Alors que les discussions sur le budget s'éternisent et cristalisent la colère des chefs d'entreprise, le président du Medef Sud Stéphane Benhamou dénonce "une crise qui s'amplifie", "une absence de visibilité" et "une pression fiscale maximale sur les entreprises". Il regrette "une fracture entre les élus de l'Assemblée nationale et la société civile". "Ces gens sont devenus fous, lâche-t-il à propos des députés. Ils sont dans une posture clientéliste et populiste, dictée par les élections municipales puis législatives et présidentielles. J'en appelle à la conscience, au bon sens, au rééquilibrage. Les impôts confiscatoires, ça suffit." Un message que le Medef Sud entend transmettre directement aux députés et sénateurs élus dans la région. Le syndicat patronal, associé à une quarantaine d'autres organisations, les recevra d'ici mi-décembre, parti par parti, dans chaque territoire, "en leur disant que leurs positions seront systématiquement communiquées à la population", précise Stéphane Benhamou.
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