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[FIL INFO] Les dernières actualités qui comptent pour les entreprises

Par la rédaction, le 04 décembre 2020

Dernières annonces du gouvernement, dispositifs d'aide, mesures exceptionnelles... retrouvez dans ce fil spécial toutes les informations importantes pour les entreprises et employeurs pendant la crise liée à l'épidémie de coronavirus Covid-19, et pour accompagner la reprise.

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Retrouvez les informations pour gérer au mieux votre entreprise pendant la crise du coronavirus Covid-19. — Photo : JDE

4 décembre

📍 Fonds de solidarité : le début de la fin

C'est parti pour le fonds de solidarité de novembre. Le formulaire de demande pour ce premier mois de reconfinement a ouvert aujourd'hui. Il restera accessible jusqu'au 31 janvier.
D'ici là, Bercy entend recentrer ce dispositif phare de la crise du coronavirus : l'aide basique de 1 500 euros ne sera pas prolongée en 2021. Cette enveloppe est aujourd'hui accordée aux entreprises de moins de 50 salariés, qui ont perdu plus de la moitié de leur chiffre d'affaires, hors secteurs du tourisme. Après le 31 décembre, « les activité économiques auront repris, a justifié le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur BFMTV. Il est donc normal que l'on passe d'un soutien universel (...) à un soutien davantage ciblé sur ceux qui sont les plus fragilisés. »

Tickets-restaurants : la suite de la faim

L'assouplissement des règles sur les tickets-restaurants sera, lui, maintenu en 2021. Prévus par le plan tourisme et introduits en juin, l'utilisation de ce moyen de paiement les week-ends et jours fériés, ainsi que le doublement de son plafond à 38 €, resteront en vigueur jusqu'au 1er septembre inclus. Ces mesures ne s'appliquent que pour les repas achetés aux restaurants, qu'ils soient pris en salle, en retrait ou en livraison. Autre aménagement : l'expiration des tickets 2020 est repoussée de fin février au 1er septembre également. Au total, la somme disponible sur les comptes des salariés pourraient s'élever à 700 millions d'euros en début d'année.

Des diagnostics numériques à 3 millions d'euros

Recommencer par le commencement. Lancé dans une course contre la montre pour inciter les commerces à passer à la vente ligne dans la foulée du reconfinement, le gouvernement complète son plan de numérisation par une rallonge de 3 millions d'euros. Objectif : diagnostiquer commerçants, artisans et indépendants.

Le report des soldes, sujet de discorde

Les soldes d'hiver débuteront le 20 janvier, au lieu du 6. Officialisé par le ministre délégué aux PME Alain Griset, ce décalage avait été demandé par la Fédération nationale de l'habillement et deux organisations de commerçants (CDF et CAMF). Las, sept autres (Alliance du commerce, Procos, CNCC, FCA, FCD, FFF et Union Sport & cycle) s'insurgent à présent contre la mesure. En contrepartie, elles exigent du gouvernement qu'il autorise "immédiatement et de manière automatique (...) l'ouverture des commerces les deux premiers dimanches des soldes". Une revendication qui vise, cette fois, la ministre du Travail. Ce matin, sur CNews, Elisabeth Borne avait enjoint les magasins à passer par la voie habituelle des demandes individuelles pour pouvoir travailler les dimanches de janvier.

Le commerce en forme

Le commerce de détail avait la santé... à la veille du reconfinement. En octobre, les ventes ont progressé de 2,8 % sur un mois, et de 5,9 % sur un an (troisième mois consécutif de hausse), d'après Eurostat. Des performances supérieures à la moyenne de la zone euro (respectivement +1,5 % et +4,3 %).

Territoires d'industrie : le Grand Est à l'honneur

Nouvelle salve de lauréats pour le fonds de soutien à l'investissement industriel en région. Après la Bourgogne-Franche-Comté le 16 octobre, l'Etat a dévoilé les 29 projets qu'il compte subventionner dans le Grand Est (pour 12 M€).
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

En Région Sud, une réponse locale au financement des entreprises

Le salut de l'économie passe aussi par des solutions locales. La preuve avec cette initiative originale en Région Sud : un fonds de capital-investissement de 21,5 millions d’euros vient de voir le jour, avec le soutien de plusieurs banques, mais aussi deux CCI et la Métropole Nice Côte d’Azur. Leur objectif : soutenir les fonds propres de 8 à 10 entreprises du territoire.
⏩ A lire, l'interview d'Antoine Kraus, gérant de Smalt Capital Nice : « Nous lançons un fonds de capital-investissement pour aider à la relance des PME »

L'armée dégaine 200 millions d'euros

Ce n'est pas l'artillerie lourde, mais une coquette somme quand même : le ministère des Armées vient de lancer un fonds d'investissement de 200 millions d'euros pour soutenir des entreprises technologiques innovantes.

Innovation : les start-up, TPE et PME mieux encadrées

La reprise de l'économie passera aussi par l'innovation. Mais comment inciter les plus petites entreprises à s'engager sur la voie de la recherche ? Par l'accompagnement, répond l'Institut national de la propriété industrielle. Il vient de lancer un programme dédié aux start-up et TPE-PME engagées dans des projets public-privé.
⏩ A lire : Les start-up et TPE-PME accompagnées par l'Inpi dans leurs collaborations public-privé

Ca roule pour Scania à Angers

La réorganisation en cours chez le fabricant de camions Scania profite à l'usine d'Angers. Le site français va augmenter sa production l'an prochain, et recruter en conséquence.
⏩ A lire : L'usine Scania pourrait créer 200 nouveaux emplois à Angers

L'économie régionale en photos

Comment s'en sortent les entreprises de votre région, à l'issue de cette folle année 2020 ? Pour le savoir, direction nos hors-séries palmarès ! Un instantané exclusif de l'économie régionale, réalisée par nos 14 rédactions. Vous y trouverez nos classements des sociétés par chiffre d'affaires, rentabilité et taux de croissance, mais aussi un coup d'oeil sur 2021 : les investissements à venir, les start-up à suivre et les attentes des dirigeants pour la prochaine année.
⏩ A lire dans votre bibliothèque, pour les abonnés au Journal des Entreprises

3 décembre

📍 Des congés payés par l'Etat

L'Etat fait un geste sur les congés payés accumulés pendant les périodes de chômage partiel. Pour alléger cette charge financière qui pèse sur les entreprises, il va prendre à sa charge 10 jours de vacances. Une nouvelle aide "ponctuelle et non reconductible" aux multiples conditions, ciblée en priorité sur l'hôtellerie-restauration, l'événementiel et les salles de sport. Au-delà de cette mesure, le ministère du Travail invite ces secteurs à envisager une solution complémentaire : "le report de la cinquième semaine de congés payés (...) soit par application d’un accord de branche soit par un accord d’entreprise".

Agroalimentaire : les fournisseurs des restaurants haussent le ton

Les entreprises agroalimentaires qui fournissent les restaurants passeront-elles l'année ? 57 % subissent déjà une baisse d'activité de moitié, selon un sondage de l'Ania réalisé auprès de 400 d'entre elles, entre le 21 octobre et le 10 novembre. L'organisation professionnelle monte donc au créneau. Elle demande, "d’une part, des aides pour la valorisation des stocks des invendus via un crédit d’impôt, une défiscalisation des dons alimentaires et, d’autre part, un plan de relance spécifique".
⏩ A lire : Les fournisseurs des cafés, hôtels et restaurants des Hauts-de-France tapent du poing sur la table

Stations de ski : la justice entre en piste

La fermeture des remontées mécaniques sera-t-elle jugée hors-piste ? Le Conseil d'Etat va devoir trancher, après le dépôt d'un référé par la Région Auvergne Rhône-Alpes, trois départements (Savoie, Haute-Savoie, Isère), ainsi que l'association des maires de stations de montagne et des professionnels du secteur, dont Domaines Skiables de France. Ils estiment la mesure "disproportionnée [et] non-justifiée par les impératifs sanitaires".

PME et ETI font de la résistance

Les dirigeants de PME et ETI ne déposent pas les armes face au coronavirus. Ils sont 69 % à se dire "combatifs" (plutôt qu'"abattus") et autant à n'avoir jamais envisagé de jeter l'éponge depuis le début de la crise, selon une étude de Bpifrance Le Lab. C'est que, dans la tempête, ils ont découvert une botte secrète : leurs salariés. Les patrons interrogés sont ainsi 88 % à considérer que leurs collaborateurs les ont aidés à traverser la crise et que leur soutien serait "encore décisif demain".

Des outils pour mieux télétravailler

Le télétravail en pratique. L'Anact vient de publier plusieurs outils à destination des employeurs et des salariés. Objectif : que chacun améliore ses pratiques, pour mieux vivre cette période d'activité à distance qui s'impose à tous depuis un mois.

2 décembre

📍 Les dégâts économiques du reconfinement se précisent

L'économie française finira l'année sur une mauvaise note. Après un été en forte croissance (+18,7 %), le PIB devrait reculer de 4,4 % au quatrième trimestre, selon le dernier point de conjoncture de l'Insee. Sur l'ensemble de l'année, la récession devrait s'établir à -9,1 %. L'impact du reconfinement, lui, devrait se prolonger en décembre.

Le succès fou du fonds de solidarité

La ruée sur le fonds de solidarité pulvérise les prévisions du gouvernement. Au titre du mois d'octobre, 380 000 entreprises se sont partagées 920 millions d'euros, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Soit 40 % de plus que l'enveloppe initialement prévue par Bercy (660 M€).

Restauration : le dilemme des assureurs

Le ministre de l'Economie propose un marché aux assureurs : soit ils font un « geste supplémentaire » en faveur de l'hôtellerie-restauration (en l'occurrence, et a minima, il s'agirait de « [geler] les primes d'assurance »), soit ils devront se soumettre à un nouveau prélèvement d'1,2 milliard d'euros, déjà voté par le Sénat. Sur LCI hier soir, Bruno Le Maire s'est dit prêt en effet à faire définitivement adopter cette taxation, si les compagnies ne donnent pas suite à sa proposition d'ici lundi prochain.

Chômage partiel : les droits à la retraite maintenus

Les périodes de chômage partiel compteront bel et bien dans le calcul de la retraite. Mais pour valider un trimestre dans le régime général, il faudra avoir été indemnisé au moins 220 heures entre le 1er mars et le 31 décembre 2020, précise un décret paru au Journal officiel. Le texte limite également à quatre le nombre maximal de trimestres qu'il est possible d'obtenir avec cette formule.

Des ressources pour l'ESS

C'est la saison des calendriers au gouvernement. Après avoir publié, hier, l'échéancier prévisionnel des appels à projets du plan de relance pour l'industrie, Bercy répertorie ceux réservés à l'économie sociale et solidaire sur une nouvelle page. Quatre sont déjà ouverts, onze autres devraient suivre dans les prochains mois. A noter, par ailleurs, que les acteurs de l'ESS bénéficient également, depuis peu, d'un guide pratique des aides publiques à leur attention et d'une adresse courriel directe au ministère de l'Economie.

Export : la belle année (2019) des TPE-PME

En 2019, et donc avant la crise du coronavirus, les TPE-PME regardaient vers l'étranger. Le nombre d'exportatrices parmi elles avait augmenté de 3,7 %, selon une étude de Team France Export.

1er décembre

📍 L'espoir des vaccins et les défis de la crise

La santé de l'économie dépend aussi des vaccins. Ce sont eux qui donnent désormais à l'OCDE "l’espoir d’une reprise plus rapide". Mais l'organisation reste prudente dans ses dernières projections, avec une croissance mondiale de 4,2 % en 2021, inférieure à ce qu'elle avait prévu mi-septembre (-0,8 point).
En France, la récession resterait l'une des plus fortes d'Europe en 2020 (-9,1 %, +0,4 point) et le rebond de l'an prochain serait un peu plus solide (+6 %, +0,2 point). Mais le retour à la normale n'est pas prévu avant la fin 2022. L'endettement des entreprises, l'envolée du chômage et la fragilisation durable de certains secteurs (transport de voyageurs, tourisme et activités culturelles) inquiètent l'OCDE. D'où son appel à maintenir des aides ciblées sur les activités les plus touchées et à développer la formation des travailleurs.

Nouveau mois de report pour les charges sociales

Les mois se suivent et les reports de cotisations sociales se ressemblent. L'Acoss autorise les entreprises, indépendants et autoentrepreneurs à décaler leurs échéances de décembre.
La caisse nationale des Urssaf en a profité pour tirer un premier bilan de cette année de décalage d'échéances tous azimuts. A la fin du mois de novembre, 70 % des entreprises lui devaient ainsi encore 10,25 milliards d'euros de cotisations (sur un total de 23 Md€ reportés depuis le début de la crise).

Relance (1) : la prime à l'embauche, version VIE

Face à la crise, le gouvernement multiplie les primes à l'embauche. Après les jeunes et les apprentis, les personnes handicapées, puis les emplois francs, c'est au tour des volontaires internationaux en entreprise d'en profiter. Ces "chèques relance VIE" de 5 000 euros sont accessibles depuis aujourd'hui. Ils visent en particulier les PME et ETI.

Relance (2) : à vos agendas !

En cette période du calendrier de l'Avent, le gouvernement publie son calendrier de la relance. Le document fournit les dates d'une quarantaine de programmes publics et d'appels à projets (comme ceux sur la décarbonation, la relocalisation ou l'hydrogène), sur la période 2020-2022.

Relance (3) : 520 projets industriels subventionnés

L'industrie joue le jeu de la relance. En trois mois, 520 projets de modernisation ou de (re)localisation ont obtenu près de 500 millions d’euros de subventions (sur les 600 M€ mis à leur disposition), selon le dernier bilan communiqué par Bercy. Au total, l'Etat a reçu plus de 3 500 dossiers, au cours de sa première vague d'appels à projets (la deuxième est déjà lancée). Autrement dit, « plus de 10 % des entreprises [industrielles] aujourd'hui sont porteuses d'investissement », s'est félicitée la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Un marché public contre la précarité alimentaire

"On compte sur vous", disent les Restos du Coeur tous les ans. Un message désormais relayé par l'Etat : il vient de lancer un appel d'offres pour approvisionner en denrées alimentaires quatre associations caritatives (dont l'association de Coluche).

Commerce : la "peur" des manifestations

Les commerçants ne baissent pas la garde. Après avoir obtenu la levée des fermetures administratives, ils veulent éviter d'être les victimes collatérales des mouvements sociaux. Cinq organisations professionnelles plaident pour l'instauration de "zones commerciales protégées", par lesquelles plus aucune manifestation ne passerait.

La facturation électronique pour tous

Les entreprises bientôt contraintes de passer à la facture électronique. Le gouvernement veut la rendre obligatoire dans les relations entre pairs à partir de 2023. La mesure serait étendue de manière progressive sur deux ans (soit une application en 2025 pour les TPE-PME). L'exécutif promet d'ouvrir une concertation dès l'année prochaine pour arrêter les détails de cette réforme. Cette dématérialisation est déjà à l'oeuvre dans les marchés publics.

Congé paternité : les hommes voient double

Les papas vont pouvoir pouponner. Définitivement adopté hier au Parlement, le budget 2021 de la Sécurité sociale valide le doublement du "congé paternité et d'accueil de l'enfant", promis par le président de la République Emmanuel Macron. Mais nombre d'entreprises n'ont pas attendu la loi pour s'engager sur cette voie.
⏩ A lire : Ces dirigeants qui ont devancé la nouvelle loi sur le congé paternité

30 novembre

📍 Les stations de ski ne déchaussent pas

Après les commerces, au tour des stations de ski de batailler avec le gouvernement sur leur réouverture. Les professionnels de la montagne, contraints de fermer leurs remontées mécaniques et équipements collectifs pendant les Fêtes, ont été entendus, ce matin, par le Premier ministre Jean Castex. Mais ils n'ont obtenu de cette réunion qu'un autre rendez-vous, fixé au 11 décembre, et la promesse de nouvelles aides ciblées. Il est question notamment d'indemniser les sociétés de remontées mécaniques, les missions de sécurisation des pistes et le chômage partiel des saisonniers, ou encore d'attribuer le fonds de solidarité sur un critère territorial plutôt que sectoriel. Déçu, le secteur prépare la riposte : l'ANMSM (association de maires) et Domaines skiables de France appellent à la mobilisation, tandis qu'une pétition circule déjà pour autoriser le ski à Noël.

L'annus horribilis de l'hôtellerie française

Une saison en enfer pour les hôtels. Entre avril et septembre, leur fréquentation a été divisée par plus de deux, selon l’Insee. L'afflux relatif des clients français dans les établissements n'aura jamais suffi à compenser l'absence majeure des touristes étrangers.

Quels financements pour l'hôtellerie-restauration ?

L'ajustement du fonds de solidarité (voir ci-après) est intervenu à la suite d'une réunion entre le gouvernement et les professionnels de l'hébergement-restauration. L'occasion pour Bercy d'assurer au secteur qu'il pourrait accéder à d'autres dispositifs mis en place depuis le début de la crise, en particulier des avances remboursables ou des prêts directs de l'Etat.

Aide aux indépendants : clôture des dossiers aujourd'hui

Artisans, commerçants et libéraux, il ne vous reste plus que quelques heures pour demander l'aide exceptionnelle du CPSTI. A l'origine de ce coup de pouce de 1 000 euros (500 €, pour un autoentrepreneur), le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants n'acceptera plus les dossiers transmis après minuit.

Fonds de solidarité (1) : prochaine ouverture

Le calendrier du fonds de solidarité s'accélère. Les demandes d'aide au titre du mois de novembre seront ouvertes dès vendredi sur impots.gouv.fr. Les entreprises concernées auront jusqu'au 31 janvier pour déposer leur dossier. Pour octobre, le formulaire n'avait été mis en ligne que le 20 novembre.
A noter le cas particulier des discothèques : elles ne pourront pas prétendre à plus de 1 500 euros maximum, mais cette somme viendra s'ajouter à l'aide spéciale, mise en place cet été, pour couvrir leurs charges fixes.

Fonds de solidarité (2) : nouveaux ajustements

L'affinage continue pour la nouvelle indemnisation en chiffre d'affaires du fonds de solidarité. Au cours du week-end, le plafond a été doublé (200 000 euros) et la base de calcul précisée (CA mensuel moyen de 2019 ou celui de décembre dernier) par le ministère de l'Economie.

French Tech : 82 projets locaux financés

Le "Community Fund" de la French Tech a trouvé ses lauréats. La deuxième édition de ce programme d'appui aux écosystèmes de start-up a retenu 82 projets. Ils se partageront les 3 millions d'euros promis. Les actions en faveur de la diversité représentent près de la moitié des actions soutenues (soit 40, précisément), devant l'attractivité française (29) et la responsabilité sociale et environnementale (13).

27 novembre

📍 Veillée d'armes dans les commerces

Demain matin, ils rouvrent ! Les commerces "non-essentiels" seront les principaux bénéficiaires du passage de la France en "confinement adapté", comme l'a qualifié Emmanuel Macron mardi soir. Condition indispensable à cette reprise d'activité : le respect d'un nouveau protocole sanitaire renforcé et de sa jauge de 8 m² par personne (ou par foyer). Qu'importe pour des professionnels au milieu du gué : fermés depuis quatre semaines, il leur en reste autant avant Noël pour tenter de limiter la casse. Plusieurs préfectures ont justement pris des arrêtés pour les autoriser à travailler également le dimanche.

Les ménages boostent la reprise, mais...

On continue avec les bonnes nouvelles ? Alors en voici deux. La croissance au troisième trimestre a été plus forte qu'annoncé initialement par l'Insee : +18,7 % (mais toujours en repli de 3,9 % sur un an). Une révision à la hausse de 0,4 point, portée par des ménages plus dépensiers. Cela tombe bien, en octobre, ils n'ont pas faibli : leur consommation en biens a rebondi de 3,7 % en un mois et s'affiche même en croissance de 2,7 % par rapport à 2019. Problème : la confiance des Français s'est effritée de 4 points en novembre, à son plus bas niveau depuis près de deux ans.

Fonds de solidarité : on récapitule

C'est devenu une habitude : à chaque étape de la crise sanitaire, le fonds de solidarité évolue. Deux jours après l'annonce de sa création, la nouvelle formule d’indemnisation, calculée en pourcentage de chiffre d'affaires, a été étendue, sous conditions, à l'ensemble des acteurs du tourisme, du sport et de la culture.

Relance (1) : les victimes de la crise laissées en plan ?

A chacun son plan. Si les aides d'urgence de l'Etat sont bien allées aux entreprises les plus durement touchées par la crise du Covid-19, les mesures de relance, en revanche, risquent fort de leur passer sous le nez. C'est la conclusion d'une étude menée par l’Institut des politiques publiques et le Centre pour la recherche économique et ses applications. Ces travaux s'intéressent plus particulièrement à la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production en 2021. Un geste fiscal aux bénéfices encore incertains, si ce n'est limité.
⏩ A lire : Le plan de relance n'aidera pas les entreprises les plus fragilisées par le coronavirus

Relance (2) : le nucléaire intègre les secteurs stratégiques

L'Etat officialise son soutien au nucléaire dans le cadre de la relance. Les entreprises de la filière peuvent, dès à présent, participer à l'appel à projets sur la relocalisation des secteurs industriels stratégiques, a confirmé Bercy aujourd'hui. Au total, 470 millions d'euros seront consacrés, d'ici 2022, aux acteurs de l'atome, que ce soit à travers la création d'un fonds d'investissement ou le financement de projets variés, sur les compétences, la R&D (notamment autour de la problématique des déchets), la conception de petites centrales et la reconversion de Fessenheim.
Postuler à l'appel à projets sur le site de Bpifrance.

Les pistes des stations de ski pour passer l'hiver

Le monde de la montagne évolue dans le brouillard. La semaine a vu s'envoler leurs espoirs d'ouverture pour les vacances de Noël. Le coup de grâce est venu du Premier ministre, hier : « Toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public. ». Une décision difficile à accepter pour les professionnels, partagés entre agacement et résignation.
⏩ A lire : La colère sourde des professionnels de la montagne, dans les Alpes, et la combativité d'Alexandre Maulin, le président de Domaines Skiables de France

L'hôtellerie-restauration prend de l'assurance

Pas de réconciliation en vue entre l'hôtellerie-restauration et les assureurs. Les premiers viennent de mettre au point leur propre police. Et les seconds proposent, à l'avenir, un régime pandémie fondé sur le versement d'un "capital résilience", plutôt que l'indemnisation des pertes d'exploitation sans dommages.

Le bonus-malus sur les contrats courts en sursis

La réforme de l'assurance chômage n'est plus seulement suspendue jusqu'au 1er avril à cause de l'épidémie de Covid-19. Elle est aussi en partie annulée par le Conseil d'Etat. Deux dispositions ont été retoquées cette semaine, dont le bonus-malus appliqué aux entreprises qui abusent des contrats courts... mais il ne s'agit que d'une question de forme (un arrêté aurait dû être pris, plutôt qu'un décret). En revanche, la refonte du salaire journalier de référence, nécessaire au calcul des allocations, est considérée, elle, comme inégalitaire. Le ministère du Travail promet de corriger le tir, dans le cadre des discussions en cours avec les partenaires sociaux.

26 novembre

📍 Un accord sur le télétravail proche d’aboutir

Les négociations sont presque terminées. Les discussions autour de l’accord national interprofessionnel sur le télétravail sont en bonne voie. Quatre organisations syndicales (CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC) ont rendu un avis favorable. Seule la CGT a quitté les négociations, sans exprimer de position. Les organisations syndicales doivent encore entériner le texte en interne – mais il a déjà été validé à la CFDT - avant d’officiellement le signer, d’ici à la fin de l’année. Même si la CGT faisait défection, cet accord pourrait être entériné. 

Le gouvernement précise les modalités du déconfinement 

Après le cap fixé par Emmanuel Macron ce mardi, le gouvernement précise les modalités du déconfinement. Les stations de ski pourront rouvrir, mais pas leurs remontées mécaniques ; les agences immobilières pourront reprendre du service ; les commerces devront s'astreindre à des règles strictes...
⏩ A lire : Les mesures, annoncées par le gouvernement, pour les entreprises, en vue de ce deuxième déconfinement

900 € par mois pour les travailleurs précaires

« Une aide exceptionnelle » pour les saisonniers et intermittents vient d’être annoncée par le gouvernement. Elle permettra « de bénéficier d’une garantie de revenu minimum de 900 € par mois, sur les mois de novembre, décembre, janvier et février » expose la ministre du travail, Elisabeth Borne. L'aide s'adresse précisément « à ceux qui ont travaillé plus de 60% du temps au cours de l'année 2019, mais qui n'ont pas pu travailler suffisamment en 2020 pour recharger leurs droits, du fait de la crise », ajoute-t-elle. Jean Castex évoque « des personnes inscrites à Pôle Emploi et qui ont vu cette année leurs revenus baisser drastiquement ». La ministre donne l'exemple d'un extra de la restauration exerçant dans une zone touristique : « Avec la crise du Covid, il a travaillé beaucoup moins que l'an dernier. Et n’a plus droit à l'allocation chômage depuis octobre. Il percevra désormais 900 € mensuels, pendant 4 mois ». Cette mesure bénéficiera « à près de 400 000 travailleurs précaires, dont 70 000 jeunes », extras de la restauration, de l’événementiel, mais aussi certains intérimaires.

Le nombre de plans sociaux explose

Près de 80% d’augmentation. Le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) poursuivent leur hausse. Selon les statistiques de la Dares (ministère du Travail), 657 PSE ont été initiés par les entreprises depuis le mois de mars. Sur la même période l’an passé, on n'en dénombrait que 369. Cette année, les PSE pourraient générer plus de 67 000 ruptures de contrat de travail.

Agroalimentaire : boulimie d'investissement chez Herta

Herta ne manque pas d'appétit ni d'ambition pour ses usines françaises. L'entreprise de charcuterie industrielle compte y investir près de 85 millions d'euros en deux ans. L'essentiel de cette enveloppe ira vers ses sites de Saint-Pol-sur-Ternoise (57 M€), dans le Pas-de-Calais, et d’Illkirch-Graffenstaden (25 M€), dans le Bas-Rhin. La plateforme logistique de Lozanne (Rhône) sera par ailleurs modernisée pour 1,2 million d'euros.
⏩ A lire : Herta investit 58,5 millions d'euros dans les Hauts-de-France  et 25 millions d'euros pour moderniser son usine alsacienn

25 novembre

📍 La nouvelle option du fonds de solidarité

C'est la seule nouveauté annoncée hier par Emmanuel Macron, en matière d'aides d'urgence : une indemnisation représentant 20 % du chiffre d'affaires, pour les entreprises maintenues fermées en décembre (restaurants, bars, salles de sport, discothèques...). Bercy a apporté d'utiles précisions sur le fonctionnement de cette nouvelle option, intégrée au fonds de solidarité, et aux allures de prise en charge des pertes d'exploitation des entreprises par la collectivité. Plusieurs organisations patronales appellent déjà à son extension aux secteurs ouverts mais dépendants de ceux qui sont à l'arrêt.

Réouverture des commerces : avec quel protocole ?

La réouverture des commerces dès samedi est conditionnée à l'application d'un protocole sanitaire renforcé. Négocié la semaine dernière, il n'a toujours pas été officialisé. Mais le ministre de l'Economie Bruno Le Maire en a donné les grandes lignes, sur France Inter : « La règle, ce sera une personne (ou un foyer, NDLR) pour 8 m2 dans tous les commerces », sans compter le personnel du magasin. S'y ajoutera, pour les grandes surfaces, une « obligation de contrôle, à l'entrée », et de vérification, à l'intérieur du magasin, de la jauge indiquée.
Par ailleurs, Bruno Le Maire s'est dit « favorable à l'ouverture des commerces les quatre dimanches avant Noël ».

Les (autres) zones d'ombre du déconfinement

« Tous les commerces pourront rouvrir » le 28 novembre, a assuré le président de la République, hier soir. Sauf que plusieurs activités restent dans le flou. C'est le cas des agences immobilières et des auto-écoles. Une décision était censée être prise aujourd'hui, mais elle n'était toujours pas connue à 18h.
Les stations de sports d'hiver, elles, sont complètement déboussolées. Le gouvernement leur avait promis une réponse sous dix jours, quant à leur éventuelle ouverture en décembre. Une hypothèse jugée « impossible » par Emmanuel Macron. Dans "l'incompréhension", le Syndicat des moniteurs de ski a demandé la "révision de cette décision". Les entreprises du secteur aussi sont perplexes.
⏩ A lire : Le PDG de Labellemontagne « sidéré » par la fermeture des stations pendant les Fêtes

Télétravail prolongé en 2021 ?

Le télétravail, « quand cela est possible », restera de rigueur au moins jusqu'au 15 décembre, a indiqué Emmanuel Macron hier soir... et peut-être même au-delà, complète le président du Medef, ce matin. « On réfléchit [avec les syndicats, NDLR] à une deuxième phase qui ne soit pas le 100 % de télétravail, mais quelques jours par semaine obligatoires », a indiqué Geoffroy Roux de Bezieux sur BFMTV. Ce « télétravail amendé » pourrait durer « quelques mois ». En attendant, les partenaires sociaux ne se sont toujours pas entendus sur un nouvel accord national interprofessionnel pour encadrer cette pratique.

Lent reflux du chômage...

Le chômage continue de se dégonfler tout doucement. En octobre, à l'aube du reconfinement, le nombre d'inscrits à Pôle Emploi sans aucune activité a reculé pour le sixième mois consécutif (-1,6 %). La catégorie A, comme on l'appelle, se situe désormais à son niveau de mars. Mais, dans le même temps, les personnes ayant un peu travaillé (catégories B et C) sont légèrement plus nombreuses (+0,9 %, après -1,7 % en septembre).

... mais remontée du chômage partiel

Avant même le reconfinement, l'activité partielle reprenait déjà de la vigueur. Quelque 1,6 million de salariés risquent d'être placés sous ce régime en octobre, selon une estimation de la Dares (ministère du Travail). Soit 23 % de plus qu'en septembre.

Industrie : pas de vague de relocalisations en vue

L'heure n'est pas à la relocalisation pour les industriels français. Ils sont une toute petite minorité à s'en préoccuper, d'après une étude OpinionWay pour Randstad Inhouse. Et une majorité à s'inquiéter des conséquences de la pandémie sur leur chiffre d'affaires.

Le vaccin de Moderna produit en Indre-et-Loire

A défaut d'avoir été conçus en France, les vaccins contre le Covid-19 y seront au moins fabriqués. Le suédois Recipharm et la firme américaine Moderna ont signé une lettre d'intention, afin que le premier puisse produire la solution du second dans son usine de Monts (Indre-et-Loire). La semaine dernière, Delpharm avait, de son côté, conclu un accord avec Pfizer et BioNTech.

Habillement : Kidiliz en morceaux

Le groupe Kidiliz (marques Catimini, Z, Chipie...) ne sera bientôt plus. En liquidation judiciaire, il va être démantelé et ses actifs répartis entre sept repreneurs. Le coût social de l'opération sera très lourd : en comptant uniquement les CDI, ce sont environ 900 personnes qui vont être licenciées. Même le site historique de l'entreprise, dans la Loire, va disparaître.

Brest, vigie de la cybersécurité maritime

Personne n'est à l'abri des attaques informatiques, pas même le monde de la mer. Pour l'aider à affronter la menace, l'association France Cyber Maritime vient de voir le jour à Brest. Elle devrait ouvrir la voie à la création d'un futur centre national de coordination sur le sujet.

24 novembre

📍 Après le re-confinement, place au "confinement adapté"

A quoi ressemblera le mois de décembre ? Emmanuel Macron a présenté la prochaine étape du confinement d'automne, lors d'une nouvelle allocution à 20h. Les commerces auront le droit de rouvrir dès samedi, le monde de la culture à partir du 15 décembre, si la situation sanitaire le permet (moins de 5 000 contaminations et 3 000 personnes en réanimation par jour). Le confinement serait alors remplacé par un couvre-feu de 21h à 7h. Douche froide pour les restaurants et les salles de sport, contraints d'attendre le 20 janvier avant une éventuelle reprise d'activité. Les stations de ski aussi pourraient devoir patienter jusqu'au début d'année - mais la décision définitive n'est pas encore prise. Quant aux bars et discothèques, ils n'ont tout simplement obtenu ni date ni perspective. Enfin, les entreprises fermées se verront proposer une indemnisation de 20 % de leur chiffre d'affaires, à moins que le fonds de solidarité à 10 000 euros ne leur soit plus favorable.

Les patrons broient du noir

Quelle qu'en soit l'issue, le reconfinement a déjà porté un rude coup au moral des chefs d'entreprise. En novembre, le climat des affaires a dégringolé de 11 points en un mois, pour retomber à son niveau de juin, selon l'enquête mensuelle de l'Insee, effectuée du 28 octobre au 19 novembre. Cette "vague de pessimisme" a particulièrement submergé le commerce de détail (-23 points) et les services (-12 points).

Les délais de paiement en hausse sur 2020...

Les factures ont eu tendance à traîner plus que de coutume en 2020. Les délais de paiement étaient 3 jours plus longs en septembre qu'avant le confinement, d'après une étude menée par KPMG et Sidetrade.

... la trésorerie des entreprises en crise sur 2021

Les entreprises françaises sont loin d'être sorties d'affaire. A court de liquidités et avec des marges en berne, elles pourraient subir de plein fouet une "crise de trésorerie" en 2021, s'inquiète Euler Hermes dans une nouvelle étude. L'Hexagone y apparaît comme le pays le plus durement touché de la zone euro. Mais l'Etat peut encore éviter le pire, selon l'assureur crédit.

Aéronautique : l'Occitanie au chevet de ses PME

L'Occitanie vole au secours de sa filière aéronautique. La Région dégaine un fonds de 50 millions d'euros à destination des PME et ETI du secteur. Autre initiative : l'ouverture, en 2024, d'un technocampus de l'hydrogène vert appliqué à l'aviation.
⏩ A lire : En Occitanie, un fonds de 50 millions d'euros pour aider les PME de l'aéronautique à passer la crise

Vers un dégraissage chez Total

Par les temps qui courent, les grands groupes seraient-ils tentés d'alléger leur masse salariale ? Après Danone hier, c'est au tour de Total d'envisager une baisse de ses effectifs, sous forme d'un plan de départs volontaires. La CGT évoque 700 postes supprimés, mais le groupe pétrolier ne donne "pas encore de chiffre, puisque la négociation ne fait que commencer".

Le coup de barre de Mars

Les planètes ne sont plus alignées pour Mars Wrigley. Confronté à une "décroissance continue depuis 2016" de la consommation, le fabricant américain de confiseries veut se défaire de 216 emplois en France.
⏩ A lire : Le groupe Mars supprime plus de 200 postes en France, dont quarante en Alsace

Apprentissage : prise en charge maintenue des contrats

Pas d'austérité pour les CFA. Le ministère du Travail a promis que le niveau de prise en charge des contrats d'apprentissage "ne [baisserait] pas à la rentrée 2021". Le risque était réel : la bonne dynamique de cette voie de formation en 2019, doublée à la crise du coronavirus en 2020, a mis sous pression les comptes de France Compétences, l'organisme public en charge du financement et de la régulation du système.

Télétravail : les partenaires sociaux en prolongations

Le dialogue social bute sur le télétravail. Patronat et syndicats se retrouvent aujourd'hui pour tenter d'aboutir à un nouvel accord interprofessionnel sur le sujet. Les négociations auraient dû s'achever hier, mais de nombreux désaccords demeurent entre partenaires sociaux. Le premier d'entre eux porte sur le caractère contraignant, ou non, des règles édictées. Mais même sur le fond, la CFE-CGC considérait, hier soir, qu'« il n'y [avait] pas de base minimale » à un accord...

23 novembre

📍 Télétravail : la der des ders ?

En principe, c'est la dernière. Les partenaires sociaux se retrouvent aujourd'hui pour une ultime réunion de négociation sur le télétravail. Objectif : parvenir à un nouvel accord national interprofessionnel (ANI), le précédent datant de 2005. Problème : de nombreux points de friction demeurent entre syndicats et patronat. Début novembre, en raison du reconfinement, les parties s'étaient engagées sur un calendrier de discussions, plus serré que prévu, de quatre rendez-vous en moins d'un mois. Mais l'un d'eux a été annulé entre-temps.

Ruée sur le fonds de solidarité

En trois jours, quelque 186 000 entreprises ont déjà sollicité l'aide du fonds de solidarité pour le mois d'octobre, selon Bercy. Et les trois quarts d'entre elles auraient déjà perçu leur argent, soit 366 millions d'euros versés, affirme le ministère de l'Economie. Ouverte depuis vendredi et jusqu'au 31 décembre, la procédure de demande s'effectue en ligne.

Automobile : les services aussi sont à la peine

Dans la famille automobile, il n'y a pas que l'industrie qui souffre. Le reconfinement met aussi les services à l'épreuve, comme en témoigne un baromètre du CNPA, réalisé auprès de 2 000 entreprises. Distributeurs, garagistes, loueurs... aucun de ces métiers n'est épargné par le ralentissement de l'activité économique.

Danone se met au régime

La crise du coronavirus oblige Danone à revoir de fond en comble son organisation. Le groupe agroalimentaire va supprimer 1 500 à 2 000 postes à travers le monde, dont 400 à 500 en France. Les centres de décision et "fonctions centrales" sont les principaux concernés par ce "plan d'adaptation". Il vise à réaliser 1 milliard d'euros d'économies d'ici à 2023, par le biais d'une restructuration de l'activité par zones géographiques, plutôt que par catégories de produits.

Winfarm pousse en Bourse

2020 ne sera pas une année à oublier pour tout le monde. Avec une croissance attendue de son chiffre d'affaires de plus de 10 %, le breton Winfarm se lance en Bourse. Notre rédaction des Côtes-d'Armor vous raconte les secrets de ce distributeur de fournitures agricoles, à base de service et de « bon sens paysan ».
⏩ A lire : Winfarm part à la conquête des agriculteurs européens avec Vital Concept

Les entreprises font des cachotteries

L'heure n'est pas à la transparence dans les entreprises. Selon Infolegale, elles publient de moins en moins leurs comptes annuels et, quand elles le font, demandent de plus en plus la confidentialité. Et, en la matière, chaque région a sa spécialité...

Vers une nouvelle législation anti-pollueurs

L'arsenal juridique contre la pollution bientôt renforcé. Le gouvernement entend créer deux nouveaux délits, l'écocide et la mise en danger de l'environnement, pour sévir contre les atteintes aux milieux naturels, qu'elles soient intentionnelles ou non.

21 novembre

📍 Chômage partiel : règles spécifiques pour les services à la personne

Le chômage partiel s'adapte aux salariés des particuliers employeurs. Un dispositif spécial, géré par les centres Cesu et Pajemploi, sera ouvert, à compter du 10 décembre, aux travailleurs qui exercent une activité interdite pour cause d'épidémie ou qui sont considérés vulnérables face au virus. Il doit alors toucher au moins 80 % de son salaire net et les Urssaf rembourser à l'employeur 65 % de ce qui était prévu sur les heures concernées.

20 novembre

📍 Commerce (1) : le suspense continue

Rouvrira, rouvrira pas ? Les commerces ne le sauront que la semaine prochaine. Seule avancée du jour : le décalage d'une semaine du Black Friday, "sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là" - comprendre avant le 4 décembre, a précisé Bercy. Le ministère dit avoir obtenu l'accord des représentants de la grande distribution et du commerce, physique et numérique, sur le sujet.
En parallèle, un protocole sanitaire renforcé a été présenté, ce matin, aux acteurs économiques. Il devrait à présent passer entre les mains des autorités scientifiques pour validation. Ce sera l'une des deux conditions, avec l'amélioration des indicateurs sanitaires, pour envisager une levée des restrictions « autour du 1er décembre », s'est contenté de déclarer le Premier ministre Jean Castex, en visite dans le Finistère. La décision devrait venir du président de la République Emmanuel Macron, lors d'une allocution à venir mardi soir, selon plusieurs médias.

Commerce (2) : le coût des fermetures

En plein débat sur la réouverture des commerces, un chiffre permet d'éclairer l'ampleur ce qui se joue : 10,8 milliards d'euros, c'est la somme que le secteur pourrait perdre, si les fermetures actuelles couraient jusqu'à fin décembre, selon Euler Hermes. La casse pourrait être réduite à 4,4 milliards, en cas de reprise d'activité au début du mois prochain. Mais pour l'assureur-crédit, l'insolvabilité et la consolidation menacent le commerce à terme, d'autant qu'il ne s'était pas remis complètement du premier confinement, avec des ventes inférieures en moyenne de 10 % par rapport à l'an dernier, entre janvier et septembre.

Coup d'envoi du fonds de solidarité d'octobre

L'aide du fonds de solidarité pour le mois d'octobre est désormais ouverte. Les indépendants, TPE et PME de moins de 50 salariés peuvent prétendre à des aides maximales de 1 500 ou 10 000 euros, en fonction de leur situation.

Les administrateurs judiciaires refont leur numéro

Les administrateurs et mandataires judiciaires reprennent la ligne. Leur Conseil national relance le numéro vert, mis en place au printemps, pour aider les entreprises fragilisées par la crise du coronavirus et le confinement. Cette initiative s'ajoute aux services d'assistance téléphonique récemment mis en place par le ministère de l'Economie et la Banque des territoires.

Le marché du travail, avant et pendant les confinements

Les recrutements reprenaient un peu de vigueur à la veille du reconfinement... En octobre, les embauches de plus de trente jours (hors intérim) ont progressé de 2,3 % en un mois - après avoir tout de même essuyé une chute de 8,5 % en septembre. Sur un an, l'évolution reste négative (-2,5 %), en raison de la lourde chute des CDI (-12,5 %, contre +7,3 % pour les CDD).
En novembre, le confinement pourrait bien venir perturber encore un peu plus le marché du travail. A l'image de ce qui s'est passé au printemps : une récente étude jette une lumière crue sur l'effondrement des embauches et fins de contrat au deuxième trimestre, littéralement brisées par les mesures sanitaires.
⏩ A lire : Comment le premier confinement a déréglé le marché du travail

Confinement renforcé dans le Bas-Rhin

Comme à Paris début novembre, six communes du Bas-Rhin se voient appliquer un couvre-feu partiel à partir de ce soir et jusqu'au 1er décembre inclus. A Schiltigheim, Bischheim, Lingolsheim, Illkirch-Graffenstaden, Hoenheim et Ostwald, les supérettes, bars et restaurants ne peuvent plus faire de vente à emporter le soir, de 22h à 6h, sur décision préfectorale. En revanche, le "drive" et les livraisons restent autorisés. L'achat d'alcool est également prohibé sur la même plage horaire.

19 novembre

📍 La CFE reportée à la demande

A chaque confinement, son report de charges. La cotisation foncière des entreprises pourra être repoussée de trois mois, a annoncé le ministère des Finances. L'échéance normale était jusqu'à présent fixée au 15 décembre.

Industrie (1) : la deuxième vague de la relance

L'Etat n'aura pas tardé à réactiver ses appels à projets en faveur de l'industrie. Clos le 17 novembre, ils sont déjà relancés et resteront ouverts jusqu'au 1er juin 2021. Sont concernées les entreprises de l'automobile, l'aéronautique, ainsi que celles relevant des cinq secteurs stratégiques à relocaliser, auxquels s'ajoute le nucléaire. Au total, et d'ici 2022, 1,1 milliard d'euros sont à prendre, mais un tiers de l'enveloppe a déjà été consommée (voir notamment les deux informations ci-après).

Industrie (2) : 31 projets de relocalisation subventionnés

Le soutien public à la relocalisation industrielle est en marche. Bercy a officialisé le nom des 31 premiers projets aidés à produire en France, au titre du plan de relance. L'Auvergne Rhône-Alpes en accueille 8, les Pays de la Loire 5 (parmi lesquels Lacroix Electronics et Affilogic), les Hauts-de-France 4 (dont Lesaffre)... et la Bretagne comme la Corse, aucun. Les entreprises sélectionnées ont promis d'investir 680 millions d'euros et l'Etat de les subventionner à hauteur de 140 millions. Selon le gouvernement, ces engagements devraient permettre de "conforter" 4 200 emplois et d'en créer environ 1 800 autres.
Cette annonce a en tout cas donné des ailes à InnovaFeed, l'un des lauréats. Ce producteur de protéines à base d'insectes en a profité pour révéler aujourd'hui une levée de fonds de 140 millions d'euros.
⏩ A lire : InnovaFeed lève 140 millions d'euros et démarre la production sur son site de Nesle

Industrie (3) : 52 lauréats de plus pour le fonds aéronautique

Le fonds de modernisation de l'aéronautique, lui, voit double. Pas moins de 52 projets supplémentaires vont être aidés, à hauteur de 47 millions d'euros. La Famat et onze autres entreprises des Pays de la Loire, sept d'Occitanie, deux de Moselle, ou encore Europ3D (Morbihan), figurent parmi les nouveaux lauréats. Au total, depuis deux mois, l'Etat a validé 107 dossiers et leur a apporté un soutien financier de 91 millions d'euros, sur un montant total investi par les entreprises de 250 millions. L'enveloppe prévue pour 2020 (soit 100 M€) est donc quasiment épuisée, mais 200 millions d'euros restent à distribuer d'ici 2022.

Renault, Vallourec, Technicolor : près de 3 000 emplois disparus

Avalanche d'annonces gouvernementales d'un côté, cascade de suppressions de postes de l'autre. La première partie du plan d'économies de Renault, présenté fin mai, a été validée par la majorité des syndicats. Il prévoit la disparition de 2 500 postes dans l'ingénierie et les fonctions tertiaires, par le biais de départs volontaires.
L'industriel Vallourec aussi fait le vide. Il prévoit de s'alléger de 1050 postes dans le monde, dont 350 en France. Principaux concernés : une usine de Seine-Maritime, appelée à fermer, et deux sites du Nord.
Enfin, l'heure n'est pas à la relocalisation chez Technicolor. Positionnée sur les technologies de la maison connectée, l'usine rennaise du groupe va supprimer 102 emplois. Les syndicats dénoncent une "délocalisation massive" vers l'Inde.

Delpharm, premier sur le vaccin de Pfizer

Un gros coup pour Delpharm. L'entreprise est la première en France à avoir conclu un accord avec Pfizer et BioNTech pour produire dans l'Hexagone leur vaccin contre le Covid-19.

Le plan jeunes a son site web

Le plan du gouvernement pour l'emploi des jeunes passe en numérique. Sur le site officiel lancé aujourd'hui, les employeurs peuvent déposer une offre d'emploi, s'inscrire à un événement de recrutement, s'informer sur les aides à leur disposition ou valoriser leurs actions par le biais du programme "Les entreprises s’engagent". Au 1er novembre, l'Etat avait reçu près de 80 000 demandes pour l'aide à l'embauche en apprentissage et plus de 67 000 pour celle réservée aux recrutements en CDI ou CDD de plus de trois mois.

L'usure psychologique des salariés

Après plusieurs mois de crise, les salariés français commencent à flancher, alertent deux études publiées cette semaine. Il y a d'abord leur niveau de stress, dopé par la première vague épidémique, selon 48 % des 1 520 personnes interrogées en juillet pour le baromètre Cegos du climat social. Il y a aussi la détresse psychologique, mesurée en octobre par OpinionWay et Empreinte Humaine. Elle serait en forte hausse par rapport au printemps, notamment chez les managers.

Commerce : Black Friday contre réouverture

Vers un accord donnant-donnant ? Au terme d'une réunion sur le report éventuel du Black Friday, le gouvernement et les acteurs de la grande distribution et de l'e-commerce se sont donnés 24 heures pour étudier la "possibilité" de décaler d'une semaine cette opération commerciale, "sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là". Réponse attendue demain, à partir 15h.

18 novembre

📍 Reconfinement : l'économie limite (un peu) la casse...

Le confinement de l'automne sera moins coûteux qu'au printemps, selon le dernier point de conjoncture de l'Insee. L'activité replongerait à 13 % sous son niveau d'avant-crise. Un recul près de trois fois moins important qu'en avril, car l'économie s'accommoderait un peu mieux de ces contraintes, explique l'institut.

... pas les commerces

Le reconfinement porte déjà un rude coup aux magasins. "Malgré un fort développement des achats en ligne", leur chiffre d'affaires aurait plongé de 80 % sur les quinze premiers jours, selon l'Alliance du commerce et Procos, qui représentent 80 000 points de vente et 450 enseignes. Les deux organisations réclament, à leur tour, une réouverture dès le 27 novembre, mais aussi des aides supplémentaires (subvention des pertes d’exploitation, "financement des stocks garanti par l’Etat", extension du fonds de solidarité, etc.).
La eule annonce du jour, côté gouvernement, porte sur le Black Friday : le ministre de l'Economie va demander à la grande distribution et à l'e-commerce « d'examiner toutes les possibilités de décaler » cette opération, prévue le 27 novembre. Car elle « n’a pas de sens dans les circonstances actuelles », pour Bruno Le Maire.

Les ventes automobiles au point mort

Le marché automobile français accélère... en marche arrière. Le recul des ventes de voitures neuves s'est accru en octobre, pour atteindre -9,5 % sur un an (après -3 % en septembre). Au niveau de l'UE, la glissade est un peu moins prononcée (-7,8 %), selon l'Association des constructeurs européens (ACEA). Le groupe PSA souffre (-6,6 %), Renault résiste (+0,2 %).

L'entrepreneuriat au sommet

Pendant ce temps-là, les créations d'entreprise continuent à faire fi de la crise et battent un nouveau record en octobre. Leur croissance est particulièrement impressionnante sur les trois derniers mois.

Aides aux entreprises : des ressources pour s'y retrouver

A chacun son initiative pour accompagner les entreprises vers le numérique. C'est au tour de la Banque des territoires de lancer un service d'assistance téléphonique pour les TPE et indépendants. Au bout du fil, des médiateurs les aideront, plus généralement, à s'y retrouver parmi toutes les mesures d'urgence existantes pour surmonter la crise.
Dans la même idée, le Sénat y va de son vade-mecum, répertoriant les contacts utiles aux entreprises, et propose des fiches pratiques sur les principaux dispositifs de soutien (à retrouver sur cette page, dans l'encadré intitulé "Covid-19 et aides aux entreprises : les infographies de la Délégation").

Rallonge de 400 millions d'euros pour le sport

Un second souffle pour le secteur sportif. L'Etat va réserver quelque 400 millions d'euros d'aides spécifiques aux mondes professionnel et amateur. La moitié de cette enveloppe servira à compenser les pertes de billetterie des clubs, fédérations et organisateurs d'événements.

Industrie : 305 millions d'euros de subventions distribuées

Fin du premier acte de la relance pour l’industrie. Les appels à projets pour la relocalisation, l’automobile et l’aéronautique, ont pris fin hier. L’occasion d’en dresser un premier bilan. Au 5 novembre, selon Bercy, l’Etat avait reçu 1 959 dossiers et en avait validé 325 (dont 70 % émanent de PME, 19 % d’ETI). Ces investissements, d’un montant total d’1,25 milliard d’euros, seront soutenus à hauteur de 305 millions par de l’argent public (173 M€ pour les fonds auto et aéro, 74 M€ pour les secteurs stratégiques à relocaliser, 58 M€ pour les Territoires d’industrie). De nouvelles vagues de subventions seront lancées en 2021 et 2022.
Exemple dans les Hauts-de-France, où neuf entreprises seront soutenues par le plan de relance pour investir

Télétravail : l'appel du CJD aux « sacrifices »

Non, le télétravail n'est pas la panacée pour les entreprises. Mais il faut s'y résoudre au nom de la lutte contre le Covid-19, insistent Emeric Oudin et Julien Leclercq. A la tête du Centre des jeunes dirigeants (CJD), ils considèrent que la crise sanitaire impose aux patrons d'accepter ce genre de « sacrifices managériaux ». Et rappellent que le travail à distance peut aussi être « une formidable opportunité pour les entreprises de se réinventer ».
⏩ A lire : Le CJD veut « en finir avec l’opposition entre télétravail et santé économique »

17 novembre

📍 Réouverture des commerces : la pression monte

"Ouvrir ou nous faire mourir, nous vous demandons de choisir". Le Conseil du commerce de France (CDCF) exige, dans une lettre ouverte au président de la République, le déconfinement de tous les magasins dès le 27 novembre, plutôt qu'au 1er décembre. Une décision sera « prise courant de la semaine prochaine », a assuré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce matin, sur France 2. Elle ne concernera toutefois pas les bars et restaurants : eux devront attendre début décembre pour que les autorités leur donnent « des perspectives ». Mais déjà deux médias (France Info et Le Point) affirment que ces établissements resteront fermés jusqu'à la mi-janvier, au moins.

... mais les sapins ont le feu vert

Seule entorse au confinement, concédée aujourd'hui par le gouvernement : la vente de sapins de Noël sera possible à partir de vendredi, selon le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie sur RMC. Les supermarchés, magasins de bricolage, jardineries et fleuristes devraient être autorisés par décret à les écouler en extérieur, et sans en passer par une réservation en ligne préalable (le fameux "click-and-collect").

Les TPE-PME épaulées dans leur numérisation

En attendant, les commerces, comme toutes les TPE-PME, sont incitées à passer au numérique pour limiter les effets néfastes du confinement. Afin de les accompagner dans cette démarche, deux initiatives ont vu le jour, à la faveur de rapprochements parfois étonnants. La CPME s'est ainsi alliée à Facebook pour mettre en place un "dispositif d'urgence", tandis qu'une association (l'Afnic), un syndicat professionnel (le Cinov numérique) et une agence de communication (Neocamino) proposent un programme de formation en trois semaines.
⏩ A lire : Pour Neocamino, « la crise du Covid sera un déclic pour la transformation numérique des TPE »

Les ETI et grandes entreprises inquiètes

Avec le reconfinement, les ETI et grandes entreprises voient revenir les difficultés de trésorerie, selon l'enquête mensuelle de l’AFTE et Rexecode. Et dans cette "situation plutôt prévisible de stress", les délais de paiement se tendent à nouveau, affirment les dirigeants interrogés.

Photovoltaïque : une usine géante en projet en Moselle

Un investissement de 680 millions d’euros et la création de 1 800 emplois, pour une usine de 148 000 m² et un volume annuel de production de 9 millions de panneaux photovoltaïques. Les chiffres du projet XXL du norvégien REC, à Hambach (Moselle), donnent le tournis. Notre rédaction de Lorraine vous dit tout sur ce dossier hors normes.
⏩ A lire : Bientôt une usine géante de panneaux photovoltaïques en Moselle ?

Agroalimentaire : Purina fait son trou dans le Pas-de-Calais

La nouvelle devrait en faire ronronner plus d'un : Nestlé Purina Petcare France va investir 48 millions d'euros à Marconnelle (Pas-de-Calais), pour renforcer son usine de fabrication de croquettes pour chats.
⏩ A lire : Purina investit 48 millions d'euros dans son usine du Pas-de-Calais

Distribution : Casino va se défaire de Leader Price

L'Autorité de la concurrence a autorisé le groupe Casino à céder ses magasins Leader Price à l'allemand Aldi. Le périmètre de l'opération devra toutefois être revu à la marge.

16 novembre

📍 Reconfinement : les TPE-PME dans l'expectative

Le choc a beau être moins brutal qu'au printemps, le reconfinement laissera des traces dans les TPE-PME. Plus de la moitié envisageraient désormais de geler leurs projets d'embauche et d'investissement, selon le baromètre trimestriel de Bpifrance Le Lab - Rexecode, réalisé fin octobre. En revanche, pour l'instant, leur trésorerie semble tenir.

Les effets multiples du Covid-19 sur l'absentéisme au travail

L'épidémie de Covid-19 a rebattu les cartes de l'absentéisme en entreprise. Selon une enquête Ifop pour Malakoff Humanis, les arrêts-maladies ont été moins fréquents, mais plus longs en 2020. Mais cette crise pourrait avoir des effets de plus long terme, tant sur le nombre et les motifs d'interruption que sur l'organisation même du travail à l'avenir.

Fonds de solidarité : un geste pour les entreprises en difficulté

Les entreprises en délicatesse avec le fisc (pour cause de contentieux ou dettes) pourront dorénavant prétendre au fonds de solidarité. Bercy a précisé les contours de cette nouvelle consigne passée à l'administration.

Prime prolongée pour l'emploi des travailleurs handicapés

L'aide à l'embauche de personnes handicapées sera maintenue quatre mois de plus que prévu. Ce coup de pouce de 4 000 euros pourra s'appliquer à tout CDI ou CDD long conclu d'ici au 30 juin 2021 (au lieu du 28 février 2021). Annonce du gouvernement, à l'issue d'un comité interministériel du handicap.

Commerces : vers une réouverture anticipée ?

L'Etat entr'ouvre la porte à une sortie du confinement avant le 1er décembre, pour les commerces fermés. Un protocole sanitaire renforcé va être discuté entre Bercy et les professionnels cette semaine. Il « doit être conclu vendredi et opérationnel lundi prochain, a assuré le ministre de l'Economie sur CNews. Une fois qu'[il] sera sur la table, les conditions de réouverture seront réunies, à supposer que, effectivement, l'épidémie continue de refluer. » Pour les bars et restaurants, en revanche, le flou persiste. « Il faut leur donner de la visibilité rapidement », a concédé Bruno Le Maire, sans toutefois se prononcer sur une date précise.

Relocalisation : l'exemple des Tissages de Charlieu

Plus que quelques heures avant la clôture de plusieurs appels à projets de l'Etat en faveur de la relocalisation industrielle dans l'automobile, l'aéronautique et cinq secteurs stratégiques. Les Tissages de Charlieu n'en font pas partie, mais l'entreprise de textile (Loire) compte bien profiter d'autres aides publiques pour financer ses nouveaux projets d'investissement.
⏩ A lire : Les Tissages de Charlieu lancent un projet de relocalisation à 8 millions d'euros

13 novembre

📍 Reconfinement (1) : les deux batailles du commerce

Le commerce ne veut pas attendre le 1er décembre pour rouvrir. Plusieurs organisations professionnelles et patronales réclament une reprise d'activité dès le week-end du 28 novembre... ce qui serait cohérent avec le report de 15 jours d'un éventuel allègement du confinement, décrété hier, 12 novembre, par le gouvernement. Position différente pour les CCI : elles préconisent soit de faire du 1er décembre "une date ferme et non conditionnelle", soit d'indemniser les magasins "par un fonds dédié pour les stocks qu'ils ne pourront pas écouler".
Enfin, autre cheval de bataille des commerçants : l'interdiction, ou le décalage, du Black Friday, opération commerciale programmée à la fin du mois. Le sujet fait actuellement l'objet de discussions entre les représentants du secteur.
⏩ A lire : le témoignage des librairies Charlemagne (Var), décidées à passer à l'offensive pour sauver leur fin d'année, ainsi que l'enquête de notre rédaction de Loire-Atlantique et Vendée sur le commerce de proximité face au défi du numérique

Reconfinement (2) : le patronat dépité

Pour le reste, le patronat a fraîchement accueilli le statu quo sur les règles sanitaires. La CPME déplore l'absence de mesures nouvelles pour les activités fermées. Et l'U2P plaide déjà "à des assouplissements au droit du travail, afin que les entreprises de proximité puissent rattraper le temps perdu". Enfin, pour l'Umih, "le gouvernement acte le fait de condamner des milliers d’entreprises et plus de 250 000 chômeurs" dans l'hôtellerie-restauration. Le secteur ne pourra pas rouvrir avant les vacances de Noël, au plus tôt.

Loyers : le crédit d'impôt approuvé, avec nuances

L'élargissement du crédit d'impôt sur les annulations de loyers, présenté hier soir, est applaudi, et précisé, par les fédérations de bailleurs. Si elles encouragent leurs adhérents à renoncer à leurs échéances de novembre, elles indiquent aussi que les charges "resteront dues, puisqu'elles correspondent à des coûts réels encourus par les propriétaires". Ces neuf organisations appellent, en outre, à n'annuler que les deux tiers du loyer des entreprises de 250 à 5 000 salariés, ce qui correspond strictement à la part sur laquelle le crédit d'impôt sera appliqué dans leur cas. Une approche validée, dans le même communiqué, par trois représentants du commerce (Procos, la FCA et l'Alliance du commerce) au nom de "l'équité".

Coup de pouce financier pour les indépendants

Bis repetita. Comme au printemps, les commerçants, artisans et libéraux frappés de plein fouet par le confinement peuvent solliciter une aide exceptionnelle de leur régime de protection sociale. Le CPSTI leur propose, cette fois, un chèque de 500 ou 1 000 euros, sous conditions.

Le retour en force du chômage partiel

Le chômage partiel signe son grand retour. Sur les deux premières semaines du confinement, le nombre quotidien de demandes d'autorisation a été multiplié par cinq, selon le ministère du Travail. Et même par sept entre le 2 et le 8 novembre. Dans le même temps, les plans sociaux, eux, continuent sur leur lancée.

L'été en fanfare de la croissance européenne

Du jamais-vu pour Eurostat. Au troisième trimestre, la croissance de la zone euro s'établit à 12,6 %, selon une estimation préliminaire. C'est la meilleure performance enregistrée depuis que l'institut européen suit cet indicateur, en 1995. Mais elle succède à une chute tout aussi exceptionnelle de 11,8 % entre avril et juin. Résultat, sur un an, le PIB se contracte de 4,4 %. Et de 4,3 % pour la France, en dépit du taux de croissance le plus élevé de toute l'Union européenne entre juillet et septembre (+18,2 %).

