lire : Les commerçants veulent interdire les entrepôts logistiques des plates-formes numériques

L'insertion par l'entrepreneuriat

L'idée n'est pas nouvelle, mais elle va être remise au goût du jour. Le ministère du Travail veut mobiliser 65 millions d'euros en deux ans, pour aider 40 000 personnes éloignées de l'emploi à créer ou reprendre une 'entreprise. Cette enveloppe se divise en deux : 40 M€ pour financer leur accompagnement par des structures spécialisées, complétés par 25 M€ sous forme de prime directe de 3 000 euros pour les jeunes entrepreneurs. Mais, pour l'instant, le gouvernement recherche surtout des opérateurs pour gérer ce double dispositif. Un appel à projets est en cours jusqu'au 30 avril, à 23h.

8 avril

📍 L'impôt sur les revenus 2020, sous le signe du Covid-19

C'est parti pour la campagne de déclaration de l'impôt sur les revenus 2020 ! Un exercice rendu un peu plus compliqué par la crise du coronavirus. Aux habituelles innovations de l'administration s'ajoutent en effet, cette année, plusieurs aménagements de règles, conséquence des mesures prises depuis le printemps dernier, pour lutter contre l'impact économique et sociale de l'épidémie.

Fermetures : les « tricheurs » privés de fonds de solidarité

Beaucoup de redites et un avertissement. En marge du lancement des déclarations d'impôt sur les revenus, le ministre de l'Economie a répété que les aides aux entreprises seraient prolongées « tant que nous serons obligés, pour des raisons sanitaires, de maintenir des règles de restrictions ». Et lorsqu'il faudra les arrêter, ce sera « de manière progressive ». Mais, en attendant, « nous serons intraitables avec ceux qui trichent (...). Tous ceux qui ne respectent pas les règles sanitaires se verront (...) privés du soutien du fonds de solidarité », a prévenu Bruno Le Maire. Dans son viseur : les commerces, bars et restaurants.

Des cessions-acquisitions à plusieurs vitesses

La crise du coronavirus rebat les cartes de la cession-acquisition de PME en France. Si les transactions ont mieux résisté qu'attendu au niveau national, le marché s'est brutalement retourné dans certaines régions ou, au contraire, étonnamment maintenu dans d'autres. Pas de quoi remettre en cause pour autant l'hégémonie de l'Ile-de-France et l'Auvergne Rhône-Alpes.

La 5G confortée

Le gouvernement enfonce le clou sur la 5G. Il vient d'élargir aux "usages citoyens" de cette technologie son appel à projets en faveur de la (re)localisation industrielle. Jusqu'à présent, le volet industriel de cette démarche n'avait permis de distinguer que 9 lauréats (voir actualités du 27 janvier et du 4 mars).

L'élan du commerce extérieur retombe...

Le vent commence à tourner. En février, le déficit commercial de la France s'est creusé pour le troisième mois consécutif. A 5,2 milliards d'euros, il s'est élevé à un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis septembre, selon les douanes. Ce mauvais chiffre est la conséquence d'une baisse des exportations (-3 %, soit -1,2 Md€) plus forte que celle des importations (-0,5 % à peine, équivalant à -0,2 Md€). Les unes comme les autres sont désormais 7 % sous leur moyenne de 2019.
A noter que l'impact négatif du Brexit sur les échanges transmanche s'estompe au fil des mois. A la fin du premier trimestre, les ventes françaises au Royaume-Uni étaient ainsi revenus à 87 % de leur niveau mensuel moyen du semestre précédent, et les achats aux Britanniques à 93 %.

... mais les entreprises restent mobilisées

Les entreprises françaises n'ont pas renoncé aux marchés étrangers. En dépit de la pandémie et du ralentissement général des échanges, le nombre d'exportateurs s'est maintenu en 2020, relèvent les douanes, dans leur bilan annuel, également paru aujourd'hui. Mais cette stabilité étonnante masque, en réalité, une évolution dans le profil des acteurs engagés à l'international.

Electronique : Lacroix voit double

Le groupe Lacroix à la croisée des transitions. Positionné sur des marchés stratégiques pour le monde post-coronavirus (électronique, intelligence artificielle, environnement), le nantais affiche des ambitions très élevées, dans son nouveau plan stratégique à cinq ans.
A lire : Comment le groupe Lacroix compte doubler son chiffre d'affaires en moins de cinq ans

7 avril

📍 Une reprise plus tardive et moins forte...

Les espoirs de croissance forte en 2021 s'amenuisent. Aux prises avec un troisième confinement national, Bercy s'est finalement résolu à réviser à la baisse sa prévision. Le PIB devrait finalement progresser de 5 % cette année (au lieu de 6), a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur Bloomberg TV. L'assureur crédit Euler Hermes mise, lui, sur un chiffre intermédiaire. Le FMI se montre encore plus optimiste, malgré la conjoncture (5,8 %). Mais, dans les deux cas, les économistes soulignent que l'Europe tout entière est bien partie pour être à la traîne de la reprise économique mondiale.

... des défaillances plus nombreuses et inexorables

Longtemps annoncée en 2020, elle n'est jamais venue. Mais il ne faut pas se réjouir trop vite : la vague tant redoutée de faillites, provoquée par la crise du coronavirus, est inéluctable, assure le cabinet Asterès. Il explique, dans un rapport, pourquoi les défaillances d'entreprise devraient exploser cette année. Et avance une solution pour amortir le choc... et sauver les sociétés les plus viables.

Les indépendants démunis

La crise du Covid-19 laisse un trou béant dans la caisse des travailleurs indépendants. En 2020, leur rémunération nette a fondu de 21,6 % en un an, soit plus de 3 500 euros perdus, selon une enquête Odoxa, pour l'association Union-Indépendants. Rien d'étonnant : l'épidémie de coronavirus a perturbé l'activité de 84 % des 2 119 professionnels interrogés du 29 janvier au 24 février. Dans les deux tiers des cas, ils ont été victimes d'annulations de missions ou de contrats. Et pourtant, 1 indépendant sur 5 affirme ne pas avoir sollicité les aides de l'Etat (fonds de solidarité, PGE), considérant ne pas y être éligible.

Les débuts timides des Transitions collectives

Les "Transitions collectives" à l'épreuve du feu. Cinq mois après sa création, ce nouveau dispositif public de lutte contre le chômage a été mis en place aujourd'hui, et pour la première fois, par les entreprises Derichebourg et Korian. Des salariés de la première sont invités à se former au métier d'aide-soignant, en vue d'être embauchés par la seconde. Pour l'instant, seules 24 personnes se sont montrées intéressées. Mais la directrice générale du groupe Korian, Sophie Boissard, a indiqué, sur BFM Business, vouloir recruter, en 2021, jusqu'à 200 salariés, par le biais de ce mécanisme.

Cure de jouvence au CHU de Bordeaux

Le Ségur de la santé aussi commence à produire ses effets. L'hôpital de Bordeaux a dévoilé un plan de 800 millions d'euros sur dix ans, pour se rénover et se moderniser. Un tiers de la somme proviendra de l'Etat.
A lire : Le CHU de Bordeaux investit 800 millions d'euros pour faire peau neuve

Grande première pour Zéro Gâchis

Le nantais Zéro Gâchis change de nom, et surtout de stratégie. Rebaptisée Smartway, l'entreprise, spécialisée dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, a décidé d'ouvrir son capital pour la première fois, dans l'espoir de franchir un nouveau cap.
A lire : Zéro Gâchis lève 10 millions d'euros pour accélérer à l'international

6 avril

📍 Le confinement national n°3 est lancé

Cette fois, nous y sommes. Le troisième confinement entre pleinement en vigueur aujourd'hui, avec le début d'une semaine d'école à la maison et la fin de la tolérance pascale sur les trajets de plus de 10 kilomètres. Pour l'occasion, l'attestation de déplacement dérogatoire fait peau neuve. Son équivalent pour les motifs professionnels, lui, n'a pas évolué.

Le PGE par précaution

Rembourser vite ou reporter loin son PGE ? Entre les deux, les entreprises n'hésitent pas : elles préfèrent conserver le plus longtemps possible leur prêt garanti par l'Etat, montre un premier bilan de la Fédération bancaire française. Et ce, même si l'argent emprunté dort toujours sur leurs comptes.

L'emploi en souffrance

Après un an de crise du Covid-19, la France compte plus de plans sociaux et moins de chômage partiel. Les postes menacés par des plans de sauvegarde de l'emploi, entre le 1er janvier et le 21 mars, sont déjà 3 fois plus nombreux qu'il y a un an, selon la Dares (ministère du Travail). Dans le même temps, les demandes d'activité partielle se sont stabilisées : 5,7 millions de salariés étaient concernés par une demande en janvier, comme en février - c'est 2 fois moins qu'en mars 2020.

Vaccins : 250 millions de doses made in France

La France sur le pied de guerre pour produire des vaccins. « Près de 250 millions de doses sortiront de nos lignes de production d'ici à la fin de l'année », a assuré la ministre déléguée à l'Industrie devant l'Assemblée nationale. Cet effort, porté par cinq sites industriels, va se concrétiser dans les prochaines semaines, avait détaillé, un peu plus tôt, Agnès Pannier-Runacher, sur LCI. A partir de demain, Delpharm (Eure-et-Loir) lancera la mise en flacons du produit Pfizer-BioNTech. Sous deux semaines, Recipharm (Indre-et-Loire) produira le Moderna. Deux usines Fareva, dont l'une dans l'Eure, s'occuperont du Curevac (sous réserve qu'il obtienne son autorisation de mise sur le marché). Enfin, Sanofi prendra en main le Janssen, à Marcy-l'Etoile (Rhône), « du côté de juillet », donc un peu plus tôt qu'initialement annoncé par le groupe.

L'Etat donne de l'air à Air France

L'Etat vole (encore) au secours d'Air France. Il va pouvoir injecter jusqu'à 4 milliards d'euros dans la compagnie aérienne, dont 3 milliards par la conversion en obligations d'une partie des prêts qu'il lui avait octroyés au printemps 2020 (voir actualité du 24 avril). La France pourra, par ailleurs, doubler sa participation au capital du groupe, pour la porter jusqu'à 29,9 % (contre 14,3 % aujourd'hui). Ce plan de sauvetage a été validé par la Commission européenne, mais assorti de nombreuses conditions (dividendes interdits, rémunération des dirigeants encadrés, cession de créneaux à l'aéroport d'Orly, etc.).

Le boom en trompe-l'oeil de l'automobile

Une croissance exceptionnelle pour les ventes automobiles en mars. Elles ont été multipliées par 3 en un an, selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Sauf que la comparaison est biaisée, puisque le confinement dur de mars 2020 avait provoqué un effondrement des immatriculations. Par rapport à 2019, le marché affiche ainsi un résultat bien plus mitigé, avec une baisse mensuelle de 2,9 %.

Fin de scrutin dans les TPE

Dernier jour de vote dans les TPE. Les salariés de ces entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les employés à domicile, avaient jusqu'à ce soir, 18h, pour se choisir des représentants, dans le cadre des élections syndicales ouvertes depuis le 22 mars.

2 avril

📍 Marchés publics : six nouveaux CCAG entrent en vigueur

Toutes les entreprises qui répondent à des appels d'offres publics sont concernées : six nouveaux cahiers des clauses administratives générales (CCAG) sont entrés en vigueur le 1er avril ("Fournitures courantes et services", "Marchés industriels", "Techniques de l’information et de la communication", "Prestations intellectuelles", "Travaux" et le tout nouveau "Maitrise d’œuvre"). Leur révision a pour objectif d'en faire "des outils au service de l’efficacité de la commande publique par l’introduction de davantage de contradictoire dans les relations contractuelles, un meilleur accès des PME aux marchés (et) une plus grande prise en compte des préoccupations sociales et environnementales", décrit Bercy.

Des ponts entre les PME industrielles et les start-up

Pour favoriser la collaboration entre l’industrie et la tech, Bpifrance a lancé une plateforme baptisée Tech in Fab, un portail d’information et de mise en relation entre les start-up et les PME et ETI industrielles. La banque publique a également signé un partenariat avec la fédération professionnelle France Industrie pour favoriser les ponts entre les grands groupes industriels et les start-up deeptech, dont les produits ou services sont développées sur la base d’innovations de rupture.

Tourisme : 26 milliards d'euros d'aides depuis un an

Le soutien public aux acteurs français du tourisme atteint 26 milliards d'euros depuis le début de la crise du Covid-19, a annoncé Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État chargé du Tourisme, sur BFMTV le 1er avril. Cette somme englobe 11 milliards de prêts garantis par l'État, 6 milliards d'euros de fonds de solidarité et 6 milliards d'euros d'activité partielle.

Les assistantes maternelles peuvent travailler

Après 24 heures de tergiversations, le gouvernement a finalement décidé, aujourd'hui, d'autoriser les assistantes maternelles à travailler pendant les trois prochaines semaines. Le 1er avril, les services du Premier ministre avaient d'abord décrété l'interdiction de travailler, pour s'aligner sur la fermeture des écoles et des crèches, avant de faire machine arrière et d'annoncer que la question n'était pas tranchée.

1er avril

📍 Confinement n°3 : les nuances de Jean Castex...

Les discours se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Au lendemain de l'allocution du président de la République, Jean Castex a présenté aux députés les contours du troisième confinement. Le Premier ministre a apporté deux nuances par rapport à hier. Les restrictions entreront en vigueur dimanche (et non samedi), ce qui décale d'autant leur date d'échéance (désormais fixée au 3 mai). Quant au télétravail, l'objectif reste de le « [systématiser] 4 jours par semaine minimum, pour tous les emplois, public et privés, où cela est possible ». Ce qui correspond peu ou prou à la règle déjà censée s'appliquer depuis janvier et encore répétée le 18 mars.

... et le prix du "quoiqu'il en coûte"

La facture s'alourdit. La généralisation des mesures de confinement, annoncée hier par Emmanuel Macron, devrait coûter 11 milliards d'euros à l'Etat en aides d'urgence (fonds de solidarité, activité partielle et exonérations de charges), selon une première estimation de Bercy. Soit 3,8 milliards de plus qu'à la mi-mars, quand 16 départements étaient concernés par ces restrictions. En première ligne des fermetures administratives, les commerces : ils sont 150 000 désormais à devoir fermer (contre 90 000 jusqu'à présent).

Fermeture des écoles : et maintenant, on fait comment ?

Grande décision, grandes conséquences. Annoncée hier, la fermeture des écoles pour environ un mois, à partir du 5 avril, va irrémédiablement perturber la vie des parents... et l'organisation des entreprises. Les employeurs ne sont pas sans solution, le ministère du Travail les a d'ailleurs clarifiées en fin de journée. Pas sûr toutefois qu'elles ne conviennent à tout le monde.
A lire : Les 4 solutions à disposition des employeurs pour faire face à la fermeture des écoles

Toujours plus de charges fiscales étalées

Un geste de plus pour desserrer l'étreinte de la dette. Bercy étend le périmètre des plans de règlement proposés aux entreprises qui ont reporté le paiement de leurs impôts. Ce sont désormais les échéances fiscales de toute l'année 2020 qui pourront être payées sur une durée maximale de trois ans.

Le statu quo étonnant de l'activité partielle

Le communiqué a de quoi surprendre, au vu des annonces d'Emmanuel Macron. Le ministère du Travail maintient son calendrier sur le durcissement des règles du chômage partiel. Comme annoncé il y a trois semaines, il est donc toujours prévu que le reste à charge pour les employeurs passe à 15 ou 40 %, à partir du 1er mai... alors même que la fin des restrictions est annoncée pour le 3. Seules les entreprises visées par des fermetures administratives garderaient, jusqu'au 30 juin, un taux d'indemnisation majoré, selon un décret publié hier, mais pas les secteurs protégés du tourisme (les S1 et S1bis) ! En attendant, pour avril, le statu quo est confirmé, de même que l'élargissement de la prise en charge intégrale aux entreprises ouvertes les plus touchées.

Nouvelle recette pour les cookies

Et vous, comment sont vos cookies ? Depuis aujourd'hui, vous avez en tout cas intérêt à ce qu'ils soient au goût de la Cnil... En effet, la collecte en ligne de données personnelles, par des témoins de connexion ou des traceurs, doit désormais répondre aux préconisations de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, édictées en octobre.

31 mars

📍 Confinement n°3 pour tous

Quel confinement, après le confinement ? Le président de la République a tenu, ce soir, à 20h, sa première allocution radiotélévisée de l'année. Moins de deux semaines après avoir adopté une stratégie de verrouillage partiel et localisé du pays, l'exécutif étend ces mesures à l'ensemble du pays. Une généralisation que le Premier ministre sera chargé de présenter, demain, devant le Parlement.
A lire : Ce qui change pour les entreprises après les annonces d'Emmanuel Macron

Création d'une indemnisation pour les magasins

Le gouvernement ajoute une nouvelle corde à son arc d'aides aux entreprises. La flèche, décochée hier soir par le ministre délégué aux PME Alain Griset, vise certains commerces, étranglés par l'accumulation de stocks depuis l'automne dernier. La solution retenue prend finalement la forme d'un "surfonds" de solidarité. Et attire déjà les critiques. L'Alliance du commerce déplore, par exemple, dans Le Parisien, son périmètre restreint, centré sur les entreprises de moins de 50 salariés, sans que « rien ne [soit] prévu pour les magasins des centres commerciaux qui, eux, sont fermés depuis fin janvier », dénonce son directeur général Yohann Petiot.

Coup d'envoi de l'aide sur les charges fixes

Jour J pour l'aide au paiement des loyers. Le formulaire de demande doit être mis en ligne aujourd'hui, dans l'espace professionnel du site impots.gouv.fr. Le dispositif permet de couvrir jusqu'à 90 % des coûts fixes de certaines entreprises, le tout plafonné à 10 millions d'euros.
A lire : La future aide au paiement des loyers des entreprises revue à la hausse

Le fonds de solidarité entre clôture et précision

C'est déjà le dernier jour pour le fonds de solidarité de janvier. Le délai pour solliciter cette aide aura été plus court que d'habitude, après l'ouverture tardive de la procédure, il y a à peine plus d'un mois. En revanche, il vous reste jusqu'au 30 avril pour déposer une demande au titre de février. Précision importante, et nouvelle, de l'administration fiscale : le chiffre d'affaires de référence que vous allez retenu, pour calculer votre baisse d'activité 2021, s'imputera aussi sur mars.

L'économie à la peine

Les restrictions sanitaires commencent à peser sur l'économie, selon plusieurs indicateurs de l'Insee. En janvier, la production dans les services a rechuté de 4,6 % en un mois. Les ventes du commerce de détail ont reculé dans les mêmes proportions (-4,4 %), tendance qui devrait se confirmer en février (-1,2 %, en première estimation). Dans les deux cas, le renforcement du couvre-feu, ainsi que le décalage des soldes, sont pointés du doigt. Le fléchissement des ménages, lui, se confirme : leur consommation a baissé de 4,9 % en janvier (plus qu'initialement annoncé, voir actualité du 26 février) et s'est maintenue à ce niveau le mois suivant (+0,05 %). Principale exception au marasme ambiant, l'industrie : son chiffre d'affaires est resté orienté à la hausse, au niveau manufacturier (+2,9 %), comme dans l'ensemble du secteur (+2,8 %).

Les marchés publics à la traîne

La commande publique s'est asséchée en 2020. Elle a fondu de 16 milliards d'euros, selon le baromètre annuel de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) et la Banque des territoires. Conséquence de la crise du coronavirus, mais pas seulement.

Agroalimentaire : Avril creuse le sillon du colza

Une nouvelle filière française en germe. Le groupe Avril, avec Bpifrance, pousse au développement d'une production française de protéines végétales, à destination de l'alimentation humaine. Et s'en donne les moyens, avec la création d'une nouvelle usine dédiée au colza, du côté de Dieppe (Seine-Maritime).
A lire : Avril et Bpifrance investissent 45 millions pour développer une filière de protéines végétales de colza

30 mars

📍 Le logement neuf englué dans la crise

La crise du coronavirus a porté un rude coup au logement neuf. Après un an d'épidémie, les permis de construire, comme les mises en chantier, s'affichent en net recul, selon le ministère de la Transition écologique. Et la tendance ne s'est pas vraiment inversée ces derniers mois.

Le cinéma plongé dans le noir

Autre secteur, même constat. La production cinématographique a chuté de plus de 20 % en 2020, pour atteindre 239 films agréés au total par le CNC. Tous les autres indicateurs, suivis par le Centre national, sont dans le rouge. Les investissements (près de 784 M€, -29,8 %) passent sous la barre du milliard d'euros pour la première fois depuis 2014. Et les jours de tournage sont à leur "plus bas niveau depuis plus de vingt ans", en ce qui concerne les films français (-30,2 % en un an).

RH (1) : les employeurs épaulés face aux défis de la crise

Mieux vaut ne pas rester seul(e) et se faire accompagner, face aux contraintes imposées par l'épidémie de Covid-19. En la matière, l'Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) propose aux employeurs de nouveaux outils pour les aider à gérer le distanciel, mais aussi pour prévenir le mal-être de leurs salariés. En parallèle, elle relance aussi son enquête sur le "télétravail de crise", afin de faire le point sur le vécu du personnel et les pratiques des entreprises, un an après le premier confinement.
A lire : En Meurthe-et-Moselle, patronat et syndicats s'accordent sur les risques psychosociaux liés au télétravail

RH (2) : les parents aidés à s'occuper de leurs enfants

Le casse-tête de la garde d'enfants en période d'épidémie fait son retour. Le protocole sanitaire dans les écoles prévoit, depuis hier, et dans les 19 départements reconfinés, la fermeture des classes dès le premier cas avéré de Covid-19 en leur sein (et non plus après le troisième). Ce qui devrait conduire, mécaniquement, à leur augmentation. Quelles solutions alors pour les parents ? En la matière, les règles n'ont guère évolué depuis septembre. Les salariés peuvent bénéficier du chômage partiel, après justification auprès de leur employeur. Les travailleurs indépendants, eux, peuvent demander à l'Assurance maladie un arrêt de travail spécial garde d'enfant. Dans tous les cas, des conditions s'appliquent (télétravail impossible, un seul parent éligible, etc.).

La Banque de France a (encore) besoin de vous !

Rebelote. Comme en juillet dernier, la Banque de France cherche à adapter ses cotations à la crise du Covid-19. Pour ce faire, l'institution va de nouveau envoyer un questionnaire aux entreprises concernées, à partir d'avril. Et promet de tenir compte du contexte, pour ne pas les pénaliser sur la seule base de leurs comptes 2020... encore faut-il que ces sociétés lui répondent, « car nous voulons être sûrs de ne pas mal interpréter les chiffres », insiste Christian Jacques Berret, le directeur de la Banque en Auvergne Rhône-Alpes.
A lire : Comment l'entreprise peut améliorer sa cotation durant la crise sanitaire

Transition numérique : 9 équipes au côté des PME

Bientôt une nouvelle offre d'accompagnement en faveur de la transition numérique pour les TPE-PME. L'Etat a sélectionné 9 groupements d'opérateurs, chargés de sensibiliser et épauler 18 000 entreprises environ. Le calendrier et les thèmes de leurs formations seront disponibles d'ici fin avril, sur les sites de France Num, Bpifrance et des prestataires retenus. Les 9 équipes en question sont emmenées par l'Afnic (avec la participation de la CPME), l'Institut national des métiers d'art, la Fabrique Gare numérique, Simplon.co (avec France Active), Darwins Conseils, le Groupe Novances, Jour de Marché, Neocamino et Softeam. Ce réseau sera étoffé en juin, puisqu'un second appel à projets a ouvert, jusqu'au 30 avril, pour identifier de nouveaux opérateurs.

Le futur porte-avions français mis sur les rails

C'est un mariage de géants qui accouchera d'un gros bébé. Naval Group et les Chantiers de l'Atlantique ont officialisé la création d'une société commune, chargée de donner naissance au prochain porte-avions de l'armée française. Le bâtiment verra le jour entre Lorient (Morbihan) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
A lire : Naval Group et les Chantiers de l'Atlantique ouvrent le programme du futur porte-avions nucléaire français

29 mars

📍 Commerces fermés : la fin des dérogations...

Cette fois, c'est ferme et définitif. La liste des magasins autorisés dans les départements confinés « ne changera pas », a tranché le ministre de l'Economie, sur France Info. Une fin de non-recevoir justifiée par la dégradation de la situation sanitaire, alors qu'il y a une semaine, Bruno Le Maire s'était dit ouvert à des ajustements. Sur la question d'une éventuelle indemnisation des stocks, les réflexions se poursuivent sur des « soldes exceptionnels » ou une indemnisation, à partir d'un « inventaire », réalisé par « un tiers de confiance ».

... et la poursuite des limitations

Les magasins restent en première ligne, en cas de durcissement des restrictions sanitaires. Plusieurs départements viennent ainsi d'abaisser, à leur tour, le seuil de fermeture des commerces, désormais fixé à 10 000 m². C'est le cas, par exemple, en Savoie (nouvellement placée en "surveillance renforcée", voir actualité du 25 mars) ou encore en Meurthe-et-Moselle (qui était pourtant déjà sous observation( depuis un mois, voir au 25 février).

Protocole sanitaire : le retour des contrôles

C'est désormais une habitude. A chaque durcissement du protocole sanitaire en entreprise succède la menace d'un renforcement des contrôles. Comme en novembre et en février, l'inspection du travail est priée de vérifier la bonne application des règles, notamment celles relatives à la généralisation du distanciel.

Relance : où sont les femmes ?

Les femmes, grandes oubliées de la relance ? Un rapport dénonce à tout le moins leur "mise à l'écart" dans les priorités du gouvernement. Il lui est notamment reproché une politique d'investissement axée sur "des secteurs d’activités dans lesquelles les femmes sont particulièrement sous-représentées", comme le numérique ou la transition écologique. Dans ces conditions, la Fondation des femmes, à l'origine de cette étude, craint une "aggravation durable de [leur] place sur le marché de l’emploi", déjà mise à mal par la crise du coronavirus. Et de plaider pour "un plan de relance féministe". Les aides publiques y seraient, par exemple, conditionnées à des critères de mixité, de parité ou d'égalité professionnelle.

Les coopératives ne connaissent pas la crise

Les Scop gardent le cap. En 2020, les sociétés coopératives ont poursuivi leur croissance, comme si de rien n'était, ou presque. Leur nombre, leurs effectifs, leur chiffre d'affaires et même leur pérennité... tous ces voyants sont restés au vert, selon leur Confédération générale.

Industrie : Cnim se requinque

L'Etat vole au secours du groupe Cnim. Le ministère de l'Economie a accordé à l'industriel varois un prêt direct de 40 millions d'euros, doublé d'une garantie export de 180 millions d'euros. Une intervention massive pour tirer de l'ornière une entreprise mobilisée sur des chantiers stratégiques dans la défense ou le spatial.
A lire : Sauvé par l'État, le groupe Cnim veut écrire une nouvelle page de son histoire

Les étrangers investissent aussi en région

Les investissements étrangers ne profitent pas qu'aux métropoles. Certes, depuis 2014, les grandes villes ont attiré 37 % des projets internationaux. Mais, nuance Business France dans son dernier bilan, 41 % sont allés, dans le même temps, vers des communes de moins de 20 000 habitants. Tout aussi surprenant, la Bourgogne-Franche-Comté arrive en tête des régions les plus attractives, par rapport à son poids dans l'économie française. Elle devance les Hauts-de-France, le Grand Est, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie.
A lire : Malgré la crise, la région Auvergne Rhône-Alpes continue d'attirer les investisseurs étrangers

26 mars

📍 Des outils contre le mur de la dette

Comment payer toutes les charges reportées en 2020 ? Les entreprises et travailleurs indépendants y voient désormais un peu plus clair, grâce à deux décrets parus aujourd'hui. Le gouvernement y détaille le fonctionnement de la remise partielle de cotisations, annoncée il y a huit mois. Et élargit aussi le calendrier des plans d'apurement proposés par l'administration pour étaler les charges sociales et fiscales. Ces mesures s'ajoutent aux exonérations déjà accordées à certaines activités.

Le coût de la crise pour les finances publiques

C'est ce qui s'appelle un effet ciseaux. En 2020, la hausse des dépenses publiques (+5,5 % en un an), conjuguée à la baisse des recettes (-5 %), s'est traduite par un déficit de 211,5 milliards d'euros (équivalent à 9,2 % du PIB)... quasiment 3 fois plus qu'en 2019, selon une première estimation de l'Insee. La crise du coronavirus y est pour beaucoup. A titre d'exemple, les subventions (fonds de solidarité, exonérations de cotisations, etc.) ont grimpé de 12,2 % (+21,5 Md€, malgré la fin du CICE), quand la TVA a rapporté 12,8 Md€ de moins (-7,4 %). Résultat, la dette publique s'élève désormais à 2 650,1 Md€, soit 115,7 % du PIB. La situation ne devrait guère s'améliorer en 2021 : au bout d'un trimestre, le prolongement des aides d'urgence coûte déjà 32 Md€, selon le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt. A seulement 15 Md€ du niveau atteint sur toute l'année 2020.

La vraie-fausse baisse de l'activité partielle

Le chômage partiel atteint un plancher. En février, 2,1 millions de salariés devraient être placés sous ce régime, selon une estimation de la Dares (ministère du Travail). Un chiffre en léger recul par rapport à janvier - et pourtant, le volume d'heures indemnisées devrait, lui, remonter légèrement.

Le confinement s'étend, les contrôles se tendent

L'heure du confinement approche pour trois départements. C'est à partir de minuit, ce soir, que le Rhône, la Nièvre et l'Aube appliquent les "mesures de freinage" déjà en vigueur dans 16 départements depuis une semaine. En parallèle, le ministère de l'Intérieur a annoncé, à partir d'aujourd'hui, des contrôles renforcés, notamment au niveau des péages, gares et aéroports français, afin de s'assurer du respect des restrictions de déplacements.

Plus de restrictions, plus de relance ?

L'Elysée prêt à en faire plus. En matière de lutte contre l'épidémie d'abord. « Sans doute, dans les prochains jours, les prochaines semaines, nous aurons de nouvelles mesures à prendre (...) il n'y a, à mes yeux, aucun tabou », a lancé Emmanuel Macron, hier soir, à la sortie d'un Conseil européen à distance. Au niveau de la relance de l'économie ensuite, le président de la République a affiché sa volonté d'« améliorer » la réponse de l'UE, la rendre « plus vigoureuse », mais aussi d'« investir encore plus vite et plus fort sur nos priorités sectorielles ».

25 mars

📍 Confinement pour 3 départements supplémentaires

Ils étaient en sursis. Ils seront bientôt confinés. Le Rhône, la Nièvre et l'Aube basculeront en semi-confinement à partir de demain soir minuit, et pour une durée de quatre semaines, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran, ce soir. S'y appliqueront donc les mêmes mesures que celles en vigueur depuis samedi dans 16 autres départements : fermeture d'une partie des commerces, attestation de déplacement dérogatoire au-delà de 10 kilomètres en journée, etc. Les entreprises affectées par ces restrictions devraient bénéficier des aides renforcées, annoncées en début de semaine, notamment en ce qui concerne le chômage partiel et le fonds de solidarité. Par ailleurs, 24 autres départements sont en surveillance renforcée au Covid-19.

Carte des 24 départements placés en surveillance renforcée, le 25 mars 2021.
Carte des 24 départements placés en surveillance renforcée, le 25 mars 2021. - Photo : Gouvernement

Indemnisation des coûts fixes : les remontées mécaniques font exception

De l'huile dans les rouages des remontées mécaniques. Les exploitants, visés par des fermetures administratives en raison du Covid-19, pourront prétendre à une toute nouvelle aide, à partir de demain. En soi, rien de nouveau toutefois : cette indemnisation des coûts fixes leur avait été promise en décembre dernier.
Pour le reste de l'économie, le gouvernement a mis sur pied un autre mécanisme de prise en charge. Lui ne sera toutefois ouvert que mercredi prochain, même si le décret qui l'institue est également paru aujourd'hui au Journal officiel.

Veillée d'armes pour la cybersécurité locale

L'Etat en quête d'une riposte contre les attaques informatiques. Pour aider ports, hôpitaux et collectivités locales à se protéger, il lance une nouvelle initiative, en faveur de la création de "démonstrateurs de cybersécurité". Et promet aux entreprises, qui seront impliquées dans les projets retenus, 20 millions d'euros de financement public.

Le yoyo du chômage

Le marché du travail reste hésitant. Après une baisse de 0,9 % en janvier, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité, en France (hors Mayotte), est reparti de l'avant en février (+0,6 % sur un mois), selon la Dares (ministère du Travail). Depuis octobre, le chômage ne cesse ainsi d'osciller autour des 3,8 millions de personnes.

La rechute des embauches

Là aussi, le soufflé est retombé. En février, les embauches de plus d'un mois (hors intérim) ont reculé de 2,7 % par rapport à janvier, selon l'Urssaf Caisse nationale (anciennement l'Acoss). Elles avaient pourtant démarré l'année sur un rebond de 18,8 % (en donnée révisée). Sur un an, les recrutements restent en très net repli (-15,6 %).

Le télétravail, nouveau risque psychosocial ?

C'est l'autre épidémie, silencieuse celle-là. Les troubles psychologiques, en lien avec la crise du coronavirus, n'épargnent pas le monde du travail. Et si, en mars, la détresse des salariés a reculé, elle s'est toutefois aggravée chez ceux qui la ressentent encore, s'alarme le 6e baromètre d'OpinionWay et Empreinte Humaine sur le sujet. Dans leur viseur : le télétravail, de plus en plus dur à vivre pour le personnel, comme pour l'encadrement.

La confiance des patrons (avant le confinement)

Mars, et ça repart ! Le climat des affaires a bondi de 7 points ce mois-ci, selon l'Insee, pour s'établir à son plus haut niveau en un an (2 points au-dessus de mars 2020). Ce regain d'optimisme touche surtout les services (+6 points) et le commerce de détail (+5). Las, les chefs d'entreprise interrogés pour cette enquête ont été sondés du 26 février au 22 mars, soit, en grande partie, avant l'annonce d'un semi-confinement dans 16 départements.

Les inquiétudes du BTP

L'économie au temps des pénuries ? Après l'automobile et l'informatique, en manque de puces électroniques, c'est au tour du BTP de s'inquiéter de son approvisionnement en matières premières. Le président de la Fédération française du bâtiment dans les Côtes-d'Armor ne cache pas ses inquiétudes.
A lire, l'interview de Philippe Nicol : « La pénurie et l'envolée des prix des matériaux sont extrêmement inquiétantes »

Agroalimentaire : en Alsace, Knorr va se clore

Soupe amère en Alsace. Le géant Unilever va se séparer de son usine de soupes Knorr, basée à Duppigheim (Bas-Rhin). Le site compte 261 salariés.

Agriculture : Jungle prend de la hauteur

Avec son concept de ferme verticale, Jungle veut crever le plafond. L'entreprise de Château-Thierry (Aisne) vient de s'en donner les moyens, avec une récente levée de fonds à deux chiffres.
A lire : L'agritech Jungle lève 42 millions d'euros pour agrandir sa ferme verticale

24 mars

📍 Le protocole sanitaire triplement amendé

Quel est le point commun entre le télétravail, le covoiturage et des suspicions de Covid-19 ? Réponse : ce sont les trois points sur lesquels revient le protocole sanitaire en entreprise, nouvelle version. Le principal changement porte néanmoins sur l'organisation du travail à distance, désormais présentée "comme l'une des mesures les plus efficaces pour prévenir le risque d'infection" au coronavirus. A la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement est allé plus loin : « Nous allons renforcer, augmenter, les contrôles, et les sanctions, pour les entreprises, qui, manifestement, ne voudraient pas appliquer le télétravail, là où c'est possible », a menacé Gabriel Attal.

Le télétravail en pointillés

Les entreprises se relâchent-elles vraiment en matière de télétravail ? Ce n'est pas si évident, à la lecture de la dernière étude de la Dares (rattachée au ministère du Travail). La pratique semble, au contraire, stable depuis novembre. C'est son application à temps plein qui, elle, ne cesse de reculer. A noter toutefois que, pour justifier son tour de vis sur le télétravail, le gouvernement se fonde sur les résultats d'une autre enquête régulière, commandée à l'institut Harris Interactive.

La pause déj' en solitaire

La restauration en entreprise placée à l'isolement. Dans leur volonté de durcir les règles sanitaires sur le lieu de travail, les autorités poussent désormais les salariés à manger seuls et à bonne distance de leurs voisins.

Joyeux anniversaire, le PGE !

Le prêt garanti par l'Etat (PGE) fêtera, demain, son premier anniversaire. Depuis les origines, ses conditions ont quelque peu changé, notamment en ce qui concerne la durée de son différé de remboursement. En parallèle, de nouveaux outils de financement (prêts participatifs et obligations subordonnées) s'apprêtent à être lancés. Qu'implique cette double actualité pour les entreprises ? On fait le point avec Solenne Lepage, directrice générale adjointe de la Fédération bancaire française (FBF).
A lire, son interview : « Une proportion significative de chefs d'entreprise optent pour le différé de remboursement du PGE »

Confinement : 3 départements en sursis

La liste des départements reconfinés pourrait bientôt s'allonger. Le Rhône, l'Aube et la Nièvre pourraient y faire leur entrée : des concertations ont lieu, cet après-midi, à ce sujet, a révélé le porte-parole du gouvernement. Les restrictions présentées jeudi soir, elles, ne devraient pas bouger. « La priorité » est de les « appliquer fortement et pleinement », a insisté Gabriel Attal.

Des sandwiches au goût amer

C'était leur petite cuisine interne. Trois fabricants de sandwichs industriels se sont illégalement concertés pendant six ans, pour se partager le marché des casse-croûtes vendus sous marque de distributeur. L'Autorité de la concurrence vient de sanctionner deux d'entre eux. Le troisième est gracié pour avoir dénoncé ces pratiques.

23 mars

📍 Télétravail : la pression monte...

Au tour du président de la République de faire passer la consigne. Emmanuel Macron a réitéré l'appel sur le distanciel, déjà (re)lancé par son Premier ministre jeudi soir : « Je le demande instamment, à tous les employeurs, toutes les entreprises, toutes les personnes qui peuvent faire du télétravail : il faut au maximum s'y mettre, parce que notre objectif, c'est de réduire les contacts », a-t-il lancé, en marge d'un déplacement à Valenciennes (Nord). Cette déclaration s'ajoute à la mobilisation des préfets sur le sujet (voir actualité du 22 mars). Elle précède aussi la publication à venir d'une nouvelle version du protocole sanitaire, laquelle pourrait imposer aux entreprises de nouvelles exigences en la matière.

... le patronat s'agace

Justement, le protocole sanitaire modifié a été soumis, hier soir, aux partenaires sociaux. Et, visiblement, la CPME a très peu goûté le nouveau passage sur le télétravail. Il s'agirait, en l'occurrence, de demander aux entreprises "un plan d'actions pour réduire au maximum le temps de présence sur site". Un document que l'inspection du travail serait en droit de contrôler. "Nul doute qu’une paperasse de plus à remplir constituera un barrage efficace contre l’épidémie", fulmine la CPME face à cette "créativité administrative". Et l'organisation d'indiquer qu'"aujourd’hui, une forme de lassitude prévaut et il devient de plus en plus difficile aux employeurs d'imposer [le télétravail]" à leurs salariés.

L'industrie en région attire encore les millions

Il pleut des millions sur les usines françaises. Le fonds de modernisation des territoires d'industrie va être abondé par les Régions, en plus d'être rallongé par l'Etat. Cet effort conjugué va se traduire par près de 300 millions d'euros de subventions supplémentaires à l'investissement. Ils s'ajoutent aux 400 M€ initialement prévus dans le plan de relance. Sur cette somme,  270 M€ ont été distribués en sept mois. Principaux bénéficiaires, le Grand Est et les Pays de la Loire, avec près de 26,6 M€ chacun.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance

Le capital-investissement injecte toujours des milliards

La crise n'a pas effrayé les fonds d'investissement français. Ils ont continué à mettre près de 17,8 milliards d'euros dans les entreprises en 2020, selon France Invest et Grant Thornton. Un chiffre, certes, en baisse de 8 % en un an, mais ce montant reste aussi le deuxième plus élevé jamais enregistré par les deux organisations. La catastrophe a donc été évitée, mais la crise du Covid-19 a laissé des traces sur le type de secteurs et d'entreprises soutenus.

L'APLD prend racine

L'activité partielle de longue durée fait son chemin. Ce régime spécial de baisse du temps de travail, indemnisé par l'Etat, a donné lieu à la signature de 44 accords de branche (couvrant près de 5 millions de salariés) et de 10 500 autres, conclus au niveau des entreprises (pour plus de 600 000 personnes concernées), selon le ministère du Travail. Dans ce dernier cas, 8 demandes sur 10 émanent de sociétés de moins de 50 salariés.

Appel à la réouverture des commerces

Il faut rouvrir tous les magasins. C'est la "recommandation" formulée conjointement par CCI France et le Conseil du commerce de France au gouvernement. Les deux organisations font part de la "forte incompréhension", ressentie, sur le terrain, vis-à-vis des nouvelles fermetures administratives, en vigueur dans 16 départements depuis samedi. Elles réclament aussi "la mise en œuvre rapide des aides promises pour la prise en charge des coûts fixes, des loyers et des stocks", ainsi qu'un "plan de relance du commerce massif".

Liberty sous surveillance

Il n'y a pas que la crise du Covid-19 qui préoccupe Bercy en ce mois de mars. La situation du groupe GFG Alliance, détenteur de Liberty Steel et fragilisé par la faillite de la société de financement britannique Greensill, inquiète toujours le ministre de l'Economie. Bruno Le Maire a redit « suivre de près toutes les entreprises qui, en France, dépendent ou sont propriétés de Liberty (...) et nous apportons des soutiens nécessaires lorsque [de besoin] ». Il en veut pour preuve le prêt de 20 millions d'euros tout juste octroyé à l'usine Ascoval de Saint-Saulve (Nord).

22 mars

📍 Confinement n°3 : moins de fermetures de commerces que prévu...

Quatre jours après, les commerces n'ont toujours aucune certitude. La liste des activités interdites dans les 16 départements placés en semi-confinement depuis samedi, n'est toujours pas définitive, admet le ministère de l'Economie. Des consultations se poursuivront toute la semaine sur le périmètre des fermetures administratives, annoncées jeudi soir. Avec les exemptions déjà actées, environ 20 000 entreprises ont pu maintenir leur activité ce week-end.

... de nouvelles aides aux entreprises en vue...

Autre changement de pied du gouvernement : les aides aux commerces seront finalement bel et bien renforcées. Jeudi soir, Bercy considérait les dispositifs actuels suffisants. Samedi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a  pourtant dégainé de nouveaux ajustements, au profit des commerces fermés, mais aussi des repreneurs d'entreprise. En parallèle, le travail se poursuit sur les stocks des magasins d'habillement. Ce matin, sur RTL, Bruno Le Maire a dit réfléchir à deux solutions « complémentaires » : des compensations financières, quand le fonds de solidarité ne suffit pas, et la possibilité de « liquider » les marchandises, hors période de soldes.

... les règles du chômage partiel revues...

La valse des aides publiques, la suite. L'activité partielle va également s'adapter au nouveau confinement en vigueur depuis samedi. Dans les 16 départements concernés, sa prise en charge intégrale s'élargit ainsi à certaines entreprises restées ouvertes, même si elles ne font pas partie des secteurs habituellement protégés.

... les attestations de déplacement dérogatoire relues

Et l'attestation de déplacement dérogatoire, dans tout ça ? Après deux jours d'atermoiements, sa version définitive est en ligne. Elle est désormais dissociée de celle valable pour le seul couvre-feu. L'activité professionnelle figure bien parmi les motifs autorisant des "déplacements sans limitation de distance", dans, en dehors ou vers des départements confinés. Il reste toutefois, a priori, possible de lui préférer le "justificatif de déplacement professionnel", lequel évite de remplir une attestation pour des trajets réguliers et fréquents. Enfin, aucune justification n'est nécessaire, en journée, pour les déplacements à moins de 10 kilomètres de son habitation. Un justificatif de domicile doit néanmoins pouvoir être présenté en cas de contrôle.

Charges fixes : la liste des bénéficiaires s'allonge aussi

La crise du coronavirus, ou l'art de l'ajustement permanent. Encore un exemple avec la future aide au paiement des charges fixes, qui n'entrera en vigueur que le 31 mars. Elle ne devait s'adresser qu'aux entreprises réalisant plus d'1 million d'euros de chiffre d'affaires. Cinq exceptions à ce plancher étaient prévues. Il y en aura deux de plus : tous les parcs à thème et escape games pourront y prétendre, quel que soit donc leur CA, a indiqué Bruno Le Maire, ce matin, à la radio.

Télétravail : les préfets appelés à la rescousse

Le gouvernement monte d'un cran dans sa mobilisation sur le télétravail. Cette fois, il a demandé "un plan d'actions" aux préfets des 23 départements sous surveillance renforcée au Covid-19 (voir leur liste ci-dessous, aux 25 février et 4 mars). Selon une instruction, citée par plusieurs médias, les mesures envisagées consisteraient à établir "des contacts plus systématiques avec les entreprises" concernées ou mener "des actions de sensibilisation". Les autorités locales devront en tout cas assurer un "suivi régulier" de la mise en place du distanciel sur leur territoire. Ce sujet du télétravail était également à l'ordre du jour, aujourd'hui, de réunions bilatérales entre Bercy et les organisations patronales (Medef et CPME).

Jours de vote dans les TPE

C'est parti pour 16 jours de vote dans les TPE ! Les salariés de ces très petites entreprises, ainsi que les employés à domicile, sont appelés à désigner leurs représentants syndicaux, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 6 avril.

19 mars

📍 Confinement n°3 : un nouveau coup dur pour l'économie ?

Semi-confinement mais vrai impact économique. Les restrictions imposées à 16 départements, à partir de la nuit prochaine, va faire grimper la facture des aides publiques aux entreprises d'1,2 milliard d'euros par mois, selon Bruno Le Maire. Elles coûteront aussi 0,2 point de PIB à la France, estime le ministre de l'Economie. Et pourtant, son collègue des Comptes publics « reste convaincu » que l'objectif de croissance à 6 % en 2021 « est atteignable ». Olivier Dussopt dit, sur Europe 1, garder « des motifs d'espoir ». Il en veut pour preuve la résistance de l'investissement au quatrième trimestre ou la stabilité de la TVA en janvier, par rapport à la même période l'an dernier.

Commerces fermés : grand flou...

Les commerces de 16 départements devront donc fermés pour un mois à partir de ce soir. Oui, mais lesquels ? Le gouvernement lui-même ne le sait pas. Le décret qui liste les magasins visés ne paraîtra que demain matin, jour d'application de la mesure ! En attendant, l'exécutif enchaîne les concertations avec les représentants du secteur toute la journée. Et multiplie les exceptions. Après les libraires et les disquaires, ce sont les coiffeurs qui sont assurés de rester ouverts, selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce matin, sur RTL.

... et grosse colère

Ce confinement n°3, à la fois localisé et ciblé sur les commerces, suscite l'incompréhension et la colère des acteurs économiques. L'Alliance du commerce dénonce un "confinement à deux vitesses" et la "stigmatisation" des activités contraintes à la fermeture, comme "la mode et l'équipement de la personne". Elle réclame des mesures supplémentaires, autour des loyers ou de la dépréciation des stocks, ainsi qu'un calendrier de réouverture. Même tonalité à la CPME. L'U2P y ajoute, pour sa part, une vive protestation contre "l’attitude déplorable de certaines banques", trop rigides à son goût, dans ce contexte mouvant.

Alerte à la "surindemnisation" des entreprises

Le fonds de solidarité remplirait-il un peu trop bien sa mission ? La Cour des comptes demande en tout cas au gouvernement de renforcer ses contrôles. En cause : un risque de fraude accru, mais pas seulement. Par le jeu du cumul des aides et grâce à la flexibilité du dispositif, certains bénéficiaires peuvent avoir été "surindemnisés", au point de signer de meilleurs résultats financiers qu'avant la pandémie. Bercy assure avoir pris des mesures contre ce phénomène. Et promet que sa future aide au paiement des charges fixes sera plus strictement et systématiquement encadré.

Des doutes sur les prêts participatifs

Le futur dispositif de prêts participatifs déjà jugé sous-dimensionné. Pour l'Ifrap, au vu des conditions exigées, seules 8 000 sociétés devraient pouvoir y accéder. Pis, l'objectif affiché du gouvernement de débloquer 20 milliards d'euros lui semble déconnecté des besoins en fonds propres des entreprises, évalués entre 50 et... 100 milliards. Le cercle de réflexion plaide donc pour utiliser l’épargne des Français par le biais de "dispositifs très incitatifs qui ne fassent pas jouer la garantie de l’Etat et ne demandent pas de payer des intérêts".

Mondial Relay livré à la Pologne

Toujours plus à l'est. Le distributeur de colis Mondial Relay, basée dans le Nord, va changer de main. Son propriétaire allemand envisage de le céder au polonais Inpost.
A lire : Mondial Relay va passer sous pavillon polonais

Brexit : 16 milliards d'euros d'échanges perdus

Le Brexit fait perdre gros au commerce transmanche. En janvier, premier mois de la sortie définitive du Royaume-Uni hors de l'Union européenne, les échanges entre les deux partenaires ont déjà lourdement chuté. Et ce, alors même que le processus n'est pas encore totalement achevé.

18 mars

📍 Semi-confinement dans 16 départements, les commerces fermés...

« Freiner sans enfermer. » C'est la nouvelle philosophie du gouvernement face à « ce qui s'apparente de plus en plus clairement à une troisième vague » du Covid-19. Le Premier ministre Jean Castex a dévoilé de nouvelles mesures contre l'épidémie pour 16 départements, dont la Seine-Maritime et l'Eure, en plus des Alpes-Maritimes, l'Ile-de-France et les Hauts-de-France. Elles entreront en vigueur à partir de demain soir minuit et pour quatre semaines. Sur ces territoires, la plupart des commerces devront fermer et « les déplacements interrégionaux seront interdits, sauf motifs impérieux ou professionnel ». Les habitants pourront sortir de chez eux sans limitation de durée, mais dans un rayon maximal de 10 kilomètres. Seule éclaircie à ce tableau bien sombre, le couvre-feu sera reculé à 19h, à partir de ce samedi, dans toute la France.

Carte des départements placés en semi-confinement le 18 mars 2021.
Carte des départements placés en semi-confinement le 18 mars 2021. - Photo : Gouvernement

... entreprises et salariés rappelés à l'ordre

Le lieu de travail est un lieu de contamination. Chiffre à l'appui, le Premier ministre Jean Castex a donc exigé des employeurs, comme de leurs salariés, davantage d'efforts, en matière de prévention contre le Covid-19. Dans le viseur : le télétravail, la restauration, mais aussi... le présentéisme.

Le virus du dialogue social

L'épidémie de coronavirus a redonné de la vigueur au dialogue social en entreprise. Selon un sondage Ifop pour Syndex, 60 % des salariés saluent l'accompagnement de leur CSE pendant la crise. Même les représentants du personnel, d'ordinaire assez critiques envers le comité social et économique, ont (un peu) changé de regard sur cette nouvelle instance, créée il y a trois ans.

Des milliards d'euros en attente pour la relance...

La relance n'attend plus que vous. C'est en quelque sorte le message lancé par la Banque des territoires, à l'occasion du bilan 2020 de ses plans de soutien à l'économie. Sur les quelque 47 milliards d'euros promis en réponse à la crise du Covid-19, l'institution en a déjà débloqué 20 %. Mais les fonds ne sont pas distribués avec la même célérité dans tous les secteurs.

... aux milliards engloutis par la crise

C'est une certitude, la note du Covid-19 sera salée. Le ministre des Comptes publics en a donné une nouvelle évaluation, hier soir, au Sénat. « Entre les pertes de recettes et les dépenses que nous avons engagées pour faire face à la crise, que ce soit pour l'Etat en termes de dépenses ou pour la Sécurité sociale en termes de pertes de recettes liées à la baisse de l'activité, le coût (...) peut être estimé autour de 160 à 170 milliards d'euros », a affirmé Olivier Dussopt. Une évaluation encore provisoire, a-t-il précisé, en raison de la persistance de l'épidémie.

Les cidres boivent la tasse

Elle se bat pour ne pas tomber dans les pommes. Fragile avant même l'arrivée du Covid-19, la filière du cidre subit de plein fouet la crise économique, et notamment la fermeture des bars-restaurants. Pour s'en sortir, les producteurs n'ont d'autre choix que de se réinventer. Nos 5 éditions de l'Ouest vous expliquent comment.
A lire, notre dossier spécial : Les cidres normands et bretons mis sous pression par la crise du Covid-19

B&B Hotels prépare l'avenir

Les hôtels sont vides, mais B&B Hotels fait le plein. La chaîne, née en Bretagne, renforce ses moyens financiers à hauteur de 180 millions d'euros, pour continuer à croître, notamment en Allemagne.
A lire : Le groupe B&B Hotels lève 180 millions d'euros

17 mars

📍 Les Hauts-de-France et l'Ile-de-France dans le viseur

C'est reparti pour un tour... de vis sanitaire. L'Ile-de-France, les Hauts-de-France, ainsi que tous les départements limitrophes de ces deux régions, se verront appliquer de nouvelles restrictions dès ce week-end, a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Ces « mesures supplémentaires (...), qui peuvent aller jusqu'à un confinement », seront annoncées demain, à 18h, par le Premier ministre. D'ici là auront lieu des concertations avec les autorités locales. La fermeture des écoles est toutefois exclue des scénarios à l'étude. L'instauration de nouvelles règles en Région Sud est également écartée, alors qu'une limitation des déplacements le week-end s'applique déjà dans les Alpes-Maritimes.

Et pourtant, le déconfinement se prépare en France...

Si les restrictions sanitaires s'intensifient, les réflexions sur leur levée aussi. Le gouvernement a entamé, cette semaine, ses consultations avec les représentants des secteurs fermés. En attendant l'événementiel ce soir et les salles de sport demain, l'hôtellerie-restauration a ouvert le bal hier. Un plan de réouverture progressive en trois phases de quatre semaines chacune a été présenté aux professionnels, selon le Groupement national des indépendants. Mais aucune date de démarrage ne leur a été fournie. Les échanges se poursuivront demain.

... et en Europe

La Commission européenne aussi réfléchit à la suite. Elle a proposé, aujourd'hui, la mise en place d'un "certificat vert numérique pour faciliter la libre circulation en toute sécurité dans l'UE durant la pandémie". Il servirait à indiquer que son détenteur a été vacciné, testé négatif ou rétabli du Covid-19.

Le retour de la décarbonation

La décarbonation de l'économie, épisode 2. Lancés l'an dernier dans le cadre de la relance, les appels à projets de l'Ademe sur l'efficacité énergétique et la biomasse viennent d'être réactivés. En parallèle, l'Agence de la transition écologique propose aux entreprises des webinaires, les 19 et 25 mars, ainsi que le 8 avril, afin de leur présenter ces aides.

Automobile : et maintenant, le microcrédit...

Et un outil de plus pour soutenir la demande de véhicules peu polluants. Après les bonus écologiques et autres primes à la conversion, voici venu le microcrédit "véhicules propres", annonce le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Adossé à une garantie de l'Etat de 50 %, ce système de financement permet de prêter jusqu'à 5 000 euros sur 5 ans aux ménages les plus modestes, pour leur achat, ou location longue durée, d'une voiture ou une camionnette électrique, hybride rechargeable ou thermique classée Crit'Air 1. Les deux-roues, tri- et quadricycles électriques sont également éligibles.

... et toujours un marché en crise

Ce nouveau soutien à l'achat automobile ne sera pas de trop. Les ventes dans l'Union européenne restent en effet nettement orientées à la baisse en février (-19,3 %), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA), pour un nombre d'immatriculations (771 486) au plus bas, sur ce mois, depuis 2013. Les constructeurs français souffrent particulièrement, avec des reculs de 27,9 % pour le groupe Renault et -21,7 % pour Stellantis (fusion de PSA et Fiat-Chysler), même si la marque Peugeot résiste un peu mieux (-12,2 %).

La productivité au ralenti

La pression sanitaire ne faiblit pas dans les entreprises. En janvier, elles étaient encore 43 % à estimer que les contraintes liées à l'épidémie affaiblissaient leur productivité, selon l'Insee. Et si cette proportion est en baisse par rapport à octobre, c'est aussi que d'autres sujets, plus graves, préoccupent les dirigeants, souligne l'institut.

Les télétravailleurs au régime

Un pavé dans l'assiette. Le tribunal judiciaire de Nanterre a estimé, dans une récente décision, que les télétravailleurs à domicile n'avaient pas droit aux chèques-restaurants. Et pourtant, le gouvernement dit exactement le contraire depuis le début de la crise sanitaire.
⏩ A lire : Les télétravailleurs bientôt privés de tickets-restaurants ?

Les retraites en souffrance

L'Agirc-Arrco encaisse le choc du Covid-19. Le régime de retraite complémentaire a enregistré un déficit de 4,8 milliards d'euros en 2020, bien loin de son excédent 2019 de 200 millions d'euros. C'est qu'il a souffert, à la fois, du "recours massif à l’activité partielle pour plus de 40 % des salariés et [du] report de cotisations pour une partie des entreprises". Pour autant, le régime ne compte toujours aucune dette, même s'il a dû piocher dans ses réserves, en baisse de 4 milliards d'euros. Dans le même temps, le déficit de la branche retraite de la Sécurité sociale a, lui, plus que doublé, pour atteindre -3,7 milliards.

Santé : le site alsacien de Merck profite de la crise

L'allemand Merck joue la carte de la relocalisation en France. Le groupe pharmaceutique va investir 25 millions d'euros dans son site de Molsheim (Bas-Rhin). Son objectif : y produire des poches stériles, jusqu'ici fabriquées aux Etats-Unis et en Chine.

16 mars

📍 Le grand bal des primes

Le chamboule-tout des aides aux entreprises est lancé. Le gouvernement a fixé, hier soir, de nouvelles échéances pour ses aides à l'embauche des jeunes et a dessiné les contours de la future "prime Macron", ouverte à tous les salariés.

La sortie de crise en trois temps

Quel calendrier pour achever le déconfinement interrompu en décembre ? La conférence du dialogue social a débouché, hier soir, sur un agenda et une méthode pour anticiper au mieux la reprise de l'activité. Mars sera consacré à l'étude de "scénarios de levée des restrictions sanitaires" par secteurs (quels protocoles appliquer ? quelle évolution des aides publiques ?). En avril et mai, il s'agira de dresser un "diagnostic économique et financier" de la situation, pour réfléchir à la sortie de crise en tant quelle et, de nouveau, à l'adaptation des aides de l'Etat. Avant de basculer, après juin, sur des "analyses prospectives" concernant les "changements durables induits" par la pandémie. Durant ce processus, le gouvernement promet d'adopter "une approche territorialisée et partenariale" pour mieux repérer les entreprises en difficulté. Patronat et syndicats ont plaidé pour y ajouter un suivi filière par filière.

Le rebond attendra le second semestre

La Banque de France affine ses prévisions. La croissance pourrait finalement atteindre 5,5 % cette année (contre 6 % espérés par le gouvernement). Après un premier semestre de stagnation, l'économie ne devrait toutefois réellement rebondir qu'à partir du troisième trimestre. Le retour à la normale reste attendu à la mi-2022. Le taux de chômage devrait, pour sa part, frôler les 9,5 % fin 2021, avant de décroître. Problème : ces hypothèses dépendent en grande partie du succès de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Emploi : casse limitée chez les patrons

Les dirigeants épargnés par la crise du Covid-19. En 2020, le nombre de patrons privés d'activité a chuté de 31,4 %  en un an, selon l'association GSC et le cabinet Altares. Une baisse qualifiée de "mirage", d'autant plus qu'elle ne concerne pas tous les chefs d'entreprise.

La montagne démunie

L'économie de la montagne prise de vertiges face au bilan de son année blanche. En un an, depuis le 15 mars 2020, les commerces et fournisseurs d'équipements de sports d'hiver ont perdu près d'1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, selon l'Union Sport & Cycle. Les premiers ont le plus souffert, avec des pertes de 73 % sur la saison 2020-2021, par rapport à la précédente. Un tiers de ces magasins de location et vente seraient même "en urgence absolue", ayant brûlé plus de la moitié de leurs fonds propres et/ou de leur prêt garanti par l'Etat. Quant aux fabricants de matériels, le pire serait à venir, avec un recul de leurs recettes attendu à -70 % cette année, après -30 % en 2020.

Les aéroports désertés

La pandémie a laissé un grand vide dans les aéroports français. Ils ont accueilli à peine plus de 70 millions de voyageurs en 2020, un nombre en baisse de 67,3 % sur un an (et même -68,4 % hors Outre-mer), selon l'UAF, leur organisation professionnelle. Les aéroports régionaux de grande taille (1 à 5 millions de passagers) résistent mieux (-60,3 % quand même), grâce au trafic domestique, de même que la Corse dans son ensemble. Hors région parisienne, les sites les plus durement touchés sont Clermont-Ferrand Auvergne (-73,3 %), Bâle-Mulhouse (-71,4 %) et Bordeaux (-70,6 %).

Le président du Crédit Mutuel Arkéa s'en va

Une page se tourne, mais une question demeure, au Crédit Mutuel Arkéa. Son président Jean-Pierre Denis a confirmé qu'il quitterait le groupe, après avoir passé 14 ans à sa tête. Reste à savoir si son départ signera la fin des velléités d'indépendance de sa banque envers la Confédération nationale du Crédit Mutuel. L'intéressé, et sa directrice générale, assurent déjà que non.
⏩ A lire : Le Crédit Mutuel Arkéa aura un nouveau président le 11 mai

15 mars

📍 Le fonds de solidarité démarre mal

Le fonds de solidarité est décidément à la peine en ce début d'année. Les demandes d'aide au titre du mois de février ont ouvert aujourd'hui. Mais quelques heures plus tard, le fisc a demandé aux entreprises fermées par les autorités de bien vouloir patienter, avant de déposer leur dossier. En cause : un bogue dans le calcul de leur indemnisation.

La sortie de crise au menu du dialogue social

Une conférence sociale de transition. Cet après-midi, le Premier ministre Jean Castex a réuni patronat et syndicat pour la troisième fois depuis son arrivée à Matignon. A l'ordre du jour : les prochaines étapes du déconfinement et du débranchement des aides publiques. L'avenir des aides à l'emploi des jeunes, censées s'arrêter à la fin du mois, devrait en particulier être fixé. De même, sont attendus un geste pour les travailleurs dits de la seconde ligne et la définition de nouvelles conditions pour la "prime Macron", déjà remaniée l'an dernier, à la faveur de la crise. A 18h, la conférence était toujours en cours.

Les milliards du télétravail

Le télétravail vaut de l'or. Selon l'institut Sapiens, il a permis à la France de "sauver plus de 9 points de PIB" lors des deux confinements de 2020. Le cercle de réflexion appelle donc à sa pérennisation. Avec, à la clé de cette généralisation, selon lui, un surplus de croissance potentiel de 30 milliards d'euros.

L'Etat à la portée des entreprises

En matière de charges sociales, c'est lui le "Boss". Le "Bulletin officiel de la Sécurité sociale" regroupe, sur une seule plate-forme, toute l'information réglementaire liée aux cotisations et contributions des entreprises. Cette documentation deviendra opposable aux autorités à partir du 1er avril. Cette initiative est la dernière en date d'une nouvelle série, prise par le gouvernement, pour tenter de rapprocher les acteurs économiques de l'administration.
⏩ A lire : Comment l'État veut inciter les entreprises à collaborer davantage avec l'administration

L'UE garde les vannes du financement ouvertes

En attendant le déblocage de son plan de relance, l'UE met de nouveaux moyens sur la table pour l'économie. La Banque européenne d'investissement (BEI) a débloqué 3,7 milliards d'euros de financement, en fin de semaine dernière. Près des deux tiers (2,4 Md€) seront réservés à des "entreprises pénalisées par la pandémie", sous la forme de crédits bancaires. Et 688 millions iront à des projets d'énergies renouvelables.
En parallèle, la BEI poursuit son soutien direct à des sociétés. Le groupe Safran a ainsi obtenu 500 millions d'euros, mobilisables d'ici à septembre 2022, pour ses recherches sur l'avion décarboné et de nouveaux systèmes de propulsion, en vue d'une "utilisation à 100 % de carburants alternatifs".

Le made in France arme le monde

L'industrie militaire en plein essor. Les exportations d'armes de la France ont bondi de 44 % sur la période 2016-2020, comparativement aux cinq années précédentes, selon l'Institut de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Le pays réalise désormais 8,2 % des ventes mondiales (3e, derrière les Etats-Unis et la Russie), en progression de 2,6 points. Ses trois principaux clients sont l'Inde, l'Egypte et le Qatar.

13 mars

📍 Pas de motifs impérieux pour revenir en France

Nouvel allègement des contraintes sur les déplacements internationaux. Cette fois, c'est le Conseil d'Etat qui a suspendu la nécessité d'invoquer un "motif impérieux" pour les retours dans l'Hexagone des ressortissants français. En revanche, cette obligation est maintenue pour les voyages entre la métropole et les Antilles.

12 mars

📍 L'étrange premier semestre de l'économie française

L'Insee y voit un peu plus clair. Au premier semestre, la croissance française devrait s'élever à 1 %. Début février, l'institut avait simplement donné une fourchette, allant de -1 à +1,5 %. Et même si les entreprises devraient relever la tête, l'économie n'est pas tirée d'affaire pour autant. Les suppressions d'emplois, en particulier, devraient s'amplifier. Car "le caractère durable de la crise conduirait les entreprises à progressivement renoncer à retenir de la main-d’œuvre dans leurs effectifs, en abaissant notamment l’ampleur de leur recours au chômage partiel".

Fonds de solidarité : les règles sont fixées pour février

Le fonds de solidarité repart pour un douzième mois. Les demandes au titre du mois de février devraient être ouvertes à partir de lundi, mais les règles ont d'ores et déjà été fixées par décret. Deux nouveautés sont introduites, l'une élargit l'aide à certains commerces, l'autre la restreint pour les entreprises fermées.

Un horizon pour la culture

La date n'est ni précise ni certaine, mais il faudra s'en contenter. Pour les lieux culturels, « nous sommes dans cet objectif de réouverture au cours, disons, du deuxième trimestre 2021 », a glissé Roselyne Bachelot, ce matin, sur France Culture. Elle « milite » désormais pour une reprise simultanée de toutes les activités, « mais avec des protocoles de sécurité adaptée ». Depuis l'échec du déconfinement du 15 décembre, la ministre s'était toujours refusée à donner aux professionnels une nouvelle échéance pour la levée des fermetures administratives.

La deuxième ligne sur le devant de la scène

Les "travailleurs de la deuxième ligne" sont désormais connus. Le ministère du Travail a dressé la liste de ces métiers restés au front pendant le premier confinement... il y a un an donc. Au total, 4,6 millions de personnes sont concernées. Cet inventaire doit permettre à présent de pousser les branches professionnelles à ouvrir des négociations sur l'amélioration de leurs conditions de travail.

Malaises dans les TPE

La crise fait trembler les salariés des TPE. Près de la moitié d'entre eux (48 %) estime que l'activité de leur entreprise est menacée et 41 % craignent directement pour leur emploi, selon un sondage BVA pour l'Unsa, réalisé 23 février au 1er mars auprès de 601 personnes. La crise fragilise aussi les relations avec les employeurs : si elles sont jugées mauvaises par seulement 12 % des répondants, ce chiffre grimpe à 35 % chez ceux qui jugent leur entreprise fragilisée.

Le retour en force des entrepreneurs

Les créations d'entreprise se réveillent. Après deux mois en berne, elles ont signé un nouveau record mensuel en février. Le boom des activités de livraison à domicile, lui, ne se dément pas depuis un an.

Ecoconception : 3 secteurs jugés prioritaires

Trois secteurs dans le viseur. L'Ademe veut convaincre l'agroalimentaire, le numérique et le textile de se mettre à l'écoconception. Pour ce faire, elle a décidé d'adapter ses aides au financement.

Renault renonce à sa Fonderie de Bretagne

Renault prêt à laisser le volant de la Fonderie de Bretagne. Après huit mois de réflexion, le constructeur automobile a finalement décidé de se séparer de son site morbihannais.
⏩ A lire : Renault confirme la mise en vente de la Fonderie de Bretagne

11 mars

📍 L'indemnisation des loyers rectifiée

Encore un peu de patience, et quelques mauvaises surprises. L'aide au paiement des charges fixes ne pourra être demandée qu'à partir du 31 mars, a annoncé le ministère de l'Economie. Et encore, la procédure ne portera que sur les mois de janvier et février. Pour l'indemnisation au titre de mars et avril, il faudra patienter jusqu'en mai. Autre déconvenue : les critères d'éligibilité ont été quelque peu resserrées, depuis la présentation du dispositif à la presse, fin février.
⏩ A lire, notre article mis à jour sur cette future aide au paiement des loyers

L'interdiction des voyages assouplie

La France relâche un peu la bride sur les voyages internationaux (hors Europe). Les déplacements ne seront plus soumis à motif impérieux pour sept pays, indique le ministère des Affaires étrangères, à savoir : Australie, Corée du Sud, Israël, Japon, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et Singapour. En parallèle, la liste même de ces "motifs impérieux" justifiant un trajet à l'international va être élargie à certaines situations familiales particulières, aux "retours vers la résidence principale, lorsqu’elle est établie en France" et aux étudiants qui doivent passer des concours. Ces assouplissements sont toutefois soumis à la publication d'un décret, annoncée pour demain.

Conflit Airbus-Boeing : les taxes officiellement suspendues

Ca n'aura pas traîné. Moins d'une semaine après avoir été annoncée, la suspension des surtaxes américaines sur le vin français et les avions européens, entre autres, est officiellement entrée en vigueur aujourd'hui, selon un bulletin de l'administration des Etats-Unis. Bruxelles a fait de même avec ses propres sanctions. Les deux parties ont donc désormais jusqu'au 11 juillet pour tenter de résoudre leur conflit sur les aides publiques à l'aéronautique. Sans quoi ces droits de douane supplémentaires seront réactivés.

Industrie : le Grand Est friand de la décarbonation

La décarbonation de l'industrie au compte-gouttes. Trente-trois nouveaux projets vont être subventionnés pour leurs efforts de transition écologique, dans le cadre du plan de relance. D'une part, 16 entreprises vont obtenir 36 millions d'euros pour soutenir leur démarche d'efficacité énergétique. Elles s'ajoutent aux 16 sélectionnées le 17 décembre. D'autre part, les 17 premiers lauréats de l'appel à projets sur la chaleur biomasse vont se partager 127 millions d'euros (44 M€ en aides à l'investissement, 83 M€ pour couvrir le coût de fonctionnement). Plus d'un quart des entreprises retenues aujourd'hui, sur l'une et l'autre de ces thématiques, sont basées dans le Grand Est. La Normandie et la Corse n'en comptent aucune.

Reports de charges : la note est salée

Un trou béant dans les caisses de l'Etat. Les différents reports de charges, accordées par les autorités l'an dernier, se sont élevés à près de 50 milliards d'euros ! Le Premier ministre Jean Castex en a présenté le détail, hier, au Sénat : 25 Md€ non-prélevés au niveau fiscal (« remboursements accélérés de créances » inclus), auxquels s'ajoutent 13 Md€ de cotisations sociales décalées pour les travailleurs indépendants et 12 autres Md€ au bénéfice de près de 900 000 entreprises. Et c'est sans compter les « près de 8 Md€ de charges sociales annulées sur la seule année 2020 ». Jean Castex a promis que les remboursements des sommes reportées « seront, bien entendu, adaptés à la situation de chaque entreprise ».

Rififi chez les experts-comptables

Les Bretons font de la résistance. Une dizaine de cabinets d'experts-comptables de l'Ouest s'élèvent contre les pratiques du géant Cegid. Ils accusent le groupe lyonnais, fondé par Jean-Michel Aulas, de profiter de sa position dominante sur le marché des logiciels de gestion, pour augmenter drastiquement ses tarifs d'ici l'an prochain.
⏩ A lire les explications d'Yves Courroye, du cabinet YCL Expertise : « Nous sommes pris en otages par Cegid »

10 mars

📍 L'Etat rempile pour un mois sur le chômage partiel...

Le durcissement des règles du chômage partiel, façon arlésienne. Récemment reprogrammée en avril, la hausse du reste à charge de l'employeur a de nouveau été reportée d'un mois par le ministère du Travail.

... mais réfléchit à l'arrêt de ses aides aux entreprises...

Et s'il fallait prendre au sérieux cette nouvelle échéance sur le chômage partiel ? Le ministère du Travail annonce en tout cas démarrer sa réflexion sur l'arrêt progressif des aides de l'Etat. Une décision sera prise dès lundi concernant celles inscrites dans le plan jeunes (dont les primes à l'embauche). Et "des concertations sectorielles" seront lancées la semaine prochaine, pour notamment "adapter, de manière pertinente, le niveau de soutien aux entreprises, dans la perspective de ces allégements" de restrictions sanitaires.

... et à la réouverture des activités fermées

Retirer les aides de l'Etat aux entreprises oui, mais pas sans lever les restrictions sanitaires au préalable. C'est pourquoi le gouvernement s'active aussi sur ce sujet. Le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a dévoilé les pistes à l'étude, sur Public Sénat. Les lieux recevant du public pourraient ainsi être divisés en deux catégories, selon le niveau de risque qu'ils présentent en termes de circulation du virus (les espaces clos étant plus exposés que ceux en plein air). L'affichage de QR codes, à scanner par les clients avec leur téléphone, pourrait également devenir obligatoire, afin d'identifier plus facilement les cas contacts, s'il y a eu contamination. D'après Le Parisien, ce système pourrait être testé "dans les jours qui viennent", au sein des restaurants routiers actuellement ouverts.

Un week-end confiné de plus pour les Alpes-Maritimes

Le confinement du week-end joue les prolongations aussi sur le littoral des Alpes-Maritimes. Mais contrairement au Nord et au Pas-de-Calais (voir l'actualité d'hier), la mesure n'est, maintenue que pour les 13 et 14 mars, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. L'éventuelle levée des restrictions de déplacement sera étudiée la semaine prochaine, en fonction de la situation épidémique locale.

Les défaillances toujours aussi rares

Toujours plus bas. Les défaillances d'entreprise restent à un niveau inhabituellement faible en ce début d'année. En février, le nombre cumulé des procédures collectives, ouvertes sur un an, devrait reculer de 43,2 % (après -40,1 % en janvier, chiffre définitif), selon la Banque de France.
Pour éviter de finir dans ces statistiques, les entreprises en difficulté doivent agir sans tarder, et a fortiori sans attendre que les aides publiques ne se tarissent. C'est pour les mobiliser, et leur présenter les solutions à leur disposition, que se tient, demain, entre 9h et 10h30, un webinaire spécial, proposé par Infogreffe et le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Parmi les intervenants, Georges Richelme, à l'origine d'un rapport sur les mesures de prévention, publié le mois dernier.

L'industrie lance bien son année

Les usines redémarrent bien l'année. En repli en décembre, la production est repartie de l'avant en janvier, dans l'industrie manufacturière, comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+3,3 % en un mois, dans les deux cas), selon l'Insee. Insuffisant toutefois pour revenir au même point qu'en février 2020. Seule branche à la peine sur le premier mois de 2021 : les transports (-2,9 %).

Le verdissement de la commande publique

Les administrations publiques priées de faire du neuf avec du vieux. Selon un décret, publié aujourd'hui, l'Etat et les collectivités locales devront désormais respecter des quotas de produits issus de l'économie circulaire, pour leurs achats de fournitures.

Informatique : OVH victime d'un incendie

Vous avez du mal à accéder à certains sites web aujourd'hui ? L'explication pourrait se trouver du côté de Strasbourg, où un incendie a ravagé les locaux du groupe OVH et plusieurs de ses serveurs.
Notre site est lui-même partiellement touché par ce sinistre. Il perturbe l'envoi de nos newsletters et l'accès à votre espace abonnés. Aussi avons-nous décidé d'ouvrir l'intégralité de nos contenus, afin de vous permettre de continuer à les consulter librement. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.
⏩ A lire : Le Journal des Entreprises impacté par l'incendie chez OVH

 9 mars

📍 Confinement partiel prolongé à Dunkerque

Dunkerque et ses environs passeront tous leurs week-ends de mars sous confinement. Instaurées le 26 février, les restrictions de déplacement, de 18h le vendredi à 6h le lundi, resteront en vigueur jusqu'au 29 mars, a indiqué la préfecture du Nord sur Twitter. Elle suit, en la matière, l'exemple du département voisin du Pas-de-Calais. Lui avait déjà opté pour une application de la mesure jusqu'à la fin du mois.

La reprise économique plafonne toujours

Le retour à la normale est bloqué. Depuis quatre mois, l'activité tourne en sous-régime, estime le dernier point de conjoncture de la Banque de France. Son gouverneur ne s'en étonne guère. Pour lui, le rétablissement complet de l'économie prendra au moins un an. Ce qui ne l'empêchera pas de signer une croissance « au moins égale à 5 % ». Ce sera davantage, estime déjà l'OCDE (voir ci-dessous).

L'emploi encaisse le choc du reconfinement...

L'emploi a résisté tant bien que mal au reconfinement. Au quatrième trimestre, l'intérim a poursuivi son redressement, tandis que les destructions nettes de postes ont été relativement limitées dans le privé. L'Insee en a compté 28 100, quand la caisse nationale des Urssaf enregistrait, pour sa part, une baisse des effectifs salariés de 36 100 au cours de la même période. Mais, dans les deux cas, l'hébergement-restauration ressort comme l'un des secteurs les plus fragilisés, sur le trimestre (-4,9 %), comme sur l'année (-130 500 emplois, soit -11,1 % en un an, selon l'Acoss). La contraction est toutefois plus forte dans les activités récréatives et culturelles (-13 % en 2020, 38 700 postes perdus).

... avant de repartir de l'avant ?

Mis à mal en fin d'année dernière, l'emploi devrait rebondir au printemps. C'est en tout cas ce qu'indique une enquête de Manpower auprès de 767 employeurs. Ainsi, au premier trimestre, ceux qui envisagent d'augmenter leurs effectifs sont désormais plus nombreux que ceux qui prévoient de les baisser (solde d'opinion à 7 points, +6 en trois mois).

La Haute-Garonne a souffert

La crise du coronavirus sans pitié pour la Haute-Garonne. Du fait de sa dépendance à l'aéronautique, le territoire a subi de plein fouet l'impact économique de l'épidémie, confirme une nouvelle étude réalisée par la CCI du département. Un chiffre résume l'état de l'économie locale : le chiffre d'affaires des entreprises a reculé de près de 16 % en 2020, le double de la moyenne nationale, selon la chambre de commerce et d'industrie.
⏩ A lire : Les entreprises de Haute-Garonne encore convalescentes

La mue de Michelin en Vendée

Le site Michelin La Roche-sur-Yon (Vendée) est prêt à renaître de ses cendres. Si le fabricant de pneumatiques est en train d'achever le démantèlement de son usine, l'avenir de ces 20 hectares commence déjà à s'écrire. Les élus locaux et le groupe auvergnat veulent y créer un pôle d’innovation.
⏩ A lire : Comment le site Michelin de la Roche-sur-Yon se transforme en pôle d'innovation sur les énergies

Faillite britannique, conséquences françaises ?

C'est un séisme en Grande-Bretagne, qui pourrait avoir des répliques dramatiques en France. Le dépôt de bilan de la société britannique Greensill, hier, pourrait fragiliser plusieurs sociétés de ce côté-ci de la Manche. Ce géant du financement interentreprises comptait en effet, parmi ses clients, le groupe GFG Alliance, propriétaire, à travers Liberty Steel, d'Ascoval et Aluminium Dunkerque, dans le Nord, ou encore de France Rail Industry, en Moselle. « Tous les salariés [de ces entreprises] doivent savoir que l'État sera derrière eux », a lancé Bruno Le Maire, ce matin, sur France 2, même s'il « [comprend] parfaitement qu'ils aient des inquiétudes, quand ils voient les difficultés financières de Liberty ».

L'horizon se dégage pour l'économie mondiale

Poussée d'optimisme à l'OCDE. L'organisation anticipe désormais une croissance mondiale de 5,6 % en 2021. C'est 1,4 point de plus que dans sa précédente prévision (voir actualité du 1er décembre). La France reste bien positionnée (+5,9 %), même si ce chiffre est légèrement revu à la baisse (-0,1 point).
A l'origine de ce regain de confiance, "le déploiement des vaccins" et "la relance engagée par les pouvoirs publics, en particulier aux Etats-Unis". Mais, prévient l'OCDE, ces performances pourraient être encore plus solides, "si la production et la distribution de doses s’accéléraient, étaient mieux coordonnées au niveau mondial et précédaient les mutations du virus".

