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[FIL INFO] Les dernières actualités qui comptent pour les entreprises

Par la rédaction, le 20 octobre 2021

Dernières annonces du gouvernement, dispositifs d'aide, mesures exceptionnelles, conjoncture économique... retrouvez dans ce fil spécial toutes les informations importantes pour les entreprises et employeurs pendant la crise liée à l'épidémie de coronavirus Covid-19, et pour accompagner la reprise.

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Retrouvez les informations pour gérer au mieux votre entreprise pendant la crise du coronavirus Covid-19. — Photo : JDE

20 octobre

Epidémie de burn-out chez les salariés

Moins déprimés, mais plus lessivés. La santé psychologique des salariés continue à pâtir des conséquences de l'épidémie de Covid-19, selon le 8e baromètre consacré à ce sujet par le cabinet Empreinte Humaine. Si la détresse reflue avec le recul du télétravail, les burn-out, eux, sont en plein boom.

Transition écologique : la boîte à outils s'enrichit encore

Et un étage de plus dans l'accompagnement des entreprises vers la transition écologique. Bpifrance et l'Ademe proposent désormais un accélérateur dédié à la décarbonation des PME et ETI. Ce programme de deux ans s'adresse aux industriels qui ont déjà effectué un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il s'agit alors d'approfondir leur démarche "en revisitant leur business à l’aune des enjeux climatiques". La première promotion compte 15 entreprises, dont le normand Papeco, le vendéen Soriba ou le lyonnais Addev Materials. Cette nouvelle initiative vient s'ajouter au nouvel outil, lancé la semaine dernière, pour aider les PME-ETI à se lancer, à partir de la réalisation d'un bilan carbone.

19 octobre

📍 Prix de l'énergie : des rustines pour l'industrie

Du sûr et du moins sûr. Le ministère de la Transition écologique a présenté les trois actions qu'il entend engager pour répondre à la flambée des prix du gaz et de l'électricité dans l'industrie. Seule l'une d'elles paraît toutefois acquise, les autres devront l'objet de réflexions plus poussées. Ces mesures ont été présentées aux représentants des secteurs les plus gourmands en énergie (chimie, métallurgie, agroalimentaire...). L'occasion pour le gouvernement de relativiser un peu l'impact de l'envolée des cours sur l'activité des usines. Moins alarmistes que l'Uniden, par exemple, le ministère dit ne « pas avoir identifié de situations problématiques » de type arrêt de production (sauf « cas extrêmement ponctuels »), mais plutôt des usines qui calent leur cadence « au jour le jour, en fonction de la situation des prix », quand d'autres prolongent volontairement leurs opérations de maintenance.

Commerce : la prise en charge des loyers bientôt parachevée

L'accouchement aura été long et difficile - c'est le moins que l'on puisse dire. Le dispositif de prise en charge des loyers, pour les chaînes de magasins partiellement fermés en début d'année, verra bel et bien le jour, a confirmé le ministère de l'Economie aujourd'hui. Mais les commerces concernés devront encore se montrer patients : l'aide n'ouvrira qu'en novembre. Soit près de 9 mois entre le moment où elle leur a été promise et le jour où elle leur sera accessible.

Passe sanitaire : stop ou encore ?

L'avenir du passe sanitaire élargi se joue désormais devant le Parlement. Les députés ont commencé aujourd'hui l'examen du projet de loi visant à maintenir cette mesure, et d'autres contraintes anti-coronavirus, jusqu'à l'été prochain. La durée même de cette prolongation potentielle devrait agiter les débats, au même titre que les modalités d'application du passe. Certains, y compris dans la majorité, souhaitent en effet abandonner la logique nationale, pour n'imposer ce document que dans les territoires où le Covid-19 circule le plus.

Batteries électriques : l'Etat recharge ses aides

Un appel à projets, en attendant une stratégie nationale. Dans sa quête et reconquête de souveraineté industrielle, l'Etat est à la recherche de "solutions et technologies innovantes" dans le domaine des batteries électriques. L'objectif est clair (soutenir l'émergence d'une filière nationale), les moyens engagés beaucoup moins. Dans l'immédiat, l'enveloppe globale dédiée à cette démarche n'est pas connue. Elle sera sans doute communiquée plus tard : le gouvernement peaufine encore sa "stratégie d'accélération", feuille de route qui englobera toutes ses initiatives pour positionner la France à l'avant-plan de ce marché.

Transformation numérique : les TPE-PME se laissent convaincre

La crise du coronavirus a sonné leur réveil. Les TPE-PME sont de plus en plus convaincues des bienfaits du numérique pour leur activité, selon un baromètre de France Num. Mais cette prise de conscience ne se traduit pas toujours en actions concrètes. Les patrons se montrent même particulièrement frileux, lorsqu'il s'agit de passer à la vente en ligne.

Santé : les robots de Quantum Surgical à l'assaut de la planète

La lutte contre le cancer passe aussi par les robots. C'est en tout cas la conviction de Quantum Surgical, et des investisseurs qui l'accompagnent : l'entreprise montpelliéraine vient de collecter 40 millions d'euros auprès d'eux, pour commercialiser, dès l'an prochain, son innovation médicale.
A lire : Quantum Surgical lève 40 millions d'euros pour déployer son robot médical

18 octobre

📍 Santé  : 650 millions d'euros pour l'innovation numérique

Brique par brique, le gouvernement construit sa "France de 2030". Il a présenté, cet après-midi, sa "stratégie d'accélération en santé numérique", dotée de 650 millions d'euros. L'objectif affiché est de faire de la France un "leader mondial" dans ce domaine. En soi, rien de nouveau toutefois : cette enveloppe avait été annoncée, et son contenu esquissé, dès la fin juin, dans le cadre du programme "Innovation santé 2030" (7,5 milliards d'euros). Lequel a été lui-même intégré, la semaine dernière, dans le plan d'investissement "France 2030" (30 milliards d'euros).

Les trois quarts du pays libérés des jauges

Troisième lundi consécutif d'allègement des jauges pour les établissements recevant du public. Dans 12 nouveaux départements (dont l'Ain, la Drôme, l'Hérault, le Var, la Moselle et le Haut-Rhin), les cinémas, théâtres, discothèques, salles de conférences, etc. peuvent ouvrir à 100 % de leur capacité d'accueil, en vertu d'un décret paru jeudi. C'était déjà le cas dans 68 autres territoires. En revanche, la Lozère fait le chemin inverse et repasse à une jauge de 75 %, en raison de la reprise locale de l'épidémie.

Prix du gaz : les fournisseurs aussi doivent être aidés

Feu vert au gel des tarifs réglementés du gaz du 1er novembre au 30 juin 2022. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a validé cette proposition du gouvernement, du fait "d’une situation de crise exceptionnelle, jamais vue" en Europe. Elle vise à éviter une répercussion directe de l'envolée des cours sur la facture des consommateurs. Les fournisseurs d'énergie seront ensuite autorisés à rattraper leur manque à gagner sur les douze mois suivants. Sauf que, dans son avis, la CRE redoute les conséquences de la mesure sur ces entreprises, en particulier "une perte de recettes d’une ampleur considérable pendant 5 mois", jusqu'en mars. Pour en limiter les effets, elle préconise donc "une baisse temporaire de la fiscalité sur le gaz (...) dès le 1er janvier" (option retenue par le gouvernement), mais aussi un "dispositif complémentaire d’aide" pour les fournisseurs "en grave difficulté financière du fait du gel tarifaire".

Prix de l'essence : le chèque ou la prime

Il y a le feu aussi sur le front des carburants. Sur ce sujet, le gouvernement cherche encore la bonne formule. Plusieurs ministres, dont celui de l'Economie Bruno Le Maire, ont toutefois indiqué, ce matin, que l'exécutif s'orientait vers un bon d'achat direct aux automobilistes, sur le modèle du "chèque énergie". De son côté, Force ouvrière veut, lui, passer par la prime de transport, versée par certains employeurs à leurs salariés. Le syndicat appelle à généraliser ce dispositif et à en augmenter, au passage, le plafond. Pour ce faire, il demande l'ouverture de négociations au niveau national interprofessionnel.

Un marché des bureaux à plusieurs vitesses

En matière d'immobilier de bureaux, toutes les regions ne sont plus logées à la même enseigne. L'heure était, certes, à la reprise des transactions au premier semestre, selon BNP Paribas Real Estate. Mais elles ont évolué dans des sens et à des rythmes très différents selon les villes. Plus inquiétant, le marché du neuf pourrait payer, sur la durée, les conséquences de l'épidémie de Covid-19.
A lire : Dans l'immobilier de bureaux, Nantes, Marseille et l'Est sont en forme, Lille et le Sud-Ouest dépriment

15 octobre

📍 Fonds de solidarité : une page se tourne

Les demandes pour le fonds de solidarité de septembre sont ouvertes. Signe des temps, c'est sans doute la dernière fois que vous lirez cette information ici : l'aide de septembre est censée marquer la fin de ce dispositif emblématique de la crise du Covid-19.

La vaccination obligatoire le devient pleinement...

Pas de changement de calendrier, malgré l'accalmie de l'épidémie. Comme prévu depuis plusieurs semaines, deux nouvelles contraintes sanitaires entrent en vigueur coup sur coup. La première : la vaccination obligatoire de certains travailleurs (personnel d'Ehpad, d'établissements de santé et de soin, transport sanitaire, aides à domicile...) s'appliquera pleinement et sans exception à partir de demain. S'ils ne sont pas complètement immunisés (ou, à défaut, ne peuvent justifier d'une guérison récente du Covid-19 ou d'une contre-indication à la vaccination), alors leur contrat de travail devra être suspendu. Il n'y a donc plus de clémence, comme c'était le cas depuis le 15 septembre, pour les personnes qui n'ont pas reçu toutes les doses requises dans leur "schéma vaccinal".

... et les tests au Covid-19 sont rendus payants

Seconde évolution dans la stratégie anti-coronavirus : depuis aujourd'hui, les tests de dépistage RT-PCR et antigéniques ne sont plus remboursés par l'Assurance maladie aux personnes majeures non-vaccinées (hors cas contact, campagne de dépistage collectif ou prescription médicale). Pour obtenir un passe sanitaire, requis dans certains cas par l'employeur, elles devront donc s'acquitter de 22,02 à 45,11 euros (en fonction du type et du lieu de dépistage). A noter également que les autotests sous supervision d'un professionnel de santé ne permettent plus d'obtenir le fameux passe.

Tourisme : les stations de ski dans les starting blocks

Après une saison blanche en 2020-2021, les remontées mécaniques vont bel et bien reprendre du service. En l'état actuel, elles rouvriront sans restrictions liées au Covid-19, a confirmé le secrétaire d'Etat au Tourisme, en déplacement à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Le passe sanitaire ne sera pas même requis - au moins au début, car Jean-Baptiste Lemoyne n'exclut pas son instauration au cours de l'hiver, en cas de rebond épidémique.

Télécoms : à la recherche de solutions "souveraines"

L'Etat offre une nouvelle tournée à la 5G et aux réseaux télécoms du futur. Après un appel à manifestation d'intérêt en début d'année, il enfonce le clou avec, cette fois, un appel à projets en bonne et due forme. Objectif : financer l'innovation dans ces technologies et contribuer à l'émergence de solutions françaises.

Informatique : mission accomplie pour OVHCloud

La semaine s'achève sur une bonne note pour OVHCloud. Après une panne de ses services mercredi, l'hébergeur nordiste est entré en Bourse aujourd'hui, avec un certain succès.

Automobile : un été en tête-à-queue

Eté désastreux pour le marché automobile européen. En septembre, les ventes ont plongé pour le troisième mois consécutif, avec seulement 718 598 véhicules vendus (-23,1 % en un an, -20,7 % en deux), d'après l'Association des constructeurs européens (ACEA). Il s'agit du volume le plus faible jamais atteint sur un mois de septembre depuis 1995 ! Une catastrophe attribuée à la pénurie de semi-conducteurs, qui a paralysé la production de voitures neuves. Au cumul des trois trimestres passés, la situation reste positive (+6,6 % sur un an), sans que le groupe Renault n'en profite (-6,5 %), au contraire de Stellantis (+8,3 %). Des chiffres toutefois à relativiser : par rapport à 2019, le marché européen dans sa globalité s'est contracté de 24 % entre janvier et septembre. Soit près de 2,4 millions de véhicules écoulés en moins.

L'envolée des prix de l'énergie plus forte que prévu

La marée monte. En septembre, l'inflation a été un peu plus élevée que ne l'avait initialement annoncée l'Insee. Elle s'élève à +2,2 % sur un an (soit 0,1 point de plus qu'il y a deux semaines). La faute aux prix de l'énergie, en hausse de 14,9 % (+0,5 point), avec même un pic à +38,8 % pour le gaz naturel et de ville, +19,6 % pour les produits pétroliers, et "seulement" +2,2 % pour l'électricité. Les services tirent aussi l'inflation française vers le haut (+1,4 %), notamment du fait des transports (+7,4 %).

Les créations d'entreprise baissent d'un ton

L'essor des créations d'entreprise se calme un peu. Stables en août, les immatriculations ont clairement fléchi en septembre, selon l'Insee. Au point de repasser sous la barre des 80 000 pour la première fois depuis juin 2020.

14 octobre

📍 Un coup de fouet à 250 millions d'euros pour les équipements sportifs

Emmanuel Macron est décidément sur tous les terrains cette semaine... y compris ceux de sport. Deux jours après avoir dessiné des perspectives pour la tech et l'industrie à l'horizon 2030, le président de la République a parlé dojos et city stades aujourd'hui. L'Etat va en effet injecter 250 millions d'euros sur trois ans pour faire pousser 5 000 équipements sportifs supplémentaires sur le territoire.

Transition écologique : les PME-ETI guidées dans leur décarbonation

Les entreprises sont de plus en plus incitées à faire leur transition écologique. Certes, mais par où commencer ? Par le bilan carbone, répond aujourd'hui Bpifrance. La banque publique lance un programme d'accompagnement pour aider les PME et petites ETI à mesurer leur empreinte environnementale, avec le concours d'un bureau d'études. Mais le dispositif ne s'arrête pas là : il entend amener les dirigeants au passage à l'action. Comment ? On vous explique tout avec le témoignage de l'un des premiers bénéficiaires de ce "Diag Décarbon'Action".
A lire : Comment Bpifrance veut aider les PME et ETI à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

Prix de l'énergie : les marchés sous surveillance

Gare aux profiteurs, la CRE ouvre l'oeil. Face à la flambée des prix, la Commission française de régulation de l'énergie (CRE) annonce "[renforcer] ses contrôles sur les marchés de gros [du gaz et de l'électricité], en concentrant ses moyens humains et techniques sur la surveillance des transactions et le comportement des acteurs". Et promet qu'"elle ouvrira systématiquement des enquêtes, en cas de suspicions d’abus de marché". En parallèle, le gouvernement prépare « une action de court terme », mais centrée sur les ménages, a indiqué le président de la République. La France agit également sur le plan diplomatique vis-à-vis des pays exportateurs, a ajouté Emmanuel Macron, et ce « pour essayer de contraindre ces prix ».

Levée des jauges : 12 entrants, 1 sortant

Nouvelle tournée d'assouplissement pour les établissements recevant du public. A partir de lundi, les cinémas, théâtres, discothèques, salles de conférences, etc. de douze départements supplémentaires (dont l'Ain, la Drôme, l'Hérault, le Var, la Moselle et le Haut-Rhin) pourront ouvrir à 100 % de leur capacité d'accueil, indique un décret paru au Journal officiel. En revanche, la Lozère est le premier territoire à revenir en arrière, puisqu'elle devra repasser à une jauge de 75 %.

Tests Covid : c'est aux salariés de payer

L'employeur n'a pas à payer le dépistage au Covid-19 de ses salariés. Précision apportée par la ministre du Travail, ce matin, sur Europe 1, à la veille de la fin du remboursement systématique des tests RT-PCR et antigéniques. En principe, à partir de demain, les salariés non-vaccinés des activités soumises au passe sanitaire élargi devront débourser entre 22,02 et 45,11 euros pour obtenir le précieux sésame et être autorisés à travailler. Mais dans les faits, assure Elisabeth Borne, sur la foi de ses échanges avec les branches professionnelles, « il n'y a pas de salariés qui se font tester tous les trois jours : [ils] sont vaccinés. Nous n'avons donc aucune remontée d'inquiétudes dans ces secteurs. »

Un retour "à la normale", sans retour au calme

Le retour de l'activité économique à son niveau d'avant-crise est quasiment acté. Après l'Insee, c'est au tour de la Banque de France de le confirmer cette semaine... sauf que ce rétablissement ne profite pas à tous les secteurs, notamment dans l'industrie. Et s'accompagne de difficultés d'approvisionnement et de recrutement de plus en plus aiguës.

L'edtech française veut jouer dans la cour des grands

Dans la famille des secteurs de l'économie renouvelés par le numérique, elle n'est sans doute pas la plus connue. Mais l'edtech, c'est-à-dire la tech appliquée à l'éducation, est en pleine structuration. La Banque des Territoires vient d'ouvrir "Passerelles", un accélérateur dédié au déploiement à grande échelle de solutions conçues par ces start-up. Et, en Auvergne Rhône-Alpes, les acteurs lyonnais du marché ont décidé de se regrouper en association.
A lire : Les entreprises lyonnaises de l'edtech se fédèrent pour gagner en visibilité

13 octobre

📍 Des restrictions sanitaires jusqu'au 31 juillet ?

L'épidémie de Covid-19 a beau s'être calmée, le gouvernement n'est pas prêt à abandonner les contraintes anti-coronavirus. Grâce à un projet de loi, présenté en conseil des ministres ce matin, il entend garder la possibilité de réactiver des restrictions, couvre-feu et confinement inclus, jusqu'au 31 juillet 2022. Dans ces conditions, le passe sanitaire serait, lui, reconduit au-delà du 15 novembre. Dans l'immédiat, il reste bien en place : « Nous espérons que, si la situation [épidémique] reste dans une dynamique d'amélioration, nous pourrons l'adapter dans les prochaines semaines, voire même le suspendre complètement », a simplement indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce midi.

Plan d'investissement : un gain de 45 milliards d'euros espéré...

Après la présentation en grandes pompes, le service après-vente. Le plan d'investissement à 30 milliards, dévoilé hier par Emmanuel Macron, devrait générer « 45 milliards d'euros de richesse supplémentaire pour l'économie française d'ici 2030 », a calculé le ministre de l'Economie, dans les colonnes du Parisien. S'y ajouteront la création de « dizaines de milliers d'emplois ». Sauf que, reconnaît Bruno Le Maire, « ce sont les Français qui décideront » de l'avenir de cette stratégie, à l'occasion de l'élection présidentielle, en avril prochain. Et ce d'autant plus que, d'ici là, le gouvernement ne compte mobiliser que 3 à 4 milliards, sur les 30 promis.

... le patronat reconnaissant, mais prudent

Sur le papier, il fait l'unanimité au sein des organisations patronales. Le plan d'investissement France 2030 "favorise l’innovation et la compétition", s'est réjoui le Medef. Il en salue "l’ambition et la perspective", ainsi que le ciblage. Mais exige une "gouvernance claire", une "exécution agile" et un développement des usages autour des technologies soutenues par l'Etat, afin de leur assurer des débouchés. La CPME, elle, applaudit "des objectifs louables" de "réindustrialisation" et d'"indépendance productive". Mais appelle à ne pas oublier les PME-PMI... ni les réformes structurelles du pays, afin d'éviter une envolée de la dette publique. La Confédération exige notamment "un nouvel équilibre entre le temps de travail et l’allongement de la durée de vie".

Le capital-investissement ne connaît (vraiment) pas la crise

A peine ralenties par la crise du coronavirus et déjà en pleine forme. Les sociétés de capital-investissement ont signé un premier semestre exceptionnel, marqué par un montant record d'investissement dans les entreprises françaises, selon le baromètre de France Invest et Grant Thornton.

Prix de l'énergie : Bruxelles livre ses recettes

Priorité aux ménages vulnérables et aux petites entreprises. Face à la flambée des prix de l'énergie, prévue pour durer jusqu'à avril au moins, la Commission européenne a présenté une "panoplie de mesures" à la disposition des Etats membres de l'UE. Au programme : reports temporaires des factures ; aides ciblées pour les entreprises et l'industrie, à condition de respecter les objectifs de la transition écologique ; soutien au développement de contrats d'achat de long terme d'électricité issue de la filière renouvelable et accès facilité des PME à ces accords. Les baisses de taxes sont réservées, en revanche, aux ménages. A moyen terme, "la transition vers une énergie propre constitue la meilleure assurance contre les chocs futurs". Bruxelles plaide donc pour "renforcer les investissements dans les énergies renouvelables, les rénovations et l'efficacité énergétique" et développer des solutions innovantes de stockage (batteries, hydrogène).

12 octobre

📍 Jour J pour le plan d'investissement

Trois mois qu'il était annoncé. Le plan d'investissement "France 2030" a été dévoilé ce matin par le président de la République Emmanuel Macron. Au programme : 30 milliards d'euros (dont 3 à 4 Md€ dès 2022) et 10 objectifs pour (re)construire l'industrie française de demain et l'indépendance économique du pays. Au côté des chantiers prioritaires (comme le nucléaire, la santé ou les transports), le président de la République promet de lever 5 obstacles à la croissance, dont les difficultés d'approvisionnement et le financement du passage en production des innovations.
A lire : Emmanuel Macron mise 30 milliards d'euros sur une dizaine de secteurs

Défaillances d'entreprise : un frémissement à peine perceptible

Les défaillances d'entreprise restent au plus bas. Au troisième trimestre, la France a enregistré deux fois moins de procédures collectives qu'à la même période en 2019, avant la crise du Covid-19, selon Altares. Soit 5 311 procédures collectives ouvertes (-20,8 % en un an). Mais sous cet apparent calme plat, les petites PME, certaines activités et plusieurs départements subissent déjà quelques remous. Pour autant, et comme Euler Hermes avant lui, le cabinet d'études ne s'attend pas à une remontée des liquidations et redressements judiciaires avant 2022.

Le nouveau visage des CCI

A vos agendas : dans deux semaines débuteront les élections consulaires 2021. Une campagne au cours de laquelle les chambres de commerce et d'industrie se présenteront sous un jour nouveau. Et pour cause : ces dernières années, sous la pression de la loi Pacte et des baisses de dotations, les CCI ont dû se réinventer, le plus souvent à marche forcée. Avec des résultats parfois mitigés.
A lire : Affaiblies, les CCI revoient leur modèle économique

Croissance forte confirmée pour la France en 2021

Petite voix discordante dans le récent concert d'optimisme des prévisions économiques : le FMI a (légèrement) revu à la baisse la croissance mondiale attendue en 2021, désormais estimée à 5,9 % (-0,1 point par rapport à juillet). La France n'est pas concernée, bien au contraire : la hausse de son PIB est (largement) réévaluée, à 6,3 % (+0,5 point). Idem pour la zone euro (5 %, +0,4 point).

11 octobre

📍 En attendant le plan d'investissement, le projet de budget amendé

La croissance à plus de 6 %, le gouvernement y croit. Le projet de budget 2022 va être corrigé pour intégrer une augmentation du PIB de 6,25 % cette année, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à l'occasion de la présentation du projet de loi de finances à l'Assemblée nationale. Il reprend ainsi à son compte la prévision de l'Insee. Pour l'inflation, en revanche, le gouvernement table toujours sur une hausse d'1,5 % en 2021 et 2022. Enfin, à la veille de la présentation du plan d'investissement "France 2030" par Emmanuel Macron, le patron de Bercy a reprécisé les principaux secteurs qui vont être ciblés : nucléaire, hydrogène, biotechs, espace, mais aussi aéronautique, luxe, médicament et agroalimentaire.

Deuxième vague de levée des jauges

Les établissements recevant du public sont désormais libérés des jauges dans les deux tiers du pays. A partir d'aujourd'hui, les capacités d'accueil des cinémas, théâtres, discothèques, salles de conférences, etc. ne sont plus restreintes dans 21 départements supplémentaires, comme prévu par un décret publié jeudi dernier. C'était déjà le cas dans 47 autres depuis une semaine. Sont désormais concernés, entre autres, la Gironde, la Haute-Garonne, l'Ille-et-Vilaine, le Nord ou encore le Bas-Rhin.

La peur des inégalités au travail se relâche

La sortie de la crise du coronavirus fait baisser les craintes de discriminations. Elles n'ont jamais été aussi faibles en dix ans, et depuis que le Medef les évalue, dans le cadre de son baromètre "sur la perception de l'égalité des chances en entreprise". Pour autant, et même moins prégnantes, les préoccupations des salariés interrogés restent les mêmes.

Services aux entreprises : Swile entre au club des licornes

La France compte une licorne de plus depuis aujourd'hui. A la faveur d'une levée de fonds de 175 millions d'euros, le montpelliérain Swile intègre en effet le cercle très fermé des start-up françaises valorisées à plus d'1 milliard de dollars.
A lire : Le spécialiste des avantages salariaux Swile lève 175 millions d'euros

Industrie : les groupes étrangers à l'offensive

Si les jeunes pousses du numérique affolent les compteurs avec leurs levées de fonds, c'est avec leur plan d'investissement que les industriels étrangers se sont distingués aujourd'hui. L'italien Lucart va injecter 80 millions d'euros dans son usine de Laval-sur-Vologne (Vosges). Le japonais Daiichi Sankyo, lui, promet 20 millions à son site d'Altkirch (Haut-Rhin), afin d'en démultiplier les capacités de production.

9 octobre

Fiscalité internationale : la réforme aura bien lieu

Cette fois, plus rien ne devrait s'y opposer. La refonte de la fiscalité internationale a été approuvée par 136 pays (sur 140) et sera mise en place en 2023, a annoncé, vendredi soir, l'OCDE. Elle se traduira par un taux minimal d'impôt sur les sociétés de 15 % pour les multinationales (soit un surplus attendu de recettes fiscales annuelles de quasiment 130 Md€) et une redistribution partielle de leurs bénéfices aux Etats où elles réalisent leurs profits (de quoi assujettir à l'impôt 108 Md€ supplémentaires). Cette réforme pourrait rapporter 6,8 milliards d'euros à la France, selon une estimation du Conseil d'analyse économique. Mais Paris devra abandonner, en contrepartie, sa taxe sur les services numériques, créée en 2019.

8 octobre

📍 Prix de l'énergie : les industriels pris à la gorge

Après le coup de semonce, l'appel à l'aide. L'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden) supplie les autorités de prendre, de toute urgence, des mesures temporaires fortes pour freiner l'envolée actuelle des prix de l'énergie. Certaines usines auraient même déjà décidé de lever le pied, voire de suspendre leur activité, pour arrêter les frais. Le message a (presque) été entendu par le gouvernement : il donne rendez-vous aux entreprises les plus énergivores le 19 octobre. Dans 11 jours donc.

Masques : et maintenant, on fait quoi ?

L'avenir des producteurs français de masques chirurgicaux n'inquiète pas que les principaux concernés... Les députés aussi s'en soucient : ils viennent d'exiger du gouvernement une "stratégie globale" pour maintenir cette filière, ressuscitée dans l'urgence au printemps 2020.

Acquisitions : les PME et ETI incitées à racheter leurs concurrents

C'est le moment de faire ses emplettes. Convaincu que la sortie de crise est propice aux acquisitions, Bpifrance lance un programme d'accompagnement exprès. Son nom, comme son ambition, sont sans équivoque : "Les Conquérants" veut aider les PME et petites ETI, novices de la croissance externe, à mener à bien leur premier projet.
A lire : Bpifrance lance un nouvel accélérateur sur la croissance externe 

Emmanuel Macron a deux messages pour vous

Recruter et investir. En clôture du salon Bpifrance Inno Génération (BIG), Emmanuel Macron a lancé cette double injonction aux entreprises, hier soir : d'abord, recruter des jeunes, une forme d'« engagement économique et social », en cette période de crise du Covid-19 ; ensuite, « saisissez-vous des instruments [du plan de relance] (...) pour, sur notre territoire comme à l'international, foncer, foncer, foncer ! » D'autant qu'arrive bientôt son successeur, le plan d'investissement, qui sera présenté mardi. Le président de la République n'en a pas dit plus sur son contenu, mais a promis, sur la méthode, un « changement culturel » : l'Etat devra « investir beaucoup plus vite, des tickets parfois beaucoup plus importants et faire confiance davantage à des acteurs nouveaux », notamment les start-up industrielles. Lesquelles devraient donc bénéficier de financements accrus.

Emploi : des chômeurs payés pour se former

L'heure des primes a sonné pour les demandeurs d'emploi de longue durée. En plus de l'aide, déjà annoncée, sur les contrats de professionnalisation, le ministère du Travail promet, à présent, un chèque de 1 000 euros à tous ceux qui suivront une formation en entreprise, avec promesse d'embauche. Cette somme sera versée en deux fois, au début et à la fin de leur parcours. Une manière de « les inciter à aller vers [les] métiers qui recrutent, et aussi lever des freins financiers » à la formation, a justifié Elisabeth Borne sur BFM Business.

Assurance chômage : nouveau round de contestations

C'est reparti pour un tour. Depuis hier, les syndicats déposent les uns après les autres de nouveaux recours au Conseil d'Etat contre la réforme de l'assurance chômage. Suspendue en juillet, sans avoir été jugée sur le fond depuis, la partie la plus contestée du texte (l'évolution du mode de calcul du salaire journalier de référence) a été réactivée au 1er octobre par le gouvernement. Dans un communiqué commun, la CGT, FSU et Solidaires dénoncent aujourd'hui un "coup de force" et réitèrent leur appel à "l'abrogation" de la réforme.

Santé : Boehringer Ingelheim enfonce le clou

L'allemand Boehringer Ingelheim voit toujours plus grand pour son site de Jonage (Rhône). Après y avoir déjà investi 200 millions d'euros en 2019, il en ajoute 100 millions aujourd'hui pour adapter sa nouvelle usine... avant même qu'elle ait commencé à fonctionner !
A lire : Boehringer Ingelheim engage 100 millions d'euros supplémentaires à Lyon

7 octobre

📍 L'emploi et l'investissement, moteurs de la reprise

La machine économique est bel et bien repartie. La preuve : l'investissement et, encore plus, l'emploi sont d'ores et déjà rétablis et devraient largement effacer, en 2021, les dégâts provoqués, en 2020, par l'épidémie de Covid-19, selon l'Insee. Pour autant, l'institut ne revoit pas sa prévision de croissance à la hausse, car plusieurs incertitudes pèsent encore sur cette fin d'année.

Allègement des restrictions : c'est oui pour les jauges...

Levée des jauges, épisode 2. A partir de lundi prochain, les établissements recevant du public pourront abandonner la limitation à 75 % de leur capacité d'accueil dans 21 départements supplémentaires (dont 19 en France métropolitaine, parmi lesquels la Gironde, la Haute-Garonne, l'Ille-et-Vilaine, le Nord ou encore le Bas-Rhin), indique un décret paru aujourd'hui au Journal officiel. C'était déjà le cas, depuis cette semaine, dans 47 autres territoires. Les principales régions exclues de cet allègement sont l'Ile-de-France, le pourtour méditerranéen (sauf Pyrénées-Orientales et Haute-Corse) et une partie de la vallée du Rhône.

... mais toujours non pour le passe

Le passe sanitaire fait de la résistance. Le gouvernement n'envisage pas d'assouplir la mesure avant le 15 novembre, a indiqué son porte-parole. D'autant que l'on « ne ressent pas d'attente particulièrement forte [des Français] autour d'une urgence » à arrêter cette mesure, a jugé Gabriel Attal. Sur le fond, cette décision s'appuie sur les recommandations du Conseil scientifique dédié au Covid-19. Lequel « appelle à une certaine prudence », à l'orée de la période hivernale, a priori favorable à la diffusion du coronavirus. Rendu public quelques heures plus tard, l'avis de cet organe consultatif  préconise toutefois une levée du passe avant le 31 décembre, en fonction du "niveau de vaccination, de l'impact du refroidissement climatique et de l'évolution des gestes barrières". L'abandon devrait se faire au niveau national (plutôt que territoire par territoire), quitte à être limité à certains lieux jugés moins à risque (comme les terrasses de restaurants, les lieux culturels hors concerts, les centres commerciaux ou les trains).

Relance : coup d'envoi des "manufactures de proximité"

En matière de relocalisation aussi, "small is beautiful" pour le gouvernement. Il cherche à soutenir la création de 100 ateliers de production, à travers tout le territoire, d'ici l'année prochaine. Pour identifier ces futures "manufactures de proximité", un appel à manifestation d'intérêt, doté de 30 millions d'euros, vient d'être lancé.

Coup d'accélérateur pour les transports collectifs

L'Etat passe à la vitesse supérieure pour soutenir les transports en commun, hors Ile-de-France. Il a prévu de distribuer 900 millions d'euros de subventions à 95 projets de tramway et de bus en site propre (soit, respectivement, +168 et +852 kilomètres de lignes), ainsi que 64 pôles d'échanges multimodaux. Cette enveloppe, doublée par rapport à ce qui était prévu initialement, devrait déclencher 9,9 milliards d’euros d'investissement au total d'ici fin 2025, a estimé le Premier ministre Jean Castex, à l'origine de ces annonces. Parmi les bénéficiaires : les agglomérations de Toulon (détentrice d'une aide maximale de 40 M€), Nice ou encore Nancy. La métropole de Marseille n'est pas concernée, en raison du traitement spécifique que lui réserve l'exécutif.

Plan d'investissement : fin du suspense mardi

Qui aura les faveurs de l'Etat pour les dix prochaines années ? Réponse mardi : le président de la République présentera, ce jour-là, son plan d'investissement, baptisé France 2030, a confirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. D'abord prévue à la rentrée, l'annonce de cette stratégie avait été finalement décalée pour permettre à Bercy de consulter les partenaires sociaux et organisations professionnelles. Complément de la relance, ce plan doit consacrer plusieurs dizaines de milliards d'euros à des « secteurs stratégiques, pourvoyeurs de croissance et d'emploi » sur la prochaine décennie, comme l'hydrogène, le nucléaire, la santé ou l'intelligence artificielle.

E-commerce : La Redoute redouble d'efforts sur la déco

Plus rien n'arrête La Redoute. En pleine renaissance grâce au numérique, l'ancien spécialiste de la vente à distance sur catalogue papier va ouvrir un troisième entrepôt logistique dans sa région natale des Hauts-de-France. Une installation dédiée à un marché désormais très porteur, celui de la décoration maison.
A lire : En croissance, La Redoute se dote d'un nouvel entrepôt logistique dans le Nord

L'export retrouve quelques couleurs

Timide accalmie sur le front des échanges extérieurs. En août, les exportations françaises sont reparties de l'avant (+3,7 % en un mois, équivalant à +1,5 Md€), selon les douanes. Insuffisant toutefois pour rattraper leur niveau d'avant-crise : elles restent 2 % en-dessous. Les importations, elles, progressent toujours (+2,3 % soit +1,1 Md€), au point de dépasser leur valeur moyenne de 2019. Mais ce rétablissement est attribué, principalement, "à la hausse des prix à l’importation des matières premières et des produits industriels". Pour autant, le déficit commercial mensuel recule sensiblement (-6,7 Md€, après un pic, en juillet, revu à -7,1 Md€). Une bonne nouvelle quand même : au deuxième trimestre, Bercy dénombrait 135 600 entreprises exportatrices, 7 800 de plus qu'un an auparavant (+6,1 %).

6 octobre

📍 Vers une remontée, sans rattrapage, des défaillances en 2022

Les entreprises françaises peuvent dormir tranquille : la vague de faillites, si souvent annoncée, n'est pas près de les emporter. Selon Euler Hermes, le nombre de procédures collectives devrait encore chuter cette année, avant de rebondir fortement en 2022... sans pour autant dépasser (ni même approcher) leur niveau d'avant-crise.

Flambée des prix dans le BTP : appel à la solidarité, faute de mieux

Si les entreprises du BTP espéraient un geste fort du gouvernement, c'est raté. Au moment où la flambée des prix de l'énergie s'ajoute à celle des cours de matières premières apparue au printemps, le ministère de l'Economie a réitéré, aujourd'hui, son appel à la solidarité (et à la dénonciation) au sein de la filière, et sa promesse de gel des pénalités de retard de la part des acheteurs étatiques.

L'éolien a le vent dans les voiles

La filière éolienne a bien tourné en 2020. Mais pas assez à son goût : à l'occasion de son bilan annuel, France Energie éolienne a déploré les contraintes réglementaires et retards administratifs qui entravent le développement des projets. Avec le risque, si le rythme des installations n'augmente pas, de ne jamais parvenir à l'objectif de production fixé par l'Etat pour 2028.

Sombre été pour les ventes auto

Le marché automobile français n'y arrive plus. En septembre, les ventes de voitures neuves ont enchaîné sur un quatrième mois consécutif de baisse (-20,5 % sur un an, soit 133 835 immatriculations enregistrées au total), selon la Plateforme automobile. L'effondrement est de la même ampleur, comparativement à l'avant-crise (-22,8 % par rapport à septembre 2019).

Le flop du "congé de proche aidant"

C'est un nouveau droit qui n'a pas trouvé son public. En un an, l’"allocation journalière du proche aidant" n'a été demandée que par 15 900 personnes en un an, selon les Caf en charge de sa distribution. Autrement dit, une goutte d'eau par rapport au public potentiellement concerné par ce congé payé d'un nouveau genre : on estime en effet que 8 à 11 millions de Français assistent quotidiennement un membre de leur entourage en situation de handicap ou de perte d'autonomie.

Le destin opposé des fabricants de masques bretons

Relocaliser la production de masques en France, est-ce vraiment viable ? Fin septembre, dans les Côtes-d'Armor, la bien nommée Coop des Masques, étranglée par ses stocks, tirait la sonnette d'alarme et déplorait le retour en force de la concurrence asiatique. Son de cloche totalement différent chez le voisin finistérien Diwall. Lui a décidé de continuer à investir ce filon, bien aidé par un positionnement différenciant et original.
A lire : Une deuxième machine pour les masques bretons Diwall

5 octobre

📍 Inflation : l'emballement se confirme, les craintes se répandent

Jusqu'où ira l'inflation ? Selon l'OCDE, les prix à la consommation de la zone euro ont bondi, en août, de 3 % sur un an. Une franche accélération par rapport à juillet (+2,2 % alors). Même tendance, mais à un niveau encore plus élevé, du côté de l'énergie, avec une envolée de 15,4 %. Un sommet jamais atteint depuis juillet 2008. Face à cet emballement des prix, l'inquiétude commence, elle aussi, à prendre de l'ampleur. En France, après l'industrie et le bâtiment, c'est au tour des magasins de s'alarmer. L'Alliance du Commerce demande ainsi à l'Etat un gel temporaire des loyers, de manière à alléger les charges des entreprises confrontées à un "risque d'explosion des coûts de production et d'exploitation".

L'industrie a doucement remonté la pente cet été

La production des usines françaises poursuit son redressement au ralenti. En août, et pour le troisième mois consécutif, elle a progressé dans l'industrie manufacturière (+1,1 % par rapport à juillet), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+1 %), selon l'Insee. A rebours de ces moyennes, l'agroalimentaire s'affiche toutefois en repli d'1,6 %. Idem pour les transports, avec une situation cependant très contrastée entre l'automobile (+9,7 %) et les autres matériels (-8,2 %).

Hôtellerie : les investisseurs aussi ont déserté

2020 n'aura pas seulement été une année noire pour la fréquentation des hôtels français. L'investissement s'est également effondré, sous l'effet du Covid-19, selon l'étude annuelle de KPMG dédiée au secteur. Le montant des transactions a reculé de 60 % en un an, pour atteindre 0,9 milliard d'euros (dont 48 % dans des établissements en région). Et pourtant, comme c'était déjà le cas en termes de chiffre d'affaires, la France a fait un peu mieux que la moyenne européenne (-65 %) et apparaît comme l'un des marchés parmi "les moins impactés par la baisse des valeurs de ses actifs hôteliers".

Le revers de la médaille des prêts garantis par l'Etat

Et si les PGE se refermaient comme un piège sur les entreprises ? Véritable bulle d'oxygène au plus fort de la crise du Covid-19, les prêts garantis par l'Etat ont surtout profité à des TPE-PME déjà en difficulté financière avant la pandémie, indique le Conseil d'analyse économique dans une récente étude. Problème : jusqu'à un quart d'entre elles seraient incapables d'en rembourser une partie à l'heure actuelle. Un constat plus alarmiste que celui dressé par Bpifrance Le Lab et Rexecode : seuls 5 % des dirigeants de TPE-PME, interrogés début septembre, estimaient ne pas pouvoir rembourser leur PGE à terme (-3 points depuis février). La majorité envisageait un amortissement sur plusieurs années, après 2021 (option retenue par 62 % des répondants, +2 points).

Industrie : Armor prend l'accent américain

Le nantais Armor n'en finit plus de tisser sa toile sur la planète. Dernier coup d'éclat de l'ETI spécialiste de l'impression industrielle : elle vient d'absorber l'un de ses principaux rivaux l'américain Iimak. Une opération inédite dans l'histoire centenaire de cette entreprise.
A lire : L'ETI nantaise Armor rachète son concurrent américain Iimak

Fiscalité internationale : ça se complique

La réforme de la fiscalité internationale entre dans le dur. Les contours précis de ce projet, approuvé, sur le principe, par le G7, puis le G20, au début de l'été, vont faire l'objet de négociations multilatérales tout au long du mois d'octobre. Des échanges serrés, de l'aveu même du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, car ces discussions techniques « cachent de véritables difficultés politiques », car « des modèles économiques sont en jeu ». Ainsi, les Etats ne s'entendent pas sur la part de la future taxe sur les bénéfices des grandes multinationales, qui devrait revenir aux pays où elles réalisent leurs profits (20, 25 ou 30 % ?). Mais c'est surtout le seuil minimal d'impôt sur les sociétés qui agite les débats, moins sur le taux lui-même (ce pourrait être 15 %) que sur son assiette (faut-il déduire la masse salariale et les actifs corporels ?) et sur les entreprises éligibles (qui des groupes peu internationalisés des pays émergents, comme la Chine ?). Bref, le grand soir de la fiscalité internationale n'est pas encore pour demain. L'objectif reste, pour le moment, de voir ces règles fonctionner à partir de 2023.

4 octobre

📍 Levée des jauges dans la moitié du pays

Les établissements recevant du public désormais autorisés à accueillir la foule des grands jours. Dans 47 départements où le virus circule peu, la capacité d'accueil maximale, jusqu'ici fixée à 75 %, est levée pour les concerts debout dans les stades, les discothèques et bars-restaurants dansants, les salles de conférence et de spectacles, les cinémas et les théâtres, etc. Cette limitation reste toutefois en vigueur dans les 49 autres départements de la métropole, situés principalement sur le pourtour méditerranéen et pyrénéen, les frontières de l'Est (sauf Aisne, Ardennes, Meurthe-et-Moselle et Meuse), l'Ile-de-France, mais aussi le Rhône, la Gironde, ou encore l'Ille-et-Vilaine et la Mayenne.

Les salariés veulent moins de masque et plus de passe

Les travailleurs aimeraient pouvoir mettre à bas leur masque. Ils sont une large majorité à vouloir respirer plus librement en entreprise, selon un sondage réalisé par Ipsos-Sopra Steria pour le journal Le Parisien. Pas question pour autant d'abandonner toutes les contraintes sanitaires. En la matière, le passe élargi et la vaccination obligatoire apparaissent désormais comme des alternatives acceptables. L'enquête montre également que les efforts des employeurs dans la crise du Covid-19 a largement convaincu leur personnel.

Le successeur du fonds de solidarité prend forme

A quoi ressemblera l'aide sur les coûts fixes, censée remplacer le fonds de solidarité depuis le 1er octobre ? Si aucun texte officiel n'a encore détaillé le fonctionnement de ce dispositif, apparu le 31 mars dernier, le gouvernement a tout de même levé le voile sur les futures conditions applicables. Et, visiblement, les jours de cet outil sont, eux aussi, et d'ores et déjà comptés.

Fonds propres : l'épargne des Français en soutien

Il n'y a pas que l'argent public qui alimente les entreprises. Les investisseurs privés et les particuliers épargnants ont investi, à travers les "fonds Relance" lancés fin 2020, plus de 16 milliards d’euros dans des sociétés tricolores, affirme le ministère de l'Economie. Il s'agit, à 52 %, de PME et d'ETI. Avec 201 fonds désormais labellisés, Bercy estime que, désormais, chaque Français peut "identifier un placement qui lui [permette] de participer à la relance". L'enjeu est de taille : le surplus d'épargne accumulé par les ménages, depuis le début de l'épidémie de Covid-19, devrait s'élever à 170 milliards d’euros d'ici la fin de l'année, selon la dernière évaluation de la Banque de France.

Reprise solide, mais inégale, du commerce mondial

Le commerce mondial aussi profite d'une reprise économique plus vigoureuse que prévu. Déjà supérieurs en volume à leur pic d'avant-crise, les échanges de marchandises devraient finalement bondir de 10,8 % cette année, selon l'OMC (+2,8 points par rapport à sa précédente prévision de mars), et de 4,7 % en 2022 (+0,7 point). Même révision à la hausse pour la croissance mondiale (estimée à 5,3 % en 2021, puis 4,1 %) et européenne (4,3 %, puis 4 %). La crise du Covid-19 est toutefois loin d'être terminée. Parmi les menaces qui pèsent sur l'économie planétaire : "des pics d'inflation, un allongement des délais portuaires, des tarifs de transport plus élevés, et une pénurie longue des semi‑conducteurs", mais aussi "la pandémie elle‑même". L'Organisation mondiale du commerce s'inquiète, en particulier, de "l'accès inéquitable aux vaccins" et de la protection inégale des pays.

Rebond modéré et laborieux du tourisme international

Bilan beaucoup plus mitigé, du côté de l'Organisation mondiale du tourisme cette fois. Elle a compté 54 millions de voyageurs internationaux en juillet, en hausse de 58 % sur un an... mais deux tiers de moins qu'à la même époque en 2019 ! Sur les sept premiers mois de l'année, l'hécatombe est encore plus prononcée (-80 % en deux ans, -77 % pour l'Europe). L'OMT explique cette reprise au ralenti par un "manque de cohérence des règles et dispositions réglementaires, et des disparités au niveau des taux de vaccination". Le retour à la normale pourrait ne pas intervenir avant 2023 au plus tôt.

Pertes abyssales et continues pour les compagnies aériennes

Comme en écho aux chiffres précédents sur le tourisme international, les compagnies aériennes, elles aussi, ont (re)fait leurs comptes. Et ils sont catastrophiques, et même pires que redouté : leurs pertes cumulées sont attendues à 201,1 milliards de dollars (173 Md€) sur la période 2020-2022 (dont 44,6 Md€ pour cette année, 10 Md€ l'an prochain), selon l'Association internationale du transport aérien (Iata). Elle réclame, par conséquent, des mesures de soutien aux pouvoirs publics, à commencer, là encore, par l'harmonisation et la simplification des restrictions de voyages.

1er octobre

📍 Le Smic augmente

Le salaire minimum interprofessionel de croissance augmente de 34,89 euros brut ce 1er octobre. Il passe, pour une personne à temps plein, à 1 589,47 euros brut.

Allocation-chômage : les nouvelles règles de calcul entrent en vigueur

Les nouvelles modalités relatives au calcul du salaire journalier de référence, de la durée d'indemnisation et des différés d'indemnisation du régime d'assurance chômage entrent en vigueur ce 1er octobre. Les nouvelles règles de calcul de l'allocation-chômage avaient été suspendues en juillet par le Conseil d'Etat. Selon l'Unédic, les 1,15 million d'allocataires qui seront concernés la première année d'application subiront une baisse de leur allocation mensuelle de 17 % en moyenne.

Les entreprises familiales, plus performantes ?

Les entreprises, essentiellement des PME familiales à l’origine, qui ont ouvert la majorité de leur capital à des fonds entre 2009 et 2019 ont réalisé des performances supérieures à leurs concurrentes. C’est ce que révèle une étude réalisée par France Invest et le cabinet de conseil en stratégie Inuo Strategic Impact.
A lire : "Les entreprises familiales ayant ouvert leur capital à des fonds sont plus performantes"

Nouveau sursis pour les transfrontaliers

L'exception reste la règle jusqu'à la fin de l'année pour les travailleurs (trans)frontaliers en distanciel. Ils pourront continuer à bénéficier jusqu'au 31 décembre des règles d'imposition spécialement mises en place pendant la pandémie de Covid-19. Elles leur permettent de faire passer leur activité à domicile en "jours travaillés dans l’Etat où  [elles] exercent habituellement", rappelle le ministère de l'Economie. Ce principe devait expirer aujourd'hui, mais les cinq pays concernés (Allemagne, Belgique, Italie, Suisse et Luxembourg) ont accepté de le reconduire pour trois mois supplémentaires.

Les dirigeants d'entreprise peuvent (aussi) se former

La formation professionnelle est une obligation pour les salariés, pas pour les chefs d’entreprise. Alors comment ces derniers se forment-ils ? Peu adeptes de la formation continue classique, ils préfèrent se tourner vers des réseaux de pairs, les CCI ou encore des accélérateurs qui ont développé des offres spécifiques à leur attention.
A lire : Comment les dirigeants d'entreprise se forment-ils ?

Lactalis s'offre la marque Leerdammer

Le géant du lait Lactalis, basé en Mayenne, vient d'annoncer la finalisation du rachat de la marque néerlandaise Leerdammer, leader européen du fromage en tranches, au groupe francilien Bel.
A lire : Lactalis rachète la marque Leerdammer au groupe Bel

30 septembre

📍 La France doit être le leader mondial de l’hydrogène vert 

Pas un leader mondial parmi d’autres, mais bien le leader mondial : en pleine crise du coût de l’énergie, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire nourrit de grandes ambitions pour créer en France une nouvelle filière industrielle autour de l’hydrogène vert. « Dans les mois qui viennent, on doit voir des usines qui sortent de terre », exhorte le ministre de l’Economie. Pour donner corps à cette ambition énergétique,  « nous aurons le site de McPhy à Belfort, le projet Air Liquide en Normandie », a-t-il poursuivi.  Le ministre a oublié de citer la jeune pousse nantaise Lhyfe. Hasard du calendrier, celle-ci inaugurait le même jour en Vendée une usine de production d’hydrogène vert, fabriqué grâce des éoliennes.
A lire : Pour Bruno Le Maire, la France doit être le leader mondial de l'hydrogène vert
A lire : Lhyfe donne vie à son usine d'hydrogène vert en Vendée et lève 50 millions d'euros

L’inflation tirée par la hausse des prix de l’énergie

L’explosion des prix de l’énergie (+14,4% en un an) nourrit l’inflation. Selon une estimation provisoire de l’Insee, celle-ci serait de 2,1% entre septembre 2020 et septembre 2021. Les prix de produits manufacturés (+0,4%), de l’alimentation (+1%) ou du tabac (+4,8%) augmentent eux aussi, mais sans commune mesure avec la hausse des prix de l’énergie.

Les TPE-PME menacées de faillite ne sont pas celles que l'on pensait

L'Etat aurait-il trop aidé le tourisme et l'hôtellerie-restauration ? En août, les TPE-PME de ces secteurs, très exposés à la crise du Covid-19, affichaient en tout cas une santé financière plus solide qu'avant l'épidémie, selon une étude du Conseil d’analyse économique, un organe rattaché au gouvernement. Résultat, ce sont des secteurs moins soutenus qui sont désormais davantage menacés par l'arrêt des aides et les défaillances qui pourraient suivre.

Covid : l'Europe siffle la fin de l'encadrement des aides d'État aux entreprises

Un projet de la Commission européenne entend fixer au 30 juin 2022 la fin de l'encadrement temporaire des aides d'État adopté le 19 mars 2020 pour permettre aux Etats membres de soutenir leurs économies frappées par la crise sanitaire. Le projet prévoit néanmoins d'autoriser les Etats membres à prendre des mesures de soutien à l'investissement "en vue d'une reprise durable" ainsi que des mesures de soutien à la solvabilité "visant à attirer des fonds et des investissements privés" dans les petites et moyennes entreprises au-delà de cette échéance du 30 juin 2022.

100 millions d’euros pour élever des insectes

La biotech toulousaine Agronutris construit sa première usine dans les Ardennes, s’apprête déjà à en bâtir une seconde, et ambitionne de devenir l’un des leaders mondiaux de l’industrie de la nutrition durable. Pour cela, elle vient de lever 100 millions d’euros.
A lire : Agronutris lève 100 millions d'euros pour industrialiser sa production de protéines à base d'insectes

29 septembre

📍 Le passe sanitaire bien parti pour durer

Vous avez aimé le passe sanitaire élargi ? Vous allez adorer ce qui suit : le gouvernement veut "aintenir, pendant plusieurs mois encore, jusqu'à l'été, la possibilité d'y recourir", a indiqué son porte-parole Gabriel Attal. L'idée est de « se donner la possibilité de reprendre des mesures [sanitaires], s'il y a une reprise épidémique » d'ici là. D'autant, fait-il valoir, que le Parlement, dont l'avis est indispensable pour reconduire cette contrainte, s'arrêtera début 2022, en raison des élections présidentielle et législatives. Reste une question : qu'adviendra-t-il après le 15 novembre, date actuelle de l'expiration du passe ? Continuera-t-il à s'appliquer ou sera-t-il suspendu, pour être gardé sous le coude au cas où ? Sur ce point, Gabriel Attal n'a rien dit.

Le déclin inexorable du chômage partiel

Cette fois, ça sent vraiment la fin. Les demandes d'activité partielle ont fortement reculé cet été, d'après le bilan mensuel de la Dares. Le reflux est tel que le ministère du Travail s'attend à indemniser moins d'un demi-million de salariés en août.

Restauration : spectaculaire hémorragie de l'emploi...

Une pénurie de main-d'oeuvre plus grave que prévu. Sur les douze premiers mois de la crise du coronavirus, l'hébergement-restauration a perdu 237 000 salariés, selon la Dares (ministère du Travail). C'est 2 fois plus que le nombre avancé par les organisations professionnelles elles-même, en mai dernier. Mais ce trou béant dans les effectifs n'est pas la seule explication aux difficultés de recrutement, rencontrées par le secteur depuis le déconfinement.

... et "main tendue" de l'assureur Axa

C'est l'autre combat des restaurateurs dans cette crise du Covid-19 : obtenir l'indemnisation des pertes provoquées par leurs fermetures administratives pendant les confinements. Attaqué en justice à ce sujet, l'assureur Axa proposait un règlement à l'amiable jusqu'au 30 septembre. Cette échéance vient d'être repoussée au 15 novembre, dans les "mêmes conditions financières". De quoi "laisser plus de temps aux clients qui le souhaitent d’engager ou de finaliser les démarches nécessaires", explique la compagnie. Qui souligne, au passage, qu'elle "n'a pas vocation à couvrir les pertes d’exploitation consécutives aux mesures généralisées prises par le gouvernement" dans sa lutte contre le coronavirus.

Chimie : Afyren prépare l'après-pétrole en Bourse

De nouvelles ressources pour le spécialiste de la chimie verte Afyren. Pour concrétiser ses différents projets industriels, l'entreprise de Clermont-Ferrand a décroché 66,5 millions d'euros en Bourse. Un montant toutefois un peu inférieur ce qu'elle escomptait.
A lire : Afyren lève 66,5 millions d'euros pour son introduction en Bourse

28 septembre

📍 Soulagement sur les délais de paiement...

C'est un coup d'arrêt évident, mais le pire a été évité. L'Observatoire des délais de paiement ne cache pas son soulagement. Malgré l'épidémie de coronavirus, les retards des entreprises pour régler leurs factures, "inévitables" vu le contexte, sont finalement restés "limités". Pour autant, le ministère de l'Economie déplore un retour à la normale encore "trop lent". Et tire, au passage, les oreilles des grandes entreprises, ouvertement pointées du doigt par ce rapport.

... mais regain d'inquiétudes sur les prix de l'énergie

Gare aux ricochets. La montée continue des tarifs réglementés du gaz (encore +12,6 % au 1er octobre) devrait faire grimper les prix de l'électricité à partir de janvier. La mise en garde provient du ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Cette répercussion mécanique s'expliquerait par le fonctionnement même du marché unique de l'énergie au niveau européen, qui lie les cours de l'un et l'autre. « C'est économiquement absurde et, d'un point de vue écologique, totalement contradictoire », a-t-il fustigé sur CNews, dans la mesure où, au nom de la transition écologique, l'Etat pousse, par exemple, les industriels à électrifier leurs process de production. Bruno Le Maire va donc demander à l'Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro) de « transformer en profondeur » ces règles. D'autant que la flambée du gaz « durera encore probablement quelques mois ». Pas de quoi rassurer les industriels, déjà mobilisés sur le sujet.

Les ventes en ligne s'envolent

En pleine forme ! Le e-commerce a enregistré une hausse spectaculaire de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, selon un bilan dressé par la Fevad, la fédération du secteur. A la solide croissance des ventes, du côté des produits, s'est ajouté le redémarrage tonitruant des services, bien moins impactés par le troisième confinement que par le premier de l'an dernier.

Les cessions d'entreprises patinent

La crise du coronavirus n'y aura rien changé : les cessions de fonds de commerce ont continué à ralentir en 2020, et leurs prix à augmenter, selon une étude d'Altares. Une double tendance structurelle qui inquiète le cabinet d'analyse écononomique.

De nouvelles briques pour doper le logement neuf

Le chantier n'avance pas assez vite. Pour relancer la construction de logements neufs, jugée insuffisante, surtout dans les zones déjà sous tension, le Premier ministre Jean Castex a annoncé plusieurs mesures, lors d'un discours à Bordeaux, devant le Congrès HLM. Les communes seront notamment aidées financièrement à bâtir plus, par le biais d'avantages fiscaux (pour les logements sociaux et intermédiaires) ou à travers une aide forfaitaire (pour les logements collectifs, sur les territoires en manque de place). Cette dernière sera dotée de 175 millions d'euros, issus du plan de relance. L'Etat promet également "la mise en place d’un inventaire en temps réel des parcelles cessibles", et donc disponibles à la construction.

Brexit : l'Europe met la main à la poche

Un fonds de 5,47 milliards d'euros pour faire passer la pilule du Brexit. L'enveloppe a été validée aujourd'hui par le Conseil européen. Parmi les trois principaux Etats bénéficiaires, la France recevra 735 millions d'euros. Cette somme doit servir à "couvrir des coûts supplémentaires, compenser des pertes ou pallier d'autres effets économiques et sociaux" liés à la sortie du Royaume-Uni hors de l'UE. A ce titre, une partie de cet argent sera spécifiquement orientée vers le secteur de la pêche.

Défense : Naval Group accoste en Grèce

Petit lot de consolation pour Naval Group. Après avoir perdu son fameux "contrat du siècle" avec l'Australie, l'entreprise vient de décrocher la construction de trois frégates pour le compte de la Grèce.

27 septembre

📍 Emploi : 1,4 milliard d'euros contre les pénuries de main-d’œuvre

Après le plan de relance et avant le plan d'investissement, voici venu le temps du "plan de réduction des tensions de recrutement". Le gouvernement a dégainé, aujourd'hui, une feuille de route à 1,4 milliard d'euros, pour maintenir les compétences des salariés et orienter les chômeurs vers les entreprises en manque de main-d'oeuvre. Ces nouvelles actions s'inscrivent dans la continuité de deux autres chantiers, a tenu à rappeler le Premier ministre Jean Castex : la réactivation de la réforme de l'assurance chômage avant la fin de l'année, ainsi que les discussions actuelles, avec les branches professionnelles, sur l'attractivité des métiers.

Pendant ce temps-là, le chômage reflue en apparence...

Le chômage continue à jouer aux vases communicants. En août, la France (hors Mayotte) comptait 3,54 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité, selon la Dares (ministère du Travail). Un chiffre en baisse pour le quatrième mois consécutif (-1,4 % en un mois), et au plus bas depuis le début de la crise sanitaire (mais toujours en augmentation d'1,7 % par rapport à février 2020). Situation complètement inverse pour les chômeurs en activité réduite : en hausse continue depuis mai, ils n'ont jamais été aussi nombreux dans le pays (2,33 millions de personnes, +0,3 % en un mois).

... et la bataille du recrutement bat son plein

En attendant le renfort promis par l'Etat, les entreprises sont d'ores et déjà sur le pied de guerre pour embaucher. L'objectif est simple : pourvoir le plus rapidement possible les postes libres, pour ne pas compromettre ses chances de développement. Exemple en Auvergne Rhône-Alpes, avec trois dirigeants d'horizons très différents (le numérique, l'industrie et le bâtiment), mais unis par la même problématique de l'emploi.
A lire : « Recruter, c'est la guerre » : la galère des employeurs pour trouver des candidats
Autre région, même casse-tête. En Pays de la Loire, France Naissain a donc décidé d'innover pour trouver ses perles rares. L'entreprise vendéenne s'est lancée dans le recrutement par simulation depuis l'an dernier. Une méthode jugée bénéfique, même si elle ne suffit pas, à elle seule, à combler tous les postes vacants.
A lire : En Vendée, France Naissain se passe  du CV pour recruter

Restauration : l'Etat renonce aux pourboires

C'est décidément le thème de la journée : les difficultés de recrutement. Pour y répondre, le gouvernement presse, entre autres, les professionnels de la restauration à améliorer l'attractivité de leurs métiers, notamment par une revalorisation des salaires. L'Etat a décidé de faire sa part avec ce coup de pouce symbolique : les pourboires, versés par carte bancaire, seront bientôt défiscalisés, a annoncé Emmanuel Macron, en visite au Sirha de Lyon. Autrement dit, ils seront « sans charge pour les employeurs et sans impôt pour les salariés », a insisté le président de la République. De quoi, selon lui, donner aux patrons un argument financier supplémentaire pour attirer les candidats.

Retour au travail pour les salariés vulnérables

L'heure de la rentrée a sonné pour les travailleurs à risque face au Covid-19. Jusqu'à présent, ils pouvaient bénéficier du chômage partiel, afin de limiter leur exposition au coronavirus. Mais depuis aujourd'hui, de nouvelles règles, plus restrictives, s'imposent et devraient limiter, de fait, le recours à cette mesure de prévention.

Coup d'envoi du "fonds de transition" pour les ETI

Il se sera fait attendre. Près de quatre mois après sa présentation, le "fonds de transition" de 3 milliards d'euros pour les grandes entreprises viables, mais fragilisés par le Covid-19, est désormais opérationnel.

Les restrictions sanitaires restent en place

Pas de nouvel allègement en vue pour les contraintes anti-coronavirus, bien au contraire. Dans une interview aux Echos, le Premier ministre juge qu'il est encore « trop tôt pour lever les gestes barrières ou le passe sanitaire ». Et de rappeler, d'ailleurs, que ce dernier s'imposera aux plus jeunes (de 12 à 17 ans) à partir de jeudi. Autre précision de Jean Castex : les tests de dépistage au Covid-19 ne seront plus remboursés après le 15 octobre, sauf pour les mineurs ou pour des raisons de santé. Dans ce dernier cas, les personnes vaccinées seront dispensées de prescription médicale. Pour rappel, le seul assouplissement concédé par le gouvernement, jusqu'à présent, porte sur les jauges dans les établissements recevant du public.

Un festival de podcasts pour réfléchir à l'entreprise de demain

Diriger une entreprise après le Covid-19, ça veut dire quoi ? Comment manager, développer, innover, et tout simplement être, après cette crise sanitaire et économique qui a ébranlé le monde ? Pour le savoir, soyez à l'écoute de notre premier festival sonore, "Dirigeant.e.s demain", organisé du 15 au 19 novembre !
A lire : "Dirigeant.e.s demain" par Le Journal des Entreprises, un festival podcast pour mieux décider

24 septembre

📍 Les gagnants du projet de financement de la Sécu

Après le projet de budget de l'Etat, place à celui de la Sécurité sociale. Présenté aujourd'hui, le texte met en musique plusieurs dispositions annoncées ces derniers mois. Au programme : des facilités pour l'innovation pharmaceutique, des investissements dans le numérique, ou encore de nombreuses mesures fiscales au bénéfice des indépendants et des services à la personne.

Projet de budget : la critique ambivalente du Medef

Le Medef fait la leçon au gouvernement. L'organisation patronale s'inquiète, chiffres à l'appui, de "l’accoutumance, voire l’addiction à la dépense publique que reflète [le] projet de loi de finances" 2022, présenté mercredi. "La France ne peut pas vivre durablement au-dessus de ses moyens", poursuit-elle, sous peine de perdre en "crédibilité" et en "marges de manœuvre pour faire face à un nouveau coup dur". Pour autant, pas question d'en appeler à la "rigueur". Car, dans le même temps, le patronat se félicite aussi de la baisse de l'impôt sur les sociétés, comme du futur plan d’investissement, "capable de renforcer notre autonomie stratégique".

Plan de relance : le coup de bonneteau du gouvernement

Le "redéploiement" du plan de relance enfin révélé. Depuis quelques semaines, le gouvernement rallonge plusieurs de ses aides (primes à l'apprentissage, territoires d'industrie et usines du futur, agroéquipements, transports collectifs...). Et ce, sans jamais remettre au pot des 100 milliards d'euros initialement prévus. Pour maintenir cette enveloppe intacte, il faut donc bien rogner sur d'autres dispositifs. On en connaît désormais au moins cinq, cités dans le projet de loi de finances 2022. Seront ainsi dégarnis, officiellement parce qu'ils sont sous-utilisés : les garanties de l'Etat sur l'export, ainsi que sur les prêts participatifs ; les primes à la conversion et bonus écologiques pour l'automobile ; les prêts inscrits dans le Plan climat de Bpifrance.

Industrie : la carte des sites prêts à l'emploi s'étend

Industriels ou logisticiens, ces terrains n'attendent que vous ! Le gouvernement a dévoilé une nouvelle liste de 49 sites "clés en main". Autrement dit, des lieux où il est censé être simple et rapide de s'implanter, grâce à l'anticipation de diverses procédures administratives. Au total, la France en compte désormais 127.
A lire : Où sont situés ces 49 nouveaux sites qui doivent faciliter les implantations industrielles en France ?

La transition écologique en pratique

Parler de transition écologique, c'est bien. La faire, ce serait mieux. Oui, mais par où commencer ? Face aux difficultés d'appréhender ce vaste sujet, Bpifrance Le Lab propose aux PME et ETI trois outils pour leur mettre le pied à l'étrier. L'occasion de leur rappeler aussi que cet effort de "transformation" représente autant un enjeu pour leur pérennité dans le temps, qu'un gisement d'opportunités à plus court terme.

Corruption : la CCI de Nice répond aux accusations

« Serein », et même « satisfait ». Pointée du doigt dans un rapport de l'Agence française anticorruption (AFA), révélé par Mediapart, la CCI Nice Côte d'Azur répond, par la voix de son président, aux questions de notre rédaction de la Région Sud. L'occasion, pour Jean-Pierre Savarino, de se féliciter que les recommandations de l'AFA aient permis à sa chambre de commerce et d'industrie de devenir « l’une des rares en France à être en conformité avec la loi Sapin II » sur la transparence de la vie économique.
A lire : « Il n'y a aucun vice caché à la CCI Nice Côte d'Azur »

Spatial : ArianeGroup en zone de turbulences

Le fabricant des fusées Ariane va devoir s'alléger. L'entreprise aérospatiale prévoit de supprimer jusqu'à 600 postes l'an prochain. Dans le viseur : le site normand de Vernon.

23 septembre

📍 Numérique : les start-up enjambent la crise...

Finalement, plus de peur que de mal. Les jeunes pousses françaises du numérique ont traversé la crise du Covid-19 comme si de rien n'était, à en croire le 10e baromètre France Digitale-EY dédié à leurs performances économiques et sociales. Bien loin des inquiétudes affichées il y a un an.

... trois licornes passent au galop...

Folle semaine pour les start-up françaises. En quelques jours, trois d'entre elles ont attiré plus d'1 milliard d'euros : 580 millions pour le créateur de vignettes de foot virtuelles Sorare (somme encore jamais atteinte par une jeune pousse française), 473 millions pour Mirakl (concepteur de places de marché en ligne) et 178 millions pour Vestiaire collective (e-commerce). Les trois sont considérées comme des "licornes", car valorisées à plus d'1 Md€ chacune. Pour mémoire, les levées de fonds, en France, au premier semestre 2021, avait atteint des sommets : plus de 5 milliards d'euros... seulement 5 fois plus que ce que ces trois entreprises ont réussi à collecter, à elles seules, ces derniers jours. De quoi ravir le secrétaire d'Etat à la Transition numérique : « On peut se fixer l'objectif que, d'ici à 2025, on voit la première entreprise issue de la French Tech rentrer dans le CAC 40 », a estimé, hier soir, Cédric O.

... et un portail s'ouvre pour les projets en devenir

Les start-up françaises ont le vent en poupe, mais pas question de se reposer sur ces lauriers pour les pouvoirs publics. Hasard du calendrier, Bpifrance et 23 acteurs de l'innovation (CNRS, CEA, réseau des SATT...) lancent aujourd'hui un portail d'information, lesdeeptech.fr, pour accélérer l'éclosion des jeunes pousses de demain. Le site propose des ressources variées pour aider chercheurs et entrepreneurs à créer leur société et ainsi lancer eux-mêmes leurs innovations sur les marchés. Parmi les services disponibles : mise en relation avec des investisseurs, recrutement d’associés fondateurs et, à terme, programmes de formation. Cette initiative doit aider Bpifrance à atteindre son objectif de 500 créations annuelles de start-up dites "deeptech" d'ici à 2030 (contre 200 recensées en 2020).

Lacroix, Seb : les groupes français aussi font tourner les millions

Il n'y a pas que les start-up qui affolent les compteurs cette semaine. L'ETI nantaise Lacroix Group vient de décrocher plus de 44 millions d'euros, à la suite d'une augmentation de capital, lancée cet été. C'est toutefois un peu moins qu'espéré à l'origine.
A lire : Le groupe Lacroix lève 44,3 millions d'euros pour financer son plan stratégique 2025
Dans un tout autre exercice, le groupe d'électroménager Seb sort, lui, son chéquier pour rallonger la sauce de ses investissements. Cette enveloppe additionnelle de 90 millions d'euros va profiter au siège du groupe, dans le Rhône, mais aussi à une nouvelle implantation dans le Pas-de-Calais.
A lire : Le groupe Seb annonce un total de 150 millions d'euros d'investissement en France pour 2021

L'automobile freinée par un festival de pénuries

Changement d'ambiance : le manque de puces électroniques commence à sérieusement piquer l'industrie automobile mondiale. Elle devrait enregistrer 210 milliards de dollars (178 Md€) de manque à gagner en 2021, en raison du ralentissement généralisé de la production. Ce sont en effet 7,7 millions de véhicules qui ne sortiraient pas des chaînes cette année. Quasiment deux fois plus qu'attendu en mai. C'est que, prévient l'étude, les semi-conducteurs ne sont pas le seul problème du secteur actuellement. Et de citer les pénuries de résine, d'acier et de main-d'oeuvre.

Les patrons restent confiants, malgré quelques déceptions

La rentrée redonne un peu le sourire aux chefs d'entreprise. Le climat des affaires, mesuré par l'Insee, est en hausse d'1 point en septembre, après en avoir perdu 4 sur juillet-août. La confiance affichée par les patrons, interrogés du 27 août au 20 septembre, reste bien supérieure à ce qu'elle était avant-crise. Pour autant, elle décroche dans plusieurs secteurs : l'industrie (-4 points) et le commerce, qu'il soit de détail (-3) ou de gros (-3 aussi, mais sur deux mois). Ces reculs s'expliquent par la déception sur le niveau passé de production (pour la première) et de ventes (pour les seconds).

Les cadres ont (presque tous) sauvé leurs salaires

Les cadres ont échappé au pire. En 2020, leur rémunération s'est globalement stabilisée, malgré la crise du Covid-19 et les confinements, selon un baromètre de l'Apec. Mais tout le monde n'a pas forcément réussi à passer entre les gouttes : l'association s'inquiète, en particulier, pour les jeunes et les femmes. Eux pourraient payer sur le long terme, tout au long de leur carrière, les conséquences de cette année pas comme les autres.

Nouvel allègement prudent des mesures sanitaires aux frontières

Un peu moins de rouge sur la carte du monde. La France allège ses mesures anti-coronavuris pour les déplacements dans sept pays (Argentine, Bangladesh, Indonésie, Népal, Mozambique, Namibie, République démocratique du Congo), ainsi que la Guyane. Tous ces territoires passent en catégorie orange, soit le niveau intermédiaire de restrictions sanitaires appliquées aux frontières.

22 septembre

📍 Les jauges bientôt levées, pas le passe sanitaire

La « décrue épidémique » a beau « se confirmer jour après jour », le gouvernement n'entend pas lâcher la bride sur les contraintes sanitaires. Il n'a concédé qu'un seul assouplissement pour les entreprises, à l'issue du Conseil de défense du jour : un allègement conditionnel des jauges encore en vigueur. Quant au passe sanitaire, il est maintenu tel quel. La réflexion sur son abandon là où le coronavirus circule moins est même renvoyée à une date ultérieure non-précisée.

Budget 2022 : place à l'investissement

Tourner la page du Covid-19 et ouvrir le chapitre du monde d'après. Ce sera le double objectif du projet de loi de finances 2022, présenté aujourd'hui par le gouvernement. Le texte acte « une forme de normalisation » des finances publiques, mais sans austérité ni rigueur, a promis Olivier Dussopt, ce matin, sur France 2. Fini donc le "quoi qu'il en coûte". Et pour cause : après avoir englouti de dizaines de milliards d'euros lors des deux derniers exercices, le fonds de solidarité et l'activité partielle doivent s'effacer dans les prochaines semaines. Pour autant, l'exécutif compte bien maintenir ses injections de liquidités dans l'économie : outre le plan en faveur des indépendants, ce budget 2022 va intégrer une partie de la stratégie d'investissement, promise cet été. Problème : son chiffrage exact (20 à 30 Md€) n'est pas connu, son contenu précis non plus, l'un et l'autre devant être annoncés en octobre par Emmanuel Macron. Même mystère autour du soutien renforcé à l'emploi, la jeunesse et la formation, récemment annoncé.

Relance : 10 milliards d'euros cherchent preneurs

A chacun son bilan de la relance. Après le gouvernement et l'Ademe, c'est au tour de la Caisse des dépôts de faire les comptes : en dix mois, elle revendique avoir débloqué 40 % de l'enveloppe constituée pour aider l'économie à rebondir après la crise du coronavirus. Et compte en faire autant d'ici fin 2022, au profit, entre autres, de la transition écologique, mais aussi du tourisme, du commerce et de l'industrie.

Epatante envolée des embauches en août

Pas de pause estivale pour l'emploi, ou presque. Après un coup d'arrêt en juillet (-7 % sur un mois), les déclarations d'embauche de plus d'un mois (hors intérim) ont bondi de 6,4 % en août, d'après la Caisse nationale de l'Urssaf. Résultat, elles s'approchent tout près des records historiques de juin, avec 400 500 CDI et 422 000 CDD longs signés. Cette surperformance pourrait toutefois être liée à "un effet calendaire" : "des entreprises [ont] pu avancer au lundi 30 août des embauches habituellement opérées début septembre", explique l'étude. Il n'empêche, la dynamique est manifeste, autant sur un an (+10,9 %), que par rapport à l'avant-coronavirus (+11,9 % depuis février 2020).

Energie : souffle collectif autour de l'éolien marin

Il n'y a pas que l'hydrogène qui favorise les rapprochements d'entreprises françaises en ce moment. Dans l'éolien marin, cinq réseaux de TPE, PME et ETI s'unissent pour tenter de faire décoller la filière industrielle nationale, avec l'aide des grands donneurs d'ordres du secteur.

Tourisme : Salaün reprend ses esprits

Toujours debout, mais pas tout à fait rétabli. Après une année 2020 « quasi-blanche » et une crise « très violente », le patron du voyagiste breton Salaün le reconnaît : son entreprise est encore convalescente. Mais la pandémie lui a aussi servi de leçon, a expliqué Michel Salaün à notre rédaction du Finistère.
A lire : « La crise nous a permis de nous remettre en question »

21 septembre

📍 Une rentrée sous de bons auspices dans les TPE-PME

Trois voyants verts et un point noir. La situation des TPE-PME apparaît plutôt rassurante, si l'on en croit le panorama dressé par Bpifrance Le Lab et Rexecode. Dans leur dernier baromètre trimestriel, les dirigeants d'entreprise n'ont jamais paru aussi sereins quant à la situation de leur trésorerie et leur accès au crédit. Même l'investissement retrouve des niveaux élevés. Mais, car il y a un "mais", une ombre plane sur ce tableau idyllique (bien plus positif en tout cas que celui présenté récemment par la CPME) : les difficultés de recrutement font, bel et bien, leur retour en force.

Un printemps encore éprouvant dans les hôtels

Situation verrouillée dans les hôtels français. Au deuxième trimestre, tous les indicateurs du secteur étaient encore au rouge, selon l'Insee. Pour autant, l'institut relativise et note un redressement naissant, à la faveur du déconfinement, autour du mois de juin.

La reprise économique de la France décevante pour les uns...

Peut mieux faire. La vigueur de la reprise économique en France ne soulève pas l'enthousiasme chez Euler Hermes. Bien au contraire : l'assureur-crédit juge que le pays n'a pas vraiment brillé cet été. Résultat, il affiche des prévisions de croissance pour 2021 et 2022 bien plus mesurées que celles du gouvernement, de la Banque de France ou de l'Insee.

... détonnante pour les autres !

Son de cloche quelque peu différent du côté de l'OCDE. Dans une actualisation de ses prévisions économiques, également livrée aujourd'hui, l'organisation internationale anticipe bel et bien une croissance forte pour la France cette année (+6,3 %, revue à la hausse d'un demi-point en trois mois), puis 4 % en 2022 (chiffre inchangé).
Sur le diagnostic de l'économie internationale, en revanche, l'OCDE est, cette fois, sur la même longueur d'ondes qu'Euler Hermes. La reprise est encore jugée "trop inégale", même si le PIB mondial a désormais dépassé son niveau d'avant-crise. Les deux analyses déplorent également "les tensions dans les chaînes d’approvisionnement" et les hausses de coûts dans le transport maritime et les matières premières. Pour autant, en Europe au moins, l'inflation devrait être temporaire et s'atténuer en 2022.

Alliances tous azimuts autour de l'hydrogène

Les industriels français jouent la carte des alliances pour déployer l'hydrogène dans les transports. Deux alliances ont été annoncées coup sur coup aujourd'hui. Dans le ferroviaire, Alstom et Plastic Omnium font cause commune pour développer des "solutions de stockage d’hydrogène embarquées, à la fois innovantes et compétitives". Première mise sur le marché promise "dès 2022 pour des trains régionaux, en France et en Italie". Du côté de l'aérien, Airbus et Air Liquide, déjà associés à ADP (voir actualité du 21 juin 2021), se rapprochent de Vinci Airports. Cette fois, il s'agit d'équiper l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry en installations hydrogène pour les véhicules terrestres du site et, à terme, les avions du futur.

Masques : le made in France ne fait plus vendre

Les masques français auraient-ils du plomb dans l'aile ? La coopérative lancée en Bretagne, dans la foulée du premier confinement, pour produire ces protections sanitaires, est aujourd'hui étranglée par ses stocks. Les acheteurs ont disparu et la société court le risque d'en faire de même, s'alarme son dirigeant. La nouvelle fait un peu tache : quelques heures avant cet appel à l'aide, la filière textile avait justement lancé une plate-forme, inspirée par cette expérience de mobilisation, au printemps 2020, autour des masques made in France.
A lire : En difficulté, la Coop des Masques lance un appel pour écouler son stock

20 septembre

📍 Passe sanitaire : les signaux contradictoires du gouvernement

Stop ou encore ? Sans doute un peu des deux. Le gouvernement souffle le chaud et le froid, au sujet des mesures anti-coronavirus en général, et du passe sanitaire en particulier. La question de leur adaptation « en fonction de la circulation du virus » sera examinée « prochainement »,  et « probablement mercredi », a indiqué le porte-parole Gabriel Attal, hier, sur BFMTV. Le ministre de la Santé Olivier Véran avait également évoqué cette piste d'allègements localisés des contraintes, dans le journal Le Parisien. Mais pas question d'abandonner complètement les restrictions pour autant. La preuve : un projet de loi, en cours de préparation, sera présenté à la mi-octobre, assure France Info ce matin, pour prolonger le passe sanitaire au-delà de sa date d'expiration actuelle, pour le moment fixée au 15 novembre.

RSE : pourquoi les TPE-PME sont à la traîne

Les TPE-PME trop timorées dans leurs actions RSE ? Deux enquêtes mettent en tout cas en lumière leurs difficultés à structurer une véritable politique de responsabilité sociétale. En cause : le manque de moyens dédiés à ce sujet... mais aussi l'absence d'incitations légales à en faire plus.

Entretiens professionnels : le compte à rebours est lancé

Plus que 10 jours pour rattraper un an et demi de retard. Les employeurs ont jusqu'au 30 septembre pour réaliser les entretiens professionnels de leur personnel, reportés pendant la crise du coronavirus. Passé ce délai de clémence, les entreprises de plus de 50 salariés, qui ne se seraient toujours pas pliées à leurs obligations en la matière, s'exposeront aux sanctions habituelles.

Le télétravail, nouvel allié des délocalisations ?

Et si la crise du coronavirus favorisait une nouvelle vague de délocalisations ? Alors que l'épidémie a déclenché un regain d'intérêt pour la réindustrialisation, le télétravail pourrait provoquer un mouvement inverse de délocalisation dans les services, selon une étude récente de Coface. Un risque pour l'emploi... mais aussi une opportunité, source potentielle d'économies pour les entreprises, à en croire l'assureur-crédit.
A lire : « Avec la généralisation du télétravail, les délocalisations virtuelles arrivent »

La filière textile cherche à tirer son épingle du jeu

Tisser de nouveaux liens au sein de la filière textile. Après une mobilisation exceptionnelle pour fabriquer des masques au printemps 2020, plus de 220 entreprises du secteur ont cherché à garder le fil de cette collaboration au-delà de la crise sanitaire. Réunies dans l'association Façon de faire, elles concrétisent aujourd'hui cette volonté avec le lancement d'une plate-forme de mise en relation entre donneurs d'ordres et fournisseurs français. Avec l'espoir de redonner de l'allant à un secteur du textile et de l'habillement toujours fragilisé par la conjoncture.
A lire : La manufacture de tricotage la Sedem souffre toujours des conséquences de la crise du Covid

Innovation : la France aux portes du top 10 mondial

L'Hexagone se replace. La France pointe à la 11e place de l'Indice de l'innovation 2021, dressé par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Soit une position gagnée par rapport à 2020 (et 5 en deux ans). Pour autant, le pays est devancé par sept Etats européens (dont la Suisse et la Suède, en tête du classement, mais aussi le Royaume-Uni, 4e, et l'Allemagne, 10e). La France brille, en fait, surtout par sa créativité (actifs immatériels, secteur culturel, activité numérique), mais pêche par son environnement général. Ses principales faiblesses sont, en particulier, l'insuffisante "sophistication" de son tissu économique (écosystèmes de l'innovation, compétences et efforts d'investissement des entreprises, etc.), mais aussi le le rôle mitigé des institutions (cadre politique, règlementaire et économique). Ce qui n'a pas empêché le gouvernement de se réjouir de ce palmarès, vu comme un succès de la politique menée sous le quinquennat d'Emmanuel Macron.

17 septembre

📍 Fonds de solidarité : la dernière tournée

En principe, ça sent la fin pour le fonds de solidarité. Cette semaine, les demandes pour août ont été ouvertes, les règles pour septembre publiées. Ensuite, en théorie, cette aide emblématique de la crise du Covid-19 disparaîtra. Oui, mais en théorie seulement, car sa date d'expiration a été repoussée jusqu'à la fin de l'année, au cas où.
A lire : Le fonds de solidarité d'août et septembre réservent quelques dernières surprises

La rénovation énergétique voit double

C'est une autre aide de l'Etat au succès fou. Dédié à la rénovation énergétique des logements, MaPrimeRénov a épuisé, en une seule année, l'enveloppe de 2 milliards d'euros prévue, dans le plan de relance, pour en durer deux. Pas de problème : le gouvernement va remettre 2 autres milliards dans le dispositif pour le maintenir l'année prochaine, a assuré le Premier ministre Jean Castex. L'exécutif s'attend désormais à ce que MaPrimeRénov' atteigne les 800 000 bénéficiaires en 2021. De quoi continuer à soutenir l'activité du bâtiment dans l'ancien.

La formation des chômeurs bientôt déléguée aux entreprises

La pénurie de main-d'oeuvre résolue par les chômeurs de longue durée ? C'est le pari que s'apprête à prendre le gouvernement. Dans une interview au Parisien, Elisabeth Borne explique vouloir « financer les entreprises qui formeront, pendant plusieurs mois, [ces] demandeurs d'emploi ». L'idée, insiste la ministre du Travail, est de « développer la mise en situation (...), en donnant des moyens aux employeurs qui le souhaitent, pour qu'ils [les] forment au plus près de leurs besoins ». L'accent sera également mis sur les contrats de professionnalisation. Ces actions s'inscrivent dans le cadre du "plan d'investissement dans les compétences", promis à la rentrée par le Premier ministre.

Les entrepreneurs en vacances

Petit coup de mou pour les créations d'entreprises cet été. Elles ont marqué le pas en juillet-août, selon l'Insee. Une pause estivale toute relative, car leur nombre reste proche des sommets atteints en 2020.

Les entreprises à mission en croissance

Les sociétés à mission continuent à faire leur trou. La France en comptait 206 à la fin du deuxième trimestre, quasiment 5 fois plus qu'il y a un an, selon un observatoire réalisé par leur Communauté et Mines ParisTech. Les entreprises qui se sont dotées d'une raison d'être sont, à 70 %, des TPE-PME de moins de 50 salariés. L'Ile-de-France concentre plus de la moitié des pionniers de ce statut créé par la loi Pacte, loin devant l'Auvergne Rhône-Alpes (11 %), les Pays de la Loire et la Nouvelle Aquitaine (7 % chacun).

La crise du Covid-19, terreau du burn-out

La crise du coronavirus a laissé des traces sur la santé des travailleurs. Des traces résumées en trois lettres par Jean-Denis Budin : "L-E-S", pour "lassitude, épuisement, solitude". Le président du Credir, association dédiée à la prévention du burn-out, a décrypté cet acronyme pour notre rédaction d'Alsace. Et ouvre quelques pistes pour y échapper.
A lire : « L'épuisement professionnel est multifactoriel »

16 septembre

📍 Le plan du gouvernement pour les indépendants

Les indépendants tiennent enfin leur plan de soutien. Mélange de mesures fiscales et sociales, structurelles et conjoncturelles, ce paquet d'actions a été présenté par le président de la République Emmanuel Macron en personne, lors des Rencontres de l'U2P, à Paris. Objectif de ce programme, censé se concrétiser tout au long de l'année prochaine : « donner du courage » à ces quelque 3 millions de professionnels, afin qu'ils continuent « à investir et embaucher, à animer nos territoires et à transmettre ». Mission visiblement accomplie. L'Union des entreprises de proximité (U2P) salue "une étape historique" et des "mesures ambitieuses". Le Syndicat des indépendants (SDI) apporte un "satisfecit global" à "un dispositif aux bases solides".

Double promesse de souplesse sur les PGE

La bulle d'oxygène ne doit pas devenir un sac de plomb. Après avoir sauvé les entreprises de la crise de trésorerie, les prêts garantis par l'Etat (PGE) ne doivent pas pénaliser leur redressement, a averti Emmanuel Macron, en marge de la présentation du plan pour les indépendants. En vue de l'expiration, à partir de mars 2022, du différé d'amortissement de deux ans, le président de la République a donc promis de la souplesse dans le dispositif. Sans aller pour autant jusqu'à remettre en cause les modalités actuelles du PGE.
A lire : Le remboursement des PGE ne doit pas pénaliser les entreprises, prévient Emmanuel Macron

Le futur niveau du Smic officialisé

Les prix augmentent, le Smic s'ajuste. Comme prévu (voir actualité d'hier), le salaire minimum brut augmentera de 23 centimes de l'heure à partir du 1er octobre, a confirmé le ministère du Travail hier soir. Ce qui le portera à 10,48 euros, soit, pour un temps plein, 1 589,47 euros mensuels (+34,89 €). Cette revalorisation automatique de 2,2 %, imposée par la loi, est calquée sur la hausse des prix hors tabac, constatée par l'Insee entre novembre et août, chez les 20 % de ménages les plus modestes.

Défense : Naval Group perd le "contrat du siècle"

Touché, coulé. Le français Naval Group a perdu, cette nuit, son contrat historique avec l'Australie. Approuvé en 2016, formellement signé trois ans plus tard, il portait sur la livraison de 12 sous-marins conventionnels, en partie conçus à Cherbourg et Nantes, pour un montant initial de plus de 30 milliards d'euros et une durée de 50 ans. Mais le Premier ministre Scott Morrison a annoncé, cette nuit, leur préférer des engins américains à propulsion nucléaire, dans le cadre d'un partenariat stratégique incluant le Royaume-Uni. Naval Group a sobrement fait part de sa "grande déception". Thales, également impliqué, "prend acte de la décision" australienne. Le ministre français des Affaires étrangères, lui, a été plus virulent : « C'est vraiment (...) un coup dans le dos » (sic), a lancé, sur France Info, Jean-Yves Le Drian. Au-delà d'une relation de « confiance trahie » avec l'Australie, il dénonce le comportement des Etats-Unis et leur « décision unilatérale, brutale, imprévisible » de torpiller le contrat franco-australien.
A lire : L'Australie annule son contrat avec Naval Group, les sites de Cherbourg et Nantes concernés

Le marché automobile reste englué dans la crise

Violent coup de frein sur les ventes automobiles en Europe, cet été. Sur un an, elles s'affichent en repli de 23,2 % en juillet et de 19,1 % en août, selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Les français sont directement touchés par ce ralentissement, avec, par exemple, -39,5 % pour le groupe Renault en juillet et -29,7 % pour Stellantis le mois suivant. Ce double recul estival n'empêche pas le marché de rester en croissance de 11,2 % depuis le début de l'année... mais la comparaison est faussée par un millésime 2020 très faible, du fait de la crise du coronavirus. Par rapport à 2019, les immatriculations se sont, en réalité, effondrées de 35 % sur les huit premiers mois de 2021.