Cybersécurité : 2 000 briques pour Tehtris

La crise sanitaire profite au secteur de la cybersécurité. Etabli entre Paris et la Gironde, Tehtris vient de collecter 20 millions d'euros pour répondre aux "nouveaux besoins de sécurisation et de résilience" des entreprises.
⏩ A lire :
Tehtris lève 20 millions d'euros et va recruter massivement

Automobile : feu vert pâle à la reprise de l'usine Smart

La vente de l'usine Smart d'Hambach (Moselle) au britannique Ineos a reçu l'aval du comité social et économique de l’usine. Mais les représentants du personnel ont quand même émis quelques réserves au projet.
⏩ A lire : A Smartville, le CSE se dit favorable à la reprise du site par Ineos

Initiative France verdit son accompagnement

Initiative France se met à la transition écologique. L'association a noué un partenariat avec l'Ademe pour intégrer les enjeux environnementaux à sa démarche. Ces sujets seront notamment pris en compte dans l'évaluation des projets de création et de reprise d'entreprise accompagnés par le réseau.

12 novembre

📍 Reconfinement : pas d'allègement avant 15 jours « au moins »

Quel est le bilan du reconfinement, et surtout quelle en sera la suite ? Le Premier ministre Jean Castex a fait le point sur la situation sanitaire : « La deuxième vague est extrêmement forte », mais une « inflexion » est à l'oeuvre depuis une semaine. Pour autant, le gouvernement maintient les règles en vigueur « au moins pour les 15 prochains jours ». Autrement dit, les activités actuellement fermées le resteront pour deux semaines supplémentaires. Ensuite ? Si l'épidémie recule, un premier allègement des règles pourra intervenir le 1er décembre, « mais il serait strictement limité aux commerces que nous avons dû fermer » le 30 octobre, avec application d'un protocole sanitaire renforcé qui reste à définir (jauge révisée et prise de rendez-vous sont à l'ordre du jour). Coup dur pour les bars, restaurants et salles de sport, obligés, eux, d'attendre l'étape suivante de cet éventuel déconfinement, envisagée « au moment des vacances de Noël ».

L'aide fiscale sur les loyers sera plus généreuse

Seule nouveauté du jour concernant les aides aux entreprises : le crédit d'impôt sur les loyers annulés va être renforcé et étendu. Ce dispositif, inscrit au projet de loi de finances rectificative 2020, représentera 50 % (au lieu de 30 %) du montant abandonné par tout bailleur qui renoncera à son échéance de novembre, au profit d'entreprises fermées, ou du tourisme, comptant moins de 250 salariés. Et si le bénéficiaire est une société de 250 à 5 000 personnes, cet avantage fiscal sera également appliqué, mais il portera uniquement sur les deux tiers du loyer dû.

Le sort des travailleurs à risque enfin fixé

Comment gérer une personne vulnérable au Covid-19 en entreprise ? Contraint par le Conseil d'Etat de revoir sa copie, le gouvernement a sorti de nouvelles règles pour aider à trancher entre télétravail, présentiel et chômage partiel.

Télétravail : le gouvernement baisse d'un ton...

La menace de sanctions fait pschitt. Le ministère du Travail considère que les employeurs ont plutôt bien joué le jeu du télétravail durant la première semaine du confinement. Et promet simplement « pédagogie » et « accompagnement » pour ceux qui résisteraient à sa mise en place. Pourtant, l'enquête commandée par le gouvernement sur le sujet montre qu'un quart des salariés sont venus sur leur lieu de travail, à la demande de leur entreprise, pour effectuer des tâches qu'ils auraient pu faire à domicile.
⏩ A lire : Notre dossier sur ce télétravail qui divise les patrons

... et ouvre un numéro vert pour les salariés

On connaissait la cellule d'écoute dédié aux dirigeants d'entreprise en détresse. Voici celle réservée aux salariés de TPE-PME en télétravail. Au numéro vert 0800 13 00 00, ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, ils pourront échanger avec un psychologue sur leur situation professionnelle, leur sentiment d'isolement ou leurs difficultés liés à l’exercice de leur activité à distance. Jusqu'à 70 professionnels pourront être mobilisés pour leur répondre.

Industrie (1) : subventions rapides pour l'efficacité énergétique

Effort de simplification pour soutenir l'investissement des industriels dans la transition écologique. L'Etat met en place une nouvelle procédure pour pouvoir distribuer rapidement des subventions à des projets inférieurs à 3 millions d'euros. Contrepartie à cette réactivité, l'entreprise devra respecter certains critères.

Industrie (2) : guichet ouvert pour l'industrie 4.0

Autre subvention récemment lancée, celle consacrée aux investissements dans l'usine du futur. L'Agence de services et de paiement, en charge de gérer les demandes, a ouvert son guichet. Précision importante : elle recommande aux sociétés visées par la réglementation européenne en matière d'aides aux entreprises, de faire parvenir leur dossier avant le 15 décembre, plutôt que le 31.

A Béthune, Bridgestone dit définitivement "non" à l'Etat

Bridgestone quitte Béthune, et son choix est définitif. Le fabricant de pneus ne donnera pas suite au "scénario alternatif", imaginé par l'Etat, la Région et le cabinet Accenture. Pour autant, l'avenir de l'usine et de ses 863 salariés n'est pas encore totalement joué : le groupe japonais et les autorités françaises planchent dorénavant sur une reprise du site ou sa conversion vers des « activités d'avenir ». La ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a notamment rappelé la proximité entre Béthune et Douvrin, où ouvrira prochainement une usine géante de batteries électriques.

Le Printemps ferme 4 magasins en région

Tempête d'automne au Printemps. Le groupe de grands magasins a annoncé, le 10 novembre, la fermeture de 10 sites (sept sous sa marque et trois Citadium) et la suppression de 428 postes. Sont concernés, au-delà de Paris, les implantations de Toulon, Le Havre, Metz et Strasbourg. Dans le Grand Est justement, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe.
⏩ A lire : Deux magasins du Printemps fermés dans le Grand Est

10 novembre

📍 Commerces fermés (1) : un "chèque numérique" de 500 €

Après les annonces tous azimuts, le gouvernement dégaine un "plan sur la numérisation des commerces". Au programme : 120 millions d'euros, dont la moitié sera distribuée aux entreprises sous forme de "chèque numérique". L'autre partie de l'enveloppe ira aux projets portés par des collectivités locales.
Car sur le terrain, les initiatives se multiplient, qu'elles soient portées par des acteurs privés (comme Mixtrio au Mans, Transway en Loire-Atlantique) ou institutionnels (la Région Auvergne-Rhône-Alpes ou celle d'Occitanie, la CCI Nice Côte d'Azur ou celle de Meurthe-et-Moselle). Par ailleurs, l'Etat a lancé un annuaire de solutions gratuites pendant le confinement et la Fevad, fédération du e-commerce, recense les "offres spéciales" proposées par ses adhérents.

Commerces fermés (2) : le rendez-vous du jeudi soir

Chose promise, chose due. Deux semaines après le début du reconfinement, le Premier ministre Jean Castex tiendra une conférence de presse jeudi, à 18h, pour faire le point sur la situation sanitaire. Une échéance très attendue par les commerces notamment : le président de la République Emmanuel Macron leur avait donné rendez-vous à cette date pour décider de la réouverture, ou non, des magasins. Ce que les principaux intéressés n'ont pas manqué de rappeler, depuis, dans un appel commun et une lettre ouverte.

L'Etat cherche 120 pépites de la tech

Les start-up françaises ont un incroyable talent. C'est un peu l'esprit du programme French Tech 120, qui cherche à identifier et accompagner les 120 entreprises innovantes les plus prometteuses du pays. Vous pensez en faire partie ? Alors c'est le moment de vous lancer : l'appel à candidatures du FT120 et du Next40 est ouvert jusqu'au 6 décembre.

Hausse historique du chômage

L'Insee n'avait jamais vu pareille progression depuis 1975. Le taux de chômage s'est établi à 9 % au troisième trimestre, soit une hausse de 1,9 point en trois mois. Cette percée spectaculaire marque la fin d'une anomalie statistique, après deux baisses consécutives "en trompe-l'œil", de l'aveu même de l'institut.

L'industrie ne s'est pas encore relevée...

La production industrielle reste affaiblie par la crise. Au troisième trimestre, elle s'affiche en baisse de 6,9 % en un an dans l'ensemble du secteur secondaire, -7,4 % dans sa partie manufacturière, selon l'Insee. Aucune activité n'a résisté, mais la cokéfaction-raffinage (-31,7 %) et les matériels de transport (-21 %) ont le plus souffert. A l'inverse, les industries extractives, la pharmacie et l'eau-assainissement ont limité la casse, avec des baisses contenues (entre -0,4 et -0,1 %).

... pas plus que l'export

Les échanges extérieurs de la France non plus ne se sont pas remis de la crise du coronavirus. Au troisième trimestre, les exportations se sont contractées de 14,6 % en un an, les importations de 8,2 %, selon les douanes. Le commerce international est toutefois bel et bien reparti de l'avant cet été, porté notamment par l'industrie des transports.

BTP : Chausson Matériaux à l'affût

La crise, ce sont aussi des opportunités. Le distributeur Chausson Matériaux (Haute-Garonne) l'a bien compris, et ne s'en cache pas : il vient de collecter 75 millions d'euros pour « saisir des opportunités de rachat d’entreprises (...) sans s'endetter », nous a expliqué son PDG Pierre-Georges Chausson.
⏩ A lire : Chausson Matériaux lève 75 millions d'euros pour consolider le secteur du négoce BTP

Photovoltaïque : carton plein pour Amarenco

L'année 2020 sourit à Amarenco (Tarn). Six mois après un premier tour de table, le producteur d'énergie solaire annonce avoir bouclé une levée de fonds de 150 millions d'euros.
⏩ A lire : Le producteur d'électricité photovoltaïque Amarenco lève 150 millions d'euros

Solidarité : donnez une seconde vie à vos ordinateurs

Entreprises, ne jetez plus vos vieux ordinateurs : donnez-les à LaCollecte.tech ! L'association Emmaüs Connect, à l'origine de ce site, se propose de collecter vos appareils usagés (PC et téléphones portables, tablettes), afin d'en faire profiter des personnes en situation de précarité. Objectif de l'initiative : dépasser les 50 000 bénéficiaires, grâce aux seuls dons des entreprises. Précision non-négligeable : ce geste ouvre droit à une réduction d'impôt.

9 novembre

📍 Reconfinement : un choc moins violent, mais inégalitaire

Combien coûtent les dernières mesures sanitaires à l'économie ? Après Euler Hermes, c'est au tour de la Banque de France de s'être pliée à l'exercice. Si le couvre-feu a eu un effet modéré sur l'économie en octobre (avec une perte d'activité de 4 %, contre -3,5 % en septembre), le confinement d'automne pourrait se traduire, lui, par une contraction trois fois plus importante en novembre. Ce sera toujours moins qu'en avril dernier (-31 %), mais, cette fois, tous les secteurs ne seront pas logés à la même enseigne.

Automobile : le spectre des fermetures temporaires d'usines

Les conséquences du reconfinement se font déjà sentir dans l'industrie automobile. A Rennes, PSA va suspendre son équipe de nuit (l'équivalent de 500 postes), à partir du 16 novembre. Et ce n'est peut-être pas fini : les constructeurs français « devront, si les points de vente restent fermés, mettre à l'arrêt des usines, comme ils l'ont fait au printemps", a averti, sur France Info, Luc Chatel. Le président de la Plateforme automobile (PFA), qui représente la filière, évalue à 60 000 le nombre d'emplois menacés par la crise du coronavirus dans le secteur.

La Société générale s'allège

Le secteur bancaire aussi réduit son personnel pendant la crise. La Société générale annonce "la suppression nette d’environ 640 postes en France, sans départs contraints". L'essentiel de cet allègement porterait sur les effectifs de la région parisienne, mais aussi de Nantes (60 emplois concernés, selon Le Figaro).

La Bourse française s'envole

Retour à son niveau d'avant-crise pour le CAC40. L'indice boursier parisien a clôturé en hausse de 7,57 % aujourd'hui, dopé par l'annonce de l'américain Pfizer et de l'allemand BioNTech concernant l'efficacité "à 90 %" de leur candidat vaccin contre le Covid-19.

Toujours plus de moyens pour les Territoires d'industrie

La Banque des territoires double la mise. Elle va finalement consacrer 1,05 milliard d'euros aux investissements issus des 148 Territoires d'industrie français. A cet effort, Bercy ajoute une rallonge budgétaire de 100 millions pour financer des "projets matures" dès 2020. Le Béthunois, dans le Pas-de-Calais, est l'un des premiers bénéficiaires de cette intensification de la politique gouvernementale en faveur de l'industrie en région.
⏩ A lire : Le territoire de Béthune-Bruay va bénéficier d'un accompagnement renforcé

L'Etat et les Français appelés à sauver l'économie

Les lettres ouvertes se multiplient face à la crainte de voir les géants du numérique rafler le pactole des Fêtes 2020. Quatre fédérations du commerce réclament ainsi au gouvernement "la fin de l’iniquité structurelle" entre les magasins et le e-commerce. De leur côté, 50 chefs d'entreprise signent un appel à "acheter français", à l'attention, cette fois, des consommateurs.

Conflit Airbus-Boeing : l'Europe passe aux sanctions

Il y aura bien des sanctions européennes contre les Etats-Unis, dans le conflit Airbus-Boeing. Comme l'y autorise l'OMC, Bruxelles a confirmé que des droits de douanes supplémentaires seraient appliqués aux importations américaines, à hauteur de 4 milliards de dollars. Selon Paris, ils entreront en vigueur dès demain et viseront les avions moyen et long-courriers, ainsi que toute "une série de produits agricoles, agro-alimentaires et de biens industriels". Dans ce dossier interminable, Washington applique déjà, depuis un an, des surtaxes sur les vins français et l'aéronautique européen, entre autres.

7 novembre

📍 Cellule d'écoute reconduite

Chef d'entreprise, ne restez pas seul(e) avec vos difficultés ! La cellule d'écoute, mise en place le 27 avril dernier, vient d'être prolongée de six mois. Vous pouvez appeler le 0 805 65 50 50 (numéro vert) 7 jours sur 7, de 8 heures à 20 heures.
⏩ En savoir plus avec Marc Binnié, son président : « Pour 350 euros, vous pouvez sauver la vie d’un entrepreneur »

6 novembre

📍 Automobile (1) : le soutien de l'Etat passe à la vitesse supérieure

Le gouvernement continue de décliner sa feuille de route pour soutenir l'industrie automobile. Principale nouveauté du jour : le report de six mois de la baisse du bonus écologique et de la prime à la conversion, initialement prévue au 1er janvier. Pour le reste, le fonds d'investissement dédié aux sous-traitants (525 M€), annoncé en mai, prend enfin forme. Le soutien à la R&D (150 M€ en 2020), lui, sera renouvelé l'an prochain. Le programme d'aide à la modernisation, déjà en vigueur, accueille 30 entreprises supplémentaires (pour un total de 85 projets subventionnés à hauteur de 70 M€). Enfin, en vue d'améliorer les relations client-fournisseurs, la filière a adopté un "Code de performance et de bonne pratique" révisé (incluant des engagements à privilégier la médiation et la production française) et instauré une "instance de dialogue" pour s'assurer de son respect.

Automobile (2) : la délicate question des concessions

Et si tous ces efforts en faveur de l'industrie automobile étaient réduits à néant par le reconfinement ? C'est l'inquiétude de la filière, qui a alerté le gouvernement sur la nécessité de rouvrir les concessions au plus vite. Sans quoi la France court le "risque d’une mise à l’arrêt de l’appareil industriel et d’un nouvel effondrement du marché", prévient Luc Chatel. Selon la Plateforme automobile qu'il préside, les commandes auraient déjà chuté de 70 % en une semaine, et ce malgré la possibilité de venir chercher sa voiture neuve en magasin.

Fiscalité : le double allègement de la CFE 2020

La cotisation foncière des entreprises (CFE) s'adapte à la crise. Deux mesures d'allègement sont possibles d'ici l'échéance du 15 décembre, dont l'une concerne spécifiquement les acteurs du tourisme. Plus de 600 collectivités locales ont en effet accepté de leur accorder un dégrèvement partiel.

Télétravail : le menace se précise

Oui, les employeurs risquent gros, s'ils ignorent les appels du gouvernement à passer en télétravail. En visite dans plusieurs sociétés, la ministre du Travail Elisabeth Borne a lancé un avertissement plus direct qu'en début de semaine aux éventuels réfractaires : « Si jamais certaines entreprises n'ont pas compris, on sera dans notre rôle de conseiller, d'accompagner, mais aussi de contrôler et, si cela ne va pas, de mettre en demeure et d'avoir des sanctions. »

Le coût économique du reconfinement

Le reconfinement ne compromet pas la reprise, mais la retarde. C'est la conclusion d'Euler Hermes dans sa dernière note de conjoncture. L'assureur-crédit estime que le coût économique des dernières restrictions sera moindre qu'au printemps. Mais "la seconde vague de l’épidémie laissera des traces sur l’économie française" et le retour à la normale ne sera pas pour demain.

Le coup de mou du commerce

Le commerce de détail a commencé à caler en septembre. Le volume des ventes a diminué de 4,5 % sur un mois, selon Eurostat. C'est la deuxième plus forte baisse de la zone euro, qui a enregistré, en moyenne, un recul de 2 %. Malgré ce coup de mou, la France fait mieux qu'il y a un an (+2,7 %).

L'éclaircie de l'emploi salarié

Bien avant l'enchaînement couvre-feu/confinement d'octobre, l'emploi salarié privé redressait la barre. Au troisième trimestre, l'Insee a enregistré la création nette de 344 400 postes, avec un rebond encore spectaculaire de l'intérim. Insuffisant toutefois pour compenser les ravages provoqués par la crise du coronavirus au premier semestre.

5 novembre

📍 Commerce : initiatives tous azimuts autour de la numérisation

Face à la colère des commerçants, le gouvernement pare au plus pressé. Premier exemple : la publication de conseils aux artisans, commerçants, restaurateurs et indépendants, pour se mettre au numérique. Plutôt qu'un "guide pratique", comme il est présenté, le document se limite à deux pages de recommandations basiques autour de la visibilité sur le web, le contact client et la vente en ligne. Pour trouver des informations plus complètes, mieux vaut donc se tourner vers cette page dédiée du ministère de l'Economie, ou celle de France Num, qui sera actualisée avec les résultats de l'appel à projets, lancé en début de semaine. Enfin, les CCI et CMA promettent d'appeler jusqu'à 60 000 entreprises "pour les accompagner dans le choix et la mise en œuvre de la solution numérique la plus appropriée" pour elles.

Librairies : coup de pouce sur les frais postaux

Deuxième exemple du jour, pour illustrer cette soudaine incitation à la vente en ligne : les librairies indépendantes peuvent désormais se faire rembourser par l'Etat leurs frais d'expédition de livres. Pour ce faire, il leur suffira de transmettre leurs factures à l’Agence de services et de paiement (ASP). Le dispositif est valable sur les commandes prises à partir du 5 novembre et jusqu'à la fin du confinement. Il s'applique aussi au service "Proxicourses Librairies" de La Poste, lequel est proposé à prix cassés aux professionnels, "afin de réduire [leur] avance de trésorerie (...) et les délais de livraisons de proximité".

A Paris, retour partiel du couvre-feu

Tour de vis supplémentaire pour les restaurants et bars de Paris. Dès demain, il leur sera interdit de faire de la livraison et de la vente à emporter la nuit, entre 22h et 6h, a annoncé la préfecture de police. Plus généralement, la vente d'alcool sera prohibée sur cette même plage horaire.

Industrie : l'investissement trinque

Coup de froid sur l'investissement dans les usines. Les industriels prévoient de réduire fortement leurs dépenses en 2020, de l'ordre de 14 %, selon une enquête de l'Insee, menée en octobre (avant l'annonce du reconfinement). Soit la plus forte contraction depuis 2009 (-21 % à l'époque). En 2021, le rebond sera modeste, voire inexistant dans les transports.

La crise économique plus forte que prévu

La Commission européenne prédit à la France une récession plus dure que prévue en 2020 (-9,4 %, soit 1,2 point de moins qu'en juillet) et un rebond moins élevé qu'espéré en 2021 (+5,8 %, revu à la baisse de 1,6 point). Point positif tout de même : cette croissance serait la plus forte de toute l'UE. Pas de miracle, en revanche, pour le taux de chômage : d'abord stable, il finirait par s'envoler à 10,7 % l'an prochain. Autre enseignement de ces prévisions d'automne : "La production dans la zone euro et dans l'Union européenne ne devrait pas retrouver son niveau d'avant la pandémie en 2022."

Le télétravail ? Quel télétravail ?

Qui dit confinement, dit télétravail. En théorie, car, dans la pratique, les employeurs ne se presseraient pas vraiment pour autoriser leurs salariés à rester chez eux. Un « entre-deux », qu'a déploré le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, à Sud Radio : « Dans chaque entreprise, les instances de représentation du personnel et la direction doivent se réunir et négocier pour tendre vers le 100 % télétravail », a exigé le syndicaliste. Sauf que le protocole sanitaire n'est pas aussi catégorique...
⏩ En savoir plus : Le télétravail intégral "obligatoire" en quatre questions

4 novembre

📍 Reconfinement : 20,1 milliards d'euros pour tenir

La deuxième vague épidémique déclenche un quatrième projet de loi de finances rectificative pour 2020. Le texte prévoit 20,1 milliards d'euros pour tenir le choc du reconfinement. L'essentiel de cette somme servira à alimenter les différentes aides d'urgence dédiées aux entreprises (fonds de solidarité, activité partielle, exonérations de charges, etc.).
« Aucune entreprise n'aura de problème de trésorerie en France, pendant la durée de la crise », a, par ailleurs, asséné le ministre de l'Economie, lors de la présentation du texte à l'Assemblée nationale. Pour Bruno Le Maire, les modifications annoncées des PGE et la mobilisation confirmée de 500 millions d'euros, sous forme de prêts directs de l'Etat ou d'avances remboursables, sont censées couvrir tous leurs besoins de liquidités.

Fonds de solidarité (1) : nouvelles conditions d'accès

La version automne 2020 du fonds de solidarité est arrivée. Ses nouvelles conditions, valables pour la période allant de fin septembre à novembre, sont entrées en vigueur aujourd'hui, en vertu d'un décret publié hier au Journal officiel. Le texte couvre différents cas de figure (couvre-feu, fermetures administratives...). Selon une estimation de Bercy, ce fonds de solidarité élargi devrait bénéficier à 1,6 million d'entreprises en novembre pour un montant global de 6 milliards d'euros... soit autant que la somme distribuée en six mois, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Fonds de solidarité (2) : délais étendus pour les discothèques

Pas de révolution, mais des prolongations pour les discothèques. Elles pourront prétendre aux 1 500 euros du fonds de solidarité pendant trois mois supplémentaires, soit jusqu'au 30 novembre. Le délai pour demander l'aide complémentaire au paiement de leurs charges fixes est également allongé jusqu'à cette date.

Fermeture des commerces : la justice inflexible

La fermeture des commerces pour cause d'épidémie semble inéluctable. Depuis hier, la justice suspend un à un les arrêtés des maires qui cherchaient à empêcher l'application de cette mesure dans leur commune. Après Colmar, c'était au tour de Perpignan, Béziers et Carcassonne, aujourd'hui, de voir l'ouverture de tous leurs magasins invalidée par un tribunal administratif.
⏩ A lire : Pour la librairie rennaise Le Failler, « fermer les commerces est une prime donnée à Amazon »

Les inspecteurs du travail sur le pont...

Pas de confinement pour l'inspection du travail. Ses agents vont poursuivre leur contrôle, pour s'assurer notamment que les entreprises ont "bien intégré le risque de contamination au Covid-19 dans leur l’évaluation des risques professionnels et pris les mesures de prévention en conséquence", a fait savoir le ministère du Travail. L'accent sera également mis sur l'importance du dialogue social pour appliquer le protocole sanitaire remanié. A toutes fins utiles, le gouvernement rappelle qu'à l'issue du premier confinement, ces opérations avaient débouché sur 336 mises en demeure et 14 procédures de référé judiciaire.

... pour sévir contre le non-respect du télétravail ?

Le gouvernement pourrait passer à l'action plus vite que prévu contre les entreprises réfractaires au télétravail intégral. Selon BFMTV, les contrôles et les sanctions pourraient tomber dès la semaine prochaine. Hier, la ministre du Travail Elisabeth Borne semblait pourtant privilégier la pédagogie et le dialogue social en la matière, même si elle n'avait pas écarté la possibilité de sévir.

Avis de naissance dans la plasturgie

La filière de la plasturgie et des composites veut parler d'une seule voix. Cinq organisations professionnelles se rapprochent pour former Polyvia, nouveau syndicat national d'un secteur représentant plus de 3 500 entreprises et près de 122 000 salariés.

3 novembre

📍 Commerce (1) : les nouvelles règles du reconfinement

Après plusieurs jours de flottement, de nouvelle règles devront s'appliquer dans le commerce, le temps du confinement. Jauge, capacité d'accueil, produits "essentiels" autorisés dans la grande distribution... Un décret, publié ce matin, revient sur ce qui sera permis, et interdit, de faire, à partir de demain, dans les magasins.

Commerce (2) : les entreprises du numérique appelées à l'aide

Gouvernement cherche outils numériques désespérément. En parallèle au décret mentionné ci-dessus, et face au tollé provoqué par le reconfinement dans le secteur du commerce (voir ci-après), l'Etat lance un appel à projets à destination des entreprises du digital. Elles sont invitées à faire (très) rapidement connaître leurs solutions, pour aider les TPE-PME à se mettre à la vente en ligne dans les plus brefs délais.

Commerce (3) : la double revendication des professionnels

En proie au reconfinement, le commerce expose ses exigences au gouvernement. Une vingtaine de fédérations professionnelles, ainsi que la CPME et le Medef, réclame un "plan de survie" et une réouverture des magasins "dès le 13 novembre […] dans un cadre responsable et équitable". Sans oublier de fustiger "une décision de fermeture injuste, inéquitable et lourde de conséquences économiques, sociales et territoriales".

Aides d'urgence : un numéro pour s'y retrouver

Allô Bercy ? Le ministère de l'Economie vient d'ouvrir un nouveau service téléphonique, pour orienter les chefs d'entreprise vers les aides publiques qui leur correspondent, dans le contexte actuel de la crise du coronavirus. La mesure avait été promise il y a quinze jours.

Les services de santé au travail à vos côtés

Ne restez pas seuls face aux défis du reconfinement. C'est également l'appel du ministère du Travail qui enjoint les entreprises, "et notamment les TPE-PME, à se rapprocher de leur service de santé au travail" pour se faire accompagner dans la mise en place du nouveau protocole sanitaire. L'administration se propose de vous aider également sur le cas des travailleurs vulnérables au Covid-19, la mise en place de campagnes de tests rapides ou "la prévention des risques liés à l’isolement des salariés en télétravail".

Télétravail (1) : sanctions et écoute possibles

Le gouvernement reste inflexible sur le télétravail obligatoire. La ministre du Travail a prévenu, sur Europe 1, que « des sanctions » étaient possibles contre les entreprises récalcitrantes. Mais, dans l'immédiat, l'heure est à la pédagogie et au « dialogue social ». « L'inspection du travail est mobilisée pour accompagner et conseiller l'employeur et les salariés », a indiqué Elisabeth Borne. Elle promet également « un numéro vert de soutien psychologique pour les salariés des petites entreprises qui peuvent être en difficulté », ainsi qu'une enquête pour évaluer l'application des obligations inscrites dans le protocole sanitaire en entreprise.
⏩ A lire : En Sarthe, les organisations patronales sont vent debout contre le télétravail

Télétravail (2) : dialogue social ouvert

Le télétravail fait débat, en revanche, du côté des partenaires sociaux. Comme convenu le 22 septembre, ils ont entamé aujourd'hui leurs discussions, en vue d'aboutir à un nouvel accord national interprofessionnel (ANI) sur le sujet. Il s'agit de mieux encadrer cette pratique, massivement utilisée pendant le confinement du printemps et à nouveau obligatoire depuis le 30 octobre. Malgré des points de désaccords nombreux entre patronat et syndicats, le calendrier de la négociation a été raccourci : la négociation devra s'achever le 23 novembre, trois nouvelles réunions étant programmées d'ici là. L'ANI actuel sur le télétravail date de 2005.

Nouveau coup dur pour l'emploi à Toulouse

Déjà malmenée par la crise, l'économie toulousaine pourrait subir une nouvelle saignée. La société d'ingénierie et de services Akka Technologies envisagerait de supprimer 1 150 emplois, la plupart situés en Haute-Garonne.

2 novembre

Les engagements des assureurs

La Fédération Française de l’Assurance annonce que ses 280 membres (représentant plus de 99 % du marché) ont d'ores et déjà pris trois engagements envers les entreprises touchées par la deuxième phase de confinement.

30 octobre

Vers une récession de 11 %

Le gouvernement s’attend à une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 11 % en 2020, contre les 10 % de baisse prévus jusqu’ici, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire le 30 octobre sur France Inter. Autrement dit, la croissance, constatée par l'Insee au troisième trimestre (+18,2 %) et publiée aujourd'hui, risque de rester sans lendemain.

Des tests de dépistage rapides pour les salariés

Le nouveau protocole national en entreprise autorise les employeurs à procéder à des tests de dépistage du Covid-19 sur leurs salariés volontaires.

29 octobre

Le télétravail devient une obligation

Le télétravail "n'est pas une option" mais "une obligation" pour les travailleurs, salariés ou indépendants qui peuvent exercer leur activité à distance, a annoncé la ministre du travail, Elisabeth Borne, le 29 octobre. Cette obligation sera inscrite dans la nouvelle version du protocole national en entreprise.

Confinement 2 : des aides renforcées pour les entreprises

Suite à son annonce du reconfinement, le président de la République Emmanuel Macron a tenté de rassurer les entreprises en égrenant les mesures qui seront mises en place. "(La) réponse économique (...) sera plus importante qu'en mars pour nos petites entreprises, fermées administrativement, avec la prise en charge jusqu'à 10 000 euros par mois de leurs pertes en chiffre d'affaires." Le dispositif de chômage partiel sera également reconduit. "(Nous) complèterons par des mesures de trésorerie pour les charges, les loyers des prochaines semaines, a également assuré le chef de l'État. Un plan spécial sera fait pour les indépendants, les commerçants, les très petites et moyennes entreprises qui, je le sais, redoutent plus que tout les prochaines semaines." Des aides pour les entreprises qui investiront dans la numérisation pour continuer leurs activités seront mises en place.

28 octobre

L’activité des fonds d’investissement peu impactée par le Covid

L’association France Invest et Grant Thornton publient le rapport d’activité des acteurs du capital-investissement français au premier semestre 2020. L’activité est restée soutenue en dépit de la pandémie avec des levée de fonds en léger repli à 7,4 milliards d’euros et des investissements qui se maintiennent à un niveau élevé (7,7 milliards d’euros) dans un nombre croissant d’entreprises.

La prise en charge de l’activité partielle maintenue

La baisse de la prise en charge par l'État et l'Unedic des allocations d'activité partielle de droit commun (APDC) prévue au 1er novembre est reportée au 31 décembre. Le reste à charge pour l’entreprise est maintenu à hauteur de 15 % jusqu’en fin d’année et non augmenté à 40 % comme prévu initialement.

Sodexo supprime plus de 2 000 postes en France

Le groupe de restauration collective Sodexo (cantines scolaires, restaurants d’entreprises, nettoyage, maintenance , aide à domicile, crèches, conciergerie…) a annoncé mardi 27 octobre un plan social portant sur la suppression nette en France de 2 083 postes, soit près de 7 % de ses effectifs.

27 octobre

📍 Loyers des entreprises : nouveau dispositif fiscal

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire a annoncé le renforcement des mesures d’aides d'urgence aux entreprises face à l'aggravation de la crise sanitaire. Parmi ces mesures : l’annonce d’un accord dès la fin de la semaine sur les loyers payés par les entreprises en difficultés. L'objectif est d'inciter les bailleurs à réduire les loyers des entreprises fragilisées par la crise avec un dispositif fiscal qui pourrait prendre la forme d'un crédit d'impôt dirigé vers les bailleurs de secteurs comme l'hôtellerie ou la restauration.

Des masques certifiés NF

L'Afnor Certification, filiale de l'Association française de normalisation (Afnor), crée une certification NF destinée aux industriels du textile qui fabriquent et commercialisent des masques en tissu contre le Covid-19. Cette nouvelle certification garantit que ces masques réutilisables procurent confort, efficacité et hautes performances de filtration. Tout industriel peut prétendre à la certification NF. Les industriels possédant des stocks de masques en tissu peuvent les faire certifier si la traçabilité est suffisante et que les preuves d’essais peuvent être fournies.

Des services made in France garantis

Le service client de l’entreprise parisienne Plüm Energie (fournisseur d'énergie verte) sera le premier service à être certifié Made in France le 29 octobre. Le nouveau label « Service France Garanti » porté par l’association Pro France, entend « valoriser les entreprises de service qui emploient en France ». Pour l’obtenir 90 % des employés du service de l’entreprise candidate doivent être soumis à un contrat de travail de droit français. L’activité principale et entière de celle-ci peut être labellisée, mais la certification peut aussi concerner un service précis au sein de la boîte, tel que le service après-vente ou le service client. Le label exclut pour l’heure la restauration et les commerces physiques.

26 octobre

📍 Industrie du futur : une subvention pour les PME et ETI

Une nouvelle subvention est née au cours du week-end. Cette "aide en faveur des investissements de transformation vers l'industrie du futur" est réservée aux PME et ETI qui équipent leurs usines en technologies 4.0.

Hydrogène : 625 millions d'euros à prendre

La France entre dans le concret de sa stratégie hydrogène. Deux appels à projets, visant à structurer et développer la filière, sont désormais ouverts. Ces 625 millions d'euros, promis en septembre, doivent aider au développement de la technologie elle-même, comme à l'émergence de dynamiques territoriales.
⏩ A lire : Dans le Var, Hynomed crée un écosystème pour promouvoir l'hydrogène

Les élections dans les TPE encore reportées...

Les élections professionnelles dans les TPE font encore les frais de la crise sanitaire. Prévues en novembre, décalées en janvier, elles sont désormais reportées du 22 mars au 4 avril. Les résultats seront proclamés le 16 avril. Le scrutin doit permettre à 4,5 millions de personnes (salariés de TPE et employés à domicile) de choisir l’organisation syndicale qui les représentera pendant quatre ans.

... la réforme de l'assurance chômage aussi

Même cause, mêmes effets. Déjà décalée deux fois, l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance chômage est suspendue pour trois mois de plus, jusqu'au 1er avril. Annonce faite par le Premier ministre, à l'issue d'une réunion avec syndicats et patronat, ce matin. Jean Castex a toutefois assuré qu'il ne renoncerait pas à ce texte, conçu avant la crise sanitaire. La réforme devait s'appliquer en deux temps (novembre 2019 et avril 2020, échéance reportée finalement à septembre), mais un décret, publié le 30 juillet, avait ajourné l'ensemble au 1er janvier 2021.

Reconversion, salaires : nouvelles propositions du gouvernement

Le ministère du Travail continue à plancher sur les réponses à la crise. Il a présenté aux partenaires sociaux un nouveau dispositif pour favoriser le passage de salariés menacés dans leur emploi vers des métiers porteurs au niveau local. L'Etat prendrait alors en charge leurs formation et rémunération, de 40 à 100 %, selon la taille de l'entreprise. Le gouvernement espère lancer ce système de "transition collective" avant la fin de l'année.
⏩ A lire : Pour préserver l'emploi, les industriels d'Occitanie misent sur la mobilité interentreprises
En parallèle, un groupe de travail est chargé de planché sur la "reconnaissance" du personnel non-soignant resté mobilisé pendant la crise sanitaire (les travailleurs dits de la "deuxième ligne"), en termes de rémunération, formation, etc. Ses conclusions ne sont pas attendues avant l'année prochaine.

Aides aux entreprises : la CPME en veut plus

Le gouvernement doit compléter sa boîte à outils pour les entreprises. Le président de la CPME plaide notamment pour la mise en place d'un "prêt de consolidation". François Asselin appuie aussi la suggestion du Medef sur le temps de travail.
⏩ A lire : pour François Asselin (CPME), « le gouvernement doit aller plus loin dans son soutien aux entreprises »

Appels au boycott : le Medef en résistance

« Les principes n'ont pas de prix. » Geoffroy Roux de Bézieux a affiché sa fermeté face aux appels au boycott de produits français dans plusieurs pays du Moyen-Orient, repris aujourd'hui par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Dans leur viseur : l'engagement d'Emmanuel Macron à « [ne pas renoncer] aux caricatures, aux dessins », à la suite de l'assassinat du professeur Samuel Paty. Interrogé sur RMC ce matin, le président du Medef a demandé aux entreprises de « résister à ce chantage » : « A un moment, on doit faire passer les principes avant la possibilité de développer nos affaires. » Dans la journée, le a demandé à sa population de ne pas acheter de marques françaises.

23 octobre

📍 Un couvre-feu à 2 milliards d'euros

Il n'y a pas que le nombre de départements sous couvre-feu qui va subitement augmenter ce soir, à minuit. La facture du soutien de l'Etat aux entreprises concernées aussi. Elle va même doubler, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire : six semaines de restrictions nocturnes dans 54 départements représenteront « un coût global d’un peu plus de 2 milliards d’euros », a-t-il évalué sur Europe 1. La veille, son collègue délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt avait évalué le poids des aides annoncées « entre 1,3 et 1,5 milliard d'euros par mois » (soit 2 à 2,25 Md€ sur six semaines).
Bruno Le Maire s'attend, par ailleurs, à une baisse du PIB au quatrième trimestre. Pour autant, il maintient l'objectif d'un rétablissement de la richesse nationale en 2022 à son niveau de 2019.

ETI et grandes entreprises hésitantes

Les ETI et grandes entreprises sont un peu perdues face à la crise du Covid-19. Rassurées par leur trésorerie d'exploitation, elles commencent à être gagnées par l'inquiétude, selon l'enquête mensuelle de l’AFTE et Rexecode. Et se montrent partagées sur la suite.

Agroalimentaire : coup de pouce à l'export

Les entreprises de l'agroalimentaire encouragées à relancer leurs exportations. Pour y parvenir, le gouvernement est prêt à leur payer des prestations d'accompagnement à l'international réalisées par Business France, à hauteur de 1 500 ou 2 500 euros. Cette aide est cumulable avec les "chèques relance export" d'un montant similaire, mais ouverts, eux, aux PME et ETI de tout secteur.

Soutien aux tiers-lieux

Le réseau des "Fabriques de territoires" s'agrandit. Ils sont 60 tiers-lieux (fablabs, coworking, etc.) à intégrer cette initiative publique, dont bénéficiaient déjà 110 structures. Les régions les plus représentées, dans cette nouvelle promotion, sont l'Auvergne-Rhône-Alpes (9 lauréats) et l'Occitanie (8). A la clé, pour chacun, une subvention de 150 000 euros sur trois ans. Une bouffée d'oxygène pour ces lieux ébranlés par la crise du coronavirus.
⏩ A lire : Plombés par la crise sanitaire, les tiers-lieux toulousains adaptent leur modèle

Relocalisation : la relance fait son petit effet

Le plan de relance suffira-t-il à déclencher une vague de relocalisation d'usines en France ? Certains patrons n'y sont pas insensibles en tout cas, selon un sondage Ifop pour La Fabrique de l'industrie, réalisé du 21 au 30 septembre. Ainsi, 37 % des dirigeants présents à l'étranger "envisagent plutôt ou tout à fait sérieusement" de rapatrier des activités ou de ne pas en délocaliser de nouvelles, à la faveur des mesures annoncées en septembre.

Nokia revoit sa copie

Nokia revient (un peu) sur son plan social. Le groupe télécoms envisage finalement de maintenir près de 250 postes, sur les 1 233 qu'il prévoyait de supprimer en juin, pour travailler sur la 5G. Un autre projet, autour de la cybersécurité, est également "à l'étude". Bercy promet son soutien, au nom de la relance, mais dit continuer à oeuvrer pour limiter l'impact du plan de sauvegarde de l'emploi sur l'économie bretonne et francilienne.

22 octobre

📍 54 départements sous couvre-feu

Plus une semaine ne passe sans un tour de vis sanitaire. Cette fois, l'Etat étend le couvre-feu, « à compter de vendredi, minuit », à 46 départements supplémentaires : 38 nouveaux, ainsi que les 8 dont la métropole avait basculé sous ce régime la semaine passée. Soit, avec l'Ile-de-France, 54 départements concernés au total, « normalement pour une durée de six semaines ». Ce périmètre pourra encore évoluer, à l'occasion d'une réévaluation de la situation sanitaire la semaine prochaine. Mais « le mois de novembre sera éprouvant », a déjà prévenu le Premier ministre Jean Castex. Et d'avertir : « Il ne reste plus beaucoup de temps » pour éviter « des mesures beaucoup plus dures ».
Sur le fond, les mesures ne changent pas. Les mêmes restrictions générales restent en vigueur partout en France (le télétravail est à présent « vivement encouragé », quand il est possible). Le couvre-feu reste fixé de 21h à 6h, avec présentation de l'attestation dérogatoire ou du justificatif de déplacement professionnel en cas de sortie nocturne.

Carte des départements placés sous couvre-feu, à la suite des annonces du gouvernement, le 22 octobre 2020.
Carte des départements placés sous couvre-feu, à la suite des annonces du gouvernement, le 22 octobre 2020. - Photo : Gouvernement

Soutien aux entreprises confirmé, bonus pour la culture

Les entreprises des 54 départements sous couvre-feu bénéficieront des mesures de soutien spécifiques présentées le 15 octobre. Le gouvernement y ajoute un effort supplémentaire de 115 millions d'euros pour la culture, réparti entre le spectacle vivant (85 M€) et le cinéma (30 M€, à destination des distributeurs, producteurs et exploitants). Dans le domaine musical, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot souhaite « prolonger l'exonération de la taxe sur les spectacles jusqu'au premier semestre 2021 (plutôt qu'au 31 décembre 2020, NDLR), pour alléger les charges des entreprises du secteur ».

Aides à l'embauche : et maintenant, les emplois francs

Le gouvernement ajoute les emplois francs à la liste de ses primes à l'embauche anti-crise du coronavirus. Le dispositif, lancé en 2018, étendu en 2020, est prolongé en 2021 et même temporairement dopé pour tout recrutement d'un salarié de moins de 26 ans.

L'assurance chômage a du plomb dans l'aile

A la fin de l'année, la France pourrait avoir perdu quelque 670 000 emplois salariés, a calculé l'Unédic. Les conséquences de la pandémie de coronavirus s'annoncent désastreuses pour le régime de l'assurance chômage : déficit "inédit" de 18,7 milliards d'euros et baisse "historique" de 10 % des recettes en 2020, le tout risquant de se solder par une dette de 65,2 milliards fin 2021 (+77 % par rapport à 2019). L'activité partielle pèsera particulièrement lourd. Les dépenses que l'Unédic y aura consacré cette année sont 166 fois supérieures à ce qu'elle avait prévu avant-crise (8,3 Md€ au lieu de 50 M€).

Le climat des affaires vacille

L'inquiétude regagne du terrain. Après avoir enchaîné cinq mois de hausse, à la suite du confinement, le climat des affaires, mesuré par l'Insee, décroche de 2 points en octobre, ce qui le ramène à son niveau d'août. Cette poussée de pessimisme touche moins l'industrie que les services, "en particulier dans l’hébergement-restauration, secteur affecté par le renforcement des mesures d’endiguement sanitaire", note l'institut.

Travailler plus pour sortir de la crise ?

Dans ce contexte, comment maintenir l'activité, malgré le coronavirus ? Pour le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, c'est tout l'enjeu du moment - « continuer à travailler », et même davantage encore, dans les secteurs où c'est possible.
⏩ A lire : pour Geoffroy Roux de Bézieux, « il faudrait que l'on puisse travailler davantage »

A Strasbourg, un marché de Noël au rabais

Les événements publics continuent de s'adapter tant bien que mal à l'épidémie de Covid-19. Dernier exemple en date : l'emblématique et historique marché de Noël de Strasbourg.
⏩ A lire : A Strasbourg, des animations, mais pas de chalets pour le marché de Noël 2020

Brexit : le lourd tribut de la France

L'export français risque de payer cher le Brexit. Avec ou sans accord, la sortie du Royaume-Uni hors de l'Union européenne coûterait entre 1,9 et 3,6 milliards d'euros à l'Hexagone, selon les calculs d'Euler Hermes. En première ligne : l'industrie des transports, déjà éprouvée par le coronavirus.

21 octobre

📍 Vers l'extension du couvre-feu et de l'état d'urgence sanitaire

L'horizon s'obscurcit sur le front sanitaire. A tel point que, demain, il sera annoncé qu'« un certain nombre de départements basculeront en alerte maximale», avec mesure de couvre-feu pour une partie d'entre eux, a révélé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Et ce n'est pas fini : l'exécutif demande au Parlement l'extension de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février 2021, avec possibilités de prendre encore des mesures, préventives ou économiques, au-delà, c'est-à-dire jusqu'au 1er avril 2021.

Industrie : ruée sur le plan de relance ?

Les mesures de relance en faveur de l'industrie ont trouvé leur public. C'est en tout cas le message passé par les ministres de Bercy. Sur le volet "relocalisation", 3 600 dossiers auraient été réceptionnés, un succès tel qu'« il sera probablement nécessaire de rapatrier une partie des crédits de 2021 sur 2020 », a assuré Bruno Le Maire au Sénat. A l'origine, il était prévu de mobiliser 500 millions d'euros cette année sur ce programme.
Postuler aux appels à projets de relocalisation sur le site de Bpifrance.
Plus généralement, 10 % des entreprises industrielles auraient déjà sollicité l'un des dispositifs de France Relance, a affirmé Agnès Pannier-Runacher sur BFM Business. Elle a compté notamment « plus de 110 entreprises » de l'automobile et l'aéronautique soutenues par l'Etat dans leurs projets d'investissement, « à hauteur d'un peu moins de 90 millions d'euros ». Des chiffres bien plus élevés que le précédent bilan, communiqué le 5 octobre (37 entreprises, 23,8 M€).
Postuler au fonds automobile ou au fonds aéronautique.

L'ESS tire la sonnette d'alarme

L'économie sociale et solidaire ne veut pas être oubliée. L'Union des employeurs du secteur, l'Udes, réclame une prolongation des aides d'urgence et une plus grande part de la relance. Elle s'inquiète notamment de la situation dans les secteurs de l'animation, du sport, mais aussi de la culture et de l’aide à domicile.

Le protocole sanitaire en pratique, pour employeurs et salariés

Actualisation et déclinaison : le guide pratique de l'Assurance maladie sur l'organisation du travail à l'heure du Covid-19 évolue déjà. Le document intègre désormais les directives du protocole sanitaire en entreprise mises à jour vendredi. Une version destinée aux salariés voit également le jour. Elle se concentre sur les mesures de prévention, dont les gestes barrières, ainsi que sur la conduite à tenir en cas de contamination ou de symptômes.

Le bel été des recrutements

Les embauches sont reparties de l'avant au troisième trimestre : +72,9 %, selon la caisse nationale des Urssaf. Mais le compte n'y est pas tout-à-fait pour parler de retour à la normale.

Les masques Dim au placard

Le principe de précaution appliqué aux masques Dim. Sélectionnés par appel d'offres pour être distribués dans plusieurs administrations, ils vont être temporairement laissés dans les cartons, a fait savoir le gouvernement. En cause : leur traitement aux zéolites d’argent et de cuivre, des substances autorisées, mais dont l'innocuité est remise en question, comme l'a récemment révélé le site Reporterre. Une réévaluation des risques est en cours aux niveaux européen et désormais français. En attendant les résultats, l'Etat va remplacer ces masques.

Saint-Avold, du charbon à l'hydrogène

La centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) fait sa révolution écologique. Les entreprises GazelEnergie et Storengy s'allient pour transformer le site en unité de production d’hydrogène par électrolyse. Cela tombe bien : l'Etat a promis de soutenir le développement de cette technologie, dans le cadre de la relance.

Payer l'amende ou fermer des usines : le dilemme Cooperl

Le groupe agroalimentaire Cooperl Arc Atlantique (Côtes-d'Armor) est en difficulté. La faute, non pas à l'épidémie de coronavirus, mais à l'Autorité de la concurrence. Condamné à payer plus de 35 millions d'euros pour entente sur les prix, le producteur porcin menace de déclencher un vaste plan de restructuration, si le paiement de l'amende lui est exigé dans les prochains jours. Dans un communiqué, le ministère de l'Economie s'engage à "assurer la pérennité des activités et de l’emploi" de Cooperl. Et promet d'appliquer la sanction dans "des conditions de délai compatibles avec la capacité de remboursement du groupe".
⏩ A lire : Le directeur général de Cooperl assure avoir « été condamné sur la base d’un faux document »

20 octobre

📍 Délais de paiement : poussée de fièvre dans les PME

La crise du coronavirus tire les délais de paiement vers le haut. Le retard moyen s'établit à 13 jours en 2020, soit 3 jours de plus qu'il y a un an, selon une étude Ifop pour le cabinet Arc. La situation s'est dramatiquement détériorée dans les PME.

Nouveau report de charges ciblé

Avec le bond de l'épidémie revient la valse des reports de charges sociales. Réactivée en octobre, la mesure est maintenue en novembre pour les entreprises contraintes à la fermeture totale ou partielle.

Le plan du gouvernement pour refinancer les entreprises

Le gouvernement a détaillé comment il comptait reconstituer les fonds propres des entreprises, mis à mal par la crise du coronavirus. Au programme : un label pour les fonds d'investissement et 20 milliards d'euros de prêts participatifs. Les seconds sont, sans nul doute, les plus attendus. Problème : ils ne verront le jour qu'au premier trimestre 2021, si tout va bien.
⏩ A lire : Comment l'État compte renforcer les fonds propres des entreprises

Bras de fer relancé entre restaurants et assureurs

L'hôtellerie-restauration ne désarme pas face aux assureurs. L'Umih, principale organisation patronale du secteur, veut lancer une action collective contre au moins six compagnies. Objectif : obtenir l'indemnisation des pertes d'exploitation qu'elles refusent aux établissements fermés pour cause d'épidémie.

La Médiation du crédit croule sous les demandes

La Médiation du crédit n'aura pas chômé cette année. En six mois, elle a enregistré dix fois plus de demandes que sur toute l'année 2019. L'essentiel des dossiers a toutefois afflué au moment du confinement.

L'emploi des cadres trinque

Jamais l'Apec n'avait constaté un tel effondrement en un an. Les embauches de cadres pourraient dévisser de 30 à 40 % en 2020, selon l’association. Elle ne s’attend plus désormais qu’à 200 000 embauches, tout au plus, cette année. Avant l'irruption du coronavirus en France, elle en prévoyait 296 600.

19 octobre

📍 Financement (1) : un label , en attendant les prêts participatifs

Transformer l'épargne des Français en fonds propres d'entreprises. C'est l'un des objectifs du nouveau label "Relance", attribué à des fonds d'investissement capables de "mobiliser rapidement des ressources nouvelles", notamment pour les PME et ETI. Cette initiative s'inscrit, avec les prêts participatifs, dans le cadre des actions en faveur du financement des entreprises, prévues dans le plan de relance.

Financement (2) : la rallonge des assureurs

Les assureurs remettent au pot de la relance. Sous le feu des critiques au printemps, ils avaient promis 1,5 milliard d'euros d'investissement dans les entreprises. Ce sera finalement "près de 2 milliards", indique leur fédération. Leur cible : les PME et ETI des secteurs de la santé et du tourisme, mais pas seulement.

Emploi : une rentrée sous le signe du retour à la normale

Le marché de l'emploi s'était remis du coronavirus à la rentrée. Selon une étude d'Adecco, le volume d'offres diffusées en ligne, entre le 15 août et le 30 septembre, était revenu à un niveau comparable à 2019 (-3 %). Avec même un "effet de rattrapage" constaté dans quelques régions. Mais ça, c'était avant le retour en force de l'épidémie.

Attestation et justificatif : les sésames du couvre-feu

Ils sont désormais indispensables dans les zones sous couvre-feu. L'"attestation de déplacement dérogatoire" et le "justificatif de déplacement professionnel" ont été mis en ligne tardivement vendredi soir. Le second est à remplir par l'employeur. Il y précise notamment la nature et les lieux de l'activité professionnelle du salarié, ainsi que la durée de validité du document (de manière à ne pas avoir à le renouveler tous les jours). Ce justificatif se suffit à lui-même, l'attestation étant réservée à des motifs personnels (sauf pour les travailleurs non-salariés, qui doivent opter pour cette dernière).

Bridgestone : une alternative à la fermeture de Béthune

Un plan pour sauver l'usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais). Il prévoit le maintien de la production sur le site, mais implique un investissement de 100 millions d'euros et une réduction des effectifs d'environ 40 %.  Le gouvernement demande au fabricant japonais de pneumatiques « de prendre le temps de creuser ce scénario complémentaire ».

Auchan tourne le dos à la Chine

En pleine restructuration, le groupe Auchan a décidé de vendre sa filiale chinoise SunArt au géant du e-commerce Alibaba. Montant de la transaction : 3 milliards d'euros.

Aéronautique : un plan social XXL pour AAA

AAA, dernière victime en date de la crise aéronautique. Le sous-traitant envisage de se séparer de 567 emplois (licenciement de 502 personnes et annulation de 65 postes à pourvoir), soit un tiers de ses effectifs, selon les syndicats FO et CGE-CGC, signataires de cet accord. Le plan social d'origine prévoyait 719 suppressions. Les sites de Toulouse et de Méaulte (Somme) devraient être les plus touchés.

16 octobre

📍 La France entre état d'urgence et couvre-feu

A minuit, ce soir, l'état d'urgence sanitaire sera de nouveau en vigueur sur tout le territoire français. Ce régime d'exception s'accompagne de nouvelles restrictions sanitaires, énumérées par décret, et d'un protocole amendé pour les entreprises, publié cet après-midi. Des mesures encore plus strictes s'appliqueront dans les huit métropoles (Aix-Marseille, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse) et la région Ile-de-France placées sous couvre-feu. Les lieux de culture demandaient à entrer dans les dérogations prévues à cette dernière mesure. Mais le Premier ministre Jean Castex l'a exclu, en renvoyant aux exceptions qu'il avait lui-même énumérées hier. A ce sujet, l'attestation pour justifier d'une sortie aux horaires interdits n'était toujours pas en ligne à 18h.
Enfin, mieux vaut un couvre-feu qu'un confinement, a estimé le ministre de l'Economie, ce matin, sur BFMTV : les aides annoncées hier coûteront 1 milliard d'euros, contre « 15 à 20 milliards par mois pour un reconfinement généralisé », d'après Bruno Le Maire.

Report des PGE : il faudra demander à l'Europe

Autre précision du jour du ministre de l'Economie : l'éventuel report d'un an du remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE) ne dépendra pas seulement de la bonne volonté de la Fédération bancaire française. Un tel décalage des échéances à 2022 nécessitera d'abord l'aval de la Commission européenne, le PGE étant considéré comme une aide d'Etat.

Chômage partiel : virage à 180° sur les salariés à risque

Retour à la maison pour certains salariés vulnérables au Covid-19. Le Conseil d'Etat a suspendu le décret qui, au 1er septembre, avait retiré le bénéfice automatique de l'activité partielle à certaines catégories (dont les plus de 65 ans sans maladie particulière, les femmes enceintes de plus de six mois, les personnes obèses, etc.). Les anciennes règles sont donc rétablies, en attendant une nouvelle décision du gouvernement. En revanche, la fin du chômage partiel pour les salariés cohabitant avec une personne à risque est bel et bien validée.

A Toulouse, les bars peuvent rouvrir

Le couvre-feu, bouée de sauvetage des bars toulousains ! Le tribunal administratif a suspendu la décision préfectorale d'interdire à ces établissements d'ouvrir, à la suite du placement de la métropole en zone d'alerte maximale. Explication : "Il n’était pas démontré qu’une fermeture totale était nécessaire, adaptée et proportionnée au but poursuivi (...), alors même que le couvre-feu annoncé est susceptible de répondre à la dégradation de la situation sanitaire." Plus étonnant encore, le protocole renforcé appliqué aux restaurants est, lui aussi, annulé.

Mobilisation prolongée pour les travailleurs handicapés

Face à la deuxième vague épidémique, il n'y a pas que l'Etat qui aménage ses aides aux entreprises. L'Agefiph a annoncé, cette semaine, la prolongation de tous ses dispositifs en faveur de l'emploi des personnes handicapées (et ils sont nombreux) jusqu'en février.

Territoires d'industrie : la Bourgogne-Franche-Comté en pole position

Ce sont les premiers bénéficiaires du dispositif de soutien à l'investissement industriel en région, prévu par le plan de relance. Trente entreprises de Bourgogne-Franche-Comté vont se partager 20 millions d'euros de subventions, représentant 17 % des dépenses qu'elles prévoient d'engager dans les douze mois qui viennent. Ces projets, dans des domaines aussi variés que la joaillerie, la pharmaceutique, la mécanique ou l'hydrogène, devraient permettre la création de plus de 550 emplois, selon le gouvernement. Ce programme est ouvert à d'autres entreprises - il reste 130 millions d'euros dans l'enveloppe prévue pour cette année.
Postuler à ce fonds sur le site de Bpifrance

Toujours plus de plans sociaux

Si les défaillances d'entreprises sont au plus bas, il en va autrement des plans de sauvegarde de l'emploi. Leur hausse continue depuis l'été s'est poursuivie, et même encore accélérée, début octobre.

Le sévère diagnostic d'Euler Hermes

La France se présente face à la deuxième vague épidémique en position de faiblesse. Selon Euler Hermes, elle cumule les risques sur les plans sanitaire, politique et économique. Pis, elle fait partie de ces pays européens qui "ont perdu le contrôle de la pandémie - encore une fois". Par conséquent, l'assureur-crédit prédit, au quatrième trimestre, une baisse du PIB de 1,1 %, plutôt qu'une croissance de 1 %. Et prévient : "le moteur de croissance française (la consommation des ménages) est en train de devenir son talon d'Achille."

Asobo : ça plane pour le studio bordelais

On ne va pas se mentir, la semaine économique a été rude. Et si on prenait un peu de hauteur avant le week-end ? Notre rédaction de Bordeaux vous raconte l'histoire du studio indépendant Asobo, qui a travaillé sur la dernière édition du célèbre jeu vidéo d'aviation Flight Simulator d'un certain... Microsoft.
⏩ A lire : Avec le jeu Flight Simulator, Microsoft fait planer le studio Asobo

15 octobre

📍 L'état d'urgence sanitaire bouscule l'économie

Que change l'instauration d'un couvre-feu en Ile-de-France et dans huit métropoles, telle qu'annoncée hier par Emmanuel Macron ? Peut-être bien plus qu'on pouvait le supposer alors. Car il se double d'un retour à l'état d'urgence sanitaire sur l'ensemble du territoire. Autrement dit, c'est toute la France qui sera soumise, à partir de samedi, à de nouvelles restrictions sanitaires et à des protocoles renforcés dans les restaurants, comme en entreprise. Le chef du gouvernement Jean Castex, accompagné de plusieurs de ses ministres, a livré les détails de ces mesures en début d'après-midi.
⏩ A lire : Couvre-feu, fermetures, aides d'urgence... ce qui attend les entreprises pour les prochaines semaines

Le grand réaménagement des aides aux entreprises

Le tour de vis sanitaire s'accompagne d'un desserrage des aides aux entreprises. Le gouvernement va étendre l'accès à quatre dispositifs existants (fonds de solidarité, exonérations de charges, PGE, prêts d'Etat). Et ce n'est pas tout : il continue de travailler sur plusieurs dossiers brûlants, dont le paiement des loyers et la couverture des assurances.
⏩ A lire : Avec le retour de l'état d'urgence sanitaire, les aides d’urgence aux entreprises encore renforcées

Le calme plat des défaillances...

On craignait une première vague de défaillances à la rentrée. Elle n'a pas eu lieu, d'après Altares. Le nombre de procédures collectives ouvertes est resté à un niveau anormalement bas au troisième trimestre (un tiers de moins qu'un an plus tôt). Mais dans le détail, les chiffres révèlent qu'une déferlante de difficultés submerge déjà certaines activités.

... la croissance folle des créations

Si les défaillances sont au plus bas, les créations d'entreprise, elles, restent au plus haut. Elles ont encore progressé en septembre, selon l'Insee.

Le numérique au service de l'écologique

Entre la transition écologique et la transformation numérique, le gouvernement a fait son choix. La seconde doit se mettre au service de la première. Comment ? C'est ce qu'il a tenté d'exposer dans une stratégie nationale, présentée au début du mois. Stratégie encore balbutiante, mais dotée de quelques moyens pour les start-up et PME qui oeuvrent à la croisée de ces deux mondes.
⏩ A lire : Les entreprises du numérique priées de se mettre à la transition écologique

14 octobre

📍 Les réponses d'Emmanuel Macron

Comment freiner l'épidémie ? La question sera au centre de l'interview donnée par Emmanuel Macron à TF1 et France 2, à 19h55. Face au retour en force de l'épidémie de Covid-19, le président de la République pourrait prendre de nouvelles mesures, trois semaines après l'instauration des zones d'alerte renforcée et maximale. En attendant, tout semble suspendu à cette prise de parole : le premier comité national de suivi de la relance, prévu à 17h, a été reporté sine die.