8 mars

📍 Droits des femmes (1) : les entreprises rappelées à l'ordre

Les entreprises n'en font pas assez sur la parité salariale. C'est la conclusion du ministère du Travail, à la lumière des résultats 2021 de l'index de l'égalité professionnelle. En cette journée internationale des droits des femmes, il relève trois points noirs. Et brandit ouvertement la menace de sanctions contre les employeurs fautifs.

Droits des femmes (2) : des quotas à l'étude

Faut-il en passer par la contrainte pour réaliser l'égalité professionnelle en entreprise ? Une proposition de loi, déposée aujourd'hui, souhaite y venir en deux étapes. Il s'agirait d'abord de demander aux sociétés de plus de 1 000 salariés de publier la répartition par sexe, au sein des 10 % des postes les plus élevés. Ensuite, elles seraient obligées d'intégrer, dans cette frange de leurs effectifs, 30 % de femmes en 2027, puis 40 % en 2030. Sans quoi elles s'exposeraient à une amende équivalente à 1 % de leur masse salariale. Selon plusieurs médias, le texte de la députée LREM Marie-Pierre Rixain exige également de Bpifrance un quota de femmes au sein des comités de sélection des entreprises à soutenir.

Droits des femmes (3) : des promesses chez Bpifrance

Bpifrance, justement, promet d'en faire plus pour l'entrepreneuriat au féminin. La banque publique d'investissement assure qu'elle mettra en oeuvre "des moyens structurants" (sans dire lesquels), pour, entre autres, "[accroître les] financements accordés aux femmes créatrices et repreneures d’entreprise", ou encore "[lutter] contre les stéréotypes de genre qui peuvent affecter les acteurs de l’écosystème entrepreneurial". Ces engagements sont inscrits dans un accord-cadre de trois ans, signé avec le ministère chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes. En France, seuls 30 % des créateurs de sociétés sont des créatrices, selon Bpifrance.

Commerce : des loyers intégralement remboursés ?

Le dispositif ad hoc d'aide au paiement des loyers, réservé aux chaînes de magasins à demi-fermées, se précise. Elles pourraient demander à l'Etat le remboursement intégral des sommes versées aux bailleurs pour leurs boutiques fermées, selon une information de BFM Business. Le mécanisme doit toutefois être encore validé par l'Union européenne. Il pourrait coûter plus de 500 millions d'euros aux finances publiques.

Conflit Airbus-Boeing : le drapeau blanc est de sortie

Cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Europe, dans leur différend sur les aides publiques à Airbus et Boeing. Les deux partenaires ont décidé de suspendre provisoirement leurs sanctions réciproques. Une trêve saluée par la filière viticole, victime collatérale de ce conflit. Elle réclame désormais des compensations pour le manque à gagner subi depuis plus d'un an.
⏩ A lire : Après la suspension des sanctions, la viticulture veut croire à une sortie de crise

Les centres de données bienvenus en France

La France, terre de prédilection pour les data centers. Le pays se classe 9e (sur 50) d'un classement des destinations les plus attractives pour y implanter ce type d'activité. Pour la société d'ingénierie Arcadis, à l'origine de l'étude, l'Hexagone brille par la qualité de sa cybersécurité et la fiabilité de son réseau d'énergie. Mais trébuche sur les permis de construire, difficiles à obtenir, et la demande intérieure, au dynamisme modéré.

5 mars

📍 La fermeture des commerces passe un cap

Toujours plus de commerces verrouillés. C'est à partir de ce soir que les espaces de plus de 10 000 m² doivent fermer leurs portes, dans les 22 départements en surveillance renforcée au Covid-19. Mesure étendue aux surfaces supérieures à 5 000 m² dans le Pas-de-Calais, et déjà appliquée à Dunkerque et sur le littoral des Alpes-Maritimes. Cet abaissement de seuil (20 000 m² jusqu'ici) concerne plus de 130 nouveaux centres commerciaux, soit 3 000 boutiques supplémentaires, ainsi que 115 grands magasins, selon le ministère de l'Economie, cité par Le Parisien. Des chiffres toutefois bien en-deçà de ceux donnés par l'Alliance du commerce. Elle évoque 8 000 à 10 000 commerces à fermer, en plus des 25 000 clos depuis le 31 janvier. Dans tous les cas, CCI France a réclamé aujourd'hui, pour ces entreprises, des aides "immédiates et faciles d'accès", ainsi qu'un "calendrier de réouverture".

Des hôtels aux deux tiers vides

La rechute. Après une timide éclaircie à l'été, les hôtels français ont repris la foudre en fin d'année 2020. Leur fréquentation a dévissé de 64 % au quatrième trimestre, selon l'Insee. Et c'est bien pire encore pour l'Ile-de-France, voire la montagne.

Automobile : saignée de l'emploi chez Bosch

Une usine vidée de ses ouvriers. Le groupe Bosch compte supprimer 60 % des effectifs de son site de Rodez (Aveyron), d'ici à 2025. Une décision justifiée par le ralentissement des ventes automobiles en général, et des motorisations diesel en particulier.
⏩ A lire : Bosch supprime près de 800 postes dans l'Aveyron

Aéronautique : licenciements évités chez Airbus

Les salariés d'Airbus, en France, échapperont aux licenciements. Malgré son projet initial de supprimer 5 000 postes dans le pays, l'avionneur a indiqué, hier, qu'il devrait réussir à alléger ses effectifs sans procéder au moindre départ contraint.

L'électronique au service de l'intelligence artificielle

Nouveau chantier en vue pour les industriels de l'électronique. Bercy a annoncé l'ouverture prochaine d'appels à projets en lien avec l'intelligence artificielle, notamment embarquée. Il s'agira de soutenir "le développement d'une offre industrielle de composants et de systèmes électroniques", ainsi que "la maturation de technologies (...) de rupture". Annonce faite hier, à l'issue de la signature d'un avenant au contrat stratégique de filière, qui confirme la mobilisation de l'Etat, au côté des entreprises, pour développer "la souveraineté technologique et industrielle de l'Europe" en matière d'électronique.

Export : la France reprend des couleurs...

Les échanges extérieurs reprennent de la vitesse. En janvier, les exportations ont progressé de 2,8 % en un mois (soit +1,1 Md€), selon les douanes. C'est, certes, un peu moins que les importations (+3,5 %, soit +1,5 Md€), mais elles se rapprochent davantage de leur niveau d'avant-crise (à 94 % de leur moyenne 2019, contre 92 % pour l'import). Résultat, le déficit commercial reste modéré, à -3,9 milliards d'euros - et même -3,7 Md€ sur trois mois, au plus bas depuis juin 2016.

... malgré le Brexit et les sanctions américaines

Ce redressement des échanges internationaux est d'autant plus notable que la France subit, pourtant, une succession d'événements défavorables, au-delà même de la crise du coronavirus. Deux exemples, soulignés par les douanes. Il y a d'abord les surtaxes américaines, appliquées dans le conflit Airbus-Boeing, depuis octobre 2019. L'addition est particulièrement salée pour les vins français, selon un premier bilan des autorités... Mais, ce soir, hasard du calendrier, Bruxelles et Washington annoncent justement la suspension pour quatre mois de leurs sanctions réciproques dans ce dossier.
Autre choc encaissé par les entreprises : le Brexit. En janvier, au premier mois du rétablissement des frontières avec le Royaume-Uni, les exportations sont "[descendues] à 87 % de leur moyenne observée sur le second semestre 2020", les importations sont tombées 20 points sous leur niveau de cette même période.
⏩ A lire, notre dossier sur ces entreprises régionales qui tentent de s'adapter au Brexit

La collaboration entre grands groupes et PME en débat

La main tendue des grands patrons à leurs homologues des PME. Demain, entre 10h et 12h, l'Association française des entreprises privées (Afep) organise une conférence en ligne sur le thème "PME-grands groupes : comment mieux travailler ensemble au service de la croissance ?" Avec l'intervention des dirigeants de Capgemini, Faurecia, Fnac-Darty, Korian, Saint-Gobain, Sonepar, Total, Valeo et Vivendi.

4 mars

📍 Reconfinement partiel du Pas-de-Calais, 23 départements sous surveillance

Ils avaient une semaine pour réfléchir à de nouvelles mesures d'endiguement contre le Covid-19. Les 20 départements placés sous surveillance renforcée, désormais rejoints par l'Aisne, les Hautes-Alpes et l'Aube, sont désormais fixés sur leur sort. Le Premier ministre a dévoilé ses arbitrages, lors d'une nouvelle conférence de presse hebdomadaire.
En plus de voir ses magasins non-alimentaires de plus de 5 000 m² baisser le rideau, le Pas-de-Calais se voit appliquer un confinement le week-end, à compter de samedi 8h, pour une durée non-précisée. La mesure était déjà en vigueur dans les agglomérations de Dunkerque et de Nice.
Dans les 22 autres départements, le seuil de fermeture des centres commerciaux et grandes surfaces est abaissé à 10 000 m². Le port du masque devient obligatoire dans « toutes les zones urbaines où il ne s'applique pas encore ». L'accès de « sites très fréquentés pendant les week-ends » pourra être restreint, ou interdit, de même que certaines manifestations. Ces mesures seront mises en place dès demain soir à minuit. Enfin, il est recommandé aux habitants de ces territoires de limiter leurs contacts sociaux et de « ne pas sortir, autant que possible, de leur département ou de leur région ».

Les nouveaux prêts participatifs sont prêts...

Les prêts participatifs sont (enfin) arrivés ! Ces nouveaux outils de financement, partiellement garantis par l'Etat, visent à renforcer les quasi-fonds propres des PME et ETI à hauteur de 20 milliards d'euros d'ici juin 2022. Objectif ultime : les aider à financer leurs investissements et ainsi soutenir la relance après la crise du coronavirus.
⏩ A lire : 6 questions pour comprendre les prêts participatifs réservés aux PME et ETI

... les autres instruments de fonds propres font leur chemin

Où en sont les autres outils mis en place par l'Etat pour consolider les fonds propres des entreprises ? A l'occasion de la présentation des nouveaux prêts participatifs, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a établi un premier bilan d'étape. Le programme Bpifrance Entreprises 1, qui s'appuie sur l'épargne des ménages, a collecté 60 millions d'euros depuis octobre (sur les 95 M€ espérés). Le label "Relance" a, lui, été décerné à 147 fonds d'investissement, pour un encours de 13 milliards d'euros (et près de 25 milliards, en ajoutant ceux en cours de lancement). Plus de la moitié de cet argent est censée bénéficier aux PME et ETI, selon Bruno Le Maire.

Le soutien à la relocalisation industrielle s'intensifie...

Et de trois. Le ministère de l'Economie a dévoilé une troisième liste de lauréats pour son appel à projets sur la relocalisation industrielle de secteurs stratégiques (voir actualités des 9 février et 19 novembre). Ces 105 projets seront soutenus à hauteur de 184 millions d'euros. Ils concernent aussi bien la santé (30 entreprises aidées), l'agroalimentaire (24) ou les intrants industriels (24 également), que l'électronique (22) et la 5G (5). Encore une fois, l'Auvergne Rhône-Alpes tire son épingle du jeu (21 sites financés), devant l'Occitanie (11). Depuis novembre, 160 projets se sont partagés 326 millions d'euros d'argent public, dans le cadre de cette démarche baptisée Résilience.

... celui à la santé se précise

Dans la course à la relocalisation, les initiatives sont multiples. Bercy a ainsi dévoilé, aujourd'hui, une deuxième salve de lauréats, dans le cadre d'une autre démarche, centrée sur les innovations en santé. Cette fois, ce sont 5 entreprises qui ont été distinguées (ABL Europe, Flashtherapeutics, LCM-Lavoisier, Orgapharma et NG Biotech), en plus des 11 déjà annoncées auparavant. Les heureux élus recevront 24 millions d'euros de subventions.

Start-up : la France veut favoriser l’émergence de champions européens

Après la French Tech, place à la "Scale-up Europe". C'est le nom d'une nouvelle initiative, lancée par le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O. Elle vise à « accélérer l’émergence de champions technologiques européens ». Pour cela, 150 dirigeants d’entreprise, chercheurs, politiques et personnalités du Vieux Continent vont remettre une série de recommandations au Président de la République en juin. Les réflexions seront structurées autour des questions du financement des start-up, de leurs ressources humaines, du développement de technologies de rupture et des liens entre start-up et grands groupes.

Immobilier : les ventes de logements neufs se contractent en France...

Les ventes de logements neufs ont chuté de 25 % en 2020, selon la Fédération des promoteurs immobiliers : 128 000 logements ont ainsi été vendus, soit près de 40 000 de moins qu'en 2019. Les ventes dites "en bloc" (aux investisseurs institutionnels notamment) affichent, elles, une hausse de 7,2 % en 2020.

... mais les transactions se développent à la montagne

Avec les remontées mécaniques à l’arrêt à cause de la crise sanitaire, les stations de ski françaises connaissent une saison désastreuse. Mais dans les Alpes, l'immobilier de montagne continue sur sa lancée. Ce marché enregistre des transactions à la hausse en volume et en prix par rapport à la saison précédente.
⏩ A lire : Dans les Alpes, le marché de l'immobilier de montagne ne connaît pas la crise

Défaillances en cascade pour Manoir Industries

Nouveau coup dur pour Manoir Industries. La filiale mosellane du groupe métallurgiste vient d’être placée en redressement judiciaire. Il y a quelques jours, les cinq autres filiales françaises avaient également fait l’objet d’une procédure collective. Un millier d’emplois sont menacés.

3 mars

📍 SFR va supprimer 1 700 postes en France

SFR compte supprimer 1 700 postes cette année, dont 400 dans ses boutiques. La direction de l’opérateur télécoms indique que 11% de ses 15 000 salariés français sont concernés. La CFDT précise que ce plan touche 15% des effectifs de SFR Distribution et 18% d’UES SFR. Ces départs pourraient se faire uniquement « sur la base du volontariat », assure la direction. Dans le même temps, SFR annonce son intention d’accélérer ses déploiements au niveau de la fibre et de la 5G.

Bonus-malus sur les contrats courts : le gouvernement lâche un peu de lest

Les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire vont être temporairement exemptées du système de bonus-malus que va mettre en place le gouvernement. C’est ce que vient d’annoncer Elisabeth Borne au micro de Radio Classique. « Les entreprises qui sont les plus affectées par la crise, notamment celles qui font l’objet de restrictions sanitaires – c’est le cas des hôtels, cafés et restaurants par exemple – ne rentreront pas dans le dispositif de bonus-malus pour les années où elles ont subi des restrictions administratives du fait de la crise sanitaire », a assuré la ministre du Travail. Pour toutes les autres entreprises concernées par la réforme, les embauches vont être placées sous surveillance à partir du mois de juillet. Sur cette base, les premières majorations du taux de cotisation d’assurance chômage seront appliquées à compter de septembre 2022 à l’encontre des employeurs qui n’auront pas suffisamment recruté en CDI.

PGE : les PME jouent la prudence

Selon une étude trimestrielle de Bpifrance Le Lab/Rexecode, 68 % des entreprises qui ont bénéficié d'un prêt garanti par l'État (PGE) n'auraient utilisé qu'une faible part de ce prêt bancaire, voire ne l'ont pas entamé. "Le recours au PGE était motivé principalement par la constitution de liquidités de précaution", analyse l'étude.

Les effets de la crise sur la santé des dirigeants d’entreprise

Epuisement, montée du stress et idées noires : si le nombre de défaillance d’entreprises a considérablement chuté en 2020 avec la multiplication des aides de l’Etat, la crise sanitaire fait flancher les dirigeants d’entreprise les plus solides.
⏩ A lire notre enquête : Quand la crise plonge les dirigeants de PME des Pays de la Loire dans la tourmente

Année record pour le jeu vidéo

La crise sanitaire profite à l’industrie du jeu vidéo. Selon le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, le chiffre d’affaires du secteur a progressé l’an passé en France de 11%. Il s’établit à plus de 5,3 milliards d’euros. Si le marché de la console de jeu demeure le plus important (avec 51% de parts de marché), celui du PC gaming affiche la plus forte croissance (+20%).

2 mars

📍 La réforme de l'assurance chômage remise en marche

Revoici la réforme de l'assurance chômage. Plusieurs fois décalée, puis complètement gelée, elle entrera bien en vigueur, mais de manière progressive, avec 15 mois de retard sur le calendrier initial, soit à partir du 1er juillet, et selon des modalités revisitées. Les entreprises n'échapperont pas au bonus-malus sur les contrats courts, les demandeurs d'emploi à la révision du mode de calcul de leur indemnisation.
Le sort de deux autres dispositions sera, par ailleurs, lié au retour à une situation économique plus favorable. La période de travail nécessaire à l'ouverture des droits au chômage restera d'abord fixée à 4 mois (au lieu de 6) sur une période de 24 mois. La dégressivité des allocations, pour les hauts revenus (salaires mensuels supérieurs à 4 500 euros bruts par mois), elle, entrera bel et bien en vigueur en juillet, mais la réduction en question se déclenchera au 9e mois de chômage, au lieu du 7e. Le durcissement de ces deux mesures interviendra quand le nombre de demandeurs d'emploi repartira à la baisse (-130 000 en catégorie A sur 6 mois) et celui des embauches de plus d'un mois à la hausse (2,7 millions sur 4 mois).

Fiscalité (1) : l'impôt sur les sociétés ajusté

La fiscalité des entreprises s'adapte (encore) à la crise du coronavirus. Bercy annonce deux ajustements pour 2021 : l'un porte sur le calcul des deux premiers acomptes de l'impôt sur les sociétés, l'autre sur le versement anticipé des crédits d'impôt.

Fiscalité (2) : les frais du télétravail exonérés

La crise du coronavirus ne bouscule pas que l'impôt sur les sociétés. Celui sur le revenu s'adapte aussi au contexte économique et social du moment : le ministère des Finances a précisé comment le fisc allait prendre en compte les frais professionnels liés au télétravail.

Double coup de pouce aux entrepreneurs

La création d'entreprise a beau ne pas connaître la crise, Bpifrance entend bien la soutenir. A travers deux nouveaux prêts d'honneur, la banque publique d'investissement met 235 millions d'euros à disposition des créateurs, repreneurs et dirigeants de jeunes sociétés. Mais attention, l'accès à ces fonds n'est pas ouvert à n'importe qui...
⏩ A lire : Un coup de pouce de 235 millions d'euros à la création d'entreprise

Soldes moroses dans les commerces...

Les magasins n'ont pas fait recette avec les soldes d'hiver cette année. Les enseignes de l'habillement ont enregistré une baisse de leur chiffre d'affaires de 22,4 % en février (et -22 % depuis le 1er janvier), selon le baromètre de l'Alliance du commerce et Retail Int. Il faut dire que, pour les magasins, cette édition 2021, décalée puis rallongée de deux semaines, a ressemblé à un parcours d'obstacles, entre couvre-feu à 18h et fermeture des centres commerciaux.

... l'Etat cherche des solutions

Ce bilan potentiellement catastrophique des soldes semble déjà acté du côté de Bercy. Le ministre délégué aux PME Alain Griset a reconnu, sur France Culture, chercher, « dans le cadre du fonds de solidarité, comment prendre en compte la perte de valeur des stocks ». Des solutions devraient être mises sur la table d'ici quinze jours.

1er mars

📍 L'économie reste coincée entre l'urgence et la relance...

La France ne relâchera pas son effort en faveur des entreprises. Alors que se profile un possible durcissement des règles sanitaires dans 20 départements (voir actualité du 25 février), le ministre de l'Economie Bruno Le Maire l'a encore répété, ce matin : « Nous maintiendrons la règle, fixée par le président de la République, de soutenir tous les secteurs les plus touchés par ces mesures (...) et nous ne sortirons [des dispositifs d'aide] que de maniere progressive et différenciée », en fonction de l'impact de la crise sur chaque secteur.
Pour les activités épargnées par les restrictions, le soutien de l'Etat passe par le plan de relance. En la matière, Bercy revendique avoir distribué 16 milliards d'euros depuis septembre (hors baisse des impôts de production), au bénéfice notamment de 30 000 entreprises, dont 70 % de PME. Tout l'enjeu, selon le gouvernement, est de continuer à décaisser l'argent du plan de relance (40 Md€ d'ici la fin de l'année), plutôt qu'à rallonger l'enveloppe globale de 100 milliards, comme certains ont pu le réclamer.

... l'épargne des ménages bientôt à la rescousse ?

Pour amplifier l'impact de la relance, Bercy lorgne sur l'épargne des Français. Le ministre de l'Economie promet de ne pas la taxer, mais cherche à orienter vers les entreprises cette manne, évaluée à « 200 milliards d'euros d'ici fin 2021 ». Une piste défendue également par l'économiste Alain Trannoy.
⏩ A lire : « Mobilisons l'épargne des Français pour sauver nos entreprises »

Relance (bis) : le milliard d'euros à l'industrie re-ventilé

Changement de dosage pour les aides à l'industrie du plan de relance. Bercy prévoit toujours d'y affecter 1 milliard d'euros de plus, mais pas de la même façon qu'annoncé il y a 6 jours... La rallonge prévue pour les subventions à l'usine du futur, disponible à partir du 1er mai, sera finalement amputée de 100 millions d'euros, au profit des appels à projets pour la relocalisation, désormais dotés de 250 millions supplémentaires.

Le mentorat, nouveau remède au chômage des jeunes

Après les financements publics, l'accompagnement privé. L'Etat va enrichir son plan jeunes d'un volet axé sur le mentorat. A partir d'avril, la plate-forme dédiée du gouvernement, "1 jeune, 1 solution", proposera de trouver un parrain ou de postuler pour le devenir, a annoncé l'Elysée. La mise en relation sera assurée par le biais d'associations partenaires. Objectif : 100 000 jeunes épaulés cette année, le double en 2022.

Cordon sanitaire allemand en Moselle

La frontière se referme un peu plus en Moselle. A partir de demain, l'Allemagne exige de toute personne en provenance de ce département une "déclaration (...) à chaque entrée" sur son territoire, ainsi qu'un test négatif au Covid-19 (PCR ou antigénique), de moins de 48 heures. "Aucune exception n’est prévue à ces deux règles", insiste la préfecture de Moselle. Ces mesures s'avèrent donc plus strictes que celles appliquées, en sens inverse, par la France (voir actualité du 25 février). A noter que les transports publics avec la Sarre sont également coupés.

N'oubliez pas l'index de l'égalité professionnelle !

Avez-vous pensé à publier votre index 2021 de l'égalité professionnelle ? Ce 1er mars est le dernier jour pour recalculer votre score et le déclarer à l'administration. Introduit l'an dernier dans les entreprises de 50 à 249 salariés, cet outil vise à inciter les employeurs à améliorer la parité salariale dans leur organisation, au risque de se voir sanctionner par les autorités.

Les ventes automobiles en marche arrière

Gros coup de frein sur le marché automobile. En février, les immatriculations ont plongé de 20,9 %, après avoir connu un démarrage poussif le mois précédent (-5,8 %, voir actualité du 1er février), selon le Comité des constructeurs français (CCFA).

Toupargel se rêve en Place du marché

Tombé dans le giron de Grand Frais il y a un an, le groupe de livraison de surgelés Toupargel réinvente son avenir et affiche de nouvelles ambitions sous son nouveau nom, Place du marché.
⏩ A lire : Le lyonnais Toupargel s'efface et devient "Place du marché"

27 février

📍 Confinement : la liste des commerces autorisés évolue

Quels commerces pourront rester ouverts, dans les zones confinées le week-end ? Le gouvernement en a dressé une liste précise dans un décret, appliqué pour la première fois aujourd'hui, dans l'agglomération de Dunkerque et sur le littoral des Alpes-Maritimes. Y figurent notamment, au côté des magasins alimentaires, pharmacies et garages, les libraires et disquaires, deux activités qui avaient pourtant été contraintes à la fermeture lors du reconfinement de novembre.

26 février

📍 Parfum de confinement, du nord au sud

Une première en France. C'est à partir de 18h que le littoral des Alpes-Maritimes et l'agglomération de Dunkerque (Nord) inaugurent le confinement du week-end. Les déplacements devront rester strictement limités jusqu'à lundi 6h. Des mesures supplémentaires peuvent également être prises par les communes, à l'image de l'interdiction, entre autres, de certains marchés, décidée par la ville de Nice.

Souffle de la crise sur les investissements étrangers

L'attractivité française ébréchée par la crise du coronavirus. Le pays a attiré 1 215 projets d’investissement d'entreprises étrangères en 2020, en baisse de 17,2 % en un an, selon Business France. Ces décisions devraient permettre de maintenir ou créer un peu plus de 34 500 emplois dans le pays. Là encore, c'est moins qu'en 2019 (-12,6 %). Pour relancer la machine et orienter les investisseurs internationaux vers toutes les régions, l'Etat va mettre en place une "Team France Invest", réseau de collaboration entre ses agences et les collectivités locales.

Vent d'optimisme dans les TPE-PME

Avec la nouvelle année, les TPE-PME repartent de l'avant. Rassurées pour leur trésorerie, elles sont désormais, et à nouveau, majoritaires à vouloir investir en 2021, selon le baromètre trimestriel de Bpifrance Le Lab et Rexecode. L'état de la demande continue toutefois de les inquiéter. Et peut-être à raison, au vu de ce qui suit...

Consommation : les ménages craquent

Lendemain de Fêtes difficile chez les Français. Très dynamiques en décembre (+22,4 % sur un mois), leurs dépenses de consommation sont retombées en janvier (-4,6 %), selon l'Insee. La chute est vertigineuse dans l'habillement (-27,8 %) et l'équipement du logement (-24,6 %). C'est le résultat, à la fois, en décembre, de "la réouverture de l’ensemble des magasins et [du] décalage du Black Friday", et, en janvier, du report des soldes et de l'avancement du couvre-feu, analyse l'institut. Problème : en février, le moral des ménages continue de s'éroder (-4 points en deux mois), avec un attrait grandissant pour l'épargne et des craintes sur le chômage proches de leur pic historique de juin 2009.

Emploi : 2021 redémarre fort

En dépit de l'inquiétude des Français, l'emploi repart au quart de tour. En janvier, les embauches de plus d'un mois (hors intérim) ont bondi de 20,2 %, selon les Urssaf. Mais ce rebond fait suite à une fin d'année compliquée (-4,9 % en décembre, -19,1 % en novembre). Sur un an, les recrutements restent largement en repli (-12,6 %).

Commerce, industrie, services ont fini 2020 sur une bonne note

Le contraste est saisissant avec les chiffres précédents. En décembre, toujours selon l'Insee, de nombreux voyants de l'économie étaient passés au vert : les ventes du commerce (+8,6 % en un mois) ; le chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière (+2,1 %, et +1,7 % dans l'ensemble du secteur secondaire) ;  la production dans les services (+5,6 % ). Enfin, l'Insee a corrigé son estimation de la récession subie par la France en 2020 : elle passe à -8,2 %, soit 0,1 point de mieux qu'annoncé initialement.

Sanofi se démultiplie

Sanofi attendu au tournant. La ministre déléguée à l'Industrie a indiqué, sur Twitter, que le groupe pharmaceutique "[produirait], dès septembre, 27 millions de doses par mois" de trois vaccins différents, ceux de Pfizer-BioNTech, Janssen (groupe Johnson & Johnson), "et le sien, s'il obtient la mise sur le marché". L'un des sites clés pour répondre à cet objectif est basé à Marcy-l'Etoile (Rhône).  Notre rédaction d'Auvergne Rhône-Alpes a rencontré son directeur, Alain Denis.
⏩ A lire, son interview : « La production de vaccins pour Janssen débutera à la fin de l'été »

25 février

📍 Confinement : 20 départements en ballottage défavorable...

Le durcissement des restrictions sanitaires à l'heure de l'adaptation locale. « La situation sanitaire de notre pays s’est dégradée au cours des derniers jours, (...) le virus gagne de nouveau du terrain depuis une semaine », a constaté le Premier ministre Jean Castex, ce soir, en conférence de presse. L'inquiétude se concentre sur 20 départements (voir carte ci-après). Les préfets et les élus de ces territoires sont chargés de réfléchir à des « mesures de freinage, proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque » (confinement le week-end, fermeture des commerces les plus grands...). Ces concertations déboucheront sur des décisions la semaine prochaine, pour une entrée en vigueur à partir du 6 mars, « si et seulement si » la dynamique de l'épidémie n'a pas faibli d'ici là.
Le Premier ministre a demandé aux Français de « tenir » jusqu'à la fin du printemps, moment où la vaccination devrait produire ses effets sur la circulation du virus.

Carte des 20 départements placés en surveillance renforcée, le 25 février 2021.
Carte des 20 départements placés en surveillance renforcée, le 25 février 2021. - Photo : Gouvernement

... et déjà une nouvelle règle en Moselle

Après les Alpes-Maritimes lundi et Dunkerque hier, c'est au tour de la Moselle d'appliquer des règles particulières. A partir de lundi, les entrées dans le département, en provenance de l'Allemagne voisine, seront soumises à la présentation d'un test PCR négatif au Covid-19 de moins de 72 heures - y compris pour les frontaliers (jusqu'ici exemptés), sauf quand ils se déplacent pour raisons professionnelles. Pour ces travailleurs qui passent d'un pays à l'autre, un régime de dépistage hebdomadaire est envisagé.

Commerce : triple solution pour les loyers

C'est une revendication vieille comme le premier confinement : comment alléger les loyers des entreprises fermées par les autorités ? Bercy pense avoir trouvé la solution, au moins pour les commerces. Le ministère de l'Economie leur propose un bouquet d'aides, censé couvrir tous les cas de figure.

L'hydrogène fait son trou

La filière française de l'hydrogène décarboné est sur les rails... mais il lui reste encore quelques obstacles à franchir. En l'occurrence, des technologies qui font encore défaut à l'écosystème en cours de structuration. C'est l'une des conclusions issues du premier Conseil national de l'hydrogène, réuni à Albi (Tarn) aujourd'hui, sur le site de l'entreprise Safra. L'occasion d'un premier bilan du déploiement de la stratégie nationale présentée en septembre. A travers les différents outils du plan de relance, ce sont ainsi 27 entreprises de la filière qui ont été soutenues, à hauteur de 37 millions d'euros. S'y ajoutent 60 millions spécifiquement dédiés à la recherche dans l'aéronautique. A noter que plusieurs appels à projets autour der l'hydrogène restent, par ailleurs, ouverts, dont l'un consacré, plus largement, au véhicule du futur.
⏩ A lire, notre dossier sur ces entreprises régionales qui relèvent déjà le pari de l'hydrogène vert

L'activité partielle recule, les plans sociaux continuent...

L'année 2021 démarre sur des bases mitigées pour les salariés. Entre vrai reflux du chômage partiel et vrai-faux répit des plans sociaux, les effets des règles sanitaires (couvre-feu avancé, fermeture des centres commerciaux...) sur l'emploi semblent se durcir, selon le dernier bilan de la Dares (ministère du Travail).

... mais le chômage se stabilise...

Le chômage se stabilise. En janvier, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité aucune a reculé de 0,9 % en France (hors Mayotte), selon la Dares (ministère du Travail). Il retrouve ainsi son niveau d'octobre, avant le reconfinement (3,79 millions de personnes concernées). Cette baisse est toutefois compensée par la hausse des chômeurs en activité réduite (+1,7 %).

... et l'Unédic s'inquiète

Activité partielle en repli, chômage stabilisé... Voilà qui devrait momentanément soulager l'Unédic, étranglée par la crise du coronavirus. Un répit de courte durée  l'organisme s'attend encore à 230 000 destructions d'emploi cette année, pour un déficit de l'assurance chômage estimé à -10 milliards d'euros. Un chiffre néanmoins en progression par rapport à 2020 (-17,4 Md€). La moitié de ce trou provient de l'activité partielle (9,3 Md€, soit 1 Md€ de plus que prévu en octobre), contrepartie à l'envolée moins grave que prévu des pertes d'emploi. La dette du régime, elle, se monte désormais à 54,2 milliards d'euros. Et pourrait dépasser les 70 milliards fin 2022.

La vaccination arrive au travail

C'est parti pour la vaccination contre le Covid-19 en milieu professionnel ! Les services de santé au travail peuvent désormais se procurer des doses du produit AstraZeneca, afin de protéger les salariés les plus vulnérables au coronavirus qui le souhaitent.

24 février

📍 Fonds de solidarité (1) : janvier est arrivé !

Il était attendu. Le fonds de solidarité de janvier est accessible depuis aujourd'hui. Avec une nouveauté, introduite in extremis par décret cette semaine : l'option d'indemnisation du chiffre d'affaires est désormais proposée à davantage d'entreprises.

Fonds de solidarité (2) : Bercy s'explique

Mais pourquoi diable avoir attendu le 24 février pour ouvrir l'accès au fonds de solidarité de janvier ? Cette question, beaucoup d'entreprises se la posent. Conscient du ratage, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a tenté de faire amende honorable. Et de s'expliquer sur les récents dysfonctionnements du système.
⏩ A lire : Le gouvernement justifie les couacs par la montée des fraudes

Elan de générosité sur l'indemnisation des loyers

Pas encore créée, déjà modifiée. L'aide au paiement des charges fixes, promise en janvier, arrivera en mars, a fait savoir Bruno Le Maire aujourd'hui. Le ministre de l'Economie en a profité pour détailler le dispositif, et ses conditions plus généreuses que prévu.
⏩ A lire : La future aide au paiement des loyers des entreprises revue à la hausse

Nouvelles restrictions sanitaires en vue

Changement de ton au sommet de l'Etat. La situation sanitaire « se dégrade », a averti le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Elle est même jugée « très préoccupante dans une dizaine de départements », ce qui « impose [de prendre] des décisions rapides et fortes ». Ce sera le cas à Dunkerque. Le ministre de la Santé Olivier Véran a prôné, pour cette agglomération, des mesures similaires à celles prises dans les Alpes-Maritimes lundi (confinement le week-end, restrictions d'activité pour les commerces les plus grands). Le préfet du Nord en détaillera les modalités demain. Pour le reste du territoire, le Premier ministre Jean Castex en dira davantage, lors d'une conférence de presse, également programmée demain. En attendant, a indiqué Gabriel Attal, « tous nos efforts doivent se poursuivre pour éviter d'avoir à décider d'un nouveau confinement national, mais sans certitude que nous y parviendrons ».

Les patrons perdent un peu le moral

Léger recul du climat des affaires en février. L'indicateur de l'Insee, qui mesure le moral des patrons, s’affiche en retrait d’un point par rapport à janvier. Il reste largement en dessous de la moyenne de long terme, qui est de 100.

Coiffure : la grande ambition de Pascal Coste

Comptabilisant 250 salons de coiffure, l’enseigne niçoise Pascal Coste est candidate à la reprise du groupe Dessange International. A la tête de 1 600 salons dans le monde, l’empire de la coiffure est détenu depuis 2008 par la société d’investissement Eurazeo PME.
⏩ A lire : Pascal Coste candidat à la reprise de Dessange International

Services : le grand oui des investisseurs à Oui Care

Le groupe de services à la personne sarthois Oui Care a levé 65 millions d'euros. Autant pour des besoins de refinancement que pour mener de nouvelles opérations de croissance externe.

Les avions ne sont pas parés à redécoller

Pas de reprise en perspective dans les aéroports. L'Association internationale du transport aérien (Iata) estime que l’activité mondiale sera, cette année, inférieure de 62 à 67 % à celle de 2019. Pour passer ce trou d’air, les compagnies vont devoir mobiliser entre 75 et 95 milliards de dollars de trésorerie (91 à 115 Md€).

23 février

📍 Relance : l'industrie toujours bien lotie

Un milliard d'euros pour faire quoi ? La ministre déléguée Agnès Pannier-Runacher a expliqué à quoi allait servir le milliard supplémentaire affecté à l'industrie, dans le cadre du plan de relance. Elle est également revenue sur le bilan du fonds d'investissement dans les usines en région. A ce jour, 448 projets ont été soutenus à hauteur de 240,2 millions d'euros. Ils représentent un montant cumulé d'investissements de 2,3 milliards. Bercy revendique ainsi contribué à la création de 10 428 emplois directs et en avoir "conforté" plus de 50 200 autres. En tête des régions les plus aidées par le dispositif : Hauts-de-France (49 projets, 25,2 M€ de subventions), Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté (47 projets et environ 25 M€ chacun).
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance

Mur de la dette ou simple muret ?

La dette des entreprises ne s'est pas envolée en 2020. C'est ce qu'affirme la Banque de France, pour qui le recours massif, entre autres, aux crédits bancaires a surtout alimenté les trésoreries. Du côté des ménages, l'institution évalue leur "surplus d'épargne financière" entre 100 et 120 milliards d'euros.

Assurance chômage : la bataille est relancée

Front commun des syndicats contre la réforme de l'assurance chômage. CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC ont publié un communiqué commun pour exprimer leur "profond désaccord avec le principe fondateur" du projet gouvernemental, suspendu par la crise du coronavirus. A une semaine d'une réunion au ministère du Travail pour discuter de sa réactivation, les cinq organisations plaident, notamment, pour l'abandon de la dégressivité des allocations pour les hauts revenus... mais réclament le maintien du bonus-malus sur les contrats courts, jugé "nécessaire", mais décrié par le patronat.

Chômage partiel : le tourisme veut y voir clair

Les acteurs du tourisme social veulent sortir du brouillard. Dans une lettre au gouvernement, trois organisations professionnelles (Hexopée, Gsotf, Cap France) et trois syndicats (CFDT, CGT-FO, Unsa) demandent des "gages" pour leurs saisonniers. Avant de les recruter pour l'été, et après avoir enregistré 600 millions d'euros de pertes en 2020, ils veulent être sûrs de pouvoir bénéficier, si besoin, du chômage partiel et réclament sa prise en charge intégrale "jusqu'à fin décembre 2021". Ils souhaitent également la prolongation des allocations chômage de ces travailleurs précaires sur toute l'année. Sans ces mesures de "sécurisation juridique", les signataires disent craindre "à terme, (...) une perte de compétences dramatique".

L'assèchement des dividendes

La France sevrée de dividendes. En 2020, 71 % des entreprises ont réduit ou annulé leurs versements et les sommes distribuées ont fondu de 44 %, pour atteindre 35,8 milliards de dollars (29,5 Md€), selon une étude de la société de gestion d'actifs Janus Henderson. Résultat, l'Hexagone est l'un des pays développés qui a le plus réduit ses dividendes l'an dernier, alors que leur baisse au niveau mondial est restée limitée, à -12,2 %.

Restrictions sanitaires : Dunkerque dans le viseur

Après le "confinement partiel" décidé hier dans les Alpes-Maritimes, quelles nouvelles règles s'appliqueront à Dunkerque ? L'agglomération du Nord devrait être la prochaine zone du territoire à adopter des restrictions sanitaires renforcées, en raison d'une situation épidémique locale sous tension. Le ministre de la Santé Olivier Véran se rendra sur place demain pour livrer son verdict, sur la base de propositions formulées par les élus de la Communauté urbaine.

22 février

📍 Les Alpes-Maritimes en confinement partiel...

Retour à la case confinement pour les Alpes-Maritimes. Un « confinement partiel », présenté ce midi par la préfecture, en réponse à un niveau de contamination au Covid-19 localement élevé. La libre circulation sera ainsi fortement limitée pendant les deux prochains week-ends, du vendredi 18h au lundi 6h, sur une zone littorale allant de Menton à Théoule-sur-Mer, Nice et Cannes incluses. Toute sortie devra être justifiée par une attestation de déplacement dérogatoire.
Dans tout le département, les commerces de plus de 5 000 m² doivent fermer dès demain (hors magasins alimentaires et pharmacies). Seules les livraisons et ventes à emporter seront admises. Pour les boutiques de 400 à 5 000 m², la jauge passe à 15 m² par personne (au lieu de 10). Le port du masque devient obligatoire « dans toutes les zones à forte fréquentation » et les contrôles aux aéroports et à la frontière italienne seront durcis.

... quid du reste de la France ?

La réinstauration d'un confinement dans les Alpes-Maritimes préfigure-t-elle un prochain tour de vis dans toute la France ? Non, assure le ministre de la Santé. « La situation sanitaire reste inquiétante à l'échelle du pays (...), mais nous n'en sommes pas du tout à la situation » observée dans ce département. En revanche, Olivier Véran dit suivre de près, en lien avec les collectivités locales concernées, la poussée épidémique en cours à Dunkerque et en Moselle.

Commerces fermés : la nuance haut-savoyarde

A rebours de cette tendance au durcissement, la Haute-Savoie a introduit une nuance à la fermeture des centres commerciaux de plus de 20 000 m² : une boutique située au sein de ces espaces peut rouvrir à partir d'aujourd'hui, si elle est accessible par l'extérieur, a indiqué le préfet du département sur Twitter.

La nouvelle doctrine de contrôle des délais de paiement 

Les bénéficiaires de PGE n'ont qu'à bien se tenir. En matière de respect des délais de paiement, la Répression des fraudes veut cibler davantage ses contrôles sur les ETI et grandes entreprises qui ont contracté un prêt garanti par l'Etat. Annonce faite en marge de la présentation du bilan 2020 de ses actions contre les mauvais payeurs. Le bilan est  plutôt mitigé : les amendes prononcées sont en recul, alors que les abus détectés restent assez fréquents.

Les détails de la vaccination au travail

La vaccination arrive dans le milieu professionnel. C'est désormais officiel : les services de santé au travail participeront à la campagne contre le Covid-19 à partir de jeudi. Une contribution à laquelle l'employeur ne sera associée que marginalement.

Sanofi à la disposition de ses concurrents

Sanofi contraint de jouer les faire-valoir dans la course aux vaccins ? Le groupe vient en tout cas de conclure un deuxième accord pour aider à fabriquer le produit d'un autre de ses concurrents, l'américain Johnson & Johnson. Un partenariat du même genre avec Pfizer BioNTech avait déjà vu le jour fin janvier.
⏩ A lire : Sanofi ouvre son site de Marcy-l'Etoile à la fabrication du vaccin de Johnson & Johnson
Pour autant, Sanofi n'a pas dit son dernier mot contre le Covid-19 : le français a également annoncé aujourd'hui le démarrage d'un nouvel essai clinique de phase 2 pour son vaccin, développé avec GSK.

La contrefaçon s'envole

Les douanes françaises n'ont pas chômé en 2020. Elles ont saisi 5,64 millions de produits contrefaits l'an dernier (dont 272 000 masques sanitaires), en hausse de 20 % en un an. Le gouvernement a présenté aujourd'hui un nouveau plan d'action pour endiguer le phénomène. Il prévoit notamment une coopération accrue avec les sites de vente en ligne et les réseaux sociaux, ainsi qu'un renforcement des moyens d'action sur Internet.

20 février

📍 Un an de Fil info

Un an déjà... Il y a un an, Le Journal des Entreprises publiait son premier dossier sur les conséquences du Covid-19 pour les entreprises françaises. Le coronavirus était encore une menace lointaine, et l'épidémie cantonnée à la Chine. Mais les craintes d'un grippage de l'économie mondiale se faisaient déjà sentir... et même si nos articles de l'époque ont bien vieilli, au vu de ce qui s'est passé par la suite, les secteurs menacés par la crise étaient déjà bien identifiés - tourisme, automobile, électronique... Douze mois plus tard, et quelque 106 000 mots après, le Fil info reste à vos côtés pour vous transmettre, au quotidien, les "nouvelles du front" de cette drôle de guerre économico-sanitaire. Gardons courage : la bataille fait toujours rage, nous sommes désormais mieux armés pour pouvoir la remporter.

19 février

📍 Entreprises en difficulté : relancer la prévention

Mieux vaut prévenir que guérir. C'est un message que les patrons peinent encore bien souvent à entendre. La mission sur la justice économique, lancée en septembre dernier, déplore ainsi que "les petites entreprises, les commerçants, les artisans, les indépendants, les agriculteurs, les associations, n’ont généralement pas recours aux procédures amiables qui pourraient les protéger lorsque leur situation se dégrade." Pour tenter d'inverser la tendance et pour favoriser le recours aux dispositifs de prévention, plusieurs pistes ont été présentées au gouvernement aujourd'hui.

Le fonds de solidarité se fait attendre

Toujours plus tard. Les demandes pour le fonds de solidarité de janvier ne seront ouvertes que le 24 février. Pour novembre et décembre, les formulaires avaient été mis en ligne dès la première quinzaine du mois suivant. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis que ce serait de nouveau le cas la prochaine fois. En attendant, les entreprises auront à peine plus d'un mois (contre quasiment deux d'habitude) pour déposer leur dossier, jusqu'au 31 mars. Un contretemps fâcheux, alors que l'administration s'est déjà attiré de nombreuses critiques, en raison des retards pris dans le versement de cette aide.

Des festivals assis, avec des si...

Feu vert pour les festivals. La saison 2021 aura bien lieu, mais en mode dégradé : le ministère de la Culture impose plusieurs contraintes aux organisateurs. Et les compense avec une enveloppe de 45 millions d'euros.

La vaccination au travail entérinée

Le vaccin contre le Covid-19 arrive en milieu professionnel. Dans un premier temps, ce sont les salariés vulnérables de 50 à 64 ans qui pourront recevoir, d'ici la fin du mois, des doses du produit AstraZeneca « dans le cadre de [leur] service de santé au travail », a assuré le secrétaire d'Etat Laurent Pietraszewski, sur BFM Business.

L'arrêt maladie automatique prolongé

L'arrêt de travail automatisé pour cause de Covid-19 reste en vigueur deux mois de plus. Il sera maintenu jusqu'au 1er juin, a indiqué, hier soir, le ministre de la Santé Olivier Véran. A noter, par ailleurs, que les personnes infectées par le coronavirus devront désormais s'isoler 10 jours, au lieu de 7.

Les dérapages de l'automobile

Après l'aérien hier, au tour de l'automobile aujourd'hui de compter ses pertes. Elles se montent à plus de 8 milliards d'euros en 2020 pour le groupe Renault. Son chiffre d'affaires (43,5 Md€, soit 12 de moins qu'en 2019) a reculé dans les mêmes proportions que ses ventes (-21 % environ). Valeo passe également dans le rouge, avec un résultat net de -1,09 milliard et un chiffre d'affaires amputé de 3 milliards en un an (-15,6 %).
Dans les deux cas, ces entreprises sont néanmoins parvenues à redresser la tête au second semestre. Mais pour 2021, en plus de la crise sanitaire, elles s'attendent à souffrir de la pénurie de composants électroniques jusqu'en milieu d'année.

Intermarché dans le viseur de l'Etat

Bercy veut faire passer Intermarché à la caisse. Le ministère de l'Economie demande à la justice une sanction de 150,75 millions d’euros contre le distributeur. Il est accusé d'avoir contraint 93 fournisseurs à signer des contrats préalables avec des centrales internationales de services. Ces pratiques sont jugées "abusives", car elles s’apparentent "à un droit d’entrée en négociation sans contrepartie économique réelle" et "[perturbent] la loyauté des relations commerciales". A l'été 2019, Bercy avait lancé la même procédure contre E.Leclerc, dans une affaire similaire.

18 février

📍 Cybersécurité (1) : l'offensive de l'Etat

Sus aux pirates ! L'Etat a dévoilé aujourd'hui sa "stratégie nationale" en matière de cybersécurité. Au programme : plus d'1 milliard d'euros pour développer la filière et souder un écosystème jugé "encore trop fragmenté".

Cybersécurité (2) : la défense des TPE-PME

Mais, au fait, comment se protéger contre les cyberattaques ? L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) vient de sortir un guide pratique à l'attention des TPE-PME. Il interroge en 12 questions vos pratiques informatiques et propose des "mesures simples mais essentielles, (...) [et] accessibles pour une protection globale de l’entreprise". Des conseils à prendre au sérieux : en 2020, à elles seules, les opérations de rançongiciel, traitées par l'Anssi, ont été multipliées par 3,5 en un an. 20 % visaient la santé, 15 % l'industrie.

Environnement : le BTP obtient un sursis

Le gouvernement fait un geste pour le BTP. Il repousse de six mois l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation environnementale 2020 (RE2020) sur les bâtiments neufs. Ces nouvelles obligations contraignantes nourrissent les inquiétudes des professionnels, comme ils l'ont encore soulignées hier. A noter que, pour soutenir les objectifs de la RE2020, un appel à manifestation d'intérêt va être lancé sur l'innovation autour des matériaux de construction.

Délais de paiement : les TPE dans le collimateur

La crise des délais de paiement n'a pas eu lieu cet automne, en dépit du reconfinement. C'est la conclusion du comité spécial monté au printemps pour intervenir sur ces problématiques de crédit interentreprises, à la lumière d'un sondage commandé à BVA. Une enquête, dans laquelle les TPE-PME sont directement pointées du doigt.

Le crash de l'aérien

Le secteur aérien plonge dans des profondeurs abyssales. Trois groupes français viennent de publier leurs résultats 2020. Ils témoignent de la violence de la crise du coronavirus sur cette activité.
Air France KLM : avec deux tiers de passagers en moins et un chiffre d'affaires en chute libre (-59,1 %, soit 16 milliards d'euros de moins qu'en 2019), la compagnie signe un résultat net de -7,1 milliards d'euros. Reprise espérée "au cours des deuxième et troisième trimestres 2021, grâce au déploiement du vaccin".
Groupe ADP : avec un trafic en baisse de 60 %, le gestionnaire d'aéroports encaisse une baisse de CA de 54,5 % (2,56 Md€ envolés en un an) et bascule dans le rouge, avec un résultat net de -1,17 milliard. Il prévoit un retour du trafic à la normale à Paris "entre 2024 et 2027".
Airbus : malgré le marasme ambiant, l'avionneur européen limite la casse, avec une perte nette d'1,13 milliard, moins élevée qu'en 2019 ! Pour autant, il a perdu 29,2 % de CA en un an (soit 20,56 milliards évaporés) et livré un tiers d'appareils commerciaux en moins. Il s'attend à rester sur ce même rythme en 2021.

Les entreprises françaises débarquent sur Mars

C'est l'événement scientifique mondial du jour : l'astromobile de la Nasa Perseverance doit se poser sur la planète Mars dans la soirée. A son bord, plusieurs instruments mis au point par des entreprises françaises. Notre rédaction d'Occitanie vous les présentait dès le 17 juillet dernier.
⏩ A lire : Ces PME occitanes ont contribué à la SuperCam de Perseverance

17 février

📍 BTP : alerte sur le logement neuf

Le cri d'alarme du bâtiment. Pourtant épargné par le deuxième confinement et les restrictions sanitaires actuelles, le secteur craint l'arrivée d'une "crise historique" dans le logement neuf. Après les mauvais chiffres de l'an dernier, le Pôle Habitat FFB craint le pire pour 2021, et pas seulement à cause de l'épidémie de coronavirus.

Les commerces fermés haussent le ton...

Les magasins perdent patience. Dans un communiqué commun, le Conseil du commerce de France et dix fédérations du secteur exigent du gouvernement "un calendrier de réouverture" pour les établissements fermés depuis le 31 janvier. Ils rappellent, au passage, à Bercy sa promesse d'une "indemnisation « simple, rapide et totale » des pertes engendrées" et demandent à en connaître les modalités. "Les commerces portent un stock de marchandises important qui accroît les difficultés financières des entreprises", insistent encore les signataires. Ils dénoncent, par ailleurs, une "situation d’injustice inacceptable vis-à-vis des autres magasins" ouverts.

... le gouvernement n'entend rien changer

Rouvrir les activités actuellement fermées ? « Nous n'en sommes pas là aujourd'hui, malheureusement », a répondu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Même si une légère amélioration est à noter sur le front sanitaire, « il serait totalement déraisonnable de relâcher nos efforts et de crier victoire, a-t-il poursuivi. La situation reste si fragile qu'un rien peut la faire basculer. »

Les entrepreneurs timorés

Les créations d'entreprise en petite forme. En janvier, elles ont enchaîné sur une deuxième baisse mensuelle consécutive, selon l'Insee.

Les ventes automobiles à l'arrêt en Europe

Le marché automobile européen retombe bien bas. En janvier, les ventes ont reculé de 24 % en un an, pour atteindre le volume le plus bas jamais enregistré sur le premier mois de l'année (à peine 726 500 immatriculations). Il n'y avait plus eu de chute mensuelle aussi forte depuis mai dernier. La France réalise toutefois la moins mauvaise performance (-5,8 % quand même). Les constructeurs tricolores ne sont pas à la fête : Stellantis (fusion de PSA et Fiat-Chrysler) démarre sur un piteux -26,1 %, le groupe Renault encaisse une chute de 21,6 %.

Les nouvelles frontières technologiques de l'UE

Le couple franco-allemand veut relever les défis des transitions énergétique et numérique. Les ministres de l'Economie des deux pays ont plaidé, hier, pour le lancement de trois projets européens d'intérêt commun sur l'hydrogène, le cloud (informatique dématérialisée) et la microélectronique. En attendant, et plus concrètement, les deux pays se mobilisent sur l'intelligence artificielle, à travers un appel à projets commun. A la clé : au moins 20 millions d'euros sur trois ans pour soutenir l'innovation.
⏩ A lire : Lancement d'un appel à projets franco-allemand sur l'intelligence artificielle

L'écho mitigé de l'écoconception

L'écoconception, quèsaco ? C'est une question que se pose encore un certain nombre d'entreprises. Mais ces pratiques commencent à trouver leur place, notamment dans les TPE, assure un baromètre de l'Ademe consacré au sujet. Non sans mal.
⏩ A lire : Les entreprises peinent à se mettre à l'écoconception

16 février

📍 La vraie fausse baisse du chômage

Encore un résultat "en trompe-l'oeil" pour le taux de chômage. Au quatrième trimestre, il a baissé d'1,1 point en trois mois, pour s'établir à 8 %, selon l'Insee. Soit 340 000 demandeurs d'emploi en moins. Mais il n'y a pas de quoi se réjouir, prévient l'institut : comme au printemps, ce recul s'explique par le confinement, dans la mesure où il conduit à exclure du décompte un bon nombre de personnes de manière artificielle.

Le vrai faux suspense du chômage partiel

Encore repoussée. L'Etat ne réduira pas la prise en charge de l'activité partielle le mois prochain. La ministre du Travail Elisabeth Borne en a fait l'annonce, ce matin, sur BFM Business. L'occasion aussi, pour elle, d'inciter les entreprises à se tourner davantage vers l'APLD, le nouveau dispositif de longue durée.

ETI et grandes entreprises retrouvent le sourire

Nouvelles rassurantes en provenance des ETI et grandes entreprises. Depuis le début d'année, leur situation de trésorerie et leurs délais de paiement s'améliorent, selon l'enquête mensuelle de l'AFTE et Rexecode. De bon augure, après les inquiétudes nées du reconfinement de novembre.

Automobile, aéronautique : le boom des subventions

Le soutien public à l'aéronautique et l'automobile prend de l'ampleur. 205 projets supplémentaires vont être aidés, à hauteur de 174 millions d'euros, par les deux fonds de modernisation mis en place par l'Etat, a dévoilé Bercy aujourd'hui. Hors Ile-de-France, c'est l'Auvergne Rhône-Alpes qui tire le gros lot (43 sites industriels subventionnés), deux fois plus qu'en Occitanie, Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté. Depuis le lancement de ces deux dispositifs en septembre, 492 lauréats se sont partagés 431 millions d'euros de subventions (234 M€ pour l'automobile, 197 M€ pour l'aéronautique). Près de 60 % étaient portés par des PME, assure le ministère de l'Economie.
⏩ A lire : Coup d'accélérateur sur les projets aéronautiques en Occitanie

Vague optimisme pour la culture

Demi-espoir pour une reprise dans la culture. La ministre Roselyne Bachelot s'est dite, hier soir, sur LCI, « très optimiste pour les festivals et spectacles assis. Pour [ceux] debout, c'est plus compliqué », a-t-elle aussitôt nuancé. La suite dépendra d'expérimentations menées en mars-avril. Deux d'entre elles se tiendront au Dôme de Marseille. Des tests grandeur nature, auxquels participeront le nouveau Syndicat des activités événementielles.
⏩ A lire, l'interview de son président Cédric Angelone : « Il faut redonner une perspective à la filière événementielle »

L'utilité de Bpifrance à la loupe

A quoi ça sert, Bpifrance ? La banque publique d'investissement multiplie les initiatives en faveur des entreprises, entre soutien financier, telles que les aides à l'innovation, et prestations d'accompagnement payantes, comme les accélérateurs. Mais pour quels résultats ? C'est ce que plusieurs études ont récemment tenté d'éclaircir.
⏩ A lire : Ce que Bpifrance apporte vraiment aux entreprises

Une si discrète cyberattaque

Alerte au piratage dans les entreprises. Le logiciel Centreon, utilisé notamment par de grands groupes français, a été la cible d'"une campagne de compromission" pendant trois ans, de fin 2017 à 2020, a indiqué l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). L'attaque "a principalement touché des prestataires de services informatiques, notamment d’hébergement web". Pour la contrer, l'Anssi a publié un rapport complet sur la menace et les moyens de s'en prémunir.

E-commerce : Lengow prend l'accent américain

Une pépite du numérique français dans l'escarcelle d'un fonds américain. Acteur de l'e-commerce, le nantais Lengow change de main, et d'échelle, avec cette opération, explique notre rédaction de Loire-Atlantique - Vendée.
⏩ A lire : L'éditeur de logiciel Lengow racheté par Marlin Equity Partners

15 février

📍 Changement de décor pour les repas en entreprise

Les règles sanitaires s'invitent à la pause déjeuner des salariés. Un décret, entré en vigueur aujourd'hui, permet aux employeurs de déroger au Code du Travail concernant l'organisation des repas en entreprise. Il s'agit, en l'occurrence, de permettre de changer plus facilement de lieux de restauration, si les espaces habituels empêchent de respecter  la distanciation physique.

Le printemps du revenu minimum

La "garantie de revenus" étendue. Cette "prime exceptionnelle", versée automatiquement par Pôle Emploi aux travailleurs précaires, restera en vigueur trois mois de plus, a annoncé le ministère du Travail. Elle sera donc distribuée au titre de mars, avril et mai, en plus de couvrir la période, initialement prévue, de novembre à février. Plus de 400 000 personnes ont perçu cette enveloppe mensuelle en fin d'année dernière. Elle est censée assurer au moins 900 euros de revenus aux saisonniers, intérimaires et intermittents pénalisés par la crise du coronavirus, alors qu'ils travaillaient régulièrement auparavant (au moins 138 jours en 2019, précise le décret qui l'a instituée). Coût pour l'Etat : plus d'1 milliard d'euros.

Une aide pour électriser les routes

Les routes françaises vont devenir branchées. C'est l'espoir du gouvernement qui a créé par décret une nouvelle subvention en faveur des investissements dans les bornes de recharge électrique, sur les aires d'autoroute et le réseau public national.

L'électronique, nouvel enjeu industriel

C'est une pénurie qui met la puce électronique à l'oreille du gouvernement. La production de plusieurs usines automobiles dans le monde est actuellement freinée par manque de semi-conducteurs. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a donc plaidé, ce matin, pour le développement rapide d'une filière industrielle européenne sur les composants électroniques.

Un coûteux manque de containers

L'économie mondiale serait-elle en train d'entrer dans l'ère des pénuries ? Euler Hermes s'inquiète en tout cas, de son côté, de l'insuffisance des containers en Chine. La situation pèse sur la valeur des importations européennes et "pourrait coûter entre -4,5 et -7 points de marges aux entreprises de la zone euro" au premier semestre. Pour les sociétés françaises, la perte est même estimée à 23 milliards d'euros. Sans compter le "rallongement des temps de livraison [qui] pourrait coûter -1,2 point de croissance au PIB de la zone euro en 2021".

La viticulture boit la tasse à l'international

Les ventes de vins et spiritueux français à l'étranger ont trinqué en 2020. Le chiffre d'affaires a chuté de près de 14 %, pour retomber à 12,1 milliards d'euros. Soit 2 milliards qui se sont évaporés, selon la FEVS, la fédération des exportateurs de ces produits. Après cinq hausses annuelles consécutives, les professionnels déplorent "un coup d’arrêt brutal, sous l’effet conjugué des taxes américaines imposées sur les vins français depuis fin 2019 et de la crise liée au Covid-19". Dans ce contexte, la filière cherche plus que jamais à se renouveler pour ne pas sombrer, explique notre rédaction de Bordeaux.
⏩ A lire : Quand la filière vin ne se laisse pas déborder par la crise

L'index à ne pas oublier

Pandémie ou pas, la parité salariale en entreprise reste à l'ordre du jour. Les sociétés de plus de 50 salariés n'ont plus que deux semaines pour actualiser leur index de l'égalité professionnelle. Petite pression supplémentaire pour les ETI : le ministère du Travail rendra publics leur score pour la première fois cette année.

12 février

📍 Soutien à la recherche dans l'automobile...

La France veut accélérer le véhicule du futur. Bpifrance et l'Ademe lancent un appel à manifestation d'intérêt pour identifier des projets de R&D sur l'électrique, l'hydrogène, ou encore la voiture connectée. Une démarche qui s'inscrit dans la lignée du plan auto, présenté en mai dernier.

... et bilan des projets aidés dans l'aéronautique

Dans l'aéronautique aussi, le soutien à la R&D fait son chemin. En juin dernier, le plan de soutien au secteur avait promis 1,5 milliard d'euros d'ici 2022 pour parvenir à un avion neutre en carbone dès 2035. Un projet d'ores et déjà mis sur les rails : le gouvernement revendique avoir financé 62 projets à hauteur de 376 millions d'euros dès l'an dernier. Et ce, au bénéficie de 117 sites industriels.

Les soldes s'allongent

Deux semaines de plus pour les bonnes affaires. Censés se terminer mardi, les soldes d'hiver sont prolongés de 14 jours (soit jusqu'au 2 mars), a indiqué le ministre délégué aux PME Alain Griset, sur Twitter. Objectif affiché : "Permettre à nos commerçants d’écouler leurs stocks dans les meilleures conditions", alors que le couvre-feu à 18h et la fermeture des centres commerciaux handicapent le secteur.

Services à la personne : une réforme fiscale très attendue

C'est un petit changement qui pourrait avoir de grandes conséquences. Le gouvernement a ouvert la porte à la généralisation en 2022 du crédit d'impôt "instantané" pour les services à la personne. Les professionnels applaudissent, car la mesure pourrait faire exploser la demande et créer plus de 250 000 emplois.

Des baisses d'impôts de production pour tous

Bercy a fait chauffer sa calculette. Le ministère de l'Economie a voulu savoir dans quelles régions les entreprises allaient le plus profiter de la baisse des impôts de production cette année. L'occasion de rappeler aussi aux 628 753 sociétés concernées qu'elles ne sentiront l'impact de cette mesure qu'à partir du second semestre.

Des prêts directs de l'Etat pour quelques-uns

Ce sont des instruments peu connus dans la lutte contre la crise économique du coronavirus. L'Etat a dévoilé, cette semaine, les données relatives à ses avances remboursables et prêts à taux bonifié. Au 30 septembre, ces aides directes représentaient près de 70,6 millions d'euros (sur les 500 M€ promis par le gouvernement), attribués à 98 reprises à des PME "présentant un intérêt stratégique". Principales régions bénéficiaires : l'Auvergne Rhône-Alpes (11,6 M€, distribués à 11 entreprises représentant 674 emplois) et le Grand Est (11,5 M€, 13 entreprises, 1037 emplois). En revanche, les Pays de la Loire ne comptent qu'un seul bénéficiaire, comptant 67 salariés et soutenu à hauteur de 200 000 euros.

Porte d'entrée pour patrons en difficulté

Un portail web pour orienter les dirigeants fragilisés par la crise. Sur cette page baptisée [Ré]Agir, en fonction de sa situation (entreprise en difficulté, procédure collective en cours, recherche d'activité après un dépôt de bilan...), l'utilisateur est orienté, en quelque clics, vers des structures offrant, à proximité, un accompagnement gratuit. Sont ainsi référencées les antennes locales des associations Second Souffle, Crésus et 60 000 Rebonds. A l'origine de cette initiative, la Fondation Entreprendre espère aider 3 000 personnes.

11 février

📍 Comment payer les charges reportées ?

Vous avez reporté vos charges sociales au printemps 2020 ? Vous devriez bientôt avoir des nouvelles de l'Urssaf... Pour récupérer les cotisations non-versées entre mars et juin derniers, elle s'apprête à envoyer aux employeurs des "propositions d'échéancier personnalisés". Mais toutes les entreprises ne sont pas concernées et le paiement peut toujours être évité.

Fonds de solidarité : le dispositif maintenu...

Le fonds de solidarité n'a pas dit son dernier mot, à bien des égards. Un décret, entré en vigueur hier, prolonge cette aide emblématique de la crise jusqu'au 30 juin 2021. Le texte fixe également les conditions d'attribution pour janvier. Détail qui a son importance : pour estimer la perte d'activité, le chiffre d'affaires mensuel sera désormais comparé à celui réalisé deux ans en arrière (janvier 2019, plutôt que 2020). A noter que la procédure pour solliciter l'aide n'ouvrira pas avant "fin février".
Enfin, dernière évolution : l'aide basique de 1 500 euros va finalement être maintenue jusqu'en février inclus, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, hier soir, à l'Assemblée nationale. Ce premier niveau d'indemnisation était censé s'arrêter au 31 décembre. Il s'adresse aux entreprises de moins de 50 salariés ayant perdu plus de 50 % de leur CA (hors secteurs du tourisme).

... les difficultés continuent

Dans le principe, le fonds de solidarité est donc prolongé. Dans la pratique, les entreprises peinent à en voir la couleur. Les versements de l'aide de décembre sont particulièrement ralentis. Signalé fin janvier, le problème semble persister et, pour ne rien arranger, l'administration a changé de formulaire en cours de route. Les secteurs concernés par cette modification doivent donc re-déposer un dossier.

Les entreprises ne manquent pas de crédits

L'endettement pour répondre à la crise ? En 2020, l'encours des crédits aux entreprises a bondi de 13,3 % en un an et 200 000 entreprises supplémentaires y ont eu recours, selon la Banque de France. Les PME en ont été particulièrement friands.

L'industrie un ton en dessous

Pas de retour à la normale dans les usines. Au quatrième trimestre, la production manufacturière est restée en retrait de 4,4 % par rapport à la même période de l'année précédente, selon l'Insee. La contraction est de -3,8 % pour l'ensemble de l'industrie. Le secteur des transports (hors automobile) subit le recul le plus violent (-21,7 %), tandis que l'énergie et les équipements électriques sont parvenus à se maintenir (-0,3 %), tout comme la pharmaceutique (-0,5 %).

Vers une croissance forte sur deux ans ?

Les vases communicants appliqués à la croissance. Le PIB de la zone euro, comme celui de la France, devraient augmenter moins que prévu en 2021, mais davantage en 2022, d'après la Commission européenne. Pour l'Hexagone, les nouvelles estimations font état d'une hausse de 5,5 % cette année (0,3 point de moins qu'annoncé en novembre) et de 4,4 % la prochaine (1,3 point de plus). Au niveau de la zone euro, ce serait 3,8 % dans les deux cas.

Une nouvelle vie pour les masques

La France ne manque plus de masques, mais déborde de masques usagés. Des déchets envahissants qu'une communauté d'entrepreneurs de l'Ain a décidé de transformer en opportunité économique. Ou, plus précisément, en t-shirts.
⏩ A lire : Dans l'Ain, sept entrepreneurs organisent le recyclage de masques

10 février

📍 Coup de froid sur les entreprises

La santé au travail, ce n'est pas que la lutte contre le Covid-19. Cette semaine s'ajoute une nouvelle contrainte pour les employeurs : le froid. Face à la chute des températures, les autorités rappellent les mesures de prévention à prendre pour protéger les salariés des morsures du mercure.

Financement participatif : la foule des grands jours

Riche année pour le crowdfunding. Il a permis de collecter 1,02 milliard d'euros en 2020, soit une hausse fulgurante de 62 %, d'après le baromètre de l'association professionnelle FPF et de Mazars. Si cette croissance est tirée par les dons, les prêts et investissements par la foule ont aussi décollé. Les entreprises en profitent : le financement participatif a permis d'alimenter plus de 17 000 de leurs projets (hors ESS).
⏩ A lire : Le crowdfunding a atteint des records en 2020

Percée de l'e-commerce à tous les étages

L'e-commerce séduit aussi les pros. 34 % des clients de sites B2B reconnaissent avoir développé leurs achats sur Internet du fait de la crise du coronavirus, et ce au détriment d'autres canaux, selon une étude Next Content et Médiamétrie pour la Fevad, réalisé en octobre et novembre, auprès de 1 645 personnes. Plus généralement, et sans surprise, le commerce en ligne a largement profité du contexte sanitaire, comme le montre le bilan 2020 de la fédération du secteur.
⏩ A lire : La crise du Covid-19 fait gagner quatre ans à l'e-commerce

Les dépôts de brevets encore en retrait

L'innovation en berne. Les dépôts de brevets ont fondu de 9,5 % en 2020, selon l'Inpi. Une érosion attribuée à la crise du Covid-19, mais qui n'est pas aussi nouvelle qu'il n'y paraît. Les marques enregistrées par l'Institut ont signé, en revanche, un nouveau record l'an dernier.

Les défaillances d'entreprise toujours au ralenti

2021 commence sur les mêmes bases que sa devancière, en matière de sinistralité des entreprises. Les défaillances relevées en janvier étaient en repli de 43 %, par rapport à la même période de l'an dernier, selon la Banque de France. Pour 2020, l'institution dresse le même bilan que d'autres avant elle : les procédures ont chuté de 39 % en un an - c'est 20 000 de moins sur douze mois. Seule exception notable, mais inquiétante : le nombre d'ETI et grandes entreprises en difficulté a augmenté de 45,5 %.

Automobile : le pactole européen de Valeo

Gros coup de boost pour Valeo. L'équipementier automobile vient d'obtenir un financement de 600 millions d'euros de la part de la Banque européenne d'investissement (BEI). La moitié de cette enveloppe sera versée d'ici à mai 2022, pour soutenir "des projets de recherche en matière d’électrification et d’amélioration de l’efficience énergétique des véhicules" et de leur sécurité. L'entreprise a prévu d'investir plus d'1,4 milliard d'euros en quatre ans sur ces sujets, en France mais aussi dans plusieurs autres pays européens.

Electronique : Lacroix améliore son usine par la relance

Lacroix érigé en symbole. Le groupe industriel a reçu la visite de Bruno Le Maire, hier, sur le site de sa future usine d'électronique dédiée aux objets connectés, à Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire). Le projet est soutenu par l'Etat au titre de la relocalisation. L'occasion pour le ministre de l'Economie de vanter les mérites du plan de relance et de sa politique industrielle.
⏩ A lire : Bruno Le Maire inaugure la future usine du groupe Lacroix

Délai fixé pour les maladies professionnelles liées au Covid-19

Les demandes de reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle ne devront pas traîner. Une réponse sera donnée « sous trois mois pour l'ensemble des dossiers complets qui sont déjà parvenus au comité » national chargé de les instruire, a promis, hier, le ministre de la Santé, devant l'Assemblée nationale. La procédure est automatique pour les soignants. Comme prévu par décret, elle vise, dans tous les cas, les infections au coronavirus responsables de séquelles respiratoires uniquement, a insisté Olivier Véran.

9 février

📍 L'économie en stagnation

La reprise est au point mort. Entravée par les restrictions sanitaires, l'économie est entrée dans une phase de stagnation, montre la dernière note de conjoncture de la Banque de France. La perte d'activité, calculée par l'institution, est stable depuis trois mois. Mais le fossé tend à se creuser entre les services et l'industrie.

Etat d'urgence sanitaire prolongé, confinement n°3 évité ?

C'est une petite phrase, porteuse d'un mince espoir. « Il est évidemment possible qu'on ne soit jamais reconfiné », a affirmé le ministre de la Santé, ce matin, sur France Info. « Le confinement est un choix de nécessité, quand la situation épidémique nous échappe, a-t-il expliqué. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. » Olivier Véran n'a pas pour autant donné de signes concrets, en faveur de la réouverture des activités toujours à l'arrêt. D'autant que, ce soir, le Parlement a définitivement validé la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin. Ce régime d'exception était censé prendre fin le 16 février.

Le télétravail, trop rare en entreprise...

Ce n'est pas une surprise, mais une confirmation : les entreprises ont nettement relâché la bride sur le télétravail en fin d'année dernière. Selon une étude de Malakoff Humanis, en décembre, 31 % des salariés étaient en distanciel (à temps complet ou partiel)... c'est seulement 1 point de plus qu'un an auparavant, quand la pandémie de Covid-19 ne s'était pas encore déclarée. Quand il était maintenu, le télétravail était toutefois bien plus intensif (3,6 jours par semaine en moyenne, soit 2 de plus). Depuis le début du mois, le gouvernement exige des employeurs qu'ils pratiquent davantage ce mode d'organisation... dont l'image a bien souffert en 2020, notamment chez les managers, montre aussi l'enquête de Malakoff Humanis.

... et trop cher pour les salariés ?

Mais au fait, combien coûte le télétravail ? Entre 13 et 174 euros par mois (hors loyer et télécoms), estime le cabinet Convictions RH, dans une étude publiée par le journal Le Parisien. La fourchette est large, car le calcul inclut notamment les frais de chauffage, et dépend donc aussi de l'habitation. Interrogée sur le sujet, la ministre du Travail a assuré, sur Sud Radio, que « le principe [était] simple : passer en télétravail ne doit pas être un coût pour le salarié ». La prise en charge des dépenses par l'employeur doit ainsi faire l'objet de discussions avec les représentants du personnel, a rappelé Elisabeth Borne.

Industrie : le soutien à la relocalisation s'amplifie...

Deuxième vague de subventions en faveur de la relocalisation industrielle. L'Etat a sélectionné 34 nouveaux lauréats (dont 10 dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt centré sur la santé). Ils recevront 128 millions d'euros d'aides publiques, sur un montant cumulé d'investissements de 333 millions. De quoi créer 1 100 emplois et en "conforter près de 3 000" autres, assure le ministère de l'Economie. Les entreprises d'Auvergne Rhône-Alpes tirent à nouveau leur épingle du jeu avec 9 projets soutenus (7 exclusivement situés dans la région + 2 partagés avec d'autres territoires), devant la Nouvelle-Aquitaine (5 + 2, la moitié en Gironde) et la Région Sud (3 + 1). Le groupe Nokia figure, par ailleurs, dans la liste, malgré son récent plan social. Cet automne, 31 lauréats avaient déjà décroché un financement (voir actualité du 19 novembre). Et ce n'est pas fini : l'appel à projets reste ouvert jusqu'au 1er juin.
⏩ A lire, notre zoom sur les quatre lauréats situés en Région Sud : Pytheas Technology, C4Diagnostics, Ion Beam Services et Thales SIX GTS

... celui aux usines en région se démultiplie

Qu'en est-il du financement des projets sur les "territoires d'industrie" ? Ils ne sont pas en reste, d'après Bercy. Le ministère de l'Economie a nettement revu à la hausse le bilan de son "fonds d’accélération des investissements" dans ces zones labellisées : ce sont désormais 442 projets qui ont été soutenus, à hauteur de 240 millions d'euros, sur un total de 2,2 milliards d'investissements. Avec, à la clé, "plus de 10 000 emplois potentiels créés à terme", promet le gouvernement.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance

8 février

📍 PGE : ne vous laissez pas faire par les banques !

Comment va fonctionner le différé de remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE) ? En principe, ce sursis, récemment étendu à deux ans, est censé être accordé "de droit" à toute entreprise qui le demanderait. Mais le ministre délégué aux PME reconnaît que certaines banques pourraient ne pas se sentir concernées... Dans ce cas, il ne faut pas se laisser faire, assure Alain Griset.
⏩ A lire l'interview exclusive d'Alain Griset : « L'Etat interviendra pour que les banques jouent le jeu »

Relocalisation : 300 millions d'euros pour la santé

Nouvelle injection d'argent public pour les industriels de la santé. Le gouvernement met au moins 300 millions d'euros sur la table, pour développer les capacités de production françaises de produits et dispositifs médicaux nécessaires à la lutte contre le Covid-19.

Relance : toujours plus d'argent pour l'industrie...

Une rallonge pour les usines. L'Etat va « dégager 1 milliard d'euros supplémentaires, au sein du plan de relance, pour l'industrie », a annoncé Agnès Pannier-Runacher, dans Le Journal du Dimanche, ce week-end. Sans toutefois préciser aux dépens de quoi se fera cette réorientation, ou si cette somme s'ajoute aux 100 milliards prévus. La ministre déléguée à l'Industrie se félicite en tout cas du succès des actions engagées : la barre des 1 000 entreprises soutenues (dont 88 % de PME et ETI) serait désormais franchie. « Cela représente plus de 800 millions d'euros d'aides publiques pour 4 milliards d'euros d'investissements au total », a calculé Agnès Pannier-Runacher.

... parée à faire redécoller ses investissements

L'investissement industriel limite la casse et repart de l'avant. Selon l'Insee, la contraction des dépenses des entreprises du secteur manufacturier en 2020 pourrait être quasiment rattrapée en 2021. Mais ce redémarrage ne concernera pas tous les secteurs.

Next40 : 7 pépites régionales dans la promo 2021

Les pépites régionales de la tech se font une (petite) place dans le Next40. Une nouvelle promotion de ce programme public d'accompagnement, ciblé sur les 40 start-up françaises les plus prometteuses, a été dévoilée aujourd'hui. Parmi elles, seules 7 sont basées hors Ile-de-France (contre 5 l'an dernier). Le rennais Klaxoon et le nordiste OVH sont rejoints par le toulousain Kinéis, le marseillais Skeepers (nouveau nom de l'éditeur du site Avis Vérifiés), le nantais Akénéo, le lillois Exotec et le lyonnais Lumapps. Les deux premiers intègrent pour la première fois le dispositif, les autres étaient auparavant dans la sélection élargie, dite French Tech 120 - que rejoignent les déchus du Next40, iAdvize, Sigfox et Vade Secure.

Les cibles de l'inspection du travail

Le respect du protocole sanitaire en entreprise sous l'oeil de l'inspection du travail. Dans une instruction à ses agents, le ministère demande de surveiller, non seulement la bonne application du télétravail, mais aussi la mise en oeuvre effective des règles de prévention dans les activités qui ne peuvent s'organiser en distanciel. Certains secteurs sont particulièrement ciblés. Depuis le début de la crise, l'inspection du travail a mené 64 000 contrôles liés à l'épidémie. Ils ont abouti à près de 400 mises en demeure, affirme le ministère.

Export : un outil pour faire partir les TPE-PME

C'est la dernière-née des aides à l'export. La nouvelle "Assurance prospection accompagnement" de Bpifrance est désormais accessible par Internet. Le dispositif allie financement et accompagnement, à l'attention des entreprises peu habituées à vendre sur les marchés internationaux.

5 février

📍 Le rétrécissement de l'emploi salarié

L'emploi salarié n'a pas résisté au reconfinement. Au quatrième trimestre, l'Insee a enregistré 39 600 destructions nettes de postes (-0,2 % en trois mois). Sur l'année, l'ajustement est encore plus violent : -1,8 %, soit 360 500 emplois perdus. L'industrie, les services marchands et l'intérim ont subi de plein fouet la crise du coronavirus, avec des reculs parfois jamais vus depuis une décennie.

Le durcissement des plans sociaux

Un rebond spectaculaire. Le coût des plans sociaux en emplois s'est brutalement envolé fin janvier, selon le dernier bilan bimensuel de la Dares (ministère du Travail). Dans le même temps, le chômage partiel a trouvé son point d'équilibre, à un niveau toujours très élevé.

Le développement de l'apprentissage

Année exceptionnelle pour l'apprentissage. Malgré le contexte épidémique, 495 000 contrats ont été signés en 2020, assure le ministère du Travail, à partir des "remontées déclaratives" des opérateurs de compétences, reçues au 29 janvier. Ce chiffre établit un nouveau record, en plus de représenter un bond spectaculaire (+40 %) par rapport à une déjà très bonne année 2019. Trois nuances toutefois : cette hausse s'explique, pour plus de la moitié, par les contrats de professionnalisation ; elle profite surtout aux niveaux post-bac ; et elle a été gonflée par la prime à l'embauche d'apprentis, créée en réponse à la crise du coronavirus (plus de 400 000 demandes d'aides reçues).