15 septembre

📍 Obligation vaccinale : l'heure du choix

La piqûre ou la porte. A partir d'aujourd'hui, l'obligation vaccinale, imposée à certaines catégories de salariés, commence à produire ses effets. Un travailleur sans certificat valable (attestant soit d'une immunisation contre le Covid-19, soit d'une contre-indication à la vaccination, soit d'une guérison récente de la maladie) n'est plus autorisé à exercer son métier à partir d'aujourd'hui. Une seule exception est tolérée jusqu'au 15 octobre : si la personne a déjà reçu une première dose, elle peut poursuivre son activité, mais devra présenter un test négatif au coronavirus jusqu'à ce qu'elle soit complètement protégée. Second pilier, avec le passe sanitaire élargi, de la nouvelle stratégie sanitaire de l'exécutif, présentée le 12 juillet par Emmanuel Macron, cette contrainte concerne, entre autres : le personnel des Ehpad, établissements de santé et de soin (hors intervenants ponctuels) ; le transport sanitaire ; les prestataires de services et distributeurs de matériels dédiés à l'autonomie des malades ; ou encore les aides à domicile intervenant chez des personnes handicapées ou âgées.

Inflation (1) : tout augmente, même le Smic

C'est un indicateur qu'on avait perdu l'habitude de surveiller. L'inflation a encore pris de l'ampleur en août : d'après l'Insee, l'indice des prix à la consommation s'affiche en hausse d'1,9 % sur un an (contre +1,2 % en juillet). Toutes les catégories de produits et services, suivies par l'institut, sont en augmentation (sauf ceux de la santé). La palme revient à l'énergie (+12,7 % - voir actualité suivante). Ce gonflement généralisé des prix va avoir une nouvelle conséquence très concrète : au 1er octobre, le Smic devra être augmenté. Cette revalorisation automatique est imposée par la loi, au-delà d'un certain seuil d'inflation. Son montant exact sera officialisé en fin de journée.

Inflation (2) : les prix de l'énergie fragilisent l'industrie

Il n'y a pas que les cours des matières premières qui s'envolent en ce moment. Ceux de l'énergie aussi, comme vient de le confirmer l'Insee (voir actualité précédente). De quoi donner des sueurs froides à l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden). Elle s'est inquiétée, ces derniers jours, de la "flambée" des prix de l’électricité sur le marché de gros pour l'an prochain. Selon ses calculs, elle pourrait se traduire par un surcoût, pour ses membres, d'environ "1 milliard d’euros pour 2022 et une augmentation d’un tiers de leur facture". Et d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur les "impacts majeurs" de cette situation sur leur compétitivité et, au-delà, sur la décarbonation des usines : "Aucune industrie ne pourra engager sa transition [énergétique] dans de telles conditions", prévient l'Uniden.

La réindustrialisation, une usine après l'autre

Pas facile de financer le passage à l'échelle industrielle des projets innovants. Bpifrance a pu en faire l'expérience depuis 2015, à travers son fonds SPI. Alors qu'elle en aura bientôt consommé toute l'enveloppe, la banque publique a dressé le bilan de ce programme censé aidé à bâtir des usines en France. Un bilan plutôt maigre, malgré les 550 millions d'euros mobilisés en six ans. Mais l'essentiel était ailleurs, assure l'opérateur de l'Etat.

Fraudes, cyberattaques : les entreprises se relâchent

Des pirates moins actifs, mais plus efficaces ? Les entreprises disent avoir subi moins de tentatives de fraude cette année, d'après le baromètre annuel d'Euler Hermes et l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG). Mais les attaques réussies sont toujours aussi nombreuses... et de plus en plus coûteuses. Problème : les sociétés françaises semblent s'être un peu relâché dans leurs efforts de prévention des risques.

Energie : Entech en quête de carburant à la Bourse

Entech Smart Energies fait le grand saut. Positionnée sur la production et le stockage d’énergies renouvelables, l'entreprise bretonne lève des fonds en Bourse jusqu'à la fin du mois. But de la manoeuvre : décrocher une vingtaine de millions d'euros.
A lire : Le quimpérois Entech fait son entrée en Bourse

14 septembre

📍 Horizon dégagé pour l'économie française...

Plus vite, plus haut, plus fort. En 2021, l'économie française a fait sienne la maxime des Jeux olympiques, selon les dernières projections de la Banque de France. Le rebond post-épidémique s'avère en effet plus rapide qu'anticipé, et les dégâts sur le marché du travail, comme sur les marges des entreprises, bien plus limités qu'annoncé. Résultat, la croissance devrait s'envoler cette année... mais pas s'emballer pour autant : pour 2022 et 2023, l'institution a, au contraire, revu à la baisse ses prévisions.

... mais nuages persistants sur l'automobile et la restauration...

Certes, l'économie française voit son horizon se dégager à moyen terme. Mais quel est le climat actuel dans les entreprises ? Pour le savoir, il faut se pencher sur une autre publication de la Banque de France. Dans son dernier point de conjoncture mensuel, elle estime que, après avoir fait une pause en août, l'activité se rétablira à 99,5 % en septembre. Pourtant, à rebours de cette normalisation, deux secteurs inquiètent : l'automobile et la restauration.

... et l'intérim toujours dans le brouillard

Autre bémol, du côté de l'emploi, cette fois : le redressement de l'intérim patine toujours. Selon Prism'emploi, l'organisation professionnelle du secteur, le travail temporaire s'affichait toujours en baisse de 4,3 % en juillet, par rapport au même mois de 2019. C'est autant qu'en juin et 1 point de plus qu'en mai, lorsque l'écart à la situation d'avant-crise était à son point le plus bas de l'année. Sur les sept premiers mois de 2021, la baisse est encore plus prononcée (-6,3 % sur deux ans). Principales régions touchées sur la période : l'Ile-de-France (-14,4 %) et la Bourgogne-Franche-Comté (-9,1 %). A l'inverse, Nouvelle-Aquitaine et Région Sud ont quasiment reconstitué leurs effectifs intérimaires (-0,7 % chacun).

Plan d'investissement : l'automobile dans la boucle

L'industrie automobile n'en finit décidément pas d'inquiéter. Elle ne sera pas oubliée dans le futur plan d'investissement du gouvernement, a assuré le Premier ministre, hier, à l'association des Régions de France. Un "programme pluriannuel de reconversion de la filière" sera notamment intégré à cette stratégie, en cours d'élaboration à Bercy (voir ci-après sur les consultations du jour). Jean Castex a, par ailleurs, promis aux élus régionaux une revalorisation de l'enveloppe dévolue par l'Etat à la formation professionnelle... sans toutefois préciser dans quelle proportion.
A lire, au sujet de l'automobile : Comment la PME One-Too se prépare au déclin de la voiture thermique

Electronique : la relocalisation, une bataille perdue d'avance ?

Surtout, garder la tête froide. Face à la pénurie actuelle de semi-conducteurs et autres composants électroniques, la France ne doit pas se lancer dans une course effrénée à la (re)localisation - elle pourrait être plus coûteuse que bénéfique, avertit Mathilde Aubry, professeur en économie industrielle à l’EM Normandie. Pour sortir par la haut de cette situation, elle préconise plutôt de cibler des productions de niche et de développer la coopération à l'échelle européenne.
A lire : « Sur les composants électroniques, l'Europe ne peut pas devenir autosuffisante »
Le message sera-t-il entendu au sommet de l'Etat ? Les représentants de la filière électronique sont en tout cas reçus à Bercy, en fin de journée, dans le cadre de la préparation du futur plan d'investissement du gouvernement.

Maritime : aide inattendue pour Brittany Ferries

Entre marins, c'est bien connu, on se serre les coudes. Entre compagnies maritimes aussi, visiblement. Le groupe marseillais CMA CGM a décidé de voler (ou, plutôt, naviguer) au secours du breton Brittany Ferries. Montant de la bouée de sauvetage : 25 millions d'euros.

Agroalimentaire : régime drastique chez Mars Wrigley

La bulle a éclaté. Face à l'effondrement des ventes de chewing-ums, le groupe Mars Wrigley va supprimer 280 postes dans son usine de Biesheim (Haut-Rhin). Soit près de 80 % des effectifs actuels.

Le passe sanitaire conforté dans les centres commerciaux

Nouvel échec dans la bataille contre le passe sanitaire dans les centres commerciaux. Le Conseil d'Etat a validé la mesure dans les Alpes-Maritimes. Saisie par des particuliers, la juridiction administrative a estimé "que cette obligation [poursuivait] un objectif de santé publique", d'autant plus dans un département où la circulation du coronavirus était, encore récemment, très active. Par ailleurs, la mesure ne remet pas en cause l'accès aux biens et services de première nécessité, car ceux-ci restent disponibles dans d'autres magasins, situés "à une distance raisonnable" des centres commerciaux soumis au passe.

13 septembre

📍 Le chômage partiel pour salariés vulnérables bientôt restreint

Quand il n'y en a plus, il y en a encore. Quoi donc ? Des changements dans le protocole sanitaire en entreprise, bien sûr ! A peine dix jours après les derniers ajustements sur le télétravail et le passe sanitaire, le gouvernement a réactualisé son document de référence en fin de semaine dernière. Cette cinquième version en quatre mois acte l'entrée en vigueur de nouvelles règles pour les salariés à risque face au Covid-19. Leur placement en chômage partiel sera un peu plus compliqué à partir du 27 septembre.
A lire : Salariés vulnérables, parents d'enfants malades... les règles de gestion du personnel à risque face au Covid-19 évoluent

Une rallonge pour le recyclage dans l'industrie...

Des ronds en plus pour faire tourner l'économie circulaire. Le gouvernement va consacrer 370 millions d'euros à l'innovation en faveur "de la recyclabilité, du recyclage et de la réincorporation" des matériaux. Cinq sont ciblés en particulier par la "stratégie nationale", présentée aujourd'hui par l'exécutif.

... une autre pour le fret ferroviaire

Le rail aussi a eu droit à sa "stratégie nationale" aujourd'hui... et à l'enveloppe supplémentaire qui, apparemment, va avec. Le transport de marchandises par voie ferrée a obtenu la pérennisation, jusqu’en 2024, d'une aide annuelle de 170 millions d'euros, "pour soutenir l’exploitation des services de fret ferroviaire et de transport combiné". Cette somme sera dévolue aux opérateurs. En parallèle, le gouvernement a présenté un train de 72 mesures pour rendre le rail plus attractif et compétitif. Objectif ultime : parvenir au "doublement de la part modale du fret ferroviaire d’ici 2030".

Plan d'investissement : coup d'envoi des consultations

Quel est le point commun entre des dirigeants syndicaux, des économistes et un commissaire européen ? Réponse : ils avaient tous rendez-vous aujourd'hui à Bercy, pour parler plan d'investissement. Bruno Le Maire a lancé, ce lundi, les consultations autour de cette rallonge à la relance, censée financer les technologies et secteurs porteurs de demain. Le ministre de l'Economie a reçu, entre autres, Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) et Thierry Breton (en charge du Marché intérieur à Bruxelles). Annoncé la semaine dernière par le chef du gouvernement, ce cycle d'échanges n'était, à l'origine, pas à l'ordre du jour : le plan devait être annoncé par l'exécutif à la rentrée, sur proposition de Bruno Le Maire (voir actualité du 31 juillet). Il sera finalement présenté d'ici à la mi-octobre.

La tuile pour Valneva

Son contrat avec le Royaume-Uni avait ouvert un vif débat sur le manque de soutien de l'Europe envers ses biotechs. Aujourd'hui, l'objet de la polémique n'est plus : l'accord passé entre Valneva et le gouvernement britannique, concernant son candidat-vaccin contre le Covid-19, est tombé à l'eau.
A lire : Le gouvernement britannique résilie son contrat avec le nantais Valneva

Le pactole pour Treefrog Therapeutics

C'est l'autre biotech du jour, mais elle ne défraie pas la chronique pour les mêmes raisons. Le girondin Treefrog Therapeutics vient de boucler sa deuxième levée de fonds en deux ans, pour un montant 10 fois plus élevé. De quoi porter jusqu'aux Etats-Unis les ambitions de ce spécialiste de la thérapie cellulaire.
A lire : Treefrog Therapeutics lève 64 millions d'euros et séduit un géant américain

10 septembre

📍 Relance : une bulle d'air pour les transports collectifs

Le Premier ministre n'en finit plus d'assurer le SAV du plan de relance. Après les industriels à Lyon (voir actualité du 6 septembre), c'était au tour des maires de grandes villes, à Nantes, d'écouter, aujourd'hui, l'exercice de bilan et perspectives de Jean Castex. Et le chef du gouvernement n'est pas venu les mains vides : il a annoncé une rallonge de 400 millions d'euros pour les projets de transport en commun des collectivités locales, situées hors Ile-de-France. Soit un quasi-doublement de l'enveloppe initialement annoncée en décembre (450 M€).
A lire : A Nantes, Jean Castex « assume de ne pas avoir laissé tomber l'économie »

Le flop de l'aide sur les coûts fixes...

Non, toutes les aides de l'Etat ne font pas florès. Exemple n°1 : le dispositif sur les coûts fixes. Appelé à prendre le relais du fonds de solidarité en octobre, il "reste, à ce stade, très peu demandé par les entreprises", relève la Cour des compte, dans le rapport, publié hier, sur le soutien à l'économie. Au total, 143 millions d'euros avaient été débloqués au 30 juin, soit trois mois après le lancement de ce mécanisme, largement remanié par la suite. A titre de comparaison, les auteurs rapprochent ce résultat de celui de deux autres outils, également créés au premier semestre 2021 : l'indemnisation des remontées mécaniques (628 M€ déboursés) et celle des commerçants pour leurs surstocks (200 M€).

... et des prêts participatifs de la relance

Exemple n°2 : les prêts participatifs de la relance (PPR) non plus ne suscitent pas l'engouement. La Banque populaire reconnaît une distribution « très limitée » de ces produits, lancés en mai. Pas de chiffres, mais plusieurs explications : vigueur de la reprise, profusion des solutions de financement sur le marché et concurrence des prêts garantis par l'Etat - qui plus est depuis leur maintien jusqu'à la fin de l'année. « Il y a eu une injection de trésorerie tellement forte avec les PGE que, forcément, les besoins en sortie de crise ne sont pas immédiats, a expliqué à la presse Olivier Cervera, directeur entreprises à la Banque Populaire. Ce produit trouvera certainement sa cible, quand les dirigeants reviendront sur un temps d'investissement un peu plus long. » Il ne faudrait pas qu'ils tardent trop : ces PPR ne seront plus proposés après juin 2022.
A (re)lire : 6 questions pour comprendre les PPR, réservés aux PME et ETI

Le mur de la dette bancaire sous contrôle

Endettement maîtrisé dans les entreprises. Au deuxième trimestre, la Banque de France a constaté, "pour la première fois, un léger repli" de leur dette brute (-3 Md€), du fait de "remboursements de titres de créance (...) supérieurs aux nouvelles émissions". Autre signe rassurant, leur encours de dette nette (soit la différence entre dette brute et trésorerie) s'affichait, en juillet, à 997 milliards d'euros - presque au même niveau qu'en décembre 2019 (994 Md€). Néanmois, ce résultat "masque des évolutions par secteur d’activité et par taille plus contrastées", indique l'institution, sans pour autant entrer dans le détail.

La production industrielle à la traîne

Le "retour à la normale" ? Les usines françaises ne le voient toujours pas venir. En juillet, la production a, certes, augmenté, pour le deuxième mois consécutif, dans l'industrie manufacturière (+0,6 % en un mois), comme dans l’ensemble du secteur secondaire (+0,3 %), selon l'Insee. Mais par rapport à l'avant-crise (février 2020), le retard à combler reste grand, avec des baisses respectives de -5,5 % et -4,8 %. La production dans les transports, en particulier, est toujours amputée d'un quart. Seules quatre branches semblent rétablies : les équipements électriques (+4,5 %), l'agroalimentaire (+2,6 %), le textile-habillement (+0,6 %) et les "autres industries manufacturières", comme la réparation-installation (+0,6 % aussi).

Implantation à l'étranger : les PME et ETI prudentes, et fidèles

La crise du coronavirus n'a pas bouleversé les plans des start-up, PME et ETI, en matière de stratégie internationale. Ces dirigeants ont (à une courte majorité) maintenu leurs projets d'implantation. Et sont restés fidèles (à la quasi-unanimité) à la liste des pays qu'ils ciblaient avant la pandémie, selon un baromètre Banque populaire - Pramex de l'implantation à l'étranger de ces entreprises. Sur le fond, leur stratégie n'a guère évolué non plus. Et pourtant, les prochains mois pourraient ouvrir des perspectives très attrayantes.

Restrictions sur les voyages avec les Etats-Unis

Le feu passe à l'orange pour les déplacements vers et depuis les Etats-Unis et Israël. Ces deux pays basculeront dans la catégorie intermédiaire des restrictions sanitaires appliquées aux frontières françaises. La mesure entrera en vigueur à partir de dimanche, à minuit, indique un arrêté paru au Journal officiel. Concrètement, les personnes non-vaccinées devront justifier leur voyage par un motif impérieux. Dans le sens des arrivées, elles devront présenter un test négatif à l'embarquement et s'isoler 7 jours d'elles-mêmes. A noter que le sultanat d'Oman passe, lui, du rouge à l'orange dès à présent.

9 septembre

📍 Triple initiative pour la cybersécurité made in France

L'Etat prêt à armer les entreprises de la cybersécurité. Pas moins de trois appels à projets, dotés de 250 millions d'euros, sont lancés aujourd'hui, dans la lignée de la nouvelle stratégie d'accélération du secteur. Le premier porte sur "le développement de technologies innovantes et critiques en cybersécurité". Le second vise à "la mutualisation de données (...), afin de développer la connaissance des menaces". Le troisième s'inscrit dans le cadre de la création d'un Campus Cyber, à La Défense.
A lire : Lancement du premier appel à projets innovants pour le Campus Cyber

Relance : la transition écologique à petits pas

Qui va piano va sano. Doté de 2,2 milliards d'euros par le plan de relance, l'Ademe en a distribué à peine plus d'1/8e en un an. La bonne nouvelle, c'est que les entreprises, principales bénéficiaires de ces fonds, peuvent donc encore prétendre à près de 2 milliards d'euros. Une manne destinée à les aider dans le financement de leurs efforts environnementaux (efficacité énergétique, chaleur biomasse, recyclage des plastiques, hydrogène vert, etc.).

Aides d'urgence : les profiteurs dans le collimateur

Les entreprises vont-elles devoir rendre l'argent du "quoiqu'il en coûte" ? La Cour des comptes demande en tout cas à l'Etat d'intensifier ses contrôles, pour lutter contre la fraude... mais aussi de sortir sa calculette, pour évaluer les cas de surindemnisation. Quitte à réclamer un remboursement, si les aides versées dépassent les pertes effectivement enregistrées pendant la crise du coronavirus.

Le mystère des déclarations de revenus disparues

C'est un peu le bug de l'an 2021 pour le fisc. Près d'un million de contribuables, essentiellement des indépendants (artisans, commerçants et agriculteurs), ont été victimes d'un problème informatique au printemps, a révélé la radio RMC. Leur déclaration de revenus n'a pas été prise en compte par Bercy. Sont concernées celles déposées par des tiers, comme les experts-comptables, qui ne passent pas directement par le site impots.gouv.fr. Les Finances publiques promettent de régulariser la situation à partir de début octobre.

Les salariés à bout de souffle

Attention, fragiles. Les signaux d'alerte se multiplient sur la santé des salariés. Leurs arrêts de travail s'envolent et leur forme psychologique se dégrade, selon deux études menées par Malakoff Humanis. Une situation provoquée par la crise du Covid-19, mais exacerbée aussi, au travail, par certaines situations professionnelles néfastes, avertissent les auteurs.

Les contraintes sanitaires, jusqu'à quand ?

Mystère... Le ministre de la Santé s'est refusé à fixé une date d'expiration : « Il y a beaucoup de pays qui [les] lèvent, à un moment donné, et les remettent très rapidement derrière. Je souhaite qu'on soit stabilisé dans la durée, avec des mesures qui fonctionnent », a expliqué Olivier Véran, ce matin, sur France 2. Il était interrogé sur un hypothétique maintien du masque et du passe sanitaire jusqu'à Noël. « La pression sanitaire commence à baisser, mais ce n'est pas le moment de relâcher nos efforts : on ne peut pas encore mesurer les effets éventuels [de la rentrée scolaire] sur l'épidémie », s'est-il justifié.

Ces entreprises qui font pédaler leurs salariés

Avec la crise sanitaire, le vélo s'offre une seconde jeunesse depuis l'an dernier. Une tendance qui s'invite aussi dans les entreprises. Exemples avec deux sociétés des Hauts-de-France, qui ont décidé de mettre le pied de leurs salariés à l'étrier. Elles ont expliqué comment, et pourquoi, à notre rédaction locale.
A lire : Pourquoi DLPK et Ozange plébiscitent le vélo pour la santé de leurs salariés

8 septembre

📍 L'économie plus forte que l'épidémie

Même pas mal ! La quatrième vague épidémique de l'été n'a quasiment pas freiné la reprise économique de la France, selon l'Insee. Mieux, l'activité a poursuivi son rattrapage ! Résultat, la croissance pourrait être encore plus forte que prévu en 2021 - en dépit des variants du virus, du passe sanitaire, des tensions sur les matières premières et des difficultés de recrutement.

L'emploi en pleine santé

On continue avec les bonnes nouvelles ? L'emploi salarié s'est redressé plus fortement que prévu au deuxième trimestre, toujours selon l'Insee. Et pourtant, cette envolée des créations de postes est moins élevée que le rebond de l'activité sur la période, relève l'institut dans sa note de conjoncture. L'explication en est simple : pour accompagner leur reprise, les entreprises n'ont pas forcément eu besoin d'embaucher, mais simplement de rappeler leurs salariés en chômage partiel. Ce retour au travail transparaît dans le nombre d'heures rémunérées en France (revenu, en juin, à 1 % du niveau atteint le même mois de 2019) et dans la masse salariale soumise à cotisations sociales (située à 0,1 % sous son volume de la fin 2019, d'après l'Urssaf).

L'export en plein marasme

Dans cette avalanche d'indicateurs conjoncturels, le chiffre rabat-joie du jour provient des douanes et concerne le déficit commercial de la France. Lui ne se résorbe pas : en juillet, il s'est élevé à -7 milliards d'euros, à son plus haut niveau de l'année. Et pour cause : les exportations ont reculé (-1,9 % en un mois, soit -0,8 Md€) et restent à 96 % de leur niveau moyen de 2019. A l'inverse, les achats à l'étranger sont stables, mais déjà de retour à leur valeur d'avant-crise. Un retour à la normale à "relativiser", insiste Bercy, car, attribué en partie "à la hausse des prix à l’importation des matières premières et des produits industriels, observée depuis le début de l’année".

L'agenda économique du gouvernement se précise

« La reprise est là, et elle est incontestablement forte. » Le Premier ministre n'a pas manqué de saluer les bons chiffres de l'économie, aujourd'hui, à l'issue du séminaire de rentrée de son gouvernement. Jean Castex a toutefois veillé à faire profil bas et appelé à la « vigilance » - « l'épidémie n'est pas encore derrière nous ». Contenir le Covid-19 sera justement l'une des deux priorités affichées par l'exécutif d'ici à la fin de l'année. L'autre consistera à « amplifier la reprise » de l'activité. L'occasion, pour Jean Castex, de préciser les initiatives à venir sur l'emploi, l'innovation, mais aussi les travailleurs indépendants.

Passe sanitaire : jour de relâche pour les centres commerciaux

Les centres commerciaux auront-ils la peau du passe sanitaire ? Une étape est en tout cas franchie, aujourd'hui, dans l'abandon de cette mesure controversée : comme promis lundi, la présentation du fameux QR code est désormais levée dans les départements où le coronavirus circule moins. Elle reste en vigueur, en revanche, pour 64 sites de plus de 20 000 m², basés essentiellement dans le sud de la France, mais aussi le Rhône et la Seine-Saint-Denis.

Pharmaceutique : Provepharm Life Solutions affûte ses armes

Par les temps qui courent, la santé est un secteur porteur. Et ce n'est pas le marseillais Provepharm Life Solutions qui dira le contraire : le laboratoire vient de signer une levée de fonds XXL. De quoi l'aider dans sa quête de croissance externe.
A lire : Provepharm Life Solutions lève 120 millions d'euros

Cybersécurité : Alstom et Airbus font cause commune

Contre les cyberattaques, l'union ferait-elle la force ? C'est en tout cas le pari d'Alstom et Airbus Cybersecurity. Les deux groupes français ont décidé de s'allier dans le ferroviaire. Leur "accord de coopération" doit leur permettre d'améliorer la sécurisation des systèmes d'information utilisés dans le transport sur rail.

7 septembre

📍 Les entreprises retrouvent le sourire

Dans les entreprises, ce n'est pas l'heure de la rentrée, mais bel et bien celle de la reprise qui a sonné - et depuis longtemps. Plusieurs organisations, représentant différents pans de l'économie, viennent de publier leur bilan du premier semestre. Un bulletin de notes excellent dans le cas des ETI : les montants investis et les emplois créés s'envolent respectivement de 42 % et 27 % par rapport à 2019, selon le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti). Retour à la normale plus mesuré, mais retour à la normale quand même pour les artisans du bâtiment, d'après la Capeb... même si la Confédération redoute l'impact des tensions sur l'accès aux matières premières. Du côté des indépendants et entreprises de proximité, le rétablissement est à portée de main, signalait l'U2P, la semaine passée (activité en baisse de seulement 2,5 % sur deux ans). Mais, cette fois, ce sont les difficultés de recrutement qui inquiètent ces professionnels de l'hébergement-restauration, du commerce et de l'artisanat. Bref, l'économie va mieux, mais elle n'est pas tirée d'affaire. De quoi conforter les patrons de PME dans leur extrême prudence pour la fin d'année.

Le printemps florissant de l'économie européenne

Confirmation de ce qui précède : en France, mais aussi en Europe, la reprise économique a été plus forte que prévu au deuxième trimestre. Le PIB de la zone euro a progressé de 2,2 % en trois mois, selon les données révisées d'Eurostat. Soit 0,2 point de plus qu'annoncé initialement - il y a une semaine, l'Insee avait publié une correction similaire pour la France. Ce rebond est dû en grande partie à la consommation des ménages. Il demeure insuffisant toutefois pour compenser les pertes liées à la crise du Covid-19 : l'activité reste ainsi à 2,5 % sous son niveau du quatrième trimestre 2019.

Le plébiscite paradoxal du télétravail

L'approbation est franche et massive, mais les griefs tout aussi nombreux. Les salariés votent à l'unanimité en faveur d'un maintien partiel du télétravail après la crise du Covid-19, selon une enquête du syndicat Ugict-CGT. Et pourtant, dans le même temps, ils admettent que ce mode d'organisation leur pose une foultitude de soucis, tant personnels que professionnels, sur leur santé aussi bien que sur leur travail. La faute aux patrons, à en croire les auteurs de l'étude. Ils les accusent de vouloir augmenter leurs "profits sur le dos des salariés", en maintenant le "télétravail en mode dégradé", plus d'un an après le premier confinement.

Le plan montagne sonne creux

Le plan de soutien à l'économie de la montagne va-t-il accoucher d'une souris ? Trois mois après sa présentation, « nous attendons toujours [qu'il] se mette en place », tonne le président de Domaines Skiables de France (DSF), dans une interview à Tour Mag. Alexandre Maulin dénonce le « vide » de la partie consacrée à l'immobilier de loisirs et « le grand flou » du volet dédié aux investissements. « Nous espérions que cela se déclenche vite et être en mesure d'aider rapidement nos fournisseurs que sont les entreprises des vallées (...) Si nous [les] perdons, alors la crise sera systémique et se propagera sur le long terme. », prévient-il. Le patron exige également de connaître « les conditions pour garantir une ouverture » des stations de ski l'hiver prochain, après la dernière saison blanche.

Viticulture : vers un effondrement de la production

Morne plaine dans les vignobles français. La production de vin devrait chuter de 29 % en un an, pour atteindre 33,3 millions d'hectolitres, selon une estimation du ministère de l'Agriculture. La faute au gel du printemps et à l'humidité estivale, porteuse de maladies dans les vignes.

Financement de l'innovation : la pompe est amorcée

Il n'y a pas que le plan de relance qui fête son anniversaire en ce moment (voir actualité des 3 et 6 septembre). Le Fonds national d'amorçage (FNA) vient de souffler, lui, ses 10 bougies. L'occasion pour Bpifrance de dresser le bilan de ce programme destiné à soutenir les start-up en gestation. Sur une enveloppe d'1,1 milliard d'euros, 755 millions ont été mobilisés pour financer près de 600 jeunes pousses, dont 55 % basées en régions. Avec, à la clé, des réussites : participation au lancement des "licornes" Mirakl, Alan, Jellysmack et Shift Technology, ou encore cessions à des industriels dans une cinquantaine de cas, dont ceux d'Exagan ou Symbio). Mais aussi des échecs, avec 110 sorties considérées comme négatives, dont 40 % de liquidations. En 2020, les 490 entreprises restantes représentaient, en cumulé, 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 174 millions d'euros de dépenses en R&D, 1 600 brevets déposés et 12 000 salariés.

6 septembre

📍 Passe sanitaire : l'étau se desserre sur les centres commerciaux

Une (petite) brèche est ouverte. Le gouvernement a décidé de lever partiellement l'obligation de passe sanitaire à l'entrée des grands centres commerciaux. Un abandon justifié par le recul de l'épidémie sur le territoire métropolitain. Mais que les autres activités soumises à cette contrainte ne se réjouissent pas trop vite : malgré l'amélioration de la situation sanitaire, l'exécutif n'évoque aucun assouplissement similaire pour elles. Au contraire, le passe, « c'est très bon pour l'économie (...), car il protège les consommateurs » et donc l'activité, s'est réjoui le patron de Bercy Bruno Le Maire sur BFMTV.

Relance : une double rallonge, un premier bilan et... un train

La relance se réajuste. Le gouvernement a décidé de regonfler deux mesures de son plan à 100 milliards d'euros, en l'occurrence la prime à l'embauche d'apprentis et le fonds de soutien aux usines en région. Annonce faite par le Premier ministre, en déplacement au salon Global industrie de Lyon.
L'occasion pour Jean Castex de tirer le bilan d'une année de relance. Dans le secteur secondaire, tous dispositifs confondus, l'exécutif revendique ainsi 2,9 milliards d'euros d'aides accordées à 8 885 bénéficiaires (des TPE-PME à 86 %), pour 11,7 milliards d'euros d'investissements soutenus et 231 000 emplois "créés ou confortés". De manière générale, sur les 100 milliards d'euros du plan, 47 Md€ ont été effectivement mobilisés, depuis un an. L'objectif reste bien de porter ce chiffre à 70 Md€ à la fin de l'année. Enfin, le gouvernement met sur les rails un "train de la relance" - au sens propre : ce convoi ferroviaire s'arrêtera dans 12 villes de France, tout au long du mois de septembre, pour assurer le service après vente de sa politique.

Agenda social : les trois priorités du gouvernement

Après l'écoute, le cap. A Lyon, Jean Castex est également revenu sur ses consultations avec les partenaires sociaux, réalisées en fin de semaine dernière (voir actualité du 1er septembre). Le chef du gouvernement a fixé trois priorités. La première porte sur « l'attractivité des métiers, les conditions de travail et les salaires » dans un certain nombre de branches « consensuellement identifiées », sans toutefois qu'il ne précise lesquelles. Deuxième objectif : l'entrée en vigueur complète de la réforme de l'assurance chômage, jusqu'ici suspendue, et « la sortie progressive des dispositifs d'activité partielle ». Enfin, un « nouveau plan d'actions » sur les compétences sera présenté « très prochainement ». Il mettra l'accent sur les jeunes, les chômeurs de longue durée et les seniors, mais aussi sur l'adaptation des salariés aux mutations de l'emploi. Sur ce dernier point, Jean Castex entendra « privilégier les formations en entreprise ».

L'industrie du futur à la française prépare son avenir

L'heure était aussi aux bonnes résolutions, du côté des professionnels de l'industrie du futur. Cette toute nouvelle filière s'est dotée aujourd'hui de son premier "contrat stratégique". Il s'articule autour de quatre axes : la visibilité de l'offre nationale (notamment à travers une plate-forme mise en ligne au printemps) ; le développement de "projets structurants avec les filières utilisatrices" ; le soutien à l'innovation ; et le renforcement de la compétitivité (entre autres, par le biais d'un programme d'accélération des PME). Créée en avril, cette filière des solutions industrielles 4.0 représente, en France, 500 000 emplois, 36 milliards d'euros de valeur ajoutée et 32 000 entreprises, spécialisées dans les équipements intelligents et la numérisation des usines.

Pas de répit pour les PME...

Les PME n'en ont pas fini avec la crise du coronavirus. Malgré l'optimisme du gouvernement et la fin confirmée des aides d'urgence, un tiers des petites et moyennes entreprises s'attendent à subir encore une dégradation de leur situation au second semestre, selon un sondage réalisé par la CPME. C'est que les "freins à la reprise" se renforcent, tant sur le front de l'accès aux matières premières que sur celui des recrutements.

... ni pour la crise des composants électroniques

Faute de puces, on ronge son frein. Illustration la plus criante des difficultés actuelles sur les matières premières, la pénurie de semi-conducteurs continue à faire dérailler les usines françaises, notamment dans l'automobile, comme chez Stellantis, à Sochaux, Mulhouse et Rennes. Dans ces conditions, les dirigeants d'entreprise sont contraints de gérer la rareté au plus juste, sous peine de bloquer leur production. Mais certains n'hésitent plus à contourner le problème, et revoient carrément la conception même de leurs produits.
A lire : Comment les entreprises s'organisent dans l'urgence face au manque de composants électroniques

3 septembre

📍 Un an de relance à 50 milliards d'euros pour la France

Le plan de relance souffle sa première bougie. Sur les 100 milliards d'euros annoncés il y a un an jour pour jour, l'Etat en a déjà injecté « à peu près » la moitié dans l'économie, selon la ministre déléguée à l'Industrie, interrogée par Sud Radio. Agnès Pannier-Runacher assure que cette barre des 50 milliards d'euros était l'objectif à atteindre d'ici la fin d'année, alors même que Bercy affirmait jusqu'à présent viser les 70 milliards. Le plan de relance doit durer jusqu'en 2022. Il sera prochainement complété par une stratégie d'investissements publics de 20 à 30 milliards d'euros supplémentaires.
Quant à la fin des aides d'urgence, elle s'impose d'elle-même, à en croire la ministre : « Les demandes de soutien, au mois de juillet, sont 10 fois inférieures à celles d'il y a un an », a-t-elle assuré, du fait d'un nombre plus réduit, cet été, d'activités fermées pour cause de coronavirus.

Nouvelle bouée de sauvetage à 1,5 milliard pour Marseille

Redresser la deuxième ville du pays pour la guérir de ses maux endémiques. Le chantier n'a rien à voir avec l'épidémie de Covid-19. Et il n'a rien de nouveau non plus, tant les difficultés de Marseille sont connus. Cette semaine, Emmanuel Macron a donc décidé de remettre l'ouvrage sur le métier. Après une visite de trois jours dans la Cité phocéenne, le président de la République a présenté un plan d'1,5 milliard d'euros. Emploi, transport, écologie, et même cinéma : notre rédaction de la Région Sud fait le point sur ces annonces.
A lire : Ce que contient le plan "Marseille en grand" d'Emmanuel Macron

Des pistes pour financer les projets industriels des start-up

La "réindustrialisation" serait-elle en train de détrôner la "relocalisation" dans l'ordre des priorités de l'Etat ? Outre le plaidoyer de Bpifrance, paru hier, sur le sujet, un rapport de Bercy, sorti cette semaine, s'interroge sur cette même question, mais à l'échelle des start-up. Les auteurs avancent ainsi 13 pistes pour s'assurer qu'à l'avenir, les jeunes pousses du secteur secondaire implantent leurs usines sur le sol français. Principal défi à relever : le financement de leurs projets... auquel les autres entreprises pourraient être invitées à participer.

Tech : le projet pharaonique d'Aledia en Isère

Un demi-milliard d'euros pour faire sortir de terre une "vallée des écrans". Cette "display valley", c'est le nom du projet fou mené par Aledia pour développer et imposer sa technologie innovante d'affichage par microLED. Censé émerger à Champagnier, près de Grenoble, d'ici à 2025, le site vise aussi à faire émerger, dans son sillage, tout un écosystème autour de l'électronique.
A lire : Avec la "Display Valley", Aledia veut investir 500 millions d'euros d'ici 2025

Passe sanitaire : contrôles au ralenti dans les TGV

La vérification systématique du passe sanitaire n'est décidément pas pour tout le monde. Si elle s'impose à toutes les entreprises sous peine de sanctions, elle s'avère de plus en plus limitée dans les TGV : les contrôles ne visent plus que 20 % de ces trains, a reconnu le ministre délégué aux Transports, sur RMC (contre 25 %, lors du lancement du passe dans les transports, le 9 août). Proportion que Jean-Baptiste Djebbari juge toutefois suffisante pour être « efficace ».

Les créations d'entreprise à l'heure du coronavirus

L'épidémie de Covid-19 a rebattu les cartes de l'entrepreneuriat. La croissance exceptionnelle des créations d'entreprise, l'an dernier, n'a pas profité à tous les secteurs. Déprimées dans les loisirs et les transports, elles se sont montrées florissantes dans la vente à distance (commerce en ligne et livraison à domicile).

2 septembre

📍 Défaillances : les PME devraient y échapper

La vague de faillites tant redoutée serait-elle en train de faire pschitt ? Pour Euler Hermes en tout cas, le risque de défaillances des PME françaises à moyen terme est plus faible qu'avant la pandémie de Covid-19 ! Un miracle attribué aux aides massives de l'Etat. Mais il est encore trop tôt pour vraiment crier victoire : plusieurs secteurs comptent un nombre dangereusement élevé d'entreprises fragiles, prévient l'assureur-crédit.

Levées de fonds : les start-up voient double

Vers l'infini et au-delà. Les levées de fonds ont battu des records au premier semestre 2021. Les jeunes pousses françaises ont quasiment collecté deux fois plus d'argent qu'il y a un an auprès du capital-risque. Mieux : les investisseurs leur ont accordé plus de fonds en six mois que sur toute l'année 2019 ! Une performance exceptionnelle ? Pas vraiment, quand on la compare à celle de nos voisins européens...

Les TPE ont surfé sur le chèque numérique

L'heure des comptes pour le "chèque numérique". Imaginé après le reconfinement de novembre et limité à 500 euros, ce coup de pouce à l'adoption de solutions digitales a bénéficié à plus de 112 000 entreprises, selon un bilan de Bercy. Il s'agit principalement de très petites structures (78 % comptent moins de 2 salariés), issus de l'hébergement-restauration (à 35 %), des services à la personne (à 17 %) et du commerce (16 %). Ils ont surtout utilisé cette aide pour financer leur création de site web (à 38 %) et de la publicité en ligne (31 %).

Passe sanitaire : haro sur son application dans les centres commerciaux...

Et deux voix de plus contre le passe sanitaire dans les centres commerciaux. Le président du Medef, reçu à Matignon dans l'après-midi, prévoit de demander au gouvernement l'abandon de la mesure sur ces lieux de vente, car elle pose « un énorme problème », a-t-il insisté, sur BFMTV. Geoffroy Roux de Bézieux déplore des baisses de chiffre d'affaires de -30 % à -40 % dans les sites concernés, et -15 % dans les autres, victimes collatérales de règles jugées illisibles. Des chiffres en ligne avec ceux relevés par l'Alliance du Commerce dans les magasins d'habillement situés en centre commercial.

... et débat en vue sur son éventuelle prolongation

En théorie, le passe sanitaire doit être abandonné le 15 novembre, date d'expiration inscrite dans la loi. Mais le patron du Medef espère que la mesure sera enterrée avant, et même « dès que possible (...). En tout cas, il ne faut pas [la] prolonger » au-delà, a supplié Geoffroy Roux de Bézieux sur BFMTV. Las, quelques heures plus tard, Emmanuel Macron a douché ses espoirs. Il faut « se laisser cette possibilité, pour les territoires qui sont les plus touchés » par l'épidémie, de maintenir le passe après la mi-novembre, a indiqué le président de la République.

Exonération des heures supplémentaires, le retour ?

Pendant ce temps-là, la CPME veut ressusciter le "travailler plus pour gagner plus". Egalement attendu à Matignon en fin de journée, le président de l'organisation patronale va réclamer la "[réactivation] de la suppression des charges patronales sur les heures supplémentaires". A l'heure actuelle ne s'applique qu'une "déduction forfaitaire", réservée aux structures de moins de 20 salariés. Sur BFM Business, François Asselin a même semblé aller plus loin et plaider pour une exonération des cotisations salariales aussi. « C'est du pouvoir d'achat donné [aux travailleurs], avec de l'activité en face (...) et cela produit de la richesse », a-t-il expliqué. Dans le même temps, la CPME tient à rappeller au gouvernement que "l’augmentation des salaires doit rester de la responsabilité de chaque entreprise, dans le cadre des négociations menées par les branches professionnelles".

Surtout, ne relocalisez pas... réindustrialisez !

La relocalisation ne suffira pas à sauver les usines françaises. Il faut d'abord, et avant tout, ré-in-dus-tri-a-li-ser ! C'est le credo porté par Bpifrance, dans un ouvrage publié aujourd'hui. Pour inciter les patrons à s'engager sur cette voie, la banque publique y distille conseils et illustrations, à partir du témoignage de 13 entreprises, mobilisées sur ces enjeux de compétitivité.
A lire : Pourquoi les entreprises détiennent les clés de la réindustrialisation de la France

1er septembre

📍 Télétravail : les employeurs libérés, délivrés

Les entreprises retrouvent un peu de leur autonomie, en matière d'organisation du travail. Le protocole sanitaire, tout juste réactualisé, leur laisse les coudées franches sur le distanciel... mais maintient toutes les autres contraintes en vigueur. Y compris le port du masque, à peine assoupli dans cette nouvelle version.
A lire : Télétravail, masque... le protocole sanitaire en entreprise lâche un peu la bride aux employeurs

Chômage partiel : le tourisme débranché

Retour à l'ordinaire pour les entreprises des secteurs protégés du tourisme (dits S1 et S1bis). Elles retombent, à partir d'aujourd'hui, dans le régime classique de l'activité partielle, avec un reste à charge fixé à 40 % (contre 25 % en août). L'Etat maintient toutefois sa couverture intégrale à celles d'entre elles qui subissent de très fortes baisses de chiffre d'affaires (-80 % au moins), ou à tout autre société visée par une fermeture administrative pour cause de Covid-19. Dans les deux cas, ce remboursement à 100 % devrait perdurer jusqu'au 31 octobre, selon le calendrier présenté par le gouvernement avant l'été.

Export : les chèques restent de sortie

L'Etat en remet une couche sur le soutien à l'export. Pour inciter les entreprises à se lancer, il prolonge et élargit ses deux "chèques relance" dédiés. L'un sert à financer des prestations de développement à l'étranger, l'autre à alléger le coût du recrutement de volontaires internationaux.

Agenda social : Matignon à l'écoute

Cette semaine, la rentrée ne sera pas uniquement scolaire, mais aussi sociale. Les responsables des principales organisations syndicales et patronales vont défiler un à un dans le bureau du Premier ministre Jean Castex à partir de cet après-midi, et jusqu'à vendredi. L'U2P, le Medef et la CPME y sont attendus demain, après la CFDT, FO et la CFE-CGC aujourd'hui. L'ordre du jour reste assez large, si ce n'est flou. Il s'agit de faire le point sur tous les dossiers du moment - passe sanitaire et vaccination contre le Covid-19, mais aussi réformes de l'assurance chômage et des retraites, ou encore futur plan d'investissement et difficultés actuelles de recrutement.

Automobile : les ventes en tête-à-queue

Le marché auto ne voit plus le bout du tunnel. En août, il ne s'est écoulé que 88 066 voitures particulières, en baisse de 15 % en un an, selon la Plateforme automobile (PFA), représentant de la filière. Cette contre-performance est encore plus dramatique comparée à 2019, avec un effondrement des ventes de 31,8 %. Quasiment autant que la chute déjà observée en juillet (-32,8 %).

31 août

📍 Passe sanitaire : les patrons en désaccord avec Bruno Le Maire

Bruno Le Maire le martèle, le pass sanitaire n’a pas eu d’impact sur l’économie du pays (sauf pour les centres commerciaux, reconnaît le ministre de l’Economie). Pour ce faire, le ministre s’appuie sur des chiffres qu’il qualifie d’« objectifs », à savoir les données des cartes bleues, qui permettent de mesurer ce qu’ont payé les consommateurs dans les restaurants, parcs d’attractions et autres établissements soumis à l’obligation du pass sanitaire. Sauf que les chefs d’entreprise sont beaucoup moins affirmatifs que le ministre de l’Economie. Sur le millier qu’a interrogé la CPME, 55% des dirigeants d’entreprise soutiennent mordicus que le pass sanitaire a généré une baisse d’activité ou de fréquentation. Mais l’impact du pass ne se limite pas au seul business, assure le syndicat patronal. Agressivité, tensions au sein des équipes, avec sa direction ou avec des clients : 53% des chefs d’entreprises avouent avoir rencontré des difficultés relationnelles avec leurs salariés et/ou leurs clients depuis la mise ne place du pass.

Pass sanitaire : la fronde des centres commerciaux 

Un vent de fronde souffle dans les commerces. Confrontés à une baisse de leur fréquentation et confortés par des décisions de justice qui se suivent en cascades, les centres commerciaux demandent au gouvernement de suspendre l’obligation du pass sanitaire à l’entrée de leurs commerces.
A lire : Les centres commerciaux ne veulent plus de pass sanitaire

Pass sanitaire : les forces de l’ordre ont verbalisé plus de 1 300 personnes

Les forces de l’ordre ont procédé à 179 000 contrôles depuis la mise en place du pass sanitaire, révèle France Info. Plus de 1 300 d’entre eux ont débouché sur une verbalisation. La non-présentation d’un pass sanitaire entraîne une amende de 135 euros pour les consommateurs et usagers pris la main dans le sac ; pour les récidivistes, son montant peut s’élever jusqu’à 3 750 euros. Les professionnels ne contrôlant pas le pass à l’entrée de leur établissement s’exposent eux aussi à des sanctions, allant de la mise en demeure, jusqu’à la fermeture temporaire de l’établissement et à 45 000 euros d’amende. 

Une croissance de start-up pour les exportations de vin

Loin des débats sur le pass sanitaire, poussons un cocorico de soulagement pour le vin tricolore. Les exportations de vins et de spiritueux français retrouvent en effet des couleurs. Au premier semestre 2021, elles ont bondi de 43% en valeur par rapport à l’an passé et s’établissent à 7,25 milliards d’euros, indique la Fédération des exportateurs de vins & de spiritueux de France. Les ventes ont progressé de 54% aux Etats-Unis, premier marché tricolore à l’export, suite à la levée temporaire des sanctions douanières américaines dans le conflit opposant Boeing à Airbus. Les autres principaux marchés affichent eux aussi de très fortes croissances, à l’instar de la Chine (+103%), du Royaume-Uni (+31%) et de l’Allemagne (+19%). Du coup, les exportations de vins sont supérieures, de 8% en valeur, au niveau qui était le leur avant la crise sanitaire. Pour autant, la Fédération des exportateurs reste prudente sur les capacités de la filière à maintenir cette dynamique. D’une part, le gel du printemps va pénaliser cette année la récolte ; d’autre part, le conflit aéronautique entre l’Europe et les Etats-Unis, qui a par le passé tant fait trinquer les vins français, n’est toujours pas résolu.

La construction de logements repart

Le bâtiment se remet en marche. Depuis un an, d’août 2020 à juillet 2021, 445 000 logements ont été autorisés à la construction, soit près de 11% de plus que sur les 12 mois précédents, indique une étude du ministère de la Transition écologique. Dans le même temps, 386 000 logements ont été mis en chantier, un chiffre en croissance de 8%.

Investissement XXL de Gémo

L'enseigne de chaussures et de vêtements Gémo (4 000 salariés, 840 M€ de CA 2019) va investir 100 millions d'euros dans les deux ans, avec la rénovation de ses entrepôts, la modernisation d'environ 50 magasins par an et le renforcement de sa digitalisation. L'enseigne, qui compte 400 magasins en France, ambitionne d'atteindre un milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici deux à trois ans et veut se renforcer hors de l'hexagone, dans les Dom-Tom, en Europe et en Afrique. 

Comment Michelin veut rendre son usine d'Epinal-Golbey plus compétitive

Engagé dans un plan qui doit lui permettre de réaliser jusqu’à un quart de son activité hors du pneu, le groupe Michelin décline sa stratégie jusque dans l’usine vosgienne d’Epinal-Golbey avec 16 millions d’euros investis. Et engage une vaste concertation des salariés pour remettre à plat le fonctionnement du site.
A lire :  Michelin remet à plat le fonctionnement de son usine d'Epinal-Golbey

30 août

📍 Ciao, le Fonds de solidarité

Le gouvernement ferme un peu plus les vannes des aides aux entreprises. Il vient d’annoncer la fin du Fonds de solidarité le 30 septembre prochain, une des principales aides d’urgence instaurées pour faire face aux effets du Covid. En mai, pas moins de 500 000 entreprises en avaient bénéficié. Par ailleurs, comme prévu, l’Etat sera moins généreux à partir du 1er septembre pour ce qui est du financement du chômage partiel, qui retrouvera, à quelques exceptions près, le fonctionnement qui était le sien avant la crise. Pour autant, les entreprises les plus impactées par le Covid continueront d’être soutenues. Le fonds de Solidarité sera ainsi remplacé en octobre par le dispositif des « coûts fixes ». 
A lire : Allant disparaître fin septembre, le Fonds de solidarité sera remplacé par un autre dispositif

Le Covid a généré au moins 80 milliards d’euros d’aides aux entreprises

Le ministre de l’Economie chiffre à 80 milliards d’euros les aides directes d’urgence octroyées par l’Etat aux entreprises depuis le déclenchement de la pandémie.  Le Fonds de solidarité et l’aide au chômage partiel pèsent chacun 35 milliards d’euros, les exonérations de charges 10 milliards. A cela s’ajoutent les 160 milliards d’euros des différents prêts (dont les PGE), les 100 milliards d’euros du plan de relance (70 milliards devraient être distribués d’ici à la fin de l’année), en attendant les 20 à 30 milliards du futur plan d’investissement annoncé en juillet par Emmanuel Macron.   

Télétravail : nouveau protocole sanitaire attendu ce mardi 

Les entreprises reprennent la main sur le nombre de jours télétravaillés. C’est ce que vient d’annoncer la ministre du Travail Elisabeth Borne. Depuis le début du mois de juin, le protocole sanitaire demandait à l’employeur de fixer un nombre minimal de jours de télétravail par semaine et le ministère du Travail recommandait, sans l’imposer, deux jours de télétravail par semaine. Tout cela disparait désormais. Une nouvelle version du protocole sanitaire en entreprise est attendue ce mardi 31 septembre.
A lire : Elisabeth Borne redonne la main aux entreprises

Pass sanitaire pour les salariés : pas de sanction cette semaine

Pour 1,8 million de salariés des restaurants, des cinémas et d’autres sites recevant du public, il a fallu montrer son pass sanitaire avant de commencer sa journée de travail ce lundi 30 août. Comme ce fut le cas pour l’instauration du pass pour les consommateurs et le public, les entreprises seront contrôlées mais aucune d’entre elles ne sera sanctionnées durant la première semaine, a assuré la ministre du Travail.

Un pass sanitaire sans impact économique

L’instauration du pass sanitaire n’a pas été préjudiciable aux entreprises, assure Bruno Le Maire, s’appuyant sur les chiffres des cartes bleues. Les dépenses des consommateurs dans les bars et restaurants auraient ainsi progressé de 5% la semaine suivant la mise en place du pass et de 8% la semaine d’après, par rapport aux mêmes semaines de 2019. Dans les parcs d’attractions et les zoos, le ministre de l’Economie assure que les dépenses ont régressé de 1% la première semaine, puis décollé de 17% la deuxième. Un seul secteur subirait véritablement les effets du pass sanitaire : les grands centres commerciaux, victimes d’une « baisse de la fréquentation significative », selon Bruno Le Maire, sans fournir davantage de chiffres.

Télétravail et chômage partiel : la règle des 3%

La décrue continue pour deux phénomènes qui ont atteint des sommets avec le Covid que sont le télétravail et le chômage partiel. Seuls 3 % des salariés ont travaillé 100 % à distance en juillet, indique le ministère du Travail. Ils étaient encore 10% dans cette situation en avril. Le chômage partiel poursuit également sa baisse. Coïncidence des chiffres : également 3% des salariés ont fait l’objet d’une mesure de chômage partiel en juillet. Soit 600 000 personnes contre 1,4 million en juin. Une fois sur deux, l’indisponibilité des salariés est liée au fait qu’ils sont considérés comme vulnérables ou qu’ils sont en situation de garde d’enfants. 

L’entreprise à suivre : Charier repart de l’avant

Après une année 2020 morose marquée par cinq mois d’arrêt des chantiers, le groupe nantais de TP Charier repart de l’avant. Depuis le début de l’année 2021, il a réalisé trois opérations de croissance externe.
A lire : Charier réalise trois croissances externes pour se diversifier

27 août

📍 Pass sanitaire : 1,8 million de salariés vont devoir montrer patte blanche 

La vie de beaucoup de chefs d’entreprise va se complexifier à partir de ce lundi 30 août avec l’obligation du pass sanitaire pour les salariés. Sont concernés 1,8 million de personnes qui travaillent dans les restaurants, les salles de spectacles, les foires et salons, les parcs de loisirs ou dans certains grands centres commerciaux. Les salariés de ces établissements ne travaillant pas dans des espaces accessibles au public ou qui travaillent en dehors des horaires d’ouverture du public sont dispensés de pass sanitaire. Entre la gestion des personnels réfractaires au pass et la recherche dans l’urgence de remplaçants, les chefs d’entreprise se préparent à vivre un vrai casse-tête la semaine prochaine
A lire :  Pass sanitaire obligatoire : ce que prévoit la nouvelle loi pour les entreprises

Pass sanitaire : « Le stopper ou le généraliser » pour le patron de Leclerc 

Le pass sanitaire partout ou nulle part. Michel-Edouard Leclerc, le président des centres Leclerc, estime que « s’il n’a pas vocation a être généralisé, je demande la fin du pass sanitaire dans les grands centres commerciaux ». Le pass est aujourd’hui obligatoire à l’entrée des centres commerciaux de plus de 20 000 m², dans les zones les plus touchées par la pandémie. 

Les artisans ont le moral

Activité au beau fixe pour les 1,7 million d’entreprises artisanales françaises. 74% des artisans disent avoir une bonne opinion de leur activité sur les six derniers mois. Et 77% d’entre eux estiment que leur activité sera stable ou même s’améliorera dans les six prochains mois, révèle une enquête de la Chambre de métiers. 

Nouvelle formalité pour la déclaration du statut du conjoint du chef d’entreprise

À partir du 1er septembre 2021, la déclaration du statut du conjoint du chef d’entreprise intègre une nouvelle formalité. Une attestation sur l’honneur signée est désormais exigée du conjoint ou du partenaire pacsé travaillant dans l’entreprise.
A lire : Statut du conjoint du chef d'entreprise : ce qui change en septembre

L'initiative : En Mayenne, le groupe Douillet crée son centre de formation

Distributeur de machines agricoles, le groupe Douillet, une PME de 175 salariés, ouvre sur son site historique du Horps, en Mayenne, un centre de formation pour ses salariés et clients. Un outil visant à mettre en commun l’ensemble des savoirs de l’entreprise.
A lire :  Le groupe Douillet lance son académie de formation

26 août

📍 Recrutement : les 10 villes qui attirent les cadres parisiens

Et si, pour régler des problèmes de recrutement de plus en plus prégnants, les entreprises régionales se tournaient vers Paris ?  Les cadres ne se plaisent plus dans la capitale et le confinement n’a fait qu’aggraver cette tendance. Selon une étude de Cadremploi réalisée auprès de plus de 2 000 franciliens, huit cadres sur dix souhaitent quitter l’Ile-de-France. Une vie trop stressante, trop onéreuse et des temps de transports nourrissent des envies d’ailleurs. La majorité d’entre eux souhaitent conserver une vie urbaine : 30% désirent vivre dans une métropole, 22% dans une ville moyenne. Seuls 13% d’entre eux aspirent à la campagne. 

Au hit-parade des villes dans lesquelles ces cadres souhaitent s’installer :  Bordeaux, plébiscité par 49% des cadres, devant Nantes (41%), Lyon et Marseille (30%). Suivent Montpellier et Toulouse (26%), Rennes (25%), Nice (23%), Tours (18%) et Lille (14%). Reste qu’entre l’envie de partir et la réalité, le fossé est parfois grand. Seuls un tiers des cadres recherchent des postes afin de quitter la capitale. 

Fort rebond attendu pour l’investissement industriel 

L’investissement industriel devrait repartir. Les chefs d’entreprise interrogés par l’Insee estiment qu’il augmentera de 10% en valeur cette année. De quoi compenser le recul de 9% enregistré l’an passé. L’embellie concerne presque tous les secteurs, à commencer par la fabrication de biens d’équipement (+28% attendus). Les investissements devraient également s’accroître dans l’agroalimentaire, le textile, la chimie ou encore la métallurgie. Seul un secteur reste à la peine, l’automobile, dont les investissements devraient continuer à reculer, de 14% cette année.

Le bâtiment fait le plein de commandes, mais pas de main d’œuvre

Les carnets de commandes dans le bâtiment sont bien garnis. Ils assurent 8,7 mois de travail aux entreprises, assure l’Insee. Un chiffre bien au-dessus de ce que connaît en moyenne le secteur depuis 2005 (5,8 mois). Avec un taux d’utilisation des capacités de production de 92%, le secteur tourne à plein régime, mais est confronté à une double problématique. Il est, d’une part, pénalisé par la pénurie de matériaux, qui complexifie son approvisionnement et génère des hausses de prix. D’autre part, il est freiné par le manque de bras : un quart des chefs d’entreprise du bâtiment assure ne pas réussir à augmenter leur production faute de main d’œuvre. 

Le climat des affaires se tasse mais reste supérieur à son niveau d’avant crise 

En août, le climat des affaires, un indicateur de l’Insee calculé à partir des opinions qu’ont les chefs d’entreprise de leur activité, affiche un léger recul. Il n’est plus que de 110, soit trois points de moins qu’en juillet. Toutefois, l’indicateur, qui s’est effondré lors du premier confinement (47 en avril 2020) est supérieur à son niveau d’avant crise (106 en février 2020) et à sa moyenne depuis 15 ans (100).

Le pass sanitaire dans l’entreprise n’est pas d’actualité

Interrogé sur RTL, le Premier ministre Jean Castex a assuré que l’extension du pass sanitaire à l'ensemble des entreprises « n’est pas d’actualité ». A partir du 30 août, seuls certains lieux accueillant du public, comme les restaurants ou les commerces de plus de 20 000 m², devront s’assurer que leurs salariés présentent un pass valide.

Cacolac mise sur le vin en canette

L’emblématique marque de boissons au lait cacaoté Cacolac résiste bien à la crise. Après une année 2020 en croissance, l’entreprise girondine investit dans de nouveaux moyens de production pour développer une activité de vin en canette.
A lire : Cacolac construit une nouvelle usine pour se diversifier dans le vin en canette

25 août 

📍 Geoffroy de Roux de Bézieux ne veut plus de l’argent de l’Etat

« Nous ne sommes pas devenus entrepreneurs pour vivre des aides de l’Etat ». En ouverture de La Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient jusqu’au 26 août à Paris, Geoffroy de Roux de Bézieux appelle à la fin du quoi qu’il en coûte, ces aides massives aux entreprises mises en place peu après le déclenchement de la crise sanitaire. « Il est temps que l’Etat retrouve sa juste place et que le poids des dépenses publiques revienne dans la moyenne européenne », a déclaré le patron du Medef, précisant qu’il faudra que le gouvernement continue d’aider « de manière pointilliste » les secteurs encore affectés par la pandémie, comme l’hôtellerie-restauration, le commerce ou les activités culturelles. 

Bruno Le Maire sur la même longueur d’onde

Le message de Geoffroy de Roux de Bézieux a été entendu 5 sur 5 par Bruno Le Maire, présent à la REF : « Maintenant que l’économie française redémarre, que nous avons des perspectives de croissance à 6%, le quoi qu’il en coûte, c’est fini, nous sommes passés au sur mesure », assure le ministre de l'Economie. 

Des aides, quand il n’y en a plus, il y en a encore !

Le quoi qu’il en coûte est peut-être de l'histoire ancienne, l’Etat est loin de stopper les aides aux entreprises. D’une part, il va continuer à aider les secteurs les plus impactés par la crise sanitaire. Les discussions démarrent la semaine prochaine à ce sujet avec les secteurs concernés. D’autre part, les entreprises pourront encore se partager 30 des 100 milliards d’euros du plan de relance en 2022. A cela s’ajoutera un nouveau dispositif, le plan d’investissement, que le gouvernement présentera dans les prochaines semaines. Hydrogène vert, IA, biotechnologies, calcul quantique : « L’objectif de ce plan, c’est d’amorcer l’investissement dans des filières qui ne sont pas rentables immédiatement, dans lesquelles l’entrepreneur privé ne pourra pas investir seul et où le soutien de l’Etat est indispensable », explique Bruno Le Maire. 
A lire : Plan d'investissement : Bruno Le Maire temporise

Nouveaux marchés en perspectives pour les équipementiers automobiles

A partir du 1er janvier 2023, une partie du marché des pièces détachées automobiles sera ouvert à la concurrence. Venant d’être promulguée, la loi Climat ouvre de nouvelles opportunités aux équipementiers automobiles, en assouplissant la législation régissant les droits des dessins et modèles ainsi que le droit d’auteur. 
A lire : Le marché des pièces détachés automobiles s'ouvre

Le chômage continue de baisser

Bonne nouvelle sur le front de l’emploi : le nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A continue de baisser en France. En juillet, il régresse de 1,6% par rapport à juin, selon les chiffres du ministère du Travail. Sur un an, le chômage recule de plus de 11%.

Tourisme : la saison est « sauvée »

Malgré le variant Delta, la saison touristique a été sauvée. C’est ce qu’affirme Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat au tourisme. « On a sauvé la saison dans un contexte compliqué, grâce aux mesures de freinage et au pass sanitaire. Les Français ont répondu à l’appel de l’été », affirme-t-il sur Twitter, sans toutefois étayer ses déclarations par des données chiffrées. 
 

24 août

📍 Le commerce mondial bat des records...  

Le commerce de marchandises des pays du G20 atteint des sommets.  Les exportations et importations de marchandises ont respectivement augmenté de 4,1% et 6,4% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. Du coup, la valeur des échanges n’a jamais été aussi élevée, affirme l’OCDE, à l’origine de ces chiffres. Parmi les pays les plus riches de la planète, de fortes disparités existent toutefois. Si les exportations russes ou brésiliennes bondissent d’environ 30%, l’évolution est moins marquée dans les pays de l’Union européenne en général, et en France en particulier. Dans l’Hexagone, la hausse des importations se limite à 2,9%, celle des exportations à 1,3%. Mais il convient d’apporter deux bémols à ces chiffres. Le premier, c’est que la croissance du commerce de marchandises, si elle reste forte, tend à s’essouffler par rapport au premier semestre de l’année qui affichait des hausses supérieures à 8%, tant pour les importations que les exportations. Second bémol, cette hausse, exprimée en valeur, s’explique en grande partie par l’augmentation du prix des matières premières, notamment des semi-conducteurs. 

... l’absentéisme en France aussi ! 

Un salarié sur trois au moins une fois en arrêt maladie ou victime d'un accident de travail l’an passé. A cause du premier confinement, l’absentéisme affiche en 2020 une croissance record de 20 % en France. Entre les désorganisations provoquées par les absences, les recrutements et l’intégration des remplaçants, le phénomène se répercute immédiatement sur les comptes des entreprises : un taux d’absentéisme de 1% coûte entre 1 et 2% de la masse salariale. En France, le taux d’absentéisme se monte à 5,04%... 
A lire : Record d'absentéisme des salariés français 

Titres-restaurant : le gouvernement va finalement jouer les prolongations

Mis en place pour aider les restaurateurs à faire face à la crise sanitaire, la « version Covid » des titres-restaurant devait prendre fin le 1er septembre. Elle devrait finalement être prolongée, révèle Capital. "Le plafond des tickets restaurant sera maintenu à 38 euros jusqu’à fin février 2022", confirme Elisabeth Borne, la ministre du Travail, sur Twitter. Les détenteurs de ces titres pourront aussi continuer à les utiliser les week-ends et le jours fériés. 

Promulguée, la loi Climat va « verdir » l’achat public

La loi Climat a été promulguée ce mardi 24 août. Au menu, pas moins de 300 articles censés « ancrer durablement l’écologie dans notre modèle de développement », selon l’expression de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Pour les entreprises, une foultitude de mesures nouvelles à prendre en compte, comme la fermeture des lignes aériennes lorsqu’il existe une alternative en train de moins de 2h30, les premiers affichages environnementaux sur les publicités de voitures et d’électroménager, l’interdiction de la publicité sur les énergies fossiles ou la disparition des chauffages sur les terrasses. Mais aussi un changement majeur des règles du jeu de la commande publique. D’ici à cinq ans, quasiment tous les marchés publics français émis par l’État et les collectivités, devront intégrer une clause écologique, qui entrera en ligne de compte dans l’attribution du marché, au même titre que le prix et la qualité de l’offre. 
A lire : la loi Climat va bouleverser l'achat public

Comment les clubs de football ont perdu 2,5 milliards d’euros 

L’absence de spectateurs dans les stades de football aurait coûté 2,5 milliards d’euros aux clubs des cinq principaux championnats européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France). C’est ce qu’estime une enquête du cabinet KPMG, relayée par France Info. Billetterie, sponsoring, merchandising, restauration : la décision de jouer la plupart des matchs à huis clos a privé les clubs des recettes habituellement générées les jours de matchs. Le manque à gagner est estimé à 500 millions d’euros pour la fin de saison 2020 et à 2 milliards d’euros pour la saison 2020 – 2021. Le championnat allemand, qui affiche le plus de spectateurs par match, a été le plus impacté, mais les clubs français souffrent également et doivent en conséquence s’adapter.
A lire : A cause du Covid, l'ASSE, l'OL et Clermont Foot affinent leur business model

23 août

📍 Pass sanitaire : la guerre des chiffres commence

Dans quelle mesure le pass sanitaire entrave la relance française ? Pour Bruno Le Maire, il n’a aucun effet sur l’activité économique. L’économie française « se porte bien » et pourrait même retrouver son niveau d’avant crise dès la fin de l’année. L'activité est tirée par la consommation des Français, qui a augmenté de 15% sur la première quinzaine d’août. « La consommation dans les restaurants a augmenté de 5% entre le 9 et le 15 août (c’est-à-dire après la mise en place du pass sanitaire dans les restaurants, NDLR) », a indiqué le ministre de l’Economie, ce lundi 23 août, sur France 2. Du côté du SDI, le syndicat des indépendants et des TPE, ces chiffres risquent de faire tousser. La semaine passée, une enquête du syndicat patronal assurait que 87 % des restaurateurs constataient une baisse de fréquentation et de chiffre d’affaires suite à la mise en place du pass sanitaire. Pour les professionnels impactés, dans 73% des cas, la baisse représentait au moins 40% de chiffre d’affaires. De quoi justifier, pour Marc Sanchez, le secrétaire général du SDI, le maintien du Fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année. Gouvernement et représentants patronaux auront l’occasion de croiser leurs chiffres et d’évoquer l'avenir des aides financières la semaine prochaine.
A lire : SDI : "Il faut maintenir le Fonds de solidarité jusqu'à la fin de l'année" 

Télétravail : trois scénarios possibles pour la rentrée

La montée du variant Delta va-t-elle impacter l’organisation des entreprises ? Cette question sera abordée lors d’une réunion entre le gouvernement et les partenaires sociaux, fin août ou début septembre, révèle Le Parisien. Trois scénarios sont possibles : l’allégement du protocole sanitaire ; le prolongement du protocole actuel et des recommandations gouvernementales de deux jours de télétravail hebdomadaires ; le durcissement du protocole dans le but de renvoyer le maximum de travailleurs à la maison. 

Compensation des coûts fixes : l’aide est prolongée 

En attendant un éventuel prolongement des aides de l'Etat à la rentrée, un décret du 16 août (n° 2021-1086) modifie le dispositif de l’aide sur les coûts fixes instaurée en mars dernier. L’aide qui devait s’arrêter en juin perdurera jusqu’à la fin du mois d’août. Cette aide permet de compenser les coûts fixes des entreprises fortement impactées par la crise sanitaire, c’est-à-dire accusant une perte minimale de 50% du chiffre d’affaires.

Retour à la normale pour les titres restaurant 

Plus que huit jours pour profiter de la version « Covid » des titres restaurant, mise en place par le gouvernement pour soutenir les restaurateurs. A partir du 1er septembre, la situation d’avant crise redevient la norme. Le plafond sera de nouveau fixé à 19 euros par jour (contre 38 euros actuellement) et il ne sera plus possible d’utiliser les titres-restaurant le week-end ou durant un jour férié.
 

19 août

📍 87% des restaurateurs accusent des pertes de chiffre d’affaires à cause du pass sanitaire 

Un premier bilan économiquement catastrophique pour les entreprises. 87% des restaurateurs assurent que la mise en place du pass sanitaire a entraîné une baisse de leur chiffre d’affaires. C’est ce que révèle un sondage réalisé par le SDI (syndicat des indépendants et des TPE) entre le 13 et le 16 août auprès de 262 restaurateurs français. Pour les entreprises accusant des baisses de fréquentation, l’impact économique est souvent dramatique : 73% des restaurateurs estiment avoir perdu plus de 40% de chiffre d’affaires, 27% d’entre eux estimant la baisse entre 20 et 40%. Secrétaire national du SDI, Marc Sanchez réclame un allègement des contraintes avec la suppression du pass sanitaire en terrasse, une réévaluation des aides financières aux entreprises ainsi que des mesures de protection pour l’employeur dans la gestion du pass vis-à-vis de son personnel. 

Pass sanitaire : Bruno Le Maire reste ferme mais promet des aides

En visite à Bayonne, le ministre de l’Economie prévient : Bercy coupera les aides financières aux entreprises qui ne respectent pas les règles du jeu du pass sanitaire. Bruno Le Maire a aussi assuré que les secteurs qui perdent du chiffre d’affaires à cause du pass sanitaire seront aidés. Un rendez-vous est prévu avec les représentants des secteurs concernés le 30 août. 
 

18 août

📍 Record historique du nombre d’emplois vacants en France

Alors que le chômage touche 8% de la population active, il n’y a jamais eu autant d’emploi vacants en France. La Dares, un service du ministère de l’Economie, en recense 264 400 au deuxième trimestre. Un nombre en croissance de 21% par rapport au premier trimestre 2021. La hausse concerne avant tout les activités de services (+31%), devant l’industrie (+15%) et la construction (+12%).  La moitié des postes à pourvoir correspond à des emplois inoccupés, un quart à des emplois nouvellement créés et le dernier quart à des emplois encore occupés sur le point de se libérer. A noter que le nombre d’emplois vacants est en réalité bien supérieur aux 264 400 recensés par la Dares, puisque l’enquête ne prend en compte que la situation des entreprises de 10 salariés et plus. 

Fonds de solidarité : le formulaire pour juillet est disponible

Le formulaire du Fonds de solidarité pour le mois de juillet est en ligne et accessible sur le site des Finances publiques. Entreprises et indépendants ont jusqu’au 30 septembre pour effectuer leur demande d’aide financière, même si cette dernière s'avère moins généreuse qu’elle a pu l’être par le passé. 
A lire : L'accès au fonds de solidarité de juin et juillet plus restreint qu'annoncé

17 août

📍 La croissance française plus faible que celle de la zone euro

La France moins dynamique que ses voisins. Au deuxième trimestre, la croissance du pays s’est montée à 0,9% par rapport au trimestre précédent, selon une estimation d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. C’est près de deux fois moins que dans la zone euro, qui affiche 2% de croissance. En Europe, le Portugal est le pays le plus performant au deuxième trimestre, avec 4,9% de croissance, devant l’Autriche (+4,3%), la Lettonie (+3,7%), l’Espagne (+2,8%) et l’Italie (+2,7%). 
 

13 août

📍 Le chômage continue de baisser en France

Au deuxième trimestre, le taux de chômage s’établit à 8% de la population active en France, en baisse de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Cela correspond à 16 000 chômeurs de moins, indique l’Insee. Après avoir dépassé la barre des 9% en 2020, le chômage continue de baisser, sans pourtant atteindre le niveau qui était le sien avant le déclenchement de la crise sanitaire (7,2% au deuxième trimestre 2020). 
 

11 août

Le passe sanitaire exigé dans les grands centres commerciaux de certains départements

Dès lors que, dans un département, le taux d'incidence dépasse les 200 pour 100 000 habitants, le passe sanitaire sera demandé à l'entrée des magasins et centres commerciaux de plus de 20 000 m². C'est ce qu'a annoncé ce mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal  à l'issue du conseil des ministres. Les départements situés dans le Sud du pays sont les plus concernés par cette mesure.

9 août

📍 Le passe sanitaire élargi, c'est parti

Le passe sanitaire , nouveau sésame de la vie sociale. Depuis ce matin, le document est obligatoire à l'entrée de tous les bars, restaurants, cinémas, musées, foires, salons, transports de longue distance et certains centres commerciaux. Les ultimes détails de cette mesure ont été publiés hier au Journal officiel.
A lire : Le passe sanitaire élargi entre en vigueur, après d'ultimes ajustements

L'aide sur les coûts fixes, ce n'est pas fini

Il n'en finit plus de se démultiplier. Après s'être déjà décliné en trois versions, le dispositif de compensation des loyers et coûts fixes des entreprises accueille deux nouvelles variantes cet été - l'une à destination des repreneurs et gérants de fonds de commerce ; l'autre au profit des entreprises créées depuis le 1er janvier 2019.
A lire : L'aide au paiement des loyers s'étend (encore) à de nouvelles entreprises

La reprise de l'économie plus forte que le rebond de l'épidémie

Il n'y a pas que l'emploi qui s'est rétabli du Covid-19 cet été. L'activité économique aussi était tout proche du retour à la normale en juillet, selon la Banque de France. Un redressement surtout porté par la reprise dans l'hébergement-restauration, délivré des contraintes anti-coronavirus... en attendant le passe sanitaire élargi.

6 août

📍 Passe sanitaire : la loi est là...

Pas de temps à perdre. Au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel, la loi sur le passe sanitaire élargi a d'ores et déjà été promulguée et publiée au Journal officiel. Cette parution ouvre la voie à une entrée en vigueur de la mesure dès lundi, comme voulu par le gouvernement. Son porte-parole Gabriel Attal a toutefois rappelé, aujourd'hui, que les entreprises, chargées de contrôler leurs clients, disposeront bien d'une semaine de « rodage » pour la mise en place de ces opérations de vérification. Même si la loi prévoit explicitement que tout manquement, constaté à partir de maintenant, tombera sous le coup de la nouvelle procédure de sanction.
A lire : Ce que prévoit la nouvelle loi pour les entreprises soumises au passe sanitaire

... les entreprises s'interrogent...

Avec l'entrée en vigueur imminente du passe sanitaire élargi, la pression monte d'un cran chez les professionnels concernés. Les restaurateurs ne cachent pas leurs inquiétudes, les centres commerciaux leur étonnement et le patronat ses incertitudes face à cette nouvelle contrainte anti-coronavirus.

... et l'exécutif fait profil bas

Pas de commentaire officiel, mais une réflexion philosophique. Quelques heures après la validation du passe sanitaire élargi par le Conseil constitutionnel, le président de la République Emmanuel Macron a publié, sur le réseau social TikTok, une vidéo, dans laquelle il justifie la mesure en ces termes : « En société, parce que nous dépendons les uns des autres, la liberté ne se conjuge pas au singulier. Notre liberté n'existe, ne tient, que si l'on protège les autres et on respecte [la leur] ». Du côté de Matignon, Jean Castex s'est contenté, par communiqué, de constater la décision favorable des Sages et de "[prendre] acte" de la censure de l'isolement obligatoire pour les malades du Covid-19. Pas un mot, en revanche, sur le rejet du licenciement pour les CDD et intérimaires réticents au passe sanitaire.

Le rétablissement (incomplet) de l'emploi salarié

Comme si de rien n'était. Au deuxième trimestre, et malgré le confinement d'avril, l'emploi salarié dans le privé s'est complètement rétabli de la crise du coronavirus, selon l'Insee... du moins en apparence. Dans le détail, l'industrie, les services marchands et l'intérim restent affaiblis par l'épidémie.

Export : verre à moitié vide, ou à moitié plein ?

Les échanges extérieurs de la France restent contaminés par la pandémie. Au deuxième trimestre, comme au premier, le déficit commercial s'est nettement creusé, selon les douanes. Parmi les facteurs évoqués : l'envolée des prix des matières premières et les conséquences de la crise sanitaire, qui dopent les importations, mais aussi la pénurie de composants électroniques qui freine les ventes automobiles.
Dans une publication séparée, le gouvernement s'est toutefois félicité du "redressement" en cours des échanges, sur l'ensemble du premier semestre, cette fois. Et de faire valoir que les exportations sont, par exemple, revenues au-dessus de leur niveau d'avant-crise dans le matériel militaire (+34,3 % en deux ans), la pharmacie (+6,6 %), l'agroalimentaire (+5,1 %) ou la chimie (+4,4 %). Autre bonne nouvelle mise en avant : dans les échanges de services, la France améliore son excédent commercial (+2,3 milliards d'euros, par rapport à la deuxième moitié de 2020), malgré le grippage persistant du tourisme international.

5 août

📍 Feu vert pour le passe sanitaire

Circulez, il n'y a rien à voir, ou presque. Le Conseil constitutionnel a validé, pour l'essentiel, l'extension du passe sanitaire. Seule disposition censurée : la rupture anticipée du contrat de travail pour les salariés en CDD ou intérim qui ne présenteraient pas le document à leur employeur. Pour le reste, plus rien ne s'oppose désormais à l'entrée en vigueur du passe, à partir de lundi, dans les bars, restaurants et lieux de loisirs de toute taille. A noter, par ailleurs, que la vaccination obligatoire pour le personnel des établissements de santé et certaines aides à domicile est, elle, approuvée sans réserve.
A lire : Le passe sanitaire élargi globalement validé, à l'exception des licenciements

2 août

📍 "Quoi qu'il en coûte", le retour

L'été devait être la saison du débranchement des aides d'urgence. La reprise épidémique en a décidé autrement. Afin d'aider l'économie des territoires d'Outre-mer, où confinement (Martinique et Réunion) et couvre-feu (Guadeloupe notamment) ont été réinstaurés, Bercy va élargir, en fonction des restrictions en place, l'accès au fonds de solidarité, ainsi qu'aux exonérations et à l'aide au paiement des charges sociales. Exemple d'assouplissement : partout où un confinement de plus de 8 jours s'appliquera en août, les entreprises de moins de 50 salariés enregistrant une baisse de chiffre d'affaires supérieure à 20 % (au lieu de 50 %) pourront demander l'aide de base du fonds (1 500 euros maximum).

30 juillet

📍 Les effets dopants du déconfinement

Le déconfinement, ça marche à tous les coups ! D'après l'Insee, la croissance française s'est élevé de 0,9 % sur le seul deuxième trimestre, pourtant marqué par un mois d'avril sous restrictions sanitaires. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a salué, sur France Inter, « une performance exceptionnelle », qui conforte la prévision du gouvernement pour cette année, fixée à +6 %. Performance à relativiser tout de même. Elle est l'une des plus faibles de la zone euro, qui a enregistré, en moyenne, un gain de 2 % (après un début d'année laborieux, à -0,3 %). Surtout, fin juin, le PIB français était revenu au même point qu'à l'été 2020, quand, déjà, la sortie du premier confinement avait boosté l'activité de manière spectaculaire. Mais, comme à l'époque, il reste inférieur de plus de 3 % par rapport à son niveau de fin 2019, soit avant l'irruption de l'épidémie de coronavirus.

Et maintenant, le plan d'investissement

C'est la troisième couche que l'on n'attendait pas. Après les aides d'urgence du printemps 2020 et le plan de relance de septembre dernier, Bercy planche sur la stratégie d'investissement, annoncée par Emmanuel Macron le 12 juillet. Bruno Le Maire devait faire, aujourd'hui, ses propositions au chef de l'Etat. Objectif : « créer de nouvelles chaînes de valeur en France », afin de « retrouver [notre] pleine indépendance technologique et souveraineté industrielle », expliquait, hier, le ministre de l'Economie. Parmi les filières officiellement ciblées, peu de surprises : les semi-conducteurs, les batteries électriques, l'hydrogène, les technologies de la santé... des domaines déjà ciblés soit par la relance, soit par le PIA4. De combien sera la rallonge ? BFMTV évoquait récemment un effort de 20 à 30 milliards d'euros. L'Elysée tranchera en août, a simplement indiqué Bruno Le Maire, pour une présentation de ce nouveau programme à la rentrée.

Une bulle d'oxygène pour le cinéma

Une rallonge pour le cinéma. Le CNC a décidé en urgence, hier, de débloquer 90 millions d'euros d'aides supplémentaires pour le secteur, dont 59,3 M€ pour compenser les pertes de recettes des salles. Un soutien de dernière minute, officiellement justifié par les restrictions subies jusqu'en mai, et non par les conséquences du passe sanitaire, imposé depuis le 21 juillet. Et pourtant, Bruno Le Maire l'a reconnu « volontiers », ce matin, sur France Inter : cette contrainte « a eu un impact » sur le cinéma. Mais le ministre de l'Economie renvoie les professionnels à son rendez-vous du 30 août pour faire les comptes, et prendre, éventuellement, de nouvelles mesures.

Les nouvelles batailles du rail

Le train du futur sera léger et numérisé. Ce sont en tout cas les deux axes d'innovation que l'Etat entend soutenir dans le domaine ferroviaire, et dans le cadre de son 4e programme d'investissements d'avenir (PIA4). La recherche de projets à financer vient de commencer, avec le lancement d'un appel à manifestation d’intérêt dédié.

La galère persistante de l'aérien

A peine une lumière au bout du tunnel aérien. Malgré une perte nette d'1,4 milliard d'euros au deuxième trimestre (autant qu'au premier), Air France affirme percevoir "depuis juin, les premiers signes de la reprise", malgré des incertitudes persistantes. L'Association internationale du transport aérien (Iata) se montre, elle, beaucoup moins optimiste. En juin, la demande était encore en baisse de 60,1 % par rapport à 2019 - à peine mieux qu'en mai (-62,9 %). "Ceci n'est pas une reprise, c'est une crise qui se poursuit, provoquée par l'inaction des gouvernements", a fustigé le directeur général Willie Walsh. Pour lui, "à chaque jour qui passe, l'espoir de voir une reprise significative du trafic international cet été s'évanouit".

Les entreprises ne trouvent pas le bon profil

Comment les entreprises expliquent-elles leurs difficultés de recrutement, désormais présentées comme l'un des principaux freins à la croissance ? Le problème vient d'abord de la pénurie de candidats formés aux métiers recherchés, motif cité, fin juin, dans les deux tiers des cas, d'après une enquête de la Dares (ministère du Travail). Loin derrière viennent les exigences accrues des postulants en matière de conditions de travail (33,8 %) ou de salaire (29,8 %), à égalité avec la prolongation exceptionnelle des droits pour les chômeurs, qui découragerait la reprise du travail. Mais certains employeurs ont aussi été pris de court par les conséquences de la crise sanitaire : près d'1 sur 10 a dû faire face au départ imprévu de salarié placé en chômage partiel. Pour pallier ces difficultés, les entreprises se résolvent majoritairement à revoir leurs critères d'embauche sur le profil ciblé (expérience, qualification...).
A lire : La pénurie de main-d'œuvre freine la reprise de Vauconsant

La crise fatale aux ruptures conventionnelles

Avec la crise du coronavirus, les ruptures conventionnelles ont moins la cote. En 2020, et malgré un pic historique en juillet, le nombre de dossiers homologués (427 000 au total) a ainsi chuté de 3,6 % sur un an, d'après la Dares (ministère du Travail) - une première depuis 2013. Cà et là, quelques exceptions à ce repli généralisé persistent, comme en Nouvelle Aquitaine (+4,1 %), chez les plus de 50 ans (+3,2 %) ou les cadres (+2,3 %). Au niveau sectoriel, l'étude note, par ailleurs, un lien entre le niveau d'activité et le recours à cette procédure : plus le premier recule, moins la seconde est utilisée. A noter que le recul des ruptures conventionnelles s'est poursuivi début 2021, comme l'a souligné la Dares il y a deux jours.

29 juillet

📍 Le déclin du chômage partiel et du télétravail intégral

Un parfum de retour à la normale flottait dans les entreprises en juin. Avec le déconfinement, le chômage partiel n'avait jamais été aussi peu demandé par les entreprises depuis le début de la crise sanitaire, selon la Dares (ministère du Travail). Le télétravail intégral, lui, a été divisé par deux. Et la menace des plans sociaux continuait de s'éloigner pour une part toujours croissante d'entreprises. Mais ça, c'était avant : ces données s'appuient pour l'essentiel sur une enquête bouclée le 14 juillet, alors que la reprise épidémique commençait à peine à faire parler d'elle.

Le logement neuf sur la bonne voie

Le logement neuf retrouve un rythme de croisière. Au deuxième trimestre, les permis de construire ont progressé d'1,6 % en trois mois (et +1,2 % comparativement à la même période de 2019), selon le ministère de la Transition écologique. Coup de mou, en revanche, pour les mises en chantier (-2,7 % par rapport au début de l'année), mais elles s'affichent, elles aussi, au-dessus de leur niveau d'il y a deux ans (+1,5 %). Autre signe de cette reprise, jusqu'ici assez longue à se dessiner : entre avril et juin, le nombre de logements, autorisés et commencés, "a été très proche (-0,2 %) de la moyenne des douze mois précédant le premier confinement (mars 2019 à février 2020)".

Le financement des PME innovantes entre dans sa huitième vague

C'est reparti pour un tour. Le concours d'innovation i-Nov lance son huitième appel à candidatures. L'objectif reste le même (soutenir les start-up et PME innovantes), mais les thématiques évoluent et se renouvellent.

La relance irradie (un peu) le nucléaire

Nouvelle salve de subventions pour le nucléaire. L'Etat accorde 6,8 millions d'euros à 13 nouveaux projets, portés par 17 entreprises (dont 5 d'Auvergne Rhône-Alpes et 4 d'Ile-de-France), dans le cadre du plan de relance. L'appel à projets reste ouvert jusqu'au 7 septembre - et il y a encore de quoi faire : après l'annonce des premiers lauréats, mi-avril, seul un tiers des 120 millions d'euros dédiés au soutien des investissements de la filière a été consommé jusqu'à présent.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Environnement : l'appel de l'Etat à la bonne volonté du e-commerce

En attendant la nouvelle loi Climat, le gouvernement mise sur la bonne foi. Il vient de lancer deux "chartes d'engagements" à destination des entreprises du e-commerce et de la logistique. Ces documents compilent chacun une dizaine d'actions que les signataires promettent d'accomplir en faveur de l'environnement. En échange, l'Etat promet de clarifier et fluidifier ses procédures pour favoriser l'installation d'entrepôts en France.

28 juillet

📍 Passe sanitaire élargi : coup d'envoi le 9 août...

Cette fois, on connaît la date. Le gouvernement vise une entrée en vigueur de la loi sur l'extension du passe sanitaire pour le lundi 9 août, a indiqué son porte-parole Gabriel Attal, soit quatre jours après la décision très attendue du Conseil constitutionnel sur le texte. S'ensuivra, pour les établissements nouvellement concernés par cette obligation, une « période de rodage d'une semaine », c'est-à-dire « un temps d'adaptation de tolérance, de pédagogie, d'accompagnement ». Et jusqu'à quand sera maintenue la mesure ? En théorie, jusqu'au 15 novembre, à moins d'en repasser par le Parlement pour la prolonger. Mais « dès lors que nous n'aurons plus besoin du passe sanitaire pour lutter contre l'épidémie, nous ne l'utiliserons plus », a assuré Gabriel Attal.

... sans contrôles automatiques dans les transports...

Si les établissements recevant du public concernés doivent a priori vérifier le passe sanitaire en toutes circonstances, ce ne sera pas le cas dans les transports. Les contrôles seront aléatoires et, à tout le moins dans les trains, ils ne se feront « pas de façon totalement étanche et systématique », a admis le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, sur BFMTV.