Un délai pour les exonérations

Le gouvernement accorde un mois de plus aux entreprises bénéficiaires d'exonérations et d'aides au paiement des cotisations pour déclarer ces aides.

La relance ne sauvera pas les entreprises

Récession de 9 % et taux de chômage à 11 % en 2020, croissance de 7 % en 2021... l'OFCE s'est livré, à son tour, à une actualisation de ses prévisions économiques pour les prochains mois. Mais au-delà de cet exercice habituel, l'Observatoire des conjonctures économiques s'est aussi interrogé sur l'impact du plan de relance du gouvernement. Sa conclusion : il dopera bien le PIB, mais risque de ne pas suffire à sauver les entreprises de la faillite.

Le plan jeunes sous l'oeil d'un Haut-commissaire

Les employeurs devraient vite apprendre à le connaître. Thibaut Guilluy a été nommé "Haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises". Son titre ne change que de deux mots (il était Haut-commissaire à l'inclusion dans l'emploi depuis mars), mais sa feuille de route, elle, évolue davantage. Désormais, il s'occupera en priorité de l'application du plan jeunes et veillera à "fédérer et mobiliser" les employeurs du privé autour de ses enjeux. Il travaillera également au renforcement des clauses d'insertion dans les appels d'offres, voulu par le ministère du Travail, de manière à "renforcer l’effet des achats, publics et privés, pour l’inclusion de chacun par l’emploi".

Salon de l'agriculture 2021 : les vaches resteront au pré

La "plus grande ferme de France" gardera portes closes l'an prochain. Le Salon de l'agriculture de Paris, prévu du 27 février au 7 mars 2021, est officiellement annulé, pour cause d'épidémie et de jauge trop restrictive. Les organisateurs cherchent toutefois à maintenir le Concours général agricole pour les produits et les vins, sous une forme à déterminer.

Hydrogène : McPhy passe à la vitesse supérieure

Elle est l'une des pionnières de l'hydrogène en France : la société McPhy, basée dans la Drôme, vient de lever 180 millions d’euros. Soit 30 millions de plus que prévu. De quoi doper son développement, dans un contexte des plus porteurs : la France vient de se doter d'une stratégie nationale de 7,2 milliards d'euros pour soutenir cette technologie. Signe des temps, fin septembre, c'est le vendéen Lhyfe qui faisait parler de lui, avec la pose de la  première pierre de son usine d'hydrogène décarboné.

13 octobre

📍 Conflit Airbus-Boeing : l'Europe peut riposter

Nouvel épisode dans la bataille commerciale entre Airbus et Boeing : l'OMC a autorisé l'Union européenne à prendre des sanctions contre les Etats-Unis, pour leur soutien, jugé illégal, à leur constructeur national. La décision intervient tout juste un an après une mesure similaire, mais dans l'autre sens : les Américains surtaxent des produits de l'UE depuis octobre 2019, en guise de représailles aux aides accordées à Airbus.

Le soutien à l'export passe aussi au vert

L'Etat n'accordera plus de garanties publiques aux exportations liées à des projets pétroliers et gaziers. A la place, le gouvernement souhaite réorienter ces aides vers des chantiers plus durables et respectueux des engagements environnementaux de la France.

Gel de la fiscalité sur l'essence

Bercy éteint la polémique sur le prix de l'essence, avant qu'elle n'enflamme les débats. Le ministère de l'Economie a fait savoir, dans un communiqué lapidaire, qu’il n’y aurait "pas de changement de la fiscalité sur l’essence SP 95-E10 et SP 95-E5". Autrement dit, il renonce à supprimer le tarif réduit de l'E10, tel que le prévoyait pourtant son projet de loi de finances 2021.

Aides aux entreprises : soyez réactifs !

Pour bénéficier du plan de relance et de ses 100 milliards d'euros, mieux vaut être réactif. C'est le conseil de Frédéric Collignon, dirigeant d’ABF Décisions. Ce spécialiste des financements publics livre ses recommandations pour tirer profit des subventions et des appels à projets qui vont se multiplier dans les semaines à venir. Des dispositifs construits, en général, « dans une logique de premier arrivé, premier servi ».
⏩ A lire : les conseils de Frédéric Collignon pour profiter de la relance

Santé au travail : les salariés accusent le coup

La crise du coronavirus secoue les salariés. Fatigue, changement de rythme, insécurité professionnelle... une enquête de l'Ifop pour Malakoff Humanis s'inquiète d'une dégradation de la santé au travail et de la monté des risques psychosociaux, dans la foulée de l'épidémie de Covid-19. Les employeurs, en revanche, se montrent plutôt à la hauteur des enjeux.

Le yoyo du PIB français moins prononcé que prévu

Une récession moins grave que prévu en 2020, un rebond moins fort qu'espéré en 2021. C'est la tendance qui ressort des dernières prévisions économiques du FMI. Elle vaut notamment pour la France : le PIB baisserait de 9,8 % (au lieu des -12,5 % annoncés en juin), avant de remonter de 6 % l'an prochain (soit 1,3 point de perdu depuis la précédente estimation).

Réflexion en cours sur l'épargne et l'égalité salariales

Les partenaires sociaux invités à réfléchir au partage de la valeur dans l'entreprise. Le ministère du Travail leur a donné jusqu'au 23 octobre pour avancer leurs propositions à ce sujet, et se prononcer sur celles du gouvernement. Lesquelles consistent à introduire des "dispositifs de rémunération variable collective simplifiés" dans les petites entreprises, développer l'actionnariat salarié, mais aussi renforcer la transparence et l'égalité salariales, notamment par l'amélioration de l'index récemment créé sur la parité hommes-femmes.

Le boom des accords d'entreprise

Les entreprises se tournent de plus en plus vers la négociation collective. Elles ont conclu 80 780 accords et avenants en 2019, en hausse de 30 % sur un an, selon le bilan annuel du ministère du Travail.

12 octobre

📍 Les taxes foncières reportées sur demande

Nouvelle possibilité de report de charges pour les entreprises : elles peuvent demander à décaler le paiement de leurs taxes foncières, en principe dues le 15 octobre. Attention, cette mesure ne concerne pas tout le monde...

Budget 2021 : double geste fiscal pour les PME...

Le lancement du débat parlementaire sur le projet de loi finances 2021 profite aux PME. Deux mesures en leur faveur ont été ajoutées au texte, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. D'abord le taux réduit à 15 % de l'impôt sur les sociétés pourrait être accordé aux entreprises réalisant jusqu'à 10 millions d'euros de chiffres d'affaires (au lieu de 7,6 M€). Ensuite, la réduction d'impôt sur les investissements dans les PME (dispositif "Madelin - IR-PME") devrait rester à 25 % (au lieu de 18) une année de plus, soit jusqu'à fin 2021.

... trois engagements attendus de la part des entreprises...

Bruno Le Maire l'a répété devant l'Assemblée nationale, l'Etat ne posera aucune condition à la baisse des impôts de production (-10 Md€ en 2021) , mais... le ministre de l'Economie attend des entreprises qu'elles prennent des engagements dans « trois directions ».

... et trêve budgétaire pour les CCI

Enfin, dernière modification apportée par le gouvernement à son projet de budget : la baisse des ressources allouées aux CCI n'aura pas lieu en 2021, et elle sera limitée à 50 millions d'euros en 2022. Dans le cadre de la réforme du réseau consulaire, lancée en 2018, l'Etat prévoyait de réduire ses dotations de 100 millions d'euros par an.

Le tourisme maintenu sous perfusion

L'Etat reste au chevet du tourisme. A l'occasion d'un nouveau comité interministériel, le gouvernement a confirmé l'élargissement et le renforcement du plan de soutien sectoriel, lancé il y a cinq mois. Des réflexions sont en cours pour aider davantage l'événementiel et le tourisme d'affaires, d'une part, le thermalisme, d'autre part. Une mission, sur ce dernier sujet, est confiée au président du Puy-de-Dôme Jean-Yves Gouttebel. Enfin, pour sauver leur fin d'année, les professionnels ont promis de renouveler leurs politiques d'annulation sans frais des réservations.
Selon un bilan officiel le prêt garanti par l'Etat devait débloquer 18,6 milliards d'euros au bénéfice de 189 176 entreprises du tourisme (au 30 septembre, PGE saison inclus) ; les banques publiques ont mobilisé 427 M€ de financements supplémentaires ; le fonds de solidarité a attribué près de 760 M€ à 527 834 bénéficiaires (au 25 septembre) ; et plus de 100 000 travailleurs indépendants se sont partagés 87 M€ (à la mi-juillet).

Retards de paiement : rentrée sous tension

Conséquence du rebond actuel de l'épidémie, les relations entre entreprises se crispent à nouveau, prévient Rubypayeur. Selon ce cabinet, la chasse aux factures impayées est repartie à la hausse depuis cet été... et les chances d'aboutir à la baisse. De quoi craindre une nette dégradation des délais de paiement en 2020, après des années de stabilité.

Alerte maximale : Toulouse et Montpellier arrivent, Aix-Marseille prolonge

Toulouse et Montpellier n'y échapperont pas. Sous l'oeil des autorités depuis jeudi, les deux villes seront placées en alerte maximale au Covid-19 à compter de demain. Alerte, par ailleurs, prolongée à Aix-Marseille jusqu'au 27 octobre inclus.
Pour rappel, dans ces zones où le virus circule activement, les bars, salles de sport et lieux d'exposition doivent en général fermer, les restaurants appliquer un protocole renforcé et les rassemblements se limiter à 1 000 personnes. Des règles locales supplémentaires peuvent s'appliquer. L'Etat a prévu des mesures d'accompagnement spécifiques pour les entreprises touchées.

Quinze jours pour éviter un reconfinement

Face à la réaccélération de l'épidémie, toutes les options sont sur la table. Avertissement signé de Jean Castex, ce matin, sur France Info : « Le confinement général doit être par tout moyen évité. Mais rien ne doit être exclu, quand on voit la situation dans nos hôpitaux. » Le Premier ministre décidera s'il faut « effectivement prendre des mesures supplémentaires » en fonction de l'évolution des indicateurs sanitaires sur les quinze prochains jours... à moins que le président de la République Emmanuel Macron en décide autrement : il sera interviewé mercredi, à 19h55, sur TF1 et France 2.

9 octobre

📍 Santé au travail : 20 millions d'euros pour les TPE-PME

L'Assurance maladie sur tous les fronts. A partir d'aujourd'hui, elle réactive sa subvention aux TPE-PME qui s'équipent pour protéger leurs salariés du coronavirus : 20 millions d'euros sont à prendre, sur la base du premier arrivé, premier servi. En parallèle, elle publie un guide pratique à destination des employeurs.

Tourisme, zones d'alerte : quelles sont les nouvelles aides ?

Effort supplémentaire pour le secteur du tourisme au sens large, aides confirmées aux entreprises en zones d'alerte au Covid-19... une nouvelle salve d'annonces est survenue hier soir, en réponse au regain actuel de l'épidémie. Et ce, seulement deux semaines après un premier renforcement des dispositifs d'urgence. Un petit récapitulatif s'imposait donc.
⏩ A lire : L'État remet à plat ses mesures d'urgence pour le tourisme et les zones d'alerte au Covid-19

Plan de relance online

Le plan de relance a son site web. Sur ce nouveau portail, les entreprises peuvent retrouver tous les dispositifs lancés début septembre en leur faveur.

Automobile : fin de partie pour Inteva dans les Vosges

L'équipementier automobile Inteva Products France va être repris par sa maison-mère américaine. Cette décision du tribunal de commerce d'Orléans condamne l'usine de Saint-Dié-des-Vosges et ses 222 salariés. Les autres sites du groupe, dans le Calvados et le Loiret, devraient être préservés.
⏩ A lire : L’équipementier Inteva ferme son usine de Saint-Dié-des-Vosges

L'industrie remonte la pente plus lentement

La reprise se tasse aussi dans les usines. La croissance de la production a encore ralenti, en août, dans l'industrie manufacturière (+1 % en un mois), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+1,3 %). Aux extrêmes, les matériels de transport redressent la tête (+5,9 %), l'énergie (cokéfaction et raffinage) s'enfonce (-6,9 %). Mais les deux sont loin d'avoir rattrapé leur niveau d'avant-crise, avec, respectivement, une production en baisse de 18,4 % et 17,4 % par rapport à février.

Moins de vacances dans les TPE-PME

Les TPE-PME sont restées sur le pont cet été. En août, le taux de congés payés était à 21 %, sous sa moyenne habituelle, selon le dernier baromètre social du cercle Perspectives, établi à partir des fiches de paie de 471 600 personnes. Plus de 6 salariés sur 10 auraient ainsi posé moins d'une semaine de vacances. Deux explications possibles : les entreprises ont voulu "rattraper le retard pris sur leur activité pendant le confinement, incitant [leur personnel] à décaler leurs congés" et/ou les jours avaient été soldés au printemps pour atténuer la période du confinement. A noter, par ailleurs, que le taux de chômage partiel était tombé à 2 % (-6 points par rapport à juin).

La distanciation sociale pire que le confinement ?

Pourquoi la reprise économique est-elle si lente ? Parce que la "distanciation physique volontaire" persiste en présence du virus, répond une étude du FMI. Elle estime que les individus continuent à réduire leurs interactions sociales et leurs déplacements, même quand les autorités ne les leur interdisent plus. Conclusion : "un confinement strict et de courte durée pourrait être préférable à des mesures plus souples et prolongées". Et, en tout état de cause, il ne pourrait y avoir de reprise durable sans maîtrise de l'épidémie.

Rachat de Suez : la justice s'en mêle

Nouveau rebondissement dans le feuilleton économique de l'automne. Le tribunal judiciaire de Paris ordonne la « suspension » de l'acquisition par Veolia des actions détenues par Engie dans Suez. L'opération avait été validée lundi soir. Les comités sociaux et économiques du groupe Suez devront être consultés.

8 octobre

📍 6 nouvelles villes en alerte, 2 départements rétablis

L'alerte sanitaire au Covid-19 étendue dans six villes. A partir de samedi matin, Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne passeront en zone d'alerte maximale (avec fermeture totale des bars, protocole renforcé dans les restaurants...) ; Dijon et Clermont-Ferrand en zone d'alerte renforcée (avec restriction horaire pour les bars, jauge des rassemblements à 1 000 personnes, etc.). En sursis, Toulouse et Montpellier pourraient être classées en vigilance maximale lundi matin, si leur situation sanitaire ne s'améliore pas d'ici là.
Bonne nouvelle, en revanche, pour la Nièvre et le Morbihan, qui sortent de la zone rouge. Nice, Bordeaux, Rennes et Aix-Marseille restent en observation, mais vont mieux. Une décision les concernant sera prise la semaine prochaine.

Fonds de solidarité, exonérations : de nouveaux bénéficiaires

Le fonds de solidarité encore retoiletté. Trois changements vont y être apportés. Son accès va être ouvert aux PME de moins de 50 salariés (au lieu de 20) relevant des secteurs du tourisme (le seuil de chiffre d'affaires disparaît). Le demandeur devra avoir perdu au moins 70 % de son chiffre d'affaires (au lieu de 80 %) du fait des restrictions sanitaires. Enfin, le dispositif va être étendu à 75 000 entreprises supplémentaires, selon le décompte du ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Une liste fournie par Bercy identifie 31 nouveaux secteurs, dans l'écosystème de l'événementiel, des voyages, de la culture ou la communication (par exemple : loueurs de voitures, autocars, activités de sécurité privée, agences de publicité, fleuristes, blanchisseries, etc.). Tous vont obtenir, en supplément et de manière rétroactive, des exonérations de charges sociales pour la période de février à mai 2020.
Ont été confirmées, en parallèle, les mesures déjà annoncées sur la prise en charge intégrale de l'activité partielle et les annulations de cotisations.

Aide à l'embauche des salariés handicapés

L'embauche d'une personne handicapée jusqu'en février sera soutenue par l'Etat. Une aide de 4 000 euros sur un an vient d'être créée en leur faveur, sur le modèle des incitations au recrutement de jeunes salariés mis en place pendant l'été.

Un outil pour évaluer les risques liés à l'épidémie

Comment protéger ses salariés et maintenir son activité en pleine épidémie ? Pour aider les employeurs à résoudre cette équation, l'Assurance maladie met à leur disposition un outil en ligne gratuit : le "Plan d’action Covid-19". Bâti autour d'une quarantaine de questions, il promet "d’aider les entreprises à s’interroger sur les situations à risque et leur propose des mesures très opérationnelles pour agir en conséquence".

La reprise est bloquée

Ca se confirme : la reprise patine. L'activité s'est stabilisée à 5 % sous son niveau d'avant-crise en août et en septembre, et devrait y rester en octobre, selon la Banque de France, qui a interrogé 8 500 entreprises entre le 28 septembre et le 5 octobre. Pour autant, le PIB devrait rebondir de 16 % au troisième trimestre (prévision inchangée). Mais "de larges disparités sectorielles" persistent, s'inquiète l'institution : "Les matériels de transport, l’hébergement-restauration et les activités de spectacles et récréatives demeurent substantiellement affectés." Sur ce sujet, comme sur celui de la reprise qui plafonne, la Banque de France rejoint donc ce que disait l'Insee en début de semaine.

Commerce : des ventes solides en août

Le commerce de détail était en pleine forme au mois d'août. En France, le volume des ventes a bondi de 6,2 % en un mois (deuxième meilleure performance de la zone euro) et de 3 % en un an (+3,7 % de moyenne dans l'eurozone), selon Eurostat. L'été est toutefois moins bon que prévu : l'institut européen a nettement révisé à la baisse les données de juillet (-3,3 % par rapport à juin 2020, stabilité avec juillet 2019).

Filière masques : 10 entreprises subventionnées

L'indépendance de la France sur la production de masques sanitaires se joue en région. Dix entreprises vont être subventionnées par l'Etat pour leurs projets d'investissement dans la fabrication de matières premières filtrantes nécessaires à ces équipements de protection. La Coop des masques, Lydall, M3 Sanitrade (en Bretagne), Savoy international, Texinov (Auvergne-Rhône-Alpes), Berry, Protechnic (Grand Est), Arkema (Normandie), Fitexin (Somme) et Meltblo France (Doubs) vont récupérer 18 millions d'euros et prévoient de créer près de 250 emplois. Ces entreprises ont été sélectionnées dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt lancé au printemps dernier. L'instruction des autres dossiers se poursuit, précise Bercy.
⏩ A lire : Dans les Côtes-d'Armor, La Coop des Masques mise sur l’inclusion et la solidarité

Les retards de paiement privent PME et ETI de 26 milliards d'euros

Statu quo pour les délais de paiement. Dans son rapport annuel, l'Observatoire public chargé de les surveiller déplore une situation "figée" depuis plusieurs années... mais toujours aussi coûteuse pour les PME et les ETI.

7 octobre

📍 Un crédit d'impôt pour la rénovation énergétique

Les TPE-PME peuvent désormais bénéficier d'un crédit d'impôt sur les dépenses de rénovation énergétique de leurs bâtiments. Cette nouvelle niche fiscale couvre les travaux engagés entre le 1er octobre dernier et le 31 décembre 2021.

Les risques économiques de la reprise épidémique

L'Insee contraint de dégrader ses prévisions. Sa dernière note de conjoncture intègre, tant bien que mal, le risque d'une reprise de l'épidémie et ses conséquences sur l'économie française d'ici la fin de l'année. Conclusion : le chômage pourrait s'accroître, tandis que l'ampleur de la récession reste incertaine.

Le quatuor maudit de la crise

Ils sont quatre dans l'oeil du cyclone depuis l'irruption du Covid-19 en France. Quatre secteurs ravagés par la crise, voire même "pénalisés de manière potentiellement durable", craint l'Insee, qui a mis des chiffres sur leurs maux.

L'export français en panne

La reprise des échanges extérieurs s'est enrayée en août. Les importations ont frémi de 1,2 % en un mois (+500 M€), ce qui représente une "brusque" interruption de la dynamique enclenchée depuis mai, selon les douanes. Situation plus préoccupante encore pour les exportations : elles ont baissé de 0,5 % (-200 M€) et stagnent à 17 % de leur volume moyen de 2019 (contre 9 % pour les importations). Résultat, le déficit commercial repart à la hausse, pour atteindre 7,7 milliard d'euros.

Aledia, Ecomiam : les stars du jour

Envie de bonnes nouvelles ? Elles sont à chercher du côté des levées de fonds en ce moment. Après Ynsect hier, Aledia annonce aujourd'hui avoir collecté 80 millions d'euros, première tranche d'un financement prévu de 120 millions. L'entreprise iséroise développe des puces LED pour les écrans.
Plus classique dans son activité, le breton Ecomiam vient, lui, de boucler son entrée en Bourse. De quoi nourrir les ambitions nationales du distributeur de produits surgelés.
⏩ A lire : Le distributeur de produits surgelés Écomiam réussit son entrée en Bourse

Recette de cookies

Vous détenez un site web ? Pensez à revoir vos cookies. La Cnil a actualisé ses directives autour de l'utilisation de ces fichiers qui collectent les données de vos visiteurs. Pas de panique, on vous donne la recette pour vous y retrouver !
⏩ A lire : Données personnelles : les 5 ingrédients pour faire de bons cookies

6 octobre

📍 Commerce : un coup de pouce à la transition numérique

La Banque des territoires va mobiliser 836 millions d'euros en faveur des commerces de centre-ville. Mais sur cette somme, seule une petite part (7 M€) se traduira en aide directe aux entreprises, afin de les pousser à adopter des solutions numériques pour leur activité.

Vers un élargissement du fonds de solidarité

Le fonds de solidarité va encore bouger. Pour les entreprises fermées ou affectées par la dernière salve de restrictions, les seuils relatifs au nombre de salariés dans l'entreprise (moins de 20) et à la perte de chiffre d'affaires subie (80 %) pourraient être révisés bientôt, a indiqué Bruno Le Maire sur France Info. Le ministre de l'Economie souhaite également en faire bénéficier de nouvelles activités, comme l'événementiel, les fleuristes, les graphistes ou les photographes.

Publication du nouveau protocole pour les restaurants

D'abord dévoilé à Aix-Marseille et en région parisienne, le protocole sanitaire renforcé pour les restaurants a été officialisé au niveau national hier soir. Le communiqué de presse du gouvernement prévient que les contrôles seront renforcés. Il précise aussi les établissements concernés (restaurants traditionnels, fast-food, cafétérias et libre-service), avec une nuance introduite pour les bars : "ceux proposant de la vente de boisson à titre accessoire de la restauration pourront rester ouverts."

Le commerce mondial encaisse le choc

Révision générale des prévisions à l'OMC. L'organisation mondiale anticipe désormais un repli de 9,2% du volume du commerce mondial des marchandises en 2020. C'est bien mieux que ce qu'elle avait annoncé en avril (entre -13 et -32 %). Inversement, elle s'attend à un rebond plus faible qu'espéré pour l'an prochain (+7,2 %, au lieu de +21,3 % !).

Ynsect s'envole avec une levée de fonds XXL

Les levées de fonds des start-up françaises continuent à défier la crise depuis deux semaines. Après Mirakl (255 M€), Sendinblue (140 M€) et Exotec Solutions (77 M€), c'est au tour d'Ynsect d'affoler les compteurs, dans un domaine plus original, celui de la production de protéines à partir d'insectes. La société annonce avoir collecté 224 millions de dollars (190 M€), auprès de banques françaises et de fonds, notamment américains. Cette somme doit permettre de financer la construction de son usine dans la Somme. En 2019, Ynsect avait déjà levé 125 M$ et obtenu 23 M€ de subventions.

Engie laisse sa place chez Suez à Veolia

Episode décisif, hier soir, dans le feuilleton économique de l'automne. Le conseil d'administration d'Engie a accepté le rachat par Veolia de 29,9 % des parts que l'énergéticien détient chez Suez. Une opération à 3,4 milliards d'euros, validée contre l'avis de l'Etat et contre la volonté de Suez. A l'Assemblée nationale, aujourd'hui, le Premier ministre Jean Castex a demandé à ce que les « discussions se poursuivent pour atteindre le respect clair et net des objectifs que nous avons fixés » en matière d'emploi, de « logique industrielle », de concurrence et de souveraineté.

Accidents et maladies professionnels toujours en hausse

Les accidents du travail et les maladies professionnelles sont restés en progression l'an dernier, selon un bilan annuel de l'Assurance maladie. Ces événements se sont traduits par la perte de 66 millions de journées de travail en 2019.

5 octobre

📍 Réouverture conditionnelle des restaurants

Victoire pour les restaurateurs : ils pourront rester ouverts, sans restriction horaire, en zone d'alerte renforcée et maximale, à condition d'appliquer un protocole sanitaire plus strict. Il prévoit, notamment, la tenue d'un "cahier de rappel" regroupant les coordonnées des clients, une limitation à 6 personnes par table et une distance minimale d'1 mètre "entre les chaises de tables différentes", précise le communiqué de presse du gouvernement, paru dans la soirée. Dès aujourd'hui, et une semaine après avoir dû fermer, les établissements d'Aix-Marseille qui respectent ces règles peuvent rouvrir, a confirmé la préfecture par communiqué.
En revanche, les bars sont exclus de cet aménagement et doivent donc garder le rideau baissé. Les traiteurs s'alarment, eux, « de nouvelles annulations en cascade » depuis le retour des restrictions il y a une semaine.
⏩ A lire : Pour les Traiteurs de France, les restrictions sanitaires « tuent l’espoir d’une reprise »

La région parisienne vire au rouge foncé

Ils font leur entrée dans la liste des zones d'alerte maximale au Covid-19 : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne vont devoir se soumettre à de nouvelles restrictions sanitaires pour les deux prochaines semaines à partir de demain. Parmi elles, l'interdiction des congrès et salons professionnels, la fermeture des bars et le respect d'une jauge de 4 m² par client dans les centres commerciaux.

Le télétravail vivement recommandé

En zones d'alerte renforcée et maximale, les entreprises "doivent, autant que possible, recourir au télétravail". C'est le message délivré, ce matin, par le gouvernement. Qui laisse, dans le même temps, le soin, et la responsabilité, aux employeurs et leurs salariés de suivre, ou non, sa recommandation.

L'impact variable de la crise sur les territoires

Après six mois de crise, où en est l'économie en région ? Selon un premier bilan du cabinet Trendeo, c'est la Haute-Garonne qui a le plus souffert, à cause des graves difficultés de l'aéronautique. A l'inverse, d'autres départements sont passés entre les gouttes et ont créé plus d'emplois que l'an dernier.
⏩ A lire : Qui sont les gagnants et les perdants des six premiers mois de la crise du coronavirus ?

Aéronautique, automobile : 8,8 M€ pour 13 entreprises

Nouvelle salve de subventions pour 5 entreprises de l'automobile et 8 de l'aéronautique. Dans le cadre des deux fonds de soutien à ces secteurs, l'Etat débloque 3,1 millions d'euros aux premières (trois du Grand Est, une du Nord, une de Sarthe), et 5,7 millions aux secondes (quatre en Occitanie, deux en Ile-de-France, ainsi que Loiretech en Loire-Atlantique et Coraxes en Côtes-d'Armor). Les deux appels à projets restent ouverts jusqu'au 17 novembre. Jusqu'à présent, seulement 5 % de l'enveloppe dédiée à l'automobile en 2020 ont été consommés (10,6 M€ sur 200) et 13 % de celle réservée à l'aéronautique (13,2 M€ sur 100).
Postuler au fonds automobile ou au fonds aéronautique sur le site de Bpifrance.

Concertation sur les salariés en reconversion

Comment faciliter la reconversion des salariés ? La question était au centre de nouvelles discussions, aujourd'hui, entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux. Le gouvernement propose d'améliorer les congés de mobilité et de reclassement (par des exonérations de charges supplémentaires ou le financement de formation), et d'aménager le CPF Transition en faveur des métiers en tension. Syndicats et patronat ont jusqu'à la fin du mois pour plancher sur ce dossier.
Autres sujets soumis à la concertation : le renforcement des clauses d'insertion dans les marchés publics et l'organisation d'un dialogue social, au sein des entreprises, concernant les aides publiques qu'elles ont perçues.

Mission sur les entreprises en difficulté

Autre chantier ouvert aujourd'hui par le gouvernement, celui de la justice économique. Une mission vient d'être lancée pour améliorer la détection, la prévention et l'accompagnement des entreprises en difficulté. Elle part du constat que leurs dirigeants sollicitent souvent trop tard l'aide des tribunaux. Confiée à Georges Richelme, président de la Conférence générale des juges consulaires de France, elle rendra ses recommandations avant la fin de l'année.

3 octobre

📍 Salles de sport : réouverture à Toulouse

Et de deux. Les salles de sport de Toulouse ont obtenu, devant le tribunal administratif, le droit de rouvrir leurs portes. C'est la seule ville, avec Rennes, où la justice a annulé la fermeture de ces établissements, décidée, à l'origine, au nom de la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

2 octobre

📍 Report des charges, le retour (1)

Ce fut l'un des dispositifs phares du confinement : le report des charges sociales revient en octobre. Il est toutefois limité aux entreprises contraintes de fermer pour cause d'épidémie. La mesure permet au gouvernement de temporiser, en attendant la mise en place des exonérations promises aux activités les plus durement touchées.

Délai de carence suspendu, le retour (bis)

Autre mesure à faire sa réapparition, à la faveur du renforcement de l'épidémie, le délai de carence va être de nouveau suspendu. Mais ceci ne vaut que pour les arrêts maladie des personnes identifiées par la Sécurité sociale comme potentiellement contaminées, et pour qui le télétravail est impossible. Dans ce cas, elles recevront un certificat d'isolement, « servant de justificatif auprès de leur employeur », a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran, hier.
Par ailleurs, ces mêmes cas contact, s'ils sont considérés à risque, pourront demander, à partir de demain, leur arrêt de travail directement en ligne sur le site declare.ameli.fr

Fonds de solidarité et chômage partiel, la mue permanente

Le gouvernement poursuit aussi l'adaptation en continu de ses outils en faveur des entreprises. Un décret, publié hier au Journal officiel, revient sur l'accès au fonds de solidarité, notamment au titre du mois d'août. Un autre entérine plusieurs changements annoncés sur l'activité partielle : rétablissement à 15 jours (au lieu de 2) du délai préalable à l'acceptation implicite d'une demande ; et, pour le nouveau régime de longue durée, maintien du reste à charge de l'employeur à 15 % après le 1er octobre, ainsi qu'assouplissement de l'obligation à rembourser l'aide de l'Etat, en cas de non-respect des engagements (elle ne sera plus valable "si les perspectives d'activité se sont dégradées" depuis l'accord de mise en oeuvre du dispositif).

Le congé de proche aidant bel et bien lancé

Cette fois, c'est bon. Le décret relatif au nouveau "congé de proche aidant" a été publié aujourd'hui au Journal officiel. Avec trois jours de retard sur l'entrée en vigueur de la mesure.

Les restaurateurs restent mobilisés

Ils espèrent être enfin entendus. Les représentants de l'hôtellerie-restauration ont été reçus au ministère de la Santé aujourd'hui. Olivier Véran leur avait promis, hier, d'étudier leurs propositions, en vue de renforcer le protocole sanitaire en place dans leurs établissements. Elles devraient être soumises au  Haut-Conseil de la Santé publique. Les professionnels espèrent leur validation, afin d'éviter toute fermeture complète, prévue en zone d'alerte maximale au Covid-19.
En parallèle, à Aix-en-Provence et Marseille, où cette mesure s'applique déjà, les acteurs économiques locaux ont décidé de poursuivre le combat judiciaire devant le Conseil d'Etat.
Enfin, ce midi, patrons et salariés du secteur étaient appelés à "faire du bruit" devant leur commerce, en guise de protestation symbolique contre le durcissement des règles sanitaires.

Restauration collective : Elior au régime

Elior, victime collatérale du Covid-19. Le groupe de restauration collective va alléger son activité dans les entreprises, avec "la suppression de 1 888 postes, répartis sur 1 260 lieux (...) opérés par Elior Entreprises et Arpège, sur l’ensemble du territoire". La direction explique devoir s'adapter, notamment, à "l'augmentation pérenne du télétravail" et "la réduction d’activité de nombreux clients" dues à la crise.

1er octobre

📍 L'investissement à l'heure du coronavirus

L'investissement résiste tant bien que mal à la crise. C'est l'un des enseignements de notre sondage exclusif, mené avec ABF Décisions cet été. Les 243 dirigeants interrogés sont quasiment aussi nombreux à maintenir leur stratégie, en dépit du coronavirus (41 %) qu'à suspendre ou reporter leurs projets (40 %). Plus surprenant, la relocalisation et la transition écologique, sur lesquelles l'Etat concentre pourtant ses efforts de relance, apparaissent comme les dernières de leurs priorités en matière d'investissement.
⏩ A lire, les résultats de notre sondage : Deux entreprises sur trois ont besoin d’une aide publique pour investir

Le boom des plans sociaux

Les plans sociaux se sont encore accélérés dans la deuxième quinzaine de septembre. Ils ont augmenté de 70 % en un an, selon la Dares (ministère du Travail), soit un rythme de croissance plus soutenu qu'il y a encore deux semaines. Le chômage partiel, lui, a poursuivi son reflux au mois d'août.

Le marché auto reste au point mort

Les ventes de voitures neuves encore à la peine. En septembre, elles ont baissé de près de 3 % sur un an (après déjà -19,8 % en août), d'après le Comité des constructeurs français (CCFA). En neuf mois, le marché a reculé de 28,9 % par rapport à la même période en 2019.

Logement : les chantiers repartent, pas les permis

La construction de logements se redresse, mais l'avenir s'assombrit, selon les données du gouvernement. D'un côté, les mises en chantier se sont bien rétablies depuis la fin du confinement : de juin à août, elles étaient 2 % au-dessus de leur moyenne d'avant-crise sur douze mois. Mais, de l'autre, les autorisations peinent à se relever : les permis accordés restent, sur la même période, 19 % sous leur niveau de mars 2019 à février 2020.

Victoire des salles de sport à Rennes

Les salles de sport rennaises vont pouvoir rouvrir. Le tribunal administratif a suspendu la décision préfectorale qui leur imposait la fermeture pour cause de coronavirus. Les professionnels de Lille, Nice et Bordeaux n'ont pas connu la même fortune, puisque leurs recours ont été, au contraire, rejetés par la justice.

Un nouveau congé payé est né

Un nouveau droit pour les aidants. Depuis hier, les salariés et les indépendants peuvent, en théorie, bénéficier d'un congé payé, afin de s'occuper d'un proche en situation de dépendance (maladie, grand âge ou handicap). Sa durée maximale est de trois mois fractionnables, mais, sur l'ensemble de sa carrière, un demandeur pourra poser jusqu'à un an. L'indemnisation, versée par les CAF ou la MSA, oscillera entre 43,83 et 52,08 euros par jour. Prévu par la loi en 2019, ce "congé de proche aidant" doit toutefois encore faire l'objet d'un décret pour pouvoir entrer pleinement en application.

5G : fin des enchères à 2,8 milliards d'euros

Lancées mardi, déjà finies. Les enchères pour la 5G se sont achevées aujourd'hui. Les quatre opérateurs Bouygues, Free, Orange et SFR ont accepté de débourser près de 2,8 milliards d’euros, pour mettre la main sur les 11 derniers "blocs" de fréquence disponibles et nécessaires au déploiement de cette technologie.

30 septembre

📍 Chômage partiel : encore du changement

A chaque jour son annonce sur le chômage partiel. L'indemnisation intégrale de l'employeur par l'Etat sera finalement maintenue jusqu'au 31 décembre dans plusieurs secteurs - et plus seulement dans l'hôtellerie-restauration, comme le gouvernement l'avait d'abord annoncé hier.

La justice valide les fermetures

Le combat aura tourné court. Dans les Bouches-du-Rhône, la justice a rejeté le recours déposé contre l'arrêté préfectoral qui ordonne la fermeture, jusqu'au 11 octobre, des bars et restaurants (entre autres) de Marseille et Aix-en-Provence. En Gironde, une action similaire, menée cette fois par les salles de sport, s'est soldée par le même échec devant le tribunal administratif de Bordeaux.

Les Français invités à investir dans les PME

Il a été imaginé avant la crise, mais il tombe à pic après. Un nouveau fonds d'investissement de Bpifrance proposera, demain, aux épargnants français de placer 95 millions d'euros dans 1 500 entreprises.

Un CSE pour les TPE

Opération séduction pour le syndicat Force Ouvrière. Il offre aux membres des TPE (salariés, indépendants, patrons...) l'accès gratuit, jusqu'au 31 mars 2021, à une plate-forme d'avantages sociaux. Ils peuvent retrouver, sur ce site, des offres comparables à celles que peut proposer un comité social et économique (CSE) dans les entreprises de plus grande taille.

Assurance chômage et formation en discussion

Le gouvernement n'a pas renoncé à sa réforme de l'assurance chômage. Au contraire, il a expliqué aujourd'hui aux partenaires sociaux vouloir « rebrancher » quatre mesures reportées ou désactivées, cet été, à cause du Covid-19 (à savoir : bonus-malus sur les contrats courts ; dégressivité de l'allocation pour les hauts revenus ; calculs de la période d’affiliation et du salaire journalier de référence du demandeur d'emploi). L'objectif est de « revoir les paramètres, les compléter », pour adapter ces dispositifs au nouveau contexte de crise, en vue de leur application au 1er janvier.
Sur la formation professionnelle, trois questions sont mises sur la table : la mobilité des salariés d'une branche à une autre, la mutualisation des fonds au profit des PME de plus de 50 salariés et la gouvernance pour atteindre l'équilibre financier du système.

L'économie au ralenti en juillet

La reprise économique à la peine en juillet, selon une série d'indicateurs publiés aujourd'hui par l'Insee. Les ventes du commerce, le chiffre d'affaires de l'industrie et la production dans les services progressent à peine, alors que certaines activités semblent durablement affaiblies.

La consommation en forme en août

Pas de vacances pour la consommation. Les dépenses en biens des ménages sont reparties de l'avant en août (+2,3 %, après -0,9 % en juillet) selon l'Insee. Elles s'affichent même en croissance sur un an (+2,4 %). Le décalage des soldes d'été, jusqu'au 11 août, explique en partie cette performance, notamment pour l'habillement et le textile (+17,4 %).

29 septembre

📍 La crise souffle le chaud et le froid

Quel est le point commun entre des robots et du Nutella ? Aucun, si ce n'est, peut-être, que les deux échappent à la crise. Prenez le nordiste Exotec Solutions. Cet expert de la robotique appliquée aux entrepôts logistiques vient de collecter 90 millions de dollars (77 M€).
⏩ A lire : Exotec Solutions lève 90 millions de dollars pour mieux exporter ses robots
Quant à Ferrero, le fabricant de la célèbre pâte à tartiner Nutella, il conforte son implantation en Normandie, avec un plan d'investissement de 42 millions d'euros.
⏩ A lire : Pourquoi Ferrero investit 42 millions d'euros en Normandie
Mais derrière ces bonnes nouvelles pour l'économie en région, les annonces de plans sociaux et réductions d'effectifs se poursuivent aussi. Dernières en date chez Mecachrome et Manitou.

Les salles de sport haussent le ton

Les salles de sport se mettent à la lutte judiciaire. L'organisation patronale France Active annonce avoir déposé pas moins de 16 recours contre les arrêtés de fermeture de ces établissements. Ces décisions s'appliquent dans les zones d'alerte renforcée et maximale au Covid-19. Elles restent incompréhensibles pour les principaux intéressés, comme Thierry Marquer, le PDG du groupe rennais L'Orange Bleue.
⏩ A lire : Le patron de L’Orange Bleue réclame le soutien de l'État

Les hôtels, bars et restaurants restent sur leur faim

"On ne vous laissera pas tomber". C'est le message martelé par le gouvernement aux bars, cafés et restaurants, frappés, depuis hier, par de nouvelles interdictions, dans les zones d'alerte renforcée et maximale au Covid-19. Reçus à Matignon, leurs représentants en sont ressortis sans obtenir plus que les mesures d'urgence déjà annoncées. Seule précision du jour : l'indemnisation intégrale du chômage partiel restera en vigueur jusqu'au 31 décembre pour ces entreprises.

Les TPE-PME font de la résistance

Dans les TPE-PME, l'été a été rude pour le chiffre d'affaires, mais la trésorerie et l'emploi ont résisté, selon un sondage réalisé par la CPME. Sauf que leurs perspectives, pour le second semestre, restent sombres : 47 % estiment leur pérennité "au moins potentiellement menacée" par la crise en cours.

Etat et Régions se serrent les coudes

Cause commune contre le Covid-19. L'Etat a promis aux Régions de soutenir leurs investissements, avant la fin de l'année, à hauteur de 600 millions d'euros. Il est également prévu, par la suite, d'associer les présidents de ces collectivités au "pilotage" des fonds du plan de relance, en collaboration avec les préfets. Enfin, l'enveloppe des contrats de plan Etat-Région 2021-2027 est revue à la hausse : ces feuilles de route de l'investissement public local seront globalement dotés de 40 milliards d'euros (contre 30 Md€ sur la période 2015-2020).

Brexit : les transporteurs routiers montent au front

Face à l'enlisement des négociations sur le Brexit, le transport routier tire la sonnette d'alarme. Pas moins de 33 organisations européennes, dont la FNTR pour la France, a appelé, dans une lettre ouverte, l'UE et le Royaume-Uni à "préserver la connectivité routière par des arrangements équilibrés et réciproques". Les signataires souhaitent notamment "des garanties adéquates en termes de concurrence loyale, de performance environnementale, de sécurité routière et de conditions de travail pour les conducteurs". Et rappellent que plus de 2,3 millions de camions font le lien entre les îles britanniques et l'Union européenne, chaque année.

Un pas de plus vers la 5G

L'Etat va de l'avant avec la 5G. Une étape décisive est franchie aujourd'hui dans le déploiement de cette technologie en France, avec l'ouverture des enchères pour attribuer 11 derniers "blocs" de fréquence à Bouygues, Free, Orange et SFR. Chacun avait déjà décroché un premier lot en début d'année. Le confinement avait abouti à reporter le lancement de cette nouvelle phase. Autre conséquence du coronavirus : les opérateurs ne sont plus obligés de commercialiser une offre 5G dans au moins deux villes avant la fin d'année.

28 septembre

📍 Un budget 2021 sous le signe du Covid-19

Le gouvernement a présenté aujourd'hui un projet de loi de finances 2021 résolument tourné vers le soutien aux entreprises. Un budget marqué au fer rouge par la crise du coronavirus. Il vise à mettre en oeuvre une grande partie du plan de relance, annoncé au début du mois. Sur les 100 milliards d'euros prévus, Bercy espère ainsi en engager déjà 15 Md€ avant la fin de cette année, et jusqu'à 42 Md€ d'ici fin 2021. Objectif : doper la croissance de 1,5 point pour la porter à +8 %. Après une récession estimée à -10 % en 2020.

Budget 2021 : la colère des CCI

Le projet de loi de finances 2021 fait déjà des mécontents. CCI France s'insurge contre le nouveau coup de rabot à 100 millions d'euros que le gouvernement réserve aux chambres de commerce et d'industrie en 2021.

L'activité partielle longue durée fait son trou

Les entreprises commencent à se saisir du nouveau dispositif d'activité partielle longue durée. La ministre du Travail Elisabeth Borne a compté plus 300 accords signés, « qui concernent plus de 50 000 emplois », a-t-elle indiqué sur BFMTV.

Le chômage partiel classique joue les prolongations

L'activité partielle, telle qu'elle est appliquée depuis le 1er juin, joue les prolongations. Un décret, paru ce week-end au Journal officiel, maintient le reste à charge des entreprises à 15 % pour les heures chômées jusqu'au 31 octobre (au lieu du 30 septembre). Ce taux était censé passer à 40 % à partir de jeudi. En conséquence, les secteurs liés au tourisme conservent, eux, l'indemnisation intégrale de leur activité partielle pour un mois supplémentaire aussi.

Jour J pour les nouvelles restrictions

Les nouvelles restrictions, annoncées la semaine dernière, sont entrées en vigueur aujourd'hui dans les onze villes classées, avec la région parisienne, en zone d'alerte renforcée ou maximale au Covid-19. Les bars, restaurants et salles de sport sont les principales activités contraintes à la fermeture totale ou partielle, à Aix-Marseille, Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble et Montpellier. La jauge des rassemblements est également abaissée à 1 000 personnes. Attention, d'autres communes peuvent être visées par des mesures similaires. Dans les Bouches-du-Rhône, par exemple, la préfecture a imposé des horaires d'ouverture aux commerces de quinze villes de plus de 10 000 habitants.

25 septembre

📍 Retour à l'urgence pour les entreprises fermées

Pour soutenir les entreprises de nouveau contraintes à fermer pour cause d'épidémie, le gouvernement prévoit de mobiliser au moins trois dispositifs d'urgence. Leur périmètre n'a cessé d'évoluer tout au long de la journée, avant que Bercy « Nous assumerons, pendant 15 jours, leurs pertes et leurs difficultés financières. La totalité », a promis le ministre délégué aux PME Alain Griset, en visite à Marseille, cet après-midi. Il a assuré que les fermetures n'entreront en vigueur que dimanche soir (au lieu de samedi).
La Cité phocéenne est la seule à subir les restrictions les plus sévères (avec la Guadeloupe), en tant que zone d'alerte maximale au Covid-19. Une manifestation contre ce tour de vis sanitaire a eu lieu, ce matin, devant le tribunal de commerce de la ville. Les acteurs économiques, comme la mairie, demandent un délai de 10 jours avant l'exécution des décisions gouvernementales.

Le chômage toujours en apparent recul

Pour la première fois depuis mars, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi, sans activité aucune (la catégorie A), est repassé sous la barre des 4 millions de personnes en août. Mais cette baisse mensuelle de 4,3 % est compensée par la hausse de près de 8 % des demandeurs d'emploi ayant un peu travaillé (catégories B et C). Ces derniers n'ont jamais été aussi nombreux depuis un an.

L'activité partielle en repli cet été

L'activité partielle a moins eu la cote cet été. La Dares (ministère du Travail) a calculé qu'1,3 million de salariés auraient été  effectivement placés sous ce régime en août, contre 1,9 million en juillet. Sur ce dernier mois, l'estimation a d'ailleurs été nettement revue à la baisse (la précédente s'établissait à 2,4 millions de personnes). Le télétravail, en revanche, est resté stable : il concernait toujours un salarié sur dix en juillet-août.

L'emploi des jeunes rebondit

Un mois d'août bénéfique pour l'emploi des jeunes ? C'est ce qu'a assuré la ministre du Travail sur CNews. Quelque 180 000 jeunes auraient ainsi été embauchés en CDI ou CDD de plus de trois mois, selon Elisabeth Borne. Soit 9 % de plus qu'en 2019. Cette hausse mensuelle serait la première de l'année. Un bon résultat qu'elle attribue au plan jeunes mis en place cet été.

Aéronautique : saignée sur l'emploi chez Latécoère

Un tiers de son personnel. Tel est l'ampleur de la restructuration prévue chez Latécoère. Le sous-traitant aéronautique toulousain veut supprimer 475 postes. En cause : une chute de 40 % de son activité du fait de l'épidémie de coronavirus.
⏩ A lire : Le sous-traitant aéronautique Latécoère supprime un tiers de ses postes en France

Le commerce en a assez de la Tascom

Il n'y a pas que l'industrie dans la vie. Le Conseil du commerce de France demande au gouvernement la suppression de la Taxe sur les surfaces commerciales (Tascom), au même titre que les usines ont obtenu, dans le plan de relance, la baisse de leurs impôts fonciers. Pour le président de l'association William Koeberlé, le gain, estimé à près d'1 milliard d'euros pour les entreprises, leur permettrait d'"investir dans leur transformation numérique et faire évoluer leur modèle économique".

La rentrée prudemment optimiste des TPE-PME

L'optimisme commençait à revenir dans les TPE-PME à la rentrée (avant donc le retour aux mesures sanitaires plus strictes annoncé cette semaine). Selon le baromètre trimestriel Bpifrance Le Lab-Rexecode, elles n'étaient, par exemple, plus que 26 % à juger leur trésorerie encore tendue (-21 points depuis avril). Mais les dirigeants restaient sur la défensive en matière de chiffre d'affaires et d'investissement, alors que le niveau de la demande inquiétait toujours.

24 septembre

📍 Choc et colère, après le durcissement des règles sanitaires

Tollé général, après l'introduction de règles sanitaires renforcées dans onze métropoles régionales, Paris et sa petite couronne (voir ci-après). En première ligne, quatre organisations patronales de l'hôtellerie-restauration (Umih, GNC, GNI et SNRTC) exigent le "retrait immédiat" des mesures de fermeture des bars et restaurants. Elles menacent de contester ces décisions devant les tribunaux, tout comme France Active, qui défend les salles de sport. La colère est particulièrement vive à Aix-Marseille, où les restrictions sont les plus sévères, en raison de son classement en zone d'alerte maximale. Le président de région Renaud Muselier dit vouloir déposer, dès demain, un recours devant le tribunal administratif.
⏩ A lire : Stupeur et colère du monde économique après la fermeture des bars-restaurants à Marseille

La promesse d'une réactivation des aides aux entreprises

Les entreprises concernées par la nouvelle vague de restrictions seront de nouveau aidées par l'Etat. Bercy a promis aux représentants des secteurs les plus touchés (hôtellerie, restauration, événementiel et salles de sport) d'étudier "le renforcement des dispositifs existants". Dès hier, le ministre de la Santé avait assuré que « l'ensemble de [ceux] mis en place au moment du confinement leur seront de nouveau ouverts : fonds de solidarité quel que soit le secteur d'activité, exonération des cotisations sociales, activité partielle sans reste à charge pour l'employeur ». Des annonces pourraient suivre d'ici demain.
De son côté, le président de la CPME François Asselin a plaidé, sur Europe 1, pour une annulation de charges et un accès simplifié au deuxième étage du fonds de solidarité.

Qui est concerné par les nouvelles règles ?

La lutte contre le Covid-19 s'est donc brutalement durcie hier soir. En métropole, 69 départements sont passés en zone rouge (14 de plus en cinq jours), laquelle se décline désormais en trois catégories, chacune avec son lot de restrictions, prévues pour durer au moins deux semaines, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran.
1. L'alerte maximale concerne Aix-Marseille. C'est là que les mesures les plus sévères entreront en vigueur samedi (fermeture totale des bars et restaurants, ainsi que des établissements recevant du public, sauf protocole sanitaire en place).
2. L'alerte renforcée vise Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier, Paris et la petite couronne. Il est question, cette fois, de fermer partiellement les bars (à 22h au plus tard) et totalement les salles de sport, les gymnases et les salles des fêtes (pour les activités festives et associatives) ; d'abaisser la jauge des rassemblements à 1 000 personnes ; d'interdire les grands événements déclarés et les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public.
3. Au premier niveau d'alerte se trouvent les 69 départements classés rouges, sans les villes déjà citées. Les réunions festives et associatives pourront s'y tenir mais à moins de 30 personnes.
Enfin, le télétravail est vivement recommandé dans les métropoles en alerte renforcée et maximale.

Et pourtant, le climat des affaires s'améliorait...

Après le redressement, le frémissement. En septembre (mais avant le renforcement des mesures sanitaires annoncé hier), le climat des affaires a enchaîné un cinquième mois consécutif de hausse, selon l'Insee. Mais cette amélioration n'a jamais été aussi faible depuis le déconfinement (+2 points). Et l'indicateur, désormais à 92, reste inférieur de 13 points à son niveau d'avant-crise. Pas sûr que les dernières restrictions n'aident à son rétablissement...

Santé au travail : les mises en garde de la Cnil

La lutte contre l'épidémie de Covid-19 ne justifie pas tout. En l'occurrence, une entreprise ne doit pas fonder ses actions de prévention sur les données de santé de ses salariés, prévient la Cnil. Pour aider les employeurs à s'y retrouver, le régulateur vient de rappeler quelques règles de bonne conduite, et plusieurs interdits.
⏩ A lire : Les mises en garde de la Cnil aux employeurs, à l'ère du coronavirus

23 septembre

📍 Le congé paternité double et s'impose

En 2021, naissance d'un enfant rimera un peu plus avec absence des parents au travail ! Le congé paternité va passer de 14 à 28 jours en 2021, dont 7 jours seront rendus obligatoires. L'annonce a été officialisée par le président de la République Emmanuel Macron lui-même.

Le retour à la normale des embauches

Bonne nouvelle sur le front du recrutement. En août, les déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) ont bondi de 9,8 % par rapport à juillet, d'après l'Acoss. Mieux, elles progressent sur un an (+2,2 %) "pour la première fois depuis le déclenchement de la crise". La caisse nationale des Urssaf relativise toutefois cette performance, en raison d'un effet de calendrier favorable cette année. Sans compter que les embauches en CDI restent en berne par rapport à août 2019 (-2,1 %, contre +6,5 % pour les CDD longs).

La crise vue par les DRH...

L'épidémie de coronavirus change la donne dans les ressources humaines. Selon un sondage de l'Andrh, la crise pèse sur les augmentations salariales et les intentions d'embauche. Face au risque de suppressions d'emploi, l'activité partielle longue durée commence à s'imposer. Mais le grand gagnant de cette période pourrait être la RSE.

... et par Bpifrance

Bpifrance n'a pas chômé en début d'année. Triplement de ses prêts sans garantie, doublement de son soutien à l’innovation, lancement en urgence du PGE... la banque publique d'investissement a tiré le bilan de son premier semestre 2020, résolument extraordinaire, au sens propre du terme.
⏩ A lire : Bpifrance affiche un bilan semestriel marqué par la crise

Représentativité patronale : les candidatures sont ouvertes

La campagne 2021 de mesure de l'audience patronale démarre aujourd'hui à midi, avec l'ouverture de la phase de dépôt des candidatures. La procédure connaît quelques évolutions cette année, à la fois pour mieux prendre en compte les TPE, mais aussi pour atténuer l'impact de l'épidémie de coronavirus sur les organisations d'employeurs.

Levée de fonds XXL pour Mirakl

Elle revendique la levée de fonds "la plus importante jamais réalisée par une start-up française". En pleine crise du coronavirus, l'éditeur de logiciels Mirakl a bouclé un tour de table de 300 millions de dollars (255 M€). L'entreprise entend à présent recruter 300 ingénieurs pour ses sites de Paris et Bordeaux. Mieux, 400 emplois seront créés en trois ans en France, a renchéri... le président de la République Emmanuel Macron, dans un tweet de félicitations.
⏩ A lire : Mirakl lève 255 millions d'euros et confirme son développement bordelais

Lubrizol, un an après

Un an après le spectaculaire incendie de son site de Rouen, l'entreprise Lubrizol panse toujours ses plaies et repense aussi l'organisation de son activité.
⏩ A lire : L'incendie de Lubrizol amène l'entreprise à revoir son organisation

22 septembre

📍 Télétravail : feu vert à la négociation

Vers un nouvel accord national interprofessionnel (ANI) sur le télétravail. Le précédent datait de 2005 mais, depuis la sortie du confinement, le Medef se refusait à le remettre en discussion. A l'issue d'une nouvelle rencontre entre partenaires sociaux aujourd'hui, l'organisation patronale a finalement accepté l'ouverture de négociations (premières réunions les 3 et 23 novembre). Mais refusé qu'elles débouchent sur un texte "normatif [ou] prescriptif", au grand dam de plusieurs syndicats. "L'élaboration d'un accord donnera aux salariés et à leurs représentants un cadre pour des négociations de branche ou d’entreprise", s'est félicitée, pour sa part, la ministre du Travail Elisabeth Borne.

Nouvelle filière industrielle dans la santé

Avis de naissance. Les industriels du diagnostic in vitro, ainsi que trois pôles de compétitivité, ont décidé de se réunir pour se structurer en filière. Leur initiative vise notamment à favoriser le développement des innovations en France et en Europe, avec la volonté affichée de regagner en autonomie sur les plans sanitaire et industriel.

Phildar : le directeur général garde le lien

Il en était le directeur général, il en devient le repreneur officiel. Eric Vandendriessche est le nouveau propriétaire de Phildar. Si l'enseigne emblématique de la laine et du tricot, en procédure de sauvegarde depuis juillet, est sauvée, elle va toutefois se séparer de la plupart de ses salariés et magasins.
⏩ A lire : Phildar est reprise par son dirigeant

Rossignol sur une mauvaise pente

Autre mauvaise nouvelle du jour pour l'emploi : le fabricant d'équipements sportifs Rossignol va procéder à la suppression nette de 77 postes sur ses sites français.

Corruption : les PME trop passives

Une société sur cinq s'est retrouvée confrontée à des cas de corruption, au cours de ces cinq dernières années. C'est l'un des enseignements d'un baromètre national, réalisé par l'Agence française anticorruption. Une étude qui déplore les "lacunes" des dispositifs de prévention mis en place dans les entreprises en général, et le "fort retard" pris en la matière par les PME et petites ETI en particulier.

Batteries électriques : le retard à l'allumage français

En dépit d'un projet industriel désormais bien lancé, la France part de loin sur la batterie électrique. Selon une étude de l'Office européen des brevets et l'Agence internationale de l'énergie, "le Japon et la [Corée du Sud] mènent la course à l'innovation" dans ce domaine. Entre 2000 et 2018, ces deux pays comptent dix représentants parmi les onze premiers demandeurs de brevets mondiaux en matière de batteries. L'Hexagone n'en place qu'un seul (le CEA) et représente moins d'1 % des dépôts sur la période.

Pendant ce temps, le Brexit

Le coronavirus l'a un peu éclipsé, mais le Brexit continue de se préparer. En l'état actuel des négociations, la sortie définitive du Royaume-Uni de l'Union européenne est programmée au 1er janvier prochain. Afin d'aider les entreprises françaises à y faire face, l'administration organise une conférence en ligne gratuite demain après-midi.

21 septembre

📍 Air France en sursis

La compagnie Air France-KLM craint toujours pour son avenir. Les quelque 10,4 milliards d'euros d'aide et de garantie publiques de la France et des Pays-Bas, « nous permettent de tenir moins de 12 mois », juge le directeur général du groupe dans les colonnes de L'Opinion. Benjamin Smith évoque donc « une éventuelle recapitalisation ». Et s'inquiète de l'écotaxe sur les billets d'avion. Un projet également dénoncé, sur LCI, par le ministre délégué aux Transports. Jean-Baptiste Djebbari craint « la destruction, à terme, d'environ 120 000 à 150 000 emplois » en cas d'adoption de cette mesure, voulue par la Convention citoyenne pour le climat.

Airbus vers l'hydrogène

De son côté, Airbus affiche ses ambitions dans l'avion à hydrogène. Le géant européen affirme travailler sur trois concepts différents, avec mise en service d'un premier appareil en 2035. Cela tombe bien : ces objectifs sont conformes à ceux fixés par le gouvernement dans son plan de soutien à l'aéronautique et s'inscrivent dans sa stratégie nationale en faveur de l'hydrogène.

PGE : plafond spécial pour l'aéronautique

Changement de plafond pour les entreprises de la construction et la maintenance aéronautiques. Si elles demandent un prêt garanti par l'Etat (PGE), son montant maximal sera calculé en fonction de la valeur de leurs stocks, selon un arrêté publié la semaine dernière au Journal officiel. Jusqu'à présent, c'est le chiffre d'affaires ou la masse salariale qui étaient pris en considération.

Fonds de solidarité : prolongation spécifique aux discothèques

L'Etat va continuer à payer les charges fixes des discothèques. Le mécanisme, mis en place cet été et plafonné à 15 000 euros par mois, est prolongé jusqu'à la fin de l'année.

Construction : le redressement continue

La construction française poursuit sur sa lancée. La production du secteur, en juillet, a progressé de 5 % en un mois, soit la deuxième meilleur performance d'une zone euro globalement en stagnation (+0,2 %), selon Eurostat. Résultat, le retard sur l'année dernière se résorbe, avec une chute désormais limitée à 5,2 % dans l'Hexagone, par rapport à juillet 2019 (contre -11,6 % en juin).

Le chômage partiel sur la pente descendante

Le recours au chômage partiel recule, mais reste à un niveau élevé. Les demandes déposées par les entreprises en juillet concernaient 7,8 millions de personnes (-34 % en un mois). Dans l'industrie des transports et l'hébergement-restauration, près de 4 salariés sur 10 étaient potentiellement encore sous ce régime.

Epidémie : la France rougit, le Rhône réagit

Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 19 septembre.
Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 19 septembre. - Photo : Gouvernement

La France vire au rouge inexorablement : 55 départements sont classés zones de circulation active du virus depuis ce week-end, soit 13 de plus qu'il y a dix jours. Dans ces territoires, les préfets peuvent imposer des restrictions supplémentaires (sur les rassemblements de plus de dix personnes, l'ouverture des commerces, etc.), comme ils l'ont déjà fait, aujourd'hui, dans le Rhône et, la semaine dernière, dans les Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Gironde, Ille-et-Vilaine et Nord.

18 septembre

📍 Le CICE déçoit

Selon la dernière évaluation menée par France Stratégie, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) a permis la création d'environ 100 000 emplois entre 2013 et 2017, "ce qui est faible, rapporté au coût du dispositif – de l’ordre de 18 milliards d’euros en 2016".

L'APLD commence à trouver preneur

Des accords d'activité partielle longue durée (APLD) n'ont été signés que dans une vingtaine d'entreprises depuis la mise en place du dispositif, selon le ministère du Travail. Des PME ont adopté le dispositif, ainsi que des groupes comme à Liebherr Aerospace à Toulouse et Safran. Deux branches professionnelles ont signé des accords d'APLD, dans la métallurgie et la fédération Syntec.