Sous le déficit commercial, les signes d'une reprise

Année en demi-teinte pour les échanges internationaux de la France. Certes, le déficit commercial, à 65,2 milliards d'euros, a atteint son plus haut niveau depuis 2012. Mais, au second semestre, et en dépit de la deuxième vague épidémique, l'export a montré des signes encourageants de redressement. Un dynamisme qui n'a pas échappé au gouvernement : Bercy pousse les entreprises à se lancer sans attendre sur les marchés étrangers.
⏩ A lire : Comment l’État pousse les entreprises à se (re)lancer à l’export

Hydrogène : HRS décolle en Bourse

L'hydrogène a le vent en poupe. Poussée par les pouvoirs publics, cette technologie est désormais plébiscitée par les investisseurs. La preuve avec Hydrogen Refueling Solutions (HRS). L'entreprise iséroise vient de lever plus de 84 millions d'euros en Bourse.
⏩ A lire : L’hydrogène vert devient un des piliers de la transition énergétique

Continental en route vers l'industrie du futur

Les temps sont durs pour les entreprises. Mais la crise sanitaire n'empêche pas certains de préparer l'avenir. Démonstration avec Continental à Sarregemines (Moselle). Entre les difficultés du confinement et les opportunités du plan de relance, le fabricant de pneus revient sur ses douze derniers mois hors du commun. Et explique comment il compte s'ouvrir de nouvelles perspectives 4.0.
⏩ A lire : Continental Sarreguemines accélère vers l’usine du futur

4 février

📍 Télétravail : il faut en faire plus

Le gouvernement enfonce le clou sur le télétravail. « Il y a encore trop de milieux professionnels où il serait possible, mais il n'existe pas du tout ou à des niveaux très faibles », a tonné le Premier ministre Jean Castex en conférence de presse. Résultat, sa ministre du Travail Elisabeth Borne demande aux employeurs de « se mobiliser sans délai sur deux priorités ». Sans toutefois remettre en cause la possibilité d'un retour au présentiel un jour par semaine, à la demande du salarié. Mais cette facilité doit « rester une soupape en cas de nécessité ».

Statu quo sur les restrictions sanitaires

Au-delà des exigences sur le télétravail, c'est statu quo sur les règles sanitaires. « La situation reste particulièrement fragile, préoccupante », a expliqué le Premier ministre Jean Castex, mais « [elle] ne justifie pas à ce jour » de reconfiner le pays. Ni de limiter les déplacements interrégionaux en vue des congés scolaires. En revanche, « le moment n'est pas venu d'alléger [les restrictions] » en vigueur non plus.

Le confinement, synonyme de récession

Croissance et confinement ont destin lié. Dans sa première note de conjoncture de l'année, l'Insee tente d'y voir clair dans le déroulement de ce premier trimestre 2021 - même si cela "relève actuellement un peu de la gageure", reconnaît l'institut. Une seule certitude : le PIB ne pourra repartir de l'avant qu'en l'absence de durcissement des restrictions sanitaires.

Le coup d'accélérateur de l'e-commerce

L'e-commerce se porte bien, merci pour lui. Son chiffre d'affaires a progressé de 8,5 % en 2020, pour atteindre 112,2 milliards d'euros, selon la Fevad, la fédération du secteur. Un résultat toutefois en-deçà des prévisions, en raison du coup d'arrêt subi par les services en ligne (-10 %). Pour autant, l'année marque un tournant pour la vente en ligne, avec l'accélération de la numérisation de l'offre, comme de la demande.

Le coup de main de Bpifrance à l'économie

Année porteuse aussi pour Bpifrance. La banque publique revendique avoir injecté 45 milliards d'euros dans l'économie l'an dernier (hors prêts garantis par l'Etat). Dont 20,5 milliards apportés en financement (+9,5 % en un an), sous forme de prêts, et 3,6 milliards en investissement (+44,6 %).

Le futur des aides aux entreprises

Les aides de l'Etat aux entreprises n'ont pas fini d'évoluer. Le ministre délégué aux PME Alain Griset lève un peu le voile, dans Le Parisien, sur les pistes de travail actuelles du gouvernement pour soutenir les finances des entreprises. Au programme : l'aménagement des PGE et de l'aide au paiement des charges fixes, ainsi que le lancement prochain des prêts participatifs.

3 février

📍 Emploi (1) : ça se gâte pour les cadres

La crise n'épargne pas les cadres. Ils sont désormais 24 % à se sentir menacés de licenciement (+5 points en trois mois), selon une enquête de l'Apec. Or, dans le même temps, les opportunités d'emploi se sont réduites : 41 % des entreprises de plus de 100 salariés pensent en recruter un au premier trimestre, soit 19 points de moins que l'an dernier à la même époque. Une frilosité plus notable encore au sein des TPE.
⏩ A lire : Le spleen des petites entreprises ne les encourage pas à recruter des cadres

Emploi (2) : les aides à l'embauche de jeunes prolongées

Les aides à l'embauche de jeunes alignées sur la même échéance. La majoration appliquée aux recrutements en emploi franc est désormais valable pour les contrats conclus jusqu'au 31 mars (au lieu du 31 janvier), indique un décret entré en vigueur cette semaine. Le texte entérine la prolongation, également jusqu'à cette date, de la prime attribuée à l'engagement de salariés de moins de 26 ans.

Stations de ski : le chômage partiel jusqu'en avril

La saison blanche se précise pour les stations de ski. La prise en charge intégrale du chômage partiel « sera maintenue jusqu'à la fin de la saison, donc jusqu'au 15 avril », pour les acteurs de la montagne affectés par l'arrêt des remontées mécaniques, a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne sur Radio Classique, ce matin. Or, jusqu'à présent, cette indemnisation à 100 % n'est censée ne perdurer qu'en février pour le tourisme, ou... jusqu'à la fin des restrictions sanitaires, pour les activités visées par des fermetures.

Du rab pour les tickets-resto

Chose promise il y a deux mois, chose parue au Journal officiel aujourd'hui. Les tickets-restaurants 2020 sont officiellement prolongés jusqu'au 31 août. Les conditions d'utilisation, aménagées pour être plus favorables aux restaurants, sont maintenues.

L'indemnisation des charges fixes déplafonnée

Bercy prêt à crever le plafond de la nouvelle aide au paiement 70 % des charges fixes. Sa limite pourra être portée de 3 à 10 millions d'euros pour les entreprises des secteurs les plus touchés par la crise. Mais ce sera du « cas par cas », a prévenu le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, hier soir, au Sénat. Les remontées mécaniques, fermées pour un mois de plus, en février, pourraient en bénéficier. Cet élargissement s'inscrit dans la foulée de la décision européenne de gonfler les aides aux entreprises jusqu'à la fin de l'année (voir actualité du 28 janvier).

L'arrêt de travail automatique, c'est fantastique ?

L'Assurance maladie défend son arrêt de travail automatisé, pour les suspicions de Covid-19. En trois semaines, elle a dénombré 3 000 demandes par jour sur le site declare.ameli.fr. C'est 10 fois moins que le volume moyen d'arrêts réalisés en 2019. Autre argument : "ces derniers jours", environ 30 % des bénéficiaires se sont avérés être effectivement positifs au coronavirus. Et seulement 2 % des personnes contrôlées "ne remplissaient pas les critères d'indemnisation". De quoi prouver "l'utilité" et l'utilisation "appropriée et légitime" du dispositif, pour l'Assurance maladie, alors que la CPME s'était inquiétée d'un risque d'"absentéisme incontrôlé" dans les entreprises.

L'aéronautique limite un peu la casse...

Des plans sociaux moins sévères que prévu. Coup sur coup, ces dernières 24 heures, Latécoère et Figeac Aéro ont bouclé leur restructuration avec des suppressions de postes revues à la baisse. A la clé, un peu plus de 300 emplois préservés.

... l'aérien pique toujours du nez

L'horizon reste bouché dans l'aérien. En 2020, la demande mondiale s'est effondrée de 66 %, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata). Pis, en novembre et décembre, le trafic volait encore plus bas (-70 % environ, sur chacun de ces deux mois). Si 2020 est la "pire année dans l'histoire du voyage aérien", 2021 risque d'être laborieuse. La reprise, attendue à +50 % au mieux, ne correspondrait qu'à un retour de la demande à la moitié de son niveau de 2019.

 2 février

📍 Avalanche d'aides sur la montagne

C'est une confirmation : les remontées mécaniques resteront fermées en février, a indiqué le gouvernement, hier soir. Le gel prolongé de cette activité s'accompagne d'une pluie de nouvelles mesures pour tout l'écosystème économique de la montagne. Elles s'ajouteront au soutien déjà apporté aux professionnels, estimé par Matignon à 3,9 milliards d’euros (dont 2,3 Md€ en prêts garantis).

Télétravail : le rappel à l'ordre du gouvernement

Le télétravail reste la règle. Le gouvernement a rappelé les entreprises à l'ordre aujourd'hui, au lendemain d'une réunion avec les partenaires sociaux sur le sujet. Et pour mieux faire passer son message, il va demander à l'inspection du travail de reprendre ses contrôles.

La ruée sur le Médiateur des entreprises

Le Médiateur des entreprises n'a pas chômé en 2020. Le service, placé sous l'égide de Bercy, affirme avoir reçu 6 075 sollicitations (6 fois plus que l'année précédente) et 3 540 demandes de médiation (3 fois plus). Ces dernières ont été déposées à plus de 80 % par des TPE et PME de moins de 25 salariés, trois fois plus nombreuses à y recourir qu'en 2019. Le taux de réussite de cette voie de recours s'est replié à 70 % (5 points de moins qu'en 2018, par exemple). Mais la crise du coronavirus a surtout fait émerger une nouvelle source de conflits interentreprises, autour du règlement des loyers, à l'origine d'1 dossier sur 10. Pour autant, les conditions de paiement sont restées la première source de différends, représentant la moitié des dossiers. Un sujet qu'a également traité le Médiateur dans le cadre du comité de crise sur les délais de paiement, né au printemps. Cet organe ad hoc est intervenu auprès de 40 entreprises, des donneurs d'ordre importants signalés pour leurs comportements déloyaux.

Les exportations résistent à la deuxième vague

L'export déjoue la crise. Au quatrième trimestre 2020, les ventes françaises à l'étranger ont progressé « de l'ordre de 5 %, au moment où notre économie était en récession » (-1,3 %), a souligné le directeur général de Business France Christophe Lecourtier, lors de l'événement Bercy France Export. Sur l'année, les exportations devraient toutefois avoir reculé de 15 à 17 % sur un an, soit « près de 100 milliards d'euros de pertes » par rapport à 2019. Les chiffres définitifs seront communiqués vendredi.

Récession : la zone euro moins mauvaise que prévu

La zone euro a limité la casse en fin d'année. Le PIB y a reculé de 0,7 % au quatrième trimestre, selon une première estimation d'Eurostat. Sur toute l'année, la récession s'établirait malgré tout à -6,8 %. S'il était confirmé, ce chiffre serait 1 point au-dessus de la dernière prévision de la Commission européenne.

1er février

📍 Aux restaurateurs, la carotte ou le bâton

Le raidissement se confirme. Aux restaurateurs tentés de rouvrir leur établissement en dépit des règles sanitaires, le gouvernement a trouvé une arme : ils « seront suspendus pendant un mois de l'accès au fonds de solidarité. Et si jamais il y a récidive, ils n'y auront plus accès du tout », a lancé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce matin, sur RTL. Quant aux commerces, en cas de non-respect des jauges, ils s'exposent à « une amende d'abord, une fermeture ensuite ».

Le panier d'aides des commerces fermés

Quelles aides pour les commerces fermés depuis hier ? Bercy a apporté des précisions, ce week-end, à l'issue d'une réunion avec les représentants du secteur. Le soutien public annoncé se chiffre à 500 millions d'euros par mois.

Vers un "renforcement" du télétravail

Quelle consigne pour le télétravail ? Les partenaires sociaux sont invités aujourd'hui à envisager les modalités du « renforcement » de cette pratique, souhaité par Jean Castex vendredi soir. Dans le viseur du gouvernement : la baisse d'intensité de ce mode d'organisation, constatée après le reconfinement. En décembre, un quart des salariés français a ainsi été au moins une journée en télétravail (-2 points par rapport à novembre), mais la part de ceux qui l'ont été à temps plein a baissé de 5 points en un mois (de 44 à 39 %), selon la Dares (ministère du Travail). Pour autant, la possibilité de retour en entreprise un jour par semaine ne sera pas remise en cause, a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce matin, sur France Info.

La V2 du protocole sanitaire

Pendant ce temps-là, le protocole sanitaire en entreprise évolue déjà (mais pas sur le télétravail). Ses nouvelles recommandations portent principalement sur les masques, la distanciation physique et l'aération des locaux. Le texte avait été amendé une première fois cette année, début janvier.

Un nouveau document de voyage obligatoire

L'attestation de déplacement dérogatoire s'internationalise. Des versions spécifiques aux voyages à l'étranger sont en ligne depuis hier sur le site du ministère de l'Intérieur. Le document fournit les "motifs impérieux" (sanitaires, familiaux ou professionnels), permettant de justifier son trajet. Cette nouvelle obligation découle des restrictions à l'entrée et la sortie du territoire français annoncées vendredi. Attention, l'attestation varie en fonction des destinations et de la nationalité du voyageur.

Premier mois mitigé pour l'automobile

Le marché de l'automobile n'a pas démarré l'année très fort. En janvier, les ventes de voitures neuves ont baissé de 5,8 % sur un an, selon le Comité des constructeurs français. Une contre-performance à relativiser, car, à jours ouvrés comparables, les immatriculations s'affichent en hausse (+3,6 %).

Vaccins : Valneva engrange les commandes... britanniques

La biotech Valneva a tapé dans l'oeil de Londres. Le gouvernement britannique a rallongé sa commande de vaccins auprès de l'entreprise nantaise. Autrement dit, les premières doses produites partiront en priorité outre-Manche. Ce qui a valu un coup de colère de la présidente de la Région Pays de la Loire Christelle Morançais. Car cette histoire n'est pas sans rappeler les polémiques en cours entre le Royaume-Uni et l'Europe autour des produits Pfizer et AstraZeneca.

Santé : Europe cherche innovations désespérément

La France et l'Europe tirent les leçons de la crise du coronavirus. Paris lancera, à partir du 1er mars, un appel à manifestation d'intérêt, afin d'identifier des projets d'innovation dans le secteur de la santé. Ils seront ensuite susceptibles d'être financés par Bruxelles, dans le cadre d'une offensive communautaire pour "transformer et moderniser" cette filière industrielle.

29 janvier

📍 Pas de confinement, mais un raidissement

La France échappe à un troisième confinement. « Nous considérons que nous pouvons encore nous donner une chance de l'éviter », a indiqué le Premier ministre, ce soir. Mais Jean Castex n'en a pas moins dégainé une nouvelle salve de restrictions sanitaires. Déplacements internationaux, centres commerciaux et grande distribution, télétravail... l'heure semble au raidissement, avec renforcement des contrôles et « consigne de particulière fermeté » envers les contrevenants... restaurants inclus.

Une récession record en 2020...

C'était attendu, mais ça fait mal quand même. Le PIB s'est affaissé de 8,3 % en 2020, selon une première estimation de l'Insee. Cette récession record depuis 1945 est toutefois moins pire que ne l'avaient laissé supposer les dernières prévisions de l'institut (-9,1 % annoncé en décembre). C'est que l'année s'est terminée sur un repli modéré (compte tenu du reconfinement et des couvre-feu) de 1,3 %.
⏩ A lire : L'épidémie de Covid-19 plonge la France dans une récession historique

... sans impact apparent sur les entreprises

Et oui, c'est bien tout le paradoxe de cette année surprenante : malgré une récession historique, les greffiers des tribunaux de commerce n'ont vu ni faiblir les créations d'entreprise, ni exploser les procédures collectives (mais ce ne devrait pas durer).

Masques et distanciation redéfinis

Ajustement sur les masques. Avec près d'une semaine de retard, l'exécutif a dégainé le décret qui précise le type d'équipements recommandés contre le coronavirus. Sont désormais à privilégier les modèles chirurgicaux, FFP2, FFP3, ainsi que ceux à "usage non-sanitaire", à condition notamment que leur taux de filtration des particules de 3 microns soit supérieur à 90 % (ce qui est le cas des protections en tissu de catégorie 1). Le texte, publié hier, porte, par ailleurs, la distanciation physique à 2 mètres (au lieu d'1), en l'absence de port du masque.

Des rallonges pour la Ville

L'Etat amplifie son effort pour les quartiers en difficulté. La rénovation urbaine obtient une rallonge de 2 milliards d'euros, dans le cadre du programme de renouvellement porté par l'Anru. Il est désormais doté de 12 milliards d'euros sur la période 2014-2030. Annonce faite lors du comité interministériel dédié à la ville. Outre les mesures issues du plan de relance, le gouvernement a promis deux enveloppes supplémentaires. L'une de 100 millions d'euros pour investir dans les équipements sportifs. L'autre de 10 millions, sous forme de "prêts d'honneur solidaires", pour "renforcer les fonds propres des entreprises récemment créées par des demandeurs d’emplois" et fragilisés pas la crise.

Des Rafale jusqu'en 2025

L'armée refait le plein de Rafale. Elle va acheter 12 avions de chasse supplémentaires, a annoncé la ministre Florence Parly. Ce contrat "représente une année de livraisons à la France pour 7 000 employés, au sein de sociétés comme Dassault, Safran et Thales et des 500 PME sous-traitantes". De quoi leur assurer du travail jusqu'en décembre 2025, assure le gouvernement.

Parfum de restructuration chez Nocibé

L'épidémie de Covid-19 précipite Nocibé dans la crise. L'enseigne de cosmétiques veut fermer 62 magasins en France. Le projet menace 350 emplois.

28 janvier

📍 Coup de pouce au digital dans les TPE...

C'est parti pour le "chèque numérique". Depuis aujourd'hui, les TPE visées par des fermetures administratives, ainsi que les petits hôtels, peuvent demander à bénéficier de cette aide de 500 euros. Elle permet de soulager leurs dépenses de conversion au digital.

... et à la transition écologique dans les PME

Les TPE-PME plus que jamais encouragées à se mettre au vert. L'Ademe leur propose un "tremplin pour la transition écologique". Comprenez un système de subventions forfaitaires, plafonnées à 200 000 euros, pour toute action engagée en faveur de l'environnement. Cet outil doit permettre d'accélérer encore le soutien apporté par l'agence aux entreprises. En 2020, elles ont capté 63 % des 699 millions d'euros d'aides qu'elle a distribués (+8 % en un an).

Les aides aux entreprises, ce n'est pas fini

Bruxelles refait tous ses plafonds. La Commission européenne prolonge jusqu'au 31 décembre l'assouplissement de ses règles sur les aides d'Etat aux entreprises. Ce régime temporaire était censé expirer à partir de fin juin. Mais ce n'est pas tout : l'ensemble des seuils en vigueur sont rehaussés. Ils passent à 10 millions d'euros pour les aides au paiement de charges fixes (au lieu de 3 M€) et à 1,8 million (au lieu de 800 000) pour toutes les autres. En France, ce dernier plafond est appliqué à de nombreux dispositifs (exonérations de charges, crédit d'impôt sur les loyers, fonds de solidarité...). Enfin, certains outils pourront être transformés en subventions. Cela tombe bien : c'est ce que Paris demandait pour les PGE (voir ci-dessous).

PGE : double évolution à l'étude

Les prêts garantis par l'Etat (PGE) bientôt revus et corrigés ? Bercy souhaite allonger leur période de remboursement, au bénéfice des secteurs « les plus touchés par la crise, et pour lesquels les montants des prêts sont les plus importants », comme l'aéronautique, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, hier, au Sénat. Actuellement, un PGE ne peut excéder six ans. Autre piste à l'étude : la conversion de cette dette en subvention, mais cette fois « au cas par cas ». Ces deux évolutions doivent toutefois être validées par la Commission européenne avant de voir le jour.

L'Etat reste à la barre des Chantiers de l'Atlantique

Le rachat des Chantiers de l'Atlantique torpillé par la crise du coronavirus. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et son homologue transalpin ont entériné la fin des discussions hier soir. A défaut de passer sous le pavillon italien de Fincantieri, le site de construction navale reste donc aux mains de l'Etat français. Cette décision met un point final au feuilleton diplomatico-économique qui durait depuis plus de trois ans, sur fond d'enquête européenne et de concurrence chinoise. A Saint-Nazaire, cet épilogue fait déjà des heureux...
⏩ A lire : Soulagement à Saint-Nazaire après l'abandon de la vente à Fincantieri

R&D : Sanofi sur le départ à Strasbourg

Qui perdra sa place dans le jeu de chaises musicales en cours dans les services R&D de Sanofi ? Vraisemblablement les salariés de Strasbourg. Dans le cadre de son vaste plan de restructuration, le groupe pharmaceutique envisagerait leur transfert en région parisienne, indique notre rédaction d'Alsace.

Vendée Globe : Maître Coq remporte le jackpot

Maître Coq, mais surtout maître du Vendée Globe ! L'entreprise des Pays de la Loire est le sponsor-titre du skipper Yannick Bestaven, déclaré vainqueur de la célèbre course à la voile autour du monde, la nuit dernière. Quelques heures plus tard, le directeur général du groupe agroalimentaire est revenu sur le sens de ce parrainage sportif, couronné de succès.
⏩ A lire, l'interview de Christophe Guyony : « Ce Vendée Globe est une bouffée d'oxygène pour Maître Coq »

Annus horribilis pour le tourisme mondial

L'OMT n'y va pas par quatre chemins : 2020 a été "la pire année de l’histoire du tourisme", assène l'agence spécialisée de l'ONU. Elle en veut pour preuve les 1 300 milliards de dollars de recettes perdues (plus de 1 070 Md€, 11 fois plus que pendant la crise financière de 2009). Ou encore la chute de 74 % des arrivées de touristes (-1 milliard, dont la moitié supporté par l'Europe). L'épidémie "menace 100 à 120 millions d’emplois directs dans le [secteur], dont beaucoup dans des PME", note encore l'Organisation mondiale du tourisme. Et de conclure "qu’il faudra de 2,5 à 4 ans (...) pour retrouver les niveaux de 2019".

27 janvier

📍 Durcissement des règles sanitaires à l'étude

Cette fois, c'est officiel : face à l'efficacité « réelle, mais pas suffisante » du couvre-feu à 18h, le gouvernement planche sur « différents scénarios » pour contrer l'épidémie de Covid-19, a reconnu le porte-parole Gabriel Attal. Les hypothèses étudiées vont du « maintien du cadre actuel (...) jusqu'à un confinement très serré ». La décision sera prise sur la base d'études complémentaires et de concertations avec les élus et les partenaires sociaux, menées « dans les prochains jours ».

Le coût d'un nouveau confinement...

Mais au fait, ça coûterait combien à l'économie un troisième confinement ? Bercy s'est prêté à l'exercice des projections, dans une note révélée par Le Parisien. Au mieux (fermeture des collèges, lycées et restaurants d'entreprise), la perte d'activité serait limitée à 10 %. Au pire (fermeture des écoles et des commerces en sus), ce serait 18 % et 15 milliards d'euros d'aides publiques par mois (environ trois fois plus qu'actuellement). Par comparaison, le déficit de PIB est de 7 % avec le couvre-feu, et fut supérieur à 30 % lors du confinement du printemps, quand le BTP et l'industrie avaient, eux aussi, été quasiment mis à l'arrêt.

... et celui de l'activité partielle

Au ministère du Travail aussi, on a sorti la calculette. Mais, cette fois, pour estimer la facture de l'activité partielle en 2020. L'addition est salée (et provisoire) : 27,1 milliards d'euros.
En parallèle, Elisabeth Borne a indiqué que l'administration avait procédé à 500 000 contrôles depuis le début de la crise, afin d'agir contre les fraudes. « Je peux vous assurer que 70 % des sommes qui faisaient l'objet d'une suspicion ont été bloquées dès le départ, et on a pu récupérer 80 % de l'argent qui avait été indûment versé », a certifié la ministre sur LCI.

Le chômage sur sa lancée du printemps

Le chômage a fini 2020 sur une apparente bonne note - insuffisante toutefois pour sauver l'année. Au quatrième trimestre, 3,8 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi et sans activité aucune en France (hors Mayotte), soit une baisse de 2,7 % en trois mois, selon la Dares (ministère du Travail). Mais en un an, ce chiffre a bondi de 7,5 % (+265 400 chômeurs), pour atteindre son plus haut niveau de la décennie. La faute à un deuxième trimestre catastrophique.

Contrats courts : le bonus-malus aura bien lieu

Pas question d'abandonner le bonus-malus sur les contrats courts. Retoquée par le Conseil d'Etat, suspendue comme l'ensemble de la réforme de l'assurance chômage, la mesure devrait être réactivée sous peu. Le ministère du Travail veut lancer la première phase, celle de l'observation du comportement des entreprises, dans le courant de l'année, pour une modulation effective des cotisations à partir de 2022. Certains des sept secteurs concernés, comme l'hôtellerie-restauration, pourraient toutefois être « momentanément » sortis du dispositif, afin de tenir compte des conséquences de la crise du coronavirus.
Pour le reste, le gouvernement confirme réfléchir, avec les partenaires sociaux, à un report de sa réforme « à un horizon [pas] trop lointain ». Quitte à conditionner l'application de certaines règles (dont la dégressivité des allocations pour les hauts revenus) à l'atteinte de critères « de retour à bonne fortune [sur le marché du travail], simples et crédibles ». Une nouvelle concertation sur ces sujets se tiendra mi-février.

Le "dérapage" redouté des délais de paiement

Les relations interentreprises malades du Covid-19 ? En 2019, les délais de paiement étaient à leur plus bas niveau depuis plus de dix ans, relève la Banque de France, dans une note publiée aujourd'hui. Sauf que la crise du coronavirus menace à présent cette belle dynamique. En première ligne ? Les PME.

Une consultation et quatre projets pour la 5G

La relocalisation industrielle passera par la 5G. Le gouvernement lance une consultation pour aider à structurer une filière française des télécoms du futur. En attendant, il a dévoilé les quatre premiers lauréats de son appel à projets sur la "souveraineté dans les réseaux de télécommunications" : Alsatis, Sequans Communications, Thales Six GTS et Nokia, à travers sa filiale Alcatel-Lucent, auront pour mission de "développer des usages innovants" autour de la dernière-née des générations de technologie mobile. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du plan de relance et des efforts de l'Etat pour (ré)implanter des activités sur le sol national.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Restauration : Flunch à un creux

La chaîne de restaurants Flunch sous la menace d'une cure d'amaigrissement. Le groupe a demandé son placement en procédure de sauvegarde. En parallèle, il entend mener un "projet de redimensionnement de son réseau". Jusqu'à 1 300 postes sont menacés.
⏩ A lire : Flunch entre en procédure de sauvegarde, 1 300 postes en ballotage

26 janvier

📍 L'usure des TPE-PME face à la crise

Ils ont pris un coup sur la tête, et redoutent le prochain. Les dirigeants de TPE-PME sont 65 % à avoir enregistré une baisse de leur chiffre d'affaires sur les deux derniers mois de l'année, selon une enquête de la CPME. Et la moitié affirme d'ores et déjà ne pas être capables de "supporter" un éventuel troisième confinement... pour l'instant ajourné (voir ci-après).
⏩ A lire : Une PME sur deux craint de ne pas se relever d'un troisième confinement

Report dans la stabilité des cotisations de février

Les Urssaf ne changent rien : les règles appliquées au report des charges sociales de janvier seront reconduites pour février. Une facilité à laquelle les acteurs économiques ont encore largement recours : en décembre, 263 000 employeurs ont décalé le versement d'1,5 milliard d’euros de cotisations et 638 000 travailleurs indépendants en ont fait autant, pour un montant similaire (1,4 Md€).

Cinéma : la palette d'aides s'élargit

Des rallonges pour le septième art. Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) met en place des "aides financières sélectives exceptionnelles", plafonnées à 50 000 euros, pour les distributeurs de films, dont le chiffre d'affaires annuel, inférieur à 3 millions d'euros, a baissé d'au moins 25 % en 2020. Les conditions d'éligibilité sont précisées dans une délibération, parue au Journal officiel dimanche. Le CNC en profite pour étendre la période d'application de son mécanisme de compensation des dépenses de distribution. Les salles obtiennent également la conversion en subvention des avances leur restant à rembourser au titre des années 2019, 2020 et 2021 pour leur passage à la projection numérique.

La Médiation du crédit rempile

Année faste pour la Médiation du crédit aux entreprises. Elle a traité 14 fois plus de dossiers en 2020 que l'année précédente ! Un succès qui lui vaut aujourd'hui d'être reconduite pour quatre ans... même si, dans la majorité des cas, elle a échoué à trouver une issue positive aux demandes dont elle était saisie.

Pas de confinement n°3 en vue...

...en tout cas cette semaine. C'est le message martelé par les ministres de Bercy ce matin. « Regardons d'abord, sereinement, calmement, est-ce que le couvre-feu à 18h a donné les résultats que nous espérions », a enjoint Bruno Le Maire sur Radio Classique. Ce bilan devrait avoir lieu « à la fin de cette semaine », a indiqué sa collègue à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher sur BFMTV. Et de renchérir : « A ma connaissance, et sur la base des données dont nous disposons, à ce stade, il n'y a pas de raison de décider un confinement. »

La croissance française déjà érodée ?

Pour Bruno Le Maire, c'est clair : avec un troisième confinement, il sera « très difficile » d'atteindre les 6 % de croissance, prévus cette année en France, a reconnu le ministre de l'Economie sur Bloomberg TV. Pour le FMI, cet objectif est déjà compromis : la hausse du PIB tricolore devrait être de 5,5 % en 2021, soit 0,5 point de moins qu'annoncé par l'institution en octobre. Même schéma pour la zone euro (+4,2 %, 1 point perdu depuis les dernières prévisions). A l'inverse, au niveau mondial, la croissance devrait être plus solide (5,5 %, 0,3 point de gagné).

25 janvier

📍 Assurance-chômage : vers un report sine die de la réforme

Le sort de la réforme de l'assurance-chômage dépend désormais de la reprise de l'économie et de l'emploi. Le ministère du Travail a reçu, tout au long de la journée, les partenaires sociaux, pour envisager les conditions d'application des mesures censées se mettre en place au 1er avril - après avoir déjà été repoussées à trois reprises. Selon le représentant de la CPME, désormais, « l'idée est de définir des modalités d'entrée en vigueur, pour arrêter avec les reports de trois mois en trois mois. » Mais, complète la CGT, il reste encore à « trouver les indicateurs pour programmer [cette mise en oeuvre] quand ça ira mieux ».

Le fonds de solidarité au ralenti

Plus généreux, le fonds de solidarité de décembre ? Oui, mais plus tâtillon aussi... A tel point que le fisc s'est fendu d'une mise au point pour expliquer aux entreprises pourquoi leurs demandes d'aide prenaient plus de temps à être validées ce mois-ci. Quand elles n'ont pas été tout simplement rejetées.

Test obligatoire aux frontières

Feu vert au contrôle des frontières. Depuis hier, un test de moins de 72 heures, négatif au Covid-19, est imposé aux personnes souhaitant entrer sur le territoire français en provenance de l'Europe... uniquement s'ils arrivent par voie aérienne ou maritime. Cette obligation de dépistage est reportée à jeudi minuit pour les transporteurs routiers arrivant d'Irlande par la mer, selon le décret, publié hier au Journal officiel. Enfin, les obligations sanitaires pour entrer en Corse sont maintenues à toute personne venant du continent, France incluse.

Flottement sur les masques

Changement de masques en vue dans les entreprises aussi. L'évolution de la doctrine officielle sur le sujet (voir actualité du 22 janvier) va bientôt être intégrée au protocole sanitaire. Il devrait « [prévoir] très vite » et après « en avoir discuté avec les partenaires sociaux » que « les masques artisanaux ne sont pas requis » pour les salariés, a indiqué le secrétaire d'Etat en charge de la Santé au travail Laurent Pietraszewski, hier, sur France Info. Il entend suivre, en ce sens, une recommandation du Haut conseil de la santé publique. L'institution s'est prononcée contre les masques en textile les moins filtrants (dits de catégorie 2), ainsi que ceux confectionnés à domicile. Mais le décret censé proscrire leur utilisation se fait attendre.

Coup de tabac sur le port de Marseille

Un coup d'arrêt. Pour la première fois en sept ans, le port de Marseille-Fos a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires en 2020. C'est que les mauvaises nouvelles ont semblé s'enchaîner tout au long de l'année, décrypte notre rédaction en Région Sud.
⏩ A lire : Le port de Marseille-Fos a perdu dix millions de tonnes en 2020

La crise a asséché le travail...

Sale temps pour l'emploi. En 2020, la pandémie a provoqué la perte, sur un an, de 8,8 % des heures de travail dans le monde. Quatre fois plus que pendant la crise de 2009, explique l'Organisation internationale du travail (OIT). La situation est est encore pire en Europe (9,4 %), avec l'équivalent de 15 millions d'emplois à temps plein disparus (sur la base d'une semaine de 48h et hors Europe de l'Est). Or, en 2021, ce chiffre baisserait à peine sur le Vieux Continent (6,2 %, contre 3 % au niveau international).

... et tari les investissements

Constat similaire du côté des investissements directs à l'étranger. Au niveau mondial, ils se sont repliés de 42 % en un an, soit un recul supérieur à 640 milliards de dollars (525 Md€), selon la Cnuced. Là encore, l'Europe signe l'une des pires performances, avec même une inversion des flux, passés de +344 Md$, en 2019, à -4 Md$, l'an dernier. Les perspectives pour 2021 s'annoncent moroses, sauf dans les technologies et la santé, portées par un mouvement annoncé de fusions-acquisitions.

Patrons de PME, à vos webcams !

Un tête-à-tête en visioconférence avec un grand patron français, ça vous tente ? C'est ce que propose l'Afep aux dirigeants de PME et ETI, dans le cadre de son événement annuel Le Top, contraint de passer en mode virtuel pour son édition 2021. Attention, les inscriptions ferment le 5 février.

22 janvier

📍 Le filtrage aux frontières se durcit...

Plus une semaine sans son lot de nouvelles restrictions sanitaires. Si on a cru pouvoir y échapper jusqu'à hier, c'est raté : dès la nuit de samedi à dimanche, la France va exiger des voyageurs en provenance de l'Union européenne un test PCR négatif au Covid-19, réalisé dans les 72h avant l'entrée sur le territoire. Soit la même règle que celle imposée depuis lundi aux personnes arrivant de n'importe quel autre pays étranger. Les transfrontaliers et les transporteurs routiers en seront toutefois dispensés, a précisé Clément Beaune, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, sur Europe 1. D'autres exemptions pourraient suivre : le décret officialisant la mesure et ses modalités est attendue demain.
Plus globalement, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a indiqué, hier soir, que « tous les voyages non-essentiels [devaient] être fortement déconseillés » entre Etats membres de l'UE.

... celui des masques aussi

Les masques faits maison doivent rester au placard. Le ministre de la Santé Olivier Véran a endossé, hier soir sur TF1, l'avis du Haut conseil de la santé publique sur le sujet : face aux variants plus contagieux du coronavirus, il recommande « de ne plus utiliser le masque artisanal, qu'on a fabriqué chez soi ». Un décret devrait également proscrire prochainement les masques en tissu, dits de catégorie 2 (filtration d’au moins 70 % des particules de 3 microns), vendus dans le commerce.

Une perfusion pour l'ESS

Du baume au coeur  pour l'économie sociale et solidaire. L'Etat va injecter 30 millions d'euros dans les petites structures du secteur, principalement sous forme de subventions. Les demandes peuvent être déposées en ligne à partir d'aujourd'hui.

Le marché du travail reste dégradé

L'année 2021 commence sur les mêmes bases que 2020 sur le front de l'emploi. Les plans sociaux maintiennent le rythme et le chômage partiel repart de l'avant, sans que le régime de longue durée (APLD) ne prenne vraiment le relais, montre le dernier bilan bimensuel de la Dares (ministère du Travail).

L'emploi des jeunes s'est évanoui

Malgré les nombreuses primes à l'embauche distribuées, l'emploi des jeunes n'est pas à la fête. En 2020, les recrutements en CDI ou CDD longs (plus de trois mois) de personnes de moins de 26 ans sont restés 14 % sous leur niveau de 2019, reconnaît le ministère du Travail. Sur le seul mois de décembre, c'est plus d'un quart d'embauches en moins qui a été enregistré. Deux fois moins qu'à la sortie du premier confinement (-58 % en mai), relativise toutefois la Dares.

Maritime : les ports et l'éolien en ligne de mire

Le gouvernement affiche ses ambitions sur la mer. A l'occasion d'un comité interministériel au Havre, il s'est fixé plusieurs objectifs. Sur l'attractivité des ports, il compte passer "de 60 à 80 % la part du fret conteneurisé" qui y est manutentionné d'ici 2050, avec doublement du nombre d'emplois directs sur la même période. Le futur ensemble Haropa, composé des ports de Rouen, Le Havre et Paris, bénéficiera d'1,45 milliard d'euros d'investissement sur la période 2020-2027. L'Etat entend également développer l'éolien en mer (lancement du projet de parc au large d’Oléron) et l'exploration des fonds marins.

Aéronautique : des pistes pour soigner les trésoreries

Pendant ce temps, à l'autre bout de la France, Bruno Le Maire était, lui, à Toulouse, au chevet de l'industrie aéronautique. L'occasion pour le ministre de l'Economie de donner quelques garanties à ce secteur malade de la crise du coronavirus (5 800 emplois perdus en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine sur les neuf premiers mois de 2020, secteur spatial inclus). Mais aussi de dessiner les pistes à l'étude pour renforcer les capacités financières des entreprises en général.
⏩ A lire : À Toulouse, le gouvernement donne des garanties à la filière aéronautique sur les trésoreries

Code quantique à la française

La France entre dans la course aux technologies quantiques. Le pays se dote d'une stratégie nationale pour la période 2021-2025. Elle prévoit 1,8 milliard d'euros de financement, dont 1 milliard apporté par l'Etat, notamment dans le cadre de son nouveau programme d'investissements d'avenir. Le "déploiement industriel et de l'innovation" sera soutenu à hauteur de 350 M€, le soutien public aux start-up se montera à 120 M€. Objectifs : créer 16 000 emplois directs à l’horizon 2030 dans le quantique, appelé à "représenter, à terme, entre 1 et 2 % des exportations françaises".

21 janvier

📍 Premier bilan pour la relance...

Il n'y a pas que les mesures d'urgence dans la vie ! Le ministère de l'Economie a publié aujourd'hui le bilan 2020 de son plan de relance. Selon ses chiffres, 11 milliards d'euros (sur les 100 prévus d'ici 2022) ont été mobilisés dès l'an dernier, dont 9 effectivement versés aux différents bénéficiaires. Parmi eux, les entreprises industrielles semblent avoir tiré leur épingle du jeu, alors que certaines aides peinent à trouver leur public.
⏩ A lire : Pendant ce temps, le Medef Occitanie « attends toujours le vrai plan de relance »

... qui continue à essaimer en région

La relance continue à essaimer dans les usines régionales. Activé l'an dernier, le fonds de soutien à l'industrie des territoires a repris sa distribution de subventions. Après le Grand Est hier (19 lauréats, 8,5 M€ d'aides), c'était aujourd'hui au tour de 5 entreprises du Hainaut-Douaisis-Cambrésis, dans le département du Nord, de recevoir l'appui de l'Etat, à hauteur 3 millions d'euros, sur les 94 millions d'investissement promis. Au total, le gouvernement a prévu de consacrer 400 millions d'euros d'ici 2022 à son programme en faveur des "territoires d'industrie".
⏩ A lire : 94 millions d'euros d'investissements industriels prévus dans le Hainaut-Douaisis-Cambrésis

Le redressement de l'industrie

L'industrie, justement, fait le dos rond face à la crise. En janvier, le taux d'utilisation des capacités de production poursuit son redressement depuis le printemps, pour atteindre 79 % (+2 points en trois mois), selon l'Insee. Malgré le reconfinement, les difficultés de trésorerie ne sont plus mentionnées que par 9 % des dirigeants interrogés (-6 points). Et ils sont de moins en moins nombreux à avoir constaté, comme à prévoir, une baisse de leurs effectifs (-4 points dans les deux cas).

L'attentisme des patrons

L'année commence quasiment comme la précédente s'était finie pour les chefs d'entreprise. En janvier, le climat des affaires progresse d'à peine 1 point en un mois, pour revenir à son niveau de septembre, selon l'enquête de l'Insee réalisée du 28 décembre au 18 janvier. Seule l'industrie, encore elle, se montre beaucoup plus dynamique (+4 points).

Portrait-robot des entreprises à mission

Le voile se lève sur les entreprises à mission. Ces sociétés, encore peu nombreuses (88 à fin 2020), ont intégré à leurs statuts une "raison d'être", de manière à mieux prendre en compte leur impact sur leur environnement au sens large. Une étude permet de mieux connaître les pionniers de ce concept introduit en 2019 par la loi Pacte.

Le détachement dépoussiéré

Le travail détaché décrypté. Le gouvernement a publié une nouvelle circulaire pour éclairer les conditions liées à ce régime particulier, et parfois controversé, de recours à la main-d'oeuvre étrangère. Une actualisation bienvenue : le précédent document datait de 2008.

20 janvier

📍 Pas de réouverture pour le ski, suspense pour les autres

La douche froide pour les stations de ski. Les remontées mécaniques ne repartiront pas le 1er février. Pis, une réouverture le mois prochain « apparaît hautement improbable. On s'oriente vers une saison blanche », reconnaît, ce soir, le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.
Restaurants, bars, lieux culturels et équipements sportifs, eux, restent dans le flou. Après la prolongation de leur fermeture, au début du mois, le gouvernement avait donné rendez-vous à ces secteurs aujourd'hui même, pour décider de leur sort. A 18h, le mystère restait entier. Seule certitude : « Il n'y aura pas d'évolution des restrictions nationales cette semaine », a promis le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. L'idée est de « [donner] sa chance » au couvre-feu à 18h, instauré depuis samedi pour une durée de deux semaines.

Des soldes sous contrainte horaire

Quel sera l'effet du couvre-feu sur les soldes ? La saison d'hiver des rabais s'est ouverte aujourd'hui pour quatre semaines. Elle avait été décalée de 14 jours, de manière à offrir aux commerçants plus de temps pour écouler leurs stocks aux meilleurs prix, après les perturbations nées du reconfinement. Mais, depuis, le couvre-feu à 18h a été généralisé. Les professionnels réclament, en conséquence, l'autorisation systématique des ouvertures dominicales en janvier-février.

Le yoyo des embauches

Les trimestres se suivent et ne se ressemblent pas sur le front de l'emploi. Après un rebond spectaculaire l'été dernier, les déclarations d'embauche ont de nouveau reculé en fin d'année. Aucune région n'est épargnée, mais certains secteurs s'en sortent un peu mieux.

Fonds de solidarité : la demande reste forte

Le fonds de solidarité, c'est toujours un succès. Ouverte depuis vendredi, l'aide au titre du mois de décembre a été accordée, en cinq jours, à plus de 171 000 entreprises pour 731 millions d'euros, selon Bercy. Pour novembre, le dispositif avait démarré un peu plus fort (940 M€ en trois jours). Il dépasse désormais les 4 milliards d'euros, pour près de 940 700 bénéficiaires.

PGE : la casse serait limitée

Les entreprises parviendront-elles à honorer leur prêt garanti par l'Etat ? Globalement oui, estime Bpifrance. Entre 4 et 7 % de ces PGE pourraient ne pas être remboursés à l'issue de leur durée maximale de six ans, selon une estimation réalisée en novembre, et dévoilée aujourd'hui par Nicolas Dufourcq à l'Assemblée nationale. En début de semaine, le président de la Fédération bancaire française Philippe Brassac avait donné une fourchette similaire (5 à 10 %). Ces chiffres correspondraient, en l'état actuel, à la perte de 5 à 13 milliards d'euros.

L'U2P (re)change de président

Nouvelle année, nouveau patron à l'U2P. Dominique Métayer, issu de la Capeb (BTP), prend la tête de l'Union des entreprises de proximité pour quatre ans. Il succède à Laurent Munerot, qui assurait l'intérim depuis juillet et le départ d'Alain Griset au ministère de l'Economie.

19 janvier

📍 Le paradoxe des défaillances d'entreprise

Convergence sur les défaillances. Après l'OCED (voir actualité du 12 janvier), c'est au tour des cabinets Altares et Ellisphere de confirmer la baisse drastique, et "paradoxale", du nombre de procédures collectives ouvertes en 2020. Les deux cabinets mettent en gardent contre le risque d'un violent retour de bâton dès cette année.
⏩ A lire : En 2020, une baisse historique mais en trompe-l’oeil des défaillances d'entreprise

L'incertitude des dirigeants de TPE

Ils sont dans le flou le plus total. Un quart des entrepreneurs, interrogés par France Initiative, est incapable de dire s'ils maintiendront leur activité en 2021. Une incertitude pesante qui plombe l'optimisme de ces petits patrons.

Bientôt des formateurs au numérique dans les TPE-PME

Après l'improvisation, l'industrialisation. L'Etat se met en quête de structures capables d'épauler les TPE-PME dans leur transformation numérique. L'idée est de "massifier l’accompagnement" de ces petites entreprises, alors que le reconfinement de novembre avait donné lieu à des initiatives tous azimuts de dernière minute de la part du gouvernement.

La rénovation énergétique entrouverte aux petites entreprises

Pierre angulaire du plan de relance, les travaux de rénovation énergétique deviennent (un peu) plus accessibles pour les artisans. La qualification RGE ("Reconnu Garant pour l’environnement"), jusqu'ici obligatoire pour prendre en charge ces projets, devient facultative, dans le cadre d'une nouvelle expérimentation. Une entreprise de plus de deux ans peut ainsi, désormais, réaliser trois chantiers de ce genre d'ici fin 2022, sans avoir été labellisée RGE au préalable, annonce le gouvernement. Un organisme sera chargé de contrôler les dossiers en amont et les travaux en aval. "Une fois [ceux-ci] jugés conformes, les entreprises [pourront] facturer" leur client. Cet assouplissement prend le nom de "RGE chantier par chantier".

L'habillement en mode sinistré

Coup de froid dans l'habillement. Les enseignes ont vu leur activité fondre de 22,6 % en 2020, et même -26,4 % pour les seules ventes en boutique (e-commerce exclu donc), selon l'Alliance du commerce et Retail Int, sur la base d'un panel de 10 000 magasins. L'occasion pour les professionnels de réitérer leur appel à simplifier les ouvertures dominicales pendant les soldes, lesquels commencent demain.

L'automobile européenne en panne générale

Autre secteur, même constat. Le marché de l'automobile européen s'est grippé comme jamais en 2020, avec une baisse des ventes de 23,7 % dans l'UE (soit moins de 10 millions de véhicules écoulés). En 30 ans de relevés statistiques, c'est la plus forte chute annuelle enregistrée par l'Association des constructeurs européens (ACEA). En France, les résultats sont encore plus mauvais (-25,5 %, voir actualité du 4 janvier).

18 janvier

📍 La France surveille ses frontières

Avec le couvre-feu à 18h, en vigueur depuis samedi, c'est l'autre volet du durcissement des restrictions sanitaires annoncées le 14 janvier : la France filtre davantage les entrées sur son territoire à partir d'aujourd'hui. Toute personne en provenance d'un pays hors de l'Union européenne doit présenter un test PCR négatif au Covid-19 et s'engager à s'isoler pendant sept jours, une fois arrivée sur place.

Le succès de l'arrêt de travail automatisé

L'arrêt maladie automatique pour Covid-19 a trouvé son public. L'Assurance maladie a enregistré 4 000 demandes par jour en moyenne, selon Le Figaro, à l'issue de la première semaine de fonctionnement de ce nouveau service réservé aux personnes symptomatiques. La CPME s'était inquiétée de l'"absentéisme incontrôlé" que pourrait provoquer cette procédure simplifiée et sans jour de carence. Mais la Sécurité sociale relativise et rappelle que, en temps normal, 30 000 arrêts de travail sont délivrés quotidiennement.

Un outil préventif contre les erreurs fiscales

Vous avez peur du contrôle fiscal ? Pour vous rassurer, l'Etat vient de créer l'ECF. Cet "examen de conformité" permet aux entreprises de vérifier a priori leur respect d'un ensemble de règles courantes en matière d'impôts. Et leur évite ainsi de trébucher sur des erreurs parmi les plus fréquentes.

Des fournisseurs scrutés de près

La chasse aux économies est ouverte. Près de 8 entreprises sur 10 feront de la réduction des coûts le principal objectif de leur politique d'achats en 2021, relève une étude d'Agile Buyer et du CNA. Mais la crise du coronavirus semble aussi les avoir convaincues de jouer la carte de la relocalisation.

Une claque pour l'hôtellerie

L'hôtellerie a bu la tasse en 2020. Sans surprise, l'année s'est soldée par un effondrement du chiffre d'affaires, de l'ordre de 61,3 %, selon MKG Consulting. Et pourtant, les établissements français enregistrent la chute la plus faible d'Europe, selon cette étude.

Des regrets pour les jouets

Les jouets ont limité la casse. Les ventes ont reculé de 8 % en volume l'an dernier (mais -1,5 % en valeur), selon un bilan du cabinet d'études NPD Group. La fermeture des magasins en novembre a largement contribué à ce repli, avec une perte estimée à 257 millions d'euros sur cette seule période. Du côté des enseignes de magasins, mêmes regrets : l'activité (en boutique et e-commerce) à chuté de 9 %, mais sans les confinements, elle aurait progressé dans des proportions similaires (+9,3 %), selon la Fédération des commerces spécialistes de jouets et produits de l’enfant.

15 janvier

📍 Le fonds de solidarité de décembre accessible

C'est parti pour les demandes du fonds de solidarité au titre de décembre. Le formulaire est mis en ligne aujourd'hui, pour un versement des premières aides promis dès le début de la semaine prochaine. Deux nouvelles règles, annoncées hier soir, s'ajoutent aux critères initialement prévus.

Les chèques-vacances périmés échangeables

Vous n'avez pas pu profiter de vos chèques-vacances en 2020 et ils sont désormais périmés ? L'ANCV, l'Agence nationale en charge de ces bons, ouvre aujourd'hui une nouvelle plate-forme pour les échanger, sous conditions, contre des coupons tout neufs. Le site permet également de gérer les cas de perte ou de vol.

La garantie de revenus repoussée

Retard à l'allumage pour l'aide aux travailleurs précaires. Promise le 26 novembre, cette « garantie de revenus minimum de 900 € par mois » ne sera finalement versée qu'en février, selon le ministère du Travail, interrogé par Les Echos. Ce coup de pouce devait être distribué à partir d'aujourd'hui. Prévu pour durer quatre mois, il devrait bénéficier à 450 000 personnes, des intermittents et saisonniers, dont l'activité a été perturbée par la crise du coronavirus.

Le commerce redoute le couvre-feu de 18h

Les acteurs économiques ne bronchent presque pas. En dépit d'un nouveau tour de vis sanitaire, la CPME ou le GNI-HCR, pour l'hôtellerie-restauration, saluent les nouvelles aides de l'Etat en faveur des entreprises. Mais le couvre-feu à 18h, en vigueur à partir de demain, fait quand même grincer des dents chez les commerçants. Environ un quart de leur chiffre d'affaires est réalisé entre 18h et 20h, selon la Fédération du commerce et de la distribution. Comme d'autres organisations du secteur, elle réclame une autorisation générale pour ouvrir les magasins le dimanche. Une revendication également portée par CCI France. Le réseau consulaire demande, par ailleurs, des dérogations au couvre-feu, afin de préserver les ventes à emporter des restaurateurs et traiteurs.

Les créations d'entreprise restent au top

L'entrepreneuriat ne s'est jamais aussi bien porté qu'en 2020 ! Malgré un recul en décembre, les créations d'entreprise ont signé une nouvelle année de croissance.

14 janvier

📍 Couvre-feu à 18h sur toute la France

L'adaptation permanente. Une semaine seulement après avoir actualisé ses restrictions sanitaires, le gouvernement a présenté une nouvelle évolution de sa politique de lutte contre le Covid-19. En raison d'une situation épidémique « maîtrisée », mais « fragile », le couvre-feu démarrera dès 18h dans tous les départements métropolitains, et ce dès samedi, « pour au moins 15 jours », a annoncé le Premier ministre Jean Castex. Les commerces et autres lieux recevant du public devront donc avoir portes closes à cette heure-là. Le confinement est donc écarté... sauf si « nous constatons, dans les prochains jours, une dégradation épidémique forte ». Le gouvernement renonce d'ailleurs, désormais, à se prononcer sur un calendrier de réouverture des secteurs fermés.
A noter, par ailleurs, que les conditions d'entrée sur le territoire en provenance d'un pays hors de l'Union européenne vont être durcies à partir de lundi (test négatif obligatoire, isolement de 7 jours).
⏩ A lire : Un couvre-feu et 4 milliards d'euros d'aides mensuelles pour les entreprises

Les nouvelles aides aux entreprises...

Faute de déconfinement, l'Etat met donc 4 milliards d'euros de plus par mois pour soulager les entreprises. Il élargit ainsi les conditions d'accès à ses aides (voir ci-après) et enrichit même la palette de ses mesures d'urgence.
Est ainsi créé un nouveau mécanisme pour couvrir jusqu'à 70 % de leurs charges fixes. D'un montant maximal de 3 millions d'euros sur la période de janvier à juin, il sera proposé aux structures des secteurs fermés ou protégés (les S1 et S1bis) réalisant plus d'1 M€ de chiffre d'affaires mensuel, ainsi qu'aux viticulteurs. Autre soutien à la trésorerie : « l'amortissement comptable des biens sous-utilisés en 2020 » pourra être différé, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

...et celles qui sont remodelées

Fonds de solidarité : Les fournisseurs de l'hôtellerie-restauration (et, plus largement, les secteurs dits S1bis) pourront demander à obtenir 20 % de leur CA, dans la limite de 200 000 euros, s'ils ont subi une chute d'activité supérieure à 70 % (sans limite de taille). Même plafond pour les viticulteurs victimes de surtaxes américaines et qui perdent plus de la moitié de leur CA (et si cette contraction dépasse les 70 %, le taux d'indemnisation monte de 15 à 20 %). Quant aux restaurateurs, le produit de leurs ventes à emporter ou en livraison sera exclu du calcul de leur aide.
Prêts garantis par l'Etat : Evoqué il y a quelques jours, le différé de remboursement du capital pour un an supplémentaire est confirmé, et sera même « de droit, pour toutes les entreprises, quels que soit leur secteur d'activité et leur taille », a assuré Bruno Le Maire.
Prêts (hors PGE) : Les banques se sont engagées auprès de Bercy à « examiner favorablement toute demande de moratoire ou de report d'échéances sur une base personnalisée, pour les entreprises qui sont les plus touchées par la crise ».
Exonérations de charges : Elles se poursuivront dans les mêmes conditions qu'en décembre, avec un « objectif simple : zéro charge sociale pour les entreprises fermées ou lourdement pénalisées ». Les aides au paiement des cotisations sont également maintenues.
Chômage partiel : La prise en charge intégrale par l'Etat est maintenue pour les entreprises en partie ou totalement fermées (ce qui inclut les commerces, du fait du couvre-feu de 18h), tant que les restrictions administrative sont en vigueur. Elle durera jusqu'en février inclus pour les secteurs protégés du tourisme, et même au-delà si leur perte de CA dépasse les 80 % (sinon, le reste à charge sera de 15 %). Pour toutes les autres entreprises, le coût de l'activité partielle devra être supportée à hauteur de 40 % à partir de mars... « si les conditions sanitaires sont réunies », a nuancé la ministre du Travail Elisabeth Borne.
Culture : « Nous prolongerons les dispositifs spécifiques mis en place pour la culture, dans chaque secteur : aides aux entreprises ou aux personnes, fonds de sauvegarde, fonds d'urgence, dispositifs d'indemnisation... », a promis la ministre Roselyne Bachelot.

Grandes entreprises aux pieds d'argile

Les grandes entreprises n'échappent pas à la crise. Euler Hermes a compté 31 défaillances dans leurs rangs en 2020, en hausse de 55 % sur un an. L'assureur-crédit met en garde contre un effet domino sur le reste de l'économie.

L'agroalimentaire épargnée, mais vigilante

L'agroalimentaire plutôt épargné par la crise du coronavirus en 2020. La production a, certes, reculé, mais de seulement 2,9 % en volume, selon l'Ania. L'Association patronale assure, par ailleurs, être l'une des seules industries en France à avoir créé de l'emploi l'an dernier (+602 postes). Elle s'inquiète toutefois pour les fournisseurs de la restauration, ainsi que "pour une large partie de TPE-PME, qui, sur la période la plus récente, ont eu tendance à différer leurs investissements (...) et leurs projets de recrutement".

Le groupe PSA en panne

PSA pire que Renault en 2020. Les ventes mondiales du groupe français, qui réunit Peugeot, Citroën et Opel, ont plongé de 27,8 % l'an dernier (contre -21,3 % pour son concurrent au losange, voir actualité du 12 janvier). Soit à peine plus de 2,5 millions de véhicules écoulés au total. En Europe, la dégringolade est encore plus lourde (-29,7 %).

Le site Smart en transition

Passage de relais à Smartville (Moselle). Le transfert du site automobile mosellan a été formellement signé ce matin, entre l'allemand Daimler et le britannique Ineos. Le premier s'engage notamment à y poursuivre la production de sa Smart électrique jusqu'en 2024, le second à y produire son 4x4 thermique Grenadier d'ici la fin d'année. Les deux provisionneront chacun 90 millions d'euros pour assurer l'avenir de l'usine, en cas de coup dur. Ces engagements seront surveillés par un comité de suivi, a expliqué la ministre déléguée à l'Industrie. Agnès Pannier-Runacher en a profité pour saluer cet accord industriel comme un « exemple en matière de restructuration ».

Vaste plan social en vue dans les hôtels Accor

AccorInvest prêt à faire le ménage dans ses effectifs. Le groupe, propriétaire de 887 hôtels, envisage de supprimer environ 770 emplois en France, et près de 1 900 en Europe.

13 janvier

📍 La reprise va caler en janvier

Le redressement de l'économie est dans l'impasse. En janvier, la perte de PIB, estimée par la Banque de France, devrait rester stable, à -7 %. La faute au maintien des restrictions sanitaires, alors que l'amorce du déconfinement a bel et bein entraîné "un rétablissement partiel" de l'activité en décembre.

PGE (1) : les entreprises repoussent l'échéance

Plus les échéances du PGE approchent, moins les entreprises y sont prêtes. La part des dirigeants parés à rembourser leur prêt garanti par l'Etat (PGE) par anticipation, ou au bout d'un an, était tombée à 28 % en décembre (-6 points par rapport à septembre), selon une enquête du Medef auprès d'un millier de personnes. Et un autre quart d'entre elles ne savaient toujours pas à quel horizon elles comptaient le faire. Ce sondage intervient au moment où un différé de remboursement d'une année supplémentaire est en cours de discussions entre l'Etat et les banques. Une mesure que réclame également la CPME.

PGE (2) : 131 milliards d'euros distribués en 2020

Quel bilan 2020 pour le prêt garanti par l'Etat (PGE) ? Au 1er janvier, cet outil phare de la riposte publique à la crise du coronavirus avait été accordée à plus de 638 000 entreprises (des TPE, à 88,75 %), pour un montant total de 131,2 milliards d'euros, d'après le tableau de bord du gouvernement. Le taux de refus des banques est stable (2,8 %). Premier secteur bénéficiaire : le commerce (22 % des prêts et 24 %  des montants attribués). Au niveau géographique, l'Ile-de-France a concentré 21 % des dossiers validés, devant l'Auvergne Rhône Alpes (13 %) et la Région Sud (11 %).

Transition écologique : coup de pouce aux PME innovantes

Les PME invitées à passer de l'innovation à l'action en matière d'environnement. L'Ademe propose 100 000 euros aux entreprises en mesure d'industrialiser et de commercialiser de nouvelles solutions pour la transition écologique. Cet appel à projets, lancé dans le cadre de la relance, est ouvert jusqu'au 5 avril.
⏩ A lire : L'Ademe lance une aide pour industrialiser les innovations environnementales des PME

L'Ifremer se met à l'incubation

L'Ifremer plonge dans le grand bain de l'entrepreneuriat. L'institut de recherche lance son premier concours d'innovation, baptisé Octo’pousse. Objectif : intégrer un porteur de projet en son sein, afin qu'il développe sa start-up dans le domaine des sciences et technologies marines, autour des enjeux de la protection des océans, gestion des ressources ou transition numérique. Le lauréat décrochera un contrat de travail de 18 mois et un financement de 60 000 euros. Clôture des candidatures le 1er mars.

Ligier veut passer la seconde

Petit mais costaud. Le constructeur de voitures sans permis Ligier va investir 20 millions d'euros sur ses deux sites de l'Allier et de Vendée. Avec une promesse : "accélérer" ses projets, alors que l'entreprise vient de changer de mains.
⏩ A lire : Ligier investit 20 millions d'euros pour déployer ses voitures sans permis

12 janvier

📍 Les levées de fonds font fi de la crise

Même pas mal ! Les start-up françaises sont parvenues à lever 5,39 milliards d'euros en 2020, d'après le décompte annuel du cabinet EY. Un nouveau record établi en dépit d'un nombre d'opérations en net recul. Certaines régions semblent, par ailleurs, avoir perdu en attractivité.

Sinistralité des entreprises en berne

Plus d'un tiers de défaillances en moins. En 2020 se sont ouvertes 32 707 procédures collectives, soit une chute de 36 % en un an, selon un premier bilan publié par l'Observatoire consulaire des entreprises en difficulté (OCED). "Cette baisse en trompe l’oeil s'explique en partie par les dispositifs d’aides aux entreprises et par la diminution des assignations. Elle devrait probablement s’inverser dès l’arrêt des mesures de soutien", prévient cet organisme, rattaché à la CCI Paris Ile-de-France.

Ruée vers le futur dans l'industrie

Rallonge en vue pour la subvention aux investissements dans l'usine du futur. L'Etat avait prévu d'y consacrer 280 millions d'euros... mais il a fait face à « une telle demande de la part des PME industrielles, que nous allons être obligés de pousser ces fonds à 700 millions d'euros », a annoncé Bruno Le Maire, à l'occasion de ses voeux à la presse. Le ministre de l'Economie s'est toutefois gardé de dire que, devant le succès de cette aide, le soutien public a aussi été revu à la baisse par décret : depuis le 21 décembre, il couvre 10 % des dépenses éligibles, dans la limite de 200 000 euros (ou 800 000 par dérogation) pour les ETI et grandes entreprises... contre 40 % initialement.

Dérapage des ventes chez Renault

Année noire, en revanche, pour Renault. Les ventes mondiales du groupe ont dérapé de 21,3 % en 2020. Elles passent sous la barre des 3 millions de véhicules écoulés. Sur le seul marché européen, la chute atteint même 25,8 %. Le directeur général Luca de Meo entend toutefois "[privilégier] désormais la profitabilité aux volumes de ventes" - une confirmation du virage stratégique pris par l'entreprise depuis le départ de Carlos Ghosn.

Conflit Airbus-Boeing : la 2e lame des surtaxes américaines

Les Etats-Unis enfoncent le clou dans leur conflit commercial avec l'Europe sur les aides à Airbus et Boeing. Comme prévu, à partir d'aujourd'hui, Washington applique une nouvelle salve de droits de douane sur des alcools (vins non-pétillants, cognac), surtaxés à 25 %, et des pièces aéronautiques (+15 %), en provenance d'Allemagne et de France. Ces secteurs étaient déjà sous le coup des premières sanctions américaines, prises à l'automne 2019. A l'annonce de leur renforcement, Paris avait dénoncé, le 31 décembre, une décision américaine "inamicale" et "illégitime".

Brexit : le mot d'ordre reste l'anticipation

An-ti-ci-per. C'est le message de nouveau martelé par Bercy, douze jours après la sortie effective du Royaume-Uni hors de l'Union européenne. En prévision de la (re)montée en puissance du trafic transmanche après la trêve des Fêtes, le ministère de l'Economie demande impérativement aux transporteurs et aux entreprises de "[préparer] leurs formalités douanières et sanitaires avant l’arrivée des marchandises à la frontière". De cette manière, ils pourront limiter le risque d'immobilisation au passage d'un pays à l'autre.
⏩ A lire : Brittany Ferries accuse le coup malgré l'accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne

11 janvier

📍 Les primes à l'embauche de jeunes prolongées...

Le principe était acté, la date est désormais officiel : les aides à l'embauche de jeunes et d'apprentis seront maintenues jusqu'en mars inclus, a confirmé le ministère du Travail. Une prolongation a minima, alors que certaines organisations patronales, comme l'U2P, demandaient leur extension jusqu'à la fin de l'année.

... le reste à charge du chômage partiel retardé...

Modification des règles en vue aussi pour le chômage partiel. Le reste à charge pour l'employeur était censé passer à 15 % au 1er février, dans les secteurs protégés du tourisme restés ouverts. La mesure pourrait être finalement reportée d'un mois, a admis le ministère du Travail, moins de deux semaines après avoir lui-même établi ce calendrier... D'autres ajustements seraient également à l'étude.

... le fonds de solidarité et le PGE amendés

Les deux dispositifs phares de la crise du coronavirus pourraient, eux aussi, évoluer en cours de semaine. Bercy envisage de relever le plafond du fonds de solidarité à 3 millions d'euros, a confirmé Bruno Le Maire, sur France Inter. Ce qui permettrait de venir en aide aux chaînes d'hôtels et de restaurants. Quant aux prêts garantis par l'Etat (PGE), le ministre de l'Economie va demander aux banques d'en différer le début du remboursement d'une année supplémentaire, pour le repousser au 1er mars 2022, et ce au bénéfice de « tous les secteurs en difficulté ». En octobre, le gouvernement avait formulé une demande similaire, mais sur la base du volontariat et au cas par cas.

Les PME ont confiance en 2021

La reprise arrive, mais elle prendra un peu plus de temps. C'est le pari que prennent les dirigeants de PME, interrogés par Bpifrance, dans le cadre de sa dernière enquête de conjoncture semestrielle, menée en plein reconfinement. Un contexte difficile qui ne semble pas peser sur les projets d'embauches et d'investissement de ces entreprises, bien au contraire.

Un Conseil national pour propulser l'hydrogène

Après la feuille de route, le comité de pilotage. Un nouveau "Conseil national de l'hydrogène" vient de voir le jour, afin de superviser l'application de la stratégie nationale présentée en septembre. Il servira d'instance de dialogue entre l'Etat, les entreprises et les filières concernées (à savoir : chimie, métallurgie, aéronautique, automobile, ferroviaire, mer, construction, industrie). Patrick Koller (Faurecia) et Benoît Potier (Air Liquide) seront chargés d'animer "la coordination des industriels" membres de ce Conseil.

10 janvier

📍 Le couvre-feu avancé s'étend

La journée se finit désormais plus tôt dans 8 départements supplémentaires : le couvre-feu a été avancé à 18h dans l'Allier, les Bas et Haut-Rhin, les Bouches-du-Rhône, le Cher, la Côte-d’Or, les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse. Deux autres (la Drôme et le Var) les rejoindront dès demain. La mesure s'appliquait déjà à 15 territoires depuis une semaine (voir l'actualité du 2 janvier).

8 janvier

📍 PIA : les 15 travaux de l'Etat

La saison 4 du PIA est sortie. Le gouvernement a présenté les principes de la quatrième édition du programme d'investissements pluriannuels de l'Etat. Doté de 20 milliards d'euros pour la période 2021-2025, il entend mettre l'accent sur 15 secteurs ou technologies prioritaires.

Arrêt de travail "automatique" : la crainte de l'absentéisme

Au lendemain de la conférence de presse de Jean Castex sur la situation sanitaire, il n'y a pas que la prolongation des fermetures administratives qui inquiète les patrons. Le système de délivrance automatique d'arrêt maladie pour le Covid-19 interroge grandement la CPME, même si le gouvernement est quelque peu revenu sur ce dispositif, censé être opérationnel dimanche.

Fonds de solidarité : une semaine d'attente

Aurez-vous droit au fonds de solidarité au titre du mois de décembre ? Les demandes seront ouvertes dans une semaine, le 15 janvier, a annoncé le Premier ministre Jean Castex, hier. L'occasion de passer en revue les nouvelles règles de ce dispositif, qui ne cesse d'évoluer au fil de la crise sanitaire.
⏩ A lire : Les règles du fonds de solidarité évoluent pour le mois de décembre

Télétravail, dépistage : le protocole a changé

L'épidémie de Covid-19 persiste, les fermetures administratives perdurent... mais le télétravail intégral s'assouplit. Dans une nouvelle version mise en ligne cette semaine, le protocole sanitaire ouvre la possibilité d'un retour en entreprise pour les salariés volontaires. Il précise également le cadre des campagnes de dépistage menées sur le lieu de travail.

Couvre-feu avancé en Alsace

A quelle heure le couvre-feu ? Dix départements supplémentaires sont susceptibles de limiter les déplacements dès 18h à partir de dimanche. Une décision définitive devait être prise ce vendredi soir. Mais en fin de journée, seule l'Alsace (Bas-Rhin et Haut-Rhin) avait fait connaître son choix d'appliquer la mesure.

Consommation en berne en novembre...

La consommation des ménages engourdie par le reconfinement. En novembre, elle a chuté de 18,9 % en un mois, selon l'Insee. Maigre consolation : cet effondrement est environ deux fois moins violent qu'au printemps. Les dépenses en biens se situent ainsi à 17,1 % de leur niveau de novembre 2019, alors qu'elles étaient tombées à 32,8 % en avril. Autre symbole de cette débâcle automnale : le volume des ventes du commerce de détail a plongé de 18 % en un mois en France, la pire chute de toute la zone euro relevée par Eurostat.

... production industrielle hésitante...

Les usines, elles, ont résisté au reconfinement. En novembre, la production a même progressé dans l'industrie manufacturière (+0,5 %), indique l'Insee. Sur l'ensemble du secteur secondaire, elle s'est toutefois infléchie (-0,9 %). Et, dans les deux cas, elle reste inférieure à son niveau d'avant-crise (-4 % environ par rapport à février).

... mais déficit commercial au plus bas

Si vous cherchez une bonne nouvelle sur novembre, elle se trouve plutôt du côté du déficit commercial de la France. A 3,9 milliards d'euros, il n'avait jamais été aussi faible en plus de quatre ans, selon les douanes. La raison : les exportations ont progressé de 1 % en un mois (+400 M€) et reviennent à 92 % de leur niveau de 2019. Soit des résultats meilleurs que ceux enregistrés par les importations, en baisse de 1,6 % (-700 M€) et à 9 points de leur moyenne de l'an dernier.

Surtaxes : les Etats-Unis soufflent le chaud et le froid

Dans sa politique de répression commerciale, les Etats-Unis accordent un sursis à la France. Washington avait prévu d'appliquer des droits de douanes supplémentaires de 25 % sur les cosmétiques et sacs à main tricolores à partir du 6 janvier. Ces représailles à la "taxe Gafam" ont finalement été suspendues "jusqu'à nouvel ordre". Objectif des Américains : boucler les enquêtes en cours sur les projets de fiscalité numérique de dix autres pays, en vue d'apporter une "réponse coordonnée" à l'ensemble de ces initiatives.
En revanche, la France n'échappera pas à l'instauration de nouvelles surtaxes sur ses alcools à partir de mardi prochain, mais, cette fois, dans le cadre de la guerre Airbus-Boeing.

Thuasne fait ses emplettes outre-Atlantique

Pendant ce temps-là, Thuasne tisse sa toile aux Etats-Unis justement. L'entreprise de Saint-Etienne, spécialisée dans les textiles médicaux, vient d'acheter la société américaine Knit-Rite.
⏩ A lire : Thuasne renforce ses positions aux Etats-Unis avec Knit-Rite

7 janvier

📍 Restauration, culture, sport  : fermetures maintenues

Pour éviter une recrudescence de l’épidémie, le Premier ministre Jean Castex ne met pas fin aux fermetures administratives. Bars, restaurants, salles de sport et discothèques devront garder portes closes au moins jusqu’à la fin février. Le gouvernement statuera le 20 janvier sur le sort des stations de ski, dont les remontées mécaniques ne sont pas autorisées à fonctionner, et des équipements culturels et sportifs, eux-aussi toujours à l’arrêt.

Couvre-feu : 10 départements sur la sellette 

Quinze départements font aujourd’hui l’objet d’un couvre-feu avancé à 18h, obligeant notamment les commerces à tirer le rideau de manière précoce. Dix autres départements, tous également situés dans la moitié Est de la France, pourraient les rejoindre d’ici à dimanche, a indiqué le Premier ministre. La décision sera arrêtée vendredi.

Emploi : le reconfinement pèse lourd

Pas de répit pour les salariés en fin d'année. En novembre et décembre, le chômage partiel s'est maintenu à un niveau très élevé, tandis que les plans sociaux ont poursuivi leur accélération continue, selon le dernier bilan livré par la Dares (ministère du Travail).

Aéronautique : 30 000 emplois disparus en 2020

L'industrie aéronautique n'est pas sortie indemne de la crise du coronavirus. Sur "60 000 emplois menacés en 2020-2021", une moitié aurait été perdue et l'autre sauvée par les mesures d'urgence déployées par l'Etat et la filière, d'après le Gifas qui regroupe les entreprises du secteur.

King Jouet a sauvé son année

Un joli cadeau pour King Jouet. A l'issue d'un mois de décembre très solide, le distributeur est parvenu à boucler l'année 2020 en croissance. Et l'enseigne ne manque pas d'idées pour continuer sur sa lancée : elle vient de lancer un nouveau concept pour ses magasins en périphérie des villes.
⏩ A lire : l'interview de Philippe Gueydon, le directeur général de King Jouet

Les salariés des TPE appelés aux urnes

Cette fois, c'est parti : décalée pour cause de coronavirus, la campagne des élections syndicales dans les TPE est désormais lancée, avec la mise en ligne du site officiel du scrutin. L'occasion, pour les quelque 5 millions de personnes appelées à voter à partir du 22 mars, de vérifier leur inscription sur les listes électorales.

6 janvier

📍 Michelin dégonfle ses effectifs

Bibendum au régime. Le groupe Michelin envisage de supprimer "jusqu'à 2 300 postes" sur trois ans en France, soit environ 10 % de ses effectifs actuels. Objectif affiché par le manufacturier de pneumatiques : améliorer de 5 % par an la compétitivité de ses activités industrielles et tertiaires. Michelin promet, par ailleurs, un plan d'investissement (non-chiffré) et affirme sa volonté de "poursuivre (...) la localisation en France d’activités à forte valeur ajoutée". Et de citer en exemple son implication dans Symbio ou Carbios.

Déconfinement : maigre espoir pour les restaurants

Les restrictions sanitaires en 2021, stop ou encore ? Réponse attendue demain, à 18h, lors d'une nouvelle conférence de presse du Premier ministre Jean Castex sur la situation épidémique - sa première de l'année. En attendant, c'est silence radio dans les rangs du gouvernement, occupé à peaufiner ses annonces. Au rang des nouvelles attendues demain : le probable report de la réouverture des restaurants, initialement prévue au 20 janvier. Cette décision pourrait s' accompagner d'un renforcement des aides. Selon France Inter, les seuils du fonds de solidarité devraient être nettement assouplis.

Vaccination : les entreprises s'impatientent

Les réseaux économiques ajoutent leurs voix au concert des critiques visant la campagne de vaccination contre le Covid-19. La CPME et le Medef pressent le gouvernement de s'appuyer sur les entreprises pour accélérer le rythme des injections. Une urgence sanitaire autant qu'économique (voir ci-après les prévisions de la Banque mondiale).

L'attraction de l'usine du futur

Les industriels français se laissent séduire par l'usine du futur. Selon Agnès Pannier-Runacher, quelque 6 500 entreprises ont postulé à la subvention publique, lancée fin octobre, en faveur de l'investissement dans des technologies 4.0. Un signe "très encourageant", pour la ministre déléguée à l'Industrie, interrogée sur BFM Business, que des sociétés "sont prêtes à prendre des risques et à investir en 2021".

La confiance retrouvée des ménages

Le reconfinement de novembre ne serait-il déjà plus qu'un mauvais souvenir ? Dès décembre, la confiance des ménages s'affichait en tout cas en net rebond (+6 points en un mois), selon l'Insee. Elle renoue même avec son niveau de septembre, soit avant la deuxième vague épidémique. Autre fait notable, "l'opportunité de faire des achats importants" bondit de 15 points et "dépasse sa moyenne de longue période, pour la première fois depuis février 2020".

La croissance mondiale reste sous la menace pandémique

Le redressement de l'économie reste à l'épreuve de la pandémie. La Banque mondiale a abaissé de 0,2 point sa prévision de croissance pour 2021, désormais fixée à 4 %. En zone euro, le PIB devrait augmenter de 3,6 %... soit 0,9 point de moins qu'espéré en juin dernier. Mais rien n'est encore acquis, prévient l'institution : ses projections ne se réaliseront qu'à "condition que le déploiement initial des vaccins contre la Covid-19 débouche sur des campagnes massives de vaccination tout au long de l’année".

Agroalimentaire : Eureden est né

2021, année des fusions d'entreprise ? Après la très médiatique alliance entre PSA et Fiat-Chrysler dans l'automobile (voir l'actualité du 4 janvier), l'agroalimentaire française compte un nouvel acteur de poids depuis le 1er janvier : Eureden. Cette coopérative est la réunion de Triskalia et du Groupe d'aucy.
⏩ A lire : La coopérative Eureden dévoile ses axes de développement

5 janvier

📍 La règle du télétravail à 100 % bientôt assouplie

Un premier pas vers la fin du télétravail intégral. Si cette organisation reste à « privilégier », les « salariés qui en éprouvent le besoin » vont quand même pouvoir demander à leur employeur de revenir en entreprise un jour par semaine, a promis Elisabeth Borne, ce matin, sur France Info. « Le dialogue social permettra de préciser les conditions de ce retour » sur site, a ajouté la ministre du Travail. Cet assouplissement, sur la base du volontariat, devrait être inscrit dans une nouvelle version du protocole sanitaire, annoncée pour ce jeudi.

Vers une vaccination au travail

Les entreprises, futurs lieux de piqûre anti-coronavirus ? « Quand on généralisera la vaccination, elles seront mises à contribution », a assuré la même Elisabeth Borne, toujours à la radio. La ministre du Travail n'a pas apporté plus de précision sur les modalités pratiques d'une telle opération, mais elle s'est montrée attachée aux « principes du volontariat et du secret médical ».

Le BTP s'engage

Ce ne sont pas des contreparties, mais des "engagements volontaires". En échange du soutien de l'Etat dans le cadre de la relance, quatre fédérations du BTP ont signé une charte avec le gouvernement. Dans ce document, plusieurs objectifs chiffrés, en matière d'emploi et d'apprentissage, que les professionnels tenteront d'atteindre d'ici à 2022.

La librairie souffle

Les librairies peuvent pousser un ouf de soulagement. Après avoir passé un quart de l'année le rideau baissé, elles ont enregistré, en moyenne, en 2020, un recul de "seulement" 3,3 % de leur chiffre d'affaires, selon le Syndicat de la librairie française (sur la base de 368 magasins, représentant plus du tiers du CA de la profession). Cette limitation des dégâts est attribuée au "retour très massif des lecteurs" dans la foulée de chacun des deux confinements.

La montagne grogne

Les stations de ski se rappellent au bon souvenir du gouvernement. Faute d'avoir des nouvelles des autorités, plusieurs représentants du secteur exigent la réouverture des remontées mécaniques dès jeudi, comme promis il y a près d'un mois. Une question de survie économique, tant la fermeture de ces équipements pendant les Fêtes a plombé le début de la saison.

Les restaurants angoissent

Rouvrira, rouvrira pas ? C'est aussi la question que se posent les restaurants. Mais eux pourraient être fixés dès ce soir : leurs représentants ont été réunis par Bercy dans l'après-midi, alors que l'hypothèse d'une reprise d'activité au 20 janvier paraît de plus en plus compromise, au regard de la situation épidémique.

Aéronautique : 100 millions de plus pour la filière

Des moyens supplémentaires pour les PME et ETI de l'aéronautique. Le fonds d'investissement Ace Aéro Partenaires va être porté à 730 millions d'euros, après un apport de 100 M€ en provenance du groupe Crédit agricole. La banque est la première à rejoindre cette initiative, prévue dans le plan de soutien sectoriel. Elle a été officiellement lancée en juillet par l'Etat, les grands donneurs d'ordres français (Airbus, Safran, Dassault Aviation, Thales) et le gestionnaire Tikehau Capital. Le fonds Ace Aéro Partenaires avait ensuite réalisé sa première opération en octobre, avec la reprise d'Aries Alliance.

Environnement : Fermentalg voit grand

Fermentalg s'ouvre de nouvelles perspectives pour 2021. La PME girondine va créer une coentreprise avec le groupe Suez. Cette nouvelle structure sera chargée de développer des solutions innovantes à base d'algues, pour capter et valoriser le CO2 présent dans l'atmosphère.

Brexit : les pêcheurs bretons restent inquiets

Le diable se cache souvent dans les détails. C'est bien ce que redoute la filière de la pêche bretonne, après la conclusion in extremis, fin décembre, de l'accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur le Brexit. La vigilance reste de mise pour les marins, mareyeurs et armateurs, confrontés à cette période inédite de transition en eaux troubles.
⏩ A lire : Les pêcheurs bretons mesurent déjà les premiers effets du Brexit

Pour les entreprises, le courant (réglementé) ne passe plus

EDF débranche peu à peu ses tarifs réglementés de vente d'électricité (TRV). Depuis le 1er janvier, ils ne sont plus disponibles pour les entreprises de plus de 10 salariés ou celles avec plus de 2 millions d'euros en chiffre d'affaires et dans leur bilan annuel. Au total, 1,4 million de sites sont concernés. Un changement de contrat loin d'être anodin. Mais pas de panique, on vous explique comment faire des économies !