... mais avec un rendez-vous fin août pour faire les comptes

L'Etat promet de ne pas lâcher les entreprises soumises au passe sanitaire. Face à l'appel à l'aide de plusieurs secteurs (cinémas et parcs de loisirs en tête), le gouvernement donne rendez-vous le 30 août aux professionnels concernés (culture, tourisme, restauration...). Ce jour-là, a expliqué le ministre de l'Economie, sur RTL, « nous verrons avec eux quelles sont les pertes de chiffre d'affaires [par rapport à 2019, NDLR] et nous prendrons les mesures nécessaires pour les aider. Il n'est pas question d'abandonner qui que ce soit dans cette crise », a promis Bruno Le Maire.
En attendant, le dialogue n'est pas rompu. Ce matin, les acteurs de la culture ont été reçus pour un point d'étape, une semaine après l'application du passe dans les établissements de plus de 50 personnes. Cet après-midi, c'était au tour des représentants de l'événementiel professionnel d'être entendus par Bercy.

Aéronautique : la quête du carburant propre est lancée

Bientôt des carburants "durables" made in France dans les avions ? L'Etat prend les paris et met 200 millions d'euros sur la table. Son objectif : accélérer l'innovation dans ce domaine et jeter les bases d'une nouvelle filière industrielle.

Relance : l'industrie boude la décarbonation

Pendant ce temps-là, la décarbonation de l'industrie, elle, peine toujours à convaincre. Dans le cadre du plan de relance, l'Etat a retenu 29 projets supplémentaires de transition écologique : 15 seront soutenus à hauteur de 28 millions d'euros, au titre du volet dédié à l'efficacité énergétique (dont 3 l'avaient déjà été en 2020), 14 autres (portés par seulement 9  entreprises différentes) recevront, pour leur passage à la chaleur biomasse, quelque 67 millions d'euros (dont 52 M€ d'aide au fonctionnement... sous réserve de validation de ce dispositif par l'UE !). Plus du tiers de ces lauréats sont basés dans le Grand Est. Ces appels à projets restent ouverts jusqu'au 14 octobre. Depuis septembre, ils n'ont toutefois reçu que 242 candidatures. C'est 4,5 fois moins que celui sur la relocalisation et 7,5  fois moins que les fonds de modernisation de l'automobile et l'aéronautique.

Le marché du travail en sous-régime... sauf les licenciements

Plus d'embauches, mais aussi plus de licenciements et de démissions. Le marché du travail affiche une dynamique pour le moins paradoxale, au cours du premier trimestre 2021, montrent les derniers chiffres de la Dares (ministère du Travail). Paradoxale mais toujours très perturbée par la pandémie de Covid-19. Preuve en est : contrairement aux recrutements, les licenciements pour raison économique ont retrouvé, et même dépassé, leur niveau d'avant-crise depuis longtemps.

La reprise épidémique ne nuit pas (encore) à l'économique

Pour l'instant, ça tient. Le FMI maintient sa prévision de croissance pour la France à 5,8 % en 2021. La zone euro ferait moins bien (4,6 %), mais mieux qu'annoncé en avril (+0,2 point). Au niveau mondial, pas de changement : le PIB est toujours attendu en progression de 6 % cette année, mais l'institution met en garde contre une reprise à deux vitesses entre pays développés et émergents.

27 juillet

📍 Passe sanitaire : clarification du gouvernement sur le licenciement...

Le gouvernement n'a pas dit son dernier mot sur le licenciement pour défaut de présentation d'un passe sanitaire. La procédure a, certes, disparu de la loi adoptée ce week-end. Mais, a prévenu Elisabeth Borne, sur BFMTV, « il ne faut pas laisser croire aux salariés qu'il ne peut pas y avoir de licenciement. » Simplement, explique la ministre du Travail, ce sont les règles ordinaires du Code du travail qui s'appliqueront, là où le gouvernement prévoyait, à l'origine, un délai de deux mois avant toute rupture du contrat de travail. Ceci étant, « si [l'épidémie] doit se prolonger, il faudra que l'on revienne vers le Parlement pour bien encadrer cette procédure ». Ces précisions devraient rassurer la CPME : son président s'était inquiété, hier, de ne plus pouvoir se séparer d'un salarié refusant le passe sanitaire (voir actualité du 26 juillet).

... détresse dans la culture et les loisirs...

Ils ont essuyé les plâtres et ils sont en train de prendre la poussière. Les parcs de loisirs, salles de cinéma et autres lieux de culture, soumis au passe sanitaire depuis mercredi, déchantent sérieusement. Face à l'effondrement de la fréquentation, plusieurs représentants de ces secteurs réclament à l'Etat des aides d'urgence pour sauver encore ce qui peut l'être.

... et double validation du Conseil d'Etat

En attendant, le Conseil d'Etat n'a toujours rien trouvé à redire au passe. Dans deux décisions distinctes, rendues public hier soir, il a validé l'extension de cet outil aux lieux de culture et de loisirs de plus de 50 personnes, en vigueur depuis mercredi dernier. Principale raison invoquée : les "circonstances exceptionnelles liées à la reprise de l’épidémie" de Covid-19, qui justifiaient la mise en place rapide de cette nouvelle action. Le juge administratif note également que le décret contesté sera bientôt périmé, car remplacé par la loi adoptée dimanche soir au Parlement. Au début du mois (voir actualité du 8 juillet), le Conseil d'Etat avait pourtant donné son aval au passe, notamment parce qu'il n'était pas imposé pour les "activités du quotidien".

Avalanche de restrictions sanitaires locales

Face à la reprise de l'épidémie de Covid-19, chaque département y va désormais de ses propres mesures sanitaires. Rien qu'aujourd'hui, la Haute-Corse a renforcé et étendu à tout son territoire le dispositif mis en place, à la mi-juillet, sur une partie de son littoral (voir actualité du 16 juillet), tandis que le Bas-Rhin, l'Hérault ou encore la Gironde (à partir de demain) ont décidé, entre autres, de rétablir partiellement le port du masque obligatoire.

Filet de sécurité renforcé pour les indépendants

Il n'y a pas que des contraintes et des obligations dans la loi sur le passe sanitaire étendu. Il y a aussi quelques droits. Le texte introduit, en particulier, un double aménagement des règles sur la protection sociale des indépendants. Objectif : limiter l'impact de la crise du coronavirus sur leur niveau d'indemnisation en cas d'arrêt de travail.

Les entreprises incitées à rouler vert

Nouveau changement de règles pour le bonus écologique et la prime à la conversion. Revues à la baisse le 1er juillet, ces aides à l'achat de véhicules propres viennent d'être finalement revalorisées pour les camionnettes et les vélos. Un coup de pouce qui s'adresse en grande partie aux professionnels.

Les vases communicants du chômage

Le vrai-faux reflux du chômage se poursuit. Entre avril et juin, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi sans travail (3,75 millions de personnes, dites de catégorie A) a, certes, reculé d'1,3 % en trois mois (-14,8 % en un an), en France (hors Mayotte). Soit la quatrième baisse trimestrielle consécutive, constatée par la Dares (ministère du Travail). Sauf qu'en parallèle, la tendance est exactement inverse pour les demandeurs d'emploi en activité réduite : ces catégories B et C sont en hausse d'1 % par rapport au début d'année... et même de 30,4 % sur un an, à leur plus haut niveau depuis le printemps 2019.

26 juillet

📍 Ca passe pour le passe...

L'extension du passe sanitaire franchit l'obstacle parlementaire. L'Assemblée nationale et le Sénat sont tombés d'accord, hier soir, sur un texte commun. Il doit, à présent, être soumis au Conseil constitutionnel, avant d'être promulgué et d'entrer en vigueur. Principale évolution pour les entreprises : le licenciement de salariés pour défaut de présentation du passe a disparu (sauf pour les CDD). Cette procédure avait suscité la colère des syndicats et l'inquiétude du patronat.
A lire : Ce que prévoit la nouvelle loi pour les entreprises soumises au passe sanitaire

... mais ça tracasse la CPME

Alors, soulagé, les patrons de ne pas avoir à licencier des salariés pour défaut de passe sanitaire ? Eh bien, pas vraiment... La solution retenue par le Parlement laisse perplexe le président de la CPME. « Je ne sais pas trop comment tout cela peut se gérer concrètement », a lâché François Asselin sur France Info. Il craint, pêle-mêle, « un vide organisationnel » pour l'employeur qui doit remplacer les travailleurs suspendus, le risque d'un « débat stérile » entre les deux parties... bref  « une sorte de no man's land » sans sécurité ni économique ni juridique, pour l'un comme pour l'autre. Le dirigeant de la CPME en vient même à regretter de ne plus pouvoir recourir au licenciement dans ce cas ! Ou alors, s'interroge-t-il, « sur quel motif pourrait-[on] appuyer cette procédure ? Nous ne le savons pas. »

La vaccination sur le temps de travail facilitée

Pour avoir son passe sanitaire, encore faut-il pouvoir accéder à la vaccination. Pour ce faire, la loi votée hier introduit, au bénéfice des salariés et des stagiaires, une "autorisation d'absence" spécifique, sans diminution de salaire ni de droits. Ils peuvent l'utiliser pour leurs propres rendez-vous, mais aussi, pour accompagner aux leurs, un mineur (ou un majeur protégé) dont ils ont la charge.

Relance : une rallonge pour le bois

La filière bois va profiter un peu plus du plan de relance. Après plusieurs initiatives en sa faveur, le gouvernement a annoncé, ce week-end, lui octroyer 100 millions d'euros en plus d'ici à 2022. Des "assises" sur l'avenir de la forêt et du bois français seront, par ailleurs, organisées en septembre.

Automobile, aéronautique : le soutien continue

Nouvelle vague de subventions aussi pour les deux industries les plus affectées par la crise du coronavirus. L'Etat va soutenir quelque 101 projets supplémentaires dans le cadre du plan de relance. Soit 46 dans l'automobile (pour 33 M€) et 55 autres dans l'aéronautique (pour 39 M€). Principales régions représentées : l'Auvergne Rhône-Alpes (27 lauréats au total) et l'Occitanie (14). Attention, pour les entreprises encore intéressées, le temps presse : l'édition 2021 de cet appel à projets se termine le 7 septembre.
⏩ Postuler sur le site de Bpifrance.

23 juillet

📍 Reprise sans conviction dans les TPE-PME

Un léger sursaut, plutôt qu'un vrai rebond. Les petites et moyennes entreprises affichent un optimisme prudent et des espoirs limités pour 2021, selon l'enquête de conjoncture semestrielle que Bpifrance Le Lab leur consacre. Moins de la moitié d'entre elles s'attendent ainsi à un retour à la normale d'ici la fin de l'année. Une proportion bien plus faible que dans les ETI.

La "sortie de crise" s'organise malgré tout

L'Etat met en place son assistance à entreprises en danger. A mi-chemin entre les plans d'urgence et de relance, il s'agit, cette fois, d'épauler des sociétés viables, mais mises en difficulté par la crise du coronavirus. La stratégie, présentée le 1er juin, commence à se concrétiser autour d'un numéro de téléphone unique (le 0806 000 245) et de "conseillers départementaux à la sortie de crise", pour orienter les dirigeants vers des dispositifs adaptés à leur situation. A l'automne, les services de l'Etat dresseront, par ailleurs, une liste d'entreprises identifiées comme fragiles. Elles seront contactées une par une et se verront proposer "un soutien adapté, dans un cadre strictement confidentiel et sur la base du volontariat".

Passe sanitaire : les précisions du gouvernement...

Les informations continuent de tomber au compte-gouttes sur l'application du passe sanitaire dans les entreprises... Nouveaux détails de la ministre du Travail, aujourd'hui, dans Ouest France : l'employeur « devra contrôler la validité [du] passe [de ses salariés] chaque jour, sauf pour ceux qui lui fourniront, sur la base du volontariat, une attestation de vaccination », a indiqué Elisabeth Borne. La police pourra s'assurer, dans un second temps, que cette procédure quotidienne est bien respectée.
Autre précision : parmi les alternatives au licenciement pour les réfractaires, figurera également le télétravail. De manière générale, explique la ministre, « on laisse la possibilité à l’employeur d’aménager l’organisation du travail du salarié concerné ». Une souplesse inscrite dans le projet de loi en cours d'examen au Parlement. Il n'est arrivé qu'aujourd'hui au Sénat. Avec 24 heures de retard, après d'âpres discussions à l'Assemblée nationale.

... le rétropédalage de l'administration...

Finalement, accueillir volontairement moins de clients pour éviter d'avoir à leur demander le passe sanitaire, ce n'est pas triché (voir actualité d'hier), c'est toléré. La Direction générale de la Santé est revenue, hier soir, sur son interprétation stricte de cette contrainte imposée aux lieux de culture et de loisirs de plus de 50 personnes depuis mercredi. "S’ils mettent en vente moins de 50 places et prévoient donc d’accueillir moins de 50 spectateurs, alors le passe sanitaire ne s’applique pas", a indiqué l'administration au Parisien. En revanche, si aucune jauge n'est fixée en amont et que moins de 50 clients se présentent finalement, il faudra bien leur demander leur document. Pour être tout à fait complet, voici précisément ce que dit le Journal officiel sur le sujet : "Le seuil de 50 personnes (...) est déterminé en fonction du nombre de personnes dont l'accueil est prévu [par les entreprises] (...), en fonction des règles qui leur sont applicables et des limitations prévues par le présent décret".

... le holà des partenaires sociaux...

Le passe sanitaire étendu n'en finit décidément plus d'agiter les esprits. Vous en voulez une autre démonstration ? En début de semaine, le patronat s'était mobilisé contre les lourdes sanctions un temps envisagées contre les entreprises (elles ont été assouplies depuis). Cette fois, les partenaires sociaux, du Medef à la CGT, montent au créneau contre la procédure de licenciement, prévue envers les salariés dépourvus de leur document.

... et les 4 réserves du Medef

« Tout est préférable à un confinement. » Le patron du Medef apporte son soutien, dans Le Parisien, au projet de loi qui imposera le passe sanitaire à la plupart des lieux recevant du public à partir du mois d'août. Mais Geoffroy Roux de Bézieux formule quatre voeux : dispenser les centres commerciaux de cette contrainte ; rallonger d'un mois, jusqu'au 30 septembre, le délai accordé aux salariés pour se mettre en règle ; faire payer à l'Etat les indemnités des futurs licenciements pour défaut de passe sanitaire ; prévoir une clause suspensive dans les nouveaux contrats de travail, de manière à donner du temps à une recrue non-immunisée pour se faire vacciner, et ainsi éviter une paralysie des recrutements, en pleine pénurie de main-d'oeuvre.
Le président du Medef appelle, par ailleurs, à l'arrêt du "quoi qu'il en coûte". Mais demande un accompagnement spécifique pour les 30 000 entreprises « qui auront des difficultés à rembourser leur prêt [garanti par l'Etat] à partir du 1er avril 2022 ».

L'aide aux commerces multi-services affinée

Il n'y a pas que le passe sanitaire qui fait l'objet de précisions et corrections tardives. La nouvelle aide pour les commerces multi-services aussi. Annoncée il y a une semaine (voir actualité du 15 juillet), mais entrée en vigueur hier, elle sera réservée aux entreprises créées avant le 31 décembre dernier et situées en zone rurale ("dans une commune peu dense ou très peu dense", dixit le décret). Pour y avoir accès, elles doivent avoir subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 10 % au premier semestre 2021. La mesure vise les commerces alimentaires, supérettes, bars-tabac, boulangeries et fermes agricoles avec une activité de restauration.

22 juillet

📍 La crise de trésorerie guette les entreprises françaises

Elles sont passées entre les gouttes en 2020. Elles pourraient boire la tasse en 2021. D'après Euler Hermes, les entreprises sont plus que jamais sous la menace d'une crise de trésorerie... quand bien même elles ont réussi à déjouer ce risque l'an dernier. Sauf que, cette fois, l'assureur-crédit en est certain : les sociétés françaises sont parmi "les plus vulnérables" de la zone euro en la matière.

Les patrons gardent le moral

Le climat des affaires reste au beau fixe en juillet. Cet indicateur, calculé par l'Insee, perd 1 point en un mois, mais il en compte quasiment 18 de plus qu'en avril ! Interrogés du 28 juin au au 19 juillet, les chefs d'entreprise de l'industrie sont particulièrement optimistes : ils n'ont jamais été aussi nombreux à anticiper une évolution positive à court terme de la demande depuis 2000... mais ils n'ont aussi jamais connu autant de "difficultés d'offre" que depuis cette même année ! Des difficultés qui  se doublent de problèmes de recrutement croissants, désormais ressentis par 44 % des industriels interrogés (+5 points en trois mois).

Le passe patine, le masque revient

La course contre la montre (et le coronavirus) se poursuit, mais pas vraiment comme le gouvernement l'aurait espéré. L'Assemblée nationale n'a toujours pas fini d'examiner le projet de loi (et son millier d'amendements) sur l'obligation vaccinale et le passe sanitaire. Le texte était censé arriver dès aujourd'hui au Sénat.
Pendant ce temps-là, les restrictions localisées, elles, fleurissent partout sur le territoire. Dans les Landes, qui ne sont jamais allées au bout de leur déconfinement, les mesures censées s'éteindre hier (voir actualité du 8 juillet) ont été prolongées jusqu'au 4 août, selon la presse locale. Dans le Var, le port du masque est rétabli dans les lieux publics de 58 communes du littoral. C'est déjà le cas (liste non-exhaustive) dans la majeure partie de l'Hérault, depuis aujourd'hui, et dans 46 communes de Charente-Maritime, depuis mardi et jusqu'à la fin août. Enfin, depuis cette semaine, les Pyrénées-Orientales ont emboîté le pas à la Haute-Corse, et ordonné la fermeture des bars et restaurants à 23h jusqu'au 2 août (voir actualité du 16 juillet).

Passe sanitaire : réduire sa jauge, c'est triché

Abaisser sa jauge pour éviter d'appliquer le passe sanitaire est interdit. Et passible de sanctions. La mise au point de la Direction générale de la Santé (DGS) ne va pas faire les affaires des lieux de culture et de loisirs, soumis à cette contrainte depuis hier. Certains, comme les cinémas Le Méliès, à Saint-Etienne, avaient décidé de limiter volontairement le nombre de clients reçus à 49, afin de ne pas avoir à filtrer les entrées en fonction du passe sanitaire. Mais "la jauge de 50 personnes, retenue [dans le décret], est déterminée en fonction de la capacité d’accueil de l'établissement, et non en fonction de l’occupation réelle des lieux", a rappelé la DGS à BFMTV et France Info.

Cybersécurité : une alerte aux piratages pour les TPE-PME

Mobilisation générale pour protéger les petites entreprises des cyberattaques. Un nouveau dispositif d'alerte les préviendra désormais de la survenue d'incidents majeurs, susceptibles de compromettre leur sécurité. Initiative conjointe de l'Etat, du patronat et du réseau des CCI et CMA, dans un contexte où les piratages frappent et mobilisent les entreprises de toutes tailles, partout en France, de la Bretagne à la Région Sud, en passant par les Pays de la Loire.

Brittany Ferries prépare l'avenir

Malgré la tempête, Brittany Ferries maintient le cap. La compagnie maritime bretonne a prévu de se doter de deux bateaux neufs, pour renouveler sa flotte. Deux navires made in China.
A lire : Brittany Ferries investit 220 millions d'euros dans deux nouveaux navires hybrides

21 juillet

📍 Le printemps des embauches

Un immense appel d'air sur le marché du travail. Déconfinement aidant, les recrutements ont explosé au deuxième trimestre, selon la Caisse nationale de l'Urssaf. Bonne nouvelle : ce boom profite aux contrats longs. A tel point que la France n'avait jamais connu autant d'embauches de plus d'un mois sur un seul trimestre.

Passe sanitaire : nouveaux éclaircissements pour les entreprises...

A chaque jour, ses clarifications sur le passe sanitaire obligatoire. Le Premier ministre Jean Castex a apporté sa pierre à l'édifice, ce midi, sur TF1. Au coeur de son intervention : la responsabilité des entreprises dans le contrôle du précieux document, ainsi que la durée de la période de rodage, qui leur avait été promise lundi soir.
Par ailleurs, le chef du gouvernement a confirmé qu'une personne vaccinée, en contact avec un malade du Covid-19, n'aurait plus besoin de s'isoler par précaution, si elle a été testée négative. Enfin, et malgré les nouvelles mesures envisagées, Jean Castex s'est refusé à écarter l'hypothèse d'un futur confinement, même partiel.

... levée de boucliers au sujet des licenciements...

A peine l'incendie éteint d'un côté, qu'une nouvelle étincelle enflamme les patrons. Si le gouvernement a voulu apaiser les entreprises sur la question du contrôle du passe des clients, il n'aura pas tardé à être réattaqué, cette fois au sujet du licenciement des employés récalcitrants. C'est la ministre du Travail Elisabeth Borne qui a mis le feu aux poudres : hier soir, sur BFMTV, elle a présenté une palette d'options à disposition des employeurs, pour leur éviter d'en arriver à des sanctions disciplinaires. Mais, en dernier recours, un licenciement, avec versement d'indemnités, pourra être prononcé. "Inacceptable", qui plus est dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, dénoncent aujourd'hui les organisations professionnelles de la restauration. Elles exigent "un motif qui libère l’entreprise de coûts" et une "charge de la preuve, en cas de contentieux prud’homal, [sur le] seul salarié".

... et premier jour d'application à grande échelle

Le passe sanitaire étendu à l'épreuve du terrain. Dès aujourd'hui, ce document est imposé à l'entrée des lieux de culture et de loisirs, d'une capacité d'accueil supérieure à 50 personnes. Il ne s'agit toutefois que d'une première étape à l'élargissement annoncé de ce dispositif contre le Covid-19. La suivante (application aux bars, restaurants, centres commerciaux...) nécessite l'adoption d'une loi. Elle arrive justement aujourd'hui devant l'Assemblée nationale.

Pas d'exemption de port du masque en entreprise

Vaccinés ou pas, en poste dans un lieu soumis à passe sanitaire ou non, les salariés n'y couperont pas : « Le port du masque reste obligatoire en entreprise », a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, hier soir, sur BFMTV. La règle ne sera donc pas la même que pour les clients, autorisés, eux, à retirer leur protection, dès lors qu'ils sont dans un endroit soumis au fameux passe.

Les entreprises encore gâtées par le budget rectificatif

Qui a dit que la politique du "quoi qu'il en coûte" était finie ? Certainement pas le Parlement. Publié hier au Journal officiel, le budget rectificatif 2021, fourmille encore de mesures en faveur des entreprises. Dont certaines ajoutées par les députés et les sénateurs, par exemple, sur la "prime Macron" ou le gazole non-routier.

20 juillet

📍 Passe et vaccination obligatoires : l'exécutif abat ses cartes...

Le gouvernement revoit (un peu) sa copie sur le passe sanitaire. Le projet de loi, présenté hier soir, prévoit plusieurs ajustements par rapport aux annonces préliminaires d'Emmanuel Macron, une semaine plus tôt. Ces modifications bénéficient principalement aux entreprises, chargées de contrôler le respect, par leurs clients et employés, de cette nouvelle obligation.
A lire : Sur le passe sanitaire, le gouvernement fait plusieurs concessions aux entreprises

... mais peine à convaincre les entreprises

Les clarifications du gouvernement n'y auront pas suffi. Les entreprises concernées par le passe sanitaire obligatoire restent pantoises :
- La CPME, rassurée sur l'échelle des sanctions, qui l'inquiétait tant, relaie désormais l'inquiétude des dirigeants sur "la conduite à adopter face aux refus [de présentation du passe] et [les] éventuels conflits que cela ne manquera pas de générer, tant avec leurs clients que leurs salariés". L'organisation patronale attend aussi de "connaître rapidement les mesures de compensation financière" envisagées par l'Etat.
- Pour les centres commerciaux, le « flou » demeure. Avec l'ajout d'un critère local encore mal défini, « le gouvernement vient rajouter des incertitudes. (...) L'Etat se rend compte maintenant que [ses] mesures ne sont pas applicables... », a commenté le délégué général de leur Conseil national (le CNCC) dans Le Parisien. Et la CPME d'enfoncer le clou : "La plupart de ces professionnels en zone rurale sont donc aujourd’hui dans l’incapacité de savoir s’ils sont ou non concernés".
- Pour les restaurants, l'UMIH continue de réclamer, dans Le Monde, une exemption de passe pour les terrasses, une dispense de contrôle d'identité et un délai supplémentaire pour l'application aux salariés.
A noter, par ailleurs, que sept syndicats de pompiers rejettent l'obligation vaccinale qui leur sera bientôt faite. Une mesure dénoncée comme une "atteinte aux libertés individuelles".

Et pourtant, le passe sanitaire, c'est déjà demain

Sans attendre le vote du projet de loi présenté hier soir, le passe sanitaire sera étendu, dès demain, à de nouveaux établissements. Un simple décret, publié aujourd'hui au Journal officiel, en donne les détails. Le texte ne se contente pas d'allonger la liste des activités visées. Pour celles qui étaient déjà concernées, il abaisse aussi le seuil à partir duquel la mesure s'appliquera.

Durée du PGE : le retour de l'arlésienne

C'est une revendication ancienne, mais toujours d'actualité : l'allongement de la durée du prêt garanti par l'Etat (PGE). « Je pense qu'on peut regarder positivement comment aller au moins jusqu'à six ans » de remboursement (en plus des deux années de différé d'amortissement déjà accordées), a prudemment déclaré le ministre délégué aux PME Alain Griset, ce matin, sur RMC.

Les patrons baissent les bras

Mais où est donc passé la vague de faillites tant redoutée ? A ce mystère persistant de la crise du coronavirus, le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce a peut-être trouvé une partie de la réponse : les chefs d'entreprise en difficulté n'attendent plus la cessation de paiement, ils jettent l'éponge avant. Un renoncement volontaire de plus en plus fréquent, mais aussi, parfois, opportuniste, suspecte cette étude.

La pandémie dérègle la balance commerciale française

La crise du coronavirus déséquilibre sérieusement la balance des paiements de la France. Le déficit des transactions courantes a atteint 43,7 milliards d'euros en 2020 - 6 fois plus qu'un an auparavant et à son plus haut niveau depuis 1982, selon le rapport annuel de la Banque de France. C'est que la pandémie a notamment fait augmenter le déficit tricolore dans les échanges de biens (+13,3 Md€, attribué en grande partie aux difficultés de l'aéronautique) et diminuer l'excédent dans les services (-7,6 Md€, plombé par le recul du tourisme international). Autre conséquence du Covid-19 : la Chine est devenue "le premier déficit commercial bilatéral de la France, devant l’Allemagne" (-27,2 Md€, contre -19,3 Md€).

19 juillet

📍 Semaine décisive pour imposer vaccination et passe sanitaire

Tambour battant. Sept jours à peine après leur annonce, les nouvelles mesures contre le Covid-19 (obligation vaccinale, passe sanitaire étendu) doivent être adoptées par le Parlement d'ici à la fin de la semaine. Première étape aujourd'hui : la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, à 18h30. Mais les choses sérieuses commenceront mercredi. Ce jour-là, le passe sanitaire sera requis pour l'accès des adultes aux lieux de culture et de loisirs de plus de 50 personnes. Et le projet de loi sera examiné par l'Assemblée nationale. C'est également mercredi que le Premier ministre Jean Castex a choisi de prendre la parole sur TF1, lors d'une interview pour le journal de 13h.

Passe sanitaire (1) : précisions sur les activités visées

Le gouvernement lève peu à peu le voile sur son projet de loi sur l'extension du passe sanitaire. Pour les centres commerciaux, il ne concernerait ainsi que ceux dépassant les 20 000 m², a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 18 juillet, au Journal du dimanche. Selon son estimation, ce plancher obligerait la moitié des sites français à appliquer la mesure, soit 30 000 commerces touchés au total.
Par ailleurs, et en attendant la nouvelle loi, l'obligation de passe sanitaire a été levée pour les mineurs, et ce, partout où elle s'appliquait depuis le 9 juin (rassemblements, lieux de loisirs et de culture de plus de 1 000 personnes, comme les parcs d'attraction, stades, salles de concert, lieux de danse, etc.).

Passe sanitaire (2) : inquiétudes sur l'impact économique

Quel sera l'impact économique du passe sanitaire sur les activités concernées ? Dans l'hôtellerie-restauration, « on considère que ça va baisser nos chiffres d'affaires de 30 à 50 %, suivant les régions », a affirmé le président du GNI-HCR d'Ile-de-France, sur BFM Business, ce matin. Réponse indirecte apportée par Bercy dès hier : le passe est un moindre mal. « C'est la reprise de la pandémie, et le retour du confinement, qui pourraient menacer le chiffre d’affaires » des entreprises visées par cette nouvelle obligation, a déclaré le ministre de l'Economie au JDD.

Passe sanitaire (3) : questions sur les sanctions des entreprises

Sujet plus sensible encore, les sanctions encourues par les entreprises qui ne contrôleraient pas les passes sanitaires. Deux organisations patronales (CPME et U2P) s'y sont fermement opposées aujourd'hui. Or, après avoir brandi la menace de lourdes punitions, le gouvernement semble vouloir calmer le jeu. L'amende maximale de 45 000 euros prévue dans le projet de loi, « ça me semble excessif », a convenu Bruno Le Maire lui-même, ce matin, sur France 2. Hier, dans le JDD, le ministre de l'Economie plaidait toutefois pour des mesures « dissuasives » : « Il serait injuste que ceux qui respectent les règles (...) soient pénalisés par ceux qui ne [le feraient pas] », déclarait-il. Avant de rappeler une autre sanction possible, encore jamais évoquée dans ce cas : exclure les réfractaires du fonds de solidarité.

Le fonds de solidarité de juin est ouvert

Elle est enfin arrivée. L'aide du fonds de solidarité au titre de juin peut être demandée en ligne depuis ce matin, a confirmé Bercy. La procédure restera ouverte jusqu'au 31 août. Mais gare aux déconvenues ! Les règles ont changé, avec la mise en place (annoncée) d'une logique dégressive et (plus surprenante) d'un accès restrictif au dispositif.
A lire : L'accès au fonds de solidarité de juin et juillet plus restreint qu'annoncé

Les touristes vaccinés du monde entier sont les bienvenus

La France ouvre la porte aux voyageurs vaccinés de tout pays. Quelle que soit la situation épidémique de leur lieu de départ, ils peuvent désormais rentrer dans l'Hexagone sans contrainte sanitaire, indique un décret publié ce week-end. Pour le reste, le texte durcit les conditions d'entrée en provenance de six pays d'Europe et impose des motifs impérieux pour plusieurs territoires ultra-marins. A noter, par ailleurs, que la liste des pays rouges, déconseillés aux voyages, s'élargit, avec l'ajout officiel de Cuba, l'Indonésie, le Mozambique et la Tunisie. Seul Bahreïn en sort.

16 juillet

📍 Le robinet du fonds de solidarité se referme

On savait qu'il serait dégressif. On le découvre aussi restrictif. Le fonds de solidarité de juin sera accessible à partir de lundi, mais il ne sera pas aussi ouvert que d'habitude : le gouvernement lui a donné un coup de vis plus important que ce qui avait été annoncé initialement. Et il lui a aussi donné une date d'expiration : le 16 août.
A lire : L'accès au fonds de solidarité de juin et juillet plus restreint qu'annoncé

Vaccination : sanctions en trois temps contre les salariés

Petit à petit, le brouillard se lève. Le ministère du Travail a détaillé, aujourd'hui, aux partenaires sociaux la procédure de sanction, en trois temps, prévue contre les salariés réfractaires à l'obligation de vaccination ou de passe sanitaire. Sans oublier de souligner, avant d'en arriver là, "l'importance de privilégier la pédagogie et l'accompagnement". Ces mesures, annoncées par le président de la République lundi dernier, seront compilées dans un projet de loi, qui sera officiellement présenté lundi prochain en Conseil des ministres.

Retour localisé aux restrictions sanitaires

En attendant le passe sanitaire, les restrictions refont leur apparition. Plusieurs départements reprennent des mesures contre le Covid-19. Dans les Pyrénées-Orientales, par exemple, c'est le port du masque en extérieur qui sera rétabli à partir de demain et jusqu'au 2 août. Plus spectaculaire encore, la Haute-Corse. Dans plusieurs communes entre Calvi et Saint-Florent, les fêtes dans des lieux publics sont désormais limitées à 50 personnes, tandis que les bars, restaurants et établissements de plage sont soumis à une jauge de 50 %, des tablées de 6 maximum et une fermeture obligatoire à 23h. En parallèle, la préfecture a fustigé, aujourd'hui, "des cas de fraude" au passe sanitaire, à l'entrée de "certains établissements de nuit, rendus possibles notamment par des contrôles inexistants ou insuffisants". Les forces de l'ordre vont donc intensifier leurs inspections. Un avant-goût, peut-être, de la future extension de cet outil de lutte contre le Covid-19 à de nouvelles activités.

La consolidation des créations d'entreprise

Un coup de mou et ça repart. Après un passage à vide en mai, les créations d'entreprise ont retrouvé de l'allant en juin, d'après l'Insee. L'hébergement-restauration, en particulier, retrouve des couleurs.

L'automobile a encore du chemin à faire

Encore un gros trou à combler pour le marché automobile. Au premier semestre, il s'est vendu 5,36 millions de voitures neuves dans l'UE, selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Un chiffre en progression de 25,2 % en un an... mais toujours en recul de 22,4 % par rapport à 2019 (soit 1,55 million de véhicules écoulés en moins). Du côté des constructeurs tricolores, le groupe Renault redresse bien plus doucement la tête (+7,7 % en un an), que Stellantis (+31 %). Mais ce dernier, issu de la fusion entre Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler, dépasse à peine le nombre d'immatriculations que le français PSA réalisait à lui tout seul en 2019.

15 juillet

📍 Passe sanitaire (1) : les sanctions seront lourdes

Les contours de la future obligation de passe sanitaire dans les établissements recevant du public se précisent. Si le projet de loi qui l'instaure sera adopté en Conseil des ministres lundi, la première version du texte a déjà fuité dans les médias. Elle prévoit de lourdes sanctions pour les employeurs et salariés qui refuseraient de se soumettre à cette nouvelle formalité. La vaccination sur les heures de travail sera, par ailleurs, facilitée. Parallèlement à cette offensive sur la vaccination, le gouvernement entend imposer l'isolement des personnes positives au Covid-19, pendant 10 jours et sous contrôle des forces de l'ordre. La mesure n'était, jusqu'ici, appliquée qu'à certains voyageurs en provenance de l'étranger.

Passe sanitaire (2) : le commerce exige aides et délais

L'obligation de présentation du passe sanitaire dans les lieux publics ne rassure pas les commerçants. Après la restauration (voir actualité du 13 juillet), dix fédérations professionnelles (dont celles de l'habillement, de la franchise, ou encore l'Union Sport et Cycle, Procoss et l'Alliance du Commerce) demandent au gouvernement d'en retarder l'application au 30 août pour les clients adultes (revendication également portée par la CPME) et au 15 septembre pour les mineurs (afin de ne pas compromettre la rentrée scolaire), comme pour les salariés. Les signataires réclament également des "mesures de soutien (...) pour indemniser les pertes subies par les entreprises, ainsi que les surcoûts d’exploitation engendrés par les mesures de contrôle". Pour rappel, les centres commerciaux font partie des établissements pour lesquels un passe sanitaire devrait être exigé à l'entrée en août, comme l'a annoncé Emmanuel Macron lundi.

Passe sanitaire (3) : la culture fait grise mine

Ils vont essuyer les plâtres dès le 21 juillet. Les professionnels de la culture (comme ceux des lieux de loisirs) seront soumis, dès mercredi prochain, et sans attendre le vote d'une nouvelle loi, au passe sanitaire obligatoire pour leurs clients (mesure valable, dans un premier temps, aux seuls établissements dont la capacité d'accueil dépasse les 50 personnes). L'annonce a eu l'effet d'un coup de massue pour Grégory Cometti, directeur du théâtre Le Capitole, à Avignon.
A lire : L'extension du passe sanitaire  est « une bombe atomique pour la culture »

Coup de pouce aux oubliés du "quoi qu'il en coûte"

L'Etat comble un trou dans sa raquette d'aides aux entreprises. Un guichet spécial, dédié aux commerces multi-services exclus du fonds de solidarité, vient d'être mis en place. A la clé : jusqu'à 8 000 euros d'indemnisation.

Fonds de solidarité : encore un peu de patience

Du retard à l'allumage. La procédure pour demander le fonds de solidarité de juin n'ouvrira que lundi, a indiqué le ministère de l'Economie. A cette occasion, le dispositif intègrera les nouvelles conditions, annoncées début mai - première étape au débranchement de cette aide d'urgence emblématique de la crise du Covid-19.

Les difficultés de recrutement plus dangereuses que le Covid-19

Même pas peur ! Pour la Banque de France, et contrairement au ministre de l'Economie (voir actualité du 29 juin), le variant Delta n'est pas la principale menace à la croissance en 2021. Le frein le plus important à la reprise est beaucoup plus classique, et bien connu : ce sont les difficultés de recrutement des entreprises. Une position que le gouverneur François Villeroy de Galhau a défendu, la semaine dernière, dans sa traditionnelle lettre annuelle au président de la République. Dans ce rapport, il plaide également pour mettre fin aux aides d'urgence "d'ici la fin de cette année", afin de privilégier le déploiement du plan de relance. "La clé, écrit-il, est notre capacité à cibler les besoins les plus pertinents pour préparer l'avenir" (transitions numérique et écologique, compétences). Une logique d'investissement qui doit rester temporaire, "et exclure toute nouvelle dépense pérenne".

Le déficit public (un peu) moins grand que prévu

Le déficit public déjà revu et corrigé. Réévalué à la hausse (à 9,4 % du PIB - voir actualité du 31 mai) dans le projet de budget rectificatif en cours d'adoption au Parlement, il sera finalement "légèrement inférieur à 9 % en 2021", a indiqué Bercy. Conséquence d'une prévision de croissance plus forte que prévu (6 %, au lieu de 5).

Transition écologique : l'UE inquiète l'automobile et l'aérien

Un pacte vert, beaucoup de mécontents. Au lendemain de la présentation par la Commission européenne de ses propositions pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, les industriels grincent des dents. « Dans le pire des cas », en France, elles pourraient mettre en danger 150 000 emplois dans l'automobile (deux tiers dans l'industrie, un tiers dans les services), à en croire François Roudier, le porte-parole de PFA, la plate-forme qui regroupe constructeurs et sous-traitants, sur France Info. De son côté, l'Association internationale du transport aérien (Iata) fustige une politique "contreproductive", car surtout fondée sur des taxes, qui "détruira des emplois" et "siphonnent l'argent" dont le secteur a besoin pour investir.

13 juillet

📍 La bataille de la vaccination est lancée...

Pas de restrictions pour tous, mais le maximum de contraintes pour certains. Le président de la République Emmanuel Macron a donc dévoilé, hier soir, sa stratégie pour accélérer la vaccination des Français et ainsi endiguer la progression du variant Delta. Au programme : extension du passe sanitaire et injections obligatoires. Deux mesures qui posent beaucoup de questions pour les entreprises et leurs salariés, en termes d'activité, d'applicabilité et de responsabilité.
A lire : Passe sanitaire, vaccination... ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron sur le Covid-19
A noter que le régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire sera prolongé jusqu'au 31 décembre (au lieu du 30 septembre), a admis le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à la mi-journée. Ce dispositif, entré en vigueur le 2 juin (voir actualité à cette date), permet aux autorités d'imposer, justement, l'usage du passe sanitaire et de prendre, éventuellement, de nouvelles restrictions contre le Covid-19.

... le plan d'attaque en entreprise se précise...

Après la théorie, place à la pratique. La ministre du Travail Elisabeth Borne a apporté quelques précisions utiles, sur LCI, concernant les mesures de lutte contre le Covid-19, annoncées par le président de la République hier soir : les conséquences d'un refus de la future obligation vaccinale seront graduées, mais bien réelles, pour les professionnels concernés ; l'extension du passe sanitaire à certains salariés débutera en août, charge à l'employeur de s'assurer alors du respect de cette disposition. Mais, a promis le porte-parole du gouvernement un peu plus tard, les autorités feront « preuve de souplesse », dans un premier temps. Des « modalités d'application » spécifiques pour les travailleurs sont ainsi en cours de discussions au niveau du ministère de la Santé.

... le passe sanitaire cristallise les débats

Malgré ces quelques éclaircissements, l'extension du passe sanitaire n'en finit pas de susciter des questions, et des inquiétudes :
- La CPME appelle les autorités à mettre en place d'"indispensables mesures d’accompagnement financier", en raison de l'impact de cette contrainte sur la clientèle, mais aussi à fournir "clairement la marche à suivre face à ceux, et en particulier les salariés, qui refuseraient de se soumettre à ces nouvelles règles".
- Les représentants de la restauration, Umih en tête, réclament, eux, un report de la mesure jusqu'en septembre, selon le journal Le Parisien, ainsi qu'une dispense pour les terrasses et le rétablissement du fonds de solidarité, tel qu'il s'appliquait au printemps (à la place de la dégressivité introduite en juin).
Autant de sujets que le gouvernement tente de désamorcer dès à présent : les représentants de l'hôtellerie-restauration, la grande distribution, les salles de sport et les lieux de loisirs sont reçus à Bercy, tout au long de l'après-midi. Mais, sur le calendrier, le porte-parole du gouvernement a déjà évacué le sujet : « L'épidémie, sa reprise et le variant Delta n'attendront pas le mois de septembre. »

L'agenda des réformes est fixé

Autre grand thème de l'allocution présidentielle d'hier soir : la poursuite des réponses conjoncturelles à la crise et des réformes structurelles du pays. A ce sujet, la refonte de l'assurance chômage, repoussée et suspendue à plusieurs reprises depuis un an et demi, sera « pleinement mise en oeuvre dès le 1er octobre », assure le chef de l'Etat. La réflexion sur le système des retraites sera réactivée à la rentrée (sachant qu'« il nous faudra travailler plus longtemps et partir à la retraite plus tard »), mais aucun projet en tant que tel ne sera lancé « tant que l'épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée ».
Pour septembre, Emmanuel Macron promet, en revanche un plan d'investissement pour « bâtir la France de 2030 », autour du « numérique, l'industrie verte, les biotechnologies ou l'agriculture » (voir ci-après) ; un « plan massif de formation et de requalification des chômeurs de longue durée » ; la présentation d'un « revenu d'engagement pour les jeunes (...) sans emploi ou formation ».

Un plan d'investissement au nom de l'indépendance

En quoi consistera ce plan d'investissement annoncé à la rentrée ? Le ministre de l'Economie a apporté quelques précisions ce matin. Il s'agira de mettre de l'argent « à la fois dans les compétences humaines et dans le capital, les nouvelles technologies, les innovations de rupture, qui nous permettront de rester une grande nation économique au XXIe siècle ». Bruno Le Maire fera ses propositions au chef de l'Etat à la fin du mois. Mais il donne d'ores et déjà un exemple d'activité à développer : les semi-conducteurs. « Est-ce qu'on dépend de la Chine et de Taiwan [pour ces produits], auquel cas, quand il n'y en a plus, nos usines sont à l'arrêt en France, ou est-ce que l'on réinvestit pour avoir de l'indépendance » en la matière ?, s'est-il interrogé sur France Info.

La croissance sera plus forte mais reste fragile

Finalement, le gouvernement cède à l'optimisme ambiant sur les chiffres de la croissance. Elle devrait être de 6 % en 2021 (au lieu des 5 % anticipés jusqu'ici), mais à une condition, a prévenu Bruno Le Maire, ce matin, toujours sur France Info : que « chacun [fasse] preuve de sens des responsabilités en matière de vaccination. » Pour le ministre de l'Economie, « la reprise est plus forte que prévu », mais l'activité est entravée par « un problème massif de recrutement dans certains secteurs et d'approvisionnement en matières premières ». Sur ce sujet des pénuries et autres envolées des prix, Bercy organisera « un deuxième échange, plus approfondi, dans les jours qui viennent », avec les professionnels concernés. Le premier rendez-vous, à la mi-juin, s'était conclu par un appel à la solidarité de toutes les parties prenantes et la mise en place d'un comité de crise.
A lire : Pour l'UIMM Alsace, la pénurie de matières premières est un frein fort à la reprise

L'UE valide définitivement la relance française

Cette fois, c'est la bonne. Le plan de relance français a reçu l'approbation du Conseil des ministres des Finances de l'UE, ultime étape à la validation définitive de ce programme de dépenses, déjà accepté par la Commission européenne (voir actualité du 23 juin). La décision du jour va permettre à la France de recevoir, sous deux mois, un premier chèque de Bruxelles, à hauteur de 5,1 milliards d'euros (soit près de 13 % de l'enveloppe prévue), se réjouit Bercy.
Un bémol quand même : l'Union européenne comptait instaurer une taxe sur le numérique pour financer son soutien de 750 Md€ à la relance... mais elle a annoncé, hier, la "mise en pause" de ce projet, très mal vu par les Etats-Unis. Bruxelles a justifié cette suspension par son souci de faire aboutir la réforme de la fiscalité internationale actuellement en cours d'élaboration (voir actualité du 10 juillet).

La Tunisie passe au rouge

Dernière annonce du jour dans la lutte contre le Covid-19 : la Tunisie passe dans la liste des pays rouges. C'est-à-dire ceux pour lesquels des contraintes sanitaires maximales s'appliquent aux voyageurs. Selon plusieurs médias, Cuba, l'Indonésie et le Mozambique devraient connaître le même sort - information que le porte-parole du gouvernement n'a toutefois pas confirmée.

12 juillet

📍 Vers de nouvelles mesures sanitaires ?

Faire progresser la vaccination contre le Covid-19 pour faire reculer les contaminations au variant Delta. Ce devrait être le principal objectif des nouvelles mesures qu'Emmanuel Macron annoncera ce soir. Le chef de l'Etat prendra la parole à 20h, après avoir tranché sur les différentes options envisagées (obligation vaccinale, extension du passe sanitaire, etc.), lors d'un comité de défense spéciale, organisé ce matin.

Transition écologique : l'automobile en quête de 17,5 milliards d'euros

Après un plan de soutien sectoriel en 2020, un plan de transition écologique en 2021, pour la filière automobile ? C'est en tout cas la requête qu'ont portée ses représentants, ce matin, à l'Elysée. Ils y ont retrouvé le président de la République, pour une réunion destinée à élaborer "une vision stratégique commune à l'horizon 2030". La Plateforme automobile (PFA) évalue à 17,5 milliards d'euros le montant des investissements à réaliser, d'ici à 2025, pour que l'industrie française réussisse sa conversion à des technologies moins polluantes (batteries électriques, hydrogène). Et de demander à l'Etat de soutenir cet effort à hauteur de 30 % (soit plus de 5 Md€), mais aussi d'aider les entreprises à améliorer leur compétitivité et leur robotisation. L'exécutif devrait livrer ses réponses à la fin de l'été, lors de la présentation d'un programme d'investissement en faveur de l'automobile.

Le secteur numérique prêt à un rebond rapide...

Les entreprises du numérique ne devraient pas tarder à se remettre sur pied. Elles aussi éprouvées par la crise du coronavirus, leur croissance, en 2021, devrait être plus forte que le recul d'activité subi l'an dernier, selon leur syndicat professionnel Numeum. Autre nouvelle rassurante : l'emploi dans le secteur a fait mieux que résister, même si certaines régions n'ont pu éviter des pertes de postes.

... le conseil y croit aussi

Constat quasi-similaire dans l'univers du conseil. Après un millésime 2020 laborieux en termes d'activité (-7,2 % en un an), mais aussi d'effectifs (-1 %), le rebond s'annonce solide pour 2021, selon Syntec Conseil. L'organisation professionnelle anticipe une progression du chiffre d'affaires de 11 % (sur l'année) et de l'emploi de 5 % (sur le seul premier semestre). Là encore, avec des exceptions : les métiers des études, par exemple, ne devraient pas renouer avec leur niveau d'avant-crise en 2021.

10 % des patrons de PME-ETI en petite forme

Les dirigeants de PME et ETI tiennent le coup. Une majorité s'estime en bonne, voir excellente, santé physique (54 %) et psychologique (58 %), selon un sondage réalisé du 10 au 16 juin, auprès de 503 d'entre eux. Pour autant, d'après les résultats communiqués par Bpifrance Le Lab, un peu plus de 10 % reconnaissent aussi être en piètre forme, après plus d'un an de crise du coronavirus. Or, les deux éléments qui plombent le plus le moral des patrons seraient "le niveau d’activité (lorsqu’il est bas) et les relations avec les fournisseurs"... lesquelles se retrouvent actuellement mises à rude épreuve, du fait des difficultés d'accès aux matières premières, s'inquiète l'étude.

Les entreprises adeptes du secret des comptes

C'est l'un des paradoxes du moment. Pour éviter les faillites en cascade, les pouvoirs publics veulent détecter les difficultés le plus en amont possible et mobilisent, pour ce faire, les professionnels du chiffre. Sauf que, dans le même temps, la récente loi Pacte a offert aux entreprises de nouvelles possibilités pour garder ses comptes secrets. Une prime à l'opacité dangereuse en pleine crise économique, alertent plusieurs acteurs.
A lire : Les entreprises préfèrent l'opacité à la transparence, en matière de dépôt et certification des comptes

10 juillet

Fiscalité internationale : le G20 a donné son accord

Un pas de plus vers la refonte de la fiscalité internationale. Déjà validée par le G7, la réforme a été officiellement soutenue, samedi, par les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G20, réunis à Venise, en Italie. Ses participants ont demandé au groupe de travail de l'OCDE, en charge du dossier, de le finaliser et de présenter un "plan détaillé pour [sa] mise en oeuvre" d'ici à leur prochaine réunion, en octobre. Ce projet prévoit deux mesures : un taux minimal pour l'impôt sur les sociétés et une taxation locale sur les bénéfices des grandes multinationales (voir actualité du 5 juin). « Il n'y a plus de retour en arrière possible », s'est réjoui le ministre français de l'Economie. Bruno Le Maire espère une entrée en vigueur du dispositif « d'ici 2023 ».

9 juillet

📍 Les discothèques rouvrent leurs portes, sous la menace

C'est le grand soir pour les boîtes de nuit. Fermées dès les premières heures du premier confinement, dans la nuit du 14 au 15 mars 2020, elles sont autorisées, pour la première fois en 16 mois, à reprendre du service ce soir, selon un protocole sanitaire strict. Seuls 30 % des établissements pourront le respecter, et donc rouvrir, a estimé le ministre de la Santé, ce matin, sur France Inter. Et ces précurseurs seront scrutés de près : « Il y aura des contrôles, et des sanctions, le cas échéant », notamment sur l'obligation de présentation d'un passe sanitaire à l'entrée. « On sera très vigilant et s'il fallait revenir en arrière, parce que les choses se passaient mal, nous prendrions nos responsabilités », a déjà prévenu Olivier Véran.

Le passe sanitaire déjà étendu

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Déjà imposé à titre exceptionnel aux discothèques, le passe sanitaire est requis, dès à présent, à l'entrée de certains bars et restaurants, selon un décret publié aujourd'hui même au Journal officiel. Cet outil de lutte contre le Covid-19 était pourtant censé, lors de son entrée en vigueur, ne s'appliquer qu'aux grands rassemblements publics et aux voyages. Fin avril, Emmanuel Macron assurait même qu'il « ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours, comme les restaurants, théâtres et cinémas »... C'est tout l'inverse qui pourrait se produire : l'extension à ces activités fait précisément partie des mesures à l'étude pour endiguer la progression du variant Delta. L'exécutif devrait trancher cette question sous peu : une allocution présidentielle est annoncée pour lundi, à 20h.

Le retour à la normale à portée de main

En attendant, le souffle du déconfinement a donné des ailes à l'économie. En juin, elle s'est rétablie à 98 %, selon la Banque de France. Un sommet qui n'avait plus été atteint depuis septembre, à la veille de la deuxième vague de Covid-19. Sans surprise, ce sont les services qui profitent le plus des différentes phases d'allègement des restrictions sanitaires, entrées en vigueur le mois dernier.

Des renforts sur la transition numérique des TPE-PME

Les TPE-PME vont avoir un peu plus de choix. L'offre d'accompagnement à la transition numérique France Num va intégrer 21 prestataires supplémentaires. Jusqu'à présent seuls 9 groupes d'opérateurs avait été sélectionnés (voir actualité du 30 mars). Leur mission : aider les entreprises les plus petites à se saisir de solutions digitales pour répondre à leurs besoins opérationnels.

Ferroviaire : la main tendue aux PME du secteur

La filière du rail veut la jouer collectif. De petits groupes associant grands donneurs d'ordres et PME sous-traitantes vont être constitués au niveau régional, partout en France, afin d'aider les secondes à améliorer leurs performances industrielles et économiques. Expérimentée depuis 2019 en Hauts-de-France, cette initiative sera subventionnée par l'Etat à hauteur de 729 000 euros, a annoncé la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. Baptisé CARE (pour "Compétitivité Accompagnement Rail Emploi"), ce programme commencera son déploiement en Auvergne-Rhône-Alpes en septembre. Objectif : accompagner 108 entreprises en trois ans.

Relocalisation : et 42 qui font 351

L'effort de l'Etat pour la relocalisation industrielle ne faiblit pas. Finalement prolongé jusqu'au 7 septembre, l'appel à projets dédié aux secteurs stratégiques a livré une deuxième salve de lauréats, au titre de l'année 2021 (pour la première, voir actualité du 11 mai). Ces 42 projets recevront 99 millions d'euros d'aides publiques, sur un montant cumulé d'investissements évalué à 323 M€. Comme souvent, l'Auvergne Rhône-Alpes totalise le plus grand nombre de dossiers retenus (9, dont ceux de Carbone Savoie et Skyepharma), devant les Hauts-de-France (7, dont deux signés du groupe sucrier Tereos) et l'Occitanie (5, dont Microphyt, Cellulopack et MedinCell). Au total, le gouvernement revendique 351 projets soutenus depuis septembre 2020 et 637 M€ de subventions distribuées.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Décarbonation : le projet d'EDF à Cordemais au placard

Pas facile d'imaginer la vie sans charbon. EDF en fait l'amère expérience à Cordemais. Après cinq ans de travaux, le groupe a décidé d'arrêter son projet Ecocombust, censé apporter une alternative à cette énergie fossile, en même temps qu'un avenir à cette centrale thermique de Loire-Atlantique. Elle est l'une des quatre dernières en France à fonctionner encore au charbon, matière première que le gouvernement aurait voulu bannir dès l'an prochain.
A lire : EDF abandonne le projet de reconversion vertueuse de la centrale de Cordemais

8 juillet

📍 Le rebond des défaillances a commencé

Ce n'est pas encore une vague, mais un premier remou. Au deuxième trimestre, et pour la première fois en plus de deux ans, les défaillances d'entreprise sont reparties de l'avant (+14,2 %), d'après le décompte du cabinet Altares. Mais ce chiffre cache des situations très contrastées : toutes les sociétés, les secteurs et les régions ne sont pas concernés par ce rebond.

Les avances remboursables reconduites pour six mois

Face à ce sursaut des défaillances d'entreprise, faut-il craindre la fin programmée des aides d'urgence au cours de l'été ? Pas forcément, car, dans le même temps, l'Etat maintient son effort de financement, à travers des dispositifs moins connus. C'est le cas du mécanisme d'avances remboursables et de prêts bonifiés, mis en place au printemps 2020. Censé disparaître au 30 juin, il a été prolongé de six mois par décret, soit jusqu'au 31 décembre. Cette aide est réservée aux PME et ETI viables, mais mises en difficulté par la crise du Covid-19.
A lire : Le plan du gouvernement pour éviter les défaillances d'entreprises en cascade

Plan jeunes : l'apprentissage explose, les embauches résistent

Le gouvernement satisfait du bilan de son plan pour l'emploi des jeunes. Le ministère du Travail assure avoir soutenu plus de 2 millions de personnes, depuis son lancement il y a un an. Dans le détail, 520 000 primes à l'embauche ont été demandées, ce qui aurait « permis de maintenir le niveau des recrutements », avec 1,8 million de jeunes de moins de 26 ans engagés entre août et mai. Le succès est plus évident, du côté de l'apprentissage, avec 545 000 aides sollicitées et un record de 525 600 contrats signés (30 000 de plus qu'initialement annoncé - voir actualité du 5 février). Résultat plus mitigé, en revanche, pour le coup de pouce aux emplois francs, avec à peine plus de 4 300 bénéficiaires. Enfin, 350 000 personnes ont pu suivre une formation dans le cadre de ce plan. Mais seul un quart s'est orienté vers les secteurs stratégiques du plan de relance (écologie, numérique, santé, industrie).

Déconfinement pianissimo dans les Landes

Les Landes restent à moitié déconfinés pour deux semaines de plus. En raison d'une situation sanitaire "stable", mais avec une circulation du variant Delta qui "s'intensifie", la préfecture a décidé de maintenir plusieurs restrictions. Est ainsi maintenue jusqu'au 21 juillet inclus, l'interdiction des festivals de plein air, des spectacles debout et en lieux clos, comme des rassemblements de plus de 20 personnes. La jauge maximale reste fixée à 5 000 personnes en place assise dans les établissements recevant du public. En raison d'un rebond épidémique local, les Landes n'avaient pas connu la dernière étape du déconfinement, le 30 juin dernier.

Du rififi sur l'audience patronale

L'audience patronale fait grincer des dents. Après la publication des résultats 2021 hier soir, l'U2P et le Medef ont dénoncé un mode de calcul contraire à l'esprit de la loi. La première menace même d'aller en justice.

La transition écologique par les pairs

Parler de la transition écologique, c'est bien. La faire, c'est mieux... encore faut-il savoir par où commencer. Parmi les initiatives pour accompagner les entreprises intéressées, il y a les actions publiques (cours en ligne de Bpifrance, futurs autodiagnostics des CCI et CMA...), mais aussi des démarches privées, comme celle proposée par Mission Change, une association créée par des dirigeants d'entreprise pour leurs pairs.
A lire : Comment Mission Change aide les entreprises à décarboner leurs activités

7 juillet

📍 Audience patronale : et les vainqueurs sont...

A première vue, tout le monde a gagné. Medef, CPME et U2P ont chacun amélioré leurs scores d'audience patronale d'il y a quatre ans, selon les résultats 2021, publiés par la Direction générale du Travail. Dans le détail, la Confédération des PME affiche toutefois la dynamique la plus forte, même si le Mouvement des entreprises de France garde la main en nombre de salariés représentés. De son côté, l'Union des entreprises de proximité fait part, ce soir, de ses "sérieux doutes sur la validité des résultats" et "n’écarte pas la possibilité de contester les résultats devant la justice".

Le retour à la normale se rapproche en Europe...

Toujours plus haut. La Commission européenne a encore nettement revu à la hausse ses prévisions de croissance. Elle pourrait atteindre finalement 4,8 % cette année dans la zone euro, un chiffre réévalué de 0,5 point pour la deuxième fois consécutive (voir actualité du 12 mai). En 2022, elle ralentirait à peine (+4,5 %, +0,1 point). Résultat, le retour à la normale arriverait avec un trimestre d'avance, dès la fin de cette année. Côté français, l'embellie est un peu plus mesurée, avec une augmentation attendue du PIB de 6 % en 2021 (+0,3 point, 3e meilleure performance de la zone euro), puis 4,2 % (prévision inchangée).

... les ETI françaises y croient déjà

Les ETI aussi sont prêtes à tourner la page de la crise du coronavirus. Elles sont 6 sur 10 à anticiper un retour à la normale de leur activité dès cette année, selon une enquête de Bpifrance Le Lab. Un optimisme qui se retrouve à tous les étages de ces entreprises de taille intermédiaire, bien déterminées désormais à maintenir leurs projets d'investissement et de recrutement.

Et pourtant, le Covid-19 revient...

Le ciel économique se dégage à peine que déjà reviennent les nuages du coronavirus. « L'épidémie gagne à nouveau du terrain », a mis en garde le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce midi, évoquant même un « retournement de tendance », dû au variant Delta (également dit indien). La situation se dégrade particulièrement en Région Sud, Ile-de-France et Bretagne, tandis que Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France restent à l'abri de cette reprise. De nouvelles mesures sanitaires pourraient être prises lundi, à l'issue des consultations menées toute cette semaine. Parmi les pistes évoquées : « vaccination obligatoire pour certaines professions très exposées à des personnes fragiles », extension du passe sanitaire ou renforcement des quarantaines.

... et les charges sociales menacent

La note est salée. Les reports de charges sociales, réalisés en l'an dernier, s'élèvent à 28,1 milliards d'euros, indique la Caisse nationale des Urssaf dans son rapport d'activité 2020. Soit 16,3 milliards d'euros, au bénéfice de plus d'1,8 million de travailleurs indépendants, et 11,8 milliards, accordés à 840 900 entreprises. Autant d'argent que ces professionnels devront payer un jour ou l'autre. De quoi accréditer l'inquiétude, exprimée en début de semaine, par la mission d'information du Sénat dédiée aux effets des confinements : "La part prise par les reports de charges dans notre pays fait craindre une crise majeure de solvabilité à court terme".

Export au ralenti, déficit au sommet

Coup de mou pour les échanges extérieurs de la France. En mai, les exportations ont ralenti (-2,9 % en un mois, soit 1,2 Md€ de ventes en moins), plus fortement que les importations (-1,5 %, équivalant à -0,7 Md€), selon les douanes. Résultat, le déficit commercial continue de se creuser pour atteindre -6,8 milliards d'euros. Pourtant, les entreprises françaises sont bien reparties à l'international : Bercy a compté, à la fin du premier trimestre, 131 900 exportateurs actifs au cours des douze mois précédents, soit 2 100 de plus qu'un an auparavant (+1,6 %).

Démarche allégée pour accidents bénins

Une formalité de moins en matière d'accidents du travail. L'employeur peut désormais enregistrer les événements bénins, affectant ses salariés, dans un registre dédié, sans avoir besoin d'en passer par une déclaration ou une autorisation préalable de l'Assurance maladie.
A lire : Le registre des accidents du travail bénins simplifié

6 juillet

📍 Quatre ans pour ancrer la 5G dans les entreprises

Mobilisation générale autour de la 5G. Le ministère de l'Economie a présenté aujourd'hui sa "stratégie d'accélération", pour faire entrer cette technologie dans les entreprises françaises. Au programme : 1,7 milliard d'euros d'investissement d'ici 2025, dont 733 millions en provenance de l'Etat. Avec un paradoxe : la ministre déléguée à l'Industrie a appelé toutes les filières potentiellement intéressées par la 5G à « s'impliquer dans les expérimentations », car la clé de son développement résidera moins dans le déploiement des infrastructures, que dans l'identification de « cas d'usage », a expliqué Agnès Pannier-Runacher. Problème : le volet "demande" du plan gouvernemental est doté d'une enveloppe plutôt modeste de 105 millions d'euros.

Le début de la fin des reports de charges sociales

5G ou pas, la déconnexion des aides aux entreprises, elle, se poursuit. Cette fois, ce sont les Urssaf qui ont annoncé la fin progressive des reports de charges sociales, à partir du mois prochain. Entreprises classiques, travailleurs indépendants et autoentrepreneurs ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Ce calendrier vient en tout cas confirmer le débranchement des principales mesures d'urgence au cours de l'été, tel que l'avait annoncé le gouvernement en mai.

Feu vert au passe sanitaire

Le passe sanitaire franchit l'obstacle du Conseil d'Etat. La juridiction a validé aujourd'hui cet outil central du déconfinement, véritable sésame pour les voyages internationaux, les grands rassemblements publics et les discothèques. Saisie sur la question de la protection des données personnelles sensibles. Mais le juge des référés a répondu que ce document "ne [portait] pas une atteinte grave et illégale" à ce droit, ni au respect de la vie privée. En revanche, ce document, qui atteste de la vaccination, la guérison ou un dépistage négatif au Covid-19, "répond à un motif d'intérêt public". D'autant plus qu'il n'est pas exigé pour les "activités du quotidien", note l'institution.

Sommet social sans décision à l'Elysée

Deux sujets polémiques abordés, mais aucun décision officielle annoncée. Un sommet social a réuni, ce matin, à l'Elysée, syndicats et patronat autour d'Emmanuel Macron. Il s'agissait de faire le point sur la situation économique, après plus d'un an de crise épidémique, mais aussi de réfléchir aux "grands défis" à venir (environnement, inégalités, démographie...). Dans les faits, la vaccination obligatoire des soignants et la refonte du système des retraites ont agité les débats. Le président de la République devrait trancher dans les prochains jours. Mais il aura fort à faire sur le dernier point : les partenaires sociaux se sont montrés globalement contre le retour d'une réforme avant l'élection présidentielle d'avril 2022. Même le Medef, favorable à un recul de l'âge légal de départ après 62 ans, s'est interrogé sur le « timing » d'une telle mesure, au moment même où se profile le spectre d'une quatrième vague de Covid-19.

Matières premières : la pénurie coupe le bois dans son élan

Avec l'épidémie de Covid-19, c'est l'autre mal qui frappe l'économie française et menace la relance : la pénurie de matières premières et, avec elle, l'envolée des prix. Symbole de ces difficultés conjoncturelles, la filière bois. Notre rédaction de Bordeaux est partie à la rencontre de ses entreprises, afin de mesurer l'ampleur des dégâts.
A lire : En Nouvelle-Aquitaine, le prix du bois met la filière sous tension

5 juillet

📍 Le dialogue social résiste au Covid-19

Le fil du dialogue social n'est pas rompu. Mais il s'est quand même un peu distendu avec la crise du coronavirus. En 2020, les accords d'entreprise et de branche ont ainsi été moins nombreux que l'année précédente, selon un bilan dressé par le ministère du Travail. Surtout, l'épidémie est venue bousculer l'agenda habituel des sujets de négociation entre directions et salariés.

Coup de pouce vert aux artisans, commerçants et indépendants

Personne n'échappera à la transition écologique ! Pour aider les artisans et commerçants à passer à l'action, les réseaux des CCI et des CMA vont leur proposer des "diagnostics" gratuits, sur le modèle de ce qui avait été fait cet hiver autour des enjeux de numérisation. Quelque 15 millions d'euros seront mobilisés pour financer cet accompagnement spécial.

L'hôtellerie s'enfonce dans la crise

Les hôtels français résonnent désespérément vides. Leur fréquentation était encore amputée des deux tiers au premier trimestre 2021, par rapport à la même période en 2018-2019, explique l'Insee. Une saignée aggravée, cet hiver, par la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski, mesure qui a fortement pénalisé les établissements d'Auvergne Rhône-Alpes.

L'industrie se remet à patiner

Le déconfinement ne profite pas aux usines françaises. En mai, la production a reculé de 0,5 % sur un mois dans l'industrie manufacturière, et de 0,3 % dans l'ensemble du secteur secondaire, selon l'Insee. Déjà mal en point, les transports rechutent lourdement (-5,4 %), "en lien avec les pénuries sur certains intrants dans l'automobile". Plus globalement, ces difficultés d'accès aux matières premières contribuent à l'envolée des prix de production de l'industrie (+6,6 % en un an), après leur forte baisse de 2020.

Le marché auto tourne toujours au ralenti

Du côté de la demande aussi, l'automobile est à la peine. En juin, les ventes de véhicules neufs ont dérapé de 14,7 % en un an (et -13,6 % par rapport à 2019), selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Sur l'ensemble du premier semestre, le constat est un peu plus mitigé : les immatriculations ont rebondi de 28,9 % comparativement à 2020, mais elles restent à plus de 20 % de leur niveau de 2019.

L'ex-usine française de Bridgestone se recycle

Un pas de plus vers la réindustrialisation du site Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais). Le nordiste Mobivia et le ligérien Black Star comptent implanter une unité de recyclage de pneumatiques à la place de l'usine japonaise, fermée au mois de mai.
A lire : Quel projet pour Mobivia et Black Star sur l'ex-site Bridgestone de Béthune  ?

2 juillet 

📍 Le télétravail va-t-il favoriser les délocalisations ?

Alors que le discours ambiant vante les mérites des relocalisations, une étude de la Coface évoque les risques d’une nouvelle vague de délocalisations, virtuelles cette fois, liée à la généralisation du télétravail. Ayant vu leur endettement augmenter suite à la crise sanitaire, les entreprises occidentales pourraient être tentées de faire appel à une main d’œuvre low-cost en télétravail. « De plus en plus de travail de bureau sera effectué depuis les pays en développement, puis exporté de manière immatérielle vers des pays plus riches », assurent les économistes de Coface qui estiment que 160 millions d’emplois seraient délocalisables dans les pays occidentaux. En face, Brésil, Inde, Chine et les autres économies à bas coût seraient en mesure d’apporter 330 millions de télétravailleurs. Aux Etats-Unis, un tiers des grandes entreprises se disent prêtes à embaucher des travailleurs à distance basés à l’étranger, une proportion qui ne s’élevait qu’à 12% avant la pandémie. En France, aucune enquête n’a été faite à ce sujet. Mais les économistes de la Coface estiment que 35 à 40% des emplois peuvent être réalisés en télétravail.  

Il est possible de quitter son travail pour aller se faire vacciner

S'inquiétant d'une reprise épidémique cet été, le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé que les Français peuvent s’absenter de leur lieu travail pour aller se faire vacciner contre le Covid et ce, sans impact financier, rapporte Le Figaro. Au 30 juin, 33,9 millions de Français ont reçu au moins une dose de vaccin, 21 millions les deux doses. 

Quels sont les métiers des 2,7 millions de travailleurs immigrés ? 

Ils travaillent dans des métiers difficiles, très souvent en tension. Pesant un emploi sur dix en France, les 2,7 millions de travailleurs immigrés occupent une fois sur deux des emplois peu qualifiés, révèle une étude de la Dares (ministère du Travail).  Seuls trois sur dix sont des employés ou ouvriers qualifiés et uniquement un sur dix est cadre, indépendant ou de profession intermédiaire. Au hit-parade des métiers occupés par des immigrés : employés de maison (38% des employés de maison sont immigrés), agents de sécurité et de gardiennage (28%) et ouvriers du BTP (27%).

Horizon Europe : 95 milliards d’euros à aller chercher pour les entreprises voulant innover

95 milliards d’euros, un budget en augmentation de 30% par rapport au programme précédant. Voilà les deux raisons qui doivent pousser les entreprises à s’intéresser à Horizon Europe, le nouveau programme de l’Union Européenne pour la recherche et l’innovation. Certes, la compétition promet d’être rude avec moins d’un projet sur dix retenu. Mais les formalités administratives ont été simplifiées et une partie du programme est taillé surmesure pour les PME. 
A lire : Comment les PME peuvent aller chercher les milliards d'euros du programme Horizon Europe

Microphyt construit la première bioraffinerie industrielle de microalgues

Producteur d’ingrédients naturels tirés des microalgues, l’héraultais Microphyt va lancer le chantier de la première bioraffinerie industrielle de ce marché. Le projet, soutenu par un partenariat public-privé européen, va recevoir 15 millions d’euros de subventions.
A lire : Microphyt va bâtir la première bioraffinerie industrielle de microalgues

Hoffmann Green bétonne ses capacités de production

La PME Hoffmann Green vient de poser en Vendée la première pierre de son usine produisant un ciment de nouvelle génération présentant une empreinte carbone cinq fois moindre que celle du ciment traditionnel. Ayant levé il y a deux ans 75 millions d’euros en Bourse, Hoffmann Green compte produire 550 000 tonnes de ciment décarboné par an en 2024, ce qui passera par la construction d’une nouvelle usine en région parisienne. 
A lire : Le cimentier Hoffmann Green investit 22 millions dans une usine verticale

1er juillet

La réforme de l'assurance chômage quand même

En partie suspendue, mais pas complètement arrêtée. Certes, la refonte du calcul des droits des demandeurs d'emploi a été récemment, et provisoirement, stoppée par le Conseil d'Etat - un décret, publié hier, prolonge les règles actuelles jusqu'au 30 septembre. Pour autant, le reste de la réforme de l'assurance chômage entre bel et bien en vigueur aujourd'hui, a confirmé la ministre du Travail dans une interview au Parisien. S'appliquent désormais, entre autres, la dégressivité des allocations, à partir du 9e mois d'indemnisation dans un premier temps, pour les salaires mensuels supérieurs à 4 500 euros bruts. Mais aussi le bonus-malus sur les contrats courts. A ce sujet, Elisabeth Borne précise que les entreprises concernées (21 000 dans l'immédiat) seront informées par les Urssaf et pourront évaluer leur sitation grâce à un simulateur, d'ici à la mi-juillet. « On va proposer un plan de résorption de ces contrats courts au profit de CDI », promet la ministre.
A lire : Le bonus-malus sur les contrats courts fait son retour

L'aide sur les coûts fixes fait peau neuve

Autre nouveauté de ce 1er juillet : la version "saisonnière" de l'aide au paiement des coûts fixes est désormais ouverte. Cette nouvelle formule fait partie d'une refonte plus globale du dispositif, mis en place le 31 mars dernier, pour aider les entreprises à faire face à leurs loyers au cours du premier semestre 2021.
A lire : L'aide au paiement des loyers s'adapte pour intégrer davantage d'entreprises

Les business angels bien remis du Covid

Sur cette première partie de l’année, les business angels tricolores sont en forme. Ces investisseurs ont déjà investi sur les six premiers mois de l’année presque autant que durant toute l’année 2020, révèle une étude de France Angels, la fédération professionnelle qui réunit 12 500 business angels en France. Au premier semestre 2021, ils ont ainsi injecté 16 millions d’euros au capital de 62 jeunes entreprises. 

Economie sociale et solidaire : un mois de plus pour aller chercher 12 millions d’euros

Le fonds d’urgence lancé en janvier par le gouvernement pour soutenir les structures de l’économie sociale et solidaire est prolongé d’un mois supplémentaire. Devant se terminer fin juin, le dispositif s’arrêtera finalement le 31 juillet. Il faut dire que sur les 30 millions d’euros alloués par le gouvernement, seuls 12 ont été distribués. Plus de 3 000 structures de l’économie sociale et solidaire frappées par la crise en ont bénéficié.  Elles peuvent toucher de 5 000 euros (pour celles qui emploient 1 à 3 salariés) à 8 000 euros (pour celles qui comptent 4 à 10 salariés). Instruites par le réseau France Active, les demandes sont à effectuer en ligne.
A lire : L'État crée un fonds d'urgence pour l'économie sociale et solidaire

A la croissance pétillante du limonadier mosellan Lorina…

S’affirmant comme la marque numéro un des limonades en France, l’entreprise mosellane Lorina multiplie les projets pour renforcer une croissance à deux chiffres. Nouveaux formats, nouveaux produits et nouvelles distributions : la PME de 100 salariés voit de plus en plus grand.
A lire : Le limonadier mosellan Lorina en quête de nouvelles bulles de croissance

… répond le bon départ du pastis finistérien

Lancé en pleine crise sanitaire, le pastis finistérien Ty Jaune a su trouver son public malgré la fermeture des bars et des restaurants avec 24 000 bouteilles écoulées en moins d’un an. La créatrice Sylvaine Le Meur compte désormais capitaliser sur ce bon départ.
A lire : Le pastis finistérien Ty Jaune de Kermeur Industrie démarre fort

50 associés de PwC créent un cabinet de conseils ciblant TPE et PME

Cinquante associés du cabinet de conseil aux dirigeants de TPE et de PME "PwC pour les Entrepreneurs" s'affranchissent de PwC et prennent leur indépendance. Rebaptisée PKF Arsilon, la structure de 800 salariés compte 25 bureaux en France.

30 juin

📍 Le deal du gouvernement pour aider les restaurateurs à recruter

Le recours à l’insertion pour aider à la relance. Voilà le deal proposé par le gouvernement au secteur de la restauration, dont la reprise de l’activité est freinée par le manque de bras. Le ministre délégué chargé des PME Alain Griset lance un nouveau dispositif : jusqu’à la fin du mois de septembre, les structures d'insertion qui mettront des salariés à disposition des restaurateurs bénéficieront d'une aide de l'Etat.

La France se déconfine encore un peu plus 

Ce 30 juin marque la troisième et - on l'espère - ultime étape du déconfinement. Ce qui veut dire que les bars et restaurants peuvent de nouveau fonctionner sans restriction, ni jauge. Il en va de même pour les commerces, marchés couverts ou en extérieur, cinémas, salons et salles de spectacles qui peuvent recevoir autant de clients que leur capacité le permet. Des restrictions perdurent pour les concerts ainsi que pour les discothèques. Ces dernières ne sont autorisées à rouvrir que le 9 juillet. 

La consommation des ménages en forte hausse

Après avoir chuté de près de 9% en avril, la consommation des ménages bondit de 10% en mai. Avec la réouverture des commerces, les achats de vêtements s’envolent de façon spectaculaire (+149 % en un mois), tout comme les biens d’équipement du logement (+24%). La fin des restrictions de déplacement impacte aussi positivement les dépenses énergétiques, tandis que l’alimentaire reste stable. 

RH : Le congé paternité s'allonge en juillet

A partir de ce 1er juillet, le congé paternité s’étend. Le second parent pourra s’arrêter 28 jours après la naissance de l’enfant. Deux fois plus qu’aujourd’hui.
A lire : Tout comprendre sur l’extension du congé paternité
A lire : Ces dirigeants qui ont anticipé la loi

La commande publique dévisse de 18 % à cause du Covid

Les achats publics ont chuté de 18 % l'an passé en France. Mais toutes les régions n’ont pas été affectées de la même manière. Selon les chiffres de l’Assemblée des Communautés de France, la baisse a été plus mesurée sur la façade atlantique et en Île-de-France. Elle s’est limitée à 13 % en région parisienne, à 14 % en Nouvelle-Aquitaine et à 16% en Bretagne. A contrario, en Occitanie (-23 %) et en Auvergne Rhône-Alpes (-22 %), la chute est brutale. La bonne nouvelle, c'est que la commande publique repart cette année.
A lire : Fort rebond de la commande publique en 2021

Le bois breton planche sur son avenir

La filière bois bretonne tente de s’en sortir sur un marché en forte tension. À court terme, les industriels cherchent à diversifier leurs approvisionnements. À long terme, la filière est consciente des besoins en renouvellement de la ressource en reboisant et en investissant dans de nouvelles usines.
A lire : Notre enquête sur l'avenir de la filière bois bretonne

29 juin

📍 L'étonnant retour à l'ordinaire du taux de chômage

L'emploi fait de la résistance. Le taux de chômage, jusqu'ici très volatil, a fini par se stabiliser au premier trimestre, selon l'Insee. Tant et si bien qu'il reste à son niveau d'avant-crise. Un résultat étonnant, vu le contexte, même si cette tendance à la stagnation ressortait déjà des données mensuelles de la Dares (voir actualité d'hier). La prudence reste toutefois de rigueur : cette relative bonne tenue du marché du travail dissimule en effet plusieurs points noirs.

Les ménages aussi font le plein de confiance...

Le déconfinement ne booste pas que les patrons. Après le climat des affaires, en redressement spectaculaire (voir actualité du 24 juin), c'est la confiance des ménages qui se rétablit nettement, selon l'Insee. En hausse de 4 points en juin (après +3 en mai), elle n'avait plus été aussi élevée depuis mars 2020 et le début de la crise sanitaire. Les craintes liées au chômage restent majoritaires mais s'estompent (solde d'opinion en baisse de 19 points en un mois), les envies d'achats importants reviennent (+10 points, au plus haut depuis février 2018).

... mais la menace épidémique plane toujours

L'économie reste sous la menace du Covid-19. Avertissement signé de Bruno Le Maire, ce matin, sur CNews : « Le variant Delta [ou indien, NDLR] est le seul vrai risque pour la croissance (...) le seul obstacle sur le chemin du retour (...) à la normale totale au début de l'année 2022 », a martelé le patron de Bercy, qui appelle donc les Français à se faire vacciner. En attendant, et en raison de cette menace sanitaire persistante, le gouvernement reste sur sa prévision de croissance de 5 %, même si plusieurs institutions anticipent d'ores et déjà davantage pour la France.

Automobile : Renault entraîne Verkor dans son sillage

Renault donne des ailes au grenoblois Verkor. Dans le cadre de sa transition vers le véhicule électrique, le groupe français a décidé de miser sur cette (très) jeune entreprise, aux grandes ambitions.
A lire : Le groupe Renault entre au capital de la jeune pousse grenobloise Verkor

Industrie : Lauralu joue l'Europe

L'industriel ariégeois Lauralu met le cap au Nord. Déjà présent en Finlande, le fabricant de structures démontables de grandes dimensions vient de mettre la main sur l'un de ses concurrents dans ce pays. De quoi développer encore un peu plus son ancrage européen et sa gamme de produits.
A lire : Le spécialiste des structures métallo-textiles Lauralu change de dimension

La réforme de la fiscalité internationale vaut cher

C'est une innovation fiscale qui pourrait rapporter gros. La création d'un impôt minimum sur les sociétés au niveau mondial permettrait à la France de récupérer 5,9 milliards d'euros à court terme (si le taux est fixé à 15 %), voire 8,2 milliards (en cas de taux à 21 %), selon le Conseil d'analyse économique, un organisme rattaché au gouvernement. A plus long terme, les gains oscilleraient entre 2 et 3 milliards d'euros. L'essentiel de ces nouvelles recettes fiscales proviendraient toutefois d'entreprises françaises. L'impact de l'autre volet de cette réforme internationale (à savoir l'imposition partielle des grandes multinationales, en fonction du pays où elles réalisent leurs bénéfices) est jugé plus modeste : la France y gagnerait 900 millions d'euros - un chiffre jugé "optimiste", car le dispositif envisagé serait plus simple à contourner. Ces deux mesures seront à l'ordre du jour du prochain G20 Finances, organisé les 9 et 10 juillet.

28 juin

📍 Choose France : des promesses à 3,5 milliards d'euros

A l'occasion de la 4e édition du Sommet "Choose France", qui réunit des patrons de groupes étrangers prêts à investir en France, le gouvernement a annoncé vingt-deux grands projets d'investissements pour un total de 3,5 milliards d'euros et plus de 7 000 créations d'emplois attendues. Notamment ceux du chinois Envision dans le Nord (voir ci-dessous), du groupe pharmaceutique allemand Merck en Gironde, du groupe américain Mars en Alsace ou encore de Tetra Pak en Loire-Atlantique.
A lire : Merck va investir 175 millions d'euros sur ses sites français d'ici 2024

Deuxième usine de batteries électriques pour les Hauts-de-France

Et de deux. Les Hauts-de-France vont accueillir une seconde usine de batteries électriques pour l'industrie automobile. Après le projet européen ACC à Douvrin (Pas-de-Calais) porté par les groupes français Stellantis et TotalEnergies, c'est le chinois Envision qui va s'implanter sur le site de l'usine Renault de Douai (Nord) et y investir 2 milliards d'euros.
A lire : Batteries électriques : l'industriel chinois Envision investit 2 milliards d'euros à Douai

Régionales : les sortants rempilent

On prend les mêmes et on recommence. Dans un scrutin marqué par un record d'abstention (encore deux tiers d'absents au second tour), les électeurs ont reconduit l'ensemble des présidents de Région en France métropolitaine. Y compris en Provence-Alpes-Côte d'Azur, où le sortant Renaud Muselier (LR), deuxième du premier tour, a finalement devancé Thierry Mariani (RN).
A lire : Les élections régionales couronnent les sortants, les résultats région par région

Le recul hésitant du chômage

Le chômage continue à jouer au yoyo. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité en France (hors Mayotte) est reparti à la baisse en mai (-3,5 % en un mois), selon la Dares (ministère du Travail). Depuis décembre, ce chiffre ne cesse toutefois d'alterner augmentations et diminutions, toujours autour de la barre des 3,8 millions de personnes. Dynamique similaire, mais à la hausse, cette fois, du côté des chômeurs en activité réduite (+4,4 %).

Export : la compétitivité française en question

La France a réglé ses problèmes de compétitivité en matière de coûts de production depuis 2008. Et pourtant, les exportations ne se sont pas redressées dans l'intervalle. C'est que le souci vient désormais d'ailleurs, explique la Banque de France dans une récente étude.

25 juin

📍 Dette publique : record historique en France

La dette publique française bat un nouveau record. A la fin du premier trimestre, elle pèse 118% du PIB, estime l’Insee, soit 2 739 milliards d’euros. Cette augmentation est liée en partie aux mesures de soutien mises en place par le gouvernement pour faire face à l’épidémie et au financement du plan de relance. Mais l'Insee indique aussi que près de la moitié de cet endettement alimente la trésorerie des administrations publiques. Le traité de Maastricht de 1992, qui voulait interdire un endettement public supérieur à 60 % du PIB, n’est donc plus qu’un lointain souvenir. Cela fait près de vingt ans que la France ne tient plus cet engagement.

Tout roule pour les ETI ! 

Tous les indicateurs sont au vert pour les entreprises de taille intermédiaire. 97 % des dirigeants d’ETI se disent confiants quant à leurs perspectives à six mois, indique une enquête réalisée par la Banque Palatine et l’association Meti auprès de 1 000 patrons d’ETI tricolores. Les trésoreries s’améliorent, l’endettement s’est stabilité, les délais de paiement restent stables et 89 % des ETI n’ont pas connu une dégradation de leur cotation Banque de France. Ces améliorations se traduisent par un changement de tendance pour le remboursement des PGE. Plus de quatre ETI sur dix décident désormais de le rembourser intégralement. C’est deux fois plus qu’en mars. 

Un nouveau fonds de 500 millions d’euros pour les pépites des territoires

Axa et la société de gestion NextStage AM viennent de lancer un fonds doté de 500 millions d’euros ciblant les PME et les ETI françaises. Baptisé "Pépites et territoires", le fonds s’adresse aux entreprises à fort potentiel de croissance, notamment celles positionnées sur l’innovation environnementale, la santé et le digital. Au moins la moitié du fonds sera investit en province, au capital « des champions cachés des territoires », dixit la ministre délégué Agnès Pannier-Runacher, présente au lancement de ce fonds labelisé France Relance. Axa compte investir 150 millions d’euros d’ici à la fin de l’année à travers ce programme d'investissement de long terme. 

Les indépendants réclament le maintien du Fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année

Alors que les aides d’urgence aux entreprises diminuent fortement avec le déconfinement, le syndicat Indépendants.co demande au gouvernement de maintenir le Fonds de solidarité en l’état jusqu’à la fin de l’année et de façon plus allégée jusqu’à l’été 2022. C’est la principale mesure du plan de relance que cette association réunissant des travailleurs indépendants vient de remettre au gouvernement. Selon Indépendants.co, 83 % des travailleurs indépendants estiment que le retour à la normale de leur activité ne se fera qu’en 2022.

Le crédit interentreprises toujours soutenu par l'État

Le gouvernement annonce que plusieurs dispositifs d’assurance-crédit, qui couvre les entreprises contre le risque de défaillance des clients auxquels elles accordent des délais de paiement, sont prorogés jusqu'au 31 décembre 2021 : les produits domestiques CAP et CAP+ ainsi que les produits pour l'export Cap Francexport et Cap Francexport+. En revanche, le programme de réassurance publique de portefeuille CAP Relai prendra fin au 30 juin.

Le sport en entreprise est légalisé

Le sport en entreprise n’est plus considéré comme un avantage en nature, soumis à cotisations. Un récent décret exonère les activités proposées par l’entreprise de cotisations et de contributions sociales. Sous certaines conditions.
A lire : Le sport en entreprise exonéré de cotisations 

Recrutement informatique : des salaires en hausse et une concurrence désormais internationale

Des salaires en hausse et des développeurs de plus en plus sollicités. Le Covid n’a pas freiné le recrutement des ingénieurs informatique dans l’Ouest selon le baromètre du cabinet Externatic. Avec la généralisation du télétravail, la concurrence n’est plus locale, elle devient internationale.
A lire : Dans l'Ouest, le Covid et le télétravail accentuent les tensions sur le recrutement en informatique

L’appétit d’ogre de Soprema 

Soprema veut aller chercher deux milliards d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires d’ici à 2025. Affichant aujourd’hui trois milliards d’euros de chiffre d’affaires, le groupe strasbourgeois spécialisé dans l’étanchéité et l’isolation des bâtiments compte poursuivre sa stratégie de croissance externe, notamment à l’étranger, et multiplie les investissements productifs. Aussi bien en Alsace, qu’en Lorraine ou dans le Gard. 
A lire : Soprema : le PDG Pierre-Etienne Bindschedler veut atteindre les cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025

24 juin

📍 Déconfinement : les entreprises euphoriques

Le déconfinement surexcite les patrons. Le climat des affaires, mesuré par l'Insee, a poursuivi sa folle envolée en juin. Il a encore progressé de 5 points, après avoir déjà gagné 12 points en mai (voir actualité du 26 mai). Autrement dit, le moral des chefs d'entreprise est à son plus haut niveau depuis l'été 2007. L'euphorie est manifeste dans le commerce (+8 points) et les services (+6), boostés par un optimisme croissant, et rarement observé : la part des dirigeants de ces deux secteurs, anticipant une amélioration de l'activité dans les trois prochains mois, explose (solde d'opinion positif multiplié, respectivement, par 3,5 et par 2 en un seul mois). A tel point que cet indicateur signe un record historique dans le commerce, et jamais vu depuis septembre 2000 dans le tertiaire !

Fort recul du chômage partiel 

Avec le déconfinement, le chômage partiel recule fortement.  2,3 millions de salariés - soit 13% des salariés du privé - ont été placés en activité partielle au mois de mai, révèle la Dares, un service du ministère du Travail. C’est 23% de moins qu’en avril.

Investir dans l'économie attire

Mission accomplie pour Bpifrance Entreprises 1. Destiné à orienter l'épargne des Français vers 1 500 sociétés, ce fonds de capital-investissement est parvenu, avec trois mois d'avance sur son calendrier, à lever "quasiment 95 millions d’euros, soit le niveau maximum prévu", se félicite la banque publique à l'origine de cette initiative.