La confiance des dirigeants de PME et ETI s'améliore

66 % des dirigeants de PME et ETI se montrent optimistes quant à l'activité de leur propre entreprise par rapport au mois de juin, selon le 99e Observatoire Banque Palatine des PME-ETI de septembre 2020. Ils sont deux fois plus nombreux (42 %) qu'en juin à estimer que la situation de leur entreprise est propice aux investissements.

17 septembre

📍 Hausse des plans sociaux en France

Selon le ministère du Travail, 394 plans de sauvegarde de l'emploi ont été déposés entre le 1er mars et le 13 septembre, représentant au total 57 000 suppressions de postes potentielles. C'est 58 % de plus que le nombre de plans sociaux déposés à la même période l'an dernier (249).

Le marché du logement neuf chute

Au cours du deuxième trimestre, le marché du logement neuf a pâti du confinement, selon les chiffres de la Fédération des promoteurs immobiliers. 25 423 logements ont été vendus entre avril et juin, soit une baisse de 37,8 % par rapport à la même période l'an dernier.

Vers une contraction des exportations françaises

Selon l'assureur-crédit Euler Hermes, les exportations françaises vont se contracter de 100 milliards d'euros en 2020. « Très tourné vers l'Union européenne, l'appareil exportateur français souffrira de la récession européenne attendue cette année », affirme-t-il  dans un communiqué, citant la chimie, l'agroalimentaire et les matériels de transport comme les secteurs les plus touchés. Il projette néanmoins une hausse des exportations de 40 milliards d'euros en 2021.

16 septembre

📍 Bridgestone quitte la France

Coup de massue sur l'emploi dans le Pas-de-Calais. Le fabricant de pneumatiques Bridgestone va fermer son usine de Béthune, la seule que compte le japonais en France. Cette décision laisse sur le bord de la route 863 salariés (hors intérimaires). Le gouvernement et la Région ont exprimé, dans un communiqué commun, "leur désaccord total" et dénoncé "la brutalité, la pertinence et les fondements" de cette annonce.
⏩ A lire : Bridgestone ferme son usine de Béthune, 863 emplois menacés

Six mois de restrictions sanitaires en plus

L'Etat se garde encore un peu la possibilité de restreindre les libertés au nom de la lutte contre le Covid-19. Le régime de droit transitoire instauré le 10 juillet, à la fin de l'état d'urgence sanitaire, va être prorogé de six mois, selon un projet de loi présenté en conseil des ministres. Autrement dit, jusqu'au 1er avril 2021, les autorités pourraient continuer à limiter la libre circulation, les rassemblements publics ou les horaires d'ouverture des établissements recevant du public, comme c'est déjà le cas actuellement.

Tourisme : l'heure des comptes

Un gros trou dans les caisses. La France a vu ses recettes touristiques internationales fondre de moitié en un an, sur la période de janvier à juillet, selon des chiffres présentés au conseil des ministres. Le bilan est toutefois « moins sombre que nous l'avions craint », a relativisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, grâce aux vacanciers français. De nouvelles mesures sont toutefois envisagées pour aider les activités ou les territoires les plus en difficulté à la sortie de l'été, comme les opérateurs de voyages, l'événementiel, mais aussi la Corse et son secteur agroalimentaire.

Coup de chaud sur le coût du travail

Au deuxième trimestre, le coût du travail a progressé de 6,7 % en un an, selon l'indice de référence de l'Insee, mesuré à partir des salaires hors charges du secteur marchand non-agricole. Une accélération principalement attribuée au chômage partiel et à la prime exceptionnel de pouvoir d'achat.

Les créations d'entreprise au top

L'entrepreneuriat dopé au coronavirus ? Pour le troisième mois consécutif, les créations d'entreprise ont en tout cas battu un record, signale l'Insee. Résultat, entre juin et août 2020, il s'en est déjà lancé 19 % de plus qu'à la même période l'an passé. Et ce, alors même que 2019 avait été un millésime exceptionnel.

Les délais de paiement, préoccupation n°1 des TPE-PME

Avant même la crise du coronavirus, le respect des délais de paiement était déjà la première exigence des TPE-PME dans leurs relations interentreprises, selon un baromètre de Provigis et du Médiateur des entreprises. L'étude s'intéresse aussi à leur politique de suivi des fournisseurs, pas toujours très opérante...

Le Covid-19 devient une maladie professionnelle

Le décret qui instaure la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle est paru hier au Journal officiel. La procédure sera automatique pour les soignants, sous réserve que leur état ait nécessité un placement sous oxygène. Les autres travailleurs devront soumettre leur demande à un comité régional, composé d'un médecin-conseil et d'un praticien hospitalier.

Consensus sur la récession

La France est bien partie pour échapper à une récession à deux chiffres. Après l'Insee et la Banque de France, l'OCDE révise à la hausse ses prévisions économiques pour 2020. Elle prédit désormais une baisse du PIB tricolore de 9,5 % (-7,9 % dans la zone euro). Soit une amélioration de 1,9 point par rapport à sa précédente estimation de juin. Sauf que, dans le même temps, la croissance annoncée pour 2021 baisse dans les même proportions. Elle s'établirait désormais à 5,8 %.

15 septembre

📍 5G : l'exécutif dit « oui »

Le débat autour du déploiement de la 5G s'est emballé ces dernières heures. Pas tant en raison de la publication, aujourd'hui, d'un rapport sur "les aspects techniques et sanitaires" de l'installation de cette technologie en France. Il recommande de renforcer l'information, la recherche et la surveillance en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. En réponse, le gouvernement a promis d'en tenir compte et "[confirmé] sa volonté de déployer la 5G".
Mais c'est surtout la sortie d'Emmanuel Macron, hier soir, qui a agité les esprits. « Oui, la France va prendre le tournant de la 5G, parce que c'est le tournant de l'innovation », a d'abord déclaré le président de la République, devant un parterre d'entrepreneurs de la French Tech, à l'Elysée. Avant de comparer les opposants à cette technologie au « modèle Amish » et au retour « à la lampe à huile ». En juin, la Convention citoyenne pour le climat avait demandé un moratoire, idée que le chef de l'Etat n'avait pas exclue à l'époque.

Transport maritime : coup de pouce aux compagnies de ferries

30 millions d'euros pour rester à flot. C'est ce que devraient récupérer les compagnies de ferries grâce au remboursement de « l'intégralité [de leurs] cotisations salariales (...) pour l'exercice 2021 », annoncé par le Premier ministre Jean Castex, à l'Assemblée nationale. Mis à mal par le coronavirus et le Brexit, Brittany Ferries devrait récupérer la moitié de cette somme.

Normalisation en cours dans les ETI

Au début du mois, les ETI et grandes entreprises n'étaient plus que 10 % à éprouver "des difficultés de liquidité ardues" en raison de la crise du coronavirus (-7,4 points depuis juin). Preuve, parmi d'autres, d'une "forme de normalisation", selon l'AFTE et Rexecode.

Ambitions en baisse dans les start-up

Les start-up aussi sont entrées dans le monde économique d'après. Elles considèrent désormais la faiblesse de la demande comme le principal obstacle à leur développement, selon un baromètre EY et France Digitale. Ce n'est toutefois pas le seul impact qu'a eu la crise sur ces entreprises. Recrutements, chiffre d'affaires, perspectives : l'épidémie les contraint à réviser leurs attentes à la baisse.

Commerce en ligne : une croissance sans étincelles

Au deuxième trimestre, les ventes du commerce en ligne ont progressé de 5,3 % sur un an, selon la Fevad. Un résultat presque décevant, tant le confinement semblait avoir profité au secteur.
⏩ A lire, l'interview des dirigeants de La Redoute, sauvée par le e-commerce : « Notre ambition reste d'atteindre un milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2021 »

Locaux d'activité : le tiercé gagnant de la crise

Sans surprise, la commercialisation des locaux d'activité a souffert de la crise au premier semestre. Mais sur un marché globalement en repli (-18 % en un an), trois villes sont parvenues à tirer leur épingle du jeu.
⏩ A lire : Sur le marché des locaux d'activité, la crise du coronavirus rebat les cartes de l'attractivité en région

Durcissement local des règles sanitaires

Plusieurs départements ont renforcé leurs mesures de lutte contre le Covid-19. A commencer par la Gironde et les Bouches-du-Rhône. Parmi les mesures communes aux deux départements : le télétravail est de nouveau recommandé, la jauge maximale des événements ramenée de 5 000 à 1 000 personnes, les rassemblements limités à 10 personnes dans l'espace public, les bars soumis à de nouvelles restrictions et le port du masque étendu.
⏩ A lire : En Région Sud, le monde économique craint pour l'avenir de l'événementiel et du tourisme
Ont également pris des dispositions supplémentaires, le Nord (annulation d'événements, obligation élargie sur le masque) et l'Ille-et-Vilaine (fermeture anticipée des bars à 23h à partir de mercredi).

14 septembre

📍 La récession (un peu) moins grave que prévu

La Banque de France estime désormais la baisse du PIB à -8,7 % en 2020 (contre -10,3 % auparavant). Ce qui correspond peu ou prou à ce que prédit aussi l'Insee (-9 %). Pour autant, le retour à la normale n'est toujours pas attendu avant 2022. Avec, dans l'intervalle, une année noire pour l'emploi en 2021.

Les injonctions du gouvernement à l'industrie...

En ouverture du Conseil national de l'industrie, le Premier ministre Jean Castex a précisé ses attentes envers les chefs d'entreprise du secteur, dans le cadre du plan de relance. Au programme : la préservation de l'emploi et de l'apprentissage, mais aussi l'amélioration des relations avec les sous-traitants ou encore l'évolution de la commande publique.

... et au BTP, appelé à prendre des engagements

Le BTP aussi va devoir faire des efforts, en contrepartie de la relance. Le gouvernement a enjoint les fédérations du secteur, réunies à Bercy, de lui faire "des propositions d'engagements", en vue de les formaliser d'ici la mi-octobre. Pour justifier sa demande, l'exécutif fait valoir l'accent mis, dans le plan de relance, sur la rénovation énergétique des bâtiments (6,7 Md€), notamment. Et il ajoute dans la balance, une promesse pour les travaux publics : celle d'étudier un nouveau relèvement du seuil de dispense de procédure. Ce plafond, sous lequel les marchés sont accordés sans appel d'offre, est déjà passé temporairement de 40 000 à 70 000 euros le 23 juillet dernier.

Automobile, aéronautique : 24 entreprises soutenues

La mise en oeuvre des plans de soutien à l'automobile et à l'aéronautique commence à porter ses fruits. Les vingt-quatre premiers lauréats des fonds de soutien à la modernisation, créés en réponse à la crise, ont été dévoilés. Dans l'automobile, 13 entreprises (dont le sarthois E4V) vont se partager 7,5 millions d'euros d'aide (sur une enveloppe prévue de 200 M€ en 2020). Dans l'aéronautique, elles sont 11 (dont l'aubagnais Oxytronic) à récupérer une somme équivalente (sur un total de 100 M€). Les deux appels à projets restent ouverts jusqu'au 17 novembre.
Postuler au fonds automobile ou au fonds aéronautique sur le site de Bpifrance.

La France, reine de la batterie électrique ?

Bientôt une usine chinoise de batteries pour véhicules électriques sur le sol français. C'est en tout cas le souhait du groupe Envision, basé à Shanghai, selon Le Journal du Dimanche. Ce projet industriel XXL est le troisième du genre, en quelques mois, à envisager une implantation dans l'Hexagone, après ceux de Verkor et Total-PSA.

Défense : aide à la cybersécurisation des entreprises

L'armée française veut mettre à l'épreuve la cybersécurité des PME et ETI de la défense. Elle leur propose de se soumettre à un diagnostic spécial pour identifier leurs risques informatiques et y remédier.

Alinea repris par ses propres actionnaires

Il est repris, mais ne changera pas de main. En redressement judiciaire depuis mai, le groupe d'ameublement Alinea reste propriété de la famille Mulliez. Mais il supprime au passage 992 emplois. Ainsi en a décidé le tribunal de commerce de Marseille. Il s'est appuyé, pour cela, sur une disposition temporaire, prise en réponse à la crise du coronavirus. Elle autorise des dirigeants à se porter acquéreurs de leur propre entreprise après son dépôt de bilan.

11 septembre

📍 Epidémie : 42 départements en rouge, Bordeaux et Marseille inquiètent

Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 12 septembre.
Carte des départements classés en zone rouge (circulation active du virus responsable du Covid-19) au 12 septembre. - Photo : Gouvernement

La France compte désormais 42 départements en zone rouge. Autrement dit, la circulation active du virus sur ces territoires pourra amener les autorités à imposer de nouvelles restrictions locales (sur les rassemblements, l'ouverture des commerces, etc.). Ce sera rapidement le cas à Bordeaux et Marseille : le gouvernement attend, d'ici lundi, les propositions des préfets compétents, avant de prendre des mesures pour ces deux villes.
Face à cette « dégradation manifeste » de la situation épidémique, le Premier ministre Jean Castex a également annoncé plusieurs inflexions de la stratégie de lutte contre le Covid-19. En particulier, la période d'isolement, pour les malades et cas contact, est abaissé de 14 à 7 jours et son respect fera l'objet de contrôle.

Une aide pour l'achat de masques "inclusifs" en entreprise

Les employeurs incités à acheter des masques "inclusifs" (qui laissent apparaître la bouche) pour leurs salariés handicapés. L'Agefiph s'engage à compenser le surcoût de cet équipement, et ce pour une durée de 3 mois renouvelable.

3 millions d'euros pour animer la French Tech

Des moyens supplémentaires pour les écosystèmes locaux de start-up. Le "French Tech Community Fund", dédié à leurs projets collectifs, est doté de 3 millions d'euros cette année. Les candidats ont jusqu'au 31 octobre pour déposer leur dossier.

Relance de l'industrie : suivez le guide !

C'est le mode d'emploi de la relance dans l'industrie : Bercy publie un guide de 62 pages pour aider les TPE, PME et ETI du secteur à s'y retrouver dans toutes les aides mises en place en leur faveur.

Et de deux, pour l'APLD

L'activité partielle de longue durée séduit une deuxième branche professionnelle. Après la métallurgie, fin juillet, c'est au tour des Betic (bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseil) de se doter d'un accord collectif sur ce dispositif, créé en réponse à la crise du coronavirus. Il est entré en vigueur depuis le 31 juillet.

Télétravail : les discussions s'enlisent

Les réunions des partenaires sociaux sur le télétravail se suivent et se ressemblent. Sauf que, cette fois, la CFTC en a assez vu. Le syndicat claque la porte, fâché par "le refus de la partie patronale de répondre clairement aujourd’hui à la question d’ouvrir ou non (...) une négociation, en vue d’aboutir à un nouvel accord national [interprofessionnel]". Le précédent date de 2005. Jusqu'à présent, le Medef a préféré travailler à "un diagnostic partagé" qu'au renouvellement du cadre en vigueur.

10 septembre

📍 Top départ à la "décarbonation" des usines

L'Etat veut investir 200 millions d'euros, avant la fin de l'année, sur la "décarbonation" de l'industrie. Pour ce faire, il lance deux appels à projets autour de l'efficacité énergétique et la conversion à la biomasse des sites de production français. Première étage d'une stratégie inscrite dans la durée : le plan de relance prévoit d'y consacrer 1,2 milliard d'euros d'ici à 2022.
⏩ A lire : 200 millions d'euros pour faire entrer l'efficacité énergétique et la biomasse dans les usines

Redressement sans rattrapage dans l'industrie

Où en est le secteur secondaire justement de son redressement post-confinement ? Il se poursuit, répond l'Insee, mais comme dans le reste de l'économie, il a ralenti en juillet : la production manufacturière a progressé de 4,5 % en un mois (+3,8 % dans l'ensemble de l'industrie). Insuffisant pour rattraper le retard pris pendant la crise. Dans toutes les branches, l'activité reste ainsi inférieure à son niveau de février (jusqu'à -22,9 % dans les matériels de transport). Seule exception, la pharmaceutique (+2,5 %).

Plans sociaux (1) : Bercy dit non aux effets d'aubaine

Haro sur les « plans sociaux d'aubaine ». Devant le Sénat, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est montré déterminé à user de « tous les moyens» pour ne pas « [laisser] passer » des restructurations « qui ne seraient pas indispensables pour que l'entreprise puisse rebondir ». Dans son collimateur, le groupe General Electric, au lendemain de l'annonce d'un "projet de transformation" de deux de ses divisions en Europe.

Plans sociaux (2) : +50 % en un an

C'était redouté, ça se confirme : les plans de sauvegarde pour l'emploi sont en forte augmentation. Il y en a eu 345 depuis mars, selon un décompte livré par la ministre du Travail Elisabeth Borne. Soit une hausse de 50 % par rapport à la même période l'an dernier. Au total, 50 000 emplois sont menacés.

Activité partielle longue durée : l'Etat sera plus généreux

L'activité partielle longue durée (APLD) aurait-elle du mal à séduire les entreprises ? La ministre du Travail annonce en tout cas l'extension de la prise en charge maximale de l'Etat. Jusqu'à quand ? Ses propos, tenus sur BFM Business, sont un peu flous. Ce sera « sans limite, jusqu'au délai prévu pour négocier [les] accords d'APLD », ce qui renvoie au 30 juin 2022. Sauf qu'Elisabeth Borne a immédiatement précisé « jusqu'à l'été prochain », soit en 2021...
Dans le décret paru fin juillet, pour tout accord collectif conclu après le 1er octobre 2020, l'indemnisation de l'employeur devait passer de 70 à 56 % de la rémunération horaire brute des salariés placés sous ce régime.

Retour du chômage partiel pour garde d'enfant

Face à l'épidémie de Covid-19, les parents salariés peuvent de nouveau se mettre en chômage partiel pour garder leur enfant. Mais plusieurs conditions s'appliquent à cet arrêt de travail d'un genre particulier.

9 septembre

📍 20 milliards d'euros pour la transition écologique des entreprises

Les entreprises pourront bénéficier de près de 20 milliards d'euros de financement pour leur transition écologique. Ces ressources sont issues du "Plan climat", porté conjointement par Bpifrance et La Banque des territoires. Dans la lignée du plan de relance, les deux institutions publiques promettent d'engager un total de 40 milliards d'euros jusqu'en 2024 sur les énergies renouvelables, la rénovation énergétique ou encore la décarbonation de l'industrie, entre autres.

Les salaires au ralenti

Les augmentations de salaires marquent le pas en 2020, selon une étude Deloitte. La faute à la crise du coronavirus, qui a plombé la part variable des rémunérations et stoppé net les efforts des entreprises en matière d'égalité femmes-hommes. Mais le pire est à craindre pour 2021, prévient le cabinet.

Auchan s'allège pour se transformer...

Le groupe nordiste Auchan s'apprête à tailler dans ses effectifs. Une suppression nette de 1 088 emplois, lancée dans le cadre du "plan de transformation" engagé l'an dernier. Mais justifiée aussi par la nouvelle donne économique et sanitaire dans la grande distribution.
⏩ A lire : Auchan Retail France annonce la suppression nette de 1 088 emplois

... Beneteau pour s'adapter

Le groupe nautique vendéen pris dans la tempête du coronavirus. Beneteau prévoit de supprimer jusqu'à 1 390 emplois. Il envisage notamment "la fermeture, la cession ou la mise en sommeil de 5 sites [de production] sur 24", dont trois en France.

Le redressement des échanges commerciaux se poursuit

Le rebond du commerce international se poursuit, mais sur un rythme un peu plus faible. En juillet, les exportations ont progressé de 9,6 % en un mois (+3,1 Md€), les importations de 4,9 % (+2 Md€), selon les douanes. Point positif, après trois mois de hausse consécutive, le déficit recule de 1,1 milliard d'euros, pour atteindre 7 Md€. Point négatif, le redressement des achats de la France à l'étranger (revenus à 10 % de leur niveau d'avant-crise) reste supérieur au rétablissement de ses ventes (à 17 % sous leurs performances pré-Covid).

8 septembre

📍 Le plan de la France en faveur de l'hydrogène vert

L'Etat prévoit d'investir 3,4 milliards d'euros, sur les trois prochaines années, dans l'hydrogène décarboné. Cette enveloppe doit accompagner la création d'une filière industrielle française et soutenir le déploiement de cette technologie verte dans l'industrie et les transports.
⏩ A lire : Comment l'Etat veut faire de l'hydrogène le moteur de sa relance verte

La reprise économique plafonne

L'économie française entre dans le dur, prévient l'Insee. Jusque-là, la reprise s'est montrée assez solide : la croissance devrait atteindre 17 % au troisième trimestre (prévision toutefois en baisse de 2 points par rapport à la précédente) et l'activité, en août, se situait à 95 % de son niveau d’avant-crise. Mais elle pourrait désormais plafonner autour de 96 %. La faute à un redressement "plus lent", d'autant plus que "l’incertitude sanitaire tend à croître de nouveau". Résultat, l'institut maintient sa prévision de récession à -9 % en 2020. Le taux de chômage, lui, pourrait s'envoler à 9,5 % d'ici la fin d'année (contre 7,1 % au deuxième trimestre).

Déjà 700 000 emplois perdus

En cinquante ans, l'Insee n'avait jamais vu ça : l'emploi salarié marchand (hors agriculture) a dégringolé de 3,6 % au premier semestre. Tout secteur confondu, entre avril et juin, la France a enregistré 215 200 destructions nettes de postes par rapport au premier trimestre (soit une baisse de 0,9 %, plus forte qu'annoncé début août). Et plus de 700 000 depuis le début de l'année. Seule la construction parvient à sauver les meubles (hors intérim, emploi stable sur le trimestre et en hausse de 1,4 % sur douze mois).

Des défaillances toujours aussi faibles

Le nombre de défaillances est restée exceptionnellement bas entre mai et juillet, selon une étude de l'institut Xerfi I+C pour le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Elle compte à peine plus de 6 000 procédures collectives ouvertes sur la période, en baisse de 42,5 % sur un an. Un résultat attribué aux "aides mises en place par l’Etat" et à "leurs effets positifs sur la trésorerie". Mais la situation pourrait bientôt s'inverser, en raison du retour, depuis le 24 août, aux règles habituellement en vigueur pour les entreprises en difficulté.

7 septembre

📍 PGE : les banques s'engagent sur les taux d'intérêt

Les banques et le gouvernement promettent des taux d'intérêt "à prix coûtant" pour les TPE-PME qui choisiraient de rembourser leur prêt garanti par l'Etat (PGE) au-delà de sa première année.

Automobile : aide à la modernisation industrielle jusqu'en 2022

Le fonds de soutien à la modernisation de la filière automobile jouera les prolongations jusqu'en 2022, dans le cadre de France Relance. Annonce de la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. En attendant, Bercy a dévoilé le nom des deux premières entreprises bénéficiaires de ce dispositif, doté, en 2020, de 200 millions d'euros : la Sfob (Seine-et-Marne) et le Comptoir général de ressort Sarrebourg (Moselle) seront aidés dans l'acquisition de nouvelles machines. D'autres devraient suivre : à l'issue de son appel à manifestation d'intérêt lancé cet été, le gouvernement a reçu plus de 540 dossiers.

Toujours plus d'argent pour l'industrie

Bpifrance va réactiver ses "prêts French Fab" à la mi-octobre. Arrêtée l'an dernier, cette offre vise à cofinancer les investissements industriels des entreprises. L'enveloppe disponible devrait s'élever entre 400 et 500 millions d'euros, avec un apport de 45 millions d'euros de l'Etat, indique le ministère de l'Economie. Les prêts octroyés varieront de 100 000 à 5 millions d’euros, sur une durée de deux à douze ans, avec différé d’amortissement de trois ans maximum.

Les déçus du plan de relance

La stratégie de relance à 100 milliards d'euros du gouvernement ne les a pas impressionnées : plusieurs fédérations professionnelles font part de leurs doutes, leur déception, voire leur mécontentement, face aux annonces de jeudi dernier.

Les zones rouges gagnent du terrain

La liste des "zones de circulation active du virus" compte désormais 25 territoires en métropole, après l'ajout de la Seine-Maritime, du Nord, du Bas-Rhin, de la Côte-d'Or et des deux départements corses. Des restrictions supplémentaires pourront donc être appliquées dans ces départements et les dérogations temporaires au port du masque y sont dès à présent plus strictement encadrées.

4 septembre

📍 Plan de relance (1) : il y aura des contreparties

Le plan de relance ne sera pas un chèque en blanc aux entreprises. En visite dans une usine Lesaffre du Nord, Bruno Le Maire a explicité sa position sur ce point. « Je ne fixe pas de conditionnalités, (...) mais je suis favorable à des contreparties (...), sur lesquelles les entreprises vont s'engager publiquement. » Lesquelles ? Ce sera aux parlementaires de le déterminer, mais le ministre de l'Economie en a cité trois : « effort de décarbonation et de transition écologique » ; signature d'accord d'intéressement ou de participation ; amélioration de la gouvernance (écoute et place des salariés dans l'entreprise, égalité femmes-hommes).
Plus tôt, le secrétaire général de la CFDT a suggéré d'impliquer les comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises soutenues par l'Etat. Ils pourraient alors rendre « un avis conforme, qui autorise, d'une certaine manière, l'utilisation de ces aides dans telle ou telle direction », a proposé Laurent Berger sur France Inter.

Plan de relance (2) : l'industrie déjà choyée

Au lendemain de la présentation de son plan de relance à 100 milliards d'euros, le gouvernement enfonce le clou pour l'industrie en région. Il annonce une rallonge de 550 millions d'euros pour le dispositif des "Territoires d'industrie". Et promet d'accélérer l'octroi de ses subventions aux investissements, grâce à une méthode de sélection des projets décentralisée.

Exonérations de charges : les règles du jeu fixées

Adoptée fin juillet, l'exonération de charges sociales, pour les secteurs les plus touchés par la crise, se précise. Un décret, paru cette semaine, en fixe plusieurs règles. Il définit notamment la baisse de chiffre d'affaires nécessaire aux entreprises dépendantes du tourisme, de l'événementiel, de l'aérien, du sport et de la culture, pour y prétendre.

Pas de crise du financement dans les start-up

Les levées de fonds des start-up françaises n'ont quasiment pas souffert de la crise du coronavirus. Au premier semestre, elles se sont montées à 2,7 milliards d'euros. "Une performance remarquable" au vu du contexte, s'extasie le cabinet EY.

Chômage partiel : des abus limités

Les soupçons de détournement du chômage partiel par les entreprises se dégonflent. Selon la ministre du Travail Elisabeth Borne, l'administration a procédé à 45 000 vérifications (sur un objectif initial de 50 000). Elles ont débouché sur à peine 400 procédures pénales (soit 0,9 % du total). Fin juillet, Elisabeth Borne faisait état de 1 400 suspicions de fraude ou d'escroquerie, sur un nombre plus restreint de contrôles (25 000).

Fermetures d'école : les employeurs, victimes collatérales ?

C'est le nouveau casse-tête de la rentrée. Moins d'une semaine après la reprise des cours, plus de 120 classes et 22 établissements scolaires (dont 12 en métropole) ont déjà refermé leurs portes pour cause de Covid-19. Chiffres donnés par le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, sur Europe 1.
Dans ces conditions, quelles solutions pour les parents qui travaillent et doivent garder leurs enfants ? Visiblement pris de court, le gouvernement promet « rapidement » un « dispositif qui permettrait que les parents puissent rester chez eux », a confirmé Elisabeth Borne sur France Info. Mais, a aussitôt prévenu la ministre du Travail, ce congé parental ne serait possible qu'en dernier recours : « L'école [ou la mairie doivent] d'abord trouver une solution pour faire garder les enfants. » En attendant, si ce n'est pas le cas, c'est aux parents de s'organiser.

3 septembre

📍 Plan de relance (1) : le gouvernement abat ses cartes

Après l'urgence, la relance. Le gouvernement dévoile le contenu de son plan à 100 milliards d'euros pour aider l'économie française à rebondir après l'épidémie de Covid-19. Il s'agit en l'occurrence de « réinjecter massivement de l’argent dans l’économie », pour « faire en sorte [qu’elle] ne s’effondre pas, que le chômage n’explose pas », a indiqué le Premier ministre Jean Castex, sur RTL.
Plus d'un tiers de l'enveloppe (35 Md€) sera ainsi consacré à la compétitivité des entreprises et aux investissements stratégiques. Un effort de 30 Md€ est consenti pour la transition écologique. L'industrie et les transports devraient largement bénéficier de ce programme étalé sur deux ans et demi, le commerce et le tourisme un peu moins.
⏩ A lire : A quoi vont servir les 100 milliards d'euros du plan de relance ?

Plan de relance (2) : objectif de 160 000 emplois

Un objectif chiffré sur l'emploi, mais pas sur la croissance. Le Premier ministre Jean Castex a expliqué, sur RTL, «[espérer] que le plan de relance, en 2021, [créerait] 160 000 emplois. » Il a toutefois indiqué qu'il s'agissait d'une prévision basse. A propos du PIB, le chef du gouvernement a promis une estimation d'ici la fin du mois.

Plan de relance (3) : le satisfecit prudent du patronat

"Un bel élan" (CPME), un plan qui va "dans la bonne direction" (U2P) avec "une vision de long terme" (Meti)... les organisations patronales se montrent plutôt séduites par la relance à 100 milliards d'euros du gouvernement. Ce qui ne les empêche pas d'y mettre aussi quelques bémols. Leur principale inquiétude : que les mesures tardent trop à arriver jusqu'aux entreprises.

Le retour du Haut-commissaire au plan

Le nouveau poste de Haut-commissaire au plan sera bien occupé par François Bayrou, le président du Modem. Cette fonction, recréée par décret le 1er septembre, est présentée comme une conséquence directe de la crise. Elle a « mis en évidence notre faiblesse, ou notre dépendance à une vision de court terme de l'économie », a justifié Jean Castex.
Selon le Journal officiel, la mission de François Bayrou sera "d'animer et coordonner les travaux de planification et de réflexion prospective conduits pour le compte de l’Etat" et "d'éclairer les choix des pouvoirs publics au regard des enjeux démographiques, économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, technologiques et culturels".

Le commerce de détail dynamique en juillet

Les consommateurs français répondent toujours présent. En juillet, le volume des ventes dans le commerce de détail a enregistré un troisième mois consécutif de hausse (+1,5 % par rapport à juin, contre -1,3 % en zone euro), selon Eurostat.

2 septembre

📍 Pays les plus innovants : la France repasse devant la Chine

La France gagne quatre place au classement des pays les plus innovants, selon le baromètre annuel mis en place par l’Université Cornell, l’Insead et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Repassant devant la Chine, la France se hisse au douzième rang mondial d’un palmarès dominé par la Suisse, la Suède et les Etats-Unis, qui analyse aussi bien les moyens mis à disposition pour innover dans chaque pays que les résultats de ces politiques. Parmi les atouts tricolores : l’intensité de la R&D dans les grandes entreprises, la qualité des publications scientifiques et la part de chercheurs dans le secteur privé.

Plan de relance : J-1

On en connaît déjà le montant global (100 milliards d'euros), les grandes priorités (l'emploi, l'industrie, l'environnement), le nom ("France Relance"), ainsi que quelques mesures phares, comme la baisse de 10 milliards des impôts de production. Le plan de relance du gouvernement, attendu depuis plusieurs semaines, reporté à plusieurs reprises, sera présenté demain, à l'issue du conseil des ministres.

La rémunération des cadres rognée par la crise

Le Covid-19 n'épargnera pas les cadres. Après avoir stagné en 2019, leur rémunération devrait subir les contrecoups de la crise en 2020, et ce à plus d'un titre, selon un baromètre réalisé par l'Apec.

Tourisme : l'attractivité perdue des métropoles

Vers des actions ciblées pour relancer le tourisme dans les grandes villes ? Le secrétaire d'Etat en charge du secteur « plaide pour qu'on puisse mettre en place des contrats de relance [de ces] destinations, pour pouvoir créer une offre minimale d'attractivité ». Le bilan de l'été montre en effet « des situations très préoccupantes à Paris, en Ile-de-France, dans les villes et les zones métropolitaines », a justifié Jean-Baptiste Lemoyne sur BFM Business.

1er septembre

📍 Tous masqués en entreprise, sauf si...

Le port du masque en entreprise est obligatoire depuis ce matin, selon le nouveau protocole sanitaire publié hier soir... à 22 heures ! Face à ce timing très serré, la ministre du Travail Elisabeth Borne a promis, sur LCI, de « donner quelques jours pour que chacun s'approprie ces règles ». Et pour cause : elles s'accompagnent de plusieurs exceptions et prévoient des cas dans lesquels les salariés peuvent temporairement retirer leur protection dans la journée.
⏩ A lire : Ce que dit le nouveau protocole sanitaire pour les entreprises sur le port du marque

Fin du chômage partiel pour certains salariés

Retour au travail pour les salariés habitant avec une personne vulnérable au coronavirus. Ils ne peuvent plus bénéficier du chômage partiel à partir d'aujourd'hui, en vertu d'un décret paru le 30 août. Quant aux travailleurs eux-mêmes, s'ils sont à risque face au Covid-19, ils devront présenter un certificat médical pour justifier leur maintien en activité partielle. La définition de cette vulnérabilité au coronavirus a toutefois été restreinte à quatre situations précises.

Fonds de solidarité : ouverture de la procédure pour août

Prolongé jusqu'en septembre pour les secteurs du tourisme, du sport et de la culture, ainsi que pour leurs fournisseurs, le fonds de solidarité peut être sollicité depuis aujourd'hui, et jusqu'au 31 octobre, au titre des pertes enregistrées au mois d'août. Le formulaire de demande est disponible dans votre espace personnel sur le site impots.gouv.fr

Le marché automobile a calé en août

Nouveau dérapage des ventes de véhicules neufs en août. Les immatriculations ont reculé de 19,8 % le mois dernier, selon le Comité des constructeurs français (CCFA). Cette fois, le coronavirus n'y serait pour rien : cette correction brutale serait due à "un effet de comparaison défavorable, les chiffres du même mois en 2018 et 2019 ayant été artificiellement gonflés par des changements de réglementation au 1er septembre" de ces deux dernières années. La chute d'août met fin à deux mois consécutifs de hausse, en juin (+1,2 %) et juillet (+3,9 %).

L'hôtellerie en souffrance

Les hôtels sont loin d'avoir fait le plein au début de l'été. Selon l'Insee, leur fréquentation est restée en baisse de 73,2 % en juin.

27 août

📍 Le climat des affaires poursuit son redressement

Le climat des affaires, indicateur calculé à partir des opinions des chefs d’entreprise, continue de s’améliorer, note l’Insee. En août, il s’établit à 91. C’est 7 points de mieux qu’en juillet, mais cela reste en deçà de la moyenne de long terme (100) et du niveau d’avant confinement (105).

26 août

📍 Les annonces de Jean Castex au Ref 2020

Invité à la Ref 2020 (l'université d'été du Medef), le Premier ministre a été très applaudi. Il faut dire qu'il a confirmé la baisse de 10 milliards d'euros d'impôts de production, étendu de quelques semaines le dispositif d'activité partielle, ouvert grand la porte à de possibles assouplissements de l'obligation du port du masque en entreprise et assuré qu'un quart du plan de relance allait être fléché vers les PME et les TPE.
⏩ A lire : Les annonces de Jean Castex devant le Medef

Le plan de relance présenté le 3 septembre

Le plan de relance sera finalement dévoilé le jeudi 3 septembre, a déclaré sur France Inter le Premier ministre Jean Castex. Il a annoncé que la culture bénéficiera d’une dotation exceptionnelle de deux milliards d'euros, sur les 100 milliards que va compter le plan de relance.

Le président du Medef veut de nouveau rouvrir le débat sur le temps de travail

Lors de la Ref 2020 (l’université d’été du Medef), Geoffroy Roux de Bézieux a de nouveau évoqué son souhait de revoir, à la hausse, le temps de travail.  « Il faudra rouvrir le débat », a déclaré le président du Medef, qui souhaite évoquer cette question lors de la reprise des discussions sur la réforme des retraites.

Mois record pour les créations d'entreprise 

Les créations d’entreprises sont de nouveau en hausse. En juillet, elles ont progressé de 9% en France. Il s'agit du plus fort nombre de créations d'entreprises (82 000 en un mois) depuis 10 ans.

25 août

📍 Bruno Le Maire promet de nouvelles aides pour les entreprises endettées

Les entreprises trop endettées devraient pouvoir demander une extension de la durée de remboursement de leur prêt garanti par l’Etat à des conditions avantageuses. « Actuellement, nous négocions avec les banques des taux attractifs compris entre 1 et 3 % pour les TPE et PME », indique sur son compte Twitter le ministre de l’Economie. Par ailleurs, dans un entretien aux Echos, Bruno Le Maire annonce la mise en place de prêts participatifs de long terme. D'une durée minimale de sept ans, ils « compteront dans les fonds propres des entreprises, mais sans participation à leur gouvernance ». Soumis à des engagements environnementaux, ces prêts participatifs doivent permettre de renforcer le bilan des entreprises endettées.

Jusqu’à 8 000 euros d’aide pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation

Deux décrets publiés ce 25 août précisent les modalités d’octroi de la prime de 5 000 à 8 000 euros, versée par l’Etat, que peuvent toucher les employeurs pour les contrats d'apprentissage et de professionnalisation conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021.

Masques sanitaires : la France n’est plus dépendante de la Chine

A quelques jours de l’obligation du port du masque en entreprise, la France n’est plus dépendante de la Chine en ce qui concerne les masques sanitaires, affirme Agnès Pannier-Runacher sur CNews. La ministre déléguée à l’industrie a assuré que l’industrie tricolore avait multiplié sa production par trente depuis le début de la crise. Et que sa production hebdomadaire de 50 millions de masques chirurgicaux et FFP2 allait encore doubler d’ici à décembre.
⏩ A lire : Kolmi-Hopen s'étend à Angers et ouvre une usine de fabrication de masques en Angleterre

83% des cadres parisiens souhaitent quitter l’Ile-de-France

Selon une étude de Cadremploi, 83 % des cadres parisiens sont prêts à quitter la région parisienne pour s’installer en province. Bordeaux, Nantes, Lyon, Montpellier et Aix-Marseille sont leurs destinations préférées.
⏩ A lire : comment le département de la Sarthe drague les salariés et entrepreneurs parisiens

24 août

📍 Port du masque : les éventuelles dérogations décidées dans la semaine

Les éventuelles exceptions à l’obligation du port du masque dans l’entreprise seront décidées dans la semaine, a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne à Europe 1. Le nouveau protocole sanitaire sera mis en ligne au plus tard lundi 31 août et entrera en vigueur le 1er septembre.

Un Français sur quatre refuserait de porter le masque en entreprise

La rentrée pourrait s’avérer très compliquée. A en croire un sondage réalisé par la plateforme de recrutement par intérim Qapa, 26% des Français seraient prêts à braver l’obligation de porter le masque en entreprise. Sur le plan juridique, le non-respect de cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er septembre, s’apparente pourtant à une faute, qui peut conduire jusqu’au licenciement.

Métallurgie : patronat et syndicat veulent un fonds de relance de l’industrie

Dans un manifeste qui comprend une vingtaine de propositions pour relancer l’industrie française, l’UIMM et trois syndicats de salariés (CFDT, FO, CFE-CGC) plaident pour la création d’un fonds de relance pour l’industrie. Destiné à renforcer les fonds propres des PME industrielles, ce fonds d'investissement doit servir à accompagner l’investissement productif et les relocalisations.

22 août

📍 La présentation du plan de relance repoussée

Pour que le gouvernement puisse se consacrer aux questions sanitaires liées à la rentrée, aussi bien à  l'école qu'en entreprise, la présentation du plan de relance sera repoussée d'une semaine. Destiné à aider les entreprises, ce plan de 100 milliards d'euros, dont le Premier ministre Jean Castex avait posé les premiers jalons au mois de juillet, sera donc dévoilé début septembre.

21 août 

📍 Coronavirus : les aides publiques les plus plébiscitées par les PME 

Alors que le gouvernement présentera ce mardi 25 août son plan de relance de l'économie, 9 PME sur 10 assurent avoir déjà utilisé un dispositif d'aide pour faire face à la crise de coronavirus, assure une enquête de Bpifrance. Le recours au chômage partiel a été le plus plébiscité, utilisé par 79% des PME interrogées. 53% des PME ont mobilisé le report d'échéances sociales et fiscales, 51% un prêt garanti par l'Etat, 41% la  pose de congés obligatoires. Le Fonds de solidarité, plus orienté vers les TPE, a été en revanche beaucoup moins actionné par les PME, seulement 11% d'entre elles l'ayant mobilisé. Enfin, durant la crise sanitaire, une entreprise sur trois a renégocié avec succès ses échéances bancaires.

Trésorerie : les PME tiennent le choc

Les aides publiques contribuent à soulager les trésoreries des PME. Selon une enquête de Bpifrance, près d’une PME sur deux n’éprouve aucune difficulté de trésorerie ; 40% d’entre elles disent rencontrer des difficultés surmontables.  Ces difficultés seraient en revanchent insurmontables pour 3% des PME interrogées.

20 août

📍 Plans sociaux : la rentrée s’annonce douloureuse

Si les inscriptions à Pôle Emploi sont pour l'instant  légèrement moins nombreuses cette année comparé à 2019, les estimations du ministère du Travail font froid dans le dos. Depuis le 1er mars, l’administration française assure que les entreprises envisagent environ 49 000 ruptures de contrat de travail, dans le cadre d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), procédure qui encadre les licenciements d’au moins 10 personnes dans les entreprises de plus de 50 salariés. C’est trois fois plus qu’en 2019. Le contre-coup du confinement risque de se faire sentir à l’automne.

La France encore loin de tourner à plein régime

Entre les mois de mai et de juin, le nombre de salariés ayant eu recours au chômage partiel a reculé de près de 50%, selon une estimation de la Dares, une administration qui dépend du ministère du Travail. Malgré cette nette amélioration, 4,5 millions de personnes, soit un quart des salariés du secteur privé, ont encore fait l’objet d’une mesure de chômage partiel au mois de juin. En moyenne, chaque salarié s’arrête de travailler 50 heures par mois.

Le fonds de solidarité renforcé pour aider les discothèques

Le décret n°2020-1049 du 14 août 2020 permet aux discothèques, qui font l’objet de fermetures administratives et qui craignent pour leur survie, de mieux bénéficier du fonds de solidarité. Les entreprises du secteur, quelles que soient leur effectif, leur chiffre d’affaires ou leur bénéfice imposable, pourront demander une aide mensuelle, d’un montant maximum de 15 000 euros, pour les mois de juin, juillet et août. La demande pourra être effectuée sur le site des Impôts à partir du 27 août.

19 août 

📍 Le refus du port du masque sera sanctionné

A partir du 1er septembre, le port du masque sera obligatoire dans les entreprises. Et gare à ceux qui ne respecteront pas cette règle censée endiguer l’épidémie de coronavirus. Ministre délégué aux PME, Alain Griset a affirmé sur BFM TV que « si un salarié refuse de mettre le masque, cela pourra être considéré comme une faute ». Une faute qui peut conduire jusqu’à son licenciement. Les employeurs devront aussi  bien veiller à fournir des masques à leurs salariés : des contrôles de l’Inspection du travail sont prévus, a prévenu Alain Griset.

Port du masque : la CPME veut des aménagements

Par le biais de sa vice-présidente déléguée Stéphanie Pauzat, la CPME réagit à l'obligation du port du masque. La mesure est jugée excessive, mais le syndicat patronal en appelle à la responsabilité des employeurs. Pour autant, il faudra que le gouvernement fasse preuve de réactivité pour adapter au mieux cette décision aux réalités du terrain, assure la dirigeante normande.
⏩ A lire : l'interview de Stéphanie Pauzat

Quarantaine britannique : Brittany Ferries suspend des traversées

La compagnie bretonne annonce la suspension de certaines de ses lignes maritimes et va procéder à des mesures de chômage partiel, suite à l'annonce d'une quarantaine britannique pour les voyageurs venant de France.
⏩ Plus d'info dans Brittany Ferries touché de plein fouet par la quarantaine imposée par le Royaume-Uni

18 août 

📍 Le masque obligatoire dans les entreprises

Le port du masque va devenir obligatoire dans les entreprises à compter du 1er septembre. C’est ce qu’a annoncé la ministre du Travail Elisabeth Borne aux partenaires sociaux ce mardi matin. Seule exception : le masque ne sera pas obligatoire dans les bureaux individuels.

Coup de frein sur l’investissement des ETI

79% des entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont revu leurs investissements à la baisse à cause de la crise du coronavirus, selon une enquête réalisée par le Meti et Mawenzi Partners. Cette tendance devrait se poursuivre l’an prochain. Une ETI sur deux prévoit de réduire ses investissements en 2021.

Le fonds de solidarité joue les prolongations

Suite au décret n°2020-1048 publié le 15 août, le fonds de solidarité est prolongé pour les pertes du mois de juillet, août et septembre. Cette mesure ne concerne que les entreprises de l’hôtellerie, de la restauration, les cafés, du tourisme, de l’événementiel, du sport, de culture et des entreprises de secteurs connexes. La demande peut être effectuée dès à présent sur le site des Finances publiques

17 août 

📍 PME et TPE pourront payer plus tard leurs impôts

Bonne nouvelle pour les PME et TPE. Si elles en font la demande, elles vont pouvoir étaler dans le temps le paiement de certains de leurs impôts dus entre mars et mai derniers. Sont notamment concernés la taxe sur la valeur ajouté, le prélèvement à la source et  l'impôt sur les sociétés.

Emploi des personnes handicapées : la stratégie française jugée à bout de souffle

L'Inspection générale des affaires sociales vient de rendre public son rapport sur le handicap et l'emploi qu'elle a remis au président de la République. L'administration tacle sévèrement les politiques publiques mises en place pour favoriser l'emploi des personnes handicapées en France. Articulé autour d'une vision purement administrative du handicap, peu lisible, difficilement accessible pour les travailleurs comme pour les entreprises, le dispositif actuel est jugé trop en décalage avec les besoins. Son efficacité pose question, avec un taux de chômage des personnes handicapées qui culmine à 18% en France... Reste à savoir si ce rapport peut amener le gouvernement à modifier la loi qui impose aux entreprises d'au moins de 20 salariés d'employer au moins 6% de travailleurs handicapés. 

16 août

📍 De nouvelles règles sanitaires dans les entreprises à la rentrée

Face à la recrudescence des cas de coronavirus, la ministre du Travail Élisabeth Borne a indiqué au JDD que de nouvelles règles sanitaires allaient entrer en vigueur à la fin du mois d’août. Le gouvernement présentera ce mardi 18 août ses propositions aux partenaires sociaux. Parmi elles, le port du masque pourrait devenir obligatoire dans les salles de réunion ou encore dans les espaces de circulation. Le télétravail reste « recommandé » et devra être mis en place « chaque fois que c'est possible dans les zones de circulation active du virus », indique Élisabeth Borne.

14 août

📍 Les entreprises, nouveau front de la lutte sanitaire

Après l'allègement de juin, le durcissement d'août ? L'évolution des règles sanitaires en entreprise seront au coeur d'une série de deux réunions au ministère du Travail, la première aujourd'hui, la seconde mardi. La question du port du masque obligatoire, soulevée cette semaine par le gouvernement, devrait notamment y être posée. Selon le point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France, publié hier soir, les entreprises restent en tête des foyers de transmission, avec 182 clusters identifiés au 11 août, soit 24 % du total (+2 points en une semaine).

Paris et Marseille dans l'oeil du cyclone

Les Bouches-du-Rhône et la ville de Paris sont désormais considérés comme "zones de circulation active du virus", selon un décret paru aujourd'hui. En d'autres termes, le préfet peut dorénavant décider d'y limiter les déplacements ou d'y restreindre l'accès aux lieux de réunion et aux établissements recevant du public - dans ce cas, il peut aller jusqu'à ordonner leur fermeture provisoire.

La jauge de 5 000 personnes ad vitam aeternam

Voilà de quoi inquiéter encore plus les professionnels de l'événementiel, du sport et de la culture. Le décret mentionné précédemment supprime la date du 31 août comme échéance de l'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes en France. Problème : il ne la remplace par aucune autre ! Mardi, le Premier ministre Jean Castex avait pourtant évoqué un report de deux mois, jusqu'au 30 octobre.

Relance : 3 milliards, mais pour faire quoi ?

A quoi serviront les 3 milliards d'euros dédiés aux PME, annoncés hier par le ministre de l'Economie ? Au soutien de leur financement, indiquait Bruno Le Maire. Aujourd'hui, son collègue délégué aux petites et moyennes entreprises précise, sur CNews : la somme ira à celles « qui voudraient investir sans mettre en danger leur situation ». Et de rassurer : « Il y aura beaucoup plus, pour les TPE-PME », que ces 3 milliards, dans le prochain plan de relance.

L'espoir d'une filière du rail made in France

Le gouvernement a autorisé le groupe britannique Liberty Steel à reprendre deux usines françaises, l'aciérie Ascoval (Nord) et le fabricant de rails France Rail Industry (Moselle). Son objectif : créer autour de ces deux entreprises une filière industrielle intégrée et moins polluante.
⏩ Plus d'info dans Le britannique Liberty Steel veut faire d'Ascoval et France Rail Industry des champions européens du ferroviaire

13 août

📍 La vraie-fausse baisse du taux de chômage...

L'effet de la crise ne transparaît toujours pas sur le taux de chômage calculé par l'Insee. Au deuxième trimestre, il s'établit à 7,1 % en France (hors Mayotte), en baisse de 0,7 point en trois mois. Un recul "en trompe-l’œil", prévient l'institut, car ce chiffre "ne traduit pas une amélioration du marché du travail", mais l'effet du confinement sur la recherche d'emploi.

... et des ruptures conventionnelles

En apparence, les ruptures conventionnelles ont souffert du confinement. Au deuxième trimestre, elles ont chuté d'un tiers en trois mois, selon la Dares (ministère du Travail). Sauf qu'après avoir été divisé par plus de deux en avril puis en mai, ces départs négociés entre le salarié et son employeur ont explosé en juin : +136,9 % en un mois. Au point de dépasser leur niveau d'avant-crise (+7,8 % en un an).

Relance : les fonds propres des PME seront soutenus

Que contiendra le plan de relance à 100 milliards d'euros ? Nouveaux indices, délivrés par Bruno Le Maire au quotidien Sud Ouest : y figureront 1 milliard pour la relocalisation industrielle (déjà au coeur d'appels à projets lancés cette semaine) et 3 autres pour « le soutien au financement des entreprises », de plus en plus endettées. « Nous allons mettre sur pied des instruments nouveaux pour apporter [aux PME] les fonds propres dont elles ont besoin : soit des obligations convertibles, soit des prêts participatifs », explique le ministre de l'Economie.

Fiscalité : l'investissement dans les PME est encouragé

Un avantage fiscal qui tombe à point nommé. La réduction d'impôt, accordée au titre du dispositif "Madelin - IR-PME", vient de passer de 18 à 25 %. Ce taux est valable sur les souscriptions au capital de PME non-cotées ou d'entreprises solidaires d'utilité sociale (Esus), effectuées entre le 10 août et le 31 décembre 2020, précise un récent décret. Les sommes éligibles sont plafonnées entre 50 000 et 100 000 euros (investissement en direct) ou 12 000 et 24 000 euros (par le biais d'un fonds). La mesure, inscrite dans la loi depuis deux ans, était jusqu'ici suspendue au feu vert de la Commission européenne.

12 août

📍 Les priorités industrielles du gouvernement

L'Etat affiche ses priorités en matière de réindustrialisation. Il vient de publier les cahiers des charges de trois appels à projets, en vue de distribuer jusqu'à 600 millions d'euros de subventions pour la création ou la modernisation d'usines. Au-delà des efforts déjà annoncés pour l'automobile et l'aéronautique, quatre nouvelles filières, jugées "critiques", vont pouvoir se partager 100 millions d'euros : la santé, l'électronique, l'agroalimentaire et l'industrie lourde.

Reprise confirmée dans les usines

L'industrie européenne confirme son rebond. En juin, la production a augmenté de 9,1 % en un mois (après +12,3 % en mai) dans la zone euro, selon Eurostat. Sur un an, elle reste affectée par les conséquences de l'épidémie de coronavirus (-12,3 %). Pour la France, la tendance est conforme à celle constatée récemment par l'Insee, entre rebond par rapport à mai 2020 (+12,9 %) mais recul comparativement à juin 2019 (-12,1 %).

Les PME accros aux crédits bancaires

Le recours au crédit ne faiblit pas dans les entreprises. Au contraire, il s'accélère. En juin, l'encours mobilisé se monte ainsi à 1 154,1 milliards d'euros, en hausse de 11,3 % sur un an (après +10,8 % en mai), selon la Banque de France. Une source de financement de plus en plus prisée par les PME : les montants octroyés bondissent de 15,4 % en un an, et de 3 % en un mois. Le crédit explose également dans l'hébergement-restauration (+27,1 % par rapport à juin 2019) et les services aux entreprises (+21,4 %).

Le masque obligatoire dans les entreprises en discussion

Les salariés bientôt contraints de se couvrir le visage sur leur lieu du travail ? Des discussions sont en cours « avec les branches professionnelles pour permettre d'étendre le port du masque, si c'est nécessaire, dans les entreprises », confirme en tout cas le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur BFMTV. Selon les règles sanitaires en vigueur depuis fin juin, cet équipement n'est obligatoire qu'en cas d'impossibilité à respecter la distanciation physique.

11 août

📍 Nouveau tour de vis contre l'épidémie

L'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes prolongée de deux mois. La mesure sera en vigueur jusqu'au 30 octobre, mais les préfets garderont la possibilité d'y déroger, sous réserve que les règles sanitaires y soient strictement appliquées. Annonce faite par le Premier ministre Jean Castex. En visite à Montpellier, il a également indiqué vouloir « étendre le plus possible l'obligation du port du masque dans les espaces publics », déjà mise en place dans 330 communes, selon lui. Enfin, chaque département devra se doter d'un « plan de contrôle », afin de sévir contre le non-respect des mesures de lutte contre le Covid-19.

Etalement des impôts sous conditions

L'Etat est prêt à accorder des délais de paiement pour les impôts reportés entre mars et mai... mais pas pour tout le monde. Un décret fixe les conditions imposées aux entreprises pour bénéficier d'un plan de règlement.

Fin des soldes : l'habillement soulagé

Au dernier jour des soldes d'été (décalés pour cause de coronavirus), le bilan n'est pas si mauvais, d'après le président de la Fédération nationale de l'habillement. Entre le 11 mai et le 10 août, le chiffre d'affaires des magasins de vêtements et textiles s'affiche désormais « en léger repli, de l'ordre de -4 %, mais à nouveau avec une augmentation de la marge », assure Eric Mertz sur France Info. Insuffisant toutefois pour rattraper les 1,4 milliard d'euros de manque à gagner pendant le confinement.

Des poches d'activité partielle

Le chômage partiel ne concernait plus que 8 % des salariés français en juin, selon le troisième baromètre social du cercle Perspectives. Mais si l'accélération du déconfinement a globalement facilité la reprise du travail, certaines activités sont encore à la peine.
⏩ Plus d'info dans Le chômage partiel a résisté au déconfinement dans plusieurs secteurs

Décès de Jean Gandois

L'ancien patron des patrons Jean Gandois est décédé à l'âge de 90 ans le 7 août. La nouvelle n'a été rendue publique qu'aujourd'hui. Président du CNPF, ancêtre du Medef, de 1994 à 1997, il en avait démissionné de manière spectaculaire pour protester contre la loi sur les 35 heures, voulue par le gouvernement Jospin. Auparavant, Jean Gandois avait dirigé plusieurs fleurons industriels, dont Sollac, Rhône-Poulenc et Péchiney.

10 août

📍 La reprise déjà freinée

Plus forte que prévu en juin, la reprise a perdu de la vitesse en juillet. Dans son dernier point de conjoncture, la Banque de France confirme donc son scénario d'un rebond en forme d'aile d'oiseau. La situation reste toutefois très contrastée en fonction des secteurs.

Vers la fin des reports de charges

Les reports de charges se sont élevés à 21,1 milliards d'euros depuis le début de la crise, en mars, selon l'Acoss. Soit une augmentation de 2 milliards depuis le dernier décompte, arrêté à fin mai.
La mesure devrait toutefois s'éteindre progressivement, avec l'entrée en vigueur des exonérations, remises et plans d'apurement prévus par la troisième loi de finances rectificative. Déjà pour août, les possibilités de décalage ont été limitées. Pour les indépendants, la caisse nationale des Urssaf précise que "le recouvrement normal reprend en septembre, selon des échéanciers qui [leur seront] adressés en août (...) sur la base d’un revenu provisionnel 2020 diminué de 50%". La régularisation des charges décalées au printemps aura lieu au deuxième semestre 2021.

Plan tourisme : les aides élargies à de nouvelles activités

Les aides dédiées au tourisme vont profiter à de nouvelles activités. Il s'agit en l'occurrence de faire bénéficier de la prolongation du chômage partiel et du fonds de solidarité, ainsi que des exonérations de charges sur quatre mois, aux boutiques de galeries marchandes et d'aéroports, magasins de souvenirs, ou encore métiers d'art, labels phonographiques et "services auxiliaires de transport par eau", entre autres. Bercy a promis un décret en ce sens dans les prochains jours.

L'Ile-de-France aussi met le masque

Paris passe, à son tour, au port du masque obligatoire en extérieur. Depuis ce matin et pour un mois, plusieurs zones de la capitale, parmi les plus fréquentées, touristiques et/ou commerçantes, sont soumises à cette nouvelle contrainte. La liste des lieux concernés est disponible en ligne. La même mesure s'applique dans plusieurs villes des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

9 août

Les milliards perdus du tourisme français

Le secteur du tourisme n'échappera pas à des pertes XXL. « L'impact immédiat de l'épidémie est d'au moins 30 à 40 milliards d'euros », estime le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne dans Le Journal du Dimanche. Soit 16 à 22 % des recettes annuelles habituelles en moins. Principalement en cause, l'absence des visiteurs étrangers.

7 août

📍 L'emploi cale, l'intérim redémarre

La France a continué à détruire des emplois salariés au deuxième trimestre. Près de 120 000 ont disparu dans le privé, selon l'Insee. Soit une baisse de 0,6 % sur trois mois. Pourtant, l'intérim est reparti de l'avant et la construction a rétabli ses effectifs.

Les échanges plongent, le déficit s'accroît

Deuxième trimestre noir pour les échanges commerciaux de la France. Les exportations ont plongé de 28,9 % et les importations de 20,7 %, selon les douanes. Résultat, le déficit se creuse de près de 7 milliards d'euros en trois mois, pour s'établir à 20,4 Md€. Sur le seul mois de juin, il bat un record mensuel (8 Md€), malgré un rebond un peu plus fort de l'export (+17 %) par rapport à l'import (+14,8 %).
⏩ Plus d'info dans Confinement, aéronautique et masques : le cocktail explosif qui a déréglé les échanges commerciaux de la France

L'industrie se redresse

La machine est (re)lancée dans les usines françaises. En juin, la production a enchaîné sur un deuxième mois consécutif de forte hausse : +14,4 % dans l'industrie manufacturière, +12,7 % pour l'ensemble du secteur secondaire, selon l'Insee. Pour autant, elle reste environ 12 % sous son niveau de juin 2019. Et, pris sur tout le deuxième trimestre, elle a fondu d'un quart en un an par rapport à la même période l'an dernier.

Cinémas vides

Les cinémas ne font pas le plein. En juillet, la fréquentation s'est écroulée de 73,8 % en un an, selon le CNC. Même gouffre depuis janvier : les salles obscures ont enregistré deux tiers d'entrées de moins qu'en 2019, sur la même période. Une situation attribuée à leur "fermeture (...) pendant 99 jours et à une offre limitée de films depuis la réouverture" le 22 juin.

Aéroports désertés

Les aéroports européens aussi sonnent creux. L'association qui les représente, ACI Europe, estime que le trafic passager a chuté de 64 % au premier semestre (soit près d'1 milliard de voyageurs en moins)... et de 96 % au deuxième trimestre (par rapport aux périodes 2019 correspondantes). En juillet, la fréquentation reste en berne (-78 %). Le fret a, pour sa part, reculé de 16 % sur la première moitié de l'année.

6 août

📍 Plan jeunes : l'aide à l'embauche est lancée

L'embauche d'un jeune en contrat de plus de trois mois, à partir du 1er août, devient officiellement éligible à une aide de 4 000 euros. Un décret, publié aujourd'hui, précise les conditions d'obtention de cette prime, étendue, pour l'occasion, au moins de 26 ans.

Tourisme : l'exonération de CFE est précisée

Les secteurs concernés par une éventuelle réduction des deux tiers de leur cotisation foncière (CFE), due pour 2020, sont désormais connus. La liste a été publiée au Journal officiel aujourd'hui. Elle couvre les activités "du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, du sport, de la culture, du transport aérien et de l’évènementiel" les plus affectés par la crise. A noter que ce dégrèvement, promis dans le plan tourisme, n'est applicable que si la collectivité locale, à qui l'entreprise verse la CFE, a prévu une telle mesure par délibération, prise entre le 10 juin et le 31 juillet. Dans tous les cas, les sociétés réalisant un CA annuel supérieur à 150 millions d'euros sont exclus du dispositif.