4 janvier

📍 Chômage partiel : les règles ont (encore) changé

Un parfum de déjà-vu pour commencer la nouvelle année. Le chômage partiel a encore été amendé durant les Fêtes. Le durcissement annoncé du dispositif est repoussé. Mais le gouvernement en a profité pour différencier, si ce n'est complexifier, un peu plus les règles, en fonction des secteurs économiques, des périodes chômées et des restrictions sanitaires.
⏩ A lire : Le coronavirus bouscule encore le calendrier et les règles du chômage partiel

Coup d'envoi des congés payés par l'Etat

Et si on parlait plutôt vacances, en ce jour de rentrée ? Les entreprises les plus durement affectées par la crise du coronavirus peuvent temporairement obtenir l'indemnisation par l'Etat de 10 jours de congés payés. Un décret, publié au Journal officiel le 31 décembre, officialise les règles de ce dispositif, présentées par le gouvernement il y a un mois.

Emploi : les jeunes restent soutenus

La mobilisation pour l'emploi des jeunes se poursuit. D'une part, le gouvernement va prolonger ses primes à l'embauche en CDD longs et CDI au-delà du 31 janvier, et celles pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation au-delà du 28 février. Annonce faite par la ministre du Travail Elisabeth Borne dans Le Journal du dimanche. D'autre part, dans le même média, 35 dirigeants de grands groupes (BNP, Axa, Carrefour, Total, Schneider Electric, Microsoft...) appellent les entreprises à "proposer plus de 100 000 offres d’emploi d’ici à fin janvier" à destination de la jeunesse.

Automobile : un "petit" nouveau sur le marché...

Plus rien ne s'oppose à la fusion entre Fiat-Chrysler et PSA. Après le feu vert de Bruxelles en décembre, c'était au tour des actionnaires des deux entités de donner leur aval à ce mariage aujourd'hui. Ce qu'ils ont fait à plus de 99 %. Une nouvelle saluée conjointement par les ministères de l'Economie français et italiens. Ils espèrent voir ce nouveau géant "contribuer" à "la transition écologique" et à "l'emploi industriel" des deux pays.
Stellantis, du nom de l'alliance formée par les nouveaux mariés, va donner naissance au quatrième groupe automobile mondial. Carlos Tavares va en prendre les commandes en tant que directeur général, au côté de John Elkann, président du futur conseil d'administration.

... et un grand dérapage en France

Retour 45 ans en arrière pour le marché auto. En France, les ventes de voitures neuves ont reculé de 25,5 % sur un an, pour atteindre 1,65 million d'immatriculations, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Soit un volume annuel au plus bas depuis 1975. La tendance est restée négative en décembre (-11,8 %).

L'appel de la Russie

La France retisse ses liens avec la Russie. Plusieurs opérateurs de l'Etat lancent aujourd'hui une "cellule d'orientation", chargée d'apporter un premier niveau de réponses aux entreprises intéressées par ce marché. Cette initiative intervient deux ans et demi après la fermeture du bureau russe de Business France, impliqué dans ce nouveau projet.

2 janvier 2021

📍 Couvre-feu étendu

A nouvelle année, nouvelles règles sanitaires pour 15 départements de la moitié est du pays. Le couvre-feu, instauré depuis le 15 décembre, commence deux heures plus tôt, dès 18h, en Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Haute-Saône, Vosges, Territoire de Belfort, Moselle, Nièvre, Saône-et-Loire. Passé cette heure, et jusqu'à 6h du matin, une attestation de déplacement dérogatoire est nécessaire.

21 décembre

📍 La France coupe les ponts avec le Royaume-Uni

Le Royaume-Uni à l'isolement. Rien à voir avec le Brexit, mais bien avec le Covid-19. A la suite de l'apparition d'une nouvelle évolution du virus en Angleterre, la France a décidé de suspendre, depuis minuit, la circulation des biens et des personnes en provenance du sol britannique. "Seul le fret non accompagné sera donc autorisé", précise le gouvernement. Pas de restriction, en revanche, dans le sens inverse. La mesure restera en vigueur 48 heures, le temps, pour Paris, de se coordonner avec les autres pays européens sur les conditions de réouverture de la frontière.

Le fonds de solidarité (re)fait peau neuve

Les règles du fonds de solidarité pour décembre définitivement entérinées. Parmi les nouveautés, officialisées par décret : la création d'une option d'indemnisation de 15 ou 20 % du chiffre d'affaires ; l'éligibilité, sous conditions, des entreprises avec une dette fiscale ; et la réintégration des discothèques dans le dispositif. Autant d'évolutions qui ne répondront toutefois pas complètement aux attentes des PME, dont l'activité dépend directement du tourisme et des secteurs fermés.
⏩ A lire : En Auvergne Rhône-Alpes, l'appel à l'aide des fournisseurs des cafés-hôtels et restaurants

Le Code du travail assoupli pour 6 mois de plus

C'est du temporaire qui dure : plusieurs dérogations au Code du travail, introduites au premier semestre, sont prolongées jusqu'au 30 juin 2021. Sont concernées les jours de repos imposés par l'employeur, les renouvellements de CDD et contrats d'intérim, ainsi que le prêt de main-d’œuvre.

Des investissements étrangers sous surveillance

L'Etat garde un oeil sur les investissements étrangers. Dans le cadre du dispositif IEF, les prises de participation extra-européennes dans des sociétés françaises cotées, et impliquées dans des secteurs stratégiques, resteront soumises, en 2021, au droit de regard de l'administration, dès lors qu'elles dépasseront les 10 %. Fixé habituellement à 25 %, ce seuil, provisoirement abaissé l'été dernier, est ainsi reconduit pour une année supplémentaire.

Les 10 commandements d'un télétravail réussi

Le télétravail en pratique, la suite. L'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) avance dix recommandations pour aider les TPE-PME à inscrire ce mode d'organisation dans un cadre plus pérenne et moins improvisé qu'en 2020. Ce document s'ajoute aux fiches-conseil et carnet de bord publiés au début du mois.

Fin des surtaxes à l'Urssaf

Bonne nouvelle : en 2021, les Urssaf coupent leurs numéros de téléphone surtaxés. Une décision qui entrera en vigueur, pour l'essentiel, au 1er janvier.

Feu vert à l'alliance Fiat-Peugeot

Le projet de fusion entre Fiat-Chrysler et PSA va de l'avant. La Commission européenne a autorisé l'opération. Les deux entreprises ont toutefois dû prendre un double engagement, pour assurer le maintien de la concurrence sur le marché des petits utilitaires (accès garanti des autres marques à leurs réseaux de réparation et d'entretien ; coopération PSA-Toyota étendue). La future alliance, baptisée Stellantis, devrait donner naissance au quatrième groupe automobile mondial en 2021.

18 décembre

📍 Brexit : pré-pa-rez-vous !

Le Brexit, c'est maintenant. Vraiment. Les autorités françaises pressent les entreprises à anticiper le rétablissement des frontières entre le Royaume-Uni et l'Europe, prévu pour le 1er janvier - et ce, quelle que soit l'issue des négociations toujours en cours  entre Londres et Bruxelles. De nombreuses ressources sont disponibles pour s'informer et anticiper cette échéance.

La relance expliquée aux TPE-PME

Vous êtes un peu perdu(e) dans la relance ? Suivez le guide : le gouvernement vient de publier son catalogue automne-hiver des mesures d'aide aux TPE-PME.
En parallèle, quelques-uns des secteurs les plus touchés par la crise du coronavirus (hôtellerie, événementiel, discothèques, traiteurs, salles de sport et voyagistes) peuvent retrouver les mesures d'urgence à leur disposition sur une page spéciale sur le site du ministère de l'Economie.

Rendez-vous à l'Elysée

Et si votre entreprise s'invitait à l'Elysée ? La présidence de la République lance un appel à candidatures, en vue de sa deuxième "Grande Exposition du Fabriqué en France". L'idée est simple : mettre en vedette, sous les ors du Palais, un produit tricolore par département. Avec, cette année, des critères adaptés à la crise économique.

Jusqu'à 7 milliards d'euros d'exonérations en 2020

Les reports de charges ont émaillé toute l'année 2020 (et ils continueront en janvier). Mais l'Etat a aussi prévu des exonérations pour certaines entreprises. Sur les mois de mai et juin, elles sont ainsi 370 000 à avoir demandé à en bénéficier, pour un montant de 2,85 milliards d'euros, selon le ministre délégué aux Comptes publics, sur BFM Business. Ce chiffre n'inclut pas les indépendants. A la fin de l'année, cette somme devrait tourner « autour de 7 milliards d'euros », a complété Olivier Dussopt.

Fonds de solidarité : plus de 3 milliards d'euros en novembre

Où s'arrêtera le fonds de solidarité de novembre ? Quelque 3,1 milliards d'euros ont été attribués à 700 000 entreprises, soit une progression de plus de 10 % depuis lundi, d'après les derniers chiffres livrés par le ministre Olivier Dussopt. Pour octobre, l'Etat a distribué, jusqu'à présent, trois fois moins d'argent (1,2 Md€ à 530 000 structures).

Vaccins : les entreprises nantaises avancent

Jusqu'à présent, la course aux vaccins contre le Covid-19 n'a pas vraiment profité aux entreprises françaises. Mais à Nantes, on ne désespère pas d'y arriver. Osé Immunotherapeutics vient ainsi de recevoir une injection de 5,2 millions d'euros par Bpifrance. Et Valneva poursuit ses essais cliniques. En septembre, notre rédaction de Loire-Atlantique - Vendée avait passé au microscope les stratégies de ces sociétés, engagées dans la lutte mondiale contre le coronavirus.

17 décembre

📍 Un budget 2021 entre urgence et relance

Le Parlement a définitivement adopté la loi de finances 2021. Si le projet présenté fin septembre faisait une large place aux mesures de relance, le gouvernement a été rattrapé par la deuxième vague épidémique. Résultat, à l'issue de son parcours législatif, le texte met quasiment autant d'argent (plus de 20 Md€) dans le sauvetage de l'économie que dans son rebond.

Report des charges limité en janvier

Les reports de charges sociales continuent en 2021. Mais les règles en vigueur pour les échéances de janvier se veulent plus restrictives : les Urssaf entendent réserver ces décalages de paiement aux entreprises toujours sous le coup de restrictions sanitaires.

Sursis d'un an pour l'ESEF

Autre report en vue : celui du nouveau format électronique unique européen (ESEF). Cette nouvelle norme de publication des rapports financiers annuels des entreprises cotées devait s'appliquer aux exercices clos le 31 décembre 2020. Mais le gouvernement va demander à l'Union européenne de décaler cette obligation d'une année pour les sociétés françaises. Leur rapport 2020 pourra donc être établi sous le format de leur choix (l'ancien ou le nouveau), a d'ores et déjà indiqué Bercy. La mesure doit toutefois encore être entérinée par Bruxelles.

L'aide au loyer pour les salariés revient

Action Logement réactive et rénove son aide exceptionnelle sur les loyers, lancée en juin. Ce chèque de 150 euros pendant deux mois minimum est réservée aux salariés payés moins d'1,5 Smic. Pour en bénéficier, ils doivent avoir subi une baisse de revenus d'au moins 15 % du fait de la crise ; être en situation d'activité ou temps partiels, rupture de contrat de travail ou embauche repoussée ; et faire face à des dépenses de logement représentant au moins un tiers de leur budget. Pour les personnes qui ont perdu leur travail, la mesure peut désormais être prolongée de quatre mois supplémentaires. Attention, cette aide est distribuée "dans la limite des fonds disponibles". Dossier à déposer en ligne.

Décarbonation : 16 lauréats, peu d'engouement

Les industriels ne se bousculent pas pour la transition écologique. Les dispositifs, lancés en septembre, sur la décarbonation des usines n'a attiré que 54 projets autour de la biomasse, 73 en faveur de l'efficacité énergétique et 125 sur la transformation des procédés. Parmi ces deux dernières catégories, l'Etat a dévoilé le nom des 16 premiers lauréats. Ils seront aidés à hauteur de 60,7 millions d'euros, sur un montant total d'investissements de 291 millions, pour une baisse moyenne estimée de 10 % des gaz à effet de serre sur les sites concernés. Les entreprises soutenues se situent principalement en Hauts-de-France (Cristal Union, Dillinger, Saica Paper, Saint-Gobain Glass) et Grand Est (Tereos, Novacarb et Vicat).
⏩ A lire : La cimenterie Vicat de Xeuilley se prépare un avenir sans carbone

Retour spectaculaire à l'optimisme

Le reconfinement n'est déjà plus qu'un mauvais souvenir pour les entreprises. En décembre, le climat des affaires est revenu au niveau qui prévalait avant novembre (+12 points en un mois), selon l'enquête de l'Insee, menée entre le 27 novembre et le 14 décembre. Ce redressement est encore plus spectaculaire dans le commerce de détail (+23 points), secteur désormais le plus optimiste.

Le Covid-19 à la tête de l'Etat

Le président de la République est malade. Emmanuel Macron a été testé positif au Covid-19, a fait savoir l'Elysée ce matin. Placé à l'isolement pendant sept jours, "il continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance".

Huawei s'installe en France

Le chinois Huawei va poser ses valises à Brumath, au nord de Strasbourg. Le groupe de télécoms va investir 200 millions d'euros dans ce qui sera sa première usine en France. Le site produira notamment des composants utiles à la 5G, alors même que l'implication de Huawei sur cette technologie est au coeur d'une bataille diplomatico-économique entre Pékin et les Occidentaux.
⏩ A lire : Huawei choisit Brumath pour implanter son usine dans le Grand Est

16 décembre

📍 Export : l'urgence reste de mise

Avec la seconde vague épidémique, le gouvernement n'en finit plus de prolonger ses aides d'urgence. Le plan export, mis en place au mois de mars, est, à son tour, maintenu sur toute l'année 2021. Avec l'espoir d'accélérer l'activité des entreprises françaises à l'étranger.

Des chèques pour le bois

Le renforcement des fonds propres des entreprises se décline par secteur chez Bpifrance. Après le tourisme, ce sont les entreprises de la filière bois, meubles et matériaux qui bénéficient d'une nouvelle solution de financement auprès de la banque publique. Il s'agit, en l'occurrence, de la troisième édition du Fonds bois, doté de 70 millions d'euros.

Un bonus écologique pour les transporteurs

A chacun sa prime. Après les particuliers, pour l'acquisition de leurs voitures neuves ou d'occasion, au tour des transporteurs de bénéficier d'un coup de pouce. Il consistera en une aide à "l’achat ou la location de longue durée d’un véhicule industriel fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène", explique le gouvernement. Ce bonus de 50 000 euros pour un camion, 30 000 pour un bus, s'arrêtera au bout de deux ans, ou à épuisement des 100 millions d'euros prévus dans le plan de relance. Dans l'immédiat, son entrée en vigueur reste suspendue à la publication d'un décret.

Le confinement exclu de l'APLD

L'activité partielle de longue durée (APLD) s'adapte à la deuxième vague épidémique. Selon un décret entré en vigueur aujourd'hui, la durée d'application du dispositif et la réduction maximale des horaires de travail autorisées seront dorénavant calculées sans tenir compte de la période comprise entre le 1er novembre et une date qui sera précisée ultérieurement par arrêté (mais ne pourra aller au-delà du 31 mars prochain). Pour les accords d'APLD déjà signés, cette modification doit faire l'objet d'un avenant, sauf "pour les employeurs dont l'activité principale implique l'accueil du public et est interrompue, partiellement ou totalement, du fait de la propagation de l'épidémie de Covid-19".

Le Smic augmenté de 10 centimes

Le Smic rate la barre symbolique du 1 %. Il augmentera précisément de 0,99 % au 1er janvier, pour atteindre un montant brut de 10,25 euros de l'heure (+10 centimes). Soit une hausse de 15 euros par mois pour un salarié à temps plein. Même sans "coup de pouce" politique, ce sera « la plus forte hausse de pouvoir d'achat depuis les dix dernières années », a assuré la ministre du Travail Elisabeth Borne sur LCI, du fait d'une inflation quasi-nulle en ce moment (+0,2 % sur un an, en novembre).

Le télétravail réduit d'une journée ?

La règle du télétravail intégral obligatoire pourrait rapidement évoluer. Elisabeth Borne a confirmé, toujours sur LCI, vouloir autoriser, à partir du 7 janvier et « si la situation sanitaire ne se dégrade pas » d'ici là, le retour des salariés en entreprise à raison d'un jour par semaine.

Santé : les salariés en souffrance

Face au deuxième confinement (et au télétravail, justement), les salariés accusent le coup. Début décembre, 50 % pouvaient être considérés en détresse psychologique, selon la cinquième édition du baromètre d'OpinionWay pour Empreinte Humaine sur le sujet. C'est 3 points de plus qu'à la mi-avril. Les jeunes, les femmes et les managers sont particulièrement exposés.

Les créations d'entreprise résistent au confinement

L'envolée des créations d'entreprise s'essouffle. Après un mois d'octobre finalement moins bon qu'annoncé, leur croissance est restée modérée en novembre, indique l'Insee. Ce qui ne les a pas empêchées d'atteindre un nouveau sommet.

Dickson Constant tisse sa toile dans le Nord

Le fabricant de textiles Dickson Constant va ouvrir une deuxième usine dans le Nord, à Hordain. Un investissement de 40 millions d’euros devrait déboucher sur la création de 150 emplois.
⏩ A lire : Dickson Constant investit 40 millions d'euros dans une nouvelle usine dans le Nord

IBM débranche en masse

Le groupe informatique IBM envisage de supprimer 1 251 postes d'ici 2022 en France. Mais ce n'est qu'un début, redoutent les syndicats. Ils s'inquiètent du projet, mené en parallèle par le géant américain, de placer ses activités liées aux infrastructures dans une nouvelle entité.

15 décembre

📍 Déconfinement : les documents du couvre-feu

Après le reconfinement, le recouvre-feu. A partir d'aujourd'hui, la liberté de circuler sans attestation, et entre régions, est rétablie en journée. En revanche, si vous sortez entre 20h et 6h, il vous faudra remplir un nouveau document. Les trajets liés au travail font partie des mouvements autorisés sur ces horaires. Dans ce cas, l'employeur peut remplir un justificatif de déplacement professionnel, à la place de l'attestation régulière. Avantage : sa durée de validité est fixée par l'entreprise. En cas de non-respect du couvre-feu, le contrevenant s'expose toujours à une amende de 135 euros, et jusqu'à 3 750 € et six mois de prison en cas de récidive.
Télécharger les nouvelles attestations sur le site du ministère de l'Intérieur.

Culture, restaurants : l'intransigeance de Jean Castex

Face à la colère des secteurs restés fermés, Jean Castex demeure inflexible. Censés rouvrir aujourd'hui, les lieux culturels devront attendre trois semaines de plus. Une décision « nécessaire pour des raisons de sécurité, de protection » de la population, a tranché le Premier ministre sur Europe 1. Il promet toutefois « une rallonge de 35 millions d'euros » pour le secteur et une réouverture progressive « si les conditions épidémiologiques se stabilisent et s'améliorent » d'ici au 7 janvier.
Pour les bars et restaurants, en revanche, la perspective d'une reprise le 20 est plus que jamais incertaine : « Je ne peux pas garantir [qu'ils] pourront rouvrir à cette date », a reconnu Jean Castex. Tout dépendra « de la façon dont nous aurons passé la période de Fêtes ».

BTP : sale temps pour le bâtiment...

Le bâtiment ne s'en remettra pas tout de suite. La crise du coronavirus a provoqué une violente chute de l'activité en 2020 et le rebond attendu en 2021 ne suffira pas à rattraper les dégâts, prévient la fédération du secteur, la FFB. Certains indicateurs devraient même retomber à leur niveau de 2014.

... mais les salariés pourront manger à l'abri !

Où faire manger les salariés du BTP, quand tous les restaurants sont fermés pour cause de Covid-19 ? Le gouvernement vient de trouver la réponse : dans les salles polyvalentes des communes. Les chefs d'entreprise sont ainsi invités à envoyer par courriel aux mairies une demande de "mise à disposition" de ces lieux "pour une période définie", avec engagement à respecter notamment un protocole sanitaire (groupes réduits, étalement des pauses dans le temps, aération...), dans la lignée des recommandations du Haut Conseil de la santé publique. En réponse, les municipalités peuvent imposer "des conditions supplémentaires propres à l’équipement", mais elles ne pourront pas faire payer l'entreprise pour l'accès à leur salle.

Relance : 148 millions d'euros à l'industrie en région...

Avec la relance, l'Etat ne ménage pas ses subventions à l'industrie. Les différents appels à projets, lancés tout au long du second semestre, ont permis de soutenir 524 entreprises dans leurs projets de modernisation, a revendiqué la ministre Agnès Pannier-Runacher. A lui seul, le fonds de soutien à l'investissement en région a aidé près de la moitié d'entre elles, à hauteur de 147,9 millions d'euros, selon un premier bilan national, dévoilé aujourd'hui. L'occasion, pour notre rédaction Occitanie, de s'interroger sur la démarche des "Territoires d'industrie", au coeur de ce dispositif.
⏩ A lire : Décollage réussi pour les Territoires d’industrie en Occitanie

... et plus de 4 milliards pour la SNCF

De l'argent frais pour la SNCF. L'Etat a confirmé avoir injecté 4,05 milliards d'euros dans la compagnie, à travers une augmentation de capital. Ce soutien massif s'inscrit dans le cadre des 4,7 Md€ dédiés au ferroviaire dans le plan de relance. Il "vise à soutenir les investissements (...) en faveur de la régénération du réseau ferré national, du renforcement de la sécurité et du développement durable de ses activités", s'est justifié le gouvernement.

Les nouveaux risques du travail

En matière d'accidents et de maladies professionnels, les entreprises semblent faire face à une montée de nouveaux risques. Elles sont ainsi 57 % à avoir recensé au moins un "accident de trajet" impliquant leurs salariés en 2019 - en hausse de 10 points en deux ans, selon un sondage de BDO France, réalisé du 17 février au 30 septembre 2020, auprès de 299 dirigeants. Les arrêts liés à des risques psychosociaux s'affichent également en forte progression (+6 points). Les PME apparaissent toutefois davantage exposés aux accidents du travail (83 %, 7 points au-dessus de la moyenne).
⏩ A noter : La notification dématérialisée du taux d'accidents du travail et de maladies professionnelles devient obligatoire en 2021

14 décembre

📍 Le rebond se tasse

Un rebond moins élevé qu'espéré. La Banque de France table désormais sur une croissance de 5 % en 2021. D'où un retour de l'activité à son niveau d'avant-crise décalé de quelques mois. La faute à la deuxième vague épidémique et au reconfinement, qui pèsent sur l'économie, en particulier dans les services.

La relance par la rénovation

L'Etat prêt à fournir du travail au BTP. Le gouvernement a dévoilé les 4 214 projets de rénovation énergétique qu'il entend mener à bien avant 2023. Un programme d'investissement de 2,7 milliards d'euros, dont l'enjeu est autant écologique qu'économique.

Assurance-crédit : l'Etat revoit ses "Cap"

Le gouvernement ne relâche pas son effort pour soutenir le crédit interentreprises. Les produits Cap, mis en place au fil de l'année, sont prolongés de six mois. Leurs conditions évoluent aussi, mais l'objectif reste le même : aider l'assurance-crédit à jouer son rôle dans le financement de l'activité économique.

Une bulle d'oxygène pour les plastiques recyclés

Relancer les régénérateurs. L'Etat va accorder 16 millions d'euros à 60 entreprises de recyclage de plastiques, afin de soutenir leurs ventes mises à mal par la conjoncture. Ce coup de pouce se double d'un appel à projets pour encourager les industriels à intégrer davantage de ces matières dans leurs processus de production.

Liebherr fait son trou en Alsace

Petit-à-petit, et à force de subventions, la (re)localisation se met en marche. Dernier exemple en date : le constructeur d’engins de chantier Liebherr va internaliser, à Colmar, une production jusqu'ici réalisée en partie dans les pays d'Europe de l'Est. Le groupe fait partie des récents lauréats du fonds de soutien de l'Etat à l'investissement industriel dans les territoires.
⏩ A lire : Liebherr France relocalise une production à Colmar

Fonds de solidarité : les compteurs s'affolent

Les entreprises se précipitent sur le fonds de solidarité. L'aide distribuée au titre du mois de novembre a été multipliée par 3 en une semaine. Elle atteint désormais 2,8 milliards d'euros, versés à quelque 619 200 bénéficiaires, selon les chiffres communiqués par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Restaurants : rien de sûr pour le 20 janvier

Rappel à la prudence pour la restauration. Le ministre de l'Economie a tenu à relativiser, ce matin, l'échéance fixée au 20 janvier pour déconfiner le secteur. « Je ne peux pas vous dire avec certitude que nous rouvrirons les bars et restaurants [à cette date], a tempéré Bruno Le Maire sur France Info. Ce serait malhonnête de ma part (...) et ce serait prendre un risque excessif que de dire cela. » La reprise d'activité dépendra de l'évolution de la situation sanitaire.

11 décembre

📍 Une date et des aides pour les stations de ski

Une mauvaise et une moins mauvaise nouvelle pour les stations de ski... La première, c'est que le Conseil d'Etat a rejeté le recours en référé contre la fermeture des remontées mécaniques pendant les Fêtes. La seconde ? A l'issue d'une réunion avec Matignon, les professionnels ont obtenu une "possible réouverture au 7 janvier", et surtout un plan d'urgence, évalué à 400 millions d'euros.

Secteurs protégés : 35 nouveaux entrants

La liste des secteurs protégés (dits S1 et S1 bis dans le jargon administratif) s'allonge encore. Ils sont 35 à rejoindre ce cercle des activités bénéficiant de mesures d'aide renforcées (dont la prise en charge intégrale du chômage partiel et un accès élargi au fonds de solidarité). Parmi les nouveaux entrants communiqués par Bercy, de nombreux métiers en lien avec l'organisation d'événements publics ou privés (dont les mariages), ainsi que la communication et les médias.

L'urgence déborde sur 2021

Le budget 2021 de l'Etat était censé être celui de la relance. Il n'échappera pas à la persistance de l'urgence. Le ministère de l'Economie a dû se résoudre à y ajouter environ 20 milliards d'euros de dépenses pour aider les entreprises à faire face à la deuxième vague épidémique. Principaux outils renforcés à cette occasion : l'activité partielle (classique et de longue durée), ainsi que le fonds de solidarité. Par ailleurs, les aéroports devraient également récupérer 250 millions d'euros.

Environnement : qui veut un traitement de faveur ?

La French Tech cherche 20 start-up actives dans la transition écologique. Objectif : leur offrir un accompagnement sur-mesure, sur le modèle du Next40. L'appel à candidatures est ouvert jusqu'au 31 janvier.

Emploi : la deuxième vague sociale est déjà là

Le marché du travail entre dans le dur. Le chômage partiel repart nettement à la hausse, les plans sociaux accélèrent encore leur cadence... les effets de la seconde vague épidémique commencent à se faire sentir dans le dernier bilan bimensuel de la Dares (ministère du Travail). Où l'on découvre également le profil des secteurs et des régions les plus touchés par les suppressions de postes, envisagées par les entreprises dans le cadre de leur restructuration.
⏩ A lire : L'industrie et le commerce, premières victimes des plans sociaux

L'industrie remonte (quand même) la pente

Le lent rétablissement de l'industrie se poursuit. En octobre, la production manufacturière a progressé de 0,5 % en un mois (+1,6 % dans l'ensemble du secteur secondaire). Toutes les activités sont en retrait par rapport à leur niveau d'avant-crise, si ce n'est dans la pharmaceutique (+8,7 % par rapport à février) et l'énergie (+5,4 % au global). Sont quasiment remises sur pied la chimie (-0,2 %) et même l'automobile (-1,4 %).

Guide personnalisé pour l'ESS

Suivez le guide ! Les acteurs de l'ESS disposent désormais d'un moteur de recherche d'aides personnalisé. En quelques clics, cette page web oriente l'utilisateur vers les mesures de soutien adaptées à sa situation. Cette initiative s'ajoute à la liste d'outils déjà mis en place par le gouvernement pour l'économie sociale et solidaire (voir ci-dessous, au 2 décembre).

10 décembre

📍 Un déconfinement plus strict que prévu

C'est une date que beaucoup avaient coché dans leur agenda : le 15 décembre devait marquer la première étape officielle du déconfinement. Mais il y avait deux conditions sanitaires (3 000 personnes en réanimation à cette date et 5 000 contaminations au Covid-19 par jour). Aujourd'hui, elles ne sont pas remplies. « Nous sommes sur une sorte de plateau », confirme le Premier ministre Jean Castex. D'où un déconfinement moins souple que prévu. Les lieux de culture (cinémas, théâtres, musées) sont les premiers à en faire les frais.

Fonds propres (1) : du renfort pour le tourisme

Pour sauver les entreprises, préserver la trésorerie ne suffira pas. Il faudra aussi soutenir leurs fonds propres. C'est ce que propose dès à présent Bpifrance, mais pour les seules entreprises du tourisme. La banque publique leur promet 470 millions d'euros d'ici à 2023, dont 80 millions réservés spécifiquement aux entreprises les plus petites.
⏩ A lire : Les entreprises du tourisme obtiennent un soutien renforcé à leurs fonds propres

Fonds propres (2) : 100 labels décernés

Et pour les autres secteurs, me direz-vous ? En attendant le lancement de prêts participatifs l'an prochain, l'Etat mise sur la labellisation de fonds d'investissement capables de "mobiliser rapidement des ressources nouvelles" pour les entreprises. En près de deux mois, ils sont 100 à avoir obtenu ce sésame "Relance", pour un encours total de 10,5 milliards d’euros, se félicite Bercy. Ne reste plus qu'aux distributeurs de produits d’épargne de commercialiser ces offres et à leurs clients d'y placer leurs économies, comme l'espère le gouvernement.

Chômage partiel : la prise en charge maximale prolongée

L'Etat va maintenir l'indemnisation maximale de l'activité partielle pour quelques semaines encore. La ministre du Travail Elisabeth Borne a précisé les contours de cette prolongation, hier soir, sur BFM Business.

Santé au travail : un accord à confirmer

Au bout de la nuit, ils ont réussi. Les partenaires sociaux se sont entendus sur un nouvel accord national interprofessionnel (ANI) concernant la santé au travail. Le texte doit toutefois être encore formellement signé par les différentes parties prenantes d'ici début janvier. Du côté du patronat, l'U2P est ravi, la CPME hésitante.

Saint Jean met les bouchées doubles

Le drômois Saint Jean ne manque pas d'appétit. Malgré la crise, le fabricant de pâtes, ravioles et quenelles vient de se lancer dans l'agrandissement de son site historique de Romans-sur-Isère. Un projet à près de 50 millions d'euros.
⏩ A lire : Le pastier Saint Jean dévoile son projet d'agrandissement à 48 millions d’euros

9 décembre

📍 Pas de vague de défaillances... pour l'instant

La crise du coronavirus laisse toujours aussi perplexes les greffiers des tribunaux de commerce. D'un côté, les créations d'entreprise ont affiché une forme insolente entre septembre et novembre (+21 % en un an). Au point de quasiment gommer le trou d'air du premier confinement. De l'autre, les défaillances restent, elles, à un niveau exceptionnellement bas. Mais cela ne devrait pas durer...

La relocalisation fait son chemin

Les entreprises françaises se laissent séduire par la relocalisation. Selon une étude Euler Hermes, elles sont 13 % à considérer l'Hexagone comme destination à privilégier pour changer l'implantation de leurs lieux de production. C'est peu, mais sur les cinq pays occidentaux sondés par l'assureur-crédit, ce résultat est le deuxième plus élevé, après les Etats-Unis.

L'Etat cherche des terrains industriels

L'Etat en quête de nouveaux sites "clés en main". Ce dispositif vise à faciliter l'implantation d'activités industrielles ou logistiques sur des lieux labellisés, où ont été réalisées en amont les procédures urbanistiques, environnementales et archéologiques, préalables à toute installation. Un nouvel "appel à propositions" est ouvert aujourd'hui, et jusqu'au 31 mars à minuit, pour compléter la carte des 78 sites déjà sélectionnés.

Automobile, aéronautique : 96,5 millions d'euros pour 95 projets

Les fonds de modernisation industrielle tout proches de faire le plein en 2020. Bercy a dévoilé les noms de 95 nouveaux projets lauréats : 66 dans l'automobile, qui se partagent 69 millions d'euros de subventions ; 29 dans l'aéronautique, pour 27,5 millions d'aide publique. C'est dans ce dernier secteur que l'enveloppe provisionnée pour 2020 a été dépassée (136 M€ accordés sur 100 M€ prévus). Mais les entreprises intéressées peuvent continuer à postuler : l'appel à projets pour 2021 a déjà été relancé. Au total, depuis trois mois, l'Etat a débloqué, pour ces deux filières, 257 millions d'euros pour 287 projets d'investissement d'un montant cumulé supérieur à 600 millions d'euros.
Exemple en Loire-Atlantique et Vendée, où Manitou et Defontaine figurent parmi les nouveaux lauréats de ces fonds de modernisation

Les bars et restaurants restent portes closes

Il n'y aura pas de réouverture anticipée des bars et restaurants. Le Conseil d'Etat a rejeté le recours en référé, déposé par l'Umih, pour faire lever l'interdiction d'accueil du public, en vigueur depuis le 30 octobre. Il a justifié sa décision par un risque de transmission du Covid-19 plus élevé dans ces établissements. L'organisation professionnelle déplore "une injustice de plus" et "un coup de massue supplémentaire" pour le secteur.

L'e-commerce ne connaît pas la crise

Le commerce en ligne est en pleine forme, merci pour lui. Mais si ses ventes progressent fortement au troisième trimestre, ces performances sont un peu moins spectaculaires que l'an dernier à la même époque.

Du mieux à l'export

Redressement toujours en cours pour les exportations françaises. En octobre, elles ont progressé de 3,5 % en un mois (+1,3 Md€) et se situent désormais à 91 % de leur niveau moyen de 2019. La croissance des importations, elles, se poursuit à un rythme plus modéré (+1,2 %, soit une hausse de 0,5 Md€). Résultat, le déficit commercial se résorbe pour atteindre près de 4,9 milliards d'euros.

Le dialogue social bute sur la santé au travail

Les partenaires sociaux ne se quittent plus. Patronat et syndicats se retrouvent aujourd'hui, et pour la deuxième fois cette semaine, en vue de conclure un accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail. Les discussions avaient commencé en juin. Depuis, et comme le mois dernier au sujet du télétravail, les négociations traînent et les désaccords persistent, notamment autour de la responsabilité des employeurs et du recours à des médecins généralistes.

8 décembre

📍 715 millions d'euros pour la transition numérique

L'Europe en renfort pour aider les TPE-PME françaises dans leur conversion au numérique. Pour financer leurs projets, ces entreprises pourront bientôt emprunter jusqu'à 50 000 euros, avec une garantie publique de 80 %, baptisée France Num. Au total, ce sont 715 millions d'euros qui seront ainsi mis à leur disposition, sans pour cela "qu'[elles] ne doivent fournir des sûretés matérielles supplémentaires", assure Bpifrance. Cette nouvelle facilité découle d'un accord conclu entre la banque publique française et le Fonds européen d’investissement.

La feuille de route de la logistique

A quoi ressemblera la relance pour les acteurs de la logistique ? Le gouvernement a présenté, hier, 16 mesures pour améliorer la compétitivité de la filière et engager sa transition écologique à court et moyen terme. S'y ajoute la promesse de simplifications administratives pour la construction d'entrepôts.

Automobile : un bonus d'occasion

Et une prime à l'achat de plus pour l'automobile. Depuis aujourd'hui, l'acquisition d'un véhicule électrique d’occasion, de plus de deux ans, ouvre droit à un bonus de 1 000 €, cumulable avec la prime à la conversion. Cette nouvelle aide, créée par décret, vient enrichir la boîte à outils, mise en place fin mai par le gouvernement, pour soutenir la filière. Le barème actuel des autres incitations financières en vigueur est, par ailleurs, maintenu jusqu'au 1er juillet 2021.

Les chèques cadeaux regonflés

Après les tickets-restaurants, au tour des chèques cadeaux de voir leurs règles assouplies. Leur montant maximal, pour être exonérés de charges, passe à 342,80 euros, soit deux fois plus que le plafond de 171,40 € initialement fixé pour 2020. Cet aménagement doit permettre de soutenir la consommation dans les magasins. « L'Etat fait ce geste et j'attends en retour, a précisé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, que les émetteurs de chèques cadeaux en fassent un en faveur du commerce de proximité. » Et de renvoyer aussi les comités d'entreprises à leur « responsabilité » dans le choix de prestataires qui soutiendraient davantage les boutiques indépendantes et les produits français.

De l'aide au bout du fil...

Les administrateurs et mandataires judiciaires attendent vos appels. Depuis deux semaines, leur service d'assistance téléphonique aux entreprises (0800 94 25 64) a été composé par un millier d'entre elles, dont près de la moitié issue des secteurs du commerce et de l'hébergement-restauration. Les échanges portent essentiellement sur le fonds de solidarité (à 48 %), mais il est également question de reports de charges (10 %) et de mesures préventives (7 %). Ce service gratuit restera ouvert jusqu'au 18 décembre inclus.

... et des arnaques dans les e-mails

Entreprises, attention aux tentatives d'escroquerie ! L'administration fiscale lance un appel à la vigilance, après avoir constaté une multiplication de "demandes frauduleuses" envoyées en son nom.

Emploi : la parenthèse enchantée

Coincé entre deux confinements, le troisième trimestre était bien celui du redémarrage de l'économie (+18,7 % de croissance), mais aussi de l'emploi : les effectifs salariés ont progressé de 1,8 % en trois mois, selon l'Acoss, soit 323 100 postes supplémentaires sur la période. L'Insee confirme peu ou prou ces chiffres, mais a révisé à la baisse sa première estimation de novembre.

Ineos, nouveau maître de Smartville

Changement officiel de propriétaire pour l'usine Smart d'Hambach (Moselle). Le britannique Ineos a confirmé aujourd'hui avoir racheté le site à Daimler. Si l'opération devrait permettre de maintenir 1 300 emplois, environ 300 autres devraient disparaître.
⏩ A lire : Le groupe Ineos met la main sur le site Mercedes en Moselle

Stupeur et tremblements (de terre) chez Fonroche

Le séisme de trop pour l'usine de géothermie profonde de Fonroche en Alsace. La préfecture du Bas-Rhin vient d'imposer l'arrêt définitif des travaux sur ce site, à l'origine d'un nouveau tremblement de terre, de magnitude 3,5, le 4 décembre. L'entreprise a investi 100 millions d'euros pendant dix ans sur ce projet de production d'électricité, à partir d'eau pompée dans le sol.
⏩ A lire : Coup d'arrêt pour la géothermie profonde suite à une série de séismes

7 décembre

📍 Les nouvelles concessions des assureurs

Les compagnies d'assurance remettent le couvert. Sous pression du gouvernement, elles ont accepté de faire trois gestes supplémentaires pour les secteurs de l'hébergement-restauration, du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture. De son côté, Bercy annonce deux chantiers pour tenter d'apaiser les esprits, surchauffés par les conséquences, rarement prises en charge, de l'épidémie de Covid-19 sur les entreprises.
⏩ A lire : Les assureurs et le gouvernement tentent de calmer le jeu

Le fonds de solidarité atteint des sommets

Ce n'est plus une ruée, c'est un raz-de-marée. Ouvert depuis vendredi, le fonds de solidarité a distribué, au titre du mois de novembre, 940 millions d'euros à 181 000 entreprises, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. C'est déjà plus en trois jours que ce qui avait été demandé au bout de treize, pour octobre !

Le Salon du Bourget saute son tour

Il n'y aura pas de Salon du Bourget en 2021. Prévu du 21 au 27 juin, l'événement dédié à l'aérospatiale est annulé, "compte tenu de l’incertitudeliée à la crise sanitaire de la COVID-19". La 54e édition aura donc lieu en 2023.

Chez Bombardier, la relance est sur les rails

Bombardier veut accélérer la cadence dans le Nord. Le constructeur ferroviaire va y investir 25 millions d'euros pour augmenter la capacité de production de son usine de Crespin. Il promet, au passage, la création de 400 emplois en CDI.
⏩ A lire : Bombardier investit 25 millions d'euros dans son usine de Crespin

L'investissement industriel est grippé

L'industrie malade du coronavirus. En Europe, les investissements recensés dans le secteur secondaire, entre janvier et août, sont à la baisse, aussi bien en volume (-38 % en un an) qu'en valeur (-47 %), selon le baromètre mondial de Trendeo pour Fives et EDF. L'Asie, "où la crise Covid a été stoppée plus rapidement", semble toutefois épargnée (-2 % seulement pour les montants investis).

L'économie régionale en photos

Comment s'en sortent les entreprises de votre région, à l'issue de cette folle année 2020 ? Pour le savoir, direction nos hors-séries palmarès ! Un instantané exclusif de l'économie régionale, réalisée par nos 14 rédactions. Vous y trouverez nos classements des sociétés par chiffre d'affaires, rentabilité et taux de croissance, mais aussi un coup d'oeil sur 2021 : les investissements à venir, les start-up à suivre et les attentes des dirigeants pour la prochaine année.
⏩ A lire dans votre bibliothèque, pour les abonnés au Journal des Entreprises

4 décembre

📍 Fonds de solidarité : le début de la fin

C'est parti pour le fonds de solidarité de novembre. Le formulaire de demande pour ce premier mois de reconfinement a ouvert aujourd'hui. Il restera accessible jusqu'au 31 janvier.
D'ici là, Bercy entend recentrer ce dispositif phare de la crise du coronavirus : l'aide basique de 1 500 euros ne sera pas prolongée en 2021. Cette enveloppe est aujourd'hui accordée aux entreprises de moins de 50 salariés, qui ont perdu plus de la moitié de leur chiffre d'affaires, hors secteurs du tourisme. Après le 31 décembre, « les activité économiques auront repris, a justifié le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur BFMTV. Il est donc normal que l'on passe d'un soutien universel (...) à un soutien davantage ciblé sur ceux qui sont les plus fragilisés. »

Tickets-restaurants : la suite de la faim

L'assouplissement des règles sur les tickets-restaurants sera, lui, maintenu en 2021. Prévus par le plan tourisme et introduits en juin, l'utilisation de ce moyen de paiement les week-ends et jours fériés, ainsi que le doublement de son plafond à 38 €, resteront en vigueur jusqu'au 1er septembre inclus. Ces mesures ne s'appliquent que pour les repas achetés aux restaurants, qu'ils soient pris en salle, en retrait ou en livraison. Autre aménagement : l'expiration des tickets 2020 est repoussée de fin février au 1er septembre également. Au total, la somme disponible sur les comptes des salariés pourraient s'élever à 700 millions d'euros en début d'année.

Des diagnostics numériques à 3 millions d'euros

Recommencer par le commencement. Lancé dans une course contre la montre pour inciter les commerces à passer à la vente ligne dans la foulée du reconfinement, le gouvernement complète son plan de numérisation par une rallonge de 3 millions d'euros. Objectif : diagnostiquer commerçants, artisans et indépendants.

Le report des soldes, sujet de discorde

Les soldes d'hiver débuteront le 20 janvier, au lieu du 6. Officialisé par le ministre délégué aux PME Alain Griset, ce décalage avait été demandé par la Fédération nationale de l'habillement et deux organisations de commerçants (CDF et CAMF). Las, sept autres (Alliance du commerce, Procos, CNCC, FCA, FCD, FFF et Union Sport & cycle) s'insurgent à présent contre la mesure. En contrepartie, elles exigent du gouvernement qu'il autorise "immédiatement et de manière automatique (...) l'ouverture des commerces les deux premiers dimanches des soldes". Une revendication qui vise, cette fois, la ministre du Travail. Ce matin, sur CNews, Elisabeth Borne avait enjoint les magasins à passer par la voie habituelle des demandes individuelles pour pouvoir travailler les dimanches de janvier.

Le commerce en forme

Le commerce de détail avait la santé... à la veille du reconfinement. En octobre, les ventes ont progressé de 2,8 % sur un mois, et de 5,9 % sur un an (troisième mois consécutif de hausse), d'après Eurostat. Des performances supérieures à la moyenne de la zone euro (respectivement +1,5 % et +4,3 %).

Territoires d'industrie : Grand Est et Région Sud à l'honneur

Nouvelle salve de lauréats pour le fonds de soutien à l'investissement industriel en région. Après la Bourgogne-Franche-Comté le 16 octobre, l'Etat a dévoilé les 29 projets qu'il compte subventionner dans le Grand Est (pour 12 M€) et les 21 de Région Sud (9 M€).
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

En Région Sud, une réponse locale au financement des entreprises

Le salut de l'économie passe aussi par des solutions locales. La preuve avec cette initiative originale en Région Sud : un fonds de capital-investissement de 21,5 millions d’euros vient de voir le jour, avec le soutien de plusieurs banques, mais aussi deux CCI et la Métropole Nice Côte d’Azur. Leur objectif : soutenir les fonds propres de 8 à 10 entreprises du territoire.
⏩ A lire, l'interview d'Antoine Kraus, gérant de Smalt Capital Nice : « Nous lançons un fonds de capital-investissement pour aider à la relance des PME »

L'armée dégaine 200 millions d'euros

Ce n'est pas l'artillerie lourde, mais une coquette somme quand même : le ministère des Armées vient de lancer un fonds d'investissement de 200 millions d'euros pour soutenir des entreprises technologiques innovantes.

Innovation : les start-up, TPE et PME mieux encadrées

La reprise de l'économie passera aussi par l'innovation. Mais comment inciter les plus petites entreprises à s'engager sur la voie de la recherche ? Par l'accompagnement, répond l'Institut national de la propriété industrielle. Il vient de lancer un programme dédié aux start-up et TPE-PME engagées dans des projets public-privé.
⏩ A lire : Les start-up et TPE-PME accompagnées par l'Inpi dans leurs collaborations public-privé

Ca roule pour Scania à Angers

La réorganisation en cours chez le fabricant de camions Scania profite à l'usine d'Angers. Le site français va augmenter sa production l'an prochain, et recruter en conséquence.
⏩ A lire : L'usine Scania pourrait créer 200 nouveaux emplois à Angers

3 décembre

📍 Des congés payés par l'Etat

L'Etat fait un geste sur les congés payés accumulés pendant les périodes de chômage partiel. Pour alléger cette charge financière qui pèse sur les entreprises, il va prendre à sa charge 10 jours de vacances. Une nouvelle aide "ponctuelle et non reconductible" aux multiples conditions, ciblée en priorité sur l'hôtellerie-restauration, l'événementiel et les salles de sport. Au-delà de cette mesure, le ministère du Travail invite ces secteurs à envisager une solution complémentaire : "le report de la cinquième semaine de congés payés (...) soit par application d’un accord de branche soit par un accord d’entreprise".

Agroalimentaire : les fournisseurs des restaurants haussent le ton

Les entreprises agroalimentaires qui fournissent les restaurants passeront-elles l'année ? 57 % subissent déjà une baisse d'activité de moitié, selon un sondage de l'Ania réalisé auprès de 400 d'entre elles, entre le 21 octobre et le 10 novembre. L'organisation professionnelle monte donc au créneau. Elle demande, "d’une part, des aides pour la valorisation des stocks des invendus via un crédit d’impôt, une défiscalisation des dons alimentaires et, d’autre part, un plan de relance spécifique".
⏩ A lire : Les fournisseurs des cafés, hôtels et restaurants des Hauts-de-France tapent du poing sur la table

Stations de ski : la justice entre en piste

La fermeture des remontées mécaniques sera-t-elle jugée hors-piste ? Le Conseil d'Etat va devoir trancher, après le dépôt d'un référé par la Région Auvergne Rhône-Alpes, trois départements (Savoie, Haute-Savoie, Isère), ainsi que l'association des maires de stations de montagne et des professionnels du secteur, dont Domaines Skiables de France. Ils estiment la mesure "disproportionnée [et] non-justifiée par les impératifs sanitaires".

PME et ETI font de la résistance

Les dirigeants de PME et ETI ne déposent pas les armes face au coronavirus. Ils sont 69 % à se dire "combatifs" (plutôt qu'"abattus") et autant à n'avoir jamais envisagé de jeter l'éponge depuis le début de la crise, selon une étude de Bpifrance Le Lab. C'est que, dans la tempête, ils ont découvert une botte secrète : leurs salariés. Les patrons interrogés sont ainsi 88 % à considérer que leurs collaborateurs les ont aidés à traverser la crise et que leur soutien serait "encore décisif demain".

Des outils pour mieux télétravailler

Le télétravail en pratique. L'Anact vient de publier plusieurs outils à destination des employeurs et des salariés. Objectif : que chacun améliore ses pratiques, pour mieux vivre cette période d'activité à distance qui s'impose à tous depuis un mois.

2 décembre

📍 Les dégâts économiques du reconfinement se précisent

L'économie française finira l'année sur une mauvaise note. Après un été en forte croissance (+18,7 %), le PIB devrait reculer de 4,4 % au quatrième trimestre, selon le dernier point de conjoncture de l'Insee. Sur l'ensemble de l'année, la récession devrait s'établir à -9,1 %. L'impact du reconfinement, lui, devrait se prolonger en décembre.

Le succès fou du fonds de solidarité

La ruée sur le fonds de solidarité pulvérise les prévisions du gouvernement. Au titre du mois d'octobre, 380 000 entreprises se sont partagées 920 millions d'euros, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Soit 40 % de plus que l'enveloppe initialement prévue par Bercy (660 M€).

Restauration : le dilemme des assureurs

Le ministre de l'Economie propose un marché aux assureurs : soit ils font un « geste supplémentaire » en faveur de l'hôtellerie-restauration (en l'occurrence, et a minima, il s'agirait de « [geler] les primes d'assurance »), soit ils devront se soumettre à un nouveau prélèvement d'1,2 milliard d'euros, déjà voté par le Sénat. Sur LCI hier soir, Bruno Le Maire s'est dit prêt en effet à faire définitivement adopter cette taxation, si les compagnies ne donnent pas suite à sa proposition d'ici lundi prochain.

Chômage partiel : les droits à la retraite maintenus

Les périodes de chômage partiel compteront bel et bien dans le calcul de la retraite. Mais pour valider un trimestre dans le régime général, il faudra avoir été indemnisé au moins 220 heures entre le 1er mars et le 31 décembre 2020, précise un décret paru au Journal officiel. Le texte limite également à quatre le nombre maximal de trimestres qu'il est possible d'obtenir avec cette formule.

Des ressources pour l'ESS

C'est la saison des calendriers au gouvernement. Après avoir publié, hier, l'échéancier prévisionnel des appels à projets du plan de relance pour l'industrie, Bercy répertorie ceux réservés à l'économie sociale et solidaire sur une nouvelle page. Quatre sont déjà ouverts, onze autres devraient suivre dans les prochains mois. A noter, par ailleurs, que les acteurs de l'ESS bénéficient également, depuis peu, d'un guide pratique des aides publiques à leur attention et d'une adresse courriel directe au ministère de l'Economie.

Export : la belle année (2019) des TPE-PME

En 2019, et donc avant la crise du coronavirus, les TPE-PME regardaient vers l'étranger. Le nombre d'exportatrices parmi elles avait augmenté de 3,7 %, selon une étude de Team France Export.

1er décembre

📍 L'espoir des vaccins et les défis de la crise

La santé de l'économie dépend aussi des vaccins. Ce sont eux qui donnent désormais à l'OCDE "l’espoir d’une reprise plus rapide". Mais l'organisation reste prudente dans ses dernières projections, avec une croissance mondiale de 4,2 % en 2021, inférieure à ce qu'elle avait prévu mi-septembre (-0,8 point).
En France, la récession resterait l'une des plus fortes d'Europe en 2020 (-9,1 %, +0,4 point) et le rebond de l'an prochain serait un peu plus solide (+6 %, +0,2 point). Mais le retour à la normale n'est pas prévu avant la fin 2022. L'endettement des entreprises, l'envolée du chômage et la fragilisation durable de certains secteurs (transport de voyageurs, tourisme et activités culturelles) inquiètent l'OCDE. D'où son appel à maintenir des aides ciblées sur les activités les plus touchées et à développer la formation des travailleurs.

Nouveau mois de report pour les charges sociales

Les mois se suivent et les reports de cotisations sociales se ressemblent. L'Acoss autorise les entreprises, indépendants et autoentrepreneurs à décaler leurs échéances de décembre.
La caisse nationale des Urssaf en a profité pour tirer un premier bilan de cette année de décalage d'échéances tous azimuts. A la fin du mois de novembre, 70 % des entreprises lui devaient ainsi encore 10,25 milliards d'euros de cotisations (sur un total de 23 Md€ reportés depuis le début de la crise).

Relance (1) : la prime à l'embauche, version VIE

Face à la crise, le gouvernement multiplie les primes à l'embauche. Après les jeunes et les apprentis, les personnes handicapées, puis les emplois francs, c'est au tour des volontaires internationaux en entreprise d'en profiter. Ces "chèques relance VIE" de 5 000 euros sont accessibles depuis aujourd'hui. Ils visent en particulier les PME et ETI.

Relance (2) : à vos agendas !

En cette période du calendrier de l'Avent, le gouvernement publie son calendrier de la relance. Le document fournit les dates d'une quarantaine de programmes publics et d'appels à projets (comme ceux sur la décarbonation, la relocalisation ou l'hydrogène), sur la période 2020-2022.

Relance (3) : 520 projets industriels subventionnés

L'industrie joue le jeu de la relance. En trois mois, 520 projets de modernisation ou de (re)localisation ont obtenu près de 500 millions d’euros de subventions (sur les 600 M€ mis à leur disposition), selon le dernier bilan communiqué par Bercy. Au total, l'Etat a reçu plus de 3 500 dossiers, au cours de sa première vague d'appels à projets (la deuxième est déjà lancée). Autrement dit, « plus de 10 % des entreprises [industrielles] aujourd'hui sont porteuses d'investissement », s'est félicitée la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Un marché public contre la précarité alimentaire

"On compte sur vous", disent les Restos du Coeur tous les ans. Un message désormais relayé par l'Etat : il vient de lancer un appel d'offres pour approvisionner en denrées alimentaires quatre associations caritatives (dont l'association de Coluche).

Commerce : la "peur" des manifestations

Les commerçants ne baissent pas la garde. Après avoir obtenu la levée des fermetures administratives, ils veulent éviter d'être les victimes collatérales des mouvements sociaux. Cinq organisations professionnelles plaident pour l'instauration de "zones commerciales protégées", par lesquelles plus aucune manifestation ne passerait.

La facturation électronique pour tous

Les entreprises bientôt contraintes de passer à la facture électronique. Le gouvernement veut la rendre obligatoire dans les relations entre pairs à partir de 2023. La mesure serait étendue de manière progressive sur deux ans (soit une application en 2025 pour les TPE-PME). L'exécutif promet d'ouvrir une concertation dès l'année prochaine pour arrêter les détails de cette réforme. Cette dématérialisation est déjà à l'oeuvre dans les marchés publics.

Congé paternité : les hommes voient double

Les papas vont pouvoir pouponner. Définitivement adopté hier au Parlement, le budget 2021 de la Sécurité sociale valide le doublement du "congé paternité et d'accueil de l'enfant", promis par le président de la République Emmanuel Macron. Mais nombre d'entreprises n'ont pas attendu la loi pour s'engager sur cette voie.
⏩ A lire : Ces dirigeants qui ont devancé la nouvelle loi sur le congé paternité

30 novembre

📍 Les stations de ski ne déchaussent pas

Après les commerces, au tour des stations de ski de batailler avec le gouvernement sur leur réouverture. Les professionnels de la montagne, contraints de fermer leurs remontées mécaniques et équipements collectifs pendant les Fêtes, ont été entendus, ce matin, par le Premier ministre Jean Castex. Mais ils n'ont obtenu de cette réunion qu'un autre rendez-vous, fixé au 11 décembre, et la promesse de nouvelles aides ciblées. Il est question notamment d'indemniser les sociétés de remontées mécaniques, les missions de sécurisation des pistes et le chômage partiel des saisonniers, ou encore d'attribuer le fonds de solidarité sur un critère territorial plutôt que sectoriel. Déçu, le secteur prépare la riposte : l'ANMSM (association de maires) et Domaines skiables de France appellent à la mobilisation, tandis qu'une pétition circule déjà pour autoriser le ski à Noël.

L'annus horribilis de l'hôtellerie française

Une saison en enfer pour les hôtels. Entre avril et septembre, leur fréquentation a été divisée par plus de deux, selon l’Insee. L'afflux relatif des clients français dans les établissements n'aura jamais suffi à compenser l'absence majeure des touristes étrangers.

Quels financements pour l'hôtellerie-restauration ?

L'ajustement du fonds de solidarité (voir ci-après) est intervenu à la suite d'une réunion entre le gouvernement et les professionnels de l'hébergement-restauration. L'occasion pour Bercy d'assurer au secteur qu'il pourrait accéder à d'autres dispositifs mis en place depuis le début de la crise, en particulier des avances remboursables ou des prêts directs de l'Etat.

Aide aux indépendants : clôture des dossiers aujourd'hui

Artisans, commerçants et libéraux, il ne vous reste plus que quelques heures pour demander l'aide exceptionnelle du CPSTI. A l'origine de ce coup de pouce de 1 000 euros (500 €, pour un autoentrepreneur), le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants n'acceptera plus les dossiers transmis après minuit.

Fonds de solidarité (1) : prochaine ouverture

Le calendrier du fonds de solidarité s'accélère. Les demandes d'aide au titre du mois de novembre seront ouvertes dès vendredi sur impots.gouv.fr. Les entreprises concernées auront jusqu'au 31 janvier pour déposer leur dossier. Pour octobre, le formulaire n'avait été mis en ligne que le 20 novembre.
A noter le cas particulier des discothèques : elles ne pourront pas prétendre à plus de 1 500 euros maximum, mais cette somme viendra s'ajouter à l'aide spéciale, mise en place cet été, pour couvrir leurs charges fixes.

Fonds de solidarité (2) : nouveaux ajustements

L'affinage continue pour la nouvelle indemnisation en chiffre d'affaires du fonds de solidarité. Au cours du week-end, le plafond a été doublé (200 000 euros) et la base de calcul précisée (CA mensuel moyen de 2019 ou celui de décembre dernier) par le ministère de l'Economie.

French Tech : 82 projets locaux financés

Le "Community Fund" de la French Tech a trouvé ses lauréats. La deuxième édition de ce programme d'appui aux écosystèmes de start-up a retenu 82 projets. Ils se partageront les 3 millions d'euros promis. Les actions en faveur de la diversité représentent près de la moitié des actions soutenues (soit 40, précisément), devant l'attractivité française (29) et la responsabilité sociale et environnementale (13).

27 novembre

📍 Veillée d'armes dans les commerces

Demain matin, ils rouvrent ! Les commerces "non-essentiels" seront les principaux bénéficiaires du passage de la France en "confinement adapté", comme l'a qualifié Emmanuel Macron mardi soir. Condition indispensable à cette reprise d'activité : le respect d'un nouveau protocole sanitaire renforcé et de sa jauge de 8 m² par personne (ou par foyer). Qu'importe pour des professionnels au milieu du gué : fermés depuis quatre semaines, il leur en reste autant avant Noël pour tenter de limiter la casse. Plusieurs préfectures ont justement pris des arrêtés pour les autoriser à travailler également le dimanche.

Les ménages boostent la reprise, mais...

On continue avec les bonnes nouvelles ? Alors en voici deux. La croissance au troisième trimestre a été plus forte qu'annoncé initialement par l'Insee : +18,7 % (mais toujours en repli de 3,9 % sur un an). Une révision à la hausse de 0,4 point, portée par des ménages plus dépensiers. Cela tombe bien, en octobre, ils n'ont pas faibli : leur consommation en biens a rebondi de 3,7 % en un mois et s'affiche même en croissance de 2,7 % par rapport à 2019. Problème : la confiance des Français s'est effritée de 4 points en novembre, à son plus bas niveau depuis près de deux ans.

Fonds de solidarité : on récapitule

C'est devenu une habitude : à chaque étape de la crise sanitaire, le fonds de solidarité évolue. Deux jours après l'annonce de sa création, la nouvelle formule d’indemnisation, calculée en pourcentage de chiffre d'affaires, a été étendue, sous conditions, à l'ensemble des acteurs du tourisme, du sport et de la culture.

Relance (1) : les victimes de la crise laissées en plan ?

A chacun son plan. Si les aides d'urgence de l'Etat sont bien allées aux entreprises les plus durement touchées par la crise du Covid-19, les mesures de relance, en revanche, risquent fort de leur passer sous le nez. C'est la conclusion d'une étude menée par l’Institut des politiques publiques et le Centre pour la recherche économique et ses applications. Ces travaux s'intéressent plus particulièrement à la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production en 2021. Un geste fiscal aux bénéfices encore incertains, si ce n'est limité.
⏩ A lire : Le plan de relance n'aidera pas les entreprises les plus fragilisées par le coronavirus

Relance (2) : le nucléaire intègre les secteurs stratégiques

L'Etat officialise son soutien au nucléaire dans le cadre de la relance. Les entreprises de la filière peuvent, dès à présent, participer à l'appel à projets sur la relocalisation des secteurs industriels stratégiques, a confirmé Bercy aujourd'hui. Au total, 470 millions d'euros seront consacrés, d'ici 2022, aux acteurs de l'atome, que ce soit à travers la création d'un fonds d'investissement ou le financement de projets variés, sur les compétences, la R&D (notamment autour de la problématique des déchets), la conception de petites centrales et la reconversion de Fessenheim.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Les pistes des stations de ski pour passer l'hiver

Le monde de la montagne évolue dans le brouillard. La semaine a vu s'envoler leurs espoirs d'ouverture pour les vacances de Noël. Le coup de grâce est venu du Premier ministre, hier : « Toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public. ». Une décision difficile à accepter pour les professionnels, partagés entre agacement et résignation.
⏩ A lire : La colère sourde des professionnels de la montagne, dans les Alpes, et la combativité d'Alexandre Maulin, le président de Domaines Skiables de France

L'hôtellerie-restauration prend de l'assurance

Pas de réconciliation en vue entre l'hôtellerie-restauration et les assureurs. Les premiers viennent de mettre au point leur propre police. Et les seconds proposent, à l'avenir, un régime pandémie fondé sur le versement d'un "capital résilience", plutôt que l'indemnisation des pertes d'exploitation sans dommages.

Le bonus-malus sur les contrats courts en sursis

La réforme de l'assurance chômage n'est plus seulement suspendue jusqu'au 1er avril à cause de l'épidémie de Covid-19. Elle est aussi en partie annulée par le Conseil d'Etat. Deux dispositions ont été retoquées cette semaine, dont le bonus-malus appliqué aux entreprises qui abusent des contrats courts... mais il ne s'agit que d'une question de forme (un arrêté aurait dû être pris, plutôt qu'un décret). En revanche, la refonte du salaire journalier de référence, nécessaire au calcul des allocations, est considérée, elle, comme inégalitaire. Le ministère du Travail promet de corriger le tir, dans le cadre des discussions en cours avec les partenaires sociaux.

26 novembre

📍 Un accord sur le télétravail proche d’aboutir

Les négociations sont presque terminées. Les discussions autour de l’accord national interprofessionnel sur le télétravail sont en bonne voie. Quatre organisations syndicales (CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC) ont rendu un avis favorable. Seule la CGT a quitté les négociations, sans exprimer de position. Les organisations syndicales doivent encore entériner le texte en interne – mais il a déjà été validé à la CFDT - avant d’officiellement le signer, d’ici à la fin de l’année. Même si la CGT faisait défection, cet accord pourrait être entériné. 

Le gouvernement précise les modalités du déconfinement 

Après le cap fixé par Emmanuel Macron ce mardi, le gouvernement précise les modalités du déconfinement. Les stations de ski pourront rouvrir, mais pas leurs remontées mécaniques ; les agences immobilières pourront reprendre du service ; les commerces devront s'astreindre à des règles strictes...
⏩ A lire : Les mesures, annoncées par le gouvernement, pour les entreprises, en vue de ce deuxième déconfinement

900 € par mois pour les travailleurs précaires

« Une aide exceptionnelle » pour les saisonniers et intermittents vient d’être annoncée par le gouvernement. Elle permettra « de bénéficier d’une garantie de revenu minimum de 900 € par mois, sur les mois de novembre, décembre, janvier et février » expose la ministre du travail, Elisabeth Borne. L'aide s'adresse précisément « à ceux qui ont travaillé plus de 60 % du temps au cours de l'année 2019, mais qui n'ont pas pu travailler suffisamment en 2020 pour recharger leurs droits, du fait de la crise », ajoute-t-elle. Jean Castex évoque « des personnes inscrites à Pôle Emploi et qui ont vu cette année leurs revenus baisser drastiquement ». La ministre donne l'exemple d'un extra de la restauration exerçant dans une zone touristique : « Avec la crise du Covid, il a travaillé beaucoup moins que l'an dernier. Et n’a plus droit à l'allocation chômage depuis octobre. Il percevra désormais 900 € mensuels, pendant 4 mois ». Cette mesure bénéficiera « à près de 400 000 travailleurs précaires, dont 70 000 jeunes », extras de la restauration, de l’événementiel, mais aussi certains intérimaires.

Le nombre de plans sociaux explose

Près de 80% d’augmentation. Le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) poursuivent leur hausse. Selon les statistiques de la Dares (ministère du Travail), 657 PSE ont été initiés par les entreprises depuis le mois de mars. Sur la même période l’an passé, on n'en dénombrait que 369. Cette année, les PSE pourraient générer plus de 67 000 ruptures de contrat de travail.

Agroalimentaire : boulimie d'investissement chez Herta

Herta ne manque pas d'appétit ni d'ambition pour ses usines françaises. L'entreprise de charcuterie industrielle compte y investir près de 85 millions d'euros en deux ans. L'essentiel de cette enveloppe ira vers ses sites de Saint-Pol-sur-Ternoise (57 M€), dans le Pas-de-Calais, et d’Illkirch-Graffenstaden (25 M€), dans le Bas-Rhin. La plateforme logistique de Lozanne (Rhône) sera par ailleurs modernisée pour 1,2 million d'euros.
⏩ A lire : Herta investit 58,5 millions d'euros dans les Hauts-de-France  et 25 millions d'euros pour moderniser son usine alsacienn

25 novembre

📍 La nouvelle option du fonds de solidarité

C'est la seule nouveauté annoncée hier par Emmanuel Macron, en matière d'aides d'urgence : une indemnisation représentant 20 % du chiffre d'affaires, pour les entreprises maintenues fermées en décembre (restaurants, bars, salles de sport, discothèques...). Bercy a apporté d'utiles précisions sur le fonctionnement de cette nouvelle option, intégrée au fonds de solidarité, et aux allures de prise en charge des pertes d'exploitation des entreprises par la collectivité. Plusieurs organisations patronales appellent déjà à son extension aux secteurs ouverts mais dépendants de ceux qui sont à l'arrêt.

Réouverture des commerces : avec quel protocole ?

La réouverture des commerces dès samedi est conditionnée à l'application d'un protocole sanitaire renforcé. Négocié la semaine dernière, il n'a toujours pas été officialisé. Mais le ministre de l'Economie Bruno Le Maire en a donné les grandes lignes, sur France Inter : « La règle, ce sera une personne (ou un foyer, NDLR) pour 8 m2 dans tous les commerces », sans compter le personnel du magasin. S'y ajoutera, pour les grandes surfaces, une « obligation de contrôle, à l'entrée », et de vérification, à l'intérieur du magasin, de la jauge indiquée.
Par ailleurs, Bruno Le Maire s'est dit « favorable à l'ouverture des commerces les quatre dimanches avant Noël ».

Les (autres) zones d'ombre du déconfinement

« Tous les commerces pourront rouvrir » le 28 novembre, a assuré le président de la République, hier soir. Sauf que plusieurs activités restent dans le flou. C'est le cas des agences immobilières et des auto-écoles. Une décision était censée être prise aujourd'hui, mais elle n'était toujours pas connue à 18h.
Les stations de sports d'hiver, elles, sont complètement déboussolées. Le gouvernement leur avait promis une réponse sous dix jours, quant à leur éventuelle ouverture en décembre. Une hypothèse jugée « impossible » par Emmanuel Macron. Dans "l'incompréhension", le Syndicat des moniteurs de ski a demandé la "révision de cette décision". Les entreprises du secteur aussi sont perplexes.
⏩ A lire : Le PDG de Labellemontagne « sidéré » par la fermeture des stations pendant les Fêtes

Télétravail prolongé en 2021 ?

Le télétravail, « quand cela est possible », restera de rigueur au moins jusqu'au 15 décembre, a indiqué Emmanuel Macron hier soir... et peut-être même au-delà, complète le président du Medef, ce matin. « On réfléchit [avec les syndicats, NDLR] à une deuxième phase qui ne soit pas le 100 % de télétravail, mais quelques jours par semaine obligatoires », a indiqué Geoffroy Roux de Bezieux sur BFMTV. Ce « télétravail amendé » pourrait durer « quelques mois ». En attendant, les partenaires sociaux ne se sont toujours pas entendus sur un nouvel accord national interprofessionnel pour encadrer cette pratique.

Lent reflux du chômage...

Le chômage continue de se dégonfler tout doucement. En octobre, à l'aube du reconfinement, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi sans aucune activité a reculé pour le sixième mois consécutif (-1,6 %). La catégorie A, comme on l'appelle, se situe désormais à son niveau de mars. Mais, dans le même temps, les personnes ayant un peu travaillé (catégories B et C) sont légèrement plus nombreuses (+0,9 %, après -1,7 % en septembre).

... mais remontée du chômage partiel

Avant même le reconfinement, l'activité partielle reprenait déjà de la vigueur. Quelque 1,6 million de salariés risquent d'être placés sous ce régime en octobre, selon une estimation de la Dares (ministère du Travail). Soit 23 % de plus qu'en septembre.

Industrie : pas de vague de relocalisations en vue

L'heure n'est pas à la relocalisation pour les industriels français. Ils sont une toute petite minorité à s'en préoccuper, d'après une étude OpinionWay pour Randstad Inhouse. Et une majorité à s'inquiéter des conséquences de la pandémie sur leur chiffre d'affaires.

Le vaccin de Moderna produit en Indre-et-Loire

A défaut d'avoir été conçus en France, les vaccins contre le Covid-19 y seront au moins fabriqués. Le suédois Recipharm et la firme américaine Moderna ont signé une lettre d'intention, afin que le premier puisse produire la solution du second dans son usine de Monts (Indre-et-Loire). La semaine dernière, Delpharm avait, de son côté, conclu un accord avec Pfizer et BioNTech.

Habillement : Kidiliz en morceaux

Le groupe Kidiliz (marques Catimini, Z, Chipie...) ne sera bientôt plus. En liquidation judiciaire, il va être démantelé et ses actifs répartis entre sept repreneurs. Le coût social de l'opération sera très lourd : en comptant uniquement les CDI, ce sont environ 900 personnes qui vont être licenciées. Même le site historique de l'entreprise, dans la Loire, va disparaître.

Brest, vigie de la cybersécurité maritime

Personne n'est à l'abri des attaques informatiques, pas même le monde de la mer. Pour l'aider à affronter la menace, l'association France Cyber Maritime vient de voir le jour à Brest. Elle devrait ouvrir la voie à la création d'un futur centre national de coordination sur le sujet.

24 novembre

📍 Après le re-confinement, place au "confinement adapté"

A quoi ressemblera le mois de décembre ? Emmanuel Macron a présenté la prochaine étape du confinement d'automne, lors d'une nouvelle allocution à 20h. Les commerces auront le droit de rouvrir dès samedi, le monde de la culture à partir du 15 décembre, si la situation sanitaire le permet (moins de 5 000 contaminations et 3 000 personnes en réanimation par jour). Le confinement serait alors remplacé par un couvre-feu de 21h à 7h. Douche froide pour les restaurants et les salles de sport, contraints d'attendre le 20 janvier avant une éventuelle reprise d'activité. Les stations de ski aussi pourraient devoir patienter jusqu'au début d'année - mais la décision définitive n'est pas encore prise. Quant aux bars et discothèques, ils n'ont tout simplement obtenu ni date ni perspective. Enfin, les entreprises fermées se verront proposer une indemnisation de 20 % de leur chiffre d'affaires, à moins que le fonds de solidarité à 10 000 euros ne leur soit plus favorable.

Les patrons broient du noir

Quelle qu'en soit l'issue, le reconfinement a déjà porté un rude coup au moral des chefs d'entreprise. En novembre, le climat des affaires a dégringolé de 11 points en un mois, pour retomber à son niveau de juin, selon l'enquête mensuelle de l'Insee, effectuée du 28 octobre au 19 novembre. Cette "vague de pessimisme" a particulièrement submergé le commerce de détail (-23 points) et les services (-12 points).

Les délais de paiement en hausse sur 2020...

Les factures ont eu tendance à traîner plus que de coutume en 2020. Les délais de paiement étaient 3 jours plus longs en septembre qu'avant le confinement, d'après une étude menée par KPMG et Sidetrade.

... la trésorerie des entreprises en crise sur 2021

Les entreprises françaises sont loin d'être sorties d'affaire. A court de liquidités et avec des marges en berne, elles pourraient subir de plein fouet une "crise de trésorerie" en 2021, s'inquiète Euler Hermes dans une nouvelle étude. L'Hexagone y apparaît comme le pays le plus durement touché de la zone euro. Mais l'Etat peut encore éviter le pire, selon l'assureur crédit.

Aéronautique : l'Occitanie au chevet de ses PME

L'Occitanie vole au secours de sa filière aéronautique. La Région dégaine un fonds de 50 millions d'euros à destination des PME et ETI du secteur. Autre initiative : l'ouverture, en 2024, d'un technocampus de l'hydrogène vert appliqué à l'aviation.
⏩ A lire : En Occitanie, un fonds de 50 millions d'euros pour aider les PME de l'aéronautique à passer la crise

Vers un dégraissage chez Total

Par les temps qui courent, les grands groupes seraient-ils tentés d'alléger leur masse salariale ? Après Danone hier, c'est au tour de Total d'envisager une baisse de ses effectifs, sous forme d'un plan de départs volontaires. La CGT évoque 700 postes supprimés, mais le groupe pétrolier ne donne "pas encore de chiffre, puisque la négociation ne fait que commencer".

Le coup de barre de Mars

Les planètes ne sont plus alignées pour Mars Wrigley. Confronté à une "décroissance continue depuis 2016" de la consommation, le fabricant américain de confiseries veut se défaire de 216 emplois en France.
⏩ A lire : Le groupe Mars supprime plus de 200 postes en France, dont quarante en Alsace

Apprentissage : prise en charge maintenue des contrats

Pas d'austérité pour les CFA. Le ministère du Travail a promis que le niveau de prise en charge des contrats d'apprentissage "ne [baisserait] pas à la rentrée 2021". Le risque était réel : la bonne dynamique de cette voie de formation en 2019, doublée à la crise du coronavirus en 2020, a mis sous pression les comptes de France Compétences, l'organisme public en charge du financement et de la régulation du système.

Télétravail : les partenaires sociaux en prolongations

Le dialogue social bute sur le télétravail. Patronat et syndicats se retrouvent aujourd'hui pour tenter d'aboutir à un nouvel accord interprofessionnel sur le sujet. Les négociations auraient dû s'achever hier, mais de nombreux désaccords demeurent entre partenaires sociaux. Le premier d'entre eux porte sur le caractère contraignant, ou non, des règles édictées. Mais même sur le fond, la CFE-CGC considérait, hier soir, qu'« il n'y [avait] pas de base minimale » à un accord...

23 novembre

📍 Télétravail : la der des ders ?

En principe, c'est la dernière. Les partenaires sociaux se retrouvent aujourd'hui pour une ultime réunion de négociation sur le télétravail. Objectif : parvenir à un nouvel accord national interprofessionnel (ANI), le précédent datant de 2005. Problème : de nombreux points de friction demeurent entre syndicats et patronat. Début novembre, en raison du reconfinement, les parties s'étaient engagées sur un calendrier de discussions, plus serré que prévu, de quatre rendez-vous en moins d'un mois. Mais l'un d'eux a été annulé entre-temps.

Ruée sur le fonds de solidarité

En trois jours, quelque 186 000 entreprises ont déjà sollicité l'aide du fonds de solidarité pour le mois d'octobre, selon Bercy. Et les trois quarts d'entre elles auraient déjà perçu leur argent, soit 366 millions d'euros versés, affirme le ministère de l'Economie. Ouverte depuis vendredi et jusqu'au 31 décembre, la procédure de demande s'effectue en ligne.

Automobile : les services aussi sont à la peine

Dans la famille automobile, il n'y a pas que l'industrie qui souffre. Le reconfinement met aussi les services à l'épreuve, comme en témoigne un baromètre du CNPA, réalisé auprès de 2 000 entreprises. Distributeurs, garagistes, loueurs... aucun de ces métiers n'est épargné par le ralentissement de l'activité économique.

Danone se met au régime

La crise du coronavirus oblige Danone à revoir de fond en comble son organisation. Le groupe agroalimentaire va supprimer 1 500 à 2 000 postes à travers le monde, dont 400 à 500 en France. Les centres de décision et "fonctions centrales" sont les principaux concernés par ce "plan d'adaptation". Il vise à réaliser 1 milliard d'euros d'économies d'ici à 2023, par le biais d'une restructuration de l'activité par zones géographiques, plutôt que par catégories de produits.

Winfarm pousse en Bourse

2020 ne sera pas une année à oublier pour tout le monde. Avec une croissance attendue de son chiffre d'affaires de plus de 10 %, le breton Winfarm se lance en Bourse. Notre rédaction des Côtes-d'Armor vous raconte les secrets de ce distributeur de fournitures agricoles, à base de service et de « bon sens paysan ».
⏩ A lire : Winfarm part à la conquête des agriculteurs européens avec Vital Concept

Les entreprises font des cachotteries

L'heure n'est pas à la transparence dans les entreprises. Selon Infolegale, elles publient de moins en moins leurs comptes annuels et, quand elles le font, demandent de plus en plus la confidentialité. Et, en la matière, chaque région a sa spécialité...

Vers une nouvelle législation anti-pollueurs

L'arsenal juridique contre la pollution bientôt renforcé. Le gouvernement entend créer deux nouveaux délits, l'écocide et la mise en danger de l'environnement, pour sévir contre les atteintes aux milieux naturels, qu'elles soient intentionnelles ou non.

21 novembre

📍 Chômage partiel : règles spécifiques pour les services à la personne

Le chômage partiel s'adapte aux salariés des particuliers employeurs. Un dispositif spécial, géré par les centres Cesu et Pajemploi, sera ouvert, à compter du 10 décembre, aux travailleurs qui exercent une activité interdite pour cause d'épidémie ou qui sont considérés vulnérables face au virus. Il doit alors toucher au moins 80 % de son salaire net et les Urssaf rembourser à l'employeur 65 % de ce qui était prévu sur les heures concernées.

20 novembre

📍 Commerce (1) : le suspense continue

Rouvrira, rouvrira pas ? Les commerces ne le sauront que la semaine prochaine. Seule avancée du jour : le décalage d'une semaine du Black Friday, "sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là" - comprendre avant le 4 décembre, a précisé Bercy. Le ministère dit avoir obtenu l'accord des représentants de la grande distribution et du commerce, physique et numérique, sur le sujet.
En parallèle, un protocole sanitaire renforcé a été présenté, ce matin, aux acteurs économiques. Il devrait à présent passer entre les mains des autorités scientifiques pour validation. Ce sera l'une des deux conditions, avec l'amélioration des indicateurs sanitaires, pour envisager une levée des restrictions « autour du 1er décembre », s'est contenté de déclarer le Premier ministre Jean Castex, en visite dans le Finistère. La décision devrait venir du président de la République Emmanuel Macron, lors d'une allocution à venir mardi soir, selon plusieurs médias.

Commerce (2) : le coût des fermetures

En plein débat sur la réouverture des commerces, un chiffre permet d'éclairer l'ampleur ce qui se joue : 10,8 milliards d'euros, c'est la somme que le secteur pourrait perdre, si les fermetures actuelles couraient jusqu'à fin décembre, selon Euler Hermes. La casse pourrait être réduite à 4,4 milliards, en cas de reprise d'activité au début du mois prochain. Mais pour l'assureur-crédit, l'insolvabilité et la consolidation menacent le commerce à terme, d'autant qu'il ne s'était pas remis complètement du premier confinement, avec des ventes inférieures en moyenne de 10 % par rapport à l'an dernier, entre janvier et septembre.

Coup d'envoi du fonds de solidarité d'octobre

L'aide du fonds de solidarité pour le mois d'octobre est désormais ouverte. Les indépendants, TPE et PME de moins de 50 salariés peuvent prétendre à des aides maximales de 1 500 ou 10 000 euros, en fonction de leur situation.

