Travailler de l'autre côté de la frontière reste une opération très rentable. Selon une étude de l'Insee Grand Est publiée ce lundi, les actifs résidant en Moselle, Meurthe-et-Moselle et Meuse gagnent en moyenne 65 % de plus s'ils exercent au Grand-Duché plutôt qu'en France. Cet avantage s'explique essentiellement par des rémunérations supérieures à poste identique, et non par des différences de qualification. Les écarts sectoriels sont spectaculaires : le gain atteint un record de 103 % dans la santé et 94 % dans la construction , contre 41 % dans la finance. Cette manne influence le marché immobilier local : les cadres se concentrent près de la frontière et dans les quartiers proches de la gare de Metz, tandis que les ouvriers sont repoussés vers les zones rurales de l'ouest.
Les frontaliers luxembourgeois gagnent en moyenne 65% de plus que leurs homologues français
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