Dernier délai pour la déclaration OETH

Deuxième chance pour les retardataires. Les entreprises de plus de 20 salariés ont encore quelques jours pour déposer leur déclaration annuelle d'emploi des travailleurs handicapés. Un délai supplémentaire accordé par les Urssaf, qui avaient elles-mêmes pris du retard dans la procédure, en début d'année, du fait de la crise du coronavirus.

Le carton des jeux de société

Non, le numérique n'est pas le seul et unique gagnant de la crise du Covid-19. La preuve : les jeux de société aussi ont remporté la mise en 2020, avec une croissance exceptionnelle de leur chiffre d'affaires de 26 % en un an, selon le cabinet d'études NPD. Notre rédaction de Lorraine est partie à la rencontre des acteurs régionaux de la filière, pour comprendre comment ils s'adaptent à cette nouvelle donne et préparent la prochaine manche.
A lire : Comment les PME lorraines tirent leur épingle des jeux de société

23 juin

📍 Plan de relance : Bruxelles a dit oui

Validé ! Ce soir, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, en visite dans l'Hexagone, a officiellement approuvé le "plan de relance et de résilience" français. Une bénédiction qui vaut son pesant d'euros : cet accord ouvre la voie au déblocage de 39,4 milliards d'euros (sur les 41 Md€ demandés par Paris), pour financer le programme d'investissement tricolore 2020-2022 de 100 milliards, présenté il y a... 10 mois et dont une partie a déjà été distribuée. La Commission européenne salue notamment l'effort de la France sur les transitions écologique (46 % des 39,4 Md€ y seront consacrés, selon ses calculs) et numérique (21 % de l'enveloppe). Pas un mot, en revanche, sur la réforme de l'assurance chômage, suspendue hier par le Conseil d'Etat. Le projet fait pourtant partie des engagements pris par le gouvernement pour obtenir l'argent de l'UE (voir actualité du 27 avril). Or, à l'époque, l'exécutif avait promis de le réaliser "dès 2021".

La réforme de l'assurance chômage reprogrammée

Mais, justement, cette réforme de l'assurance chômage n'a pas dit son dernier mot. « On va chercher le meilleur chemin pour une mise en oeuvre rapide », avant la fin de l'année, a promis la ministre du Travail, dès hier soir, sur RTL. Elisabeth Borne se félicite notamment que le Conseil d'Etat n'ai pas remis en cause le principe du projet, ni retenu les principaux arguments juridiques des syndicats. En attendant, le gouvernement va tirer les conséquences de cette décision : « Nous allons, en urgence, prendre un nouveau décret pour prolonger les règles actuelles » de calcul des allocations chômage.

Le déconfinement fait exploser les embauches

L'emploi redémarre en trombe. En mai, les embauches de plus d'un mois (hors intérim) ont rebondi de 36,9 % par rapport à avril, selon l'Urssaf Caisse nationale (ex-Acoss), pour atteindre un sommet de 785 000 recrutements mensuels, jamais atteint depuis au moins 2008. Ce boom efface la forte contraction du mois précédent (-8,3 %), mais reste à prendre avec des pincettes : il profite, certes, du déconfinement, mais aussi d'effets de calendrier favorables. Il s'inscrit néanmoins dans une dynamique globalement positive : au premier trimestre, les effectifs salariés du privé sont ainsi repartis de l'avant (+0,5 % en trois mois).

Automobile : la casse reprend

Les usines automobiles françaises, elles, sont en souffrance. Coup sur coup, deux entreprises du secteur viennent de subir une sévère désillusion. Dans le Jura, MBF Aluminium va fermer ses portes, et ses quelque 270 salariés perdre leur emploi, du fait de la liquidation de cette fonderie, sous-traitante de Renault et Stellantis (ex-PSA). Dans le Bas-Rhin et le Loiret, c'est l'équipementier Schaeffler qui dégraisse, par le biais d'une rupture conventionnelle collective - la deuxième en un an.
A lire : L'équipementier automobile Schaeffler France envisagerait 239 départs volontaires

Industrie : Norske Skog met le paquet dans les Vosges

Le groupe Norske Skog se dirige vers le marché de l'emballage, et il n'y va pas de main morte. Le norvégien a validé un projet d'investissement de 250 millions d'euros dans son usine de Golbey (Vosges). Objectif : convertir une partie du site de la production de papier journal à celle de carton recyclé.
A lire : Feu vert pour l'investissement de 250 millions d'euros de Norske Skog dans les Vosges

Fiscalité : un sursis pour les travailleurs transfrontaliers

Les transfrontaliers peuvent télétravailler tranquilles. La France et ses pays voisins (Allemagne, Belgique, Italie, Suisse et Luxembourg) ont reconduit, jusqu'au 30 septembre, les "accords amiables" concernant leur imposition, a indiqué Bercy dans un communiqué. Ces textes, conclus l'an dernier pendant la pandémie de Covid-19, assurent les personnes concernées de continuer à bénéficier des "régimes [fiscaux] frontaliers" habituels, "même si elles sont conduites à demeurer chez elles pendant la crise sanitaire".

Le variant Delta en embuscade dans deux départements

« L'embellie se confirme au niveau national ». Mais il y a un mais, dans le bilan du Covid-19, dressé ce midi par le porte-parole du gouvernement. Le variant Delta (précédemment dénommé "variant indien") circule fortement dans les Landes, « le seul département où l'on observe une hausse de l'épidémie », a signalé Gabriel Attal. Cette mutation du coronavirus est également très présente, quoique dans une moindre mesure, dans le Bas-Rhin. Elle se propage aussi à l'international. C'est pourquoi la liste des pays classés rouges (soit le niveau de contraintes sanitaires maximales pour s'y rendre ou en venir) s'allonge encore : la Russie, la Namibie et les Seychelles vont y faire leur entrée.

Transition écologique : un MOOC pour créer le déclic

Retour en classe pour les entreprises. Deux organisations, soutenues, entre autres, par le Medef et l'Ademe, ont lancé un cours en ligne gratuit pour former dirigeants et salariés aux enjeux environnementaux. Son nom : "Comprendre la crise écologique pour réinventer l'entreprise".

22 juin

📍 Nouveau coup de boutoir à la réforme de l'assurance chômage

La gifle. Encore une. Repoussée plusieurs fois pour cause de crise sanitaire, la réforme de l'assurance chômage, censée s'appliquer partiellement au 1er juillet (voir actualité du 2 mars), vient de subir les foudres du Conseil d'Etat - pour la deuxième fois en sept mois (voir information du 27 novembre). C'est à nouveau le calcul des droits des chômeurs, et de leur salaire journalier de référence, qui est visé, et suspendu. Le reste de la réforme (dont la dégressivité des allocations pour les hauts revenus et le bonus-malus sur les contrats courts) n'est pas remis en cause... pour l'instant, car l'instruction du dossier se poursuit. Le Conseil d'Etat avait été saisi, il y a un mois, par de nombreux syndicats, vivement opposés au projet du gouvernement (voir au 21 mai).

Les emplois vacants au sommet

Avec la reprise de l'activité revient pourtant le problème des recrutements. Au premier trimestre, les entreprises de plus de 10 salariés comptaient 214 888 emplois vacants (+10 % en trois mois), au plus haut depuis fin 2019, d'après la Dares (ministère du Travail). L'augmentation est encore plus forte dans les services marchands (+13 %) et la construction (+11 %). Ces emplois libres sont principalement des postes inoccupés (à 46 %) ou nouvellement créés (à 30 %).

Les cadres trop accros au boulot

Crise sanitaire ou pas, la "charge mentale professionnelle" des cadres ne se dément pas. Mais selon une enquête consacrée au sujet, les mères de famille sont les premières à ressentir cette immixtion lancinante du travail dans leur vie personnelle. Autre enseignement de ce baromètre : ces derniers mois, le distanciel a aussi joué un rôle perturbateur, quoique ambigu... entre pénibilité pour les uns et plaisir (charnel) pour les autres...

Matières premières : le bâtiment enfonce le clou

Jusqu'ici tout allait bien. Sur les quatre premiers mois de l'année, le bâtiment a redressé la barre, selon la FFB, la fédération du secteur. Mais les difficultés d'accès et l'envolée des prix des matières premières risque à présent de compromettre la relance. L'organisation patronale demande donc au gouvernement d'en faire plus pour éviter aux entreprises un nouveau coup d'arrêt.

Hydrogène : McPhy étend son emprise

La pépite française de l'hydrogène commence à rayonner en France. Le drômois McPhy a choisi Grenoble pour implanter une nouvelle usine. Le mois dernier, il avait déjà ciblé Belfort pour un autre de ses projets industriels.

E-commerce : Spartoo marche sur la Bourse

Spartoo part trouver chaussure à son pied en Bourse. Le groupe de vente en ligne, spécialisé dans la chaussure, s'est lancé, hier, sur les marchés financiers. Avec plusieurs idées en tête pour continuer à développer cette entreprise, créée par trois étudiants, il y a 15 ans.
A lire : Spartoo lance sa cotation sur Euronext Growth

21 juin

📍 Discothèques, concerts : bientôt le retour de la bamboche...

La fin d'une si longue attente. Après quasiment 16 mois de fermeture complète, les discothèques pourront accueillir les fêtards à partir du 9 juillet, a annoncé le ministre délégué aux PME Alain Griset. Ce feu vert est toutefois conditionné à un protocole sanitaire spécifique. Il s'accompagne d'un dilemme pour les établissements, entre rester fermés, en conservant leurs aides actuelles, ou tenter de rouvrir, en acceptant un soutien dégressif de l'Etat... Autre annonce du jour : la définition d'une nouvelle jauge a été définie pour les concerts et festivals debout.

... d'autant que le couvre-feu est enterré

Attestations de déplacement dérogatoire au placard, retour à la liberté de circulation ! Depuis hier soir, le couvre-feu ne s'applique plus en France métropolitaine. Il avait été introduit progressivement il y a huit mois, puis maintenu à la sortie du reconfinement de novembre.

Management : la crise du Covid-19, une bouffée d'air frais ?

Non, tout n'est pas à jeter dans les 15 mois de crise qui viennent de s'écouler. A en croire l'Observatoire du management, et aussi étonnant que ses conclusions puissent paraître, l'épidémie a même eu des effets bénéfiques sur le monde de l'entreprise.

Un "chèque bureau" pour le télétravail d'après-crise ?

Admettons que la crise du coronavirus ait pu avoir de bons côtés pour les entreprises. Comment faire, dès lors, pour les pérenniser, une fois l'épidémie derrière nous ? La fondation Travailler autrement a sa petite idée sur le sujet du distanciel. Soutenue par une trentaine de personnalités économiques, syndicales et politiques, elle propose de créer un "chèque bureau" pour financer un télétravail qui ne se déroulerait ni dans l'entreprise ni au domicile du salarié.

Aérien : union sacrée autour de l'hydrogène

Ils unissent leurs forces pour préparer l'arrivée de l'avion à zéro émission de carbone. Les groupes Airbus, Air Liquide et ADP ont signé aujourd'hui un protocole d’accord, afin d'imaginer les adaptations nécessaires, dans les aéroports, pour accueillir ces futurs appareils. Il s'agit notamment de régler "la problématique de [leur] approvisionnement en hydrogène liquide". Cette alliance se donne donc pour principal objectif de réaliser des "études d'ingénierie en vue de créer ces infrastructures".

Régionales : les absents devancent les sortants

Un triste record historique. Le premier tour des élections régionales et départementales a été marqué par le taux de participation le plus faible à une élection de la Ve République : seul 1 électeur sur 3 s'est déplacé aux urnes hier. Autre enseignement : la plupart des exécutifs régionaux sortants ont viré en tête. C'est le cas en Auvergne Rhône-Alpes (43,79 % pour la liste de Laurent Wauquiez), Hauts-de-France (41,39 % pour Xavier Bertrand), Occitanie (39,57 % pour Carole Delga), Normandie (36,86 % pour Hervé Morin), Ile-de-France (35,94 % pour Valérie Pécresse), Pays de la Loire (34,29 % pour Christelle Morançais), Grand Est (31,15 % pour Jean Rottner), Corse (29,19  % pour Gilles Simeoni), Nouvelle-Aquitaine (28,84 % pour Alain Rousset), Bourgogne-Franche-Comté (26,52 % pour Marie-Guite Dufay), Centre-Val de Loire (24,81 % pour François Bonneau) et Bretagne (20,95 % pour Loïg Chesnais-Girard). Une exception : la Région Sud, où la liste de Thierry Mariani (RN) devance celle du président de Région Renaud Muselier (36,38 % contre 31,91 %). Le deuxième tour de ces élections se tiendra dimanche prochain.

18 juin

📍 Emploi : le retour spectaculaire de l'optimisme

L'Unédic retourne sa veste. Elle anticipe désormais la création de 126 000 emplois cette année (et 236 000 en 2022-2023). Soit un renversement de tendance spectaculaire, puisqu'elle s'attendait, il y a encore quatre mois, à la destruction de 230 000 postes en 2021 (voir actualité du 25 février) ! A court terme, le déficit de l'assurance chômage devrait toutefois se creuser encore plus que prévu (de 2 Md€), pour atteindre -12 milliards d'euros en 2021, avant de se résorber beaucoup plus vite ensuite (-2,4 Md€ en 2022, au lieu de -6,4, et -0,5 Md€ en 2023)... à condition toutefois que la réforme du régime, décriée par les syndicats, soit bel et bien (re)mise en route le 1er juillet.

Automobile : 50 millions d'euros pour dépanner les salariés

L'aide à la reconversion des salariés de l'automobile passe à la vitesse supérieure. Annoncé en avril, ce fonds de 50 millions d'euros a été officiellement validé, aujourd'hui, par l'Etat, les groupes Renault et Stellantis, ainsi que les représentants de la filière.

Pas d'arrêt pour les arrêts de travail anti-Covid

L'épidémie de coronavirus régresse, mais son héritage demeure. Ainsi, après le maintien, certes partiel, des aides aux entreprises, des restrictions sanitaires et des dérogations au droit du travail, c'est au tour des arrêts maladie spécial Covid-19 de se voir reconduits. A l'issue d'un vide juridique de 16 jours, un décret vient en effet réactiver ces outils de lutte contre l'épidémie, dont certains avaient été critiqués, dans le passé, par le patronat.

Le 30 juin, votre DIF s'autodétruira...

La fin du mois approche et, avec elle, plusieurs échéances importantes. C'est en effet au 30 juin que les salariés perdront leurs heures de droit individuel à la formation (DIF), s'ils ne pensent pas à les transférer sur leur compte personnel, le CPF. Pour mémoire, côté employeur, le 30 juin correspond aussi à la dernière limite pour organiser les entretiens professionnels obligatoires reportés pendant la crise du Covid-19.

La Fête de la musique sera un peu plus festive

Et un (petit) assouplissement de plus. Lundi, pour la Fête de la musique, les bars et restaurants seront autorisés à organisés des « mini-concerts », a annoncé la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, sur France Info, hier soir. La veille, pourtant,, le chef du gouvernement Jean Castex avait écarté tout allègement du protocole sanitaire pour ce premier rendez-vous de l'été, exception faite de la fin du couvre-feu, programmée dimanche.

De la téléphonie à la banque, le drôle de pari d'Afone

C'est ce qui s'appelle "pivoter". A Angers (Maine-et-Loire), l'entreprise Afone a décidé d'abandonner ses activités d'opérateur télécoms, pour se muer en fintech européenne !
A lire : Après la vente de ses activités télécoms à SFR, Afone va construire une banque en ligne

17 juin

📍 Discothèques : la porte s'entrouvre, les professionnels se déchirent

Enfin des perspectives pour les boîtes de nuit ! « En juillet, les discothèques sont amenées à rouvrir, avec évidemment des conditions spécifiques » de protection contre le Covid-19, a indiqué le ministre de la Santé, ce matin, sur BFMTV. Parmi les règles évoquées : « passe sanitaire exceptionnel » et aération obligatoire des salles. Les détails de cette reprise d'activité seront dévoilés lundi, a rappelé Olivier Véran. L'heure n'est toutefois pas vraiment au soulagement dans les rangs des professionnels, contraints à la fermeture, sans discontinuer, depuis mars 2020. Le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL) redoute ainsi une "ouverture en mode dégradé et très contraint". Et accuse ses "camarades hôteliers" de l'Umih et du GNI d'avoir joué les "pompiers pyromanes irresponsables", en suggérant au gouvernement "des mesures inapplicables dans "la vraie vie" d’un exploitant" d'établissement.

Le déconfinement libérateur

La bride est lâchée. Le déconfinement, entamé en mai, n'a pas tardé à produire ses effets libérateurs sur l'activité économique, souligne le dernier point de conjoncture de la Banque de France. La perte de PIB se résorbe à nouveau, car une écrasante majorité de secteurs est repartie de l'avant. Parmi les grands gagnants : l'automobile et les services aux personnes.

La simplification bat en retraite

La crise du Covid-19 complique les velléités de simplification du gouvernement. Dernier exemple en date : la réforme du recouvrement des cotisations de retraite complémentaire est repoussée d'un an.

Biotech : la récolte prometteuse d'Antofénol

La pépite bretonne a tapé dans l'oeil de Bruxelles. La jeune pousse des technologies végétales Antofénol a levé plus de 6 millions d'euros le mois dernier. Parmi les investisseurs : l'Union européenne. De bon augure pour l'entreprise, tout près de commercialiser sa première innovation.
A lire : Antofénol accueille l'Europe à son capital

Textile : Dickson Constant file déjà

Dickson Constant n'aura pas traîné. Il n'aura fallu que six mois à cette entreprise textile pour passer des paroles aux actes et faire tourner les premières machines de sa nouvelle usine du Nord. La concrétisation d'un investissement de 40 millions d'euros, dans une période où les défis ne manque pas, entre pénurie de matières premières, explosion de la demande et difficultés de recrutement.
A lire : Dickson Constant démarre la production sur son site d'Hordain

Les aéroports européens ont le vertige

Les aéroports tirent le signal d'alarme. La reprise du trafic s'annonce si lente que leurs recettes ne couvriront pas leurs dépenses d'investissement et en capital "avant 2032 au moins", assure ACI Europe, qui représente 500 sites dans 55 pays. Après avoir perdu 12 milliards d'euros et avoir contracté 20 milliards de dettes supplémentaires l'an dernier, les aéroports mettent en garde contre l'imminence d'une "grave crise de l'investissement", néfaste à la connectivité aérienne du continent, ainsi qu'aux efforts de décarbonation et numérisation du secteur. Pour l'éviter, l'organisation appelle l'Union européenne à revoir "en urgence" ses règles sur les aides d'Etat et les charges aéroportuaires.

Tourisme : le feu est vert pour les Nord-Américains

La France ouvre un peu plus grand ses frontières. Les Etats-Unis et le Canada rejoignent la liste des "pays verts", selon un arrêté publié au Journal officiel. Autrement dit, leurs ressortissants échapperont à quasiment tout contrôle sanitaire à l'entrée sur le territoire national. A l'inverse, l'Afghanistan, le Paraguay et les Maldives basculent en rouge (contraintes maximales). La Turquie, elle, passe en orange.

16 juin

📍 Le déconfinement prend de la vitesse

Retour anticipé à « une forme de vie normale ». C'est par ces mots que le chef du gouvernement a annoncé, à la sortie du conseil des ministres et à la surprise générale, deux assouplissements majeurs des règles sanitaires, valables dès cette semaine. Cette accélération du calendrier du déconfinement se justifie, pour Jean Castex, par l'amélioration, « plus vite que nous l'avions espérée » de la situation épidémique.

Nouvelle passe d'armes entre les commerçants et Amazon

Un air de déjà-vu. Après la polémique sur le Black Friday, en plein confinement de novembre, une nouvelle initiative de l'américain Amazon suscite la colère des commerçants. Et leur déception envers le gouvernement. Le géant du e-commerce a programmé une opération promotionnelle, une semaine avant le début des soldes, programmé le 30 juin. Huit fédérations professionnelles (dont la Confédération des commerçants de France, Vitrines de France ou la Fédération de l'habillement) déplorent une "tactique", visant notamment à "perturber la reprise économique du commerce physique". Et de dénoncer l'"aveu d'impuissance du gouvernement", à qui elles ont demandé, en vain, d'intervenir pour obtenir le report de cette campagne.

Les créations d'entreprise s'essoufflent

La vague des créations d'entreprise est un peu retombée en mai, selon l'Insee. Mais ce recul mensuel reste modéré, par rapport à l'ampleur de la dynamique depuis un an.

Entretiens professionnels : plus que 2 semaines pour se rattraper

Le temps presse pour les entretiens professionnels. Les rendez-vous reportés pendant l'épidémie de coronavirus doivent être impérativement réalisés avant le 30 juin. Certaines entreprises ont toutefois obtenu récemment un sursis, qui leur évite, pour trois mois supplémentaires, les sanctions normalement applicables en cas de manquements à ces obligations.

Report de factures : moins de 2 mois pour en profiter

Compte à rebours toujours : avec le déconfinement, certaines aides aux entreprises ne vont pas tarder à s'éteindre. Y compris celles qui, annoncées de longue date, ont mis du temps à arriver. C'est le cas du dispositif de report des factures d'eau et d'énergie. Seulement mis en place à la fin avril, ce mécanisme doit s'arrêter le 1er août, voire avant, dans certains cas.
A lire : Comment obtenir le report de ses factures d'eau, de gaz et d'électricité pour votre entreprise

Travail illégal : en 2020, l'Urssaf a levé le pied

Du répit pour les fraudeurs. En 2020, l'Urssaf reconnaît avoir mené moins d'actions contre le travail au noir, du fait de l'épidémie de Covid-19. Le montant des redressements effectués à ce titre, comme ceux menés dans le cadre des abus au travail détaché, s'en ressent.

Brittany Ferries veut prendre son envol (au sens propre)

Bientôt des navettes volantes sur la Manche  ? C'est en tout cas le nouveau pari de Brittany Ferries. La compagnie maritime du Finistère vient de conclure un partenariat avec l'américain Regent, à l'origine de drôles d'engins, à mi-chemin entre l'avion et le bateau.
A lire : Brittany Ferries veut exploiter des ferries volants

15 juin

📍 Conflit Airbus-Boeing : les surtaxes enterrées pour 5 ans

Ce n'est pas encore la paix, mais ça y ressemble furieusement. Dans leur conflit autour des aides publiques à Airbus et Boeing, l'Union européenne et les Etats-Unis ont décidé de renouveler la suspension de leurs surtaxes respectives pour une durée beaucoup plus longue que les quatre mois de trêve, sur lesquels ils s'étaient accordés en mars. De quoi donner le temps aux deux partenaires de résoudre définitivement ce dossier qui empoisonne leurs relations commerciales depuis près de 17 ans.

Matières premières : l'Etat et le BTP se mobilisent

So-so-so, so-li-da-ri-té ! C'est la réponse du gouvernement aux tensions actuelles sur les matières premières. A l'issue d'une réunion réservée uniquement aux acteurs du BTP, le ministère de l'Economie a avancé trois mesures pour tenter de soulager la filière, face aux pressions en cours sur les prix et les disponibilités des matériaux. D'autres initiatives pourraient suivre dans les prochaines semaines. Le sujet est majeur : l'approvisionnement problématique en matières premières est l'un des deux principaux obstacles à la reprise économique, selon Bruno Le Maire - le second étant les difficultés de recrutement.

Fiscalité : jour d'échéance pour les CFE et CVAE

Dernier jour pour payer vos acomptes de CFE et de CVAE. Dans le premier cas, les entreprises ont la possibilité exceptionnelle, cette année, de diminuer largement le montant dû au fisc - conséquence de la baisse des impôts de production. Dans le deuxième cas, cette même réforme joue aussi sur les sommes à verser, mais, cette fois, de manière automatique : par défaut, les taux applicables en matière de cotisation sur la valeur ajoutée ont en effet déjà été réduits de moitié, dans le service en ligne de l'administration.

Aide sur les stocks : les commerçants doivent réclamer leur dû

Vous êtes commerçants et n'avez toujours pas reçu l'aide promise sur les stocks ? L'administration fiscale attend de vos nouvelles pour réparer cet éventuel oubli.

Fonds de solidarité : c'est toujours un succès

Le fonds de solidarité continue d'attirer les foules. Ouverte depuis jeudi dernier, l'aide au titre du mois de mai a déjà été versée à 118 000 demandeurs, pour un montant de 418,5 millions d'euros, indique Bercy. En avril, mois de confinement, ce sont 3,1 milliards d'euros qui ont déjà été distribués à 575  000 bénéficiaires. Et ce n'est pas fini : les dossiers d'indemnisation sur ce mois peuvent être déposés jusqu'au 30 juin.

Télétravail : je t'aime, moi non plus

Loin des yeux, loin du coeur. Avec la banalisation du télétravail, les employeurs ont eu tendance à relâcher l'accompagnement de leurs salariés en distanciel. C'est l'un des enseignements de la deuxième consultation de l'Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) menée sur le sujet. Autre leçon de cette enquête : les salariés reconnaissent de plus en plus les risques psychosociaux attachés au télétravail. Et pourtant, ils en redemandent !

Naval : Neoline fait le choix de la proximité

L'armateur nantais Neoline ne sera pas allé chercher très loin. En quête d'un chantier naval pour construire son premier navire, l'entreprise avait lancé un appel d'offres international. Elle a fini retenu une solution régionale, celle proposée par Neopolia.
A lire : Neoline choisit Neopolia pour la construction de son premier cargo à voile

14 juin

📍 Matières premières : la pression monte

Au tour de la CPME de hausser le ton face aux difficultés d'accès aux matières premières. Après la Fédération française du bâtiment (voir actualité du 11 juin), et à la veille d'une réunion au ministère de l'Economie consacré à ce sujet de plus en plus brûlant, l'organisation patronale avance ses propositions pour sortir les entreprises du double "piège" de l'envolée des prix et de la multiplication des pénalités de retard, provoquée par les pénuries.

La croissance reprend le chemin des 6 %

Avec le déconfinement reviennent les espoirs de croissance forte. La Banque de France a revu à la hausse sa prévision pour cette année : le PIB pourrait finalement progresser de 5,75 %. Lors de sa précédente évaluation, en plein troisième confinement, l'institution s'était prudemment contentée d'annoncer plus de 5 % en 2021 (voir actualité du 14 avril). Le gouvernement avait, lui, misé sur +6 % dans sa loi de finances, avant d'abaisser d'un point cette ambition face à la résurgence de l'épidémie (voir le 7 avril).

L'impact limité de la fin des aides

Le débranchement des aides aux entreprises sera indolore, ou presque. C'est en tout cas ce qu'assure la Banque de France (encore elle). Pour elle, une minorité de sociétés devrait être fragilisée par l'arrêt, au cours de l'été, des mesures d'urgence anti-coronavirus. Et encore, l'institution estime-t-elle que, parmi elles, seules celles viables économiquement devraient "faire l’objet d’un suivi attentif".

Les exonérations à leur tour prolongées

En attendant la fin, voilà encore une aide aux entreprises qui s'éternise. Comme le fonds de solidarité et le chômage partiel avant lui, le dispositif d'exonérations de charges sociales, créé dans le cadre de la crise du Covid-19, est maintenu pour deux mois supplémentaires.

OVH sur un petit nuage

Le groupe nordiste OVHcloud saute le pas. L'hébergeur et fournisseur de solutions à distance a confirmé vouloir se lancer en Bourse. De quoi donner un coup de fouet à cette pépite française, positionnée sur un marché ultra-porteur.
A lire : OVHcloud s'apprête à entrer en Bourse, pour accélérer sa croissance

Agroalimentaire : Sill persiste et signe

La vie d'une entreprise n'est jamais un long fleuve tranquille. Demandez à Sill : le groupe breton a enfin commencé à exploiter son nouveau site de Landivisiau (Finistère), plus de sept ans après le lancement officiel du projet. Dans l'intervalle, il a dû affronter un long parcours d'obstacles, entre recours, incendie et coronavirus. Désormais prêt à accélérer sur le lait en poudre, Sill aborde dorénavant l'avenir avec des ambitions renforcées et renouvelées.
A lire : Malgré les écueils, Sill Entreprises a toujours bon appétit

La France roule pour Le Caire

Les gros contrats se suivent à grande vitesse pour Alstom. Le groupe français a obtenu le marché du renouvellement de la ligne 1 du métro du Caire, en Egypte (fourniture de 55 rames, financée par un prêt du Trésor français de 800 millions d'euros). Annonce faite par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, en visite dans le pays ce week-end. Bercy affirme que cette production permettra de "conforter" 400 emplois à Valenciennes (Nord) et au Creusot (Saône-et-Loire). La semaine dernière déjà, Alstom avait été retenu par le Mexique sur un projet ferroviaire national, pour près d'1 milliard d'euros.

11 juin

📍 Pénurie de matières premières : le bâtiment à l'arrêt ?

En congrès à Lyon, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) tire la sonnette s’alarme. A cause de la pénurie de matières premières, 30% des entreprises du bâtiment pourraient arrêter leurs chantiers cet été, ce qui pourrait générer des mesures de chômage partiel pour 48 000 salariés en France. Estimant que cette pénurie est une conséquence directe de la crise sanitaire, le président de la FFB Olivier Salleron demande que l’Etat prenne à sa charge la totalité du montant du chômage partiel auquel des entreprises du bâtiment. Le patron de l’organisation professionnelle va pouvoir s’entretenir de ce sujet avec le gouvernement ce 15 juin, avec la tenue de la première réunion de travail consacrée aux problèmes d’approvisionnement dans le monde du bâtiment. 

La France parmi les meilleurs élèves de la classe en 2021

On s’attend à un Bac avec mention. Au niveau de la croissance, la France devrait être dans le top européen en 2021. « Pour cette année, nous aurons en France plus de croissance et un peu moins d’inflation que la moyenne européenne », a assuré au micro de Radio Classique François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, qui publiera lundi soir ses prévisions de croissance pour l’économie française. Les prévisions des organismes internationaux tablent généralement sur 4 à 5 % de croissance cette année en zone euro. 

78 % des exportateurs tricolores comptent faire mieux cette année

Covid oblige, l’année 2020 n’a pas été terrible pour les exportateurs français, qui devraient se rattraper cette année. 78 % des entreprises françaises comptent ainsi augmenter leur chiffre d’affaires à l’export en 2021, selon une récente enquête d’Euler Hermes.  Les secteurs les plus optimismes sont les biens d’équipement, l’agriculture, l’énergie et le bâtiment.
A lire : Les exportateurs français plutôt optimistes pour 2021

Pas de ticket restaurant à 15 euros 

Les tickets restaurants ne passeront pas à 15 euros, rapporte Le Figaro. Si l’employeur est en théorie libre de décider de la valeur faciale des titres restaurants accordés aux salariés, dans les faits, leur montant dépend très souvent de l’exonération des cotisations de Sécurité sociale de la contribution patronale, qui est aujourd’hui de 5,55 euros. Lors du débat sur le projet de loi de finances rectificative, plusieurs députés, notamment LR, proposaient de porter le plafond de l’exonération à 7,50 euros. Avec la part payée par le salarié, la valeur maximale d’un titre-restaurant aurait pu se monter à 15 euros, cela afin de soutenir le secteur de la restauration. La majorité a refusé ces amendements, estimant que la part payée par le salarié allait mécaniquement augmenter.

Boa Concept serpente jusqu’en Bourse

Le fabricant de convoyeurs et de solutions logistiques Boa Concept vient d’annoncer son introduction en Bourse sur le marché Euronext Growth à Paris. Ayant son siège social à Saint-Etienne, la PME de 50 salariés compte lever plus de 5 millions d’euros.
A lire : Boa Concept espère lever au moins 5,5 millions d'euros en Bourse

Phildar se tricote un nouvel avenir

Né en septembre 2020 de la reprise de la PME nordiste Phildar SAS par ses deux dirigeants, le groupe PP Yarns déploie une stratégie de retournement pour renouer dès cette année avec la croissance. Au programme : un recentrage sur l'activité tricot et une nette accélération sur les volets numérique et RSE.
A lire : Devenue PP Yarns, Phildar renoue avec la croissance

10 juin

📍 L'industrie française retrouve son rythme

La production industrielle française a stagné en avril (-0,1 % par rapport à mars) mais reste de 5,5 % plus basse qu'avant la crise du Covid, rapporte l'Insee. Le recul de la production manufacturière est un peu plus marqué (-0,3 % sur le mois et -6,6 % par rapport à février 2020).

Les créations d'emplois au beau fixe au premier trimestre

L'Insee a actualisé sa précédente estimation et recense 88 800 créations nettes d'emplois salariés dans le secteur privé français au premier trimestre 2021. Une augmentation de 0,5 % par rapport au trimestre précédent. 

Pour le plastique, le Covid c'est pas fantastique

Indicateur de l'impact de la crise du Covid-19 sur l'économie mondiale, la production annuelle mondiale de plastique a reculé de 0,3 % en 2020, selon PlasticsEurope, l'association européenne des producteurs de plastique. En France, ce chiffre est plus marquant encore, avec une baisse de production de 11 % en 2020 (-5,1 % à l'échelle européenne).

Axa fait un geste envers ses clients restaurateurs

L'assureur français Axa annonce une enveloppe de 300 millions d'euros à destination de 15 000 de ses clients restaurateurs accusant de fortes pertes liées à la crise du Covid. Un geste vu par beaucoup d'observateurs comme une tentative d'apaisement suite aux milliers de procédures ouvertes en justice par des restaurateurs clients de l'assureur afin de réclamer des indemnisations.

Tour de passe-passe comptable pour aider les entreprises

Actuellement en lecture à l'Assemblée, le projet de loi de finances rectificative devrait, par un tour de passe-passe comptable appelé carry-back, apporter une nouvelle aide aux entreprises. Le gouvernement veut en effet assouplir un dispositif existant, le report de déficit.
A lire : Report de déficits assoupli pour aider les entreprises à se relancer

9 juin

📍 Déconfinement : nouvelle vague de réouvertures...

Et de trois. La France est entrée aujourd'hui dans sa troisième étape de déconfinement. Un cap majeur, puisqu'il s'accompagne d'une nouvelle série de réouvertures des activités fermées pour cause d'épidémie et/ou d'un élargissement des jauges jusqu'ici en vigueur. Le couvre-feu, lui, passe à 23h. D'où la publication d'une nouvelle attestation de déplacement dérogatoire (le justificatif pour les trajets professionnels, lui, reste inchangé). Les mesures de prévention s'enrichissent également d'un nouvel outil : le passe sanitaire, appelé à filtrer l'accès aux rassemblements de plus de 1 000 personnes, ainsi qu'à réguler les entrées et sorties du territoire, dont les conditions ont été par ailleurs amendées.

... et abandon du télétravail à 100 %

Autre grande nouveauté du jour : l'évolution du protocole sanitaire et des règles de vie en entreprise (dont les repas et autres moments conviviaux). Le texte met notamment fin à l'obligation du télétravail intégral. Un sujet que chaque employeur doit régler à son niveau, par le dialogue social. D'où l'émergence de solutions très variables en fonction des entreprises.
A lire : SFI Multimédia (Loire) opte pour 2 jours en entreprise par semaine, quand Patrimoine Store (Gironde) repasse déjà au tout-présentiel
A l'avenir, la ministre du Travail a enjoint « toutes les entreprises à négocier (...) des accords sur le télétravail », dans la lignée du dernier accord national interprofessionnel consacré au sujet. Selon Elisabeth Borne, 1 000 accords ont vu le jour l'an dernier, 500 depuis le début de l'année.

Télétravail (bis) : l'été sera hybride, la rentrée présentielle

Et maintenant, on fait quoi ? Avec la fin du télétravail intégral obligatoire, les employeurs hésitent... et temporisent : selon une enquête de l'ANDRH, la rentrée de septembre pourrait sonner le véritable retour du site à 100 % des salariés.

Brevets : quelles sont les PME et ETI qui innovent le plus ?

Le calme avant la tempête ? L'Inpi a publié son bilan des dépôts de brevet sur la période d'avant-crise 2018-2019. Un palmarès dominé par l'Ile-de-France et les grandes entreprises, mais où plusieurs PME et ETI d'Auvergne Rhône-Alpes se distinguent aussi.

La croissance moins pire que prévu et meilleure qu'annoncé

Avec les beaux jours, les espoirs de croissance forte reviennent. La Banque mondiale a révisé sa prévision pour cette année : elle mise désormais sur un envol de 5,6 % au niveau mondial (en hausse d'1,6 point par rapport à sa première évaluation de l'année ; voir actualité du 6 janvier). Ce "rebond post-récession [serait] d’une ampleur sans précédent en 80 ans". La zone euro signerait, pour sa part, une croissance de 4,2 % (+0,6 point). En attendant, son PIB a bel et bien reculé au premier trimestre, mais moins que prévu : -0,3 % (au lieu de -0,6 %), a indiqué Eurostat.

Les bureaux ont du cœur

Faire des bureaux d'entreprise, des chambres pour la nuit. C'est le pari original, et solidaire, de plusieurs chefs d'entreprise nantais. Ils ont décidé de proposer un espace, dans leurs locaux, à des personnes en difficulté. Une initiative résumée dans le nom de leur association, désormais présente en Sarthe : Les Bureaux du Cœur.
A lire l'interview de Pierre-Yves Loaëc, son vice-président : « Des milliers d'entreprises pourraient héberger des personnes en situation de précarité »

8 juin

📍 Déconfinement : l'acte III aura bien lieu demain

Nouvelle veillée d'armes dans les entreprises. Demain, s'ouvrira bel et bien la troisième étape du déconfinement, ainsi que le confirme un décret paru au Journal officiel. Cette phase de réouverture concerne principalement les salles de sport, parcs de loisirs, acteurs de l'événementiel, mais aussi bars et restaurants, autorisés à recevoir leurs clients en intérieur... mais pas les discothèques. En visite dans la Drôme aujourd'hui, le président de la République Emmanuel Macron leur a simplement donné « rendez-vous le 21 juin », sans plus de précision.
A lire, notre dossier spécial : Fin du 100% télétravail, reprise de l'événementiel... le 9 juin, la France fait un pas de plus vers le retour à la normale
Le décret publié ce matin parachève, par ailleurs, la création du passe sanitaire, exigible dès demain pour les rassemblements de plus de 1 000 personnes et, au 1er juillet, pour les déplacements en Europe.
A lire : Quels sont les usages professionnels du passe sanitaire ?

Quinze mois de crise, ça use énormément

La solitude du chef d'entreprise n'a jamais aussi bien porté son nom. Avec l'épidémie du coronavirus, ses incertitudes et ses aléas, les dirigeants naviguent à vue et se retrouvent, trop souvent, encore plus isolée qu'avant, la faute au tout-distanciel. Comment vivent-ils cette période temporaire qui dure et bouscule leurs plans ? A la veille d'une nouvelle phase de déconfinement, notre rédaction de Bordeaux est allée prendre le pouls des entrepreneurs de la région, afin de dresser leur bilan de santé, professionnel et personnel, après plus d'un an de crise.
A lire : Quand la crise du Covid ébranle les dirigeants de Nouvelle-Aquitaine

Fiscalité : pensez à baisser votre CFE !

La baisse des impôts de production fait déjà sentir ses effets. En raison de cette réforme, inscrite dans le plan de relance, l'administration fiscale autorise les entreprises industrielles à diminuer leur acompte de cotisation foncière (CFE), dû au 15 juin.

Emploi : des départements en perdition...

Le constat est connu : la crise du coronavirus n'a pas frappé tous les départements de la même manière. L'exemple le plus emblématique était, jusqu'ici, Toulouse, plombée par l'industrie aéronautique. Mais une étude autour des conséquences sur l'emploi, après un an de crise, renouvelle l'analyse et met en lumière le lourd tribut payé par les territoires de montagne, mais aussi les grandes métropoles.

... mais un été radieux en perspective

Le déconfinement 2021 meilleur que celui de 2020, pour l'emploi ? C'est ce que laisse entendre une enquête de Manpower, réalisée du 7 au 27 avril, auprès de 867 entreprises. La part des employeurs prévoyant une hausse de leurs effectifs au troisième trimestre est supérieure de 9 points à ceux qui anticipent une réduction de leur personnel. Le retournement est spectaculaire par rapport à l'an dernier, quand ce solde était inverse (-11 points ; voir actualité du 9 juin 2020). Revers de la médaille, les diffcultés de recrutement concernent à présent 88 % des répondants (+34 points, comparativement à 2019).

Export : printemps morose en cours

La reprise économique mondiale ne fait pas les affaires du commerce extérieur français. En avril, les importations ont repris avec plus de vigueur (+1,7 %, soit +0,8 Md€) que les exportations (+1,5 %, équivalant à +0,6 Md€), selon les douanes. A tel point que les premières ont retrouvé à 98 % leur niveau moyen d'avant-crise, contre 94 % pour les secondes. Résultat, le déficit a continué de se creuser pour atteindre -6,2 milliards d'euros. Sur douze mois, il bat même un record à 70 milliards d'euros.

7 juin

📍 Investissements étrangers : la France en tête, mais...

Cocorico ! En 2020, et pour la deuxième année consécutive, la France a conservé la première place des destinations européennes préférées des investissements directs étrangers, selon le baromètre annuel d'EY. Mais l'Hexagone a aussi subi l'une des baisses les plus fortes du continent.
A lire : La France reste un pays attractif mais les projets d'investissement sont en baisse
Au niveau régional, seules trois territoires ont résisté à la chute : les Pays de la Loire (+10 %), le Grand Est et la Normandie (+7 % chacun). A l'inverse, l'Occitanie (-31 %), la Région Sud et le Centre-Val de Loire (-34 % dans les deux cas) ont perdu pied. L'Auvergne Rhône-Alpes conservent sa deuxième place, derrière l'Ile-de-France.
A lire : Auvergne Rhône-Alpes a perdu 15 % de projets d'investissements étrangers en 2020

Tech : les fonds d'investissement priés d'en faire plus

Toujours plus haut. Bercy veut 30 milliards d'euros de financement pour les entreprises technologiques françaises d'ici à fin 2022, dans le cadre de l'"initiative Tibi". A travers cette mobilisation, lancée en janvier 2020, les investisseurs institutionnels s'étaient engagés à débloquer 6 Md€ pour la tech, avec l'objectif, à l'origine, d'atteindre les 20 Md€, par effet de levier. A mi-parcours, 18 Md€ ont déjà été mobilisés (la moitié dans le non-coté) par les 49 fonds désormais agréés, selon un premier bilan du ministère de l'Economie. Pour aller au-delà, le dispositif va s'appuyer sur 11 nouveaux partenaires (des banques d'investissement principalement) pour obtenir plus d'argent en provenance de l'étranger (via les fonds souverains, fonds de pension, compagnies d'assurance et family offices).

Une rallonge pour le bois

Pendant que les vannes s'ouvrent pour la tech, le réservoir finit de se remplir pour la filière bois et ameublement. Le "fonds Bois 3" de Bpifrance avoisinera finalement les 80 millions d'euros, au lieu des 70 M€ initialement escomptés. Cet apport supplémentaire est notamment dû à l'implication du groupe Eiffage dans ce dispositif, appelé à financer une quinzaine de PME et d’ETI.

Emploi : vers un accompagnement territorialisé

Le recentrage du soutien de l'Etat à l'économie se poursuit. Après avoir ciblé les entreprises en difficulté la semaine dernière, le gouvernement veut aller au chevet des territoires mis en délicatesse par la crise du Covid-19. Cet après-midi, le ministère du Travail a présenté aux partenaires sociaux 4 pistes de travail : 1) améliorer l'accessibilité du dispositif Transitions collectives ; 2) utiliser l'expérience des plates-formes territoriales, mises en place dans ce cadre, pour faciliter le reclassement et la reconversion de salariés licenciés ; 3) développer la "prestation de conseil en ressources humaines pour les TPE-PME", trop peu connue ; 4) créer un fonds national d'aide aux territoires. Patronat et syndicats ont jusqu'à la fin de la semaine pour faire part de leurs propositions et avis.

Epargne : la solidarité paye

Des milliards comme s'il en pleuvait. Avec les confinements successifs, l'épargne des Français a explosé. De quoi entraîner, dans la foulée, les produits solidaires. Ils ont signé une nouvelle année record, selon le baromètre 2020 de Finansol, et ainsi offert de nouvelles ressources aux projets sociaux et environnementaux.

5 juin

📍 Fiscalité : vers un nouvel ordre mondial ?

Et un premier obstacle de passé. Le principe d'un seuil minimal d'impôt sur les sociétés au niveau mondial a été approuvé, ce week-end, par les ministres des Finances du G7. Il sera "d'au moins 15 %", indique le communiqué final, mais « nous allons nous battre pour [qu'il] soit le plus élevé possible », a réagi le Français Bruno Le Maire. Cette mesure doit se substituer aux taxes nationales sur les géants du numérique, introduites par plusieurs pays, dont l'Hexagone. S'y ajouterait une seconde disposition : l'imposition, dans le pays où ils sont réalisés, d'"au moins 20 % des bénéfices dépassant une marge de 10%, pour les entreprises multinationales les plus grandes et les plus rentables". Ces deux innovations fiscales doivent à présent être examinées par le G20 Finances en juillet.

4 juin

📍 Feu vert pâle au retour des touristes étrangers

La troisième étape du déconfinement se dévoile chaque jour un peu plus. Après le protocole sanitaire en entreprise, la France a présenté, aujourd'hui, les règles applicables à ses frontières, à partir du 9 juin. Elles devraient faciliter le retour dans l'Hexagone des voyageurs européens. Les autres resteront soumis à des contraintes plus ou moins fortes, en fonction de leur statut vaccinal et de leur pays d'origine.

Emploi : les stigmates du confinement d'avril

La version allégée du confinement n°3 pèse lourd sur l'emploi. Le chômage partiel est reparti à la hausse en avril, montrent les derniers chiffres de la Dares (ministère du Travail). Pis, les plans sociaux et autres licenciements économiques ont fait des ravages.

Les attestations employeur périmés ne sont vraiment plus bonnes

Les TPE vont devoir se mettre à la page. Pôle Emploi refuse désormais les attestations employeur anciennes versions, encore utilisées par certaines petites entreprises.

Brexit : vers un premier accord annuel sur la pêche

Un peu de visibilité pour les marins européens. L'UE et le Royaume-Uni viennent seulement de s'entendre, cette semaine, sur les droits de pêche 2021 pour 75 stocks de poissons cogérés, "et pour certains stocks d'eau profonde" jusqu'en 2022, a annoncé la Commission européenne. Cet accord sur les quotas doit encore être formellement entériné par Bruxelles pour être valable. Depuis l'entrée en vigueur du Brexit, la pêche est un sujet régulier de discorde entre Londres et l'Europe.

Guingamp va voir la vie en rose (saumon)

Il y aura bientôt du saumon made in Côtes-d'Armor dans vos assiettes. Le norvégien Smart Salmon prévoit d'implanter, près de Guingamp, son premier site français d'élevage et de transformation de poissons.
A lire : Le norvégien Smart Salmon va implanter une ferme XXL de saumons dans les Côtes-d'Armor

Le fonds lyonnais qui voulait sauver le monde

Il ne faudra pas compter que sur l'Etat, et son plan de relance, pour financer la transition écologique. La société civile aussi veut prendre sa part - et elle lève déjà des fonds. Le projet Time for the Planet, né sous l'impulsion d'entrepreneurs lyonnais, a rassemblé, jusqu'à présent, 20 000 investisseurs, dont 2 000 entreprises. Leur objectif : développer 100 innovations en faveur de l'environnement.
A lire : Time for the Planet veut un milliard d'euros pour lutter contre le réchauffement climatique

Le capitalisme en voie de disparition ?

Le capitalisme ultralibéral est mort, vive le capitalisme ordolibéral ! Dans son dernier livre, Patrick Artus prône une réforme en profondeur du sytème économique actuel, jugé inégalitaire et inefficace. A sa place, ce responsable de la banque Natixis défend la mise en place de politiques publiques incitatives pour les entreprises, ainsi que le rétablissement d'une concurrence forte.
A lire, l'interview de Patrick Artus : « Le capitalisme est devenu inefficace »

3 juin

📍 La vie en entreprise se déconfine...

Tout vient à point à qui sait attendre. Le nouveau protocole sanitaire en entreprise a été publié hier soir, soit une semaine avant son entrée en vigueur, le 9 juin. Un petit miracle, tant ce document de référence pour l'organisation du travail au temps du Covid-19 a souvent été communiqué aux employeurs la veille pour le lendemain ! Sur le fond, les assouplissements sur le télétravail, les réunions et les repas en entreprise, tiennent plus de l'évolution que de la révolution.
A lire : Ce qui change dans les entreprises à partir du 9 juin 2021

... la fin du télétravail s'anticipe

Mesure phare du nouveau protocole sanitaire, la fin du télétravail à 100 %. Simple formalité, réalisable du jour au lendemain ? Banal retour sur site, "comme au bon vieux temps" ? Non, deux fois non, insiste le gouvernement. Il enjoint les employeurs à organiser progressivement le retour de ces salariés, parfois absents de l'entreprise pendant plus d'un an. Pour les y aider, l'Agence pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) dégaine une "fiche-conseil" dédiée. Elle s'ajoute à celle, publiée à la mi-mai, sur la reprise dans les entreprises fermées pendant la crise du coronavirus.

Tourisme : un "plan de reconquête" en préparation

L'Etat n'oublie pas le tourisme. Parmi les premiers à bénéficier d'un programme d'aide spécifique l'an dernier, le secteur aura bientôt droit à « un plan de reconquête et de réinvention [de son] modèle » sur cinq ans. Promesse d'Emmanuel Macron, hier soir, à l'issue d'une rencontre avec des professionnels dans le Lot. D'après les confidences du président de la République, cette initiative visera à développer les compétences, la valorisation du patrimoine (naturel et architectural), les infrastructures (hébergement, transports, pistes cyclables) et la transformation numérique de la filière.

Déconfinement : l'hôtellerie-restauration reste sur sa faim

En attendant de se réinventer, les acteurs du tourisme cherchent surtout à survivre. Et c'est loin d'être gagné pour les hôtels, bars, restaurants et traiteurs, prévient Catherine Quérard. La vice-présidente du Groupement national des indépendants (GNI) était justement présente à la réunion organisée par Emmanuel Macron dans le Lot, hier soir.
A lire, son interview  : « Pour les bars et restaurants, le potentiel clients est revenu, mais il manque du personnel »

Plans sociaux : la flambée des destructions d'emploi

Cette année, les entreprises envisagent 33 900 ruptures de contrats de travail, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). C’est trois fois plus qu’en 2020. La bonne nouvelle, selon le ministère du Travail à l’origine de ces chiffres, c’est que la situation s’améliore nettement depuis le début mai.

Bonus-malus sur les contrats courts : ça se joue maintenant

A partir du 1er juillet, le dispositif permettant de calculer les bonus-malus sur les contrats courts va se mettre en place. Il n’impactera les cotisations sociales des entreprises concernées par cette mesure qu’en septembre 2022. Mais pour éviter d’être pénalisées, les entreprises peuvent d’ores et déjà commencer à réfléchir à leurs modes de recrutement et de gestion des effectifs. Parmi les leviers à leur disposition : les heures supplémentaires, les CDI à temps partiel ou les groupements d’employeur. 
A lire : Comment éviter le malus sur les contrats courts

Tech : AMA à l'assaut de la Bourse

Le rennais AMA prêt à entrer dans une nouvelle dimension. Spécialiste de la réalité assistée appliquée au B2B, l'entreprise va se lancer en Bourse. Avec l'ambition de quintupler son chiffre d'affaires en deux ans.
A lire : AMA prépare son introduction en Bourse

2 juin

📍 Fin de l'état d'urgence sanitaire, mais pas des restrictions...

La France tourne la page de l'état d'urgence sanitaire. Il a pris officiellement fin la nuit dernière, en vertu de la loi sur la sortie de crise, publiée hier au Journal officiel. Le retour complet à la normale n'est toutefois pas pour aujourd'hui : comme il y a un an, le texte prévoit un régime transitoire, jusqu'au 30 septembre. Durant ces quatre mois, le gouvernement et/ou les préfets seront libres d'imposer de nouvelles restrictions, au nom de la lutte contre le coronavirus (interdictions ou limitations des déplacements et des rassemblements, fermetures administratives...). A cette batterie habituelle de mesures s'ajoute désormais le passe sanitaire. Ce document atteste d'un dépistage négatif, une guérison ou une vaccination contre le Covid-19. Il pourra être demandé pour l'accès "à certains lieux, établissements ou événements impliquant de grands rassemblements de personnes pour des activités de loisirs ou des foires ou salons professionnels". A noter que le couvre-feu est, lui, maintenu jusqu'au 30 juin, dans les conditions présentées par Emmanuel Macron le 29 avril. Mais il pourra être levé plus tôt dans les départements où le virus circule moins.

... ni des dérogations au droit du travail

Les exceptions au Code du travail, elles, survivent à l'état d'urgence sanitaire. La même loi sur la sortie de crise, précédemment citée, maintient, jusqu'au 30 septembre, plusieurs mesures dérogatoires, prises en 2020, au plus fort de l'épidémie de Covid-19. Cette flexibilité, accordée pour trois mois supplémentaires, concerne aussi bien les renouvellements de CDD et dates des congés payés que l'organisation des instances représentatives du personnel - entre autres.

Aides aux entreprises : la perfusion continue

Bientôt débranchées, mais toujours aussi gourmandes. Les mesures d'urgence contre la crise du Covid-19 bénéficient d'une nouvelle enveloppe de 15,5 milliards dans le projet de loi de finances rectificatif, présenté aujourd'hui par le gouvernement. Quasiment autant que le budget initial, dédié à ces dispositifs en décembre (20 Md€), et deux fois plus que l'avance validée à la mi-mai (7,2 Md€ ; voir actualité du 7 mai). Mais Bercy assure que l'heure est à la « transition » vers la sortie de crise et met aussi sur la table de nouvelles mesures pour aider les entreprises à passer le mur de la dette.

Frisson épidémique dans le Sud Ouest

Gare à l'euphorie du déconfinement ! A la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement s'est félicité d'une situation épidémique sous contrôle « au niveau national ». Mais des « signaux d'alerte se font jour dans certains territoires », a aussitôt mis en garde Gabriel Attal. Et de citer les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, le Lot-et-Garonne, la Gironde et les deux Charentes, comme théâtres de « hausses parfois sensibles de la circulation du virus ».

Le super-port d'Haropa largue les amarres

Ils avaient la Seine en point commun. Les ports de Paris, Rouen et Le Havre partagent désormais aussi le même destin. Leur fusion au sein d'un même établissement public, baptisé Haropa, est officiellement entrée en vigueur hier. Objectif du nouvel ensemble : relancer l'attractivité de cet "axe Seine" et de ses plates-formes normandes, en perte de vitesse depuis de nombreuses années.

1er juin

📍 Le plan du gouvernement pour éviter les faillites

Mobilisation générale pour les entreprises fragilisées par le Covid-19. Le gouvernement a dévoilé un "plan d'action" pour les "[accompagner] en sortie de crise". L'objectif est double : détecter leurs difficultés le plus tôt possible et les orienter vers des solutions adaptées à leur situation. Pour y parvenir, plusieurs initiatives originales sont annoncées, et soutenues par une vingtaine d'organisations (dont Urssaf, Banque de France, CCI, mais aussi les représentants des experts-comptables, commissaires aux comptes, avocats, banquiers, administrateurs judiciaires...). Au programme : création d'un numéro unique d'information sur les aides l'Etat (le 0806 000 245) ; installation de "comités départementaux de sortie de crise" regroupant tous les partenaires ; ou encore, mise en place de procédures provisoires nouvelles pour aider les plus petites entreprises (mandat ad hoc et traitement dits "de sortie de crise").
A lire : Le plan du gouvernement pour éviter les défaillances d'entreprises en cascade

Chômage partiel : l'Etat met le holà

Cette fois, ça sent vraiment la fin pour le chômage partiel version Covid-19. Le reste à charge augmente dès aujourd'hui pour toutes les entreprises, à l'exception des secteurs protégés du tourisme et des activités toujours fermées. Mais pour eux aussi, le compte à rebours est enclenché : deux décrets parus récemment prévoient une extinction du soutien renforcé de l'Etat d'ici le 31 octobre au plus tard.

Fonds de solidarité : statu quo pour mai

Le débranchement du fonds de solidarité aussi est imminent. Le gouvernement a d'ores et déjà prévenu qu'il réduirait la voilure au mois de juin. Mais, en attendant, ce sont les règles applicables aux pertes de mai qui ont été récemment publiées au Journal officiel. Bonne nouvelle : ce sont quasiment les mêmes que celles en vigueur pendant le confinement d'avril (à deux nuances près).

L'automobile en sous-régime

Le marché de l'automobile ne remonte toujours pas la pente. En mai, les ventes de voitures neuves ont, certes, bondi de 46,4 % sur un an, selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Mais, à cette époque, le pays sortait d'un premier confinement particulièrement strict. Résultat, la comparaison avec mai 2019 est bien moins flatteuse (-27,3 %).

Cybersécurité : la défense s'organise dans les PME

C'est l'autre épidémie qui ronge l'économie depuis plus d'un an. Les attaques informatiques se sont multipliées depuis 14 mois, à la faveur du tout-télétravail et des confinements successifs. Une vague cybercriminelle qui n'a pas épargné la Région Sud. Notre rédaction locale a mené l'enquête pour savoir comment les entreprises s'adaptaient à cette nouvelle donne.
A lire : Comment les entreprises de la Région Sud font face au risque cyber

31 mai

📍 Le déficit public se creuse

Mauvaise nouvelle pour les finances publiques : le déficit public français va de nouveau se creuser en 2021 pour atteindre 220 milliards d'euros, soit 9,4 % du produit intérieur brut (PIB), a indiqué le ministre de l'Économie Bruno Le Maire ce 31 mai. Ce déficit "est lié à trois choses: la première c'est que nous reportons un certain nombre de dépenses de 2020 sur 2021 (...), (ensuite) parce que nous continuons à aider un certain nombre de secteurs et d'entreprises, même si progressivement nous allons supprimer ces aides, et en troisième lieu parce qu'il y a une partie du plan de relance qui est décaissé", a justifié Bruno Le Maire sur France 2.

Le chômage partiel s'est accentué en avril

Corollaire du reconfinement et de la fermeture des établissements scolaires, le nombre de salariés français en activité partielle a augmenté de 13 % en avril par rapport au mois de mars, indique le ministère du Travail, soit 2,7 millions de salariés au total. Le coût pour l’État et l’Unédic s'élèverait à 2 milliards d’euros.

Déconfinement rime avec consommation

Entre le 19 mai (date de réouverture des commerces non-essentiels) et le 23 mai, les montants payés par carte bancaire ou via mobile dans les magasins ont grimpé de 20 %, en moyenne, par rapport à la même époque en 2019, selon les informations du groupement des cartes bancaires publiées par Le Figaro. Les magasins d'articles de sport, d'horlogerie et de bijouterie, de jouets, jeux et loisirs ainsi que l'habillement ont connu les plus fortes hausses de chiffre d'affaires.

Télétravail : l'accord national interprofessionnel étendu

L’accord national interprofessionnel pour la mise en œuvre du télétravail, conclu le 26 novembre 2020, a été étendu. Cette extension comporte une réserve sur la prise en charge des frais professionnels dans le cadre du télétravail.
Explications : Télétravail : l'accord national interprofessionnel est étendu

Electrosteel Europe rapatrie en Europe des productions indiennes

Spécialisée dans la vente de canalisations pour les réseaux d’eau et d’assainissement, Electrosteel Europe va créer un site de production dans les Bouches-du-Rhône. Permettant de raccourcir ses délais de livraison et de réduire son impact environnemental, cette usine devrait générer 200 emplois.
A lire : Electrosteel Europe va créer 200 emplois en France pour fabriquer des tuyaux jusqu'alors produits en Inde

28 mai

📍 Finalement, le PIB recule au premier trimestre

Une croissance beaucoup moins forte que prévue. Au premier trimestre 2021, la croissance française est toujours en recul, avec un produit intérieur brut en retrait de 0,1 % selon l’Insee. L’institut national de la statistique tablait pourtant sur 0,4 % de croissance pour ce début d’année. Mais l’activité dans la construction s’est finalement révélée être moins dynamique qu’attendue. Espérons que les estimations réalisées par la Banque de France, l’OCDE et la Commission Européenne, qui tablent toutes sur plus de 5 % de croissance en France en 2021, ne se basent pas, elles non plus, sur des extrapolations trop optimistes. 

Le plan de relance européen sur les rails

Les 27 pays membres de l’Union européenne ont enfin tous ratifié le plan de relance européen. L’Europe va pouvoir emprunter de l’argent sur les marchés financiers et flécher 672 milliards d’euros aux pays membres sous forme de prêts et de subventions. La France devrait bénéficier d’environ 40 milliards d’euros.

Tu as de beaux yeux, tu sais ?

Oui, mais de quelle(s) couleur(s) ?  Car cela peut changer ! La start-up brestoise Cylensee a mis au point des lentilles de contact connectées capables de changer de couleur grâce à une télécommande ou une application sur smartphone. Attendue pour 2022, cette innovation ouvre aussi la voie à de nombreuses utilisations dans la santé, la défense ou encore l’industrie.
A lire : Avec ses lentilles connectées, Cylensee préfigure la vision du futur

Transport du futur : les capsules d’Urbanloop qualifiées pour les JO de Paris

Urbanloop, la capsule de transport futuriste développée par des écoles d’ingénieurs de Nancy, pourrait être utilisée lors des JO de 2024 à Paris pour relier le stade nautique au RER. Pour l’heure, ce moyen de transport sur rail fonctionnant grâce à un moteur électriques synchrone à aimant vient de remporter le record du monde de la plus faible consommation énergétique au kilomètre pour un véhicule autonome sur rail. Porté par une SAS, le projet doit maintenant passer au stade du développement industriel.
A lire : Avec les Jeux Olympiques de Paris 2024, les capsules d'Urbanloop veulent s'offrir une vitrine

Tour de table XXL pour Agicap 

Editant un logiciel de gestion en temps réel et de prévision de trésorerie pour les PME, la fintech lyonnaise Agicap vient de boucler une levée de fonds de plus de 82 millions d'euros. Un tour de table qui doit lui permettre d’accélérer son développement à l’international.
A lire : La fintech lyonnaise Agicap lève plus de 80 millions d'euros

NG Biotech : la Bretagne, ça vous gagne plus que l’Asie

La crise sanitaire a fait passer ses effectifs de 30 à 120 salariés. Première entreprise française à avoir lancé un test sérologique de détection du Covid-19, l’entreprise de biotechnologies rennaise NG Biotech a le vent en poupe. Elle relocalise aujourd’hui en Bretagne les moules et les pièces plastiques utilisés pour la fabrication des tests qui étaient jusqu’alors fabriqués en Inde et en Chine.
A lire : NG Biotech augmente sa capacité de production et relocalise sa fabrication de pièces plastiques

27 mai

📍 Fin du télétravail obligatoire : le compte à rebours a commencé

Le télétravail intégral va prendre fin le 9 juin prochain. Le gouvernement plaide pour un retour au travail progressif, avec trois jours par semaine au bureau par exemple, conseille la ministre du travail Elisabeth Borne. Ce sera aux entreprises d’en décider à travers un temps de dialogue entre employeur et salariés. Les discussions et les conditions de ce pas supplémentaire vers un retour à la normale seront encadrées par un nouveau protocole sanitaire que le gouvernement doit publier la semaine prochaine. 
A lire :  Comment le gouvernement compte encadrer la fin du télétravail à 100 % à partir du 9 juin

La crise est presque finie, les aides aussi

 « La crise est en train de passer dernière nous », assure Bruno Le Maire au micro de France Inter. Pour le ministre de l’Economie, la seule réserve demeure la montée en puissance de la vaccination. Pour le reste, malgré les problèmes d’approvisionnement et de recrutement, les indicateurs sont au vert. Cette année, la croissance française est estimée entre 5% (par le gouvernement) et 5,7 % (par la Commission européenne). Corolaire de cette sortie de crise, la fin programmée des aides d’urgence aux entreprises, qui vont progressivement s’éteindre durant l’été. Le gouvernement fera un « point définitif » sur ce sujet à la fin du mois d’août pour décider de maintenir ou non des dispositifs de soutien pour des entreprises encore impactées par les effets de la crise sanitaire.
A lire :  La fin des aides est programmée pour cet été

Castex veut sortir la montagne du tout-ski

Si le Fonds de solidarité ou les aides versées pour le chômage partiel sont appelés à se tarir, les professionnels de la montagne vont bénéficier d’une enveloppe de 640 millions d’euros. En visite en Savoie, le Premier ministre Jean Castex a en effet dévoilé son plan montagne, qui vise à créer un modèle économique sortant du tout-ski. Le plan va soutenir les initiatives visant à diversifier l’offre et la clientèle, à accélérer la transition écologique et la rénovation immobilière des montagnes françaises.
A lire : Avenir Montagnes octroie 650 millions d’euros aux acteurs de la montagne

Les soldes décalées au 30 juin

Sur un sujet qui divise les commerçants, le gouvernement vient de décider de repousser d’une semaine le début des soldes d’été. Celles-ci démarreront le 30 juin prochain, au lieu du 23.

Vers un rebond des exportations françaises en 2021

Selon la société d’assurance-crédit Euler Hermes, les exportations françaises de biens et services repartiront de l'avant en 2021 (+8 %) et 2022 (+5,7 %) après une chute de 16,6 % en 2020. Des débouchés à l’export émanant principalement de l’Europe (Allemagne, Belgique, Espagne), mais aussi des États-Unis et de la Chine. Les secteurs équipements de transport, agroalimentaire et pharmaceutique sont plus directement concernés par cette demande.

Une plateforme pour valoriser les engagements ESG des entreprises

Le gouvernement vient de lancer la plateforme Impact, qui recense les entreprises françaises engagées dans une transition vers des modèles plus responsables. Anticipant une prochaine réglementation européenne en la matière, la plateforme permet aux entreprises volontaires de toutes tailles (une centaine à ce jour dont Armor-Lux, Mutyne, Cdiscount, Ipsen, Malongo) de publier les indicateurs opérationnels de leur démarche de performance environnementale, sociale et de bonne gouvernance (critères ESG).

La tendance business : faire du neuf avec du vieux

Aujourd'hui, le consommateur n'hésite plus à acheter des produits qui ont déjà servi. Vertueux sur le plan environnemental et économique, ce marché de la seconde main gagne de plus en plus les entreprises.
A lire : Pourquoi la tendance de la seconde main séduit les entreprises des Pays de la Loire

26 mai

Cyber risque : PME et ETI quasiment pas assurées

Seules 0,0026 % des PME et 8 % des ETI auraient souscrit une police d’assurance pour se protéger des cyberattaques. C’est ce que révèle une étude de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae). A contrario 87 % des grandes entreprises françaises se sont assurées face au risque cyber. Mais mal, car leur niveau de couverture est très inférieur à leur niveau d’exposition, assure l’Amrae. Les cyberattaques ont ainsi coûté 220 millions d’euros à Saint-Gobain en 2017, 70 millions d’euros à Eurofins en 2019 et 50 millions d’euros à Sopra Steria l’an passé. La mauvaise nouvelle, c’est qu’avec la généralisation du télétravail, les attaques sont en hausse. Et cela coûte de plus en plus cher aux assureurs. L’an passé, ils ont capté 87 millions d’euros de primes d’assurance, mais ont dû verser 217 millions d’euros d’indemnisation aux entreprises. Conséquence, ils proposent aux entreprises des polices avec moins de garanties, mais des tarifs plus élevés. 

La CFDT conserve son titre  

La Confédération française démocratique du travail (CFDT) demeure le premier syndicat du secteur privé. En rassemblant 26,8 % des suffrages, l’organisation dirigée par Laurent Berger devance de nouveau la CGT, dont les scores continuent de s’effriter (23 %). Suivent FO (15,2 %), la CFE-CGC (11,9 %) et la CFTC (9,5 %). Ces chiffres dévoilés par le ministère du Travail sont issus d’une compilation des élections professionnels depuis 2017.

Le climat des affaires au beau fixe en mai

L'indicateur du climat des affaires, qui permet de sentir mois par mois l'état d'esprit des chefs d'entreprise français, s’est fortement amélioré en mai, indique l'Insee. Il gagne 12 points et se situe même à un niveau supérieur à celui d’avant-crise du Covid. "En lien avec l’allègement progressif des restrictions sanitaires en France (réouverture des magasins et des bars-restaurants le 19 mai, NDLR), ce mouvement suggère une forte progression de l’activité économique, sans pour autant à ce stade que le niveau d’activité global soit revenu à son niveau d’avant crise", analyse l'institut.

50 millions d'euros débloqués pour développer le tourisme "durable"

Dans le cadre du plan France Relance, le ministère de l'Économie met en place un fonds doté de 50 millions d'euros pour soutenir financièrement des opérateurs du tourisme (TPE, PME et associations situées en zone rurale) dans leur démarche de transition vers un tourisme durable. Dans le détail : 10 millions d'euros pour soutenir la transition durable d’activités de restauration, 38 millions d'euros pour l’adaptation au changement climatique des activités d’hébergements touristiques, et 2 millions d'euros pour un appel à projets (ouvert jusqu'au 14 juin) visant à accompagner des acteurs de la filière du tourisme dans la conception de leur offre de services de "slow tourisme".

Fiscalité internationale : une "opportunité historique" pour la France et l'Allemagne

La France et l'Allemagne comptent convaincre la semaine prochaine les autres pays du G7 sur la nécessité de mettre en place une fiscalité internationale des entreprises. Il s’agit d’une « opportunité historique », a affirmé le ministre de l’économie Bruno Le Maire lors d’une conférence de presse en présence de son homologue allemand Olaf Scholz. Relancé avec l’élection du président américain Joe Biden, qui veut taxer les bénéfices des multinationales d’au moins 15%, ce projet de fiscalité internationale destiné à éviter l’évasion fiscale et le dumping entre les pays, est remis en cause par l’Irlande.

Le carnet de rappel fait son retour le 9 juin

A partir du 9 juin, les gérants d'établissements accueillant du public en intérieur auront l'obligation de faire remplir un carnet de rappel à leurs clients. En plus du carnet de rappel papier en vigueur l’année dernière (avec le nom et le numéro de téléphone des clients), un carnet de rappel numérique a été mis en place par le gouvernement, matérialisé par un QR Code disponible dans l’application TousAntiCovid que le client scannera avec son smartphone. Les établissements concernés sont les restaurants, les bars, les salles de sport, les salles de concert, les piscines et les lieux de thermalisme ou thalassothérapie.

Amazon se prépare à créer son plus grand centre de distribution français à Metz

Amazon se prépare à  créer 1 000 emplois près de Metz. Allant ouvrir à la fin de l'été, le huitième centre de distribution français du groupe américain sera le plus grand du pays. Pourtant, l'ouverture de ce site nourrit nombre de critiques et d'inquiétutudes.
A lire : "La demande des clients justifie notre installation à Metz"

25 mai

📍 Habillement, maroquinerie, sport : une aide pour les invendus des magasins fermés

Le ministre des PME Alain Griset a confirmé le 25 mai le versement d'une aide spécifique pour les commerces des secteurs de l'habillement, la maroquinerie, des articles de sport et des chaussures qui ont accumulé les invendus. Elle se monte à 80 % du montant perçu par ces entreprises en novembre 2020 au titre du fonds de solidarité. Elle concerne les entreprises de moins de 50 salariés et de moins d'1 million d'euros de chiffre d'affaires, sera automatiquement versée par la Direction générale des Finances publiques et pourra atteindre 8 000 euros selon les cas.

Les extraits KBis ne seront plus obligatoires

Deux décrets publiés le 22 mai actent la suppression de l'obligation imposée aux entreprises de fournir un extrait d'immatriculation (dit KBis) au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers pour 55 procédures administratives diverses. Le numéro Siren permettra à l'administration de recueillir directement les données relatives à l'entreprise qui l'intéressent. La mesure, concrétisation de la simplification des démarches administratives introduite dans la loi Pacte de 2019, entrera en vigueur le 23 novembre 2021.

Cliniques privées : Vivalto Santé change de dimension

Le groupe de cliniques privées d’origine rennaise Vivalto Santé (41 cliniques, 9 400 collaborateurs, 2 500 praticiens) va faire l’acquisition de neuf nouveaux établissements cette année. Il atteindra alors le milliard d’euros de chiffre d’affaires. Un cap symbolique pour le PDG et fondateur Daniel Caille, qui s’apprête à passer la main.
A lire : Vivalto Santé à un tournant de son histoire

21 mai

📍 L'activité du secteur privé dopée en mai

À la faveur de la levée du confinement, l’activité du secteur privé a été dopée au mois de mai en France, selon l’enquête d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice d’activité globale s’est redressé à 57 points, après 51,6 en avril, soit le deuxième mois de croissance consécutif et le plus haut niveau atteint depuis juillet 2020. Cette amélioration, plus nette que prévu par les analystes, devrait débloquer la demande et favoriser le rebond de l’économie, selon l’institut.

Réforme de l'assurance chômage : les syndicats saisissent le Conseil d'État

Les syndicats Unsa, CFDT, CGT (avec Solidaires et la FSU), Force Ouvrière et CFE-CGC annoncent avoir déposé le 21 mai des recours contre la réforme de l’assurance chômage devant le Conseil d’État. L’objectif des représentants de salariés est d’obtenir l’annulation du décret qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, avec en ligne de mire l’abandon par le gouvernement du nouveau mode de calcul du Salaire journalier de référence, la base de l’allocation-chômage. Le Conseil d’État a un mois pour se prononcer sur les demandes de suspension en référé du décret.

Haro sur les fontaines à eau

C'est un sujet qui peut prêter à sourire mais qui a son importance en période de pandémie. Après quelques remous entre le gouvernement et les industriels, le Conseil d'État s'est prononcé : il déconseille le recours aux fontaines à eau sur les lieux de travail durant la crise sanitaire.
A lire : Covid-19 : le Conseil d'État déconseille l'utilisation des fontaines à eau en entreprise

Quand le prêt-à-porter parie sur le "made in France"

Le groupement d’intérêt économique FashionCube, créé à Roubaix par la famille Mulliez pour regrouper ses marques de prêt-à-porter Bizzbee, Grain de Malice, Jules, Pimkie, Orsay et RougeGorge Lingerie, va implanter une usine de confection de jeans à Neuville-en-Ferrain (Nord). Ce projet vise à transformer le modèle économique de ces marques, en misant sur le circuit court.
A lire : FashionCube : "Nous voulons produire nos vêtements à proximité des lieux de consommation"

Une messagerie instantanée française pour contrer WhatsApp et Messenger

L’équipe de la société rennaise Dolmen a créé une application de messagerie instantanée avec pour ambition de se poser en alternative aux géants WhatsApp, Signal et autres Messenger. La start-up, qui fait déjà travailler six collaborateurs à temps plein, propose un service vertueux, écoresponsable et sécurisé.
A lire : Dolmen lance Treebal, une messagerie instantanée qui protège les données et la planète

20 mai

📍 Tension sur les matières premières : mise en place d’une médiation

Le ministère de l’Economie va mettre en place une médiation pour tenter de résoudre à l’amiable les conflits liés aux tensions sur les matières premières pour le secteur du bâtiment et des travaux publics. Objectif : identifier les comportements abusifs et tenter de sécuriser les approvisionnements ainsi que l’activité des entreprises.  Neuf entreprises françaises sur dix du BTP sont impactées par ces tensions sur les matières premières, selon une enquête que vient de publier la CPME. Bois, acier ou encore composants électroniques viennent à manquer ou sont soumis à de fortes hausses de prix. A l’origine de cette pénurie : la vigueur de la reprise économique mondiale, avec une demande en matières premières qui surclasse une offre déstabilisée par la crise sanitaire.  

Face à cela, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire demande aux acheteurs publics de l’Etat de ne pas enfoncer davantage les entreprises ne parvenant pas à honorer leurs contrats, en fermant les yeux sur les pénalités de retard. Une mesure de bon sens, mais pas d’engagement ferme de l’Etat toutefois, les demandes allant être examinées « au cas par cas ». Des reports de délais pourront également être accordés « quand cela est possible ». Il faut croire que la répétition est la base de la pédagogie. Car il y a plus d’un mois, le 14 avril, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, avait fait exactement le même appel à la bienveillance.  

Les entreprises adaptées en prison ! 

Le gouvernement veut rendre possible l’implantation d’entreprises adaptées dans les établissements pénitentiaires. Cela doit permettre aux détenus en situation de handicap de mieux préparer leur sortie de prison, en s’inscrivant dans un projet professionnel. Il faudra attendre encore un peu avoir de voir fleurir des entreprises adaptées dans les près de 200 prisons françaises. L’heure est encore à l’expérimentation, les dix premières entreprises adaptées en milieu carcéral devant voir le jour d’ici à la fin de l’année. 

Un guide pour tenter de parer les cyberattaques 

Piratage de compte, hameçonnage, usurpation d’identité : savez-vous comment les pirates informatiques opèrent et comment il est possible de protéger votre entreprise ? Alors que les attaques informatiques prolifèrent avec la généralisation du télétravail, Bprifrance et Cybermalveillance.gouv.fr publient un guide gratuit à destination des TPE et PME pour les aider à se prémunir des cyberattaques. Le guide est accessible en ligne.

Made in France : McPhy compte créer 400 emplois à Belfort

La PME drômoise McPhy envisage de créer en 2024 une usine à Belfort pour fabriquer des électrolyseurs, des équipements qui permettent de produire de l’hydrogène vert. 
A lire : McPhy présélectionne Belfort pour installer sa future usine d'électrolyseurs

Réindustrialisation : Atos ne Bull pas 

Le géant informatique français Atos (11 000 salariés) envisage d’investir 50 millions d’euros près d’Angers, pour reconvertir un ancien site de Bull en une usine fabriquant des serveurs informatiques et des supercalculateurs. Des machines qui ne procrastinent pas : elles sont capables d’effectuer des centaines de millions de milliards d’opérations à la seconde. 
A lire : La création d'une usine d'Atos à Angers sera décidée fin 2021

19 mai

📍 Le patron du Medef ne croit pas à un « mur des faillites »…

Geoffroy Roux de Bézieux ne s’attend pas à une avalanche de faillites d’entreprises cette année. Au micro de France Info, le patron du Medef s’est dit « pas trop inquiet » quant à la santé financière des entreprises françaises.  D’une part, parce qu’il croit à une « forte demande des consommateurs » suite au déconfinement. D’autre part, parce que les enquêtes du Medef montrent que seules 5% des entreprises estiment qu’elles auront du mal à rembourser leur prêt garanti par l’Etat. Un chiffre qui reste constant depuis l’automne dernier. 

… mais les dirigeants d’entreprises demeurent inquiets 

Tous les patrons ne partagent pas le (relatif) optimisme de Geoffroy Roux de Bézieux. 53% des dirigeants de TPE et PME interrogés par la CPME se disent au contraire inquiets sur la pérennité de leur entreprise. Ce qui les tracasse ? La hausse des prix des matières premières qui pénalise 59% des entreprises, proportion qui monte à 93% dans l’industrie et le BTP. Les difficultés d’approvisionnement commencent aussi à s’avérer problématiques pour près d’une entreprise sur trois. Enfin, un patron sur trois fait part d’une hausse de l’endettement de son entreprise au premier trimestre. Du coup, quatre sur dix estiment qu’un renforcement de la trésorerie est nécessaire pour bien amorcer la reprise. 

Les valorisations des PME au top du top 

Le bon moment pour vendre. Donc forcément pas le plus opportun pour acheter. Le prix d’acquisition des PME non cotée en Europe atteint des sommets. Selon le baromètre réalisé par Argos Wityu et Epsilon Research, il se monte à 11,3 fois l’Ebitda au premier trimestre 2021. Il s’agit du plus haut niveau observé depuis la création de ce baromètre, en 2006.
A lire : Valorisations record pour les PME

150 millions d’euros supplémentaires pour la culture

Les entreprises du secteur de la culture vont pouvoir bénéficier de 150 millions d’euros supplémentaires, a indiqué la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. Une enveloppe qui s’ajoute aux dispositifs d’aides existants. Les professionnels du cinéma  bénéficieront de 80 millions d’euros supplémentaires, le spectacle vivant musical de 38 millions, le théâtre de 30 millions d’euros.

Kolmi-Hopen, au bal masqué

Alors que les Français retrouvent de la joie de vivre avec la réouverture des terrasses des bars et restaurants, Kolmi-Hopen sabre une nouvelle fois le champagne. Cette entreprise basée près d’Angers n’en finit plus de se développer grâce à l’épidémie de coronavirus. Rien d’anormal à cela, la filiale du groupe canadien Medicom fabrique des masques médicaux. Elle en est même le premier fabricant français, ce qui lui a valu la visite d’Emmanuel Macron himself au début de la crise sanitaire. Face au boom de la demande, Kolmi-Hopen a construit l’an passé une nouvelle usine près d’Angers, puis installé un autre site de production en Angleterre. Aujourd’hui, elle projette de construire une troisième usine, pour fabriquer des gants médicaux cette fois, dans les anciens locaux de l’ancienne papeterie Arjowiggins. Une bouffée d’oxygène pour la petite commune de Bessé-sur-Braye, dans le Sud Sarthe, que la fermeture de la papeterie risquait de transformer en village fantôme. Car Kolmi-Hopen va recruter pour son usine à la campagne entre 150 et 300 personnes. Emploi, réindustrialisation et revitalisation rurale : finalement, le Covid n’a pas que des aspects négatifs.
A lire : Kolmi-Hopen va installer une usine sur l'ancien site Arjowiggins

18 mai 

📍 Plus que quelques heures à attendre...

On y est presque. Plus que quelques heures pour que des pans entiers de l’économie française retrouvent (un peu) de liberté. A partir de ce mercredi, les terrasses des cafés, bars et des restaurants vont pouvoir de nouveau accueillir des clients et ce, jusqu’à 21 heures, le couvre-feu étant repoussé de deux heures. A condition de respecter des protocoles sanitaires instaurant des jauges, un maximum de six personnes par table et l’interdiction de consommer debout. Et à condition d’avoir la main d’œuvre suffisante. Car un tiers des entreprises du secteur envisagent d’avoir des difficultés de recrutement à la réouverture, a indiqué l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) à nos confrères du Figaro. Les commerces « non essentiels », fermés depuis le début du printemps, peuvent eux aussi à nouveau rouvrir, avec un maximum d’un client pour huit mètres carrés. Lieux de spectacles et cinémas sont eux aussi autorisés à rouvrir leurs portes. 
 A lire : Le détail du calendrier et des conditions de réouverture de l'économie

Bonne dynamique des créations d’entreprises 

En avril, les créations d’entreprises sont en croissance de 1,8% en France, indique l’Insee. Cette dynamique est davantage portée par la création d’entreprises classiques (30 000 créations en avril, +3,8% sur un mois) que par les micro-entreprises (56 000, +0,8%). Secteurs les plus dynamiques : la communication (+11 %), l’industrie manufacturière (+ 10 %) et le soutien aux entreprises (+9 %).

Mieux vaut un camping dans le Massif central qu’un hôtel 4 étoiles à Paris

L’hôtellerie parisienne a été beaucoup plus impactée par les effets de la crise sanitaire que le reste du pays. C’est ce que révèle une étude de l’Insee. Les raisons ? Les hôtels parisiens ont été pénalisés par la chute du tourisme d’affaires, par l’effondrement de la clientèle étrangère et par le changement d’habitudes des touristes français suite au premier confinement. Les hébergements marchands situés près de la mer, à la campagne ou dans les zones montagneuses ont moins souffert en 2020.
A lire :  Hôtellerie : la province s'en sort mieux que Paris

Données personnelles : la Cnil montre les dents

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a sanctionné 14 entreprises l’an passé, presque deux fois plus qu’en 2019. L’autorité administrative qui veille à la protection des données des Français a infligé à 11 d’entre elles pour 138 millions d’euros d’amendes (dont 100 M€ à Google et 35 M€ à Amazon, mais aussi 250 000 euros à Spartoo). Généralement, la Cnil reproche une sécurisation insuffisante des données et l’absence d’information et de consentement des internautes quant à l’utilisation des cookies. Si le nombre de plaintes reçues (près de 14 000) reste stable sur an, il est en augmentation de 62% depuis la mise en place du règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018. 

Entre Caddie et le bâtiment breton, un même combat  

Le point commun entre le fabricant de chariots alsacien Caddie et le monde du bâtiment en Bretagne ? La hausse des prix des matières premières. Caddie est pénalisée par les fortes augmentation de l’acier – qui a flambé de 70% depuis l’automne dernier - et du plastique. L’approvisionnement des entreprises du bâtiment est lui impacté pour le bois, l’acier, le cuivre, le fer ou encore le zinc.
A lire : Le bâtiment tourne à plein régime mais manque de matériaux
A lire :  Caddie touché par la hausse des matières premières

17 mai

📍 En 2021, la plus forte croissance de ses 50 dernières années ?

La France devrait connaître en 2021 « l’une des plus fortes croissances depuis 50 ans », a affirmé sur LCI le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Si les prévisions de la Commission Européenne se confirment, la croissance française devrait être en 2021 la deuxième plus élevée depuis 1971. Le PIB tricolore devrait s’accroître de 5,7% cette année, après la dégringolade de 7% de 2020. Depuis 50 ans, le pays n’a fait qu’une fois mieux, c’était en 1973 (+6,3%). C’était à la fin des 30 glorieuses, avant un terrible choc pétrolier et des années de croissance molle. Espérons que l’histoire ne se répète pas.

Hôtellerie-restauration : 100 000 salariés pourraient manquer à l’appel

Autorisés par le gouvernement à rouvrir leurs terrasses à partir de ce mercredi 19 mai, bars et restaurants vont-ils réussir leur retour à la normale ? Le manque de bras va venir freiner la reprise de ce secteur, s’inquiètent UMIH, GNC, SRNTC et GNI. Selon une étude de ces quatre organisations professionnelles citée par Les Echos, 100 000 des 650 000 salariés de l’hôtellerie-restauration auraient disparu des radars durant le dernier confinement. Après six mois d’inactivité et une perte de rémunération liée au chômage partiel, nombre d’entre eux seraient aller voir ailleurs.  Reviendront-ils en même temps que les clients de ces établissements ?

Aïe, le travail, ce n’est pas forcément la santé !

Une personne qui travaille 55 heures ou plus par semaine accroît de 35% les risques d’AVC et de 17% le risque de mourir d’une maladie cardiaque par rapport à une personne aux 35 ou aux 40 heures hebdomadaires. C’est ce que révèle l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Organisation Internationale du Travail, dans une étude compilant les données de 1,6 million de travailleurs. Pour le chef d’entreprise, il va falloir redoubler de vigilance sur l’état de santé de ses troupes – il en est le responsable aux yeux de la loi – mais aussi sur son investissement personnel. Car la durée moyenne de travail d’un chef d’entreprise en France est de 54 heures par semaine, selon une étude d’Harmonie Mutuelle datant de 2017.

La BEI soutient les ETI

La Banque européenne d’investissement (BEI) va garantir des prêts visant à renforcer les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Ces prêts, garantis à 75% par la banque européenne, seront distribués par Bpifrance.  D’un montant compris entre 100 000 € et 50 millions d’euros, ces avances de trésorerie seront d’une durée maximale de deux ans. Un accord entre Bpifrance et la BEI va permettre de débloquer une enveloppe d’un milliard d’euros.

Un label pour soutenir le cloud made in France

Pour tenter de briser l’hégémonie des Gafa, le gouvernement vient de dévoiler sa « stratégie nationale pour le cloud ». Celle-ci s’appuie notamment sur la mise en place d’un label défendant les couleurs du cloud tricolore.

JDE Peet's, c'est fort de café

Le géant néerlandais du café JDE Peet's annonce un investissement de 110 millions d'euros dans la Loire, pour accroître sa production de capsules de café aluminium.
A lire : JDE Peet's : "Nous augmentons nos capacités de production de 60 %"

12 mai

📍 Déconfinement : revoilà les protocoles sanitaires...

A chaque jour son lot de révélations sur les modalités pratiques du déconfinement. Après avoir annoncé les jauges hier, le gouvernement commence à publier des protocoles sanitaires entiers aujourd'hui. C'est le cas, en particulier, pour celui du commerce ou des bars et restaurants.

... et les exceptions aux règles

A peine annoncées, déjà amendées. Le gouvernement revient aussi sur les règles du déconfinement édictées ces derniers jours, afin d'y ajouter des dérogations. Ainsi, entre le 19 mai et le 8 juin, les restaurants pourront ignorer la jauge à 50 % applicable aux terrasses, si la leur est trop « petite » - c'est-à-dire qu'elle ne peut contenir plus de « 7, 8 ou 10 tables », a expliqué, ce matin, le ministre délégué aux PME Alain Griset. Dans ce cas, l'établissement pourra se contenter d'installer « des séparations physiques entre ses tables, comme un plexiglas ou des plantes (sic), de façon à permettre une protection ». Cet assouplissement vise en fait les "terrasses en longueur" ou les éphémères, installées sur la voie publique, a précisé Bercy, par la suite.
A lire : Le détail du calendrier et des conditions de réouverture de l'économie

Retour à la normale pour l'inspection du travail

L'inspection du travail n'a pas fait de miracle. Elle aussi, en 2020, a dû réduire son activité, sous l'effet de la crise du Covid-19. Et ce, alors même qu'elle a souvent été appelée à la rescousse par le gouvernement pour imposer le respect des protocoles sanitaires et du télétravail... Mais si ses contrôles ont chuté l'an dernier, ils devraient retrouver un niveau normal en 2021, prévient la Direction générale du Travail.