Les administrateurs judiciaires refont leur numéro

Les administrateurs et mandataires judiciaires reprennent la ligne. Leur Conseil national relance le numéro vert, mis en place au printemps, pour aider les entreprises fragilisées par la crise du coronavirus et le confinement. Cette initiative s'ajoute aux services d'assistance téléphonique récemment mis en place par le ministère de l'Economie et la Banque des territoires.

Le marché du travail, avant et pendant les confinements

Les recrutements reprenaient un peu de vigueur à la veille du reconfinement... En octobre, les embauches de plus de trente jours (hors intérim) ont progressé de 2,3 % en un mois - après avoir tout de même essuyé une chute de 8,5 % en septembre. Sur un an, l'évolution reste négative (-2,5 %), en raison de la lourde chute des CDI (-12,5 %, contre +7,3 % pour les CDD).
En novembre, le confinement pourrait bien venir perturber encore un peu plus le marché du travail. A l'image de ce qui s'est passé au printemps : une récente étude jette une lumière crue sur l'effondrement des embauches et fins de contrat au deuxième trimestre, littéralement brisées par les mesures sanitaires.
⏩ A lire : Comment le premier confinement a déréglé le marché du travail

Confinement renforcé dans le Bas-Rhin

Comme à Paris début novembre, six communes du Bas-Rhin se voient appliquer un couvre-feu partiel à partir de ce soir et jusqu'au 1er décembre inclus. A Schiltigheim, Bischheim, Lingolsheim, Illkirch-Graffenstaden, Hoenheim et Ostwald, les supérettes, bars et restaurants ne peuvent plus faire de vente à emporter le soir, de 22h à 6h, sur décision préfectorale. En revanche, le "drive" et les livraisons restent autorisés. L'achat d'alcool est également prohibé sur la même plage horaire.

19 novembre

📍 La CFE reportée à la demande

A chaque confinement, son report de charges. La cotisation foncière des entreprises pourra être repoussée de trois mois, a annoncé le ministère des Finances. L'échéance normale était jusqu'à présent fixée au 15 décembre.

Industrie (1) : la deuxième vague de la relance

L'Etat n'aura pas tardé à réactiver ses appels à projets en faveur de l'industrie. Clos le 17 novembre, ils sont déjà relancés et resteront ouverts jusqu'au 1er juin 2021. Sont concernées les entreprises de l'automobile, l'aéronautique, ainsi que celles relevant des cinq secteurs stratégiques à relocaliser, auxquels s'ajoute le nucléaire. Au total, et d'ici 2022, 1,1 milliard d'euros sont à prendre, mais un tiers de l'enveloppe a déjà été consommée (voir notamment les deux informations ci-après).

Industrie (2) : 31 projets de relocalisation subventionnés

Le soutien public à la relocalisation industrielle est en marche. Bercy a officialisé le nom des 31 premiers projets aidés à produire en France, au titre du plan de relance. L'Auvergne Rhône-Alpes en accueille 8, les Pays de la Loire 5 (parmi lesquels Lacroix Electronics et Affilogic), les Hauts-de-France 4 (dont Lesaffre)... et la Bretagne comme la Corse, aucun. Les entreprises sélectionnées ont promis d'investir 680 millions d'euros et l'Etat de les subventionner à hauteur de 140 millions. Selon le gouvernement, ces engagements devraient permettre de "conforter" 4 200 emplois et d'en créer environ 1 800 autres.
Cette annonce a en tout cas donné des ailes à InnovaFeed, l'un des lauréats. Ce producteur de protéines à base d'insectes en a profité pour révéler aujourd'hui une levée de fonds de 140 millions d'euros.
⏩ A lire : InnovaFeed lève 140 millions d'euros et démarre la production sur son site de Nesle

Industrie (3) : 52 lauréats de plus pour le fonds aéronautique

Le fonds de modernisation de l'aéronautique, lui, voit double. Pas moins de 52 projets supplémentaires vont être aidés, à hauteur de 47 millions d'euros. La Famat et onze autres entreprises des Pays de la Loire, sept d'Occitanie, deux de Moselle, ou encore Europ3D (Morbihan), figurent parmi les nouveaux lauréats. Au total, depuis deux mois, l'Etat a validé 107 dossiers et leur a apporté un soutien financier de 91 millions d'euros, sur un montant total investi par les entreprises de 250 millions. L'enveloppe prévue pour 2020 (soit 100 M€) est donc quasiment épuisée, mais 200 millions d'euros restent à distribuer d'ici 2022.

Renault, Vallourec, Technicolor : près de 3 000 emplois disparus

Avalanche d'annonces gouvernementales d'un côté, cascade de suppressions de postes de l'autre. La première partie du plan d'économies de Renault, présenté fin mai, a été validée par la majorité des syndicats. Il prévoit la disparition de 2 500 postes dans l'ingénierie et les fonctions tertiaires, par le biais de départs volontaires.
L'industriel Vallourec aussi fait le vide. Il prévoit de s'alléger de 1050 postes dans le monde, dont 350 en France. Principaux concernés : une usine de Seine-Maritime, appelée à fermer, et deux sites du Nord.
Enfin, l'heure n'est pas à la relocalisation chez Technicolor. Positionnée sur les technologies de la maison connectée, l'usine rennaise du groupe va supprimer 102 emplois. Les syndicats dénoncent une "délocalisation massive" vers l'Inde.

Delpharm, premier sur le vaccin de Pfizer

Un gros coup pour Delpharm. L'entreprise est la première en France à avoir conclu un accord avec Pfizer et BioNTech pour produire dans l'Hexagone leur vaccin contre le Covid-19.

Le plan jeunes a son site web

Le plan du gouvernement pour l'emploi des jeunes passe en numérique. Sur le site officiel lancé aujourd'hui, les employeurs peuvent déposer une offre d'emploi, s'inscrire à un événement de recrutement, s'informer sur les aides à leur disposition ou valoriser leurs actions par le biais du programme "Les entreprises s’engagent". Au 1er novembre, l'Etat avait reçu près de 80 000 demandes pour l'aide à l'embauche en apprentissage et plus de 67 000 pour celle réservée aux recrutements en CDI ou CDD de plus de trois mois.

L'usure psychologique des salariés

Après plusieurs mois de crise, les salariés français commencent à flancher, alertent deux études publiées cette semaine. Il y a d'abord leur niveau de stress, dopé par la première vague épidémique, selon 48 % des 1 520 personnes interrogées en juillet pour le baromètre Cegos du climat social. Il y a aussi la détresse psychologique, mesurée en octobre par OpinionWay et Empreinte Humaine. Elle serait en forte hausse par rapport au printemps, notamment chez les managers.

Commerce : Black Friday contre réouverture

Vers un accord donnant-donnant ? Au terme d'une réunion sur le report éventuel du Black Friday, le gouvernement et les acteurs de la grande distribution et de l'e-commerce se sont donnés 24 heures pour étudier la "possibilité" de décaler d'une semaine cette opération commerciale, "sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là". Réponse attendue demain, à partir 15h.

18 novembre

📍 Reconfinement : l'économie limite (un peu) la casse...

Le confinement de l'automne sera moins coûteux qu'au printemps, selon le dernier point de conjoncture de l'Insee. L'activité replongerait à 13 % sous son niveau d'avant-crise. Un recul près de trois fois moins important qu'en avril, car l'économie s'accommoderait un peu mieux de ces contraintes, explique l'institut.

... pas les commerces

Le reconfinement porte déjà un rude coup aux magasins. "Malgré un fort développement des achats en ligne", leur chiffre d'affaires aurait plongé de 80 % sur les quinze premiers jours, selon l'Alliance du commerce et Procos, qui représentent 80 000 points de vente et 450 enseignes. Les deux organisations réclament, à leur tour, une réouverture dès le 27 novembre, mais aussi des aides supplémentaires (subvention des pertes d’exploitation, "financement des stocks garanti par l’Etat", extension du fonds de solidarité, etc.).
La eule annonce du jour, côté gouvernement, porte sur le Black Friday : le ministre de l'Economie va demander à la grande distribution et à l'e-commerce « d'examiner toutes les possibilités de décaler » cette opération, prévue le 27 novembre. Car elle « n’a pas de sens dans les circonstances actuelles », pour Bruno Le Maire.

Les ventes automobiles au point mort

Le marché automobile français accélère... en marche arrière. Le recul des ventes de voitures neuves s'est accru en octobre, pour atteindre -9,5 % sur un an (après -3 % en septembre). Au niveau de l'UE, la glissade est un peu moins prononcée (-7,8 %), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Le groupe PSA souffre (-6,6 %), Renault résiste (+0,2 %).

L'entrepreneuriat au sommet

Pendant ce temps-là, les créations d'entreprise continuent à faire fi de la crise et battent un nouveau record en octobre. Leur croissance est particulièrement impressionnante sur les trois derniers mois.

Aides aux entreprises : des ressources pour s'y retrouver

A chacun son initiative pour accompagner les entreprises vers le numérique. C'est au tour de la Banque des territoires de lancer un service d'assistance téléphonique pour les TPE et indépendants. Au bout du fil, des médiateurs les aideront, plus généralement, à s'y retrouver parmi toutes les mesures d'urgence existantes pour surmonter la crise.
Dans la même idée, le Sénat y va de son vade-mecum, répertoriant les contacts utiles aux entreprises, et propose des fiches pratiques sur les principaux dispositifs de soutien (à retrouver sur cette page, dans l'encadré intitulé "Covid-19 et aides aux entreprises : les infographies de la Délégation").

Rallonge de 400 millions d'euros pour le sport

Un second souffle pour le secteur sportif. L'Etat va réserver quelque 400 millions d'euros d'aides spécifiques aux mondes professionnel et amateur. La moitié de cette enveloppe servira à compenser les pertes de billetterie des clubs, fédérations et organisateurs d'événements.

Industrie : 305 millions d'euros de subventions distribuées

Fin du premier acte de la relance pour l’industrie. Les appels à projets pour la relocalisation, l’automobile et l’aéronautique, ont pris fin hier. L’occasion d’en dresser un premier bilan. Au 5 novembre, selon Bercy, l’Etat avait reçu 1 959 dossiers et en avait validé 325 (dont 70 % émanent de PME, 19 % d’ETI). Ces investissements, d’un montant total d’1,25 milliard d’euros, seront soutenus à hauteur de 305 millions par de l’argent public (173 M€ pour les fonds auto et aéro, 74 M€ pour les secteurs stratégiques à relocaliser, 58 M€ pour les Territoires d’industrie). De nouvelles vagues de subventions seront lancées en 2021 et 2022.
Exemple dans les Hauts-de-France, où neuf entreprises seront soutenues par le plan de relance pour investir

Télétravail : l'appel du CJD aux « sacrifices »

Non, le télétravail n'est pas la panacée pour les entreprises. Mais il faut s'y résoudre au nom de la lutte contre le Covid-19, insistent Emeric Oudin et Julien Leclercq. A la tête du Centre des jeunes dirigeants (CJD), ils considèrent que la crise sanitaire impose aux patrons d'accepter ce genre de « sacrifices managériaux ». Et rappellent que le travail à distance peut aussi être « une formidable opportunité pour les entreprises de se réinventer ».
⏩ A lire : Le CJD veut « en finir avec l’opposition entre télétravail et santé économique »

17 novembre

📍 Réouverture des commerces : la pression monte

"Ouvrir ou nous faire mourir, nous vous demandons de choisir". Le Conseil du commerce de France (CDCF) exige, dans une lettre ouverte au président de la République, le déconfinement de tous les magasins dès le 27 novembre, plutôt qu'au 1er décembre. Une décision sera « prise courant de la semaine prochaine », a assuré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce matin, sur France 2. Elle ne concernera toutefois pas les bars et restaurants : eux devront attendre début décembre pour que les autorités leur donnent « des perspectives ». Mais déjà deux médias (France Info et Le Point) affirment que ces établissements resteront fermés jusqu'à la mi-janvier, au moins.

... mais les sapins ont le feu vert

Seule entorse au confinement, concédée aujourd'hui par le gouvernement : la vente de sapins de Noël sera possible à partir de vendredi, selon le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie sur RMC. Les supermarchés, magasins de bricolage, jardineries et fleuristes devraient être autorisés par décret à les écouler en extérieur, et sans en passer par une réservation en ligne préalable (le fameux "click-and-collect").

Les TPE-PME épaulées dans leur numérisation

En attendant, les commerces, comme toutes les TPE-PME, sont incitées à passer au numérique pour limiter les effets néfastes du confinement. Afin de les accompagner dans cette démarche, deux initiatives ont vu le jour, à la faveur de rapprochements parfois étonnants. La CPME s'est ainsi alliée à Facebook pour mettre en place un "dispositif d'urgence", tandis qu'une association (l'Afnic), un syndicat professionnel (le Cinov numérique) et une agence de communication (Neocamino) proposent un programme de formation en trois semaines.
⏩ A lire : Pour Neocamino, « la crise du Covid sera un déclic pour la transformation numérique des TPE »

Les ETI et grandes entreprises inquiètes

Avec le reconfinement, les ETI et grandes entreprises voient revenir les difficultés de trésorerie, selon l'enquête mensuelle de l’AFTE et Rexecode. Et dans cette "situation plutôt prévisible de stress", les délais de paiement se tendent à nouveau, affirment les dirigeants interrogés.

Photovoltaïque : une usine géante en projet en Moselle

Un investissement de 680 millions d’euros et la création de 1 800 emplois, pour une usine de 148 000 m² et un volume annuel de production de 9 millions de panneaux photovoltaïques. Les chiffres du projet XXL du norvégien REC, à Hambach (Moselle), donnent le tournis. Notre rédaction de Lorraine vous dit tout sur ce dossier hors normes.
⏩ A lire : Bientôt une usine géante de panneaux photovoltaïques en Moselle ?

Agroalimentaire : Purina fait son trou dans le Pas-de-Calais

La nouvelle devrait en faire ronronner plus d'un : Nestlé Purina Petcare France va investir 48 millions d'euros à Marconnelle (Pas-de-Calais), pour renforcer son usine de fabrication de croquettes pour chats.
⏩ A lire : Purina investit 48 millions d'euros dans son usine du Pas-de-Calais

Distribution : Casino va se défaire de Leader Price

L'Autorité de la concurrence a autorisé le groupe Casino à céder ses magasins Leader Price à l'allemand Aldi. Le périmètre de l'opération devra toutefois être revu à la marge.

16 novembre

📍 Reconfinement : les TPE-PME dans l'expectative

Le choc a beau être moins brutal qu'au printemps, le reconfinement laissera des traces dans les TPE-PME. Plus de la moitié envisageraient désormais de geler leurs projets d'embauche et d'investissement, selon le baromètre trimestriel de Bpifrance Le Lab - Rexecode, réalisé fin octobre. En revanche, pour l'instant, leur trésorerie semble tenir.

Les effets multiples du Covid-19 sur l'absentéisme au travail

L'épidémie de Covid-19 a rebattu les cartes de l'absentéisme en entreprise. Selon une enquête Ifop pour Malakoff Humanis, les arrêts-maladies ont été moins fréquents, mais plus longs en 2020. Mais cette crise pourrait avoir des effets de plus long terme, tant sur le nombre et les motifs d'interruption que sur l'organisation même du travail à l'avenir.

Fonds de solidarité : un geste pour les entreprises en difficulté

Les entreprises en délicatesse avec le fisc (pour cause de contentieux ou dettes) pourront dorénavant prétendre au fonds de solidarité. Bercy a précisé les contours de cette nouvelle consigne passée à l'administration.

Prime prolongée pour l'emploi des travailleurs handicapés

L'aide à l'embauche de personnes handicapées sera maintenue quatre mois de plus que prévu. Ce coup de pouce de 4 000 euros pourra s'appliquer à tout CDI ou CDD long conclu d'ici au 30 juin 2021 (au lieu du 28 février 2021). Annonce du gouvernement, à l'issue d'un comité interministériel du handicap.

Commerces : vers une réouverture anticipée ?

L'Etat entr'ouvre la porte à une sortie du confinement avant le 1er décembre, pour les commerces fermés. Un protocole sanitaire renforcé va être discuté entre Bercy et les professionnels cette semaine. Il « doit être conclu vendredi et opérationnel lundi prochain, a assuré le ministre de l'Economie sur CNews. Une fois qu'[il] sera sur la table, les conditions de réouverture seront réunies, à supposer que, effectivement, l'épidémie continue de refluer. » Pour les bars et restaurants, en revanche, le flou persiste. « Il faut leur donner de la visibilité rapidement », a concédé Bruno Le Maire, sans toutefois se prononcer sur une date précise.

Relocalisation : l'exemple des Tissages de Charlieu

Plus que quelques heures avant la clôture de plusieurs appels à projets de l'Etat en faveur de la relocalisation industrielle dans l'automobile, l'aéronautique et cinq secteurs stratégiques. Les Tissages de Charlieu n'en font pas partie, mais l'entreprise de textile (Loire) compte bien profiter d'autres aides publiques pour financer ses nouveaux projets d'investissement.
⏩ A lire : Les Tissages de Charlieu lancent un projet de relocalisation à 8 millions d'euros

13 novembre

📍 Reconfinement (1) : les deux batailles du commerce

Le commerce ne veut pas attendre le 1er décembre pour rouvrir. Plusieurs organisations professionnelles et patronales réclament une reprise d'activité dès le week-end du 28 novembre... ce qui serait cohérent avec le report de 15 jours d'un éventuel allègement du confinement, décrété hier, 12 novembre, par le gouvernement. Position différente pour les CCI : elles préconisent soit de faire du 1er décembre "une date ferme et non conditionnelle", soit d'indemniser les magasins "par un fonds dédié pour les stocks qu'ils ne pourront pas écouler".
Enfin, autre cheval de bataille des commerçants : l'interdiction, ou le décalage, du Black Friday, opération commerciale programmée à la fin du mois. Le sujet fait actuellement l'objet de discussions entre les représentants du secteur.
⏩ A lire : le témoignage des librairies Charlemagne (Var), décidées à passer à l'offensive pour sauver leur fin d'année, ainsi que l'enquête de notre rédaction de Loire-Atlantique et Vendée sur le commerce de proximité face au défi du numérique

Reconfinement (2) : le patronat dépité

Pour le reste, le patronat a fraîchement accueilli le statu quo sur les règles sanitaires. La CPME déplore l'absence de mesures nouvelles pour les activités fermées. Et l'U2P plaide déjà "à des assouplissements au droit du travail, afin que les entreprises de proximité puissent rattraper le temps perdu". Enfin, pour l'Umih, "le gouvernement acte le fait de condamner des milliers d’entreprises et plus de 250 000 chômeurs" dans l'hôtellerie-restauration. Le secteur ne pourra pas rouvrir avant les vacances de Noël, au plus tôt.

Loyers : le crédit d'impôt approuvé, avec nuances

L'élargissement du crédit d'impôt sur les annulations de loyers, présenté hier soir, est applaudi, et précisé, par les fédérations de bailleurs. Si elles encouragent leurs adhérents à renoncer à leurs échéances de novembre, elles indiquent aussi que les charges "resteront dues, puisqu'elles correspondent à des coûts réels encourus par les propriétaires". Ces neuf organisations appellent, en outre, à n'annuler que les deux tiers du loyer des entreprises de 250 à 5 000 salariés, ce qui correspond strictement à la part sur laquelle le crédit d'impôt sera appliqué dans leur cas. Une approche validée, dans le même communiqué, par trois représentants du commerce (Procos, la FCA et l'Alliance du commerce) au nom de "l'équité".

Coup de pouce financier pour les indépendants

Bis repetita. Comme au printemps, les commerçants, artisans et libéraux frappés de plein fouet par le confinement peuvent solliciter une aide exceptionnelle de leur régime de protection sociale. Le CPSTI leur propose, cette fois, un chèque de 500 ou 1 000 euros, sous conditions.

Le retour en force du chômage partiel

Le chômage partiel signe son grand retour. Sur les deux premières semaines du confinement, le nombre quotidien de demandes d'autorisation a été multiplié par cinq, selon le ministère du Travail. Et même par sept entre le 2 et le 8 novembre. Dans le même temps, les plans sociaux, eux, continuent sur leur lancée.

L'été en fanfare de la croissance européenne

Du jamais-vu pour Eurostat. Au troisième trimestre, la croissance de la zone euro s'établit à 12,6 %, selon une estimation préliminaire. C'est la meilleure performance enregistrée depuis que l'institut européen suit cet indicateur, en 1995. Mais elle succède à une chute tout aussi exceptionnelle de 11,8 % entre avril et juin. Résultat, sur un an, le PIB se contracte de 4,4 %. Et de 4,3 % pour la France, en dépit du taux de croissance le plus élevé de toute l'Union européenne entre juillet et septembre (+18,2 %).

Cybersécurité : 2 000 briques pour Tehtris

La crise sanitaire profite au secteur de la cybersécurité. Etabli entre Paris et la Gironde, Tehtris vient de collecter 20 millions d'euros pour répondre aux "nouveaux besoins de sécurisation et de résilience" des entreprises.
⏩ A lire :
Tehtris lève 20 millions d'euros et va recruter massivement

Automobile : feu vert pâle à la reprise de l'usine Smart

La vente de l'usine Smart d'Hambach (Moselle) au britannique Ineos a reçu l'aval du comité social et économique de l’usine. Mais les représentants du personnel ont quand même émis quelques réserves au projet.
⏩ A lire : A Smartville, le CSE se dit favorable à la reprise du site par Ineos

Initiative France verdit son accompagnement

Initiative France se met à la transition écologique. L'association a noué un partenariat avec l'Ademe pour intégrer les enjeux environnementaux à sa démarche. Ces sujets seront notamment pris en compte dans l'évaluation des projets de création et de reprise d'entreprise accompagnés par le réseau.

12 novembre

📍 Reconfinement : pas d'allègement avant 15 jours « au moins »

Quel est le bilan du reconfinement, et surtout quelle en sera la suite ? Le Premier ministre Jean Castex a fait le point sur la situation sanitaire : « La deuxième vague est extrêmement forte », mais une « inflexion » est à l'oeuvre depuis une semaine. Pour autant, le gouvernement maintient les règles en vigueur « au moins pour les 15 prochains jours ». Autrement dit, les activités actuellement fermées le resteront pour deux semaines supplémentaires. Ensuite ? Si l'épidémie recule, un premier allègement des règles pourra intervenir le 1er décembre, « mais il serait strictement limité aux commerces que nous avons dû fermer » le 30 octobre, avec application d'un protocole sanitaire renforcé qui reste à définir (jauge révisée et prise de rendez-vous sont à l'ordre du jour). Coup dur pour les bars, restaurants et salles de sport, obligés, eux, d'attendre l'étape suivante de cet éventuel déconfinement, envisagée « au moment des vacances de Noël ».

L'aide fiscale sur les loyers sera plus généreuse

Seule nouveauté du jour concernant les aides aux entreprises : le crédit d'impôt sur les loyers annulés va être renforcé et étendu. Ce dispositif, inscrit au projet de loi de finances rectificative 2020, représentera 50 % (au lieu de 30 %) du montant abandonné par tout bailleur qui renoncera à son échéance de novembre, au profit d'entreprises fermées, ou du tourisme, comptant moins de 250 salariés. Et si le bénéficiaire est une société de 250 à 5 000 personnes, cet avantage fiscal sera également appliqué, mais il portera uniquement sur les deux tiers du loyer dû.

Le sort des travailleurs à risque enfin fixé

Comment gérer une personne vulnérable au Covid-19 en entreprise ? Contraint par le Conseil d'Etat de revoir sa copie, le gouvernement a sorti de nouvelles règles pour aider à trancher entre télétravail, présentiel et chômage partiel.

Télétravail : le gouvernement baisse d'un ton...

La menace de sanctions fait pschitt. Le ministère du Travail considère que les employeurs ont plutôt bien joué le jeu du télétravail durant la première semaine du confinement. Et promet simplement « pédagogie » et « accompagnement » pour ceux qui résisteraient à sa mise en place. Pourtant, l'enquête commandée par le gouvernement sur le sujet montre qu'un quart des salariés sont venus sur leur lieu de travail, à la demande de leur entreprise, pour effectuer des tâches qu'ils auraient pu faire à domicile.
⏩ A lire : Notre dossier sur ce télétravail qui divise les patrons

... et ouvre un numéro vert pour les salariés

On connaissait la cellule d'écoute dédié aux dirigeants d'entreprise en détresse. Voici celle réservée aux salariés de TPE-PME en télétravail. Au numéro vert 0800 13 00 00, ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, ils pourront échanger avec un psychologue sur leur situation professionnelle, leur sentiment d'isolement ou leurs difficultés liés à l’exercice de leur activité à distance. Jusqu'à 70 professionnels pourront être mobilisés pour leur répondre.

Industrie (1) : subventions rapides pour l'efficacité énergétique

Effort de simplification pour soutenir l'investissement des industriels dans la transition écologique. L'Etat met en place une nouvelle procédure pour pouvoir distribuer rapidement des subventions à des projets inférieurs à 3 millions d'euros. Contrepartie à cette réactivité, l'entreprise devra respecter certains critères.

Industrie (2) : guichet ouvert pour l'industrie 4.0

Autre subvention récemment lancée, celle consacrée aux investissements dans l'usine du futur. L'Agence de services et de paiement, en charge de gérer les demandes, a ouvert son guichet. Précision importante : elle recommande aux sociétés visées par la réglementation européenne en matière d'aides aux entreprises, de faire parvenir leur dossier avant le 15 décembre, plutôt que le 31.

A Béthune, Bridgestone dit définitivement "non" à l'Etat

Bridgestone quitte Béthune, et son choix est définitif. Le fabricant de pneus ne donnera pas suite au "scénario alternatif", imaginé par l'Etat, la Région et le cabinet Accenture. Pour autant, l'avenir de l'usine et de ses 863 salariés n'est pas encore totalement joué : le groupe japonais et les autorités françaises planchent dorénavant sur une reprise du site ou sa conversion vers des « activités d'avenir ». La ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a notamment rappelé la proximité entre Béthune et Douvrin, où ouvrira prochainement une usine géante de batteries électriques.

Le Printemps ferme 4 magasins en région

Tempête d'automne au Printemps. Le groupe de grands magasins a annoncé, le 10 novembre, la fermeture de 10 sites (sept sous sa marque et trois Citadium) et la suppression de 428 postes. Sont concernés, au-delà de Paris, les implantations de Toulon, Le Havre, Metz et Strasbourg. Dans le Grand Est justement, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe.
⏩ A lire : Deux magasins du Printemps fermés dans le Grand Est

10 novembre

📍 Commerces fermés (1) : un "chèque numérique" de 500 €

Après les annonces tous azimuts, le gouvernement dégaine un "plan sur la numérisation des commerces". Au programme : 120 millions d'euros, dont la moitié sera distribuée aux entreprises sous forme de "chèque numérique". L'autre partie de l'enveloppe ira aux projets portés par des collectivités locales.
Car sur le terrain, les initiatives se multiplient, qu'elles soient portées par des acteurs privés (comme Mixtrio au Mans, Transway en Loire-Atlantique) ou institutionnels (la Région Auvergne-Rhône-Alpes ou celle d'Occitanie, la CCI Nice Côte d'Azur ou celle de Meurthe-et-Moselle). Par ailleurs, l'Etat a lancé un annuaire de solutions gratuites pendant le confinement et la Fevad, fédération du e-commerce, recense les "offres spéciales" proposées par ses adhérents.

Commerces fermés (2) : le rendez-vous du jeudi soir

Chose promise, chose due. Deux semaines après le début du reconfinement, le Premier ministre Jean Castex tiendra une conférence de presse jeudi, à 18h, pour faire le point sur la situation sanitaire. Une échéance très attendue par les commerces notamment : le président de la République Emmanuel Macron leur avait donné rendez-vous à cette date pour décider de la réouverture, ou non, des magasins. Ce que les principaux intéressés n'ont pas manqué de rappeler, depuis, dans un appel commun et une lettre ouverte.

L'Etat cherche 120 pépites de la tech

Les start-up françaises ont un incroyable talent. C'est un peu l'esprit du programme French Tech 120, qui cherche à identifier et accompagner les 120 entreprises innovantes les plus prometteuses du pays. Vous pensez en faire partie ? Alors c'est le moment de vous lancer : l'appel à candidatures du FT120 et du Next40 est ouvert jusqu'au 6 décembre.

Hausse historique du chômage

L'Insee n'avait jamais vu pareille progression depuis 1975. Le taux de chômage s'est établi à 9 % au troisième trimestre, soit une hausse de 1,9 point en trois mois. Cette percée spectaculaire marque la fin d'une anomalie statistique, après deux baisses consécutives "en trompe-l'œil", de l'aveu même de l'institut.

L'industrie ne s'est pas encore relevée...

La production industrielle reste affaiblie par la crise. Au troisième trimestre, elle s'affiche en baisse de 6,9 % en un an dans l'ensemble du secteur secondaire, -7,4 % dans sa partie manufacturière, selon l'Insee. Aucune activité n'a résisté, mais la cokéfaction-raffinage (-31,7 %) et les matériels de transport (-21 %) ont le plus souffert. A l'inverse, les industries extractives, la pharmacie et l'eau-assainissement ont limité la casse, avec des baisses contenues (entre -0,4 et -0,1 %).

... pas plus que l'export

Les échanges extérieurs de la France non plus ne se sont pas remis de la crise du coronavirus. Au troisième trimestre, les exportations se sont contractées de 14,6 % en un an, les importations de 8,2 %, selon les douanes. Le commerce international est toutefois bel et bien reparti de l'avant cet été, porté notamment par l'industrie des transports.

BTP : Chausson Matériaux à l'affût

La crise, ce sont aussi des opportunités. Le distributeur Chausson Matériaux (Haute-Garonne) l'a bien compris, et ne s'en cache pas : il vient de collecter 75 millions d'euros pour « saisir des opportunités de rachat d’entreprises (...) sans s'endetter », nous a expliqué son PDG Pierre-Georges Chausson.
⏩ A lire : Chausson Matériaux lève 75 millions d'euros pour consolider le secteur du négoce BTP

Photovoltaïque : carton plein pour Amarenco

L'année 2020 sourit à Amarenco (Tarn). Six mois après un premier tour de table, le producteur d'énergie solaire annonce avoir bouclé une levée de fonds de 150 millions d'euros.
⏩ A lire : Le producteur d'électricité photovoltaïque Amarenco lève 150 millions d'euros

Solidarité : donnez une seconde vie à vos ordinateurs

Entreprises, ne jetez plus vos vieux ordinateurs : donnez-les à LaCollecte.tech ! L'association Emmaüs Connect, à l'origine de ce site, se propose de collecter vos appareils usagés (PC et téléphones portables, tablettes), afin d'en faire profiter des personnes en situation de précarité. Objectif de l'initiative : dépasser les 50 000 bénéficiaires, grâce aux seuls dons des entreprises. Précision non-négligeable : ce geste ouvre droit à une réduction d'impôt.

9 novembre

📍 Reconfinement : un choc moins violent, mais inégalitaire

Combien coûtent les dernières mesures sanitaires à l'économie ? Après Euler Hermes, c'est au tour de la Banque de France de s'être pliée à l'exercice. Si le couvre-feu a eu un effet modéré sur l'économie en octobre (avec une perte d'activité de 4 %, contre -3,5 % en septembre), le confinement d'automne pourrait se traduire, lui, par une contraction trois fois plus importante en novembre. Ce sera toujours moins qu'en avril dernier (-31 %), mais, cette fois, tous les secteurs ne seront pas logés à la même enseigne.

Automobile : le spectre des fermetures temporaires d'usines

Les conséquences du reconfinement se font déjà sentir dans l'industrie automobile. A Rennes, PSA va suspendre son équipe de nuit (l'équivalent de 500 postes), à partir du 16 novembre. Et ce n'est peut-être pas fini : les constructeurs français « devront, si les points de vente restent fermés, mettre à l'arrêt des usines, comme ils l'ont fait au printemps", a averti, sur France Info, Luc Chatel. Le président de la Plateforme automobile (PFA), qui représente la filière, évalue à 60 000 le nombre d'emplois menacés par la crise du coronavirus dans le secteur.

La Société générale s'allège

Le secteur bancaire aussi réduit son personnel pendant la crise. La Société générale annonce "la suppression nette d’environ 640 postes en France, sans départs contraints". L'essentiel de cet allègement porterait sur les effectifs de la région parisienne, mais aussi de Nantes (60 emplois concernés, selon Le Figaro).

La Bourse française s'envole

Retour à son niveau d'avant-crise pour le CAC40. L'indice boursier parisien a clôturé en hausse de 7,57 % aujourd'hui, dopé par l'annonce de l'américain Pfizer et de l'allemand BioNTech concernant l'efficacité "à 90 %" de leur candidat vaccin contre le Covid-19.

Toujours plus de moyens pour les Territoires d'industrie

La Banque des territoires double la mise. Elle va finalement consacrer 1,05 milliard d'euros aux investissements issus des 148 Territoires d'industrie français. A cet effort, Bercy ajoute une rallonge budgétaire de 100 millions pour financer des "projets matures" dès 2020. Le Béthunois, dans le Pas-de-Calais, est l'un des premiers bénéficiaires de cette intensification de la politique gouvernementale en faveur de l'industrie en région.
⏩ A lire : Le territoire de Béthune-Bruay va bénéficier d'un accompagnement renforcé

L'Etat et les Français appelés à sauver l'économie

Les lettres ouvertes se multiplient face à la crainte de voir les géants du numérique rafler le pactole des Fêtes 2020. Quatre fédérations du commerce réclament ainsi au gouvernement "la fin de l’iniquité structurelle" entre les magasins et le e-commerce. De leur côté, 50 chefs d'entreprise signent un appel à "acheter français", à l'attention, cette fois, des consommateurs.

Conflit Airbus-Boeing : l'Europe passe aux sanctions

Il y aura bien des sanctions européennes contre les Etats-Unis, dans le conflit Airbus-Boeing. Comme l'y autorise l'OMC, Bruxelles a confirmé que des droits de douanes supplémentaires seraient appliqués aux importations américaines, à hauteur de 4 milliards de dollars. Selon Paris, ils entreront en vigueur dès demain et viseront les avions moyen et long-courriers, ainsi que toute "une série de produits agricoles, agro-alimentaires et de biens industriels". Dans ce dossier interminable, Washington applique déjà, depuis un an, des surtaxes sur les vins français et l'aéronautique européen, entre autres.

7 novembre

📍 Cellule d'écoute reconduite

Chef d'entreprise, ne restez pas seul(e) avec vos difficultés ! La cellule d'écoute, mise en place le 27 avril dernier, vient d'être prolongée de six mois. Vous pouvez appeler le 0 805 65 50 50 (numéro vert) 7 jours sur 7, de 8 heures à 20 heures.
⏩ En savoir plus avec Marc Binnié, son président : « Pour 350 euros, vous pouvez sauver la vie d’un entrepreneur »

6 novembre

📍 Automobile (1) : le soutien de l'Etat passe à la vitesse supérieure

Le gouvernement continue de décliner sa feuille de route pour soutenir l'industrie automobile. Principale nouveauté du jour : le report de six mois de la baisse du bonus écologique et de la prime à la conversion, initialement prévue au 1er janvier. Pour le reste, le fonds d'investissement dédié aux sous-traitants (525 M€), annoncé en mai, prend enfin forme. Le soutien à la R&D (150 M€ en 2020), lui, sera renouvelé l'an prochain. Le programme d'aide à la modernisation, déjà en vigueur, accueille 30 entreprises supplémentaires (pour un total de 85 projets subventionnés à hauteur de 70 M€). Enfin, en vue d'améliorer les relations client-fournisseurs, la filière a adopté un "Code de performance et de bonne pratique" révisé (incluant des engagements à privilégier la médiation et la production française) et instauré une "instance de dialogue" pour s'assurer de son respect.

Automobile (2) : la délicate question des concessions

Et si tous ces efforts en faveur de l'industrie automobile étaient réduits à néant par le reconfinement ? C'est l'inquiétude de la filière, qui a alerté le gouvernement sur la nécessité de rouvrir les concessions au plus vite. Sans quoi la France court le "risque d’une mise à l’arrêt de l’appareil industriel et d’un nouvel effondrement du marché", prévient Luc Chatel. Selon la Plateforme automobile qu'il préside, les commandes auraient déjà chuté de 70 % en une semaine, et ce malgré la possibilité de venir chercher sa voiture neuve en magasin.

Fiscalité : le double allègement de la CFE 2020

La cotisation foncière des entreprises (CFE) s'adapte à la crise. Deux mesures d'allègement sont possibles d'ici l'échéance du 15 décembre, dont l'une concerne spécifiquement les acteurs du tourisme. Plus de 600 collectivités locales ont en effet accepté de leur accorder un dégrèvement partiel.

Télétravail : le menace se précise

Oui, les employeurs risquent gros, s'ils ignorent les appels du gouvernement à passer en télétravail. En visite dans plusieurs sociétés, la ministre du Travail Elisabeth Borne a lancé un avertissement plus direct qu'en début de semaine aux éventuels réfractaires : « Si jamais certaines entreprises n'ont pas compris, on sera dans notre rôle de conseiller, d'accompagner, mais aussi de contrôler et, si cela ne va pas, de mettre en demeure et d'avoir des sanctions. »

Le coût économique du reconfinement

Le reconfinement ne compromet pas la reprise, mais la retarde. C'est la conclusion d'Euler Hermes dans sa dernière note de conjoncture. L'assureur-crédit estime que le coût économique des dernières restrictions sera moindre qu'au printemps. Mais "la seconde vague de l’épidémie laissera des traces sur l’économie française" et le retour à la normale ne sera pas pour demain.

Le coup de mou du commerce

Le commerce de détail a commencé à caler en septembre. Le volume des ventes a diminué de 4,5 % sur un mois, selon Eurostat. C'est la deuxième plus forte baisse de la zone euro, qui a enregistré, en moyenne, un recul de 2 %. Malgré ce coup de mou, la France fait mieux qu'il y a un an (+2,7 %).

L'éclaircie de l'emploi salarié

Bien avant l'enchaînement couvre-feu/confinement d'octobre, l'emploi salarié privé redressait la barre. Au troisième trimestre, l'Insee a enregistré la création nette de 344 400 postes, avec un rebond encore spectaculaire de l'intérim. Insuffisant toutefois pour compenser les ravages provoqués par la crise du coronavirus au premier semestre.

5 novembre

📍 Commerce : initiatives tous azimuts autour de la numérisation

Face à la colère des commerçants, le gouvernement pare au plus pressé. Premier exemple : la publication de conseils aux artisans, commerçants, restaurateurs et indépendants, pour se mettre au numérique. Plutôt qu'un "guide pratique", comme il est présenté, le document se limite à deux pages de recommandations basiques autour de la visibilité sur le web, le contact client et la vente en ligne. Pour trouver des informations plus complètes, mieux vaut donc se tourner vers cette page dédiée du ministère de l'Economie, ou celle de France Num, qui sera actualisée avec les résultats de l'appel à projets, lancé en début de semaine. Enfin, les CCI et CMA promettent d'appeler jusqu'à 60 000 entreprises "pour les accompagner dans le choix et la mise en œuvre de la solution numérique la plus appropriée" pour elles.

Librairies : coup de pouce sur les frais postaux

Deuxième exemple du jour, pour illustrer cette soudaine incitation à la vente en ligne : les librairies indépendantes peuvent désormais se faire rembourser par l'Etat leurs frais d'expédition de livres. Pour ce faire, il leur suffira de transmettre leurs factures à l’Agence de services et de paiement (ASP). Le dispositif est valable sur les commandes prises à partir du 5 novembre et jusqu'à la fin du confinement. Il s'applique aussi au service "Proxicourses Librairies" de La Poste, lequel est proposé à prix cassés aux professionnels, "afin de réduire [leur] avance de trésorerie (...) et les délais de livraisons de proximité".

A Paris, retour partiel du couvre-feu

Tour de vis supplémentaire pour les restaurants et bars de Paris. Dès demain, il leur sera interdit de faire de la livraison et de la vente à emporter la nuit, entre 22h et 6h, a annoncé la préfecture de police. Plus généralement, la vente d'alcool sera prohibée sur cette même plage horaire.

Industrie : l'investissement trinque

Coup de froid sur l'investissement dans les usines. Les industriels prévoient de réduire fortement leurs dépenses en 2020, de l'ordre de 14 %, selon une enquête de l'Insee, menée en octobre (avant l'annonce du reconfinement). Soit la plus forte contraction depuis 2009 (-21 % à l'époque). En 2021, le rebond sera modeste, voire inexistant dans les transports.

La crise économique plus forte que prévu

La Commission européenne prédit à la France une récession plus dure que prévue en 2020 (-9,4 %, soit 1,2 point de moins qu'en juillet) et un rebond moins élevé qu'espéré en 2021 (+5,8 %, revu à la baisse de 1,6 point). Point positif tout de même : cette croissance serait la plus forte de toute l'UE. Pas de miracle, en revanche, pour le taux de chômage : d'abord stable, il finirait par s'envoler à 10,7 % l'an prochain. Autre enseignement de ces prévisions d'automne : "La production dans la zone euro et dans l'Union européenne ne devrait pas retrouver son niveau d'avant la pandémie en 2022."

Le télétravail ? Quel télétravail ?

Qui dit confinement, dit télétravail. En théorie, car, dans la pratique, les employeurs ne se presseraient pas vraiment pour autoriser leurs salariés à rester chez eux. Un « entre-deux », qu'a déploré le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, à Sud Radio : « Dans chaque entreprise, les instances de représentation du personnel et la direction doivent se réunir et négocier pour tendre vers le 100 % télétravail », a exigé le syndicaliste. Sauf que le protocole sanitaire n'est pas aussi catégorique...
⏩ En savoir plus : Le télétravail intégral "obligatoire" en quatre questions

4 novembre

📍 Reconfinement : 20,1 milliards d'euros pour tenir

La deuxième vague épidémique déclenche un quatrième projet de loi de finances rectificative pour 2020. Le texte prévoit 20,1 milliards d'euros pour tenir le choc du reconfinement. L'essentiel de cette somme servira à alimenter les différentes aides d'urgence dédiées aux entreprises (fonds de solidarité, activité partielle, exonérations de charges, etc.).
« Aucune entreprise n'aura de problème de trésorerie en France, pendant la durée de la crise », a, par ailleurs, asséné le ministre de l'Economie, lors de la présentation du texte à l'Assemblée nationale. Pour Bruno Le Maire, les modifications annoncées des PGE et la mobilisation confirmée de 500 millions d'euros, sous forme de prêts directs de l'Etat ou d'avances remboursables, sont censées couvrir tous leurs besoins de liquidités.

Fonds de solidarité (1) : nouvelles conditions d'accès

La version automne 2020 du fonds de solidarité est arrivée. Ses nouvelles conditions, valables pour la période allant de fin septembre à novembre, sont entrées en vigueur aujourd'hui, en vertu d'un décret publié hier au Journal officiel. Le texte couvre différents cas de figure (couvre-feu, fermetures administratives...). Selon une estimation de Bercy, ce fonds de solidarité élargi devrait bénéficier à 1,6 million d'entreprises en novembre pour un montant global de 6 milliards d'euros... soit autant que la somme distribuée en six mois, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Fonds de solidarité (2) : délais étendus pour les discothèques

Pas de révolution, mais des prolongations pour les discothèques. Elles pourront prétendre aux 1 500 euros du fonds de solidarité pendant trois mois supplémentaires, soit jusqu'au 30 novembre. Le délai pour demander l'aide complémentaire au paiement de leurs charges fixes est également allongé jusqu'à cette date.

Fermeture des commerces : la justice inflexible

La fermeture des commerces pour cause d'épidémie semble inéluctable. Depuis hier, la justice suspend un à un les arrêtés des maires qui cherchaient à empêcher l'application de cette mesure dans leur commune. Après Colmar, c'était au tour de Perpignan, Béziers et Carcassonne, aujourd'hui, de voir l'ouverture de tous leurs magasins invalidée par un tribunal administratif.
⏩ A lire : Pour la librairie rennaise Le Failler, « fermer les commerces est une prime donnée à Amazon »

Les inspecteurs du travail sur le pont...

Pas de confinement pour l'inspection du travail. Ses agents vont poursuivre leur contrôle, pour s'assurer notamment que les entreprises ont "bien intégré le risque de contamination au Covid-19 dans leur l’évaluation des risques professionnels et pris les mesures de prévention en conséquence", a fait savoir le ministère du Travail. L'accent sera également mis sur l'importance du dialogue social pour appliquer le protocole sanitaire remanié. A toutes fins utiles, le gouvernement rappelle qu'à l'issue du premier confinement, ces opérations avaient débouché sur 336 mises en demeure et 14 procédures de référé judiciaire.

... pour sévir contre le non-respect du télétravail ?

Le gouvernement pourrait passer à l'action plus vite que prévu contre les entreprises réfractaires au télétravail intégral. Selon BFMTV, les contrôles et les sanctions pourraient tomber dès la semaine prochaine. Hier, la ministre du Travail Elisabeth Borne semblait pourtant privilégier la pédagogie et le dialogue social en la matière, même si elle n'avait pas écarté la possibilité de sévir.

Avis de naissance dans la plasturgie

La filière de la plasturgie et des composites veut parler d'une seule voix. Cinq organisations professionnelles se rapprochent pour former Polyvia, nouveau syndicat national d'un secteur représentant plus de 3 500 entreprises et près de 122 000 salariés.

3 novembre

📍 Commerce (1) : les nouvelles règles du reconfinement

Après plusieurs jours de flottement, de nouvelle règles devront s'appliquer dans le commerce, le temps du confinement. Jauge, capacité d'accueil, produits "essentiels" autorisés dans la grande distribution... Un décret, publié ce matin, revient sur ce qui sera permis, et interdit, de faire, à partir de demain, dans les magasins.

Commerce (2) : les entreprises du numérique appelées à l'aide

Gouvernement cherche outils numériques désespérément. En parallèle au décret mentionné ci-dessus, et face au tollé provoqué par le reconfinement dans le secteur du commerce (voir ci-après), l'Etat lance un appel à projets à destination des entreprises du digital. Elles sont invitées à faire (très) rapidement connaître leurs solutions, pour aider les TPE-PME à se mettre à la vente en ligne dans les plus brefs délais.

Commerce (3) : la double revendication des professionnels

En proie au reconfinement, le commerce expose ses exigences au gouvernement. Une vingtaine de fédérations professionnelles, ainsi que la CPME et le Medef, réclame un "plan de survie" et une réouverture des magasins "dès le 13 novembre […] dans un cadre responsable et équitable". Sans oublier de fustiger "une décision de fermeture injuste, inéquitable et lourde de conséquences économiques, sociales et territoriales".

Aides d'urgence : un numéro pour s'y retrouver

Allô Bercy ? Le ministère de l'Economie vient d'ouvrir un nouveau service téléphonique, pour orienter les chefs d'entreprise vers les aides publiques qui leur correspondent, dans le contexte actuel de la crise du coronavirus. La mesure avait été promise il y a quinze jours.

Les services de santé au travail à vos côtés

Ne restez pas seuls face aux défis du reconfinement. C'est également l'appel du ministère du Travail qui enjoint les entreprises, "et notamment les TPE-PME, à se rapprocher de leur service de santé au travail" pour se faire accompagner dans la mise en place du nouveau protocole sanitaire. L'administration se propose de vous aider également sur le cas des travailleurs vulnérables au Covid-19, la mise en place de campagnes de tests rapides ou "la prévention des risques liés à l’isolement des salariés en télétravail".

Télétravail (1) : sanctions et écoute possibles

Le gouvernement reste inflexible sur le télétravail obligatoire. La ministre du Travail a prévenu, sur Europe 1, que « des sanctions » étaient possibles contre les entreprises récalcitrantes. Mais, dans l'immédiat, l'heure est à la pédagogie et au « dialogue social ». « L'inspection du travail est mobilisée pour accompagner et conseiller l'employeur et les salariés », a indiqué Elisabeth Borne. Elle promet également « un numéro vert de soutien psychologique pour les salariés des petites entreprises qui peuvent être en difficulté », ainsi qu'une enquête pour évaluer l'application des obligations inscrites dans le protocole sanitaire en entreprise.
⏩ A lire : En Sarthe, les organisations patronales sont vent debout contre le télétravail

Télétravail (2) : dialogue social ouvert

Le télétravail fait débat, en revanche, du côté des partenaires sociaux. Comme convenu le 22 septembre, ils ont entamé aujourd'hui leurs discussions, en vue d'aboutir à un nouvel accord national interprofessionnel (ANI) sur le sujet. Il s'agit de mieux encadrer cette pratique, massivement utilisée pendant le confinement du printemps et à nouveau obligatoire depuis le 30 octobre. Malgré des points de désaccords nombreux entre patronat et syndicats, le calendrier de la négociation a été raccourci : la négociation devra s'achever le 23 novembre, trois nouvelles réunions étant programmées d'ici là. L'ANI actuel sur le télétravail date de 2005.

Nouveau coup dur pour l'emploi à Toulouse

Déjà malmenée par la crise, l'économie toulousaine pourrait subir une nouvelle saignée. La société d'ingénierie et de services Akka Technologies envisagerait de supprimer 1 150 emplois, la plupart situés en Haute-Garonne.

2 novembre

Les engagements des assureurs

La Fédération Française de l’Assurance annonce que ses 280 membres (représentant plus de 99 % du marché) ont d'ores et déjà pris trois engagements envers les entreprises touchées par la deuxième phase de confinement.

30 octobre

Vers une récession de 11 %

Le gouvernement s’attend à une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 11 % en 2020, contre les 10 % de baisse prévus jusqu’ici, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire le 30 octobre sur France Inter. Autrement dit, la croissance, constatée par l'Insee au troisième trimestre (+18,2 %) et publiée aujourd'hui, risque de rester sans lendemain.

Des tests de dépistage rapides pour les salariés

Le nouveau protocole national en entreprise autorise les employeurs à procéder à des tests de dépistage du Covid-19 sur leurs salariés volontaires.

29 octobre

Le télétravail devient une obligation

Le télétravail "n'est pas une option" mais "une obligation" pour les travailleurs, salariés ou indépendants qui peuvent exercer leur activité à distance, a annoncé la ministre du travail, Elisabeth Borne, le 29 octobre. Cette obligation sera inscrite dans la nouvelle version du protocole national en entreprise.

Confinement 2 : des aides renforcées pour les entreprises

Suite à son annonce du reconfinement, le président de la République Emmanuel Macron a tenté de rassurer les entreprises en égrenant les mesures qui seront mises en place. "(La) réponse économique (...) sera plus importante qu'en mars pour nos petites entreprises, fermées administrativement, avec la prise en charge jusqu'à 10 000 euros par mois de leurs pertes en chiffre d'affaires." Le dispositif de chômage partiel sera également reconduit. "(Nous) complèterons par des mesures de trésorerie pour les charges, les loyers des prochaines semaines, a également assuré le chef de l'État. Un plan spécial sera fait pour les indépendants, les commerçants, les très petites et moyennes entreprises qui, je le sais, redoutent plus que tout les prochaines semaines." Des aides pour les entreprises qui investiront dans la numérisation pour continuer leurs activités seront mises en place.

28 octobre

L’activité des fonds d’investissement peu impactée par le Covid

L’association France Invest et Grant Thornton publient le rapport d’activité des acteurs du capital-investissement français au premier semestre 2020. L’activité est restée soutenue en dépit de la pandémie avec des levée de fonds en léger repli à 7,4 milliards d’euros et des investissements qui se maintiennent à un niveau élevé (7,7 milliards d’euros) dans un nombre croissant d’entreprises.

La prise en charge de l’activité partielle maintenue

La baisse de la prise en charge par l'État et l'Unedic des allocations d'activité partielle de droit commun (APDC) prévue au 1er novembre est reportée au 31 décembre. Le reste à charge pour l’entreprise est maintenu à hauteur de 15 % jusqu’en fin d’année et non augmenté à 40 % comme prévu initialement.

Sodexo supprime plus de 2 000 postes en France

Le groupe de restauration collective Sodexo (cantines scolaires, restaurants d’entreprises, nettoyage, maintenance , aide à domicile, crèches, conciergerie…) a annoncé mardi 27 octobre un plan social portant sur la suppression nette en France de 2 083 postes, soit près de 7 % de ses effectifs.

27 octobre

📍 Loyers des entreprises : nouveau dispositif fiscal

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire a annoncé le renforcement des mesures d’aides d'urgence aux entreprises face à l'aggravation de la crise sanitaire. Parmi ces mesures : l’annonce d’un accord dès la fin de la semaine sur les loyers payés par les entreprises en difficultés. L'objectif est d'inciter les bailleurs à réduire les loyers des entreprises fragilisées par la crise avec un dispositif fiscal qui pourrait prendre la forme d'un crédit d'impôt dirigé vers les bailleurs de secteurs comme l'hôtellerie ou la restauration.

Des masques certifiés NF

L'Afnor Certification, filiale de l'Association française de normalisation (Afnor), crée une certification NF destinée aux industriels du textile qui fabriquent et commercialisent des masques en tissu contre le Covid-19. Cette nouvelle certification garantit que ces masques réutilisables procurent confort, efficacité et hautes performances de filtration. Tout industriel peut prétendre à la certification NF. Les industriels possédant des stocks de masques en tissu peuvent les faire certifier si la traçabilité est suffisante et que les preuves d’essais peuvent être fournies.

Des services made in France garantis

Le service client de l’entreprise parisienne Plüm Energie (fournisseur d'énergie verte) sera le premier service à être certifié Made in France le 29 octobre. Le nouveau label « Service France Garanti » porté par l’association Pro France, entend « valoriser les entreprises de service qui emploient en France ». Pour l’obtenir 90 % des employés du service de l’entreprise candidate doivent être soumis à un contrat de travail de droit français. L’activité principale et entière de celle-ci peut être labellisée, mais la certification peut aussi concerner un service précis au sein de la boîte, tel que le service après-vente ou le service client. Le label exclut pour l’heure la restauration et les commerces physiques.

26 octobre

📍 Industrie du futur : une subvention pour les PME et ETI

Une nouvelle subvention est née au cours du week-end. Cette "aide en faveur des investissements de transformation vers l'industrie du futur" est réservée aux PME et ETI qui équipent leurs usines en technologies 4.0.

Hydrogène : 625 millions d'euros à prendre

La France entre dans le concret de sa stratégie hydrogène. Deux appels à projets, visant à structurer et développer la filière, sont désormais ouverts. Ces 625 millions d'euros, promis en septembre, doivent aider au développement de la technologie elle-même, comme à l'émergence de dynamiques territoriales.
⏩ A lire : Dans le Var, Hynomed crée un écosystème pour promouvoir l'hydrogène

Les élections dans les TPE encore reportées...

Les élections professionnelles dans les TPE font encore les frais de la crise sanitaire. Prévues en novembre, décalées en janvier, elles sont désormais reportées du 22 mars au 4 avril. Les résultats seront proclamés le 16 avril. Le scrutin doit permettre à 4,5 millions de personnes (salariés de TPE et employés à domicile) de choisir l’organisation syndicale qui les représentera pendant quatre ans.

... la réforme de l'assurance chômage aussi

Même cause, mêmes effets. Déjà décalée deux fois, l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance chômage est suspendue pour trois mois de plus, jusqu'au 1er avril. Annonce faite par le Premier ministre, à l'issue d'une réunion avec syndicats et patronat, ce matin. Jean Castex a toutefois assuré qu'il ne renoncerait pas à ce texte, conçu avant la crise sanitaire. La réforme devait s'appliquer en deux temps (novembre 2019 et avril 2020, échéance reportée finalement à septembre), mais un décret, publié le 30 juillet, avait ajourné l'ensemble au 1er janvier 2021.

Reconversion, salaires : nouvelles propositions du gouvernement

Le ministère du Travail continue à plancher sur les réponses à la crise. Il a présenté aux partenaires sociaux un nouveau dispositif pour favoriser le passage de salariés menacés dans leur emploi vers des métiers porteurs au niveau local. L'Etat prendrait alors en charge leurs formation et rémunération, de 40 à 100 %, selon la taille de l'entreprise. Le gouvernement espère lancer ce système de "transition collective" avant la fin de l'année.
⏩ A lire : Pour préserver l'emploi, les industriels d'Occitanie misent sur la mobilité interentreprises
En parallèle, un groupe de travail est chargé de planché sur la "reconnaissance" du personnel non-soignant resté mobilisé pendant la crise sanitaire (les travailleurs dits de la "deuxième ligne"), en termes de rémunération, formation, etc. Ses conclusions ne sont pas attendues avant l'année prochaine.

Aides aux entreprises : la CPME en veut plus

Le gouvernement doit compléter sa boîte à outils pour les entreprises. Le président de la CPME plaide notamment pour la mise en place d'un "prêt de consolidation". François Asselin appuie aussi la suggestion du Medef sur le temps de travail.
⏩ A lire : pour François Asselin (CPME), « le gouvernement doit aller plus loin dans son soutien aux entreprises »

Appels au boycott : le Medef en résistance

« Les principes n'ont pas de prix. » Geoffroy Roux de Bézieux a affiché sa fermeté face aux appels au boycott de produits français dans plusieurs pays du Moyen-Orient, repris aujourd'hui par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Dans leur viseur : l'engagement d'Emmanuel Macron à « [ne pas renoncer] aux caricatures, aux dessins », à la suite de l'assassinat du professeur Samuel Paty. Interrogé sur RMC ce matin, le président du Medef a demandé aux entreprises de « résister à ce chantage » : « A un moment, on doit faire passer les principes avant la possibilité de développer nos affaires. » Dans la journée, le a demandé à sa population de ne pas acheter de marques françaises.

23 octobre

📍 Un couvre-feu à 2 milliards d'euros

Il n'y a pas que le nombre de départements sous couvre-feu qui va subitement augmenter ce soir, à minuit. La facture du soutien de l'Etat aux entreprises concernées aussi. Elle va même doubler, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire : six semaines de restrictions nocturnes dans 54 départements représenteront « un coût global d’un peu plus de 2 milliards d’euros », a-t-il évalué sur Europe 1. La veille, son collègue délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt avait évalué le poids des aides annoncées « entre 1,3 et 1,5 milliard d'euros par mois » (soit 2 à 2,25 Md€ sur six semaines).
Bruno Le Maire s'attend, par ailleurs, à une baisse du PIB au quatrième trimestre. Pour autant, il maintient l'objectif d'un rétablissement de la richesse nationale en 2022 à son niveau de 2019.

ETI et grandes entreprises hésitantes

Les ETI et grandes entreprises sont un peu perdues face à la crise du Covid-19. Rassurées par leur trésorerie d'exploitation, elles commencent à être gagnées par l'inquiétude, selon l'enquête mensuelle de l’AFTE et Rexecode. Et se montrent partagées sur la suite.

Agroalimentaire : coup de pouce à l'export

Les entreprises de l'agroalimentaire encouragées à relancer leurs exportations. Pour y parvenir, le gouvernement est prêt à leur payer des prestations d'accompagnement à l'international réalisées par Business France, à hauteur de 1 500 ou 2 500 euros. Cette aide est cumulable avec les "chèques relance export" d'un montant similaire, mais ouverts, eux, aux PME et ETI de tout secteur.

Soutien aux tiers-lieux

Le réseau des "Fabriques de territoires" s'agrandit. Ils sont 60 tiers-lieux (fablabs, coworking, etc.) à intégrer cette initiative publique, dont bénéficiaient déjà 110 structures. Les régions les plus représentées, dans cette nouvelle promotion, sont l'Auvergne-Rhône-Alpes (9 lauréats) et l'Occitanie (8). A la clé, pour chacun, une subvention de 150 000 euros sur trois ans. Une bouffée d'oxygène pour ces lieux ébranlés par la crise du coronavirus.
⏩ A lire : Plombés par la crise sanitaire, les tiers-lieux toulousains adaptent leur modèle

Relocalisation : la relance fait son petit effet

Le plan de relance suffira-t-il à déclencher une vague de relocalisation d'usines en France ? Certains patrons n'y sont pas insensibles en tout cas, selon un sondage Ifop pour La Fabrique de l'industrie, réalisé du 21 au 30 septembre. Ainsi, 37 % des dirigeants présents à l'étranger "envisagent plutôt ou tout à fait sérieusement" de rapatrier des activités ou de ne pas en délocaliser de nouvelles, à la faveur des mesures annoncées en septembre.

Nokia revoit sa copie

Nokia revient (un peu) sur son plan social. Le groupe télécoms envisage finalement de maintenir près de 250 postes, sur les 1 233 qu'il prévoyait de supprimer en juin, pour travailler sur la 5G. Un autre projet, autour de la cybersécurité, est également "à l'étude". Bercy promet son soutien, au nom de la relance, mais dit continuer à oeuvrer pour limiter l'impact du plan de sauvegarde de l'emploi sur l'économie bretonne et francilienne.

22 octobre

📍 54 départements sous couvre-feu

Plus une semaine ne passe sans un tour de vis sanitaire. Cette fois, l'Etat étend le couvre-feu, « à compter de vendredi, minuit », à 46 départements supplémentaires : 38 nouveaux, ainsi que les 8 dont la métropole avait basculé sous ce régime la semaine passée. Soit, avec l'Ile-de-France, 54 départements concernés au total, « normalement pour une durée de six semaines ». Ce périmètre pourra encore évoluer, à l'occasion d'une réévaluation de la situation sanitaire la semaine prochaine. Mais « le mois de novembre sera éprouvant », a déjà prévenu le Premier ministre Jean Castex. Et d'avertir : « Il ne reste plus beaucoup de temps » pour éviter « des mesures beaucoup plus dures ».
Sur le fond, les mesures ne changent pas. Les mêmes restrictions générales restent en vigueur partout en France (le télétravail est à présent « vivement encouragé », quand il est possible). Le couvre-feu reste fixé de 21h à 6h, avec présentation de l'attestation dérogatoire ou du justificatif de déplacement professionnel en cas de sortie nocturne.

Carte des départements placés sous couvre-feu, à la suite des annonces du gouvernement, le 22 octobre 2020.
Carte des départements placés sous couvre-feu, à la suite des annonces du gouvernement, le 22 octobre 2020. - Photo : Gouvernement

Soutien aux entreprises confirmé, bonus pour la culture

Les entreprises des 54 départements sous couvre-feu bénéficieront des mesures de soutien spécifiques présentées le 15 octobre. Le gouvernement y ajoute un effort supplémentaire de 115 millions d'euros pour la culture, réparti entre le spectacle vivant (85 M€) et le cinéma (30 M€, à destination des distributeurs, producteurs et exploitants). Dans le domaine musical, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot souhaite « prolonger l'exonération de la taxe sur les spectacles jusqu'au premier semestre 2021 (plutôt qu'au 31 décembre 2020, NDLR), pour alléger les charges des entreprises du secteur ».

Aides à l'embauche : et maintenant, les emplois francs

Le gouvernement ajoute les emplois francs à la liste de ses primes à l'embauche anti-crise du coronavirus. Le dispositif, lancé en 2018, étendu en 2020, est prolongé en 2021 et même temporairement dopé pour tout recrutement d'un salarié de moins de 26 ans.

L'assurance chômage a du plomb dans l'aile

A la fin de l'année, la France pourrait avoir perdu quelque 670 000 emplois salariés, a calculé l'Unédic. Les conséquences de la pandémie de coronavirus s'annoncent désastreuses pour le régime de l'assurance chômage : déficit "inédit" de 18,7 milliards d'euros et baisse "historique" de 10 % des recettes en 2020, le tout risquant de se solder par une dette de 65,2 milliards fin 2021 (+77 % par rapport à 2019). L'activité partielle pèsera particulièrement lourd. Les dépenses que l'Unédic y aura consacré cette année sont 166 fois supérieures à ce qu'elle avait prévu avant-crise (8,3 Md€ au lieu de 50 M€).

Le climat des affaires vacille

L'inquiétude regagne du terrain. Après avoir enchaîné cinq mois de hausse, à la suite du confinement, le climat des affaires, mesuré par l'Insee, décroche de 2 points en octobre, ce qui le ramène à son niveau d'août. Cette poussée de pessimisme touche moins l'industrie que les services, "en particulier dans l’hébergement-restauration, secteur affecté par le renforcement des mesures d’endiguement sanitaire", note l'institut.

Travailler plus pour sortir de la crise ?

Dans ce contexte, comment maintenir l'activité, malgré le coronavirus ? Pour le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, c'est tout l'enjeu du moment - « continuer à travailler », et même davantage encore, dans les secteurs où c'est possible.
⏩ A lire : pour Geoffroy Roux de Bézieux, « il faudrait que l'on puisse travailler davantage »

A Strasbourg, un marché de Noël au rabais

Les événements publics continuent de s'adapter tant bien que mal à l'épidémie de Covid-19. Dernier exemple en date : l'emblématique et historique marché de Noël de Strasbourg.
⏩ A lire : A Strasbourg, des animations, mais pas de chalets pour le marché de Noël 2020

Brexit : le lourd tribut de la France

L'export français risque de payer cher le Brexit. Avec ou sans accord, la sortie du Royaume-Uni hors de l'Union européenne coûterait entre 1,9 et 3,6 milliards d'euros à l'Hexagone, selon les calculs d'Euler Hermes. En première ligne : l'industrie des transports, déjà éprouvée par le coronavirus.

21 octobre

📍 Vers l'extension du couvre-feu et de l'état d'urgence sanitaire

L'horizon s'obscurcit sur le front sanitaire. A tel point que, demain, il sera annoncé qu'« un certain nombre de départements basculeront en alerte maximale», avec mesure de couvre-feu pour une partie d'entre eux, a révélé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Et ce n'est pas fini : l'exécutif demande au Parlement l'extension de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février 2021, avec possibilités de prendre encore des mesures, préventives ou économiques, au-delà, c'est-à-dire jusqu'au 1er avril 2021.

Industrie : ruée sur le plan de relance ?

Les mesures de relance en faveur de l'industrie ont trouvé leur public. C'est en tout cas le message passé par les ministres de Bercy. Sur le volet "relocalisation", 3 600 dossiers auraient été réceptionnés, un succès tel qu'« il sera probablement nécessaire de rapatrier une partie des crédits de 2021 sur 2020 », a assuré Bruno Le Maire au Sénat. A l'origine, il était prévu de mobiliser 500 millions d'euros cette année sur ce programme.
Postuler aux appels à projets de relocalisation sur le site de Bpifrance.
Plus généralement, 10 % des entreprises industrielles auraient déjà sollicité l'un des dispositifs de France Relance, a affirmé Agnès Pannier-Runacher sur BFM Business. Elle a compté notamment « plus de 110 entreprises » de l'automobile et l'aéronautique soutenues par l'Etat dans leurs projets d'investissement, « à hauteur d'un peu moins de 90 millions d'euros ». Des chiffres bien plus élevés que le précédent bilan, communiqué le 5 octobre (37 entreprises, 23,8 M€).
Postuler au fonds automobile ou au fonds aéronautique.

L'ESS tire la sonnette d'alarme

L'économie sociale et solidaire ne veut pas être oubliée. L'Union des employeurs du secteur, l'Udes, réclame une prolongation des aides d'urgence et une plus grande part de la relance. Elle s'inquiète notamment de la situation dans les secteurs de l'animation, du sport, mais aussi de la culture et de l’aide à domicile.

Le protocole sanitaire en pratique, pour employeurs et salariés

Actualisation et déclinaison : le guide pratique de l'Assurance maladie sur l'organisation du travail à l'heure du Covid-19 évolue déjà. Le document intègre désormais les directives du protocole sanitaire en entreprise mises à jour vendredi. Une version destinée aux salariés voit également le jour. Elle se concentre sur les mesures de prévention, dont les gestes barrières, ainsi que sur la conduite à tenir en cas de contamination ou de symptômes.

Le bel été des recrutements

Les embauches sont reparties de l'avant au troisième trimestre : +72,9 %, selon la caisse nationale des Urssaf. Mais le compte n'y est pas tout-à-fait pour parler de retour à la normale.

Les masques Dim au placard

Le principe de précaution appliqué aux masques Dim. Sélectionnés par appel d'offres pour être distribués dans plusieurs administrations, ils vont être temporairement laissés dans les cartons, a fait savoir le gouvernement. En cause : leur traitement aux zéolites d’argent et de cuivre, des substances autorisées, mais dont l'innocuité est remise en question, comme l'a récemment révélé le site Reporterre. Une réévaluation des risques est en cours aux niveaux européen et désormais français. En attendant les résultats, l'Etat va remplacer ces masques.

Saint-Avold, du charbon à l'hydrogène

La centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) fait sa révolution écologique. Les entreprises GazelEnergie et Storengy s'allient pour transformer le site en unité de production d’hydrogène par électrolyse. Cela tombe bien : l'Etat a promis de soutenir le développement de cette technologie, dans le cadre de la relance.

Payer l'amende ou fermer des usines : le dilemme Cooperl

Le groupe agroalimentaire Cooperl Arc Atlantique (Côtes-d'Armor) est en difficulté. La faute, non pas à l'épidémie de coronavirus, mais à l'Autorité de la concurrence. Condamné à payer plus de 35 millions d'euros pour entente sur les prix, le producteur porcin menace de déclencher un vaste plan de restructuration, si le paiement de l'amende lui est exigé dans les prochains jours. Dans un communiqué, le ministère de l'Economie s'engage à "assurer la pérennité des activités et de l’emploi" de Cooperl. Et promet d'appliquer la sanction dans "des conditions de délai compatibles avec la capacité de remboursement du groupe".
⏩ A lire : Le directeur général de Cooperl assure avoir « été condamné sur la base d’un faux document »

20 octobre

📍 Délais de paiement : poussée de fièvre dans les PME

La crise du coronavirus tire les délais de paiement vers le haut. Le retard moyen s'établit à 13 jours en 2020, soit 3 jours de plus qu'il y a un an, selon une étude Ifop pour le cabinet Arc. La situation s'est dramatiquement détériorée dans les PME.

Nouveau report de charges ciblé

Avec le bond de l'épidémie revient la valse des reports de charges sociales. Réactivée en octobre, la mesure est maintenue en novembre pour les entreprises contraintes à la fermeture totale ou partielle.

Le plan du gouvernement pour refinancer les entreprises

Le gouvernement a détaillé comment il comptait reconstituer les fonds propres des entreprises, mis à mal par la crise du coronavirus. Au programme : un label pour les fonds d'investissement et 20 milliards d'euros de prêts participatifs. Les seconds sont, sans nul doute, les plus attendus. Problème : ils ne verront le jour qu'au premier trimestre 2021, si tout va bien.
⏩ A lire : Comment l'État compte renforcer les fonds propres des entreprises

Bras de fer relancé entre restaurants et assureurs

L'hôtellerie-restauration ne désarme pas face aux assureurs. L'Umih, principale organisation patronale du secteur, veut lancer une action collective contre au moins six compagnies. Objectif : obtenir l'indemnisation des pertes d'exploitation qu'elles refusent aux établissements fermés pour cause d'épidémie.

La Médiation du crédit croule sous les demandes

La Médiation du crédit n'aura pas chômé cette année. En six mois, elle a enregistré dix fois plus de demandes que sur toute l'année 2019. L'essentiel des dossiers a toutefois afflué au moment du confinement.

L'emploi des cadres trinque

Jamais l'Apec n'avait constaté un tel effondrement en un an. Les embauches de cadres pourraient dévisser de 30 à 40 % en 2020, selon l’association. Elle ne s’attend plus désormais qu’à 200 000 embauches, tout au plus, cette année. Avant l'irruption du coronavirus en France, elle en prévoyait 296 600.

19 octobre

📍 Financement (1) : un label , en attendant les prêts participatifs

Transformer l'épargne des Français en fonds propres d'entreprises. C'est l'un des objectifs du nouveau label "Relance", attribué à des fonds d'investissement capables de "mobiliser rapidement des ressources nouvelles", notamment pour les PME et ETI. Cette initiative s'inscrit, avec les prêts participatifs, dans le cadre des actions en faveur du financement des entreprises, prévues dans le plan de relance.

Financement (2) : la rallonge des assureurs

Les assureurs remettent au pot de la relance. Sous le feu des critiques au printemps, ils avaient promis 1,5 milliard d'euros d'investissement dans les entreprises. Ce sera finalement "près de 2 milliards", indique leur fédération. Leur cible : les PME et ETI des secteurs de la santé et du tourisme, mais pas seulement.

Emploi : une rentrée sous le signe du retour à la normale

Le marché de l'emploi s'était remis du coronavirus à la rentrée. Selon une étude d'Adecco, le volume d'offres diffusées en ligne, entre le 15 août et le 30 septembre, était revenu à un niveau comparable à 2019 (-3 %). Avec même un "effet de rattrapage" constaté dans quelques régions. Mais ça, c'était avant le retour en force de l'épidémie.

Attestation et justificatif : les sésames du couvre-feu

Ils sont désormais indispensables dans les zones sous couvre-feu. L'"attestation de déplacement dérogatoire" et le "justificatif de déplacement professionnel" ont été mis en ligne tardivement vendredi soir. Le second est à remplir par l'employeur. Il y précise notamment la nature et les lieux de l'activité professionnelle du salarié, ainsi que la durée de validité du document (de manière à ne pas avoir à le renouveler tous les jours). Ce justificatif se suffit à lui-même, l'attestation étant réservée à des motifs personnels (sauf pour les travailleurs non-salariés, qui doivent opter pour cette dernière).

Bridgestone : une alternative à la fermeture de Béthune

Un plan pour sauver l'usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais). Il prévoit le maintien de la production sur le site, mais implique un investissement de 100 millions d'euros et une réduction des effectifs d'environ 40 %.  Le gouvernement demande au fabricant japonais de pneumatiques « de prendre le temps de creuser ce scénario complémentaire ».

Auchan tourne le dos à la Chine

En pleine restructuration, le groupe Auchan a décidé de vendre sa filiale chinoise SunArt au géant du e-commerce Alibaba. Montant de la transaction : 3 milliards d'euros.

Aéronautique : un plan social XXL pour AAA

AAA, dernière victime en date de la crise aéronautique. Le sous-traitant envisage de se séparer de 567 emplois (licenciement de 502 personnes et annulation de 65 postes à pourvoir), soit un tiers de ses effectifs, selon les syndicats FO et CGE-CGC, signataires de cet accord. Le plan social d'origine prévoyait 719 suppressions. Les sites de Toulouse et de Méaulte (Somme) devraient être les plus touchés.

16 octobre

📍 La France entre état d'urgence et couvre-feu

A minuit, ce soir, l'état d'urgence sanitaire sera de nouveau en vigueur sur tout le territoire français. Ce régime d'exception s'accompagne de nouvelles restrictions sanitaires, énumérées par décret, et d'un protocole amendé pour les entreprises, publié cet après-midi. Des mesures encore plus strictes s'appliqueront dans les huit métropoles (Aix-Marseille, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse) et la région Ile-de-France placées sous couvre-feu. Les lieux de culture demandaient à entrer dans les dérogations prévues à cette dernière mesure. Mais le Premier ministre Jean Castex l'a exclu, en renvoyant aux exceptions qu'il avait lui-même énumérées hier. A ce sujet, l'attestation pour justifier d'une sortie aux horaires interdits n'était toujours pas en ligne à 18h.
Enfin, mieux vaut un couvre-feu qu'un confinement, a estimé le ministre de l'Economie, ce matin, sur BFMTV : les aides annoncées hier coûteront 1 milliard d'euros, contre « 15 à 20 milliards par mois pour un reconfinement généralisé », d'après Bruno Le Maire.

Report des PGE : il faudra demander à l'Europe

Autre précision du jour du ministre de l'Economie : l'éventuel report d'un an du remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE) ne dépendra pas seulement de la bonne volonté de la Fédération bancaire française. Un tel décalage des échéances à 2022 nécessitera d'abord l'aval de la Commission européenne, le PGE étant considéré comme une aide d'Etat.

Chômage partiel : virage à 180° sur les salariés à risque

Retour à la maison pour certains salariés vulnérables au Covid-19. Le Conseil d'Etat a suspendu le décret qui, au 1er septembre, avait retiré le bénéfice automatique de l'activité partielle à certaines catégories (dont les plus de 65 ans sans maladie particulière, les femmes enceintes de plus de six mois, les personnes obèses, etc.). Les anciennes règles sont donc rétablies, en attendant une nouvelle décision du gouvernement. En revanche, la fin du chômage partiel pour les salariés cohabitant avec une personne à risque est bel et bien validée.

A Toulouse, les bars peuvent rouvrir

Le couvre-feu, bouée de sauvetage des bars toulousains ! Le tribunal administratif a suspendu la décision préfectorale d'interdire à ces établissements d'ouvrir, à la suite du placement de la métropole en zone d'alerte maximale. Explication : "Il n’était pas démontré qu’une fermeture totale était nécessaire, adaptée et proportionnée au but poursuivi (...), alors même que le couvre-feu annoncé est susceptible de répondre à la dégradation de la situation sanitaire." Plus étonnant encore, le protocole renforcé appliqué aux restaurants est, lui aussi, annulé.

Mobilisation prolongée pour les travailleurs handicapés

Face à la deuxième vague épidémique, il n'y a pas que l'Etat qui aménage ses aides aux entreprises. L'Agefiph a annoncé, cette semaine, la prolongation de tous ses dispositifs en faveur de l'emploi des personnes handicapées (et ils sont nombreux) jusqu'en février.

Territoires d'industrie : la Bourgogne-Franche-Comté en pole position

Ce sont les premiers bénéficiaires du dispositif de soutien à l'investissement industriel en région, prévu par le plan de relance. Trente entreprises de Bourgogne-Franche-Comté vont se partager 20 millions d'euros de subventions, représentant 17 % des dépenses qu'elles prévoient d'engager dans les douze mois qui viennent. Ces projets, dans des domaines aussi variés que la joaillerie, la pharmaceutique, la mécanique ou l'hydrogène, devraient permettre la création de plus de 550 emplois, selon le gouvernement. Ce programme est ouvert à d'autres entreprises - il reste 130 millions d'euros dans l'enveloppe prévue pour cette année.
Postuler à ce fonds sur le site de Bpifrance

Toujours plus de plans sociaux

Si les défaillances d'entreprises sont au plus bas, il en va autrement des plans de sauvegarde de l'emploi. Leur hausse continue depuis l'été s'est poursuivie, et même encore accélérée, début octobre.

Le sévère diagnostic d'Euler Hermes

La France se présente face à la deuxième vague épidémique en position de faiblesse. Selon Euler Hermes, elle cumule les risques sur les plans sanitaire, politique et économique. Pis, elle fait partie de ces pays européens qui "ont perdu le contrôle de la pandémie - encore une fois". Par conséquent, l'assureur-crédit prédit, au quatrième trimestre, une baisse du PIB de 1,1 %, plutôt qu'une croissance de 1 %. Et prévient : "le moteur de croissance française (la consommation des ménages) est en train de devenir son talon d'Achille."

Asobo : ça plane pour le studio bordelais

On ne va pas se mentir, la semaine économique a été rude. Et si on prenait un peu de hauteur avant le week-end ? Notre rédaction de Bordeaux vous raconte l'histoire du studio indépendant Asobo, qui a travaillé sur la dernière édition du célèbre jeu vidéo d'aviation Flight Simulator d'un certain... Microsoft.
⏩ A lire : Avec le jeu Flight Simulator, Microsoft fait planer le studio Asobo

15 octobre

📍 L'état d'urgence sanitaire bouscule l'économie

Que change l'instauration d'un couvre-feu en Ile-de-France et dans huit métropoles, telle qu'annoncée hier par Emmanuel Macron ? Peut-être bien plus qu'on pouvait le supposer alors. Car il se double d'un retour à l'état d'urgence sanitaire sur l'ensemble du territoire. Autrement dit, c'est toute la France qui sera soumise, à partir de samedi, à de nouvelles restrictions sanitaires et à des protocoles renforcés dans les restaurants, comme en entreprise. Le chef du gouvernement Jean Castex, accompagné de plusieurs de ses ministres, a livré les détails de ces mesures en début d'après-midi.
⏩ A lire : Couvre-feu, fermetures, aides d'urgence... ce qui attend les entreprises pour les prochaines semaines

Le grand réaménagement des aides aux entreprises

Le tour de vis sanitaire s'accompagne d'un desserrage des aides aux entreprises. Le gouvernement va étendre l'accès à quatre dispositifs existants (fonds de solidarité, exonérations de charges, PGE, prêts d'Etat). Et ce n'est pas tout : il continue de travailler sur plusieurs dossiers brûlants, dont le paiement des loyers et la couverture des assurances.
⏩ A lire : Avec le retour de l'état d'urgence sanitaire, les aides d’urgence aux entreprises encore renforcées

Le calme plat des défaillances...

On craignait une première vague de défaillances à la rentrée. Elle n'a pas eu lieu, d'après Altares. Le nombre de procédures collectives ouvertes est resté à un niveau anormalement bas au troisième trimestre (un tiers de moins qu'un an plus tôt). Mais dans le détail, les chiffres révèlent qu'une déferlante de difficultés submerge déjà certaines activités.

... la croissance folle des créations

Si les défaillances sont au plus bas, les créations d'entreprise, elles, restent au plus haut. Elles ont encore progressé en septembre, selon l'Insee.