L'appel à l'aide de l'Adie

L'Adie appelle l'Etat à maintenir ses aides aux entrepreneurs et indépendants. L'Association pour le droit à l'initiative économique réclame trois mesures, axées sur le fonds de solidarité : jusqu'à la fin de l'année, prolongation de cette aide de 1 500 euros et exonération de charges sociales pour les bénéficiaires, le tout doublé d'un "soutien en fonds propres sous la forme d’une prime de 3 000 euros" pour les plus en difficulté. Selon une étude de l'Adie, menée du 12 au 22 juin auprès de 4 207 entrepreneurs, ils étaient 47 % à avoir partiellement repris leur activité depuis le déconfinement, et 26 % à être encore à l'arrêt.

Le commerce de détail s'est rétabli en juin

Les consommateurs ont répondu présent en juin. Le volume des ventes, dans le commerce de détail, a bondi, sur un mois, de 9,4 % en France (+5 % sur un an) et de 5,7 % dans la zone euro (+1,3 %), selon Eurostat. Autrement dit, il a renoué, dans les deux cas, avec les niveaux atteints en début d'année, avant le confinement.

5 août

📍 Coup d'envoi du "PGE saison"

Le prêt garanti par l'Etat réservé aux entreprises du tourisme, du sport et de la culture, arrive dans les banques à partir d'aujourd'hui. Annoncé à la mi-mai dans le plan de soutien sectoriel, ce PGE spécial, pensé pour les activités saisonnières, permet d'emprunter une somme équivalente au chiffre d'affaires des trois meilleurs mois du dernier exercice clos (plutôt qu'à une moyenne sur l'année).

Aide familiale pour les PME

L'abattement sur les donations familiales a été révisé de fond en comble par la dernière loi de finances rectificative. Plus généreux, il a aussi été recentré sur le soutien aux entreprises de moins de 50 salariés et au secteur de la construction.

La viticulture récupère 76 millions d'euros

Rallongée une première fois fin mai, l'enveloppe de l'Etat à la viticulture gonfle de nouveau. Elle passera de 170 à près de 250 millions d'euros, a annoncé le Premier ministre Jean Castex, en visite à Sancerre (Cher). Le ministère de l'Agriculture a précisé, dans la soirée, la répartition de ces 76 millions supplémentaires (deux fois moins qu'espéré par la filière) : 56 M€ iront au financement de la distillation de crise et 20 M€ au stockage des invendus.

Discothèques en voie de disparition

Près d'une boîte de nuit sur cinq serait en cessation de paiement en France, selon le président du syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL). « Nous avons plus de 300 établissements qui ont déjà déposé le bilan, 37 sont actés, a déclaré Patrick Malvaës sur France Bleu. Donc ça fait à peu près 7 000 à 8 000 personnes qui vont être sur le carreau, si on ne fait rien. » L'ouverture des discothèques est interdite depuis la mi-mars. Le gouvernement leur a promis, il y a deux semaines, le remboursement de leurs charges fixes estivales en compensation.

Transformation numérique : les grandes entreprises à la rescousse

Les groupes français mobilisés pour accélérer la transformation numérique du pays. Bercy officialise aujourd'hui la création d'une "mission numérique", dont les travaux ont, en fait, débuté en mars. Ces sociétés vont travailler sur cinq chantiers (compétences et formations ; souveraineté en matière de données, et d'e-paiement ; collaboration entre start-up et grands groupes ; intelligence artificielle), le tout pour "faire émerger des projets communs et concrets, qui bénéficieront à l’ensemble du tissu économique français". Plusieurs entreprises régionales participeront à ces réflexions, comme le normand Soyhuce, l'isérois Soitec, le sophipolitain Median Technologies, le nordiste La Redoute ou le bordelais CDiscount. La coordination a été confiée à Juliette de Maupeou (Capgemini Invent) et Nicolas Guérin (Natixis). Bilan "espéré" avant fin 2021.

La reconfiguration du paysage économique

Fusions, acquisitions, cessions, liquidations... La crise du coronavirus accélère la restructuration de l'économie et bouleverse l'équilibre des forces en présence. Certaines entreprises en ont déjà profité pour renforcer leurs positions.
⏩ Gros plan sur quelques opérations emblématiques dans notre dossier Fusions-acquisitions : ces entreprises passées à l'offensive avec la crise du coronavirus

4 août

📍 Ruée vers les crédits de trésorerie

Les entreprises toujours plus nombreuses à emprunter toujours plus facilement pour leurs besoins immédiats. Au deuxième trimestre, 42 % des PME ont demandé de nouveaux crédits de trésorerie (+25 points par rapport au début d'année), selon la Banque de France. Dans 94 % des cas, elles ont obtenu satisfaction (+27 points). Un record à mettre "en lien avec l’obtention des prêts garantis par l’État", assure l'institution. Même ruée chez les TPE (28 % se sont tournées vers leur banque, +15 points) et les ETI (40 %, +18 points). En revanche, les crédits d'investissement ne sont plus sollicités que par 13 % des PME (-3 points sur un trimestre, -11 points sur un an) et 6 % des TPE (-2 points, -4 points).

Pas de report automatique des charges

En août, les charges sociales sont dues à leur échéance habituelle du 5 ou du 15 août. La caisse nationale des Urssaf maintient la doctrine estivale qu'elle avait présentée le 10 juillet. Autrement dit, le report ne porte que sur les cotisations patronales. Il est réservé aux entreprises en "difficultés persistantes", du fait de l'épidémie de Covid-19, à condition qu'elles en fassent la demande expresse dans leur espace en ligne.

Accompagnement sur l'intéressement

Avec la crise du coronavirus, l'échéance pour conclure un accord d'intéressement en 2020 a été repoussée au 31 août (au lieu du 30 juin). Pour inciter les petites entreprises à sauter le pas et les épauler dans leur démarche, l'Urssaf vient d'ouvrir un site dédié, mon-interessement.urssaf.fr. L'outil se compose d'un calendrier personnalisable, ainsi que des aides au calcul des primes et à la rédaction d'un accord.

Financement pour l'innovation

Le gouvernement lance un appel à projets autour de l'environnement et du numérique, dans le cadre du Concours d'innovation i-Nov. Il permet de cofinancer les travaux de recherche, développement et innovation, menés par des PME ou des start-up et "dont les coûts totaux se situent entre 600 000 et 5 millions d’euros". Huit thématiques ont été retenues pour cette 6e édition. Quatre sont par l'Ademe (économie circulaire ; performance environnementale  des  bâtiments ; adaptation  des  territoires  au  changement  climatique  et  métrologie  des  expositions  environnementales ; hydrogène), les autres par Bpifrance (deeptech ; santé ; espace ; réduction de l’empreinte écologique du numérique). Les dossiers sont à déposer avant le 6 octobre midi sur le site de l'une ou l'autre.

3 août

📍 Fiscalité : mesures bonus pour les entreprises

En attendant le plan de relance, le 25 août, le gouvernement compte sur la troisième loi de finances rectificative pour aider les entreprises les plus fragilisées par la crise. Le texte a été publié au Journal officiel en fin de semaine dernière, une semaine après son adoption par le Parlement. Au-delà des mesures déjà connues en faveur du tourisme ou de l'apprentissage, entre autres, il s'est enrichi, au passage, de quelques coups de pouce supplémentaires en matière de fiscalité.

Automobile : feu vert à la nouvelle prime à la conversion

Comme annoncé la semaine dernière, une nouvelle prime à la conversion entre en vigueur aujourd'hui. Le décret d'application est paru hier au Journal officiel. Cette incitation à l'achat d'un véhicule neuf, après mise au rebut d'un modèle polluant, est désormais moins généreuse que la version introduite le 1erjuin, dans le cadre du plan de soutien à l'automobile. Le plafond de revenus pour en bénéficier a également été abaissé.

Epidémie de défaillances dans les grandes entreprises

Au deuxième trimestre, les défaillances de grandes entreprises (CA supérieur à 50 M€) ont doublé en un an dans le monde, selon Euler Hermes. L'assureur-crédit en a compté 147. Plus de 4 sur 10 sont basées en Europe de l'ouest, principalement dans le commerce, les services et l'automobile. L'étude s'inquiète de cette situation, susceptible de créer un "effet domino, notamment sur les fournisseurs les plus fragiles tout au long de la chaîne d'approvisionnement".

L'emprise du masque

Le port du masque obligatoire en extérieur s'étend dans un nombre croissant de villes. Depuis ce matin, certaines zones de la métropole lilloise sont concernées, tout comme Nice, Bayonne, Biarritz et 69 communes de Mayenne. Tours suivra vendredi. La mesure est déjà en vigueur à Saint-Malo, Quiberon, La Baule, La Rochelle, Le Touquet, Orléans...
Par ailleurs, dans une récente recommandation aux employeurs, le gouvernement a invité les entreprises à constituer leurs propres stocks de masques.

31 juillet

📍 Le confinement a fait des ravages sur le PIB...

Le PIB français a baissé pour le troisième trimestre consécutif. Une chute historique, entre avril et juin, de 13,8 %, selon l'Insee. Le pays a produit un cinquième de richesses en moins qu'à la même période l’an dernier. Tous les indicateurs (investissement, consommation, production...) plongent. Au niveau de la zone euro, la récession atteint également des proportions jamais vues : -12,1 %, selon une première estimation d'Eurostat.

... et bouleversé le marché du travail

Au premier trimestre, les embauches en CDD et CDI ont reculé de 7,2 % en un an, selon la Dares. L’étude révèle surtout l’ampleur des bouleversements qu’a représentés l’entrée en confinement du pays sur la dynamique des contrats de travail. A ce titre, le 17 mars a constitué un véritable point de bascule pour employeurs et salariés.

La consommation de retour en juin

Signe encourageant, dans l'avalanche des mauvais chiffres du jour de l'Insee, la consommation en biens des ménages a fait plus que se rétablir en juin. Les sommes dépensées ce mois-là s'affichent en croissance par rapport à février dernier (+2,3 %) et même à juin 2019 (+1,3 %).

Alstom s'allège en Alsace pour se renforcer

Le site Alstom de Reichshoffen (Bas-Rhin) servira bien de monnaie d'échange, dans le cadre du mariage de l'industriel avec le canadien Bombardier. La Commission européenne a validé ce rapprochement sous plusieurs conditions, parmi lesquelles la cession de l'usine alsacienne. Bercy a salué le feu vert de l'UE, prémices à la constitution d'un « leader mondial de premier plan » dans le ferroviaire. Mais la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a promis aussi sa vigilance pour « garantir à long terme l'activité et l'emploi » à Reichshoffen.

Le PGE spécial tourisme bientôt distribué

Le "PGE saison" (enfin) disponible à partir du 5 août. Ce prêt garanti par l'Etat est réservé aux acteurs du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture. Sa différence réside dans le montant maximal qu'une entreprise pourra demander à sa banque, un plafond désormais calculé, explique Bercy, "comme la somme des trois meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos" (plutôt qu'une moyenne sur l'année). Ce PGE spécial avait été annoncé à la mi-mai, dans le cadre du plan tourisme.

Les dons des salariés aux soignants autorisés

Les entreprises pourront témoigner leur solidarité aux soignants. Jusqu’au 31 octobre, les salariés qui le souhaitent sont autorisés par une loi, parue aujourd'hui, à leur céder une partie de leur rémunération (correspondant à une ou plusieurs journées de travail ou à des congés payés non-pris). Dans ce cas, l'employeur verse les sommes récoltées à l’Agence nationale pour les chèques-vacances, laquelle les redistribuera aux bénéficiaires. L'entreprise peut également abonder les dons de ses salariés, à condition qu'un accord collectif le prévoie. Un décret précisera prochainement les modalités du dispositif.

La métallurgie dit oui à l'APLD

La métallurgie craint le pire. Selon l’UIMM, "en l’absence de mesures nouvelles", la crise pourrait "[empêcher] la création ou [menacer] de destruction entre 200 000 et 300 000 emplois, soit plus de 20 % des emplois actuels de la métallurgie" et faire bondir d’un quart le nombre de défaillances d’entreprise sur deux ans. Dans ces conditions, l'organisation patronale et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, FO) ont donné leur feu vert au nouveau dispositif d’activité partielle longue durée (APLD), à l'occasion de la signature d'un accord de branche, valable jusqu’à la fin du premier semestre 2025.

Un geste pour les autoentrepreneurs

La Cipav, caisse de retraite des professions libérales, propose à ses adhérents un coup de pouce financier de 1 400 euros maximum, dans le contexte de la crise du coronavirus. Cette aide exceptionnelle s'adresse à toute personne en activité au 1er avril et affilié avant le 1er janvier, quel que soit son chiffre d'affaires. Pour en bénéficier, une demande doit être déposée avant le 18 septembre inclus dans son espace personnel Cipav.

Le plan de relance retardé

Le plan de relance à 100 milliards d'euros du gouvernement sera finalement présenté le 25 août, plutôt que le 24 comme initialement prévu, a fait savoir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur CNews.

30 juillet

📍 Renault dérape

Le groupe Renault sur la mauvaise pente. Il a enregistré la plus lourde perte nette de son histoire au premier semestre : -7,3 milliards d'euros. Un résultat attribué en grande partie à "la contribution négative de Nissan (-4 817 millions d’euros)". L'entreprise, déjà en difficulté avant l'épidémie de coronavirus, s'est engagée dans un vaste plan d'économies de 2,15 milliards d’euros sur trois ans.
Par comparaison, PSA est parvenu, de son côté, a réalisé un bénéfice net de 595 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année, malgré la crise.

Airbus décroche

La crise a coupé les ailes d'Airbus. L'avionneur euopéen termine le premier semestre sur une perte nette d'1,9 milliard d'euros. Les livraisons d'avions commerciaux (196 au total) ont notamment été divisées par deux en un an.

L'activité partielle de longue durée arrive

Créée le 17 juin, censée être en vigueur le 1er juillet, la nouvelle "activité partielle de longue durée" (APLD) est désormais pleinement opérationnelle. Un décret vient d'en préciser les modalités. Il prévoit notamment un suivi strict et régulier des engagements pris par les employeurs, en contrepartie de l'aide de l'Etat. Safran est la première entreprise à y recourir.

Le travail détaché évolue

Les règles du travail détaché changent à partir d'aujourd'hui. Elles consacrent notamment le principe "à travail égal, rémunération égale" (les cotisations sociales restent toutefois celles du pays d'origine du salarié). Un nouveau statut pour les missions de plus de douze mois entre également en vigueur. Les autres évolutions, prévues par décret, concernent, entre autres, le remboursement des frais professionnels, la déclaration préalable à la délivrance de la carte d'identification dans le BTP, ou encore l'interdiction temporaire en cas de non-paiement d'amende.
Ces modifications découlent d'une directive européenne de 2018. Mais, depuis quelques semaines, le travail détaché a été remis à l'agenda du ministère du Travail. Il est chargé de réfléchir à une limitation du dispositif, dans le contexte de l'envolée du chômage en France.

Assurance chômage : report entériné

La réforme de l'assurance chômage est officiellement décalée au 1er janvier 2021, comme l'indique un décret paru aujourd'hui au Journal Officiel. Ses deux volets sont concernés, alors que l'un était entré en vigueur le 1er novembre dernier (dont la dégressivité de l'allocation pour les hauts revenus), l'autre devait l'être le 1er septembre prochain (mode de calcul des indemnités). Mais contrairement à ce que le gouvernement avait laissé entendre le 17 juillet, ce report n'est pas total. Le retour aux anciennes règles relatives à l'ouverture des droits des chômeurs, plus favorables, ne sera valable, par exemple, que pour les fins de contrat survenues du 1er août au 31 décembre.

PGE : 115 milliards d'euros octroyés en 4 mois

Le PGE reste toujours très demandé. En quatre mois, quelque 115,1 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat ont été distribués, selon le dernier bilan de Bercy, arrêté à la date du 24 juillet (+1,6 % en une semaine). Les TPE en restent les principaux bénéficiaires : 493 000 d'entre elles ont obtenu 45,5 milliards d'euros (contre 40 Md€ pour les PME et 12,7 Md€ pour les ETI). En région (hors Ile-de-France), l'Auvergne Rhône-Alpes profite le plus du dispositif, devant les régions du sud de la France (Paca, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie). Le taux de refus, communiqué par les banques, reste stable, à 2,7 %.

29 juillet

📍 BTP : le logement se déconfine au ralenti

Reprise très timorée dans la construction de logements. Les mises en chantier se sont, certes, redressées : en juin, elles n'étaient plus que 4 % sous la moyenne des trois mois qui ont précédé le confinement (décembre-février), selon les chiffres du gouvernement. Sur l'ensemble du deuxième trimestre, elles baissent toutefois de 18,7 % par rapport au début d'année. La chute est plus lourde encore pour les permis de construire, en juin (29 % sous leur moyenne d'avant-crise) comme sur le trimestre (-45,5 %).

Chômage partiel maintenu dans le tourisme

Un régime avantageux de chômage partiel sera bel et bien maintenu, jusqu'en décembre, pour les acteurs du tourisme. Ses conditions pourraient toutefois évoluer « selon l'état du secteur » constaté en septembre, a précisé le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne, sur France Info. Une ordonnance du 24 juin avait déjà ouvert la voie à cette prolongation.

Relance numérique pour le commerce

La relance sera digitale ou ne sera pas, pour le Conseil du commerce de France (CDCF). L'association, représentant une trentaine de fédérations professionnelles, demande à l'Etat de soutenir ses investissements dans le numérique. Une priorité qui occupe un tiers de ses "15 propositions pour la relance". Le CDCF y défend également une série de mesures fiscales (suspension de la Tascom, réduction des impôts de production, exonérations sur la rénovation des locaux commerciaux...). Et demande à "libéraliser l’ouverture des magasins le dimanche et en soirée, sous réserve d’accord social".

Finances des entreprises dégradées

Besoin en fonds de roulement, délais de paiement, stocks : tous ces indicateurs vont se dégrader, en 2020, dans les entreprises, prévient Euler Hermes. L'assureur-crédit a évalué les proportions de ce glissement et identifié les secteurs les plus exposés.

Financement des start-up renforcé

Le coronavirus n'aura pas découragé les investisseurs institutionnels. Le gouvernement a sélectionné 24 fonds supplémentaires, chargés d'orienter plus de 6 milliards d'euros en trois ans vers les entreprises technologiques françaises.

28 juillet

📍 Aéronautique : 630 millions pour les PME-ETI

Des millions d'euros en plus pour les PME et ETI de l'aéronautique. Le fonds d'investissement, annoncé dans le plan de soutien au secteur le 9 juin et baptisé "Ace Aéro Partenaires", sera finalement doté de 630 M€ (au lieu de 500 M€). Cette somme, "mobilisable dès aujourd’hui" selon Bercy, doit venir renforcer les fonds propres des entreprises et aider à consolider la filière. L'argent provient de l'Etat (200 M€), des quatre donneurs d'ordres français Airbus, Safran, Dassault Aviation et Thales (200 M€) et du gestionnaire Tikehau Capital (230 M€).

La rentrée de l'événementiel et des salons

Rentrée anticipée pour les rassemblements de plus de 5 000 personnes. Interdits jusqu'au 31 août, ils pourront être autorisés dès le 15 août, par dérogation décidée par les préfets de département, selon un décret, paru aujourd'hui au Journal officiel. Hier déjà, ce sont les foires et salons professionnels qui ont obtenu l'assurance de pouvoir se tenir à partir du 1er septembre, à condition de respecter les règles sanitaires en vigueur.

Des salaires plus équitables

La moitié des entreprises ont revu leurs plans en matière de politique salariale cette année, selon l'observatoire annuel de la rémunération de LHH. Parmi elles, 46 % ont adapté les mesures initialement prévues. Sans les remettre en cause, mais, le plus souvent, dans un souci d'équité, affirme l'étude.

Chômage partiel : abus limités ?

Quelque 1 400 entreprises sont soupçonnées d'avoir abusé du chômage partiel depuis le début de la crise, selon la ministre du Travail, sur RTL. La moitié pour des fraudes, l'autre pour des escroqueries. Autrement dit, ces dérives ne représenteraient que 5,6 % des 25 000 contrôles déjà effectués (50 000 seront réalisés d'ici la fin de l'été, a assuré Elisabeth Borne). Le mois dernier, sa prédecesseur Muriel Pénicaud avait laissé entendre que les seules suspicions de fraudes représentaient 28 % des enquêtes closes à l'époque.

Baisse historique de la consommation en Europe

Au premier trimestre, la consommation réelle des ménages par habitant a reculé de 3 % dans la zone euro, selon Eurostat. Soit la contraction la plus forte jamais enregistrée depuis la création de cet indicateur en 1999, alors même que l'Europe entrait à peine dans le confinement en mars. 

Le tourisme en état de catastrophe économique

La pandémie a déjà fait perdre 320 milliards de dollars (273 Md€) de recettes au tourisme mondial, sur les cinq premiers mois de l'année, par rapport à 2019, selon l'OMT. Soit "un coût déjà trois fois supérieur à celui de la crise économique de 2009", a calculé l'Organisation mondiale. Preuve de cet effondrement, le nombre de touristes internationaux a été quasiment réduit à néant en mai : -98 % sur un an.
Comme en écho, l'Association internationale du transport aérien (Iata) a repoussé, pour sa part, d'un an sa prévision de retour à la normale du trafic. La demande ne serait pas rétablie avant 2024. En juin, elle a encore chuté de 86,5 % sur un an (après -91 % en mai).

27 juillet

📍 Le chômage bat un record

Un quart de demandeurs d'emploi en plus. Au deuxième trimestre, la courbe du chômage a atteint un sommet historique, selon les chiffres du ministère du Travail. Les deux baisses de mai et juin, pourtant elles-mêmes records, n'ont pas suffi à compenser l'explosion d'avril. Jamais il n'y avait eu autant de personnes sans activité inscrites au service public de l'emploi, depuis le début de cette série statistique en 1996.

Déconfinement inégal

Le déconfinement n'a pas profité à tout le monde, du côté des entreprises non plus. Selon l'Insee, en mai, la production dans les services a tout juste progressé, quand les ventes dans le commerce se sont nettement redressées.

Contrôles renforcés sur les retards de paiement

Le gouvernement promet des sanctions « exemplaires » contre les entreprises aidées par l'Etat et coupables de retards de paiement. Le sujet a été remis sur le devant de la scène par la crise du coronavirus. Mais en 2019, il avait moins mobilisé la Répression des fraudes : selon son propre bilan, le nombre d'amendes effectivement dressées a baissé de 20 % en un an.

Nokia, Smart : l'Etat donne de la voix

La ministre déléguée à l'Industrie hausse le ton contre Nokia et son projet de restructuration (1 233 postes supprimés) : « Je conteste ce plan social », a lancé Agnès Pannier-Runacher sur CNews, quelques heures avant sa visite à Lannion (Côtes-d'Armor), sur l'un des deux sites visés. « Je ne comprends pas comment Nokia peut faire un plan social aujourd'hui, alors qu'ils sont positionnés sur les équipements télécoms et la 5G (...), sur la cybersécurité (...) et que Lannion réunit des forces de R&D dans ces deux domaines. »
Quant à l'avenir de l'usine Smart d'Hambach (Moselle), mise en vente par son propriétaire Daimler, la ministre a demandé une « contre-expertise, indépendamment du projet qui est proposé » par le constructeur allemand. Ce dernier envisage de céder au groupe britannique Ineo, en vue de la production d'un 4x4 essence.

Rénovation thermique, fret ferroviaire : l'Etat accélère

A l'issue d'un "Conseil de défense écologique" à l'Elysée ce matin, le gouvernement a entériné plusieurs décisions, notamment sur la rénovation thermique (interdiction des chaudières au fuel et au charbon dans des logements neufs, par exemple), le bannissement du « chauffage extérieur sur l'espace public, les terrasses, (...) à la fin de l'hiver prochain » et contre l'artificialisation des sols (développement des « terrains clé en main » sur des friches, circulaire aux préfets pour saisir la commission nationale d'aménagement commercial dès que des espaces naturels sont en jeu).
Dans l'après-midi, le Premier ministre Jean Castex a également annoncé deux mesures en faveur du fret ferroviaire : l'un sur le prix des péages pour les trains de marchandise (gratuité en 2020, division par deux en 2021) ; l'autre sur le développement de nouvelles voies (Bayonne-Cherbourg, Sète-Calais), complété par l'intégration de l'actuel Perpignan-Rungis (à l'arrêt) à « un axe plus large Anvers-Barcelone ».

Automobile : révision de la prime à la conversion

La version "généreuse" de la prime à la conversion, telle qu'instaurée par le plan de soutien à l'automobile, sera encore valable pour les véhicules commandés jusqu’au 3 août. Passé cette date, le dispositif sera à nouveau limité aux acheteurs les plus modestes (rétablissement du barème de revenu précédent) et l'aide pour les entreprises retombera à son niveau d'avant (2 500 euros, au lieu de 5 000, pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable).

Le gouvernement Castex affiche complet

Le Premier ministre Jean Castex complète son casting. Onze secrétaires d'Etat rejoignent les 31 membres du gouvernement, nommés il y a trois semaines. Cinq faisaient déjà partie de l'équipe précédente, comme Cédric O (Transition numérique et Communications électroniques), Jean-Baptiste Lemoyne (Tourisme) ou Laurent Pietraszewski (Retraites et Santé au travail). Parmi les nouveaux venus, Olivia Grégoire sera en charge de l'Economie sociale, solidaire et responsable ; Joël Giraud de la Ruralité ; Sarah El Haïry de la Jeunesse et de l'Engagement.

24 juillet

📍 Discothèques : l'Etat entre en piste

Elles espéraient une date de réouverture, elles ont obtenu un accès privilégié au fond de solidarité. Les discothèques, toujours fermées, pourront notamment se faire rembourser leurs charges fixes de l'été (loyers inclus), à hauteur de 15 000 euros par mois.

Investissements, impôts : Bercy précise ses intentions

La baisse des impôts de production (10 Md€ en 2021) visera en priorité la cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE), confirme Bruno Le Maire dans une interview au Figaro. La cotisation foncière (CFE), « notamment celle sur les bâtiments industriels », est également dans le collimateur, mais sa diminution nécessite de trouver un accord avec les collectivités locales.
Le ministre de l'Economie dresse également la liste des secteurs dans lesquels l'Etat entend investir sur le long terme : le numérique (digitalisation des PME, calcul quantique, intelligence artificielle), la santé (numérique, biotech, immunothérapie), l'environnement (hydrogène, recyclage des déchets, biocarburants, agroéquipements).

Contrôle resserré sur les investissements étrangers

La France garde un oeil sur les investissements étrangers dans ses entreprises stratégiques. Comme promis il y a... trois mois, le contrôle de l'administration pourra être déclenché dès qu'une opération extra-européenne porte sur au moins 10 % des droits de vote. Le seuil précédent était de 25 %. Définie par décret, la mesure sera appliquée d'août à la fin de l'année.

Calendrier revisité pour la taxe d'apprentissage

Le gouvernement bouscule le calendrier de la taxe d'apprentissage. Un décret allonge les échéances appliquées, cette année, aux "dépenses libératoires" (correspondant à 13 % de son montant). Elles sont étendues jusqu'au 15 juillet (au lieu du 31 mai).

Dépistage obligatoire pour les voyageurs de 16 pays

Les conditions d'entrée sur le territoire français seront durcies, d'ici au 1er août, pour les voyageurs en provenance de 16 pays, dont les Etats-Unis, le Brésil, l'Inde, la Turquie ou encore l'Algérie. Ils devront se soumettre obligatoirement à un test de dépistage, réalisé avant leur départ ou imposé à leur arrivée, a annoncé le Premier ministre Jean Castex.

Aéronautique : appels à la responsabilité

Des lignes rouges sur le tarmac de Toulouse. En visite en Haute-Garonne, chez Airbus, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a demandé à l'avionneur d'éviter les départs contraints dans le cadre de son plan de restructuration (5 000 postes menacés). Elle a, plus largement, appelé l'ensemble des grands donneurs d'ordres à faire leur part pour sauver l'emploi et les compétences de la filière.
⏩ Plus d'info dans A Toulouse, la ministre déléguée à l'Industrie place Airbus devant ses responsabilités

Le foot pro craint sa relégation économique

Le football professionnel français craint de subir "un déclassement irréversible", à la suite de l'épidémie de coronavirus. Le syndicat de clubs Première Ligue réclame donc un plan de relance au gouvernement. Pour le justifier, il s'appuie sur une étude d'EY. Elle chiffre à 1,27 milliard d’euros la perte d'exploitation de toute la filière. Autrement dit, "en trois mois, la crise sanitaire a détruit quatre années de croissance".

23 juillet

📍 Plan jeunes : la triple incitation à l'embauche

En visite à Besançon, le Premier ministre Jean Castex a officialisé son plan pour l'emploi des moins de 25 ans. Baptisé "1 jeune, 1 solution", il prévoit un effort de 6,5 milliards d'euros d'ici à l'an prochain, pour l'embauche, la formation et l'insertion. Pour les entreprises, l'essentiel des mesures était connu, avec l'instauration de trois incitations financières, afin de les encourager à l'embauche de jeunes salariés, d'apprentis et de volontaires territoriaux.

Marchés publics : le BTP et l'agroalimentaire favorisés

Accès assoupli à la commande publique pour les entreprises du BTP et de l'agroalimentaire. Les marchés de travaux de moins de 70 000 euros HT peuvent désormais être passés sans publicité ni mise en concurrence préalables, et ce jusqu'au 10 juillet 2021 inclus. Même dispense pour la livraison, avant le 10 décembre 2020, "de denrées alimentaires produites, transformées et stockées avant la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire" (le 10 juillet) et d'une valeur maximale de 100 000 euros HT (ou 80 000 euros HT pour des lots). Ces dispositions font l'objet d'un décret paru aujourd'hui au Journal officiel.

Des PME pantoises face à la sortie de crise

Rassurantes sur leur trésorerie, les PME se montrent plus partagées sur la reprise, dans la dernière enquête de conjoncture semestrielle de Bpifrance. Mais une chose paraît acquise pour 68 % d'entre elles : leur chiffre d'affaires 2020 va baisser.
L'étude met en garde également contre des disparités régionales, entre la dépendance de la Région Sud au secteur touristique en difficulté et un retour à l'activité attendu "plus difficile pour les PME du Grand Est, de Normandie et des Hauts-de-France".

La reprise en douceur en 2020

Lentement, mais sûrement, les entreprises relèvent la tête, selon plusieurs indicateurs de l'Insee. Le climat des affaires a gagné encore 7 points en juillet, après son rebond historique de juin. Malgré tout, il reste 20 points sous son niveau d'avant-crise. Dans l'industrie, les usines reprennent de plus en plus leur activité et le pessimisme s'estompe, d'après une enquête trimestrielle de l'institut. Mais le confinement d'avril a laissé des traces.

La croissance en force en 2021 ?

Le gouvernement va établir son prochain projet de loi de finances 2021 sur une prévision de croissance de 8 %, a annoncé le ministre de l'Economie à l'Assemblée nationale. Mais devant la difficulté d'établir une estimation solide dans le contexte actuel, Bruno Le Maire préfère se donner comme « seul et unique objectif économique », celui de « retrouver dès 2022 un niveau de richesse nationale (...) équivalent au niveau d'avant la crise ».

Confinement sans frontières

Le confinement de pays étrangers est aussi une mauvaise nouvelle pour l'économie tricolore, a calculé la Banque de France. L'impact est toutefois plus important quand cette mesure est mise en place en Allemagne (répercussion sur la valeur ajoutée estimée à -1,5 %) ou dans le reste de l'UE (-3,5 %). Autre enseignement : dans un monde confiné, la France souffre plus quand elle est elle-même déconfinée. "Dans ce cas, les difficultés liées aux chaînes de production internationales" ne sont pas "entièrement [compensées] par le dynamisme plus important de la demande domestique".

22 juillet

📍 Les plans sociaux prennent le relais du chômage partiel

Les suppressions de postes, envisagées dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi, ont bondi de 162 % en un an, sur la période du 1er mars au 19 juillet, selon un décompte du ministère du Travail. En parallèle, le chômage partiel s'affiche, lui, à la baisse... mais pourrait quand même concerner jusqu'à 11,8 millions de personnes en juin.

Le confinement fatal aux embauches

Entre avril et juin, les embauches de plus d’un mois (hors intérim) ont chuté de 40,1 % par rapport au trimestre précédent, selon l'Acoss. Une "baisse historique", qui se monte même à -43,5 % sur un an, et n'épargne personne.

L'emploi, « priorité absolue » du plan de relance

A l'issue d'une rencontre avec les partenaires sociaux, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a martelé que la « préservation », la « défense » et la « création d'emploi » étaient la « priorité absolue du plan de relance », tout comme le redémarrage de la croissance « dans les meilleurs délais possibles ».
Relocalisation, formation et création de « nouvelles chaînes de valeur et de marchés clés », comme l'hydrogène, la santé ou le recyclage des déchets, figureront également dans ce programme présenté le 24 août. Il consacrera « 30 milliards d'euros au moins » à la transition écologique, a complété la ministre Barbara Pompili (le Premier ministre avait annoncé 20 milliards, la semaine dernière), et devra s'articuler avec les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

Relance européenne (1) : les PME sacrifiées ?

La CPME craint que les PME ne soient les "laissées-pour-compte" du plan de relance européen. Au coeur de son inquiétude : les coups de rabot imposés au budget 2021-2027 de l'UE, en contrepartie de l'accord sur le volet anti-crise des négociations.

Relance européenne (2) : les entreprises paieront ?

Qui financera le plan de relance européen ? Certainement pas les contribuables français, a assuré Emmanuel Macron sur TF1... mais plus sûrement les entreprises. « Nous nous sommes engagés à créer de nouvelles ressources propres » au niveau de l'UE, a détaillé le président de la République. Et d'en énumérer trois. Le « mécanisme carbone aux frontières » et la taxe numérique sur « les grands acteurs internationaux » devraient épargner les sociétés européennes. Rien n'est moins sûr avec celle sur les déchets plastiques non-recyclés. Fixée à 80 centimes par kilo, elle sera la première à entrer en vigueur, dès le 1er janvier 2021.

21 juillet

📍 Feu vert au plan de relance européen

Le plan de relance européen se montera bien à 750 milliards d'euros. Mais sa composition a changé, au terme de cinq jours d'âpres négociations entre chefs d'Etat et de gouvernement. La part des subventions a été réduite (de 500 Md€ à 390 Md€), au profit des prêts (gonflés à 360 Md€). Les premières seront données aux pays les plus touchés par l'épidémie et remboursées par les 27 membres de l'UE. La France devrait percevoir 40 Md€ à ce titre, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur France Info. Mais derrière cet accord se cachent de nombreuses concessions. Exemples : l'abandon du projet de soutien à la solvabilité des entreprises en difficulté ou la réduction du budget 2021-2027 de l'Union (-26 Md€).

Le plan de relance français dévoilé fin août

Le plan de relance de la France sera présenté en conseil des ministres le 24 août, a révélé Bruno Le Maire. Jusqu'à présent, seules sont connues les grandes lignes de ce paquet de mesures à 100 milliards d'euros. Dont 40 milliards proviendront de l'accord européen validé ce matin (cf. ci-dessus). Cet argent permettra de couvrir « des dépenses, dès 2020, par exemple sur la rénovation énergétique des bâtiments, sur le plan hydrogène », a assuré le ministre de l'Economie sur France Info.

Santé : 6 milliards d'investissement public

En conclusion du Ségur de la santé, le ministre Olivier Véran a détaillé un programme d'investissement public de 6 milliards d'euros sur cinq ans. Il fait la part belle à la modernisation des établissements, notamment par le numérique.

Le coût de la panne mécanique et électronique

Double peine pour les entreprises internationales de la mécanique et l'électronique basées en France. Selon leur fédération, la Ficime, elles s'attendent à une chute de leur activité de 13,8 % cette année, plombée à la fois par la baisse de la consommation et de l'investissement. C'est toutefois dans le BtoB qu'elles ont le plus souffert au premier semestre (CA en baisse de 28,4 % pour les matériels de BTP et manutention ; -27,9 % pour l’électronique professionnelle).

30 idées pour féminiser les usines

Le gouvernement mise beaucoup sur l'industrie en vue de la relance. Des usines qu'il espère plus féminine dans le futur : la ministre Agnès Pannier-Runacher a invité les entreprises à « picorer » dans un nouveau guide de bonnes pratiques dédié à l'égalité femmes-hommes, de manière à tendre vers la parité « de façon la plus spontanée possible ».

20 juillet

📍 A vos masques

Le port du masque obligatoire est étendu, à partir d'aujourd'hui, à tous les lieux fermés recevant du public. Sont ainsi concernés les magasins, centres commerciaux, banques, mais aussi les marchés couverts et les grandes surfaces alimentaires. Les contrevenants s'exposent à une amende de 135 euros. Des règles plus strictes peuvent s'appliquer localement (c'est le cas en Mayenne et Finistère). En entreprise, les règles du protocole sanitaire restent en vigueur (le masque s'impose dès lors que la distanciation physique ne peut être respectée).

Des clés pour relocaliser

Pour tenter de relocaliser l'industrie en région, le gouvernement ressort, et muscle, deux dispositifs créés avant la crise : d'une part, les "sites industriels clés en main" (labellisation de 66 lieux supplémentaires) ; d'autre part, le volontariat territorial en entreprise (création d'une subvention à l'embauche).

Un quart de défaillances en plus et une relance tardive

Au plus bas en 2019, les défaillances d'entreprises pourraient bondir de 25 % en deux ans, en France, selon les prévisions d'Euler Hermès (+35 % au niveau mondial). L'essentiel de cette hausse surviendrait en 2021. L'assureur-crédit s'inquiète d'une reprise économique freinée par les règles sanitaires et le plan de relance, trop tardif à son goût.

La construction fait le yoyo

En mai, la production dans la construction, en France, a enregistré la deuxième plus forte croissance de la zone euro sur un mois (+118,3 % par rapport à avril), mais aussi la deuxième plus forte contraction sur un an (-24 % par rapport à mai 2019), selon les données d'Eurostat.

Et vous, comment allez-vous investir ?

Votre avis nous intéresse ! Face à la crise du coronavirus, les entreprises sont amenées à revoir leurs investissements. Pour mesurer l'ampleur du phénomène et connaître vos besoins, Le Journal des Entreprises et ABF, société de conseil en financements publics, lancent une grande enquête nationale auprès de vous, dirigeants de PME et ETI.
⏩ Participez à notre sondage en ligne et retrouvez plus d'info dans notre article Les entreprises vont-elles continuer d’investir sur les territoires ?

Les objectifs de la relance française

Pour Bruno Le Maire, une relance réussie devra se traduire par une croissance « à 7, 8 ou 9 % » en 2021. « Le juge de paix est que, oui, la France ait retrouvé son dynamisme, et (...) que le chômage ait amorcé sa décrue », a expliqué le ministre de l'Economie sur BFMTV.

Le plan de relance européen dans l'impasse

Il devait durer deux jours. Le Conseil européen, chargé de valider un plan de relance communautaire à 750 milliards d'euros, reprendra à 16h pour une quatrième journée de négociations sous haute tension. Les Etats du Nord, dits "frugaux", s'opposent en particulier au couple franco-allemand sur l'enveloppe globale des aides et la part qui serait versée sous forme de subventions.

17 juillet

📍 Agenda social : la crise d'abord, les réformes plus tard

Priorité à la gestion de la crise économique. A l'issue d'une conférence avec les partenaires sociaux, le Premier ministre Jean Castex a décidé de reporter à nouveau les réformes de l'assurance chômage et des retraites, pour privilégier l'emploi des jeunes et le plan de relance. Ce dernier, a-t-il insisté, devra être « mis en oeuvre le plus possible dans les territoires, où il faudra faire vivre un dialogue social de proximité le plus intense possible ».

Un sommet européen à 750 milliards d'euros

Le plan de relance de l'UE à 750 milliards d'euros verra-t-il le jour d'ici à dimanche ? C'est tout l'enjeu du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd'hui, en présentiel, à Bruxelles. Deux jours ne seront pas de trop pour parvenir à un accord : la distribution de 500 milliards de subventions et l'idée d'un endettement à l'échelle communautaire divisent les Etats membres.

Le fonds de solidarité joue les prolongations

Promise dans le plan d'aide au commerce, la prolongation du fonds de solidarité en juin est actée. A partir de demain et jusqu'au 31 août, les TPE, dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1 M€, pourront solliciter une subvention de 1 500 euros maximum, si elles ont été contraintes de rester fermées le mois dernier ou si leur CA mensuel a chuté de moitié. Ces dispositions sont étendues aux entreprises de moins de 20 salariés et moins de 2 M€ de CA, qui opèrent dans le tourisme, le sport et la culture, ou en lien avec ces secteurs. Un décret, paru aujourd'hui au Journal officiel, précise l'ensemble des conditions applicables. Par ailleurs, le délai pour bénéficier du deuxième volet du fonds de solidarité est étendu d'un mois, jusqu'au 15 septembre.

Vers un étalement des charges « automatique » et variable

Promis fin mai, l'échelonnement sur trois ans des charges reportées pendant la crise du coronavirus se précise. Le gouvernement veut, en fait, proposer à chaque TPE-PME concernée de lui attribuer, « de manière automatique » et en fonction de son ratio d'endettement, une durée d'étalement de 12, 24 ou 36 mois. Ce nouveau dispositif doit encore être approuvé par le Parlement, dans le cadre de son examen du troisième projet de loi de finances rectificative.

Délais de paiement : les f(r)actures du Covid-19

"Franche rétention de trésorerie", explosion et accélération des mises en recouvrement... La crise du coronavirus a provoqué un regain de tensions dans les relations interentreprises, selon les données de Rubypayeur. Le cabinet parle même d'un avant et un après-coronavirus.

Impact limité de la crise sur l'apprentissage

Près d'une entreprise sur deux (46 %) ne pense pas recruter un apprenti ou un alternant dans les six prochains mois, mais le coronavirus n'en est pas forcément le premier responsable. Selon un sondage YouGov pour l'Iscod, seul 1 dirigeant sur 5 pense recruter moins à cause de la crise, contre 44 % pour qui elle ne changera rien à leurs plans. La nouvelle prime à l'embauche n'y est peut-être pas étrangère : la moitié des 502 répondants se disent encouragés à embaucher grâce à elle.

16 juillet

📍 Automobile : l'exception française de juin

Cocorico ! La France est le seul pays d'Europe à avoir vu ses ventes de voitures neuves progresser en juin, par rapport à la même période l'an dernier, selon l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Un succès attribué aux primes à l'achat mises en place dans le cadre du plan de soutien sectoriel. Celles à la conversion, dont le nombre était limité à 200 000, seront d'ailleurs épuisées à la fin du mois, a révélé Bruno Le Maire au Sénat. Le ministre de l'Economie promet toutefois de les prolonger sous une autre forme, « pour accélérer la baisse des émissions de CO2 et le renouvellement du parc automobile français ».
⏩ Plus d'info sur l'impact de la crise dans ce secteur avec La filière automobile redémarre à froid

Impôts de production : -10 milliards en 2021

Longtemps annoncée, jamais réalisée, la baisse des impôts de production se précise. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire évalue cette réduction à 10 milliards d'euros en 2021, ce qui « représentera, sur les deux années 2021-2022, 20 milliards d'euros pour les finances publiques françaises ». La mesure, présentée comme essentielle pour la relocalisation industrielle, figurait déjà dans le discours de politique générale du Premier ministre Jean Castex.

Date avancée pour le masque obligatoire

Le port du masque dans les "lieux publics clos" sera rendu obligatoire dès la semaine prochaine, et non plus au 1er août, comme l'avait laissé entendre Emmanuel Macron le 14 juillet. La précision émane du Premier ministre Jean Castex, devant les sénateurs.
En Mayenne, où le virus circule activement, la généralisation de cette mesure pourrait être encore plus précoce, en raison d'instructions renforcées données par le gouvernement au préfet.

L'assurance pandémie en débat

Quelle assurance pandémie voulez-vous ? Le gouvernement attend votre avis et lance une consultation publique jusqu'au 31 août. Malgré des propositions du Sénat et des compagnies, le dossier est dans l'impasse : le groupe de travail, chargé de réfléchir à cette nouvelle couverture contre les "risques exceptionnels", ne s'est pas accordé sur une solution. L'enjeu est de taille : les assureurs ont estimé à 147 milliards d'euros le montant des pertes d’exploitation des entreprises françaises liées à l'épidémie de Covid-19.

Les PME sous perfusion bancaire

Les PME restent les plus accros à l'endettement. En mai, leur encours de crédits (à 482 milliards d'euros) a encore progressé de 4,1 % sur un mois et 13,3 % sur un an. La tendance est générale, avec une augmentation moyenne de 10,8 % par rapport à mai 2019... mais des pics à +21,5 % dans l'hébergement-restauration et +19,5 % dans les services aux entreprises.

Les ETI rassurées par leur trésorerie

Amélioration de la trésorerie globale, détente sur les délais de paiement : les ETI et grandes entreprises retrouvent le sourire, selon l'enquête AFTE-Rexecode de juillet.

15 juillet

📍 Le plan de relance se dévoile (un peu)

Une nouvelle pierre dans l'édifice de « reconstruction » nationale voulue par l'exécutif. Au lendemain de l'interview présidentielle du 14-Juillet, Jean Castex a présenté son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. L'occasion pour lui d'en dire plus sur le futur plan de relance. Douze jours après sa nomination à Matignon, le nouveau Premier ministre pose ainsi « la lutte contre le chômage et la préservation de l’emploi » comme « la priorité absolue » de son action. Mais l'industrie et l'écologie ne sont pas oubliées.
⏩ Plus d'info dans Emploi, industrie et écologie, au cœur du futur plan de relance à 100 milliards d'euros

Un agenda social chargé

Le Premier ministre réunira les partenaires sociaux vendredi. Et les sujets ne manquent pas, comme Jean Castex l'a indiqué dans son discours de politique générale cet après-midi. Il entend ainsi définir avec syndicats et patronat un « calendrier de discussion et de concertation » sur la relance économique, le plan pour la jeunesse, la future branche dépendance (à réaliser avant la fin du quinquennat) et le déficit de la Sécurité sociale, ainsi que de l'avenir des réformes de l'assurance chômage (à « aménager ») et des retraites (à « améliorer », en « distinguant très clairement » la question du régime universel de celle du financement du système). Autre sujet sur la table : le « partage de la valeur dans l'entreprise » (participation, intéressement).

Envolée des créations d'entreprise

L'envie d'entreprendre plus forte que le coronavirus. Selon l'Insee, les créations d'entreprise ont atteint un sommet en juin, à leur plus haut niveau depuis onze ans ! A tel point que le trou d'air du confinement est déjà effacé.

Coup d'envoi des soldes

Avec trois semaines de retard sur la date initialement prévue, les soldes d'été débutent aujourd'hui, pour une durée d'un mois. Ce report avait été décidé pour donner le temps aux commerçants de relancer leurs ventes à la sortie du confinement.

14 juillet

📍 La relance à 100 milliards

A l'occasion de l'interview donnée pour le 14-Juillet, Emmanuel Macron a levé le voile sur le plan de relance, présenté à la rentrée. Doté d'« au moins 100 milliards » d'euros, en plus des aides d'urgence déjà mobilisées jusqu'à présent, il représente « l'opportunité » de construire « un modèle à la fois écologique, industriel et environnemental ». Sur son contenu, le président de la République a surtout insisté sur le soutien à la jeunesse, avec des exonérations de charges pour l'embauche de salariés jusqu'à 1,6 Smic pendant un à deux ans. Il appelle, par ailleurs, à la « modération des dividendes » dans les entreprises qui ont diminué les salaires.
Concernant la transition écologique, Emmanuel Macron plaide pour « redévelopper le fret ferroviaire massivement » et un vaste programme de rénovation énergétique des bâtiments, notamment écoles et Ehpad. Enfin, au niveau sanitaire, les masques deviendront obligatoires dans les « lieux publics clos » d'ici au 1er août.

13 juillet

📍 Réouverture des discothèques : c'est non

Le Conseil d'Etat a validé le maintien de la fermeture des discothèques cet été, en raison du "caractère clos des établissements", de "la nature d'activité physique de la danse" et de "la difficulté" à faire respecter les gestes barrières "dans un contexte festif". Les boîtes de nuit craignent de perdre jusqu'à 9 000 emplois d'ici un an à cause du coronavirus.

10 juillet

📍 Le dernier jour de l'état d'urgence sanitaire

En vigueur depuis le 23 mars, l'état d'urgence sanitaire prend fin aujourd'hui en métropole. Seront donc rétablis à partir de demain le plafond de défiscalisation des heures supplémentaires et complémentaires à 5 000 euros (au lieu de 7 500) et les jours de carence des arrêts maladie. Par ailleurs, les stades et hippodromes pourront rouvrir, avec une jauge maximale de 5 000 personnes.
Cette étape ne signe pas pour autant un retour à la normale juridique. L'état d'urgence sanitaire est remplacé par un nouveau régime transitoire, du 11 juillet au 30 octobre. Durant cette période, pourront être localement restreints la libre circulation et les rassemblements. Les autorités pourront également imposer la fermeture de lieux de réunion et d'établissements recevant du public, ainsi que les y autorise une loi parue aujourd'hui au Journal officiel.

Tour de vis sur les reports de charges

Fini les reports de charges automatiques ou massifs : en juillet et août, les Urssaf attendent le versement de vos cotisations sociales aux échéances habituelles... sauf exceptions.

Le portail web des TPE-PME les plus touchés

Vous aussi, vous êtes perdus avec toutes ces règles et leurs modifications d'un mois sur l'autre et d'un secteur à l'autre ? Pour tenter d'y voir plus clair, l'Urssaf a mis en place un site dédié aux TPE, PME, indépendants et autoentrepreneurs les plus touchés par la crise (acteurs du tourisme au sens large et leurs secteurs connexes, activités fermées administrativement, petites entreprises ayant perdu plus de 50 % de leur CA) : mesures-covid19.urssaf.fr sera actualisé au fil du temps et au gré des nouvelles annonces.

L'affacturage bientôt avancé et garanti

Bercy ajoute une arme à son arsenal anti-crise : pour faciliter le recours à l'affacturage, un mécanisme de préfinancement garanti par l'Etat verra bientôt le jour. Il sera activable "dès la prise de commandes, sans attendre la livraison et l’émission des factures correspondantes". Le gouvernement espère ainsi faire "gagner [aux entreprises] en moyenne 45 jours de trésorerie" et "détendre les délais de paiement au sein des chaînes de valeur". Limité à cette année, le dispositif doit encore être approuvé par le Parlement français et l'Union européenne.

Jusqu'à 20 milliards d'euros de fonds propres pour les entreprises ?

Le gouverneur de la Banque de France recommande à l'Etat de soutenir les entreprises en (quasi-)fonds propres à hauteur de 10 à 20 milliards d'euros. Ce n'est que l'une des nombreuses propositions avancées par François Villeroy de Galhau dans un courrier au président de la République.

Chômage partiel : fraude d'un nouveau genre

Les coordonnées de 1 069 entreprises ont été détournées pour les besoins d'une escroquerie à l'activité partielle. Le parquet de Paris a indiqué avoir repris deux enquêtes, initiées à Toulouse et Limoges, sur des "demandes frauduleuses de versement d'indemnités [faites] par télédéclaration, en usurpant la raison sociale et le numéro d'identification Siret d'entreprises existantes". Plus d'1,7 million d'euros auraient ainsi été abusivement versés.
Avant la révélation de cette affaire et interrogée sur les vérifications menées jusqu'ici par l'administration, la ministre du Travail Elisabeth Borne affirmait, ce matin, sur Europe 1, vouloir justement « accroître les contrôles » sur les entreprises.

Industrie : un rebond sans rattrapage

En mai, à la faveur du déconfinement, la production est repartie de l'avant dans l'industrie manufacturière (+22 % sur un mois), comme dans l'ensemble du secteur secondaire (+19,6 %), d'après l'Insee. Pour autant, elle reste à un niveau inférieur à celui d'avant-crise (respectivement -23,4 % et -21,2 % par rapport à février, mais jusqu'à -64,4 % dans l'automobile).

L'intérim au plus bas

La cicatrice reste profonde : malgré un rebond de 38,5 % en mai, le nombre d'intérimaires (503 269) est à son plus bas niveau en France depuis l'été 2009, selon des données provisoires du ministère du Travail. C'est que l'intérim revient de loin : en avril, il n'avait jamais été aussi faible depuis vingt ans (363 487), résultat d'un deuxième mois consécutif de forte baisse (-22,6 % par rapport à mars, et même -57,2 % dans la construction).

Le numérique rame aussi

ESN, éditeurs de logiciels ou sociétés de conseil en technologies : les entreprises du digital connaîtront bien la crise en 2020, prévient leur syndicat professionnel, le Syntec numérique.

9 juillet

📍 La vraie-fausse baisse des défaillances

Au deuxième trimestre, les sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires étaient deux fois moins nombreux qu'il y a un an, selon le cabinet Altares. Mais cette moyenne cache deux signaux inquiétants : les défaillances d'entreprises de plus de 50 salariés augmentent de 15,7 % et les emplois menacés, au global, de 5,8 %.
Constat quasi-similaire du côté de la Banque de France, avec une baisse des procédures de 19,1 % en avril et une prévision à -23,9 % en mai. Sauf que ce sont, cette fois, les ETI et grandes entreprises qui font exception (+8,6 % en avril).

Usines françaises : grande braderie dans le Grand Est ?

Après Daimler et son usine Smart d'Hambach (Moselle), c'est au tour d'Alstom d'envisager la vente de son site de Reichshoffen (Bas-Rhin). Cette fois, le coronavirus n'y est toutefois pour rien. Il s'agit de se mettre en conformité avec les règles européennes, en vue du rachat de Bombardier Transport.
⏩ Plus d'info dans Alstom veut céder son site alsacien pour acquérir Bombardier Transport

Déconfinement : une reprise inégale, des TPE « résilientes »

Le retour au travail a bien eu lieu, mais il est resté inégal. Plus d’un quart des salariés (27 %, -23 points en un mois) étaient encore inactifs en mai (c’est-à-dire en chômage partiel, arrêt maladie ou congés payés), selon les experts-comptables du Cercle Perspectives. Mais dans certaines régions, la reprise s'est avérée plus poussive. Une bonne surprise quand même, selon le président d'In Extenso Antoine de Riedmatten : la vigueur du redémarrage dans les TPE.
⏩ Plus d'info dans l'interview d'Antoine de Riedmatten (In Extenso) : « Les TPE pourraient bien être le moteur du rebond économique »

Le marché du travail s'assèche pour les cadres

Le marché de l'emploi se complique aussi pour les cadres. L'Apec a recensé un tiers d'offres en moins sur son site au premier semestre. Aucun secteur n'est épargné.

Nouveau président à l'U2P

Après le départ d'Alain Griset vers Bercy, l'Union des entreprises de proximité a choisi Laurent Munerot comme successeur. Agé de 57 ans, il est président de l'Union nationale des prothésistes dentaires et de la Chambre des métiers et de l'artisanat de l'Essonne.

Le tourisme veut son ministre

Plusieurs organisations représentant le secteur du tourisme dans sa diversité (hôtellerie-restauration avec l'Umih, le GNI et le GNC ; événementiel avec l'Unimev ; voyages avec le Seto, etc.) demandent à disposer d'un ministre dédié au sein du nouveau gouvernement Castex. Pour le justifier, elles soulignent notamment, dans un communiqué commun, être les premières victimes de la crise et rappellent leur "rôle social et sociétal majeur" en France.

8 juillet

📍 L'économie sur les ailes de la reprise

La reprise économique prend la forme d'une "aile d'oiseau", souligne la Banque de France, rassurée par la vigueur du retour à l'activité des entreprises. En juin, la perte de PIB sur une semaine est désormais estimée à -9 %. C'est 3 points de mieux que ce qui était prévu initialement. La perspective d'un redémarrage solide semble confirmée aussi par l'Insee : l'institut évoque, pour sa part, une activité revenue à 88 % de son niveau habituel, en amélioration de 10 points en un mois.

L'emploi sous le coup du chômage partiel et des plans sociaux

Les décomptes de la Dares, désormais bimensuels, se suivent et se ressemblent. Au 6 juillet et quatre mois après le début de la crise, 14 millions de salariés ont été visées par des demandes de chômage partiel. Un nouveau pic, alors que les suppressions de postes, prévues dans le cadre de plans sociaux, explosent sur un an.

La Banque de France cherche à vous joindre

La Banque de France adapte son système de cotation des entreprises pour tenir compte de la crise du coronavirus. L'institution contacte les sociétés concernées à partir d'aujourd'hui, afin qu'elles actualisent leur situation.

Dans l'agenda de Jean Castex

Le Premier ministre Jean Castex a précisé les chantiers qui l'occuperont en juillet. Le plan pour l'emploi des jeunes sera dévoilé « dans les prochains jours », a-t-il assuré sur BFMTV. Le second volet de la réforme de l'assurance chômage verra son entrée en vigueur « sûrement » décalé. Le dossier des retraites va être scindé en deux : sur le régime universel à points, « il faut sans doute rouvrir les concertations » ; sur le financement à court terme, Jean Castex laisse entendre qu'il faudra l'adapter à la crise. Sur cette réforme, les partenaires sociaux seront reçus séparément demain et vendredi, puis collectivement avant le 20 juillet.
Enfin, le Premier ministre complètera son gouvenrement par des secrétaires d'Etat la semaine prochaine. Il souhaite également ressusciter une forme de haut-commissariat au plan : « Il faut recréer des outils de prospective. »

Transition écologique : les PME peinent à s'y mettre

Conscients des enjeux climatiques, les dirigeants de PME et d'ETI peinent encore à les intégrer dans leur stratégie, selon une enquête de Bpifrance Le Lab, réalisée avant la crise du coronavirus... Autant dire que le nouveau contexte économique risque de ralentir encore leur transition écologique : le principal frein identifié par cette étude était déjà, à l'époque, l'insuffisance de leurs moyens financiers.
⏩ Plus d'info dans Les PME et ETI peinent à convertir leur conscience écologique en actes durables

7 juillet

📍 La relance, selon Bruno Le Maire

Lors de la passation de pouvoir à Bercy ce matin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, conforté à son poste, a posé les principes de cette relance qui figure désormais dans l'intitulé de ses fonctions. Elle « accordera toute son attention aux plus petits », a-t-il promis.

Gouvernement Castex : la déception de la tech française

L'exécutif n'aurait-il pas tiré l'une des principales leçons du confinement ? C'est la conviction de France Digitale, surpris de l'absence d'un(e) ministre au numérique dans le nouveau gouvernement Castex. "Un signal particulièrement inquiétant", déplore l'association des entreprises de la tech, alors que le timing aurait été idéal pour deux raisons : "La France vient de vivre le plus grand moment de transformation numérique de son Histoire" et "les derniers mois ont mis en exergue le terrifiant désarmement technologique de notre pays". A la sortie du conseil des ministres, le nouveau porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a assuré que « le numérique [restait] une très grande priorité pour le gouvernement et ça se poursuivra ».

L'U2P applaudit à la nomination de son président

L'Union des entreprises de proximité (U2P) salue avec "beaucoup d’intérêt et une satisfaction particulière" la nomination "historique" de son président Alain Griset comme ministre délégué aux PME, dans le nouveau gouvernement Castex. Pour l'organisation patronale, qui revendique représenter 2,8 millions d'entreprises, ce choix "montre que les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance des entreprises de proximité et des travailleurs indépendants pour la vitalité économique du pays, et de la nécessité de favoriser leur développement pour bâtir une reprise durable et lutter contre les fractures sociales et territoriales".

Les festivals, premier chantier de Roselyne Bachelot

Roselyne Bachelot a pris les rênes du ministère de la Culture dès hier soir. Elle a déjà promis des "états généraux des festivals", très fragilisés, après la cascade d'annulations et de reports provoqués par l'épidémie de coronavirus, comme à Cannes ou en Normandie.

Premier conseil des ministres pour le gouvernement Castex

Après la valse des passations de pouvoir, le gouvernement de Jean Castex s'est réuni à l'Elysée, dans l'après-midi, pour son premier conseil des ministres. Au coeur des discussions, selon le nouveau porte-parole Gabriel Attal : le fameux "nouveau chemin" voulu par Emmanuel Macron. Il s'articulera autour de quatre axes : « la reconstruction » économique (emploi, relance), sociale, environnementale, culturelle et territoriale ; « le patriotisme républicain » (école, police, justice...) ; l'Europe ; et « davantage de liberté et d'association », ce qui renvoie au « changement de méthode » voulu par l'exécutif. Il consistera à « associer plus largement les élus et les forces vives de notre pays », ainsi que les citoyens. Enfin, des secrétaires d'Etat seront prochainement nommés « sur des missions prioritaires ».

Reprise déséquilibrée des échanges

Les échanges internationaux sortent de leur léthargie, après avoir tourné au ralenti pendant deux mois. En mai, les exportations françaises ont progressé de 16,9 % en un mois (+4 Md€), les importations de 20,5 % (+5,9 Md€), selon les douanes. Malgré ce rebond, l'activité reste inférieure d'un quart à son niveau d'avant-crise et le déficit commercial se creuse, sous l'effet notamment "des livraisons historiquement basses" de l'aérospatiale et de la hausse des achats de masques. Il atteint désormais 7,05 milliards d'euros.

Le succès des reports de charges

Les reports de charges, au coeur du dispositif d'urgence du gouvernement aux premières heures de la crise, ont encore porté sur 4,3 milliards d'euros en mai. En trois mois, les sommes ainsi décalées dépassent les 19 milliards d'euros.