Moins de moyens pour les entreprises stratégiques

C'est ce qui s'appelle déshabiller Pierre pour habiller Paul. Afin de remettre 7,2 milliards d'euros au pot des aides d'urgence (voir actualité du 7 mai), le gouvernement va piocher dans le fonds réservé aux prises de participation de l'Etat au capital de sociétés stratégiques. Lequel ne comptera plus que 3,9 milliards d'euros dans ses caisses, après cette opération. « Suffisant », a jugé, hier soir, , à l'Assemblée nationale, le ministre délégué aux Comptes publics : « Le maintien de l'activité à un meilleur niveau que ce que nous imaginions, et leur résistance plus forte, conduisent nos entreprises à être moins exposées [aux prédations] », s'est justifié Olivier Dussopt.

Le rééquilibrage de la croissance française

Retour à l'optimisme pour l'UE. La croissance de la zone euro pourrait finalement atteindre 4,3 % cette année, et 4,4 % la suivante, selon la Commission européenne. Ces prévisions ont été nettement revues à la hausse en trois mois (+0,5 et +0,6 point, respectivement - voir actualité du 11 février). Pour la France, les chiffres sont moins réévalués que rééquilibrés : la progression plus forte du PIB pour 2021 (à 5,7 %, soit +0,2 point) est ainsi compensée par la révision à la baisse de la croissance attendue en 2022 (4,2 %, -0,2 point). En revanche, le taux de chômage, lui, devrait s'envoler d'1,1 point en un an dans l'Hexagone, pour atteindre 9,1 % en 2021.

Le coup d'arrêt du troisième confinement

La croissance française aurait-elle pu être plus solide encore sans le confinement d'avril ? Sans doute, si l'on en croit le dernier point de conjoncture de la Banque de France. Même moins violent qu'attendu et plus léger que celui de novembre, ce troisième verrouillage de l'économie a mis un coup d'arrêt à de nombreux secteurs, y compris certains, dans l'industrie, qui semblaient jusqu'ici à l'abir de la crise du Covid-19.

Aéronautique : 2020, l'année où l'emploi a basculé...

La descente aux enfers. L'emploi dans le secteur aérospatial ne s'est jamais relevé du premier confinement, alors même qu'il avait plutôt résisté aux premiers mois de la crise sanitaire, montre une étude de la Dares (ministère du Travail). En octobre, le volume d'emploi avait ainsi reculé de 6,5 % sur un an dans l'aéronautique (contre -2,7 % dans toute l'industrie), quand, entre 2007 et 2019, il augmentait d'1,7 % par an en moyenne. Autre signe évident de cette fragilisation : en 2020, 29 plans sociaux ont été lancés dans le secteur, soit environ 6 000 emplois menacés - il n'y en avait eu aucun l'année précédente.

... et Newrest s'est modernisée

La crise de l'aéronautique, Newrest l'a prise de plein fouet en 2020. Mais cette année noire a aussi, parfois, eu du bon, pour l'entreprise toulousaine, spécialiste de la restauration dans les avions.
A lire : Face à la crise de l'aérien, le leader du catering Newrest adapte son plan de vol

11 mai

📍 Déconfinement : et maintenant, ça se précise*

Le gouvernement n'en finit plus de dévoiler son jeu sur le déconfinement. Il a abattu, aujourd'hui, deux nouvelles cartes. D'une part, Matignon a officialisé les futures jauges applicables à chacune des étapes de réouverture, prévues d'ici au 30 juin.
A lire : Jean Castex détaille le calendrier de réouverture de l'économie
D'autre part, Bercy a détaillé le calendrier et les taux d'indemnisation des trois dispositifs, appelés à accompagner la reprise d'activité des entreprises sur cette période.
A lire : Fonds de solidarité, crédit de cotisation et chômage partiel maintenus, mais réduits cet été

* (sauf pour les discothèques)

Pendant ce temps-là, les discothèques, elles, restent sur la touche. A défaut d'une échéance ferme et définitive, elles devront se contenter d'une « date prévisionnelle d'ouverture », qui leur sera donnée « le 15 juin, au plus tard », a indiqué le ministre déléguée aux PME, hier soir, sur BFM Business. En attendant, elles seront pleinement intégrées au dispositif de prise en charge des coûts fixes (censé s'arrêter le 30 juin), a promis Alain Griset. Et elles devraient obtenir, enfin, une réunion avec le ministère de la Santé, afin de travailler sur un protocole sanitaire adapté. Réunion qu'elles réclamaient à corps et à cri depuis plusieurs mois.

L'industrie en petite forme

La production industrielle joue toujours au yoyo. En mars, elle est (légèrement) repartie de l'avant dans le domaine manufacturier (+0,4 % en un mois), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+0,8 %), selon l'Insee. Le rebond est à peine plus solide sur l'ensemble du premier trimestre (+1,7 % sur un an, dans les deux cas), alors qu'à la même période, en 2020, le premier confinement avait nettement ralenti la cadence dans les usines. Ce qui n'empêche pas certaines activités de faire encore moins bien que l'an dernier, à l'image de l'industrie des transports, hors automobile, en chute de 20,9 %.

Relocalisation 2021 : 36 lauréats et des surprises

La relocalisation, acte II. Après avoir financé 273 projets l'an dernier, l'Etat a dévoilé le nom des 36 premiers lauréats de l'édition 2021 de son appel à projets dédiés aux secteurs industriels stratégiques. Les entreprises sélectionnées se partageront 77 millions d'euros de subventions et devraient en investir, au total, 310 millions sur le territoire. Comme souvent, l'Auvergne Rhône-Alpes est la région la plus représentée (9 projets, dont celui de Carbogen Amcis). L'électronique (avec Sirea et Matra, par exemple) et la santé représentent les deux tiers de cette promotion. Laquelle réserve aussi quelques surprises, à l'image de Nokia, de nouveau soutenu malgré son récent plan social, ou de l'avionneur Airbus retenu, lui, pour construire... des respirateurs artificiels pour les hôpitaux !
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance (clôture le 1er juin).

Biotech : Valneva et Xenothera engrangent

La crise du coronavirus donne des ailes aux biotech nantaises. En quête d'un vaccin et déjà soutenu par le Royaume-Uni, Valneva séduit de nouveaux investisseurs, avec près de 90 millions d'euros levés en Bourse, du côté des Etats-Unis. Mobilisé sur le traitement du Covid-19, Xenothera a réussi à conclure, pour sa part, un contrat avec le gouvernement français, cette fois.

Fleury Michon met l'environnement à son menu

Fleury Michon ne manque pas d'appétit. Le géant vendéen de l'agroalimentaire prévoit d'investir massivement sur le prochain quinquennat. Avec l'aide du plan de relance et l'environnement en ligne de mire.
A lire : Fleury Michon investit 120 millions d'euros sur ces cinq prochaines années

10 mai

📍 Déconfinement : ça se confirme

Le 19 mai aura bien lieu. Le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé, sur LCI, la réouverture à cette date des terrasses de bars et restaurants, et ce dans toute la France, du fait de l'amélioration de la situation sanitaire. L'échéance du 19 mai doit concerner également les commerces, les lieux culturels et sportifs.

Aides aux entreprises : ça se confirme (bis)

Qui dit déconfinement de l'économie, dit aussi débranchement des aides publiques. Pour l'activité partielle, le gouvernement a précisé le calendrier et les taux envisagés pour la hausse du reste à charge des employeurs. Pour le fonds de solidarité, tout juste ouvert au titre du mois d'avril, le maintien du dispositif jusqu'en août inclus est, lui, confirmé.

Le crédit de cotisation prolongé

Il n'y a pas que le chômage partiel et le fonds de solidarité qui devraient survivre au déconfinement de mai. L'aide au paiement des charges sociales aussi. « Nous maintiendrons une prise en charge [des cotisations salariales], à un taux qui n'est pas encore décidé, sur les mois de juin, juillet et août, pour inciter les restaurateurs, les hôteliers, le monde de la culture et du sport, à embaucher », a expliqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur France Info. Créé il y a un an, ce crédit de cotisation se monte actuellement à 20 %.

L'assouplissement du télétravail en pratique

Et le télétravail dans tout ça ? Un "assouplissement" est prévu pour le 9 juin. La ministre du Travail a précisé, en fin de semaine dernière, ce que cela signifiait concrètement : « La direction et les représentants de salariés pourront définir, dans le dialogue social, au sein de chaque entreprise, un nombre minimum de jours de télétravail », a indiqué Elisabeth Borne, à l'Assemblée nationale.

Les marchés publics pour les nuls

La commande publique est faite pour vous ! C'est en quelque sorte le message relayé par un guide pratique, publié par le ministère de l'Economie. Il synthétise toutes les évolutions récentes des règles en la matière, pour tenter de convaincre les entreprises de s'appuyer le plus possible sur ces marchés, dans le cadre de la relance.

Distribution : FIB étoffe sa collection de marques

Jusqu'où s'arrêtera-t-il ? La Financière Immobilière Bordelaise (FIB) collectionne les acquisitions de marques depuis quelques temps - de La Grande Récré à Camaïeu, en attendant Gap et Go Sport. Objectif avoué : réveiller ces belles endormies, explique l'un des dirigeants à la manoeuvre.
A lire, l'interview de Samuel Alimi : « Nous voulons doubler la taille de Gap en France en deux ans »

Douze pays sous surveillance sanitaire

Contrôle resserré pour les voyageurs en provenance de sept pays d'Asie et du Moyen-Orient. Depuis ce week-end, les personnes arrivant du Bangladesh, Népal, Sri Lanka, Emirats arabes unis, Qatar, Pakistan, mais aussi de Turquie, devront se soumettre à un dépistage renforcé et un isolement de 10 jours à leur entrée sur le territoire français. Soit les mêmes mesures que celles en vigueur depuis fin avril pour l’Inde, le Brésil, l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud (voir actualité du 21 avril).

7 mai

📍 Aides d'urgence : une rallonge à 7,2 milliards

L'Etat à court d'argent pour payer les aides d'urgence. Le ministère de l'Economie veut remettre 7,2 milliards d'euros au pot, selon une information des Echos. Il s'agirait de financer en priorité le fonds de solidarité (6,7 Md€) et, dans une moindre mesure, l'activité partielle (0,5 Md€), censés perdurer encore pour quelques mois. Hier, le ministre des Comptes publics avait confirmé, mais sans le chiffrer, ce besoin pressant de trésorerie. En attendant une future loi de finances rectificative à l'été, il sera comblé par un « un redéploiement temporaire » des crédits initialement prévus pour « le fonds qui permet la prise de participation de l'Etat au capital d'entreprises stratégiques », a précisé Olivier Dussopt.

L'emploi salarié se relance

Ca pour une surprise, c'est une bonne surprise ! Le secteur privé est parvenu à créer des emplois salariés au premier trimestre. Y compris dans l'industrie. Malgré la troisième vague épidémique et le durcissement des restrictions sanitaires.

L'emploi cadre se déchire

Ne parlez plus d'emploi cadre au singulier. La reprise des embauches, attendue en 2021, risque de multiplier les lignes de fracture sur leur marché du travail, prévient l'Apec. Sa dernière étude montre qu'entre régions, secteurs ou classes d'âge, les perspectives peuvent varier du tout au tout.
A lire : L’emploi cadre repartira de l’avant en ordre dispersé en 2021

L'activité économique au ralenti

L'emploi résiste, donc, avec des hauts et des bas. Mais comment va l'économie en général, à la sortie de son troisième confinement ? Elle fait aller, répond l'Insee dans son dernier point de conjoncture. Le dernier musellement en date de l'activité a, certes, retardé la reprise, sans s'avérer aussi néfaste que les précédents... sauf pour les secteurs déjà les plus éprouvés par la crise du coronavirus.

Début d'année laborieux pour le commerce extérieur

Changement de dynamique aussi dans le commerce extérieur. Les exportations patinent, les importations repartent. Et le résultat est inévitable : le déficit commercial s'est creusé au premier trimestre, pour la première fois depuis le printemps 2020, indiquent les douanes. La rechute à l'export de l'automobile et de l'aéronautique n'a pas vraiment aidé.

Déconfinement : les jauges dans le sport un peu moins floues

La culture n'est pas la seule à savoir à quelles jauges elle va être mangée pendant le déconfinement. Hier soir, la ministre des Sports a également donné quelques précisions à l'Assemblée nationale. A partir du 19 mai, les enceintes sportives pourront bien recevoir jusqu'à 800 personnes en intérieur et 1 000 en extérieur, "dans le cadre de jauges proportionnelles" au site. Après le 9 juin, ce sera jusqu'à 5 000 spectateurs, avec passe sanitaire obligatoire. Ces limites pourraient être plus souples, si des organisateurs demandent une dérogation... ou plus strictes, dans le cas des évènements sportifs ou de loisirs "de masse". Enfin, l'accès aux salles de sport, autorisé le 9 juin, ne sera pas conditionné au port d'un masque spécifique, comme ceux conçus par certains fabricants (Decathlon ou Boldoduc, par exemple).

Agroalimentaire : Ynsect prend son envol

C'est une ferme agricole d'un nouveau genre. Verticale, on y élève des insectes. Pour nourrir des animaux aujourd'hui, et peut-être des humains demain. L'entreprise Ynsect a inauguré, hier, sa troisième usine du genre, la plus grande à ce jour, du côté d'Amiens.
A lire : Ynsect inaugure Ynfarm, la plus grande ferme d'insectes au monde

6 mai

📍 Déconfinement : le calendrier s'affine...

On en connaissait le cadre et les 4 étapes. Le déconfinement dans le détail commence à arriver. Les dates de réouverture des parcs de loisirs, casinos et stations thermales sont désormais fixées. Laissées de côté, les discothèques, elles, exigent de rouvrir le 30 juin. Une exigence qu'elles iront porter jusque devant le Conseil d'Etat.

... les jauges se précisent

Au-delà des dates de réouverture, le déconfinement, ce sont aussi des règles sanitaires. Depuis aujourd'hui, les lieux et événements culturels y voient un peu plus clair sur le sujet des jauges qui leur seront appliquées. Un peu seulement, car les préfets auront la main, dans certains cas, pour fixer des limites en fonction du contexte local.

Le rebond de l'investissement se profile

Sur l'investissement, les entreprises tiennent bon. Elles prévoient toujours de les augmenter de 10 % cette année, selon l'Insee, ce qui vient valider leurs anticipations du début d'année. Ces dépenses pourraient même s'envoler de 27 % dans le domaine des biens d'équipements et de 12 % dans l'agroalimentaire. En revanche, l'institut relève que "les industriels prévoient de conserver plus longtemps que d’habitude leurs équipements actuels". La part d’entreprises déclarant ainsi des déclassements d’équipements a atteint son plus bas niveau historique en 2020 (64 %, soit 10 points sous sa moyenne 1991-2020).

Brexit : la pêche, pomme de discorde

Regain de tension autour de la pêche post-Brexit. Après une première action du côté de Boulogne-sur-Mer (voir actualité du 23 avril), une cinquantaine de bateaux français se sont rassemblés au large du port de Saint-Hélier, la capitale de Jersey. C'est vers cette île anglo-normande qu'a dérivé, ces derniers jours, le bras de fer en cours entre Paris et Londres, sur les licences de pêche, octroyées au compte-gouttes par le Royaume-Uni. Aujourd'hui, chacun des deux pays a même envoyé deux bâtiments militaires sur la zone de la manifestation. Mardi, à l'Assemblée nationale, la ministre de la Mer Annick Girardin avait menacé de prendre des « mesures de rétorsion » contre Jersey.

5 mai

📍 Les embauches au beau fixe

Les entreprises ne renoncent pas à leurs projets d'embauches. En 2021, elles prévoient 2,7 millions de recrutements, selon un baromètre annuel de Pôle emploi. C'est d'ores et déjà plus qu'en 2019, mais la situation apparaît très contrastée, en fonction des secteurs et des régions. L'an dernier, la crise du coronavirus a tout de même porté un coup aux intentions des employeurs : 4 sur 10 ont annulé ou réduit leurs embauches. Dans l'hôtellerie-restauration, ce sont même 69 % des établissements qui ont dû se résoudre à l'une de ces deux options.

Les contrats de professionnalisation au plus mal

Si l'apprentissage a connu une année record en 2020, les contrats de professionnalisation aussi. Mais dans l'autre sens. Il s'en est signé 112 742 l'an dernier, soit un effondrement de 48,4 % par rapport à 2019, selon la Dares (ministère du Travail). La dégringolade s'est accélérée avec le début de la crise sanitaire, en mars, mais cette tendance à la baisse avait démarré dès septembre 2019, souligne l'étude.

Coup de fouet à la vaccination au travail

Un changement d'échelle. C'est ce que promet la ministre du Travail Elisabeth Borne au sujet de la vaccination en milieu professionnel. Les médecins du travail vont recevoir 100 000 doses supplémentaires d'Astra Zeneca ce mois-ci, en plus de pouvoir disposer, pour certains, de produits Pfizer ou Moderna. "Un circuit plus direct et simplifié" d'approvisionnement sera également mis en place. Ces ajustements deux jours après un appel commun du Medef et de la CFDT, lancé lundi, à "très fortement accélérer" la vaccination par les services de santé au travail, ouverte depuis fin février mais jugée insuffisante, avec 520 000 piqûres réalisées... soit à peine 0,3 % des injections effectuées en France jusqu'à présent.

Déconfinement : jusqu'ici tout va bien

Dans 14 jours, la libération. La prochaine échéance du déconfinement est bien partie pour être tenue : « si nous maintenons nos efforts, le 19 mai sera bien [la date d']une réouverture nationale des terrasses, des commerces, des lieux de culture et de sport », a confirmé le porte-parole du gouvernement, à la sortie du Conseil des ministres. Gabriel Attal a ainsi fait état d'« une amélioration nette de la situation » épidémique, tout en appelant à maintenir les précautions sanitaires d'usage.

Compte à rebours en plastique

Les jours des emballages plastiques à usage unique sont comptés. Le gouvernement vient de fixer, pour la période 2021-2025, des objectifs de réduction et de recyclage de ces contenants devenus indésirables. Avec, en ligne de mire, la fin annoncée de leur mise sur le marché en 2040.

L'électrique, ce n'est pas toujours fantastique

La mobilité électrique n'est pas forcément la clé de la réussite. La preuve : Alstom prévoit de se débarrasser d'Aptis, sa filiale alsacienne spécialisée dans la fabrication de bus propres.

Les puces font caler Stellantis

Petit composant, grandes conséquences. La pénurie mondiale de puces électroniques a empêché Stellantis (issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler) de sortir 190 000 véhicules de ses usines entre janvier et mars. C'est l'équivalent de 11 % de la production qui était prévue sur cette période. "Un impact supérieur [est] attendu" au deuxième trimestre, prévient le groupe automobile. En France, les sites de Rennes et Sochaux notamment ont dû ralentir, voire arrêter, leur activité à plusieurs reprises depuis le début de l'année.

4 mai

📍 Top départ pour l'aide à l'industrie 4.0

La course à la subvention est lancée. La version 2021 de l'aide aux PME et ETI industrielles prêtes à s'équiper en technologies 4.0 est désormais ouverte. Et mieux vaut ne pas traîner pour mettre la main sur ces 175 millions d'euros : la précédente version avait cartonné, le nouveau calendrier est serré et les premiers arrivés seront favorisés.

L'indemnisation des stocks dans les starting-blocks

Il faudra être un peu plus patient, du côté des commerçants. L'aide visant à indemniser leurs "surstocks" ne leur sera distribuée que le 25 mai, a annoncé Bercy.

Procédures collectives : une dangereuse ignorance

Non, le redressement ou la liquidation ne constituent pas l'unique porte de sortie des sociétés en difficulté. Et pourtant, les patrons méconnaissent encore trop souvent les alternatives à ces procédures collectives, comme le confirme un sondage OpinionWay pour l’institut Thomas More. L'étude déplore, au passage, une certaine méfiance des chefs d'entreprise envers leurs interlocuteurs (banques, administrateurs judiciaires, créanciers), lorsque la situation se tend.

Amazon, le bienvenu à Metz

Et de huit. Amazon ouvrira, cet été, à Metz, son huitième "centre de distribution" en France. Le géant américain de l'e-commerce met en avant un chiffre clé concernant son projet mosellan : 1 000, soit le nombre de CDI recrutés sous trois ans. De quoi ravir les élus locaux.
A lire : Amazon officialise la création de 1 000 emplois sur son futur site près de Metz

Automobile : avril pas facile

Apparemment, tout va bien. En avril, les ventes de voitures neuves ont plus que sextupler en un an (+568,8 %), selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Mais, comme en mars (voir actualité du 3 avril), la comparaison est faussée par le confinement dur d'avril 2020. Par rapport au même mois de 2019, le marché affiche, au contraire, une lourde chute de 25,4 %.

Les fonderies à la dérive

Rien ne va plus dans les fonderies françaises. Après avoir présenté un plan spécifique de 50 millions d'euros, l'Etat remet la main au porte-monnaie. Il vient d'accorder un prêt direct de 10 millions d'euros au groupe Alvance Aluminium Downstream pour ses trois sites français, récemment placés en redressement judiciaire (860 salariés environ répartis entre la Vienne et l'Indre). L'ouverture de cette procédure est une nouvelle conséquence de la fragilisation subite de la maison-mère GFG, à la suite de la faillite de la société de financement britannique Greensill. Pour ne rien arranger, ces difficultés particulières interviennent sur fond de crise structurelle du secteur. Plusieurs usines sont actuellement menacées, dont la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan, ou FVM, en Meurthe-et-Moselle.
A lire : Les salariés de FVM assignent l'actionnaire en justice

L'Egypte fan du Rafale

Contrat en or pour Dassault. En pleine crise du coronavirus, le groupe français a décroché une nouvelle commande de Rafale en provenance de l'Egypte : 30 avions de chasse vont s'ajouter aux 24 que le pays avait achetés en 2015. Selon le média Disclose, le contrat s'élèverait à 3,95 milliards d'euros. Il "devrait générer au total l’équivalent de 7 000 emplois en France pendant trois ans", affirme simplement le ministère des Armées, du côté de Paris. Les entreprises MBDA et Safran ont également conclu la vente d'"équipements associés", indique Paris, sans plus de précision.
A lire : L'Égypte commande 30 Rafale à Dassault Aviation

3 mai

📍 Dernière ligne droite pour le Fonds de solidarité

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dévoilé sur RTL une énième version du Fonds de solidarité, cette aide qui permet de maintenir à flot des centaines de milliers d’entreprises impactées par le Covid. Bonne nouvelle pour les hôtels, restaurants, cafés, entreprises du sport, de la culture et de l’événementiel :  l’aide ne sera pas débranchée brutalement. Elle sera même plus avantageuse dans un premier temps, avant de diminuer jusqu’en août avec le retour espéré à la normale. A cette date, elle pourrait disparaître. Sauf si les entreprises sont encore impactées par les conséquences de l’épidémie, a assuré Bruno Le Maire.
A lire : Dernière ligne droite pour le fonds de solidarité ?

Jusqu’à 8 jours de congés payés imposés ? 

L’employeur pourra-t-il bientôt imposer huit jours de congés à ses salariés ? C’est ce que prévoit le gouvernement dans son projet de loi relatif à la sortie de crise sanitaire. Depuis mars 2020, une entreprise peut déjà imposer six jours de congés à ses salariés. A condition qu’un accord d’entreprise ou de branche encadre cet assouplissement du droit du travail que le gouvernement compte renforcer et prolonger jusqu’au 31 octobre. Pour rappel, l’employeur peut aussi imposer 10 jours de RTT et ce, sans accord d’entreprise ou de branche. 

Le gouvernement se met au vélo cargo

Fini les camionnettes, place aux vélos. En visite à Marseille, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a présenté des mesures en faveur de la livraison à vélo. Le plan prévoit de financer les livraisons par vélo cargo, via le dispositif expérimental ColisActiv, l’élargissement de la prime à la conversion aux vélos électriques ainsi que le renforcement du bonus pour les vélos cargos. Ce plan devrait aussi s’appuyer sur une disposition, beaucoup plus coercitive, du projet de loi Climat & Résilience : l’instauration de « zones à faibles émissions » sur l’ensemble des agglomérations de plus de 150 000 habitants, qui vont limiter les véhicules les plus polluants.

Les cures thermales se déconfinent 

Les 113 établissements thermaux de France vont pouvoir de nouveau accueillir des curistes à compter du 19 mai, indique le Conseil national des établissements thermaux qui a convenu d’une jauge de 50% avec le gouvernement. Employant 10 000 salariés, le secteur a perdu les deux tiers de sa fréquentation en 2020. 

Levée de fonds XXL pour Carbios 

Carbios lance une souscription en Bourse qui doit lui permettre de lever au moins 105 millions d’euros. Cette levée de fonds doit permettre à cette entreprise de Clermont-Ferrand de construire une usine de recyclage des polymères plastiques et textile.
A lire : Carbios lève 105 millions d'euros

30 avril

📍 Croissance molle, mais croissance quand même...

Ni rebond, ni récession. Au premier trimestre, la croissance française est repartie sur un petit rythme. Le confinement, évité en février et partiel en mars, a permis, semble-t-il, de limiter les dégâts. Ce que semble confirmer la contre-performance enregistrée, au même moment, par la zone euro : son PIB a encaissé une deuxième baisse trimestrielle consécutive en ce début d'année (-0,6 %, après -0,7 %), selon Eurostat.

... malgré une consommation à la peine

Moteur traditionnel de la croissance, la consommation des ménages est restée en berne en mars. Leurs achats de biens ont reculté d'1,1 % en un mois, indique l'Insee, dans une autre publication. Principales victimes de ce coup de mou, les dépenses dans l'habillement-textile (-11,5 %) et  dans l'équipement du logement (-6 %), affectées par le décalage des soldes, mais, surtout, la fermeture des commerces dans 16, puis 19, départements, avant le troisième confinement national.

Les déçus du déconfinement

Le calendrier du déconfinement d'Emmanuel Macron ne fait pas que des heureux. La réouverture des commerces au 19 mai notamment n'est pas du goût des principaux concernés. Douze fédérations "regrettent" une reprise jugée tardive et réclament des aides en conséquence. Du côté des discothèques, c'est carrément la douche froide, faute de perspectives. Pour les restaurants, c'est le soulagement qui semble dominer... mais les défis restent nombreux, après plus de six mois d'interruption, nuance le président de l'Umih du Rhône.
A lire, l'interview de Thierry Fontaine : « Nous espérons vivre nos Trente Glorieuses à partir du 19 mai »

Les reports de charges sociales continuent

Déconfinement ou pas, les reports de charges sociales restent de rigueur en mai. Les Urssaf reconduisent, pour un mois de plus, les règles mises en place depuis le début de l'année.

Le calendrier économique d'Emmanuel Macron

Réouvrir l'économie, et après ? Dans son interview à la presse quotidienne régionale, le président de la République dessine quelques perspectives pour la suite. A court terme, avec le débranchement des aides aux entreprises. Mais aussi à moyen terme, avec un "deuxième temps de la relance"... et à dix ans, avec la reconstruction de l'industrie française.
A lire : Emmanuel Macron présente un calendrier de réouverture de l'économie en 4 étapes

Leçons de transition pour les patrons

La transition écologique, on en parle beaucoup, mais comment la faire vraiment ? Pour Bpifrance, une partie de la réponse réside dans la formation. La banque publique lance un programme gratuit, à destination des chefs d'entreprise, pour les sensibiliser à ces enjeux et, surtout, les inciter à passer à l'action.

E-commerce : Snowleader tout schuss

Il n'y a pas que les GAFA qui profitent du boom de l'e-commerce. Le haut-savoyard Snowleader, positionné sur l'équipement sportif, tire aussi son épingle du jeu, malgré une année 2020 en dents de scie et la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski.
A lire, l'interview de son PDG Thomas Rouault : « Nous dépasserons 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 »

29 avril

📍 Le calendrier du déconfinement est arrivé

3 et 19 mai, 9 et 30 juin. Retenez bien ces dates : ce seront les 4 moments-clés du déconfinement qui s'annonce, selon le calendrier dévoilé par Emmanuel Macron à la presse quotidienne régionale. Une réouverture de l'économie progressive, mais aussi conditionnelle.
A lire : Emmanuel Macron présente un calendrier de réouverture de l'économie en 4 étapes

La révolution annoncée du chômage partiel

Cette fois sera-t-elle la bonne ? Le débranchement progressif du chômage partiel devrait débuter dès le mois de juin, selon deux décrets publiés aujourd'hui. Longtemps repoussée, la hausse du reste à charge pour l'employeur s'appliquera même aux secteurs protégés du tourisme. Ils en étaient exemptés depuis le début de la crise sanitaire.

La crise coûte toujours autant

Le redressement des finances publiques ne sera pas pour 2021. Le déficit de la France devrait finalement atteindre 9 % cette année, a indiqué Olivier Dussopt, sur Radio J. C'est 0,5 point de plus que la prévision inscrite dans la loi de finances, et un trou quasiment aussi grand qu'en 2020 (9,2 % à l'époque). « En dehors du plan de relance, nous estimons que le coût de la crise, à la fois pour les dépenses de nature médicale (...) et les aides dites d'urgence (fonds de solidarité, exonérations, activité partielle), se situera entre 55 et 60 milliards d'euros d'intervention pour l'année 2021 », a précisé le ministre délégué aux Comptes publics. A lui seul, le soutien aux entreprises représente plus de 80 % de cette enveloppe.

Manitou, Würth : fièvre d'investissement dans l'industrie

Le secteur de l'outillage s'équipe pour l'avenir. Le spécialiste des engins de manutention Manitou vient de présenter un vaste plan d'investissement à cinq ans dans le Grand Ouest.
A lire : Manitou annonce 80 millions d'euros d'investissement sur cinq ans
Il y a quelques semaines, c'est la filiale française du groupe allemand Würth qui annonçait un projet à 60 millions d'euros en Alsace, le plus important de son histoire.
A lire : Würth France investit 60 millions d'euros pour renforcer sa logistique

Des moyens pour les makers

Après le made in France, le make in France ? La Banque des Territoires a décidé d'investir 950 000 euros dans le réseau Make Ici. Aujourd'hui réparties sur quatre sites (à Montreuil, Marseille, Nantes et Le Puy-en-Velay), ces manufactures numériques collaboratives (autrement appelées makerspaces) entendent essaimer en France, avec dix ouvertures supplémentaires prévues d'ici 2024, dont Paris, Tours, Wasquehal (Nord) et Lormes (Nièvre) avant la fin d'année prochaine. Ces espaces proposent outils numériques et formations continues au service de l'industrie et l'artisanat.

28 avril

📍 Déconfinement : Emmanuel Macron s’exprimera vendredi 

Pour les entreprises de la restauration, de l’événementiel ou encore de la culture, il va falloir encore patienter quelques jours pour savoir sur quel pied danser. Le président de la République présentera, vendredi, sa stratégie de sortie de crise, a indiqué Jean Castex. Le Premier ministre a assuré que celle-ci sera « progressive » et « phasée ». Cette sortie de crise sera encadrée par un projet de loi qui sera déposé demain au Parlement. Le texte remplacera l’état d’urgence sanitaire par une période transitoire du 2 juin au 31 octobre, au cours de laquelle le gouvernement pourra prendre de nouvelles mesures, si la situation épidémique le justifie.

Le retour de la prime Macron 

Le gouvernement dévoile les modalités de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dite prime Macron, que peut verser l’employeur à ses salariés pour 2021. Comme l’an passé, les employeurs peuvent accorder une prime défiscalisée de 1 000 euros aux salariés gagnant moins de 3 Smic. Ce montant peut être porté à 2 000 euros pour les salariés dits de deuxième ligne. Ces gratifications pourront être distribuées "jusqu'à début 2022", avec rétroactivité "pour les primes versées à partir du dépôt du projet de loi qui intégrera ces mesures à l’été", indique le ministère du Travail.

Le bilan de santé paradoxal des patrons 

Et vous, comment ça va ? C'est la question posée aux patrons de TPE-PME dans la dernière enquête de Malakoff Humanis. Leur réponse est positive... en apparence seulement. La santé de ces dirigeants d'entreprise a trinqué pendant la crise du Covid-19, sans toutefois trop ébranler leur confiance en l'avenir.

Moins de réussite pour la Médiation du crédit

Baisse de rythme à la Médiation du crédit. Les dossiers reçus au premier trimestre par ce service de la Banque de France sont au plus bas depuis le début de la crise du coronavirus. Le taux de succès aussi.

Brexit : un vote et des tensions

Le divorce est consommé. Le Parlement européen a formellement validé, hier soir, l'accord de commerce et de coopération conclu, fin décembre, avec Londres. Appliqué provisoirement depuis le 1er janvier, le texte régit les relations entre les 28 pays de l'UE et le Royaume-Uni, qui n'en fait plus partie. Sans toutefois régler toutes les questions ouvertes par le Brexit. Et notamment sur la pêche. Après la mobilisation des professionnels du Pas-de-Calais, la France va débloquer une aide de 100 millions d'euros. Et menace les Britanniques « de mesures de rétorsion dans d'autres secteurs », s'ils ne respectent pas leurs engagements dans ce domaine, a prévenu le secrétaire d'Etat Clément Beaune, hier, sur BFM Business.

Véhicules autonomes : EasyMile lève 55 millions d’euros

L’entreprise toulousaine EasyMile, qui fournit des logiciels pour véhicules autonomes, vient de boucler un tour de table de 55 millions d’euros. L’opération doit permettre à cette PME de 250 salariés d’accélérer ses ventes, aussi bien en France qu’à l’étranger. 
A lire : EasyMile lève 55 millions d'euros

27 avril

📍 Le plan de relance à la sauce européenne

Une impression de déjà-vu. Aujourd'hui, Bercy a présenté son "plan national de relance et de résilience". Il a pourtant été lancé il y a huit mois... mais il s'agissait, aujourd'hui, d'une version de 727 pages (!), formatée pour être officiellement déposée à la Commission européenne demain. L'enjeu : obtenir de Bruxelles un financement de 41 milliards d'euros (sur les 100 Md€ de ce plan), alors même que Paris dit en avoir déjà dépensé 30 Md€ depuis septembre, dont 9 Md€ en 2020. Pour convaincre l'UE, le gouvernement met en avant ses efforts sur les transitions écologique et numérique. Mais aussi ses réformes, dont celles de l'assurance-chômage "dès 2021" (voir actualité du 2 mars) et des retraites, présentée comme "nécessaire". A ce sujet, "le dialogue social devra être repris (...) dès que l'amélioration de la situation sanitaire et économique le permettra", écrit l'exécutif.

Le chômage en baisse... vraiment ?

C'est l'arbre qui cache une forêt de chômeurs. Au premier trimestre en France (hors Mayotte), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi, sans aucune activité (catégorie A), a baissé de 0,4 % en trois mois, selon la Dares (ministère du Travail). C'est le troisième recul trimestriel consécutif. Mais... certaines régions souffrent plus (+1,1 % en Auvergne Rhône-Alpes) que d'autres (-1,5 % en Pays de la Loire). Pis, au niveau national et sur un an, le chômage bondit de 6,3 %. Sans oublier que la population des demandeurs d'emploi qui ont un peu travaillé (catégories B et C) a continué, elle, à progresser en ce début d'année 2021, et ce quelle que soit la période de référence choisie (+0,8 % sur trois mois, +2,1 % sur un an).

Réveil du chômage partiel, assoupissement de l'APLD

L'activité partielle, elle, reprend sa marche en avant. Les salariés touchés, et encore plus les heures chômées, devraient progresser en mars, selon les premières estimations de la Dares, encore elle. En revanche, le régime de longue durée (APLD) peine toujours à prendre le relais. Interrogées par la direction statistique du ministère du Travail, les entreprises ne se montrent pas convaincues par le dispositif : 46 % pensent ne plus avoir besoin de chômage partiel, sous quelque forme que ce soit, dans les mois à venir, quand 12 % expliquent leur désintérêt par la complexité de la démarche.

Frémissement du télétravail en mars...

L'intensification du télétravail a tardé dans les entreprises. En mars, 27 % des salariés ont passé au moins une journée en distanciel (+1 point seulement par rapport à février), toujours selon la Dares. Et ce, malgré le rappel à l'ordre du gouvernement au cours du mois. A noter toutefois que les employés eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à vouloir revenir à leur poste : dans 45 % des cas, la présence sur site proviendrait, entre autres, d'une demande du salarié. Ce motif a progressé de 4 points en un mois.

... assouplissement en mai ?

La sortie du télétravail reste floue, au moins autant que le calendrier du déconfinement. Au lendemain d'une réunion avec les partenaires sociaux sur le sujet, la ministre du Travail est restée évasive sur ses plans. "Quand la situation sanitaire le permettra, le retour au bureau se fera de manière progressive, étape par étape", écrit Elisabeth Borne, sur Twitter. Cet assouplissement pourrait débuter au moment de l'ouverture des terrasses, prévue à la mi-mai. Selon Capital, qui cite des sources syndicales, cette première phase consisterait à réautoriser le présentiel 1 à 2 jours par semaine. En attendant, la règle, « c'est encore 100 % de télétravail, quand c'est possible », a martelé la ministre sur BFMTV, ce matin.

Le rebond inégalitaire des levées de fonds

Les levées de fonds poursuivent sur leur lancée. Au premier trimestre, comme en 2021, les opérations ont été moins nombreuses, mais les montants atteints plus élevés, selon In Extenso Innovation Croissance et l’ESSEC Business School. L'étude s'inquiète toutefois d'évolutions inquiétantes vers un capital-risque à deux vitesses.

Spatial : Unseenlabs veut aller plus haut

Ces Bretons visent les étoiles. La start-up Unseenlabs, basée à Rennes, vient de boucler sa deuxième levée de fonds pour envoyer encore plus de ses nano-satellites dans l'espace.
A lire : Unseenlabs lève 20 millions d'euros pour poursuivre sa conquête de l'espace

26 avril

📍 Les prêts participatifs arrivent (enfin)

Ils se sont fait attendre, mais ils arrivent. Enfin, mais en partie seulement : 12,2 milliards d'euros de prêts participatifs seront disponibles la semaine prochaine... sur les 20 milliards, qui avaient été promis, initialement, pour le premier trimestre. Pour expliquer ce retard, le ministère, avec les fédérations de la banque et de l'assurance, impliqués dans ce dispositif, parlent d'un mécanisme "hors normes", qu'il a fallu inventer. Sur Europe 1, le patron de Bercy Bruno Le Maire s'est félicité en tout cas de cette injection d'« argent frais », au profit des entreprises de « secteurs prêts à redémarrer (...), qui vont pouvoir réinvestir et réembaucher ».

Automobile : les fonderies inquiètent (beaucoup)

Les fonderies automobiles menacées d'extinction ? Le gouvernement prend acte en tout cas de leurs difficultés "structurelles" et annonce un "plan d'actions spécifique", pour les aider à amortir le choc. En parallèle, l'Etat confirme son appui au reste de la filièrepar de nouvelles mesures. Et revendique, en moins d'un an, avoir notamment financé 303 entreprises, à hauteur de 278 millions d'euros, par le biais de son fonds de modernisation dédié. Soit 793 millions d'euros d'investissement soutenus et près de 10 000 emplois "confortés".

Première étape d'un nouveau déconfinement...

C'est reparti pour un tour. Après le déconfinement avorté de décembre, place à celui de mai, avec quelques jours d'avance. Crèches, écoles maternelles et primaires rouvrent le bal, et leurs portes, ce matin, après deux semaines de vacances. Pour les parents, le chômage partiel pour garde d'enfant reste néanmoins possible, sous conditions.

... qui en comptera plusieurs d'ici à l'été

Le voile se lève sur les prochaines étapes du déconfinement. En déplacement en Seine-et-Marne, le président de la République s'est laissé aller à quelques confidences. Après l'ouverture des terrasses et lieux de culture (avec des « jauges réduites ») toujours envisagée à la mi-mai, « il y aura une étape, je pense, autour de début juin, et puis une autre mi- ou fin juin ». Mais l'approche territorialisée semble désormais s'imposer, au moins dans un cas précis : « Je pense qu'on ne peut pas rouvrir les restaurants, disons fin-mai ou courant juin, dans des départements où [le virus] circule encore beaucoup, a indiqué Emmanuel Macron. Mais dans d'autres, où ça a beaucoup baissé, je pense qu'il faudra les ouvrir. »
Au-delà des déclarations, les préparatifs continuent : les partenaires sociaux et le gouvernement se sont penchés, aujourd'hui, sur le télétravail, afin d'envisager un assouplissement progressif des règles en vigueur.

Tourisme : vers un retour des Américains

Un premier pas vers le retour des voyageurs américains en Europe ? « Les 27 États membres [de l'UE] accepteront, sans condition, tous ceux qui sont vaccinés avec des vaccins approuvés par l'EMA » (l'Agence européenne des médicaments), a indiqué, au New York Times, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Sans toutefois donner la date de ce feu vert.

23 avril

📍 Bientôt une assistance à entreprise en danger

L'Etat au chevet des "entreprises saines". Bercy planche actuellement sur un nouveau plan d'accompagnement, a confirmé le ministre de l'Economie. Bruno Le Maire en avait déjà évoqué l'idée le 14 avril (voir à cette date, ci-dessous). Cette fois, il a précisé les trois étages de ce dispositif. Son ambition : sauver de la faillite des PME et ETI en bonne santé avant la crise du coronavirus, mais aujourd'hui malades des dettes contractées depuis.

PGE : qui fait quoi ?

Les entreprises prêtes à rembourser un peu plus vite leur PGE. Elles sont finalement 68 % à envisager de l'amortir le plus tard possible, soit en 2026. C'est 6 points de moins qu'il y a trois semaines, selon un bilan actualisé de la Fédération bancaire française, établi à partir de 459 000 réponses, reçues au 16 avril. L'année de différé supplémentaire, introduite mi-janvier, séduit encore 53 % des souscripteurs (-2 points). Mais 14 % pensent désormais se débarrasser de leur prêt garanti par l'Etat dès cette année (+2 points). Le dispositif vient d'être prolongé par le gouvernement jusqu'à la fin de l'année.
A lire : Rembourser ou reporter son prêt garanti par l'État ?

Déconfinement : le télétravail aussi

Les salariés seront déconfinés à la mi-mai. En vue de cette échéance, « on aura aussi à faire bouger les règles sur le télétravail », a indiqué Elisabeth Borne sur LCI. Cette évolution sera au centre d'une nouvelle réunion, lundi, avec les partenaires sociaux. La ministre du Travail veut notamment « redonner la main aux entreprises et aux salariés sur l'organisation de ce télétravail ». Un assouplissement qui intervient au moment même où les entreprises commençaient à adopter le distanciel dans des proportions similaires au deuxième confinement, selon le dernier sondage Harris Interactive commandé par le gouvernement. La semaine dernière, 44 % de salariés étaient en poste à domicile, au moins partiellement, contre 45 % début novembre.

Les télécontrôles de la Répression des fraudes

La Répression des fraudes aussi s'est mise au numérique en 2020. Mais ses contrôles accrus sur les sites web n'ont pas permis de limiter la chute des amendes prononcées. Et pourtant, les fraudes et abus en ligne sont nombreux, reconnaît la DGCCRF. Sanctions en berne, comportements déviants : c'est déjà ce qui ressortait du bilan 2020 de son action contre les retards de paiement interentreprises, dévoilé en février.

Après le Brexit, la pêche en eaux troubles

Vent de colère sur les côtes du Pas-de-Calais. La nuit dernière, les pêcheurs étaient à la manoeuvre à Boulogne-sur-Mer, pour dénoncer les conséquences du Brexit sur leur activité, et notamment la délivrance au compte-gouttes de licences par le Royaume-Uni. Soutenue par des élus locaux, leur action coup de poing est remontée aux oreilles du gouvernement : la ministre de la Mer Annick Girardin et le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune ont rappelé, par communiqué, "la nécessité d'une action ferme et déterminée de la Commission européenne pour assurer la pleine application de l'accord", conclu en décembre, entre Bruxelles et Londres. "L'urgence commande une accélération des efforts collectifs", concluent-ils.
A lire : A Boulogne-sur-Mer, la filière pêche subit les conséquences du Brexit

A Toulouse, la santé prend le relais

Bonne nouvelle pour l'économie toulousaine. Eprouvée par la crise de l'aéronautique, la Ville rose va accueillir la future usine européenne de la biotech Evotec. Montant de l'investissement : 150 millions d'euros.
A lire : L'allemand Evotec va installer une usine de produits biologiques à Toulouse

22 avril

📍 Le déconfinement de mai confirmé du bout des lèvres

A quoi ressembleront les prochaines semaines ? Ce soir, Jean Castex a confirmé, encore une fois, le calendrier annoncé le 31 mars par Emmanuel Macron. Les restrictions de déplacement en journée seront ainsi bel et bien levées le 3 mai. Pas le couvre-feu. D'ici là, crèches, maternelles et primaires rouvriront dès ce lundi, les collèges et lycées le 3 mai - mais en demi-jauge pour les seconds, tout comme pour les 4e et 3e de 15 départements très touchés par le virus (dont ceux d'Ile-de-France, le Nord, le Rhône ou les Bouches-du-Rhône).
Ensuite ? "Un nouveau train de réouvertures, autour de la mi-mai" sera envisagé... mais "sous réserve de l'évolution de la situation sanitaire". Ce déconfinement "pourrait commencer par les commerces, certaines activités culturelles et sportives, et les terrasses". Mais, nuance aussitôt Jean Castex, "cette liste n'est pas définitivement fixée, elle sera assortie de conditions particulières, le cas échéant territorialisées, qui évolueront au fil des étapes", prévues pour s'étaler jusqu'à l'été.
Autre confirmation, plus concrète : le renforcement des contrôles aux frontières, pour les voyageurs en provenance du Brésil, Argentine, Chili, Afrique du Sud et Inde, à partir de samedi.

Le début de la fin des aides aux entreprises

Le compte-à-rebours est (à peu près) lancé pour les aides d'urgence aux entreprises. Fonds de solidarité, activité partielle, prêts garantis par l'Etat... tous ces dispositifs-clés de la lutte contre la crise du coronavirus vont progressivement disparaître, ont annoncé aujourd'hui les ministres de l'Economie et du Travail. Ils ont expliqué comment ils comptaient faire pour les débrancher. Sans jamais vraiment dire quand.
A lire : Comment l'Etat compte faire évoluer ses aides d'urgence aux entreprises

Le coup de pression du commerce

A quand la fin des fermetures administratives ? C'est précisément la seule question qui préoccupe les commerçants. Dans une tribune commune, 12 fédérations et 150 patrons exigent du gouvernement leur réouverture "impérative" pour le 10 mai, au plus tard. Et réclament le versement rapide et effectif de "compensations" pour "empêcher un séisme économique et social".

Moral inégal dans l'économie

L'industrie qui rit, les services qui se contrarient. Après l'embellie de mars (voir actualité du 25 mars), le climat des affaires, mesuré par l'Insee, s'assombrit quelque peu en avril (-2 points en un mois). Le pessimisme gagne surtout le tertiaire, en première ligne du troisième confinement (-5 points pour le commerce de détail, -3 pour les autres services). A l'inverse, dans les usines, le moral des chefs d'entreprise atteint un sommet (indice à 104, +5 points). Mais ils sont aussi "bien plus nombreux qu'au début de l'année à éprouver des difficultés d’offre les empêchant d'accroître leur production comme ils le souhaiteraient", prévient l'Institut.

Airbus fait sa mue

Airbus redistribue ses cartes en interne. L'avionneur européen annonce la création de deux sociétés, issues du regroupement de plusieurs de ses sites français et allemands.
A lire : Airbus se réorganise et crée deux sociétés dans le domaine des aérostructures

21 avril

📍 Les embauches reparties

Ca s'en va et ça s'en revient. L'emploi continue de fluctuer au gré des restrictions sanitaires. Au premier trimestre, c'est-à-dire entre deux confinements, les déclarations d'embauches sont reparties de l'avant, selon la Caisse nationale des Urssaf. L'emploi semble même revenu à la normale dans certains secteurs et plusieurs régions.

Des primes rabougries

La "prime Macron" fait un flop. "A ce stade", 716 millions d'euros ont été versés à l'issue du quatrième trimestre 2020, d'après la Caisse nationale des Urssaf. C'est 3 fois moins que la somme distribuée en 2019 sur une période plus courte, et alors même que le montant communiqué aujourd'hui inclut, en plus, la "prime Covid" remise aux soignants. Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé la reconduction, pour 2021, de ce dispositif défiscalisé et exonéré de charges sociales.

Le chômage partiel universel

Le chômage partiel "déformé" par l'épidémie de coronavirus. On le pressentait déjà, une étude de la Dares (ministère du Travail) le confirme. La crise du Covid-19 a non seulement fait exploser le nombre de bénéficiaires (de 38 000 salariés par mois en moyenne, entre 2015 et 2019, à plus de 3 millions en 2020). Mais elle a aussi changé leur profil. Auparavant plébiscitée par l'industrie, l'activité partielle est désormais dominée (à plus de de 80 % fin 2020) par les services marchands, en raison notamment de l'arrêt, puis "la reprise plus lente et plus tardive" de l'hébergement-restauration, entre autres. Dans le même temps, ce régime a gagné des classes d'âge (les moins de 25 ans) et des catégories sociales (les cadres) où il était jusqu'alors très peu répandu. Résultat, il est désormais "plus représentatif" de la démographie des salariés français.

Vaccination : l'appel aux employeurs

Bon de sortie pour une piqûre. Après le Medef (voir actualité du 12 avril), c'est au tour du ministère du Travail de lancer un appel aux employeurs, pour qu'ils "[facilitent] l’accès à la vaccination aux salariés prioritaires sur [leur] temps de travail". La liste complète des métiers concernés a été publiée hier soir par le gouvernement.

Déconfinement : le calendrier tient toujours

Le gouvernement maintient le cap, sans dévoiler son jeu. Les échéances de déconfinement, fixées par Emmanuel Macron, le 31 mars, servent toujours de « base de travail » et ont « vocation à s'appliquer », a martelé Gabriel Attal, à la sortie du Conseil des ministres. La réouverture de « certaines terrasses, certains lieux de culture », mais aussi d'une partie des commerces, précise le porte-parole, reste programmée pour « la mi-mai ». Pas plus de détails. Une conférence de presse se tiendra demain, mais elle portera surtout sur la rentrée scolaire, les examens des étudiants, les contrôles aux frontières (voir ci-dessous) et la campagne de vaccination.

Petite éclaircie pour les entreprises de proximité

L'espoir renaît (un peu). Certaines entreprises de proximité ont renoué avec la croissance au premier trimestre, selon l'U2P. Mais l'embellie ne concerne pas l'hébergement-restauration. Et malgré une petite percée d'optimisme, les artisans, commerçants et professions libérales restent prudents pour la suite.

Grande déprime dans tout le secteur aérien

Autre secteur, autre ambiance. L'aérien broie du noir. Après les industriels de l'aéronautique française, les aéroports européens voient, à leur tour, l'horizon de la reprise s'éloigner. Le retour à la normale n'est plus prévue avant 2025, selon ACI Europe, représentant plus de 500 plates-formes du continent. Et pour cause : au premier trimestre, le trafic passagers s'est encore écroulé de 81,7 % par rapport à la même période de 2019. Les prévisions pour 2021 sont désormais abaissées de 12 points (à -64 %). La perte de chiffre d'affaires est estimée à 29 milliards d'euros - quasiment autant qu'en 2020. Même son de cloche du côté des compagnies aériennes : leurs pertes cumulées pourraient s'élever à 47,7 milliards de dollars (près de 40 Md€), selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).

Les voyageurs d'Inde sous surveillance

Le filtrage aux frontières s'étend à un nouveau pays. Les voyageurs en provenance d'Inde devront se plier à des règles sanitaires renforcées à leur arrivée en France, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Les détails seront donnés « prochainement », mais il devrait s'agir des mêmes mesures applicables, à partir de samedi, aux personnes venant du Brésil, du Chili, de l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Guyane (isolement obligatoire de 10 jours, dépistage récent exigé - voir actualité du 19 avril).

20 avril

📍 Le fonds de solidarité toujours plus large...

Le fonds de solidarité n'en finit pas de se réinventer. Un an après sa création, ce dispositif-phare de la crise du coronavirus intègre de nouveaux bénéficiaires pour mars 2021, ainsi qu'un niveau d'aide supplémentaire pour les entreprises fermées sur une partie du mois seulement. Les demandes ont ouvert aujourd'hui. Celles pour février clôtureront dans dix jours.

... et les tentatives de fraude toujours plus grandes

Qui dit élargissement du fonds de solidarité, dit renforcement des contrôles de l'administration. Ce raidissement a donné lieu à un ralentissement généralisé du système depuis le début de l'année. A raison, à en croire deux chiffres publiés aujourd'hui. Le ministère des Finances assure avoir identifié pour 64 millions d'euros de versements indus entre les mois d'avril 2020 et 2021, au cours de 43 500 contrôles a posteriori. Plus impressionnant encore, les vérifications en amont des demandes auraient permis d'éviter la distribution abusive de 5,9 milliards d'euros, selon le fisc, cité par le Comité de suivi et d'évaluation des mesures d'urgence aux entreprises.

Les aides aux entreprises à côté de la plaque ?

A qui profitent vraiment les aides d'urgence contre la crise du coronavirus ? Un premier bilan, centré sur la période de mars à septembre 2020, apporte un éclairage sur les bénéficiaires des 163 milliards d'euros distribués à l'époque. Parmi eux, des entreprises en difficulté, certes... mais aussi quelques profiteurs.

Vaccination : 400 000 travailleurs prioritaires

La liste des professions à vacciner en priorité s'élargit. En plus des forces de l'ordre, personnel de l'enseignement et de la petite enfance, une vingtaine de métiers a été identifiée par le ministère du Travail et les partenaires sociaux, pour être immunisées contre le Covid-19 d'ici au 9 mai. Au total, 400 000 personnes de plus de 55 ans sont visées, qu'il s'agisse de salariés, d'intérimaires, d'indépendants ou de patrons.

Une relance en bois

Le bois dans tous ses états. L'Etat lance une nouvelle initiative en faveur de cette ressource naturelle, cette fois comme matériau de construction. Objectif de cet appel à manifestation d'intérêt : faire pousser la filière française et valoriser les forêts du pays. Un enjeu en passe de devenir stratégique : le bois est devenu une denrée rare, par les temps qui courent, et les prix s'affolent, comme le montre notre rédaction d'Auvergne Rhône-Alpes dans sa dernière enquête.
A lire : La région Auvergne-Rhône-Alpes en première ligne des tensions sur le prix du bois

19 avril

📍 Fonds de solidarité : J-1 pour mars

Encore une ouverture tardive... Le fonds de solidarité de mars sera accessible à partir de demain, 20 avril, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur Twitter. Pour rappel, quand le formulaire de janvier n'était arrivé que le 24 février, le même avait convenu que c'était « trop tard » pour des entreprises dans le besoin. Le fonds de solidarité a encore accordé 2,7 milliards d'euros à 492 000 entreprises, au titre du mois de février, selon Bercy.

Financement (1) : les marchés en soutien

Il n'y a pas que le PGE dans la vie. Au-delà des prêts garantis par l'Etat, les entreprises sont allées massivement chercher des fonds sur les marchés financiers en 2020 - 165 milliards d'euros précisément, en hausse de 31,1 %, selon un observatoire spécialisé. Les introductions en Bourse, elles, se sont effondrées.

Financement (2) : la dette privée en recul

Autre source de financement pour les entreprises, les fonds de dette privée. La crise ne les a pas épargnés : ils ont mobilisé 7,5 milliards d'euros (-12,2 % en un an) dans 171 opérations (-22,6 %) en France, l'an dernier, selon un bilan de France Invest et Deloitte. Une contraction en valeur et en volume plus forte que celle subie par les fonds d'investissement. En revanche, les sommes dédiées aux transmissions ont explosé (+31 %, soit près de 4,6 Md€), loin devant le refinancement (1,4 Md€, -43,6 %). Par ailleurs, les démarches de croissance interne (0,85 Md€, +28,5 %) ont pris le pas sur les opérations externes (0,64 Md€, -65,7 %).

Vaccination : à qui le tour ?

La vaccination par métiers est lancée. Mais quelles professions vacciner en premier ? La question sera au coeur d'une réunion, demain, entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Mais sans attendre, la ministre du Travail Elisabeth Borne a indiqué, dès ce matin, sur France Inter, vouloir cibler les travailleurs dits de la deuxième ligne. Et de citer, parmi eux, « par exemple, les éboueurs ou les conducteurs de bus », comme cibles prioritaires. Ce week-end déjà, les professionnels de la petite enfance et de l'enseignement, ainsi que les forces de l'ordre, ont ouvert le bal. Ne sont toutefois concernées, dans tous les cas et pour l'instant, que les personnes âgées de plus de 55 ans.

Tourisme : les campings en reconquête

Bien malin qui peut dire à quoi ressemblera la saison 2021 dans le tourisme. Et pourtant, malgré les incertitudes, l'été se prépare dès maintenant. Exemple dans les campings de Bretagne, où les professionnels tentent de mettre toutes les chances de leur côté pour éviter de revivre une année 2020 bis.
A lire : Comment les campings bretons font face aux défis du Covid-19

Coup de canif à l'attractivité

L'attractivité de la France en a pris un coup. La crise du coronavirus a mis à mal l'image du pays à l'étranger, selon une enquête annuelle menée auprès des Conseillers du commerce extérieur. Mais certaines mesures du plan de relance pourraient aider à redorer le blason tricolore dans les prochains mois.

Tour de vis aux frontières

L'étau se resserre sur les voyages internationaux. L'interdiction des déplacements du Brésil vers la France, censée être levée aujourd'hui, est finalement prolongée jusqu'à samedi, minuit ("à l'exception de ceux nécessaires au transport de marchandises", précise le décret). Suivront, à partir du 24 avril, des mesures renforcées pour les personnes en provenance de ce pays, mais aussi d'Argentine, du Chili et d'Afrique du Sud. La Guyane sera également concernée. Il est notamment prévu une « obligation de [s']isoler » pendant 10 jours, prise par un « arrêté préfectoral nominatif » et contrôlée par les forces de l'ordre, a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur Europe 1, ce matin. Le non-respect de cette quarantaine pourra être sanctionné d'une amende de 1 500 euros maximum. Un test PCR négatif au Covid-19 de moins de 36h sera également exigé. Il pourra être de moins de 72h, à condition d'être "accompagné d’un test antigénique négatif de moins de 24h", précise Matignon.

16 avril

📍 Déconfinement : le cap est maintenu

Pour l'instant, on ne change rien. Au lendemain d'une réunion de travail à l'Elysée sur le déconfinement, l'exécutif mise toujours sur le calendrier présenté fin mars. A savoir : réouverture des crèches et écoles le 26 avril, puis des collèges et lycées le 3 mai (mais peut-être en demi-groupes, a nuancé le porte-parole du gouvernement sur France Info), avant une reprise d'activité pour « certaines terrasses, certains lieux de culture » autour de « la mi-mai », a poursuivi Gabriel Attal. Cette dernière échéance donnerait le coup d'envoi à une réouverture progressive de l'économie par cycle de trois semaines, selon des indiscrétions de la presse. Une lueur d'espoir aussitôt tempérée par Jean Castex : « La troisième vague est loin d'être terminée », a prévenu le Premier ministre, dans l'après-midi.

Chômage partiel : la garde d'enfant reprécisée

Le chômage partiel pour garde d'enfant est-il ouvert aux télétravailleurs ? Après avoir lui-même entretenu la confusion, le gouvernement répond oui... à quelques détails près. Une mise au point qui risque de ne pas suffire à décrisper salariés et employeurs sur ce sujet potentiellement inflammable.
A lire : Le chômage partiel pour garde d'enfant remis à plat

Les élections syndicales TPE font pschitt

Encore une bien mauvaise édition pour les élections syndicales dans les TPE. La participation est tombée encore plus bas que lors du précédent scrutin, selon les résultats officiels publiés aujourd'hui.

Le Covid-19, accélérateur d'entreprises

La fièvre des créations d'entreprise ne se dément pas. En douze mois de crise du coronavirus, leur nombre a bondi de 12,8 %, selon l'Insee. Et même si elles reculent légèrement en mars, elles se maintiennent à un niveau historique depuis l'été dernier.

Le faux redémarrage de l'auto

A première vue, la performance est exceptionnelle : au premier trimestre, les immatriculations de voitures neuves en Europe sont allées de l'avant (+3,2 % en un an), grâce à l'envolée des ventes en mars (+87,3 %), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Mais les confinements du printemps 2020 avaient plombé les résultats à l'époque et faussent la comparaison aujourd'hui. Par rapport à 2019, l'évolution est en effet tout autre, avec une baisse de 23,2 % (et -16 % pour mars).

Le vrai trou d'air de l'aéro

C'est peu dire que l'aéronautique a souffert de la crise du coronavirus en 2020. Les industriels du secteur, réunis au sein du Gifas, ont fait les comptes. Sans surprise, ils ne sont pas bons. Et l'horizon n'est pas près de s'éclaircir à court terme, prévient l'organisation.

Nouvelle ruche pour L'Abeille

L'Abeille voit grand. Le producteur de boissons projette d'ouvrir une usine flambant neuve à Mazières-en-Mauges (Maine-et-Loire) d'ici 2023. Un investissement XXL, annonciateur aussi de nouvelles activités.
A lire : L'Abeille investit 140 millions d'euros et se diversifie dans le lait

15 avril

📍 Chômage partiel : du nouveau pour le reste à charge zéro

Ca devient une habitude. Les règles actuelles du chômage partiel seront reconduites en mai. Un prolongement au mois le mois qui s'accompagne, cette fois, d'un changement de périmètre du reste à charge zéro pour l'employeur : un nouveau cas de figure fait son apparition, un autre disparaît... tout juste après avoir été annoncé.

Nucléaire : les compétences au coeur du réacteur

L'Etat appuie sur le bouton de la relance du nucléaire. A l'occasion de la signature d'un avenant au contrat de filière, Bercy et les industriels ont présenté de nouvelles mesures pour enclencher le rebond du secteur. Principale priorité : reconstituer les compétences, pour répondre aux besoins urgents de main-d'oeuvre et de savoir-faire dans plusieurs métiers critiques.

Industrie : l'usine 4.0 en effervescence...

De nouvelles briques pour l'usine du futur. Réactivation de la subvention aux technologies 4.0, lancement d'une plate-forme d'échanges et création d'une filière industrielle à part entière : les initiatives se multiplient pour soutenir la demande intérieure et structurer l'offre nationale.

... la biomasse au compte-gouttes

La biomasse se fait une petite place dans les usines françaises. L'Etat va financer 21 nouveaux projets d'équipements en chaleur bas carbone, à hauteur de 165 millions d'euros (dont 99 M€ sous forme d'aide au fonctionnement sur 15 ans), dans le cadre du plan de relance. Ces lauréats sont situés, pour moitié, dans le Grand Est et les Hauts-de-France. Ils s'ajoutent à une première liste de 17 entreprises, dévoilée il y a un mois (voir actualité du 11 mars). D'autres devraient suivre : récemment réactivé, l'appel à projets reste ouvert jusqu'au 14 octobre.

Santé : comment réanimer l'innovation française ?

La France n'a pas de vaccins, mais elle a des idées... pour corriger le tir à l'avenir. Dernier exemple en date : le "plan healthtech", présenté par le Boston Consulting Group et plusieurs acteurs de l'innovation, dont France Biotech et Bpifrance. Au coeur de leurs préoccupations : le manque d'articulation entre autorités sanitaires et entreprises innovantes, mais aussi un défaut de compétences spécialisées au sein des start-up.
A lire : Les pistes pour remettre les industries de santé françaises sur pied

Déconfinement : des protocoles sanitaires à l'étude

Quelle réouverture pour l'économie ? A mi-parcours du troisième confinement, réunion au sommet, ce soir, à 18h, à l'Elysée, au sujet des "protocoles de réouverture progressive". Il s'agit d'étudier les modalités de la reprise pour les activités fermées depuis mi-mars (cas des magasins qui ne sont pas "de première nécessité"), fin janvier (centres commerciaux), voire l'an dernier (restaurants, lieux culturels, salles de sport, discothèques...). Les travaux menés avec les professionnels, depuis plusieurs semaines, seront notamment présentés au président de la République. Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron avait laissé entendre que le déconfinement de l'économie débuterait à partir de la mi-mai.

14 avril

📍 Le réveil des défaillances d'entreprise ?

Apparent calme plat dans les tribunaux de commerce. Au premier trimestre, les défaillances d'entreprise sont restées exceptionnellement faibles, selon un bilan du cabinet Altares. Mais certains indicateurs commencent à repartir à la hausse et certains secteurs enregistrent déjà une recrudescence de leur sinistralité.

Le confinement rappuie là où ça fait mal

Cette fois, l'économie n'y échappera pas : stable depuis décembre, la perte de PIB, provoquée par les restrictions sanitaires, devrait repartir à la hausse en avril, selon la Banque de France. Et ce sont les activités déjà fragilisées qui devraient encore le plus en pâtir. Pour autant, la croissance restera supérieure à 5 % en 2021, espère encore le gouverneur de l'institution... à condition que « les restrictions supplémentaires actuelles ne durent pas au-delà du mois de mai », a précisé François Villeroy de Galhau, hier, à France Culture.

Réouverture : le grand flou, toujours

A l'annonce du troisième confinement, Emmanuel Macron l'avait promis : à la mi-mai s'enclencherait la réouverture progressive des activités fermées. Une perspective que son ministre de l'Economie tempère aujourd'hui : le 15 mai « fait partie des hypothèses », a nuancé Bruno Le Maire, sur BFMTV, car tout dépendra de la circulation du virus. Demain, une réunion de travail se tiendra à l'Elysée sur le sujet. Il y sera (quand même) question de ce calendrier, mais aussi des protocoles sanitaires et de leur adaptation à chaque type d'établissements.

La redevance TV provisoirement débranchée

Un délai et un rabais. La redevance audiovisuelle s'ajuste doublement à la crise du coronavirus. Un geste toutefois réservé aux entreprises du tourisme et aux salles de sport.

Vers des allègements de dette par le dialogue

Ne pas laisser les entreprises au pied du mur de la dette. C'est également l'un des chantiers en cours à Bercy. Bruno Le Maire a ainsi expliqué, toujours sur BFMTV, plancher sur « un dispositif de concertation et de conciliation » capable de « proposer une solution sur-mesure » aux sociétés étranglées par leurs charges. L'idée serait de réunir, en amont, les parties prenantes pour « étudier tous ensemble sa situation et voir s'il faut étaler sa dette, voire l'annuler en partie ».

Matières premières : ça va coincer jusqu’à la fin de l’année

Manque de semi-conducteurs dans les usines automobiles, envolée des prix de l’acier ou tension sur les emballages dans l’agroalimentaire... les difficultés d’approvisionnement, dont souffre une partie de l’industrie française, devraient durer jusqu’à la fin de l’année, d'après Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie. Sont touchés en particulier : l’automobile, l’agroalimentaire, l’électronique, la métallurgie, la chimie et le bâtiment. Face à l’allongement des délais de livraison et la hausse des prix, la ministre appelle donc les acheteurs publics et de la distribution à tenir compte de cette situation dans leurs relations avec leurs fournisseurs. Des aménagements du plan de relance pourraient également être envisagés, afin d'améliorer, à moyen terme, la dépendance de l’industrie française vis-à-vis de l’étranger.

Relocalisation : fin de l'acte I

L'exercice 2020 de la relocalisation industrielle est bouclée. Le gouvernement a présenté 113 nouveaux lauréats, soutenus à hauteur de 136 millions d'euros, au titre des dossiers déposés l'an dernier. L'Auvergne Rhône-Alpes arrive de nouveau en tête des régions comptant le plus d'entreprises soutenues (19). Au total, cette saison 1 aura financé 273 projets d'investissement industriel. Et ce n'est pas fini, puisque les candidatures restent ouvertes.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

L'Etat reste à la barre des chantiers navals de Saint-Nazaire

Bercy lui a dit "non merci". Disposé à reprendre les Chantiers de l'Atlantique, le dirigeant sarthois Jean-Claude Bourrelier a reçu une fin de non-recevoir de la part du ministère de l'Economie. Dernier épisode d'un feuilleton qui n'en finit plus.
A lire : L'État refuse l'offre de reprise de Jean-Claude Bourrelier

Cybersécurité : le transport maritime ciblé

Les pirates ne sont plus seulement une menace en mer pour les compagnies de transport. Les groupes marseillais Bourbon et Gazocéan sont chacun en proie à une cyberattaque depuis plusieurs jours. Une situation qui tend à se répéter dans le secteur.
A lire : Les compagnies Bourbon et Gazocéan victimes de cyberattaques

13 avril

📍 Le chômage partiel, saison printemps-été

Bis repetita. Le chômage partiel sera ouvert aux saisonniers pendant tout le printemps, a annoncé le ministère du Travail. La mesure avait déjà été mise en place cet hiver, pour le personnel des stations de ski. Résultat, entre décembre et février, "28 000 personnes étaient en contrat saisonnier chaque mois", dont 56 % en activité partielle, selon le gouvernement. Et dans les remontées mécaniques, pourtant fermées, près de 85 % des saisonniers étaient à leur poste.

Dérogations à la carte

Et si vous aviez le pouvoir de changer la loi ? C'est ce que le gouvernement propose aux entreprises, avec un nouvel appel à projets dans le cadre de son dispositif "France Expérimentation". Objectif : recenser les innovations bloquées par des dipositions législatives, en vue de leur accorder prochainement des dérogations.

La relocalisation, miracle ou mirage ?

La relocalisation sera-t-elle une Arlésienne ? Erigé en mantra de la relance post-coronavirus, le retour des usines en France est plus facile à décréter qu'à concrétiser, met en garde l'économiste François Perret. Mais il reconnaît aussi que la conjoncture n'a jamais été aussi favorable à la renaissance d'une industrie nationale.
A lire, l'interview de François Perret : « Il n'y aura pas de grand soir des relocalisations en France »

Le Brésil tenu à l'écart

Les ponts sont coupés avec le Brésil. La France suspend « jusqu'à nouvel ordre » ses vols avec ce pays d'Amérique du Sud, a annoncé le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale. Une mesure spectaculaire pour éviter l'importation des variants du coronavirus actuellement actifs dans cette partie du globe.

12 avril

📍 Accord entre Suez et Veolia pour créer un géant mondial de l'environnement

Après des mois d’affrontements, les conseils d’administration de Veolia et de Suez enterrent la hache de guerre. Ils viennent de signer un accord portant sur les modalités de rachat d’une grande partie de Suez (90 000 salariés) par Veolia (179 000 salariés). Cette opération doit donner naissance à un géant mondial de la « transformation écologique ». Présent dans les métiers de la gestion de l’eau, des déchets, de l’énergie, de la dépollution ou encore du traitement de l’air, le nouvel ensemble va faire passer le chiffre d’affaires de Veolia de 26 milliards d’euros en 2020 à 37 milliards d’euros. S’articulant autour d’activités de gestion de l’eau et des déchets en France et à l’étranger, la partie de Suez non reprise sera contrôlée par un actionnariat majoritairement français. Elle devrait peser aux alentours de 6 milliards d’euros (contre les 17 milliards réalisés en 2020 par le groupe). Un accord définitif entérinant le rapprochement entre les deux groupes doit être arrêté avant le 14 mai prochain.

Le "chèque numérique" rallongé

Une deuxième chance de se digitaliser à moindres frais pour les TPE. La durée de validité du "chèque numérique" est étendue de trois mois, annonce le ministère de l'Economie. La liste des bénéficiaires de cette aide, née après le deuxième confinement, pourrait également être prochainement élargie.

Appels à la vaccination des salariés

Laisser ses salariés aller se faire vacciner sur leur temps de travail ? « Oui, bien sûr », répond le président du Medef, dès lors que les personnes concernées sont volontaires pour se faire immuniser. Interrogé sur France Inter ce matin, alors que la vaccination s'ouvre aujourd'hui aux plus de 55 ans, Geoffroy Roux de Bézieux a souligné que les entreprises ont « des salariés [de cet âge], notamment exposés au public. Evidemment, ils doivent être prioritaires dans cette nouvelle étape. » Plus largement, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a plaidé, lui, sur BFM Business, pour élargir, « le plus rapidement possible », la campagne à « tous ceux et toutes celles qui sont en présentiel » et « exposés, du fait de leur travail, au virus », mais, encore une fois, sous réserve de volontariat.

L'hydrogène fait son trou

L'hydrogène commence à essaimer en région. L'Ademe a présélectionné 7 "écosystèmes territoriaux", à l'issue de la première vague de son appel à projets dédié au soutien de démarches locales en faveur de cette technologie. La Normandie (avec Rouen et Dieppe) et les Pays de la Loire (avec Saint-Nazaire) comptent deux lauréats, dont l'un (VHyGO), porté par l'entreprise Lhyfe, s'étend en fait sur les deux régions, ainsi que la Bretagne. D'autres projets devraient suivre : 32 dossiers sont en phase d'instruction et les candidatures restent ouvertes jusqu'au 14 septembre.

9 avril

📍 Le véhicule du futur français a sa "République"

La mobilité de demain se joue dès aujourd'hui. Et ils l'ont bien compris : cinq groupes français, et non des moindres, ont décidé de faire alliance, au sein de la "Software République". Leur objectif : développer ensemble des solutions technologiques autour du véhicule propre et intelligent.

Le vélo, petite reine des ventes

Le vélo a atteint des sommets en 2020. Le marché du cycle a franchi la barre des 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 25 % en un an, selon l'Union Sport et cycle. Une croissance insolente dopée par le volume de ventes (près de 2,7 millions de vélos écoulés, +1,7 %), mais surtout par une nette montée en gamme (augmentation du prix moyen de 25 %).

Le train à hydrogène sur les rails

"Le début d’une véritable révolution dans la mobilité ferroviaire". Alstom n'y va pas par quatre chemins, après la commande de 14 trains (dont deux optionnels) par les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie. Et pour cause : ces TER rouleront à la fois à l'électricité et à l'hydrogène. Le contrat, de près de 190 millions d'euros, mobilisera six usines françaises du groupe, celles d'Ornans (Doubs), Le Creusot (Saône-et-Loire), Tarbes (Hautes-Pyrénées), Villeurbanne (Rhône), Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et Reichshoffen (Bas-Rhin). Une bouffée d'oxygène pour ce site alsacien, dont l'avenir au sein d'Alstom est compromis.
A lire : Le site d'Alstom Reichshoffen va produire les premiers trains à hydrogène pour la France

L'industrie reste déboussolée par la crise

La production industrielle joue au yoyo. En hausse au mois de janvier (voir actualité du 10 mars), elle est repartie à la baisse en février : -4,6 % pour les activités manufacturières, -4,7 % pour l'ensemble du secteur. Sur un an, soit par rapport à leur niveau d'avant-crise, les premières restent en retrait de 7,1 %, le second accuse un retard de 6,6 %. La situation est encore pire dans les transports (hors automobile), amputés d'un tiers de leur production. Seuls trois domaines sont en croissance, malgré l'épidémie : la pharmacie (+9,5 %), les équipements électriques (+5,3 %) et les industries extractives (+3,6 %).

L'agriculture tremble pour ses récoltes

Alerte générale dans les campagnes. Après la crise sanitaire, le confinement et la fermeture des restaurants, après les surtaxes américaines sur le vin, l'agriculture française risque de payer cher la vague de gel qui s'est abattue sur le pays ces derniers jours. Vignes, fruits, betteraves sucrières, colzas... de nombreuses productions sont menacées. Sur BFMTV, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a promis de déclencher «dès maintenant» le régime de calamité agricole, de recourir aux «dispositifs fiscaux habituels pour alléger les trésoreries» et de «mobiliser» assureurs et banquiers.

Haro sur les entrepôts du e-commerce

Les commerçants ne veulent pas être les seuls à supporter le poids des contraintes environnementales. En marge du débat parlementaire sur le projet de loi Climat et résilience, trois organisations du secteur exigent l'interdiction des implantations d'entrepôts du e-commerce sur des terres naturelles. Une mesure de justice, selon elles, également défendues par plusieurs députés.
A lire : Les commerçants veulent interdire les entrepôts logistiques des plates-formes numériques

L'insertion par l'entrepreneuriat

L'idée n'est pas nouvelle, mais elle va être remise au goût du jour. Le ministère du Travail veut mobiliser 65 millions d'euros en deux ans, pour aider 40 000 personnes éloignées de l'emploi à créer ou reprendre une 'entreprise. Cette enveloppe se divise en deux : 40 M€ pour financer leur accompagnement par des structures spécialisées, complétés par 25 M€ sous forme de prime directe de 3 000 euros pour les jeunes entrepreneurs. Mais, pour l'instant, le gouvernement recherche surtout des opérateurs pour gérer ce double dispositif. Un appel à projets est en cours jusqu'au 30 avril, à 23h.

8 avril

📍 L'impôt sur les revenus 2020, sous le signe du Covid-19

C'est parti pour la campagne de déclaration de l'impôt sur les revenus 2020 ! Un exercice rendu un peu plus compliqué par la crise du coronavirus. Aux habituelles innovations de l'administration s'ajoutent en effet, cette année, plusieurs aménagements de règles, conséquence des mesures prises depuis le printemps dernier, pour lutter contre l'impact économique et sociale de l'épidémie.

Fermetures : les « tricheurs » privés de fonds de solidarité

Beaucoup de redites et un avertissement. En marge du lancement des déclarations d'impôt sur les revenus, le ministre de l'Economie a répété que les aides aux entreprises seraient prolongées « tant que nous serons obligés, pour des raisons sanitaires, de maintenir des règles de restrictions ». Et lorsqu'il faudra les arrêter, ce sera « de manière progressive ». Mais, en attendant, « nous serons intraitables avec ceux qui trichent (...). Tous ceux qui ne respectent pas les règles sanitaires se verront (...) privés du soutien du fonds de solidarité », a prévenu Bruno Le Maire. Dans son viseur : les commerces, bars et restaurants.

Des cessions-acquisitions à plusieurs vitesses

La crise du coronavirus rebat les cartes de la cession-acquisition de PME en France. Si les transactions ont mieux résisté qu'attendu au niveau national, le marché s'est brutalement retourné dans certaines régions ou, au contraire, étonnamment maintenu dans d'autres. Pas de quoi remettre en cause pour autant l'hégémonie de l'Ile-de-France et l'Auvergne Rhône-Alpes.

La 5G confortée

Le gouvernement enfonce le clou sur la 5G. Il vient d'élargir aux "usages citoyens" de cette technologie son appel à projets en faveur de la (re)localisation industrielle. Jusqu'à présent, le volet industriel de cette démarche n'avait permis de distinguer que 9 lauréats (voir actualités du 27 janvier et du 4 mars).

L'élan du commerce extérieur retombe...

Le vent commence à tourner. En février, le déficit commercial de la France s'est creusé pour le troisième mois consécutif. A 5,2 milliards d'euros, il s'est élevé à un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis septembre, selon les douanes. Ce mauvais chiffre est la conséquence d'une baisse des exportations (-3 %, soit -1,2 Md€) plus forte que celle des importations (-0,5 % à peine, équivalant à -0,2 Md€). Les unes comme les autres sont désormais 7 % sous leur moyenne de 2019.
A noter que l'impact négatif du Brexit sur les échanges transmanche s'estompe au fil des mois. A la fin du premier trimestre, les ventes françaises au Royaume-Uni étaient ainsi revenus à 87 % de leur niveau mensuel moyen du semestre précédent, et les achats aux Britanniques à 93 %.

... mais les entreprises restent mobilisées

Les entreprises françaises n'ont pas renoncé aux marchés étrangers. En dépit de la pandémie et du ralentissement général des échanges, le nombre d'exportateurs s'est maintenu en 2020, relèvent les douanes, dans leur bilan annuel, également paru aujourd'hui. Mais cette stabilité étonnante masque, en réalité, une évolution dans le profil des acteurs engagés à l'international.

Electronique : Lacroix voit double

Le groupe Lacroix à la croisée des transitions. Positionné sur des marchés stratégiques pour le monde post-coronavirus (électronique, intelligence artificielle, environnement), le nantais affiche des ambitions très élevées, dans son nouveau plan stratégique à cinq ans.
A lire : Comment le groupe Lacroix compte doubler son chiffre d'affaires en moins de cinq ans

7 avril

📍 Une reprise plus tardive et moins forte...

Les espoirs de croissance forte en 2021 s'amenuisent. Aux prises avec un troisième confinement national, Bercy s'est finalement résolu à réviser à la baisse sa prévision. Le PIB devrait finalement progresser de 5 % cette année (au lieu de 6), a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur Bloomberg TV. L'assureur crédit Euler Hermes mise, lui, sur un chiffre intermédiaire. Le FMI se montre encore plus optimiste, malgré la conjoncture (5,8 %). Mais, dans les deux cas, les économistes soulignent que l'Europe tout entière est bien partie pour être à la traîne de la reprise économique mondiale.

... des défaillances plus nombreuses et inexorables

Longtemps annoncée en 2020, elle n'est jamais venue. Mais il ne faut pas se réjouir trop vite : la vague tant redoutée de faillites, provoquée par la crise du coronavirus, est inéluctable, assure le cabinet Asterès. Il explique, dans un rapport, pourquoi les défaillances d'entreprise devraient exploser cette année. Et avance une solution pour amortir le choc... et sauver les sociétés les plus viables.

Les indépendants démunis

La crise du Covid-19 laisse un trou béant dans la caisse des travailleurs indépendants. En 2020, leur rémunération nette a fondu de 21,6 % en un an, soit plus de 3 500 euros perdus, selon une enquête Odoxa, pour l'association Union-Indépendants. Rien d'étonnant : l'épidémie de coronavirus a perturbé l'activité de 84 % des 2 119 professionnels interrogés du 29 janvier au 24 février. Dans les deux tiers des cas, ils ont été victimes d'annulations de missions ou de contrats. Et pourtant, 1 indépendant sur 5 affirme ne pas avoir sollicité les aides de l'Etat (fonds de solidarité, PGE), considérant ne pas y être éligible.

Les débuts timides des Transitions collectives

Les "Transitions collectives" à l'épreuve du feu. Cinq mois après sa création, ce nouveau dispositif public de lutte contre le chômage a été mis en place aujourd'hui, et pour la première fois, par les entreprises Derichebourg et Korian. Des salariés de la première sont invités à se former au métier d'aide-soignant, en vue d'être embauchés par la seconde. Pour l'instant, seules 24 personnes se sont montrées intéressées. Mais la directrice générale du groupe Korian, Sophie Boissard, a indiqué, sur BFM Business, vouloir recruter, en 2021, jusqu'à 200 salariés, par le biais de ce mécanisme.

Cure de jouvence au CHU de Bordeaux

Le Ségur de la santé aussi commence à produire ses effets. L'hôpital de Bordeaux a dévoilé un plan de 800 millions d'euros sur dix ans, pour se rénover et se moderniser. Un tiers de la somme proviendra de l'Etat.
A lire : Le CHU de Bordeaux investit 800 millions d'euros pour faire peau neuve

Grande première pour Zéro Gâchis

Le nantais Zéro Gâchis change de nom, et surtout de stratégie. Rebaptisée Smartway, l'entreprise, spécialisée dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, a décidé d'ouvrir son capital pour la première fois, dans l'espoir de franchir un nouveau cap.
A lire : Zéro Gâchis lève 10 millions d'euros pour accélérer à l'international

6 avril

📍 Le confinement national n°3 est lancé

Cette fois, nous y sommes. Le troisième confinement entre pleinement en vigueur aujourd'hui, avec le début d'une semaine d'école à la maison et la fin de la tolérance pascale sur les trajets de plus de 10 kilomètres. Pour l'occasion, l'attestation de déplacement dérogatoire fait peau neuve. Son équivalent pour les motifs professionnels, lui, n'a pas évolué.

Le PGE par précaution

Rembourser vite ou reporter loin son PGE ? Entre les deux, les entreprises n'hésitent pas : elles préfèrent conserver le plus longtemps possible leur prêt garanti par l'Etat, montre un premier bilan de la Fédération bancaire française. Et ce, même si l'argent emprunté dort toujours sur leurs comptes.

L'emploi en souffrance

Après un an de crise du Covid-19, la France compte plus de plans sociaux et moins de chômage partiel. Les postes menacés par des plans de sauvegarde de l'emploi, entre le 1er janvier et le 21 mars, sont déjà 3 fois plus nombreux qu'il y a un an, selon la Dares (ministère du Travail). Dans le même temps, les demandes d'activité partielle se sont stabilisées : 5,7 millions de salariés étaient concernés par une demande en janvier, comme en février - c'est 2 fois moins qu'en mars 2020.

Vaccins : 250 millions de doses made in France

La France sur le pied de guerre pour produire des vaccins. « Près de 250 millions de doses sortiront de nos lignes de production d'ici à la fin de l'année », a assuré la ministre déléguée à l'Industrie devant l'Assemblée nationale. Cet effort, porté par cinq sites industriels, va se concrétiser dans les prochaines semaines, avait détaillé, un peu plus tôt, Agnès Pannier-Runacher, sur LCI. A partir de demain, Delpharm (Eure-et-Loir) lancera la mise en flacons du produit Pfizer-BioNTech. Sous deux semaines, Recipharm (Indre-et-Loire) produira le Moderna. Deux usines Fareva, dont l'une dans l'Eure, s'occuperont du Curevac (sous réserve qu'il obtienne son autorisation de mise sur le marché). Enfin, Sanofi prendra en main le Janssen, à Marcy-l'Etoile (Rhône), « du côté de juillet », donc un peu plus tôt qu'initialement annoncé par le groupe.

L'Etat donne de l'air à Air France

L'Etat vole (encore) au secours d'Air France. Il va pouvoir injecter jusqu'à 4 milliards d'euros dans la compagnie aérienne, dont 3 milliards par la conversion en obligations d'une partie des prêts qu'il lui avait octroyés au printemps 2020 (voir actualité du 24 avril). La France pourra, par ailleurs, doubler sa participation au capital du groupe, pour la porter jusqu'à 29,9 % (contre 14,3 % aujourd'hui). Ce plan de sauvetage a été validé par la Commission européenne, mais assorti de nombreuses conditions (dividendes interdits, rémunération des dirigeants encadrés, cession de créneaux à l'aéroport d'Orly, etc.).

Le boom en trompe-l'oeil de l'automobile

Une croissance exceptionnelle pour les ventes automobiles en mars. Elles ont été multipliées par 3 en un an, selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Sauf que la comparaison est biaisée, puisque le confinement dur de mars 2020 avait provoqué un effondrement des immatriculations. Par rapport à 2019, le marché affiche ainsi un résultat bien plus mitigé, avec une baisse mensuelle de 2,9 %.

Fin de scrutin dans les TPE

Dernier jour de vote dans les TPE. Les salariés de ces entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les employés à domicile, avaient jusqu'à ce soir, 18h, pour se choisir des représentants, dans le cadre des élections syndicales ouvertes depuis le 22 mars.

2 avril

📍 Marchés publics : six nouveaux CCAG entrent en vigueur

Toutes les entreprises qui répondent à des appels d'offres publics sont concernées : six nouveaux cahiers des clauses administratives générales (CCAG) sont entrés en vigueur le 1er avril ("Fournitures courantes et services", "Marchés industriels", "Techniques de l’information et de la communication", "Prestations intellectuelles", "Travaux" et le tout nouveau "Maitrise d’œuvre"). Leur révision a pour objectif d'en faire "des outils au service de l’efficacité de la commande publique par l’introduction de davantage de contradictoire dans les relations contractuelles, un meilleur accès des PME aux marchés (et) une plus grande prise en compte des préoccupations sociales et environnementales", décrit Bercy.

Des ponts entre les PME industrielles et les start-up

Pour favoriser la collaboration entre l’industrie et la tech, Bpifrance a lancé une plateforme baptisée Tech in Fab, un portail d’information et de mise en relation entre les start-up et les PME et ETI industrielles. La banque publique a également signé un partenariat avec la fédération professionnelle France Industrie pour favoriser les ponts entre les grands groupes industriels et les start-up deeptech, dont les produits ou services sont développées sur la base d’innovations de rupture.

Tourisme : 26 milliards d'euros d'aides depuis un an

Le soutien public aux acteurs français du tourisme atteint 26 milliards d'euros depuis le début de la crise du Covid-19, a annoncé Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État chargé du Tourisme, sur BFMTV le 1er avril. Cette somme englobe 11 milliards de prêts garantis par l'État, 6 milliards d'euros de fonds de solidarité et 6 milliards d'euros d'activité partielle.

Les assistantes maternelles peuvent travailler

Après 24 heures de tergiversations, le gouvernement a finalement décidé, aujourd'hui, d'autoriser les assistantes maternelles à travailler pendant les trois prochaines semaines. Le 1er avril, les services du Premier ministre avaient d'abord décrété l'interdiction de travailler, pour s'aligner sur la fermeture des écoles et des crèches, avant de faire machine arrière et d'annoncer que la question n'était pas tranchée.

1er avril

📍 Confinement n°3 : les nuances de Jean Castex...

Les discours se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Au lendemain de l'allocution du président de la République, Jean Castex a présenté aux députés les contours du troisième confinement. Le Premier ministre a apporté deux nuances par rapport à hier. Les restrictions entreront en vigueur dimanche (et non samedi), ce qui décale d'autant leur date d'échéance (désormais fixée au 3 mai). Quant au télétravail, l'objectif reste de le « [systématiser] 4 jours par semaine minimum, pour tous les emplois, public et privés, où cela est possible ». Ce qui correspond peu ou prou à la règle déjà censée s'appliquer depuis janvier et encore répétée le 18 mars.

... et le prix du "quoiqu'il en coûte"

La facture s'alourdit. La généralisation des mesures de confinement, annoncée hier par Emmanuel Macron, devrait coûter 11 milliards d'euros à l'Etat en aides d'urgence (fonds de solidarité, activité partielle et exonérations de charges), selon une première estimation de Bercy. Soit 3,8 milliards de plus qu'à la mi-mars, quand 16 départements étaient concernés par ces restrictions. En première ligne des fermetures administratives, les commerces : ils sont 150 000 désormais à devoir fermer (contre 90 000 jusqu'à présent).