Le numérique au service de l'écologique

Entre la transition écologique et la transformation numérique, le gouvernement a fait son choix. La seconde doit se mettre au service de la première. Comment ? C'est ce qu'il a tenté d'exposer dans une stratégie nationale, présentée au début du mois. Stratégie encore balbutiante, mais dotée de quelques moyens pour les start-up et PME qui oeuvrent à la croisée de ces deux mondes.
⏩ A lire : Les entreprises du numérique priées de se mettre à la transition écologique

14 octobre

📍 Les réponses d'Emmanuel Macron

Comment freiner l'épidémie ? La question sera au centre de l'interview donnée par Emmanuel Macron à TF1 et France 2, à 19h55. Face au retour en force de l'épidémie de Covid-19, le président de la République pourrait prendre de nouvelles mesures, trois semaines après l'instauration des zones d'alerte renforcée et maximale. En attendant, tout semble suspendu à cette prise de parole : le premier comité national de suivi de la relance, prévu à 17h, a été reporté sine die.

Un délai pour les exonérations

Le gouvernement accorde un mois de plus aux entreprises bénéficiaires d'exonérations et d'aides au paiement des cotisations pour déclarer ces aides.

La relance ne sauvera pas les entreprises

Récession de 9 % et taux de chômage à 11 % en 2020, croissance de 7 % en 2021... l'OFCE s'est livré, à son tour, à une actualisation de ses prévisions économiques pour les prochains mois. Mais au-delà de cet exercice habituel, l'Observatoire des conjonctures économiques s'est aussi interrogé sur l'impact du plan de relance du gouvernement. Sa conclusion : il dopera bien le PIB, mais risque de ne pas suffire à sauver les entreprises de la faillite.

Le plan jeunes sous l'oeil d'un Haut-commissaire

Les employeurs devraient vite apprendre à le connaître. Thibaut Guilluy a été nommé "Haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises". Son titre ne change que de deux mots (il était Haut-commissaire à l'inclusion dans l'emploi depuis mars), mais sa feuille de route, elle, évolue davantage. Désormais, il s'occupera en priorité de l'application du plan jeunes et veillera à "fédérer et mobiliser" les employeurs du privé autour de ses enjeux. Il travaillera également au renforcement des clauses d'insertion dans les appels d'offres, voulu par le ministère du Travail, de manière à "renforcer l’effet des achats, publics et privés, pour l’inclusion de chacun par l’emploi".

Salon de l'agriculture 2021 : les vaches resteront au pré

La "plus grande ferme de France" gardera portes closes l'an prochain. Le Salon de l'agriculture de Paris, prévu du 27 février au 7 mars 2021, est officiellement annulé, pour cause d'épidémie et de jauge trop restrictive. Les organisateurs cherchent toutefois à maintenir le Concours général agricole pour les produits et les vins, sous une forme à déterminer.

Hydrogène : McPhy passe à la vitesse supérieure

Elle est l'une des pionnières de l'hydrogène en France : la société McPhy, basée dans la Drôme, vient de lever 180 millions d’euros. Soit 30 millions de plus que prévu. De quoi doper son développement, dans un contexte des plus porteurs : la France vient de se doter d'une stratégie nationale de 7,2 milliards d'euros pour soutenir cette technologie. Signe des temps, fin septembre, c'est le vendéen Lhyfe qui faisait parler de lui, avec la pose de la  première pierre de son usine d'hydrogène décarboné.

13 octobre

📍 Conflit Airbus-Boeing : l'Europe peut riposter

Nouvel épisode dans la bataille commerciale entre Airbus et Boeing : l'OMC a autorisé l'Union européenne à prendre des sanctions contre les Etats-Unis, pour leur soutien, jugé illégal, à leur constructeur national. La décision intervient tout juste un an après une mesure similaire, mais dans l'autre sens : les Américains surtaxent des produits de l'UE depuis octobre 2019, en guise de représailles aux aides accordées à Airbus.

Le soutien à l'export passe aussi au vert

L'Etat n'accordera plus de garanties publiques aux exportations liées à des projets pétroliers et gaziers. A la place, le gouvernement souhaite réorienter ces aides vers des chantiers plus durables et respectueux des engagements environnementaux de la France.

Gel de la fiscalité sur l'essence

Bercy éteint la polémique sur le prix de l'essence, avant qu'elle n'enflamme les débats. Le ministère de l'Economie a fait savoir, dans un communiqué lapidaire, qu’il n’y aurait "pas de changement de la fiscalité sur l’essence SP 95-E10 et SP 95-E5". Autrement dit, il renonce à supprimer le tarif réduit de l'E10, tel que le prévoyait pourtant son projet de loi de finances 2021.

Aides aux entreprises : soyez réactifs !

Pour bénéficier du plan de relance et de ses 100 milliards d'euros, mieux vaut être réactif. C'est le conseil de Frédéric Collignon, dirigeant d’ABF Décisions. Ce spécialiste des financements publics livre ses recommandations pour tirer profit des subventions et des appels à projets qui vont se multiplier dans les semaines à venir. Des dispositifs construits, en général, « dans une logique de premier arrivé, premier servi ».
⏩ A lire : les conseils de Frédéric Collignon pour profiter de la relance

Santé au travail : les salariés accusent le coup

La crise du coronavirus secoue les salariés. Fatigue, changement de rythme, insécurité professionnelle... une enquête de l'Ifop pour Malakoff Humanis s'inquiète d'une dégradation de la santé au travail et de la monté des risques psychosociaux, dans la foulée de l'épidémie de Covid-19. Les employeurs, en revanche, se montrent plutôt à la hauteur des enjeux.

Le yoyo du PIB français moins prononcé que prévu

Une récession moins grave que prévu en 2020, un rebond moins fort qu'espéré en 2021. C'est la tendance qui ressort des dernières prévisions économiques du FMI. Elle vaut notamment pour la France : le PIB baisserait de 9,8 % (au lieu des -12,5 % annoncés en juin), avant de remonter de 6 % l'an prochain (soit 1,3 point de perdu depuis la précédente estimation).

Réflexion en cours sur l'épargne et l'égalité salariales

Les partenaires sociaux invités à réfléchir au partage de la valeur dans l'entreprise. Le ministère du Travail leur a donné jusqu'au 23 octobre pour avancer leurs propositions à ce sujet, et se prononcer sur celles du gouvernement. Lesquelles consistent à introduire des "dispositifs de rémunération variable collective simplifiés" dans les petites entreprises, développer l'actionnariat salarié, mais aussi renforcer la transparence et l'égalité salariales, notamment par l'amélioration de l'index récemment créé sur la parité hommes-femmes.

Le boom des accords d'entreprise

Les entreprises se tournent de plus en plus vers la négociation collective. Elles ont conclu 80 780 accords et avenants en 2019, en hausse de 30 % sur un an, selon le bilan annuel du ministère du Travail.

12 octobre

📍 Les taxes foncières reportées sur demande

Nouvelle possibilité de report de charges pour les entreprises : elles peuvent demander à décaler le paiement de leurs taxes foncières, en principe dues le 15 octobre. Attention, cette mesure ne concerne pas tout le monde...

Budget 2021 : double geste fiscal pour les PME...

Le lancement du débat parlementaire sur le projet de loi finances 2021 profite aux PME. Deux mesures en leur faveur ont été ajoutées au texte, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. D'abord le taux réduit à 15 % de l'impôt sur les sociétés pourrait être accordé aux entreprises réalisant jusqu'à 10 millions d'euros de chiffres d'affaires (au lieu de 7,6 M€). Ensuite, la réduction d'impôt sur les investissements dans les PME (dispositif "Madelin - IR-PME") devrait rester à 25 % (au lieu de 18) une année de plus, soit jusqu'à fin 2021.

... trois engagements attendus de la part des entreprises...

Bruno Le Maire l'a répété devant l'Assemblée nationale, l'Etat ne posera aucune condition à la baisse des impôts de production (-10 Md€ en 2021) , mais... le ministre de l'Economie attend des entreprises qu'elles prennent des engagements dans « trois directions ».

... et trêve budgétaire pour les CCI

Enfin, dernière modification apportée par le gouvernement à son projet de budget : la baisse des ressources allouées aux CCI n'aura pas lieu en 2021, et elle sera limitée à 50 millions d'euros en 2022. Dans le cadre de la réforme du réseau consulaire, lancée en 2018, l'Etat prévoyait de réduire ses dotations de 100 millions d'euros par an.

Le tourisme maintenu sous perfusion

L'Etat reste au chevet du tourisme. A l'occasion d'un nouveau comité interministériel, le gouvernement a confirmé l'élargissement et le renforcement du plan de soutien sectoriel, lancé il y a cinq mois. Des réflexions sont en cours pour aider davantage l'événementiel et le tourisme d'affaires, d'une part, le thermalisme, d'autre part. Une mission, sur ce dernier sujet, est confiée au président du Puy-de-Dôme Jean-Yves Gouttebel. Enfin, pour sauver leur fin d'année, les professionnels ont promis de renouveler leurs politiques d'annulation sans frais des réservations.
Selon un bilan officiel le prêt garanti par l'Etat devait débloquer 18,6 milliards d'euros au bénéfice de 189 176 entreprises du tourisme (au 30 septembre, PGE saison inclus) ; les banques publiques ont mobilisé 427 M€ de financements supplémentaires ; le fonds de solidarité a attribué près de 760 M€ à 527 834 bénéficiaires (au 25 septembre) ; et plus de 100 000 travailleurs indépendants se sont partagés 87 M€ (à la mi-juillet).

Retards de paiement : rentrée sous tension

Conséquence du rebond actuel de l'épidémie, les relations entre entreprises se crispent à nouveau, prévient Rubypayeur. Selon ce cabinet, la chasse aux factures impayées est repartie à la hausse depuis cet été... et les chances d'aboutir à la baisse. De quoi craindre une nette dégradation des délais de paiement en 2020, après des années de stabilité.

Alerte maximale : Toulouse et Montpellier arrivent, Aix-Marseille prolonge

Toulouse et Montpellier n'y échapperont pas. Sous l'oeil des autorités depuis jeudi, les deux villes seront placées en alerte maximale au Covid-19 à compter de demain. Alerte, par ailleurs, prolongée à Aix-Marseille jusqu'au 27 octobre inclus.
Pour rappel, dans ces zones où le virus circule activement, les bars, salles de sport et lieux d'exposition doivent en général fermer, les restaurants appliquer un protocole renforcé et les rassemblements se limiter à 1 000 personnes. Des règles locales supplémentaires peuvent s'appliquer. L'Etat a prévu des mesures d'accompagnement spécifiques pour les entreprises touchées.

Quinze jours pour éviter un reconfinement

Face à la réaccélération de l'épidémie, toutes les options sont sur la table. Avertissement signé de Jean Castex, ce matin, sur France Info : « Le confinement général doit être par tout moyen évité. Mais rien ne doit être exclu, quand on voit la situation dans nos hôpitaux. » Le Premier ministre décidera s'il faut « effectivement prendre des mesures supplémentaires » en fonction de l'évolution des indicateurs sanitaires sur les quinze prochains jours... à moins que le président de la République Emmanuel Macron en décide autrement : il sera interviewé mercredi, à 19h55, sur TF1 et France 2.

9 octobre

📍 Santé au travail : 20 millions d'euros pour les TPE-PME

L'Assurance maladie sur tous les fronts. A partir d'aujourd'hui, elle réactive sa subvention aux TPE-PME qui s'équipent pour protéger leurs salariés du coronavirus : 20 millions d'euros sont à prendre, sur la base du premier arrivé, premier servi. En parallèle, elle publie un guide pratique à destination des employeurs.

Tourisme, zones d'alerte : quelles sont les nouvelles aides ?

Effort supplémentaire pour le secteur du tourisme au sens large, aides confirmées aux entreprises en zones d'alerte au Covid-19... une nouvelle salve d'annonces est survenue hier soir, en réponse au regain actuel de l'épidémie. Et ce, seulement deux semaines après un premier renforcement des dispositifs d'urgence. Un petit récapitulatif s'imposait donc.
⏩ A lire : L'État remet à plat ses mesures d'urgence pour le tourisme et les zones d'alerte au Covid-19

Plan de relance online

Le plan de relance a son site web. Sur ce nouveau portail, les entreprises peuvent retrouver tous les dispositifs lancés début septembre en leur faveur.

Automobile : fin de partie pour Inteva dans les Vosges

L'équipementier automobile Inteva Products France va être repris par sa maison-mère américaine. Cette décision du tribunal de commerce d'Orléans condamne l'usine de Saint-Dié-des-Vosges et ses 222 salariés. Les autres sites du groupe, dans le Calvados et le Loiret, devraient être préservés.
⏩ A lire : L’équipementier Inteva ferme son usine de Saint-Dié-des-Vosges

L'industrie remonte la pente plus lentement

La reprise se tasse aussi dans les usines. La croissance de la production a encore ralenti, en août, dans l'industrie manufacturière (+1 % en un mois), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+1,3 %). Aux extrêmes, les matériels de transport redressent la tête (+5,9 %), l'énergie (cokéfaction et raffinage) s'enfonce (-6,9 %). Mais les deux sont loin d'avoir rattrapé leur niveau d'avant-crise, avec, respectivement, une production en baisse de 18,4 % et 17,4 % par rapport à février.

Moins de vacances dans les TPE-PME

Les TPE-PME sont restées sur le pont cet été. En août, le taux de congés payés était à 21 %, sous sa moyenne habituelle, selon le dernier baromètre social du cercle Perspectives, établi à partir des fiches de paie de 471 600 personnes. Plus de 6 salariés sur 10 auraient ainsi posé moins d'une semaine de vacances. Deux explications possibles : les entreprises ont voulu "rattraper le retard pris sur leur activité pendant le confinement, incitant [leur personnel] à décaler leurs congés" et/ou les jours avaient été soldés au printemps pour atténuer la période du confinement. A noter, par ailleurs, que le taux de chômage partiel était tombé à 2 % (-6 points par rapport à juin).

La distanciation sociale pire que le confinement ?

Pourquoi la reprise économique est-elle si lente ? Parce que la "distanciation physique volontaire" persiste en présence du virus, répond une étude du FMI. Elle estime que les individus continuent à réduire leurs interactions sociales et leurs déplacements, même quand les autorités ne les leur interdisent plus. Conclusion : "un confinement strict et de courte durée pourrait être préférable à des mesures plus souples et prolongées". Et, en tout état de cause, il ne pourrait y avoir de reprise durable sans maîtrise de l'épidémie.

Rachat de Suez : la justice s'en mêle

Nouveau rebondissement dans le feuilleton économique de l'automne. Le tribunal judiciaire de Paris ordonne la « suspension » de l'acquisition par Veolia des actions détenues par Engie dans Suez. L'opération avait été validée lundi soir. Les comités sociaux et économiques du groupe Suez devront être consultés.

8 octobre

📍 6 nouvelles villes en alerte, 2 départements rétablis

L'alerte sanitaire au Covid-19 étendue dans six villes. A partir de samedi matin, Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne passeront en zone d'alerte maximale (avec fermeture totale des bars, protocole renforcé dans les restaurants...) ; Dijon et Clermont-Ferrand en zone d'alerte renforcée (avec restriction horaire pour les bars, jauge des rassemblements à 1 000 personnes, etc.). En sursis, Toulouse et Montpellier pourraient être classées en vigilance maximale lundi matin, si leur situation sanitaire ne s'améliore pas d'ici là.
Bonne nouvelle, en revanche, pour la Nièvre et le Morbihan, qui sortent de la zone rouge. Nice, Bordeaux, Rennes et Aix-Marseille restent en observation, mais vont mieux. Une décision les concernant sera prise la semaine prochaine.

Fonds de solidarité, exonérations : de nouveaux bénéficiaires

Le fonds de solidarité encore retoiletté. Trois changements vont y être apportés. Son accès va être ouvert aux PME de moins de 50 salariés (au lieu de 20) relevant des secteurs du tourisme (le seuil de chiffre d'affaires disparaît). Le demandeur devra avoir perdu au moins 70 % de son chiffre d'affaires (au lieu de 80 %) du fait des restrictions sanitaires. Enfin, le dispositif va être étendu à 75 000 entreprises supplémentaires, selon le décompte du ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Une liste fournie par Bercy identifie 31 nouveaux secteurs, dans l'écosystème de l'événementiel, des voyages, de la culture ou la communication (par exemple : loueurs de voitures, autocars, activités de sécurité privée, agences de publicité, fleuristes, blanchisseries, etc.). Tous vont obtenir, en supplément et de manière rétroactive, des exonérations de charges sociales pour la période de février à mai 2020.
Ont été confirmées, en parallèle, les mesures déjà annoncées sur la prise en charge intégrale de l'activité partielle et les annulations de cotisations.

Aide à l'embauche des salariés handicapés

L'embauche d'une personne handicapée jusqu'en février sera soutenue par l'Etat. Une aide de 4 000 euros sur un an vient d'être créée en leur faveur, sur le modèle des incitations au recrutement de jeunes salariés mis en place pendant l'été.

Un outil pour évaluer les risques liés à l'épidémie

Comment protéger ses salariés et maintenir son activité en pleine épidémie ? Pour aider les employeurs à résoudre cette équation, l'Assurance maladie met à leur disposition un outil en ligne gratuit : le "Plan d’action Covid-19". Bâti autour d'une quarantaine de questions, il promet "d’aider les entreprises à s’interroger sur les situations à risque et leur propose des mesures très opérationnelles pour agir en conséquence".

La reprise est bloquée

Ca se confirme : la reprise patine. L'activité s'est stabilisée à 5 % sous son niveau d'avant-crise en août et en septembre, et devrait y rester en octobre, selon la Banque de France, qui a interrogé 8 500 entreprises entre le 28 septembre et le 5 octobre. Pour autant, le PIB devrait rebondir de 16 % au troisième trimestre (prévision inchangée). Mais "de larges disparités sectorielles" persistent, s'inquiète l'institution : "Les matériels de transport, l’hébergement-restauration et les activités de spectacles et récréatives demeurent substantiellement affectés." Sur ce sujet, comme sur celui de la reprise qui plafonne, la Banque de France rejoint donc ce que disait l'Insee en début de semaine.

Commerce : des ventes solides en août

Le commerce de détail était en pleine forme au mois d'août. En France, le volume des ventes a bondi de 6,2 % en un mois (deuxième meilleure performance de la zone euro) et de 3 % en un an (+3,7 % de moyenne dans l'eurozone), selon Eurostat. L'été est toutefois moins bon que prévu : l'institut européen a nettement révisé à la baisse les données de juillet (-3,3 % par rapport à juin 2020, stabilité avec juillet 2019).

Filière masques : 10 entreprises subventionnées

L'indépendance de la France sur la production de masques sanitaires se joue en région. Dix entreprises vont être subventionnées par l'Etat pour leurs projets d'investissement dans la fabrication de matières premières filtrantes nécessaires à ces équipements de protection. La Coop des masques, Lydall, M3 Sanitrade (en Bretagne), Savoy international, Texinov (Auvergne-Rhône-Alpes), Berry, Protechnic (Grand Est), Arkema (Normandie), Fitexin (Somme) et Meltblo France (Doubs) vont récupérer 18 millions d'euros et prévoient de créer près de 250 emplois. Ces entreprises ont été sélectionnées dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt lancé au printemps dernier. L'instruction des autres dossiers se poursuit, précise Bercy.
⏩ A lire : Dans les Côtes-d'Armor, La Coop des Masques mise sur l’inclusion et la solidarité

Les retards de paiement privent PME et ETI de 26 milliards d'euros

Statu quo pour les délais de paiement. Dans son rapport annuel, l'Observatoire public chargé de les surveiller déplore une situation "figée" depuis plusieurs années... mais toujours aussi coûteuse pour les PME et les ETI.

7 octobre

📍 Un crédit d'impôt pour la rénovation énergétique

Les TPE-PME peuvent désormais bénéficier d'un crédit d'impôt sur les dépenses de rénovation énergétique de leurs bâtiments. Cette nouvelle niche fiscale couvre les travaux engagés entre le 1er octobre dernier et le 31 décembre 2021.

Les risques économiques de la reprise épidémique

L'Insee contraint de dégrader ses prévisions. Sa dernière note de conjoncture intègre, tant bien que mal, le risque d'une reprise de l'épidémie et ses conséquences sur l'économie française d'ici la fin de l'année. Conclusion : le chômage pourrait s'accroître, tandis que l'ampleur de la récession reste incertaine.

Le quatuor maudit de la crise

Ils sont quatre dans l'oeil du cyclone depuis l'irruption du Covid-19 en France. Quatre secteurs ravagés par la crise, voire même "pénalisés de manière potentiellement durable", craint l'Insee, qui a mis des chiffres sur leurs maux.

L'export français en panne

La reprise des échanges extérieurs s'est enrayée en août. Les importations ont frémi de 1,2 % en un mois (+500 M€), ce qui représente une "brusque" interruption de la dynamique enclenchée depuis mai, selon les douanes. Situation plus préoccupante encore pour les exportations : elles ont baissé de 0,5 % (-200 M€) et stagnent à 17 % de leur volume moyen de 2019 (contre 9 % pour les importations). Résultat, le déficit commercial repart à la hausse, pour atteindre 7,7 milliard d'euros.

Aledia, Ecomiam : les stars du jour

Envie de bonnes nouvelles ? Elles sont à chercher du côté des levées de fonds en ce moment. Après Ynsect hier, Aledia annonce aujourd'hui avoir collecté 80 millions d'euros, première tranche d'un financement prévu de 120 millions. L'entreprise iséroise développe des puces LED pour les écrans.
Plus classique dans son activité, le breton Ecomiam vient, lui, de boucler son entrée en Bourse. De quoi nourrir les ambitions nationales du distributeur de produits surgelés.
⏩ A lire : Le distributeur de produits surgelés Écomiam réussit son entrée en Bourse

Recette de cookies

Vous détenez un site web ? Pensez à revoir vos cookies. La Cnil a actualisé ses directives autour de l'utilisation de ces fichiers qui collectent les données de vos visiteurs. Pas de panique, on vous donne la recette pour vous y retrouver !
⏩ A lire : Données personnelles : les 5 ingrédients pour faire de bons cookies

6 octobre

📍 Commerce : un coup de pouce à la transition numérique

La Banque des territoires va mobiliser 836 millions d'euros en faveur des commerces de centre-ville. Mais sur cette somme, seule une petite part (7 M€) se traduira en aide directe aux entreprises, afin de les pousser à adopter des solutions numériques pour leur activité.

Vers un élargissement du fonds de solidarité

Le fonds de solidarité va encore bouger. Pour les entreprises fermées ou affectées par la dernière salve de restrictions, les seuils relatifs au nombre de salariés dans l'entreprise (moins de 20) et à la perte de chiffre d'affaires subie (80 %) pourraient être révisés bientôt, a indiqué Bruno Le Maire sur France Info. Le ministre de l'Economie souhaite également en faire bénéficier de nouvelles activités, comme l'événementiel, les fleuristes, les graphistes ou les photographes.

Publication du nouveau protocole pour les restaurants

D'abord dévoilé à Aix-Marseille et en région parisienne, le protocole sanitaire renforcé pour les restaurants a été officialisé au niveau national hier soir. Le communiqué de presse du gouvernement prévient que les contrôles seront renforcés. Il précise aussi les établissements concernés (restaurants traditionnels, fast-food, cafétérias et libre-service), avec une nuance introduite pour les bars : "ceux proposant de la vente de boisson à titre accessoire de la restauration pourront rester ouverts."

Le commerce mondial encaisse le choc

Révision générale des prévisions à l'OMC. L'organisation mondiale anticipe désormais un repli de 9,2% du volume du commerce mondial des marchandises en 2020. C'est bien mieux que ce qu'elle avait annoncé en avril (entre -13 et -32 %). Inversement, elle s'attend à un rebond plus faible qu'espéré pour l'an prochain (+7,2 %, au lieu de +21,3 % !).

Ynsect s'envole avec une levée de fonds XXL

Les levées de fonds des start-up françaises continuent à défier la crise depuis deux semaines. Après Mirakl (255 M€), Sendinblue (140 M€) et Exotec Solutions (77 M€), c'est au tour d'Ynsect d'affoler les compteurs, dans un domaine plus original, celui de la production de protéines à partir d'insectes. La société annonce avoir collecté 224 millions de dollars (190 M€), auprès de banques françaises et de fonds, notamment américains. Cette somme doit permettre de financer la construction de son usine dans la Somme. En 2019, Ynsect avait déjà levé 125 M$ et obtenu 23 M€ de subventions.

Engie laisse sa place chez Suez à Veolia

Episode décisif, hier soir, dans le feuilleton économique de l'automne. Le conseil d'administration d'Engie a accepté le rachat par Veolia de 29,9 % des parts que l'énergéticien détient chez Suez. Une opération à 3,4 milliards d'euros, validée contre l'avis de l'Etat et contre la volonté de Suez. A l'Assemblée nationale, aujourd'hui, le Premier ministre Jean Castex a demandé à ce que les « discussions se poursuivent pour atteindre le respect clair et net des objectifs que nous avons fixés » en matière d'emploi, de « logique industrielle », de concurrence et de souveraineté.

Accidents et maladies professionnels toujours en hausse

Les accidents du travail et les maladies professionnelles sont restés en progression l'an dernier, selon un bilan annuel de l'Assurance maladie. Ces événements se sont traduits par la perte de 66 millions de journées de travail en 2019.

5 octobre

📍 Réouverture conditionnelle des restaurants

Victoire pour les restaurateurs : ils pourront rester ouverts, sans restriction horaire, en zone d'alerte renforcée et maximale, à condition d'appliquer un protocole sanitaire plus strict. Il prévoit, notamment, la tenue d'un "cahier de rappel" regroupant les coordonnées des clients, une limitation à 6 personnes par table et une distance minimale d'1 mètre "entre les chaises de tables différentes", précise le communiqué de presse du gouvernement, paru dans la soirée. Dès aujourd'hui, et une semaine après avoir dû fermer, les établissements d'Aix-Marseille qui respectent ces règles peuvent rouvrir, a confirmé la préfecture par communiqué.
En revanche, les bars sont exclus de cet aménagement et doivent donc garder le rideau baissé. Les traiteurs s'alarment, eux, « de nouvelles annulations en cascade » depuis le retour des restrictions il y a une semaine.
⏩ A lire : Pour les Traiteurs de France, les restrictions sanitaires « tuent l’espoir d’une reprise »

La région parisienne vire au rouge foncé

Ils font leur entrée dans la liste des zones d'alerte maximale au Covid-19 : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne vont devoir se soumettre à de nouvelles restrictions sanitaires pour les deux prochaines semaines à partir de demain. Parmi elles, l'interdiction des congrès et salons professionnels, la fermeture des bars et le respect d'une jauge de 4 m² par client dans les centres commerciaux.

Le télétravail vivement recommandé

En zones d'alerte renforcée et maximale, les entreprises "doivent, autant que possible, recourir au télétravail". C'est le message délivré, ce matin, par le gouvernement. Qui laisse, dans le même temps, le soin, et la responsabilité, aux employeurs et leurs salariés de suivre, ou non, sa recommandation.

L'impact variable de la crise sur les territoires

Après six mois de crise, où en est l'économie en région ? Selon un premier bilan du cabinet Trendeo, c'est la Haute-Garonne qui a le plus souffert, à cause des graves difficultés de l'aéronautique. A l'inverse, d'autres départements sont passés entre les gouttes et ont créé plus d'emplois que l'an dernier.
⏩ A lire : Qui sont les gagnants et les perdants des six premiers mois de la crise du coronavirus ?

Aéronautique, automobile : 8,8 M€ pour 13 entreprises

Nouvelle salve de subventions pour 5 entreprises de l'automobile et 8 de l'aéronautique. Dans le cadre des deux fonds de soutien à ces secteurs, l'Etat débloque 3,1 millions d'euros aux premières (trois du Grand Est, une du Nord, une de Sarthe), et 5,7 millions aux secondes (quatre en Occitanie, deux en Ile-de-France, ainsi que Loiretech en Loire-Atlantique et Coraxes en Côtes-d'Armor). Les deux appels à projets restent ouverts jusqu'au 17 novembre. Jusqu'à présent, seulement 5 % de l'enveloppe dédiée à l'automobile en 2020 ont été consommés (10,6 M€ sur 200) et 13 % de celle réservée à l'aéronautique (13,2 M€ sur 100).
Postuler au fonds automobile ou au fonds aéronautique sur le site de Bpifrance.

Concertation sur les salariés en reconversion

Comment faciliter la reconversion des salariés ? La question était au centre de nouvelles discussions, aujourd'hui, entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux. Le gouvernement propose d'améliorer les congés de mobilité et de reclassement (par des exonérations de charges supplémentaires ou le financement de formation), et d'aménager le CPF Transition en faveur des métiers en tension. Syndicats et patronat ont jusqu'à la fin du mois pour plancher sur ce dossier.
Autres sujets soumis à la concertation : le renforcement des clauses d'insertion dans les marchés publics et l'organisation d'un dialogue social, au sein des entreprises, concernant les aides publiques qu'elles ont perçues.

Mission sur les entreprises en difficulté

Autre chantier ouvert aujourd'hui par le gouvernement, celui de la justice économique. Une mission vient d'être lancée pour améliorer la détection, la prévention et l'accompagnement des entreprises en difficulté. Elle part du constat que leurs dirigeants sollicitent souvent trop tard l'aide des tribunaux. Confiée à Georges Richelme, président de la Conférence générale des juges consulaires de France, elle rendra ses recommandations avant la fin de l'année.

3 octobre

📍 Salles de sport : réouverture à Toulouse

Et de deux. Les salles de sport de Toulouse ont obtenu, devant le tribunal administratif, le droit de rouvrir leurs portes. C'est la seule ville, avec Rennes, où la justice a annulé la fermeture de ces établissements, décidée, à l'origine, au nom de la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

2 octobre

📍 Report des charges, le retour (1)

Ce fut l'un des dispositifs phares du confinement : le report des charges sociales revient en octobre. Il est toutefois limité aux entreprises contraintes de fermer pour cause d'épidémie. La mesure permet au gouvernement de temporiser, en attendant la mise en place des exonérations promises aux activités les plus durement touchées.

Délai de carence suspendu, le retour (bis)

Autre mesure à faire sa réapparition, à la faveur du renforcement de l'épidémie, le délai de carence va être de nouveau suspendu. Mais ceci ne vaut que pour les arrêts maladie des personnes identifiées par la Sécurité sociale comme potentiellement contaminées, et pour qui le télétravail est impossible. Dans ce cas, elles recevront un certificat d'isolement, « servant de justificatif auprès de leur employeur », a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran, hier.
Par ailleurs, ces mêmes cas contact, s'ils sont considérés à risque, pourront demander, à partir de demain, leur arrêt de travail directement en ligne sur le site declare.ameli.fr

Fonds de solidarité et chômage partiel, la mue permanente

Le gouvernement poursuit aussi l'adaptation en continu de ses outils en faveur des entreprises. Un décret, publié hier au Journal officiel, revient sur l'accès au fonds de solidarité, notamment au titre du mois d'août. Un autre entérine plusieurs changements annoncés sur l'activité partielle : rétablissement à 15 jours (au lieu de 2) du délai préalable à l'acceptation implicite d'une demande ; et, pour le nouveau régime de longue durée, maintien du reste à charge de l'employeur à 15 % après le 1er octobre, ainsi qu'assouplissement de l'obligation à rembourser l'aide de l'Etat, en cas de non-respect des engagements (elle ne sera plus valable "si les perspectives d'activité se sont dégradées" depuis l'accord de mise en oeuvre du dispositif).

Le congé de proche aidant bel et bien lancé

Cette fois, c'est bon. Le décret relatif au nouveau "congé de proche aidant" a été publié aujourd'hui au Journal officiel. Avec trois jours de retard sur l'entrée en vigueur de la mesure.

Les restaurateurs restent mobilisés

Ils espèrent être enfin entendus. Les représentants de l'hôtellerie-restauration ont été reçus au ministère de la Santé aujourd'hui. Olivier Véran leur avait promis, hier, d'étudier leurs propositions, en vue de renforcer le protocole sanitaire en place dans leurs établissements. Elles devraient être soumises au  Haut-Conseil de la Santé publique. Les professionnels espèrent leur validation, afin d'éviter toute fermeture complète, prévue en zone d'alerte maximale au Covid-19.
En parallèle, à Aix-en-Provence et Marseille, où cette mesure s'applique déjà, les acteurs économiques locaux ont décidé de poursuivre le combat judiciaire devant le Conseil d'Etat.
Enfin, ce midi, patrons et salariés du secteur étaient appelés à "faire du bruit" devant leur commerce, en guise de protestation symbolique contre le durcissement des règles sanitaires.

Restauration collective : Elior au régime

Elior, victime collatérale du Covid-19. Le groupe de restauration collective va alléger son activité dans les entreprises, avec "la suppression de 1 888 postes, répartis sur 1 260 lieux (...) opérés par Elior Entreprises et Arpège, sur l’ensemble du territoire". La direction explique devoir s'adapter, notamment, à "l'augmentation pérenne du télétravail" et "la réduction d’activité de nombreux clients" dues à la crise.

1er octobre

📍 L'investissement à l'heure du coronavirus

L'investissement résiste tant bien que mal à la crise. C'est l'un des enseignements de notre sondage exclusif, mené avec ABF Décisions cet été. Les 243 dirigeants interrogés sont quasiment aussi nombreux à maintenir leur stratégie, en dépit du coronavirus (41 %) qu'à suspendre ou reporter leurs projets (40 %). Plus surprenant, la relocalisation et la transition écologique, sur lesquelles l'Etat concentre pourtant ses efforts de relance, apparaissent comme les dernières de leurs priorités en matière d'investissement.
⏩ A lire, les résultats de notre sondage : Deux entreprises sur trois ont besoin d’une aide publique pour investir

Le boom des plans sociaux

Les plans sociaux se sont encore accélérés dans la deuxième quinzaine de septembre. Ils ont augmenté de 70 % en un an, selon la Dares (ministère du Travail), soit un rythme de croissance plus soutenu qu'il y a encore deux semaines. Le chômage partiel, lui, a poursuivi son reflux au mois d'août.

Le marché auto reste au point mort

Les ventes de voitures neuves encore à la peine. En septembre, elles ont baissé de près de 3 % sur un an (après déjà -19,8 % en août), d'après le Comité des constructeurs français (CCFA). En neuf mois, le marché a reculé de 28,9 % par rapport à la même période en 2019.

Logement : les chantiers repartent, pas les permis

La construction de logements se redresse, mais l'avenir s'assombrit, selon les données du gouvernement. D'un côté, les mises en chantier se sont bien rétablies depuis la fin du confinement : de juin à août, elles étaient 2 % au-dessus de leur moyenne d'avant-crise sur douze mois. Mais, de l'autre, les autorisations peinent à se relever : les permis accordés restent, sur la même période, 19 % sous leur niveau de mars 2019 à février 2020.

Victoire des salles de sport à Rennes

Les salles de sport rennaises vont pouvoir rouvrir. Le tribunal administratif a suspendu la décision préfectorale qui leur imposait la fermeture pour cause de coronavirus. Les professionnels de Lille, Nice et Bordeaux n'ont pas connu la même fortune, puisque leurs recours ont été, au contraire, rejetés par la justice.

Un nouveau congé payé est né

Un nouveau droit pour les aidants. Depuis hier, les salariés et les indépendants peuvent, en théorie, bénéficier d'un congé payé, afin de s'occuper d'un proche en situation de dépendance (maladie, grand âge ou handicap). Sa durée maximale est de trois mois fractionnables, mais, sur l'ensemble de sa carrière, un demandeur pourra poser jusqu'à un an. L'indemnisation, versée par les CAF ou la MSA, oscillera entre 43,83 et 52,08 euros par jour. Prévu par la loi en 2019, ce "congé de proche aidant" doit toutefois encore faire l'objet d'un décret pour pouvoir entrer pleinement en application.

5G : fin des enchères à 2,8 milliards d'euros

Lancées mardi, déjà finies. Les enchères pour la 5G se sont achevées aujourd'hui. Les quatre opérateurs Bouygues, Free, Orange et SFR ont accepté de débourser près de 2,8 milliards d’euros, pour mettre la main sur les 11 derniers "blocs" de fréquence disponibles et nécessaires au déploiement de cette technologie.

30 septembre

📍 Chômage partiel : encore du changement

A chaque jour son annonce sur le chômage partiel. L'indemnisation intégrale de l'employeur par l'Etat sera finalement maintenue jusqu'au 31 décembre dans plusieurs secteurs - et plus seulement dans l'hôtellerie-restauration, comme le gouvernement l'avait d'abord annoncé hier.

La justice valide les fermetures

Le combat aura tourné court. Dans les Bouches-du-Rhône, la justice a rejeté le recours déposé contre l'arrêté préfectoral qui ordonne la fermeture, jusqu'au 11 octobre, des bars et restaurants (entre autres) de Marseille et Aix-en-Provence. En Gironde, une action similaire, menée cette fois par les salles de sport, s'est soldée par le même échec devant le tribunal administratif de Bordeaux.

Les Français invités à investir dans les PME

Il a été imaginé avant la crise, mais il tombe à pic après. Un nouveau fonds d'investissement de Bpifrance proposera, demain, aux épargnants français de placer 95 millions d'euros dans 1 500 entreprises.

Un CSE pour les TPE

Opération séduction pour le syndicat Force Ouvrière. Il offre aux membres des TPE (salariés, indépendants, patrons...) l'accès gratuit, jusqu'au 31 mars 2021, à une plate-forme d'avantages sociaux. Ils peuvent retrouver, sur ce site, des offres comparables à celles que peut proposer un comité social et économique (CSE) dans les entreprises de plus grande taille.

Assurance chômage et formation en discussion

Le gouvernement n'a pas renoncé à sa réforme de l'assurance chômage. Au contraire, il a expliqué aujourd'hui aux partenaires sociaux vouloir « rebrancher » quatre mesures reportées ou désactivées, cet été, à cause du Covid-19 (à savoir : bonus-malus sur les contrats courts ; dégressivité de l'allocation pour les hauts revenus ; calculs de la période d’affiliation et du salaire journalier de référence du demandeur d'emploi). L'objectif est de « revoir les paramètres, les compléter », pour adapter ces dispositifs au nouveau contexte de crise, en vue de leur application au 1er janvier.
Sur la formation professionnelle, trois questions sont mises sur la table : la mobilité des salariés d'une branche à une autre, la mutualisation des fonds au profit des PME de plus de 50 salariés et la gouvernance pour atteindre l'équilibre financier du système.

L'économie au ralenti en juillet

La reprise économique à la peine en juillet, selon une série d'indicateurs publiés aujourd'hui par l'Insee. Les ventes du commerce, le chiffre d'affaires de l'industrie et la production dans les services progressent à peine, alors que certaines activités semblent durablement affaiblies.

La consommation en forme en août

Pas de vacances pour la consommation. Les dépenses en biens des ménages sont reparties de l'avant en août (+2,3 %, après -0,9 % en juillet) selon l'Insee. Elles s'affichent même en croissance sur un an (+2,4 %). Le décalage des soldes d'été, jusqu'au 11 août, explique en partie cette performance, notamment pour l'habillement et le textile (+17,4 %).

29 septembre

📍 La crise souffle le chaud et le froid

Quel est le point commun entre des robots et du Nutella ? Aucun, si ce n'est, peut-être, que les deux échappent à la crise. Prenez le nordiste Exotec Solutions. Cet expert de la robotique appliquée aux entrepôts logistiques vient de collecter 90 millions de dollars (77 M€).
⏩ A lire : Exotec Solutions lève 90 millions de dollars pour mieux exporter ses robots
Quant à Ferrero, le fabricant de la célèbre pâte à tartiner Nutella, il conforte son implantation en Normandie, avec un plan d'investissement de 42 millions d'euros.
⏩ A lire : Pourquoi Ferrero investit 42 millions d'euros en Normandie
Mais derrière ces bonnes nouvelles pour l'économie en région, les annonces de plans sociaux et réductions d'effectifs se poursuivent aussi. Dernières en date chez Mecachrome et Manitou.

Les salles de sport haussent le ton

Les salles de sport se mettent à la lutte judiciaire. L'organisation patronale France Active annonce avoir déposé pas moins de 16 recours contre les arrêtés de fermeture de ces établissements. Ces décisions s'appliquent dans les zones d'alerte renforcée et maximale au Covid-19. Elles restent incompréhensibles pour les principaux intéressés, comme Thierry Marquer, le PDG du groupe rennais L'Orange Bleue.
⏩ A lire : Le patron de L’Orange Bleue réclame le soutien de l'État

Les hôtels, bars et restaurants restent sur leur faim

"On ne vous laissera pas tomber". C'est le message martelé par le gouvernement aux bars, cafés et restaurants, frappés, depuis hier, par de nouvelles interdictions, dans les zones d'alerte renforcée et maximale au Covid-19. Reçus à Matignon, leurs représentants en sont ressortis sans obtenir plus que les mesures d'urgence déjà annoncées. Seule précision du jour : l'indemnisation intégrale du chômage partiel restera en vigueur jusqu'au 31 décembre pour ces entreprises.

Les TPE-PME font de la résistance

Dans les TPE-PME, l'été a été rude pour le chiffre d'affaires, mais la trésorerie et l'emploi ont résisté, selon un sondage réalisé par la CPME. Sauf que leurs perspectives, pour le second semestre, restent sombres : 47 % estiment leur pérennité "au moins potentiellement menacée" par la crise en cours.

Etat et Régions se serrent les coudes

Cause commune contre le Covid-19. L'Etat a promis aux Régions de soutenir leurs investissements, avant la fin de l'année, à hauteur de 600 millions d'euros. Il est également prévu, par la suite, d'associer les présidents de ces collectivités au "pilotage" des fonds du plan de relance, en collaboration avec les préfets. Enfin, l'enveloppe des contrats de plan Etat-Région 2021-2027 est revue à la hausse : ces feuilles de route de l'investissement public local seront globalement dotés de 40 milliards d'euros (contre 30 Md€ sur la période 2015-2020).

Brexit : les transporteurs routiers montent au front

Face à l'enlisement des négociations sur le Brexit, le transport routier tire la sonnette d'alarme. Pas moins de 33 organisations européennes, dont la FNTR pour la France, a appelé, dans une lettre ouverte, l'UE et le Royaume-Uni à "préserver la connectivité routière par des arrangements équilibrés et réciproques". Les signataires souhaitent notamment "des garanties adéquates en termes de concurrence loyale, de performance environnementale, de sécurité routière et de conditions de travail pour les conducteurs". Et rappellent que plus de 2,3 millions de camions font le lien entre les îles britanniques et l'Union européenne, chaque année.

Un pas de plus vers la 5G

L'Etat va de l'avant avec la 5G. Une étape décisive est franchie aujourd'hui dans le déploiement de cette technologie en France, avec l'ouverture des enchères pour attribuer 11 derniers "blocs" de fréquence à Bouygues, Free, Orange et SFR. Chacun avait déjà décroché un premier lot en début d'année. Le confinement avait abouti à reporter le lancement de cette nouvelle phase. Autre conséquence du coronavirus : les opérateurs ne sont plus obligés de commercialiser une offre 5G dans au moins deux villes avant la fin d'année.

28 septembre

📍 Un budget 2021 sous le signe du Covid-19

Le gouvernement a présenté aujourd'hui un projet de loi de finances 2021 résolument tourné vers le soutien aux entreprises. Un budget marqué au fer rouge par la crise du coronavirus. Il vise à mettre en oeuvre une grande partie du plan de relance, annoncé au début du mois. Sur les 100 milliards d'euros prévus, Bercy espère ainsi en engager déjà 15 Md€ avant la fin de cette année, et jusqu'à 42 Md€ d'ici fin 2021. Objectif : doper la croissance de 1,5 point pour la porter à +8 %. Après une récession estimée à -10 % en 2020.

Budget 2021 : la colère des CCI

Le projet de loi de finances 2021 fait déjà des mécontents. CCI France s'insurge contre le nouveau coup de rabot à 100 millions d'euros que le gouvernement réserve aux chambres de commerce et d'industrie en 2021.

L'activité partielle longue durée fait son trou

Les entreprises commencent à se saisir du nouveau dispositif d'activité partielle longue durée. La ministre du Travail Elisabeth Borne a compté plus 300 accords signés, « qui concernent plus de 50 000 emplois », a-t-elle indiqué sur BFMTV.

Le chômage partiel classique joue les prolongations

L'activité partielle, telle qu'elle est appliquée depuis le 1er juin, joue les prolongations. Un décret, paru ce week-end au Journal officiel, maintient le reste à charge des entreprises à 15 % pour les heures chômées jusqu'au 31 octobre (au lieu du 30 septembre). Ce taux était censé passer à 40 % à partir de jeudi. En conséquence, les secteurs liés au tourisme conservent, eux, l'indemnisation intégrale de leur activité partielle pour un mois supplémentaire aussi.

Jour J pour les nouvelles restrictions

Les nouvelles restrictions, annoncées la semaine dernière, sont entrées en vigueur aujourd'hui dans les onze villes classées, avec la région parisienne, en zone d'alerte renforcée ou maximale au Covid-19. Les bars, restaurants et salles de sport sont les principales activités contraintes à la fermeture totale ou partielle, à Aix-Marseille, Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble et Montpellier. La jauge des rassemblements est également abaissée à 1 000 personnes. Attention, d'autres communes peuvent être visées par des mesures similaires. Dans les Bouches-du-Rhône, par exemple, la préfecture a imposé des horaires d'ouverture aux commerces de quinze villes de plus de 10 000 habitants.

25 septembre

📍 Retour à l'urgence pour les entreprises fermées

Pour soutenir les entreprises de nouveau contraintes à fermer pour cause d'épidémie, le gouvernement prévoit de mobiliser au moins trois dispositifs d'urgence. Leur périmètre n'a cessé d'évoluer tout au long de la journée, avant que Bercy « Nous assumerons, pendant 15 jours, leurs pertes et leurs difficultés financières. La totalité », a promis le ministre délégué aux PME Alain Griset, en visite à Marseille, cet après-midi. Il a assuré que les fermetures n'entreront en vigueur que dimanche soir (au lieu de samedi).
La Cité phocéenne est la seule à subir les restrictions les plus sévères (avec la Guadeloupe), en tant que zone d'alerte maximale au Covid-19. Une manifestation contre ce tour de vis sanitaire a eu lieu, ce matin, devant le tribunal de commerce de la ville. Les acteurs économiques, comme la mairie, demandent un délai de 10 jours avant l'exécution des décisions gouvernementales.

Le chômage toujours en apparent recul

Pour la première fois depuis mars, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi, sans activité aucune (la catégorie A), est repassé sous la barre des 4 millions de personnes en août. Mais cette baisse mensuelle de 4,3 % est compensée par la hausse de près de 8 % des demandeurs d'emploi ayant un peu travaillé (catégories B et C). Ces derniers n'ont jamais été aussi nombreux depuis un an.

L'activité partielle en repli cet été

L'activité partielle a moins eu la cote cet été. La Dares (ministère du Travail) a calculé qu'1,3 million de salariés auraient été  effectivement placés sous ce régime en août, contre 1,9 million en juillet. Sur ce dernier mois, l'estimation a d'ailleurs été nettement revue à la baisse (la précédente s'établissait à 2,4 millions de personnes). Le télétravail, en revanche, est resté stable : il concernait toujours un salarié sur dix en juillet-août.

L'emploi des jeunes rebondit

Un mois d'août bénéfique pour l'emploi des jeunes ? C'est ce qu'a assuré la ministre du Travail sur CNews. Quelque 180 000 jeunes auraient ainsi été embauchés en CDI ou CDD de plus de trois mois, selon Elisabeth Borne. Soit 9 % de plus qu'en 2019. Cette hausse mensuelle serait la première de l'année. Un bon résultat qu'elle attribue au plan jeunes mis en place cet été.

Aéronautique : saignée sur l'emploi chez Latécoère

Un tiers de son personnel. Tel est l'ampleur de la restructuration prévue chez Latécoère. Le sous-traitant aéronautique toulousain veut supprimer 475 postes. En cause : une chute de 40 % de son activité du fait de l'épidémie de coronavirus.
⏩ A lire : Le sous-traitant aéronautique Latécoère supprime un tiers de ses postes en France

Le commerce en a assez de la Tascom

Il n'y a pas que l'industrie dans la vie. Le Conseil du commerce de France demande au gouvernement la suppression de la Taxe sur les surfaces commerciales (Tascom), au même titre que les usines ont obtenu, dans le plan de relance, la baisse de leurs impôts fonciers. Pour le président de l'association William Koeberlé, le gain, estimé à près d'1 milliard d'euros pour les entreprises, leur permettrait d'"investir dans leur transformation numérique et faire évoluer leur modèle économique".

La rentrée prudemment optimiste des TPE-PME

L'optimisme commençait à revenir dans les TPE-PME à la rentrée (avant donc le retour aux mesures sanitaires plus strictes annoncé cette semaine). Selon le baromètre trimestriel Bpifrance Le Lab-Rexecode, elles n'étaient, par exemple, plus que 26 % à juger leur trésorerie encore tendue (-21 points depuis avril). Mais les dirigeants restaient sur la défensive en matière de chiffre d'affaires et d'investissement, alors que le niveau de la demande inquiétait toujours.

24 septembre

📍 Choc et colère, après le durcissement des règles sanitaires

Tollé général, après l'introduction de règles sanitaires renforcées dans onze métropoles régionales, Paris et sa petite couronne (voir ci-après). En première ligne, quatre organisations patronales de l'hôtellerie-restauration (Umih, GNC, GNI et SNRTC) exigent le "retrait immédiat" des mesures de fermeture des bars et restaurants. Elles menacent de contester ces décisions devant les tribunaux, tout comme France Active, qui défend les salles de sport. La colère est particulièrement vive à Aix-Marseille, où les restrictions sont les plus sévères, en raison de son classement en zone d'alerte maximale. Le président de région Renaud Muselier dit vouloir déposer, dès demain, un recours devant le tribunal administratif.
⏩ A lire : Stupeur et colère du monde économique après la fermeture des bars-restaurants à Marseille

La promesse d'une réactivation des aides aux entreprises

Les entreprises concernées par la nouvelle vague de restrictions seront de nouveau aidées par l'Etat. Bercy a promis aux représentants des secteurs les plus touchés (hôtellerie, restauration, événementiel et salles de sport) d'étudier "le renforcement des dispositifs existants". Dès hier, le ministre de la Santé avait assuré que « l'ensemble de [ceux] mis en place au moment du confinement leur seront de nouveau ouverts : fonds de solidarité quel que soit le secteur d'activité, exonération des cotisations sociales, activité partielle sans reste à charge pour l'employeur ». Des annonces pourraient suivre d'ici demain.
De son côté, le président de la CPME François Asselin a plaidé, sur Europe 1, pour une annulation de charges et un accès simplifié au deuxième étage du fonds de solidarité.

Qui est concerné par les nouvelles règles ?

La lutte contre le Covid-19 s'est donc brutalement durcie hier soir. En métropole, 69 départements sont passés en zone rouge (14 de plus en cinq jours), laquelle se décline désormais en trois catégories, chacune avec son lot de restrictions, prévues pour durer au moins deux semaines, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran.
1. L'alerte maximale concerne Aix-Marseille. C'est là que les mesures les plus sévères entreront en vigueur samedi (fermeture totale des bars et restaurants, ainsi que des établissements recevant du public, sauf protocole sanitaire en place).
2. L'alerte renforcée vise Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Paris et la petite couronne. Il est question, cette fois, de fermer partiellement les bars (à 22h au plus tard) et totalement les salles de sport, les gymnases et les salles des fêtes (pour les activités festives et associatives) ; d'abaisser la jauge des rassemblements à 1 000 personnes ; d'interdire les grands événements déclarés et les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public.
3. Au premier niveau d'alerte se trouvent les 69 départements classés rouges, sans les villes déjà citées. Les réunions festives et associatives pourront s'y tenir mais à moins de 30 personnes.
Enfin, le télétravail est vivement recommandé dans les métropoles en alerte renforcée et maximale.

Et pourtant, le climat des affaires s'améliorait...

Après le redressement, le frémissement. En septembre (mais avant le renforcement des mesures sanitaires annoncé hier), le climat des affaires a enchaîné un cinquième mois consécutif de hausse, selon l'Insee. Mais cette amélioration n'a jamais été aussi faible depuis le déconfinement (+2 points). Et l'indicateur, désormais à 92, reste inférieur de 13 points à son niveau d'avant-crise. Pas sûr que les dernières restrictions n'aident à son rétablissement...

Santé au travail : les mises en garde de la Cnil

La lutte contre l'épidémie de Covid-19 ne justifie pas tout. En l'occurrence, une entreprise ne doit pas fonder ses actions de prévention sur les données de santé de ses salariés, prévient la Cnil. Pour aider les employeurs à s'y retrouver, le régulateur vient de rappeler quelques règles de bonne conduite, et plusieurs interdits.
⏩ A lire : Les mises en garde de la Cnil aux employeurs, à l'ère du coronavirus

23 septembre

📍 Le congé paternité double et s'impose

En 2021, naissance d'un enfant rimera un peu plus avec absence des parents au travail ! Le congé paternité va passer de 14 à 28 jours en 2021, dont 7 jours seront rendus obligatoires. L'annonce a été officialisée par le président de la République Emmanuel Macron lui-même.

Le retour à la normale des embauches

Bonne nouvelle sur le front du recrutement. En août, les déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) ont bondi de 9,8 % par rapport à juillet, d'après l'Acoss. Mieux, elles progressent sur un an (+2,2 %) "pour la première fois depuis le déclenchement de la crise". La caisse nationale des Urssaf relativise toutefois cette performance, en raison d'un effet de calendrier favorable cette année. Sans compter que les embauches en CDI restent en berne par rapport à août 2019 (-2,1 %, contre +6,5 % pour les CDD longs).

La crise vue par les DRH...

L'épidémie de coronavirus change la donne dans les ressources humaines. Selon un sondage de l'Andrh, la crise pèse sur les augmentations salariales et les intentions d'embauche. Face au risque de suppressions d'emploi, l'activité partielle longue durée commence à s'imposer. Mais le grand gagnant de cette période pourrait être la RSE.

... et par Bpifrance

Bpifrance n'a pas chômé en début d'année. Triplement de ses prêts sans garantie, doublement de son soutien à l’innovation, lancement en urgence du PGE... la banque publique d'investissement a tiré le bilan de son premier semestre 2020, résolument extraordinaire, au sens propre du terme.
⏩ A lire : Bpifrance affiche un bilan semestriel marqué par la crise

Représentativité patronale : les candidatures sont ouvertes

La campagne 2021 de mesure de l'audience patronale démarre aujourd'hui à midi, avec l'ouverture de la phase de dépôt des candidatures. La procédure connaît quelques évolutions cette année, à la fois pour mieux prendre en compte les TPE, mais aussi pour atténuer l'impact de l'épidémie de coronavirus sur les organisations d'employeurs.

Levée de fonds XXL pour Mirakl

Elle revendique la levée de fonds "la plus importante jamais réalisée par une start-up française". En pleine crise du coronavirus, l'éditeur de logiciels Mirakl a bouclé un tour de table de 300 millions de dollars (255 M€). L'entreprise entend à présent recruter 300 ingénieurs pour ses sites de Paris et Bordeaux. Mieux, 400 emplois seront créés en trois ans en France, a renchéri... le président de la République Emmanuel Macron, dans un tweet de félicitations.
⏩ A lire : Mirakl lève 255 millions d'euros et confirme son développement bordelais

Lubrizol, un an après

Un an après le spectaculaire incendie de son site de Rouen, l'entreprise Lubrizol panse toujours ses plaies et repense aussi l'organisation de son activité.
⏩ A lire : L'incendie de Lubrizol amène l'entreprise à revoir son organisation

22 septembre

📍 Télétravail : feu vert à la négociation

Vers un nouvel accord national interprofessionnel (ANI) sur le télétravail. Le précédent datait de 2005 mais, depuis la sortie du confinement, le Medef se refusait à le remettre en discussion. A l'issue d'une nouvelle rencontre entre partenaires sociaux aujourd'hui, l'organisation patronale a finalement accepté l'ouverture de négociations (premières réunions les 3 et 23 novembre). Mais refusé qu'elles débouchent sur un texte "normatif [ou] prescriptif", au grand dam de plusieurs syndicats. "L'élaboration d'un accord donnera aux salariés et à leurs représentants un cadre pour des négociations de branche ou d’entreprise", s'est félicitée, pour sa part, la ministre du Travail Elisabeth Borne.

Nouvelle filière industrielle dans la santé

Avis de naissance. Les industriels du diagnostic in vitro, ainsi que trois pôles de compétitivité, ont décidé de se réunir pour se structurer en filière. Leur initiative vise notamment à favoriser le développement des innovations en France et en Europe, avec la volonté affichée de regagner en autonomie sur les plans sanitaire et industriel.

Phildar : le directeur général garde le lien

Il en était le directeur général, il en devient le repreneur officiel. Eric Vandendriessche est le nouveau propriétaire de Phildar. Si l'enseigne emblématique de la laine et du tricot, en procédure de sauvegarde depuis juillet, est sauvée, elle va toutefois se séparer de la plupart de ses salariés et magasins.
⏩ A lire : Phildar est reprise par son dirigeant

Rossignol sur une mauvaise pente

Autre mauvaise nouvelle du jour pour l'emploi : le fabricant d'équipements sportifs Rossignol va procéder à la suppression nette de 77 postes sur ses sites français.

Corruption : les PME trop passives

Une société sur cinq s'est retrouvée confrontée à des cas de corruption, au cours de ces cinq dernières années. C'est l'un des enseignements d'un baromètre national, réalisé par l'Agence française anticorruption. Une étude qui déplore les "lacunes" des dispositifs de prévention mis en place dans les entreprises en général, et le "fort retard" pris en la matière par les PME et petites ETI en particulier.

Batteries électriques : le retard à l'allumage français

En dépit d'un projet industriel désormais bien lancé, la France part de loin sur la batterie électrique. Selon une étude de l'Office européen des brevets et l'Agence internationale de l'énergie, "le Japon et la [Corée du Sud] mènent la course à l'innovation" dans ce domaine. Entre 2000 et 2018, ces deux pays comptent dix représentants parmi les onze premiers demandeurs de brevets mondiaux en matière de batteries. L'Hexagone n'en place qu'un seul (le CEA) et représente moins d'1 % des dépôts sur la période.

Pendant ce temps, le Brexit

Le coronavirus l'a un peu éclipsé, mais le Brexit continue de se préparer. En l'état actuel des négociations, la sortie définitive du Royaume-Uni de l'Union européenne est programmée au 1er janvier prochain. Afin d'aider les entreprises françaises à y faire face, l'administration organise une conférence en ligne gratuite demain après-midi.

21 septembre

📍 Air France en sursis

La compagnie Air France-KLM craint toujours pour son avenir. Les quelque 10,4 milliards d'euros d'aide et de garantie publiques de la France et des Pays-Bas, « nous permettent de tenir moins de 12 mois », juge le directeur général du groupe dans les colonnes de L'Opinion. Benjamin Smith évoque donc « une éventuelle recapitalisation ». Et s'inquiète de l'écotaxe sur les billets d'avion. Un projet également dénoncé, sur LCI, par le ministre délégué aux Transports. Jean-Baptiste Djebbari craint « la destruction, à terme, d'environ 120 000 à 150 000 emplois » en cas d'adoption de cette mesure, voulue par la Convention citoyenne pour le climat.

Airbus vers l'hydrogène

De son côté, Airbus affiche ses ambitions dans l'avion à hydrogène. Le géant européen affirme travailler sur trois concepts différents, avec mise en service d'un premier appareil en 2035. Cela tombe bien : ces objectifs sont conformes à ceux fixés par le gouvernement dans son plan de soutien à l'aéronautique et s'inscrivent dans sa stratégie nationale en faveur de l'hydrogène.

PGE : plafond spécial pour l'aéronautique

Changement de plafond pour les entreprises de la construction et la maintenance aéronautiques. Si elles demandent un prêt garanti par l'Etat (PGE), son montant maximal sera calculé en fonction de la valeur de leurs stocks, selon un arrêté publié la semaine dernière au Journal officiel. Jusqu'à présent, c'est le chiffre d'affaires ou la masse salariale qui étaient pris en considération.

Fonds de solidarité : prolongation spécifique aux discothèques

L'Etat va continuer à payer les charges fixes des discothèques. Le mécanisme, mis en place cet été et plafonné à 15 000 euros par mois, est prolongé jusqu'à la fin de l'année.

Construction : le redressement continue

La construction française poursuit sur sa lancée. La production du secteur, en juillet, a progressé de 5 % en un mois, soit la deuxième meilleur performance d'une zone euro globalement en stagnation (+0,2 %), selon Eurostat. Résultat, le retard sur l'année dernière se résorbe, avec une chute désormais limitée à 5,2 % dans l'Hexagone, par rapport à juillet 2019 (contre -11,6 % en juin).

Le chômage partiel sur la pente descendante

Le recours au chômage partiel recule, mais reste à un niveau élevé. Les demandes déposées par les entreprises en juillet concernaient 7,8 millions de personnes (-34 % en un mois). Dans l'industrie des transports et l'hébergement-restauration, près de 4 salariés sur 10 étaient potentiellement encore sous ce régime.

Epidémie : la France rougit, le Rhône réagit

Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 19 septembre.
Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 19 septembre. - Photo : Gouvernement

La France vire au rouge inexorablement : 55 départements sont classés zones de circulation active du virus depuis ce week-end, soit 13 de plus qu'il y a dix jours. Dans ces territoires, les préfets peuvent imposer des restrictions supplémentaires (sur les rassemblements de plus de dix personnes, l'ouverture des commerces, etc.), comme ils l'ont déjà fait, aujourd'hui, dans le Rhône et, la semaine dernière, dans les Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Gironde, Ille-et-Vilaine et Nord.

18 septembre

📍 Le CICE déçoit

Selon la dernière évaluation menée par France Stratégie, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) a permis la création d'environ 100 000 emplois entre 2013 et 2017, "ce qui est faible, rapporté au coût du dispositif – de l’ordre de 18 milliards d’euros en 2016".

L'APLD commence à trouver preneur

Des accords d'activité partielle longue durée (APLD) n'ont été signés que dans une vingtaine d'entreprises depuis la mise en place du dispositif, selon le ministère du Travail. Des PME ont adopté le dispositif, ainsi que des groupes comme à Liebherr Aerospace à Toulouse et Safran. Deux branches professionnelles ont signé des accords d'APLD, dans la métallurgie et la fédération Syntec.

La confiance des dirigeants de PME et ETI s'améliore

66 % des dirigeants de PME et ETI se montrent optimistes quant à l'activité de leur propre entreprise par rapport au mois de juin, selon le 99e Observatoire Banque Palatine des PME-ETI de septembre 2020. Ils sont deux fois plus nombreux (42 %) qu'en juin à estimer que la situation de leur entreprise est propice aux investissements.

17 septembre

📍 Hausse des plans sociaux en France

Selon le ministère du Travail, 394 plans de sauvegarde de l'emploi ont été déposés entre le 1er mars et le 13 septembre, représentant au total 57 000 suppressions de postes potentielles. C'est 58 % de plus que le nombre de plans sociaux déposés à la même période l'an dernier (249).

Le marché du logement neuf chute

Au cours du deuxième trimestre, le marché du logement neuf a pâti du confinement, selon les chiffres de la Fédération des promoteurs immobiliers. 25 423 logements ont été vendus entre avril et juin, soit une baisse de 37,8 % par rapport à la même période l'an dernier.

Vers une contraction des exportations françaises

Selon l'assureur-crédit Euler Hermes, les exportations françaises vont se contracter de 100 milliards d'euros en 2020. « Très tourné vers l'Union européenne, l'appareil exportateur français souffrira de la récession européenne attendue cette année », affirme-t-il  dans un communiqué, citant la chimie, l'agroalimentaire et les matériels de transport comme les secteurs les plus touchés. Il projette néanmoins une hausse des exportations de 40 milliards d'euros en 2021.

16 septembre

📍 Bridgestone quitte la France

Coup de massue sur l'emploi dans le Pas-de-Calais. Le fabricant de pneumatiques Bridgestone va fermer son usine de Béthune, la seule que compte le japonais en France. Cette décision laisse sur le bord de la route 863 salariés (hors intérimaires). Le gouvernement et la Région ont exprimé, dans un communiqué commun, "leur désaccord total" et dénoncé "la brutalité, la pertinence et les fondements" de cette annonce.
⏩ A lire : Bridgestone ferme son usine de Béthune, 863 emplois menacés

Six mois de restrictions sanitaires en plus

L'Etat se garde encore un peu la possibilité de restreindre les libertés au nom de la lutte contre le Covid-19. Le régime de droit transitoire instauré le 10 juillet, à la fin de l'état d'urgence sanitaire, va être prorogé de six mois, selon un projet de loi présenté en conseil des ministres. Autrement dit, jusqu'au 1er avril 2021, les autorités pourraient continuer à limiter la libre circulation, les rassemblements publics ou les horaires d'ouverture des établissements recevant du public, comme c'est déjà le cas actuellement.

Tourisme : l'heure des comptes

Un gros trou dans les caisses. La France a vu ses recettes touristiques internationales fondre de moitié en un an, sur la période de janvier à juillet, selon des chiffres présentés au conseil des ministres. Le bilan est toutefois « moins sombre que nous l'avions craint », a relativisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, grâce aux vacanciers français. De nouvelles mesures sont toutefois envisagées pour aider les activités ou les territoires les plus en difficulté à la sortie de l'été, comme les opérateurs de voyages, l'événementiel, mais aussi la Corse et son secteur agroalimentaire.

Coup de chaud sur le coût du travail

Au deuxième trimestre, le coût du travail a progressé de 6,7 % en un an, selon l'indice de référence de l'Insee, mesuré à partir des salaires hors charges du secteur marchand non-agricole. Une accélération principalement attribuée au chômage partiel et à la prime exceptionnel de pouvoir d'achat.

Les créations d'entreprise au top

L'entrepreneuriat dopé au coronavirus ? Pour le troisième mois consécutif, les créations d'entreprise ont en tout cas battu un record, signale l'Insee. Résultat, entre juin et août 2020, il s'en est déjà lancé 19 % de plus qu'à la même période l'an passé. Et ce, alors même que 2019 avait été un millésime exceptionnel.

Les délais de paiement, préoccupation n°1 des TPE-PME

Avant même la crise du coronavirus, le respect des délais de paiement était déjà la première exigence des TPE-PME dans leurs relations interentreprises, selon un baromètre de Provigis et du Médiateur des entreprises. L'étude s'intéresse aussi à leur politique de suivi des fournisseurs, pas toujours très opérante...

Le Covid-19 devient une maladie professionnelle

Le décret qui instaure la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle est paru hier au Journal officiel. La procédure sera automatique pour les soignants, sous réserve que leur état ait nécessité un placement sous oxygène. Les autres travailleurs devront soumettre leur demande à un comité régional, composé d'un médecin-conseil et d'un praticien hospitalier.

Consensus sur la récession

La France est bien partie pour échapper à une récession à deux chiffres. Après l'Insee et la Banque de France, l'OCDE révise à la hausse ses prévisions économiques pour 2020. Elle prédit désormais une baisse du PIB tricolore de 9,5 % (-7,9 % dans la zone euro). Soit une amélioration de 1,9 point par rapport à sa précédente estimation de juin. Sauf que, dans le même temps, la croissance annoncée pour 2021 baisse dans les même proportions. Elle s'établirait désormais à 5,8 %.

15 septembre

📍 5G : l'exécutif dit « oui »

Le débat autour du déploiement de la 5G s'est emballé ces dernières heures. Pas tant en raison de la publication, aujourd'hui, d'un rapport sur "les aspects techniques et sanitaires" de l'installation de cette technologie en France. Il recommande de renforcer l'information, la recherche et la surveillance en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. En réponse, le gouvernement a promis d'en tenir compte et "[confirmé] sa volonté de déployer la 5G".
Mais c'est surtout la sortie d'Emmanuel Macron, hier soir, qui a agité les esprits. « Oui, la France va prendre le tournant de la 5G, parce que c'est le tournant de l'innovation », a d'abord déclaré le président de la République, devant un parterre d'entrepreneurs de la French Tech, à l'Elysée. Avant de comparer les opposants à cette technologie au « modèle Amish » et au retour « à la lampe à huile ». En juin, la Convention citoyenne pour le climat avait demandé un moratoire, idée que le chef de l'Etat n'avait pas exclue à l'époque.

Transport maritime : coup de pouce aux compagnies de ferries

30 millions d'euros pour rester à flot. C'est ce que devraient récupérer les compagnies de ferries grâce au remboursement de « l'intégralité [de leurs] cotisations salariales (...) pour l'exercice 2021 », annoncé par le Premier ministre Jean Castex, à l'Assemblée nationale. Mis à mal par le coronavirus et le Brexit, Brittany Ferries devrait récupérer la moitié de cette somme.

Normalisation en cours dans les ETI

Au début du mois, les ETI et grandes entreprises n'étaient plus que 10 % à éprouver "des difficultés de liquidité ardues" en raison de la crise du coronavirus (-7,4 points depuis juin). Preuve, parmi d'autres, d'une "forme de normalisation", selon l'AFTE et Rexecode.

Ambitions en baisse dans les start-up

Les start-up aussi sont entrées dans le monde économique d'après. Elles considèrent désormais la faiblesse de la demande comme le principal obstacle à leur développement, selon un baromètre EY et France Digitale. Ce n'est toutefois pas le seul impact qu'a eu la crise sur ces entreprises. Recrutements, chiffre d'affaires, perspectives : l'épidémie les contraint à réviser leurs attentes à la baisse.

Commerce en ligne : une croissance sans étincelles

Au deuxième trimestre, les ventes du commerce en ligne ont progressé de 5,3 % sur un an, selon la Fevad. Un résultat presque décevant, tant le confinement semblait avoir profité au secteur.
⏩ A lire, l'interview des dirigeants de La Redoute, sauvée par le e-commerce : « Notre ambition reste d'atteindre un milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2021 »

Locaux d'activité : le tiercé gagnant de la crise

Sans surprise, la commercialisation des locaux d'activité a souffert de la crise au premier semestre. Mais sur un marché globalement en repli (-18 % en un an), trois villes sont parvenues à tirer leur épingle du jeu.
⏩ A lire : Sur le marché des locaux d'activité, la crise du coronavirus rebat les cartes de l'attractivité en région

Durcissement local des règles sanitaires

Plusieurs départements ont renforcé leurs mesures de lutte contre le Covid-19. A commencer par la Gironde et les Bouches-du-Rhône. Parmi les mesures communes aux deux départements : le télétravail est de nouveau recommandé, la jauge maximale des événements ramenée de 5 000 à 1 000 personnes, les rassemblements limités à 10 personnes dans l'espace public, les bars soumis à de nouvelles restrictions et le port du masque étendu.
⏩ A lire : En Région Sud, le monde économique craint pour l'avenir de l'événementiel et du tourisme
Ont également pris des dispositions supplémentaires, le Nord (annulation d'événements, obligation élargie sur le masque) et l'Ille-et-Vilaine (fermeture anticipée des bars à 23h à partir de mercredi).

14 septembre

📍 La récession (un peu) moins grave que prévu

La Banque de France estime désormais la baisse du PIB à -8,7 % en 2020 (contre -10,3 % auparavant). Ce qui correspond peu ou prou à ce que prédit aussi l'Insee (-9 %). Pour autant, le retour à la normale n'est toujours pas attendu avant 2022. Avec, dans l'intervalle, une année noire pour l'emploi en 2021.

Les injonctions du gouvernement à l'industrie...

En ouverture du Conseil national de l'industrie, le Premier ministre Jean Castex a précisé ses attentes envers les chefs d'entreprise du secteur, dans le cadre du plan de relance. Au programme : la préservation de l'emploi et de l'apprentissage, mais aussi l'amélioration des relations avec les sous-traitants ou encore l'évolution de la commande publique.

... et au BTP, appelé à prendre des engagements

Le BTP aussi va devoir faire des efforts, en contrepartie de la relance. Le gouvernement a enjoint les fédérations du secteur, réunies à Bercy, de lui faire "des propositions d'engagements", en vue de les formaliser d'ici la mi-octobre. Pour justifier sa demande, l'exécutif fait valoir l'accent mis, dans le plan de relance, sur la rénovation énergétique des bâtiments (6,7 Md€), notamment. Et il ajoute dans la balance, une promesse pour les travaux publics : celle d'étudier un nouveau relèvement du seuil de dispense de procédure. Ce plafond, sous lequel les marchés sont accordés sans appel d'offre, est déjà passé temporairement de 40 000 à 70 000 euros le 23 juillet dernier.

Automobile, aéronautique : 24 entreprises soutenues

La mise en oeuvre des plans de soutien à l'automobile et à l'aéronautique commence à porter ses fruits. Les vingt-quatre premiers lauréats des fonds de soutien à la modernisation, créés en réponse à la crise, ont été dévoilés. Dans l'automobile, 13 entreprises (dont le sarthois E4V) vont se partager 7,5 millions d'euros d'aide (sur une enveloppe prévue de 200 M€ en 2020). Dans l'aéronautique, elles sont 11 (dont l'aubagnais Oxytronic) à récupérer une somme équivalente (sur un total de 100 M€). Les deux appels à projets restent ouverts jusqu'au 17 novembre.
Postuler au fonds automobile ou au fonds aéronautique sur le site de Bpifrance.

La France, reine de la batterie électrique ?

Bientôt une usine chinoise de batteries pour véhicules électriques sur le sol français. C'est en tout cas le souhait du groupe Envision, basé à Shanghai, selon Le Journal du Dimanche. Ce projet industriel XXL est le troisième du genre, en quelques mois, à envisager une implantation dans l'Hexagone, après ceux de Verkor et Total-PSA.

Défense : aide à la cybersécurisation des entreprises

L'armée française veut mettre à l'épreuve la cybersécurité des PME et ETI de la défense. Elle leur propose de se soumettre à un diagnostic spécial pour identifier leurs risques informatiques et y remédier.

Alinea repris par ses propres actionnaires

Il est repris, mais ne changera pas de main. En redressement judiciaire depuis mai, le groupe d'ameublement Alinea reste propriété de la famille Mulliez. Mais il supprime au passage 992 emplois. Ainsi en a décidé le tribunal de commerce de Marseille. Il s'est appuyé, pour cela, sur une disposition temporaire, prise en réponse à la crise du coronavirus. Elle autorise des dirigeants à se porter acquéreurs de leur propre entreprise après son dépôt de bilan.

11 septembre

📍 Epidémie : 42 départements en rouge, Bordeaux et Marseille inquiètent

Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 12 septembre.
Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 12 septembre. - Photo : Gouvernement

La France compte désormais 42 départements en zone rouge. Autrement dit, la circulation active du virus sur ces territoires pourra amener les autorités à imposer de nouvelles restrictions locales (sur les rassemblements, l'ouverture des commerces, etc.). Ce sera rapidement le cas à Bordeaux et Marseille : le gouvernement attend, d'ici lundi, les propositions des préfets compétents, avant de prendre des mesures pour ces deux villes.
Face à cette « dégradation manifeste » de la situation épidémique, le Premier ministre Jean Castex a également annoncé plusieurs inflexions de la stratégie de lutte contre le Covid-19. En particulier, la période d'isolement, pour les malades et cas contact, est abaissé de 14 à 7 jours et son respect fera l'objet de contrôle.

Une aide pour l'achat de masques "inclusifs" en entreprise

Les employeurs incités à acheter des masques "inclusifs" (qui laissent apparaître la bouche) pour leurs salariés handicapés. L'Agefiph s'engage à compenser le surcoût de cet équipement, et ce pour une durée de 3 mois renouvelable.

3 millions d'euros pour animer la French Tech

Des moyens supplémentaires pour les écosystèmes locaux de start-up. Le "French Tech Community Fund", dédié à leurs projets collectifs, est doté de 3 millions d'euros cette année. Les candidats ont jusqu'au 31 octobre pour déposer leur dossier.

Relance de l'industrie : suivez le guide !

C'est le mode d'emploi de la relance dans l'industrie : Bercy publie un guide de 62 pages pour aider les TPE, PME et ETI du secteur à s'y retrouver dans toutes les aides mises en place en leur faveur.

Et de deux, pour l'APLD

L'activité partielle de longue durée séduit une deuxième branche professionnelle. Après la métallurgie, fin juillet, c'est au tour des Betic (bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseil) de se doter d'un accord collectif sur ce dispositif, créé en réponse à la crise du coronavirus. Il est entré en vigueur depuis le 31 juillet.

Télétravail : les discussions s'enlisent

Les réunions des partenaires sociaux sur le télétravail se suivent et se ressemblent. Sauf que, cette fois, la CFTC en a assez vu. Le syndicat claque la porte, fâché par "le refus de la partie patronale de répondre clairement aujourd’hui à la question d’ouvrir ou non (...) une négociation, en vue d’aboutir à un nouvel accord national [interprofessionnel]". Le précédent date de 2005. Jusqu'à présent, le Medef a préféré travailler à "un diagnostic partagé" qu'au renouvellement du cadre en vigueur.

10 septembre

📍 Top départ à la "décarbonation" des usines

L'Etat veut investir 200 millions d'euros, avant la fin de l'année, sur la "décarbonation" de l'industrie. Pour ce faire, il lance deux appels à projets autour de l'efficacité énergétique et la conversion à la biomasse des sites de production français. Première étage d'une stratégie inscrite dans la durée : le plan de relance prévoit d'y consacrer 1,2 milliard d'euros d'ici à 2022.
⏩ A lire : 200 millions d'euros pour faire entrer l'efficacité énergétique et la biomasse dans les usines

Redressement sans rattrapage dans l'industrie

Où en est le secteur secondaire justement de son redressement post-confinement ? Il se poursuit, répond l'Insee, mais comme dans le reste de l'économie, il a ralenti en juillet : la production manufacturière a progressé de 4,5 % en un mois (+3,8 % dans l'ensemble de l'industrie). Insuffisant pour rattraper le retard pris pendant la crise. Dans toutes les branches, l'activité reste ainsi inférieure à son niveau de février (jusqu'à -22,9 % dans les matériels de transport). Seule exception, la pharmaceutique (+2,5 %).

Plans sociaux (1) : Bercy dit non aux effets d'aubaine

Haro sur les « plans sociaux d'aubaine ». Devant le Sénat, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est montré déterminé à user de « tous les moyens» pour ne pas « [laisser] passer » des restructurations « qui ne seraient pas indispensables pour que l'entreprise puisse rebondir ». Dans son collimateur, le groupe General Electric, au lendemain de l'annonce d'un "projet de transformation" de deux de ses divisions en Europe.

Plans sociaux (2) : +50 % en un an

C'était redouté, ça se confirme : les plans de sauvegarde pour l'emploi sont en forte augmentation. Il y en a eu 345 depuis mars, selon un décompte livré par la ministre du Travail Elisabeth Borne. Soit une hausse de 50 % par rapport à la même période l'an dernier. Au total, 50 000 emplois sont menacés.

Activité partielle longue durée : l'Etat sera plus généreux

L'activité partielle longue durée (APLD) aurait-elle du mal à séduire les entreprises ? La ministre du Travail annonce en tout cas l'extension de la prise en charge maximale de l'Etat. Jusqu'à quand ? Ses propos, tenus sur BFM Business, sont un peu flous. Ce sera « sans limite, jusqu'au délai prévu pour négocier [les] accords d'APLD », ce qui renvoie au 30 juin 2022. Sauf qu'Elisabeth Borne a immédiatement précisé « jusqu'à l'été prochain », soit en 2021...
Dans le décret paru fin juillet, pour tout accord collectif conclu après le 1er octobre 2020, l'indemnisation de l'employeur devait passer de 70 à 56 % de la rémunération horaire brute des salariés placés sous ce régime.

Retour du chômage partiel pour garde d'enfant

Face à l'épidémie de Covid-19, les parents salariés peuvent de nouveau se mettre en chômage partiel pour garder leur enfant. Mais plusieurs conditions s'appliquent à cet arrêt de travail d'un genre particulier.

9 septembre

📍 20 milliards d'euros pour la transition écologique des entreprises

Les entreprises pourront bénéficier de près de 20 milliards d'euros de financement pour leur transition écologique. Ces ressources sont issues du "Plan climat", porté conjointement par Bpifrance et La Banque des territoires. Dans la lignée du plan de relance, les deux institutions publiques promettent d'engager un total de 40 milliards d'euros jusqu'en 2024 sur les énergies renouvelables, la rénovation énergétique ou encore la décarbonation de l'industrie, entre autres.

Les salaires au ralenti

Les augmentations de salaires marquent le pas en 2020, selon une étude Deloitte. La faute à la crise du coronavirus, qui a plombé la part variable des rémunérations et stoppé net les efforts des entreprises en matière d'égalité femmes-hommes. Mais le pire est à craindre pour 2021, prévient le cabinet.

Auchan s'allège pour se transformer...

