Alors que les prix du gaz augmentent fortement en raison de la guerre au Moyen-Orient et des frappes iraniennes sur des infrastructures gazières de la région, l'impact sur les factures des ménages ne sera pas "gigantesque", affirme Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l'énergie sur BFMTV-RMC le 20 mars. "Les prix font du yoyo, hier nous avons ouvert les marchés à 66 euros du mégawattheure et fermé à 60 euros", explique-t-elle. Pour les clients dont les contrats ne sont pas à prix fixes, mais indexés sur les cours mondiaux, la hausse des prix se fera sentir des le mois de mai et pourrait atteindre 15%. Côté entreprises, l'Union des industries utilisatrices d'énergie a récemment demandé au gouvernement de mettre en place un gel de la baisse des quotas gratuits de CO2 pour faire baisser le prix du gaz. Selon l'Uniden, la hausse récente des prix du gaz a déjà un impact sur les industries consommatrices de gaz dans les secteurs de la chimie, du verre, de l'agro-alimentaire ou encore des engrais.