Fermeture des écoles : et maintenant, on fait comment ?

Grande décision, grandes conséquences. Annoncée hier, la fermeture des écoles pour environ un mois, à partir du 5 avril, va irrémédiablement perturber la vie des parents... et l'organisation des entreprises. Les employeurs ne sont pas sans solution, le ministère du Travail les a d'ailleurs clarifiées en fin de journée. Pas sûr toutefois qu'elles ne conviennent à tout le monde.
A lire : Les 4 solutions à disposition des employeurs pour faire face à la fermeture des écoles

Toujours plus de charges fiscales étalées

Un geste de plus pour desserrer l'étreinte de la dette. Bercy étend le périmètre des plans de règlement proposés aux entreprises qui ont reporté le paiement de leurs impôts. Ce sont désormais les échéances fiscales de toute l'année 2020 qui pourront être payées sur une durée maximale de trois ans.

Le statu quo étonnant de l'activité partielle

Le communiqué a de quoi surprendre, au vu des annonces d'Emmanuel Macron. Le ministère du Travail maintient son calendrier sur le durcissement des règles du chômage partiel. Comme annoncé il y a trois semaines, il est donc toujours prévu que le reste à charge pour les employeurs passe à 15 ou 40 %, à partir du 1er mai... alors même que la fin des restrictions est annoncée pour le 3. Seules les entreprises visées par des fermetures administratives garderaient, jusqu'au 30 juin, un taux d'indemnisation majoré, selon un décret publié hier, mais pas les secteurs protégés du tourisme (les S1 et S1bis) ! En attendant, pour avril, le statu quo est confirmé, de même que l'élargissement de la prise en charge intégrale aux entreprises ouvertes les plus touchées.

Nouvelle recette pour les cookies

Et vous, comment sont vos cookies ? Depuis aujourd'hui, vous avez en tout cas intérêt à ce qu'ils soient au goût de la Cnil... En effet, la collecte en ligne de données personnelles, par des témoins de connexion ou des traceurs, doit désormais répondre aux préconisations de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, édictées en octobre.

31 mars

📍 Confinement n°3 pour tous

Quel confinement, après le confinement ? Le président de la République a tenu, ce soir, à 20h, sa première allocution radiotélévisée de l'année. Moins de deux semaines après avoir adopté une stratégie de verrouillage partiel et localisé du pays, l'exécutif étend ces mesures à l'ensemble du pays. Une généralisation que le Premier ministre sera chargé de présenter, demain, devant le Parlement.
A lire : Ce qui change pour les entreprises après les annonces d'Emmanuel Macron

Création d'une indemnisation pour les magasins

Le gouvernement ajoute une nouvelle corde à son arc d'aides aux entreprises. La flèche, décochée hier soir par le ministre délégué aux PME Alain Griset, vise certains commerces, étranglés par l'accumulation de stocks depuis l'automne dernier. La solution retenue prend finalement la forme d'un "surfonds" de solidarité. Et attire déjà les critiques. L'Alliance du commerce déplore, par exemple, dans Le Parisien, son périmètre restreint, centré sur les entreprises de moins de 50 salariés, sans que « rien ne [soit] prévu pour les magasins des centres commerciaux qui, eux, sont fermés depuis fin janvier », dénonce son directeur général Yohann Petiot.

Coup d'envoi de l'aide sur les charges fixes

Jour J pour l'aide au paiement des loyers. Le formulaire de demande doit être mis en ligne aujourd'hui, dans l'espace professionnel du site impots.gouv.fr. Le dispositif permet de couvrir jusqu'à 90 % des coûts fixes de certaines entreprises, le tout plafonné à 10 millions d'euros.
A lire : La future aide au paiement des loyers des entreprises revue à la hausse

Le fonds de solidarité entre clôture et précision

C'est déjà le dernier jour pour le fonds de solidarité de janvier. Le délai pour solliciter cette aide aura été plus court que d'habitude, après l'ouverture tardive de la procédure, il y a à peine plus d'un mois. En revanche, il vous reste jusqu'au 30 avril pour déposer une demande au titre de février. Précision importante, et nouvelle, de l'administration fiscale : le chiffre d'affaires de référence que vous allez retenu, pour calculer votre baisse d'activité 2021, s'imputera aussi sur mars.

L'économie à la peine

Les restrictions sanitaires commencent à peser sur l'économie, selon plusieurs indicateurs de l'Insee. En janvier, la production dans les services a rechuté de 4,6 % en un mois. Les ventes du commerce de détail ont reculé dans les mêmes proportions (-4,4 %), tendance qui devrait se confirmer en février (-1,2 %, en première estimation). Dans les deux cas, le renforcement du couvre-feu, ainsi que le décalage des soldes, sont pointés du doigt. Le fléchissement des ménages, lui, se confirme : leur consommation a baissé de 4,9 % en janvier (plus qu'initialement annoncé, voir actualité du 26 février) et s'est maintenue à ce niveau le mois suivant (+0,05 %). Principale exception au marasme ambiant, l'industrie : son chiffre d'affaires est resté orienté à la hausse, au niveau manufacturier (+2,9 %), comme dans l'ensemble du secteur (+2,8 %).

Les marchés publics à la traîne

La commande publique s'est asséchée en 2020. Elle a fondu de 16 milliards d'euros, selon le baromètre annuel de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) et la Banque des territoires. Conséquence de la crise du coronavirus, mais pas seulement.

Agroalimentaire : Avril creuse le sillon du colza

Une nouvelle filière française en germe. Le groupe Avril, avec Bpifrance, pousse au développement d'une production française de protéines végétales, à destination de l'alimentation humaine. Et s'en donne les moyens, avec la création d'une nouvelle usine dédiée au colza, du côté de Dieppe (Seine-Maritime).
A lire : Avril et Bpifrance investissent 45 millions pour développer une filière de protéines végétales de colza

30 mars

📍 Le logement neuf englué dans la crise

La crise du coronavirus a porté un rude coup au logement neuf. Après un an d'épidémie, les permis de construire, comme les mises en chantier, s'affichent en net recul, selon le ministère de la Transition écologique. Et la tendance ne s'est pas vraiment inversée ces derniers mois.

Le cinéma plongé dans le noir

Autre secteur, même constat. La production cinématographique a chuté de plus de 20 % en 2020, pour atteindre 239 films agréés au total par le CNC. Tous les autres indicateurs, suivis par le Centre national, sont dans le rouge. Les investissements (près de 784 M€, -29,8 %) passent sous la barre du milliard d'euros pour la première fois depuis 2014. Et les jours de tournage sont à leur "plus bas niveau depuis plus de vingt ans", en ce qui concerne les films français (-30,2 % en un an).

RH (1) : les employeurs épaulés face aux défis de la crise

Mieux vaut ne pas rester seul(e) et se faire accompagner, face aux contraintes imposées par l'épidémie de Covid-19. En la matière, l'Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) propose aux employeurs de nouveaux outils pour les aider à gérer le distanciel, mais aussi pour prévenir le mal-être de leurs salariés. En parallèle, elle relance aussi son enquête sur le "télétravail de crise", afin de faire le point sur le vécu du personnel et les pratiques des entreprises, un an après le premier confinement.
A lire : En Meurthe-et-Moselle, patronat et syndicats s'accordent sur les risques psychosociaux liés au télétravail

RH (2) : les parents aidés à s'occuper de leurs enfants

Le casse-tête de la garde d'enfants en période d'épidémie fait son retour. Le protocole sanitaire dans les écoles prévoit, depuis hier, et dans les 19 départements reconfinés, la fermeture des classes dès le premier cas avéré de Covid-19 en leur sein (et non plus après le troisième). Ce qui devrait conduire, mécaniquement, à leur augmentation. Quelles solutions alors pour les parents ? En la matière, les règles n'ont guère évolué depuis septembre. Les salariés peuvent bénéficier du chômage partiel, après justification auprès de leur employeur. Les travailleurs indépendants, eux, peuvent demander à l'Assurance maladie un arrêt de travail spécial garde d'enfant. Dans tous les cas, des conditions s'appliquent (télétravail impossible, un seul parent éligible, etc.).

La Banque de France a (encore) besoin de vous !

Rebelote. Comme en juillet dernier, la Banque de France cherche à adapter ses cotations à la crise du Covid-19. Pour ce faire, l'institution va de nouveau envoyer un questionnaire aux entreprises concernées, à partir d'avril. Et promet de tenir compte du contexte, pour ne pas les pénaliser sur la seule base de leurs comptes 2020... encore faut-il que ces sociétés lui répondent, « car nous voulons être sûrs de ne pas mal interpréter les chiffres », insiste Christian Jacques Berret, le directeur de la Banque en Auvergne Rhône-Alpes.
A lire : Comment l'entreprise peut améliorer sa cotation durant la crise sanitaire

Transition numérique : 9 équipes au côté des PME

Bientôt une nouvelle offre d'accompagnement en faveur de la transition numérique pour les TPE-PME. L'Etat a sélectionné 9 groupements d'opérateurs, chargés de sensibiliser et épauler 18 000 entreprises environ. Le calendrier et les thèmes de leurs formations seront disponibles d'ici fin avril, sur les sites de France Num, Bpifrance et des prestataires retenus. Les 9 équipes en question sont emmenées par l'Afnic (avec la participation de la CPME), l'Institut national des métiers d'art, la Fabrique Gare numérique, Simplon.co (avec France Active), Darwins Conseils, le Groupe Novances, Jour de Marché, Neocamino et Softeam. Ce réseau sera étoffé en juin, puisqu'un second appel à projets a ouvert, jusqu'au 30 avril, pour identifier de nouveaux opérateurs.

Le futur porte-avions français mis sur les rails

C'est un mariage de géants qui accouchera d'un gros bébé. Naval Group et les Chantiers de l'Atlantique ont officialisé la création d'une société commune, chargée de donner naissance au prochain porte-avions de l'armée française. Le bâtiment verra le jour entre Lorient (Morbihan) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
A lire : Naval Group et les Chantiers de l'Atlantique ouvrent le programme du futur porte-avions nucléaire français

29 mars

📍 Commerces fermés : la fin des dérogations...

Cette fois, c'est ferme et définitif. La liste des magasins autorisés dans les départements confinés « ne changera pas », a tranché le ministre de l'Economie, sur France Info. Une fin de non-recevoir justifiée par la dégradation de la situation sanitaire, alors qu'il y a une semaine, Bruno Le Maire s'était dit ouvert à des ajustements. Sur la question d'une éventuelle indemnisation des stocks, les réflexions se poursuivent sur des « soldes exceptionnels » ou une indemnisation, à partir d'un « inventaire », réalisé par « un tiers de confiance ».

... et la poursuite des limitations

Les magasins restent en première ligne, en cas de durcissement des restrictions sanitaires. Plusieurs départements viennent ainsi d'abaisser, à leur tour, le seuil de fermeture des commerces, désormais fixé à 10 000 m². C'est le cas, par exemple, en Savoie (nouvellement placée en "surveillance renforcée", voir actualité du 25 mars) ou encore en Meurthe-et-Moselle (qui était pourtant déjà sous observation( depuis un mois, voir au 25 février).

Protocole sanitaire : le retour des contrôles

C'est désormais une habitude. A chaque durcissement du protocole sanitaire en entreprise succède la menace d'un renforcement des contrôles. Comme en novembre et en février, l'inspection du travail est priée de vérifier la bonne application des règles, notamment celles relatives à la généralisation du distanciel.

Relance : où sont les femmes ?

Les femmes, grandes oubliées de la relance ? Un rapport dénonce à tout le moins leur "mise à l'écart" dans les priorités du gouvernement. Il lui est notamment reproché une politique d'investissement axée sur "des secteurs d’activités dans lesquelles les femmes sont particulièrement sous-représentées", comme le numérique ou la transition écologique. Dans ces conditions, la Fondation des femmes, à l'origine de cette étude, craint une "aggravation durable de [leur] place sur le marché de l’emploi", déjà mise à mal par la crise du coronavirus. Et de plaider pour "un plan de relance féministe". Les aides publiques y seraient, par exemple, conditionnées à des critères de mixité, de parité ou d'égalité professionnelle.

Les coopératives ne connaissent pas la crise

Les Scop gardent le cap. En 2020, les sociétés coopératives ont poursuivi leur croissance, comme si de rien n'était, ou presque. Leur nombre, leurs effectifs, leur chiffre d'affaires et même leur pérennité... tous ces voyants sont restés au vert, selon leur Confédération générale.

Industrie : Cnim se requinque

L'Etat vole au secours du groupe Cnim. Le ministère de l'Economie a accordé à l'industriel varois un prêt direct de 40 millions d'euros, doublé d'une garantie export de 180 millions d'euros. Une intervention massive pour tirer de l'ornière une entreprise mobilisée sur des chantiers stratégiques dans la défense ou le spatial.
A lire : Sauvé par l'État, le groupe Cnim veut écrire une nouvelle page de son histoire

Les étrangers investissent aussi en région

Les investissements étrangers ne profitent pas qu'aux métropoles. Certes, depuis 2014, les grandes villes ont attiré 37 % des projets internationaux. Mais, nuance Business France dans son dernier bilan, 41 % sont allés, dans le même temps, vers des communes de moins de 20 000 habitants. Tout aussi surprenant, la Bourgogne-Franche-Comté arrive en tête des régions les plus attractives, par rapport à son poids dans l'économie française. Elle devance les Hauts-de-France, le Grand Est, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie.
A lire : Malgré la crise, la région Auvergne Rhône-Alpes continue d'attirer les investisseurs étrangers

26 mars

📍 Des outils contre le mur de la dette

Comment payer toutes les charges reportées en 2020 ? Les entreprises et travailleurs indépendants y voient désormais un peu plus clair, grâce à deux décrets parus aujourd'hui. Le gouvernement y détaille le fonctionnement de la remise partielle de cotisations, annoncée il y a huit mois. Et élargit aussi le calendrier des plans d'apurement proposés par l'administration pour étaler les charges sociales et fiscales. Ces mesures s'ajoutent aux exonérations déjà accordées à certaines activités.

Le coût de la crise pour les finances publiques

C'est ce qui s'appelle un effet ciseaux. En 2020, la hausse des dépenses publiques (+5,5 % en un an), conjuguée à la baisse des recettes (-5 %), s'est traduite par un déficit de 211,5 milliards d'euros (équivalent à 9,2 % du PIB)... quasiment 3 fois plus qu'en 2019, selon une première estimation de l'Insee. La crise du coronavirus y est pour beaucoup. A titre d'exemple, les subventions (fonds de solidarité, exonérations de cotisations, etc.) ont grimpé de 12,2 % (+21,5 Md€, malgré la fin du CICE), quand la TVA a rapporté 12,8 Md€ de moins (-7,4 %). Résultat, la dette publique s'élève désormais à 2 650,1 Md€, soit 115,7 % du PIB. La situation ne devrait guère s'améliorer en 2021 : au bout d'un trimestre, le prolongement des aides d'urgence coûte déjà 32 Md€, selon le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt. A seulement 15 Md€ du niveau atteint sur toute l'année 2020.

La vraie-fausse baisse de l'activité partielle

Le chômage partiel atteint un plancher. En février, 2,1 millions de salariés devraient être placés sous ce régime, selon une estimation de la Dares (ministère du Travail). Un chiffre en léger recul par rapport à janvier - et pourtant, le volume d'heures indemnisées devrait, lui, remonter légèrement.

Le confinement s'étend, les contrôles se tendent

L'heure du confinement approche pour trois départements. C'est à partir de minuit, ce soir, que le Rhône, la Nièvre et l'Aube appliquent les "mesures de freinage" déjà en vigueur dans 16 départements depuis une semaine. En parallèle, le ministère de l'Intérieur a annoncé, à partir d'aujourd'hui, des contrôles renforcés, notamment au niveau des péages, gares et aéroports français, afin de s'assurer du respect des restrictions de déplacements.

Plus de restrictions, plus de relance ?

L'Elysée prêt à en faire plus. En matière de lutte contre l'épidémie d'abord. « Sans doute, dans les prochains jours, les prochaines semaines, nous aurons de nouvelles mesures à prendre (...) il n'y a, à mes yeux, aucun tabou », a lancé Emmanuel Macron, hier soir, à la sortie d'un Conseil européen à distance. Au niveau de la relance de l'économie ensuite, le président de la République a affiché sa volonté d'« améliorer » la réponse de l'UE, la rendre « plus vigoureuse », mais aussi d'« investir encore plus vite et plus fort sur nos priorités sectorielles ».

25 mars

📍 Confinement pour 3 départements supplémentaires

Ils étaient en sursis. Ils seront bientôt confinés. Le Rhône, la Nièvre et l'Aube basculeront en semi-confinement à partir de demain soir minuit, et pour une durée de quatre semaines, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran, ce soir. S'y appliqueront donc les mêmes mesures que celles en vigueur depuis samedi dans 16 autres départements : fermeture d'une partie des commerces, attestation de déplacement dérogatoire au-delà de 10 kilomètres en journée, etc. Les entreprises affectées par ces restrictions devraient bénéficier des aides renforcées, annoncées en début de semaine, notamment en ce qui concerne le chômage partiel et le fonds de solidarité. Par ailleurs, 24 autres départements sont en surveillance renforcée au Covid-19.

Carte des 24 départements placés en surveillance renforcée, le 25 mars 2021.
Carte des 24 départements placés en surveillance renforcée, le 25 mars 2021. - Photo : Gouvernement

Indemnisation des coûts fixes : les remontées mécaniques font exception

De l'huile dans les rouages des remontées mécaniques. Les exploitants, visés par des fermetures administratives en raison du Covid-19, pourront prétendre à une toute nouvelle aide, à partir de demain. En soi, rien de nouveau toutefois : cette indemnisation des coûts fixes leur avait été promise en décembre dernier.
Pour le reste de l'économie, le gouvernement a mis sur pied un autre mécanisme de prise en charge. Lui ne sera toutefois ouvert que mercredi prochain, même si le décret qui l'institue est également paru aujourd'hui au Journal officiel.

Veillée d'armes pour la cybersécurité locale

L'Etat en quête d'une riposte contre les attaques informatiques. Pour aider ports, hôpitaux et collectivités locales à se protéger, il lance une nouvelle initiative, en faveur de la création de "démonstrateurs de cybersécurité". Et promet aux entreprises, qui seront impliquées dans les projets retenus, 20 millions d'euros de financement public.

Le yoyo du chômage

Le marché du travail reste hésitant. Après une baisse de 0,9 % en janvier, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité, en France (hors Mayotte), est reparti de l'avant en février (+0,6 % sur un mois), selon la Dares (ministère du Travail). Depuis octobre, le chômage ne cesse ainsi d'osciller autour des 3,8 millions de personnes.

La rechute des embauches

Là aussi, le soufflé est retombé. En février, les embauches de plus d'un mois (hors intérim) ont reculé de 2,7 % par rapport à janvier, selon l'Urssaf Caisse nationale (anciennement l'Acoss). Elles avaient pourtant démarré l'année sur un rebond de 18,8 % (en donnée révisée). Sur un an, les recrutements restent en très net repli (-15,6 %).

Le télétravail, nouveau risque psychosocial ?

C'est l'autre épidémie, silencieuse celle-là. Les troubles psychologiques, en lien avec la crise du coronavirus, n'épargnent pas le monde du travail. Et si, en mars, la détresse des salariés a reculé, elle s'est toutefois aggravée chez ceux qui la ressentent encore, s'alarme le 6e baromètre d'OpinionWay et Empreinte Humaine sur le sujet. Dans leur viseur : le télétravail, de plus en plus dur à vivre pour le personnel, comme pour l'encadrement.

La confiance des patrons (avant le confinement)

Mars, et ça repart ! Le climat des affaires a bondi de 7 points ce mois-ci, selon l'Insee, pour s'établir à son plus haut niveau en un an (2 points au-dessus de mars 2020). Ce regain d'optimisme touche surtout les services (+6 points) et le commerce de détail (+5). Las, les chefs d'entreprise interrogés pour cette enquête ont été sondés du 26 février au 22 mars, soit, en grande partie, avant l'annonce d'un semi-confinement dans 16 départements.

Les inquiétudes du BTP

L'économie au temps des pénuries ? Après l'automobile et l'informatique, en manque de puces électroniques, c'est au tour du BTP de s'inquiéter de son approvisionnement en matières premières. Le président de la Fédération française du bâtiment dans les Côtes-d'Armor ne cache pas ses inquiétudes.
A lire, l'interview de Philippe Nicol : « La pénurie et l'envolée des prix des matériaux sont extrêmement inquiétantes »

Agroalimentaire : en Alsace, Knorr va se clore

Soupe amère en Alsace. Le géant Unilever va se séparer de son usine de soupes Knorr, basée à Duppigheim (Bas-Rhin). Le site compte 261 salariés.

Agriculture : Jungle prend de la hauteur

Avec son concept de ferme verticale, Jungle veut crever le plafond. L'entreprise de Château-Thierry (Aisne) vient de s'en donner les moyens, avec une récente levée de fonds à deux chiffres.
A lire : L'agritech Jungle lève 42 millions d'euros pour agrandir sa ferme verticale

24 mars

📍 Le protocole sanitaire triplement amendé

Quel est le point commun entre le télétravail, le covoiturage et des suspicions de Covid-19 ? Réponse : ce sont les trois points sur lesquels revient le protocole sanitaire en entreprise, nouvelle version. Le principal changement porte néanmoins sur l'organisation du travail à distance, désormais présentée "comme l'une des mesures les plus efficaces pour prévenir le risque d'infection" au coronavirus. A la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement est allé plus loin : « Nous allons renforcer, augmenter, les contrôles, et les sanctions, pour les entreprises, qui, manifestement, ne voudraient pas appliquer le télétravail, là où c'est possible », a menacé Gabriel Attal.

Le télétravail en pointillés

Les entreprises se relâchent-elles vraiment en matière de télétravail ? Ce n'est pas si évident, à la lecture de la dernière étude de la Dares (rattachée au ministère du Travail). La pratique semble, au contraire, stable depuis novembre. C'est son application à temps plein qui, elle, ne cesse de reculer. A noter toutefois que, pour justifier son tour de vis sur le télétravail, le gouvernement se fonde sur les résultats d'une autre enquête régulière, commandée à l'institut Harris Interactive.

La pause déj' en solitaire

La restauration en entreprise placée à l'isolement. Dans leur volonté de durcir les règles sanitaires sur le lieu de travail, les autorités poussent désormais les salariés à manger seuls et à bonne distance de leurs voisins.

Joyeux anniversaire, le PGE !

Le prêt garanti par l'Etat (PGE) fêtera, demain, son premier anniversaire. Depuis les origines, ses conditions ont quelque peu changé, notamment en ce qui concerne la durée de son différé de remboursement. En parallèle, de nouveaux outils de financement (prêts participatifs et obligations subordonnées) s'apprêtent à être lancés. Qu'implique cette double actualité pour les entreprises ? On fait le point avec Solenne Lepage, directrice générale adjointe de la Fédération bancaire française (FBF).
A lire, son interview : « Une proportion significative de chefs d'entreprise optent pour le différé de remboursement du PGE »

Confinement : 3 départements en sursis

La liste des départements reconfinés pourrait bientôt s'allonger. Le Rhône, l'Aube et la Nièvre pourraient y faire leur entrée : des concertations ont lieu, cet après-midi, à ce sujet, a révélé le porte-parole du gouvernement. Les restrictions présentées jeudi soir, elles, ne devraient pas bouger. « La priorité » est de les « appliquer fortement et pleinement », a insisté Gabriel Attal.

Des sandwiches au goût amer

C'était leur petite cuisine interne. Trois fabricants de sandwichs industriels se sont illégalement concertés pendant six ans, pour se partager le marché des casse-croûtes vendus sous marque de distributeur. L'Autorité de la concurrence vient de sanctionner deux d'entre eux. Le troisième est gracié pour avoir dénoncé ces pratiques.

23 mars

📍 Télétravail : la pression monte...

Au tour du président de la République de faire passer la consigne. Emmanuel Macron a réitéré l'appel sur le distanciel, déjà (re)lancé par son Premier ministre jeudi soir : « Je le demande instamment, à tous les employeurs, toutes les entreprises, toutes les personnes qui peuvent faire du télétravail : il faut au maximum s'y mettre, parce que notre objectif, c'est de réduire les contacts », a-t-il lancé, en marge d'un déplacement à Valenciennes (Nord). Cette déclaration s'ajoute à la mobilisation des préfets sur le sujet (voir actualité du 22 mars). Elle précède aussi la publication à venir d'une nouvelle version du protocole sanitaire, laquelle pourrait imposer aux entreprises de nouvelles exigences en la matière.

... le patronat s'agace

Justement, le protocole sanitaire modifié a été soumis, hier soir, aux partenaires sociaux. Et, visiblement, la CPME a très peu goûté le nouveau passage sur le télétravail. Il s'agirait, en l'occurrence, de demander aux entreprises "un plan d'actions pour réduire au maximum le temps de présence sur site". Un document que l'inspection du travail serait en droit de contrôler. "Nul doute qu’une paperasse de plus à remplir constituera un barrage efficace contre l’épidémie", fulmine la CPME face à cette "créativité administrative". Et l'organisation d'indiquer qu'"aujourd’hui, une forme de lassitude prévaut et il devient de plus en plus difficile aux employeurs d'imposer [le télétravail]" à leurs salariés.

L'industrie en région attire encore les millions

Il pleut des millions sur les usines françaises. Le fonds de modernisation des territoires d'industrie va être abondé par les Régions, en plus d'être rallongé par l'Etat. Cet effort conjugué va se traduire par près de 300 millions d'euros de subventions supplémentaires à l'investissement. Ils s'ajoutent aux 400 M€ initialement prévus dans le plan de relance. Sur cette somme,  270 M€ ont été distribués en sept mois. Principaux bénéficiaires, le Grand Est et les Pays de la Loire, avec près de 26,6 M€ chacun.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance

Le capital-investissement injecte toujours des milliards

La crise n'a pas effrayé les fonds d'investissement français. Ils ont continué à mettre près de 17,8 milliards d'euros dans les entreprises en 2020, selon France Invest et Grant Thornton. Un chiffre, certes, en baisse de 8 % en un an, mais ce montant reste aussi le deuxième plus élevé jamais enregistré par les deux organisations. La catastrophe a donc été évitée, mais la crise du Covid-19 a laissé des traces sur le type de secteurs et d'entreprises soutenus.

L'APLD prend racine

L'activité partielle de longue durée fait son chemin. Ce régime spécial de baisse du temps de travail, indemnisé par l'Etat, a donné lieu à la signature de 44 accords de branche (couvrant près de 5 millions de salariés) et de 10 500 autres, conclus au niveau des entreprises (pour plus de 600 000 personnes concernées), selon le ministère du Travail. Dans ce dernier cas, 8 demandes sur 10 émanent de sociétés de moins de 50 salariés.

Appel à la réouverture des commerces

Il faut rouvrir tous les magasins. C'est la "recommandation" formulée conjointement par CCI France et le Conseil du commerce de France au gouvernement. Les deux organisations font part de la "forte incompréhension", ressentie, sur le terrain, vis-à-vis des nouvelles fermetures administratives, en vigueur dans 16 départements depuis samedi. Elles réclament aussi "la mise en œuvre rapide des aides promises pour la prise en charge des coûts fixes, des loyers et des stocks", ainsi qu'un "plan de relance du commerce massif".

Liberty sous surveillance

Il n'y a pas que la crise du Covid-19 qui préoccupe Bercy en ce mois de mars. La situation du groupe GFG Alliance, détenteur de Liberty Steel et fragilisé par la faillite de la société de financement britannique Greensill, inquiète toujours le ministre de l'Economie. Bruno Le Maire a redit « suivre de près toutes les entreprises qui, en France, dépendent ou sont propriétés de Liberty (...) et nous apportons des soutiens nécessaires lorsque [de besoin] ». Il en veut pour preuve le prêt de 20 millions d'euros tout juste octroyé à l'usine Ascoval de Saint-Saulve (Nord).

22 mars

📍 Confinement n°3 : moins de fermetures de commerces que prévu...

Quatre jours après, les commerces n'ont toujours aucune certitude. La liste des activités interdites dans les 16 départements placés en semi-confinement depuis samedi, n'est toujours pas définitive, admet le ministère de l'Economie. Des consultations se poursuivront toute la semaine sur le périmètre des fermetures administratives, annoncées jeudi soir. Avec les exemptions déjà actées, environ 20 000 entreprises ont pu maintenir leur activité ce week-end.

... de nouvelles aides aux entreprises en vue...

Autre changement de pied du gouvernement : les aides aux commerces seront finalement bel et bien renforcées. Jeudi soir, Bercy considérait les dispositifs actuels suffisants. Samedi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a  pourtant dégainé de nouveaux ajustements, au profit des commerces fermés, mais aussi des repreneurs d'entreprise. En parallèle, le travail se poursuit sur les stocks des magasins d'habillement. Ce matin, sur RTL, Bruno Le Maire a dit réfléchir à deux solutions « complémentaires » : des compensations financières, quand le fonds de solidarité ne suffit pas, et la possibilité de « liquider » les marchandises, hors période de soldes.

... les règles du chômage partiel revues...

La valse des aides publiques, la suite. L'activité partielle va également s'adapter au nouveau confinement en vigueur depuis samedi. Dans les 16 départements concernés, sa prise en charge intégrale s'élargit ainsi à certaines entreprises restées ouvertes, même si elles ne font pas partie des secteurs habituellement protégés.

... les attestations de déplacement dérogatoire relues

Et l'attestation de déplacement dérogatoire, dans tout ça ? Après deux jours d'atermoiements, sa version définitive est en ligne. Elle est désormais dissociée de celle valable pour le seul couvre-feu. L'activité professionnelle figure bien parmi les motifs autorisant des "déplacements sans limitation de distance", dans, en dehors ou vers des départements confinés. Il reste toutefois, a priori, possible de lui préférer le "justificatif de déplacement professionnel", lequel évite de remplir une attestation pour des trajets réguliers et fréquents. Enfin, aucune justification n'est nécessaire, en journée, pour les déplacements à moins de 10 kilomètres de son habitation. Un justificatif de domicile doit néanmoins pouvoir être présenté en cas de contrôle.

Charges fixes : la liste des bénéficiaires s'allonge aussi

La crise du coronavirus, ou l'art de l'ajustement permanent. Encore un exemple avec la future aide au paiement des charges fixes, qui n'entrera en vigueur que le 31 mars. Elle ne devait s'adresser qu'aux entreprises réalisant plus d'1 million d'euros de chiffre d'affaires. Cinq exceptions à ce plancher étaient prévues. Il y en aura deux de plus : tous les parcs à thème et escape games pourront y prétendre, quel que soit donc leur CA, a indiqué Bruno Le Maire, ce matin, à la radio.

Télétravail : les préfets appelés à la rescousse

Le gouvernement monte d'un cran dans sa mobilisation sur le télétravail. Cette fois, il a demandé "un plan d'actions" aux préfets des 23 départements sous surveillance renforcée au Covid-19 (voir leur liste ci-dessous, aux 25 février et 4 mars). Selon une instruction, citée par plusieurs médias, les mesures envisagées consisteraient à établir "des contacts plus systématiques avec les entreprises" concernées ou mener "des actions de sensibilisation". Les autorités locales devront en tout cas assurer un "suivi régulier" de la mise en place du distanciel sur leur territoire. Ce sujet du télétravail était également à l'ordre du jour, aujourd'hui, de réunions bilatérales entre Bercy et les organisations patronales (Medef et CPME).

Jours de vote dans les TPE

C'est parti pour 16 jours de vote dans les TPE ! Les salariés de ces très petites entreprises, ainsi que les employés à domicile, sont appelés à désigner leurs représentants syndicaux, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 6 avril.

19 mars

📍 Confinement n°3 : un nouveau coup dur pour l'économie ?

Semi-confinement mais vrai impact économique. Les restrictions imposées à 16 départements, à partir de la nuit prochaine, va faire grimper la facture des aides publiques aux entreprises d'1,2 milliard d'euros par mois, selon Bruno Le Maire. Elles coûteront aussi 0,2 point de PIB à la France, estime le ministre de l'Economie. Et pourtant, son collègue des Comptes publics « reste convaincu » que l'objectif de croissance à 6 % en 2021 « est atteignable ». Olivier Dussopt dit, sur Europe 1, garder « des motifs d'espoir ». Il en veut pour preuve la résistance de l'investissement au quatrième trimestre ou la stabilité de la TVA en janvier, par rapport à la même période l'an dernier.

Commerces fermés : grand flou...

Les commerces de 16 départements devront donc fermés pour un mois à partir de ce soir. Oui, mais lesquels ? Le gouvernement lui-même ne le sait pas. Le décret qui liste les magasins visés ne paraîtra que demain matin, jour d'application de la mesure ! En attendant, l'exécutif enchaîne les concertations avec les représentants du secteur toute la journée. Et multiplie les exceptions. Après les libraires et les disquaires, ce sont les coiffeurs qui sont assurés de rester ouverts, selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce matin, sur RTL.

... et grosse colère

Ce confinement n°3, à la fois localisé et ciblé sur les commerces, suscite l'incompréhension et la colère des acteurs économiques. L'Alliance du commerce dénonce un "confinement à deux vitesses" et la "stigmatisation" des activités contraintes à la fermeture, comme "la mode et l'équipement de la personne". Elle réclame des mesures supplémentaires, autour des loyers ou de la dépréciation des stocks, ainsi qu'un calendrier de réouverture. Même tonalité à la CPME. L'U2P y ajoute, pour sa part, une vive protestation contre "l’attitude déplorable de certaines banques", trop rigides à son goût, dans ce contexte mouvant.

Alerte à la "surindemnisation" des entreprises

Le fonds de solidarité remplirait-il un peu trop bien sa mission ? La Cour des comptes demande en tout cas au gouvernement de renforcer ses contrôles. En cause : un risque de fraude accru, mais pas seulement. Par le jeu du cumul des aides et grâce à la flexibilité du dispositif, certains bénéficiaires peuvent avoir été "surindemnisés", au point de signer de meilleurs résultats financiers qu'avant la pandémie. Bercy assure avoir pris des mesures contre ce phénomène. Et promet que sa future aide au paiement des charges fixes sera plus strictement et systématiquement encadré.

Des doutes sur les prêts participatifs

Le futur dispositif de prêts participatifs déjà jugé sous-dimensionné. Pour l'Ifrap, au vu des conditions exigées, seules 8 000 sociétés devraient pouvoir y accéder. Pis, l'objectif affiché du gouvernement de débloquer 20 milliards d'euros lui semble déconnecté des besoins en fonds propres des entreprises, évalués entre 50 et... 100 milliards. Le cercle de réflexion plaide donc pour utiliser l’épargne des Français par le biais de "dispositifs très incitatifs qui ne fassent pas jouer la garantie de l’Etat et ne demandent pas de payer des intérêts".

Mondial Relay livré à la Pologne

Toujours plus à l'est. Le distributeur de colis Mondial Relay, basée dans le Nord, va changer de main. Son propriétaire allemand envisage de le céder au polonais Inpost.
A lire : Mondial Relay va passer sous pavillon polonais

Brexit : 16 milliards d'euros d'échanges perdus

Le Brexit fait perdre gros au commerce transmanche. En janvier, premier mois de la sortie définitive du Royaume-Uni hors de l'Union européenne, les échanges entre les deux partenaires ont déjà lourdement chuté. Et ce, alors même que le processus n'est pas encore totalement achevé.

18 mars

📍 Semi-confinement dans 16 départements, les commerces fermés...

« Freiner sans enfermer. » C'est la nouvelle philosophie du gouvernement face à « ce qui s'apparente de plus en plus clairement à une troisième vague » du Covid-19. Le Premier ministre Jean Castex a dévoilé de nouvelles mesures contre l'épidémie pour 16 départements, dont la Seine-Maritime et l'Eure, en plus des Alpes-Maritimes, l'Ile-de-France et les Hauts-de-France. Elles entreront en vigueur à partir de demain soir minuit et pour quatre semaines. Sur ces territoires, la plupart des commerces devront fermer et « les déplacements interrégionaux seront interdits, sauf motifs impérieux ou professionnel ». Les habitants pourront sortir de chez eux sans limitation de durée, mais dans un rayon maximal de 10 kilomètres. Seule éclaircie à ce tableau bien sombre, le couvre-feu sera reculé à 19h, à partir de ce samedi, dans toute la France.

Carte des départements placés en semi-confinement le 18 mars 2021.
Carte des départements placés en semi-confinement le 18 mars 2021. - Photo : Gouvernement

... entreprises et salariés rappelés à l'ordre

Le lieu de travail est un lieu de contamination. Chiffre à l'appui, le Premier ministre Jean Castex a donc exigé des employeurs, comme de leurs salariés, davantage d'efforts, en matière de prévention contre le Covid-19. Dans le viseur : le télétravail, la restauration, mais aussi... le présentéisme.

Le virus du dialogue social

L'épidémie de coronavirus a redonné de la vigueur au dialogue social en entreprise. Selon un sondage Ifop pour Syndex, 60 % des salariés saluent l'accompagnement de leur CSE pendant la crise. Même les représentants du personnel, d'ordinaire assez critiques envers le comité social et économique, ont (un peu) changé de regard sur cette nouvelle instance, créée il y a trois ans.

Des milliards d'euros en attente pour la relance...

La relance n'attend plus que vous. C'est en quelque sorte le message lancé par la Banque des territoires, à l'occasion du bilan 2020 de ses plans de soutien à l'économie. Sur les quelque 47 milliards d'euros promis en réponse à la crise du Covid-19, l'institution en a déjà débloqué 20 %. Mais les fonds ne sont pas distribués avec la même célérité dans tous les secteurs.

... aux milliards engloutis par la crise

C'est une certitude, la note du Covid-19 sera salée. Le ministre des Comptes publics en a donné une nouvelle évaluation, hier soir, au Sénat. « Entre les pertes de recettes et les dépenses que nous avons engagées pour faire face à la crise, que ce soit pour l'Etat en termes de dépenses ou pour la Sécurité sociale en termes de pertes de recettes liées à la baisse de l'activité, le coût (...) peut être estimé autour de 160 à 170 milliards d'euros », a affirmé Olivier Dussopt. Une évaluation encore provisoire, a-t-il précisé, en raison de la persistance de l'épidémie.

Les cidres boivent la tasse

Elle se bat pour ne pas tomber dans les pommes. Fragile avant même l'arrivée du Covid-19, la filière du cidre subit de plein fouet la crise économique, et notamment la fermeture des bars-restaurants. Pour s'en sortir, les producteurs n'ont d'autre choix que de se réinventer. Nos 5 éditions de l'Ouest vous expliquent comment.
A lire, notre dossier spécial : Les cidres normands et bretons mis sous pression par la crise du Covid-19

B&B Hotels prépare l'avenir

Les hôtels sont vides, mais B&B Hotels fait le plein. La chaîne, née en Bretagne, renforce ses moyens financiers à hauteur de 180 millions d'euros, pour continuer à croître, notamment en Allemagne.
A lire : Le groupe B&B Hotels lève 180 millions d'euros

17 mars

📍 Les Hauts-de-France et l'Ile-de-France dans le viseur

C'est reparti pour un tour... de vis sanitaire. L'Ile-de-France, les Hauts-de-France, ainsi que tous les départements limitrophes de ces deux régions, se verront appliquer de nouvelles restrictions dès ce week-end, a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Ces « mesures supplémentaires (...), qui peuvent aller jusqu'à un confinement », seront annoncées demain, à 18h, par le Premier ministre. D'ici là auront lieu des concertations avec les autorités locales. La fermeture des écoles est toutefois exclue des scénarios à l'étude. L'instauration de nouvelles règles en Région Sud est également écartée, alors qu'une limitation des déplacements le week-end s'applique déjà dans les Alpes-Maritimes.

Et pourtant, le déconfinement se prépare en France...

Si les restrictions sanitaires s'intensifient, les réflexions sur leur levée aussi. Le gouvernement a entamé, cette semaine, ses consultations avec les représentants des secteurs fermés. En attendant l'événementiel ce soir et les salles de sport demain, l'hôtellerie-restauration a ouvert le bal hier. Un plan de réouverture progressive en trois phases de quatre semaines chacune a été présenté aux professionnels, selon le Groupement national des indépendants. Mais aucune date de démarrage ne leur a été fournie. Les échanges se poursuivront demain.

... et en Europe

La Commission européenne aussi réfléchit à la suite. Elle a proposé, aujourd'hui, la mise en place d'un "certificat vert numérique pour faciliter la libre circulation en toute sécurité dans l'UE durant la pandémie". Il servirait à indiquer que son détenteur a été vacciné, testé négatif ou rétabli du Covid-19.

Le retour de la décarbonation

La décarbonation de l'économie, épisode 2. Lancés l'an dernier dans le cadre de la relance, les appels à projets de l'Ademe sur l'efficacité énergétique et la biomasse viennent d'être réactivés. En parallèle, l'Agence de la transition écologique propose aux entreprises des webinaires, les 19 et 25 mars, ainsi que le 8 avril, afin de leur présenter ces aides.

Automobile : et maintenant, le microcrédit...

Et un outil de plus pour soutenir la demande de véhicules peu polluants. Après les bonus écologiques et autres primes à la conversion, voici venu le microcrédit "véhicules propres", annonce le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Adossé à une garantie de l'Etat de 50 %, ce système de financement permet de prêter jusqu'à 5 000 euros sur 5 ans aux ménages les plus modestes, pour leur achat, ou location longue durée, d'une voiture ou une camionnette électrique, hybride rechargeable ou thermique classée Crit'Air 1. Les deux-roues, tri- et quadricycles électriques sont également éligibles.

... et toujours un marché en crise

Ce nouveau soutien à l'achat automobile ne sera pas de trop. Les ventes dans l'Union européenne restent en effet nettement orientées à la baisse en février (-19,3 %), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA), pour un nombre d'immatriculations (771 486) au plus bas, sur ce mois, depuis 2013. Les constructeurs français souffrent particulièrement, avec des reculs de 27,9 % pour le groupe Renault et -21,7 % pour Stellantis (fusion de PSA et Fiat-Chysler), même si la marque Peugeot résiste un peu mieux (-12,2 %).

La productivité au ralenti

La pression sanitaire ne faiblit pas dans les entreprises. En janvier, elles étaient encore 43 % à estimer que les contraintes liées à l'épidémie affaiblissaient leur productivité, selon l'Insee. Et si cette proportion est en baisse par rapport à octobre, c'est aussi que d'autres sujets, plus graves, préoccupent les dirigeants, souligne l'institut.

Les télétravailleurs au régime

Un pavé dans l'assiette. Le tribunal judiciaire de Nanterre a estimé, dans une récente décision, que les télétravailleurs à domicile n'avaient pas droit aux chèques-restaurants. Et pourtant, le gouvernement dit exactement le contraire depuis le début de la crise sanitaire.
⏩ A lire : Les télétravailleurs bientôt privés de tickets-restaurants ?

Les retraites en souffrance

L'Agirc-Arrco encaisse le choc du Covid-19. Le régime de retraite complémentaire a enregistré un déficit de 4,8 milliards d'euros en 2020, bien loin de son excédent 2019 de 200 millions d'euros. C'est qu'il a souffert, à la fois, du "recours massif à l’activité partielle pour plus de 40 % des salariés et [du] report de cotisations pour une partie des entreprises". Pour autant, le régime ne compte toujours aucune dette, même s'il a dû piocher dans ses réserves, en baisse de 4 milliards d'euros. Dans le même temps, le déficit de la branche retraite de la Sécurité sociale a, lui, plus que doublé, pour atteindre -3,7 milliards.

Santé : le site alsacien de Merck profite de la crise

L'allemand Merck joue la carte de la relocalisation en France. Le groupe pharmaceutique va investir 25 millions d'euros dans son site de Molsheim (Bas-Rhin). Son objectif : y produire des poches stériles, jusqu'ici fabriquées aux Etats-Unis et en Chine.

16 mars

📍 Le grand bal des primes

Le chamboule-tout des aides aux entreprises est lancé. Le gouvernement a fixé, hier soir, de nouvelles échéances pour ses aides à l'embauche des jeunes et a dessiné les contours de la future "prime Macron", ouverte à tous les salariés.

La sortie de crise en trois temps

Quel calendrier pour achever le déconfinement interrompu en décembre ? La conférence du dialogue social a débouché, hier soir, sur un agenda et une méthode pour anticiper au mieux la reprise de l'activité. Mars sera consacré à l'étude de "scénarios de levée des restrictions sanitaires" par secteurs (quels protocoles appliquer ? quelle évolution des aides publiques ?). En avril et mai, il s'agira de dresser un "diagnostic économique et financier" de la situation, pour réfléchir à la sortie de crise en tant quelle et, de nouveau, à l'adaptation des aides de l'Etat. Avant de basculer, après juin, sur des "analyses prospectives" concernant les "changements durables induits" par la pandémie. Durant ce processus, le gouvernement promet d'adopter "une approche territorialisée et partenariale" pour mieux repérer les entreprises en difficulté. Patronat et syndicats ont plaidé pour y ajouter un suivi filière par filière.

Le rebond attendra le second semestre

La Banque de France affine ses prévisions. La croissance pourrait finalement atteindre 5,5 % cette année (contre 6 % espérés par le gouvernement). Après un premier semestre de stagnation, l'économie ne devrait toutefois réellement rebondir qu'à partir du troisième trimestre. Le retour à la normale reste attendu à la mi-2022. Le taux de chômage devrait, pour sa part, frôler les 9,5 % fin 2021, avant de décroître. Problème : ces hypothèses dépendent en grande partie du succès de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Emploi : casse limitée chez les patrons

Les dirigeants épargnés par la crise du Covid-19. En 2020, le nombre de patrons privés d'activité a chuté de 31,4 %  en un an, selon l'association GSC et le cabinet Altares. Une baisse qualifiée de "mirage", d'autant plus qu'elle ne concerne pas tous les chefs d'entreprise.

La montagne démunie

L'économie de la montagne prise de vertiges face au bilan de son année blanche. En un an, depuis le 15 mars 2020, les commerces et fournisseurs d'équipements de sports d'hiver ont perdu près d'1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, selon l'Union Sport & Cycle. Les premiers ont le plus souffert, avec des pertes de 73 % sur la saison 2020-2021, par rapport à la précédente. Un tiers de ces magasins de location et vente seraient même "en urgence absolue", ayant brûlé plus de la moitié de leurs fonds propres et/ou de leur prêt garanti par l'Etat. Quant aux fabricants de matériels, le pire serait à venir, avec un recul de leurs recettes attendu à -70 % cette année, après -30 % en 2020.

Les aéroports désertés

La pandémie a laissé un grand vide dans les aéroports français. Ils ont accueilli à peine plus de 70 millions de voyageurs en 2020, un nombre en baisse de 67,3 % sur un an (et même -68,4 % hors Outre-mer), selon l'UAF, leur organisation professionnelle. Les aéroports régionaux de grande taille (1 à 5 millions de passagers) résistent mieux (-60,3 % quand même), grâce au trafic domestique, de même que la Corse dans son ensemble. Hors région parisienne, les sites les plus durement touchés sont Clermont-Ferrand Auvergne (-73,3 %), Bâle-Mulhouse (-71,4 %) et Bordeaux (-70,6 %).

Le président du Crédit Mutuel Arkéa s'en va

Une page se tourne, mais une question demeure, au Crédit Mutuel Arkéa. Son président Jean-Pierre Denis a confirmé qu'il quitterait le groupe, après avoir passé 14 ans à sa tête. Reste à savoir si son départ signera la fin des velléités d'indépendance de sa banque envers la Confédération nationale du Crédit Mutuel. L'intéressé, et sa directrice générale, assurent déjà que non.
⏩ A lire : Le Crédit Mutuel Arkéa aura un nouveau président le 11 mai

15 mars

📍 Le fonds de solidarité démarre mal

Le fonds de solidarité est décidément à la peine en ce début d'année. Les demandes d'aide au titre du mois de février ont ouvert aujourd'hui. Mais quelques heures plus tard, le fisc a demandé aux entreprises fermées par les autorités de bien vouloir patienter, avant de déposer leur dossier. En cause : un bogue dans le calcul de leur indemnisation.

La sortie de crise au menu du dialogue social

Une conférence sociale de transition. Cet après-midi, le Premier ministre Jean Castex a réuni patronat et syndicat pour la troisième fois depuis son arrivée à Matignon. A l'ordre du jour : les prochaines étapes du déconfinement et du débranchement des aides publiques. L'avenir des aides à l'emploi des jeunes, censées s'arrêter à la fin du mois, devrait en particulier être fixé. De même, sont attendus un geste pour les travailleurs dits de la seconde ligne et la définition de nouvelles conditions pour la "prime Macron", déjà remaniée l'an dernier, à la faveur de la crise. A 18h, la conférence était toujours en cours.

Les milliards du télétravail

Le télétravail vaut de l'or. Selon l'institut Sapiens, il a permis à la France de "sauver plus de 9 points de PIB" lors des deux confinements de 2020. Le cercle de réflexion appelle donc à sa pérennisation. Avec, à la clé de cette généralisation, selon lui, un surplus de croissance potentiel de 30 milliards d'euros.

L'Etat à la portée des entreprises

En matière de charges sociales, c'est lui le "Boss". Le "Bulletin officiel de la Sécurité sociale" regroupe, sur une seule plate-forme, toute l'information réglementaire liée aux cotisations et contributions des entreprises. Cette documentation deviendra opposable aux autorités à partir du 1er avril. Cette initiative est la dernière en date d'une nouvelle série, prise par le gouvernement, pour tenter de rapprocher les acteurs économiques de l'administration.
⏩ A lire : Comment l'État veut inciter les entreprises à collaborer davantage avec l'administration

L'UE garde les vannes du financement ouvertes

En attendant le déblocage de son plan de relance, l'UE met de nouveaux moyens sur la table pour l'économie. La Banque européenne d'investissement (BEI) a débloqué 3,7 milliards d'euros de financement, en fin de semaine dernière. Près des deux tiers (2,4 Md€) seront réservés à des "entreprises pénalisées par la pandémie", sous la forme de crédits bancaires. Et 688 millions iront à des projets d'énergies renouvelables.
En parallèle, la BEI poursuit son soutien direct à des sociétés. Le groupe Safran a ainsi obtenu 500 millions d'euros, mobilisables d'ici à septembre 2022, pour ses recherches sur l'avion décarboné et de nouveaux systèmes de propulsion, en vue d'une "utilisation à 100 % de carburants alternatifs".

Le made in France arme le monde

L'industrie militaire en plein essor. Les exportations d'armes de la France ont bondi de 44 % sur la période 2016-2020, comparativement aux cinq années précédentes, selon l'Institut de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Le pays réalise désormais 8,2 % des ventes mondiales (3e, derrière les Etats-Unis et la Russie), en progression de 2,6 points. Ses trois principaux clients sont l'Inde, l'Egypte et le Qatar.

13 mars

📍 Pas de motifs impérieux pour revenir en France

Nouvel allègement des contraintes sur les déplacements internationaux. Cette fois, c'est le Conseil d'Etat qui a suspendu la nécessité d'invoquer un "motif impérieux" pour les retours dans l'Hexagone des ressortissants français. En revanche, cette obligation est maintenue pour les voyages entre la métropole et les Antilles.

12 mars

📍 L'étrange premier semestre de l'économie française

L'Insee y voit un peu plus clair. Au premier semestre, la croissance française devrait s'élever à 1 %. Début février, l'institut avait simplement donné une fourchette, allant de -1 à +1,5 %. Et même si les entreprises devraient relever la tête, l'économie n'est pas tirée d'affaire pour autant. Les suppressions d'emplois, en particulier, devraient s'amplifier. Car "le caractère durable de la crise conduirait les entreprises à progressivement renoncer à retenir de la main-d’œuvre dans leurs effectifs, en abaissant notamment l’ampleur de leur recours au chômage partiel".

Fonds de solidarité : les règles sont fixées pour février

Le fonds de solidarité repart pour un douzième mois. Les demandes au titre du mois de février devraient être ouvertes à partir de lundi, mais les règles ont d'ores et déjà été fixées par décret. Deux nouveautés sont introduites, l'une élargit l'aide à certains commerces, l'autre la restreint pour les entreprises fermées.

Un horizon pour la culture

La date n'est ni précise ni certaine, mais il faudra s'en contenter. Pour les lieux culturels, « nous sommes dans cet objectif de réouverture au cours, disons, du deuxième trimestre 2021 », a glissé Roselyne Bachelot, ce matin, sur France Culture. Elle « milite » désormais pour une reprise simultanée de toutes les activités, « mais avec des protocoles de sécurité adaptée ». Depuis l'échec du déconfinement du 15 décembre, la ministre s'était toujours refusée à donner aux professionnels une nouvelle échéance pour la levée des fermetures administratives.

La deuxième ligne sur le devant de la scène

Les "travailleurs de la deuxième ligne" sont désormais connus. Le ministère du Travail a dressé la liste de ces métiers restés au front pendant le premier confinement... il y a un an donc. Au total, 4,6 millions de personnes sont concernées. Cet inventaire doit permettre à présent de pousser les branches professionnelles à ouvrir des négociations sur l'amélioration de leurs conditions de travail.

Malaises dans les TPE

La crise fait trembler les salariés des TPE. Près de la moitié d'entre eux (48 %) estime que l'activité de leur entreprise est menacée et 41 % craignent directement pour leur emploi, selon un sondage BVA pour l'Unsa, réalisé 23 février au 1er mars auprès de 601 personnes. La crise fragilise aussi les relations avec les employeurs : si elles sont jugées mauvaises par seulement 12 % des répondants, ce chiffre grimpe à 35 % chez ceux qui jugent leur entreprise fragilisée.

Le retour en force des entrepreneurs

Les créations d'entreprise se réveillent. Après deux mois en berne, elles ont signé un nouveau record mensuel en février. Le boom des activités de livraison à domicile, lui, ne se dément pas depuis un an.

Ecoconception : 3 secteurs jugés prioritaires

Trois secteurs dans le viseur. L'Ademe veut convaincre l'agroalimentaire, le numérique et le textile de se mettre à l'écoconception. Pour ce faire, elle a décidé d'adapter ses aides au financement.

Renault renonce à sa Fonderie de Bretagne

Renault prêt à laisser le volant de la Fonderie de Bretagne. Après huit mois de réflexion, le constructeur automobile a finalement décidé de se séparer de son site morbihannais.
⏩ A lire : Renault confirme la mise en vente de la Fonderie de Bretagne

11 mars

📍 L'indemnisation des loyers rectifiée

Encore un peu de patience, et quelques mauvaises surprises. L'aide au paiement des charges fixes ne pourra être demandée qu'à partir du 31 mars, a annoncé le ministère de l'Economie. Et encore, la procédure ne portera que sur les mois de janvier et février. Pour l'indemnisation au titre de mars et avril, il faudra patienter jusqu'en mai. Autre déconvenue : les critères d'éligibilité ont été quelque peu resserrées, depuis la présentation du dispositif à la presse, fin février.
⏩ A lire, notre article mis à jour sur cette future aide au paiement des loyers

L'interdiction des voyages assouplie

La France relâche un peu la bride sur les voyages internationaux (hors Europe). Les déplacements ne seront plus soumis à motif impérieux pour sept pays, indique le ministère des Affaires étrangères, à savoir : Australie, Corée du Sud, Israël, Japon, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et Singapour. En parallèle, la liste même de ces "motifs impérieux" justifiant un trajet à l'international va être élargie à certaines situations familiales particulières, aux "retours vers la résidence principale, lorsqu’elle est établie en France" et aux étudiants qui doivent passer des concours. Ces assouplissements sont toutefois soumis à la publication d'un décret, annoncée pour demain.

Conflit Airbus-Boeing : les taxes officiellement suspendues

Ca n'aura pas traîné. Moins d'une semaine après avoir été annoncée, la suspension des surtaxes américaines sur le vin français et les avions européens, entre autres, est officiellement entrée en vigueur aujourd'hui, selon un bulletin de l'administration des Etats-Unis. Bruxelles a fait de même avec ses propres sanctions. Les deux parties ont donc désormais jusqu'au 11 juillet pour tenter de résoudre leur conflit sur les aides publiques à l'aéronautique. Sans quoi ces droits de douane supplémentaires seront réactivés.

Industrie : le Grand Est friand de la décarbonation

La décarbonation de l'industrie au compte-gouttes. Trente-trois nouveaux projets vont être subventionnés pour leurs efforts de transition écologique, dans le cadre du plan de relance. D'une part, 16 entreprises vont obtenir 36 millions d'euros pour soutenir leur démarche d'efficacité énergétique. Elles s'ajoutent aux 16 sélectionnées le 17 décembre. D'autre part, les 17 premiers lauréats de l'appel à projets sur la chaleur biomasse vont se partager 127 millions d'euros (44 M€ en aides à l'investissement, 83 M€ pour couvrir le coût de fonctionnement). Plus d'un quart des entreprises retenues aujourd'hui, sur l'une et l'autre de ces thématiques, sont basées dans le Grand Est. La Normandie et la Corse n'en comptent aucune.

Reports de charges : la note est salée

Un trou béant dans les caisses de l'Etat. Les différents reports de charges, accordées par les autorités l'an dernier, se sont élevés à près de 50 milliards d'euros ! Le Premier ministre Jean Castex en a présenté le détail, hier, au Sénat : 25 Md€ non-prélevés au niveau fiscal (« remboursements accélérés de créances » inclus), auxquels s'ajoutent 13 Md€ de cotisations sociales décalées pour les travailleurs indépendants et 12 autres Md€ au bénéfice de près de 900 000 entreprises. Et c'est sans compter les « près de 8 Md€ de charges sociales annulées sur la seule année 2020 ». Jean Castex a promis que les remboursements des sommes reportées « seront, bien entendu, adaptés à la situation de chaque entreprise ».

Rififi chez les experts-comptables

Les Bretons font de la résistance. Une dizaine de cabinets d'experts-comptables de l'Ouest s'élèvent contre les pratiques du géant Cegid. Ils accusent le groupe lyonnais, fondé par Jean-Michel Aulas, de profiter de sa position dominante sur le marché des logiciels de gestion, pour augmenter drastiquement ses tarifs d'ici l'an prochain.
⏩ A lire les explications d'Yves Courroye, du cabinet YCL Expertise : « Nous sommes pris en otages par Cegid »

10 mars

📍 L'Etat rempile pour un mois sur le chômage partiel...

Le durcissement des règles du chômage partiel, façon arlésienne. Récemment reprogrammée en avril, la hausse du reste à charge de l'employeur a de nouveau été reportée d'un mois par le ministère du Travail.

... mais réfléchit à l'arrêt de ses aides aux entreprises...

Et s'il fallait prendre au sérieux cette nouvelle échéance sur le chômage partiel ? Le ministère du Travail annonce en tout cas démarrer sa réflexion sur l'arrêt progressif des aides de l'Etat. Une décision sera prise dès lundi concernant celles inscrites dans le plan jeunes (dont les primes à l'embauche). Et "des concertations sectorielles" seront lancées la semaine prochaine, pour notamment "adapter, de manière pertinente, le niveau de soutien aux entreprises, dans la perspective de ces allégements" de restrictions sanitaires.

... et à la réouverture des activités fermées

Retirer les aides de l'Etat aux entreprises oui, mais pas sans lever les restrictions sanitaires au préalable. C'est pourquoi le gouvernement s'active aussi sur ce sujet. Le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a dévoilé les pistes à l'étude, sur Public Sénat. Les lieux recevant du public pourraient ainsi être divisés en deux catégories, selon le niveau de risque qu'ils présentent en termes de circulation du virus (les espaces clos étant plus exposés que ceux en plein air). L'affichage de QR codes, à scanner par les clients avec leur téléphone, pourrait également devenir obligatoire, afin d'identifier plus facilement les cas contacts, s'il y a eu contamination. D'après Le Parisien, ce système pourrait être testé "dans les jours qui viennent", au sein des restaurants routiers actuellement ouverts.

Un week-end confiné de plus pour les Alpes-Maritimes

Le confinement du week-end joue les prolongations aussi sur le littoral des Alpes-Maritimes. Mais contrairement au Nord et au Pas-de-Calais (voir l'actualité d'hier), la mesure n'est, maintenue que pour les 13 et 14 mars, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. L'éventuelle levée des restrictions de déplacement sera étudiée la semaine prochaine, en fonction de la situation épidémique locale.

Les défaillances toujours aussi rares

Toujours plus bas. Les défaillances d'entreprise restent à un niveau inhabituellement faible en ce début d'année. En février, le nombre cumulé des procédures collectives, ouvertes sur un an, devrait reculer de 43,2 % (après -40,1 % en janvier, chiffre définitif), selon la Banque de France.
Pour éviter de finir dans ces statistiques, les entreprises en difficulté doivent agir sans tarder, et a fortiori sans attendre que les aides publiques ne se tarissent. C'est pour les mobiliser, et leur présenter les solutions à leur disposition, que se tient, demain, entre 9h et 10h30, un webinaire spécial, proposé par Infogreffe et le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Parmi les intervenants, Georges Richelme, à l'origine d'un rapport sur les mesures de prévention, publié le mois dernier.

L'industrie lance bien son année

Les usines redémarrent bien l'année. En repli en décembre, la production est repartie de l'avant en janvier, dans l'industrie manufacturière, comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+3,3 % en un mois, dans les deux cas), selon l'Insee. Insuffisant toutefois pour revenir au même point qu'en février 2020. Seule branche à la peine sur le premier mois de 2021 : les transports (-2,9 %).

Le verdissement de la commande publique

Les administrations publiques priées de faire du neuf avec du vieux. Selon un décret, publié aujourd'hui, l'Etat et les collectivités locales devront désormais respecter des quotas de produits issus de l'économie circulaire, pour leurs achats de fournitures.

Informatique : OVH victime d'un incendie

Vous avez du mal à accéder à certains sites web aujourd'hui ? L'explication pourrait se trouver du côté de Strasbourg, où un incendie a ravagé les locaux du groupe OVH et plusieurs de ses serveurs.
Notre site est lui-même partiellement touché par ce sinistre. Il perturbe l'envoi de nos newsletters et l'accès à votre espace abonnés. Aussi avons-nous décidé d'ouvrir l'intégralité de nos contenus, afin de vous permettre de continuer à les consulter librement. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.
⏩ A lire : Le Journal des Entreprises impacté par l'incendie chez OVH

 9 mars

📍 Confinement partiel prolongé à Dunkerque

Dunkerque et ses environs passeront tous leurs week-ends de mars sous confinement. Instaurées le 26 février, les restrictions de déplacement, de 18h le vendredi à 6h le lundi, resteront en vigueur jusqu'au 29 mars, a indiqué la préfecture du Nord sur Twitter. Elle suit, en la matière, l'exemple du département voisin du Pas-de-Calais. Lui avait déjà opté pour une application de la mesure jusqu'à la fin du mois.

La reprise économique plafonne toujours

Le retour à la normale est bloqué. Depuis quatre mois, l'activité tourne en sous-régime, estime le dernier point de conjoncture de la Banque de France. Son gouverneur ne s'en étonne guère. Pour lui, le rétablissement complet de l'économie prendra au moins un an. Ce qui ne l'empêchera pas de signer une croissance « au moins égale à 5 % ». Ce sera davantage, estime déjà l'OCDE (voir ci-dessous).

L'emploi encaisse le choc du reconfinement...

L'emploi a résisté tant bien que mal au reconfinement. Au quatrième trimestre, l'intérim a poursuivi son redressement, tandis que les destructions nettes de postes ont été relativement limitées dans le privé. L'Insee en a compté 28 100, quand la caisse nationale des Urssaf enregistrait, pour sa part, une baisse des effectifs salariés de 36 100 au cours de la même période. Mais, dans les deux cas, l'hébergement-restauration ressort comme l'un des secteurs les plus fragilisés, sur le trimestre (-4,9 %), comme sur l'année (-130 500 emplois, soit -11,1 % en un an, selon l'Acoss). La contraction est toutefois plus forte dans les activités récréatives et culturelles (-13 % en 2020, 38 700 postes perdus).

... avant de repartir de l'avant ?

Mis à mal en fin d'année dernière, l'emploi devrait rebondir au printemps. C'est en tout cas ce qu'indique une enquête de Manpower auprès de 767 employeurs. Ainsi, au premier trimestre, ceux qui envisagent d'augmenter leurs effectifs sont désormais plus nombreux que ceux qui prévoient de les baisser (solde d'opinion à 7 points, +6 en trois mois).

La Haute-Garonne a souffert

La crise du coronavirus sans pitié pour la Haute-Garonne. Du fait de sa dépendance à l'aéronautique, le territoire a subi de plein fouet l'impact économique de l'épidémie, confirme une nouvelle étude réalisée par la CCI du département. Un chiffre résume l'état de l'économie locale : le chiffre d'affaires des entreprises a reculé de près de 16 % en 2020, le double de la moyenne nationale, selon la chambre de commerce et d'industrie.
⏩ A lire : Les entreprises de Haute-Garonne encore convalescentes

La mue de Michelin en Vendée

Le site Michelin La Roche-sur-Yon (Vendée) est prêt à renaître de ses cendres. Si le fabricant de pneumatiques est en train d'achever le démantèlement de son usine, l'avenir de ces 20 hectares commence déjà à s'écrire. Les élus locaux et le groupe auvergnat veulent y créer un pôle d’innovation.
⏩ A lire : Comment le site Michelin de la Roche-sur-Yon se transforme en pôle d'innovation sur les énergies

Faillite britannique, conséquences françaises ?

C'est un séisme en Grande-Bretagne, qui pourrait avoir des répliques dramatiques en France. Le dépôt de bilan de la société britannique Greensill, hier, pourrait fragiliser plusieurs sociétés de ce côté-ci de la Manche. Ce géant du financement interentreprises comptait en effet, parmi ses clients, le groupe GFG Alliance, propriétaire, à travers Liberty Steel, d'Ascoval et Aluminium Dunkerque, dans le Nord, ou encore de France Rail Industry, en Moselle. « Tous les salariés [de ces entreprises] doivent savoir que l'État sera derrière eux », a lancé Bruno Le Maire, ce matin, sur France 2, même s'il « [comprend] parfaitement qu'ils aient des inquiétudes, quand ils voient les difficultés financières de Liberty ».

L'horizon se dégage pour l'économie mondiale

Poussée d'optimisme à l'OCDE. L'organisation anticipe désormais une croissance mondiale de 5,6 % en 2021. C'est 1,4 point de plus que dans sa précédente prévision (voir actualité du 1er décembre). La France reste bien positionnée (+5,9 %), même si ce chiffre est légèrement revu à la baisse (-0,1 point).
A l'origine de ce regain de confiance, "le déploiement des vaccins" et "la relance engagée par les pouvoirs publics, en particulier aux Etats-Unis". Mais, prévient l'OCDE, ces performances pourraient être encore plus solides, "si la production et la distribution de doses s’accéléraient, étaient mieux coordonnées au niveau mondial et précédaient les mutations du virus".

8 mars

📍 Droits des femmes (1) : les entreprises rappelées à l'ordre

Les entreprises n'en font pas assez sur la parité salariale. C'est la conclusion du ministère du Travail, à la lumière des résultats 2021 de l'index de l'égalité professionnelle. En cette journée internationale des droits des femmes, il relève trois points noirs. Et brandit ouvertement la menace de sanctions contre les employeurs fautifs.

Droits des femmes (2) : des quotas à l'étude

Faut-il en passer par la contrainte pour réaliser l'égalité professionnelle en entreprise ? Une proposition de loi, déposée aujourd'hui, souhaite y venir en deux étapes. Il s'agirait d'abord de demander aux sociétés de plus de 1 000 salariés de publier la répartition par sexe, au sein des 10 % des postes les plus élevés. Ensuite, elles seraient obligées d'intégrer, dans cette frange de leurs effectifs, 30 % de femmes en 2027, puis 40 % en 2030. Sans quoi elles s'exposeraient à une amende équivalente à 1 % de leur masse salariale. Selon plusieurs médias, le texte de la députée LREM Marie-Pierre Rixain exige également de Bpifrance un quota de femmes au sein des comités de sélection des entreprises à soutenir.

Droits des femmes (3) : des promesses chez Bpifrance

Bpifrance, justement, promet d'en faire plus pour l'entrepreneuriat au féminin. La banque publique d'investissement assure qu'elle mettra en oeuvre "des moyens structurants" (sans dire lesquels), pour, entre autres, "[accroître les] financements accordés aux femmes créatrices et repreneures d’entreprise", ou encore "[lutter] contre les stéréotypes de genre qui peuvent affecter les acteurs de l’écosystème entrepreneurial". Ces engagements sont inscrits dans un accord-cadre de trois ans, signé avec le ministère chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes. En France, seuls 30 % des créateurs de sociétés sont des créatrices, selon Bpifrance.

Commerce : des loyers intégralement remboursés ?

Le dispositif ad hoc d'aide au paiement des loyers, réservé aux chaînes de magasins à demi-fermées, se précise. Elles pourraient demander à l'Etat le remboursement intégral des sommes versées aux bailleurs pour leurs boutiques fermées, selon une information de BFM Business. Le mécanisme doit toutefois être encore validé par l'Union européenne. Il pourrait coûter plus de 500 millions d'euros aux finances publiques.

Conflit Airbus-Boeing : le drapeau blanc est de sortie

Cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Europe, dans leur différend sur les aides publiques à Airbus et Boeing. Les deux partenaires ont décidé de suspendre provisoirement leurs sanctions réciproques. Une trêve saluée par la filière viticole, victime collatérale de ce conflit. Elle réclame désormais des compensations pour le manque à gagner subi depuis plus d'un an.
⏩ A lire : Après la suspension des sanctions, la viticulture veut croire à une sortie de crise

Les centres de données bienvenus en France

La France, terre de prédilection pour les data centers. Le pays se classe 9e (sur 50) d'un classement des destinations les plus attractives pour y implanter ce type d'activité. Pour la société d'ingénierie Arcadis, à l'origine de l'étude, l'Hexagone brille par la qualité de sa cybersécurité et la fiabilité de son réseau d'énergie. Mais trébuche sur les permis de construire, difficiles à obtenir, et la demande intérieure, au dynamisme modéré.

5 mars

📍 La fermeture des commerces passe un cap

Toujours plus de commerces verrouillés. C'est à partir de ce soir que les espaces de plus de 10 000 m² doivent fermer leurs portes, dans les 22 départements en surveillance renforcée au Covid-19. Mesure étendue aux surfaces supérieures à 5 000 m² dans le Pas-de-Calais, et déjà appliquée à Dunkerque et sur le littoral des Alpes-Maritimes. Cet abaissement de seuil (20 000 m² jusqu'ici) concerne plus de 130 nouveaux centres commerciaux, soit 3 000 boutiques supplémentaires, ainsi que 115 grands magasins, selon le ministère de l'Economie, cité par Le Parisien. Des chiffres toutefois bien en-deçà de ceux donnés par l'Alliance du commerce. Elle évoque 8 000 à 10 000 commerces à fermer, en plus des 25 000 clos depuis le 31 janvier. Dans tous les cas, CCI France a réclamé aujourd'hui, pour ces entreprises, des aides "immédiates et faciles d'accès", ainsi qu'un "calendrier de réouverture".

Des hôtels aux deux tiers vides

La rechute. Après une timide éclaircie à l'été, les hôtels français ont repris la foudre en fin d'année 2020. Leur fréquentation a dévissé de 64 % au quatrième trimestre, selon l'Insee. Et c'est bien pire encore pour l'Ile-de-France, voire la montagne.

Automobile : saignée de l'emploi chez Bosch

Une usine vidée de ses ouvriers. Le groupe Bosch compte supprimer 60 % des effectifs de son site de Rodez (Aveyron), d'ici à 2025. Une décision justifiée par le ralentissement des ventes automobiles en général, et des motorisations diesel en particulier.
⏩ A lire : Bosch supprime près de 800 postes dans l'Aveyron

Aéronautique : licenciements évités chez Airbus

Les salariés d'Airbus, en France, échapperont aux licenciements. Malgré son projet initial de supprimer 5 000 postes dans le pays, l'avionneur a indiqué, hier, qu'il devrait réussir à alléger ses effectifs sans procéder au moindre départ contraint.

L'électronique au service de l'intelligence artificielle

Nouveau chantier en vue pour les industriels de l'électronique. Bercy a annoncé l'ouverture prochaine d'appels à projets en lien avec l'intelligence artificielle, notamment embarquée. Il s'agira de soutenir "le développement d'une offre industrielle de composants et de systèmes électroniques", ainsi que "la maturation de technologies (...) de rupture". Annonce faite hier, à l'issue de la signature d'un avenant au contrat stratégique de filière, qui confirme la mobilisation de l'Etat, au côté des entreprises, pour développer "la souveraineté technologique et industrielle de l'Europe" en matière d'électronique.

Export : la France reprend des couleurs...

Les échanges extérieurs reprennent de la vitesse. En janvier, les exportations ont progressé de 2,8 % en un mois (soit +1,1 Md€), selon les douanes. C'est, certes, un peu moins que les importations (+3,5 %, soit +1,5 Md€), mais elles se rapprochent davantage de leur niveau d'avant-crise (à 94 % de leur moyenne 2019, contre 92 % pour l'import). Résultat, le déficit commercial reste modéré, à -3,9 milliards d'euros - et même -3,7 Md€ sur trois mois, au plus bas depuis juin 2016.

... malgré le Brexit et les sanctions américaines

Ce redressement des échanges internationaux est d'autant plus notable que la France subit, pourtant, une succession d'événements défavorables, au-delà même de la crise du coronavirus. Deux exemples, soulignés par les douanes. Il y a d'abord les surtaxes américaines, appliquées dans le conflit Airbus-Boeing, depuis octobre 2019. L'addition est particulièrement salée pour les vins français, selon un premier bilan des autorités... Mais, ce soir, hasard du calendrier, Bruxelles et Washington annoncent justement la suspension pour quatre mois de leurs sanctions réciproques dans ce dossier.
Autre choc encaissé par les entreprises : le Brexit. En janvier, au premier mois du rétablissement des frontières avec le Royaume-Uni, les exportations sont "[descendues] à 87 % de leur moyenne observée sur le second semestre 2020", les importations sont tombées 20 points sous leur niveau de cette même période.
⏩ A lire, notre dossier sur ces entreprises régionales qui tentent de s'adapter au Brexit

La collaboration entre grands groupes et PME en débat

La main tendue des grands patrons à leurs homologues des PME. Demain, entre 10h et 12h, l'Association française des entreprises privées (Afep) organise une conférence en ligne sur le thème "PME-grands groupes : comment mieux travailler ensemble au service de la croissance ?" Avec l'intervention des dirigeants de Capgemini, Faurecia, Fnac-Darty, Korian, Saint-Gobain, Sonepar, Total, Valeo et Vivendi.

4 mars

📍 Reconfinement partiel du Pas-de-Calais, 23 départements sous surveillance

Ils avaient une semaine pour réfléchir à de nouvelles mesures d'endiguement contre le Covid-19. Les 20 départements placés sous surveillance renforcée, désormais rejoints par l'Aisne, les Hautes-Alpes et l'Aube, sont désormais fixés sur leur sort. Le Premier ministre a dévoilé ses arbitrages, lors d'une nouvelle conférence de presse hebdomadaire.
En plus de voir ses magasins non-alimentaires de plus de 5 000 m² baisser le rideau, le Pas-de-Calais se voit appliquer un confinement le week-end, à compter de samedi 8h, pour une durée non-précisée. La mesure était déjà en vigueur dans les agglomérations de Dunkerque et de Nice.
Dans les 22 autres départements, le seuil de fermeture des centres commerciaux et grandes surfaces est abaissé à 10 000 m². Le port du masque devient obligatoire dans « toutes les zones urbaines où il ne s'applique pas encore ». L'accès de « sites très fréquentés pendant les week-ends » pourra être restreint, ou interdit, de même que certaines manifestations. Ces mesures seront mises en place dès demain soir à minuit. Enfin, il est recommandé aux habitants de ces territoires de limiter leurs contacts sociaux et de « ne pas sortir, autant que possible, de leur département ou de leur région ».

Les nouveaux prêts participatifs sont prêts...

Les prêts participatifs sont (enfin) arrivés ! Ces nouveaux outils de financement, partiellement garantis par l'Etat, visent à renforcer les quasi-fonds propres des PME et ETI à hauteur de 20 milliards d'euros d'ici juin 2022. Objectif ultime : les aider à financer leurs investissements et ainsi soutenir la relance après la crise du coronavirus.
⏩ A lire : 6 questions pour comprendre les prêts participatifs réservés aux PME et ETI

... les autres instruments de fonds propres font leur chemin

Où en sont les autres outils mis en place par l'Etat pour consolider les fonds propres des entreprises ? A l'occasion de la présentation des nouveaux prêts participatifs, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a établi un premier bilan d'étape. Le programme Bpifrance Entreprises 1, qui s'appuie sur l'épargne des ménages, a collecté 60 millions d'euros depuis octobre (sur les 95 M€ espérés). Le label "Relance" a, lui, été décerné à 147 fonds d'investissement, pour un encours de 13 milliards d'euros (et près de 25 milliards, en ajoutant ceux en cours de lancement). Plus de la moitié de cet argent est censée bénéficier aux PME et ETI, selon Bruno Le Maire.

Le soutien à la relocalisation industrielle s'intensifie...

Et de trois. Le ministère de l'Economie a dévoilé une troisième liste de lauréats pour son appel à projets sur la relocalisation industrielle de secteurs stratégiques (voir actualités des 9 février et 19 novembre). Ces 105 projets seront soutenus à hauteur de 184 millions d'euros. Ils concernent aussi bien la santé (30 entreprises aidées), l'agroalimentaire (24) ou les intrants industriels (24 également), que l'électronique (22) et la 5G (5). Encore une fois, l'Auvergne Rhône-Alpes tire son épingle du jeu (21 sites financés), devant l'Occitanie (11). Depuis novembre, 160 projets se sont partagés 326 millions d'euros d'argent public, dans le cadre de cette démarche baptisée Résilience.

... celui à la santé se précise

Dans la course à la relocalisation, les initiatives sont multiples. Bercy a ainsi dévoilé, aujourd'hui, une deuxième salve de lauréats, dans le cadre d'une autre démarche, centrée sur les innovations en santé. Cette fois, ce sont 5 entreprises qui ont été distinguées (ABL Europe, Flashtherapeutics, LCM-Lavoisier, Orgapharma et NG Biotech), en plus des 11 déjà annoncées auparavant. Les heureux élus recevront 24 millions d'euros de subventions.

Start-up : la France veut favoriser l’émergence de champions européens

Après la French Tech, place à la "Scale-up Europe". C'est le nom d'une nouvelle initiative, lancée par le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O. Elle vise à « accélérer l’émergence de champions technologiques européens ». Pour cela, 150 dirigeants d’entreprise, chercheurs, politiques et personnalités du Vieux Continent vont remettre une série de recommandations au Président de la République en juin. Les réflexions seront structurées autour des questions du financement des start-up, de leurs ressources humaines, du développement de technologies de rupture et des liens entre start-up et grands groupes.

Immobilier : les ventes de logements neufs se contractent en France...

Les ventes de logements neufs ont chuté de 25 % en 2020, selon la Fédération des promoteurs immobiliers : 128 000 logements ont ainsi été vendus, soit près de 40 000 de moins qu'en 2019. Les ventes dites "en bloc" (aux investisseurs institutionnels notamment) affichent, elles, une hausse de 7,2 % en 2020.

... mais les transactions se développent à la montagne

Avec les remontées mécaniques à l’arrêt à cause de la crise sanitaire, les stations de ski françaises connaissent une saison désastreuse. Mais dans les Alpes, l'immobilier de montagne continue sur sa lancée. Ce marché enregistre des transactions à la hausse en volume et en prix par rapport à la saison précédente.
⏩ A lire : Dans les Alpes, le marché de l'immobilier de montagne ne connaît pas la crise

Défaillances en cascade pour Manoir Industries

Nouveau coup dur pour Manoir Industries. La filiale mosellane du groupe métallurgiste vient d’être placée en redressement judiciaire. Il y a quelques jours, les cinq autres filiales françaises avaient également fait l’objet d’une procédure collective. Un millier d’emplois sont menacés.

3 mars

📍 SFR va supprimer 1 700 postes en France

SFR compte supprimer 1 700 postes cette année, dont 400 dans ses boutiques. La direction de l’opérateur télécoms indique que 11% de ses 15 000 salariés français sont concernés. La CFDT précise que ce plan touche 15% des effectifs de SFR Distribution et 18% d’UES SFR. Ces départs pourraient se faire uniquement « sur la base du volontariat », assure la direction. Dans le même temps, SFR annonce son intention d’accélérer ses déploiements au niveau de la fibre et de la 5G.

Bonus-malus sur les contrats courts : le gouvernement lâche un peu de lest

Les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire vont être temporairement exemptées du système de bonus-malus que va mettre en place le gouvernement. C’est ce que vient d’annoncer Elisabeth Borne au micro de Radio Classique. « Les entreprises qui sont les plus affectées par la crise, notamment celles qui font l’objet de restrictions sanitaires – c’est le cas des hôtels, cafés et restaurants par exemple – ne rentreront pas dans le dispositif de bonus-malus pour les années où elles ont subi des restrictions administratives du fait de la crise sanitaire », a assuré la ministre du Travail. Pour toutes les autres entreprises concernées par la réforme, les embauches vont être placées sous surveillance à partir du mois de juillet. Sur cette base, les premières majorations du taux de cotisation d’assurance chômage seront appliquées à compter de septembre 2022 à l’encontre des employeurs qui n’auront pas suffisamment recruté en CDI.

PGE : les PME jouent la prudence

Selon une étude trimestrielle de Bpifrance Le Lab/Rexecode, 68 % des entreprises qui ont bénéficié d'un prêt garanti par l'État (PGE) n'auraient utilisé qu'une faible part de ce prêt bancaire, voire ne l'ont pas entamé. "Le recours au PGE était motivé principalement par la constitution de liquidités de précaution", analyse l'étude.

Les effets de la crise sur la santé des dirigeants d’entreprise

Epuisement, montée du stress et idées noires : si le nombre de défaillance d’entreprises a considérablement chuté en 2020 avec la multiplication des aides de l’Etat, la crise sanitaire fait flancher les dirigeants d’entreprise les plus solides.
⏩ A lire notre enquête : Quand la crise plonge les dirigeants de PME des Pays de la Loire dans la tourmente

Année record pour le jeu vidéo

La crise sanitaire profite à l’industrie du jeu vidéo. Selon le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, le chiffre d’affaires du secteur a progressé l’an passé en France de 11%. Il s’établit à plus de 5,3 milliards d’euros. Si le marché de la console de jeu demeure le plus important (avec 51% de parts de marché), celui du PC gaming affiche la plus forte croissance (+20%).

2 mars

📍 La réforme de l'assurance chômage remise en marche

Revoici la réforme de l'assurance chômage. Plusieurs fois décalée, puis complètement gelée, elle entrera bien en vigueur, mais de manière progressive, avec 15 mois de retard sur le calendrier initial, soit à partir du 1er juillet, et selon des modalités revisitées. Les entreprises n'échapperont pas au bonus-malus sur les contrats courts, les demandeurs d'emploi à la révision du mode de calcul de leur indemnisation.
Le sort de deux autres dispositions sera, par ailleurs, lié au retour à une situation économique plus favorable. La période de travail nécessaire à l'ouverture des droits au chômage restera d'abord fixée à 4 mois (au lieu de 6) sur une période de 24 mois. La dégressivité des allocations, pour les hauts revenus (salaires mensuels supérieurs à 4 500 euros bruts par mois), elle, entrera bel et bien en vigueur en juillet, mais la réduction en question se déclenchera au 9e mois de chômage, au lieu du 7e. Le durcissement de ces deux mesures interviendra quand le nombre de demandeurs d'emploi repartira à la baisse (-130 000 en catégorie A sur 6 mois) et celui des embauches de plus d'un mois à la hausse (2,7 millions sur 4 mois).

Fiscalité (1) : l'impôt sur les sociétés ajusté

La fiscalité des entreprises s'adapte (encore) à la crise du coronavirus. Bercy annonce deux ajustements pour 2021 : l'un porte sur le calcul des deux premiers acomptes de l'impôt sur les sociétés, l'autre sur le versement anticipé des crédits d'impôt.

Fiscalité (2) : les frais du télétravail exonérés

La crise du coronavirus ne bouscule pas que l'impôt sur les sociétés. Celui sur le revenu s'adapte aussi au contexte économique et social du moment : le ministère des Finances a précisé comment le fisc allait prendre en compte les frais professionnels liés au télétravail.

Double coup de pouce aux entrepreneurs

La création d'entreprise a beau ne pas connaître la crise, Bpifrance entend bien la soutenir. A travers deux nouveaux prêts d'honneur, la banque publique d'investissement met 235 millions d'euros à disposition des créateurs, repreneurs et dirigeants de jeunes sociétés. Mais attention, l'accès à ces fonds n'est pas ouvert à n'importe qui...
⏩ A lire : Un coup de pouce de 235 millions d'euros à la création d'entreprise

Soldes moroses dans les commerces...

Les magasins n'ont pas fait recette avec les soldes d'hiver cette année. Les enseignes de l'habillement ont enregistré une baisse de leur chiffre d'affaires de 22,4 % en février (et -22 % depuis le 1er janvier), selon le baromètre de l'Alliance du commerce et Retail Int. Il faut dire que, pour les magasins, cette édition 2021, décalée puis rallongée de deux semaines, a ressemblé à un parcours d'obstacles, entre couvre-feu à 18h et fermeture des centres commerciaux.

... l'Etat cherche des solutions

Ce bilan potentiellement catastrophique des soldes semble déjà acté du côté de Bercy. Le ministre délégué aux PME Alain Griset a reconnu, sur France Culture, chercher, « dans le cadre du fonds de solidarité, comment prendre en compte la perte de valeur des stocks ». Des solutions devraient être mises sur la table d'ici quinze jours.

1er mars

📍 L'économie reste coincée entre l'urgence et la relance...

La France ne relâchera pas son effort en faveur des entreprises. Alors que se profile un possible durcissement des règles sanitaires dans 20 départements (voir actualité du 25 février), le ministre de l'Economie Bruno Le Maire l'a encore répété, ce matin : « Nous maintiendrons la règle, fixée par le président de la République, de soutenir tous les secteurs les plus touchés par ces mesures (...) et nous ne sortirons [des dispositifs d'aide] que de maniere progressive et différenciée », en fonction de l'impact de la crise sur chaque secteur.
Pour les activités épargnées par les restrictions, le soutien de l'Etat passe par le plan de relance. En la matière, Bercy revendique avoir distribué 16 milliards d'euros depuis septembre (hors baisse des impôts de production), au bénéfice notamment de 30 000 entreprises, dont 70 % de PME. Tout l'enjeu, selon le gouvernement, est de continuer à décaisser l'argent du plan de relance (40 Md€ d'ici la fin de l'année), plutôt qu'à rallonger l'enveloppe globale de 100 milliards, comme certains ont pu le réclamer.

... l'épargne des ménages bientôt à la rescousse ?

Pour amplifier l'impact de la relance, Bercy lorgne sur l'épargne des Français. Le ministre de l'Economie promet de ne pas la taxer, mais cherche à orienter vers les entreprises cette manne, évaluée à « 200 milliards d'euros d'ici fin 2021 ». Une piste défendue également par l'économiste Alain Trannoy.
⏩ A lire : « Mobilisons l'épargne des Français pour sauver nos entreprises »

Relance (bis) : le milliard d'euros à l'industrie re-ventilé

Changement de dosage pour les aides à l'industrie du plan de relance. Bercy prévoit toujours d'y affecter 1 milliard d'euros de plus, mais pas de la même façon qu'annoncé il y a 6 jours... La rallonge prévue pour les subventions à l'usine du futur, disponible à partir du 1er mai, sera finalement amputée de 100 millions d'euros, au profit des appels à projets pour la relocalisation, désormais dotés de 250 millions supplémentaires.

Le mentorat, nouveau remède au chômage des jeunes

Après les financements publics, l'accompagnement privé. L'Etat va enrichir son plan jeunes d'un volet axé sur le mentorat. A partir d'avril, la plate-forme dédiée du gouvernement, "1 jeune, 1 solution", proposera de trouver un parrain ou de postuler pour le devenir, a annoncé l'Elysée. La mise en relation sera assurée par le biais d'associations partenaires. Objectif : 100 000 jeunes épaulés cette année, le double en 2022.

Cordon sanitaire allemand en Moselle

La frontière se referme un peu plus en Moselle. A partir de demain, l'Allemagne exige de toute personne en provenance de ce département une "déclaration (...) à chaque entrée" sur son territoire, ainsi qu'un test négatif au Covid-19 (PCR ou antigénique), de moins de 48 heures. "Aucune exception n’est prévue à ces deux règles", insiste la préfecture de Moselle. Ces mesures s'avèrent donc plus strictes que celles appliquées, en sens inverse, par la France (voir actualité du 25 février). A noter que les transports publics avec la Sarre sont également coupés.

N'oubliez pas l'index de l'égalité professionnelle !

Avez-vous pensé à publier votre index 2021 de l'égalité professionnelle ? Ce 1er mars est le dernier jour pour recalculer votre score et le déclarer à l'administration. Introduit l'an dernier dans les entreprises de 50 à 249 salariés, cet outil vise à inciter les employeurs à améliorer la parité salariale dans leur organisation, au risque de se voir sanctionner par les autorités.

Les ventes automobiles en marche arrière

Gros coup de frein sur le marché automobile. En février, les immatriculations ont plongé de 20,9 %, après avoir connu un démarrage poussif le mois précédent (-5,8 %, voir actualité du 1er février), selon le Comité des constructeurs français (CCFA).