Le groupe nordiste Auchan s'apprête à tailler dans ses effectifs. Une suppression nette de 1 088 emplois, lancée dans le cadre du "plan de transformation" engagé l'an dernier. Mais justifiée aussi par la nouvelle donne économique et sanitaire dans la grande distribution.
⏩ A lire : Auchan Retail France annonce la suppression nette de 1 088 emplois

... Beneteau pour s'adapter

Le groupe nautique vendéen pris dans la tempête du coronavirus. Beneteau prévoit de supprimer jusqu'à 1 390 emplois. Il envisage notamment "la fermeture, la cession ou la mise en sommeil de 5 sites [de production] sur 24", dont trois en France.

Le redressement des échanges commerciaux se poursuit

Le rebond du commerce international se poursuit, mais sur un rythme un peu plus faible. En juillet, les exportations ont progressé de 9,6 % en un mois (+3,1 Md€), les importations de 4,9 % (+2 Md€), selon les douanes. Point positif, après trois mois de hausse consécutive, le déficit recule de 1,1 milliard d'euros, pour atteindre 7 Md€. Point négatif, le redressement des achats de la France à l'étranger (revenus à 10 % de leur niveau d'avant-crise) reste supérieur au rétablissement de ses ventes (à 17 % sous leurs performances pré-Covid).

8 septembre

📍 Le plan de la France en faveur de l'hydrogène vert

L'Etat prévoit d'investir 3,4 milliards d'euros, sur les trois prochaines années, dans l'hydrogène décarboné. Cette enveloppe doit accompagner la création d'une filière industrielle française et soutenir le déploiement de cette technologie verte dans l'industrie et les transports.
⏩ A lire : Comment l'Etat veut faire de l'hydrogène le moteur de sa relance verte

La reprise économique plafonne

L'économie française entre dans le dur, prévient l'Insee. Jusque-là, la reprise s'est montrée assez solide : la croissance devrait atteindre 17 % au troisième trimestre (prévision toutefois en baisse de 2 points par rapport à la précédente) et l'activité, en août, se situait à 95 % de son niveau d’avant-crise. Mais elle pourrait désormais plafonner autour de 96 %. La faute à un redressement "plus lent", d'autant plus que "l’incertitude sanitaire tend à croître de nouveau". Résultat, l'institut maintient sa prévision de récession à -9 % en 2020. Le taux de chômage, lui, pourrait s'envoler à 9,5 % d'ici la fin d'année (contre 7,1 % au deuxième trimestre).

Déjà 700 000 emplois perdus

En cinquante ans, l'Insee n'avait jamais vu ça : l'emploi salarié marchand (hors agriculture) a dégringolé de 3,6 % au premier semestre. Tout secteur confondu, entre avril et juin, la France a enregistré 215 200 destructions nettes de postes par rapport au premier trimestre (soit une baisse de 0,9 %, plus forte qu'annoncé début août). Et plus de 700 000 depuis le début de l'année. Seule la construction parvient à sauver les meubles (hors intérim, emploi stable sur le trimestre et en hausse de 1,4 % sur douze mois).

Des défaillances toujours aussi faibles

Le nombre de défaillances est restée exceptionnellement bas entre mai et juillet, selon une étude de l'institut Xerfi I+C pour le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Elle compte à peine plus de 6 000 procédures collectives ouvertes sur la période, en baisse de 42,5 % sur un an. Un résultat attribué aux "aides mises en place par l’Etat" et à "leurs effets positifs sur la trésorerie". Mais la situation pourrait bientôt s'inverser, en raison du retour, depuis le 24 août, aux règles habituellement en vigueur pour les entreprises en difficulté.

7 septembre

📍 PGE : les banques s'engagent sur les taux d'intérêt

Les banques et le gouvernement promettent des taux d'intérêt "à prix coûtant" pour les TPE-PME qui choisiraient de rembourser leur prêt garanti par l'Etat (PGE) au-delà de sa première année.

Automobile : aide à la modernisation industrielle jusqu'en 2022

Le fonds de soutien à la modernisation de la filière automobile jouera les prolongations jusqu'en 2022, dans le cadre de France Relance. Annonce de la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. En attendant, Bercy a dévoilé le nom des deux premières entreprises bénéficiaires de ce dispositif, doté, en 2020, de 200 millions d'euros : la Sfob (Seine-et-Marne) et le Comptoir général de ressort Sarrebourg (Moselle) seront aidés dans l'acquisition de nouvelles machines. D'autres devraient suivre : à l'issue de son appel à manifestation d'intérêt lancé cet été, le gouvernement a reçu plus de 540 dossiers.

Toujours plus d'argent pour l'industrie

Bpifrance va réactiver ses "prêts French Fab" à la mi-octobre. Arrêtée l'an dernier, cette offre vise à cofinancer les investissements industriels des entreprises. L'enveloppe disponible devrait s'élever entre 400 et 500 millions d'euros, avec un apport de 45 millions d'euros de l'Etat, indique le ministère de l'Economie. Les prêts octroyés varieront de 100 000 à 5 millions d’euros, sur une durée de deux à douze ans, avec différé d’amortissement de trois ans maximum.

Les déçus du plan de relance

La stratégie de relance à 100 milliards d'euros du gouvernement ne les a pas impressionnées : plusieurs fédérations professionnelles font part de leurs doutes, leur déception, voire leur mécontentement, face aux annonces de jeudi dernier.

Les zones rouges gagnent du terrain

La liste des "zones de circulation active du virus" compte désormais 25 territoires en métropole, après l'ajout de la Seine-Maritime, du Nord, du Bas-Rhin, de la Côte-d'Or et des deux départements corses. Des restrictions supplémentaires pourront donc être appliquées dans ces départements et les dérogations temporaires au port du masque y sont dès à présent plus strictement encadrées.

4 septembre

📍 Plan de relance (1) : il y aura des contreparties

Le plan de relance ne sera pas un chèque en blanc aux entreprises. En visite dans une usine Lesaffre du Nord, Bruno Le Maire a explicité sa position sur ce point. « Je ne fixe pas de conditionnalités, (...) mais je suis favorable à des contreparties (...), sur lesquelles les entreprises vont s'engager publiquement. » Lesquelles ? Ce sera aux parlementaires de le déterminer, mais le ministre de l'Economie en a cité trois : « effort de décarbonation et de transition écologique » ; signature d'accord d'intéressement ou de participation ; amélioration de la gouvernance (écoute et place des salariés dans l'entreprise, égalité femmes-hommes).
Plus tôt, le secrétaire général de la CFDT a suggéré d'impliquer les comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises soutenues par l'Etat. Ils pourraient alors rendre « un avis conforme, qui autorise, d'une certaine manière, l'utilisation de ces aides dans telle ou telle direction », a proposé Laurent Berger sur France Inter.

Plan de relance (2) : l'industrie déjà choyée

Au lendemain de la présentation de son plan de relance à 100 milliards d'euros, le gouvernement enfonce le clou pour l'industrie en région. Il annonce une rallonge de 550 millions d'euros pour le dispositif des "Territoires d'industrie". Et promet d'accélérer l'octroi de ses subventions aux investissements, grâce à une méthode de sélection des projets décentralisée.

Exonérations de charges : les règles du jeu fixées

Adoptée fin juillet, l'exonération de charges sociales, pour les secteurs les plus touchés par la crise, se précise. Un décret, paru cette semaine, en fixe plusieurs règles. Il définit notamment la baisse de chiffre d'affaires nécessaire aux entreprises dépendantes du tourisme, de l'événementiel, de l'aérien, du sport et de la culture, pour y prétendre.

Pas de crise du financement dans les start-up

Les levées de fonds des start-up françaises n'ont quasiment pas souffert de la crise du coronavirus. Au premier semestre, elles se sont montées à 2,7 milliards d'euros. "Une performance remarquable" au vu du contexte, s'extasie le cabinet EY.

Chômage partiel : des abus limités

Les soupçons de détournement du chômage partiel par les entreprises se dégonflent. Selon la ministre du Travail Elisabeth Borne, l'administration a procédé à 45 000 vérifications (sur un objectif initial de 50 000). Elles ont débouché sur à peine 400 procédures pénales (soit 0,9 % du total). Fin juillet, Elisabeth Borne faisait état de 1 400 suspicions de fraude ou d'escroquerie, sur un nombre plus restreint de contrôles (25 000).

Fermetures d'école : les employeurs, victimes collatérales ?

C'est le nouveau casse-tête de la rentrée. Moins d'une semaine après la reprise des cours, plus de 120 classes et 22 établissements scolaires (dont 12 en métropole) ont déjà refermé leurs portes pour cause de Covid-19. Chiffres donnés par le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, sur Europe 1.
Dans ces conditions, quelles solutions pour les parents qui travaillent et doivent garder leurs enfants ? Visiblement pris de court, le gouvernement promet « rapidement » un « dispositif qui permettrait que les parents puissent rester chez eux », a confirmé Elisabeth Borne sur France Info. Mais, a aussitôt prévenu la ministre du Travail, ce congé parental ne serait possible qu'en dernier recours : « L'école [ou la mairie doivent] d'abord trouver une solution pour faire garder les enfants. » En attendant, si ce n'est pas le cas, c'est aux parents de s'organiser.

3 septembre

📍 Plan de relance (1) : le gouvernement abat ses cartes

Après l'urgence, la relance. Le gouvernement dévoile le contenu de son plan à 100 milliards d'euros pour aider l'économie française à rebondir après l'épidémie de Covid-19. Il s'agit en l'occurrence de « réinjecter massivement de l’argent dans l’économie », pour « faire en sorte [qu’elle] ne s’effondre pas, que le chômage n’explose pas », a indiqué le Premier ministre Jean Castex, sur RTL.
Plus d'un tiers de l'enveloppe (35 Md€) sera ainsi consacré à la compétitivité des entreprises et aux investissements stratégiques. Un effort de 30 Md€ est consenti pour la transition écologique. L'industrie et les transports devraient largement bénéficier de ce programme étalé sur deux ans et demi, le commerce et le tourisme un peu moins.
⏩ A lire : A quoi vont servir les 100 milliards d'euros du plan de relance ?

Plan de relance (2) : objectif de 160 000 emplois

Un objectif chiffré sur l'emploi, mais pas sur la croissance. Le Premier ministre Jean Castex a expliqué, sur RTL, «[espérer] que le plan de relance, en 2021, [créerait] 160 000 emplois. » Il a toutefois indiqué qu'il s'agissait d'une prévision basse. A propos du PIB, le chef du gouvernement a promis une estimation d'ici la fin du mois.

Plan de relance (3) : le satisfecit prudent du patronat

"Un bel élan" (CPME), un plan qui va "dans la bonne direction" (U2P) avec "une vision de long terme" (Meti)... les organisations patronales se montrent plutôt séduites par la relance à 100 milliards d'euros du gouvernement. Ce qui ne les empêche pas d'y mettre aussi quelques bémols. Leur principale inquiétude : que les mesures tardent trop à arriver jusqu'aux entreprises.

Le retour du Haut-commissaire au plan

Le nouveau poste de Haut-commissaire au plan sera bien occupé par François Bayrou, le président du Modem. Cette fonction, recréée par décret le 1er septembre, est présentée comme une conséquence directe de la crise. Elle a « mis en évidence notre faiblesse, ou notre dépendance à une vision de court terme de l'économie », a justifié Jean Castex.
Selon le Journal officiel, la mission de François Bayrou sera "d'animer et coordonner les travaux de planification et de réflexion prospective conduits pour le compte de l’Etat" et "d'éclairer les choix des pouvoirs publics au regard des enjeux démographiques, économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, technologiques et culturels".

Le commerce de détail dynamique en juillet

Les consommateurs français répondent toujours présent. En juillet, le volume des ventes dans le commerce de détail a enregistré un troisième mois consécutif de hausse (+1,5 % par rapport à juin, contre -1,3 % en zone euro), selon Eurostat.

2 septembre

📍 Pays les plus innovants : la France repasse devant la Chine

La France gagne quatre place au classement des pays les plus innovants, selon le baromètre annuel mis en place par l’Université Cornell, l’Insead et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Repassant devant la Chine, la France se hisse au douzième rang mondial d’un palmarès dominé par la Suisse, la Suède et les Etats-Unis, qui analyse aussi bien les moyens mis à disposition pour innover dans chaque pays que les résultats de ces politiques. Parmi les atouts tricolores : l’intensité de la R&D dans les grandes entreprises, la qualité des publications scientifiques et la part de chercheurs dans le secteur privé.

Plan de relance : J-1

On en connaît déjà le montant global (100 milliards d'euros), les grandes priorités (l'emploi, l'industrie, l'environnement), le nom ("France Relance"), ainsi que quelques mesures phares, comme la baisse de 10 milliards des impôts de production. Le plan de relance du gouvernement, attendu depuis plusieurs semaines, reporté à plusieurs reprises, sera présenté demain, à l'issue du conseil des ministres.

La rémunération des cadres rognée par la crise

Le Covid-19 n'épargnera pas les cadres. Après avoir stagné en 2019, leur rémunération devrait subir les contrecoups de la crise en 2020, et ce à plus d'un titre, selon un baromètre réalisé par l'Apec.

Tourisme : l'attractivité perdue des métropoles

Vers des actions ciblées pour relancer le tourisme dans les grandes villes ? Le secrétaire d'Etat en charge du secteur « plaide pour qu'on puisse mettre en place des contrats de relance [de ces] destinations, pour pouvoir créer une offre minimale d'attractivité ». Le bilan de l'été montre en effet « des situations très préoccupantes à Paris, en Ile-de-France, dans les villes et les zones métropolitaines », a justifié Jean-Baptiste Lemoyne sur BFM Business.

1er septembre

📍 Tous masqués en entreprise, sauf si...

Le port du masque en entreprise est obligatoire depuis ce matin, selon le nouveau protocole sanitaire publié hier soir... à 22 heures ! Face à ce timing très serré, la ministre du Travail Elisabeth Borne a promis, sur LCI, de « donner quelques jours pour que chacun s'approprie ces règles ». Et pour cause : elles s'accompagnent de plusieurs exceptions et prévoient des cas dans lesquels les salariés peuvent temporairement retirer leur protection dans la journée.
⏩ A lire : Ce que dit le nouveau protocole sanitaire pour les entreprises sur le port du marque

Fin du chômage partiel pour certains salariés

Retour au travail pour les salariés habitant avec une personne vulnérable au coronavirus. Ils ne peuvent plus bénéficier du chômage partiel à partir d'aujourd'hui, en vertu d'un décret paru le 30 août. Quant aux travailleurs eux-mêmes, s'ils sont à risque face au Covid-19, ils devront présenter un certificat médical pour justifier leur maintien en activité partielle. La définition de cette vulnérabilité au coronavirus a toutefois été restreinte à quatre situations précises.

Fonds de solidarité : ouverture de la procédure pour août

Prolongé jusqu'en septembre pour les secteurs du tourisme, du sport et de la culture, ainsi que pour leurs fournisseurs, le fonds de solidarité peut être sollicité depuis aujourd'hui, et jusqu'au 31 octobre, au titre des pertes enregistrées au mois d'août. Le formulaire de demande est disponible dans votre espace personnel sur le site impots.gouv.fr

Le marché automobile a calé en août

Nouveau dérapage des ventes de véhicules neufs en août. Les immatriculations ont reculé de 19,8 % le mois dernier, selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Cette fois, le coronavirus n'y serait pour rien : cette correction brutale serait due à "un effet de comparaison défavorable, les chiffres du même mois en 2018 et 2019 ayant été artificiellement gonflés par des changements de réglementation au 1er septembre" de ces deux dernières années. La chute d'août met fin à deux mois consécutifs de hausse, en juin (+1,2 %) et juillet (+3,9 %).

L'hôtellerie en souffrance

Les hôtels sont loin d'avoir fait le plein au début de l'été. Selon l'Insee, leur fréquentation est restée en baisse de 73,2 % en juin.

27 août

📍 Le climat des affaires poursuit son redressement

Le climat des affaires, indicateur calculé à partir des opinions des chefs d’entreprise, continue de s’améliorer, note l’Insee. En août, il s’établit à 91. C’est 7 points de mieux qu’en juillet, mais cela reste en deçà de la moyenne de long terme (100) et du niveau d’avant confinement (105).

26 août

📍 Les annonces de Jean Castex au Ref 2020

Invité à la Ref 2020 (l'université d'été du Medef), le Premier ministre a été très applaudi. Il faut dire qu'il a confirmé la baisse de 10 milliards d'euros d'impôts de production, étendu de quelques semaines le dispositif d'activité partielle, ouvert grand la porte à de possibles assouplissements de l'obligation du port du masque en entreprise et assuré qu'un quart du plan de relance allait être fléché vers les PME et les TPE.
⏩ A lire : Les annonces de Jean Castex devant le Medef

Le plan de relance présenté le 3 septembre

Le plan de relance sera finalement dévoilé le jeudi 3 septembre, a déclaré sur France Inter le Premier ministre Jean Castex. Il a annoncé que la culture bénéficiera d’une dotation exceptionnelle de deux milliards d'euros, sur les 100 milliards que va compter le plan de relance.

Le président du Medef veut de nouveau rouvrir le débat sur le temps de travail

Lors de la Ref 2020 (l’université d’été du Medef), Geoffroy Roux de Bézieux a de nouveau évoqué son souhait de revoir, à la hausse, le temps de travail.  « Il faudra rouvrir le débat », a déclaré le président du Medef, qui souhaite évoquer cette question lors de la reprise des discussions sur la réforme des retraites.

Mois record pour les créations d'entreprise 

Les créations d’entreprises sont de nouveau en hausse. En juillet, elles ont progressé de 9% en France. Il s'agit du plus fort nombre de créations d'entreprises (82 000 en un mois) depuis 10 ans.

25 août

📍 Bruno Le Maire promet de nouvelles aides pour les entreprises endettées

Les entreprises trop endettées devraient pouvoir demander une extension de la durée de remboursement de leur prêt garanti par l’Etat à des conditions avantageuses. « Actuellement, nous négocions avec les banques des taux attractifs compris entre 1 et 3 % pour les TPE et PME », indique sur son compte Twitter le ministre de l’Economie. Par ailleurs, dans un entretien aux Echos, Bruno Le Maire annonce la mise en place de prêts participatifs de long terme. D'une durée minimale de sept ans, ils « compteront dans les fonds propres des entreprises, mais sans participation à leur gouvernance ». Soumis à des engagements environnementaux, ces prêts participatifs doivent permettre de renforcer le bilan des entreprises endettées.

Jusqu’à 8 000 euros d’aide pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation

Deux décrets publiés ce 25 août précisent les modalités d’octroi de la prime de 5 000 à 8 000 euros, versée par l’Etat, que peuvent toucher les employeurs pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021.

Masques sanitaires : la France n’est plus dépendante de la Chine

A quelques jours de l’obligation du port du masque en entreprise, la France n’est plus dépendante de la Chine en ce qui concerne les masques sanitaires, affirme Agnès Pannier-Runacher sur CNews. La ministre déléguée à l’industrie a assuré que l’industrie tricolore avait multiplié sa production par trente depuis le début de la crise. Et que sa production hebdomadaire de 50 millions de masques chirurgicaux et FFP2 allait encore doubler d’ici à décembre.
⏩ A lire : Kolmi-Hopen s'étend à Angers et ouvre une usine de fabrication de masques en Angleterre

83% des cadres parisiens souhaitent quitter l’Ile-de-France

Selon une étude de Cadremploi, 83 % des cadres parisiens sont prêts à quitter la région parisienne pour s’installer en province. Bordeaux, Nantes, Lyon, Montpellier et Aix-Marseille sont leurs destinations préférées.
⏩ A lire : comment le département de la Sarthe drague les salariés et entrepreneurs parisiens

24 août

📍 Port du masque : les éventuelles dérogations décidées dans la semaine

Les éventuelles exceptions à l’obligation du port du masque dans l’entreprise seront décidées dans la semaine, a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne à Europe 1. Le nouveau protocole sanitaire sera mis en ligne au plus tard lundi 31 août et entrera en vigueur le 1er septembre.

Un Français sur quatre refuserait de porter le masque en entreprise

La rentrée pourrait s’avérer très compliquée. A en croire un sondage réalisé par la plateforme de recrutement par intérim Qapa, 26% des Français seraient prêts à braver l’obligation de porter le masque en entreprise. Sur le plan juridique, le non-respect de cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er septembre, s’apparente pourtant à une faute, qui peut conduire jusqu’au licenciement.

Métallurgie : patronat et syndicat veulent un fonds de relance de l’industrie

Dans un manifeste qui comprend une vingtaine de propositions pour relancer l’industrie française, l’UIMM et trois syndicats de salariés (CFDT, FO, CFE-CGC) plaident pour la création d’un fonds de relance pour l’industrie. Destiné à renforcer les fonds propres des PME industrielles, ce fonds d'investissement doit servir à accompagner l’investissement productif et les relocalisations.

22 août

📍 La présentation du plan de relance repoussée

Pour que le gouvernement puisse se consacrer aux questions sanitaires liées à la rentrée, aussi bien à  l'école qu'en entreprise, la présentation du plan de relance sera repoussée d'une semaine. Destiné à aider les entreprises, ce plan de 100 milliards d'euros, dont le Premier ministre Jean Castex avait posé les premiers jalons au mois de juillet, sera donc dévoilé début septembre.

21 août 

📍 Coronavirus : les aides publiques les plus plébiscitées par les PME 

Alors que le gouvernement présentera ce mardi 25 août son plan de relance de l'économie, 9 PME sur 10 assurent avoir déjà utilisé un dispositif d'aide pour faire face à la crise de coronavirus, assure une enquête de Bpifrance. Le recours au chômage partiel a été le plus plébiscité, utilisé par 79% des PME interrogées. 53% des PME ont mobilisé le report d'échéances sociales et fiscales, 51% un prêt garanti par l'Etat, 41% la  pose de congés obligatoires. Le Fonds de solidarité, plus orienté vers les TPE, a été en revanche beaucoup moins actionné par les PME, seulement 11% d'entre elles l'ayant mobilisé. Enfin, durant la crise sanitaire, une entreprise sur trois a renégocié avec succès ses échéances bancaires.

Trésorerie : les PME tiennent le choc

Les aides publiques contribuent à soulager les trésoreries des PME. Selon une enquête de Bpifrance, près d’une PME sur deux n’éprouve aucune difficulté de trésorerie ; 40% d’entre elles disent rencontrer des difficultés surmontables.  Ces difficultés seraient en revanchent insurmontables pour 3% des PME interrogées.

20 août

📍 Plans sociaux : la rentrée s’annonce douloureuse

Si les inscriptions à Pôle Emploi sont pour l'instant  légèrement moins nombreuses cette année comparé à 2019, les estimations du ministère du Travail font froid dans le dos. Depuis le 1er mars, l’administration française assure que les entreprises envisagent environ 49 000 ruptures de contrat de travail, dans le cadre d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), procédure qui encadre les licenciements d’au moins 10 personnes dans les entreprises de plus de 50 salariés. C’est trois fois plus qu’en 2019. Le contre-coup du confinement risque de se faire sentir à l’automne.

La France encore loin de tourner à plein régime

Entre les mois de mai et de juin, le nombre de salariés ayant eu recours au chômage partiel a reculé de près de 50%, selon une estimation de la Dares, une administration qui dépend du ministère du Travail. Malgré cette nette amélioration, 4,5 millions de personnes, soit un quart des salariés du secteur privé, ont encore fait l’objet d’une mesure de chômage partiel au mois de juin. En moyenne, chaque salarié s’arrête de travailler 50 heures par mois.

Le fonds de solidarité renforcé pour aider les discothèques

Le décret n°2020-1049 du 14 août 2020 permet aux discothèques, qui font l’objet de fermetures administratives et qui craignent pour leur survie, de mieux bénéficier du fonds de solidarité. Les entreprises du secteur, quelles que soient leur effectif, leur chiffre d’affaires ou leur bénéfice imposable, pourront demander une aide mensuelle, d’un montant maximum de 15 000 euros, pour les mois de juin, juillet et août. La demande pourra être effectuée sur le site des Impôts à partir du 27 août.

19 août 

📍 Le refus du port du masque sera sanctionné

A partir du 1er septembre, le port du masque sera obligatoire dans les entreprises. Et gare à ceux qui ne respecteront pas cette règle censée endiguer l’épidémie de coronavirus. Ministre délégué aux PME, Alain Griset a affirmé sur BFM TV que « si un salarié refuse de mettre le masque, cela pourra être considéré comme une faute ». Une faute qui peut conduire jusqu’à son licenciement. Les employeurs devront aussi  bien veiller à fournir des masques à leurs salariés : des contrôles de l’Inspection du travail sont prévus, a prévenu Alain Griset.

Port du masque : la CPME veut des aménagements

Par le biais de sa vice-présidente déléguée Stéphanie Pauzat, la CPME réagit à l'obligation du port du masque. La mesure est jugée excessive, mais le syndicat patronal en appelle à la responsabilité des employeurs. Pour autant, il faudra que le gouvernement fasse preuve de réactivité pour adapter au mieux cette décision aux réalités du terrain, assure la dirigeante normande.
⏩ A lire : l'interview de Stéphanie Pauzat

Quarantaine britannique : Brittany Ferries suspend des traversées

La compagnie bretonne annonce la suspension de certaines de ses lignes maritimes et va procéder à des mesures de chômage partiel, suite à l'annonce d'une quarantaine britannique pour les voyageurs venant de France.
⏩ Plus d'info dans Brittany Ferries touché de plein fouet par la quarantaine imposée par le Royaume-Uni

18 août 

📍 Le masque obligatoire dans les entreprises

Le port du masque va devenir obligatoire dans les entreprises à compter du 1er septembre. C’est ce qu’a annoncé la ministre du Travail Elisabeth Borne aux partenaires sociaux ce mardi matin. Seule exception : le masque ne sera pas obligatoire dans les bureaux individuels.

Coup de frein sur l’investissement des ETI

79% des entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont revu leurs investissements à la baisse à cause de la crise du coronavirus, selon une enquête réalisée par le Meti et Mawenzi Partners. Cette tendance devrait se poursuivre l’an prochain. Une ETI sur deux prévoit de réduire ses investissements en 2021.

Le fonds de solidarité joue les prolongations

Suite au décret n°2020-1048 publié le 15 août, le fonds de solidarité est prolongé pour les pertes du mois de juillet, août et septembre. Cette mesure ne concerne que les entreprises de l’hôtellerie, de la restauration, les cafés, du tourisme, de l’événementiel, du sport, de culture et des entreprises de secteurs connexes. La demande peut être effectuée dès à présent sur le site des Finances publiques

17 août 

📍 PME et TPE pourront payer plus tard leurs impôts

Bonne nouvelle pour les PME et TPE. Si elles en font la demande, elles vont pouvoir étaler dans le temps le paiement de certains de leurs impôts dus entre mars et mai derniers. Sont notamment concernés la taxe sur la valeur ajouté, le prélèvement à la source et  l'impôt sur les sociétés.

Emploi des personnes handicapées : la stratégie française jugée à bout de souffle

L'Inspection générale des affaires sociales vient de rendre public son rapport sur le handicap et l'emploi qu'elle a remis au président de la République. L'administration tacle sévèrement les politiques publiques mises en place pour favoriser l'emploi des personnes handicapées en France. Articulé autour d'une vision purement administrative du handicap, peu lisible, difficilement accessible pour les travailleurs comme pour les entreprises, le dispositif actuel est jugé trop en décalage avec les besoins. Son efficacité pose question, avec un taux de chômage des personnes handicapées qui culmine à 18% en France... Reste à savoir si ce rapport peut amener le gouvernement à modifier la loi qui impose aux entreprises d'au moins de 20 salariés d'employer au moins 6% de travailleurs handicapés. 

16 août

📍 De nouvelles règles sanitaires dans les entreprises à la rentrée

Face à la recrudescence des cas de coronavirus, la ministre du Travail Élisabeth Borne a indiqué au JDD que de nouvelles règles sanitaires allaient entrer en vigueur à la fin du mois d’août. Le gouvernement présentera ce mardi 18 août ses propositions aux partenaires sociaux. Parmi elles, le port du masque pourrait devenir obligatoire dans les salles de réunion ou encore dans les espaces de circulation. Le télétravail reste « recommandé » et devra être mis en place « chaque fois que c'est possible dans les zones de circulation active du virus », indique Élisabeth Borne.

14 août

📍 Les entreprises, nouveau front de la lutte sanitaire

Après l'allègement de juin, le durcissement d'août ? L'évolution des règles sanitaires en entreprise seront au coeur d'une série de deux réunions au ministère du Travail, la première aujourd'hui, la seconde mardi. La question du port du masque obligatoire, soulevée cette semaine par le gouvernement, devrait notamment y être posée. Selon le point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, publié hier soir, les entreprises restent en tête des foyers de transmission, avec 182 clusters identifiés au 11 août, soit 24 % du total (+2 points en une semaine).

Paris et Marseille dans l'oeil du cyclone

Les Bouches-du-Rhône et la ville de Paris sont désormais considérés comme "zones de circulation active du virus", selon un décret paru aujourd'hui. En d'autres termes, le préfet peut dorénavant décider d'y limiter les déplacements ou d'y restreindre l'accès aux lieux de réunion et aux établissements recevant du public - dans ce cas, il peut aller jusqu'à ordonner leur fermeture provisoire.

La jauge de 5 000 personnes ad vitam aeternam

Voilà de quoi inquiéter encore plus les professionnels de l'événementiel, du sport et de la culture. Le décret mentionné précédemment supprime la date du 31 août comme échéance de l'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes en France. Problème : il ne la remplace par aucune autre ! Mardi, le Premier ministre Jean Castex avait pourtant évoqué un report de deux mois, jusqu'au 30 octobre.

Relance : 3 milliards, mais pour faire quoi ?

A quoi serviront les 3 milliards d'euros dédiés aux PME, annoncés hier par le ministre de l'Economie ? Au soutien de leur financement, indiquait Bruno Le Maire. Aujourd'hui, son collègue délégué aux petites et moyennes entreprises précise, sur CNews : la somme ira à celles « qui voudraient investir sans mettre en danger leur situation ». Et de rassurer : « Il y aura beaucoup plus, pour les TPE-PME », que ces 3 milliards, dans le prochain plan de relance.

L'espoir d'une filière du rail made in France

Le gouvernement a autorisé le groupe britannique Liberty Steel à reprendre deux usines françaises, l'aciérie Ascoval (Nord) et le fabricant de rails France Rail Industry (Moselle). Son objectif : créer autour de ces deux entreprises une filière industrielle intégrée et moins polluante.
⏩ Plus d'info dans Le britannique Liberty Steel veut faire d'Ascoval et France Rail Industry des champions européens du ferroviaire

13 août

📍 La vraie-fausse baisse du taux de chômage...

L'effet de la crise ne transparaît toujours pas sur le taux de chômage calculé par l'Insee. Au deuxième trimestre, il s'établit à 7,1 % en France (hors Mayotte), en baisse de 0,7 point en trois mois. Un recul "en trompe-l’œil", prévient l'institut, car ce chiffre "ne traduit pas une amélioration du marché du travail", mais l'effet du confinement sur la recherche d'emploi.

... et des ruptures conventionnelles

En apparence, les ruptures conventionnelles ont souffert du confinement. Au deuxième trimestre, elles ont chuté d'un tiers en trois mois, selon la Dares (ministère du Travail). Sauf qu'après avoir été divisé par plus de deux en avril puis en mai, ces départs négociés entre le salarié et son employeur ont explosé en juin : +136,9 % en un mois. Au point de dépasser leur niveau d'avant-crise (+7,8 % en un an).

Relance : les fonds propres des PME seront soutenus

Que contiendra le plan de relance à 100 milliards d'euros ? Nouveaux indices, délivrés par Bruno Le Maire au quotidien Sud Ouest : y figureront 1 milliard pour la relocalisation industrielle (déjà au coeur d'appels à projets lancés cette semaine) et 3 autres pour « le soutien au financement des entreprises », de plus en plus endettées. « Nous allons mettre sur pied des instruments nouveaux pour apporter [aux PME] les fonds propres dont elles ont besoin : soit des obligations convertibles, soit des prêts participatifs », explique le ministre de l'Economie.

Fiscalité : l'investissement dans les PME est encouragé

Un avantage fiscal qui tombe à point nommé. La réduction d'impôt, accordée au titre du dispositif "Madelin - IR-PME", vient de passer de 18 à 25 %. Ce taux est valable sur les souscriptions au capital de PME non-cotées ou d'entreprises solidaires d'utilité sociale (Esus), effectuées entre le 10 août et le 31 décembre 2020, précise un récent décret. Les sommes éligibles sont plafonnées entre 50 000 et 100 000 euros (investissement en direct) ou 12 000 et 24 000 euros (par le biais d'un fonds). La mesure, inscrite dans la loi depuis deux ans, était jusqu'ici suspendue au feu vert de la Commission européenne.

12 août

📍 Les priorités industrielles du gouvernement

L'Etat affiche ses priorités en matière de réindustrialisation. Il vient de publier les cahiers des charges de trois appels à projets, en vue de distribuer jusqu'à 600 millions d'euros de subventions pour la création ou la modernisation d'usines. Au-delà des efforts déjà annoncés pour l'automobile et l'aéronautique, quatre nouvelles filières, jugées "critiques", vont pouvoir se partager 100 millions d'euros : la santé, l'électronique, l'agroalimentaire et l'industrie lourde.

Reprise confirmée dans les usines

L'industrie européenne confirme son rebond. En juin, la production a augmenté de 9,1 % en un mois (après +12,3 % en mai) dans la zone euro, selon Eurostat. Sur un an, elle reste affectée par les conséquences de l'épidémie de coronavirus (-12,3 %). Pour la France, la tendance est conforme à celle constatée récemment par l'Insee, entre rebond par rapport à mai 2020 (+12,9 %) mais recul comparativement à juin 2019 (-12,1 %).

Les PME accros aux crédits bancaires

Le recours au crédit ne faiblit pas dans les entreprises. Au contraire, il s'accélère. En juin, l'encours mobilisé se monte ainsi à 1 154,1 milliards d'euros, en hausse de 11,3 % sur un an (après +10,8 % en mai), selon la Banque de France. Une source de financement de plus en plus prisée par les PME : les montants octroyés bondissent de 15,4 % en un an, et de 3 % en un mois. Le crédit explose également dans l'hébergement-restauration (+27,1 % par rapport à juin 2019) et les services aux entreprises (+21,4 %).

Le masque obligatoire dans les entreprises en discussion

Les salariés bientôt contraints de se couvrir le visage sur leur lieu du travail ? Des discussions sont en cours « avec les branches professionnelles pour permettre d'étendre le port du masque, si c'est nécessaire, dans les entreprises », confirme en tout cas le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur BFMTV. Selon les règles sanitaires en vigueur depuis fin juin, cet équipement n'est obligatoire qu'en cas d'impossibilité à respecter la distanciation physique.

11 août

📍 Nouveau tour de vis contre l'épidémie

L'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes prolongée de deux mois. La mesure sera en vigueur jusqu'au 30 octobre, mais les préfets garderont la possibilité d'y déroger, sous réserve que les règles sanitaires y soient strictement appliquées. Annonce faite par le Premier ministre Jean Castex. En visite à Montpellier, il a également indiqué vouloir « étendre le plus possible l'obligation du port du masque dans les espaces publics », déjà mise en place dans 330 communes, selon lui. Enfin, chaque département devra se doter d'un « plan de contrôle », afin de sévir contre le non-respect des mesures de lutte contre le Covid-19.

Etalement des impôts sous conditions

L'Etat est prêt à accorder des délais de paiement pour les impôts reportés entre mars et mai... mais pas pour tout le monde. Un décret fixe les conditions imposées aux entreprises pour bénéficier d'un plan de règlement.

Fin des soldes : l'habillement soulagé

Au dernier jour des soldes d'été (décalés pour cause de coronavirus), le bilan n'est pas si mauvais, d'après le président de la Fédération nationale de l'habillement. Entre le 11 mai et le 10 août, le chiffre d'affaires des magasins de vêtements et textiles s'affiche désormais « en léger repli, de l'ordre de -4 %, mais à nouveau avec une augmentation de la marge », assure Eric Mertz sur France Info. Insuffisant toutefois pour rattraper les 1,4 milliard d'euros de manque à gagner pendant le confinement.

Des poches d'activité partielle

Le chômage partiel ne concernait plus que 8 % des salariés français en juin, selon le troisième baromètre social du cercle Perspectives. Mais si l'accélération du déconfinement a globalement facilité la reprise du travail, certaines activités sont encore à la peine.
⏩ Plus d'info dans Le chômage partiel a résisté au déconfinement dans plusieurs secteurs

Décès de Jean Gandois

L'ancien patron des patrons Jean Gandois est décédé à l'âge de 90 ans le 7 août. La nouvelle n'a été rendue publique qu'aujourd'hui. Président du CNPF, ancêtre du Medef, de 1994 à 1997, il en avait démissionné de manière spectaculaire pour protester contre la loi sur les 35 heures, voulue par le gouvernement Jospin. Auparavant, Jean Gandois avait dirigé plusieurs fleurons industriels, dont Sollac, Rhône-Poulenc et Péchiney.

10 août

📍 La reprise déjà freinée

Plus forte que prévu en juin, la reprise a perdu de la vitesse en juillet. Dans son dernier point de conjoncture, la Banque de France confirme donc son scénario d'un rebond en forme d'aile d'oiseau. La situation reste toutefois très contrastée en fonction des secteurs.

Vers la fin des reports de charges

Les reports de charges se sont élevés à 21,1 milliards d'euros depuis le début de la crise, en mars, selon l'Acoss. Soit une augmentation de 2 milliards depuis le dernier décompte, arrêté à fin mai.
La mesure devrait toutefois s'éteindre progressivement, avec l'entrée en vigueur des exonérations, remises et plans d'apurement prévus par la troisième loi de finances rectificative. Déjà pour août, les possibilités de décalage ont été limitées. Pour les indépendants, la caisse nationale des Urssaf précise que "le recouvrement normal reprend en septembre, selon des échéanciers qui [leur seront] adressés en août (...) sur la base d’un revenu provisionnel 2020 diminué de 50%". La régularisation des charges décalées au printemps aura lieu au deuxième semestre 2021.

Plan tourisme : les aides élargies à de nouvelles activités

Les aides dédiées au tourisme vont profiter à de nouvelles activités. Il s'agit en l'occurrence de faire bénéficier de la prolongation du chômage partiel et du fonds de solidarité, ainsi que des exonérations de charges sur quatre mois, aux boutiques de galeries marchandes et d'aéroports, magasins de souvenirs, ou encore métiers d'art, labels phonographiques et "services auxiliaires de transport par eau", entre autres. Bercy a promis un décret en ce sens dans les prochains jours.

L'Ile-de-France aussi met le masque

Paris passe, à son tour, au port du masque obligatoire en extérieur. Depuis ce matin et pour un mois, plusieurs zones de la capitale, parmi les plus fréquentées, touristiques et/ou commerçantes, sont soumises à cette nouvelle contrainte. La liste des lieux concernés est disponible en ligne. La même mesure s'applique dans plusieurs villes des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

9 août

Les milliards perdus du tourisme français

Le secteur du tourisme n'échappera pas à des pertes XXL. « L'impact immédiat de l'épidémie est d'au moins 30 à 40 milliards d'euros », estime le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne dans Le Journal du Dimanche. Soit 16 à 22 % des recettes annuelles habituelles en moins. Principalement en cause, l'absence des visiteurs étrangers.

7 août

📍 L'emploi cale, l'intérim redémarre

La France a continué à détruire des emplois salariés au deuxième trimestre. Près de 120 000 ont disparu dans le privé, selon l'Insee. Soit une baisse de 0,6 % sur trois mois. Pourtant, l'intérim est reparti de l'avant et la construction a rétabli ses effectifs.

Les échanges plongent, le déficit s'accroît

Deuxième trimestre noir pour les échanges commerciaux de la France. Les exportations ont plongé de 28,9 % et les importations de 20,7 %, selon les douanes. Résultat, le déficit se creuse de près de 7 milliards d'euros en trois mois, pour s'établir à 20,4 Md€. Sur le seul mois de juin, il bat un record mensuel (8 Md€), malgré un rebond un peu plus fort de l'export (+17 %) par rapport à l'import (+14,8 %).
⏩ Plus d'info dans Confinement, aéronautique et masques : le cocktail explosif qui a déréglé les échanges commerciaux de la France

L'industrie se redresse

La machine est (re)lancée dans les usines françaises. En juin, la production a enchaîné sur un deuxième mois consécutif de forte hausse : +14,4 % dans l'industrie manufacturière, +12,7 % pour l'ensemble du secteur secondaire, selon l'Insee. Pour autant, elle reste environ 12 % sous son niveau de juin 2019. Et, pris sur tout le deuxième trimestre, elle a fondu d'un quart en un an par rapport à la même période l'an dernier.

Cinémas vides

Les cinémas ne font pas le plein. En juillet, la fréquentation s'est écroulée de 73,8 % en un an, selon le CNC. Même gouffre depuis janvier : les salles obscures ont enregistré deux tiers d'entrées de moins qu'en 2019, sur la même période. Une situation attribuée à leur "fermeture (...) pendant 99 jours et à une offre limitée de films depuis la réouverture" le 22 juin.

Aéroports désertés

Les aéroports européens aussi sonnent creux. L'association qui les représente, ACI Europe, estime que le trafic passager a chuté de 64 % au premier semestre (soit près d'1 milliard de voyageurs en moins)... et de 96 % au deuxième trimestre (par rapport aux périodes 2019 correspondantes). En juillet, la fréquentation reste en berne (-78 %). Le fret a, pour sa part, reculé de 16 % sur la première moitié de l'année.

6 août

📍 Plan jeunes : l'aide à l'embauche est lancée

L'embauche d'un jeune en contrat de plus de trois mois, à partir du 1er août, devient officiellement éligible à une aide de 4 000 euros. Un décret, publié aujourd'hui, précise les conditions d'obtention de cette prime, étendue, pour l'occasion, au moins de 26 ans.

Tourisme : l'exonération de CFE est précisée

Les secteurs concernés par une éventuelle réduction des deux tiers de leur cotisation foncière (CFE), due pour 2020, sont désormais connus. La liste a été publiée au Journal officiel aujourd'hui. Elle couvre les activités "du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, du sport, de la culture, du transport aérien et de l’évènementiel" les plus affectés par la crise. A noter que ce dégrèvement, promis dans le plan tourisme, n'est applicable que si la collectivité locale, à qui l'entreprise verse la CFE, a prévu une telle mesure par délibération, prise entre le 10 juin et le 31 juillet. Dans tous les cas, les sociétés réalisant un CA annuel supérieur à 150 millions d'euros sont exclus du dispositif.

L'appel à l'aide de l'Adie

L'Adie appelle l'Etat à maintenir ses aides aux entrepreneurs et indépendants. L'Association pour le droit à l'initiative économique réclame trois mesures, axées sur le fonds de solidarité : jusqu'à la fin de l'année, prolongation de cette aide de 1 500 euros et exonération de charges sociales pour les bénéficiaires, le tout doublé d'un "soutien en fonds propres sous la forme d’une prime de 3 000 euros" pour les plus en difficulté. Selon une étude de l'Adie, menée du 12 au 22 juin auprès de 4 207 entrepreneurs, ils étaient 47 % à avoir partiellement repris leur activité depuis le déconfinement, et 26 % à être encore à l'arrêt.

Le commerce de détail s'est rétabli en juin

Les consommateurs ont répondu présent en juin. Le volume des ventes, dans le commerce de détail, a bondi, sur un mois, de 9,4 % en France (+5 % sur un an) et de 5,7 % dans la zone euro (+1,3 %), selon Eurostat. Autrement dit, il a renoué, dans les deux cas, avec les niveaux atteints en début d'année, avant le confinement.

5 août

📍 Coup d'envoi du "PGE saison"

Le prêt garanti par l'Etat réservé aux entreprises du tourisme, du sport et de la culture, arrive dans les banques à partir d'aujourd'hui. Annoncé à la mi-mai dans le plan de soutien sectoriel, ce PGE spécial, pensé pour les activités saisonnières, permet d'emprunter une somme équivalente au chiffre d'affaires des trois meilleurs mois du dernier exercice clos (plutôt qu'à une moyenne sur l'année).

Aide familiale pour les PME

L'abattement sur les donations familiales a été révisé de fond en comble par la dernière loi de finances rectificative. Plus généreux, il a aussi été recentré sur le soutien aux entreprises de moins de 50 salariés et au secteur de la construction.

La viticulture récupère 76 millions d'euros

Rallongée une première fois fin mai, l'enveloppe de l'Etat à la viticulture gonfle de nouveau. Elle passera de 170 à près de 250 millions d'euros, a annoncé le Premier ministre Jean Castex, en visite à Sancerre (Cher). Le ministère de l'Agriculture a précisé, dans la soirée, la répartition de ces 76 millions supplémentaires (deux fois moins qu'espéré par la filière) : 56 M€ iront au financement de la distillation de crise et 20 M€ au stockage des invendus.

Discothèques en voie de disparition

Près d'une boîte de nuit sur cinq serait en cessation de paiement en France, selon le président du syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL). « Nous avons plus de 300 établissements qui ont déjà déposé le bilan, 37 sont actés, a déclaré Patrick Malvaës sur France Bleu. Donc ça fait à peu près 7 000 à 8 000 personnes qui vont être sur le carreau, si on ne fait rien. » L'ouverture des discothèques est interdite depuis la mi-mars. Le gouvernement leur a promis, il y a deux semaines, le remboursement de leurs charges fixes estivales en compensation.

Transformation numérique : les grandes entreprises à la rescousse

Les groupes français mobilisés pour accélérer la transformation numérique du pays. Bercy officialise aujourd'hui la création d'une "mission numérique", dont les travaux ont, en fait, débuté en mars. Ces sociétés vont travailler sur cinq chantiers (compétences et formations ; souveraineté en matière de données, et d'e-paiement ; collaboration entre start-up et grands groupes ; intelligence artificielle), le tout pour "faire émerger des projets communs et concrets, qui bénéficieront à l’ensemble du tissu économique français". Plusieurs entreprises régionales participeront à ces réflexions, comme le normand Soyhuce, l'isérois Soitec, le sophipolitain Median Technologies, le nordiste La Redoute ou le bordelais CDiscount. La coordination a été confiée à Juliette de Maupeou (Capgemini Invent) et Nicolas Guérin (Natixis). Bilan "espéré" avant fin 2021.

La reconfiguration du paysage économique

Fusions, acquisitions, cessions, liquidations... La crise du coronavirus accélère la restructuration de l'économie et bouleverse l'équilibre des forces en présence. Certaines entreprises en ont déjà profité pour renforcer leurs positions.
⏩ Gros plan sur quelques opérations emblématiques dans notre dossier Fusions-acquisitions : ces entreprises passées à l'offensive avec la crise du coronavirus

4 août

📍 Ruée vers les crédits de trésorerie

Les entreprises toujours plus nombreuses à emprunter toujours plus facilement pour leurs besoins immédiats. Au deuxième trimestre, 42 % des PME ont demandé de nouveaux crédits de trésorerie (+25 points par rapport au début d'année), selon la Banque de France. Dans 94 % des cas, elles ont obtenu satisfaction (+27 points). Un record à mettre "en lien avec l’obtention des prêts garantis par l’État", assure l'institution. Même ruée chez les TPE (28 % se sont tournées vers leur banque, +15 points) et les ETI (40 %, +18 points). En revanche, les crédits d'investissement ne sont plus sollicités que par 13 % des PME (-3 points sur un trimestre, -11 points sur un an) et 6 % des TPE (-2 points, -4 points).

Pas de report automatique des charges

En août, les charges sociales sont dues à leur échéance habituelle du 5 ou du 15 août. La caisse nationale des Urssaf maintient la doctrine estivale qu'elle avait présentée le 10 juillet. Autrement dit, le report ne porte que sur les cotisations patronales. Il est réservé aux entreprises en "difficultés persistantes", du fait de l'épidémie de Covid-19, à condition qu'elles en fassent la demande expresse dans leur espace en ligne.

Accompagnement sur l'intéressement

Avec la crise du coronavirus, l'échéance pour conclure un accord d'intéressement en 2020 a été repoussée au 31 août (au lieu du 30 juin). Pour inciter les petites entreprises à sauter le pas et les épauler dans leur démarche, l'Urssaf vient d'ouvrir un site dédié, mon-interessement.urssaf.fr. L'outil se compose d'un calendrier personnalisable, ainsi que des aides au calcul des primes et à la rédaction d'un accord.

Financement pour l'innovation

Le gouvernement lance un appel à projets autour de l'environnement et du numérique, dans le cadre du Concours d'innovation i-Nov. Il permet de cofinancer les travaux de recherche, développement et innovation, menés par des PME ou des start-up et "dont les coûts totaux se situent entre 600 000 et 5 millions d’euros". Huit thématiques ont été retenues pour cette 6e édition. Quatre sont par l'Ademe (économie circulaire ; performance environnementale  des  bâtiments ; adaptation  des  territoires  au  changement  climatique  et  métrologie  des  expositions  environnementales ; hydrogène), les autres par Bpifrance (deeptech ; santé ; espace ; réduction de l’empreinte écologique du numérique). Les dossiers sont à déposer avant le 6 octobre midi sur le site de l'une ou l'autre.

3 août

📍 Fiscalité : mesures bonus pour les entreprises

En attendant le plan de relance, le 25 août, le gouvernement compte sur la troisième loi de finances rectificative pour aider les entreprises les plus fragilisées par la crise. Le texte a été publié au Journal officiel en fin de semaine dernière, une semaine après son adoption par le Parlement. Au-delà des mesures déjà connues en faveur du tourisme ou de l'apprentissage, entre autres, il s'est enrichi, au passage, de quelques coups de pouce supplémentaires en matière de fiscalité.

Automobile : feu vert à la nouvelle prime à la conversion

Comme annoncé la semaine dernière, une nouvelle prime à la conversion entre en vigueur aujourd'hui. Le décret d'application est paru hier au Journal officiel. Cette incitation à l'achat d'un véhicule neuf, après mise au rebut d'un modèle polluant, est désormais moins généreuse que la version introduite le 1erjuin, dans le cadre du plan de soutien à l'automobile. Le plafond de revenus pour en bénéficier a également été abaissé.

Epidémie de défaillances dans les grandes entreprises

Au deuxième trimestre, les défaillances de grandes entreprises (CA supérieur à 50 M€) ont doublé en un an dans le monde, selon Euler Hermes. L'assureur-crédit en a compté 147. Plus de 4 sur 10 sont basées en Europe de l'ouest, principalement dans le commerce, les services et l'automobile. L'étude s'inquiète de cette situation, susceptible de créer un "effet domino, notamment sur les fournisseurs les plus fragiles tout au long de la chaîne d'approvisionnement".

L'emprise du masque

Le port du masque obligatoire en extérieur s'étend dans un nombre croissant de villes. Depuis ce matin, certaines zones de la métropole lilloise sont concernées, tout comme Nice, Bayonne, Biarritz et 69 communes de Mayenne. Tours suivra vendredi. La mesure est déjà en vigueur à Saint-Malo, Quiberon, La Baule, La Rochelle, Le Touquet, Orléans...
Par ailleurs, dans une récente recommandation aux employeurs, le gouvernement a invité les entreprises à constituer leurs propres stocks de masques.

31 juillet

📍 Le confinement a fait des ravages sur le PIB...

Le PIB français a baissé pour le troisième trimestre consécutif. Une chute historique, entre avril et juin, de 13,8 %, selon l'Insee. Le pays a produit un cinquième de richesses en moins qu'à la même période l’an dernier. Tous les indicateurs (investissement, consommation, production...) plongent. Au niveau de la zone euro, la récession atteint également des proportions jamais vues : -12,1 %, selon une première estimation d'Eurostat.

... et bouleversé le marché du travail

Au premier trimestre, les embauches en CDD et CDI ont reculé de 7,2 % en un an, selon la Dares. L’étude révèle surtout l’ampleur des bouleversements qu’a représentés l’entrée en confinement du pays sur la dynamique des contrats de travail. A ce titre, le 17 mars a constitué un véritable point de bascule pour employeurs et salariés.

La consommation de retour en juin

Signe encourageant, dans l'avalanche des mauvais chiffres du jour de l'Insee, la consommation en biens des ménages a fait plus que se rétablir en juin. Les sommes dépensées ce mois-là s'affichent en croissance par rapport à février dernier (+2,3 %) et même à juin 2019 (+1,3 %).

Alstom s'allège en Alsace pour se renforcer

Le site Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin) servira bien de monnaie d'échange, dans le cadre du mariage de l'industriel avec le canadien Bombardier. La Commission européenne a validé ce rapprochement sous plusieurs conditions, parmi lesquelles la cession de l'usine alsacienne. Bercy a salué le feu vert de l'UE, prémices à la constitution d'un « leader mondial de premier plan » dans le ferroviaire. Mais la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a promis aussi sa vigilance pour « garantir à long terme l'activité et l'emploi » à Reichshoffen.

Le PGE spécial tourisme bientôt distribué

Le "PGE saison" (enfin) disponible à partir du 5 août. Ce prêt garanti par l'Etat est réservé aux acteurs du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture. Sa différence réside dans le montant maximal qu'une entreprise pourra demander à sa banque, un plafond désormais calculé, explique Bercy, "comme la somme des trois meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos" (plutôt qu'une moyenne sur l'année). Ce PGE spécial avait été annoncé à la mi-mai, dans le cadre du plan tourisme.

Les dons des salariés aux soignants autorisés

Les entreprises pourront témoigner leur solidarité aux soignants. Jusqu’au 31 octobre, les salariés qui le souhaitent sont autorisés par une loi, parue aujourd'hui, à leur céder une partie de leur rémunération (correspondant à une ou plusieurs journées de travail ou à des congés payés non-pris). Dans ce cas, l'employeur verse les sommes récoltées à l’Agence nationale pour les chèques-vacances, laquelle les redistribuera aux bénéficiaires. L'entreprise peut également abonder les dons de ses salariés, à condition qu'un accord collectif le prévoie. Un décret précisera prochainement les modalités du dispositif.

La métallurgie dit oui à l'APLD

La métallurgie craint le pire. Selon l’UIMM, "en l’absence de mesures nouvelles", la crise pourrait "[empêcher] la création ou [menacer] de destruction entre 200 000 et 300 000 emplois, soit plus de 20 % des emplois actuels de la métallurgie" et faire bondir d’un quart le nombre de défaillances d’entreprise sur deux ans. Dans ces conditions, l'organisation patronale et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, FO) ont donné leur feu vert au nouveau dispositif d’activité partielle longue durée (APLD), à l'occasion de la signature d'un accord de branche, valable jusqu’à la fin du premier semestre 2025.

Un geste pour les autoentrepreneurs

La Cipav, caisse de retraite des professions libérales, propose à ses adhérents un coup de pouce financier de 1 400 euros maximum, dans le contexte de la crise du coronavirus. Cette aide exceptionnelle s'adresse à toute personne en activité au 1er avril et affilié avant le 1er janvier, quel que soit son chiffre d'affaires. Pour en bénéficier, une demande doit être déposée avant le 18 septembre inclus dans son espace personnel Cipav.

Le plan de relance retardé

Le plan de relance à 100 milliards d'euros du gouvernement sera finalement présenté le 25 août, plutôt que le 24 comme initialement prévu, a fait savoir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur CNews.

30 juillet

📍 Renault dérape

Le groupe Renault sur la mauvaise pente. Il a enregistré la plus lourde perte nette de son histoire au premier semestre : -7,3 milliards d'euros. Un résultat attribué en grande partie à "la contribution négative de Nissan (-4 817 millions d’euros)". L'entreprise, déjà en difficulté avant l'épidémie de coronavirus, s'est engagée dans un vaste plan d'économies de 2,15 milliards d’euros sur trois ans.
Par comparaison, PSA est parvenu, de son côté, a réalisé un bénéfice net de 595 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année, malgré la crise.

Airbus décroche

La crise a coupé les ailes d'Airbus. L'avionneur euopéen termine le premier semestre sur une perte nette d'1,9 milliard d'euros. Les livraisons d'avions commerciaux (196 au total) ont notamment été divisées par deux en un an.

L'activité partielle de longue durée arrive

Créée le 17 juin, censée être en vigueur le 1er juillet, la nouvelle "activité partielle de longue durée" (APLD) est désormais pleinement opérationnelle. Un décret vient d'en préciser les modalités. Il prévoit notamment un suivi strict et régulier des engagements pris par les employeurs, en contrepartie de l'aide de l'Etat. Safran est la première entreprise à y recourir.

Le travail détaché évolue

Les règles du travail détaché changent à partir d'aujourd'hui. Elles consacrent notamment le principe "à travail égal, rémunération égale" (les cotisations sociales restent toutefois celles du pays d'origine du salarié). Un nouveau statut pour les missions de plus de douze mois entre également en vigueur. Les autres évolutions, prévues par décret, concernent, entre autres, le remboursement des frais professionnels, la déclaration préalable à la délivrance de la carte d'identification dans le BTP, ou encore l'interdiction temporaire en cas de non-paiement d'amende.
Ces modifications découlent d'une directive européenne de 2018. Mais, depuis quelques semaines, le travail détaché a été remis à l'agenda du ministère du Travail. Il est chargé de réfléchir à une limitation du dispositif, dans le contexte de l'envolée du chômage en France.

Assurance chômage : report entériné

La réforme de l'assurance chômage est officiellement décalée au 1er janvier 2021, comme l'indique un décret paru aujourd'hui au Journal Officiel. Ses deux volets sont concernés, alors que l'un était entré en vigueur le 1er novembre dernier (dont la dégressivité de l'allocation pour les hauts revenus), l'autre devait l'être le 1er septembre prochain (mode de calcul des indemnités). Mais contrairement à ce que le gouvernement avait laissé entendre le 17 juillet, ce report n'est pas total. Le retour aux anciennes règles relatives à l'ouverture des droits des chômeurs, plus favorables, ne sera valable, par exemple, que pour les fins de contrat survenues du 1er août au 31 décembre.

PGE : 115 milliards d'euros octroyés en 4 mois

Le PGE reste toujours très demandé. En quatre mois, quelque 115,1 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat ont été distribués, selon le dernier bilan de Bercy, arrêté à la date du 24 juillet (+1,6 % en une semaine). Les TPE en restent les principaux bénéficiaires : 493 000 d'entre elles ont obtenu 45,5 milliards d'euros (contre 40 Md€ pour les PME et 12,7 Md€ pour les ETI). En région (hors Ile-de-France), l'Auvergne Rhône-Alpes profite le plus du dispositif, devant les régions du sud de la France (Paca, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie). Le taux de refus, communiqué par les banques, reste stable, à 2,7 %.

29 juillet

📍 BTP : le logement se déconfine au ralenti

Reprise très timorée dans la construction de logements. Les mises en chantier se sont, certes, redressées : en juin, elles n'étaient plus que 4 % sous la moyenne des trois mois qui ont précédé le confinement (décembre-février), selon les chiffres du gouvernement. Sur l'ensemble du deuxième trimestre, elles baissent toutefois de 18,7 % par rapport au début d'année. La chute est plus lourde encore pour les permis de construire, en juin (29 % sous leur moyenne d'avant-crise) comme sur le trimestre (-45,5 %).

Chômage partiel maintenu dans le tourisme

Un régime avantageux de chômage partiel sera bel et bien maintenu, jusqu'en décembre, pour les acteurs du tourisme. Ses conditions pourraient toutefois évoluer « selon l'état du secteur » constaté en septembre, a précisé le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne, sur France Info. Une ordonnance du 24 juin avait déjà ouvert la voie à cette prolongation.

Relance numérique pour le commerce

La relance sera digitale ou ne sera pas, pour le Conseil du commerce de France (CDCF). L'association, représentant une trentaine de fédérations professionnelles, demande à l'Etat de soutenir ses investissements dans le numérique. Une priorité qui occupe un tiers de ses "15 propositions pour la relance". Le CDCF y défend également une série de mesures fiscales (suspension de la Tascom, réduction des impôts de production, exonérations sur la rénovation des locaux commerciaux...). Et demande à "libéraliser l’ouverture des magasins le dimanche et en soirée, sous réserve d’accord social".

Finances des entreprises dégradées

Besoin en fonds de roulement, délais de paiement, stocks : tous ces indicateurs vont se dégrader, en 2020, dans les entreprises, prévient Euler Hermes. L'assureur-crédit a évalué les proportions de ce glissement et identifié les secteurs les plus exposés.

Financement des start-up renforcé

Le coronavirus n'aura pas découragé les investisseurs institutionnels. Le gouvernement a sélectionné 24 fonds supplémentaires, chargés d'orienter plus de 6 milliards d'euros en trois ans vers les entreprises technologiques françaises.

28 juillet

📍 Aéronautique : 630 millions pour les PME-ETI

Des millions d'euros en plus pour les PME et ETI de l'aéronautique. Le fonds d'investissement, annoncé dans le plan de soutien au secteur le 9 juin et baptisé "Ace Aéro Partenaires", sera finalement doté de 630 M€ (au lieu de 500 M€). Cette somme, "mobilisable dès aujourd’hui" selon Bercy, doit venir renforcer les fonds propres des entreprises et aider à consolider la filière. L'argent provient de l'Etat (200 M€), des quatre donneurs d'ordres français Airbus, Safran, Dassault Aviation et Thales (200 M€) et du gestionnaire Tikehau Capital (230 M€).

La rentrée de l'événementiel et des salons

Rentrée anticipée pour les rassemblements de plus de 5 000 personnes. Interdits jusqu'au 31 août, ils pourront être autorisés dès le 15 août, par dérogation décidée par les préfets de département, selon un décret, paru aujourd'hui au Journal officiel. Hier déjà, ce sont les foires et salons professionnels qui ont obtenu l'assurance de pouvoir se tenir à partir du 1er septembre, à condition de respecter les règles sanitaires en vigueur.

Des salaires plus équitables

La moitié des entreprises ont revu leurs plans en matière de politique salariale cette année, selon l'observatoire annuel de la rémunération de LHH. Parmi elles, 46 % ont adapté les mesures initialement prévues. Sans les remettre en cause, mais, le plus souvent, dans un souci d'équité, affirme l'étude.

Chômage partiel : abus limités ?

Quelque 1 400 entreprises sont soupçonnées d'avoir abusé du chômage partiel depuis le début de la crise, selon la ministre du Travail, sur RTL. La moitié pour des fraudes, l'autre pour des escroqueries. Autrement dit, ces dérives ne représenteraient que 5,6 % des 25 000 contrôles déjà effectués (50 000 seront réalisés d'ici la fin de l'été, a assuré Elisabeth Borne). Le mois dernier, sa prédecesseur Muriel Pénicaud avait laissé entendre que les seules suspicions de fraudes représentaient 28 % des enquêtes closes à l'époque.

Baisse historique de la consommation en Europe

Au premier trimestre, la consommation réelle des ménages par habitant a reculé de 3 % dans la zone euro, selon Eurostat. Soit la contraction la plus forte jamais enregistrée depuis la création de cet indicateur en 1999, alors même que l'Europe entrait à peine dans le confinement en mars. 

Le tourisme en état de catastrophe économique

La pandémie a déjà fait perdre 320 milliards de dollars (273 Md€) de recettes au tourisme mondial, sur les cinq premiers mois de l'année, par rapport à 2019, selon l'OMT. Soit "un coût déjà trois fois supérieur à celui de la crise économique de 2009", a calculé l'Organisation mondiale. Preuve de cet effondrement, le nombre de touristes internationaux a été quasiment réduit à néant en mai : -98 % sur un an.
Comme en écho, l'Association internationale du transport aérien (Iata) a repoussé, pour sa part, d'un an sa prévision de retour à la normale du trafic. La demande ne serait pas rétablie avant 2024. En juin, elle a encore chuté de 86,5 % sur un an (après -91 % en mai).

27 juillet

📍 Le chômage bat un record

Un quart de demandeurs d'emploi en plus. Au deuxième trimestre, la courbe du chômage a atteint un sommet historique, selon les chiffres du ministère du Travail. Les deux baisses de mai et juin, pourtant elles-mêmes records, n'ont pas suffi à compenser l'explosion d'avril. Jamais il n'y avait eu autant de personnes sans activité inscrites au service public de l'emploi, depuis le début de cette série statistique en 1996.

Déconfinement inégal

Le déconfinement n'a pas profité à tout le monde, du côté des entreprises non plus. Selon l'Insee, en mai, la production dans les services a tout juste progressé, quand les ventes dans le commerce se sont nettement redressées.

Contrôles renforcés sur les retards de paiement

Le gouvernement promet des sanctions « exemplaires » contre les entreprises aidées par l'Etat et coupables de retards de paiement. Le sujet a été remis sur le devant de la scène par la crise du coronavirus. Mais en 2019, il avait moins mobilisé la Répression des fraudes : selon son propre bilan, le nombre d'amendes effectivement dressées a baissé de 20 % en un an.

Nokia, Smart : l'Etat donne de la voix

La ministre déléguée à l'Industrie hausse le ton contre Nokia et son projet de restructuration (1 233 postes supprimés) : « Je conteste ce plan social », a lancé Agnès Pannier-Runacher sur CNews, quelques heures avant sa visite à Lannion (Côtes-d'Armor), sur l'un des deux sites visés. « Je ne comprends pas comment Nokia peut faire un plan social aujourd'hui, alors qu'ils sont positionnés sur les équipements télécoms et la 5G (...), sur la cybersécurité (...) et que Lannion réunit des forces de R&D dans ces deux domaines. »
Quant à l'avenir de l'usine Smart d'Hambach (Moselle), mise en vente par son propriétaire Daimler, la ministre a demandé une « contre-expertise, indépendamment du projet qui est proposé » par le constructeur allemand. Ce dernier envisage de céder au groupe britannique Ineo, en vue de la production d'un 4x4 essence.

Rénovation thermique, fret ferroviaire : l'Etat accélère

A l'issue d'un "Conseil de défense écologique" à l'Elysée ce matin, le gouvernement a entériné plusieurs décisions, notamment sur la rénovation thermique (interdiction des chaudières au fuel et au charbon dans des logements neufs, par exemple), le bannissement du « chauffage extérieur sur l'espace public, les terrasses, (...) à la fin de l'hiver prochain » et contre l'artificialisation des sols (développement des « terrains clé en main » sur des friches, circulaire aux préfets pour saisir la commission nationale d'aménagement commercial dès que des espaces naturels sont en jeu).
Dans l'après-midi, le Premier ministre Jean Castex a également annoncé deux mesures en faveur du fret ferroviaire : l'un sur le prix des péages pour les trains de marchandise (gratuité en 2020, division par deux en 2021) ; l'autre sur le développement de nouvelles voies (Bayonne-Cherbourg, Sète-Calais), complété par l'intégration de l'actuel Perpignan-Rungis (à l'arrêt) à « un axe plus large Anvers-Barcelone ».

Automobile : révision de la prime à la conversion

La version "généreuse" de la prime à la conversion, telle qu'instaurée par le plan de soutien à l'automobile, sera encore valable pour les véhicules commandés jusqu’au 3 août. Passé cette date, le dispositif sera à nouveau limité aux acheteurs les plus modestes (rétablissement du barème de revenu précédent) et l'aide pour les entreprises retombera à son niveau d'avant (2 500 euros, au lieu de 5 000, pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable).

Le gouvernement Castex affiche complet

Le Premier ministre Jean Castex complète son casting. Onze secrétaires d'Etat rejoignent les 31 membres du gouvernement, nommés il y a trois semaines. Cinq faisaient déjà partie de l'équipe précédente, comme Cédric O (Transition numérique et Communications électroniques), Jean-Baptiste Lemoyne (Tourisme) ou Laurent Pietraszewski (Retraites et Santé au travail). Parmi les nouveaux venus, Olivia Grégoire sera en charge de l'Economie sociale, solidaire et responsable ; Joël Giraud de la Ruralité ; Sarah El Haïry de la Jeunesse et de l'Engagement.

24 juillet

📍 Discothèques : l'Etat entre en piste

Elles espéraient une date de réouverture, elles ont obtenu un accès privilégié au fond de solidarité. Les discothèques, toujours fermées, pourront notamment se faire rembourser leurs charges fixes de l'été (loyers inclus), à hauteur de 15 000 euros par mois.

Investissements, impôts : Bercy précise ses intentions

La baisse des impôts de production (10 Md€ en 2021) visera en priorité la cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE), confirme Bruno Le Maire dans une interview au Figaro. La cotisation foncière (CFE), « notamment celle sur les bâtiments industriels », est également dans le collimateur, mais sa diminution nécessite de trouver un accord avec les collectivités locales.
Le ministre de l'Economie dresse également la liste des secteurs dans lesquels l'Etat entend investir sur le long terme : le numérique (digitalisation des PME, calcul quantique, intelligence artificielle), la santé (numérique, biotech, immunothérapie), l'environnement (hydrogène, recyclage des déchets, biocarburants, agroéquipements).

Contrôle resserré sur les investissements étrangers

La France garde un oeil sur les investissements étrangers dans ses entreprises stratégiques. Comme promis il y a... trois mois, le contrôle de l'administration pourra être déclenché dès qu'une opération extra-européenne porte sur au moins 10 % des droits de vote. Le seuil précédent était de 25 %. Définie par décret, la mesure sera appliquée d'août à la fin de l'année.

Calendrier revisité pour la taxe d'apprentissage

Le gouvernement bouscule le calendrier de la taxe d'apprentissage. Un décret allonge les échéances appliquées, cette année, aux "dépenses libératoires" (correspondant à 13 % de son montant). Elles sont étendues jusqu'au 15 juillet (au lieu du 31 mai).

Dépistage obligatoire pour les voyageurs de 16 pays

Les conditions d'entrée sur le territoire français seront durcies, d'ici au 1er août, pour les voyageurs en provenance de 16 pays, dont les Etats-Unis, le Brésil, l'Inde, la Turquie ou encore l'Algérie. Ils devront se soumettre obligatoirement à un test de dépistage, réalisé avant leur départ ou imposé à leur arrivée, a annoncé le Premier ministre Jean Castex.

Aéronautique : appels à la responsabilité

Des lignes rouges sur le tarmac de Toulouse. En visite en Haute-Garonne, chez Airbus, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a demandé à l'avionneur d'éviter les départs contraints dans le cadre de son plan de restructuration (5 000 postes menacés). Elle a, plus largement, appelé l'ensemble des grands donneurs d'ordres à faire leur part pour sauver l'emploi et les compétences de la filière.
⏩ Plus d'info dans A Toulouse, la ministre déléguée à l'Industrie place Airbus devant ses responsabilités

Le foot pro craint sa relégation économique

Le football professionnel français craint de subir "un déclassement irréversible", à la suite de l'épidémie de coronavirus. Le syndicat de clubs Première Ligue réclame donc un plan de relance au gouvernement. Pour le justifier, il s'appuie sur une étude d'EY. Elle chiffre à 1,27 milliard d’euros la perte d'exploitation de toute la filière. Autrement dit, "en trois mois, la crise sanitaire a détruit quatre années de croissance".

23 juillet

📍 Plan jeunes : la triple incitation à l'embauche

En visite à Besançon, le Premier ministre Jean Castex a officialisé son plan pour l'emploi des moins de 25 ans. Baptisé "1 jeune, 1 solution", il prévoit un effort de 6,5 milliards d'euros d'ici à l'an prochain, pour l'embauche, la formation et l'insertion. Pour les entreprises, l'essentiel des mesures était connu, avec l'instauration de trois incitations financières, afin de les encourager à l'embauche de jeunes salariés, d'apprentis et de volontaires territoriaux.

Marchés publics : le BTP et l'agroalimentaire favorisés

Accès assoupli à la commande publique pour les entreprises du BTP et de l'agroalimentaire. Les marchés de travaux de moins de 70 000 euros HT peuvent désormais être passés sans publicité ni mise en concurrence préalables, et ce jusqu'au 10 juillet 2021 inclus. Même dispense pour la livraison, avant le 10 décembre 2020, "de denrées alimentaires produites, transformées et stockées avant la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire" (le 10 juillet) et d'une valeur maximale de 100 000 euros HT (ou 80 000 euros HT pour des lots). Ces dispositions font l'objet d'un décret paru aujourd'hui au Journal officiel.

Des PME pantoises face à la sortie de crise

Rassurantes sur leur trésorerie, les PME se montrent plus partagées sur la reprise, dans la dernière enquête de conjoncture semestrielle de Bpifrance. Mais une chose paraît acquise pour 68 % d'entre elles : leur chiffre d'affaires 2020 va baisser.
L'étude met en garde également contre des disparités régionales, entre la dépendance de la Région Sud au secteur touristique en difficulté et un retour à l'activité attendu "plus difficile pour les PME du Grand Est, de Normandie et des Hauts-de-France".

La reprise en douceur en 2020

Lentement, mais sûrement, les entreprises relèvent la tête, selon plusieurs indicateurs de l'Insee. Le climat des affaires a gagné encore 7 points en juillet, après son rebond historique de juin. Malgré tout, il reste 20 points sous son niveau d'avant-crise. Dans l'industrie, les usines reprennent de plus en plus leur activité et le pessimisme s'estompe, d'après une enquête trimestrielle de l'institut. Mais le confinement d'avril a laissé des traces.

La croissance en force en 2021 ?

Le gouvernement va établir son prochain projet de loi de finances 2021 sur une prévision de croissance de 8 %, a annoncé le ministre de l'Economie à l'Assemblée nationale. Mais devant la difficulté d'établir une estimation solide dans le contexte actuel, Bruno Le Maire préfère se donner comme « seul et unique objectif économique », celui de « retrouver dès 2022 un niveau de richesse nationale (...) équivalent au niveau d'avant la crise ».

Confinement sans frontières

Le confinement de pays étrangers est aussi une mauvaise nouvelle pour l'économie tricolore, a calculé la Banque de France. L'impact est toutefois plus important quand cette mesure est mise en place en Allemagne (répercussion sur la valeur ajoutée estimée à -1,5 %) ou dans le reste de l'UE (-3,5 %). Autre enseignement : dans un monde confiné, la France souffre plus quand elle est elle-même déconfinée. "Dans ce cas, les difficultés liées aux chaînes de production internationales" ne sont pas "entièrement [compensées] par le dynamisme plus important de la demande domestique".

22 juillet

📍 Les plans sociaux prennent le relais du chômage partiel

Les suppressions de postes, envisagées dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi, ont bondi de 162 % en un an, sur la période du 1er mars au 19 juillet, selon un décompte du ministère du Travail. En parallèle, le chômage partiel s'affiche, lui, à la baisse... mais pourrait quand même concerner jusqu'à 11,8 millions de personnes en juin.

Le confinement fatal aux embauches

Entre avril et juin, les embauches de plus d’un mois (hors intérim) ont chuté de 40,1 % par rapport au trimestre précédent, selon l'Acoss. Une "baisse historique", qui se monte même à -43,5 % sur un an, et n'épargne personne.

L'emploi, « priorité absolue » du plan de relance

A l'issue d'une rencontre avec les partenaires sociaux, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a martelé que la « préservation », la « défense » et la « création d'emploi » étaient la « priorité absolue du plan de relance », tout comme le redémarrage de la croissance « dans les meilleurs délais possibles ».
Relocalisation, formation et création de « nouvelles chaînes de valeur et de marchés clés », comme l'hydrogène, la santé ou le recyclage des déchets, figureront également dans ce programme présenté le 24 août. Il consacrera « 30 milliards d'euros au moins » à la transition écologique, a complété la ministre Barbara Pompili (le Premier ministre avait annoncé 20 milliards, la semaine dernière), et devra s'articuler avec les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

Relance européenne (1) : les PME sacrifiées ?

La CPME craint que les PME ne soient les "laissées-pour-compte" du plan de relance européen. Au coeur de son inquiétude : les coups de rabot imposés au budget 2021-2027 de l'UE, en contrepartie de l'accord sur le volet anti-crise des négociations.

Relance européenne (2) : les entreprises paieront ?

Qui financera le plan de relance européen ? Certainement pas les contribuables français, a assuré Emmanuel Macron sur TF1... mais plus sûrement les entreprises. « Nous nous sommes engagés à créer de nouvelles ressources propres » au niveau de l'UE, a détaillé le président de la République. Et d'en énumérer trois. Le « mécanisme carbone aux frontières » et la taxe numérique sur « les grands acteurs internationaux » devraient épargner les sociétés européennes. Rien n'est moins sûr avec celle sur les déchets plastiques non-recyclés. Fixée à 80 centimes par kilo, elle sera la première à entrer en vigueur, dès le 1er janvier 2021.

21 juillet

📍 Feu vert au plan de relance européen

Le plan de relance européen se montera bien à 750 milliards d'euros. Mais sa composition a changé, au terme de cinq jours d'âpres négociations entre chefs d'Etat et de gouvernement. La part des subventions a été réduite (de 500 Md€ à 390 Md€), au profit des prêts (gonflés à 360 Md€). Les premières seront données aux pays les plus touchés par l'épidémie et remboursées par les 27 membres de l'UE. La France devrait percevoir 40 Md€ à ce titre, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur France Info. Mais derrière cet accord se cachent de nombreuses concessions. Exemples : l'abandon du projet de soutien à la solvabilité des entreprises en difficulté ou la réduction du budget 2021-2027 de l'Union (-26 Md€).

Le plan de relance français dévoilé fin août

Le plan de relance de la France sera présenté en conseil des ministres le 24 août, a révélé Bruno Le Maire. Jusqu'à présent, seules sont connues les grandes lignes de ce paquet de mesures à 100 milliards d'euros. Dont 40 milliards proviendront de l'accord européen validé ce matin (cf. ci-dessus). Cet argent permettra de couvrir « des dépenses, dès 2020, par exemple sur la rénovation énergétique des bâtiments, sur le plan hydrogène », a assuré le ministre de l'Economie sur France Info.

Santé : 6 milliards d'investissement public

En conclusion du Ségur de la santé, le ministre Olivier Véran a détaillé un programme d'investissement public de 6 milliards d'euros sur cinq ans. Il fait la part belle à la modernisation des établissements, notamment par le numérique.

Le coût de la panne mécanique et électronique

Double peine pour les entreprises internationales de la mécanique et l'électronique basées en France. Selon leur fédération, la Ficime, elles s'attendent à une chute de leur activité de 13,8 % cette année, plombée à la fois par la baisse de la consommation et de l'investissement. C'est toutefois dans le BtoB qu'elles ont le plus souffert au premier semestre (CA en baisse de 28,4 % pour les matériels de BTP et manutention ; -27,9 % pour l’électronique professionnelle).

30 idées pour féminiser les usines

Le gouvernement mise beaucoup sur l'industrie en vue de la relance. Des usines qu'il espère plus féminine dans le futur : la ministre Agnès Pannier-Runacher a invité les entreprises à « picorer » dans un nouveau guide de bonnes pratiques dédié à l'égalité femmes-hommes, de manière à tendre vers la parité « de façon la plus spontanée possible ».

20 juillet

📍 A vos masques

Le port du masque obligatoire est étendu, à partir d'aujourd'hui, à tous les lieux fermés recevant du public. Sont ainsi concernés les magasins, centres commerciaux, banques, mais aussi les marchés couverts et les grandes surfaces alimentaires. Les contrevenants s'exposent à une amende de 135 euros. Des règles plus strictes peuvent s'appliquer localement (c'est le cas en Mayenne et Finistère). En entreprise, les règles du protocole sanitaire restent en vigueur (le masque s'impose dès lors que la distanciation physique ne peut être respectée).

Des clés pour relocaliser

Pour tenter de relocaliser l'industrie en région, le gouvernement ressort, et muscle, deux dispositifs créés avant la crise : d'une part, les "sites industriels clés en main" (labellisation de 66 lieux supplémentaires) ; d'autre part, le volontariat territorial en entreprise (création d'une subvention à l'embauche).

Un quart de défaillances en plus et une relance tardive

Au plus bas en 2019, les défaillances d'entreprises pourraient bondir de 25 % en deux ans, en France, selon les prévisions d'Euler Hermès (+35 % au niveau mondial). L'essentiel de cette hausse surviendrait en 2021. L'assureur-crédit s'inquiète d'une reprise économique freinée par les règles sanitaires et le plan de relance, trop tardif à son goût.

La construction fait le yoyo

En mai, la production dans la construction, en France, a enregistré la deuxième plus forte croissance de la zone euro sur un mois (+118,3 % par rapport à avril), mais aussi la deuxième plus forte contraction sur un an (-24 % par rapport à mai 2019), selon les données d'Eurostat.

Et vous, comment allez-vous investir ?

Votre avis nous intéresse ! Face à la crise du coronavirus, les entreprises sont amenées à revoir leurs investissements. Pour mesurer l'ampleur du phénomène et connaître vos besoins, Le Journal des Entreprises et ABF, société de conseil en financements publics, lancent une grande enquête nationale auprès de vous, dirigeants de PME et ETI.
⏩ Participez à notre sondage en ligne et retrouvez plus d'info dans notre article Les entreprises vont-elles continuer d’investir sur les territoires ?

Les objectifs de la relance française

Pour Bruno Le Maire, une relance réussie devra se traduire par une croissance « à 7, 8 ou 9 % » en 2021. « Le juge de paix est que, oui, la France ait retrouvé son dynamisme, et (...) que le chômage ait amorcé sa décrue », a expliqué le ministre de l'Economie sur BFMTV.

