L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) demande un moratoire fiscal sur la taxe d’apprentissage, votée en loi de finances 2026. Auparavant, le secteur de l’ESS était exonéré de cette taxe qui permet de financer l’apprentissage et les formations professionnelles technologiques. Le texte du budget assujettit l’ensemble des associations, fondations et fonds de dotation à la taxe d’apprentissage, représentant un "choc fiscal" de 379 millions d’euros, selon l’Udes. Selon l’organisation, "l’adoption tardive du budget, en février, dans un contexte de fortes incertitudes, a empêché de nombreuses entreprises d’anticiper et d’intégrer cette charge nouvelle". Au total, 11 600 emplois pourraient être fragilisés en raison de cette taxe, les entreprises de l’ESS "disposent de modèles économiques peu capables d’absorber de nouvelles charges", selon l’Udes. Au-delà du gel des embauches, l’organisation craint une réduction d’activité de ces entreprises.