Toupargel se rêve en Place du marché

Tombé dans le giron de Grand Frais il y a un an, le groupe de livraison de surgelés Toupargel réinvente son avenir et affiche de nouvelles ambitions sous son nouveau nom, Place du marché.
⏩ A lire : Le lyonnais Toupargel s'efface et devient "Place du marché"

27 février

📍 Confinement : la liste des commerces autorisés évolue

Quels commerces pourront rester ouverts, dans les zones confinées le week-end ? Le gouvernement en a dressé une liste précise dans un décret, appliqué pour la première fois aujourd'hui, dans l'agglomération de Dunkerque et sur le littoral des Alpes-Maritimes. Y figurent notamment, au côté des magasins alimentaires, pharmacies et garages, les libraires et disquaires, deux activités qui avaient pourtant été contraintes à la fermeture lors du reconfinement de novembre.

26 février

📍 Parfum de confinement, du nord au sud

Une première en France. C'est à partir de 18h que le littoral des Alpes-Maritimes et l'agglomération de Dunkerque (Nord) inaugurent le confinement du week-end. Les déplacements devront rester strictement limités jusqu'à lundi 6h. Des mesures supplémentaires peuvent également être prises par les communes, à l'image de l'interdiction, entre autres, de certains marchés, décidée par la ville de Nice.

Souffle de la crise sur les investissements étrangers

L'attractivité française ébréchée par la crise du coronavirus. Le pays a attiré 1 215 projets d’investissement d'entreprises étrangères en 2020, en baisse de 17,2 % en un an, selon Business France. Ces décisions devraient permettre de maintenir ou créer un peu plus de 34 500 emplois dans le pays. Là encore, c'est moins qu'en 2019 (-12,6 %). Pour relancer la machine et orienter les investisseurs internationaux vers toutes les régions, l'Etat va mettre en place une "Team France Invest", réseau de collaboration entre ses agences et les collectivités locales.

Vent d'optimisme dans les TPE-PME

Avec la nouvelle année, les TPE-PME repartent de l'avant. Rassurées pour leur trésorerie, elles sont désormais, et à nouveau, majoritaires à vouloir investir en 2021, selon le baromètre trimestriel de Bpifrance Le Lab et Rexecode. L'état de la demande continue toutefois de les inquiéter. Et peut-être à raison, au vu de ce qui suit...

Consommation : les ménages craquent

Lendemain de Fêtes difficile chez les Français. Très dynamiques en décembre (+22,4 % sur un mois), leurs dépenses de consommation sont retombées en janvier (-4,6 %), selon l'Insee. La chute est vertigineuse dans l'habillement (-27,8 %) et l'équipement du logement (-24,6 %). C'est le résultat, à la fois, en décembre, de "la réouverture de l’ensemble des magasins et [du] décalage du Black Friday", et, en janvier, du report des soldes et de l'avancement du couvre-feu, analyse l'institut. Problème : en février, le moral des ménages continue de s'éroder (-4 points en deux mois), avec un attrait grandissant pour l'épargne et des craintes sur le chômage proches de leur pic historique de juin 2009.

Emploi : 2021 redémarre fort

En dépit de l'inquiétude des Français, l'emploi repart au quart de tour. En janvier, les embauches de plus d'un mois (hors intérim) ont bondi de 20,2 %, selon les Urssaf. Mais ce rebond fait suite à une fin d'année compliquée (-4,9 % en décembre, -19,1 % en novembre). Sur un an, les recrutements restent largement en repli (-12,6 %).

Commerce, industrie, services ont fini 2020 sur une bonne note

Le contraste est saisissant avec les chiffres précédents. En décembre, toujours selon l'Insee, de nombreux voyants de l'économie étaient passés au vert : les ventes du commerce (+8,6 % en un mois) ; le chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière (+2,1 %, et +1,7 % dans l'ensemble du secteur secondaire) ;  la production dans les services (+5,6 % ). Enfin, l'Insee a corrigé son estimation de la récession subie par la France en 2020 : elle passe à -8,2 %, soit 0,1 point de mieux qu'annoncé initialement.

Sanofi se démultiplie

Sanofi attendu au tournant. La ministre déléguée à l'Industrie a indiqué, sur Twitter, que le groupe pharmaceutique "[produirait], dès septembre, 27 millions de doses par mois" de trois vaccins différents, ceux de Pfizer-BioNTech, Janssen (groupe Johnson & Johnson), "et le sien, s'il obtient la mise sur le marché". L'un des sites clés pour répondre à cet objectif est basé à Marcy-l'Etoile (Rhône).  Notre rédaction d'Auvergne Rhône-Alpes a rencontré son directeur, Alain Denis.
⏩ A lire, son interview : « La production de vaccins pour Janssen débutera à la fin de l'été »

25 février

📍 Confinement : 20 départements en ballottage défavorable...

Le durcissement des restrictions sanitaires à l'heure de l'adaptation locale. « La situation sanitaire de notre pays s’est dégradée au cours des derniers jours, (...) le virus gagne de nouveau du terrain depuis une semaine », a constaté le Premier ministre Jean Castex, ce soir, en conférence de presse. L'inquiétude se concentre sur 20 départements (voir carte ci-après). Les préfets et les élus de ces territoires sont chargés de réfléchir à des « mesures de freinage, proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque » (confinement le week-end, fermeture des commerces les plus grands...). Ces concertations déboucheront sur des décisions la semaine prochaine, pour une entrée en vigueur à partir du 6 mars, « si et seulement si » la dynamique de l'épidémie n'a pas faibli d'ici là.
Le Premier ministre a demandé aux Français de « tenir » jusqu'à la fin du printemps, moment où la vaccination devrait produire ses effets sur la circulation du virus.

Carte des 20 départements placés en surveillance renforcée, le 25 février 2021.
Carte des 20 départements placés en surveillance renforcée, le 25 février 2021. - Photo : Gouvernement

... et déjà une nouvelle règle en Moselle

Après les Alpes-Maritimes lundi et Dunkerque hier, c'est au tour de la Moselle d'appliquer des règles particulières. A partir de lundi, les entrées dans le département, en provenance de l'Allemagne voisine, seront soumises à la présentation d'un test PCR négatif au Covid-19 de moins de 72 heures - y compris pour les frontaliers (jusqu'ici exemptés), sauf quand ils se déplacent pour raisons professionnelles. Pour ces travailleurs qui passent d'un pays à l'autre, un régime de dépistage hebdomadaire est envisagé.

Commerce : triple solution pour les loyers

C'est une revendication vieille comme le premier confinement : comment alléger les loyers des entreprises fermées par les autorités ? Bercy pense avoir trouvé la solution, au moins pour les commerces. Le ministère de l'Economie leur propose un bouquet d'aides, censé couvrir tous les cas de figure.

L'hydrogène fait son trou

La filière française de l'hydrogène décarboné est sur les rails... mais il lui reste encore quelques obstacles à franchir. En l'occurrence, des technologies qui font encore défaut à l'écosystème en cours de structuration. C'est l'une des conclusions issues du premier Conseil national de l'hydrogène, réuni à Albi (Tarn) aujourd'hui, sur le site de l'entreprise Safra. L'occasion d'un premier bilan du déploiement de la stratégie nationale présentée en septembre. A travers les différents outils du plan de relance, ce sont ainsi 27 entreprises de la filière qui ont été soutenues, à hauteur de 37 millions d'euros. S'y ajoutent 60 millions spécifiquement dédiés à la recherche dans l'aéronautique. A noter que plusieurs appels à projets autour der l'hydrogène restent, par ailleurs, ouverts, dont l'un consacré, plus largement, au véhicule du futur.
⏩ A lire, notre dossier sur ces entreprises régionales qui relèvent déjà le pari de l'hydrogène vert

L'activité partielle recule, les plans sociaux continuent...

L'année 2021 démarre sur des bases mitigées pour les salariés. Entre vrai reflux du chômage partiel et vrai-faux répit des plans sociaux, les effets des règles sanitaires (couvre-feu avancé, fermeture des centres commerciaux...) sur l'emploi semblent se durcir, selon le dernier bilan de la Dares (ministère du Travail).

... mais le chômage se stabilise...

Le chômage se stabilise. En janvier, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité aucune a reculé de 0,9 % en France (hors Mayotte), selon la Dares (ministère du Travail). Il retrouve ainsi son niveau d'octobre, avant le reconfinement (3,79 millions de personnes concernées). Cette baisse est toutefois compensée par la hausse des chômeurs en activité réduite (+1,7 %).

... et l'Unédic s'inquiète

Activité partielle en repli, chômage stabilisé... Voilà qui devrait momentanément soulager l'Unédic, étranglée par la crise du coronavirus. Un répit de courte durée  l'organisme s'attend encore à 230 000 destructions d'emploi cette année, pour un déficit de l'assurance chômage estimé à -10 milliards d'euros. Un chiffre néanmoins en progression par rapport à 2020 (-17,4 Md€). La moitié de ce trou provient de l'activité partielle (9,3 Md€, soit 1 Md€ de plus que prévu en octobre), contrepartie à l'envolée moins grave que prévu des pertes d'emploi. La dette du régime, elle, se monte désormais à 54,2 milliards d'euros. Et pourrait dépasser les 70 milliards fin 2022.

La vaccination arrive au travail

C'est parti pour la vaccination contre le Covid-19 en milieu professionnel ! Les services de santé au travail peuvent désormais se procurer des doses du produit AstraZeneca, afin de protéger les salariés les plus vulnérables au coronavirus qui le souhaitent.

24 février

📍 Fonds de solidarité (1) : janvier est arrivé !

Il était attendu. Le fonds de solidarité de janvier est accessible depuis aujourd'hui. Avec une nouveauté, introduite in extremis par décret cette semaine : l'option d'indemnisation du chiffre d'affaires est désormais proposée à davantage d'entreprises.

Fonds de solidarité (2) : Bercy s'explique

Mais pourquoi diable avoir attendu le 24 février pour ouvrir l'accès au fonds de solidarité de janvier ? Cette question, beaucoup d'entreprises se la posent. Conscient du ratage, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a tenté de faire amende honorable. Et de s'expliquer sur les récents dysfonctionnements du système.
⏩ A lire : Le gouvernement justifie les couacs par la montée des fraudes

Elan de générosité sur l'indemnisation des loyers

Pas encore créée, déjà modifiée. L'aide au paiement des charges fixes, promise en janvier, arrivera en mars, a fait savoir Bruno Le Maire aujourd'hui. Le ministre de l'Economie en a profité pour détailler le dispositif, et ses conditions plus généreuses que prévu.
⏩ A lire : La future aide au paiement des loyers des entreprises revue à la hausse

Nouvelles restrictions sanitaires en vue

Changement de ton au sommet de l'Etat. La situation sanitaire « se dégrade », a averti le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Elle est même jugée « très préoccupante dans une dizaine de départements », ce qui « impose [de prendre] des décisions rapides et fortes ». Ce sera le cas à Dunkerque. Le ministre de la Santé Olivier Véran a prôné, pour cette agglomération, des mesures similaires à celles prises dans les Alpes-Maritimes lundi (confinement le week-end, restrictions d'activité pour les commerces les plus grands). Le préfet du Nord en détaillera les modalités demain. Pour le reste du territoire, le Premier ministre Jean Castex en dira davantage, lors d'une conférence de presse, également programmée demain. En attendant, a indiqué Gabriel Attal, « tous nos efforts doivent se poursuivre pour éviter d'avoir à décider d'un nouveau confinement national, mais sans certitude que nous y parviendrons ».

Les patrons perdent un peu le moral

Léger recul du climat des affaires en février. L'indicateur de l'Insee, qui mesure le moral des patrons, s’affiche en retrait d’un point par rapport à janvier. Il reste largement en dessous de la moyenne de long terme, qui est de 100.

Coiffure : la grande ambition de Pascal Coste

Comptabilisant 250 salons de coiffure, l’enseigne niçoise Pascal Coste est candidate à la reprise du groupe Dessange International. A la tête de 1 600 salons dans le monde, l’empire de la coiffure est détenu depuis 2008 par la société d’investissement Eurazeo PME.
⏩ A lire : Pascal Coste candidat à la reprise de Dessange International

Services : le grand oui des investisseurs à Oui Care

Le groupe de services à la personne sarthois Oui Care a levé 65 millions d'euros. Autant pour des besoins de refinancement que pour mener de nouvelles opérations de croissance externe.

Les avions ne sont pas parés à redécoller

Pas de reprise en perspective dans les aéroports. L'Association internationale du transport aérien (Iata) estime que l’activité mondiale sera, cette année, inférieure de 62 à 67 % à celle de 2019. Pour passer ce trou d’air, les compagnies vont devoir mobiliser entre 75 et 95 milliards de dollars de trésorerie (91 à 115 Md€).

23 février

📍 Relance : l'industrie toujours bien lotie

Un milliard d'euros pour faire quoi ? La ministre déléguée Agnès Pannier-Runacher a expliqué à quoi allait servir le milliard supplémentaire affecté à l'industrie, dans le cadre du plan de relance. Elle est également revenue sur le bilan du fonds d'investissement dans les usines en région. A ce jour, 448 projets ont été soutenus à hauteur de 240,2 millions d'euros. Ils représentent un montant cumulé d'investissements de 2,3 milliards. Bercy revendique ainsi contribué à la création de 10 428 emplois directs et en avoir "conforté" plus de 50 200 autres. En tête des régions les plus aidées par le dispositif : Hauts-de-France (49 projets, 25,2 M€ de subventions), Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté (47 projets et environ 25 M€ chacun).
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance

Mur de la dette ou simple muret ?

La dette des entreprises ne s'est pas envolée en 2020. C'est ce qu'affirme la Banque de France, pour qui le recours massif, entre autres, aux crédits bancaires a surtout alimenté les trésoreries. Du côté des ménages, l'institution évalue leur "surplus d'épargne financière" entre 100 et 120 milliards d'euros.

Assurance chômage : la bataille est relancée

Front commun des syndicats contre la réforme de l'assurance chômage. CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC ont publié un communiqué commun pour exprimer leur "profond désaccord avec le principe fondateur" du projet gouvernemental, suspendu par la crise du coronavirus. A une semaine d'une réunion au ministère du Travail pour discuter de sa réactivation, les cinq organisations plaident, notamment, pour l'abandon de la dégressivité des allocations pour les hauts revenus... mais réclament le maintien du bonus-malus sur les contrats courts, jugé "nécessaire", mais décrié par le patronat.

Chômage partiel : le tourisme veut y voir clair

Les acteurs du tourisme social veulent sortir du brouillard. Dans une lettre au gouvernement, trois organisations professionnelles (Hexopée, Gsotf, Cap France) et trois syndicats (CFDT, CGT-FO, Unsa) demandent des "gages" pour leurs saisonniers. Avant de les recruter pour l'été, et après avoir enregistré 600 millions d'euros de pertes en 2020, ils veulent être sûrs de pouvoir bénéficier, si besoin, du chômage partiel et réclament sa prise en charge intégrale "jusqu'à fin décembre 2021". Ils souhaitent également la prolongation des allocations chômage de ces travailleurs précaires sur toute l'année. Sans ces mesures de "sécurisation juridique", les signataires disent craindre "à terme, (...) une perte de compétences dramatique".

L'assèchement des dividendes

La France sevrée de dividendes. En 2020, 71 % des entreprises ont réduit ou annulé leurs versements et les sommes distribuées ont fondu de 44 %, pour atteindre 35,8 milliards de dollars (29,5 Md€), selon une étude de la société de gestion d'actifs Janus Henderson. Résultat, l'Hexagone est l'un des pays développés qui a le plus réduit ses dividendes l'an dernier, alors que leur baisse au niveau mondial est restée limitée, à -12,2 %.

Restrictions sanitaires : Dunkerque dans le viseur

Après le "confinement partiel" décidé hier dans les Alpes-Maritimes, quelles nouvelles règles s'appliqueront à Dunkerque ? L'agglomération du Nord devrait être la prochaine zone du territoire à adopter des restrictions sanitaires renforcées, en raison d'une situation épidémique locale sous tension. Le ministre de la Santé Olivier Véran se rendra sur place demain pour livrer son verdict, sur la base de propositions formulées par les élus de la Communauté urbaine.

22 février

📍 Les Alpes-Maritimes en confinement partiel...

Retour à la case confinement pour les Alpes-Maritimes. Un « confinement partiel », présenté ce midi par la préfecture, en réponse à un niveau de contamination au Covid-19 localement élevé. La libre circulation sera ainsi fortement limitée pendant les deux prochains week-ends, du vendredi 18h au lundi 6h, sur une zone littorale allant de Menton à Théoule-sur-Mer, Nice et Cannes incluses. Toute sortie devra être justifiée par une attestation de déplacement dérogatoire.
Dans tout le département, les commerces de plus de 5 000 m² doivent fermer dès demain (hors magasins alimentaires et pharmacies). Seules les livraisons et ventes à emporter seront admises. Pour les boutiques de 400 à 5 000 m², la jauge passe à 15 m² par personne (au lieu de 10). Le port du masque devient obligatoire « dans toutes les zones à forte fréquentation » et les contrôles aux aéroports et à la frontière italienne seront durcis.

... quid du reste de la France ?

La réinstauration d'un confinement dans les Alpes-Maritimes préfigure-t-elle un prochain tour de vis dans toute la France ? Non, assure le ministre de la Santé. « La situation sanitaire reste inquiétante à l'échelle du pays (...), mais nous n'en sommes pas du tout à la situation » observée dans ce département. En revanche, Olivier Véran dit suivre de près, en lien avec les collectivités locales concernées, la poussée épidémique en cours à Dunkerque et en Moselle.

Commerces fermés : la nuance haut-savoyarde

A rebours de cette tendance au durcissement, la Haute-Savoie a introduit une nuance à la fermeture des centres commerciaux de plus de 20 000 m² : une boutique située au sein de ces espaces peut rouvrir à partir d'aujourd'hui, si elle est accessible par l'extérieur, a indiqué le préfet du département sur Twitter.

La nouvelle doctrine de contrôle des délais de paiement 

Les bénéficiaires de PGE n'ont qu'à bien se tenir. En matière de respect des délais de paiement, la Répression des fraudes veut cibler davantage ses contrôles sur les ETI et grandes entreprises qui ont contracté un prêt garanti par l'Etat. Annonce faite en marge de la présentation du bilan 2020 de ses actions contre les mauvais payeurs. Le bilan est  plutôt mitigé : les amendes prononcées sont en recul, alors que les abus détectés restent assez fréquents.

Les détails de la vaccination au travail

La vaccination arrive dans le milieu professionnel. C'est désormais officiel : les services de santé au travail participeront à la campagne contre le Covid-19 à partir de jeudi. Une contribution à laquelle l'employeur ne sera associée que marginalement.

Sanofi à la disposition de ses concurrents

Sanofi contraint de jouer les faire-valoir dans la course aux vaccins ? Le groupe vient en tout cas de conclure un deuxième accord pour aider à fabriquer le produit d'un autre de ses concurrents, l'américain Johnson & Johnson. Un partenariat du même genre avec Pfizer BioNTech avait déjà vu le jour fin janvier.
⏩ A lire : Sanofi ouvre son site de Marcy-l'Etoile à la fabrication du vaccin de Johnson & Johnson
Pour autant, Sanofi n'a pas dit son dernier mot contre le Covid-19 : le français a également annoncé aujourd'hui le démarrage d'un nouvel essai clinique de phase 2 pour son vaccin, développé avec GSK.

La contrefaçon s'envole

Les douanes françaises n'ont pas chômé en 2020. Elles ont saisi 5,64 millions de produits contrefaits l'an dernier (dont 272 000 masques sanitaires), en hausse de 20 % en un an. Le gouvernement a présenté aujourd'hui un nouveau plan d'action pour endiguer le phénomène. Il prévoit notamment une coopération accrue avec les sites de vente en ligne et les réseaux sociaux, ainsi qu'un renforcement des moyens d'action sur Internet.

20 février

📍 Un an de Fil info

Un an déjà... Il y a un an, Le Journal des Entreprises publiait son premier dossier sur les conséquences du Covid-19 pour les entreprises françaises. Le coronavirus était encore une menace lointaine, et l'épidémie cantonnée à la Chine. Mais les craintes d'un grippage de l'économie mondiale se faisaient déjà sentir... et même si nos articles de l'époque ont bien vieilli, au vu de ce qui s'est passé par la suite, les secteurs menacés par la crise étaient déjà bien identifiés - tourisme, automobile, électronique... Douze mois plus tard, et quelque 106 000 mots après, le Fil info reste à vos côtés pour vous transmettre, au quotidien, les "nouvelles du front" de cette drôle de guerre économico-sanitaire. Gardons courage : la bataille fait toujours rage, nous sommes désormais mieux armés pour pouvoir la remporter.

19 février

📍 Entreprises en difficulté : relancer la prévention

Mieux vaut prévenir que guérir. C'est un message que les patrons peinent encore bien souvent à entendre. La mission sur la justice économique, lancée en septembre dernier, déplore ainsi que "les petites entreprises, les commerçants, les artisans, les indépendants, les agriculteurs, les associations, n’ont généralement pas recours aux procédures amiables qui pourraient les protéger lorsque leur situation se dégrade." Pour tenter d'inverser la tendance et pour favoriser le recours aux dispositifs de prévention, plusieurs pistes ont été présentées au gouvernement aujourd'hui.

Le fonds de solidarité se fait attendre

Toujours plus tard. Les demandes pour le fonds de solidarité de janvier ne seront ouvertes que le 24 février. Pour novembre et décembre, les formulaires avaient été mis en ligne dès la première quinzaine du mois suivant. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis que ce serait de nouveau le cas la prochaine fois. En attendant, les entreprises auront à peine plus d'un mois (contre quasiment deux d'habitude) pour déposer leur dossier, jusqu'au 31 mars. Un contretemps fâcheux, alors que l'administration s'est déjà attiré de nombreuses critiques, en raison des retards pris dans le versement de cette aide.

Des festivals assis, avec des si...

Feu vert pour les festivals. La saison 2021 aura bien lieu, mais en mode dégradé : le ministère de la Culture impose plusieurs contraintes aux organisateurs. Et les compense avec une enveloppe de 45 millions d'euros.

La vaccination au travail entérinée

Le vaccin contre le Covid-19 arrive en milieu professionnel. Dans un premier temps, ce sont les salariés vulnérables de 50 à 64 ans qui pourront recevoir, d'ici la fin du mois, des doses du produit AstraZeneca « dans le cadre de [leur] service de santé au travail », a assuré le secrétaire d'Etat Laurent Pietraszewski, sur BFM Business.

L'arrêt maladie automatique prolongé

L'arrêt de travail automatisé pour cause de Covid-19 reste en vigueur deux mois de plus. Il sera maintenu jusqu'au 1er juin, a indiqué, hier soir, le ministre de la Santé Olivier Véran. A noter, par ailleurs, que les personnes infectées par le coronavirus devront désormais s'isoler 10 jours, au lieu de 7.

Les dérapages de l'automobile

Après l'aérien hier, au tour de l'automobile aujourd'hui de compter ses pertes. Elles se montent à plus de 8 milliards d'euros en 2020 pour le groupe Renault. Son chiffre d'affaires (43,5 Md€, soit 12 de moins qu'en 2019) a reculé dans les mêmes proportions que ses ventes (-21 % environ). Valeo passe également dans le rouge, avec un résultat net de -1,09 milliard et un chiffre d'affaires amputé de 3 milliards en un an (-15,6 %).
Dans les deux cas, ces entreprises sont néanmoins parvenues à redresser la tête au second semestre. Mais pour 2021, en plus de la crise sanitaire, elles s'attendent à souffrir de la pénurie de composants électroniques jusqu'en milieu d'année.

Intermarché dans le viseur de l'Etat

Bercy veut faire passer Intermarché à la caisse. Le ministère de l'Economie demande à la justice une sanction de 150,75 millions d’euros contre le distributeur. Il est accusé d'avoir contraint 93 fournisseurs à signer des contrats préalables avec des centrales internationales de services. Ces pratiques sont jugées "abusives", car elles s’apparentent "à un droit d’entrée en négociation sans contrepartie économique réelle" et "[perturbent] la loyauté des relations commerciales". A l'été 2019, Bercy avait lancé la même procédure contre E.Leclerc, dans une affaire similaire.

18 février

📍 Cybersécurité (1) : l'offensive de l'Etat

Sus aux pirates ! L'Etat a dévoilé aujourd'hui sa "stratégie nationale" en matière de cybersécurité. Au programme : plus d'1 milliard d'euros pour développer la filière et souder un écosystème jugé "encore trop fragmenté".

Cybersécurité (2) : la défense des TPE-PME

Mais, au fait, comment se protéger contre les cyberattaques ? L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) vient de sortir un guide pratique à l'attention des TPE-PME. Il interroge en 12 questions vos pratiques informatiques et propose des "mesures simples mais essentielles, (...) [et] accessibles pour une protection globale de l’entreprise". Des conseils à prendre au sérieux : en 2020, à elles seules, les opérations de rançongiciel, traitées par l'Anssi, ont été multipliées par 3,5 en un an. 20 % visaient la santé, 15 % l'industrie.

Environnement : le BTP obtient un sursis

Le gouvernement fait un geste pour le BTP. Il repousse de six mois l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation environnementale 2020 (RE2020) sur les bâtiments neufs. Ces nouvelles obligations contraignantes nourrissent les inquiétudes des professionnels, comme ils l'ont encore soulignées hier. A noter que, pour soutenir les objectifs de la RE2020, un appel à manifestation d'intérêt va être lancé sur l'innovation autour des matériaux de construction.

Délais de paiement : les TPE dans le collimateur

La crise des délais de paiement n'a pas eu lieu cet automne, en dépit du reconfinement. C'est la conclusion du comité spécial monté au printemps pour intervenir sur ces problématiques de crédit interentreprises, à la lumière d'un sondage commandé à BVA. Une enquête, dans laquelle les TPE-PME sont directement pointées du doigt.

Le crash de l'aérien

Le secteur aérien plonge dans des profondeurs abyssales. Trois groupes français viennent de publier leurs résultats 2020. Ils témoignent de la violence de la crise du coronavirus sur cette activité.
Air France KLM : avec deux tiers de passagers en moins et un chiffre d'affaires en chute libre (-59,1 %, soit 16 milliards d'euros de moins qu'en 2019), la compagnie signe un résultat net de -7,1 milliards d'euros. Reprise espérée "au cours des deuxième et troisième trimestres 2021, grâce au déploiement du vaccin".
Groupe ADP : avec un trafic en baisse de 60 %, le gestionnaire d'aéroports encaisse une baisse de CA de 54,5 % (2,56 Md€ envolés en un an) et bascule dans le rouge, avec un résultat net de -1,17 milliard. Il prévoit un retour du trafic à la normale à Paris "entre 2024 et 2027".
Airbus : malgré le marasme ambiant, l'avionneur européen limite la casse, avec une perte nette d'1,13 milliard, moins élevée qu'en 2019 ! Pour autant, il a perdu 29,2 % de CA en un an (soit 20,56 milliards évaporés) et livré un tiers d'appareils commerciaux en moins. Il s'attend à rester sur ce même rythme en 2021.

Les entreprises françaises débarquent sur Mars

C'est l'événement scientifique mondial du jour : l'astromobile de la Nasa Perseverance doit se poser sur la planète Mars dans la soirée. A son bord, plusieurs instruments mis au point par des entreprises françaises. Notre rédaction d'Occitanie vous les présentait dès le 17 juillet dernier.
⏩ A lire : Ces PME occitanes ont contribué à la SuperCam de Perseverance

17 février

📍 BTP : alerte sur le logement neuf

Le cri d'alarme du bâtiment. Pourtant épargné par le deuxième confinement et les restrictions sanitaires actuelles, le secteur craint l'arrivée d'une "crise historique" dans le logement neuf. Après les mauvais chiffres de l'an dernier, le Pôle Habitat FFB craint le pire pour 2021, et pas seulement à cause de l'épidémie de coronavirus.

Les commerces fermés haussent le ton...

Les magasins perdent patience. Dans un communiqué commun, le Conseil du commerce de France et dix fédérations du secteur exigent du gouvernement "un calendrier de réouverture" pour les établissements fermés depuis le 31 janvier. Ils rappellent, au passage, à Bercy sa promesse d'une "indemnisation « simple, rapide et totale » des pertes engendrées" et demandent à en connaître les modalités. "Les commerces portent un stock de marchandises important qui accroît les difficultés financières des entreprises", insistent encore les signataires. Ils dénoncent, par ailleurs, une "situation d’injustice inacceptable vis-à-vis des autres magasins" ouverts.

... le gouvernement n'entend rien changer

Rouvrir les activités actuellement fermées ? « Nous n'en sommes pas là aujourd'hui, malheureusement », a répondu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Même si une légère amélioration est à noter sur le front sanitaire, « il serait totalement déraisonnable de relâcher nos efforts et de crier victoire, a-t-il poursuivi. La situation reste si fragile qu'un rien peut la faire basculer. »

Les entrepreneurs timorés

Les créations d'entreprise en petite forme. En janvier, elles ont enchaîné sur une deuxième baisse mensuelle consécutive, selon l'Insee.

Les ventes automobiles à l'arrêt en Europe

Le marché automobile européen retombe bien bas. En janvier, les ventes ont reculé de 24 % en un an, pour atteindre le volume le plus bas jamais enregistré sur le premier mois de l'année (à peine 726 500 immatriculations). Il n'y avait plus eu de chute mensuelle aussi forte depuis mai dernier. La France réalise toutefois la moins mauvaise performance (-5,8 % quand même). Les constructeurs tricolores ne sont pas à la fête : Stellantis (fusion de PSA et Fiat-Chrysler) démarre sur un piteux -26,1 %, le groupe Renault encaisse une chute de 21,6 %.

Les nouvelles frontières technologiques de l'UE

Le couple franco-allemand veut relever les défis des transitions énergétique et numérique. Les ministres de l'Economie des deux pays ont plaidé, hier, pour le lancement de trois projets européens d'intérêt commun sur l'hydrogène, le cloud (informatique dématérialisée) et la microélectronique. En attendant, et plus concrètement, les deux pays se mobilisent sur l'intelligence artificielle, à travers un appel à projets commun. A la clé : au moins 20 millions d'euros sur trois ans pour soutenir l'innovation.
⏩ A lire : Lancement d'un appel à projets franco-allemand sur l'intelligence artificielle

L'écho mitigé de l'écoconception

L'écoconception, quèsaco ? C'est une question que se pose encore un certain nombre d'entreprises. Mais ces pratiques commencent à trouver leur place, notamment dans les TPE, assure un baromètre de l'Ademe consacré au sujet. Non sans mal.
⏩ A lire : Les entreprises peinent à se mettre à l'écoconception

16 février

📍 La vraie fausse baisse du chômage

Encore un résultat "en trompe-l'oeil" pour le taux de chômage. Au quatrième trimestre, il a baissé d'1,1 point en trois mois, pour s'établir à 8 %, selon l'Insee. Soit 340 000 demandeurs d'emploi en moins. Mais il n'y a pas de quoi se réjouir, prévient l'institut : comme au printemps, ce recul s'explique par le confinement, dans la mesure où il conduit à exclure du décompte un bon nombre de personnes de manière artificielle.

Le vrai faux suspense du chômage partiel

Encore repoussée. L'Etat ne réduira pas la prise en charge de l'activité partielle le mois prochain. La ministre du Travail Elisabeth Borne en a fait l'annonce, ce matin, sur BFM Business. L'occasion aussi, pour elle, d'inciter les entreprises à se tourner davantage vers l'APLD, le nouveau dispositif de longue durée.

ETI et grandes entreprises retrouvent le sourire

Nouvelles rassurantes en provenance des ETI et grandes entreprises. Depuis le début d'année, leur situation de trésorerie et leurs délais de paiement s'améliorent, selon l'enquête mensuelle de l'AFTE et Rexecode. De bon augure, après les inquiétudes nées du reconfinement de novembre.

Automobile, aéronautique : le boom des subventions

Le soutien public à l'aéronautique et l'automobile prend de l'ampleur. 205 projets supplémentaires vont être aidés, à hauteur de 174 millions d'euros, par les deux fonds de modernisation mis en place par l'Etat, a dévoilé Bercy aujourd'hui. Hors Ile-de-France, c'est l'Auvergne Rhône-Alpes qui tire le gros lot (43 sites industriels subventionnés), deux fois plus qu'en Occitanie, Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté. Depuis le lancement de ces deux dispositifs en septembre, 492 lauréats se sont partagés 431 millions d'euros de subventions (234 M€ pour l'automobile, 197 M€ pour l'aéronautique). Près de 60 % étaient portés par des PME, assure le ministère de l'Economie.
⏩ A lire : Coup d'accélérateur sur les projets aéronautiques en Occitanie

Vague optimisme pour la culture

Demi-espoir pour une reprise dans la culture. La ministre Roselyne Bachelot s'est dite, hier soir, sur LCI, « très optimiste pour les festivals et spectacles assis. Pour [ceux] debout, c'est plus compliqué », a-t-elle aussitôt nuancé. La suite dépendra d'expérimentations menées en mars-avril. Deux d'entre elles se tiendront au Dôme de Marseille. Des tests grandeur nature, auxquels participeront le nouveau Syndicat des activités événementielles.
⏩ A lire, l'interview de son président Cédric Angelone : « Il faut redonner une perspective à la filière événementielle »

L'utilité de Bpifrance à la loupe

A quoi ça sert, Bpifrance ? La banque publique d'investissement multiplie les initiatives en faveur des entreprises, entre soutien financier, telles que les aides à l'innovation, et prestations d'accompagnement payantes, comme les accélérateurs. Mais pour quels résultats ? C'est ce que plusieurs études ont récemment tenté d'éclaircir.
⏩ A lire : Ce que Bpifrance apporte vraiment aux entreprises

Une si discrète cyberattaque

Alerte au piratage dans les entreprises. Le logiciel Centreon, utilisé notamment par de grands groupes français, a été la cible d'"une campagne de compromission" pendant trois ans, de fin 2017 à 2020, a indiqué l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). L'attaque "a principalement touché des prestataires de services informatiques, notamment d’hébergement web". Pour la contrer, l'Anssi a publié un rapport complet sur la menace et les moyens de s'en prémunir.

E-commerce : Lengow prend l'accent américain

Une pépite du numérique français dans l'escarcelle d'un fonds américain. Acteur de l'e-commerce, le nantais Lengow change de main, et d'échelle, avec cette opération, explique notre rédaction de Loire-Atlantique - Vendée.
⏩ A lire : L'éditeur de logiciel Lengow racheté par Marlin Equity Partners

15 février

📍 Changement de décor pour les repas en entreprise

Les règles sanitaires s'invitent à la pause déjeuner des salariés. Un décret, entré en vigueur aujourd'hui, permet aux employeurs de déroger au Code du Travail concernant l'organisation des repas en entreprise. Il s'agit, en l'occurrence, de permettre de changer plus facilement de lieux de restauration, si les espaces habituels empêchent de respecter  la distanciation physique.

Le printemps du revenu minimum

La "garantie de revenus" étendue. Cette "prime exceptionnelle", versée automatiquement par Pôle Emploi aux travailleurs précaires, restera en vigueur trois mois de plus, a annoncé le ministère du Travail. Elle sera donc distribuée au titre de mars, avril et mai, en plus de couvrir la période, initialement prévue, de novembre à février. Plus de 400 000 personnes ont perçu cette enveloppe mensuelle en fin d'année dernière. Elle est censée assurer au moins 900 euros de revenus aux saisonniers, intérimaires et intermittents pénalisés par la crise du coronavirus, alors qu'ils travaillaient régulièrement auparavant (au moins 138 jours en 2019, précise le décret qui l'a instituée). Coût pour l'Etat : plus d'1 milliard d'euros.

Une aide pour électriser les routes

Les routes françaises vont devenir branchées. C'est l'espoir du gouvernement qui a créé par décret une nouvelle subvention en faveur des investissements dans les bornes de recharge électrique, sur les aires d'autoroute et le réseau public national.

L'électronique, nouvel enjeu industriel

C'est une pénurie qui met la puce électronique à l'oreille du gouvernement. La production de plusieurs usines automobiles dans le monde est actuellement freinée par manque de semi-conducteurs. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a donc plaidé, ce matin, pour le développement rapide d'une filière industrielle européenne sur les composants électroniques.

Un coûteux manque de containers

L'économie mondiale serait-elle en train d'entrer dans l'ère des pénuries ? Euler Hermes s'inquiète en tout cas, de son côté, de l'insuffisance des containers en Chine. La situation pèse sur la valeur des importations européennes et "pourrait coûter entre -4,5 et -7 points de marges aux entreprises de la zone euro" au premier semestre. Pour les sociétés françaises, la perte est même estimée à 23 milliards d'euros. Sans compter le "rallongement des temps de livraison [qui] pourrait coûter -1,2 point de croissance au PIB de la zone euro en 2021".

La viticulture boit la tasse à l'international

Les ventes de vins et spiritueux français à l'étranger ont trinqué en 2020. Le chiffre d'affaires a chuté de près de 14 %, pour retomber à 12,1 milliards d'euros. Soit 2 milliards qui se sont évaporés, selon la FEVS, la fédération des exportateurs de ces produits. Après cinq hausses annuelles consécutives, les professionnels déplorent "un coup d’arrêt brutal, sous l’effet conjugué des taxes américaines imposées sur les vins français depuis fin 2019 et de la crise liée au Covid-19". Dans ce contexte, la filière cherche plus que jamais à se renouveler pour ne pas sombrer, explique notre rédaction de Bordeaux.
⏩ A lire : Quand la filière vin ne se laisse pas déborder par la crise

L'index à ne pas oublier

Pandémie ou pas, la parité salariale en entreprise reste à l'ordre du jour. Les sociétés de plus de 50 salariés n'ont plus que deux semaines pour actualiser leur index de l'égalité professionnelle. Petite pression supplémentaire pour les ETI : le ministère du Travail rendra publics leur score pour la première fois cette année.

12 février

📍 Soutien à la recherche dans l'automobile...

La France veut accélérer le véhicule du futur. Bpifrance et l'Ademe lancent un appel à manifestation d'intérêt pour identifier des projets de R&D sur l'électrique, l'hydrogène, ou encore la voiture connectée. Une démarche qui s'inscrit dans la lignée du plan auto, présenté en mai dernier.

... et bilan des projets aidés dans l'aéronautique

Dans l'aéronautique aussi, le soutien à la R&D fait son chemin. En juin dernier, le plan de soutien au secteur avait promis 1,5 milliard d'euros d'ici 2022 pour parvenir à un avion neutre en carbone dès 2035. Un projet d'ores et déjà mis sur les rails : le gouvernement revendique avoir financé 62 projets à hauteur de 376 millions d'euros dès l'an dernier. Et ce, au bénéficie de 117 sites industriels.

Les soldes s'allongent

Deux semaines de plus pour les bonnes affaires. Censés se terminer mardi, les soldes d'hiver sont prolongés de 14 jours (soit jusqu'au 2 mars), a indiqué le ministre délégué aux PME Alain Griset, sur Twitter. Objectif affiché : "Permettre à nos commerçants d’écouler leurs stocks dans les meilleures conditions", alors que le couvre-feu à 18h et la fermeture des centres commerciaux handicapent le secteur.

Services à la personne : une réforme fiscale très attendue

C'est un petit changement qui pourrait avoir de grandes conséquences. Le gouvernement a ouvert la porte à la généralisation en 2022 du crédit d'impôt "instantané" pour les services à la personne. Les professionnels applaudissent, car la mesure pourrait faire exploser la demande et créer plus de 250 000 emplois.

Des baisses d'impôts de production pour tous

Bercy a fait chauffer sa calculette. Le ministère de l'Economie a voulu savoir dans quelles régions les entreprises allaient le plus profiter de la baisse des impôts de production cette année. L'occasion de rappeler aussi aux 628 753 sociétés concernées qu'elles ne sentiront l'impact de cette mesure qu'à partir du second semestre.

Des prêts directs de l'Etat pour quelques-uns

Ce sont des instruments peu connus dans la lutte contre la crise économique du coronavirus. L'Etat a dévoilé, cette semaine, les données relatives à ses avances remboursables et prêts à taux bonifié. Au 30 septembre, ces aides directes représentaient près de 70,6 millions d'euros (sur les 500 M€ promis par le gouvernement), attribués à 98 reprises à des PME "présentant un intérêt stratégique". Principales régions bénéficiaires : l'Auvergne Rhône-Alpes (11,6 M€, distribués à 11 entreprises représentant 674 emplois) et le Grand Est (11,5 M€, 13 entreprises, 1037 emplois). En revanche, les Pays de la Loire ne comptent qu'un seul bénéficiaire, comptant 67 salariés et soutenu à hauteur de 200 000 euros.

Porte d'entrée pour patrons en difficulté

Un portail web pour orienter les dirigeants fragilisés par la crise. Sur cette page baptisée [Ré]Agir, en fonction de sa situation (entreprise en difficulté, procédure collective en cours, recherche d'activité après un dépôt de bilan...), l'utilisateur est orienté, en quelque clics, vers des structures offrant, à proximité, un accompagnement gratuit. Sont ainsi référencées les antennes locales des associations Second Souffle, Crésus et 60 000 Rebonds. A l'origine de cette initiative, la Fondation Entreprendre espère aider 3 000 personnes.

11 février

📍 Comment payer les charges reportées ?

Vous avez reporté vos charges sociales au printemps 2020 ? Vous devriez bientôt avoir des nouvelles de l'Urssaf... Pour récupérer les cotisations non-versées entre mars et juin derniers, elle s'apprête à envoyer aux employeurs des "propositions d'échéancier personnalisés". Mais toutes les entreprises ne sont pas concernées et le paiement peut toujours être évité.

Fonds de solidarité : le dispositif maintenu...

Le fonds de solidarité n'a pas dit son dernier mot, à bien des égards. Un décret, entré en vigueur hier, prolonge cette aide emblématique de la crise jusqu'au 30 juin 2021. Le texte fixe également les conditions d'attribution pour janvier. Détail qui a son importance : pour estimer la perte d'activité, le chiffre d'affaires mensuel sera désormais comparé à celui réalisé deux ans en arrière (janvier 2019, plutôt que 2020). A noter que la procédure pour solliciter l'aide n'ouvrira pas avant "fin février".
Enfin, dernière évolution : l'aide basique de 1 500 euros va finalement être maintenue jusqu'en février inclus, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, hier soir, à l'Assemblée nationale. Ce premier niveau d'indemnisation était censé s'arrêter au 31 décembre. Il s'adresse aux entreprises de moins de 50 salariés ayant perdu plus de 50 % de leur CA (hors secteurs du tourisme).

... les difficultés continuent

Dans le principe, le fonds de solidarité est donc prolongé. Dans la pratique, les entreprises peinent à en voir la couleur. Les versements de l'aide de décembre sont particulièrement ralentis. Signalé fin janvier, le problème semble persister et, pour ne rien arranger, l'administration a changé de formulaire en cours de route. Les secteurs concernés par cette modification doivent donc re-déposer un dossier.

Les entreprises ne manquent pas de crédits

L'endettement pour répondre à la crise ? En 2020, l'encours des crédits aux entreprises a bondi de 13,3 % en un an et 200 000 entreprises supplémentaires y ont eu recours, selon la Banque de France. Les PME en ont été particulièrement friands.

L'industrie un ton en dessous

Pas de retour à la normale dans les usines. Au quatrième trimestre, la production manufacturière est restée en retrait de 4,4 % par rapport à la même période de l'année précédente, selon l'Insee. La contraction est de -3,8 % pour l'ensemble de l'industrie. Le secteur des transports (hors automobile) subit le recul le plus violent (-21,7 %), tandis que l'énergie et les équipements électriques sont parvenus à se maintenir (-0,3 %), tout comme la pharmaceutique (-0,5 %).

Vers une croissance forte sur deux ans ?

Les vases communicants appliqués à la croissance. Le PIB de la zone euro, comme celui de la France, devraient augmenter moins que prévu en 2021, mais davantage en 2022, d'après la Commission européenne. Pour l'Hexagone, les nouvelles estimations font état d'une hausse de 5,5 % cette année (0,3 point de moins qu'annoncé en novembre) et de 4,4 % la prochaine (1,3 point de plus). Au niveau de la zone euro, ce serait 3,8 % dans les deux cas.

Une nouvelle vie pour les masques

La France ne manque plus de masques, mais déborde de masques usagés. Des déchets envahissants qu'une communauté d'entrepreneurs de l'Ain a décidé de transformer en opportunité économique. Ou, plus précisément, en t-shirts.
⏩ A lire : Dans l'Ain, sept entrepreneurs organisent le recyclage de masques

10 février

📍 Coup de froid sur les entreprises

La santé au travail, ce n'est pas que la lutte contre le Covid-19. Cette semaine s'ajoute une nouvelle contrainte pour les employeurs : le froid. Face à la chute des températures, les autorités rappellent les mesures de prévention à prendre pour protéger les salariés des morsures du mercure.

Financement participatif : la foule des grands jours

Riche année pour le crowdfunding. Il a permis de collecter 1,02 milliard d'euros en 2020, soit une hausse fulgurante de 62 %, d'après le baromètre de l'association professionnelle FPF et de Mazars. Si cette croissance est tirée par les dons, les prêts et investissements par la foule ont aussi décollé. Les entreprises en profitent : le financement participatif a permis d'alimenter plus de 17 000 de leurs projets (hors ESS).
⏩ A lire : Le crowdfunding a atteint des records en 2020

Percée de l'e-commerce à tous les étages

L'e-commerce séduit aussi les pros. 34 % des clients de sites B2B reconnaissent avoir développé leurs achats sur Internet du fait de la crise du coronavirus, et ce au détriment d'autres canaux, selon une étude Next Content et Médiamétrie pour la Fevad, réalisé en octobre et novembre, auprès de 1 645 personnes. Plus généralement, et sans surprise, le commerce en ligne a largement profité du contexte sanitaire, comme le montre le bilan 2020 de la fédération du secteur.
⏩ A lire : La crise du Covid-19 fait gagner quatre ans à l'e-commerce

Les dépôts de brevets encore en retrait

L'innovation en berne. Les dépôts de brevets ont fondu de 9,5 % en 2020, selon l'Inpi. Une érosion attribuée à la crise du Covid-19, mais qui n'est pas aussi nouvelle qu'il n'y paraît. Les marques enregistrées par l'Institut ont signé, en revanche, un nouveau record l'an dernier.

Les défaillances d'entreprise toujours au ralenti

2021 commence sur les mêmes bases que sa devancière, en matière de sinistralité des entreprises. Les défaillances relevées en janvier étaient en repli de 43 %, par rapport à la même période de l'an dernier, selon la Banque de France. Pour 2020, l'institution dresse le même bilan que d'autres avant elle : les procédures ont chuté de 39 % en un an - c'est 20 000 de moins sur douze mois. Seule exception notable, mais inquiétante : le nombre d'ETI et grandes entreprises en difficulté a augmenté de 45,5 %.

Automobile : le pactole européen de Valeo

Gros coup de boost pour Valeo. L'équipementier automobile vient d'obtenir un financement de 600 millions d'euros de la part de la Banque européenne d'investissement (BEI). La moitié de cette enveloppe sera versée d'ici à mai 2022, pour soutenir "des projets de recherche en matière d’électrification et d’amélioration de l’efficience énergétique des véhicules" et de leur sécurité. L'entreprise a prévu d'investir plus d'1,4 milliard d'euros en quatre ans sur ces sujets, en France mais aussi dans plusieurs autres pays européens.

Electronique : Lacroix améliore son usine par la relance

Lacroix érigé en symbole. Le groupe industriel a reçu la visite de Bruno Le Maire, hier, sur le site de sa future usine d'électronique dédiée aux objets connectés, à Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire). Le projet est soutenu par l'Etat au titre de la relocalisation. L'occasion pour le ministre de l'Economie de vanter les mérites du plan de relance et de sa politique industrielle.
⏩ A lire : Bruno Le Maire inaugure la future usine du groupe Lacroix

Délai fixé pour les maladies professionnelles liées au Covid-19

Les demandes de reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle ne devront pas traîner. Une réponse sera donnée « sous trois mois pour l'ensemble des dossiers complets qui sont déjà parvenus au comité » national chargé de les instruire, a promis, hier, le ministre de la Santé, devant l'Assemblée nationale. La procédure est automatique pour les soignants. Comme prévu par décret, elle vise, dans tous les cas, les infections au coronavirus responsables de séquelles respiratoires uniquement, a insisté Olivier Véran.

9 février

📍 L'économie en stagnation

La reprise est au point mort. Entravée par les restrictions sanitaires, l'économie est entrée dans une phase de stagnation, montre la dernière note de conjoncture de la Banque de France. La perte d'activité, calculée par l'institution, est stable depuis trois mois. Mais le fossé tend à se creuser entre les services et l'industrie.

Etat d'urgence sanitaire prolongé, confinement n°3 évité ?

C'est une petite phrase, porteuse d'un mince espoir. « Il est évidemment possible qu'on ne soit jamais reconfiné », a affirmé le ministre de la Santé, ce matin, sur France Info. « Le confinement est un choix de nécessité, quand la situation épidémique nous échappe, a-t-il expliqué. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. » Olivier Véran n'a pas pour autant donné de signes concrets, en faveur de la réouverture des activités toujours à l'arrêt. D'autant que, ce soir, le Parlement a définitivement validé la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin. Ce régime d'exception était censé prendre fin le 16 février.

Le télétravail, trop rare en entreprise...

Ce n'est pas une surprise, mais une confirmation : les entreprises ont nettement relâché la bride sur le télétravail en fin d'année dernière. Selon une étude de Malakoff Humanis, en décembre, 31 % des salariés étaient en distanciel (à temps complet ou partiel)... c'est seulement 1 point de plus qu'un an auparavant, quand la pandémie de Covid-19 ne s'était pas encore déclarée. Quand il était maintenu, le télétravail était toutefois bien plus intensif (3,6 jours par semaine en moyenne, soit 2 de plus). Depuis le début du mois, le gouvernement exige des employeurs qu'ils pratiquent davantage ce mode d'organisation... dont l'image a bien souffert en 2020, notamment chez les managers, montre aussi l'enquête de Malakoff Humanis.

... et trop cher pour les salariés ?

Mais au fait, combien coûte le télétravail ? Entre 13 et 174 euros par mois (hors loyer et télécoms), estime le cabinet Convictions RH, dans une étude publiée par le journal Le Parisien. La fourchette est large, car le calcul inclut notamment les frais de chauffage, et dépend donc aussi de l'habitation. Interrogée sur le sujet, la ministre du Travail a assuré, sur Sud Radio, que « le principe [était] simple : passer en télétravail ne doit pas être un coût pour le salarié ». La prise en charge des dépenses par l'employeur doit ainsi faire l'objet de discussions avec les représentants du personnel, a rappelé Elisabeth Borne.

Industrie : le soutien à la relocalisation s'amplifie...

Deuxième vague de subventions en faveur de la relocalisation industrielle. L'Etat a sélectionné 34 nouveaux lauréats (dont 10 dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt centré sur la santé). Ils recevront 128 millions d'euros d'aides publiques, sur un montant cumulé d'investissements de 333 millions. De quoi créer 1 100 emplois et en "conforter près de 3 000" autres, assure le ministère de l'Economie. Les entreprises d'Auvergne Rhône-Alpes tirent à nouveau leur épingle du jeu avec 9 projets soutenus (7 exclusivement situés dans la région + 2 partagés avec d'autres territoires), devant la Nouvelle-Aquitaine (5 + 2, la moitié en Gironde) et la Région Sud (3 + 1). Le groupe Nokia figure, par ailleurs, dans la liste, malgré son récent plan social. Cet automne, 31 lauréats avaient déjà décroché un financement (voir actualité du 19 novembre). Et ce n'est pas fini : l'appel à projets reste ouvert jusqu'au 1er juin.
⏩ A lire, notre zoom sur les quatre lauréats situés en Région Sud : Pytheas Technology, C4Diagnostics, Ion Beam Services et Thales SIX GTS

... celui aux usines en région se démultiplie

Qu'en est-il du financement des projets sur les "territoires d'industrie" ? Ils ne sont pas en reste, d'après Bercy. Le ministère de l'Economie a nettement revu à la hausse le bilan de son "fonds d’accélération des investissements" dans ces zones labellisées : ce sont désormais 442 projets qui ont été soutenus, à hauteur de 240 millions d'euros, sur un total de 2,2 milliards d'investissements. Avec, à la clé, "plus de 10 000 emplois potentiels créés à terme", promet le gouvernement.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance

8 février

📍 PGE : ne vous laissez pas faire par les banques !

Comment va fonctionner le différé de remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE) ? En principe, ce sursis, récemment étendu à deux ans, est censé être accordé "de droit" à toute entreprise qui le demanderait. Mais le ministre délégué aux PME reconnaît que certaines banques pourraient ne pas se sentir concernées... Dans ce cas, il ne faut pas se laisser faire, assure Alain Griset.
⏩ A lire l'interview exclusive d'Alain Griset : « L'Etat interviendra pour que les banques jouent le jeu »

Relocalisation : 300 millions d'euros pour la santé

Nouvelle injection d'argent public pour les industriels de la santé. Le gouvernement met au moins 300 millions d'euros sur la table, pour développer les capacités de production françaises de produits et dispositifs médicaux nécessaires à la lutte contre le Covid-19.

Relance : toujours plus d'argent pour l'industrie...

Une rallonge pour les usines. L'Etat va « dégager 1 milliard d'euros supplémentaires, au sein du plan de relance, pour l'industrie », a annoncé Agnès Pannier-Runacher, dans Le Journal du Dimanche, ce week-end. Sans toutefois préciser aux dépens de quoi se fera cette réorientation, ou si cette somme s'ajoute aux 100 milliards prévus. La ministre déléguée à l'Industrie se félicite en tout cas du succès des actions engagées : la barre des 1 000 entreprises soutenues (dont 88 % de PME et ETI) serait désormais franchie. « Cela représente plus de 800 millions d'euros d'aides publiques pour 4 milliards d'euros d'investissements au total », a calculé Agnès Pannier-Runacher.

... parée à faire redécoller ses investissements

L'investissement industriel limite la casse et repart de l'avant. Selon l'Insee, la contraction des dépenses des entreprises du secteur manufacturier en 2020 pourrait être quasiment rattrapée en 2021. Mais ce redémarrage ne concernera pas tous les secteurs.

Next40 : 7 pépites régionales dans la promo 2021

Les pépites régionales de la tech se font une (petite) place dans le Next40. Une nouvelle promotion de ce programme public d'accompagnement, ciblé sur les 40 start-up françaises les plus prometteuses, a été dévoilée aujourd'hui. Parmi elles, seules 7 sont basées hors Ile-de-France (contre 5 l'an dernier). Le rennais Klaxoon et le nordiste OVH sont rejoints par le toulousain Kinéis, le marseillais Skeepers (nouveau nom de l'éditeur du site Avis Vérifiés), le nantais Akénéo, le lillois Exotec et le lyonnais Lumapps. Les deux premiers intègrent pour la première fois le dispositif, les autres étaient auparavant dans la sélection élargie, dite French Tech 120 - que rejoignent les déchus du Next40, iAdvize, Sigfox et Vade Secure.

Les cibles de l'inspection du travail

Le respect du protocole sanitaire en entreprise sous l'oeil de l'inspection du travail. Dans une instruction à ses agents, le ministère demande de surveiller, non seulement la bonne application du télétravail, mais aussi la mise en oeuvre effective des règles de prévention dans les activités qui ne peuvent s'organiser en distanciel. Certains secteurs sont particulièrement ciblés. Depuis le début de la crise, l'inspection du travail a mené 64 000 contrôles liés à l'épidémie. Ils ont abouti à près de 400 mises en demeure, affirme le ministère.

Export : un outil pour faire partir les TPE-PME

C'est la dernière-née des aides à l'export. La nouvelle "Assurance prospection accompagnement" de Bpifrance est désormais accessible par Internet. Le dispositif allie financement et accompagnement, à l'attention des entreprises peu habituées à vendre sur les marchés internationaux.

5 février

📍 Le rétrécissement de l'emploi salarié

L'emploi salarié n'a pas résisté au reconfinement. Au quatrième trimestre, l'Insee a enregistré 39 600 destructions nettes de postes (-0,2 % en trois mois). Sur l'année, l'ajustement est encore plus violent : -1,8 %, soit 360 500 emplois perdus. L'industrie, les services marchands et l'intérim ont subi de plein fouet la crise du coronavirus, avec des reculs parfois jamais vus depuis une décennie.

Le durcissement des plans sociaux

Un rebond spectaculaire. Le coût des plans sociaux en emplois s'est brutalement envolé fin janvier, selon le dernier bilan bimensuel de la Dares (ministère du Travail). Dans le même temps, le chômage partiel a trouvé son point d'équilibre, à un niveau toujours très élevé.

Le développement de l'apprentissage

Année exceptionnelle pour l'apprentissage. Malgré le contexte épidémique, 495 000 contrats ont été signés en 2020, assure le ministère du Travail, à partir des "remontées déclaratives" des opérateurs de compétences, reçues au 29 janvier. Ce chiffre établit un nouveau record, en plus de représenter un bond spectaculaire (+40 %) par rapport à une déjà très bonne année 2019. Trois nuances toutefois : cette hausse s'explique, pour plus de la moitié, par les contrats de professionnalisation ; elle profite surtout aux niveaux post-bac ; et elle a été gonflée par la prime à l'embauche d'apprentis, créée en réponse à la crise du coronavirus (plus de 400 000 demandes d'aides reçues).

Sous le déficit commercial, les signes d'une reprise

Année en demi-teinte pour les échanges internationaux de la France. Certes, le déficit commercial, à 65,2 milliards d'euros, a atteint son plus haut niveau depuis 2012. Mais, au second semestre, et en dépit de la deuxième vague épidémique, l'export a montré des signes encourageants de redressement. Un dynamisme qui n'a pas échappé au gouvernement : Bercy pousse les entreprises à se lancer sans attendre sur les marchés étrangers.
⏩ A lire : Comment l’État pousse les entreprises à se (re)lancer à l’export

Hydrogène : HRS décolle en Bourse

L'hydrogène a le vent en poupe. Poussée par les pouvoirs publics, cette technologie est désormais plébiscitée par les investisseurs. La preuve avec Hydrogen Refueling Solutions (HRS). L'entreprise iséroise vient de lever plus de 84 millions d'euros en Bourse.
⏩ A lire : L’hydrogène vert devient un des piliers de la transition énergétique

Continental en route vers l'industrie du futur

Les temps sont durs pour les entreprises. Mais la crise sanitaire n'empêche pas certains de préparer l'avenir. Démonstration avec Continental à Sarregemines (Moselle). Entre les difficultés du confinement et les opportunités du plan de relance, le fabricant de pneus revient sur ses douze derniers mois hors du commun. Et explique comment il compte s'ouvrir de nouvelles perspectives 4.0.
⏩ A lire : Continental Sarreguemines accélère vers l’usine du futur

4 février

📍 Télétravail : il faut en faire plus

Le gouvernement enfonce le clou sur le télétravail. « Il y a encore trop de milieux professionnels où il serait possible, mais il n'existe pas du tout ou à des niveaux très faibles », a tonné le Premier ministre Jean Castex en conférence de presse. Résultat, sa ministre du Travail Elisabeth Borne demande aux employeurs de « se mobiliser sans délai sur deux priorités ». Sans toutefois remettre en cause la possibilité d'un retour au présentiel un jour par semaine, à la demande du salarié. Mais cette facilité doit « rester une soupape en cas de nécessité ».

Statu quo sur les restrictions sanitaires

Au-delà des exigences sur le télétravail, c'est statu quo sur les règles sanitaires. « La situation reste particulièrement fragile, préoccupante », a expliqué le Premier ministre Jean Castex, mais « [elle] ne justifie pas à ce jour » de reconfiner le pays. Ni de limiter les déplacements interrégionaux en vue des congés scolaires. En revanche, « le moment n'est pas venu d'alléger [les restrictions] » en vigueur non plus.

Le confinement, synonyme de récession

Croissance et confinement ont destin lié. Dans sa première note de conjoncture de l'année, l'Insee tente d'y voir clair dans le déroulement de ce premier trimestre 2021 - même si cela "relève actuellement un peu de la gageure", reconnaît l'institut. Une seule certitude : le PIB ne pourra repartir de l'avant qu'en l'absence de durcissement des restrictions sanitaires.

Le coup d'accélérateur de l'e-commerce

L'e-commerce se porte bien, merci pour lui. Son chiffre d'affaires a progressé de 8,5 % en 2020, pour atteindre 112,2 milliards d'euros, selon la Fevad, la fédération du secteur. Un résultat toutefois en-deçà des prévisions, en raison du coup d'arrêt subi par les services en ligne (-10 %). Pour autant, l'année marque un tournant pour la vente en ligne, avec l'accélération de la numérisation de l'offre, comme de la demande.

Le coup de main de Bpifrance à l'économie

Année porteuse aussi pour Bpifrance. La banque publique revendique avoir injecté 45 milliards d'euros dans l'économie l'an dernier (hors prêts garantis par l'Etat). Dont 20,5 milliards apportés en financement (+9,5 % en un an), sous forme de prêts, et 3,6 milliards en investissement (+44,6 %).

Le futur des aides aux entreprises

Les aides de l'Etat aux entreprises n'ont pas fini d'évoluer. Le ministre délégué aux PME Alain Griset lève un peu le voile, dans Le Parisien, sur les pistes de travail actuelles du gouvernement pour soutenir les finances des entreprises. Au programme : l'aménagement des PGE et de l'aide au paiement des charges fixes, ainsi que le lancement prochain des prêts participatifs.

3 février

📍 Emploi (1) : ça se gâte pour les cadres

La crise n'épargne pas les cadres. Ils sont désormais 24 % à se sentir menacés de licenciement (+5 points en trois mois), selon une enquête de l'Apec. Or, dans le même temps, les opportunités d'emploi se sont réduites : 41 % des entreprises de plus de 100 salariés pensent en recruter un au premier trimestre, soit 19 points de moins que l'an dernier à la même époque. Une frilosité plus notable encore au sein des TPE.
⏩ A lire : Le spleen des petites entreprises ne les encourage pas à recruter des cadres

Emploi (2) : les aides à l'embauche de jeunes prolongées

Les aides à l'embauche de jeunes alignées sur la même échéance. La majoration appliquée aux recrutements en emploi franc est désormais valable pour les contrats conclus jusqu'au 31 mars (au lieu du 31 janvier), indique un décret entré en vigueur cette semaine. Le texte entérine la prolongation, également jusqu'à cette date, de la prime attribuée à l'engagement de salariés de moins de 26 ans.

Stations de ski : le chômage partiel jusqu'en avril

La saison blanche se précise pour les stations de ski. La prise en charge intégrale du chômage partiel « sera maintenue jusqu'à la fin de la saison, donc jusqu'au 15 avril », pour les acteurs de la montagne affectés par l'arrêt des remontées mécaniques, a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne sur Radio Classique, ce matin. Or, jusqu'à présent, cette indemnisation à 100 % n'est censée ne perdurer qu'en février pour le tourisme, ou... jusqu'à la fin des restrictions sanitaires, pour les activités visées par des fermetures.

Du rab pour les tickets-resto

Chose promise il y a deux mois, chose parue au Journal officiel aujourd'hui. Les tickets-restaurants 2020 sont officiellement prolongés jusqu'au 31 août. Les conditions d'utilisation, aménagées pour être plus favorables aux restaurants, sont maintenues.

L'indemnisation des charges fixes déplafonnée

Bercy prêt à crever le plafond de la nouvelle aide au paiement 70 % des charges fixes. Sa limite pourra être portée de 3 à 10 millions d'euros pour les entreprises des secteurs les plus touchés par la crise. Mais ce sera du « cas par cas », a prévenu le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, hier soir, au Sénat. Les remontées mécaniques, fermées pour un mois de plus, en février, pourraient en bénéficier. Cet élargissement s'inscrit dans la foulée de la décision européenne de gonfler les aides aux entreprises jusqu'à la fin de l'année (voir actualité du 28 janvier).

L'arrêt de travail automatique, c'est fantastique ?

L'Assurance maladie défend son arrêt de travail automatisé, pour les suspicions de Covid-19. En trois semaines, elle a dénombré 3 000 demandes par jour sur le site declare.ameli.fr. C'est 10 fois moins que le volume moyen d'arrêts réalisés en 2019. Autre argument : "ces derniers jours", environ 30 % des bénéficiaires se sont avérés être effectivement positifs au coronavirus. Et seulement 2 % des personnes contrôlées "ne remplissaient pas les critères d'indemnisation". De quoi prouver "l'utilité" et l'utilisation "appropriée et légitime" du dispositif, pour l'Assurance maladie, alors que la CPME s'était inquiétée d'un risque d'"absentéisme incontrôlé" dans les entreprises.

L'aéronautique limite un peu la casse...

Des plans sociaux moins sévères que prévu. Coup sur coup, ces dernières 24 heures, Latécoère et Figeac Aéro ont bouclé leur restructuration avec des suppressions de postes revues à la baisse. A la clé, un peu plus de 300 emplois préservés.

... l'aérien pique toujours du nez

L'horizon reste bouché dans l'aérien. En 2020, la demande mondiale s'est effondrée de 66 %, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata). Pis, en novembre et décembre, le trafic volait encore plus bas (-70 % environ, sur chacun de ces deux mois). Si 2020 est la "pire année dans l'histoire du voyage aérien", 2021 risque d'être laborieuse. La reprise, attendue à +50 % au mieux, ne correspondrait qu'à un retour de la demande à la moitié de son niveau de 2019.

 2 février

📍 Avalanche d'aides sur la montagne

C'est une confirmation : les remontées mécaniques resteront fermées en février, a indiqué le gouvernement, hier soir. Le gel prolongé de cette activité s'accompagne d'une pluie de nouvelles mesures pour tout l'écosystème économique de la montagne. Elles s'ajouteront au soutien déjà apporté aux professionnels, estimé par Matignon à 3,9 milliards d’euros (dont 2,3 Md€ en prêts garantis).

Télétravail : le rappel à l'ordre du gouvernement

Le télétravail reste la règle. Le gouvernement a rappelé les entreprises à l'ordre aujourd'hui, au lendemain d'une réunion avec les partenaires sociaux sur le sujet. Et pour mieux faire passer son message, il va demander à l'inspection du travail de reprendre ses contrôles.

La ruée sur le Médiateur des entreprises

Le Médiateur des entreprises n'a pas chômé en 2020. Le service, placé sous l'égide de Bercy, affirme avoir reçu 6 075 sollicitations (6 fois plus que l'année précédente) et 3 540 demandes de médiation (3 fois plus). Ces dernières ont été déposées à plus de 80 % par des TPE et PME de moins de 25 salariés, trois fois plus nombreuses à y recourir qu'en 2019. Le taux de réussite de cette voie de recours s'est replié à 70 % (5 points de moins qu'en 2018, par exemple). Mais la crise du coronavirus a surtout fait émerger une nouvelle source de conflits interentreprises, autour du règlement des loyers, à l'origine d'1 dossier sur 10. Pour autant, les conditions de paiement sont restées la première source de différends, représentant la moitié des dossiers. Un sujet qu'a également traité le Médiateur dans le cadre du comité de crise sur les délais de paiement, né au printemps. Cet organe ad hoc est intervenu auprès de 40 entreprises, des donneurs d'ordre importants signalés pour leurs comportements déloyaux.

Les exportations résistent à la deuxième vague

L'export déjoue la crise. Au quatrième trimestre 2020, les ventes françaises à l'étranger ont progressé « de l'ordre de 5 %, au moment où notre économie était en récession » (-1,3 %), a souligné le directeur général de Business France Christophe Lecourtier, lors de l'événement Bercy France Export. Sur l'année, les exportations devraient toutefois avoir reculé de 15 à 17 % sur un an, soit « près de 100 milliards d'euros de pertes » par rapport à 2019. Les chiffres définitifs seront communiqués vendredi.

Récession : la zone euro moins mauvaise que prévu

La zone euro a limité la casse en fin d'année. Le PIB y a reculé de 0,7 % au quatrième trimestre, selon une première estimation d'Eurostat. Sur toute l'année, la récession s'établirait malgré tout à -6,8 %. S'il était confirmé, ce chiffre serait 1 point au-dessus de la dernière prévision de la Commission européenne.

1er février

📍 Aux restaurateurs, la carotte ou le bâton

Le raidissement se confirme. Aux restaurateurs tentés de rouvrir leur établissement en dépit des règles sanitaires, le gouvernement a trouvé une arme : ils « seront suspendus pendant un mois de l'accès au fonds de solidarité. Et si jamais il y a récidive, ils n'y auront plus accès du tout », a lancé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce matin, sur RTL. Quant aux commerces, en cas de non-respect des jauges, ils s'exposent à « une amende d'abord, une fermeture ensuite ».

Le panier d'aides des commerces fermés

Quelles aides pour les commerces fermés depuis hier ? Bercy a apporté des précisions, ce week-end, à l'issue d'une réunion avec les représentants du secteur. Le soutien public annoncé se chiffre à 500 millions d'euros par mois.

Vers un "renforcement" du télétravail

Quelle consigne pour le télétravail ? Les partenaires sociaux sont invités aujourd'hui à envisager les modalités du « renforcement » de cette pratique, souhaité par Jean Castex vendredi soir. Dans le viseur du gouvernement : la baisse d'intensité de ce mode d'organisation, constatée après le reconfinement. En décembre, un quart des salariés français a ainsi été au moins une journée en télétravail (-2 points par rapport à novembre), mais la part de ceux qui l'ont été à temps plein a baissé de 5 points en un mois (de 44 à 39 %), selon la Dares (ministère du Travail). Pour autant, la possibilité de retour en entreprise un jour par semaine ne sera pas remise en cause, a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce matin, sur France Info.

La V2 du protocole sanitaire

Pendant ce temps-là, le protocole sanitaire en entreprise évolue déjà (mais pas sur le télétravail). Ses nouvelles recommandations portent principalement sur les masques, la distanciation physique et l'aération des locaux. Le texte avait été amendé une première fois cette année, début janvier.

Un nouveau document de voyage obligatoire

L'attestation de déplacement dérogatoire s'internationalise. Des versions spécifiques aux voyages à l'étranger sont en ligne depuis hier sur le site du ministère de l'Intérieur. Le document fournit les "motifs impérieux" (sanitaires, familiaux ou professionnels), permettant de justifier son trajet. Cette nouvelle obligation découle des restrictions à l'entrée et la sortie du territoire français annoncées vendredi. Attention, l'attestation varie en fonction des destinations et de la nationalité du voyageur.

Premier mois mitigé pour l'automobile

Le marché de l'automobile n'a pas démarré l'année très fort. En janvier, les ventes de voitures neuves ont baissé de 5,8 % sur un an, selon le Comité des constructeurs français. Une contre-performance à relativiser, car, à jours ouvrés comparables, les immatriculations s'affichent en hausse (+3,6 %).

Vaccins : Valneva engrange les commandes... britanniques

La biotech Valneva a tapé dans l'oeil de Londres. Le gouvernement britannique a rallongé sa commande de vaccins auprès de l'entreprise nantaise. Autrement dit, les premières doses produites partiront en priorité outre-Manche. Ce qui a valu un coup de colère de la présidente de la Région Pays de la Loire Christelle Morançais. Car cette histoire n'est pas sans rappeler les polémiques en cours entre le Royaume-Uni et l'Europe autour des produits Pfizer et AstraZeneca.

Santé : Europe cherche innovations désespérément

La France et l'Europe tirent les leçons de la crise du coronavirus. Paris lancera, à partir du 1er mars, un appel à manifestation d'intérêt, afin d'identifier des projets d'innovation dans le secteur de la santé. Ils seront ensuite susceptibles d'être financés par Bruxelles, dans le cadre d'une offensive communautaire pour "transformer et moderniser" cette filière industrielle.

29 janvier

📍 Pas de confinement, mais un raidissement

La France échappe à un troisième confinement. « Nous considérons que nous pouvons encore nous donner une chance de l'éviter », a indiqué le Premier ministre, ce soir. Mais Jean Castex n'en a pas moins dégainé une nouvelle salve de restrictions sanitaires. Déplacements internationaux, centres commerciaux et grande distribution, télétravail... l'heure semble au raidissement, avec renforcement des contrôles et « consigne de particulière fermeté » envers les contrevenants... restaurants inclus.

Une récession record en 2020...

C'était attendu, mais ça fait mal quand même. Le PIB s'est affaissé de 8,3 % en 2020, selon une première estimation de l'Insee. Cette récession record depuis 1945 est toutefois moins pire que ne l'avaient laissé supposer les dernières prévisions de l'institut (-9,1 % annoncé en décembre). C'est que l'année s'est terminée sur un repli modéré (compte tenu du reconfinement et des couvre-feu) de 1,3 %.
⏩ A lire : L'épidémie de Covid-19 plonge la France dans une récession historique

... sans impact apparent sur les entreprises

Et oui, c'est bien tout le paradoxe de cette année surprenante : malgré une récession historique, les greffiers des tribunaux de commerce n'ont vu ni faiblir les créations d'entreprise, ni exploser les procédures collectives (mais ce ne devrait pas durer).

Masques et distanciation redéfinis

Ajustement sur les masques. Avec près d'une semaine de retard, l'exécutif a dégainé le décret qui précise le type d'équipements recommandés contre le coronavirus. Sont désormais à privilégier les modèles chirurgicaux, FFP2, FFP3, ainsi que ceux à "usage non-sanitaire", à condition notamment que leur taux de filtration des particules de 3 microns soit supérieur à 90 % (ce qui est le cas des protections en tissu de catégorie 1). Le texte, publié hier, porte, par ailleurs, la distanciation physique à 2 mètres (au lieu d'1), en l'absence de port du masque.

Des rallonges pour la Ville

L'Etat amplifie son effort pour les quartiers en difficulté. La rénovation urbaine obtient une rallonge de 2 milliards d'euros, dans le cadre du programme de renouvellement porté par l'Anru. Il est désormais doté de 12 milliards d'euros sur la période 2014-2030. Annonce faite lors du comité interministériel dédié à la ville. Outre les mesures issues du plan de relance, le gouvernement a promis deux enveloppes supplémentaires. L'une de 100 millions d'euros pour investir dans les équipements sportifs. L'autre de 10 millions, sous forme de "prêts d'honneur solidaires", pour "renforcer les fonds propres des entreprises récemment créées par des demandeurs d’emplois" et fragilisés pas la crise.

Des Rafale jusqu'en 2025

L'armée refait le plein de Rafale. Elle va acheter 12 avions de chasse supplémentaires, a annoncé la ministre Florence Parly. Ce contrat "représente une année de livraisons à la France pour 7 000 employés, au sein de sociétés comme Dassault, Safran et Thales et des 500 PME sous-traitantes". De quoi leur assurer du travail jusqu'en décembre 2025, assure le gouvernement.

Parfum de restructuration chez Nocibé

L'épidémie de Covid-19 précipite Nocibé dans la crise. L'enseigne de cosmétiques veut fermer 62 magasins en France. Le projet menace 350 emplois.

28 janvier

📍 Coup de pouce au digital dans les TPE...

C'est parti pour le "chèque numérique". Depuis aujourd'hui, les TPE visées par des fermetures administratives, ainsi que les petits hôtels, peuvent demander à bénéficier de cette aide de 500 euros. Elle permet de soulager leurs dépenses de conversion au digital.

... et à la transition écologique dans les PME

Les TPE-PME plus que jamais encouragées à se mettre au vert. L'Ademe leur propose un "tremplin pour la transition écologique". Comprenez un système de subventions forfaitaires, plafonnées à 200 000 euros, pour toute action engagée en faveur de l'environnement. Cet outil doit permettre d'accélérer encore le soutien apporté par l'agence aux entreprises. En 2020, elles ont capté 63 % des 699 millions d'euros d'aides qu'elle a distribués (+8 % en un an).

Les aides aux entreprises, ce n'est pas fini

Bruxelles refait tous ses plafonds. La Commission européenne prolonge jusqu'au 31 décembre l'assouplissement de ses règles sur les aides d'Etat aux entreprises. Ce régime temporaire était censé expirer à partir de fin juin. Mais ce n'est pas tout : l'ensemble des seuils en vigueur sont rehaussés. Ils passent à 10 millions d'euros pour les aides au paiement de charges fixes (au lieu de 3 M€) et à 1,8 million (au lieu de 800 000) pour toutes les autres. En France, ce dernier plafond est appliqué à de nombreux dispositifs (exonérations de charges, crédit d'impôt sur les loyers, fonds de solidarité...). Enfin, certains outils pourront être transformés en subventions. Cela tombe bien : c'est ce que Paris demandait pour les PGE (voir ci-dessous).

PGE : double évolution à l'étude

Les prêts garantis par l'Etat (PGE) bientôt revus et corrigés ? Bercy souhaite allonger leur période de remboursement, au bénéfice des secteurs « les plus touchés par la crise, et pour lesquels les montants des prêts sont les plus importants », comme l'aéronautique, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, hier, au Sénat. Actuellement, un PGE ne peut excéder six ans. Autre piste à l'étude : la conversion de cette dette en subvention, mais cette fois « au cas par cas ». Ces deux évolutions doivent toutefois être validées par la Commission européenne avant de voir le jour.

L'Etat reste à la barre des Chantiers de l'Atlantique

Le rachat des Chantiers de l'Atlantique torpillé par la crise du coronavirus. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et son homologue transalpin ont entériné la fin des discussions hier soir. A défaut de passer sous le pavillon italien de Fincantieri, le site de construction navale reste donc aux mains de l'Etat français. Cette décision met un point final au feuilleton diplomatico-économique qui durait depuis plus de trois ans, sur fond d'enquête européenne et de concurrence chinoise. A Saint-Nazaire, cet épilogue fait déjà des heureux...
⏩ A lire : Soulagement à Saint-Nazaire après l'abandon de la vente à Fincantieri

R&D : Sanofi sur le départ à Strasbourg

Qui perdra sa place dans le jeu de chaises musicales en cours dans les services R&D de Sanofi ? Vraisemblablement les salariés de Strasbourg. Dans le cadre de son vaste plan de restructuration, le groupe pharmaceutique envisagerait leur transfert en région parisienne, indique notre rédaction d'Alsace.

Vendée Globe : Maître Coq remporte le jackpot

Maître Coq, mais surtout maître du Vendée Globe ! L'entreprise des Pays de la Loire est le sponsor-titre du skipper Yannick Bestaven, déclaré vainqueur de la célèbre course à la voile autour du monde, la nuit dernière. Quelques heures plus tard, le directeur général du groupe agroalimentaire est revenu sur le sens de ce parrainage sportif, couronné de succès.
⏩ A lire, l'interview de Christophe Guyony : « Ce Vendée Globe est une bouffée d'oxygène pour Maître Coq »

Annus horribilis pour le tourisme mondial

L'OMT n'y va pas par quatre chemins : 2020 a été "la pire année de l’histoire du tourisme", assène l'agence spécialisée de l'ONU. Elle en veut pour preuve les 1 300 milliards de dollars de recettes perdues (plus de 1 070 Md€, 11 fois plus que pendant la crise financière de 2009). Ou encore la chute de 74 % des arrivées de touristes (-1 milliard, dont la moitié supporté par l'Europe). L'épidémie "menace 100 à 120 millions d’emplois directs dans le [secteur], dont beaucoup dans des PME", note encore l'Organisation mondiale du tourisme. Et de conclure "qu’il faudra de 2,5 à 4 ans (...) pour retrouver les niveaux de 2019".

27 janvier

📍 Durcissement des règles sanitaires à l'étude

Cette fois, c'est officiel : face à l'efficacité « réelle, mais pas suffisante » du couvre-feu à 18h, le gouvernement planche sur « différents scénarios » pour contrer l'épidémie de Covid-19, a reconnu le porte-parole Gabriel Attal. Les hypothèses étudiées vont du « maintien du cadre actuel (...) jusqu'à un confinement très serré ». La décision sera prise sur la base d'études complémentaires et de concertations avec les élus et les partenaires sociaux, menées « dans les prochains jours ».

Le coût d'un nouveau confinement...

Mais au fait, ça coûterait combien à l'économie un troisième confinement ? Bercy s'est prêté à l'exercice des projections, dans une note révélée par Le Parisien. Au mieux (fermeture des collèges, lycées et restaurants d'entreprise), la perte d'activité serait limitée à 10 %. Au pire (fermeture des écoles et des commerces en sus), ce serait 18 % et 15 milliards d'euros d'aides publiques par mois (environ trois fois plus qu'actuellement). Par comparaison, le déficit de PIB est de 7 % avec le couvre-feu, et fut supérieur à 30 % lors du confinement du printemps, quand le BTP et l'industrie avaient, eux aussi, été quasiment mis à l'arrêt.

... et celui de l'activité partielle

Au ministère du Travail aussi, on a sorti la calculette. Mais, cette fois, pour estimer la facture de l'activité partielle en 2020. L'addition est salée (et provisoire) : 27,1 milliards d'euros.
En parallèle, Elisabeth Borne a indiqué que l'administration avait procédé à 500 000 contrôles depuis le début de la crise, afin d'agir contre les fraudes. « Je peux vous assurer que 70 % des sommes qui faisaient l'objet d'une suspicion ont été bloquées dès le départ, et on a pu récupérer 80 % de l'argent qui avait été indûment versé », a certifié la ministre sur LCI.

Le chômage sur sa lancée du printemps

Le chômage a fini 2020 sur une apparente bonne note - insuffisante toutefois pour sauver l'année. Au quatrième trimestre, 3,8 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi et sans activité aucune en France (hors Mayotte), soit une baisse de 2,7 % en trois mois, selon la Dares (ministère du Travail). Mais en un an, ce chiffre a bondi de 7,5 % (+265 400 chômeurs), pour atteindre son plus haut niveau de la décennie. La faute à un deuxième trimestre catastrophique.

Contrats courts : le bonus-malus aura bien lieu

Pas question d'abandonner le bonus-malus sur les contrats courts. Retoquée par le Conseil d'Etat, suspendue comme l'ensemble de la réforme de l'assurance chômage, la mesure devrait être réactivée sous peu. Le ministère du Travail veut lancer la première phase, celle de l'observation du comportement des entreprises, dans le courant de l'année, pour une modulation effective des cotisations à partir de 2022. Certains des sept secteurs concernés, comme l'hôtellerie-restauration, pourraient toutefois être « momentanément » sortis du dispositif, afin de tenir compte des conséquences de la crise du coronavirus.
Pour le reste, le gouvernement confirme réfléchir, avec les partenaires sociaux, à un report de sa réforme « à un horizon [pas] trop lointain ». Quitte à conditionner l'application de certaines règles (dont la dégressivité des allocations pour les hauts revenus) à l'atteinte de critères « de retour à bonne fortune [sur le marché du travail], simples et crédibles ». Une nouvelle concertation sur ces sujets se tiendra mi-février.

Le "dérapage" redouté des délais de paiement

Les relations interentreprises malades du Covid-19 ? En 2019, les délais de paiement étaient à leur plus bas niveau depuis plus de dix ans, relève la Banque de France, dans une note publiée aujourd'hui. Sauf que la crise du coronavirus menace à présent cette belle dynamique. En première ligne ? Les PME.

Une consultation et quatre projets pour la 5G

La relocalisation industrielle passera par la 5G. Le gouvernement lance une consultation pour aider à structurer une filière française des télécoms du futur. En attendant, il a dévoilé les quatre premiers lauréats de son appel à projets sur la "souveraineté dans les réseaux de télécommunications" : Alsatis, Sequans Communications, Thales Six GTS et Nokia, à travers sa filiale Alcatel-Lucent, auront pour mission de "développer des usages innovants" autour de la dernière-née des générations de technologie mobile. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du plan de relance et des efforts de l'Etat pour (ré)implanter des activités sur le sol national.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Restauration : Flunch à un creux

La chaîne de restaurants Flunch sous la menace d'une cure d'amaigrissement. Le groupe a demandé son placement en procédure de sauvegarde. En parallèle, il entend mener un "projet de redimensionnement de son réseau". Jusqu'à 1 300 postes sont menacés.
⏩ A lire : Flunch entre en procédure de sauvegarde, 1 300 postes en ballotage

26 janvier

📍 L'usure des TPE-PME face à la crise

Ils ont pris un coup sur la tête, et redoutent le prochain. Les dirigeants de TPE-PME sont 65 % à avoir enregistré une baisse de leur chiffre d'affaires sur les deux derniers mois de l'année, selon une enquête de la CPME. Et la moitié affirme d'ores et déjà ne pas être capables de "supporter" un éventuel troisième confinement... pour l'instant ajourné (voir ci-après).
⏩ A lire : Une PME sur deux craint de ne pas se relever d'un troisième confinement

Report dans la stabilité des cotisations de février

Les Urssaf ne changent rien : les règles appliquées au report des charges sociales de janvier seront reconduites pour février. Une facilité à laquelle les acteurs économiques ont encore largement recours : en décembre, 263 000 employeurs ont décalé le versement d'1,5 milliard d’euros de cotisations et 638 000 travailleurs indépendants en ont fait autant, pour un montant similaire (1,4 Md€).

Cinéma : la palette d'aides s'élargit

Des rallonges pour le septième art. Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) met en place des "aides financières sélectives exceptionnelles", plafonnées à 50 000 euros, pour les distributeurs de films, dont le chiffre d'affaires annuel, inférieur à 3 millions d'euros, a baissé d'au moins 25 % en 2020. Les conditions d'éligibilité sont précisées dans une délibération, parue au Journal officiel dimanche. Le CNC en profite pour étendre la période d'application de son mécanisme de compensation des dépenses de distribution. Les salles obtiennent également la conversion en subvention des avances leur restant à rembourser au titre des années 2019, 2020 et 2021 pour leur passage à la projection numérique.

La Médiation du crédit rempile

Année faste pour la Médiation du crédit aux entreprises. Elle a traité 14 fois plus de dossiers en 2020 que l'année précédente ! Un succès qui lui vaut aujourd'hui d'être reconduite pour quatre ans... même si, dans la majorité des cas, elle a échoué à trouver une issue positive aux demandes dont elle était saisie.

Pas de confinement n°3 en vue...

...en tout cas cette semaine. C'est le message martelé par les ministres de Bercy ce matin. « Regardons d'abord, sereinement, calmement, est-ce que le couvre-feu à 18h a donné les résultats que nous espérions », a enjoint Bruno Le Maire sur Radio Classique. Ce bilan devrait avoir lieu « à la fin de cette semaine », a indiqué sa collègue à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher sur BFMTV. Et de renchérir : « A ma connaissance, et sur la base des données dont nous disposons, à ce stade, il n'y a pas de raison de décider un confinement. »

La croissance française déjà érodée ?

Pour Bruno Le Maire, c'est clair : avec un troisième confinement, il sera « très difficile » d'atteindre les 6 % de croissance, prévus cette année en France, a reconnu le ministre de l'Economie sur Bloomberg TV. Pour le FMI, cet objectif est déjà compromis : la hausse du PIB tricolore devrait être de 5,5 % en 2021, soit 0,5 point de moins qu'annoncé par l'institution en octobre. Même schéma pour la zone euro (+4,2 %, 1 point perdu depuis les dernières prévisions). A l'inverse, au niveau mondial, la croissance devrait être plus solide (5,5 %, 0,3 point de gagné).

25 janvier

📍 Assurance-chômage : vers un report sine die de la réforme

Le sort de la réforme de l'assurance-chômage dépend désormais de la reprise de l'économie et de l'emploi. Le ministère du Travail a reçu, tout au long de la journée, les partenaires sociaux, pour envisager les conditions d'application des mesures censées se mettre en place au 1er avril - après avoir déjà été repoussées à trois reprises. Selon le représentant de la CPME, désormais, « l'idée est de définir des modalités d'entrée en vigueur, pour arrêter avec les reports de trois mois en trois mois. » Mais, complète la CGT, il reste encore à « trouver les indicateurs pour programmer [cette mise en oeuvre] quand ça ira mieux ».

Le fonds de solidarité au ralenti

Plus généreux, le fonds de solidarité de décembre ? Oui, mais plus tâtillon aussi... A tel point que le fisc s'est fendu d'une mise au point pour expliquer aux entreprises pourquoi leurs demandes d'aide prenaient plus de temps à être validées ce mois-ci. Quand elles n'ont pas été tout simplement rejetées.

Test obligatoire aux frontières

Feu vert au contrôle des frontières. Depuis hier, un test de moins de 72 heures, négatif au Covid-19, est imposé aux personnes souhaitant entrer sur le territoire français en provenance de l'Europe... uniquement s'ils arrivent par voie aérienne ou maritime. Cette obligation de dépistage est reportée à jeudi minuit pour les transporteurs routiers arrivant d'Irlande par la mer, selon le décret, publié hier au Journal officiel. Enfin, les obligations sanitaires pour entrer en Corse sont maintenues à toute personne venant du continent, France incluse.

Flottement sur les masques

Changement de masques en vue dans les entreprises aussi. L'évolution de la doctrine officielle sur le sujet (voir actualité du 22 janvier) va bientôt être intégrée au protocole sanitaire. Il devrait « [prévoir] très vite » et après « en avoir discuté avec les partenaires sociaux » que « les masques artisanaux ne sont pas requis » pour les salariés, a indiqué le secrétaire d'Etat en charge de la Santé au travail Laurent Pietraszewski, hier, sur France Info. Il entend suivre, en ce sens, une recommandation du Haut conseil de la santé publique. L'institution s'est prononcée contre les masques en textile les moins filtrants (dits de catégorie 2), ainsi que ceux confectionnés à domicile. Mais le décret censé proscrire leur utilisation se fait attendre.

Coup de tabac sur le port de Marseille

Un coup d'arrêt. Pour la première fois en sept ans, le port de Marseille-Fos a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires en 2020. C'est que les mauvaises nouvelles ont semblé s'enchaîner tout au long de l'année, décrypte notre rédaction en Région Sud.
⏩ A lire : Le port de Marseille-Fos a perdu dix millions de tonnes en 2020

La crise a asséché le travail...