Le plan de relance européen dans l'impasse

Il devait durer deux jours. Le Conseil européen, chargé de valider un plan de relance communautaire à 750 milliards d'euros, reprendra à 16h pour une quatrième journée de négociations sous haute tension. Les Etats du Nord, dits "frugaux", s'opposent en particulier au couple franco-allemand sur l'enveloppe globale des aides et la part qui serait versée sous forme de subventions.

17 juillet

📍 Agenda social : la crise d'abord, les réformes plus tard

Priorité à la gestion de la crise économique. A l'issue d'une conférence avec les partenaires sociaux, le Premier ministre Jean Castex a décidé de reporter à nouveau les réformes de l'assurance chômage et des retraites, pour privilégier l'emploi des jeunes et le plan de relance. Ce dernier, a-t-il insisté, devra être « mis en oeuvre le plus possible dans les territoires, où il faudra faire vivre un dialogue social de proximité le plus intense possible ».

Un sommet européen à 750 milliards d'euros

Le plan de relance de l'UE à 750 milliards d'euros verra-t-il le jour d'ici à dimanche ? C'est tout l'enjeu du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd'hui, en présentiel, à Bruxelles. Deux jours ne seront pas de trop pour parvenir à un accord : la distribution de 500 milliards de subventions et l'idée d'un endettement à l'échelle communautaire divisent les Etats membres.

Le fonds de solidarité joue les prolongations

Promise dans le plan d'aide au commerce, la prolongation du fonds de solidarité en juin est actée. A partir de demain et jusqu'au 31 août, les TPE, dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1 M€, pourront solliciter une subvention de 1 500 euros maximum, si elles ont été contraintes de rester fermées le mois dernier ou si leur CA mensuel a chuté de moitié. Ces dispositions sont étendues aux entreprises de moins de 20 salariés et moins de 2 M€ de CA, qui opèrent dans le tourisme, le sport et la culture, ou en lien avec ces secteurs. Un décret, paru aujourd'hui au Journal officiel, précise l'ensemble des conditions applicables. Par ailleurs, le délai pour bénéficier du deuxième volet du fonds de solidarité est étendu d'un mois, jusqu'au 15 septembre.

Vers un étalement des charges « automatique » et variable

Promis fin mai, l'échelonnement sur trois ans des charges reportées pendant la crise du coronavirus se précise. Le gouvernement veut, en fait, proposer à chaque TPE-PME concernée de lui attribuer, « de manière automatique » et en fonction de son ratio d'endettement, une durée d'étalement de 12, 24 ou 36 mois. Ce nouveau dispositif doit encore être approuvé par le Parlement, dans le cadre de son examen du troisième projet de loi de finances rectificative.

Délais de paiement : les f(r)actures du Covid-19

"Franche rétention de trésorerie", explosion et accélération des mises en recouvrement... La crise du coronavirus a provoqué un regain de tensions dans les relations interentreprises, selon les données de Rubypayeur. Le cabinet parle même d'un avant et un après-coronavirus.

Impact limité de la crise sur l'apprentissage

Près d'une entreprise sur deux (46 %) ne pense pas recruter un apprenti ou un alternant dans les six prochains mois, mais le coronavirus n'en est pas forcément le premier responsable. Selon un sondage YouGov pour l'Iscod, seul 1 dirigeant sur 5 pense recruter moins à cause de la crise, contre 44 % pour qui elle ne changera rien à leurs plans. La nouvelle prime à l'embauche n'y est peut-être pas étrangère : la moitié des 502 répondants se disent encouragés à embaucher grâce à elle.

16 juillet

📍 Automobile : l'exception française de juin

Cocorico ! La France est le seul pays d'Europe à avoir vu ses ventes de voitures neuves progresser en juin, par rapport à la même période l'an dernier, selon l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Un succès attribué aux primes à l'achat mises en place dans le cadre du plan de soutien sectoriel. Celles à la conversion, dont le nombre était limité à 200 000, seront d'ailleurs épuisées à la fin du mois, a révélé Bruno Le Maire au Sénat. Le ministre de l'Economie promet toutefois de les prolonger sous une autre forme, « pour accélérer la baisse des émissions de CO2 et le renouvellement du parc automobile français ».
⏩ Plus d'info sur l'impact de la crise dans ce secteur avec La filière automobile redémarre à froid

Impôts de production : -10 milliards en 2021

Longtemps annoncée, jamais réalisée, la baisse des impôts de production se précise. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire évalue cette réduction à 10 milliards d'euros en 2021, ce qui « représentera, sur les deux années 2021-2022, 20 milliards d'euros pour les finances publiques françaises ». La mesure, présentée comme essentielle pour la relocalisation industrielle, figurait déjà dans le discours de politique générale du Premier ministre Jean Castex.

Date avancée pour le masque obligatoire

Le port du masque dans les "lieux publics clos" sera rendu obligatoire dès la semaine prochaine, et non plus au 1er août, comme l'avait laissé entendre Emmanuel Macron le 14 juillet. La précision émane du Premier ministre Jean Castex, devant les sénateurs.
En Mayenne, où le virus circule activement, la généralisation de cette mesure pourrait être encore plus précoce, en raison d'instructions renforcées données par le gouvernement au préfet.

L'assurance pandémie en débat

Quelle assurance pandémie voulez-vous ? Le gouvernement attend votre avis et lance une consultation publique jusqu'au 31 août. Malgré des propositions du Sénat et des compagnies, le dossier est dans l'impasse : le groupe de travail, chargé de réfléchir à cette nouvelle couverture contre les "risques exceptionnels", ne s'est pas accordé sur une solution. L'enjeu est de taille : les assureurs ont estimé à 147 milliards d'euros le montant des pertes d’exploitation des entreprises françaises liées à l'épidémie de Covid-19.

Les PME sous perfusion bancaire

Les PME restent les plus accros à l'endettement. En mai, leur encours de crédits (à 482 milliards d'euros) a encore progressé de 4,1 % sur un mois et 13,3 % sur un an. La tendance est générale, avec une augmentation moyenne de 10,8 % par rapport à mai 2019... mais des pics à +21,5 % dans l'hébergement-restauration et +19,5 % dans les services aux entreprises.

Les ETI rassurées par leur trésorerie

Amélioration de la trésorerie globale, détente sur les délais de paiement : les ETI et grandes entreprises retrouvent le sourire, selon l'enquête AFTE-Rexecode de juillet.

15 juillet

📍 Le plan de relance se dévoile (un peu)

Une nouvelle pierre dans l'édifice de « reconstruction » nationale voulue par l'exécutif. Au lendemain de l'interview présidentielle du 14-Juillet, Jean Castex a présenté son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. L'occasion pour lui d'en dire plus sur le futur plan de relance. Douze jours après sa nomination à Matignon, le nouveau Premier ministre pose ainsi « la lutte contre le chômage et la préservation de l’emploi » comme « la priorité absolue » de son action. Mais l'industrie et l'écologie ne sont pas oubliées.
⏩ Plus d'info dans Emploi, industrie et écologie, au cœur du futur plan de relance à 100 milliards d'euros

Un agenda social chargé

Le Premier ministre réunira les partenaires sociaux vendredi. Et les sujets ne manquent pas, comme Jean Castex l'a indiqué dans son discours de politique générale cet après-midi. Il entend ainsi définir avec syndicats et patronat un « calendrier de discussion et de concertation » sur la relance économique, le plan pour la jeunesse, la future branche dépendance (à réaliser avant la fin du quinquennat) et le déficit de la Sécurité sociale, ainsi que de l'avenir des réformes de l'assurance chômage (à « aménager ») et des retraites (à « améliorer », en « distinguant très clairement » la question du régime universel de celle du financement du système). Autre sujet sur la table : le « partage de la valeur dans l'entreprise » (participation, intéressement).

Envolée des créations d'entreprise

L'envie d'entreprendre plus forte que le coronavirus. Selon l'Insee, les créations d'entreprise ont atteint un sommet en juin, à leur plus haut niveau depuis onze ans ! A tel point que le trou d'air du confinement est déjà effacé.

Coup d'envoi des soldes

Avec trois semaines de retard sur la date initialement prévue, les soldes d'été débutent aujourd'hui, pour une durée d'un mois. Ce report avait été décidé pour donner le temps aux commerçants de relancer leurs ventes à la sortie du confinement.

14 juillet

📍 La relance à 100 milliards

A l'occasion de l'interview donnée pour le 14-Juillet, Emmanuel Macron a levé le voile sur le plan de relance, présenté à la rentrée. Doté d'« au moins 100 milliards » d'euros, en plus des aides d'urgence déjà mobilisées jusqu'à présent, il représente « l'opportunité » de construire « un modèle à la fois écologique, industriel et environnemental ». Sur son contenu, le président de la République a surtout insisté sur le soutien à la jeunesse, avec des exonérations de charges pour l'embauche de salariés jusqu'à 1,6 Smic pendant un à deux ans. Il appelle, par ailleurs, à la « modération des dividendes » dans les entreprises qui ont diminué les salaires.
Concernant la transition écologique, Emmanuel Macron plaide pour « redévelopper le fret ferroviaire massivement » et un vaste programme de rénovation énergétique des bâtiments, notamment écoles et Ehpad. Enfin, au niveau sanitaire, les masques deviendront obligatoires dans les « lieux publics clos » d'ici au 1er août.

13 juillet

📍 Réouverture des discothèques : c'est non

Le Conseil d'Etat a validé le maintien de la fermeture des discothèques cet été, en raison du "caractère clos des établissements", de "la nature d'activité physique de la danse" et de "la difficulté" à faire respecter les gestes barrières "dans un contexte festif". Les boîtes de nuit craignent de perdre jusqu'à 9 000 emplois d'ici un an à cause du coronavirus.

10 juillet

📍 Le dernier jour de l'état d'urgence sanitaire

En vigueur depuis le 23 mars, l'état d'urgence sanitaire prend fin aujourd'hui en métropole. Seront donc rétablis à partir de demain le plafond de défiscalisation des heures supplémentaires et complémentaires à 5 000 euros (au lieu de 7 500) et les jours de carence des arrêts maladie. Par ailleurs, les stades et hippodromes pourront rouvrir, avec une jauge maximale de 5 000 personnes.
Cette étape ne signe pas pour autant un retour à la normale juridique. L'état d'urgence sanitaire est remplacé par un nouveau régime transitoire, du 11 juillet au 30 octobre. Durant cette période, pourront être localement restreints la libre circulation et les rassemblements. Les autorités pourront également imposer la fermeture de lieux de réunion et d'établissements recevant du public, ainsi que les y autorise une loi parue aujourd'hui au Journal officiel.

Tour de vis sur les reports de charges

Fini les reports de charges automatiques ou massifs : en juillet et août, les Urssaf attendent le versement de vos cotisations sociales aux échéances habituelles... sauf exceptions.

Le portail web des TPE-PME les plus touchés

Vous aussi, vous êtes perdus avec toutes ces règles et leurs modifications d'un mois sur l'autre et d'un secteur à l'autre ? Pour tenter d'y voir plus clair, l'Urssaf a mis en place un site dédié aux TPE, PME, indépendants et autoentrepreneurs les plus touchés par la crise (acteurs du tourisme au sens large et leurs secteurs connexes, activités fermées administrativement, petites entreprises ayant perdu plus de 50 % de leur CA) : mesures-covid19.urssaf.fr sera actualisé au fil du temps et au gré des nouvelles annonces.

L'affacturage bientôt avancé et garanti

Bercy ajoute une arme à son arsenal anti-crise : pour faciliter le recours à l'affacturage, un mécanisme de préfinancement garanti par l'Etat verra bientôt le jour. Il sera activable "dès la prise de commandes, sans attendre la livraison et l’émission des factures correspondantes". Le gouvernement espère ainsi faire "gagner [aux entreprises] en moyenne 45 jours de trésorerie" et "détendre les délais de paiement au sein des chaînes de valeur". Limité à cette année, le dispositif doit encore être approuvé par le Parlement français et l'Union européenne.

Jusqu'à 20 milliards d'euros de fonds propres pour les entreprises ?

Le gouverneur de la Banque de France recommande à l'Etat de soutenir les entreprises en (quasi-)fonds propres à hauteur de 10 à 20 milliards d'euros. Ce n'est que l'une des nombreuses propositions avancées par François Villeroy de Galhau dans un courrier au président de la République.

Chômage partiel : fraude d'un nouveau genre

Les coordonnées de 1 069 entreprises ont été détournées pour les besoins d'une escroquerie à l'activité partielle. Le parquet de Paris a indiqué avoir repris deux enquêtes, initiées à Toulouse et Limoges, sur des "demandes frauduleuses de versement d'indemnités [faites] par télédéclaration, en usurpant la raison sociale et le numéro d'identification Siret d'entreprises existantes". Plus d'1,7 million d'euros auraient ainsi été abusivement versés.
Avant la révélation de cette affaire et interrogée sur les vérifications menées jusqu'ici par l'administration, la ministre du Travail Elisabeth Borne affirmait, ce matin, sur Europe 1, vouloir justement « accroître les contrôles » sur les entreprises.

Industrie : un rebond sans rattrapage

En mai, à la faveur du déconfinement, la production est repartie de l'avant dans l'industrie manufacturière (+22 % sur un mois), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+19,6 %), d'après l'Insee. Pour autant, elle reste à un niveau inférieur à celui d'avant-crise (respectivement -23,4 % et -21,2 % par rapport à février, mais jusqu'à -64,4 % dans l'automobile).

L'intérim au plus bas

La cicatrice reste profonde : malgré un rebond de 38,5 % en mai, le nombre d'intérimaires (503 269) est à son plus bas niveau en France depuis l'été 2009, selon des données provisoires du ministère du Travail. C'est que l'intérim revient de loin : en avril, il n'avait jamais été aussi faible depuis vingt ans (363 487), résultat d'un deuxième mois consécutif de forte baisse (-22,6 % par rapport à mars, et même -57,2 % dans la construction).

Le numérique rame aussi

ESN, éditeurs de logiciels ou sociétés de conseil en technologies : les entreprises du digital connaîtront bien la crise en 2020, prévient leur syndicat professionnel, le Syntec numérique.

9 juillet

📍 La vraie-fausse baisse des défaillances

Au deuxième trimestre, les sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires étaient deux fois moins nombreux qu'il y a un an, selon le cabinet Altares. Mais cette moyenne cache deux signaux inquiétants : les défaillances d'entreprises de plus de 50 salariés augmentent de 15,7 % et les emplois menacés, au global, de 5,8 %.
Constat quasi-similaire du côté de la Banque de France, avec une baisse des procédures de 19,1 % en avril et une prévision à -23,9 % en mai. Sauf que ce sont, cette fois, les ETI et grandes entreprises qui font exception (+8,6 % en avril).

Usines françaises : grande braderie dans le Grand Est ?

Après Daimler et son usine Smart d'Hambach (Moselle), c'est au tour d'Alstom d'envisager la vente de son site de Reichshoffen (Bas-Rhin). Cette fois, le coronavirus n'y est toutefois pour rien. Il s'agit de se mettre en conformité avec les règles européennes, en vue du rachat de Bombardier Transport.
⏩ Plus d'info dans Alstom veut céder son site alsacien pour acquérir Bombardier Transport

Déconfinement : une reprise inégale, des TPE « résilientes »

Le retour au travail a bien eu lieu, mais il est resté inégal. Plus d’un quart des salariés (27 %, -23 points en un mois) étaient encore inactifs en mai (c’est-à-dire en chômage partiel, arrêt maladie ou congés payés), selon les experts-comptables du Cercle Perspectives. Mais dans certaines régions, la reprise s'est avérée plus poussive. Une bonne surprise quand même, selon le président d'In Extenso Antoine de Riedmatten : la vigueur du redémarrage dans les TPE.
⏩ Plus d'info dans l'interview d'Antoine de Riedmatten (In Extenso) : « Les TPE pourraient bien être le moteur du rebond économique »

Le marché du travail s'assèche pour les cadres

Le marché de l'emploi se complique aussi pour les cadres. L'Apec a recensé un tiers d'offres en moins sur son site au premier semestre. Aucun secteur n'est épargné.

Nouveau président à l'U2P

Après le départ d'Alain Griset vers Bercy, l'Union des entreprises de proximité a choisi Laurent Munerot comme successeur. Agé de 57 ans, il est président de l'Union nationale des prothésistes dentaires et de la Chambre des métiers et de l'artisanat de l'Essonne.

Le tourisme veut son ministre

Plusieurs organisations représentant le secteur du tourisme dans sa diversité (hôtellerie-restauration avec l'Umih, le GNI et le GNC ; événementiel avec l'Unimev ; voyages avec le Seto, etc.) demandent à disposer d'un ministre dédié au sein du nouveau gouvernement Castex. Pour le justifier, elles soulignent notamment, dans un communiqué commun, être les premières victimes de la crise et rappellent leur "rôle social et sociétal majeur" en France.

8 juillet

📍 L'économie sur les ailes de la reprise

La reprise économique prend la forme d'une "aile d'oiseau", souligne la Banque de France, rassurée par la vigueur du retour à l'activité des entreprises. En juin, la perte de PIB sur une semaine est désormais estimée à -9 %. C'est 3 points de mieux que ce qui était prévu initialement. La perspective d'un redémarrage solide semble confirmée aussi par l'Insee : l'institut évoque, pour sa part, une activité revenue à 88 % de son niveau habituel, en amélioration de 10 points en un mois.

L'emploi sous le coup du chômage partiel et des plans sociaux

Les décomptes de la Dares, désormais bimensuels, se suivent et se ressemblent. Au 6 juillet et quatre mois après le début de la crise, 14 millions de salariés ont été visées par des demandes de chômage partiel. Un nouveau pic, alors que les suppressions de postes, prévues dans le cadre de plans sociaux, explosent sur un an.

La Banque de France cherche à vous joindre

La Banque de France adapte son système de cotation des entreprises pour tenir compte de la crise du coronavirus. L'institution contacte les sociétés concernées à partir d'aujourd'hui, afin qu'elles actualisent leur situation.

Dans l'agenda de Jean Castex

Le Premier ministre Jean Castex a précisé les chantiers qui l'occuperont en juillet. Le plan pour l'emploi des jeunes sera dévoilé « dans les prochains jours », a-t-il assuré sur BFMTV. Le second volet de la réforme de l'assurance chômage verra son entrée en vigueur « sûrement » décalé. Le dossier des retraites va être scindé en deux : sur le régime universel à points, « il faut sans doute rouvrir les concertations » ; sur le financement à court terme, Jean Castex laisse entendre qu'il faudra l'adapter à la crise. Sur cette réforme, les partenaires sociaux seront reçus séparément demain et vendredi, puis collectivement avant le 20 juillet.
Enfin, le Premier ministre complètera son gouvenrement par des secrétaires d'Etat la semaine prochaine. Il souhaite également ressusciter une forme de haut-commissariat au plan : « Il faut recréer des outils de prospective. »

Transition écologique : les PME peinent à s'y mettre

Conscients des enjeux climatiques, les dirigeants de PME et d'ETI peinent encore à les intégrer dans leur stratégie, selon une enquête de Bpifrance Le Lab, réalisée avant la crise du coronavirus... Autant dire que le nouveau contexte économique risque de ralentir encore leur transition écologique : le principal frein identifié par cette étude était déjà, à l'époque, l'insuffisance de leurs moyens financiers.
⏩ Plus d'info dans Les PME et ETI peinent à convertir leur conscience écologique en actes durables

7 juillet

📍 La relance, selon Bruno Le Maire

Lors de la passation de pouvoir à Bercy ce matin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, conforté à son poste, a posé les principes de cette relance qui figure désormais dans l'intitulé de ses fonctions. Elle « accordera toute son attention aux plus petits », a-t-il promis.

Gouvernement Castex : la déception de la tech française

L'exécutif n'aurait-il pas tiré l'une des principales leçons du confinement ? C'est la conviction de France Digitale, surpris de l'absence d'un(e) ministre au numérique dans le nouveau gouvernement Castex. "Un signal particulièrement inquiétant", déplore l'association des entreprises de la tech, alors que le timing aurait été idéal pour deux raisons : "La France vient de vivre le plus grand moment de transformation numérique de son Histoire" et "les derniers mois ont mis en exergue le terrifiant désarmement technologique de notre pays". A la sortie du conseil des ministres, le nouveau porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a assuré que « le numérique [restait] une très grande priorité pour le gouvernement et ça se poursuivra ».

L'U2P applaudit à la nomination de son président

L'Union des entreprises de proximité (U2P) salue avec "beaucoup d’intérêt et une satisfaction particulière" la nomination "historique" de son président Alain Griset comme ministre délégué aux PME, dans le nouveau gouvernement Castex. Pour l'organisation patronale, qui revendique représenter 2,8 millions d'entreprises, ce choix "montre que les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance des entreprises de proximité et des travailleurs indépendants pour la vitalité économique du pays, et de la nécessité de favoriser leur développement pour bâtir une reprise durable et lutter contre les fractures sociales et territoriales".

Les festivals, premier chantier de Roselyne Bachelot

Roselyne Bachelot a pris les rênes du ministère de la Culture dès hier soir. Elle a déjà promis des "états généraux des festivals", très fragilisés, après la cascade d'annulations et de reports provoqués par l'épidémie de coronavirus, comme à Cannes ou en Normandie.

Premier conseil des ministres pour le gouvernement Castex

Après la valse des passations de pouvoir, le gouvernement de Jean Castex s'est réuni à l'Elysée, dans l'après-midi, pour son premier conseil des ministres. Au coeur des discussions, selon le nouveau porte-parole Gabriel Attal : le fameux "nouveau chemin" voulu par Emmanuel Macron. Il s'articulera autour de quatre axes : « la reconstruction » économique (emploi, relance), sociale, environnementale, culturelle et territoriale ; « le patriotisme républicain » (école, police, justice...) ; l'Europe ; et « davantage de liberté et d'association », ce qui renvoie au « changement de méthode » voulu par l'exécutif. Il consistera à « associer plus largement les élus et les forces vives de notre pays », ainsi que les citoyens. Enfin, des secrétaires d'Etat seront prochainement nommés « sur des missions prioritaires ».

Reprise déséquilibrée des échanges

Les échanges internationaux sortent de leur léthargie, après avoir tourné au ralenti pendant deux mois. En mai, les exportations françaises ont progressé de 16,9 % en un mois (+4 Md€), les importations de 20,5 % (+5,9 Md€), selon les douanes. Malgré ce rebond, l'activité reste inférieure d'un quart à son niveau d'avant-crise et le déficit commercial se creuse, sous l'effet notamment "des livraisons historiquement basses" de l'aérospatiale et de la hausse des achats de masques. Il atteint désormais 7,05 milliards d'euros.

Le succès des reports de charges

Les reports de charges, au coeur du dispositif d'urgence du gouvernement aux premières heures de la crise, ont encore porté sur 4,3 milliards d'euros en mai. En trois mois, les sommes ainsi décalées dépassent les 19 milliards d'euros.

La main tendue des investisseurs aux entreprises familiales

L'association France Invest travaille à la création d'un fonds de 6 milliards d'euros pour venir en aide aux entreprises familiales. Ce nouveau dispositif pourrait voir le jour à l'automne.
⏩ Plus d'info dans l'interview de Claire Chabrier, la vice-présidente de France Invest

La France, pour le pire puis le meilleur

Regain de pessimisme à la Commission européenne. La récession pourrait être plus "profonde" que prévu en 2020 : elle est désormais estimée à -8,7 % dans la zone euro, soit une dégradation d'1 point par rapport à la précédente estimation de mai. En France, le recul du PIB aussi s'aggraverait pour atteindre -10,6 % (-2,4 points), ce qui correspond peu ou prou à l'évaluation actuelle du gouvernement et de la Banque de France. Ce serait la troisième pire performance de la zone euro. Mais en 2021, le pays signerait la plus forte croissance de toute l'Union européenne (+7,6 %, réévalué de 0,2 point).

6 juillet

📍 Gouvernement Castex : un ministre des PME et des chaises musicales

Le gouvernement du nouveau Premier ministre Jean Castex a été annoncé peu après 19h. Principale nouveauté pour les entreprises : la nomination d'un ministre des PME en la personne d'Alain Griset, président de l'U2P. Il est rattaché à Bruno Le Maire, laissé aux commandes d'un ministère de l'Economie, élargi aux Finances et à la Relance. Sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher passe ministre déléguée à l'Industrie.
Le ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion revient à Elisabeth Borne, qui laisse la Transition écologique à la nouvelle entrante et députée de la Somme Barbara Pompili. Un ministère de la Mer est créé et sera dirigé par Annick Girardin (ex-Outre Mer). L'Agriculture et l'Alimentation revient à Julien Denormandie (ex-Ville et Logement), le Logement à Emmanuelle Wargon (ex-secrétaire d'Etat à la Transition écologique). Un poste de ministre délégué au Commerce extérieur et à l'attractivité est confié à Franck Riester (ex-Culture).
Attributions maintenues en revanche pour Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur, Recherche et Innovation) et Jean-Baptiste Djebbari (Transports). Parmi les nouvelles entrantes : la députée des Yvelines Nadia Hai (Ville) et la présidente du Haut-Rhin Brigitte Klinkert (Insertion).

La reprise d'entreprise en crise

Entre janvier et mai 2020, le nombre de cessions-acquisitions de PME, valorisées entre 1 et 50 millions d’euros, a baissé de 45 % en un an, selon un décompte d’In Extenso et Epsilon Research. Aucune région n'échappe à cette tendance. Un vrai coup d'arrêt, après une année 2019 exceptionnelle.

Commerce : l'accalmie de mai

Le commerce de détail s'est ressaisi en mai : le volume des ventes a bondi de 25,6 % sur un mois en France, soit le deuxième taux de croissance le plus élevé de la zone euro, selon Eurostat. Insuffisant toutefois pour gommer l'effet du coronavirus. Sur un an, l'évolution reste négative : -12 % par rapport à mai 2019 (-4,2 % au niveau européen).

Confiance sans vacances pour les chefs d'entreprise

Près de la moitié des chefs d'entreprise envisagent de faire une croix sur une partie ou la totalité de leurs vacances d'été, selon un sondage OpinionWay pour la Fondation MMA des entrepreneurs du futur. Si la trésorerie et le carnet de commandes restent leurs préoccupations principales du moment, les dirigeants interrogés affichent une franche combativité et une relative confiance pour la suite.

L'argent européen arrive

Une nouvelle source de financement à la disposition des PME et ETI. La Banque européenne d'investissement (BEI) accorde 600 millions d'euros (dont 350 M€ réellement nouveaux) aux Crédit mutuel et CIC, afin qu'ils puissent "prêter plus de 1,2 milliard d'euros" aux entreprises fragilisées par la crise du coronavirus. Le groupe Crédit mutuel Alliance fédérale devient ainsi le premier, en France, à obtenir ces fonds, promis dès avril, au titre du vaste plan d'urgence européen de 540 milliards d'euros. "Les banques bénéficiant des lignes de liquidité de la BEI s’engagent à répercuter [ses] conditions attractives à leurs clients", rappelle l'institution dans un communiqué.

Maintien de la jauge à 5 000

L'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes est maintenue en France. Le Conseil d'Etat a estimé que la mesure "[restait] justifiée" par le contexte sanitaire.

La commande publique, bouée de sauvetage

Les maires appelés à la rescousse des entreprises. Le président de la CPME François Asselin demande aux collectivités locales d'accélérer l'attribution de leurs marchés et au gouvernement d'assouplir davantage les règles de la commande publique. La semaine dernière, c'est le Médiateur des entreprises qui lançait déjà un appel similaire à tous les donneurs d'ordres.

4 juillet

📍 Le nouveau Premier ministre à l'usine

Pour sa première visite officielle, le nouveau Premier ministre Jean Castex s'est rendu dans une usine du groupe industriel X-Fab, fabricant de semi-conducteurs, en Essonne. Une entreprise « symbolique de la situation actuelle », car affectée par la crise du coronavirus, « et des objectifs qui sont les nôtres » en matière d'industrie et d'emploi, s'est justifié le nouveau locataire de Matignon, avant de poursuivre sur sa future stratégie économique : « L’objectif de l’Etat, dans le cadre du plan de relance, est de voir comment ne pas simplement agir sur le court terme pour éviter les licenciements, mais aussi (...) comment on peut assurer les fondements d’une relocalisation et d’un maintien durable des emploi industriels et exposés à la concurrence dans notre pays. »

3 juillet

📍 Jean Castex, nouveau Premier ministre

Jean Castex, haut-fonctionnaire et jusqu'ici maire Les Républicains de Prades (Pyrénées-Orientales), succède à Edouard Philippe à Matignon. Délégué interministériel chargé de coordonner la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024, l'homme, âgé de 55 ans, avait mis entre parenthèses cette mission au printemps, pour rédiger le plan de déconfinement du gouvernement en vue du 11 mai. Auparavant, il était passé par les ministères de la Santé et du Travail au côté de Xavier Bertrand, puis l'Elysée sous Nicolas Sarkozy.
Au cours de la passation de pouvoir, Jean Castex a évoqué la nécessité d' « adapter les priorités et les méthodes » au nouveau contexte du coronavirus. « Il nous faudra plus que jamais réunir la Nation pour lutter contre cette crise qui s'installe, dans la continuité des réformes de fond [lancées par son prédécesseur], pour faire en sorte que nous en sortions plus forts et plus solidaires. » Ce matin, vers 9h30, l'Elysée avait annoncé la démission du gouvernement d'Edouard Philippe.

Emmanuel Macron montre le "chemin"

Le futur gouvernement devra incarner le « nouveau chemin », voulu par le président de la République après l'épidémie de coronavirus. Et justement, Emmanuel Macron en a posé les jalons, dans une interview à la presse quotidienne régionale. Jeunesse, environnement, réindustrialisation, réforme des retraites... le chef de l'Etat fait le point sur ce qui devraient être les priorités de l'exécutif dans les mois à venir.

Aérien : un millier de postes envolés chez Hop!

Air France a présenté aux représentants du personnel les détails de son plan de suppressions de postes. Au total, 7 580 emplois sont menacés - 6 560 dans la compagnie principale (plus de la moitié seront toutefois couverts par des départs naturels) et 1 022 dans la compagnie régionale Hop!, soit 40 % de ses effectifs.
⏩ Plus d'info dans Plus de 1 000 postes supprimés chez la compagnie régionale Hop!

Automobile : l'usine Smart à vendre

L'allemand Daimler annonce son intention de vendre son usine d'Hambach, en Moselle (1 600 salariés), site emblématique de la marque Smart. Le groupe assure vouloir "sécuriser l'avenir du site" et maintenir la production des modèles actuels sur place... alors que la prochaine génération électrique sera, elle, produite en Chine.
⏩ Plus d'info dans Touché par la crise, Daimler veut se débarrasser de son usine d’Hambach

Le SOS de l'habillement en détresse

Lettre ouverte, courrier à Bercy, communiqué de presse... Les commerces de l'habillement multiplient les appels à l'aide depuis quelques jours. Confrontés à une reprise d'activité poussive, ils "exhortent" le gouvernement à les soutenir jusqu'à la fin de l'année.

Un guide contre l'épidémie d'arnaques

Les arnaques ont proliféré dans le sillage du coronavirus. Les autorités appellent donc les entreprises à la vigilance et publient un "guide de prévention" pour les aider à ne pas tomber dans les pièges des fraudeurs.

"Prime Macron" : une mesure de pouvoir d'achat, vraiment ?

Quel bilan pour la "prime Macron", issue de la crise des Gilets jaunes, avant d'être reconduite et modifiée pendant celle du coronavirus ? D'après l'Insee, cette mesure, qui devait apporter un supplément de pouvoir d'achat, s'est parfois substituée, en réalité, à des revalorisations salariales.

2 juillet

📍 Airbus entre dans le détail de sa restructuration

Comment se répartissent les 5 000 suppressions d'emplois prévues par Airbus en France ? Les deux tiers sont situées à Toulouse, le reste essentiellement sur les sites de Nantes et Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Le tout sans compter le dégraissage programmé dans les filiales Stelia Aerospace et ATR.
⏩ Plus d'info dans Après le choc du plan social, coup d'envoi de trois mois de négociations chez Airbus et Plan social d'Airbus en Loire-Atlantique : « Le Covid a bon dos »
Par ailleurs, le patron d'Airbus souffle le chaud et le froid sur la possibilité de revoir à la baisse ce projet. Guillaume Faury estime ainsi, dans Ouest France, « pouvoir conserver autour de 1 000 postes supplémentaires » grâce au nouveau chômage partiel de longue durée, et « près de 500 (...) grâce au développement de l’avion du futur », prévu dans le plan de soutien à l'aéronautique. Pour en faire davantage, il demande au gouvernement des « mesures d'âge » pour ses salariés proches de la retraite. Mais Guillaume Faury n'exclut pas non plus d'accroître l'ampleur de cette restructuration, en cas de deuxième vague épidémique. En attendant, les 5 000 suppressions à l'ordre du jour viseront « deux tiers de cols blancs (ingénieurs) et un tiers de cols-bleus ».

Automobile : 27 projets de recherche sélectionnés

L'Etat a dévoilé la liste des 27 projets de R&D de la filière automobile qu'il est prêt à soutenir dès cette année à hauteur de 150 millions d'euros. Au-delà des constructeurs français et des grands équipementiers, comme Valeo, Faurecia ou Michelin, les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes tirent leur épingle du jeu.

Coup d'arrêt dans la construction de logements

Le bâtiment plombé par le confinement. L'épidémie de coronavirus a fait dérailler le nombre de permis de construire (-8,8 % sur un an) et de mises en chantier (-10,2 %) de logements enregistrés de juin 2019 à mai 2020, selon les statistiques du gouvernement. Plus précisément, sur les mois de mars, avril et mai, ces deux indicateurs chutent de 45,8 % chacun par rapport aux trois mois précédents.

Coup d'envoi des avances remboursables de l'Etat

Les PME peuvent désormais demander à l'Etat des avances remboursables ou des prêts à taux bonifiés. Annoncées mi-avril, ces nouvelles facilités de trésorerie viennent d'être octroyées, pour la première fois, à des entreprises de l'Aisne, annonce Bercy. Le ministère de l'Economie rappelle toutefois que ce mécanisme reste exceptionnel et "discrétionnaire" : il vise les sociétés de 50 à 250 salariés, avec "de réelles perspectives de redressement" et un positionnement stratégique au niveau économique et local. Les candidats sont invités à se faire connaître auprès des Comités départementaux d’examen des problèmes de financement des entreprises (Codefi).

Stockage de masques dans les entreprises

Les entreprises devront bientôt se constituer un stock de masques équivalent à dix semaines d'utilisation par leurs salariés. Cette consigne, en cours de formalisation par le gouvernement, a été dévoilée par la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher devant le Sénat. Elle a précisé par la suite qu'il s'agirait d'une « recommandation », de manière à faire face à une éventuelle résurgence de l'épidémie à partir de la rentrée de septembre.

La culture amputée

Secteur où la reprise d'activité est parmi les plus laborieuses, la culture pourrait perdre un quart de son chiffre d'affaires annuel en 2020, selon une évaluation du ministère. Soit un manque à gagner de 22,3 milliards d'euros. Le spectacle vivant serait, de loi, l'activité la plus touchée, avec un CA en baisse de 72 %.

1er juillet

📍 L'automobile redémarre bien, en apparence

Verre à moitié plein ou à moitié vide ? En juin, les immatriculations de voitures neuves passent au vert pour la première fois de l'année, en progression de 1,2 % sur un an, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Mais en 2020, le mois comptait deux jours ouvrés de plus. Une fois corrigées de cet effet, les ventes s'affichent donc en repli de 8,4 %. Au premier semestre, la chute reste vertigineuse, -39,1 %.

Air France, Airbus : le gouvernement fait ses comptes

Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a confirmé, sur BFMTV, le nombre de suppressions de postes envisagé par Air France d'ici à 2020, soit près de 7 600 emplois en moins. Pas un mot, en revanche, sur l'avenir des installations d'Air France à Lille et Morlaix, mais il  reconnaît que, « avec la contraction du réseau domestique de 40 %, il y aura trop de sites de maintenance » sur le sol national.
A propos d'Airbus et sur les 5 000 emplois français menacés par le plan de restructuration de l'avionneur européen, Jean-Baptiste Djebbari estime que 2 000 pourraient être maintenus, par le biais du nouveau régime d'activité partielle de longue durée (cf. ci-dessous) et des investissements dans l'avion du futur, prévus dans le plan de soutien sectoriel de l'Etat.
⏩ Plus d'info dans Airbus sous pression pour réduire son plan de restructuration

Le chômage partiel longue durée arrive en pleine tempête

C'est parti pour l'activité partielle de longue durée (APLD). Le nouveau dispositif, censé préserver l'emploi dans les entreprises victimes d'une baisse durable d'activité, entre en vigueur ce 1er juillet. Au moment même où Air France et Airbus, les deux fleurons français de l'aérien, secteur visé par cette mesure, officialisent la suppression de milliers de postes.

Commerce : les enseignes spécialisées tremblent

La fédération du commerce spécialisé Procos s’attend à une baisse d’activité de 15 à 25 % en 2020 et va jusqu'à évoquer "un risque sérieux d’effondrement". Pour l'éviter, elle avance douze propositions, pour aller plus loin que le plan commerce, présenté par le gouvernement en début de semaine - lui se concentrait surtout sur les TPE-PME et indépendants du secteur.

Le bilan et l'appel du Médiateur des entreprises

Le Médiateur des entreprises appelle les donneurs d'ordres publics et privés à lancer "le plus tôt possible leurs appels d’offres et leurs commandes, sans attendre la rentrée", de manière à redonner de l'activité aux TPE-PME. Ce service de Bercy dresse également le bilan de ses trois derniers mois d'activité. Le résultat ? Une avalanche de dossiers à traiter, dominés par les retards de paiement et les pratiques déloyales.

La reprise d'activité, ou le regain des difficultés

Un mois et demi après la sortie du confinement, la trésorerie reste la priorité absolue des chefs d'entreprise. Ils sont 55 % à reconnaître s'être principalement concentrés sur ce sujet dans le cadre de la reprise de leur activité, selon un sondage BVA pour Réseau Entreprendre. Où l'on apprend également qu'une large majorité considère le déconfinement comme une période plus difficile encore que la période de restrictions qui l'a précédé.

Les dégâts du confinement

L'ampleur de la catastrophe économique provoquée par le confinement se dévoile un peu plus, à la lumière de trois nouveaux indicateurs de l'Insee. En avril, la baisse du chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière a ainsi atteint -22,9 % en un mois (et -36,1 % par rapport à février), celle du volume des ventes dans le commerce -20,1 % (et -34,6 %) et la production dans les services -12,6 % (et -23,9 %).

Les portes de l'Europe entrouvertes

L'Union européenne rouvre ses frontières, à partir d'aujourd'hui, aux voyageurs de quinze pays hors de l'espace Schengen, à savoir ceux en provenance de : l'Algérie, Australie, Canada, Corée du Sud, Géorgie, Japon, Maroc, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Thaïlande, Tunisie et Uruguay, de même que la Chine, sous réserve de réciprocité. Cette première liste sera révisée toutes les deux semaines. Chaque membre de l'UE est toutefois libre de la respecter, ou non.

30 juin

📍 Air France et Airbus à l'heure des suppressions de postes

La compagnie aérienne Air France compte supprimer plus de 6 500 postes d'ici à 2022, selon France Info, sur la base de sources syndicales. Plus d'un millier d'emplois disparaîtraient également au sein de sa filiale Hop!, tandis que deux sites de maintenance régionaux, à Lille (Nord) et Morlaix (Côtes-d'Armor), seraient menacés de fermeture. Les détails de ce plan doivent être exposés le 3 juillet.
De son côté, le constructeur Airbus a annoncé, dans la soirée, la suppression de 15 000 postes, dont près 5 000 en France et autant en Allemagne. Une première réunion avec les partenaires sociaux, jeudi, doit permettre de préciser l’impact de cette restructuration en France, alors que l'avionneur s'attend à un effondrement de sa production et ses livraisons de 40 % en 2020-2021.

Aéronautique (bis) : appel aux investissements

Comme il l'a fait dans l'automobile, le ministère de l'Economie lance un appel à manifestation d'intérêt à l'attention des entreprises de l'aéronautique. Objectif : identifier les projets d'investissement de la filière, afin de les soutenir, à terme, dans le cadre du fonds de 300 millions d'euros annoncé dans le cadre du plan de soutien au secteur.

Bâtiment : année rouge, relance verte

La Fédération française du bâtiment anticipe une chute d'activité de près de 18 % en 2020. Pour redresser la barre, elle plaide pour un "plan bâtiment vert".
⏩ Plus d'info dans Le bâtiment demande un plan d’aide à 5 milliards d’euros

Commerce : un plan à trois piliers

Le gouvernement a présenté un ensemble de mesures en faveur des commerçants, artisans et, plus largement, des indépendants. Il insiste sur trois piliers : soutien continu à la trésorerie, accompagnement de la transition numérique et revitalisation des centres-villes.

La consommation a redémarré en mai

Les consommateurs au rendez-vous du déconfinement. En mai, leurs dépenses se sont affichées en forte hausse (+36,6 % sur un mois), selon l'Insee. Mais elles restent inférieures de 7,2 % à leur niveau de février, soit avant la crise sanitaire. Particulièrement affectée, la consommation de biens durables (notamment les transports), l'habillement-textile et l'énergie. En revanche, l'alimentaire reste au-dessus de son niveau du début d'année pour le troisième mois consécutif.

Covid-19 comme maladie professionnelle : les règles se précisent

Le gouvernement confirme, et précise, sa doctrine en matière de reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle, que ce soit sur le public visé comme sur le financement de cette prise en charge.

Chômage partiel : soupçons de fraude en cascade

Les entreprises rattrapées par l'administration. Un mois et demi après avoir annoncé un vaste "plan de contrôle" sur le recours au chômage partiel, la ministre du Travail Muriel Pénicaud dresse un premier bilan dans le magazine Challenges : sur 3 000 dossiers clos, 1 sur 5 a dû faire l'objet de régularisations ("en faveur ou en défaveur de l'entreprise") et 28 % sont sous le coup d'"investigations plus poussées" en raison de "suspicions de fraudes". Quatre procédures pénales ont même déjà été ouvertes.

29 juin

📍 Macron écarte la taxe "verte" sur les dividendes

Une semaine après la publication des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, le président Emmanuel Macron a annoncé qu'il ne retiendrait pas la taxe de 4 % sur les entreprises qui versent plus de 10 millions d'euros de dividendes par an ainsi que la réduction à 110 km/h de la vitesse maximale sur autoroutes. Par ailleurs, l'État injectera 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans pour la "conversion écologique de l'économie".

Baisse des impôts de production : le Meti relance le débat

Avant la crise, la baisse des impôts de production, sept fois plus élevés en France qu’en Allemagne, devait être au cœur du Pacte productif, qui n’a pas vu le jour pour cause de coronavirus. Le Meti remet le débat sur la table. Cette association rassemblant des ETI défend un plan de relance de l’économie s’articulant autour d’une mesure phare : une baisse de 30 milliards d’euros des taxes de production.

Les entreprises continuent d'emprunter

La dynamique du financement bancaire ne faiblit pas, avec plus de 28,4 milliards d’euros de crédits supplémentaires (de trésorerie et d'investissement) par rapport à avril, soit près de 90 milliards sur les trois derniers mois, selon la Banque de France. Entre le 1er mars et le 30 mai, la hausse de l’encours de la dette brute des sociétés non‑financières atteint 136 milliards.

Deux patrons sur trois pensent que le pire est à venir

Seulement 13% des dirigeants d’entreprise estiment que le pire est passé. Les deux tiers des patrons pensent au contraire que la situation économique de la France va encore se dégrader. C’est ce qui ressort de l’Observatoire Social de l’Entreprise mené par l’Ipsos et le réseau d'écoles d'ingénieurs Cesi, après avoir questionné 400 dirigeants et 1 000 salariés. Ces derniers sont encore plus pessimistes que leur employeur et estiment, pour 74% d’entre eux, que la situation va s’empirer. En revanche, les salariés s’attendent à une reprise rapide (5 mois), quand les dirigeants n’anticipent pas de rebond avant 16 mois.

Airbus va réduire la voilure

Airbus annonce une nouvelle baisse de ses cadences de production. Dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, le PDG d’Airbus Guillaume Faury indique que le constructeur aéronautique va réduire de 40% sa production en 2020 et 2021.

26 juin

📍 Sanofi supprime un millier de postes

Le groupe pharmaceutique Sanofi a confirmé le 26 juin un plan de départs volontaires touchant 1 700 emplois en Europe sur trois ans, dont un millier en France dans les fonctions support, commerciales et de recherche.

Les PME rhonalpines, reines des dépôts de brevets

La deeptech grenobloise spécialiste des LED Aledia rafle la première place du classement des PME les plus déposantes de brevets en 2019 au niveau national avec 20 dépôts de brevets, devant le lyonnais Supergrid Institute, le normand Sysnav, le lyonnais Adocia, le rennais Fondation B-Com ou encore l'IHU de Marseille. Le groupe automobile PSA est devenu en 2019 le plus important déposant français de brevets devant Valeo, Safran, le CEA et Renault.

Une baisse des défaillances spectaculaire mais artificielle

Le coronavirus a fait baisser le nombre de défaillances en France, redressements et liquidations judiciaires chutant de 22% en année glissante, selon les chiffres arrêtés fin mai par Ellisphere. Reste que cette spectaculaire baisse est artificielle : les tribunaux de commerce ont suspendu leurs audiences durant le confinement et les entreprises ont pu bénéficier d’aides exceptionnelles.  

Les sombres perspectives de l’industrie française

Les chiffres font froid dans dos. Entre 187 000 et 463 000 emplois pourraient disparaître, en France sous deux ans, dans l’industrie manufacturière, un secteur qui pèse 2,1 millions d’emplois. C’est ce que soutient PWC dans une étude réalisée à la demande de l’UIMM.

25 juin

📍 Chômage : une baisse, deux bémols

Le déconfinement a stoppé l'hémorragie... en apparence. En mai, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité aucune (la catégorie A) a reculé de 3,3 %, après deux mois consécutifs de forte hausse (+7,1 % et +22,6 %), selon la Dares (ministère du Travail). C'est tout simplement "la baisse mensuelle la plus forte observée" depuis la création de cet indicateur, en 1996. Deux bémols toutefois : le nombre total de ces chômeurs (4,425 millions de personnes) "demeure à un niveau élevé" et ce recul traduit en réalité un "passage en activité réduite", reflété par le bond des catégories B et C correspondantes (+14,2 %).

Le fret ferroviaire à la relance

Les acteurs du fret ferroviaire, réunis sous la bannière de l'Alliance 4F, ont un plan pour "doubler la part des marchandises transportées par le rail en France d’ici 2030". Ils proposent trente actions et comptent sur le soutien massif de l'Etat et l'Europe, à hauteur de 2,5 milliards d'euros d'ici à 2024, puis 11,7 milliards entre 2025 et 2030 (dont 10,5 Md€ en investissement dans les infrastructures). Les entreprises elles-mêmes envisagent un effort d'1,2 milliard. Mais toutes leurs propositions n'ont pas été chiffrées.

L'activité partielle fait sa mue

Le chômage partiel va connaître plusieurs évolutions dans les prochains mois. Dès le 1er juillet, le nouveau dispositif longue durée sera opérationnelle, a promis le ministère du Travail. Et à partir du 1er octobre, les conditions actuelles du régime classique seront dégradées, sauf pour certains secteurs parmi les plus durement affectés par la crise.

Haro sur le travail détaché

Le gouvernement entend serrer la vis sur le travail détaché. Parmi les pistes évoquées à la sortie de la réunion avec les partenaires sociaux, hier, à l'Elysée, figurent le renforcement des contrôles, la limitation de cette pratique notamment en cas d'utilisation en parallèle du chômage partiel, ou encore l'application du principe "à travail égal, coût égal", de manière à ce que les charges sociales d'un salarié détaché soient les mêmes que celles d'un français.

Fonds de solidarité : exonérations après le 21 mai

Les sommes perçues au titre du fonds de solidarité seront exonérées d'impôts sur les sociétés et sur le revenu, ainsi que de charges sociales, à partir du 21 mai. La mesure avait été inscrite dans la deuxième loi de finances rectificative, en avril, mais était soumise à l'approbation de la Commission européenne.

Risque de crédit sur les sociétés françaises jusqu'en 2021

D'un point de vue financier, les entreprises de l'Hexagone vont rester dans l'oeil du cyclone jusqu'en 2021, d'après Moody's. "[Leur] qualité de crédit (...) continuera de se dégrader au cours des 18 prochains mois malgré la sortie du confinement", avertit par communiqué l'agence de notation. Raisons invoquées : une dette accrue, la baisse de la demande et des pressions sur les prix. Ce qui devrait surtout affecter le secteur des services, de la vente non-alimentaire et de l'automobile. Fin mai, 49 % des sociétés françaises évaluées par Moody's étaient sous la menace d'une baisse de leur notation.

Les gagnants et les perdants de la grande distribution

Elles ont continué à tourner pendant tout le confinement. Pour autant, les enseignes de la grande distribution n'ont pas toutes tiré leur épingle du jeu. A la sortie de cette période exceptionnelle, les cartes semblent même avoir été rebattues.
⏩ Plus d'info dans Supermarchés et drive, grands gagnants du confinement

Le Covid-19, maladie professionnelle

Le Covid-19 pourrait être considéré comme maladie professionnelle pour certains salariés. Sans aller jusqu'à la reconnaissance automatique promise aux soignants, le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski a assuré, au Sénat, que l'indemnisation des travailleurs exposés au coronavirus serait en effet « facilitée ». Un « comité national » sera instauré pour traiter leur demande de manière « homogène et rapide ».

24 juin

📍 Le nouveau protocole sanitaire est paru

Le protocole sanitaire allégé est paru et entre en vigueur dès aujourd'hui. La règle d'or devient le respect d'un mètre de distance entre deux personnes. Le port du masque est obligatoire quand cette consigne ne peut être appliquée. Le "télétravail n'est plus la norme" mais reste "une solution à privilégier", surtout pour les personnes à risque. Chaque entreprise devra bel et bien désigner un "référent Covid". Enfin, cette version 2 du protocole remplace les fiches métiers du ministère qui régissaient jusque-là l'organisation du travail par secteur.
⏩ Plus d'info dans Déconfinement : des règles sanitaires (un peu) allégées pour les entreprises

La France d'un extrême à l'autre, pour le FMI

Le FMI révise ses prévisions à la baisse pour 2020. La récession mondiale pourrait finalement atteindre -4,9 %, au lieu des -3 % envisagés en avril. La France enregistrerait une chute de son PIB parmi les plus violentes de la planète (-12,5 %, en baisse de 5,3 points par rapport à la précédente estimation). Pas de quoi impressionner Bercy, qui maintient sa propre prévision de -11 %. Bonne nouvelle, en revanche, le rebond de la croissance dans l'Hexagone serait parmi les plus solides de 2021 (+7,3 %).

Assurance : les pertes d'exploitation rarement couvertes

Après analyse de 220 contrats en provenance de 21 compagnies, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution conclut que plus de 93 % des assurés ne peuvent pas prétendre à une indemnisation au titre des pertes d'exploitation enregistrées pendant l'épidémie de Covid-19. Mais le régulateur relève aussi que certaines garanties entretiennent le flou.

Chômage partiel et plans sociaux toujours en hausse

Les demandes d'autorisation préalable de chômage partiel battent toujours des records, selon le dernier décompte réalisé par la Dares. Au 22 juin, elles couvraient 13,6 millions de salariés (+2,2 % en deux semaines). La direction statistique du ministère du Travail continue d'alerter, par ailleurs, sur la forte progression des suppressions de postes envisagées dans le cadre des plans de sauvegarde de l'emploi.

Les embauches reprennent

Déconfinement rime avec recrutement. En mai, les embauches de plus d’un mois (hors intérim) ont bondi de 75,9 %, d'après l'Acoss. Et même +91,7 % pour les seuls CDD. Pas de quoi effacer le passage à vide du confinement pour autant : sur un an, leur nombre a été divisé par deux. Et ce, même si la caisse nationale des Urssaf a révisé (un peu) à la hausse ses chiffres de mars (-24,9 %) et avril (-64,2 %).

Le climat des affaires s'éclaircit

Après avoir touché le fond en mars-avril, le climat des affaires rebondit depuis mais et signe même une hausse mensuelle historique en juin, selon l'Insee.

Une aide d'urgence très à cheval

Le gouvernement n'a pas oublié les centres équestres et poney-clubs. Il vient de mettre en place l'aide qui leur avait été promise, il y a deux mois, en compensation de leur fermeture pendant le confinement. Les demandes sont à déposer en ligne jusqu'au 24 juillet.

Le Sénat pour une relance verte, avec moins de charges

Après avoir présenté 17 propositions pour aider les PME, le Sénat en dégaine 170 pour "remettre l'économie française sur les rails". Il plaide ainsi en faveur d'une "relance verte, décentralisée et européenne". Son plan comporte tout un volet sur la compétitivité des entreprises par l'allègement de leurs charges (report automatique pour les petites structures, annulation pour les secteurs les plus touchés par la crise, suppression de la C3S) et le renforcement de leurs fonds propres (prêts participatifs, PGE de long terme, etc.).
Autres thèmes développés par les sénateurs : soutien à la recherche et l'investissement ; diversification des chaînes d'approvisionnement et relocalisation ; "décarbonation de l'économie" (notamment par la rénovation énergétique) ; aide à la transformation numérique des entreprises ; relance de la consommation dans le tourisme, la restauration et le bâtiment ; ou encore instauration, au niveau européen, de taxes carbone et sur les géants du numérique.

23 juin

📍 Le protocole sanitaire bientôt révisé

Vers un allègement du protocole sanitaire dans les entreprises. Le ministère du Travail consulte les partenaires sociaux sur des mesures un peu moins contraignantes. La règle des 4 mètres carrés par salarié, en particulier, deviendrait facultative. Cette version allégée pourrait être publiée dès demain.

Le droit du travail encore amendé

Dans une loi promulguée la semaine dernière, l'Etat a de nouveau adapté à la crise économique les règles du droit du travail, en particulier sur le renouvellement des CDD, le prêt de main-d'oeuvre et, surtout, l'activité partielle.
⏩ Plus d'info dans Chômage partiel et droit du travail à nouveau assouplis pour tenir compte de la crise du coronavirus

Le piège de l'endettement

La Banque de France s'inquiète du risque que fait courir sur l'économie la forte progression de l'endettement des entreprises depuis le début de la crise.

Automobile (1) : 200 M€ de subventions cherchent preneurs

Dans la lignée de son plan de soutien sectoriel, l'Etat lance un appel à manifestation d’intérêt pour identifier des projets de modernisation industrielle dans la filière automobile. Les entreprises retenues pourront se partager 200 millions d'euros de financement public.

Automobile (2) : le spectre d'une année noire

Le marché automobile européen pourrait reculer de 25 % en 2020, soit 3,2 millions de véhicules neufs écoulés en moins par rapport à l'an passé, selon une nouvelle prévision de l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Dans ces conditions, le volume des ventes retomberait à son plus bas niveau depuis 2013. La précédente estimation, publiée en janvier, anticipait un recul limité à 2 %. Et, jusqu'à présent, de janvier à mai 2020, la dégringolade atteint -41,5 %.

L'habillement ne profite pas du déconfinement

Le déconfinement n'a pas sauvé les ventes de l'habillement en mai. Elles ont plongé de 20,9 % en un an, d'après les enseignes du secteur membres de l'Alliance du Commerce, et ce malgré l'explosion des achats en ligne (+97,8 %). Depuis le début de l'année, ces magasins enregistrent un tiers d'activité en moins. L'organisation professionnelle presse donc le gouvernement de revoir les règles sanitaires avant le 10 juillet, en particulier "la jauge d'une personne pour 4 m² de surface résiduelle et le placement à l'isolement des produits durant 24 heures".

Les transporteurs routiers crient à l'injustice fiscale

Trois fédérations du transport routier et de la logistique (FNTR, OTRE et Union TLF) dénoncent l'"inégalité de traitement incompréhensible", dont leur secteur serait victime. En cause : la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non-routier décalée au 1er juillet 2021, au bénéficie du BTP principalement. S'ils saluent la mesure, ils regrettent que le gouvernement "leur refuse obstinément le report au 1er janvier 2022" d'une autre mesure qui les pénalise eux, à savoir la diminution du remboursement de TICPE de 2 centimes par litre, introduite cette année.

Le commerce international limite la casse

Le commerce mondial a reculé de 3 % sur un an au premier trimestre et de 18,5 % au deuxième, selon l'OMC. "Ces baisses sont d'une ampleur sans précédent, mais elles auraient pu être bien pires", affirme l'organisation internationale. Elle estime, par conséquent, que son scénario pessimiste (effondrement de 32 %), présenté en avril, est désormais "moins probable".

22 juin

📍 Déconfinement, acte III

La France entre dans le troisième temps de son déconfinement ce lundi. Les cinémas, salles de jeux et centres de vacances sont autorisés à rouvrir, dans le respect des règles sanitaires. Les sports collectifs peuvent reprendre, pas ceux de combat. Les discothèques, foires et salon restent interdits jusqu'à septembre au moins, les stades et hippodromes jusqu'au 11 juillet (limités à 5 000 personnes, passée cette date). Cet acte III avait été quelque peu anticipé, la semaine dernière, par Emmanuel Macron, avec notamment la réouverture totale des cafés et restaurants dans toute la France métropolitaine.

Nokia fait le vide

Le groupe Nokia veut se séparer d'un quart de ses effectifs français. Soit 1 233 postes supprimés, tous au sein de sa filiale Alcatel-Lucent International, à Lannion (Côtes-d'Armor) et Nozay (Essonne).
⏩ Plus d'info dans Nokia accélère sa transformation en supprimant plus de 1 200 postes en France

Habillement (1) : au tour de Celio

La liste des entreprises de l'habillement en difficulté s'allonge : le groupe Celio a demandé l'ouverture d'une procédure de sauvegarde pour la maison-mère et pour sa branche française. Il invoque une perte de chiffre d'affaires de près de 100 millions d'euros de mars à mai, en raison de la "fermeture brutale" de ses magasins à travers le monde, pour cause de confinement.

Habillement (2) : Naf Naf et Orchestra Prémaman repris

Deux autres enseignes en redressement judiciaire ont été reprises en fin de semaine dernière : Naf Naf par son fournisseur franco-turc Sy Corporate France (au détriment du breton Beaumanoir) ; Orchestra Prémaman par... son propre dirigeant fondateur Pierre Mestre.

Aérien : fin annoncée des dessertes locales

Pas question qu'Air France soit seule à faire une croix sur les liaisons intérieures. L'abandon des rotations aériennes sur les trajets pour lesquels existe une alternative en train de moins de 2h30, était une condition imposée par le gouvernement au sauvetage de la compagnie. Ce sera également une obligation pour tous ses concurrents, a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, sur RTL. Cette décision sera prise en concertation avec les Régions et entérinée par un "arrêté pour des raisons environnementales (...) de manière à ce qu'il n'y ait pas, effectivement, [des] effets de distorsion de concurrence".

Le statut de cadre officiellement défini

L'accord national interprofessionnel du 28 février 2020 sur l'encadrement, ratifié par les huit partenaires sociaux, apporte une nouvelle définition du salarié cadre en entreprise. Elle se base sur trois axes : le niveau de qualification, le degré d’autonomie dans le travail et le niveau des responsabilités sociales, économiques et/ou sociétales.

Managers, réinventez-vous !

La période du confinement et la reprise d'activité bousculent l'organisation des entreprises. Et si c'était le moment rêvé pour changer de pratiques managériales ? Bpifrance Le Lab invite les dirigeants à sauter le pas et publie un guide gratuit pour les accompagner dans cette démarche.

20 juin

📍 Airbus prépare le terrain

Dans une lettre adressée à ses salariés, et révélée par La Tribune, le patron d'Airbus Guillaume Faury prépare les esprits à "des décisions amères (...) malheureusement nécessaires pour protéger l'avenir de notre entreprise et de notre écosystème". Et de rappeler que "plus d'un tiers de notre activité d'aviation commerciale, et nos coûts continuent de dépasser largement nos revenus. Ce n'est pas tenable."

19 juin

📍 La commande publique s'adapte à la crise

Le gouvernement a assoupli les règles de la commande publique pour tenir compte de la crise du coronavirus. L'esprit de ces dérogations consiste à ne pas exclure des marchés les entreprises déjà mises en difficulté par la situation sanitaire.

Maintien de la niche fiscale sur le gazole non-routier...

Un sursis pour les professionnels du BTP, principaux consommateurs de gazole non-routier (GNR) : l'avantage fiscal appliqué à ce carburant sera supprimé le 1er juillet 2021, au lieu de disparaître progressivement dès le 1er juillet 2020 et jusqu'au 1er janvier 2022, comme c'était initialement prévu. Un amendement au troisième projet de budget rectificatif est prévu en ce sens, assure la Fédération des travaux publics.

... et création d'une nouvelle pour l'audiovisuel

Le gouvernement ajoute également un crédit d’impôt "Création" à son troisième projet de loi de finances rectificative. Cette niche fiscale vise à encourager "les investissements des médias dans les programmes et la création audiovisuels en 2020", précise Matignon.

Une nouvelle ARME pour l'emploi

Les entreprises vont pouvoir s'appuyer sur un nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée. La loi créant l'ARME (ou "activité réduite pour le maintien en emploi") est parue le 18 juin au Journal officiel. Elle ouvre la possibilité à une entreprise de réduire les heures de travail de son personnel, lesquelles seront indemnisées, en échange d'engagements "notamment" sur l'emploi. L'activation de l'ARME est conditionnée à un accord collectif et une validation de l'administration.

Explosion attendue des suppressions de postes...

L'année 2020 pourrait voir disparaître 900 000 emplois et affluer 630 000 chômeurs supplémentaires par rapport à fin 2019, prévient l'Unédic dans ses dernières prévisions financières.

... et des défaillances d'entreprises

Les défaillances d'entreprises pourraient progresser de 80 % cette année en France, selon des projections de l'OFCE. Ce qui conduirait à la perte de 250 000 emplois. L'Observatoire des conjonctures économiques note toutefois que "les PME et les ETI sont plus solides" que les TPE et grandes entreprises. Et affirme que sans chômage partiel, la situation aurait été encore pire.

Proposition de contrats aidés pour l'emploi des jeunes

Créer 100 000 "emplois boost" pour faire travailler des jeunes qualifiés "sur des projets socialement et écologiquement utiles". C'est la proposition de l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes). Ces contrats seraient ouverts en priorité dans les entreprises de l'ESS, ou dans des sociétés classiques, en contrepartie d'engagements sur la localisation de  l’emploi et d'une mesure d’impact de ses activités. Le financement, dégressif sur trois ans, proviendrait d'un fonds d'amorçage abondé par l'Etat, l'Unédic et les Régions.

Télétravail : les DRH disent oui

85 % des responsables des ressources humaines jugent souhaitable la mise en place "pérenne" du télétravail dans leur entreprise, selon un sondage de l'ANDRH et le BCG. Mais pas question pour autant de sous-estimer les dangers et les défis de ce mode d'organisation à distance.

18 juin

📍 Pharmaceutique : la recette du gouvernement pour relocaliser

Des intentions, en attendant les actions. Le gouvernement a détaillé comment il entendait faire gagner la France en indépendance dans le domaine pharmaceutique, deux jours après une prise de parole présidentielle sur le sujet.
⏩ Plus d'info dans L'industrie pharmaceutique, premier champ de bataille de la relocalisation industrielle

Davantage d’export mais avec moins de visibilité

Bonne nouvelle pour les exportateurs. Deux entreprises tricolores sur trois déclarent, fin mai, continuer à exporter, selon le baromètre de Team France Export. C’est dix points de mieux que le mois précédent. Toutefois, si les problèmes logistiques tendent à se résorber, le manque de visibilité sur l’avenir des marchés augmente et touche désormais plus d’une entreprise sur trois.

Une récession (un peu) moins grave

La situation économique est peut-être moins pire que prévu. L'Insee annonce désormais une récession de 17 % au deuxième trimestre, au lieu de 20 % initialement envisagée. Si la reprise est jugée "très nette depuis la mi-mai", l'activité continue néanmoins à tourner au ralenti.
⏩ Plus d'info dans Coronavirus : avec le déconfinement, l'économie française repart de l'avant

S'évaluer pour préparer la reprise

Bpifrance propose deux outils d'autodiagnostic pour aider les entreprises dans leur reprise post-confinement. Du côté de Bercy, la Direction générale des entreprises propose un "auto-évaluateur de la réassurance sanitaire" pour les professionnels du tourisme.

Aides aux PME : le Sénat veut jouer les prolongations 

Le Sénat demande au gouvernement de prolonger, pour les PME les plus touchées par la crise, le fonds de solidarité et le chômage partiel jusqu'à la fin de l’année. Venant de formuler 17 propositions pour soutenir les PME, les parlementaires défendent aussi une baisse du taux de TVA pour les entreprises les plus fragiles. La création de prêts participatifs et d’obligations convertibles, pilotés par les Régions et La Banque des Territoires, pourrait par ailleurs renforcer les fonds propres des PME dont le niveau d'endettement va augmenter. Enfin, les sénateurs veulent encourager la numérisation des entreprises avec la création d’un crédit d’impôt spécifique.

Fin des règles sanitaires : la CPME insiste

La CPME ne veut plus des règles sanitaires en entreprise. Au moment où l'Education nationale assouplit celles en vigueur dans les écoles, l'organisation patronale réclame l'"abandon", avant le 10 juillet, du protocole général et des fiches métiers du ministère du Travail, qui s'imposent aujourd'hui aux employeurs. "Les mesures à mettre en œuvre représentent des coûts importants qui minent la productivité et freinent la reprise d’activité", insiste la Confédération.

17 juin

📍 La reprise d'activité est lancée...

"En mai, l’activité [a repris] fortement dans les entreprises", constate la Dares (ministère du Travail). Celles qui étaient totalement à l'arrêt ne représentaient plus que 5 % des salariés à la fin du mois (-7 points par rapport à avril), et celles fortement ralenties 27 % (-18 points). Problème n°1 : le manque de débouchés pèse de plus en plus sur le redémarrage des entreprises.

... mais pas pour tout le monde

Problème n°2 : tous les secteurs ne sont pas égaux face à la reprise. Malgré les appels répétés de l'exécutif à « faire repartir l'économie », trois catégories d'entreprises restent entravées dans leur redémarrage. Pour elles, l'activité est impossible, ralentie ou démunie.
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Un exemple : les discothèques, paralysées par les nouvelles règles sanitaires.
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« Décrue manifeste » du chômage partiel ?

En matière d'activité partielle, « la décrue est vraiment manifeste », a déclaré Muriel Pénicaud sur Radio Classique. Vraiment ? 7,8 millions de Français auraient ainsi été en chômage partiel au cours du mois de mai. Mais il ne s'agit là que d'une extrapolation. Par ailleurs, le coût du dispositif avoisinerait les 17 milliards d'euros en trois mois, selon la ministre. Le dernier projet de budget rectificatif a prévu d'en dépenser 31 milliards.

Air France veut s'alléger, TUI aussi

Vers une hécatombe pour l'emploi dans le secteur des voyages. Air France travaillerait sur un plan de départs volontaires d'au moins 8 000 postes, selon plusieurs médias. La compagnie aérienne annoncera publiquement ses intentions au début du mois de juillet.
Chez TUI France, la direction a abattu ses cartes aujourd'hui : la filiale du voyagiste allemand va supprimer près des deux tiers de ses effectifs, soit 583 postes. Ce chiffre inclut la vente ou le franchisage de ses agences.

Automobile : rebond limité en mai

En mai, les immatriculations de voitures neuves en Europe se sont redressées sur un mois (+114 %), mais restent loin de leur niveau pré-coronavirus (-52,3 % par rapport à mai 2019), d'après l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). La France fait un peu moins pire sur son marché national (-50,3 % sur un an), mais les groupes tricolores souffrent toujours autant (-56,4 % pour PSA, -52,5 % pour le groupe Renault).

Construction : effondrement confirmé en avril

L'hémorragie se poursuit dans la construction française : en avril, la production y a chuté d'un tiers sur un mois, et de 60,6 % sur un an (contre -28,4 % dans la zone euro), soit le pire résultat national recensé jusqu'à présent par Eurostat. Les données du premier trimestre ont par ailleurs été révisées à la baisse (-17,1 % en France, -4,1 % en zone euro). Sur le Vieux Continent, jamais la construction n'était tombée aussi bas depuis le début des mesures il y a 25 ans.

16 juin

📍 Pharmaceutique : l'Etat s'engage

En visite dans l'usine Sanofi de Marcy-l'Etoile (Rhône), Emmanuel Macron prend deux engagements pour rétablir l'autonomie du pays en matière de santé : un investissement de 200 millions d'euros « pour financer des infrastructures de production, comme de recherche et développement » sur les traitements et les vaccins ; le lancement, jeudi, d'une « initiative de relocalisation » pour, « par exemple, pleinement reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol en France ». De son côté, le groupe Sanofi annonce un investissement de 610 millions d'euros en France.
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Transports : Renault Trucks s'allège

Le fabricant de camions Renault Trucks, propriété du suédois Volvo, va supprimer 463 postes en France, « sur la base du volontariat », précisent les syndicats. Seuls les sites d'Auvergne-Rhône-Alpes sont a priori concernés. Au niveau mondial, ce ne sont pas moins de 4 100 emplois qui vont être détruits, en raison de la crise du coronavirus.
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La viticulture, amère et fâchée

La viticulture ne cache pas sa "déception voire [son] ressentiment". L'Association générale de la production viticole (AGPV) estime que la filière est "quasiment exclue" des exonérations des cotisations et contributions sociales patronales, prévues dans le troisième projet de loi de finances rectificative. Elle réclame une annulation générale de la moitié des charges pour toutes les entreprises viti- et vinicoles, et même de leur intégralité pour celles qui ont perdu 60 % de leur CA pendant le confinement.

La CPME persiste sur les loyers

Mécontente de la charte présentée par le gouvernement le 3 juin, la CPME rallie 24 fédérations professionnelles (dont l'Umih, pour la restauration et l'hôtellerie) à sa proposition sur les loyers. Présentée à l'origine dans son plan de relance, l'idée consiste à "utiliser le dépôt de garantie pour payer les loyers dus au titre de la période de confinement ou de fermeture administrative". En l'absence d'accord entre le bailleur et son locataire, ces montants seraient pris en charge par un "fonds spécial abondé, notamment, par les assureurs".

Protection sanitaire : le satisfecit des salariés à leurs employeurs

Les employeurs ont plutôt réussi à relever le défi sanitaire, selon une enquête de l'Anact. Le réseau a interrogé 834 salariés qui ont continué à venir sur leur lieu de travail au plus fort de la crise. 8 sur 10 ont jugé suffisantes les mesures prises par leur entreprise pour leur sécurité. Mais des points noirs persistent.

15 juin

📍 Déconfinement : statu quo dans les entreprises...

Le déconfinement s'accélère, mais le statu quo demeure en entreprise, précise le ministre de l'Economie. Au lendemain de l'allocution présidentielle, Bruno Le Maire explique, sur France Info, que le « le télétravail reste souhaitable » en l'état actuel de l'épidémie. Le protocole sanitaire reste, lui aussi, en vigueur, même si le gouvernement sera ouvert à la discussion pour adapter éventuellement certains points. Quant au « travailler davantage » prononcé la veille par Emmanuel Macron, il fallait comprendre « travailler tous », a assuré le ministre.

... et pour le chômage partiel

Les règles d'indemnisation de l'activité partielle ne changeront pas le 1er juillet, a fait savoir le ministère du Travail à plusieurs médias. Il n'y aura ni baisse de la prise en charge de l'Etat pour les employeurs, ni diminution de la rémunération pour les salariés. La mise au point fait suite à un cafouillage de Bercy, vendredi, sur le sujet.

Fin de l'attestation de déplacement en Ile-de-France

L'attestation employeur, requise depuis le 11 mai pour prendre les transports en commun d'Ile-de-France aux heures de pointe, ne sera plus requise à partir de demain, a annoncé la préfecture de Région.

Médiation du crédit : 3 chances sur 5 d'aboutir

La Médiation du crédit tire le bilan de ces deux derniers mois. Elle revendique notamment un taux de réussite de près de 60 % dans ses interventions entre les entreprises et leurs banques. Un chiffre provisoire, puisqu'elle n'a pas fini d'éplucher les 6 402 dossiers éligibles reçus en avril et mai... C'est six fois le volume traité sur toute l'année 2019 !

Du mieux dans les caisses

La trésorerie des ETI et grandes entreprises s'est améliorée de manière inattendue en mai, d'après la dernière enquête de l’AFTE et Rexecode. Mais les projets d'investissement et les délais de paiement apparaissent de plus en plus comme des variables d'ajustement.

L'industrie repart 25 ans en arrière

En avril, la production industrielle en Europe "est tombée à des niveaux vus pour la dernière fois au milieu des années 1990", affirme Eurostat. En zone euro, la baisse, entamée en mars, s'est amplifiée, pour atteindre -17,1 % sur un mois et -28 % sur un an. La correction est encore plus violente en France : -20,3 % par rapport à mars 2020, mais -34,9 % par rapport à avril 2019.

14 juin

📍 Relance : Emmanuel Macron a un plan

Dans sa quatrième allocution depuis le début de la crise sanitaire, le président de la République a décidé d'accélérer le déconfinement et jeter les bases de la relance. « Il faut pleinement faire repartir l'économie », a insisté Emmanuel Macron. L'Ile-de-France passe en zone verte dès demain, l'école redevient obligatoire le 22 juin (jusqu'au collège). Pour la suite, le chef de l'Etat veut « un vrai pacte productif », autour de l'écologie (rénovation thermique, transports, industries vertes), la solidarité et la souveraineté (technologique, numérique, industrielle et agricole). A ce propos, « il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres », a prévenu Emmanuel Macron, avant de promettre des précisions en juillet.

12 juin

📍 Les assureurs prêts à couvrir le risque pandémique

Les assurances proposent un nouveau dispositif pour protéger les entreprises des "catastrophes exceptionnelles", telles qu'une pandémie, et indemniser leurs pertes d'exploitation. Vivement critiquées pour leur gestion de la crise du coronavirus, les compagnies avaient promis au gouvernement d'imaginer une couverture contre les catastrophes sanitaires. C'est désormais chose faite, alors que le Sénat était déjà allé de sa proposition le 2 juin.

Embrouille autour du chômage partiel

Baissera, baissera pas ? La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher s'est emmêlée les pinceaux sur BFMTV ce matin. Interrogée sur l'évolution du chômage partiel le 1er juillet, elle a reconnu que les entreprises « paieront un petit peu plus, de l'ordre de 10 % » et que les salariés toucheront moins que les 84 % actuels de leur rémunération. Depuis, Bercy est revenu sur ses propos et assure qu'elle parlait de l'évolution du système introduite le 1er juin. La diminution de la prise en charge publique de l'activité partielle est un sujet de crispations, depuis quelques jours, entre gouvernement et partenaires sociaux.

PGE : les régions du sud en profitent

Le prêt garanti par l'Etat bénéficie surtout aux régions de la moitié sud du pays (hors Ile-de-France), selon le dernier pointage de Bercy arrêté au 5 juin. Les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes ont ainsi obtenu 10,5 milliards d'euros (11 % du total), devant celles de Région Sud (8,6 %, en progression par rapport au premier relevé du genre), Nouvelle-Aquitaine et Occitanie (à plus de 7 % chacun). En queue de classement, le Centre-Val de Loire (2,1 Md€, soit 2,2 %) et la Corse (près de 700 M€, 0,7 %).

Les créations d'entreprise retrouvent des couleurs

Après deux mois catastrophiques, les créations d'entreprises sont reparties de l'avant en mai, d'après l'Insee, avec une hausse de 60 % par rapport au trou d'air d'avril.

Les entrepreneurs hésitent

L'entrepreneuriat pendant la crise justement, il plie mais ne rompt pas, confirme un sondage Harris Interactive pour la Fondation Entreprendre réalisé du 29 mai au 2 juin : 39 % des porteurs de projet envisagent ainsi de reporter la création de leur entreprise et 13 % de l'abandonner. Mais ils sont 48 % à vouloir "redoubler d’efforts pour lancer leur activité comme prévu". Une motivation de 10 points inférieurs chez les personnes déjà à leur compte qui, eux, doivent défendre leur affaire.

Les start-up et grands groupes temporisent

Le coronavirus jette un froid sur l'open innovation. Start-up (à 56 %), comme grands groupes (à 53 %), reconnaissent que la crise a mis en pause leur collaboration, selon un baromètre annuel, réalisé pendant le confinement par Le Village by CA et Capgemini. Mais quand les grands groupes ont eu tendance à se replier sur eux-mêmes (29 % se sont recentrés sur leur cœur de métier), les start-up ont tout de même réussi, dans 12 % des cas, à identifier "des opportunités de développement et une augmentation de la valeur de leurs solutions".

11 juin

📍 Un demi-million d'emplois détruits

Dès le premier trimestre 2020, la France a enregistré 502 400 destructions nettes d'emplois par rapport à la fin d'année 2019 (-2 %), selon l'Insee. L'intérim s'écroule : -40,4 % (et même -60,5 % dans la construction).
Une tendance confirmée du côté de l'Acoss à travers un autre indicateur : sur la même période, la masse salariale s'est repliée de 2,9 %, selon la caisse nationale des Urssaf. Au seul mois de mars, la chute est de 10,1 % en un mois, conséquence directe du recours massif au chômage partiel et aux arrêts maladie.

Engagements a minima pour le BTP

Pas de plan de soutien sectoriel pour le BTP. Le gouvernement renvoie les entreprises du secteur vers les mesures générales inscrites dans son projet de budget rectificatif. Et se contente d'encourager les maîtres d'ouvrage publics à prendre en charge une partie des surcoûts sanitaires.

Assurance-crédit : fragile effort

Comme le laissait entendre le projet de loi de finances rectificative présenté hier, le gouvernement s'est mis d'accord avec les assureurs-crédit sur un nouveau dispositif ("Cap Relais"), en vue d'"une réassurance publique temporaire de l’ensemble [de leurs] encours". En contrepartie de cette garantie pouvant se monter jusqu'à 75 %, les compagnies se sont engagées "à maintenir [leurs] couvertures d’assurance-crédit dans les prochains mois", assure Bercy. Trois limites toutefois à ce mécanisme : il est soumis à l'approbation de la Commission européenne, à l'adoption du budget rectificatif... et à un plafond de 2 milliards d'euros.

La manne des tickets-restaurants

Selon le gouvernement, les Français ont accumulé 1,5 milliard d'euros en tickets-restaurants pendant le confinement. L'assouplissement de leurs conditions d'utilisation, prévu dans le plan tourisme, entrera en vigueur demain et sera valable jusqu'à la fin de l'année. L'objectif est de canaliser cette manne vers les restaurateurs, chez qui ces titres seront acceptés les dimanches et jours fériés et leur plafond sera doublé (à 38 euros).

Les salariés aidés à payer leurs loyers

Action Logement propose un coup de pouce aux salariés gagnant moins de 1,5 fois le Smic, pour payer leur loyer ou leur prêt immobilier. Cette aide de 150 euros par mois vise ceux qui ont subi une baisse de revenu d'au moins 15 % à cause du chômage partiel, ou des "surcoûts de loyer" en raison d'une "double résidence pour motif professionnel", ou une hausse "significative" de leurs dépenses. La demande peut être faite au service social de leur entreprise ou sur le site Action Logement.

Le télétravail n'est pas sans risque

Le télétravail, les salariés le réclament. Pourtant, mal géré, ce mode d'organisation peut aboutir à une dégradation du travail lui-même, prévient le cabinet Empreinte Humaine, dans son troisième baromètre sur la santé psychologique des salariés au temps du Covid-19. Autre enseignement de cette étude, réalisée fin mai : le déconfinement a généré des tensions dans les entreprises pour 41 % des 2 000 répondants.

La reprise, selon l'OFCE

A quoi peut ressembler la reprise ? Le directeur général de l’OFCE Xavier Timbeau tente d'apporter une réponse à la question économique que tout le monde se pose depuis un mois, et le lancement du déconfinement.
⏩ Plus d'info dans l'interview de Xavier Timbeau (OFCE) : « La question est de savoir si l’économie va redémarrer vite ou pas »

10 juin

📍 Un troisième budget pour 25 milliards de plus

Bercy a présenté, en conseil des ministres, son troisième projet de loi de finances rectificative en quatre mois. Des 111 milliards d'euros prévus en avril, l'effort de l'Etat en faveur de l'économie passe à 136 milliards. Est ainsi confirmé le soutien public à plusieurs secteurs en difficulté, tel que prévu dans les plans tourisme, automobile, aéronautique, et des mesures pour la tech ou encore la culture. Les TPE-PME bénéficiaires d'exonérations de charges sociales sont (enfin) clairement identifiées.
⏩ Plus d'info dans L'État gonfle de 25 milliards d'euros son