La main tendue des investisseurs aux entreprises familiales

L'association France Invest travaille à la création d'un fonds de 6 milliards d'euros pour venir en aide aux entreprises familiales. Ce nouveau dispositif pourrait voir le jour à l'automne.
⏩ Plus d'info dans l'interview de Claire Chabrier, la vice-présidente de France Invest

La France, pour le pire puis le meilleur

Regain de pessimisme à la Commission européenne. La récession pourrait être plus "profonde" que prévu en 2020 : elle est désormais estimée à -8,7 % dans la zone euro, soit une dégradation d'1 point par rapport à la précédente estimation de mai. En France, le recul du PIB aussi s'aggraverait pour atteindre -10,6 % (-2,4 points), ce qui correspond peu ou prou à l'évaluation actuelle du gouvernement et de la Banque de France. Ce serait la troisième pire performance de la zone euro. Mais en 2021, le pays signerait la plus forte croissance de toute l'Union européenne (+7,6 %, réévalué de 0,2 point).

6 juillet

📍 Gouvernement Castex : un ministre des PME et des chaises musicales

Le gouvernement du nouveau Premier ministre Jean Castex a été annoncé peu après 19h. Principale nouveauté pour les entreprises : la nomination d'un ministre des PME en la personne d'Alain Griset, président de l'U2P. Il est rattaché à Bruno Le Maire, laissé aux commandes d'un ministère de l'Economie, élargi aux Finances et à la Relance. Sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher passe ministre déléguée à l'Industrie.
Le ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion revient à Elisabeth Borne, qui laisse la Transition écologique à la nouvelle entrante et députée de la Somme Barbara Pompili. Un ministère de la Mer est créé et sera dirigé par Annick Girardin (ex-Outre Mer). L'Agriculture et l'Alimentation revient à Julien Denormandie (ex-Ville et Logement), le Logement à Emmanuelle Wargon (ex-secrétaire d'Etat à la Transition écologique). Un poste de ministre délégué au Commerce extérieur et à l'attractivité est confié à Franck Riester (ex-Culture).
Attributions maintenues en revanche pour Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur, Recherche et Innovation) et Jean-Baptiste Djebbari (Transports). Parmi les nouvelles entrantes : la députée des Yvelines Nadia Hai (Ville) et la présidente du Haut-Rhin Brigitte Klinkert (Insertion).

La reprise d'entreprise en crise

Entre janvier et mai 2020, le nombre de cessions-acquisitions de PME, valorisées entre 1 et 50 millions d’euros, a baissé de 45 % en un an, selon un décompte d’In Extenso et Epsilon Research. Aucune région n'échappe à cette tendance. Un vrai coup d'arrêt, après une année 2019 exceptionnelle.

Commerce : l'accalmie de mai

Le commerce de détail s'est ressaisi en mai : le volume des ventes a bondi de 25,6 % sur un mois en France, soit le deuxième taux de croissance le plus élevé de la zone euro, selon Eurostat. Insuffisant toutefois pour gommer l'effet du coronavirus. Sur un an, l'évolution reste négative : -12 % par rapport à mai 2019 (-4,2 % au niveau européen).

Confiance sans vacances pour les chefs d'entreprise

Près de la moitié des chefs d'entreprise envisagent de faire une croix sur une partie ou la totalité de leurs vacances d'été, selon un sondage OpinionWay pour la Fondation MMA des entrepreneurs du futur. Si la trésorerie et le carnet de commandes restent leurs préoccupations principales du moment, les dirigeants interrogés affichent une franche combativité et une relative confiance pour la suite.

L'argent européen arrive

Une nouvelle source de financement à la disposition des PME et ETI. La Banque européenne d'investissement (BEI) accorde 600 millions d'euros (dont 350 M€ réellement nouveaux) aux Crédit mutuel et CIC, afin qu'ils puissent "prêter plus de 1,2 milliard d'euros" aux entreprises fragilisées par la crise du coronavirus. Le groupe Crédit mutuel Alliance fédérale devient ainsi le premier, en France, à obtenir ces fonds, promis dès avril, au titre du vaste plan d'urgence européen de 540 milliards d'euros. "Les banques bénéficiant des lignes de liquidité de la BEI s’engagent à répercuter [ses] conditions attractives à leurs clients", rappelle l'institution dans un communiqué.

Maintien de la jauge à 5 000

L'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes est maintenue en France. Le Conseil d'Etat a estimé que la mesure "[restait] justifiée" par le contexte sanitaire.

La commande publique, bouée de sauvetage

Les maires appelés à la rescousse des entreprises. Le président de la CPME François Asselin demande aux collectivités locales d'accélérer l'attribution de leurs marchés et au gouvernement d'assouplir davantage les règles de la commande publique. La semaine dernière, c'est le Médiateur des entreprises qui lançait déjà un appel similaire à tous les donneurs d'ordres.

4 juillet

📍 Le nouveau Premier ministre à l'usine

Pour sa première visite officielle, le nouveau Premier ministre Jean Castex s'est rendu dans une usine du groupe industriel X-Fab, fabricant de semi-conducteurs, en Essonne. Une entreprise « symbolique de la situation actuelle », car affectée par la crise du coronavirus, « et des objectifs qui sont les nôtres » en matière d'industrie et d'emploi, s'est justifié le nouveau locataire de Matignon, avant de poursuivre sur sa future stratégie économique : « L’objectif de l’Etat, dans le cadre du plan de relance, est de voir comment ne pas simplement agir sur le court terme pour éviter les licenciements, mais aussi (...) comment on peut assurer les fondements d’une relocalisation et d’un maintien durable des emploi industriels et exposés à la concurrence dans notre pays. »

3 juillet

📍 Jean Castex, nouveau Premier ministre

Jean Castex, haut-fonctionnaire et jusqu'ici maire Les Républicains de Prades (Pyrénées-Orientales), succède à Edouard Philippe à Matignon. Délégué interministériel chargé de coordonner la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024, l'homme, âgé de 55 ans, avait mis entre parenthèses cette mission au printemps, pour rédiger le plan de déconfinement du gouvernement en vue du 11 mai. Auparavant, il était passé par les ministères de la Santé et du Travail au côté de Xavier Bertrand, puis l'Elysée sous Nicolas Sarkozy.
Au cours de la passation de pouvoir, Jean Castex a évoqué la nécessité d' « adapter les priorités et les méthodes » au nouveau contexte du coronavirus. « Il nous faudra plus que jamais réunir la Nation pour lutter contre cette crise qui s'installe, dans la continuité des réformes de fond [lancées par son prédécesseur], pour faire en sorte que nous en sortions plus forts et plus solidaires. » Ce matin, vers 9h30, l'Elysée avait annoncé la démission du gouvernement d'Edouard Philippe.

Emmanuel Macron montre le "chemin"

Le futur gouvernement devra incarner le « nouveau chemin », voulu par le président de la République après l'épidémie de coronavirus. Et justement, Emmanuel Macron en a posé les jalons, dans une interview à la presse quotidienne régionale. Jeunesse, environnement, réindustrialisation, réforme des retraites... le chef de l'Etat fait le point sur ce qui devraient être les priorités de l'exécutif dans les mois à venir.

Aérien : un millier de postes envolés chez Hop!

Air France a présenté aux représentants du personnel les détails de son plan de suppressions de postes. Au total, 7 580 emplois sont menacés - 6 560 dans la compagnie principale (plus de la moitié seront toutefois couverts par des départs naturels) et 1 022 dans la compagnie régionale Hop!, soit 40 % de ses effectifs.
⏩ Plus d'info dans Plus de 1 000 postes supprimés chez la compagnie régionale Hop!

Automobile : l'usine Smart à vendre

L'allemand Daimler annonce son intention de vendre son usine d'Hambach, en Moselle (1 600 salariés), site emblématique de la marque Smart. Le groupe assure vouloir "sécuriser l'avenir du site" et maintenir la production des modèles actuels sur place... alors que la prochaine génération électrique sera, elle, produite en Chine.
⏩ Plus d'info dans Touché par la crise, Daimler veut se débarrasser de son usine d’Hambach

Le SOS de l'habillement en détresse

Lettre ouverte, courrier à Bercy, communiqué de presse... Les commerces de l'habillement multiplient les appels à l'aide depuis quelques jours. Confrontés à une reprise d'activité poussive, ils "exhortent" le gouvernement à les soutenir jusqu'à la fin de l'année.

Un guide contre l'épidémie d'arnaques

Les arnaques ont proliféré dans le sillage du coronavirus. Les autorités appellent donc les entreprises à la vigilance et publient un "guide de prévention" pour les aider à ne pas tomber dans les pièges des fraudeurs.

"Prime Macron" : une mesure de pouvoir d'achat, vraiment ?

Quel bilan pour la "prime Macron", issue de la crise des Gilets jaunes, avant d'être reconduite et modifiée pendant celle du coronavirus ? D'après l'Insee, cette mesure, qui devait apporter un supplément de pouvoir d'achat, s'est parfois substituée, en réalité, à des revalorisations salariales.

2 juillet

📍 Airbus entre dans le détail de sa restructuration

Comment se répartissent les 5 000 suppressions d'emplois prévues par Airbus en France ? Les deux tiers sont situées à Toulouse, le reste essentiellement sur les sites de Nantes et Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Le tout sans compter le dégraissage programmé dans les filiales Stelia Aerospace et ATR.
⏩ Plus d'info dans Après le choc du plan social, coup d'envoi de trois mois de négociations chez Airbus et Plan social d'Airbus en Loire-Atlantique : « Le Covid a bon dos »
Par ailleurs, le patron d'Airbus souffle le chaud et le froid sur la possibilité de revoir à la baisse ce projet. Guillaume Faury estime ainsi, dans Ouest France, « pouvoir conserver autour de 1 000 postes supplémentaires » grâce au nouveau chômage partiel de longue durée, et « près de 500 (...) grâce au développement de l’avion du futur », prévu dans le plan de soutien à l'aéronautique. Pour en faire davantage, il demande au gouvernement des « mesures d'âge » pour ses salariés proches de la retraite. Mais Guillaume Faury n'exclut pas non plus d'accroître l'ampleur de cette restructuration, en cas de deuxième vague épidémique. En attendant, les 5 000 suppressions à l'ordre du jour viseront « deux tiers de cols blancs (ingénieurs) et un tiers de cols-bleus ».

Automobile : 27 projets de recherche sélectionnés

L'Etat a dévoilé la liste des 27 projets de R&D de la filière automobile qu'il est prêt à soutenir dès cette année à hauteur de 150 millions d'euros. Au-delà des constructeurs français et des grands équipementiers, comme Valeo, Faurecia ou Michelin, les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes tirent leur épingle du jeu.

Coup d'arrêt dans la construction de logements

Le bâtiment plombé par le confinement. L'épidémie de coronavirus a fait dérailler le nombre de permis de construire (-8,8 % sur un an) et de mises en chantier (-10,2 %) de logements enregistrés de juin 2019 à mai 2020, selon les statistiques du gouvernement. Plus précisément, sur les mois de mars, avril et mai, ces deux indicateurs chutent de 45,8 % chacun par rapport aux trois mois précédents.

Coup d'envoi des avances remboursables de l'Etat

Les PME peuvent désormais demander à l'Etat des avances remboursables ou des prêts à taux bonifiés. Annoncées mi-avril, ces nouvelles facilités de trésorerie viennent d'être octroyées, pour la première fois, à des entreprises de l'Aisne, annonce Bercy. Le ministère de l'Economie rappelle toutefois que ce mécanisme reste exceptionnel et "discrétionnaire" : il vise les sociétés de 50 à 250 salariés, avec "de réelles perspectives de redressement" et un positionnement stratégique au niveau économique et local. Les candidats sont invités à se faire connaître auprès des Comités départementaux d’examen des problèmes de financement des entreprises (Codefi).

Stockage de masques dans les entreprises

Les entreprises devront bientôt se constituer un stock de masques équivalent à dix semaines d'utilisation par leurs salariés. Cette consigne, en cours de formalisation par le gouvernement, a été dévoilée par la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher devant le Sénat. Elle a précisé par la suite qu'il s'agirait d'une « recommandation », de manière à faire face à une éventuelle résurgence de l'épidémie à partir de la rentrée de septembre.

La culture amputée

Secteur où la reprise d'activité est parmi les plus laborieuses, la culture pourrait perdre un quart de son chiffre d'affaires annuel en 2020, selon une évaluation du ministère. Soit un manque à gagner de 22,3 milliards d'euros. Le spectacle vivant serait, de loi, l'activité la plus touchée, avec un CA en baisse de 72 %.

1er juillet

📍 L'automobile redémarre bien, en apparence

Verre à moitié plein ou à moitié vide ? En juin, les immatriculations de voitures neuves passent au vert pour la première fois de l'année, en progression de 1,2 % sur un an, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Mais en 2020, le mois comptait deux jours ouvrés de plus. Une fois corrigées de cet effet, les ventes s'affichent donc en repli de 8,4 %. Au premier semestre, la chute reste vertigineuse, -39,1 %.

Air France, Airbus : le gouvernement fait ses comptes

Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a confirmé, sur BFMTV, le nombre de suppressions de postes envisagé par Air France d'ici à 2020, soit près de 7 600 emplois en moins. Pas un mot, en revanche, sur l'avenir des installations d'Air France à Lille et Morlaix, mais il  reconnaît que, « avec la contraction du réseau domestique de 40 %, il y aura trop de sites de maintenance » sur le sol national.
A propos d'Airbus et sur les 5 000 emplois français menacés par le plan de restructuration de l'avionneur européen, Jean-Baptiste Djebbari estime que 2 000 pourraient être maintenus, par le biais du nouveau régime d'activité partielle de longue durée (cf. ci-dessous) et des investissements dans l'avion du futur, prévus dans le plan de soutien sectoriel de l'Etat.
⏩ Plus d'info dans Airbus sous pression pour réduire son plan de restructuration

Le chômage partiel longue durée arrive en pleine tempête

C'est parti pour l'activité partielle de longue durée (APLD). Le nouveau dispositif, censé préserver l'emploi dans les entreprises victimes d'une baisse durable d'activité, entre en vigueur ce 1er juillet. Au moment même où Air France et Airbus, les deux fleurons français de l'aérien, secteur visé par cette mesure, officialisent la suppression de milliers de postes.

Commerce : les enseignes spécialisées tremblent

La fédération du commerce spécialisé Procos s’attend à une baisse d’activité de 15 à 25 % en 2020 et va jusqu'à évoquer "un risque sérieux d’effondrement". Pour l'éviter, elle avance douze propositions, pour aller plus loin que le plan commerce, présenté par le gouvernement en début de semaine - lui se concentrait surtout sur les TPE-PME et indépendants du secteur.

Le bilan et l'appel du Médiateur des entreprises

Le Médiateur des entreprises appelle les donneurs d'ordres publics et privés à lancer "le plus tôt possible leurs appels d’offres et leurs commandes, sans attendre la rentrée", de manière à redonner de l'activité aux TPE-PME. Ce service de Bercy dresse également le bilan de ses trois derniers mois d'activité. Le résultat ? Une avalanche de dossiers à traiter, dominés par les retards de paiement et les pratiques déloyales.

La reprise d'activité, ou le regain des difficultés

Un mois et demi après la sortie du confinement, la trésorerie reste la priorité absolue des chefs d'entreprise. Ils sont 55 % à reconnaître s'être principalement concentrés sur ce sujet dans le cadre de la reprise de leur activité, selon un sondage BVA pour Réseau Entreprendre. Où l'on apprend également qu'une large majorité considère le déconfinement comme une période plus difficile encore que la période de restrictions qui l'a précédé.

Les dégâts du confinement

L'ampleur de la catastrophe économique provoquée par le confinement se dévoile un peu plus, à la lumière de trois nouveaux indicateurs de l'Insee. En avril, la baisse du chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière a ainsi atteint -22,9 % en un mois (et -36,1 % par rapport à février), celle du volume des ventes dans le commerce -20,1 % (et -34,6 %) et la production dans les services -12,6 % (et -23,9 %).

Les portes de l'Europe entrouvertes

L'Union européenne rouvre ses frontières, à partir d'aujourd'hui, aux voyageurs de quinze pays hors de l'espace Schengen, à savoir ceux en provenance de : l'Algérie, Australie, Canada, Corée du Sud, Géorgie, Japon, Maroc, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Thaïlande, Tunisie et Uruguay, de même que la Chine, sous réserve de réciprocité. Cette première liste sera révisée toutes les deux semaines. Chaque membre de l'UE est toutefois libre de la respecter, ou non.

30 juin

📍 Air France et Airbus à l'heure des suppressions de postes

La compagnie aérienne Air France compte supprimer plus de 6 500 postes d'ici à 2022, selon France Info, sur la base de sources syndicales. Plus d'un millier d'emplois disparaîtraient également au sein de sa filiale Hop!, tandis que deux sites de maintenance régionaux, à Lille (Nord) et Morlaix (Côtes-d'Armor), seraient menacés de fermeture. Les détails de ce plan doivent être exposés le 3 juillet.
De son côté, le constructeur Airbus a annoncé, dans la soirée, la suppression de 15 000 postes, dont près 5 000 en France et autant en Allemagne. Une première réunion avec les partenaires sociaux, jeudi, doit permettre de préciser l’impact de cette restructuration en France, alors que l'avionneur s'attend à un effondrement de sa production et ses livraisons de 40 % en 2020-2021.

Aéronautique (bis) : appel aux investissements

Comme il l'a fait dans l'automobile, le ministère de l'Economie lance un appel à manifestation d'intérêt à l'attention des entreprises de l'aéronautique. Objectif : identifier les projets d'investissement de la filière, afin de les soutenir, à terme, dans le cadre du fonds de 300 millions d'euros annoncé dans le cadre du plan de soutien au secteur.

Bâtiment : année rouge, relance verte

La Fédération française du bâtiment anticipe une chute d'activité de près de 18 % en 2020. Pour redresser la barre, elle plaide pour un "plan bâtiment vert".
⏩ Plus d'info dans Le bâtiment demande un plan d’aide à 5 milliards d’euros

Commerce : un plan à trois piliers

Le gouvernement a présenté un ensemble de mesures en faveur des commerçants, artisans et, plus largement, des indépendants. Il insiste sur trois piliers : soutien continu à la trésorerie, accompagnement de la transition numérique et revitalisation des centres-villes.

La consommation a redémarré en mai

Les consommateurs au rendez-vous du déconfinement. En mai, leurs dépenses se sont affichées en forte hausse (+36,6 % sur un mois), selon l'Insee. Mais elles restent inférieures de 7,2 % à leur niveau de février, soit avant la crise sanitaire. Particulièrement affectée, la consommation de biens durables (notamment les transports), l'habillement-textile et l'énergie. En revanche, l'alimentaire reste au-dessus de son niveau du début d'année pour le troisième mois consécutif.

Covid-19 comme maladie professionnelle : les règles se précisent

Le gouvernement confirme, et précise, sa doctrine en matière de reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle, que ce soit sur le public visé comme sur le financement de cette prise en charge.

Chômage partiel : soupçons de fraude en cascade

Les entreprises rattrapées par l'administration. Un mois et demi après avoir annoncé un vaste "plan de contrôle" sur le recours au chômage partiel, la ministre du Travail Muriel Pénicaud dresse un premier bilan dans le magazine Challenges : sur 3 000 dossiers clos, 1 sur 5 a dû faire l'objet de régularisations ("en faveur ou en défaveur de l'entreprise") et 28 % sont sous le coup d'"investigations plus poussées" en raison de "suspicions de fraudes". Quatre procédures pénales ont même déjà été ouvertes.

29 juin

📍 Macron écarte la taxe "verte" sur les dividendes

Une semaine après la publication des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, le président Emmanuel Macron a annoncé qu'il ne retiendrait pas la taxe de 4 % sur les entreprises qui versent plus de 10 millions d'euros de dividendes par an ainsi que la réduction à 110 km/h de la vitesse maximale sur autoroutes. Par ailleurs, l'État injectera 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans pour la "conversion écologique de l'économie".

Baisse des impôts de production : le Meti relance le débat

Avant la crise, la baisse des impôts de production, sept fois plus élevés en France qu’en Allemagne, devait être au cœur du Pacte productif, qui n’a pas vu le jour pour cause de coronavirus. Le Meti remet le débat sur la table. Cette association rassemblant des ETI défend un plan de relance de l’économie s’articulant autour d’une mesure phare : une baisse de 30 milliards d’euros des taxes de production.

Les entreprises continuent d'emprunter

La dynamique du financement bancaire ne faiblit pas, avec plus de 28,4 milliards d’euros de crédits supplémentaires (de trésorerie et d'investissement) par rapport à avril, soit près de 90 milliards sur les trois derniers mois, selon la Banque de France. Entre le 1er mars et le 30 mai, la hausse de l’encours de la dette brute des sociétés non‑financières atteint 136 milliards.

Deux patrons sur trois pensent que le pire est à venir

Seulement 13% des dirigeants d’entreprise estiment que le pire est passé. Les deux tiers des patrons pensent au contraire que la situation économique de la France va encore se dégrader. C’est ce qui ressort de l’Observatoire Social de l’Entreprise mené par l’Ipsos et le réseau d'écoles d'ingénieurs Cesi, après avoir questionné 400 dirigeants et 1 000 salariés. Ces derniers sont encore plus pessimistes que leur employeur et estiment, pour 74% d’entre eux, que la situation va s’empirer. En revanche, les salariés s’attendent à une reprise rapide (5 mois), quand les dirigeants n’anticipent pas de rebond avant 16 mois.

Airbus va réduire la voilure

Airbus annonce une nouvelle baisse de ses cadences de production. Dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, le PDG d’Airbus Guillaume Faury indique que le constructeur aéronautique va réduire de 40% sa production en 2020 et 2021.

26 juin

📍 Sanofi supprime un millier de postes

Le groupe pharmaceutique Sanofi a confirmé le 26 juin un plan de départs volontaires touchant 1 700 emplois en Europe sur trois ans, dont un millier en France dans les fonctions support, commerciales et de recherche.

Les PME rhonalpines, reines des dépôts de brevets

La deeptech grenobloise spécialiste des LED Aledia rafle la première place du classement des PME les plus déposantes de brevets en 2019 au niveau national avec 20 dépôts de brevets, devant le lyonnais Supergrid Institute, le normand Sysnav, le lyonnais Adocia, le rennais Fondation B-Com ou encore l'IHU de Marseille. Le groupe automobile PSA est devenu en 2019 le plus important déposant français de brevets devant Valeo, Safran, le CEA et Renault.

Une baisse des défaillances spectaculaire mais artificielle

Le coronavirus a fait baisser le nombre de défaillances en France, redressements et liquidations judiciaires chutant de 22% en année glissante, selon les chiffres arrêtés fin mai par Ellisphere. Reste que cette spectaculaire baisse est artificielle : les tribunaux de commerce ont suspendu leurs audiences durant le confinement et les entreprises ont pu bénéficier d’aides exceptionnelles.  

Les sombres perspectives de l’industrie française

Les chiffres font froid dans dos. Entre 187 000 et 463 000 emplois pourraient disparaître, en France sous deux ans, dans l’industrie manufacturière, un secteur qui pèse 2,1 millions d’emplois. C’est ce que soutient PWC dans une étude réalisée à la demande de l’UIMM.

25 juin

📍 Chômage : une baisse, deux bémols

Le déconfinement a stoppé l'hémorragie... en apparence. En mai, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité aucune (la catégorie A) a reculé de 3,3 %, après deux mois consécutifs de forte hausse (+7,1 % et +22,6 %), selon la Dares (ministère du Travail). C'est tout simplement "la baisse mensuelle la plus forte observée" depuis la création de cet indicateur, en 1996. Deux bémols toutefois : le nombre total de ces chômeurs (4,425 millions de personnes) "demeure à un niveau élevé" et ce recul traduit en réalité un "passage en activité réduite", reflété par le bond des catégories B et C correspondantes (+14,2 %).

Le fret ferroviaire à la relance

Les acteurs du fret ferroviaire, réunis sous la bannière de l'Alliance 4F, ont un plan pour "doubler la part des marchandises transportées par le rail en France d’ici 2030". Ils proposent trente actions et comptent sur le soutien massif de l'Etat et l'Europe, à hauteur de 2,5 milliards d'euros d'ici à 2024, puis 11,7 milliards entre 2025 et 2030 (dont 10,5 Md€ en investissement dans les infrastructures). Les entreprises elles-mêmes envisagent un effort d'1,2 milliard. Mais toutes leurs propositions n'ont pas été chiffrées.

L'activité partielle fait sa mue

Le chômage partiel va connaître plusieurs évolutions dans les prochains mois. Dès le 1er juillet, le nouveau dispositif longue durée sera opérationnelle, a promis le ministère du Travail. Et à partir du 1er octobre, les conditions actuelles du régime classique seront dégradées, sauf pour certains secteurs parmi les plus durement affectés par la crise.

Haro sur le travail détaché

Le gouvernement entend serrer la vis sur le travail détaché. Parmi les pistes évoquées à la sortie de la réunion avec les partenaires sociaux, hier, à l'Elysée, figurent le renforcement des contrôles, la limitation de cette pratique notamment en cas d'utilisation en parallèle du chômage partiel, ou encore l'application du principe "à travail égal, coût égal", de manière à ce que les charges sociales d'un salarié détaché soient les mêmes que celles d'un français.

Fonds de solidarité : exonérations après le 21 mai

Les sommes perçues au titre du fonds de solidarité seront exonérées d'impôts sur les sociétés et sur le revenu, ainsi que de charges sociales, à partir du 21 mai. La mesure avait été inscrite dans la deuxième loi de finances rectificative, en avril, mais était soumise à l'approbation de la Commission européenne.

Risque de crédit sur les sociétés françaises jusqu'en 2021

D'un point de vue financier, les entreprises de l'Hexagone vont rester dans l'oeil du cyclone jusqu'en 2021, d'après Moody's. "[Leur] qualité de crédit (...) continuera de se dégrader au cours des 18 prochains mois malgré la sortie du confinement", avertit par communiqué l'agence de notation. Raisons invoquées : une dette accrue, la baisse de la demande et des pressions sur les prix. Ce qui devrait surtout affecter le secteur des services, de la vente non-alimentaire et de l'automobile. Fin mai, 49 % des sociétés françaises évaluées par Moody's étaient sous la menace d'une baisse de leur notation.

Les gagnants et les perdants de la grande distribution

Elles ont continué à tourner pendant tout le confinement. Pour autant, les enseignes de la grande distribution n'ont pas toutes tiré leur épingle du jeu. A la sortie de cette période exceptionnelle, les cartes semblent même avoir été rebattues.
⏩ Plus d'info dans Supermarchés et drive, grands gagnants du confinement

Le Covid-19, maladie professionnelle

Le Covid-19 pourrait être considéré comme maladie professionnelle pour certains salariés. Sans aller jusqu'à la reconnaissance automatique promise aux soignants, le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski a assuré, au Sénat, que l'indemnisation des travailleurs exposés au coronavirus serait en effet « facilitée ». Un « comité national » sera instauré pour traiter leur demande de manière « homogène et rapide ».

24 juin

📍 Le nouveau protocole sanitaire est paru

Le protocole sanitaire allégé est paru et entre en vigueur dès aujourd'hui. La règle d'or devient le respect d'un mètre de distance entre deux personnes. Le port du masque est obligatoire quand cette consigne ne peut être appliquée. Le "télétravail n'est plus la norme" mais reste "une solution à privilégier", surtout pour les personnes à risque. Chaque entreprise devra bel et bien désigner un "référent Covid". Enfin, cette version 2 du protocole remplace les fiches métiers du ministère qui régissaient jusque-là l'organisation du travail par secteur.
⏩ Plus d'info dans Déconfinement : des règles sanitaires (un peu) allégées pour les entreprises

La France d'un extrême à l'autre, pour le FMI

Le FMI révise ses prévisions à la baisse pour 2020. La récession mondiale pourrait finalement atteindre -4,9 %, au lieu des -3 % envisagés en avril. La France enregistrerait une chute de son PIB parmi les plus violentes de la planète (-12,5 %, en baisse de 5,3 points par rapport à la précédente estimation). Pas de quoi impressionner Bercy, qui maintient sa propre prévision de -11 %. Bonne nouvelle, en revanche, le rebond de la croissance dans l'Hexagone serait parmi les plus solides de 2021 (+7,3 %).

Assurance : les pertes d'exploitation rarement couvertes

Après analyse de 220 contrats en provenance de 21 compagnies, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution conclut que plus de 93 % des assurés ne peuvent pas prétendre à une indemnisation au titre des pertes d'exploitation enregistrées pendant l'épidémie de Covid-19. Mais le régulateur relève aussi que certaines garanties entretiennent le flou.

Chômage partiel et plans sociaux toujours en hausse

Les demandes d'autorisation préalable de chômage partiel battent toujours des records, selon le dernier décompte réalisé par la Dares. Au 22 juin, elles couvraient 13,6 millions de salariés (+2,2 % en deux semaines). La direction statistique du ministère du Travail continue d'alerter, par ailleurs, sur la forte progression des suppressions de postes envisagées dans le cadre des plans de sauvegarde de l'emploi.

Les embauches reprennent

Déconfinement rime avec recrutement. En mai, les embauches de plus d’un mois (hors intérim) ont bondi de 75,9 %, d'après l'Acoss. Et même +91,7 % pour les seuls CDD. Pas de quoi effacer le passage à vide du confinement pour autant : sur un an, leur nombre a été divisé par deux. Et ce, même si la caisse nationale des Urssaf a révisé (un peu) à la hausse ses chiffres de mars (-24,9 %) et avril (-64,2 %).

Le climat des affaires s'éclaircit

Après avoir touché le fond en mars-avril, le climat des affaires rebondit depuis mais et signe même une hausse mensuelle historique en juin, selon l'Insee.

Une aide d'urgence très à cheval

Le gouvernement n'a pas oublié les centres équestres et poney-clubs. Il vient de mettre en place l'aide qui leur avait été promise, il y a deux mois, en compensation de leur fermeture pendant le confinement. Les demandes sont à déposer en ligne jusqu'au 24 juillet.

Le Sénat pour une relance verte, avec moins de charges

Après avoir présenté 17 propositions pour aider les PME, le Sénat en dégaine 170 pour "remettre l'économie française sur les rails". Il plaide ainsi en faveur d'une "relance verte, décentralisée et européenne". Son plan comporte tout un volet sur la compétitivité des entreprises par l'allègement de leurs charges (report automatique pour les petites structures, annulation pour les secteurs les plus touchés par la crise, suppression de la C3S) et le renforcement de leurs fonds propres (prêts participatifs, PGE de long terme, etc.).
Autres thèmes développés par les sénateurs : soutien à la recherche et l'investissement ; diversification des chaînes d'approvisionnement et relocalisation ; "décarbonation de l'économie" (notamment par la rénovation énergétique) ; aide à la transformation numérique des entreprises ; relance de la consommation dans le tourisme, la restauration et le bâtiment ; ou encore instauration, au niveau européen, de taxes carbone et sur les géants du numérique.

23 juin

📍 Le protocole sanitaire bientôt révisé

Vers un allègement du protocole sanitaire dans les entreprises. Le ministère du Travail consulte les partenaires sociaux sur des mesures un peu moins contraignantes. La règle des 4 mètres carrés par salarié, en particulier, deviendrait facultative. Cette version allégée pourrait être publiée dès demain.

Le droit du travail encore amendé

Dans une loi promulguée la semaine dernière, l'Etat a de nouveau adapté à la crise économique les règles du droit du travail, en particulier sur le renouvellement des CDD, le prêt de main-d'oeuvre et, surtout, l'activité partielle.
⏩ Plus d'info dans Chômage partiel et droit du travail à nouveau assouplis pour tenir compte de la crise du coronavirus

Le piège de l'endettement

La Banque de France s'inquiète du risque que fait courir sur l'économie la forte progression de l'endettement des entreprises depuis le début de la crise.

Automobile (1) : 200 M€ de subventions cherchent preneurs

Dans la lignée de son plan de soutien sectoriel, l'Etat lance un appel à manifestation d’intérêt pour identifier des projets de modernisation industrielle dans la filière automobile. Les entreprises retenues pourront se partager 200 millions d'euros de financement public.

Automobile (2) : le spectre d'une année noire

Le marché automobile européen pourrait reculer de 25 % en 2020, soit 3,2 millions de véhicules neufs écoulés en moins par rapport à l'an passé, selon une nouvelle prévision de l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Dans ces conditions, le volume des ventes retomberait à son plus bas niveau depuis 2013. La précédente estimation, publiée en janvier, anticipait un recul limité à 2 %. Et, jusqu'à présent, de janvier à mai 2020, la dégringolade atteint -41,5 %.

L'habillement ne profite pas du déconfinement

Le déconfinement n'a pas sauvé les ventes de l'habillement en mai. Elles ont plongé de 20,9 % en un an, d'après les enseignes du secteur membres de l'Alliance du Commerce, et ce malgré l'explosion des achats en ligne (+97,8 %). Depuis le début de l'année, ces magasins enregistrent un tiers d'activité en moins. L'organisation professionnelle presse donc le gouvernement de revoir les règles sanitaires avant le 10 juillet, en particulier "la jauge d'une personne pour 4 m² de surface résiduelle et le placement à l'isolement des produits durant 24 heures".

Les transporteurs routiers crient à l'injustice fiscale

Trois fédérations du transport routier et de la logistique (FNTR, OTRE et Union TLF) dénoncent l'"inégalité de traitement incompréhensible", dont leur secteur serait victime. En cause : la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non-routier décalée au 1er juillet 2021, au bénéficie du BTP principalement. S'ils saluent la mesure, ils regrettent que le gouvernement "leur refuse obstinément le report au 1er janvier 2022" d'une autre mesure qui les pénalise eux, à savoir la diminution du remboursement de TICPE de 2 centimes par litre, introduite cette année.

Le commerce international limite la casse

Le commerce mondial a reculé de 3 % sur un an au premier trimestre et de 18,5 % au deuxième, selon l'OMC. "Ces baisses sont d'une ampleur sans précédent, mais elles auraient pu être bien pires", affirme l'organisation internationale. Elle estime, par conséquent, que son scénario pessimiste (effondrement de 32 %), présenté en avril, est désormais "moins probable".

22 juin

📍 Déconfinement, acte III

La France entre dans le troisième temps de son déconfinement ce lundi. Les cinémas, salles de jeux et centres de vacances sont autorisés à rouvrir, dans le respect des règles sanitaires. Les sports collectifs peuvent reprendre, pas ceux de combat. Les discothèques, foires et salon restent interdits jusqu'à septembre au moins, les stades et hippodromes jusqu'au 11 juillet (limités à 5 000 personnes, passée cette date). Cet acte III avait été quelque peu anticipé, la semaine dernière, par Emmanuel Macron, avec notamment la réouverture totale des cafés et restaurants dans toute la France métropolitaine.

Nokia fait le vide

Le groupe Nokia veut se séparer d'un quart de ses effectifs français. Soit 1 233 postes supprimés, tous au sein de sa filiale Alcatel-Lucent International, à Lannion (Côtes-d'Armor) et Nozay (Essonne).
⏩ Plus d'info dans Nokia accélère sa transformation en supprimant plus de 1 200 postes en France

Habillement (1) : au tour de Celio

La liste des entreprises de l'habillement en difficulté s'allonge : le groupe Celio a demandé l'ouverture d'une procédure de sauvegarde pour la maison-mère et pour sa branche française. Il invoque une perte de chiffre d'affaires de près de 100 millions d'euros de mars à mai, en raison de la "fermeture brutale" de ses magasins à travers le monde, pour cause de confinement.

Habillement (2) : Naf Naf et Orchestra Prémaman repris

Deux autres enseignes en redressement judiciaire ont été reprises en fin de semaine dernière : Naf Naf par son fournisseur franco-turc Sy Corporate France (au détriment du breton Beaumanoir) ; Orchestra Prémaman par... son propre dirigeant fondateur Pierre Mestre.

Aérien : fin annoncée des dessertes locales

Pas question qu'Air France soit seule à faire une croix sur les liaisons intérieures. L'abandon des rotations aériennes sur les trajets pour lesquels existe une alternative en train de moins de 2h30, était une condition imposée par le gouvernement au sauvetage de la compagnie. Ce sera également une obligation pour tous ses concurrents, a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, sur RTL. Cette décision sera prise en concertation avec les Régions et entérinée par un "arrêté pour des raisons environnementales (...) de manière à ce qu'il n'y ait pas, effectivement, [des] effets de distorsion de concurrence".

Le statut de cadre officiellement défini

L'accord national interprofessionnel du 28 février 2020 sur l'encadrement, ratifié par les huit partenaires sociaux, apporte une nouvelle définition du salarié cadre en entreprise. Elle se base sur trois axes : le niveau de qualification, le degré d’autonomie dans le travail et le niveau des responsabilités sociales, économiques et/ou sociétales.

Managers, réinventez-vous !

La période du confinement et la reprise d'activité bousculent l'organisation des entreprises. Et si c'était le moment rêvé pour changer de pratiques managériales ? Bpifrance Le Lab invite les dirigeants à sauter le pas et publie un guide gratuit pour les accompagner dans cette démarche.

20 juin

📍 Airbus prépare le terrain

Dans une lettre adressée à ses salariés, et révélée par La Tribune, le patron d'Airbus Guillaume Faury prépare les esprits à "des décisions amères (...) malheureusement nécessaires pour protéger l'avenir de notre entreprise et de notre écosystème". Et de rappeler que "plus d'un tiers de notre activité d'aviation commerciale, et nos coûts continuent de dépasser largement nos revenus. Ce n'est pas tenable."

19 juin

📍 La commande publique s'adapte à la crise

Le gouvernement a assoupli les règles de la commande publique pour tenir compte de la crise du coronavirus. L'esprit de ces dérogations consiste à ne pas exclure des marchés les entreprises déjà mises en difficulté par la situation sanitaire.

Maintien de la niche fiscale sur le gazole non-routier...

Un sursis pour les professionnels du BTP, principaux consommateurs de gazole non-routier (GNR) : l'avantage fiscal appliqué à ce carburant sera supprimé le 1er juillet 2021, au lieu de disparaître progressivement dès le 1er juillet 2020 et jusqu'au 1er janvier 2022, comme c'était initialement prévu. Un amendement au troisième projet de budget rectificatif est prévu en ce sens, assure la Fédération des travaux publics.

... et création d'une nouvelle pour l'audiovisuel

Le gouvernement ajoute également un crédit d’impôt "Création" à son troisième projet de loi de finances rectificative. Cette niche fiscale vise à encourager "les investissements des médias dans les programmes et la création audiovisuels en 2020", précise Matignon.

Une nouvelle ARME pour l'emploi

Les entreprises vont pouvoir s'appuyer sur un nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée. La loi créant l'ARME (ou "activité réduite pour le maintien en emploi") est parue le 18 juin au Journal officiel. Elle ouvre la possibilité à une entreprise de réduire les heures de travail de son personnel, lesquelles seront indemnisées, en échange d'engagements "notamment" sur l'emploi. L'activation de l'ARME est conditionnée à un accord collectif et une validation de l'administration.

Explosion attendue des suppressions de postes...

L'année 2020 pourrait voir disparaître 900 000 emplois et affluer 630 000 chômeurs supplémentaires par rapport à fin 2019, prévient l'Unédic dans ses dernières prévisions financières.

... et des défaillances d'entreprises

Les défaillances d'entreprises pourraient progresser de 80 % cette année en France, selon des projections de l'OFCE. Ce qui conduirait à la perte de 250 000 emplois. L'Observatoire des conjonctures économiques note toutefois que "les PME et les ETI sont plus solides" que les TPE et grandes entreprises. Et affirme que sans chômage partiel, la situation aurait été encore pire.

Proposition de contrats aidés pour l'emploi des jeunes

Créer 100 000 "emplois boost" pour faire travailler des jeunes qualifiés "sur des projets socialement et écologiquement utiles". C'est la proposition de l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes). Ces contrats seraient ouverts en priorité dans les entreprises de l'ESS, ou dans des sociétés classiques, en contrepartie d'engagements sur la localisation de  l’emploi et d'une mesure d’impact de ses activités. Le financement, dégressif sur trois ans, proviendrait d'un fonds d'amorçage abondé par l'Etat, l'Unédic et les Régions.

Télétravail : les DRH disent oui

85 % des responsables des ressources humaines jugent souhaitable la mise en place "pérenne" du télétravail dans leur entreprise, selon un sondage de l'ANDRH et le BCG. Mais pas question pour autant de sous-estimer les dangers et les défis de ce mode d'organisation à distance.

18 juin

📍 Pharmaceutique : la recette du gouvernement pour relocaliser

Des intentions, en attendant les actions. Le gouvernement a détaillé comment il entendait faire gagner la France en indépendance dans le domaine pharmaceutique, deux jours après une prise de parole présidentielle sur le sujet.
⏩ Plus d'info dans L'industrie pharmaceutique, premier champ de bataille de la relocalisation industrielle

Davantage d’export mais avec moins de visibilité

Bonne nouvelle pour les exportateurs. Deux entreprises tricolores sur trois déclarent, fin mai, continuer à exporter, selon le baromètre de Team France Export. C’est dix points de mieux que le mois précédent. Toutefois, si les problèmes logistiques tendent à se résorber, le manque de visibilité sur l’avenir des marchés augmente et touche désormais plus d’une entreprise sur trois.

Une récession (un peu) moins grave

La situation économique est peut-être moins pire que prévu. L'Insee annonce désormais une récession de 17 % au deuxième trimestre, au lieu de 20 % initialement envisagée. Si la reprise est jugée "très nette depuis la mi-mai", l'activité continue néanmoins à tourner au ralenti.
⏩ Plus d'info dans Coronavirus : avec le déconfinement, l'économie française repart de l'avant

S'évaluer pour préparer la reprise

Bpifrance propose deux outils d'autodiagnostic pour aider les entreprises dans leur reprise post-confinement. Du côté de Bercy, la Direction générale des entreprises propose un "auto-évaluateur de la réassurance sanitaire" pour les professionnels du tourisme.

Aides aux PME : le Sénat veut jouer les prolongations 

Le Sénat demande au gouvernement de prolonger, pour les PME les plus touchées par la crise, le fonds de solidarité et le chômage partiel jusqu'à la fin de l’année. Venant de formuler 17 propositions pour soutenir les PME, les parlementaires défendent aussi une baisse du taux de TVA pour les entreprises les plus fragiles. La création de prêts participatifs et d’obligations convertibles, pilotés par les Régions et La Banque des Territoires, pourrait par ailleurs renforcer les fonds propres des PME dont le niveau d'endettement va augmenter. Enfin, les sénateurs veulent encourager la numérisation des entreprises avec la création d’un crédit d’impôt spécifique.

Fin des règles sanitaires : la CPME insiste

La CPME ne veut plus des règles sanitaires en entreprise. Au moment où l'Education nationale assouplit celles en vigueur dans les écoles, l'organisation patronale réclame l'"abandon", avant le 10 juillet, du protocole général et des fiches métiers du ministère du Travail, qui s'imposent aujourd'hui aux employeurs. "Les mesures à mettre en œuvre représentent des coûts importants qui minent la productivité et freinent la reprise d’activité", insiste la Confédération.

17 juin

📍 La reprise d'activité est lancée...

"En mai, l’activité [a repris] fortement dans les entreprises", constate la Dares (ministère du Travail). Celles qui étaient totalement à l'arrêt ne représentaient plus que 5 % des salariés à la fin du mois (-7 points par rapport à avril), et celles fortement ralenties 27 % (-18 points). Problème n°1 : le manque de débouchés pèse de plus en plus sur le redémarrage des entreprises.

... mais pas pour tout le monde

Problème n°2 : tous les secteurs ne sont pas égaux face à la reprise. Malgré les appels répétés de l'exécutif à « faire repartir l'économie », trois catégories d'entreprises restent entravées dans leur redémarrage. Pour elles, l'activité est impossible, ralentie ou démunie.
⏩ Plus d'info dans Reprise : ces entreprises qui ne voient toujours rien venir
Un exemple : les discothèques, paralysées par les nouvelles règles sanitaires.
⏩ Plus d'info dans Toujours fermées, les discothèques pourraient perdre 9 000 emplois

« Décrue manifeste » du chômage partiel ?

En matière d'activité partielle, « la décrue est vraiment manifeste », a déclaré Muriel Pénicaud sur Radio Classique. Vraiment ? 7,8 millions de Français auraient ainsi été en chômage partiel au cours du mois de mai. Mais il ne s'agit là que d'une extrapolation. Par ailleurs, le coût du dispositif avoisinerait les 17 milliards d'euros en trois mois, selon la ministre. Le dernier projet de budget rectificatif a prévu d'en dépenser 31 milliards.

Air France veut s'alléger, TUI aussi

Vers une hécatombe pour l'emploi dans le secteur des voyages. Air France travaillerait sur un plan de départs volontaires d'au moins 8 000 postes, selon plusieurs médias. La compagnie aérienne annoncera publiquement ses intentions au début du mois de juillet.
Chez TUI France, la direction a abattu ses cartes aujourd'hui : la filiale du voyagiste allemand va supprimer près des deux tiers de ses effectifs, soit 583 postes. Ce chiffre inclut la vente ou le franchisage de ses agences.

Automobile : rebond limité en mai

En mai, les immatriculations de voitures neuves en Europe se sont redressées sur un mois (+114 %), mais restent loin de leur niveau pré-coronavirus (-52,3 % par rapport à mai 2019), d'après l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). La France fait un peu moins pire sur son marché national (-50,3 % sur un an), mais les groupes tricolores souffrent toujours autant (-56,4 % pour PSA, -52,5 % pour le groupe Renault).

Construction : effondrement confirmé en avril

L'hémorragie se poursuit dans la construction française : en avril, la production y a chuté d'un tiers sur un mois, et de 60,6 % sur un an (contre -28,4 % dans la zone euro), soit le pire résultat national recensé jusqu'à présent par Eurostat. Les données du premier trimestre ont par ailleurs été révisées à la baisse (-17,1 % en France, -4,1 % en zone euro). Sur le Vieux Continent, jamais la construction n'était tombée aussi bas depuis le début des mesures il y a 25 ans.

16 juin

📍 Pharmaceutique : l'Etat s'engage

En visite dans l'usine Sanofi de Marcy-l'Etoile (Rhône), Emmanuel Macron prend deux engagements pour rétablir l'autonomie du pays en matière de santé : un investissement de 200 millions d'euros « pour financer des infrastructures de production, comme de recherche et développement » sur les traitements et les vaccins ; le lancement, jeudi, d'une « initiative de relocalisation » pour, « par exemple, pleinement reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol en France ». De son côté, le groupe Sanofi annonce un investissement de 610 millions d'euros en France.
⏩ Plus d'info dans Sanofi investit 610 millions d'euros pour créer un pôle vaccins dans le Rhône

Transports : Renault Trucks s'allège

Le fabricant de camions Renault Trucks, propriété du suédois Volvo, va supprimer 463 postes en France, « sur la base du volontariat », précisent les syndicats. Seuls les sites d'Auvergne-Rhône-Alpes sont a priori concernés. Au niveau mondial, ce ne sont pas moins de 4 100 emplois qui vont être détruits, en raison de la crise du coronavirus.
⏩ Plus d'info dans Renault Trucks prévoit de supprimer 463 postes à Lyon

La viticulture, amère et fâchée

La viticulture ne cache pas sa "déception voire [son] ressentiment". L'Association générale de la production viticole (AGPV) estime que la filière est "quasiment exclue" des exonérations des cotisations et contributions sociales patronales, prévues dans le troisième projet de loi de finances rectificative. Elle réclame une annulation générale de la moitié des charges pour toutes les entreprises viti- et vinicoles, et même de leur intégralité pour celles qui ont perdu 60 % de leur CA pendant le confinement.

La CPME persiste sur les loyers

Mécontente de la charte présentée par le gouvernement le 3 juin, la CPME rallie 24 fédérations professionnelles (dont l'Umih, pour la restauration et l'hôtellerie) à sa proposition sur les loyers. Présentée à l'origine dans son plan de relance, l'idée consiste à "utiliser le dépôt de garantie pour payer les loyers dus au titre de la période de confinement ou de fermeture administrative". En l'absence d'accord entre le bailleur et son locataire, ces montants seraient pris en charge par un "fonds spécial abondé, notamment, par les assureurs".

Protection sanitaire : le satisfecit des salariés à leurs employeurs

Les employeurs ont plutôt réussi à relever le défi sanitaire, selon une enquête de l'Anact. Le réseau a interrogé 834 salariés qui ont continué à venir sur leur lieu de travail au plus fort de la crise. 8 sur 10 ont jugé suffisantes les mesures prises par leur entreprise pour leur sécurité. Mais des points noirs persistent.

15 juin

📍 Déconfinement : statu quo dans les entreprises...

Le déconfinement s'accélère, mais le statu quo demeure en entreprise, précise le ministre de l'Economie. Au lendemain de l'allocution présidentielle, Bruno Le Maire explique, sur France Info, que le « le télétravail reste souhaitable » en l'état actuel de l'épidémie. Le protocole sanitaire reste, lui aussi, en vigueur, même si le gouvernement sera ouvert à la discussion pour adapter éventuellement certains points. Quant au « travailler davantage » prononcé la veille par Emmanuel Macron, il fallait comprendre « travailler tous », a assuré le ministre.

... et pour le chômage partiel

Les règles d'indemnisation de l'activité partielle ne changeront pas le 1er juillet, a fait savoir le ministère du Travail à plusieurs médias. Il n'y aura ni baisse de la prise en charge de l'Etat pour les employeurs, ni diminution de la rémunération pour les salariés. La mise au point fait suite à un cafouillage de Bercy, vendredi, sur le sujet.

Fin de l'attestation de déplacement en Ile-de-France

L'attestation employeur, requise depuis le 11 mai pour prendre les transports en commun d'Ile-de-France aux heures de pointe, ne sera plus requise à partir de demain, a annoncé la préfecture de Région.

Médiation du crédit : 3 chances sur 5 d'aboutir

La Médiation du crédit tire le bilan de ces deux derniers mois. Elle revendique notamment un taux de réussite de près de 60 % dans ses interventions entre les entreprises et leurs banques. Un chiffre provisoire, puisqu'elle n'a pas fini d'éplucher les 6 402 dossiers éligibles reçus en avril et mai... C'est six fois le volume traité sur toute l'année 2019 !

Du mieux dans les caisses

La trésorerie des ETI et grandes entreprises s'est améliorée de manière inattendue en mai, d'après la dernière enquête de l’AFTE et Rexecode. Mais les projets d'investissement et les délais de paiement apparaissent de plus en plus comme des variables d'ajustement.

L'industrie repart 25 ans en arrière

En avril, la production industrielle en Europe "est tombée à des niveaux vus pour la dernière fois au milieu des années 1990", affirme Eurostat. En zone euro, la baisse, entamée en mars, s'est amplifiée, pour atteindre -17,1 % sur un mois et -28 % sur un an. La correction est encore plus violente en France : -20,3 % par rapport à mars 2020, mais -34,9 % par rapport à avril 2019.

14 juin

📍 Relance : Emmanuel Macron a un plan

Dans sa quatrième allocution depuis le début de la crise sanitaire, le président de la République a décidé d'accélérer le déconfinement et jeter les bases de la relance. « Il faut pleinement faire repartir l'économie », a insisté Emmanuel Macron. L'Ile-de-France passe en zone verte dès demain, l'école redevient obligatoire le 22 juin (jusqu'au collège). Pour la suite, le chef de l'Etat veut « un vrai pacte productif », autour de l'écologie (rénovation thermique, transports, industries vertes), la solidarité et la souveraineté (technologique, numérique, industrielle et agricole). A ce propos, « il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres », a prévenu Emmanuel Macron, avant de promettre des précisions en juillet.

12 juin

📍 Les assureurs prêts à couvrir le risque pandémique

Les assurances proposent un nouveau dispositif pour protéger les entreprises des "catastrophes exceptionnelles", telles qu'une pandémie, et indemniser leurs pertes d'exploitation. Vivement critiquées pour leur gestion de la crise du coronavirus, les compagnies avaient promis au gouvernement d'imaginer une couverture contre les catastrophes sanitaires. C'est désormais chose faite, alors que le Sénat était déjà allé de sa proposition le 2 juin.

Embrouille autour du chômage partiel

Baissera, baissera pas ? La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher s'est emmêlée les pinceaux sur BFMTV ce matin. Interrogée sur l'évolution du chômage partiel le 1er juillet, elle a reconnu que les entreprises « paieront un petit peu plus, de l'ordre de 10 % » et que les salariés toucheront moins que les 84 % actuels de leur rémunération. Depuis, Bercy est revenu sur ses propos et assure qu'elle parlait de l'évolution du système introduite le 1er juin. La diminution de la prise en charge publique de l'activité partielle est un sujet de crispations, depuis quelques jours, entre gouvernement et partenaires sociaux.

PGE : les régions du sud en profitent

Le prêt garanti par l'Etat bénéficie surtout aux régions de la moitié sud du pays (hors Ile-de-France), selon le dernier pointage de Bercy arrêté au 5 juin. Les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes ont ainsi obtenu 10,5 milliards d'euros (11 % du total), devant celles de Région Sud (8,6 %, en progression par rapport au premier relevé du genre), Nouvelle-Aquitaine et Occitanie (à plus de 7 % chacun). En queue de classement, le Centre-Val de Loire (2,1 Md€, soit 2,2 %) et la Corse (près de 700 M€, 0,7 %).

Les créations d'entreprise retrouvent des couleurs

Après deux mois catastrophiques, les créations d'entreprises sont reparties de l'avant en mai, d'après l'Insee, avec une hausse de 60 % par rapport au trou d'air d'avril.

Les entrepreneurs hésitent

L'entrepreneuriat pendant la crise justement, il plie mais ne rompt pas, confirme un sondage Harris Interactive pour la Fondation Entreprendre réalisé du 29 mai au 2 juin : 39 % des porteurs de projet envisagent ainsi de reporter la création de leur entreprise et 13 % de l'abandonner. Mais ils sont 48 % à vouloir "redoubler d’efforts pour lancer leur activité comme prévu". Une motivation de 10 points inférieurs chez les personnes déjà à leur compte qui, eux, doivent défendre leur affaire.

Les start-up et grands groupes temporisent

Le coronavirus jette un froid sur l'open innovation. Start-up (à 56 %), comme grands groupes (à 53 %), reconnaissent que la crise a mis en pause leur collaboration, selon un baromètre annuel, réalisé pendant le confinement par Le Village by CA et Capgemini. Mais quand les grands groupes ont eu tendance à se replier sur eux-mêmes (29 % se sont recentrés sur leur cœur de métier), les start-up ont tout de même réussi, dans 12 % des cas, à identifier "des opportunités de développement et une augmentation de la valeur de leurs solutions".

11 juin

📍 Un demi-million d'emplois détruits

Dès le premier trimestre 2020, la France a enregistré 502 400 destructions nettes d'emplois par rapport à la fin d'année 2019 (-2 %), selon l'Insee. L'intérim s'écroule : -40,4 % (et même -60,5 % dans la construction).
Une tendance confirmée du côté de l'Acoss à travers un autre indicateur : sur la même période, la masse salariale s'est repliée de 2,9 %, selon la caisse nationale des Urssaf. Au seul mois de mars, la chute est de 10,1 % en un mois, conséquence directe du recours massif au chômage partiel et aux arrêts maladie.

Engagements a minima pour le BTP

Pas de plan de soutien sectoriel pour le BTP. Le gouvernement renvoie les entreprises du secteur vers les mesures générales inscrites dans son projet de budget rectificatif. Et se contente d'encourager les maîtres d'ouvrage publics à prendre en charge une partie des surcoûts sanitaires.

Assurance-crédit : fragile effort

Comme le laissait entendre le projet de loi de finances rectificative présenté hier, le gouvernement s'est mis d'accord avec les assureurs-crédit sur un nouveau dispositif ("Cap Relais"), en vue d'"une réassurance publique temporaire de l’ensemble [de leurs] encours". En contrepartie de cette garantie pouvant se monter jusqu'à 75 %, les compagnies se sont engagées "à maintenir [leurs] couvertures d’assurance-crédit dans les prochains mois", assure Bercy. Trois limites toutefois à ce mécanisme : il est soumis à l'approbation de la Commission européenne, à l'adoption du budget rectificatif... et à un plafond de 2 milliards d'euros.

La manne des tickets-restaurants

Selon le gouvernement, les Français ont accumulé 1,5 milliard d'euros en tickets-restaurants pendant le confinement. L'assouplissement de leurs conditions d'utilisation, prévu dans le plan tourisme, entrera en vigueur demain et sera valable jusqu'à la fin de l'année. L'objectif est de canaliser cette manne vers les restaurateurs, chez qui ces titres seront acceptés les dimanches et jours fériés et leur plafond sera doublé (à 38 euros).

Les salariés aidés à payer leurs loyers

Action Logement propose un coup de pouce aux salariés gagnant moins de 1,5 fois le Smic, pour payer leur loyer ou leur prêt immobilier. Cette aide de 150 euros par mois vise ceux qui ont subi une baisse de revenu d'au moins 15 % à cause du chômage partiel, ou des "surcoûts de loyer" en raison d'une "double résidence pour motif professionnel", ou une hausse "significative" de leurs dépenses. La demande peut être faite au service social de leur entreprise ou sur le site Action Logement.

Le télétravail n'est pas sans risque

Le télétravail, les salariés le réclament. Pourtant, mal géré, ce mode d'organisation peut aboutir à une dégradation du travail lui-même, prévient le cabinet Empreinte Humaine, dans son troisième baromètre sur la santé psychologique des salariés au temps du Covid-19. Autre enseignement de cette étude, réalisée fin mai : le déconfinement a généré des tensions dans les entreprises pour 41 % des 2 000 répondants.

La reprise, selon l'OFCE

A quoi peut ressembler la reprise ? Le directeur général de l’OFCE Xavier Timbeau tente d'apporter une réponse à la question économique que tout le monde se pose depuis un mois, et le lancement du déconfinement.
⏩ Plus d'info dans l'interview de Xavier Timbeau (OFCE) : « La question est de savoir si l’économie va redémarrer vite ou pas »

10 juin

📍 Un troisième budget pour 25 milliards de plus

Bercy a présenté, en conseil des ministres, son troisième projet de loi de finances rectificative en quatre mois. Des 111 milliards d'euros prévus en avril, l'effort de l'Etat en faveur de l'économie passe à 136 milliards. Est ainsi confirmé le soutien public à plusieurs secteurs en difficulté, tel que prévu dans les plans tourisme, automobile, aéronautique, et des mesures pour la tech ou encore la culture. Les TPE-PME bénéficiaires d'exonérations de charges sociales sont (enfin) clairement identifiées.
⏩ Plus d'info dans L'État gonfle de 25 milliards d'euros son soutien à l'économie, en attendant la relance

Récession : la France sur le podium

Après les prévisions de Coface et de la Banque de France, c'est au tour de l'OCDE de réévaluer l'impact économique du coronavirus en 2020. L'organisation prédit, au mieux, une récession de -11,4 % dans l'Hexagone, deuxième pire performance mondiale derrière le Royaume-Uni (-11,5 %). Le PIB de la zone euro s'effriterait, lui, de 9,1 %.

Saignée dans l'emploi attendue

800 000 postes supprimés dans les prochains mois, soit 2,8 % de l'emploi total en France. C'est l'estimation donnée par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

La constance du chômage partiel, le réveil des PSE

Au 8 juin, quelque 1,386 million de demandes de chômage partiel ont été déposées pour 13,3 millions de salariés, d'après le ministère du Travail. Soit une nouvelle hausse hebdomadaire de 1,5 % pour ces deux indicateurs. Plus inquiétant, les suppressions de postes envisagées dans le cadre des plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) commencent à se multiplier.

Reflux relatif des contentieux

Un peu moins de contentieux à gérer dans les entreprises. La Médiation du crédit est d'abord moins sollicitée avec, en moyenne, 803 dossiers éligibles par semaine recensés en mai, contre 925 en avril. C'est toutefois beaucoup plus qu'en 2019 (moins de 20 saisines hebdomadaires) et le montant des crédits disputés est en légère hausse sur un mois (174,1 M€, +3;6 %).
Pour sa part, le comité de crise sur les délais de paiement note une "diminution des comportements anormaux", mais la relativise aussi, car elle serait surtout due à la chute générale de l'activité pendant le confinement.

Assurance-crédit : l'alerte des courtiers

Le syndicat du courtage Planète CSCA dessine un scénario catastrophe pour le reste de l’année dans le domaine de l'assurance-crédit, sur la base de ce constat : "Les résiliations et réductions enregistrées (...) à fin juillet sont évaluées entre 20 et 30 %".

9 juin

📍 8 milliards d'euros supplémentaires pour l'aéronautique

Troisième secteur aidé par l'Etat (après le tourisme et l'automobile), l'aéronautique va bénéficier d'un plan d'aide de 15 milliards d'euros. Mais cette somme inclut les 7 milliards déjà octroyés à Air France fin avril. Parmi les nouveautés du jour, deux fonds d'investissement sont prévus, ainsi qu'un soutien financier à la R&D et une accélération des commandes militaires. En contrepartie, les entreprises sont invitées à préserver l'emploi autant que possible.
Plus d'info dans Coronavirus : 15 milliards d'euros pour faire redécoller la filière aéronautique

Un si long chemin vers la normale

L'économie française a parcouru la moitié du chemin, mais le plus dur reste à faire. Début juin, la perte d'activité liée au coronavirus était encore de -17 %, mais en nette amélioration (+10 points sur un mois, +15 par rapport à avril), d'après la Banque de France. Las, le retour à la normale n'est pas prévu avant mi-2022 et la récession pourrait dépasser les -10 % en 2020.