Sale temps pour l'emploi. En 2020, la pandémie a provoqué la perte, sur un an, de 8,8 % des heures de travail dans le monde. Quatre fois plus que pendant la crise de 2009, explique l'Organisation internationale du travail (OIT). La situation est est encore pire en Europe (9,4 %), avec l'équivalent de 15 millions d'emplois à temps plein disparus (sur la base d'une semaine de 48h et hors Europe de l'Est). Or, en 2021, ce chiffre baisserait à peine sur le Vieux Continent (6,2 %, contre 3 % au niveau international).

... et tari les investissements

Constat similaire du côté des investissements directs à l'étranger. Au niveau mondial, ils se sont repliés de 42 % en un an, soit un recul supérieur à 640 milliards de dollars (525 Md€), selon la Cnuced. Là encore, l'Europe signe l'une des pires performances, avec même une inversion des flux, passés de +344 Md$, en 2019, à -4 Md$, l'an dernier. Les perspectives pour 2021 s'annoncent moroses, sauf dans les technologies et la santé, portées par un mouvement annoncé de fusions-acquisitions.

Patrons de PME, à vos webcams !

Un tête-à-tête en visioconférence avec un grand patron français, ça vous tente ? C'est ce que propose l'Afep aux dirigeants de PME et ETI, dans le cadre de son événement annuel Le Top, contraint de passer en mode virtuel pour son édition 2021. Attention, les inscriptions ferment le 5 février.

22 janvier

📍 Le filtrage aux frontières se durcit...

Plus une semaine sans son lot de nouvelles restrictions sanitaires. Si on a cru pouvoir y échapper jusqu'à hier, c'est raté : dès la nuit de samedi à dimanche, la France va exiger des voyageurs en provenance de l'Union européenne un test PCR négatif au Covid-19, réalisé dans les 72h avant l'entrée sur le territoire. Soit la même règle que celle imposée depuis lundi aux personnes arrivant de n'importe quel autre pays étranger. Les transfrontaliers et les transporteurs routiers en seront toutefois dispensés, a précisé Clément Beaune, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, sur Europe 1. D'autres exemptions pourraient suivre : le décret officialisant la mesure et ses modalités est attendue demain.
Plus globalement, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a indiqué, hier soir, que « tous les voyages non-essentiels [devaient] être fortement déconseillés » entre Etats membres de l'UE.

... celui des masques aussi

Les masques faits maison doivent rester au placard. Le ministre de la Santé Olivier Véran a endossé, hier soir sur TF1, l'avis du Haut conseil de la santé publique sur le sujet : face aux variants plus contagieux du coronavirus, il recommande « de ne plus utiliser le masque artisanal, qu'on a fabriqué chez soi ». Un décret devrait également proscrire prochainement les masques en tissu, dits de catégorie 2 (filtration d’au moins 70 % des particules de 3 microns), vendus dans le commerce.

Une perfusion pour l'ESS

Du baume au coeur  pour l'économie sociale et solidaire. L'Etat va injecter 30 millions d'euros dans les petites structures du secteur, principalement sous forme de subventions. Les demandes peuvent être déposées en ligne à partir d'aujourd'hui.

Le marché du travail reste dégradé

L'année 2021 commence sur les mêmes bases que 2020 sur le front de l'emploi. Les plans sociaux maintiennent le rythme et le chômage partiel repart de l'avant, sans que le régime de longue durée (APLD) ne prenne vraiment le relais, montre le dernier bilan bimensuel de la Dares (ministère du Travail).

L'emploi des jeunes s'est évanoui

Malgré les nombreuses primes à l'embauche distribuées, l'emploi des jeunes n'est pas à la fête. En 2020, les recrutements en CDI ou CDD longs (plus de trois mois) de personnes de moins de 26 ans sont restés 14 % sous leur niveau de 2019, reconnaît le ministère du Travail. Sur le seul mois de décembre, c'est plus d'un quart d'embauches en moins qui a été enregistré. Deux fois moins qu'à la sortie du premier confinement (-58 % en mai), relativise toutefois la Dares.

Maritime : les ports et l'éolien en ligne de mire

Le gouvernement affiche ses ambitions sur la mer. A l'occasion d'un comité interministériel au Havre, il s'est fixé plusieurs objectifs. Sur l'attractivité des ports, il compte passer "de 60 à 80 % la part du fret conteneurisé" qui y est manutentionné d'ici 2050, avec doublement du nombre d'emplois directs sur la même période. Le futur ensemble Haropa, composé des ports de Rouen, Le Havre et Paris, bénéficiera d'1,45 milliard d'euros d'investissement sur la période 2020-2027. L'Etat entend également développer l'éolien en mer (lancement du projet de parc au large d’Oléron) et l'exploration des fonds marins.

Aéronautique : des pistes pour soigner les trésoreries

Pendant ce temps, à l'autre bout de la France, Bruno Le Maire était, lui, à Toulouse, au chevet de l'industrie aéronautique. L'occasion pour le ministre de l'Economie de donner quelques garanties à ce secteur malade de la crise du coronavirus (5 800 emplois perdus en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine sur les neuf premiers mois de 2020, secteur spatial inclus). Mais aussi de dessiner les pistes à l'étude pour renforcer les capacités financières des entreprises en général.
⏩ A lire : À Toulouse, le gouvernement donne des garanties à la filière aéronautique sur les trésoreries

Code quantique à la française

La France entre dans la course aux technologies quantiques. Le pays se dote d'une stratégie nationale pour la période 2021-2025. Elle prévoit 1,8 milliard d'euros de financement, dont 1 milliard apporté par l'Etat, notamment dans le cadre de son nouveau programme d'investissements d'avenir. Le "déploiement industriel et de l'innovation" sera soutenu à hauteur de 350 M€, le soutien public aux start-up se montera à 120 M€. Objectifs : créer 16 000 emplois directs à l’horizon 2030 dans le quantique, appelé à "représenter, à terme, entre 1 et 2 % des exportations françaises".

21 janvier

📍 Premier bilan pour la relance...

Il n'y a pas que les mesures d'urgence dans la vie ! Le ministère de l'Economie a publié aujourd'hui le bilan 2020 de son plan de relance. Selon ses chiffres, 11 milliards d'euros (sur les 100 prévus d'ici 2022) ont été mobilisés dès l'an dernier, dont 9 effectivement versés aux différents bénéficiaires. Parmi eux, les entreprises industrielles semblent avoir tiré leur épingle du jeu, alors que certaines aides peinent à trouver leur public.
⏩ A lire : Pendant ce temps, le Medef Occitanie « attends toujours le vrai plan de relance »

... qui continue à essaimer en région

La relance continue à essaimer dans les usines régionales. Activé l'an dernier, le fonds de soutien à l'industrie des territoires a repris sa distribution de subventions. Après le Grand Est hier (19 lauréats, 8,5 M€ d'aides), c'était aujourd'hui au tour de 5 entreprises du Hainaut-Douaisis-Cambrésis, dans le département du Nord, de recevoir l'appui de l'Etat, à hauteur 3 millions d'euros, sur les 94 millions d'investissement promis. Au total, le gouvernement a prévu de consacrer 400 millions d'euros d'ici 2022 à son programme en faveur des "territoires d'industrie".
⏩ A lire : 94 millions d'euros d'investissements industriels prévus dans le Hainaut-Douaisis-Cambrésis

Le redressement de l'industrie

L'industrie, justement, fait le dos rond face à la crise. En janvier, le taux d'utilisation des capacités de production poursuit son redressement depuis le printemps, pour atteindre 79 % (+2 points en trois mois), selon l'Insee. Malgré le reconfinement, les difficultés de trésorerie ne sont plus mentionnées que par 9 % des dirigeants interrogés (-6 points). Et ils sont de moins en moins nombreux à avoir constaté, comme à prévoir, une baisse de leurs effectifs (-4 points dans les deux cas).

L'attentisme des patrons

L'année commence quasiment comme la précédente s'était finie pour les chefs d'entreprise. En janvier, le climat des affaires progresse d'à peine 1 point en un mois, pour revenir à son niveau de septembre, selon l'enquête de l'Insee réalisée du 28 décembre au 18 janvier. Seule l'industrie, encore elle, se montre beaucoup plus dynamique (+4 points).

Portrait-robot des entreprises à mission

Le voile se lève sur les entreprises à mission. Ces sociétés, encore peu nombreuses (88 à fin 2020), ont intégré à leurs statuts une "raison d'être", de manière à mieux prendre en compte leur impact sur leur environnement au sens large. Une étude permet de mieux connaître les pionniers de ce concept introduit en 2019 par la loi Pacte.

Le détachement dépoussiéré

Le travail détaché décrypté. Le gouvernement a publié une nouvelle circulaire pour éclairer les conditions liées à ce régime particulier, et parfois controversé, de recours à la main-d'oeuvre étrangère. Une actualisation bienvenue : le précédent document datait de 2008.

20 janvier

📍 Pas de réouverture pour le ski, suspense pour les autres

La douche froide pour les stations de ski. Les remontées mécaniques ne repartiront pas le 1er février. Pis, une réouverture le mois prochain « apparaît hautement improbable. On s'oriente vers une saison blanche », reconnaît, ce soir, le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.
Restaurants, bars, lieux culturels et équipements sportifs, eux, restent dans le flou. Après la prolongation de leur fermeture, au début du mois, le gouvernement avait donné rendez-vous à ces secteurs aujourd'hui même, pour décider de leur sort. A 18h, le mystère restait entier. Seule certitude : « Il n'y aura pas d'évolution des restrictions nationales cette semaine », a promis le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. L'idée est de « [donner] sa chance » au couvre-feu à 18h, instauré depuis samedi pour une durée de deux semaines.

Des soldes sous contrainte horaire

Quel sera l'effet du couvre-feu sur les soldes ? La saison d'hiver des rabais s'est ouverte aujourd'hui pour quatre semaines. Elle avait été décalée de 14 jours, de manière à offrir aux commerçants plus de temps pour écouler leurs stocks aux meilleurs prix, après les perturbations nées du reconfinement. Mais, depuis, le couvre-feu à 18h a été généralisé. Les professionnels réclament, en conséquence, l'autorisation systématique des ouvertures dominicales en janvier-février.

Le yoyo des embauches

Les trimestres se suivent et ne se ressemblent pas sur le front de l'emploi. Après un rebond spectaculaire l'été dernier, les déclarations d'embauche ont de nouveau reculé en fin d'année. Aucune région n'est épargnée, mais certains secteurs s'en sortent un peu mieux.

Fonds de solidarité : la demande reste forte

Le fonds de solidarité, c'est toujours un succès. Ouverte depuis vendredi, l'aide au titre du mois de décembre a été accordée, en cinq jours, à plus de 171 000 entreprises pour 731 millions d'euros, selon Bercy. Pour novembre, le dispositif avait démarré un peu plus fort (940 M€ en trois jours). Il dépasse désormais les 4 milliards d'euros, pour près de 940 700 bénéficiaires.

PGE : la casse serait limitée

Les entreprises parviendront-elles à honorer leur prêt garanti par l'Etat ? Globalement oui, estime Bpifrance. Entre 4 et 7 % de ces PGE pourraient ne pas être remboursés à l'issue de leur durée maximale de six ans, selon une estimation réalisée en novembre, et dévoilée aujourd'hui par Nicolas Dufourcq à l'Assemblée nationale. En début de semaine, le président de la Fédération bancaire française Philippe Brassac avait donné une fourchette similaire (5 à 10 %). Ces chiffres correspondraient, en l'état actuel, à la perte de 5 à 13 milliards d'euros.

L'U2P (re)change de président

Nouvelle année, nouveau patron à l'U2P. Dominique Métayer, issu de la Capeb (BTP), prend la tête de l'Union des entreprises de proximité pour quatre ans. Il succède à Laurent Munerot, qui assurait l'intérim depuis juillet et le départ d'Alain Griset au ministère de l'Economie.

19 janvier

📍 Le paradoxe des défaillances d'entreprise

Convergence sur les défaillances. Après l'OCED (voir actualité du 12 janvier), c'est au tour des cabinets Altares et Ellisphere de confirmer la baisse drastique, et "paradoxale", du nombre de procédures collectives ouvertes en 2020. Les deux cabinets mettent en gardent contre le risque d'un violent retour de bâton dès cette année.
⏩ A lire : En 2020, une baisse historique mais en trompe-l’oeil des défaillances d'entreprise

L'incertitude des dirigeants de TPE

Ils sont dans le flou le plus total. Un quart des entrepreneurs, interrogés par France Initiative, est incapable de dire s'ils maintiendront leur activité en 2021. Une incertitude pesante qui plombe l'optimisme de ces petits patrons.

Bientôt des formateurs au numérique dans les TPE-PME

Après l'improvisation, l'industrialisation. L'Etat se met en quête de structures capables d'épauler les TPE-PME dans leur transformation numérique. L'idée est de "massifier l’accompagnement" de ces petites entreprises, alors que le reconfinement de novembre avait donné lieu à des initiatives tous azimuts de dernière minute de la part du gouvernement.

La rénovation énergétique entrouverte aux petites entreprises

Pierre angulaire du plan de relance, les travaux de rénovation énergétique deviennent (un peu) plus accessibles pour les artisans. La qualification RGE ("Reconnu Garant pour l’environnement"), jusqu'ici obligatoire pour prendre en charge ces projets, devient facultative, dans le cadre d'une nouvelle expérimentation. Une entreprise de plus de deux ans peut ainsi, désormais, réaliser trois chantiers de ce genre d'ici fin 2022, sans avoir été labellisée RGE au préalable, annonce le gouvernement. Un organisme sera chargé de contrôler les dossiers en amont et les travaux en aval. "Une fois [ceux-ci] jugés conformes, les entreprises [pourront] facturer" leur client. Cet assouplissement prend le nom de "RGE chantier par chantier".

L'habillement en mode sinistré

Coup de froid dans l'habillement. Les enseignes ont vu leur activité fondre de 22,6 % en 2020, et même -26,4 % pour les seules ventes en boutique (e-commerce exclu donc), selon l'Alliance du commerce et Retail Int, sur la base d'un panel de 10 000 magasins. L'occasion pour les professionnels de réitérer leur appel à simplifier les ouvertures dominicales pendant les soldes, lesquels commencent demain.

L'automobile européenne en panne générale

Autre secteur, même constat. Le marché de l'automobile européen s'est grippé comme jamais en 2020, avec une baisse des ventes de 23,7 % dans l'UE (soit moins de 10 millions de véhicules écoulés). En 30 ans de relevés statistiques, c'est la plus forte chute annuelle enregistrée par l'Association des constructeurs européens (ACEA). En France, les résultats sont encore plus mauvais (-25,5 %, voir actualité du 4 janvier).

18 janvier

📍 La France surveille ses frontières

Avec le couvre-feu à 18h, en vigueur depuis samedi, c'est l'autre volet du durcissement des restrictions sanitaires annoncées le 14 janvier : la France filtre davantage les entrées sur son territoire à partir d'aujourd'hui. Toute personne en provenance d'un pays hors de l'Union européenne doit présenter un test PCR négatif au Covid-19 et s'engager à s'isoler pendant sept jours, une fois arrivée sur place.

Le succès de l'arrêt de travail automatisé

L'arrêt maladie automatique pour Covid-19 a trouvé son public. L'Assurance maladie a enregistré 4 000 demandes par jour en moyenne, selon Le Figaro, à l'issue de la première semaine de fonctionnement de ce nouveau service réservé aux personnes symptomatiques. La CPME s'était inquiétée de l'"absentéisme incontrôlé" que pourrait provoquer cette procédure simplifiée et sans jour de carence. Mais la Sécurité sociale relativise et rappelle que, en temps normal, 30 000 arrêts de travail sont délivrés quotidiennement.

Un outil préventif contre les erreurs fiscales

Vous avez peur du contrôle fiscal ? Pour vous rassurer, l'Etat vient de créer l'ECF. Cet "examen de conformité" permet aux entreprises de vérifier a priori leur respect d'un ensemble de règles courantes en matière d'impôts. Et leur évite ainsi de trébucher sur des erreurs parmi les plus fréquentes.

Des fournisseurs scrutés de près

La chasse aux économies est ouverte. Près de 8 entreprises sur 10 feront de la réduction des coûts le principal objectif de leur politique d'achats en 2021, relève une étude d'Agile Buyer et du CNA. Mais la crise du coronavirus semble aussi les avoir convaincues de jouer la carte de la relocalisation.

Une claque pour l'hôtellerie

L'hôtellerie a bu la tasse en 2020. Sans surprise, l'année s'est soldée par un effondrement du chiffre d'affaires, de l'ordre de 61,3 %, selon MKG Consulting. Et pourtant, les établissements français enregistrent la chute la plus faible d'Europe, selon cette étude.

Des regrets pour les jouets

Les jouets ont limité la casse. Les ventes ont reculé de 8 % en volume l'an dernier (mais -1,5 % en valeur), selon un bilan du cabinet d'études NPD Group. La fermeture des magasins en novembre a largement contribué à ce repli, avec une perte estimée à 257 millions d'euros sur cette seule période. Du côté des enseignes de magasins, mêmes regrets : l'activité (en boutique et e-commerce) à chuté de 9 %, mais sans les confinements, elle aurait progressé dans des proportions similaires (+9,3 %), selon la Fédération des commerces spécialistes de jouets et produits de l’enfant.

15 janvier

📍 Le fonds de solidarité de décembre accessible

C'est parti pour les demandes du fonds de solidarité au titre de décembre. Le formulaire est mis en ligne aujourd'hui, pour un versement des premières aides promis dès le début de la semaine prochaine. Deux nouvelles règles, annoncées hier soir, s'ajoutent aux critères initialement prévus.

Les chèques-vacances périmés échangeables

Vous n'avez pas pu profiter de vos chèques-vacances en 2020 et ils sont désormais périmés ? L'ANCV, l'Agence nationale en charge de ces bons, ouvre aujourd'hui une nouvelle plate-forme pour les échanger, sous conditions, contre des coupons tout neufs. Le site permet également de gérer les cas de perte ou de vol.

La garantie de revenus repoussée

Retard à l'allumage pour l'aide aux travailleurs précaires. Promise le 26 novembre, cette « garantie de revenus minimum de 900 € par mois » ne sera finalement versée qu'en février, selon le ministère du Travail, interrogé par Les Echos. Ce coup de pouce devait être distribué à partir d'aujourd'hui. Prévu pour durer quatre mois, il devrait bénéficier à 450 000 personnes, des intermittents et saisonniers, dont l'activité a été perturbée par la crise du coronavirus.

Le commerce redoute le couvre-feu de 18h

Les acteurs économiques ne bronchent presque pas. En dépit d'un nouveau tour de vis sanitaire, la CPME ou le GNI-HCR, pour l'hôtellerie-restauration, saluent les nouvelles aides de l'Etat en faveur des entreprises. Mais le couvre-feu à 18h, en vigueur à partir de demain, fait quand même grincer des dents chez les commerçants. Environ un quart de leur chiffre d'affaires est réalisé entre 18h et 20h, selon la Fédération du commerce et de la distribution. Comme d'autres organisations du secteur, elle réclame une autorisation générale pour ouvrir les magasins le dimanche. Une revendication également portée par CCI France. Le réseau consulaire demande, par ailleurs, des dérogations au couvre-feu, afin de préserver les ventes à emporter des restaurateurs et traiteurs.

Les créations d'entreprise restent au top

L'entrepreneuriat ne s'est jamais aussi bien porté qu'en 2020 ! Malgré un recul en décembre, les créations d'entreprise ont signé une nouvelle année de croissance.

14 janvier

📍 Couvre-feu à 18h sur toute la France

L'adaptation permanente. Une semaine seulement après avoir actualisé ses restrictions sanitaires, le gouvernement a présenté une nouvelle évolution de sa politique de lutte contre le Covid-19. En raison d'une situation épidémique « maîtrisée », mais « fragile », le couvre-feu démarrera dès 18h dans tous les départements métropolitains, et ce dès samedi, « pour au moins 15 jours », a annoncé le Premier ministre Jean Castex. Les commerces et autres lieux recevant du public devront donc avoir portes closes à cette heure-là. Le confinement est donc écarté... sauf si « nous constatons, dans les prochains jours, une dégradation épidémique forte ». Le gouvernement renonce d'ailleurs, désormais, à se prononcer sur un calendrier de réouverture des secteurs fermés.
A noter, par ailleurs, que les conditions d'entrée sur le territoire en provenance d'un pays hors de l'Union européenne vont être durcies à partir de lundi (test négatif obligatoire, isolement de 7 jours).
⏩ A lire : Un couvre-feu et 4 milliards d'euros d'aides mensuelles pour les entreprises

Les nouvelles aides aux entreprises...

Faute de déconfinement, l'Etat met donc 4 milliards d'euros de plus par mois pour soulager les entreprises. Il élargit ainsi les conditions d'accès à ses aides (voir ci-après) et enrichit même la palette de ses mesures d'urgence.
Est ainsi créé un nouveau mécanisme pour couvrir jusqu'à 70 % de leurs charges fixes. D'un montant maximal de 3 millions d'euros sur la période de janvier à juin, il sera proposé aux structures des secteurs fermés ou protégés (les S1 et S1bis) réalisant plus d'1 M€ de chiffre d'affaires mensuel, ainsi qu'aux viticulteurs. Autre soutien à la trésorerie : « l'amortissement comptable des biens sous-utilisés en 2020 » pourra être différé, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

...et celles qui sont remodelées

Fonds de solidarité : Les fournisseurs de l'hôtellerie-restauration (et, plus largement, les secteurs dits S1bis) pourront demander à obtenir 20 % de leur CA, dans la limite de 200 000 euros, s'ils ont subi une chute d'activité supérieure à 70 % (sans limite de taille). Même plafond pour les viticulteurs victimes de surtaxes américaines et qui perdent plus de la moitié de leur CA (et si cette contraction dépasse les 70 %, le taux d'indemnisation monte de 15 à 20 %). Quant aux restaurateurs, le produit de leurs ventes à emporter ou en livraison sera exclu du calcul de leur aide.
Prêts garantis par l'Etat : Evoqué il y a quelques jours, le différé de remboursement du capital pour un an supplémentaire est confirmé, et sera même « de droit, pour toutes les entreprises, quels que soit leur secteur d'activité et leur taille », a assuré Bruno Le Maire.
Prêts (hors PGE) : Les banques se sont engagées auprès de Bercy à « examiner favorablement toute demande de moratoire ou de report d'échéances sur une base personnalisée, pour les entreprises qui sont les plus touchées par la crise ».
Exonérations de charges : Elles se poursuivront dans les mêmes conditions qu'en décembre, avec un « objectif simple : zéro charge sociale pour les entreprises fermées ou lourdement pénalisées ». Les aides au paiement des cotisations sont également maintenues.
Chômage partiel : La prise en charge intégrale par l'Etat est maintenue pour les entreprises en partie ou totalement fermées (ce qui inclut les commerces, du fait du couvre-feu de 18h), tant que les restrictions administrative sont en vigueur. Elle durera jusqu'en février inclus pour les secteurs protégés du tourisme, et même au-delà si leur perte de CA dépasse les 80 % (sinon, le reste à charge sera de 15 %). Pour toutes les autres entreprises, le coût de l'activité partielle devra être supportée à hauteur de 40 % à partir de mars... « si les conditions sanitaires sont réunies », a nuancé la ministre du Travail Elisabeth Borne.
Culture : « Nous prolongerons les dispositifs spécifiques mis en place pour la culture, dans chaque secteur : aides aux entreprises ou aux personnes, fonds de sauvegarde, fonds d'urgence, dispositifs d'indemnisation... », a promis la ministre Roselyne Bachelot.

Grandes entreprises aux pieds d'argile

Les grandes entreprises n'échappent pas à la crise. Euler Hermes a compté 31 défaillances dans leurs rangs en 2020, en hausse de 55 % sur un an. L'assureur-crédit met en garde contre un effet domino sur le reste de l'économie.

L'agroalimentaire épargnée, mais vigilante

L'agroalimentaire plutôt épargné par la crise du coronavirus en 2020. La production a, certes, reculé, mais de seulement 2,9 % en volume, selon l'Ania. L'Association patronale assure, par ailleurs, être l'une des seules industries en France à avoir créé de l'emploi l'an dernier (+602 postes). Elle s'inquiète toutefois pour les fournisseurs de la restauration, ainsi que "pour une large partie de TPE-PME, qui, sur la période la plus récente, ont eu tendance à différer leurs investissements (...) et leurs projets de recrutement".

Le groupe PSA en panne

PSA pire que Renault en 2020. Les ventes mondiales du groupe français, qui réunit Peugeot, Citroën et Opel, ont plongé de 27,8 % l'an dernier (contre -21,3 % pour son concurrent au losange, voir actualité du 12 janvier). Soit à peine plus de 2,5 millions de véhicules écoulés au total. En Europe, la dégringolade est encore plus lourde (-29,7 %).

Le site Smart en transition

Passage de relais à Smartville (Moselle). Le transfert du site automobile mosellan a été formellement signé ce matin, entre l'allemand Daimler et le britannique Ineos. Le premier s'engage notamment à y poursuivre la production de sa Smart électrique jusqu'en 2024, le second à y produire son 4x4 thermique Grenadier d'ici la fin d'année. Les deux provisionneront chacun 90 millions d'euros pour assurer l'avenir de l'usine, en cas de coup dur. Ces engagements seront surveillés par un comité de suivi, a expliqué la ministre déléguée à l'Industrie. Agnès Pannier-Runacher en a profité pour saluer cet accord industriel comme un « exemple en matière de restructuration ».

Vaste plan social en vue dans les hôtels Accor

AccorInvest prêt à faire le ménage dans ses effectifs. Le groupe, propriétaire de 887 hôtels, envisage de supprimer environ 770 emplois en France, et près de 1 900 en Europe.

13 janvier

📍 La reprise va caler en janvier

Le redressement de l'économie est dans l'impasse. En janvier, la perte de PIB, estimée par la Banque de France, devrait rester stable, à -7 %. La faute au maintien des restrictions sanitaires, alors que l'amorce du déconfinement a bel et bein entraîné "un rétablissement partiel" de l'activité en décembre.

PGE (1) : les entreprises repoussent l'échéance

Plus les échéances du PGE approchent, moins les entreprises y sont prêtes. La part des dirigeants parés à rembourser leur prêt garanti par l'Etat (PGE) par anticipation, ou au bout d'un an, était tombée à 28 % en décembre (-6 points par rapport à septembre), selon une enquête du Medef auprès d'un millier de personnes. Et un autre quart d'entre elles ne savaient toujours pas à quel horizon elles comptaient le faire. Ce sondage intervient au moment où un différé de remboursement d'une année supplémentaire est en cours de discussions entre l'Etat et les banques. Une mesure que réclame également la CPME.

PGE (2) : 131 milliards d'euros distribués en 2020

Quel bilan 2020 pour le prêt garanti par l'Etat (PGE) ? Au 1er janvier, cet outil phare de la riposte publique à la crise du coronavirus avait été accordée à plus de 638 000 entreprises (des TPE, à 88,75 %), pour un montant total de 131,2 milliards d'euros, d'après le tableau de bord du gouvernement. Le taux de refus des banques est stable (2,8 %). Premier secteur bénéficiaire : le commerce (22 % des prêts et 24 %  des montants attribués). Au niveau géographique, l'Ile-de-France a concentré 21 % des dossiers validés, devant l'Auvergne Rhône Alpes (13 %) et la Région Sud (11 %).

Transition écologique : coup de pouce aux PME innovantes

Les PME invitées à passer de l'innovation à l'action en matière d'environnement. L'Ademe propose 100 000 euros aux entreprises en mesure d'industrialiser et de commercialiser de nouvelles solutions pour la transition écologique. Cet appel à projets, lancé dans le cadre de la relance, est ouvert jusqu'au 5 avril.
⏩ A lire : L'Ademe lance une aide pour industrialiser les innovations environnementales des PME

L'Ifremer se met à l'incubation

L'Ifremer plonge dans le grand bain de l'entrepreneuriat. L'institut de recherche lance son premier concours d'innovation, baptisé Octo’pousse. Objectif : intégrer un porteur de projet en son sein, afin qu'il développe sa start-up dans le domaine des sciences et technologies marines, autour des enjeux de la protection des océans, gestion des ressources ou transition numérique. Le lauréat décrochera un contrat de travail de 18 mois et un financement de 60 000 euros. Clôture des candidatures le 1er mars.

Ligier veut passer la seconde

Petit mais costaud. Le constructeur de voitures sans permis Ligier va investir 20 millions d'euros sur ses deux sites de l'Allier et de Vendée. Avec une promesse : "accélérer" ses projets, alors que l'entreprise vient de changer de mains.
⏩ A lire : Ligier investit 20 millions d'euros pour déployer ses voitures sans permis

12 janvier

📍 Les levées de fonds font fi de la crise

Même pas mal ! Les start-up françaises sont parvenues à lever 5,39 milliards d'euros en 2020, d'après le décompte annuel du cabinet EY. Un nouveau record établi en dépit d'un nombre d'opérations en net recul. Certaines régions semblent, par ailleurs, avoir perdu en attractivité.

Sinistralité des entreprises en berne

Plus d'un tiers de défaillances en moins. En 2020 se sont ouvertes 32 707 procédures collectives, soit une chute de 36 % en un an, selon un premier bilan publié par l'Observatoire consulaire des entreprises en difficulté (OCED). "Cette baisse en trompe l’oeil s'explique en partie par les dispositifs d’aides aux entreprises et par la diminution des assignations. Elle devrait probablement s’inverser dès l’arrêt des mesures de soutien", prévient cet organisme, rattaché à la CCI Paris Ile-de-France.

Ruée vers le futur dans l'industrie

Rallonge en vue pour la subvention aux investissements dans l'usine du futur. L'Etat avait prévu d'y consacrer 280 millions d'euros... mais il a fait face à « une telle demande de la part des PME industrielles, que nous allons être obligés de pousser ces fonds à 700 millions d'euros », a annoncé Bruno Le Maire, à l'occasion de ses voeux à la presse. Le ministre de l'Economie s'est toutefois gardé de dire que, devant le succès de cette aide, le soutien public a aussi été revu à la baisse par décret : depuis le 21 décembre, il couvre 10 % des dépenses éligibles, dans la limite de 200 000 euros (ou 800 000 par dérogation) pour les ETI et grandes entreprises... contre 40 % initialement.

Dérapage des ventes chez Renault

Année noire, en revanche, pour Renault. Les ventes mondiales du groupe ont dérapé de 21,3 % en 2020. Elles passent sous la barre des 3 millions de véhicules écoulés. Sur le seul marché européen, la chute atteint même 25,8 %. Le directeur général Luca de Meo entend toutefois "[privilégier] désormais la profitabilité aux volumes de ventes" - une confirmation du virage stratégique pris par l'entreprise depuis le départ de Carlos Ghosn.

Conflit Airbus-Boeing : la 2e lame des surtaxes américaines

Les Etats-Unis enfoncent le clou dans leur conflit commercial avec l'Europe sur les aides à Airbus et Boeing. Comme prévu, à partir d'aujourd'hui, Washington applique une nouvelle salve de droits de douane sur des alcools (vins non-pétillants, cognac), surtaxés à 25 %, et des pièces aéronautiques (+15 %), en provenance d'Allemagne et de France. Ces secteurs étaient déjà sous le coup des premières sanctions américaines, prises à l'automne 2019. A l'annonce de leur renforcement, Paris avait dénoncé, le 31 décembre, une décision américaine "inamicale" et "illégitime".

Brexit : le mot d'ordre reste l'anticipation

An-ti-ci-per. C'est le message de nouveau martelé par Bercy, douze jours après la sortie effective du Royaume-Uni hors de l'Union européenne. En prévision de la (re)montée en puissance du trafic transmanche après la trêve des Fêtes, le ministère de l'Economie demande impérativement aux transporteurs et aux entreprises de "[préparer] leurs formalités douanières et sanitaires avant l’arrivée des marchandises à la frontière". De cette manière, ils pourront limiter le risque d'immobilisation au passage d'un pays à l'autre.
⏩ A lire : Brittany Ferries accuse le coup malgré l'accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne

11 janvier

📍 Les primes à l'embauche de jeunes prolongées...

Le principe était acté, la date est désormais officiel : les aides à l'embauche de jeunes et d'apprentis seront maintenues jusqu'en mars inclus, a confirmé le ministère du Travail. Une prolongation a minima, alors que certaines organisations patronales, comme l'U2P, demandaient leur extension jusqu'à la fin de l'année.

... le reste à charge du chômage partiel retardé...

Modification des règles en vue aussi pour le chômage partiel. Le reste à charge pour l'employeur était censé passer à 15 % au 1er février, dans les secteurs protégés du tourisme restés ouverts. La mesure pourrait être finalement reportée d'un mois, a admis le ministère du Travail, moins de deux semaines après avoir lui-même établi ce calendrier... D'autres ajustements seraient également à l'étude.

... le fonds de solidarité et le PGE amendés

Les deux dispositifs phares de la crise du coronavirus pourraient, eux aussi, évoluer en cours de semaine. Bercy envisage de relever le plafond du fonds de solidarité à 3 millions d'euros, a confirmé Bruno Le Maire, sur France Inter. Ce qui permettrait de venir en aide aux chaînes d'hôtels et de restaurants. Quant aux prêts garantis par l'Etat (PGE), le ministre de l'Economie va demander aux banques d'en différer le début du remboursement d'une année supplémentaire, pour le repousser au 1er mars 2022, et ce au bénéfice de « tous les secteurs en difficulté ». En octobre, le gouvernement avait formulé une demande similaire, mais sur la base du volontariat et au cas par cas.

Les PME ont confiance en 2021

La reprise arrive, mais elle prendra un peu plus de temps. C'est le pari que prennent les dirigeants de PME, interrogés par Bpifrance, dans le cadre de sa dernière enquête de conjoncture semestrielle, menée en plein reconfinement. Un contexte difficile qui ne semble pas peser sur les projets d'embauches et d'investissement de ces entreprises, bien au contraire.

Un Conseil national pour propulser l'hydrogène

Après la feuille de route, le comité de pilotage. Un nouveau "Conseil national de l'hydrogène" vient de voir le jour, afin de superviser l'application de la stratégie nationale présentée en septembre. Il servira d'instance de dialogue entre l'Etat, les entreprises et les filières concernées (à savoir : chimie, métallurgie, aéronautique, automobile, ferroviaire, mer, construction, industrie). Patrick Koller (Faurecia) et Benoît Potier (Air Liquide) seront chargés d'animer "la coordination des industriels" membres de ce Conseil.

10 janvier

📍 Le couvre-feu avancé s'étend

La journée se finit désormais plus tôt dans 8 départements supplémentaires : le couvre-feu a été avancé à 18h dans l'Allier, les Bas et Haut-Rhin, les Bouches-du-Rhône, le Cher, la Côte-d’Or, les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse. Deux autres (la Drôme et le Var) les rejoindront dès demain. La mesure s'appliquait déjà à 15 territoires depuis une semaine (voir l'actualité du 2 janvier).

8 janvier

📍 PIA : les 15 travaux de l'Etat

La saison 4 du PIA est sortie. Le gouvernement a présenté les principes de la quatrième édition du programme d'investissements pluriannuels de l'Etat. Doté de 20 milliards d'euros pour la période 2021-2025, il entend mettre l'accent sur 15 secteurs ou technologies prioritaires.

Arrêt de travail "automatique" : la crainte de l'absentéisme

Au lendemain de la conférence de presse de Jean Castex sur la situation sanitaire, il n'y a pas que la prolongation des fermetures administratives qui inquiète les patrons. Le système de délivrance automatique d'arrêt maladie pour le Covid-19 interroge grandement la CPME, même si le gouvernement est quelque peu revenu sur ce dispositif, censé être opérationnel dimanche.

Fonds de solidarité : une semaine d'attente

Aurez-vous droit au fonds de solidarité au titre du mois de décembre ? Les demandes seront ouvertes dans une semaine, le 15 janvier, a annoncé le Premier ministre Jean Castex, hier. L'occasion de passer en revue les nouvelles règles de ce dispositif, qui ne cesse d'évoluer au fil de la crise sanitaire.
⏩ A lire : Les règles du fonds de solidarité évoluent pour le mois de décembre

Télétravail, dépistage : le protocole a changé

L'épidémie de Covid-19 persiste, les fermetures administratives perdurent... mais le télétravail intégral s'assouplit. Dans une nouvelle version mise en ligne cette semaine, le protocole sanitaire ouvre la possibilité d'un retour en entreprise pour les salariés volontaires. Il précise également le cadre des campagnes de dépistage menées sur le lieu de travail.

Couvre-feu avancé en Alsace

A quelle heure le couvre-feu ? Dix départements supplémentaires sont susceptibles de limiter les déplacements dès 18h à partir de dimanche. Une décision définitive devait être prise ce vendredi soir. Mais en fin de journée, seule l'Alsace (Bas-Rhin et Haut-Rhin) avait fait connaître son choix d'appliquer la mesure.

Consommation en berne en novembre...

La consommation des ménages engourdie par le reconfinement. En novembre, elle a chuté de 18,9 % en un mois, selon l'Insee. Maigre consolation : cet effondrement est environ deux fois moins violent qu'au printemps. Les dépenses en biens se situent ainsi à 17,1 % de leur niveau de novembre 2019, alors qu'elles étaient tombées à 32,8 % en avril. Autre symbole de cette débâcle automnale : le volume des ventes du commerce de détail a plongé de 18 % en un mois en France, la pire chute de toute la zone euro relevée par Eurostat.

... production industrielle hésitante...

Les usines, elles, ont résisté au reconfinement. En novembre, la production a même progressé dans l'industrie manufacturière (+0,5 %), indique l'Insee. Sur l'ensemble du secteur secondaire, elle s'est toutefois infléchie (-0,9 %). Et, dans les deux cas, elle reste inférieure à son niveau d'avant-crise (-4 % environ par rapport à février).

... mais déficit commercial au plus bas

Si vous cherchez une bonne nouvelle sur novembre, elle se trouve plutôt du côté du déficit commercial de la France. A 3,9 milliards d'euros, il n'avait jamais été aussi faible en plus de quatre ans, selon les douanes. La raison : les exportations ont progressé de 1 % en un mois (+400 M€) et reviennent à 92 % de leur niveau de 2019. Soit des résultats meilleurs que ceux enregistrés par les importations, en baisse de 1,6 % (-700 M€) et à 9 points de leur moyenne de l'an dernier.

Surtaxes : les Etats-Unis soufflent le chaud et le froid

Dans sa politique de répression commerciale, les Etats-Unis accordent un sursis à la France. Washington avait prévu d'appliquer des droits de douanes supplémentaires de 25 % sur les cosmétiques et sacs à main tricolores à partir du 6 janvier. Ces représailles à la "taxe Gafam" ont finalement été suspendues "jusqu'à nouvel ordre". Objectif des Américains : boucler les enquêtes en cours sur les projets de fiscalité numérique de dix autres pays, en vue d'apporter une "réponse coordonnée" à l'ensemble de ces initiatives.
En revanche, la France n'échappera pas à l'instauration de nouvelles surtaxes sur ses alcools à partir de mardi prochain, mais, cette fois, dans le cadre de la guerre Airbus-Boeing.

Thuasne fait ses emplettes outre-Atlantique

Pendant ce temps-là, Thuasne tisse sa toile aux Etats-Unis justement. L'entreprise de Saint-Etienne, spécialisée dans les textiles médicaux, vient d'acheter la société américaine Knit-Rite.
⏩ A lire : Thuasne renforce ses positions aux Etats-Unis avec Knit-Rite

7 janvier

📍 Restauration, culture, sport  : fermetures maintenues

Pour éviter une recrudescence de l’épidémie, le Premier ministre Jean Castex ne met pas fin aux fermetures administratives. Bars, restaurants, salles de sport et discothèques devront garder portes closes au moins jusqu’à la fin février. Le gouvernement statuera le 20 janvier sur le sort des stations de ski, dont les remontées mécaniques ne sont pas autorisées à fonctionner, et des équipements culturels et sportifs, eux-aussi toujours à l’arrêt.

Couvre-feu : 10 départements sur la sellette 

Quinze départements font aujourd’hui l’objet d’un couvre-feu avancé à 18h, obligeant notamment les commerces à tirer le rideau de manière précoce. Dix autres départements, tous également situés dans la moitié Est de la France, pourraient les rejoindre d’ici à dimanche, a indiqué le Premier ministre. La décision sera arrêtée vendredi.

Emploi : le reconfinement pèse lourd

Pas de répit pour les salariés en fin d'année. En novembre et décembre, le chômage partiel s'est maintenu à un niveau très élevé, tandis que les plans sociaux ont poursuivi leur accélération continue, selon le dernier bilan livré par la Dares (ministère du Travail).

Aéronautique : 30 000 emplois disparus en 2020

L'industrie aéronautique n'est pas sortie indemne de la crise du coronavirus. Sur "60 000 emplois menacés en 2020-2021", une moitié aurait été perdue et l'autre sauvée par les mesures d'urgence déployées par l'Etat et la filière, d'après le Gifas qui regroupe les entreprises du secteur.

King Jouet a sauvé son année

Un joli cadeau pour King Jouet. A l'issue d'un mois de décembre très solide, le distributeur est parvenu à boucler l'année 2020 en croissance. Et l'enseigne ne manque pas d'idées pour continuer sur sa lancée : elle vient de lancer un nouveau concept pour ses magasins en périphérie des villes.
⏩ A lire : l'interview de Philippe Gueydon, le directeur général de King Jouet

Les salariés des TPE appelés aux urnes

Cette fois, c'est parti : décalée pour cause de coronavirus, la campagne des élections syndicales dans les TPE est désormais lancée, avec la mise en ligne du site officiel du scrutin. L'occasion, pour les quelque 5 millions de personnes appelées à voter à partir du 22 mars, de vérifier leur inscription sur les listes électorales.

6 janvier

📍 Michelin dégonfle ses effectifs

Bibendum au régime. Le groupe Michelin envisage de supprimer "jusqu'à 2 300 postes" sur trois ans en France, soit environ 10 % de ses effectifs actuels. Objectif affiché par le manufacturier de pneumatiques : améliorer de 5 % par an la compétitivité de ses activités industrielles et tertiaires. Michelin promet, par ailleurs, un plan d'investissement (non-chiffré) et affirme sa volonté de "poursuivre (...) la localisation en France d’activités à forte valeur ajoutée". Et de citer en exemple son implication dans Symbio ou Carbios.

Déconfinement : maigre espoir pour les restaurants

Les restrictions sanitaires en 2021, stop ou encore ? Réponse attendue demain, à 18h, lors d'une nouvelle conférence de presse du Premier ministre Jean Castex sur la situation épidémique - sa première de l'année. En attendant, c'est silence radio dans les rangs du gouvernement, occupé à peaufiner ses annonces. Au rang des nouvelles attendues demain : le probable report de la réouverture des restaurants, initialement prévue au 20 janvier. Cette décision pourrait s' accompagner d'un renforcement des aides. Selon France Inter, les seuils du fonds de solidarité devraient être nettement assouplis.

Vaccination : les entreprises s'impatientent

Les réseaux économiques ajoutent leurs voix au concert des critiques visant la campagne de vaccination contre le Covid-19. La CPME et le Medef pressent le gouvernement de s'appuyer sur les entreprises pour accélérer le rythme des injections. Une urgence sanitaire autant qu'économique (voir ci-après les prévisions de la Banque mondiale).

L'attraction de l'usine du futur

Les industriels français se laissent séduire par l'usine du futur. Selon Agnès Pannier-Runacher, quelque 6 500 entreprises ont postulé à la subvention publique, lancée fin octobre, en faveur de l'investissement dans des technologies 4.0. Un signe "très encourageant", pour la ministre déléguée à l'Industrie, interrogée sur BFM Business, que des sociétés "sont prêtes à prendre des risques et à investir en 2021".

La confiance retrouvée des ménages

Le reconfinement de novembre ne serait-il déjà plus qu'un mauvais souvenir ? Dès décembre, la confiance des ménages s'affichait en tout cas en net rebond (+6 points en un mois), selon l'Insee. Elle renoue même avec son niveau de septembre, soit avant la deuxième vague épidémique. Autre fait notable, "l'opportunité de faire des achats importants" bondit de 15 points et "dépasse sa moyenne de longue période, pour la première fois depuis février 2020".

La croissance mondiale reste sous la menace pandémique

Le redressement de l'économie reste à l'épreuve de la pandémie. La Banque mondiale a abaissé de 0,2 point sa prévision de croissance pour 2021, désormais fixée à 4 %. En zone euro, le PIB devrait augmenter de 3,6 %... soit 0,9 point de moins qu'espéré en juin dernier. Mais rien n'est encore acquis, prévient l'institution : ses projections ne se réaliseront qu'à "condition que le déploiement initial des vaccins contre la Covid-19 débouche sur des campagnes massives de vaccination tout au long de l’année".

Agroalimentaire : Eureden est né

2021, année des fusions d'entreprise ? Après la très médiatique alliance entre PSA et Fiat-Chrysler dans l'automobile (voir l'actualité du 4 janvier), l'agroalimentaire française compte un nouvel acteur de poids depuis le 1er janvier : Eureden. Cette coopérative est la réunion de Triskalia et du Groupe d'aucy.
⏩ A lire : La coopérative Eureden dévoile ses axes de développement

5 janvier

📍 La règle du télétravail à 100 % bientôt assouplie

Un premier pas vers la fin du télétravail intégral. Si cette organisation reste à « privilégier », les « salariés qui en éprouvent le besoin » vont quand même pouvoir demander à leur employeur de revenir en entreprise un jour par semaine, a promis Elisabeth Borne, ce matin, sur France Info. « Le dialogue social permettra de préciser les conditions de ce retour » sur site, a ajouté la ministre du Travail. Cet assouplissement, sur la base du volontariat, devrait être inscrit dans une nouvelle version du protocole sanitaire, annoncée pour ce jeudi.

Vers une vaccination au travail

Les entreprises, futurs lieux de piqûre anti-coronavirus ? « Quand on généralisera la vaccination, elles seront mises à contribution », a assuré la même Elisabeth Borne, toujours à la radio. La ministre du Travail n'a pas apporté plus de précision sur les modalités pratiques d'une telle opération, mais elle s'est montrée attachée aux « principes du volontariat et du secret médical ».

Le BTP s'engage

Ce ne sont pas des contreparties, mais des "engagements volontaires". En échange du soutien de l'Etat dans le cadre de la relance, quatre fédérations du BTP ont signé une charte avec le gouvernement. Dans ce document, plusieurs objectifs chiffrés, en matière d'emploi et d'apprentissage, que les professionnels tenteront d'atteindre d'ici à 2022.

La librairie souffle

Les librairies peuvent pousser un ouf de soulagement. Après avoir passé un quart de l'année le rideau baissé, elles ont enregistré, en moyenne, en 2020, un recul de "seulement" 3,3 % de leur chiffre d'affaires, selon le Syndicat de la librairie française (sur la base de 368 magasins, représentant plus du tiers du CA de la profession). Cette limitation des dégâts est attribuée au "retour très massif des lecteurs" dans la foulée de chacun des deux confinements.

La montagne grogne

Les stations de ski se rappellent au bon souvenir du gouvernement. Faute d'avoir des nouvelles des autorités, plusieurs représentants du secteur exigent la réouverture des remontées mécaniques dès jeudi, comme promis il y a près d'un mois. Une question de survie économique, tant la fermeture de ces équipements pendant les Fêtes a plombé le début de la saison.

Les restaurants angoissent

Rouvrira, rouvrira pas ? C'est aussi la question que se posent les restaurants. Mais eux pourraient être fixés dès ce soir : leurs représentants ont été réunis par Bercy dans l'après-midi, alors que l'hypothèse d'une reprise d'activité au 20 janvier paraît de plus en plus compromise, au regard de la situation épidémique.

Aéronautique : 100 millions de plus pour la filière

Des moyens supplémentaires pour les PME et ETI de l'aéronautique. Le fonds d'investissement Ace Aéro Partenaires va être porté à 730 millions d'euros, après un apport de 100 M€ en provenance du groupe Crédit agricole. La banque est la première à rejoindre cette initiative, prévue dans le plan de soutien sectoriel. Elle a été officiellement lancée en juillet par l'Etat, les grands donneurs d'ordres français (Airbus, Safran, Dassault Aviation, Thales) et le gestionnaire Tikehau Capital. Le fonds Ace Aéro Partenaires avait ensuite réalisé sa première opération en octobre, avec la reprise d'Aries Alliance.

Environnement : Fermentalg voit grand

Fermentalg s'ouvre de nouvelles perspectives pour 2021. La PME girondine va créer une coentreprise avec le groupe Suez. Cette nouvelle structure sera chargée de développer des solutions innovantes à base d'algues, pour capter et valoriser le CO2 présent dans l'atmosphère.

Brexit : les pêcheurs bretons restent inquiets

Le diable se cache souvent dans les détails. C'est bien ce que redoute la filière de la pêche bretonne, après la conclusion in extremis, fin décembre, de l'accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur le Brexit. La vigilance reste de mise pour les marins, mareyeurs et armateurs, confrontés à cette période inédite de transition en eaux troubles.
⏩ A lire : Les pêcheurs bretons mesurent déjà les premiers effets du Brexit

Pour les entreprises, le courant (réglementé) ne passe plus

EDF débranche peu à peu ses tarifs réglementés de vente d'électricité (TRV). Depuis le 1er janvier, ils ne sont plus disponibles pour les entreprises de plus de 10 salariés ou celles avec plus de 2 millions d'euros en chiffre d'affaires et dans leur bilan annuel. Au total, 1,4 million de sites sont concernés. Un changement de contrat loin d'être anodin. Mais pas de panique, on vous explique comment faire des économies !

4 janvier

📍 Chômage partiel : les règles ont (encore) changé

Un parfum de déjà-vu pour commencer la nouvelle année. Le chômage partiel a encore été amendé durant les Fêtes. Le durcissement annoncé du dispositif est repoussé. Mais le gouvernement en a profité pour différencier, si ce n'est complexifier, un peu plus les règles, en fonction des secteurs économiques, des périodes chômées et des restrictions sanitaires.
⏩ A lire : Le coronavirus bouscule encore le calendrier et les règles du chômage partiel

Coup d'envoi des congés payés par l'Etat

Et si on parlait plutôt vacances, en ce jour de rentrée ? Les entreprises les plus durement affectées par la crise du coronavirus peuvent temporairement obtenir l'indemnisation par l'Etat de 10 jours de congés payés. Un décret, publié au Journal officiel le 31 décembre, officialise les règles de ce dispositif, présentées par le gouvernement il y a un mois.

Emploi : les jeunes restent soutenus

La mobilisation pour l'emploi des jeunes se poursuit. D'une part, le gouvernement va prolonger ses primes à l'embauche en CDD longs et CDI au-delà du 31 janvier, et celles pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation au-delà du 28 février. Annonce faite par la ministre du Travail Elisabeth Borne dans Le Journal du dimanche. D'autre part, dans le même média, 35 dirigeants de grands groupes (BNP, Axa, Carrefour, Total, Schneider Electric, Microsoft...) appellent les entreprises à "proposer plus de 100 000 offres d’emploi d’ici à fin janvier" à destination de la jeunesse.

Automobile : un "petit" nouveau sur le marché...

Plus rien ne s'oppose à la fusion entre Fiat-Chrysler et PSA. Après le feu vert de Bruxelles en décembre, c'était au tour des actionnaires des deux entités de donner leur aval à ce mariage aujourd'hui. Ce qu'ils ont fait à plus de 99 %. Une nouvelle saluée conjointement par les ministères de l'Economie français et italiens. Ils espèrent voir ce nouveau géant "contribuer" à "la transition écologique" et à "l'emploi industriel" des deux pays.
Stellantis, du nom de l'alliance formée par les nouveaux mariés, va donner naissance au quatrième groupe automobile mondial. Carlos Tavares va en prendre les commandes en tant que directeur général, au côté de John Elkann, président du futur conseil d'administration.

... et un grand dérapage en France

Retour 45 ans en arrière pour le marché auto. En France, les ventes de voitures neuves ont reculé de 25,5 % sur un an, pour atteindre 1,65 million d'immatriculations, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Soit un volume annuel au plus bas depuis 1975. La tendance est restée négative en décembre (-11,8 %).

L'appel de la Russie

La France retisse ses liens avec la Russie. Plusieurs opérateurs de l'Etat lancent aujourd'hui une "cellule d'orientation", chargée d'apporter un premier niveau de réponses aux entreprises intéressées par ce marché. Cette initiative intervient deux ans et demi après la fermeture du bureau russe de Business France, impliqué dans ce nouveau projet.

2 janvier 2021

📍 Couvre-feu étendu

A nouvelle année, nouvelles règles sanitaires pour 15 départements de la moitié est du pays. Le couvre-feu, instauré depuis le 15 décembre, commence deux heures plus tôt, dès 18h, en Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Haute-Saône, Vosges, Territoire de Belfort, Moselle, Nièvre, Saône-et-Loire. Passé cette heure, et jusqu'à 6h du matin, une attestation de déplacement dérogatoire est nécessaire.

21 décembre

📍 La France coupe les ponts avec le Royaume-Uni

Le Royaume-Uni à l'isolement. Rien à voir avec le Brexit, mais bien avec le Covid-19. A la suite de l'apparition d'une nouvelle évolution du virus en Angleterre, la France a décidé de suspendre, depuis minuit, la circulation des biens et des personnes en provenance du sol britannique. "Seul le fret non accompagné sera donc autorisé", précise le gouvernement. Pas de restriction, en revanche, dans le sens inverse. La mesure restera en vigueur 48 heures, le temps, pour Paris, de se coordonner avec les autres pays européens sur les conditions de réouverture de la frontière.

Le fonds de solidarité (re)fait peau neuve

Les règles du fonds de solidarité pour décembre définitivement entérinées. Parmi les nouveautés, officialisées par décret : la création d'une option d'indemnisation de 15 ou 20 % du chiffre d'affaires ; l'éligibilité, sous conditions, des entreprises avec une dette fiscale ; et la réintégration des discothèques dans le dispositif. Autant d'évolutions qui ne répondront toutefois pas complètement aux attentes des PME, dont l'activité dépend directement du tourisme et des secteurs fermés.
⏩ A lire : En Auvergne Rhône-Alpes, l'appel à l'aide des fournisseurs des cafés-hôtels et restaurants

Le Code du travail assoupli pour 6 mois de plus

C'est du temporaire qui dure : plusieurs dérogations au Code du travail, introduites au premier semestre, sont prolongées jusqu'au 30 juin 2021. Sont concernées les jours de repos imposés par l'employeur, les renouvellements de CDD et contrats d'intérim, ainsi que le prêt de main-d’œuvre.

Des investissements étrangers sous surveillance

L'Etat garde un oeil sur les investissements étrangers. Dans le cadre du dispositif IEF, les prises de participation extra-européennes dans des sociétés françaises cotées, et impliquées dans des secteurs stratégiques, resteront soumises, en 2021, au droit de regard de l'administration, dès lors qu'elles dépasseront les 10 %. Fixé habituellement à 25 %, ce seuil, provisoirement abaissé l'été dernier, est ainsi reconduit pour une année supplémentaire.

Les 10 commandements d'un télétravail réussi

Le télétravail en pratique, la suite. L'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) avance dix recommandations pour aider les TPE-PME à inscrire ce mode d'organisation dans un cadre plus pérenne et moins improvisé qu'en 2020. Ce document s'ajoute aux fiches-conseil et carnet de bord publiés au début du mois.

Fin des surtaxes à l'Urssaf

Bonne nouvelle : en 2021, les Urssaf coupent leurs numéros de téléphone surtaxés. Une décision qui entrera en vigueur, pour l'essentiel, au 1er janvier.

Feu vert à l'alliance Fiat-Peugeot

Le projet de fusion entre Fiat-Chrysler et PSA va de l'avant. La Commission européenne a autorisé l'opération. Les deux entreprises ont toutefois dû prendre un double engagement, pour assurer le maintien de la concurrence sur le marché des petits utilitaires (accès garanti des autres marques à leurs réseaux de réparation et d'entretien ; coopération PSA-Toyota étendue). La future alliance, baptisée Stellantis, devrait donner naissance au quatrième groupe automobile mondial en 2021.

18 décembre

📍 Brexit : pré-pa-rez-vous !

Le Brexit, c'est maintenant. Vraiment. Les autorités françaises pressent les entreprises à anticiper le rétablissement des frontières entre le Royaume-Uni et l'Europe, prévu pour le 1er janvier - et ce, quelle que soit l'issue des négociations toujours en cours  entre Londres et Bruxelles. De nombreuses ressources sont disponibles pour s'informer et anticiper cette échéance.

La relance expliquée aux TPE-PME

Vous êtes un peu perdu(e) dans la relance ? Suivez le guide : le gouvernement vient de publier son catalogue automne-hiver des mesures d'aide aux TPE-PME.
En parallèle, quelques-uns des secteurs les plus touchés par la crise du coronavirus (hôtellerie, événementiel, discothèques, traiteurs, salles de sport et voyagistes) peuvent retrouver les mesures d'urgence à leur disposition sur une page spéciale sur le site du ministère de l'Economie.

Rendez-vous à l'Elysée

Et si votre entreprise s'invitait à l'Elysée ? La présidence de la République lance un appel à candidatures, en vue de sa deuxième "Grande Exposition du Fabriqué en France". L'idée est simple : mettre en vedette, sous les ors du Palais, un produit tricolore par département. Avec, cette année, des critères adaptés à la crise économique.

Jusqu'à 7 milliards d'euros d'exonérations en 2020

Les reports de charges ont émaillé toute l'année 2020 (et ils continueront en janvier). Mais l'Etat a aussi prévu des exonérations pour certaines entreprises. Sur les mois de mai et juin, elles sont ainsi 370 000 à avoir demandé à en bénéficier, pour un montant de 2,85 milliards d'euros, selon le ministre délégué aux Comptes publics, sur BFM Business. Ce chiffre n'inclut pas les indépendants. A la fin de l'année, cette somme devrait tourner « autour de 7 milliards d'euros », a complété Olivier Dussopt.

Fonds de solidarité : plus de 3 milliards d'euros en novembre

Où s'arrêtera le fonds de solidarité de novembre ? Quelque 3,1 milliards d'euros ont été attribués à 700 000 entreprises, soit une progression de plus de 10 % depuis lundi, d'après les derniers chiffres livrés par le ministre Olivier Dussopt. Pour octobre, l'Etat a distribué, jusqu'à présent, trois fois moins d'argent (1,2 Md€ à 530 000 structures).

Vaccins : les entreprises nantaises avancent

Jusqu'à présent, la course aux vaccins contre le Covid-19 n'a pas vraiment profité aux entreprises françaises. Mais à Nantes, on ne désespère pas d'y arriver. Osé Immunotherapeutics vient ainsi de recevoir une injection de 5,2 millions d'euros par Bpifrance. Et Valneva poursuit ses essais cliniques. En septembre, notre rédaction de Loire-Atlantique - Vendée avait passé au microscope les stratégies de ces sociétés, engagées dans la lutte mondiale contre le coronavirus.

17 décembre

📍 Un budget 2021 entre urgence et relance

Le Parlement a définitivement adopté la loi de finances 2021. Si le projet présenté fin septembre faisait une large place aux mesures de relance, le gouvernement a été rattrapé par la deuxième vague épidémique. Résultat, à l'issue de son parcours législatif, le texte met quasiment autant d'argent (plus de 20 Md€) dans le sauvetage de l'économie que dans son rebond.

Report des charges limité en janvier

Les reports de charges sociales continuent en 2021. Mais les règles en vigueur pour les échéances de janvier se veulent plus restrictives : les Urssaf entendent réserver ces décalages de paiement aux entreprises toujours sous le coup de restrictions sanitaires.

Sursis d'un an pour l'ESEF

Autre report en vue : celui du nouveau format électronique unique européen (ESEF). Cette nouvelle norme de publication des rapports financiers annuels des entreprises cotées devait s'appliquer aux exercices clos le 31 décembre 2020. Mais le gouvernement va demander à l'Union européenne de décaler cette obligation d'une année pour les sociétés françaises. Leur rapport 2020 pourra donc être établi sous le format de leur choix (l'ancien ou le nouveau), a d'ores et déjà indiqué Bercy. La mesure doit toutefois encore être entérinée par Bruxelles.

L'aide au loyer pour les salariés revient

Action Logement réactive et rénove son aide exceptionnelle sur les loyers, lancée en juin. Ce chèque de 150 euros pendant deux mois minimum est réservée aux salariés payés moins d'1,5 Smic. Pour en bénéficier, ils doivent avoir subi une baisse de revenus d'au moins 15 % du fait de la crise ; être en situation d'activité ou temps partiels, rupture de contrat de travail ou embauche repoussée ; et faire face à des dépenses de logement représentant au moins un tiers de leur budget. Pour les personnes qui ont perdu leur travail, la mesure peut désormais être prolongée de quatre mois supplémentaires. Attention, cette aide est distribuée "dans la limite des fonds disponibles". Dossier à déposer en ligne.

Décarbonation : 16 lauréats, peu d'engouement

Les industriels ne se bousculent pas pour la transition écologique. Les dispositifs, lancés en septembre, sur la décarbonation des usines n'a attiré que 54 projets autour de la biomasse, 73 en faveur de l'efficacité énergétique et 125 sur la transformation des procédés. Parmi ces deux dernières catégories, l'Etat a dévoilé le nom des 16 premiers lauréats. Ils seront aidés à hauteur de 60,7 millions d'euros, sur un montant total d'investissements de 291 millions, pour une baisse moyenne estimée de 10 % des gaz à effet de serre sur les sites concernés. Les entreprises soutenues se situent principalement en Hauts-de-France (Cristal Union, Dillinger, Saica Paper, Saint-Gobain Glass) et Grand Est (Tereos, Novacarb et Vicat).
⏩ A lire : La cimenterie Vicat de Xeuilley se prépare un avenir sans carbone

Retour spectaculaire à l'optimisme

Le reconfinement n'est déjà plus qu'un mauvais souvenir pour les entreprises. En décembre, le climat des affaires est revenu au niveau qui prévalait avant novembre (+12 points en un mois), selon l'enquête de l'Insee, menée entre le 27 novembre et le 14 décembre. Ce redressement est encore plus spectaculaire dans le commerce de détail (+23 points), secteur désormais le plus optimiste.

Le Covid-19 à la tête de l'Etat

Le président de la République est malade. Emmanuel Macron a été testé positif au Covid-19, a fait savoir l'Elysée ce matin. Placé à l'isolement pendant sept jours, "il continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance".

Huawei s'installe en France

Le chinois Huawei va poser ses valises à Brumath, au nord de Strasbourg. Le groupe de télécoms va investir 200 millions d'euros dans ce qui sera sa première usine en France. Le site produira notamment des composants utiles à la 5G, alors même que l'implication de Huawei sur cette technologie est au coeur d'une bataille diplomatico-économique entre Pékin et les Occidentaux.
⏩ A lire : Huawei choisit Brumath pour implanter son usine dans le Grand Est

16 décembre

📍 Export : l'urgence reste de mise

Avec la seconde vague épidémique, le gouvernement n'en finit plus de prolonger ses aides d'urgence. Le plan export, mis en place au mois de mars, est, à son tour, maintenu sur toute l'année 2021. Avec l'espoir d'accélérer l'activité des entreprises françaises à l'étranger.

Des chèques pour le bois

Le renforcement des fonds propres des entreprises se décline par secteur chez Bpifrance. Après le tourisme, ce sont les entreprises de la filière bois, meubles et matériaux qui bénéficient d'une nouvelle solution de financement auprès de la banque publique. Il s'agit, en l'occurrence, de la troisième édition du Fonds bois, doté de 70 millions d'euros.

Un bonus écologique pour les transporteurs

A chacun sa prime. Après les particuliers, pour l'acquisition de leurs voitures neuves ou d'occasion, au tour des transporteurs de bénéficier d'un coup de pouce. Il consistera en une aide à "l’achat ou la location de longue durée d’un véhicule industriel fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène", explique le gouvernement. Ce bonus de 50 000 euros pour un camion, 30 000 pour un bus, s'arrêtera au bout de deux ans, ou à épuisement des 100 millions d'euros prévus dans le plan de relance. Dans l'immédiat, son entrée en vigueur reste suspendue à la publication d'un décret.

Le confinement exclu de l'APLD

L'activité partielle de longue durée (APLD) s'adapte à la deuxième vague épidémique. Selon un décret entré en vigueur aujourd'hui, la durée d'application du dispositif et la réduction maximale des horaires de travail autorisées seront dorénavant calculées sans tenir compte de la période comprise entre le 1er novembre et une date qui sera précisée ultérieurement par arrêté (mais ne pourra aller au-delà du 31 mars prochain). Pour les accords d'APLD déjà signés, cette modification doit faire l'objet d'un avenant, sauf "pour les employeurs dont l'activité principale implique l'accueil du public et est interrompue, partiellement ou totalement, du fait de la propagation de l'épidémie de Covid-19".

Le Smic augmenté de 10 centimes

Le Smic rate la barre symbolique du 1 %. Il augmentera précisément de 0,99 % au 1er janvier, pour atteindre un montant brut de 10,25 euros de l'heure (+10 centimes). Soit une hausse de 15 euros par mois pour un salarié à temps plein. Même sans "coup de pouce" politique, ce sera « la plus forte hausse de pouvoir d'achat depuis les dix dernières années », a assuré la ministre du Travail Elisabeth Borne sur LCI, du fait d'une inflation quasi-nulle en ce moment (+0,2 % sur un an, en novembre).

Le télétravail réduit d'une journée ?

La règle du télétravail intégral obligatoire pourrait rapidement évoluer. Elisabeth Borne a confirmé, toujours sur LCI, vouloir autoriser, à partir du 7 janvier et « si la situation sanitaire ne se dégrade pas » d'ici là, le retour des salariés en entreprise à raison d'un jour par semaine.

Santé : les salariés en souffrance

Face au deuxième confinement (et au télétravail, justement), les salariés accusent le coup. Début décembre, 50 % pouvaient être considérés en détresse psychologique, selon la cinquième édition du baromètre d'OpinionWay pour Empreinte Humaine sur le sujet. C'est 3 points de plus qu'à la mi-avril. Les jeunes, les femmes et les managers sont particulièrement exposés.

Les créations d'entreprise résistent au confinement

L'envolée des créations d'entreprise s'essouffle. Après un mois d'octobre finalement moins bon qu'annoncé, leur croissance est restée modérée en novembre, indique l'Insee. Ce qui ne les a pas empêchées d'atteindre un nouveau sommet.

Dickson Constant tisse sa toile dans le Nord

Le fabricant de textiles Dickson Constant va ouvrir une deuxième usine dans le Nord, à Hordain. Un investissement de 40 millions d’euros devrait déboucher sur la création de 150 emplois.
⏩ A lire : Dickson Constant investit 40 millions d'euros dans une nouvelle usine dans le Nord

IBM débranche en masse

Le groupe informatique IBM envisage de supprimer 1 251 postes d'ici 2022 en France. Mais ce n'est qu'un début, redoutent les syndicats. Ils s'inquiètent du projet, mené en parallèle par le géant américain, de placer ses activités liées aux infrastructures dans une nouvelle entité.

15 décembre

📍 Déconfinement : les documents du couvre-feu

Après le reconfinement, le recouvre-feu. A partir d'aujourd'hui, la liberté de circuler sans attestation, et entre régions, est rétablie en journée. En revanche, si vous sortez entre 20h et 6h, il vous faudra remplir un nouveau document. Les trajets liés au travail font partie des mouvements autorisés sur ces horaires. Dans ce cas, l'employeur peut remplir un justificatif de déplacement professionnel, à la place de l'attestation régulière. Avantage : sa durée de validité est fixée par l'entreprise. En cas de non-respect du couvre-feu, le contrevenant s'expose toujours à une amende de 135 euros, et jusqu'à 3 750 € et six mois de prison en cas de récidive.
Télécharger les nouvelles attestations sur le site du ministère de l'Intérieur.

Culture, restaurants : l'intransigeance de Jean Castex

Face à la colère des secteurs restés fermés, Jean Castex demeure inflexible. Censés rouvrir aujourd'hui, les lieux culturels devront attendre trois semaines de plus. Une décision « nécessaire pour des raisons de sécurité, de protection » de la population, a tranché le Premier ministre sur Europe 1. Il promet toutefois « une rallonge de 35 millions d'euros » pour le secteur et une réouverture progressive « si les conditions épidémiologiques se stabilisent et s'améliorent » d'ici au 7 janvier.
Pour les bars et restaurants, en revanche, la perspective d'une reprise le 20 est plus que jamais incertaine : « Je ne peux pas garantir [qu'ils] pourront rouvrir à cette date », a reconnu Jean Castex. Tout dépendra « de la façon dont nous aurons passé la période de Fêtes ».

BTP : sale temps pour le bâtiment...

Le bâtiment ne s'en remettra pas tout de suite. La crise du coronavirus a provoqué une violente chute de l'activité en 2020 et le rebond attendu en 2021 ne suffira pas à rattraper les dégâts, prévient la fédération du secteur, la FFB. Certains indicateurs devraient même retomber à leur niveau de 2014.

... mais les salariés pourront manger à l'abri !

Où faire manger les salariés du BTP, quand tous les restaurants sont fermés pour cause de Covid-19 ? Le gouvernement vient de trouver la réponse : dans les salles polyvalentes des communes. Les chefs d'entreprise sont ainsi invités à envoyer par courriel aux mairies une demande de "mise à disposition" de ces lieux "pour une période définie", avec engagement à respecter notamment un protocole sanitaire (groupes réduits, étalement des pauses dans le temps, aération...), dans la lignée des recommandations du Haut Conseil de la santé publique. En réponse, les municipalités peuvent imposer "des conditions supplémentaires propres à l’équipement", mais elles ne pourront pas faire payer l'entreprise pour l'accès à leur salle.

Relance : 148 millions d'euros à l'industrie en région...

Avec la relance, l'Etat ne ménage pas ses subventions à l'industrie. Les différents appels à projets, lancés tout au long du second semestre, ont permis de soutenir 524 entreprises dans leurs projets de modernisation, a revendiqué la ministre Agnès Pannier-Runacher. A lui seul, le fonds de soutien à l'investissement en région a aidé près de la moitié d'entre elles, à hauteur de 147,9 millions d'euros, selon un premier bilan national, dévoilé aujourd'hui. L'occasion, pour notre rédaction Occitanie, de s'interroger sur la démarche des "Territoires d'industrie", au coeur de ce dispositif.
⏩ A lire : Décollage réussi pour les Territoires d’industrie en Occitanie

... et plus de 4 milliards pour la SNCF

De l'argent frais pour la SNCF. L'Etat a confirmé avoir injecté 4,05 milliards d'euros dans la compagnie, à travers une augmentation de capital. Ce soutien massif s'inscrit dans le cadre des 4,7 Md€ dédiés au ferroviaire dans le plan de relance. Il "vise à soutenir les investissements (...) en faveur de la régénération du réseau ferré national, du renforcement de la sécurité et du développement durable de ses activités", s'est justifié le gouvernement.

Les nouveaux risques du travail

En matière d'accidents et de maladies professionnels, les entreprises semblent faire face à une montée de nouveaux risques. Elles sont ainsi 57 % à avoir recensé au moins un "accident de trajet" impliquant leurs salariés en 2019 - en hausse de 10 points en deux ans, selon un sondage de BDO France, réalisé du 17 février au 30 septembre 2020, auprès de 299 dirigeants. Les arrêts liés à des risques psychosociaux s'affichent également en forte progression (+6 points). Les PME apparaissent toutefois davantage exposés aux accidents du travail (83 %, 7 points au-dessus de la moyenne).
⏩ A noter : La notification dématérialisée du taux d'accidents du travail et de maladies professionnelles devient obligatoire en 2021

14 décembre

📍 Le rebond se tasse

Un rebond moins élevé qu'espéré. La Banque de France table désormais sur une croissance de 5 % en 2021. D'où un retour de l'activité à son niveau d'avant-crise décalé de quelques mois. La faute à la deuxième vague épidémique et au reconfinement, qui pèsent sur l'économie, en particulier dans les services.

La relance par la rénovation

L'Etat prêt à fournir du travail au BTP. Le gouvernement a dévoilé les 4 214 projets de rénovation énergétique qu'il entend mener à bien avant 2023. Un programme d'investissement de 2,7 milliards d'euros, dont l'enjeu est autant écologique qu'économique.

Assurance-crédit : l'Etat revoit ses "Cap"

Le gouvernement ne relâche pas son effort pour soutenir le crédit interentreprises. Les produits Cap, mis en place au fil de l'année, sont prolongés de six mois. Leurs conditions évoluent aussi, mais l'objectif reste le même : aider l'assurance-crédit à jouer son rôle dans le financement de l'activité économique.

Une bulle d'oxygène pour les plastiques recyclés

Relancer les régénérateurs. L'Etat va accorder 16 millions d'euros à 60 entreprises de recyclage de plastiques, afin de soutenir leurs ventes mises à mal par la conjoncture. Ce coup de pouce se double d'un appel à projets pour encourager les industriels à intégrer davantage de ces matières dans leurs processus de production.

Liebherr fait son trou en Alsace

Petit-à-petit, et à force de subventions, la (re)localisation se met en marche. Dernier exemple en date : le constructeur d’engins de chantier Liebherr va internaliser, à Colmar, une production jusqu'ici réalisée en partie dans les pays d'Europe de l'Est. Le groupe fait partie des récents lauréats du fonds de soutien de l'Etat à l'investissement industriel dans les territoires.
⏩ A lire : Liebherr France relocalise une production à Colmar

Fonds de solidarité : les compteurs s'affolent

Les entreprises se précipitent sur le fonds de solidarité. L'aide distribuée au titre du mois de novembre a été multipliée par 3 en une semaine. Elle atteint désormais 2,8 milliards d'euros, versés à quelque 619 200 bénéficiaires, selon les chiffres communiqués par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Restaurants : rien de sûr pour le 20 janvier

Rappel à la prudence pour la restauration. Le ministre de l'Economie a tenu à relativiser, ce matin, l'échéance fixée au 20 janvier pour déconfiner le secteur. « Je ne peux pas vous dire avec certitude que nous rouvrirons les bars et restaurants [à cette date], a tempéré Bruno Le Maire sur France Info. Ce serait malhonnête de ma part (...) et ce serait prendre un risque excessif que de dire cela. » La reprise d'activité dépendra de l'évolution de la situation sanitaire.

11 décembre

📍 Une date et des aides pour les stations de ski

Une mauvaise et une moins mauvaise nouvelle pour les stations de ski... La première, c'est que le Conseil d'Etat a rejeté le recours en référé contre la fermeture des remontées mécaniques pendant les Fêtes. La seconde ? A l'issue d'une réunion avec Matignon, les professionnels ont obtenu une "possible réouverture au 7 janvier", et surtout un plan d'urgence, évalué à 400 millions d'euros.

Secteurs protégés : 35 nouveaux entrants

La liste des secteurs protégés (dits S1 et S1 bis dans le jargon administratif) s'allonge encore. Ils sont 35 à rejoindre ce cercle des activités bénéficiant de mesures d'aide renforcées (dont la prise en charge intégrale du chômage partiel et un accès élargi au fonds de solidarité). Parmi les nouveaux entrants communiqués par Bercy, de nombreux métiers en lien avec l'organisation d'événements publics ou privés (dont les mariages), ainsi que la communication et les médias.

L'urgence déborde sur 2021

Le budget 2021 de l'Etat était censé être celui de la relance. Il n'échappera pas à la persistance de l'urgence. Le ministère de l'Economie a dû se résoudre à y ajouter environ 20 milliards d'euros de dépenses pour aider les entreprises à faire face à la deuxième vague épidémique. Principaux outils renforcés à cette occasion : l'activité partielle (classique et de longue durée), ainsi que le fonds de solidarité. Par ailleurs, les aéroports devraient également récupérer 250 millions d'euros.

Environnement : qui veut un traitement de faveur ?

La French Tech cherche 20 start-up actives dans la transition écologique. Objectif : leur offrir un accompagnement sur-mesure, sur le modèle du Next40. L'appel à candidatures est ouvert jusqu'au 31 janvier.

Emploi : la deuxième vague sociale est déjà là

Le marché du travail entre dans le dur. Le chômage partiel repart nettement à la hausse, les plans sociaux accélèrent encore leur cadence... les effets de la seconde vague épidémique commencent à se faire sentir dans le dernier bilan bimensuel de la Dares (ministère du Travail). Où l'on découvre également le profil des secteurs et des régions les plus touchés par les suppressions de postes, envisagées par les entreprises dans le cadre de leur restructuration.
⏩ A lire : L'industrie et le commerce, premières victimes des plans sociaux

L'industrie remonte (quand même) la pente

Le lent rétablissement de l'industrie se poursuit. En octobre, la production manufacturière a progressé de 0,5 % en un mois (+1,6 % dans l'ensemble du secteur secondaire). Toutes les activités sont en retrait par rapport à leur niveau d'avant-crise, si ce n'est dans la pharmaceutique (+8,7 % par rapport à février) et l'énergie (+5,4 % au global). Sont quasiment remises sur pied la chimie (-0,2 %) et même l'automobile (-1,4 %).

Guide personnalisé pour l'ESS

Suivez le guide ! Les acteurs de l'ESS disposent désormais d'un moteur de recherche d'aides personnalisé. En quelques clics, cette page web oriente l'utilisateur vers les mesures de soutien adaptées à sa situation. Cette initiative s'ajoute à la liste d'outils déjà mis en place par le gouvernement pour l'économie sociale et solidaire (voir ci-dessous, au 2 décembre).

10 décembre

📍 Un déconfinement plus strict que prévu

C'est une date que beaucoup avaient coché dans leur agenda : le 15 décembre devait marquer la première étape officielle du déconfinement. Mais il y avait deux conditions sanitaires (3 000 personnes en réanimation à cette date et 5 000 contaminations au Covid-19 par jour). Aujourd'hui, elles ne sont pas remplies. « Nous sommes sur une sorte de plateau », confirme le Premier ministre Jean Castex. D'où un déconfinement moins souple que prévu. Les lieux de culture (cinémas, théâtres, musées) sont les premiers à en faire les frais.

Fonds propres (1) : du renfort pour le tourisme

Pour sauver les entreprises, préserver la trésorerie ne suffira pas. Il faudra aussi soutenir leurs fonds propres. C'est ce que propose dès à présent Bpifrance, mais pour les seules entreprises du tourisme. La banque publique leur promet 470 millions d'euros d'ici à 2023, dont 80 millions réservés spécifiquement aux entreprises les plus petites.
⏩ A lire : Les entreprises du tourisme obtiennent un soutien renforcé à leurs fonds propres

Fonds propres (2) : 100 labels décernés

Et pour les autres secteurs, me direz-vous ? En attendant le lancement de prêts participatifs l'an prochain, l'Etat mise sur la labellisation de fonds d'investissement capables de "mobiliser rapidement des ressources nouvelles" pour les entreprises. En près de deux mois, ils sont 100 à avoir obtenu ce sésame "Relance", pour un encours total de 10,5 milliards d’euros, se félicite Bercy. Ne reste plus qu'aux distributeurs de produits d’épargne de commercialiser ces offres et à leurs clients d'y placer leurs économies, comme l'espère le gouvernement.

Chômage partiel : la prise en charge maximale prolongée

L'Etat va maintenir l'indemnisation maximale de l'activité partielle pour quelques semaines encore. La ministre du Travail Elisabeth Borne a précisé les contours de cette prolongation, hier soir, sur BFM Business.

Santé au travail : un accord à confirmer

Au bout de la nuit, ils ont réussi. Les partenaires sociaux se sont entendus sur un nouvel accord national interprofessionnel (ANI) concernant la santé au travail. Le texte doit toutefois être encore formellement signé par les différentes parties prenantes d'ici début janvier. Du côté du patronat, l'U2P est ravi, la CPME hésitante.

Saint Jean met les bouchées doubles

Le drômois Saint Jean ne manque pas d'appétit. Malgré la crise, le fabricant de pâtes, ravioles et quenelles vient de se lancer dans l'agrandissement de son site historique de Romans-sur-Isère. Un projet à près de 50 millions d'euros.
⏩ A lire : Le pastier Saint Jean dévoile son projet d'agrandissement à 48 millions d’euros

9 décembre

📍 Pas de vague de défaillances... pour l'instant

La crise du coronavirus laisse toujours aussi perplexes les greffiers des tribunaux de commerce. D'un côté, les créations d'entreprise ont affiché une forme insolente entre septembre et novembre (+21 % en un an). Au point de quasiment gommer le trou d'air du premier confinement. De l'autre, les défaillances restent, elles, à un niveau exceptionnellement bas. Mais cela ne devrait pas durer...

La relocalisation fait son chemin

Les entreprises françaises se laissent séduire par la relocalisation. Selon une étude Euler Hermes, elles sont 13 % à considérer l'Hexagone comme destination à privilégier pour changer l'implantation de leurs lieux de production. C'est peu, mais sur les cinq pays occidentaux sondés par l'assureur-crédit, ce résultat est le deuxième plus élevé, après les Etats-Unis.

L'Etat cherche des terrains industriels

L'Etat en quête de nouveaux sites "clés en main". Ce dispositif vise à faciliter l'implantation d'activités industrielles ou logistiques sur des lieux labellisés, où ont été réalisées en amont les procédures urbanistiques, environnementales et archéologiques, préalables à toute installation. Un nouvel "appel à propositions" est ouvert aujourd'hui, et jusqu'au 31 mars à minuit, pour compléter la carte des 78 sites déjà sélectionnés.

Automobile, aéronautique : 96,5 millions d'euros pour 95 projets

Les fonds de modernisation industrielle tout proches de faire le plein en 2020. Bercy a dévoilé les noms de 95 nouveaux projets lauréats : 66 dans l'automobile, qui se partagent 69 millions d'euros de subventions ; 29 dans l'aéronautique, pour 27,5 millions d'aide publique. C'est dans ce dernier secteur que l'enveloppe provisionnée pour 2020 a été dépassée (136 M€ accordés sur 100 M€ prévus). Mais les entreprises intéressées peuvent continuer à postuler : l'appel à projets pour 2021 a déjà été relancé. Au total, depuis trois mois, l'Etat a débloqué, pour ces deux filières, 257 millions d'euros pour 287 projets d'investissement d'un montant cumulé supérieur à 600 millions d'euros.
Exemple en Loire-Atlantique et Vendée, où Manitou et Defontaine figurent parmi les nouveaux lauréats de ces fonds de modernisation

Les bars et restaurants restent portes closes

Il n'y aura pas de réouverture anticipée des bars et restaurants. Le Conseil d'Etat a rejeté le recours en référé, déposé par l'Umih, pour faire lever l'interdiction d'accueil du public, en vigueur depuis le 30 octobre. Il a justifié sa décision par un risque de transmission du Covid-19 plus élevé dans ces établissements. L'organisation professionnelle déplore "une injustice de plus" et "un coup de massue supplémentaire" pour le secteur.

L'e-commerce ne connaît pas la crise

Le commerce en ligne est en pleine forme, merci pour lui. Mais si ses ventes progressent fortement au troisième trimestre, ces performances sont un peu moins spectaculaires que l'an dernier à la même époque.

Du mieux à l'export

Redressement toujours en cours pour les exportations françaises. En octobre, elles ont progressé de 3,5 % en un mois (+1,3 Md€) et se situent désormais à 91 % de leur niveau moyen de 2019. La croissance des importations, elles, se poursuit à un rythme plus modéré (+1,2 %, soit une hausse de 0,5 Md€). Résultat, le déficit commercial se résorbe pour atteindre près de 4,9 milliards d'euros.

Le dialogue social bute sur la santé au travail

Les partenaires sociaux ne se quittent plus. Patronat et syndicats se retrouvent aujourd'hui, et pour la deuxième fois cette semaine, en vue de conclure un accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail. Les discussions avaient commencé en juin. Depuis, et comme le mois dernier au sujet du télétravail, les négociations traînent et les désaccords persistent, notamment autour de la responsabilité des employeurs et du recours à des médecins généralistes.

8 décembre

📍 715 millions d'euros pour la transition numérique

L'Europe en renfort pour aider les TPE-PME françaises dans leur conversion au numérique. Pour financer leurs projets, ces entreprises pourront bientôt emprunter jusqu'à 50 000 euros, avec une garantie publique de 80 %, baptisée France Num. Au total, ce sont 715 millions d'euros qui seront ainsi mis à leur disposition, sans pour cela "qu'[elles] ne doivent fournir des sûretés matérielles supplémentaires", assure Bpifrance. Cette nouvelle facilité découle d'un accord conclu entre la banque publique française et le Fonds européen d’investissement.

La feuille de route de la logistique

A quoi ressemblera la relance pour les acteurs de la logistique ? Le gouvernement a présenté, hier, 16 mesures pour améliorer la compétitivité de la filière et engager sa transition écologique à court et moyen terme. S'y ajoute la promesse de simplifications administratives pour la construction d'entrepôts.

Automobile : un bonus d'occasion

Et une prime à l'achat de plus pour l'automobile. Depuis aujourd'hui, l'acquisition d'un véhicule électrique d’occasion, de plus de deux ans, ouvre droit à un bonus de 1 000 €, cumulable avec la prime à la conversion. Cette nouvelle aide, créée par décret, vient enrichir la boîte à outils, mise en place fin mai par le gouvernement, pour soutenir la filière. Le barème actuel des autres incitations financières en vigueur est, par ailleurs, maintenu jusqu'au 1er juillet 2021.

Les chèques cadeaux regonflés

Après les tickets-restaurants, au tour des chèques cadeaux de voir leurs règles assouplies. Leur montant maximal, pour être exonérés de charges, passe à 342,80 euros, soit deux fois plus que le plafond de 171,40 € initialement fixé pour 2020. Cet aménagement doit permettre de soutenir la consommation dans les magasins. « L'Etat fait ce geste et j'attends en retour, a précisé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, que les émetteurs de chèques cadeaux en fassent un en faveur du commerce de proximité. » Et de renvoyer aussi les comités d'entreprises à leur « responsabilité » dans le choix de prestataires qui soutiendraient davantage les boutiques indépendantes et les produits français.

De l'aide au bout du fil...

Les administrateurs et mandataires judiciaires attendent vos appels. Depuis deux semaines, leur service d'assistance téléphonique aux entreprises (0800 94 25 64) a été composé par un millier d'entre elles, dont près de la moitié issue des secteurs du commerce et de l'hébergement-restauration. Les échanges portent essentiellement sur le fonds de solidarité (à 48 %), mais il est également question de reports de charges (10 %) et de mesures préventives (7 %). Ce service gratuit restera ouvert jusqu'au 18 décembre inclus.

... et des arnaques dans les e-mails

Entreprises, attention aux tentatives d'escroquerie ! L'administration fiscale lance un appel à la vigilance, après avoir constaté une multiplication de "demandes frauduleuses" envoyées en son nom.

Emploi : la parenthèse enchantée

Coincé entre deux confinements, le troisième trimestre était bien celui du redémarrage de l'économie (+18,7 % de croissance), mais aussi de l'emploi : les effectifs salariés ont progressé de 1,8 % en trois mois, selon l'Acoss, soit 323 100 postes supplémentaires sur la période. L'Insee confirme peu ou prou ces chiffres, mais a révisé à la baisse sa première estimation de novembre.

Ineos, nouveau maître de Smartville

Changement officiel de propriétaire pour l'usine Smart d'Hambach (Moselle). Le britannique Ineos a confirmé aujourd'hui avoir racheté le site à Daimler. Si l'opération devrait permettre de maintenir 1 300 emplois, environ 300 autres devraient disparaître.
⏩ A lire : Le groupe Ineos met la main sur le site Mercedes en Moselle

Stupeur et tremblements (de terre) chez Fonroche

Le séisme de trop pour l'usine de géothermie profonde de Fonroche en Alsace. La préfecture du Bas-Rhin vient d'imposer l'arrêt définitif des travaux sur ce site, à l'origine d'un nouveau tremblement de terre, de magnitude 3,5, le 4 décembre. L'entreprise a investi 100 millions d'euros pendant dix ans sur ce projet de production d'électricité, à partir d'eau pompée dans le sol.
⏩ A lire : Coup d'arrêt pour la géothermie profonde suite à une série de séismes

7 décembre

📍 Les nouvelles concessions des assureurs

Les compagnies d'assurance remettent le couvert. Sous pression du gouvernement, elles ont accepté de faire trois gestes supplémentaires pour les secteurs de l'hébergement-restauration, du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture. De son côté, Bercy annonce deux chantiers pour tenter d'apaiser les esprits, surchauffés par les conséquences, rarement prises en charge, de l'épidémie de Covid-19 sur les entreprises.
⏩ A lire : Les assureurs et le gouvernement tentent de calmer le jeu

Le fonds de solidarité atteint des sommets

Ce n'est plus une ruée, c'est un raz-de-marée. Ouvert depuis vendredi, le fonds de solidarité a distribué, au titre du mois de novembre, 940 millions d'euros à 181 000 entreprises, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. C'est déjà plus en trois jours que ce qui avait été demandé au bout de treize, pour octobre !

Le Salon du Bourget saute son tour

Il n'y aura pas de Salon du Bourget en 2021. Prévu du 21 au 27 juin, l'événement dédié à l'aérospatiale est annulé, "compte tenu de l’incertitudeliée à la crise sanitaire de la COVID-19". La 54e édition aura donc lieu en 2023.

Chez Bombardier, la relance est sur les rails

Bombardier veut accélérer la cadence dans le Nord. Le constructeur ferroviaire va y investir 25 millions d'euros pour augmenter la capacité de production de son usine de Crespin. Il promet, au passage, la création de 400 emplois en CDI.
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