La paralysie de l'export

Les exportations françaises se sont contractées d'un tiers en un mois, pour s'établir à 23,7 milliards d'euros en avril, selon les douanes. Autrement dit, le pays n'avait jamais aussi peu vendu à l'étranger depuis... le dernier millénaire et l'été 1999. Les importations ont, elles, baissé d'un quart (28,7 Md€ au total). Sans surprise, ces résultats en berne sont attribués "aux mesures de confinement mises en place en France et dans le monde".

La frilosité des employeurs

Les intentions d'embauche au troisième trimestre s'effondrent, selon un baromètre du groupe Manpower. La part d'employeurs français anticipant une baisse de leurs effectifs dépasse désormais de 11 points ceux prévoyant de recruter. Soit un retournement spectaculaire de 22 points en un trimestre de cet indicateur. L'enquête a été réalisée mi-avril, en plein confinement.

Edition : coups de pouce pour le livre

Librairies et maisons d'éditions vont recevoir des aides supplémentaires de l'Etat, à hauteur de 82 millions d'euros.

Horticulture : indemnisation de 25 millions d'euros

Les entreprises horticoles pourront prétendre à une indemnisation exceptionnelle. Après avoir dû continuer à payer salariés et charges pour simplement détruire leur production pendant le confinement (à l'image de Barrault dans le Maine-et-Loire), elles vont bénéficier d'une mesure de compensation de 25 millions d'euros au total, a fait savoir le ministère de l'Agriculture.

Textile : deux missions sur les masques et la relocalisation

L'Etat promet son aide aux fabricants de masques alternatifs. Incités à se lancer sur ce nouveau créneau, au plus fort de la crise sanitaire, certains se sont retrouvés, depuis, avec des stocks d'invendus sur les bras. Le gouvernement a donc demandé au président de l'Union des industries textiles Yves Dubief et au patron du Slip français Guillaume Gibault de leur trouver des débouchés, en France ou à l'étranger, et "d’accompagner la filière dans l’ajustement de ses capacités de production au besoin collectif en masques".
Plus d'info dans Les masques, déjà un lointain eldorado pour l'industrie textile ?
Une seconde mission est confiée à Guillaume de Seynes, président du comité de filière Mode et luxe, pour étudier la relocalisation d'activités textile en France, dans une logique de développement durable.

8 juin

📍 Récession, faillites : de mal en pis

L'assureur-crédit Coface révise ses prévisions économiques pour 2020. Et anticipe un bond des défaillances d'entreprises et un recul du PIB plus forts que prévu pour la France.
De son côté, la Banque mondiale annonce "la plus forte récession planétaire depuis la Seconde Guerre mondiale" (-5,2 % au global, mais -9,1 % dans la zone euro).

Kolmi-Hopen ne connaît pas la crise

Si les nuages s'accumulent sur l'économie française, l'horizon est parfaitement dégagé pour Kolmi-Hopen. C'est une information Le Journal des Entreprises : le fabricant de masques chirurgicaux va s'étendre près d'Angers, après avoir déjà doublé ses effectifs en moins de six mois.
Plus d'info dans Kolmi-Hopen ouvre une nouvelle usine de masques près d'Angers

Aéronautique : demain, le plan de soutien

Le gouvernement présentera demain matin son troisième plan de soutien sectoriel, consacré à l'aéronautique. Plusieurs milliards d'euros sont attendus. Une bulle d'oxygène attendue avec impatience dans de nombreuses régions, à commencer par Toulouse et l'Occitanie, bien sûr, mais aussi les Hauts-de-France et la région nantaise.

Fraude au chômage partiel : dernier avertissement

Les entreprises qui ont abusé du chômage partiel ont une dernière chance de se racheter, a prévenu la ministre du Travail : « Vous pouvez encore dire que c'était une erreur, que vous vous êtes trompés, mais dans quelques semaines, les sanctions vont tomber », a lancé Muriel Pénicaud sur France Info. Et pour cause : « plus de 50 000 contrôles d'ici à la fin de l'été » sont prévus.

Aucun PGE converti en fonds propres

Les montants empruntés au titre du prêt garanti par l'Etat (PGE) ne seront jamais convertis en fonds propres ou quasi-fonds propres. Le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq a rejeté, sur BFM Business, cette idée « romantique », portée par le Medef et la CPME : « Un prêt est fait pour être remboursé. »
Le PGE a permis d'orienter 85 milliards d'euros vers plus de 493 000 entreprises, selon Bpifrance (93 milliards d'euros, d'après Bercy, en incluant les sommes octroyées aux grands groupes).

Règles sanitaires en entreprise : à quand la fin ?

La CPME demande au gouvernement d'arrêter une "date de retour à la normale" dans les entreprises, afin de leur donner "de la visibilité". L'organisation patronale déplore que la reprise d'activité soit entravée par le coût des équipements de protection, les contraintes liées au protocole sanitaire et le chômage partiel pour garde d'enfants.
A lire aussi : Les propositions de la CPME pour la relance

L'industrie s'affiche

La communauté French Fab propose, sur son site web, une vitrine présentant les solutions développées par les industriels français pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Les entreprises peuvent soit contacter les fabricants représentés, soit soumettre leurs propres produits. Le site promet alors de les promouvoir auprès de différentes administrations, en plus de les afficher en ligne.

Travaux publics : reprise sans retour à la normale

La crise du coronavirus devrait coûter aux entreprises de travaux publics un cinquième de leur chiffre d'affaires 2020, selon une enquête de la FNTP, leur fédération nationale.

5 juin

📍 250 millions d'euros pour verdir les TPE-PME...

Le gouvernement promet 250 millions d'euros "pour accélérer la transition écologique des TPE et PME". La quasi-totalité de cette enveloppe (240 M€) sera distribuée sous forme de prêts par Bpifrance, en partenariat avec l'Ademe. De jeunes diplômés pourront également être recrutés sous le statut de volontaire territorial en entreprise (VTE), pour gérer spécifiquement des projets environnementaux.
Plus d'info dans Relance : comment l'État espère pousser les TPE-PME à la transition écologique

... +1 milliard d'euros pour les start-up...

Bercy débloque 1 milliard d'euros supplémentaires pour protéger la tech française des conséquences de la crise et des appétits étrangers. Le plus gros de cette somme (jusqu'à 500 M€ d'ici à 2021) est destiné à un nouveau fonds, baptisé "French Tech Souveraineté". Il permettra de renforcer les fonds propres des entreprises (PME et ETI incluses), développant des "technologies d'avenir dont le risque associé à l'investissement est fort".

... et un demi-milliard pour la recherche

L'Etat est prêt à mettre 550 millions d'euros pour soutenir la recherche industrielle et technologique. Une enveloppe de 100 millions va être débloquée au profit des projets de R&D structurants pour la compétitivité (PSPC). Le reste ira aux IRT (instituts de recherche technologique) et ITE (instituts pour la transition énergétique), des structures de collaboration public-privé présentes un peu partout sur le territoire.

Triple aménagement de la fiscalité locale

Autre bonne nouvelle du jour pour les entreprises : Bercy assouplit leur fiscalité locale, avec trois mesures portant sur la cotisation foncière (CFE) et la contribution économique territoriale (CET). Deux de ces aménagements sont toutefois réservés aux secteurs du tourisme, de l'hébergement-restauration et de l'événementiel.

Conseils d'avocats pour la reprise

Déjà mobilisé pour les entreprises pendant le confinement, le Conseil national des barreaux réitère pour la reprise d'activité avec deux initiatives : un autodiagnostic express en ligne pour "évaluer l'efficacité et la conformité des mesures sanitaires (...) mises en place" et un vademecum du déconfinement abordé sous l'angle juridique... parfait complément au guide de la reprise du Journal des Entreprises donc !

4 juin

📍 Prime à l'embauche des apprentis

La journée était placée sous le signe de l'emploi. Pendant plus de trois heures, les partenaires sociaux ont été reçus à l'Elysée pour trouver des moyens de limiter l'envolée du chômage (son taux s'est établi à 8,7 % en avril, selon Eurostat, avec +15,7 % de demandeurs d'emploi en un mois) et maintenir le niveau de l'apprentissage. A ce sujet, la ministre du Travail Muriel Pénicaud annonce une prime pour toute embauche d'un alternant, entre le 1er juillet et le 28 février 2021.
Avant cette prise de parole gouvernementale, Yves Hinnekint, président de l'association Walt, militait, lui, pour un « engagement collectif » de toutes les parties prenantes (entreprises incluses), afin de maintenir le niveau des recrutements en alternance cette année.
Plus d'info dans l'interview d'Yves Hinnekint : « Pour sauver l'apprentissage, les aides financières ne suffiront pas »

Emploi : les 6 travaux de Muriel Pénicaud

A la sortie de la réunion à l'Elysée avec les partenaires sociaux, la ministre du Travail a également présenté ses prochains chantiers. Concernant le deuxième volet de la réforme de l'assurance chômage, elle va en réévaluer les dispositions à l'aune de la crise et elle tranchera sur leur maintien ou non avant l'été. Leur entrée en vigueur controversée avait déjà été décalée d'avril à septembre, au vu du contexte.
Dans les deux semaines à venir, Muriel Pénicaud va aussi plancher avec les partenaires sociaux sur l'emploi des jeunes et la formation professionnelle. Egalement sur son bureau : la création d'un nouveau « dispositif spécifique d'activité partielle », censé aider les entreprises à ajuster leurs capacités de production, tout en maintenant leurs effectifs ; la « régulation du travail détaché » ; et une réflexion sur les relations entre donneurs d'ordres et sous-traitants.

L'intérim dévisse

L'intérim aussi a souffert du confinement. En avril, le nombre d'heures des missions de travail temporaire a plongé de 61 % en avril (après un record de -70 % entre les 15 et 20 mars), selon l'organisation professionnelle du secteur Prism'emploi. Soit l'équivalent de 475 000 équivalents temps plein perdus. La chute est supérieure à 80 % dans le BTP. Les premières estimations pour mai laissent entrevoir une activité encore réduite de moitié.

40 milliards d'euros pour les secteurs en difficulté

Le troisième budget rectificatif de l'Etat, présenté le 10 juin, comportera 40 milliards d'euros d'aides pour les secteurs en difficulté, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. La somme intègre les mesures pour le tourisme et l'automobile (déjà annoncées) et celles pour l'aéronautique et les start-up (à venir), mais aussi (fait nouveau) pour le commerce, les artisans et les indépendants. Ce troisième projet de loi de finances rectificative en quatre mois traduira également les engagements pris par le gouvernement sur l'apprentissage et par l'Europe sur le financement des entreprises.

Relance : la CPME propose et s'impatiente

La CPME dégaine ses propositions pour la relance - 109 au total. L'organisation patronale souhaite notamment des mesures exceptionnelles, jusqu'à la fin de l'année, en matière de fiscalité et de chômage partiel pour les entreprises les plus affectées par la crise. Et appelle le gouvernement à présenter son plan de relance avant l'été, plutôt qu'en septembre. Un point de vue d'ailleurs partagé par le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux sur Twitter.
Plus d'info dans Coronavirus : ce que contiennent les propositions de la CPME pour la relance

Commerce (1) : charte rejetée, plan réclamé

Quinze fédérations du commerce (dont Procos, Fédération de la franchise, Alliance du commerce, etc.) réclament au gouvernement un plan de soutien sectoriel pour leur secteur, à la manière de ceux pour le tourisme et l'automobile. D'autant que les magasins subiraient une baisse de trafic de 30 % à 50 % depuis leur réouverture post-confinement. Quant aux loyers, "le problème reste entier", dénoncent ces organisations, après la parution d'une charte censée encadrer les discussions entre bailleurs et entreprises. Les règles édictées sont jugées à la fois "limitées, non contraignantes, déséquilibrées et excluantes".

Commerce (2) : ventes plombées

Le commerce de détail en France est celui qui a subi le plus fort recul de ses ventes, en volume, de toute l'Union européenne, au mois d'avril : -31,1 % par rapport à l'an dernier (après -13,5 % en mars), selon Eurostat. La chute moyenne constatée à travers l'UE est de 18 %.

Des entrepreneurs optimistes, malgré tout

Le confinement n'a visiblement pas éteint l'enthousiasme des entrepreneurs : 60 % de ceux accompagnés par Initiative France se montraient optimistes début mai, même si la crise a mis leur trésorerie à rude épreuve.

3 juin

📍 Nouvelle barre symbolique pour le chômage partiel

Trois semaines après le début du déconfinement, le chômage partiel continue sa progression. Au 1er juin, ce sont 13,1 millions de salariés qui étaient visés par une demande (+1,5 % en une semaine), selon le bilan hebdomadaire de la Dares (ministère du Travail).

Charte sur la renégociation des loyers

C'était une promesse d'Emmanuel Macron, formulée dès le 16 mars : la « suspension » des loyers est désormais encadrée par une charte. Fruit de la médiation assurée par la présidente de l'Observatoire des délais de paiement Jeanne-Marie Prost, le document pose un certain nombre de principes aux négociations entre bailleurs et entreprises (principalement les commerces, bars, restaurants, etc. fermés par les autorités). Il précise notamment les conditions de report et d'annulation.

Un geste pour les créateurs d'entreprise

Elles sont nées quelques semaines avant que le coronavirus ne frappe la France de plein fouet : les entreprises créées après le 1er février pourront bientôt prétendre au fonds de solidarité. Information du Figaro, après que le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué, hier, à l'Assemblée nationale, préparé un texte pour que ces nouvelles structures « ne soient pas pénalisées par la crise sanitaire ».

Double peine pour les TPE-PME

La crise du Covid-19 pénalise doublement les TPE-PME : elles sont 76 % à anticiper une baisse de leur chiffre d'affaires 2020 et 48 % à avoir déjà subi une hausse de leurs délais de paiement en mars-avril, selon une enquête Yougov pour Sellsy et GoCardless, réalisée du 5 au 13 mai auprès de 200 personnes.

2 juin

📍 Report des charges : en juin, ça se complique

Après avoir assoupli les règles pour l'impôt sur les sociétés et la CVAE, Bercy les durcit pour les reports de charges sociales de juin. Les entreprises doivent désormais justifier leur demande.

Mesures renforcées pour le tourisme

Au premier jour de la phase 2 du déconfinement, le ministre de l'Economie annonce, sur Twitter, de nouvelles mesures dérogatoires pour les entreprises de l'hébergement-restauration, l'événementiel, le sport et la culture. A commencer par le prolongement du chômage partiel jusqu'à la fin de l'année (au lieu de fin septembre). Même durée de validité pour le fonds de solidarité, avec un accès simplifié à l'aide complémentaire de 10 000 euros, qui ne sera plus conditionnée au refus préalable d'un prêt garanti par l'Etat.

Cafés-restaurants et cures thermales à l'heure de la réouverture

Quelque 240 000 cafés et restaurants sont autorisés à rouvrir dans toute la France depuis aujourd'hui, selon le ministère de l'Economie - à condition de respecter de nouvelles règles sanitaires. S'y ajoutent les 60 000 d'Ile-de-France, dont l'activité reste circonscrite aux terrasses.
Les cures thermales, elles, ne seront en mesure d'accueillir à nouveau le public qu'à partir de la mi-juin, a fait savoir le CNETh, leur syndicat professionnel.

Coup de pouce au commerce, soutien aux start-up

Les soldes d'été seront décalés de trois semaines : ils débuteront le 15 juillet, au lieu du 24 juin, pour une durée d'un mois. Annonce du ministre de l'Economie ce matin, pour compenser les effets du confinement.
Pour les start-up, Bruno Le Maire a encore signalé, sur RTL, qu'un plan de soutien sectoriel aux entreprises technologiques était en préparation, « pour qu'elles ne soient pas rachetées les unes après les autres par les géants du digital ».

Assurances : le Sénat relance le débat

Le Sénat ajoute son grain de sel au débat sur l'indemnisation des commerces fermés par les autorités pour cause d'épidémie. La chambre haute a adopté aujourd'hui une proposition de loi de trois élus Les Républicains, visant à "instaurer une couverture obligatoire des entreprises par les assurances pour les pertes générées par une menace ou une crise sanitaire grave". Le dispositif (financé par une "cotisation additionnelle") dédommagerait (après franchise) les charges fixes d'exploitation, dès lors qu'une baisse de CA supérieure à 50 % est constatée. Un fonds de précaution, alimenté par les compagnies, serait également mobilisable. Pas sûr que le texte soit validé à l'Assemblée nationale, alors que le gouvernement a déjà lancé, de son côté, une réflexion sur une future couverture contre les pandémies.

Renault : un PGE et des questions

Après une longue attente, Renault a enfin obtenu le feu vert du ministère de l'Economie pour son prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros. En contrepartie, le groupe s'est engagé à préserver « l'emploi et les capacités industrielles au-delà de 2023 » sur son site de Maubeuge (Nord), selon les termes de Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale. Comment ? L'hypothèse d'un transfert d'activité vers l'usine voisine de Douai reste sur la table, mais fera l'objet de discussions entre partenaires sociaux et élus, à partir de la semaine prochaine.
En parallèle, une petite phrase du PDG de Renault sème à nouveau le doute, cette fois sur l'avenir de la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan : « [Elle] n'a pas vocation à rester dans le groupe Renault », a déclaré le président du constructeur automobile, le 31 mai, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Les entreprises massivement endettées

La dette des entreprises a bondi de plus de 90 milliards d'euros en deux mois, selon la Banque de France. Le recours massif aux crédits bancaires et, pendant le confinement, aux marchés de capitaux a fait exploser les compteurs.

Récession et chômage plus élevés

Le gouvernement revoit ses prévisions. Il table désormais sur un recul du PIB de 11 % en 2020, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. La précédente estimation gouvernementale était de -8 %, une hypothèse jugée "peu réaliste" par l'Insee la semaine dernière. Son homologue du Travail Muriel Pénicaud s'attend, elle, à un taux de chômage supérieur à 10 % dans les prochains mois (contre 7,8 % à la fin du premier trimestre).

1er juin

📍 Fonds de solidarité de mai

Les demandes d'aide au titre du fonds de solidarité pour le mois de mai sont ouvertes. Pour bénéficier de cette enveloppe de 1 500 euros maximum, il faut toujours avoir subi une perte de chiffre d’affaires de plus de 50 % en mai 2020, par rapport à mai 2019 ou par rapport à la moyenne mensuelle de CA réalisée en 2019.

31 mai

📍 Transports : presque un retour à la normale en juin

A partir de la mi-juin, l'offre SNCF retrouvera son niveau d'avant-crise, a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, sur BFMTV. Autre précision pour les trajets aux heures de pointe en Ile-de-France : ils restent soumis à présentation d'une attestation employeur « au moins jusqu'au 22 juin ».

Les autocars entrent dans le plan tourisme

Après le cri d'alarme, le ouf de soulagement : les entreprises du transport routier de voyageurs seront couvertes par les mesures du plan tourisme du gouvernement. Leur fédération, la FNTV, assure en avoir reçu l'assurance par le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Djebbari en fin de semaine dernière.

29 mai

📍 Renault : 4 600 postes supprimés en France

Le groupe Renault a dévoilé un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans. Le constructeur automobile prévoit de s'alléger de 9,5 % de ses effectifs en France, soit 4 600 postes. Sept usines françaises sont concernées par ce projet, dont quatre hors Ile-de-France : Maubeuge et Douai (Nord), Caudan (Morbihan) et Dieppe (Seine-Maritime).
Plus d'info dans Comment Renault veut faire des économies en réorganisant ses usines françaises

Récession : le record de Mai-68 tient toujours

Moins fort qu'annoncé, mais historique quand même : le recul du PIB français au premier trimestre 2020 a été révisé par l'Insee à -5,3 % (contre -5,8 % précédemment). Autrement dit, le record de Mai-68 est égalé, et non battu.
Ce ne pourrait être que partie remise, d'après de nouveaux indicateurs publiés aujourd'hui. A l'image de la consommation des ménages en avril, amputée de 20,2 % en un mois, mais d'un tiers comparé à février (avant le confinement). Par ailleurs, en mars, le chiffre d'affaires de l'industrie a plongé de 13 %, le volume des ventes dans le commerce de 18,4 %.

Le e-commerce n'a pas résisté

Certes, au premier trimestre 2020, le chiffre d'affaires du e-commerce a progressé de 1,8 % en un an, selon la Fevad, pour atteindre 25,3 milliards d’euros. Mais il s'agit de "la plus faible hausse jamais observée depuis la création du baromètre", note la Fédération. Sur le seul mois de mars, le CA du secteur a ainsi reculé de 10,1 %.

Fiscalité : des règles assouplies

Bercy propose aux entreprises une palette de possibilités pour le paiement de leurs acomptes d'impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE). L'échéance du 15 juin est notamment reportée au 30 juin, en ligne avec la nouvelle date de dépôt des liasses fiscales. Les sommes versées peuvent également être modulées dans des conditions et avec des marges d'erreur assouplies.

Surcoût sanitaire dans les TPE-PME

Neuf TPE-PME sur dix ont repris leur activité après le 11 mai, d'après un sondage de la CPME auprès de 3 045 dirigeants. Ce qui s'est traduit, dans la moitié d'entre elles seulement, par un retour de tous les salariés à leur poste de travail. Du personnel qu'il faut désormais protéger par la fourniture d'équipements sanitaires (98 % l'ont fait), la réorganisation des espaces (51 %) ou du temps de travail (39 %). Avec un coût pour l'entreprise, estimé à 100 € par mois et par salarié. 

Une rallonge pour la viticulture

Le gouvernement rallonge la sauce pour la viticulture, avec 30 millions d'euros accordés, pour permettre au secteur de gérer ses surplus : 15 millions iront à "une mesure d'aide au stockage privé", 5 millions supplémentaire pour la "distillation de crise" (déjà dotée de 140 M€ à la mi-mai) et 10 millions pour les distilleries elles-mêmes.

15 milliards pour les entreprises stratégiques

La Commission européenne envisage de mettre en place un nouveau fonds doté de 15 milliards d'euros pour prendre des participations dans des entreprises stratégiques ou de leur proposer des prêts. Le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton cite des secteurs comme la santé, l'espace, la défense, le numérique ou les technologies "vertes".

28 mai

📍 "Phase 2" du déconfinement : l'étau se desserre sur le tourisme

Le gouvernement a présenté les mesures qui entreront en vigueur à partir du 2 juin, date de lancement de la phase 2 du déconfinement. Concrètement, les déplacements de plus de 100 kilomètres seront à nouveau autorisés. Bars, cafés et restaurants (mais pas les discothèques ni les salles de jeux) pourront rouvrir dans le respect des consignes sanitaires. En Ile-de-France, seules les terrasses seront autorisées. En zone verte, les hébergements touristiques, théâtres, salles de spectacles, parcs de loisirs (dans la limite de 5 000 personnes) pourront accueillir du public dès le 2 juin. Les cinémas attendront le 22 juin. Le télétravail reste recommandé dans les entreprises. Les personnes à la santé fragile pourront continuer à être indemnisées au titre du chômage partiel, si elles ne peuvent travailler à distance.
Plus d'info dans Déconfinement élargi : le secteur touristique peut enfin souffler

Envolée du chômage en avril

Les chiffres du chômage, tels que mesurés par le ministère du Travail, s'affolent : le nombre de personnes n'ayant eu aucune activité en avril a bondi de 22,6 % (après +7,1 % en mars). Soit 4,57 millions de chômeurs (+843 000). "Il s’agit à la fois de la hausse mensuelle la plus forte et du niveau le plus haut observés depuis le début de la série en 1996". Les Pays de la Loire enregistrent la plus forte progression de métropole (+32,6 %). Sur trois mois, l'envolée est de 30,3 % au niveau national.

Les investisseurs étrangers revoient leurs plans

La crise du coronavirus bouscule les investisseurs étrangers. Selon le baromètre de l'attractivité 2020 d'EY, la France avait pris la première place européenne fin 2019, en nombre de projets annoncés (1 197 au total, +17 % en un an). Mais avec la crise, un quart de ces investissements pourraient être "reportés ou fortement modifiés", 10 % carrément annulés, selon un sondage réalisé par le cabinet fin avril. Pour 2020, les deux tiers des dirigeants interrogés prévoient de revoir leurs plans à la baisse.
Plus d'info dans Investissements étrangers : la France devient le pays le plus attractif d'Europe

Budget rectificatif : jamais 2 sans 3

Et de trois : Bercy prépare un troisième projet de loi de finances rectificative pour adapter le budget de la Nation à la crise du coronavirus. Il sera présenté en conseil des ministres le 10 juin. Il prévoira des mesures pour le bâtiment, l'apprentissage et l'emploi des jeunes, ou encore l'édition, a précisé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France 2, en plus d'intégrer les plans de soutien déjà annoncés au tourisme et à l'automobile et celui à venir pour l'aérien.

Les pistes du Medef pour la relance

La relance vue par le Medef. Soutien à la consommation des ménages et à la trésorerie des entreprises, coup de pouce fiscal au recrutement des jeunes diplômés, dispositif d'activité partielle de longue durée dans l'industrie et palette de mesures pour la transition écologique : au nom du pragmatisme, le président de l'organisation patronale Geoffroy Roux de Bézieux n'est pas prêt à renoncer pour tout de suite à de nouvelles injections "intelligentes" d'argent public dans les entreprises.
Plus d'info dans Coups de fouet, fonds publics et taxe verte : ce que propose le Medef pour relancer l'économie après le coronavirus

Appel à la "renaissance industrielle"

La certification Origine France Garantie lance un manifeste et une pétition en faveur de la réindustrialisation. Son président Yves Jégo y demande la tenue d'un "Grenelle" dédié et lance le débat, avec sept propositions pour développer le made in France.

27 mai

📍 Le vertige de la récession

Le PIB français pourrait s'effondrer de 20 % au deuxième trimestre 2020, selon l'Insee. Dans son dernier point de conjoncture, l'institut note que, si l'économie repart "prudemment mais nettement" depuis le 11 mai, date de sortie progressive du confinement, "les raisons sont nombreuses pour [qu'elle] ne revienne pas à la normale avant de longs mois".

Le pic du chômage partiel

Une décrue ? Quelle décrue ? Quinze jours après le déconfinement, le chômage partiel continue de battre des records, selon la Dares (ministère du Travail).

Vrai-faux retour à la normale pour le recrutement

Le recrutement n'est plus comme avant. Dans la semaine du 18 au 24 mai, les offres d'emploi, mises en ligne sur la quinzaine de sites que suit la Dares (ministère du Travail), ont retrouvé, en volume, leur niveau d'avant-crise. Mais "il ne s’agit pas totalement d’un retour à la normale" : la part des CDI recule (-14 points par rapport à la semaine qui a précédé le confinement) et, dans certains secteurs, les métiers les plus qualifiés sont beaucoup moins recherchés.

750 milliards d'euros pour la relance en Europe

La Commission européenne a présenté un plan de relance de 750 milliards d'euros. Baptisé "Next Generation EU", il est en partie inspiré de la proposition franco-allemande du 18 mai. Une part de ces fonds seraient des prêts aux Etats, mais l'essentiel prendrait la forme d'aides directes aux pays les plus touchés par l'épidémie. A condition toutefois qu'ils soumettent à Bruxelles un plan d'investissement et de réformes conformes aux priorités de l'Europe sur les transitions écologique et numérique notamment.
La France pourrait prétendre à près de 40 Md€. Plus de 60 Md€ seraient orientés vers les entreprises de l'UE ("soutien à la solvabilité" et investissement, avec un effet de levier espéré de 450 Md€). S'ajoute à ce mécanisme inédit un renforcement du cadre budgétaire pluriannuel 2021-2027 (porté à 1 100 Md€). Le tout reste néanmoins soumis à l'approbation du Conseil et du Parlement européens.

Tourisme : les comptes ne sont pas bons

Le secteur du tourisme fait face à une "hémorragie", selon le cabinet Protourisme. Il a évalué les pertes de chiffre d'affaires pour l'ensemble de la filière, depuis la mi-mars, à 32 milliards d'euros (dont la moitié supportée par la restauration et l'hébergement). "Les réservations pour juillet-août accusent un retard en moyenne de 28 %", s'inquiète encore Protourisme.

Les hôtels-restaurants haussent le ton

Rouvrira, rouvrira pas ? Le Premier ministre Edouard Philippe dira demain si les bars et restaurants pourront reprendre du service dans les départements "verts" à partir du 2 juin. En attendant, les organisations professionnelles font front commun pour réclamer des mesures d'aide supplémentaires. Sans quoi près d'un tiers des entreprises ne passeront pas l'année, d'après elles.

L'habillement file un mauvais coton

Après l'ameublement (Alinéa, Conforama), l'habillement. Plusieurs entreprises de ce secteur commencent à vaciller sous l'effet de la crise du coronavirus, à l'image de Camaïeu en redressement judiciaire, tout comme Naf Naf. Le même sort pourrait être réservé à La Halle, déjà placé en procédure de sauvegarde le 21 avril.

Un régime d'activité partielle durable à l'étude

Lors de la présentation du plan de soutien à l'automobile, Emmanuel Macron a annoncé le lancement, la semaine prochaine, de discussions avec les partenaires sociaux, en vue d'aboutir à des accords de « préservation des emplois et des compétences ». En parallèle, le gouvernement a déposé un amendement au Sénat pour mettre en place "un dispositif alternatif à l’activité partielle permettant d’accompagner les entreprises connaissant une baisse durable d’activité, en contrepartie d’engagements notamment en matière de maintien dans l’emploi".

26 mai

📍 Moins de 3 milliards pour l'industrie auto

Emmanuel Macron en personne a annoncé un plan d'aide à la filière automobile, en marge de sa visite dans une usine Valeo, à Etaples, dans le Pas-de-Calais. S'il prétend débloquer un peu plus de 8 milliards d'euros, l'enveloppe se limite, en réalité, à 1,3 milliard pour soutenir la demande et à peine 1 milliard pour moderniser ou sauver les entreprises. Le reste est, pour l'essentiel, constitué du prêt garanti par l'Etat de 5 milliards que Renault cherche à obtenir... mais que l'exécutif continue à lui refuser.

Le Journal des Entreprises lance le Guide de la reprise du travail

Pour aider les dirigeants d’entreprise à relancer leurs activités le plus sereinement possible, Le Journal des Entreprises lance le Guide de la reprise du travail. Retrouvez dans ce guide à télécharger gratuitement tous les conseils pour adapter votre entreprise aux nouvelles conditions de travail.

Chômage partiel maintenu pour la garde d'enfants

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé, à l'Assemblée nationale, que les parents des enfants qui ne peuvent pas retourner à l’école, pourront continuer à bénéficier du chômage partiel après le 1er juin. Les modalités du dispositif seront dévoilées ce jeudi.

"Réarmement technologique" de la France

L'association France Digitale présente un "plan de redirection de l'économie" pour accélérer la transition numérique. Ses auteurs ont formulé 15 propositions, à la lumière de l'expérience du confinement, désigné à la fois comme un "grand bond en avant digital" et un révélateur du "terrifiant désarmement technologique de notre pays".

Assurance : 500 millions d'euros pour les PME-ETI

Epinglé le 22 mai par le tribunal de commerce de Paris sur l'indemnisation des pertes d'exploitation d'un restaurateur, l'assureur Axa réplique sur un autre terrain. Son directeur général Thomas Buberl a indiqué, sur RTL, qu'il allait mettre « 500 millions d'euros supplémentaires » dans les PME et ETI françaises, sous forme d'« investissement dans [leurs] fonds propres ». Une enveloppe présentée comme s'ajoutant à l'engagement, déjà annoncé, des assurances à hauteur d'1,5 milliard d'euros.

Un long retour à la normale

Les entreprises anticipent un retour à la normale étalé sur toute l'année. Selon une enquête de la Dares, celles qui prévoient un rétablissement de leur activité dans trois mois sont un peu moins nombreuses que celles qui redoutent une remise sur pied plus longue.

25 mai

📍 L'Etat ne remboursera plus 100 % du chômage partiel

C'était prévu, c'est désormais officiel : le remboursement intégral du chômage partiel par l'Etat et l'Unédic prendra fin à compter du 1er juin. Le coût pour les employeurs après cette date est désormais connu : il restera à leur charge 15 % de l'indemnité versée aux salariés.

20 % du PIB pour les entreprises

L'Etat s'est engagé à hauteur de 450 milliards d'euros pour sauver l'économie française du coronavirus, depuis le début de la crise, selon Bruno Le Maire, sur RMC. Soit 1/5e de la richesse nationale. A la mi-avril, Bercy avait gonflé son plan d'aide de l'économie à 111 milliards d'euros. Il a, depuis, été décliné en mesures sectorielles (le tourisme la semaine dernière, l'automobile demain). Mais l'estimation du ministre de l'Economie intègre aussi les plus de 300 milliards d'euros de garantie apportée aux banques pour leurs prêts aux entreprises, somme qui ne sera réellement décaissée qu'en cas de défaillance effective des emprunteurs.

Renault : le gouvernement prêt à des fermetures d'usines

Changement de doctrine du gouvernement dans le dossier Renault ? Alors que quatre usines françaises seraient menacées par le plan d'économies à venir chez le constructeur automobile, le ministre de l'Economie a indiqué que « nous serons attentifs à chaque emploi, mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d'adapter son outil de production ».

Tiers-lieux en danger

80 % des tiers-lieux (espaces de coworking, fablabs, etc.) affirment se sentir "mis en danger, à court ou moyen terme", en raison de la crise du coronavirus, selon une enquête de leur association nationale France Tiers-Lieux

Redémarrage confirmé en mai

L'économie française repart de l'avant, selon le cabinet IHS Markit. A 30,5, son indice PMI de mai s'affiche légèrement au-dessus de son niveau de mars (+1,6 point), mais dépasse largement celui d'avril (+19,4 points). Cet indicateur est construit à partir d’enquêtes mensuelles auprès de directeurs d’achat.

Protéger le corps et l'esprit

L'U2P lance deux plates-formes pour les petites entreprises : l'une pour l'achat d'équipements de protection, l'autre pour l'écoute psychologique des dirigeants.

Journée du rebond

Préparer l'après dès maintenant : c'est l'objectif que s'est fixé l'événement "24h pour rebondir" avec son édition "spéciale Covid-19", organisée en ligne le 29 mai. Au programme, sept visioconférences ouvertes sur inscription pour parler, entre autres, du prêt garanti par l'Etat ou des solutions mobilisables par les entreprises en difficulté.

24 mai

📍 Etalement de charges sur 36 mois

Le paiement des charges reportées depuis mars pourra être étalé sur une période longue, allant jusqu'à 36 mois maximum. Au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a également indiqué que les exonérations accordées aux petites entreprises fermées par arrêté et aux TPE-PME du tourisme bénéficieraient à « près de 500 000 entreprises » et représenteraient un manque à gagner de 3 milliards d'euros pour l'Etat.

22 mai

📍 Pertes d'exploitation : Axa condamné à payer

Le restaurateur parisien Stéphane Manigold a obtenu en référé, devant le tribunal de commerce de la capitale, l'indemnisation, par son assureur Axa, des pertes d'exploitation de l'un de ses établissements. La compagnie va faire appel, considérant que son client n'a pas fait l'objet d'une "fermeture administrative" à proprement parler.

20 mai

📍 Chômage partiel : toujours plus haut

Le gouvernement a beau répété que sa "décrue" est imminente, le recours au chômage partiel continue d'augmenter : une semaine après le déconfinement, 1,03 million d'entreprises avaient déposé des demandes pour 12,7 millions de salariés, selon la Dares (ministère du Travail).
Est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? A court terme, non, répond une étude de Standard & Poor's : l'activité partielle, qui toucherait 27 % de la population active en Europe, expliquerait la hausse modérée du chômage sur le Vieux Continent, comparée aux Etats-Unis, et pourrait "permettre un redressement économique plus rapide". Mais si les Etats retiraient trop vite leur soutien, les destructions d'emploi pourraient repartir. S'ils maintenaient leur aide trop longtemps, le coût et l'efficacité du dispositif pourraient en pâtir.

Embauches : toujours plus bas

Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) s'est effondré en avril et frôle les -65 %, après avoir déjà baissé d'un quart en mars (chiffre révisé à la hausse). Sur un an, la dégringolade est vertigineuse : -73 %, selon l'Acoss, la caisse nationale des Urssaf.

Propositions pour l'apprentissage

L'avenir de l'apprentissage à l'heure de la crise du coronavirus inquiète. Le Medef propose donc un "plan de soutien", avec une mesure forte : une "aide unique de 10 000 euros pour toutes les entreprises qui recrutent un apprenti avant le 31 décembre 2020" ou signent un contrat de professionnalisation de deux ans. La semaine dernière, la Fédération de la formation professionnelle avait déjà plaidé pour un dispositif similaire jusqu'à fin 2021, mais sans en fixer de montant.

Accompagnement gratuit à la reprise pour les PME

"Objectif reprise" : c'est le nom d'un nouveau dispositif proposé par le ministère du Travail aux entreprises de moins de 250 salariés pour les "sécuriser" dans leur organisation post-confinement. Ce service prévoit trois niveaux d’intervention, du simple état des lieux à un accompagnement plus poussé.

Renault : un prêt et quatre fermetures ?

Au moment où le groupe Renault s'apprête à finaliser son prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros, Le Canard enchaîné affirme que le constructeur prévoirait de fermer quatre usines françaises de plus de 3 600 salariés : deux en Ile-de-France (Flins, Choisy-le-Roi), ainsi que celles de Dieppe (Seine-Maritime), lieu d'assemblage de l'Alpine A110, et de Caudan (Morbihan). Au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a promis qu'il serait « extrêmement attaché, intransigeant même, à la préservation des sites France ».

Un secrétaire d'Etat à la santé des salariés

Un membre du gouvernement dédié à la protection sanitaire des salariés. Laurent Pietraszewski devient secrétaire d’Etat "chargé de la protection de la santé des salariés contre l’épidémie de Covid-19". Déjà aux manettes de la réforme des retraites (actuellement suspendue), il doit désormais "[préparer] et [mettre] en œuvre les mesures de prévention et de suivi relatives à la protection de la santé des salariés", selon l'annonce de sa nomination dans le Journal officiel.

19 mai

📍 Commande publique massive de masques français

L'Etat annonce avoir commandé plus d’un milliard de masques sanitaires made in France. Livrés d'ici à décembre, ils proviendront des quatre fabricants historiques (Kolmi-Hopen, Paul Boyé, Valmy, Macopharma) et de quatre nouveaux entrants (Brocéliande, Savoy, BB Distrib, Bio Serenity).

Masques : La Poste s'ouvre à toutes les PME

Les PME de 50 à 249 salariés peuvent désormais passer commande sur la plate-forme d'achats de masques alternatifs gérée par La Poste. Ce service était jusqu'à présent réservé aux plus petites entreprises. Sur les 10 millions de protections promis au lancement, seuls 1,5 million ont trouvé preneur depuis le 2 mai.

Le marché auto au point mort

En avril, les immatriculations de voitures neuves en Europe ont plongé de 76,3 % sur un an et ont été divisées par deux sur un mois, selon l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). La France est en première ligne : le marché national dégringole de 88,8 %, les constructeurs tricolores calent (-81,2 % pour PSA, -79 % pour le groupe Renault).

Les chantiers à l'arrêt

Le secteur français de la construction est celui d'Europe à avoir le plus souffert des conséquences de l'épidémie de coronavirus en mars. Selon Eurostat, la production a plongé de 40,2 % sur un mois (-41,2 % sur un an), contre une chute moyenne de 14,1 % (-15,4 %) dans la zone euro. Même tendance sur le premier trimestre, avec une baisse estimée, en France, à 14,7 % par rapport à début 2019, contre -3,4 % au niveau européen.

Dirigeants au bord de la crise de nerfs

Un tiers des chefs d'entreprise présentaient un risque de burn-out pendant le confinement, selon une enquête de l'observatoire Amarok et l'Université de Montpellier. Ses auteurs appellent les dirigeants à se faire aider pendant la crise, que ce soit par les structures habituelles (CCI, CMA, organisations patronales ou professionnelles, experts-comptables...) ou spécialisées (Apesa, Credir, SOS Entrepreneur, Amarok...).

Plus de 3 milliards d'euros pour les TPE

Le fonds de solidarité a franchi la barre des 3 milliards d'euros distribués à plus de 2,3 millions de TPE et indépendants. Une enveloppe dirigée à 17 % vers le secteur du commerce. Hors Ile-de-France, les régions de la moitié sud du pays profitent le plus de cette aide. Avec 417 millions d'euros, les entreprises d'Auvergne Rhône-Alpes ont ainsi capté 4,5 fois plus que le Centre-Val de Loire.

18 mai

📍 La reprise d'activité à J+7

Une semaine après le déconfinement, l'économie redémarre « doucement », a estimé Bruno Le Maire. Il s'est félicité notamment de l'accélération dans le bâtiment (28 % de chantiers à l'arrêt, -17 points depuis le début du mois) et les travaux publics (17 %, -63 points). Sur France Info, le patron de Bercy a confirmé qu'il présenterait un plan d'aide pour l'automobile (d'ici deux semaines) et un autre pour l'aéronautique (avant le 1er juillet).

Grandes entreprises sous tension

Alors que la crise menace les grandes enseignes de l'ameublement (Alinéa en redressement judiciaire, Conforama en sursis, après l'impasse de sa demande de prêt garanti par l'Etat), une enquête mensuelle de l'AFTE et Rexecode indique qu'un tiers des grandes entreprises et ETI admettent des "difficultés de liquidités ardues". Pour y faire face, elles sont 70 % à sacrifier leurs investissements. Mais d'autres jouent aussi sur les délais de paiement.

Les cas de conscience des élus du personnel

Le confinement a mis les élus du personnel à rude épreuve, selon une enquête du cabinet Technologia auprès de 2 620 d'entre eux. S'ils approuvent globalement les mesures mises en place dans leurs entreprises, ils déplorent bien souvent des dérives, notamment sur le recours au chômage partiel, au télétravail ou à l'imposition des congés.

Proposition franco-allemande pour la relance

Dans une déclaration commune, Emmanuel Macron et Angela Merkel proposent de consacrer "500 milliards d'euros en dépenses budgétaires de l'Union européenne pour les secteurs et régions les plus touchés". Le président français appelle également à faire de "l'Europe de la santé (...) notre priorité".

Mesures de rattrapage pour le transport de voyageurs

Les entreprises de cars touristiques sont intégrées au plan d'aide pour le tourisme. L'annonce, tardive, leur permettra notamment de bénéficier des quatre mois d'exonérations de cotisations sociales (de mars à juin), comme le demandait la fédération nationale. Autre mesure, déjà valable pour le transport de marchandises mais étendue à celui des personnes : le remboursement anticipé de la TICPE sur un rythme trimestriel (et non plus semestriel). Il s'applique de manière rétroactive aux consommations de gazole réalisées depuis le 1er janvier 2020, précise Bercy.

La course aux crédits

En mars, les crédits mobilisés par les entreprises ont atteint 1 084,4 milliards d'euros, en croissance de 6,6 % sur un an, selon la Banque de France. Sur un mois, le niveau des encours bondit dans les grandes entreprises (+10,3 %) et les ETI (+5 %), beaucoup plus que dans les PME (+0,45 %).

15 mai

📍 Subvention pour l'équipement sanitaire

A partir du 18 mai, entreprises de moins de 50 salariés et indépendants pourront demander à l'Assurance maladie une subvention "Prévention Covid". D'un montant maximal de 5 000 euros, elle permet de financer les équipements de protection nécessaires à la lutte contre le coronavirus en milieu professionnel.

L'importation de masques en pratique

Les douanes françaises ont publié un guide pratique pour faciliter l'importation de masques. Face à la multiplication des achats à l'étranger, l'administration entend ainsi accompagner les entreprises novices sur les formalités douanières.

Patrons, ne restez pas seuls !

C'est le cri du coeur lancé par William Nahum, président des Centres d’information sur la prévention des difficultés des entreprises (CIP). De fait, si le confinement a pu être rude pour les chefs d'entreprise, les défis de la reprise d'activité ne manquent pas. C'est pourquoi de nombreux acteurs leur tendent la main, à l'image des experts-comptables ou de l'association 60 000 Rebonds et son programme original de coaching.

Les administrateurs judiciaires raccrochent

Pendant le confinement, l'aide est aussi venu des administrateurs et mandataires judiciaires : quelque 3 000 entreprises ont appelé leur numéro vert, entre le 23 mars et le 7 mai. Au centre des préoccupations, l'indemnisation du chômage partiel a cédé la place, avec le temps, aux enjeux de trésorerie et de financement (plus de la moitié des questions posées). Les interrogations sur les procédures collectives ont aussi augmenté au fil des semaines, mais leur volume est resté "assez modeste" (5,5 % du total).

Panne des créations d'entreprise

Les créations d'entreprise ont plongé d'un tiers en avril (après un quart en mars), selon l'Insee. Sans surprise, l'hébergement-restauration est le secteur le plus touché par ce violent coup d'arrêt.

Pas de baisse de TVA

Pas touche à la TVA ! Fidèle à cette ligne, tenue depuis le début de la crise du coronavirus, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a expliqué, sur BFMTV, que la baisse de cette taxe « [coûterait] très cher et [ne serait] pas forcément ce qu'il y a de plus efficace pour relancer l'économie et pour soutenir les secteurs les plus touchés ». La mesure était notamment réclamée dans l'hôtellerie-restauration.

14 mai

📍 Plan tourisme : 18 milliards d'euros pour sauver la filière

Le gouvernement a présenté 21 mesures pour soutenir les acteurs du tourisme, dont les hôtels et restaurants. Ce plan consiste à affiner les annonces faites fin avril (sur le fonds de solidarité, le chômage partiel...), soutenir la demande et confirmer le plan d'investissement éventé cette semaine. Vivement critiqués depuis le début de la crise, les assureurs sont mis à contribution à hauteur d'1,05 milliard d'euros, dont 900 millions en indemnisation.

Les impayés plus nombreux

"Une forte dégradation du comportement de paiement à compter du confinement", constatée par une étude de KPMG, à partir des données de la plate-forme Sidetrade. Les entreprises ont en fait hésité entre deux attitudes : la part des factures réglées dans les temps et celles enregistrant plus de 11 jours de retard ont, chacune, augmenté de 4 points. Ce qui n'a pas empêché, au 11 avril, une envolée de 87 % des impayés par rapport au début d'année. Le flux des factures réglées chaque semaine a également ralenti de 13 % en moyenne.

PGE : un succès qui ne se dément pas

Au 7 mai, quelque 66,5 milliards d'euros ont été accordés par les banques au titre du prêt garanti par l'Etat (PGE), en hausse de 19,6 % en une semaine. Selon le bilan hebdomadaire du gouvernement, ces fonds ont bénéficié à 386 658 structures (+12,5 %) depuis le lancement du PGE le 25 mars. Le taux de refus des dossiers remonte à 2,5 % (+0,1 point).

L'évolution du chômage partiel fait débat

Le Medef s'oppose au gouvernement sur l'activité partielle. Son président Geoffroy Roux de Bézieux plaide pour un maintien en l'état du dispositif « au moins jusqu'à l'été ». Le ministère du Travail a prévu de le faire évoluer à partir du 1er juin, en révisant à la baisse la prise en charge de l'État. « Cela vient trop tôt », a déploré le patron des patrons sur BFM Business.

Chômage en baisse, grâce au confinement

Le confinement a contribué à faire baisser le taux de chômage du premier trimestre 2020. Selon l'Insee, il s'établissait à 7,8 % à la fin mars (-0,3 point en un trimestre). Les restrictions imposées à la mi-mars ont toutefois fait bondir le sous-emploi et plonger le nombre d'heures de travail hebdomadaires.

13 mai

📍 Les PME s'inquiètent de l'après-confinement

82 % des dirigeants de TPE et PME, interrogés fin avril, anticipent une dégradation de leur trésorerie au cours des trois prochains mois, selon le dernier baromètre de Bpifrance et Rexecode. C'est que, plus que l'impact immédiat du confinement, qu'ils disent pouvoir surmonter, les chefs d'entreprise semblent surtout redouter la suite de l'année, et une panne de la demande.

Chômage partiel : l'Etat va sévir

Alors que le recours au chômage partiel commence à plafonner (voir ci-après), le gouvernement annonce un "plan de contrôle" des entreprises. Les Direccte seront chargées de procéder à ces vérifications. Le ministère du Travail rappelle que toute fraude constatée est passible de sanctions pénales et administratives.

Plus d'1 million d'entreprises en activité partielle

Les entreprises sont désormais plus d'1 million à avoir demandé à passer en activité partielle entre le 1er mars et le 11 mai. 12,4 millions de salariés sont concernés, selon le décompte hebdomadaire du ministère du Travail. Soit une hausse de 2,5 % en une semaine - l'évolution la plus faible enregistrée en sept semaines.

Décrochage de l'industrie européenne

En mars, la production industrielle de la zone euro a décroché de 11,3 % en un mois (-12,9 % sur un an), d'après Eurostat. La France enregistre l'une des chutes les plus brutales : -16,4 % par rapport à février, quasiment autant (-16,8 %) comparé à mars 2019.

PGE : 1 milliard d'euros pour CMA CGM

Le géant du transport maritime français CMA CGM, dont le siège se situe à Marseille, a obtenu un prêt garanti par l'Etat (PGE) de 1,05 milliard d'euros, selon un arrêté publié au Journal Officiel. Le prêt a été consenti par un pool bancaire constitué de BNP Paribas, HSBC France et Société Générale. Avant CMA CGM, seuls Air France et Renault avaient obtenu des PGE supérieur au milliard d'euros.

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12 mai

📍 Etat d'urgence et responsabilité de l'employeur

L'état d'urgence sanitaire est officiellement prolongé jusqu'au 10 juillet inclus. Publiée avec 24 heures de retard, la loi de prorogation aménage notamment la responsabilité pénale de l'entreprise, en cas de contamination d'un salarié dans ce contexte. Elle sera dorénavant évaluée "en tenant compte des compétences, du pouvoir et des moyens dont disposait l'auteur des faits (...), ainsi que de la nature de ses missions ou de ses fonctions", ainsi que le précise le nouvel article L.3136.2 du code de la santé publique.

Nouvelle attestation de déplacement

Fini l'attestation dérogatoire, place à la "déclaration de déplacement". Ce nouveau document est obligatoire pour toute sortie hors de son département et à plus de 100 kilomètres de son domicile. Les trajets professionnels sont concernés.

BTP : délais gravés dans le marbre

La reprise des délais légaux en matière d'urbanisme (instruction, préemption et recours) a été définitivement arrêtée, par ordonnance, à la date du 24 mai. Leur suspension était, jusqu'alors, liée à la fin de l'état d'urgence sanitaire, mais la prorogation de celui-ci au 10 juillet risquait de retarder d'autant la reprise des chantiers dans le BTP.

Aide exceptionnelle pour les dirigeants salariés

Le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco officialise une aide exceptionnelle d'un montant de 1 500 euros maximum pour ses cotisants en difficulté, qu'ils soient simples salariés ou dirigeants assimilés salariés.

Les PME, oubliées des dégrèvements ?

Pourquoi restreindre les annulations de charges aux seules TPE fermées par l'administration, comme annoncé par le gouvernement la semaine dernière ? C'est la question posée par la CPME. Elle demande à ce que les PME en bénéficient aussi, tout comme les "secteurs connexes", victimes collatérales de ces suspensions d'activité.

Viticulture : double coup de pouce

Les annulations de charges sociales concerneront aussi les entreprises de la viticulture, mais seulement les TPE-PME "les plus en difficulté", indique le ministère de l'Agriculture, dans un communiqué très sommaire. Autre mesure pour la filière : 140 millions d'euros pour la "distillation de crise", laquelle permettra de produire de l'éthanol à partir des invendus de vin.

Déferlement à la Médiation du crédit

En un mois, la Médiation du crédit a accepté 4 128 dossiers d'entreprises en délicatesse avec leurs banques. Quatre fois plus que sur toute l'année 2019 !

Soupçon de reprise d'activité

Début mai, la perte d'activité économique, estimée par la Banque de France, s'établissait à -27 %, en amélioration de 5 points en un mois, d'après François Villeroy de Galhau, le gouverneur de l'institution. « Ces deux mois [de confinement] nous ont coûté, sur la croissance annuelle, près de 6 % de perte, déjà », a-t-il déploré sur France Inter.

11 mai

📍 Déconfinement, jour 1

La sortie du confinement débute officiellement ce lundi, partout en France. Le début de la fin de huit semaines de restrictions variées. Si 400 000 entreprises peuvent rouvrir à partir d’aujourd’hui, selon une estimation gouvernementale, d’autres sont contraintes de rester fermées, notamment dans le secteur du tourisme, de l’événementiel, de la culture et du sport.
Comment les entreprises ont-elles préparé cette échéance ? Zoom sur les préparatifs de quatre d’entre elles en Ille-et-Vilaine, les actions des industriels de Région Sud ou la mobilisation des réseaux en Haute-Garonne.

Plus d'1 milliard d'euros pour le tourisme

Un "plan d'investissement en fonds propres" supérieur à 1 milliard d'euros est en préparation pour les entreprises et infrastructures du tourisme, selon le "Plan de préparation de la sortie du confinement" de Jean Castex, rendu public aujourd'hui. Cette bulle d'oxygène s'ajoute aux mesures déjà annoncées pour le secteur. Un prêt garanti spécifique aux industries culturelles et créatives devrait également voir le jour.

Trajet domicile-travail : appel aux employeurs

Les entreprises peuvent, dès à présent, proposer à leurs salariés un "forfait mobilités durables". Il s'agit de prendre en charge leurs frais de déplacement domicile-travail, dès lors qu'ils recourent à un mode de transport doux. La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne « appelle tous les employeurs à le mettre en place massivement et rapidement ».

Les TPE-PME face aux attentes de leurs salariés

Après le confinement, employeurs et salariés ne semblent pas sur la même longueur d'ondes. Salaires, télétravail et congés payés sont les trois sujets de mésentente flagrante dans les entreprises de moins de 250 salariés, d'après un sondage Harris Interactive, relayé par Le Parisien.

Renault Sandouville rate le virage du déconfinement

Après les centres de distribution d'Amazon, au tour de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime) de faire les frais de la nouvelle organisation sanitaire du travail. Rouvert depuis le 28 avril, le site restera fermé aujourd'hui : le tribunal judiciaire du Havre, saisi par la CGT, a estimé que santé et sécurité du personnel n'y étaient pas assurés. Au grand dam des autres syndicats, de la direction et même de Bercy.

Automobile : la relocalisation comme contrepartie

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a présenté, sur BFM Business, ses « trois grandes orientations » pour un soutien à l'industrie automobile : « accélérer la transition écologique (...), gagner en compétitivité (...), relocaliser certaines productions ». Ce dernier point est même présenté comme une « contrepartie » au soutien à venir de l'Etat.

L'après, selon CCI France

Et maintenant, on fait quoi pour les entreprises ? Le président de CCI France Pierre Goguet fait le point sur la reprise d'activité et les évolutions à venir des aides publiques. Il annonce, au passage, que les assureurs vont consacrer 750 millions d’euros à l’indemnisation des pertes d'exploitation des hôtels, cafés et restaurants. Pierre Goguet partage, enfin, sa conviction qu'un "monde d'après" est possible. Et même nécessaire.

9 mai

📍 "Guide" officiel du télétravail en déconfinement

Une foire aux questions, plus qu'un guide pratique : le ministère du Travail a mis en ligne le document, promis il y a deux jours, sur le télétravail en période de déconfinement.

7 mai

📍 Le déconfinement confirmé au 11 mai

Le Premier ministre Edouard Philippe confirme « la levée progressive du confinement » à partir du 11 mai et sur « l'ensemble du territoire métropolitain ». Mais l'Ile-de-France sera soumise à des règles plus strictes. Au niveau économique, Bruno Le Maire a estimé que « 400 000 entreprises [allaient] rouvrir » le 11 mai. Sa collègue du Travail Muriel Pénicaud appelle les entreprises à la « responsabilité » pour aider l'État dans sa lutte contre l'épidémie.

Etat des lieux de la situation sanitaire de la France le 7 mai 2020.
Etat des lieux de la situation sanitaire de la France le 7 mai 2020. - Photo : Ministère des Solidarités et de la Santé

BTP : l'État prêt à supporter les surcoûts sanitaires

Qui pour payer les surcoûts liés aux règles sanitaires sur les chantiers ? Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire se dit prêt à « envisager que les maîtres d'ouvrage publics participent à [leur] prise en charge ». Dans une interview au site spécialisé Batiactu.com, il appelle également chaque partie à « une négociation de bonne foi sur l'équilibre contractuel », afin d'aboutir à « une juste répartition » des coûts entre elles.

Chute des échanges commerciaux

Le coronavirus à fortement perturbé les échanges de la France dès le premier trimestre 2020. Les exportations ont chuté de 7,3 %, les importations de 6,2 %, selon les douanes. Le déficit commercial se creuse de 500 millions d'euros, perte due au plongeon de l'aéronautique (-3,1 milliards d'euros).

Panne sèche du tourisme mondial

Les arrivées de touristes internationaux ont reculé de 22 % au premier trimestre 2020 (-19 % en Europe), mais de 57 % sur le seul mois de mars, selon l'OMT. L'Organisation mondiale du tourisme anticipe un écroulement de 58 % à 78 % sur l'ensemble de l'année. Entre janvier et mars, 80 milliards de dollars (74 Md€) de recettes auraient déjà été perdues.

Le frémissement inégal de l'activité

Dans son point de conjoncture hebdomadaire, l'Insee entr'aperçoit un soupçon de reprise : son évaluation de la perte d'activité liée à l'épidémie s'améliore de 2 points par rapport au 23 avril, pour s'établir à... -33 %. Une "légère" amélioration attribuée notamment à la construction (-75 %, +4 points) et l’industrie (-38 %, +1 point). L'institut a également tenté d'identifier les régions "structurellement plus exposées que la moyenne".

Une saignée pour l'emploi

Il s'est détruit 453 800 emplois salariés dans le privé au premier trimestre 2020, selon une première estimation de l'Insee (-2,3 % par rapport à fin 2019, -1,4 % sur un an). L'intérim s'effondre : -37 % en un trimestre (-291 800 emplois), plus forte baisse depuis la création de cet indicateur en 1990. Ces chiffres ne prennent pas en compte les 3,6 millions de personnes en chômage partiel et 1,3 million en arrêt maladie à la fin du mois de mars.

6 mai

📍 Faudra-t-il travailler plus après le 11 mai ?

L’Institut Montaigne relance le débat sur le temps de travail. Le think tank libéral assure que la France doit soutenir l’activité des entreprises, perturbée par les nouvelles conditions de travail imposées par l'épidémie de coronavirus. Comment ? Par une augmentation temporaire de la durée du travail, obtenue en jouant sur trois leviers différents.

Comportements abusifs entre entreprises

Le comité de crise sur les délais de paiement "condamne fermement" une série de "pratiques anormales", constatées dans les relations entre clients et fournisseurs. Il promet d'intervenir contre ces agissements. Et alerte aussi sur une dégradation des couvertures d’assurance-crédit.

Chômage partiel : un record et des ajustements

A cinq jours du possible déconfinement, le dispositif d'activité partielle concerne 12,1 millions de salariés et 998 000 entreprises, selon la ministre du Travail sur Europe 1. Muriel Pénicaud a précisé, par ailleurs, que, si l'État prévoit bien de réduire sa prise en charge du chômage partiel en juin, le « taux plein » restera en vigueur pour les entreprises fermées par l'administration à cause de l'épidémie. Autre modification annoncée aux sénateurs : les périodes de chômage partiel devraient bientôt compter pour l'acquisition de droits à la retraite.

Premières mesures pour la culture

En grande partie contrainte à rester en veille après le 11 mai, la culture va bénéficier d'aides spécifiques. Le président de la République Emmanuel Macron avance notamment l'idée d'un « fonds d’indemnisation temporaire » pour les séries et films arrêtés par l'épidémie, ainsi qu'un « grand programme de commandes publiques ».

Assurance pertes d’exploitation : la réponse de Bruno Le Maire

« Les risques qui n’étaient pas couverts contractuellement ne peuvent pas être indemnisés. » Pas question pour Bruno Le Maire d’accéder à la demande des restaurateurs qui, dans une pétition, demandaient à ce que les assureurs indemnisent les pertes d’exploitation des professionnels de la restauration. Les sociétés d’assurance préparent toutefois de nouvelles propositions pour aider le secteur du tourisme. Elles seront présentées le 14 mai.

En 2020, la France pire que la zone euro

La Commission européenne voit rouge pour 2020 : elle anticipe une chute du PIB de la zone euro de 7,7 % (-8,2 % en France) et un bond du taux de chômage à 9,6 % (+2,1 points par rapport à 2019), mais à 10,1 % dans l'Hexagone (+1,6 point).

5 mai

📍 Exonérations pour les TPE fermées

Annulations de charges sociales en vue pour les TPE (entreprises de moins de 10 salariés) visées par une fermeture administrative pendant le confinement. Seront concernées les cotisations de mars, avril et mai. Mesure annoncée par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Les exonérations prévues jusqu'ici avaient été limitées aux secteurs de l'hôtellerie-restauration et la culture.

Guide du déconfinement par les patrons, pour les patrons

Après le très officiel "protocole sanitaire" du ministère du Travail, voici le guide pratique du déconfinement en entreprise, signé de l'Afnor, du Medef de Paris et d'Ile-de-France. Intitulé Pandémie : Les clés de la reprise. Bonnes pratiques & management des risques pour l’entrepreneur et ses collaborateurs, le document aborde, de manière concrète, le retour au travail, sous l'angle du chef d'entreprise et au-delà des seules considérations sanitaires.

Le télétravail, expérience douce-amère

L'expérience du télétravail, imposé par le confinement, n'est pas vécu de la même façon par tous les salariés : 48 % s’estiment moins efficaces, quand 33 % disent l’être plus, selon une enquête de l'Anact. Mais 88 % souhaiteraient continuer après la crise.

Front commun de la restauration dans les transports

Après les professionnels de l'événementiel, la crise du coronavirus soude ceux dit du "catering". Le parisien Servair, le toulousain Newrest et la filiale française de l'allemand LSG ont décidé de se regrouper au sein de l'Alliance des métiers de la restauration aérienne et ferroviaire (Amraf). Ils veulent défendre les intérêts de leurs activités, employant 12 200 personnes en France, quasiment à l'arrêt en raison de l'épidémie.

4 mai

📍 Un guide sanitaire pour la reprise du travail

En vue du 11 mai, le ministère du Travail publie "un protocole national de déconfinement" à destination des employeurs. Ce document compile un ensemble de "règles universelles" à mettre en place pour garantir la sécurité et la santé des salariés, et ainsi pouvoir relancer l'activité.

Report des charges sociales de mai

Après les échéances fiscales, au tour des charges sociales de mai d'être repoussées. Est toutefois exclue du report la contribution sociale de solidarités des sociétés (C3S), due le 15 mai. Au total, depuis le 15 mars, ce sont déjà 17 milliards d'euros de cotisations et contributions qui ont été ainsi décalés, indique le ministère des Finances.

Fonds de solidarité : dates d'échéance et nouveaux bénéficiaires

Le fonds de solidarité sera maintenu jusqu'au 31 mai, mais prolongé en juin pour les secteurs contraints de rester fermés ou de facto à l'arrêt (hébergement-restauration, événementiel, culture...). Annonce du ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur France Inter. Par ailleurs, l'aide complémentaire de 5 000 euros, distribuée par les Régions, va s'ouvrir, aux indépendants et entrepreneurs sans salarié, visés par une fermeture administrative.

Le numérique aussi souffre

Selon un baromètre du Syntec numérique, 8 chefs d'entreprise du secteur sur 10 prévoient une baisse d'un quart de leur chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2020. Malgré la digitalisation accélérée des activités sous l'effet du confinement, les ESN, éditeurs de logiciels et sociétés de conseil pâtissent à la fois de "la suspension ou l’annulation de projets démarrés" avant l'épidémie (2 sur 5 sont remis en cause) et d'une chute attendue des contrats d'ici à juin.

Fatigue psychologique

Le confinement met les nerfs des salariés à vif : 47 % seraient en situation de détresse psychologique, selon une étude OpinionWay pour Empreinte Humaine. Et 62 % ressentent de la fatigue liée à cette situation d'enfermement.

1er mai

📍 Fonds de solidarité d'avril

Depuis aujourd'hui, TPE et indépendants peuvent demander au fisc l'aide de 1 500 euros au titre du Fonds de solidarité pour le mois d'avril. Un nouveau critère d'éligibilité (baisse de moitié du CA en avril 2020 par rapport à la moyenne mensuelle 2019) doit permettre d'élargir le nombre de bénéficiaires par rapport à mars.

30 avril

📍 La France en récession

Cette fois, c'est officiel : avec un plongeon du PIB de 5,8 % au premier trimestre 2020 (et après -0,1 % fin 2019), la France est officiellement entrée en récession. C'est la plus forte chute trimestrielle depuis 1949. Dans la zone euro, le recul de 3,8 % est également historique.

Pertes d'exploitation : offensive judiciaire

Nouveau caillou dans la chaussure des assureurs. Des avocats appellent les entreprises à les rejoindre pour mener une action en justice contre plusieurs compagnies. Objectif : obtenir de leur part l’indemnisation des pertes d'exploitation qu’elles refusent à leurs clients.

Des masques pour les petites entreprises

Dix millions de masques alternatifs lavables seront vendus aux TPE-PME à travers une nouvelle plateforme en ligne confiée par le ministère de l'Economie au groupe La Poste. Elle ouvrira le 2 mai pour les entreprises de 10 à 49 salariés, le 4 mai pour celles de moins de 10 salariés.

L'habillement mis à nu par la crise

La Fédération nationale de l'habillement craint une baisse du chiffre d'affaires annuel de 40 % pour les 30 000 entreprises du secteur. Elle demande au gouvernement un aménagement spécifique des dispositifs existants (chômage partiel, fonds de solidarité, prêt garanti par l'État), ainsi qu'un éventail d'exonérations fiscales et sociales jusqu'à la fin de l'année.

PGE : plus de 50 milliards d'euros

Ce matin et en cinq semaines, les banques ont distribué plus de 50 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE) à plus de 322 000 entreprises, selon un nouveau décompte du ministère de l'Economie. Au 24 avril, le taux de refus s'établissait, quant à lui, à 2,4 %, d'après la Fédération bancaire française.

L'épargne-retraite pour passer la crise

Les indépendants pourront piocher dans l'épargne-retraite placée sur leurs "contrats Madelin". Ce déblocage sera autorisé pour leur permettre de « compléter leurs revenus, face à une circonstance exceptionnelle », a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale.

29 avril

📍 Chômage partiel : changement en vue pour juin

Nouveau pic pour le chômage partiel : désormais, plus d'un million d'établissements ont déposé une demande pour 11,3 millions de salariés, selon le bilan hebdomadaire du ministère du Travail. Le dispositif, maintenu en mai, devrait évoluer en juin, avec un possible partage du fardeau financier entre l'État et les entreprises.

Salariés et garde d'enfant

On savait déjà que l'arrêt maladie pour garde d'enfant allait se transformer en chômage partiel le 1er mai. Précision apportée, ce matin, par la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur France Inter : en mai, les salariés pourront rester en activité partielle s'ils choisissent de ne pas mettre leur progéniture à l'école. Mais en juin, ils devront présenter une attestation de l'établissement scolaire pour justifier de l'impossibilité d'y envoyer leurs enfants et continuer ainsi à bénéficier du chômage partiel.

Recours massif aux crédits bancaires

En mars 2020, les entreprises ont multiplié les crédits (+34,2 milliards d’euros en un mois) et dépôts bancaires (+ 40,6 milliards), selon la Banque de France. Un comportement qui traduit, parmi d'autres, les précautions prises par les acteurs économiques en proie à une crise inédite de trésorerie.

Investissements étrangers : la biotech protégée

Bercy veut renforcer son contrôle sur les investissements étrangers en France. A ce titre, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a dit, sur LCI, envisager deux évolutions du dispositif IEF (déjà renforcé en début d'année) : faire entrer les entreprises de biotechnologies dans les secteurs protégés et déclencher le droit de regard de l'administration sur les prises de participation extra-européennes supérieures à 10 % (au lieu de 25 %) au cours de cette année.

Où trouver des masques ?

Le masque sera obligatoire en entreprise, quand la distanciation sociale ne pourra pas être respectée. Mais où s'en procurer ? Les TPE-PME pourront se tourner vers la plate-forme e-commerce de La Poste, annoncée pour le 30 avril par le Premier ministre Édouard Philippe hier : elle leur sera intégralement réservée. Ce nouveau service devrait venir renforcer l'offre professionnelle déjà proposée par Cdiscount depuis le 20 avril. Par ailleurs, à partir du 4 mai, la grande distribution alimentaire rejoindra les pharmacies comme revendeurs de masques, a annoncé Bercy ce matin. Les buralistes sont aussi sur les rangs.

Fonds de solidarité : le million de bénéficiaires franchi

L'État a versé 1,35 milliard d’euros à plus d'un million de bénéficiaires depuis le 1er avril, au titre du premier volet du fonds de solidarité (limité à une aide de 1 500 euros maximum). Un "tableau de bord" officiel du dispositif permet désormais de suivre les statistiques du dispositif.

Les entreprises survivent, pour l'instant

Les défaillances d'entreprises ont chuté d'un tiers au premier trimestre 2020 et ont été divisées par quatre sur la première quinzaine d'avril. Mais gare aux apparences, prévient le cabinet Altares à l'origine de ce décompte.

28 avril

📍 Le déconfinement des entreprises, selon Édouard Philippe

Le Premier ministre Édouard Philippe a présenté aux députés, pendant une heure, « l'architecture générale » de sa « stratégie nationale de déconfinement ». Au programme, une levée par étapes, par département et par secteur d'activité des restrictions en vigueur. La première phase se déroulera du 11 mai au 2 juin. Sur cette période, les entreprises devront poursuivre le télétravail ou revoir leur organisation pour y intégrer les règles sanitaires.

Afflux de dossiers à la Médiation du crédit

La Médiation du crédit a accepté 2 520 dossier entre les 6 et 24 avril, en France métropolitaine. Soit 2,5 fois plus qu'à la même période l'an dernier. Les différends entre banques et entreprises portent sur quelque 437 millions d'euros de demandes de crédit.

Masques : appel à manifestation d'intérêt

Les fabricants de matériaux filtrants entrant dans la composition des masques de protection à usage médical (chirurgicaux, FFP1, FFP2 ou FFP3) sont sollicités par l'Etat à l'occasion d'un appel à manifestation d’intérêt ouvert jusqu'à fin juin. Des subventions pouvant aller jusqu’à 30 % du montant des investissements pourront notamment être accordées aux projets industriels retenus.

Arrêt maladie transformé en chômage partiel

A partir du 1er mai, les salariés en arrêt maladie pour garde d'enfant ou profil médical à risque basculeront en chômage partiel. Ils seront, à ce titre, indemnisés par leur employeur.

Exonération des heures supplémentaires

Relèvement de plafond pour la défiscalisation des heures supplémentaires et complémentaires : toutes celles réalisées entre le 16 mars 2020 et le dernier jour de l’état d’urgence sanitaire sont exonérées de l'impôt sur le revenu jusqu'à un maximum de 7 500 euros (contre 5 000 euros en temps normal).

L'État prêtera aux petites entreprises

Les TPE et PME les plus modestes pourront bénéficier de "prêts participatifs" octroyés directement par l'État. Cette solution, ajoutée par les parlementaires à la deuxième loi de finances rectificative, est présentée comme une alternative au prêt garanti par la puissance publique (PGE). A ce sujet, les refus de prêt d'un montant inférieur à 50 000 euros devront désormais être notifiés par écrit.

27 avril

📍 Chômage en hausse historique

Le nombre de chômeurs de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé au cours du mois) est reparti à la hausse avec une augmentation de 7,1 % au mois de mars, selon les derniers chiffres de Pôle Emploi.

Masques alternatifs : 240 fabricants français

240 entreprises françaises ont fait valider 390 prototypes de masques alternatifs, selon la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher. Pas sûr toutefois que ce soit suffisant pour faire face aux besoins de la population au moment du déconfinement... Plusieurs sites dédiés se proposent d'accompagner les industriels et artisans intéressés par cette démarche, notamment celui de l'Afnor, de la filière Mode et luxe ou de la Direction générale des entreprises.

Cellule d'écoute pour les dirigeants

Chefs d'entreprise, ne restez pas seuls face à vos difficultés. Un numéro vert pour l'écoute et le soutien psychologique des dirigeants vient d'être mis en place : le 0 805 65 50 50 est ouvert 7 jours sur 7, de 8 heures à 20 heures. Une initiative de l’association APESA (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë) avec le ministère de l'Économie.

Exporter malgré tout

Malgré la crise mondiale du coronavirus, 55 % des entreprises exportatrices françaises maintiennent leur activité à l'international, d'après une étude de la Team France Export. Mais les obstacles sont nombreux.

Fonds de solidarité : plus d'1 milliard d'euros distribué

Le fonds de solidarité a dépassé la barre du milliard d'euros distribué, indique Bercy ce matin. Depuis le 1er avril, ce sont près de 800 000 TPE et indépendants qui ont bénéficié de cette enveloppe d'un montant maximal de 1 500 euros. Pour obtenir une aide complémentaire de 2 000 à 10 000 euros, les entreprises sont invitées à se rendre sur le site web de leur région.

Loi de finances rectificative n°2 promulguée

La deuxième loi de finances rectificative est parue au Journal officiel du 26 avril. Elle crée de nouvelles aides pour les entreprises les plus fragilisées par la crise et renforce les dispositifs existants. Le coût du chômage partiel a même été encore revu à la hausse (25,8 milliards d'euros, contre 24 milliards prévus dans le projet soumis au Parlement).

24 avril

📍 Soutien renforcé pour les secteurs d'activité "non-essentiels"

Prolongation de l'activité partielle, aménagement du fonds de solidarité, nouveaux reports et exonérations : le gouvernement a annoncé une vague de mesures ciblées en soutien aux acteurs de l'hébergement-restauration, le tourisme, l'événementiel, la culture et le sport. Mais leur date de réouverture ne sera pas annoncée avant... fin mai.

PGE : à qui prêtent les banques ?

En trois semaines, 162 000 entreprises ont obtenu plus de 24 milliards d’euros de prêts garantis par l'État (PGE). Mais qui a profité de cette bulle de trésorerie ? Une compilation statistique du ministère de l'Économie lève le voile sur les bénéficiaires du PGE. Dans la soirée, Bruno Le Maire a révélé, sur TF1, qu'Air France (pour 4 Md€) et Renault (en discussion pour 5 Md€) allaient bénéficier d'un prêt garanti à 90 %

L'État vole au secours d'Air France

La compagnie aérienne Air France ne va pas seulement décrocher 4 milliards d'euros de prêt garanti. Elle va également obtenir 3 milliards de plus par le biais du Compte d’affectation spéciale de l'État (CAS). Elle devient ainsi la première entreprise à bénéficier de cet outil de financement public, dédié au sauvetage des fleurons stratégiques de la France menacés par la crise du coronavirus. C'est à ce titre que les moyens du CAS venaient d'être renforcés par la deuxième loi de finances rectificative.

Les masques font rouvrir des magasins

Lancé dans une course aux masques en vue du déconfinement, le gouvernement autorise par décret la réouverture des commerces de détail spécialisés dans la vente de tissus, textiles et articles de couture. L'idée, simple et assumée, est de "donner les moyens à chaque Français qui le souhaite de confectionner des masques".

Des masques made in France par millions

La montée en puissance des masques alternatifs, justement, se poursuit chez les industriels : plus de 10 millions d'unités ont été fabriquées la semaine dernière, d'après la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher dans Les Échos. Importations incluses, elle s'attend à un rythme hebdomadaire de 25 millions avant la fin du mois. Quant aux masques sanitaires (chirurgicaux ou FFP2), la production française devrait passer à 20 millions par semaine, avec un objectif de 50 millions à l'automne. Cinq entreprises vont se lancer sur ce marché (Celluloses de Broceliande, Savoy, BB Distribe, Bio Serenity et Chargeurs).

Comité de suivi

Plus d'un mois après avoir déclenché une vague d'aides pour les entreprises, le gouvernement instaure un "comité de suivi et d’évaluation des mesures économiques d'urgence". Composé de 14 personnes, il sera présidé par Benoît Coeuré, en provenance de la Banque des règlements internationaux (BRI). Son rapport final est attendu "au plus tard" le 22 mars 2021.

23 avril

📍 Avril pire que mars pour les entreprises

Les indicateurs de conjoncture plongent les uns après les autres en avril, sous l'effet du confinement. Climat des affaires, taux d'utilisation des capacités de production, perspectives d'activité dans le bâtiment... toutes ces statistiques de l'Insee atteignent leur plus bas niveau historique. Même cause, même conséquence pour l'indice PMI d'IHS Markit, sur l'activité globale en France : il tombe encore plus bas qu'au mois de mars, à 11,2 (-17,7 points).

L'Insee ne voit pas le bout du tunnel

L'institut statistique a également publié son point hebdomadaire sur la situation économique. Conclusion : "La situation a très peu évolué depuis le début du confinement", malgré "un très léger regain d'activité" dans l'industrie et le bâtiment. Aussi l'Insee maintient-elle son estimation initiale d'une activité économique en baisse de 35 %... mais amputée de moitié dans le seul secteur marchand (loyers exclus du calcul).

Aérien : 89 milliards de dollars volatilisés

Avec une demande attendue en chute libre (-55 % par rapport à 2019) et un trafic déjà divisé par dix, les compagnies aériennes européennes pourraient voir s'envoler 89 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2020 (82,4 Md€), selon la dernière estimation de l'Association internationale du transport aérien (Iata). Sur la France, la perte se monte à 14,3 Md$ (13,2 Md€).

Le jeu trouble des assurances

Le Crédit mutuel a créé la surprise, hier, avec sa prime exceptionnelle pour couvrir les pertes d'exploitation. Le Crédit agricole lui a emboîté le pas. Décryptage de cette stratégie qui interpelle, alors que les assurances refusaient, jusqu'ici, en bloc tout arrangement sur le sujet.

La lettre du Medef qui fait polémique

En pleine crise économique du coronavirus, faut-il suspendre les nouvelles lois environnementales ? C'est en substance ce que le Medef a demandé au ministère de la Transition écologique dans un courrier du 3 avril, révélé aujourd'hui par Le Journal du Dimanche. Un moratoire justifié par l'indisponibilité des entreprises et la priorité donnée au maintien ou à la reprise de l'activité, dans les circonstances nouvelles de l'épidémie.

Commerce : une médiatrice pour les loyers

On connait désormais le nom de la "médiatrice des loyers" : Jeanne-Marie Prost aura pour mission de faciliter les négociations entre bailleurs professionnels et commerçants (hors TPE, déjà bénéficiaires de l'annulation de trois mensualités) et de veiller au respect d'un code de bonne conduite. Ses propositions en vue d'un compromis sur les loyers sont attendues d'ici à quelques semaines. Jeanne-Marie Prost est conseillère maître à la Cour des comptes et présidente de l'Observatoire des délais de paiement.

Reprise d'activité... pour l'inspection du travail

Avec la relance annoncée de l'activité après le 11 mai sous condition de sécurité sanitaire, l'inspection du travail va reprendre du service. Le ministère prévoit d'augmenter "les interventions sur site" et de mener des "opérations ciblées dans les commerces de détail alimentaires et les établissements accueillant du public ou sur les chantiers". Et de préciser que 42 mises en demeure ont déjà été envoyées et "plusieurs procédures de référés (...) engagées devant les tribunaux" à l'encontre d'employeurs ne respectant pas leurs obligations en matière de prévention et protection des salariés.

22 avril

📍 La moitié des salariés en chômage partiel

1,05 million de dossiers déposés, 10,2 millions de personnes concernées... les derniers chiffres du chômage partiel, fournis par la Dares, donnent le vertige. Plus de neuf salariés sur dix seraient même touchés dans les seuls secteurs de l'hôtellerie-restauration et du BTP, selon Muriel Pénicaud. Sur BFMBusiness, la ministre du Travail a rappelé aux entreprises de penser à déposer leur demande de paiement pour être remboursées par l'État.

Autorisation du chômage partiel individualisé

En plus d'être populaire, le chômage partiel va être encore assoupli. Une nouvelle ordonnance, présentée en conseil des ministres, autorise notamment l'employeur à appliquer des horaires travaillés et chômés différents à ses salariés.

Embauches en berne

Au premier trimestre 2020, les déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) ont baissé de 5,8 % sur un an, selon l'Acoss. Après avoir enregistré une chute "historique" au mois de mars.

Les entreprises de proximité sinistrées

Dernière quinzaine de mars meurtrière pour les artisans, commerçants et libéraux. Selon une étude de l’institut Xerfi I+C pour l'U2P, leur organisation patronale, 58 % des 6 200 entreprises sondées affirment avoir perdu plus de 70 % de leur chiffre d'affaires sur cette période. Quant à la situation personnelle des dirigeants, la moitié sont confinés chez eux, un tiers ont une activité normale ou partielle et 17 % travaillent plus que d'habitude.

Prime pour les entreprises assurées au Crédit mutuel

Le groupe Crédit mutuel et le CIC, sa filiale, ont décidé d'aller plus loin que leurs confrères assureurs. Ils vont verser, début mai, une "prime de relance mutualiste forfaitaire et immédiate" à leurs clients bénéficiaires d'un contrat multirisque professionnel avec perte d'exploitation. Montant moyen estimé : 7 000 euros.

Assurance pandémie en réflexion

Le groupe de travail "sur le développement d’une couverture assurantielle des évènements exceptionnels", de type pandémie, est officiellement lancé, fait savoir le ministère de l'Économie. Propositions attendues d’ici à début juin, avant "une concertation plus large" au cours de l'été. Les entreprises seront représentées par le Medef, la CPME et l'Amrae (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise). Cette réflexion était promise depuis le 23 mars.

Evénementiel : les entreprises se regroupent

A la faveur de la crise, un "Syndicat des activités événementielles" vient de voir le jour à Marseille. 142 entreprises l'ont déjà rejoint. Ses fondateurs espèrent fédérer les acteurs de la filière au-delà de la Région Sud.

PGE : les chiffres optimistes de Bpifrance

Bpifrance plus optimiste que Bercy sur les chiffres du prêt garanti par l'État. Son directeur général Nicolas Dufourcq a affirmé, sur RTL, que 251 000 entreprises en avaient bénéficié, pour près de 40 milliards d'euros distribués au soir du 21 avril. Bruno Le Maire en comptait, hier, 174 000 pour 24 milliards d'euros. Le taux de refus oscillerait « entre 2 et 3 %, d'après les informations des réseaux bancaires », a ajouté Nicolas Dufourcq (contre 4 à 5 %, selon le ministre de l'Économie, le 17 avril).

21 avril

📍 Les règles sanitaires, cauchemar des entreprises

Selon une étude du ministère du Travail, la principale difficulté à laquelle font face les entreprises depuis le début de la crise sanitaire est... la gestion des questions sanitaires. Elle est quasiment citée deux fois plus que les problèmes d'ordre financier. La mise en place de gestes barrières est pourtant la condition impérative posée à la reprise d'activité par le gouvernement. Dans ce domaine, pourquoi ne pas prendre exemple sur l'industrie agroalimentaire ? Elle a au moins 7 leçons à nous donner en matière de sécurité sanitaire.

L'industrie à l'heure de la reprise

Les usines françaises se remettent en marche. Le travail reprend aujourd'hui sur le site nordiste de Toyota. Valeo vient de signer un accord avec les syndicats sur des "mesures de sécurité renforcée". Le groupe PSA a défini un protocole riche d'une centaine de mesures. Avant eux, le normand CPM Industries s'était déjà frotté à la mise en place de règles sanitaires dans son usine.

Déconfinement : reprise scolaire sur 3 semaines

Le retour en classe des enfants pourrait être étalé sur trois semaines, à partir du 11 mai, d'après le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Mais même une fois leur rentrée effectuée, les élèves pourraient, dans certains cas, être amenés à rester encore chez eux.

PGE : 174 000 bénéficiaires

« Les banques ont accordé 24 milliards d'euros de prêts à 174 000 entreprises », s'est félicité le ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur Twitter. Il assure que « l'immense majorité des demandes ont été acceptées ».

Fonds de solidarité élargi par décret

Les entreprises éligibles au fonds de solidarité pour les TPE peuvent déposer leur demande d'aide, au titre du mois d'avril, jusqu'au 31 mai 2020. Les conditions d'accès à ce dispositif ont été aménagées par décret. Les changements avaient été annoncés lors de la présentation du deuxième projet de loi de finances rectificative.

Vers des annulations de charges par secteur

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin confirme, sur France Inter, vouloir aller plus loin que de simples reports de charges pour les entreprises. D'autres secteurs que ceux déjà mentionnés pourraient ainsi bénéficier de dégrèvements.

Les priorités du Medef

Dans une interview au Journal des Entreprises, le président délégué du Medef Patrick Martin distribue les bons et mauvais points de la gestion de crise économique. Et plaide pour des annulations de charges sectorielles et une extension de la garantie publique en vigueur sur l'assurance-crédit.

Les entreprises du tourisme, grandes perdantes

L'Observatoire de l'économie du tourisme rassemble, dans une note de conjoncture, les premières estimations de l'impact du coronavirus sur le secteur, issues de plusieurs sources. Bilan provisoire, à début avril : l'épidémie pourrait amputer d'un quart le PIB touristique de la France (soit autour de 45 milliards d'euros, selon Atout France) et de 40 % le chiffre d'affaires 2020 des professionnels (baromètre Roland Berger).

20 avril

📍 44 milliards d'euros envolés pour les entreprises

Les entreprises vont perdre gros pendant le confinement, selon une évaluation de l'OFCE. Ces huit semaines, du 17 mars au 10 mai, pourraient déboucher sur un manque à gagner de 44 milliards d'euros de revenus. L'Observatoire plaide donc pour des annulations ciblées de charges.

Des masques pour les TPE-PME chez Cdiscount

Une nouvelle voie d'approvisionnement en masques pour les TPE-PME. Le bordelais Cdiscount ouvre aujourd'hui un espace de vente en ligne réservé aux professionnels, avec la bénédiction du gouvernement : https://www.cdiscount.com/masques. Elle s'adresse en priorité aux entreprises qui ne bénéficieraient pas des commandes groupées passées à l'étranger par les grands donneurs d'ordre. Les livraisons se feront dans les enseignes du groupe Casino, maison-mère de Cdiscount.

Chômage partiel maintenu après le 11 mai

« Le 11 mai, on ne ferme pas le chômage partiel. » Sur RTL, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a promis d'accompagner la reprise progressive de l'activité dans les entreprises par la dégressivité de la prise en charge des indemnisations par l'État. Un employeur pourra remettre une partie du personnel au travail, sans perdre le bénéfice du dispositif sur la frange restée inactive. Selon Muriel Pénicaud, 785 000 entreprises, pour 9,6 millions de salariés, ont sollicité le chômage partiel jusqu'à présent.

Des outils pour 5 millions de télétravailleurs

Cinq millions de salariés du privé sont en télétravail, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Et ils pourraient le rester au-delà du 11 mai, à en croire le Premier ministre Édouard Philippe. Pour se préparer au mieux à cette prolongation obligée, notre sélection d'outils numériques pour la communication, la gestion de projet et le travail à distance.

Transport routier : double coup de pouce fiscal

Un geste pour les transporteurs routiers. Le gouvernement aménage deux taxes (TICPE et TSVR) pour leur rendre temporairement 390 millions d’euros de trésorerie.

Accord sur les loyers des TPE

Après plusieurs jours de tensions, un accord a finalement été trouvé sur la question de la suspension des loyers. Quatre fédérations de bailleurs (la FSIF, l’AFG, l’ASPIM, le CNCC), celle des assureurs (la FFA) et la Caisse des dépôts et consignations ont accepté le principe, poussé par Bercy, d'annulation de trois mensualités pour les TPE fermées par arrêté à la mi-mars. Les autres entreprises doivent discuter avec leur propriétaire pour d'éventuels aménagements au cas par cas. Enfin, « un code de bonne conduite des relations entre les propriétaires et les locataires commerciaux » sera rédigé. Un médiateur nommé par Bercy veillera à son application.

19 avril

📍 Après le 11 mai, télétravail ou règles sanitaires dans les entreprises

L'organisation du travail restera perturbée par l'épidémie de coronavirus, même après le 11 mai et le début programmé du déconfinement. En conférence de presse, le Premier ministre Édouard Philippe a souhaité que le « télétravail se poursuive dans toute la mesure du possible » après cette date. Dans les autres cas, il faudra obligatoirement adopter gestes barrières et distanciation sociale.

Montée en puissance des masques made in France

L'État compte plus que jamais sur les industriels français pour la production des masques dits alternatifs. Ils pourraient en fabriquer, selon le ministre de la Santé Olivier Véran, 17 millions par semaine d'ici au 11 mai (contre 4 millions début avril). A la date prévue de sortie du confinement, tous les Français qui le souhaitent devront pouvoir se procurer ces masques grand public. D'autant plus que le gouvernement estime « probable » de rendre leur port obligatoire dans certains cas, notamment dans les transports publics. Mais la question de la distribution de ces produits reste « l'un des sujets compliqués du plan de déconfinement », a reconnu Édouard Philippe.

De nouveaux sommets pour les aides aux entreprises

Le Premier ministre Édouard Philippe a fait le point sur les dispositifs d'aide aux entreprises mis en place depuis le début de la crise. L'activité partielle concerne plus de 700 000 entreprises (soit « presque une sur deux ») et 9 millions de salariés. Le fonds de solidarité enregistre plus d'1 million de demandes. Les prêts garantis par l'État ont bénéficié à 130 000 entreprises pour un montant de 18 milliards d'euros accordé.

17 avril

📍 Nouveaux reports pour les échéances fiscales

Le ministère des Finances révise le calendrier fiscal des entreprises : la plupart des obligations du mois de mai (paiements ou déclarations) sont repoussées avec, pour nouvelle échéance, le 30 juin.

Les PME retiennent leur souffle

La crise du coronavirus fait craindre la faillite à 55 % des dirigeants d'entreprise. Résultat d'un sondage de la CPME auprès de 3 416 d'entre eux. Plus d'un tiers affirme ne détenir suffisamment de trésorerie que pour couvrir un mois d'exploitation.

Le transport routier de voyageurs en souffrance

Face à la mise à l'arrêt de l'activité, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) lance un "cri d’alarme" au gouvernement. Et réclame des mesures fortes pour sauver les TPE-PME du secteur, comme la prolongation du chômage partiel « jusqu’au début de la saison touristique 2021 ».

PGE : 95 % des demandes sont acceptées

Le taux de refus des demandes de prêts garantis par l'État (PGE) est « de l'ordre de 4 à 5 % », a révélé le ministre de l'Économie devant l'Assemblée nationale. Aux entreprises qui n'auraient pas décroché de PGE, ni trouvé d'alternative auprès de la Médiation du crédit, Bruno Le Maire propose de se tourner vers l'État et son Fonds de développement économique et social (FDES), un outil que le nouveau projet de loi de finances rectificative, examiné depuis aujourd'hui par les députés, prévoit de doter d'1 milliard d'euros.

Jusqu'à 50 euros sans contact

A compter du 11 mai, il sera possible de payer jusqu'à 50 euros par carte bancaire sans contact. Ce relèvement du plafond de 30 euros jusque-là en vigueur doit « [contribuer] au renforcement de la sécurité sanitaire dans le commerce de détail et facilitera ainsi une reprise rapide de l’activité dans ce secteur », justifie le ministère de l'Économie.

Bercy dans la bataille des loyers

Les grandes sociétés foncières, nouvelles cibles de Bercy. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire leur demande d'annuler, « au moins pour trois mois », les loyers des TPE fermées par arrêté pour cause de crise sanitaire.

Automobile : la France durement touchée

En mars, les ventes de voitures particulières ont plongé de 55,1 % en un an sur le Vieux Continent, selon l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). La France souffre encore plus, au vu des chiffres des groupes PSA (-68,1 %) et Renault (-64,7 %), mais aussi de la situation du marché national (-72,2 %).

16 avril

📍 Nouveaux engagements des assureurs pour plus de 3 milliards d'euros

Sous pression pour leur présumé manque de solidarité, les assurances ont fini par céder : elles prennent trois nouveaux engagements pour les entreprises, après ceux du 23 mars. Deux pour redonner de la trésorerie aux entreprises en pleine crise (pour 1,55 milliard d'euros) et un pour relancer l'activité après le confinement (1,5 milliard d'euros).

Délais légaux réaménagés pour le BTP

Les délais applicables en matière d'urbanisme, tant pour les procédures d’instruction et de préemption, que les recours et les pénalités, sont désormais suspendus et raccourcis. Le gouvernement est revenu en effet sur des dispositions du 25 mars, qui risquaient de ralentir la reprise dans le bâtiment et l'immobilier.

Le paiement interentreprises déraille

Malgré les appels à la solidarité et l'exemplarité, les incidents de paiement ont fini par exploser : la semaine du 30 mars, ils « ont triplé par rapport à la même période en 2019 pour atteindre un montant d’environ 270 millions d’euros », s'alarme le comité de crise institué pour intervenir sur les retards de paiement des grandes entreprises. Mais ces dernières, avec les ETI, disent aussi subir un allongement des délais de la part de leurs clients, selon une enquête de l'AFTE et Rexecode.

Respirateurs artificiels : le nouveau défi industriel français  

Alors que se pose la question des relocalisations de productions stratégiques en France, Air Liquide et sa centaine de partenaires industriels sont en train de montrer le chemin. Pour livrer aux hôpitaux  10 000 respirateurs artificiels en 50 jours, toutes ces entreprises sont en train de multiplier, parfois par plus de 50, leurs productions.

Sécurité sanitaire : la justice amène Amazon à fermer des entrepôts

En réponse à une décision de justice très critique sur sa gestion de la crise du coronavirus, Amazon a fermé ses six centres de distribution français pour cinq jours jusqu'au 20 avril inclus. Le 14, le tribunal judiciaire de Nanterre avait ordonné au géant du e-commerce américain de restreindre son activité à la vente de produits essentiels, le temps d'évaluer les risques sanitaires et de garantir la sécurité des salariés. Sans quoi Amazon s'exposait à 1 million d'euros d'amende par jour et par infraction constatée. « Perplexe », l'entreprise a fait appel.

Un quart de créations d'entreprise en moins

En mars, le nombre de créations d'entreprise a plongé de 25,5 % en un mois, d'après l'Insee.

PGE : 1,2 milliard d'euros vers le tourisme

Selon le secrétaire d'État Jean-Baptiste Lemoyne, 14 000 entreprises touristiques ont obtenu 1,2 milliard d'euros par le biais du prêt garanti par l'État (PGE) au 15 avril. Une goutte d'eau, comparée aux « 10 à 15 milliards d'euros de recettes » qui sont perdues chaque mois par les professionnels. Un comité interministériel du tourisme se réunira « courant mai » pour avancer sur le plan de relance sectorielle, promis par Emmanuel Macron.

15 avril

📍 Plan d'aide : ce sera finalement 111 milliards d'euros

De 45 milliards d'euros en mars, il avait été réévalué à 100 milliards la semaine dernière. Le plan d'urgence économique renforcé du gouvernement, présenté en conseil des ministres, sera finalement de 111,5 milliards d'euros. Il prévoit, en particulier, d'ouvrir de nouvelles sources de financement aux grandes entreprises, ETI et PME les plus fragiles.

Chômage partiel : 8,7 millions de salariés concernés

Selon le dernier bilan hebdomadaire du ministère du Travail, 864 000 établissements ont demandé à mettre en activité partielle 8,7 millions de salariés, entre le 1er mars et le 14 avril.

Annulation de charges dans la restauration et l’hôtellerie

Le ministre des Comptes publics a annoncé sur Europe 1 travailler à l'annulation des charges dans les secteurs de la restauration, l’hôtellerie, et les arts et spectacles. Cela devrait représenter 750 millions d’euros au total.

Avances remboursables pour les PME

Nouveau dispositif pour apporter des liquidités aux entreprises : l'État va proposer 500 millions d'euros d'avances remboursables aux PME. La mesure vise toutes celles « qui ne trouvent pas de moyens de financement mais ont besoin de trésorerie pour redémarrer » leur activité, a expliqué le ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur RTL.

Les RH n'en peuvent plus

Sursollicités, épuisés, isolés... les professionnels des ressources humaines, interrogés par les éditions Tissot, se disent éprouvés par la gestion de crise du coronavirus.

900 000 bénéficiaires du fonds de solidarité

L'aide de 1 500 euros du fonds de solidarité a déjà été remise à 900 000 TPE et indépendants, selon Bercy. A partir d'aujourd'hui, ils pourront également prétendre à 2 000 euros supplémentaires en cas de difficultés extrêmes et sur instruction de leur dossier au niveau régional. Cette enveloppe complémentaire devrait être bientôt portée à 5 000 euros.

14 avril

📍 Nouvelles aides à venir

Des aides supplémentaires sont en cours de préparation, annonce Bruno Le Maire dans une interview à BFMTV. Parmi les nouveautés à venir : des mesures spécifiques pour le secteur du tourisme, avec de possibles annulations de charges sociales et fiscales, des aides pour les entreprises en difficulté et une refonte du fonds de solidarité.

Une enveloppe pour les indépendants

Artisans et commerçants bénéficieront d'une aide financière spécifique plafonnée à 1 250 euros. Elle leur sera versée automatiquement par les Urssaf.

150 000 entreprises ont obtenu un prêt garanti par l'Etat

Quelque 150 000 entreprises ont déjà décroché un prêt garanti par l'Etat, a indiqué le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq sur BFM Business. Pour un montant total de 22 milliards d'euros.

Une aide d’un milliard d’euros pour les plus démunis

Emmanuel Macron a annoncé lundi 13 avril que l’Etat allait verser une aide exceptionnelle aux foyers les plus modestes. Selon Les Echos, le montant de cette aide devrait approcher le milliard d’euros.  Pour chaque foyer concerné, cela devrait se traduire par quelques centaines d’euros supplémentaires, avec des montants proches de ceux de la prime de Noël versée aux demandeurs d'emploi en fin de droits ou aux allocataires du RSA, poursuit le quotidien.

Geoffroy Roux de Bézieux clôt le débat 

Après avoir provoqué un tollé ce week-end, en demandant la suppression de jours de congés payés et de jours fériés pour faciliter la reprise économique, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux est revenu sur sa position dans un tweet. « Le sujet du temps de travail ne pouvait être discuté que dans le cadre du dialogue social. Les syndicats ont dit "non" donc le débat est clos », a-t-il indiqué.

Croissance : -8 % en France , -3 % dans le monde

Le week-end pascal, et la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai, auront eu raison de la dernière prévision de croissance de Bercy. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire estime que le PIB pourrait finalement reculer de 8 % cette année. Un peu moins pessimiste pour la France, le FMI table sur une contraction de 3 % de l’économie mondiale en 2020.

13 avril

📍 Confinement prolongé jusqu'au 11 mai 

Emmanuel Macron prolonge le confinement jusqu'au lundi 11 mai. A cette date les écoles pourraient rouvrir. Les professionnels du tourisme vont bénéficier d'aides spécifiques.

10 avril

📍 Ce que prévoit le plan d'aide français à 100 milliards

Bercy ne se contente pas de rallonger l'enveloppe de son plan d'aide aux entreprises, passée de 45 à 100 milliards d'euros. Il se prépare aussi à secourir les PME, ETI et groupes en danger, avec le renforcement de deux mécanismes d'aide directe.

Près de 550 milliards d'euros au niveau européen

Un plan de 540 milliards d'euros « immédiatement disponibles », selon Bruno Le Maire. C'est l'enveloppe sur laquelle se sont finalement entendus les ministres des Finances de l'Union européenne. Elle se compose de 240 Md€ au titre du mécanisme européen de stabilité, 200 Md€ de prêts aux entreprises par le biais de la Banque européenne d'investissement et 100 Md€ pour le financement du chômage partiel.

Assurance-crédit : soutien public

Les assureurs commercialiseront à partir du 15 avril des assurances-crédit prenant en compte la dégradation de la situation financière des entreprises et garanties par l'Etat. 

Plus de 90% des cafés, hôtels et restaurants fermés

Une enquête de l'UMIH révèle que la quasi totalité des cafés, hôtels et restaurants ont baissé leur rideau. Très peu de restaurateurs font de la vente à emporter ou en livraison.  

9 avril 

📍 Bercy voit double pour les entreprises

Le plan d'aide aux entreprises multiplié par deux : de 45 milliards d'euros à la mi-mars, il passera à 100 milliards, annoncent les ministres de Bercy, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, dans Les Echos. Un nouveau projet de loi de finances rectificative (le deuxième en un mois) sera présenté le 15 avril en conseil des ministres. Il sera bâti sur l'hypothèse d'un recul du PIB de 6 % en 2020.

Les TPE, premières victimes

Les entreprises les plus petites et celles qui étaient fragiles avant la crise sont les principales victimes du coronavirus, selon Infolegale. La société a analysé les défaillances prononcées entre le 1er et le 3 avril.

Les experts-comptables ne raccrochent pas

Au contraire, ils restent sur la brèche : leur dispositif d'aide "Appelle un expert" (site web et numéro vert) est prolongé pour une durée indéterminée. Il devait s'arrêter au 1er avril.

TVA déductible

Bercy annonce un coup de pouce fiscal sur la TVA pour les entreprises qui donnent du matériel sanitaire à des établissements de santé, à l'État ou à une collectivité locale.

Crise économique au-delà du confinement

Quel sera l'impact du coronavirus sur l'économie ? L'Insee a confirmé ses premières estimations du 26 mars, mais prévient : la fin du confinement ne sera pas le début de la reprise.

Chômage partiel : remboursement express ?

Les entreprises sont remboursées par l'État des salaires versés à leurs salariés en chômage partiel dans un délai de « 7 à 10 jours après [leur] demande » et dès lors qu'elles ont fourni tous les éléments à l'administration, a assuré Muriel Pénicaud sur BFMTV.

8 avril

📍 Vers une récession historique en France

A peine plus de deux semaines de confinement ont suffi à ravager l'économie au premier trimestre, estime la Banque de France. Elle a calculé que le PIB pourrait avoir reculé de 6 % entre janvier et mars.

Confinement prolongé

Le confinement parti pour durer. L'Élysée a annoncé, dans la soirée, sa prolongation au-delà de l'échéance du 15 avril. Sans toutefois préciser de nouvelle date. Le président Emmanuel Macron s'exprimera le 13 avril au soir.

La condition des dégrèvements

Les annulations pures et simples de charges seront possibles, au cas par cas, après le confinement. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a fixé une seule condition pour en bénéficier.

"Quoiqu'il en coûte" toujours de rigueur

Le coût croissant des aides accordées aux entreprises ne remet pas en cause la doctrine gouvernementale : « Nous maintiendrons [ces dispositifs] le temps que durera cette crise sanitaire et économique », a promis le patron de Bercy Bruno Le Maire, à la sortie du conseil des ministres. L'envolée du chômage partiel (6,3 millions de salariés concernés) pourrait coûter à l'État 19,6 milliards d’euros sur trois mois, selon sa collègue au Travail Muriel Pénicaud.

Le commerce mondial en chute libre 

Pour l'Organisation mondiale du commerce, les échanges internationaux pourraient reculer de 13 % à 32 % cette année.

Des millions d'heures de travail perdues

L'Organisation internationale du travail aussi y est allé de ses estimations. L'OIT anticipe une baisse du nombre d'heures de travail de 7,8 % en Europe au deuxième trimestre.

Attestations de déplacement international

Des attestations de déplacement dérogatoire propres aux trajets internationaux ou vers l'Outre-mer. Depuis minuit, ce 8 avril, tout voyageur souhaitant entrer en France doit se munir de ce nouveau document, à présenter à l'embarquement et aux contrôles d'arrivée. Trois cas de figure différents, auxquels correspondent trois attestations spécifiques, ont été identifiés : les déplacement de métropole vers l'Outre-mer, de l'étranger vers la métropole et de l'étranger vers l'Outre-mer.

7 avril

📍 Le nerf de la guerre

Sans surprise, la trésorerie est le sujet de préoccupation dominant des entreprises en ce moment. Confirmation avec les administrateurs et mandataires judiciaires : ils ont dressé le palmarès des questions posées au numéro vert qu'ils ont lancé le 23 mars.

Masques made in France

La mobilisation des entreprises françaises sur les masques commence à se voir. Elles sont 76 à avoir fait valider 146 modèles dits alternatifs. Et entre le 30 mars et le 5 avril, elles en auraient déjà produit 3,9 millions d'unités, d'après un décompte de la Direction générale des entreprises (DGE).

Et maintenant les surblouses

Déjà mobilisées sur la fabrication de masques, les entreprises françaises sont à présent appelées à produire un modèle simplifié de surblouses d'hôpital, pour équiper le personnel soignant qui en manque cruellement.

Un report des charges très suivi

Un tiers des PME de plus de 50 salariés ont reporté le paiement de leurs charges fiscales et sociales, annonce le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin sur Twitter.

6 avril 

📍 Récession XXL et surmortalité d'entreprises

Après l'Insee, l'assureur-crédit Coface s'est essayé à quelques prévisions économiques pour 2020. En France, récession et défaillances d'entreprises pourraient atteindre des niveaux rarement vus.

20 milliards de prêts demandés

Selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, 100 000 entreprises ont sollicité leur banque pour obtenir un prêt garanti par l'État, pour un montant global de 20 milliards d'euros ; 5 millions de salariés sont au chômage partiel  ; et 450 000 petites entreprises ont demandé à bénéficier du fonds de solidarité mis en place par le gouvernement.

Brutal coup d'arrêt dans les services

Les indices PMI de mars 2020, publiés par IHS Markit, trahissent la violence de la crise provoquée par le coronavirus dans les services, mais aussi dans le BTP et l'industrie.

4 avril

📍 Reports de charges en avril aussi

Mis en place à l'origine pour les échéances de mars, le report de charges fiscales et sociales est prolongé pour le mois d'avril.

3 avril

📍 Le guide du BTP publié

L’organisme de prévention du BTP a publié le très attendu guide de préconisations de sécurité sanitaire façonné pour assurer la reprise des activités de construction. Une vingtaine de pages de mesures et conseils à appliquer qui pourront aiguiller les entreprises du secteur mais qui risquent également de tendre les relations contractuelles entre les acteurs.

Fiscalité : des dégrèvements pour qui ?

Après celle du 5 avril, l'échéance sociale du 15 avril est à son tour reportée. La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher l'a révélé lors d'une séance de questions-réponses en ligne. L'occasion aussi d'indiquer comment bénéficier d'un dégrèvement fiscal : il faut « faire état de sa situation de trésorerie » auprès de son service fiscal habituel, « en produisant des éléments factuels sur les charges et la perte de chiffre d'affaires auxquelles vous devez faire face, ainsi que la nature de votre travail ».

Site d'emploi pour secteurs prioritaires

Vous travaillez dans la santé, l’agriculture, l’agroalimentaire, les transports, la logistique, l’énergie, les télécoms ou l’aide à domicile ? Le nouveau site Mobilisation Emploi est fait pour répondre à vos besoins de main- d’œuvre en cette période pandémique.

Gare aux virus

Avec la généralisation massive et précipitée du télétravail, les pirates informatiques se frottent les mains. Jérôme Notin, directeur général de cybermalveillance.gouv.fr, livre quelques conseils aux entreprises pour s'épargner des cyberattaques.

Du temps pour les apprentis

La durée des contrats d'apprentissage peut être exceptionnellement prolongée. Cette possibilité a été ouverte dans une nouvelle ordonnance. Elle révise aussi les délais applicables au nouvel entretien professionnel sexennal.

Nationalisations temporaires

Bruno Le Maire assure que des nationalisations de fleurons industriels durement touchés par la crise sont possibles. Mais que celles-ci ne pourront être que limitées dans le temps.

2 avril

📍 PGE : les engagements des banques

Le gouvernement rappelle les banques à leurs engagements dans le cadre du prêt garanti par l'État. Tout en glissant aux entreprises que l'octroi du PGE n'est pas automatique...

L'envolée du chômage partiel

Le nombre de dossiers d'activité partielle a triplé en une semaine (+1 milliard d'heures chômées demandées). Le ministère du Travail assure avoir reconfiguré son site pour mieux encaisser cet afflux inédit.

Difficultés en série dans l'agroalimentaire

Selon un sondage de l'Ania, les entreprises agroalimentaires sont surtout ralenties par des problèmes de logistique et de transport actuellement... mais pas seulement. Des difficultés, liées au contexte sanitaire, qui pourraient plomber leur chiffre d'affaires.

Start-up agiles

Et les start-up dans tout ça ? Certaines font preuve d'agilité et d'inventivité pour répondre aux défis de l'épidémie. Découvrez-les dans notre dossier consacré à ces start-up régionales qui s'adaptent à la crise.

1er avril

📍 Comité de crise sur les délais de paiement

Le comité de crise sur les délais de paiement est prêt à recevoir les signalements des TPE-PME. Le mode de recours a été précisé, alors que la crise a fait exploser les demandes d'intervention des Médiateurs des entreprises et du crédit : ils ont reçu, en deux semaines, l'équivalent de trois mois de saisines.

La violente chute du climat des affaires

Premier indicateur conjoncturel publié par l'Insee depuis le début de la crise, le climat des affaires a plongé de 10 points en mars. C'est sa plus forte chute mensuelle en quarante ans.

Aménager la responsabilité du chef d'entreprise

Président de la CPME, François Asselin appelle le gouvernement à aménager la notion de responsabilité civile et pénale de l'employeur : sans faute intentionnelle, un employeur ne doit pas pouvoir faire l'objet de poursuites pénales par un salarié touché par le coronavirus.

Fonds de solidarité plébiscité

En 24 heures, le site impots.gouv.fr avait déjà reçu plus de 204 000 demandes de TPE et indépendants souhaitant bénéficier de l'aide de 1 500 euros qui leur est réservée au titre du fonds de solidarité, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin sur Twitter.

31 mars  

Chômage partiel plébiscité

Au 31 mars au soir, le dispositif d'activité partielle du gouvernement représentait 337 000 entreprises et 3,6 millions de salariés, selon la ministre du Travail.

Aides à l'export aménagées

Le gouvernement n'oublie pas les entreprises exportatrices dans son plan anti-crise économique : Bercy a présenté trois mesures pour les aider à conserver leurs parts de marché à l'international.

Exonération de charges

Le gouvernement a décidé d’exonérer de charges sociales et patronales les sommes versées au-delà des 84 % pour les entreprises qui souhaitent maintenir intégralement la rémunération de leurs salariés au chômage partiel (2,2 millions de salariés au 27 mars).

Mesures de l'Ademe

Pour aider les entreprises, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie annonce qu'elle réglera en avance 20% du montant des aides reçues par les entreprises et paiera 20% du montant de ses achats dès la commande.

"Prime Macron" à 2 000 euros

Pour inciter les entreprises à récompenser les salariés qui viennent travailler, Bercy retouche encore la prime défiscalisée et désocialisée, mise en place au moment des "Gilets jaunes", et y apporte quatre changements.

La ruée vers les banques

Premier bilan des prêts garantis de l’État, moins d'une semaine après leur mise en place. Selon Bruno Le Maire, 21 000 entreprises ont déjà fait une demande de prêt pour un montant total de 3,8 milliards d'euros.

Fonds de solidarité étendu (bis)

Bercy plus généreux que prévu : le seuil de 70 % de perte de chiffre d'affaires, qui conditionnait jusque-là le déblocage d'une aide de 1 500 euros, est abaissé à 50 % dès le mois de mars (disposition applicable à partir du 3 avril). Notre sujet "Vers une extension du fonds de solidarité en avril" a été modifié en conséquence.

30 mars   

Conseils aux start-up

Comment décrocher un plan garanti par l'État quand on est une start-up ? Comment se faire rembourser ses crédits d'impôt recherche ou innovation ? Le secrétaire d'État au Numérique Cédric O a détaillé son plan de 4 milliards d'euros et livré de nombreux conseils pratiques, lors d'un échange organisé par France Digitale.

Fraude à l'activité partielle

Le ministère du Travail a précisé les sanctions encourues par les entreprises tentées par la fraude à l'activité partielle. La mise en chômage partiel des salariés n’est par exemple pas compatible avec le télétravail.

Fonds de solidarité étendu

Le fonds de solidarité pour les TPE, indépendants et autoentrepreneurs, va être prolongé et aménagé en avril. Les conditions d'éligibilité et le montant de l'aide complémentaire seront plus généreux, a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

29 mars 

Chômage partiel de masse

Selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, 220 000 entreprises et 2,2 millions de salariés sont en chômage partiel. Une ordonnance, publiée la veille, élargit le dispositif aux apprentis, temps partiel et employés à domicile, entre autres.

28 mars

Masques : la filière textile en renfort

Pour répondre à la pénurie, le gouvernement autorise les entreprises françaises du textile et du papier à sortir leurs propres masques. « 24 producteurs nationaux ont qualifié des modèles » dits alternatifs, a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe en conférence de presse. En parallèle, l'Afnor propose un référentiel pour les fabricants débutants sur ce produit.

27 mars

Bercy répond aux entreprises

Après deux semaines d'annonces tous azimuts, le ministère de l'Économie ouvre un site d'information à destination des entreprises : https://info-entreprises-covid19.economie.gouv.fr Cette "base de connaissances" promet "des réponses simples, concrètes et immédiatement opérationnelles" mises à jour quotidiennement.

15 jours de plus de confinement

Alors que la vague épidémique gagne du terrain en France, le gouvernement prolonge de 15 jours la période de confinement

Chômage partiel : procédures assouplies

Annoncée à la mi-mars, l'évolution du dispositif d'activité partielle se concrétise dans un décret entré en vigueur le 26 mars. Indemnisation des heures chômées depuis le 1er mars, intégration des salariés au forfait, assouplissement des procédures... A retrouver dans notre article mis à jour "Comment mettre en place le chômage partiel dans l'entreprise".

40 000 logements

Pour éviter que le marché du bâtiment ne s'enraye complètement, l'Etat, via CDC Habitat va lancer un appel à projets auprès des promoteurs immobiliers, portant sur la construction de 40 000 logements en France. Leur construction doit démarrer sous un an.

Report de charges sociales du 5 avril

L'Urssaf détaille les modalités du report de paiement des cotisations sociales du 5 avril, pour les entreprises de plus de 50 salariés, les indépendants et les professions libérales.

26 mars

Croissance en berne

L’activité économique française ne tourne qu'à 35 %, selon l’Insee. Si le confinement dure un mois, la France pourrait perdre trois points de PIB.

Ordonnances

Les 25 premières ordonnances prévues par la loi du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19 ont été publiées au Journal officiel. Elles prévoient une multitude de règles dérogatoires au droit commun, notamment en termes de doit du travail. Les entreprises sont concernées au premier chef.

Plateforme dédiée aux fabricants et vendeurs de gel hydroalcoolique

Une plateforme réservée aux professionnels a été lancée pour mettre en relation les fabricants et les clients de gels hydroalcooliques. Soutenue par le gouvernement, elle aura à terme vocation à proposer également la vente en ligne d’autres produits de santé (masques, gants, respirateurs, etc.).

25 mars

Congés payés et RTT imposés, chômage partiel étendu

Dans le cadre d'ordonnances présentées par le gouvernement, les employeurs vont pouvoir imposer une semaine de congés payés (sous réserve d'un accord collectif) ainsi que des RTT à leurs salariés. Quant au dispositif d'activité partielle, il est étendu à de nouvelles catégories de travailleurs et l'administration dispose de 48 heures pour répondre aux demandes des entreprises.

Plan d'urgence pour les start-up

Le gouvernement annonce le 25 mars un plan de 4 milliards d’euros pour soutenir la trésorerie des start-up françaises.

Experts-comptables et avocats mobilisés

L’Ordre des experts-comptables et le Conseil national des barreaux mettent en place des numéros d'appel et sites web dédiés pour venir en aide gratuitement aux entreprises.

24 mars

Entrée en vigueur de la garantie publique des prêts bancaires

Toute entreprise peut demander à sa banque de bénéficier du nouveau "prêt garanti par l'Etat" (montant jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires 2019 ou deux années de masse salariale). Pour les TPE, PME et ETI, la garantie de l’État couvrira 90 % de la somme.

Prime d'intéressement

Toutes les entreprises de moins de 250 salariés peuvent désormais verser une prime de pouvoir d'achat à leurs salariés, sans avoir mis en place préalablement un accord d’intéressement.

23 mars

Le geste des assurances envers les entreprises

La Fédération Française de l'Assurance annonce « différer le paiement des loyers pour les PME et les TPE » contraintes à la fermeture et confirme la conservation en garantie des contrats des entreprises en difficulté en cas de retard de paiement à la suite de la pandémie.

Haro sur les retards de paiement

Le gouvernement met en place un comité de crise chargé de régler les problèmes de délais de paiement.

Pénurie de masque : les PME mobilisées en région

Sans attendre le gouvernement, des entreprises de toute la France ont pris l'initiative de produire des masques pour répondre à la pénurie de cet équipement de protection indispensable. Découvrez-les dans notre dossier consacré à cette mobilisation du tissu économique local.

21 mars

Accord sur le report des loyers pour les entreprises

Bercy annonce avoir obtenu un accord partiel des principales fédérations de bailleurs en faveur des TPE-PME contraintes à la fermeture pour suspendre les loyers et proposer des échéanciers de remboursement sans pénalités.

Accord entre le gouvernement et le BTP pour une poursuite des chantiers

Après de vifs échanges interposés, un accord est signé entre les fédérations professionnelles du secteur du bâtiment et des travaux publics (FFB, FNTP, Capeb) et le gouvernement fixant des principes permettant de renforcer la continuité de l'activité du secteur et la poursuite des chantiers.

Le "justificatif de déplacement" pour les salariés évolue

L’employeur peut désormais spécifier une durée de validité du "justificatif de déplacement" réservé aux salariés qui ne peuvent pas télétravailler, plutôt que de la renouveler tous les jours.

19 mars

Poursuite d'activité dans les entreprises

Alors qu'il avait annoncé un confinement général le 16 mars, le président de la République Emmanuel Macron demande aux entreprises de « poursuivre leur activité lorsque cela est possible » et en appelle à leur « responsabilité "civique" ».

18 mars

Délais de paiement de l'État

L'État s'engage sur ses délais de paiement aux entreprises ainsi que sur le remboursement de la TVA et du CICE.

Le « pont aérien de cash » de Bpifrance

Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, détaille le dispositif de prêts mis en place par la banque publique d’investissement pour venir en aide aux entreprises.

17 mars

Fonds national de solidarité

Les Régions annoncent mobiliser 250 millions d’euros pour abonder au fonds national de solidarité de l’Etat. Il doit permettre de soutenir financièrement les petites entreprises.

L’employeur doit fournir un justificatif de déplacement

Durant la période de confinement, les salariés qui ne peuvent pas être mis en télétravail, doivent disposer d’une attestation de l’employeur.

Le site du Journal des Entreprises en accès libre

Tous en télétravail, les 37 journalistes de la rédaction du Journal des Entreprises restent plus que jamais mobilisés. Pour aider au mieux les entreprises à surmonter la crise du coronavirus, le site web du Journal des Entreprises est désormais proposé en accès libre.

45 milliards pour aider les entreprises

Alors que Bercy estime que la crise générera un recul de 1 % du PIB, le gouvernement annonce un plan d’aide de 45 milliards d’euros. Au programme : renforcement du dispositif de chômage partiel, possibilité de reporter ses charges et mise en place d’un fonds de solidarité pour les TPE.

16 mars

Confinement et zéro faillite

Demandant aux Français de rester à la maison durant au moins quinze jours, Emmanuel Macron promet qu’« aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite » à cause de la crise du coronavirus.

Les promesses des banques

A travers leur fédération, la FBF, les banques françaises assurent qu’elles donneront de l’oxygène aux entreprises asphyxiées par la crise du coronavirus. De son côté, dans une interview au Journal des Entreprises, le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq détaille le renforcement du dispositif d’aide de la banque publique.

Le télétravail comme règle impérative

Tous les salariés qui le peuvent doivent désormais être mis en télétravail, déclare le gouvernement.

La réforme de l’assurance chômage repoussée

A cause de la crise du coronavirus, le gouvernement reporte en septembre l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage, prévue au 1er avril.

14 mars

Fermeture des commerces non essentiels

Le Premier ministre annonce la fermeture des bars, cafés, restaurants, cinémas et de tous les établissements recevant du public « non indispensables à la vie de la nation ».  Commerces alimentaires, pharmacies, banques, stations-services et distributeurs de presse restent ouverts.

13 mars

Chômage partiel et report des charges

Chômage partiel, report des charges sociales et fiscales et arrêts de travail pour les salariés contraints de garder leurs enfants pour cause d’écoles fermées : le gouvernement détaille les mesures annoncée la veille par Emmanuel Macron.

12 mars

Appel à la généralisation du télétravail

Emmanuel Macron appelle les entreprises et leurs salariés à privilégier le télétravail et annonce des mesures pour favoriser la garde des enfants suite à la fermeture des écoles.

6 mars

6 000 salariés en chômage partiel

Selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, 400 entreprises, essentiellement des secteurs du tourisme et de la restauration, ont déposé une demande de chômage partiel. 6 000 salariés seraient impactés.

3 mars

Soutien aux trésoreries

Bercy porte de 40 à 70% la garantie des prêts de trésorerie des PME par Bpifrance et annonce un rétablissement de la médiation du crédit pour les PME qui ont besoin de renégocier leurs contrats et leurs crédits.

Premiers appels au télétravail

Alors que 77 % des entreprises n’ont rien entrepris pour éviter la propagation du coronavirus sur le lieu de travail, des premières voix, à l’instar du service de santé au travail en Ille-et-Vilaine, appellent les entreprises à mettre en place le travail à distance.

28 février

Recommandations sanitaires

Alors que les premiers cas de coronavirus apparaissent en France, l’Etat déconseille aux entreprises de se rendre dans les pays les plus sinistrés et publie ses premières recommandations sanitaires à destination des entreprises et des salariés.

24 février

Des aides pour les entreprises impactées en Chine

Recours au chômage partiel, dérogations au nombre limite d’heures supplémentaires, appel à la solidarité économique : Bercy prend des premières mesures pour accompagner les entreprises françaises qui souffrent de l’épidémie de coronavirus qui ravage la Chine.

20 février

Crainte d'un ralentissement économique mondial

L'irruption du Covid-19 en Chine et la mise à l'arrêt du pays inquiètent. De fait, les entreprises françaises ne sont pas à l'abri des conséquences économiques de l'épidémie, même restreinte à l'Asie.

Tout au long du mois de février

Premières difficultés dans les entreprises françaises

L'épidémie de coronavirus explose en Chine. Les entreprises françaises présentes sur place, comme Airbus, Socomore, Wirquin ou Gys, témoignent de leurs difficultés, tandis que les difficultés d'approvisionnement commencent à en pénaliser d'autres sur le sol français, à l'image d'Etigo.

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